Simba · 29 octobre 2006 à 16:04 · 137 photos 52 messages · 19 participants · 16 921 affichages | | | | 29 octobre 2006 à 16:04 Des Oryx du Kgalagadi aux Rhinos blancs du Pilanesberg ( Afrique du Sud septembre 2006) Message 1 de 52 · Page 1 de 3 · 9 043 affichages · Partager On ne va pas faillir aux bonnes & vieilles habitudes, celles de faire un petit (ou grand) écho du dernier trip réalisé. Inlassable... Insatiable, cela reste encore et toujours au coeur des espaces sauvages africains, que j'aime tant. AFRIQUE DU SUD 06
Di 03.09.06 (Bxl-Paris-JNB)
Mes parents nous dropent à la gare de Bruxelles midi. On est bien à l’heure et l’entrée par la Rue de France nous indique le comptoir Air France à 25 m ! Quel Bol ! Ce dernier est assez isolé du reste du complexe de la gare et n’ouvre ses guichets qu’à 15h00 ! Une bonne heure à tuer donc...Le temps de vidanger et de casser la croûte (c’est que nous n’avons encore rien avalé aujourd’hui !)
Dimanche, jour de grand marché... Il y a du peuple ! Va falloir avoir l’œil sur l’ensemble de nos bagages. Ce n’est pas le moment de se faire soustraire, ça la foutrait mal ! 
15h00 : Ouverture du comptoir Air France. Une petite quinzaine de passagers au Tchek in ! La jolie dame en uniforme (juste un brin aimable) enregistre déjà nos places train et avion. Aucune pesée des bagages, tout cela se fera à Paris !
Sur le quai N°4... Encore une heure à tuer ! Le Thalys ne démarre qu’à 16h19. Pagaille généralisée à l’arrivée du TGV... Le préposé bagages tarde à arriver ! 5 min avant le départ, la masse des valises, sacs à dos embarquent enfin ! Quant à nous on laisse passer les « empressés » : derniers bagages mis = 1ers bagages sortis ! 
Trajet d’1h20, en wagon 1ère classe réservé Air France (le tout étant compris dans le prix du billet avion). Je n’ai pas vu défiler le paysage, ayant très rapidement sombré dans les bras de morphée.
Arrivée en gare de l’aéroport CDG, on récupère nos bagages sur le quai et c’est au pas de course que l’on rejoint le terminal A. On doit être dans les derniers à se pointer... Enregistrement des bagages en soute et aucune pesée ni prise de dimension des bagages à mains (ce qui nous ravit, vu la quantité de matos photos que l’on transporte !)
Passage au tchek sécurité oblige. On se défait de tout ce qui peut clinquer sous le portique ! JP plaisante avec la préposée : « vous pouvez tout me demander sauf mon slip »... Ayant de la répartie, elle lui rétorque : « Voulez vous bien enlever votre T-Chirt monsieur que j’examine le torse ! »
Même poste de contrôle que les passagers qui partent pour Londres ! Une frêle jeune femme force le passage... Illico : une armada de douaniers s’encourt à ses trousses !
Quelques moments à tuer avant l’embarquement ! (Vol prévu à 19h40) quand une voix se met à crachoter dans le micro : « Y a-t-il 2 candidats volontaires pour postposer leur vol Paris- JNB à demain, une prime de 500 € est offerte). Ce ne sera pas nous, nous avons une correspondance à prendre tôt le lendemain matin et on ne tient pas à perdre un jour (ça fait un an qu’on l’attend ce voyage !). Par contre mauvais signe, c’est que l’avion est bondé à bloc ! 
15 min de retard pour l’embarquement... Une fois dans l’avion 25 min de retard sup ! C’est qu’il faut en effet décharger et récupérer les bagages du duo volontaire !
Vol sans encombre et deux premières pour moi : C’est la première fois que je voyage dans un avion avec écran incorporé au dossier du siège ! A un détail près ! C’est que un seul écran dans tout l’avion était démob ! Le mien !!!
Au départ
Première tentative de photographies d’un coucher de soleil au dessus des nuages. (un rêve de gosse !)
Tiens le survol de la Zambie.
Lu 04.09.06 (JNB – Upington)
Atterrissage vers 6h40 – 5°C au dehors ! (Brrr) On connaît bien le parcours maintenant : le papier douane à remplir, le bus et la zone d’émigration ! Mince ! C’est le guichetier (lambin de l’année passée) qui est encore de fonction !Sueurs froides ! C’est pas le moment de perdre du temps : déjà que le vol pris du retard, que nous devons récupérer nos bagages avant d’attraper la correspondance ! A notre grande surprise, il s’est boosté et l’affaire est rapidement expédiée.
La course au changement de terminal ne se fait pas sans un tapissage alimentaire de la rigole par mon lou... Un touristil, une petite gorgée et hop c’est reparti mon kiki ! 
Nouvel enregistrement : Pas de problème pour le poids des bagages cabine – Nouveau passage contrôle avec là : ouverture et fouille des sacs photos !
9h05, nous voilà dans un petit coucou de South African qui nous emmène vers Upington... Nos sacs sur les genoux (c’est qu’ils ne rentrent pas dans les emplacements cabine au dessus des sièges !)
Arrivée à Upington et virage impressionnant de l’avion au dessus de la rivière orange... J’ai cru que j’allais avoir droit à un plongeon vertigineux et même à une gorgée !
Petit aéroport mais qui possède une des pistes les plus longues d’ AFS !
Ca sent bon la brousse ici... L’herbe arbore une couleur jaune pâle extraordinaire, mélangée de touches grisâtres... L’essence naturelle du désert du Kalahari enivre déjà C’est sous un vent à décrocher les cornes... que nous prenons possession de notre voiture de location. Direction la GH La Fugue.
Un petit havre de paix au cœur d’un jardin tropical, tenu par une Suisse expatriée (poigne de fer dans un gant de velours !) L’occasion d’échanger en français (encore un peu) et une délicieuse rencontre avec un couple d’allemands (que l’on reverra quelques fois au début de notre séjour)
Le temps, de débarquer le nécessaire et de filer en ville pour retirer du cash et faire quelques achats...C’est qu’il faudra cuisiner à certains endroits du parc. On embarque le charbon de bois, un bac frigo (le tt facilement trouvable sur place ! au Pick and Pay) Upington (ville principale de la Province du Cap Nord) est très safe...
A la terrasse de la GH... déjà de nos premières rencontres volatiles. Un Coucal de Burchell fait un remue-ménage dans un palmier, un Rock Pigeon trône fièrement sur le tronc d’un arbre, un couple de Bulbul aux yeux rouges et les piaillements des petits moineaux viennent bercer notre fin de journée.
La luminosité bleutée du ciel drape son voile pour une couleur jaune orangée et la lune imposante prend place dans l’horizon.
La tête déjà pleine de rêves pour l’aventure qui commencera réellement, dès demain. | | | Annonce · Sponsorisé | | | Ma 05.09.06 (Upington – Augrabies Falls)
C’est en croquant quelques biscuits et le Road Atlas en main, que l’on file de bonne heure sur Augrabies Falls. Le paysage qui défile inaugure déjà les futurs charmes de ce petit parc aux allures de rocailles. Traversée d’un petit bout du Green Kalahari, avec les vignes qui appellent au titillement des papilles... Est-ce bien raisonnable ? 
1h30 de route avant d’atteindre la Gate. Avec la Wild Card, l’entrée n’est que pure formalité.
Le complexe du camp est de taille plus que modeste. Par bonheur notre bungalow avec vue nous permet d’être assez à l’écart de toute agitation bipède ! Le camp fourmille déjà de bien belles rencontres animalières. Ecureuils qui se crêpent la queue entre congénères, mangoustes, daman et une multitude d’oiseaux... Sans oublier les babouins qui règnent ici en maître.
Déchargement rapide des bagages et sans perdre de temps on file dans la petite réserve.
Le paysage y est quasi indescriptible...tant il est envoûtant ! 
La végétation appelle au rêve : les brindilles jaunes pâles se mélangent avec classe aux aloès. Les formations géologiques datent de plus de 1400 millions d’années. La route est ondulée (ce sont les amortisseurs qui en prennent pour leur grade !), par endroit inondée mais elle nous amène dans de bien jolis coins : Moon Rock, Ararat, Echo Corner...Etendu sur plus de 46000 ha, il borde le canyon, long de 18 km. Se poser là...Seuls (nous avons du croiser 3 véhicules dans tout le parc), amène à une plénitude incommensurable... Dans un silence troublé par quelques rafales de vent, notre bonheur ferait presque écho aux rocheuses. 
Augrabies Falls National Park permet d’apercevoir ces jolies antilopes « ballerines aux chaussons à pointes », les Klipspringer (oréotrague sauteur). Elles ont tant de grâce que l’on passerait un long moment à les observer. Malheureusement très farouches, elles ne tardent jamais à proximité d’un véhicule. Seule dans la section spéciale de la réserve, on peut observer le rhinocéros noir (via safaris organisés par les rangers du parc), ce que nous n’avons pas fait, par manque de temps.
Ce parc est d’avantage une ode à la flore, qu’à la faune...
Nous ne réintégrons le camp que pour le coucher du soleil... Rejoignant à pieds les chutes. La légende raconte que le fleuve orange est tapissé de diamants. Augrabies falls (chutes de 56 m) appelé aussi « Le lieu du grand bruit », serait le lieu idéal pour y voir briller les pierres.
Bien qu’elles soient très loin d’être à leur débit maximal, la masse d’eau qui est débitée et qui s’engouffre entre les failles rocheuses est impressionnante... Grondement, fumée... Ce spectacle de la nature accompagnera certainement nos rêves ce soir. 
Un petit lunch au resto du camp (vive les T-Bone !) nous requinque pour le déchargement des photos ! Au moment de débuter l’opération...Panique à bord ! Aucune prise ne répond avec notre adaptateur...Un petit coup de « Bob le bricoleur », par JP avec les ustensiles de cuisine et le tour est joué, disons salutaire ! | | | Me 06.09.06 (Augrabies Falls – Kgalagadi Transfrontier Park)
Réveillée à 4h00 du mat, je tourne et me retourne sans pouvoir retrouver le sommeil... J’ai hâte que les prémices du jour se pointent, c’est le moment que je préfère en brousse. M’enivrer de tout ce que l’aurore peut offrir.
5h50 ! Merde  il fait encore « purée noire dehors », le jour se lève manifestement plus tardivement ici (on est à l’Ouest)...Je ne peux résister a l’attendre, en terrasse. Je ne fus pas déçue... J’assiste à un des plus fabuleux levers de soleil, jamais vu jusqu’ici. Des nuages oranges flamboyants tapissent le ciel... La boule de feu prend place avec force à l’horizon et force le décor à prendre une teinte bien plus jaune. Je tente quelques clichés et absorbe surtout le spectacle de visu...Quelle émotion ! 
Tout le monde dort encore (hormis JP que je viens d’extirper avec force...Pas question de me jouer ici, le crapahutage des 5 min supplémentaire !)... On profite donc du spectacle en toute quiétude (le pied !)
Le piaillement des oiseaux est un concert à lui tout seul : choucador à oreillons bleus (Greater Blue-eared Starling), Bulbul aux yeux rouges (Red-eyed Bulbul) ne tarissent pas sur leurs capacités vocales !
Le temps d’un petit cremotta sucré, de charger la voiture de backer les clés à la réception, d’échanger quelques mots avec le couple d’allemands rencontrés à la GH qu’il est déjà 8h00 du mat...
Nous filons sur Upington (passage obligé sur la trajectoire), avant de prendre la route pour le Kgalagadi Transfrontier Park. Cette route est hallucinante, incroyable ligne droite de 190 kms vers Askam... Parsemée de petits buissons jaunes pâles, cramés par le soleil elle offre un pano visuel à 180°C ! Hormis une ou deux porshes (apparemment les constructeurs viennent tester leurs bolides sur ce tronçon) qui nous dépassent allègrement, il n’y a pas âme qui vive ici...
Arrivés à Askham, c’est là que les joyeusetés commencent  ... On avait lu avec attention sur Sanpark que le dernier tronçon de route (appelée la gravel road) de 60 km était un des plus grands des tapes culs Sud Africains... Et ce jour là, le mythe n’a pas déçu !  12 kms sur les 48 ont été goudronnés, restent les 48 autres à se farcir. On mettra une bonne heure 40 à les avaler (et une bonne heure à les digérer !)... Poussière, ondulations crées par les 4 x 4, gravier, crevasses... Ou comment se taper « parkinson » en pleine force de l’âge !
Quelques springboks se trouvent le long de la route...Pas effarouchées pour un sou étant probablement habituées au vacarme dégagé par les véhicules de passage. Quelques dunes rouges offrent déjà un avant goût de la beauté de celles que nous découvrirons au cœur du parc. Sur le sable, on y décèle les traces du vent comme une signature éphémère. Et puis il y a aussi les nids des Républicain social (sociable weaver) qui envahissent les poteaux électriques et les branches des arbres (certaines n’ayant pas résisté au poids, jonchent le sol en ayant emporté l’habitacle)
Et quelques bushmen en tenue traditionnelle (pour l’occasion) qui tentent de « séduire » le touriste qui passe, contre quelques rands...
14h00, nous voilà arrivés à la Gate du parc (qui est également la Gate du 1er camp Twee Rivieren... un nom que je n’arrive pas à prononcer !)
Le Kgalagadi Transfrontier Park (37 900 ha) est le fruit de la réunion entre le Gemsbok National Park ( Botswana) et le Kalahari Gemsbok National Park ( AFS). Cette première réserve transfrontalière a été initiée par Nelson Mandela et a vu le jour en 1999.
1ère étape : la réception et un coup d’œil sur les localisations animalières du jour... Quelques lions ont été aperçus sur la route entre TWR et Nossob, la bonne affaire c’est par là qu’on ira faire un tour aujourd’hui.
Après un sérieux schmilblick pour dégoter les bonnes clés... On hérite d’un chalet tout neuf (ils sont occupés à restaurer les toits de chaume, à refaire les peintures) avec une vue directe sur la frontière avec le Botswana
La terrasse équipée d’un braai est joliment fleurie par des aloès et des griffes de sorcières (sour fig), vivace succulente dont raffolent apparemment les écureuils (Ground Squirrel). Plus loin deux tourterelles maillées (Laughing Dove) se sèchent les plumes, après s’être prises quelques bonnes grosses gouttes de l’arrosoir automatique.
Etape suivante : station essence du camp, histoire de remettre de la benzine et de diminuer la pression des pneus (1.6 bar) pour aborder les pistes de sable.
On pénètre dans le parc vers 15h00, ce qui nous laisse 3h30 de safari. On longera le cours asséché de la rivière Nossob, qui marque d’ailleurs la frontière avec le Botswana. Ici, il convient d’ouvrir bien grand les yeux car la véritable magie du Kalahari est dans l’infiniment petit. 
Première rencontre animale : UnAutour chanteur (Southern Pale Chanting Goshawk)... Quelle élégance ce volatile.
Nos premiers oryx, un solitaire couché au milieu d’une grande étendue désertique, puis un joli troupeau flânant sous un arbre et quelques uns ici et là. Cette antilope est fabuleuse et honore fièrement le symbole du parc.
Quelques springboks mais trop éloignés de la piste pour pouvoir les photographier correctement.
Un grand troupeau de gnous, aux allures un peu fantomatiques...
Un serpentaire qui tournoie avec frénésie autour d’un petit buisson, assénant régulièrement des coups de pattes à l’intérieur... Il nous a tenu en haleine pendant une bonne demi heure, puis s’en est allé sans rien avoir capturé.
A trois reprises des chacals à chabraque (black-backed Jackal) (dans un rayon de 5 km autour de Leeuwdril) dont un filant avec le reste d’une carcasse de gnou
Quelques rats siffleurs de Brandt (whistling rat), des écureuils et un chat sauvage (African Wild Cat) que l’on apercevra aux jumelles
Une autruche mâle au loin (non, non JP ce n’est pas un éléphant ! Même si il est déjà arrivé qu’un pachyderme s’y perde en provenance du Botswana... Il n’y a en principe pas d’éléphants dans ce parc)
Peu de circulation, mais quelques locaux en 4 x 4 qui roulent comme des baltringues ! Leur objectif relier uniquement les points d’eau...Le reste, ils s’en tapent (tient ça rappelle la gravel road ça !) et accessoirement des touristes en voiture 2 x 4 aussi ! Merci pour la poussière les gars ! 
18h15, retour au camp et passage au shop pour trouver un bon coke bien frais et pétillant ! Certains bouquins me font déjà de l’œil mais je résiste, sachant que je pourrais les trouver également au parc Kruger et qu’il est inutile de se charger d’avantage surtout que l’on a encore 2 vols internes à prendre.
Un petit amarula en terrasse et une hallucinante dualité des sons...A droite on entend au loin résonner la voix des bergers qui ramènent leurs troupeaux et à gauche les cris des chacals. 
Le bois crépite dans le braai du voisin...Mais en ce qui nous concerne, nous irons à pied (muni de la torche) au resto du camp. Un filet d’autruche et une sauce au poivre à requinquer les plus grincheux ! Profitons en...Demain, finie la vie de château...Va falloir cuisiner soi même... Seul avantage, on mettra notre rosé au frais car ici le service frais c’est plutôt tempéré.
De retour dans le bungalow...On décharge les photos, les visionnons et c’est avec un certain degré de satisfaction sur le résultat, que l’on sombrera dans les bras de morphée. | | | De retour dans le bungalow...On décharge les photos, les visionnons et c’est avec un certain degré de satisfaction sur le résultat, que l’on sombrera dans les bras de morphée.
 Il y a de quoi être très satisfait du résultat des photos - superbes - et des premières pages de ce Carnet-retour en Afrique du Sud ! C'est un bonheur de lire ce récit foisonnant de belles rencontres animalières dans un décor somptueux. Merci, chère Simba, et vivement la suite ! | | | Merciiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!
J'en reve d'avance : départ dans 2 jours pour nous !
Nous serons plutot au Kgalagadi et à augrabies fin novembre : auriez vous eu besoin de réserver vos bungalows sur place (je ne sais pas si vous l'avez fait ou pas) ?..comme je ne sais pas exacetement a quelle date nous y serons, au prie j'essaierai une semaine à l'avance lorsque j'y verrai plus clair sur notre planning ! | | | Je 07.09.06 ( Kgalagadi Transfrontier Park de TR à Nossob)
J’ai la tête dans le cul, ce matin (comme disent les djeuns !)... Une bonne douche, un petit kawa et plus besoin de cure-dents pour tenir les paupières ouvertes.
Rituel habituel de rempaquetage complet de nos attirails, on rend les clés à la Gate, récupérons notre permis d’entrée et signalons notre itinéraire (Ici c’est obligatoire... Les pistes sont sablonneuses et il est déjà arrivé qu’un hélico doive aller récupérer des impétueux égarés en hors piste !)
6h30 (heure d’ouverture du parc), nous voilà sur la fameuse piste qui relie TR à Nossob. La lumière matinale est fabuleuse, elle tapisse avec harmonie le paysage et ce n’est que pur régal pour les yeux... Mais comme tout le monde le sait, une fois que le soleil prend avec affirmation son envolée dans l’horizon...elle devient dure et blanche ! Celui qui se la coltine de profil...peste tant elle est éblouissante et ici en l’occurrence c’est pour ma pomme ! 
De bien belles rencontres animalières durant cette matinée... Une multitude d’outardes Kori se pavanent, de près ou de loin Chacals à chabraque... Ils sont 4 en train de s’arracher les restes d’une proie (probablement un gnou)...L’un s’encoure frénétiquement avec un bout de tête, le second s’affaire sur les côtes, un troisième s’excite sur le tibia et le 4ème défend ce qu’il doit rester de la pitance à l’abri d’un bosquet. Difficile de savoir ou donner de la tête et de l’objectif sur ce coup ci, tant tout se passe très vite...Les acteurs étant sans arrêt en mouvement.... Un aigle ravisseur tente de s’immiscer au cœur de cette « orgie culinaire », mais se fait immédiatement rabrouer par un des charognards à terre.
Un Autour chanteur, Un aigle bateleur, plus que royal dans la pose... C’est véritablement le parc qui offre de variété et de quantité d’oiseaux de proies.
Oryx... Encore et toujours mais on ne s’en lasse pas
De beaux troupeaux de gnous, Un rat siffleur de Brandt qui sort avec timidité la tête de son terrier. Springbok
Le paysage varie entre des buissons denses et de grandes plaines séchées... Les photos ne pourront jamais rendre à sa juste valeur l’atmosphère qui se dégage ici... Les points d’eau et leurs célèbres éoliennes...
Les pistes de sable dont la couleur dégage une impression bienfaitrice de chaleur...
Tout cela est bien beau mais quand justement ce sable commence à virevolter un petit peu partout, soulevé par un vent bien présent... On ne peut échapper à la cadence infernale de remonter les vitres toutes les 5 min... Moi qui aime renifler l’odeur le grand air, je suis vernie et j’avoue quelque peu agacée  (cela a duré quasiment toute la matinée avant que le calme aérien ne revienne!) Vent mais point de scorpions (il parait qu’on les entend en masse quand le vent se lève), pour notre plus grand bonheur !
Vers 13h00, petite halte pique-nique (traditionnel sandwiches gouda –mayo) à Dikbaardskolk (oui les noms sont imprononçables ici !)...On choisi l’endroit où il y le moins de trous au sol... Et on fait gaffe où on pose ses petits petons...Paraîtrait qu’il y ait Cape Cobra résident dans le coin... L’endroit est envahi par des Républicains social... Avides de récupérer quelques miettes qui pourraient tomber ici et là.
La seconde partie de la route qui mène sur Nossob est tout aussi agréable, le paysage est plus herbeux... Oryx, Red Hartebeest, springbok, écureuil, gnous, autruche...
Nos premiers Tsamma Melons
Aux environs du Marie Se Draai, on frôle un serpent qui était sur la piste (côté gauche), le temps de l’apercevoir, de remonter illico ma vitre, de viser un coup dans le rétroviseur... Plus de bestiole...  Noir ou plutôt grisâtre, environs 1, 50 m... Marche arrière, marche avant... On n’en trouve plus du tout aucune trace ni sur la piste ni sur le sol (empreinte !)... Petite sueur froide pour moi, grande nage pour JP (phobique) et si il était monté (comme cela s’est déjà présenté) sous le carter de la voiture ? En plus de ce coloris et si c’était un mamba noir... ??? 
On est à 8 km du Camp... Autant s’y rendre et tcheker le véhicule directement plutôt que de se passer des films flippants ! J’aperçois tout de même 3 magnifiques Grand-duc africain, ensemble... Mais, plus question d’ouvrir la vitre...
Nossob, la pompe à essence... Arrêt du véhicule, 1-2-3, j’ouvre la portière et je sors le plus rapidement et délicatement possible... Je fais le tour du véhicule...Rien, JP tu peux te pointer ! On en parle au pompiste qui flippé à la description du serpent (nous crie « Aiie Aiie et a un sérieux mouvement de recul...) La libération arrive quand couchée à plat ventre pour inspecter le dessous de la bagnole (tant qu’à faire fignolons !), un ranger qui passe me dit « everything is ok ? »... Ben oui, je me tape une petite sieste tranquille !!!   On re-débite notre petite histoire et il nous dit qu’il doit s’agir d’un Mole Snake, non venimeux et apparemment assez timide...
Nous voilà rassurés...point de serpent et si par avance, il y en avait eu un...Celui là n’était point dangereux.
Ceci dit, le hasard fait bien les choses, on remet de la benzine à temps...Car la pompe ferme plus tôt que la Gate !
Bon ben, y a plus qu’à prendre les clés à la réception... On nous averti que l’électricité est coupée de 23 h à 5h (camp de taille bien plus modeste que le précédent et alimenté par un générateur) et qu’il faut faire gaffe aux chacals qui rodent le soir dans le camp attirés par les odeurs des braais !Le temps de s’arrêter en vitesse au centre d’informations sur les prédateurs...de se désaltérer un chouia... Que l’on repart dans le parc, Il est 17h00 !
Et on ne sera pas déçu... On tombe sur une scène magnifique avec 2 chacals...Lumière fabuleuse, un seul véhicule à part le nôtre que de bonnes conditions en somme... Ils sont de mon côté et j’avoue égoïstement me régaler en faisant chauffer mon déclencheur photos !  On restera là jusqu’au finish (juste le temps nécessaire pour regagner la Gate du camp) L’un deux doit tristement souffrir d’une infection de la peau (un genre de gale), ses poils sont hirsutes par plaques et il n’arrête pas de se gratter dans tous les sens.
Sur la route du retour, splendide coucher de soleil
Le camp possède un Hide ouvert jusque 20h... Mais nous n’irons pas... Par manque de temps.
Ca y est on pénètre dans notre bungalow...
Bon sang, qu’est ce que ça chlingue là dedans  ... Heureusement que je cuisine à l’extérieur sur le braai... La nuit tombe le makala crépite, les pdt sont faites et la saucisse ne demande plus qu’à être avalée...Il fait nuit noire, juste le petit éclairage de terasse, la lumière du braai et la torche à nos pieds au cas où... Placés en vis-à-vis, chacun est chargé de veiller à ce qu’aucun n’intrus ne se pointe...
Il fait super calme et le moindre bruit est immédiatement perceptible... Quelques pas (tik tik tik...), je sens qu’il est là, je me retourne un chacal à 5 m dans mon dos (il avait échappé à la vigilance visuelle de JP)... Je me lève, un tsssss répété...j’éclaire de ma torche et le gourmant s’en va quelques mètres plus loin, pour mieux revenir une seconde fois... Le même tsss... et cette fois, il tourne les talons pour de bon. 
On entend les cris de ses congénères au loin, il est 21h00... Le temps de rentrer dans notre demeure parfumée et d’effectuer le vidage des cartes avant l’extinction des feux. | | | Ve 08.09.06 (Kgalagadi Transfrontier Park de Nossob à Mata Mata)
6h40... Nous sommes à La Gate. « Good morning Sir », oui nous allons à Mata Mata aujourd’hui...
2km, après avoir quitté le camp... 3 4 x 4 sont déjà sur le pied de grue... Ca ne fait pas l’ombre d’un doute... Il doit y avoir matière animalière intéressante ici... A 10 min près (ouverture du parc à 6h30), on était les 1ers sur le coup... Là va falloir patienter, on y voit quedal mais manifestement cela se passe sur la piste ! Quelques minutes plus tard, on aperçoit tout de même un peu du délicieux spectacle : 4 guépards sont là et manifestement se déplacent pour s’enfoncer dans la pampa... Cette fois, c’est JP qui est placé du bon côté et il mitraille sec jusqu’au moment où les silhouettes disparaissent complètement sous les hautes herbes ! Quel mimétisme...  10 min plus tôt aurait été la bonne heure... 10 min plus tard et on aurait rien vu... Comme quoi, je ne le dirais jamais assez : « être à la bonne place au bon moment » !
Oh ! Désespoir... Pour ma part (cadenassée visuellement entre les carosseries), je me contente de photographier ce que je peux : les empreintes ! 
Ceci dit... La prochaine fois que l’on visite ce parc, on prend un 4 x 4 (meilleure visibilité avec un véhicule plus haut et on limitera la samba des fessiers provoquée par les routes tape-cul !)... Jackie de la GH à Upington aurait à ce titre, de bons plans... Autant les utiliser !
Plein de rencontres une nouvelles fois aujourd’hui... Volatiles :
3 serpentaires,
Une multitude d’outardes Kori... Le Kgalagadi n’est pas avare en la matière !
Calao à bec jaune
Un grand duc de verreaux, trônant fièrement dans un arbre lorgnant sur sa proie (on dirait une petite autruche ?)
Grand duc africain (ça rattrape de la veille ça !)
Fauconnet d’Afrique... Terrible ! 
Un Autour chanteur
Choucador à épaulettes rouges
Tourterelle du Cap
Huppe d’Afrique
Faucon Lanier
Pour les petits gabarits :
Ecureuils
Un magnifique chat sauvage  ...adoptant l’attitude royale de la sieste d’un léopard...les pattes et la queue pendouillent de la branche sur laquelle, il est confortablement installé. On a passé une plombe à l’admirer... Et a le photographier (mais comme le sieur bouge pas beaucoup...Les clichés sont presque tous les mêmes, ça se joue à un poil !)
Four-striped grass Mousse
Rats siffleurs de Brandt
En mammifères :
Gnous Oryx
SpringbokRaphicére champêtre
En reptilesLes 2 rencontres sur la piste... ! L’une dans la road dunes et l’autre peu avant d’arriver au camp de Mata Mata (Bien rassurant tout cela !  )
Cape cobra
Horn Adder, plus jaune que le puff Adder
Question paysages, on s’est également complètement régalés aujourd’hui  ...La grande route dunaire allant de Dikbaardskolk à Urikaruus ne lésine pas sur sa légende. Peu fréquentée animalièrement parlant, lorsque nous y sommes passés, elle nous a tout de même offert une vue imprenable sur cette terre ocre-rouge ! Un coucher de soleil là-dessus...Serait sans doute à faire péter la luminosité... Baver les coloris  ! Mais bon faut être au camp avant la fermeture des portes !
Mata Mata est encore plus sommaire que Nossob... Ici aussi l’électricité rend les armes entre 23 et 5h00 du mat. Un Hide est également ouvert jusque 20h00.
Point de clé non plus pour la chambrée... Pas bien grave, on n’a pas l’intention de s’échapper très loin ! Le coin kitchenette est annexé à la chambre et une toile de tente sert de devanture... Pas mal d’espace pour laisser rentrer les p’tites bestioles, si vous voyez ce que je veux dire...  !!! Pas grave, je mettrais bien le couvercle sur la casserole de pâtes ! Je les veux végétariennes moaaa !!! 
Nos voisins de droite complètement plombés à la bière nourrissent les écureuils de passage, entre deux gloussements (histoire de faire remonter la mousse !)... Pourvu que le liquide finisse par les assommer... La paix, siouplait !  
A notre gauche, un couple d’anglais fort sympathique... Ca équilibre ! Il fait nuit...Hop sous la moustiquaire...Quelques minutes avant la coupure d’élect et Ron et Ron petit patapon | | |  ... encore une journée pleine de surprises et les photos si belles que je n'ai plus d'adjectif pour les qualifier !!! | | | Pas le temps de lire le texte en ce moment, mais quelles belles photos ! LeTigre va être envieux. | | | LeTigre va être envieux
 Il le connait déjà... 
Merci à tous 2, Fabricia, Lepiaf. Tout le plaisir est partagé. | | | Vraiment magique ce récit passionnant.
Puisque nous arrivons à Mata Mata, des nouvelles du poste frontière Namibien qui devrait ouvrir l'an prochain (comme tous les ans) ? | | | Merci 
Puisque nous arrivons à Mata Mata, des nouvelles du poste frontière Namibien qui devrait ouvrir l'an prochain (comme tous les ans) ?
Au moment où j'y suis passée, pas l'ombre d'une ouverture à ma connaissance.  Mais comme toi, avide de savoir quand cela sera effectif. A ce titre, SanPark est p'têtre une des bonnes pistes d'information. | | | Comme cela me fait mal de revivre autant de bons souvenirs!!! Comme dirait ma fille "c'est quand qu'on retourne en Afrique?" On attend la suite de ce recit magique | | | Magnifiques photos !!! Quel bonheur ! Merci de nous le faire partager. | | | wouaaaaaaaaaa génial ton récit, que de souvenirs... 5 semaines passées en af sud cet été, géant !!! augrabies, trop trop beau, pas un chat, seuls au monde dans des décors de rêve. kgalagadi le paradis, paysages à couper le souffle et des animaux à gogo mais pas de léopards pour nous, quelle chance vous avez eu là   m'enfin c'est aussi ça qui est bon dans ces pars, ne jamais être sur de rien, s'émerveiller à chaque nouvelle rencontre comme des gamins et guetter guetter... | | | Comme cela me fait mal de revivre autant de bons souvenirs!!!... "c'est quand qu'on retourne en Afrique?"
Un refrain, que je ne connais que trop bien 
Merci à tous (tes) pour vos commentaires.
Pépinette :
kgalagadi le paradis, paysages à couper le souffle et des animaux à gogo mais pas de léopards pour nous, quelle chance vous avez eu là
Pas de léo, mais bien des guépards.  Grand bonheur aussi. | | | Sa 09.09.06 (Kgalagadi Transfrontier Park de Mata Mata à TR)
5h30 et enfin la lumière artificielle fût ! A l’africaine, on n’est pas à une demi heure près (La démonstration n’est plus à faire...)
On est « just » en stock de nourriture... On se passera donc de p’tit déj ce matin... Un P’tit crème suffira !
Grande nouvelle, c’est moi qui prend le volant aujourd’hui... C’est que Mossieur ne le cède pas souvent  , mais il a tant pesté hier d’être toujours un poil de seconde en retard pour sortir son attirail photographique et dégainer... Que finalement l’avantage d’être passager lui apparaît soudainement séduisant !  Ca me va également de tâter un peu de la conduite à gauche...
6h30 pétante, on passe la Gate.
La route jusque Urikaruus sera d’un calme placide en matière d’observation animalière ! Beaucoup de crottes sur et aux abords des pistes mais aucun(e) « crocroteur (euse) » en vue !
Les belles plaines sont désertes et point de trace des girafes (seul endroit du parc, où l’on peut en apercevoir) Entre l’embranchement de la 1ère route et de la seconde route dunaire... C’est bien plus habité.
Une première carcasse d’un gnou... Mais dont la position est assez surprenante, pour ne pas dire même artistique !
Un lion à crinière noire (un de ceux qui font la réputation de ce parc), massif...Il en impose même en roupillant. Malheureusement il est assez loin et seul l’objectif et les jumelles permettent de le distinguer plus en détail. A l’ombre d’un arbre sur le versant d’une dune... Il reste là presque immobile. Seules les springboks (d’un grand troupeau) se mettent au pas de course quand elles arrivent à sa hauteur.
Mais encore : Gnous nonchalants, Oryx, Chacal à chabraque
Un étrange jeu entre une outarde kori & un Aardwolf (Protèle ou encore "Le loup de la terre" dans la traduction du nom afrikaans.)... La première nous allonge la tête comme un signe de dissuasion à destination du second, tapis dans l’herbe. La scène se passe malheureusement assez loin, mais malgré tout on sent planer une tension électrique animale... Décidément c’est le jour !
Yellow Mongoose (Meerkat – Mangouste jaune), trop trognone !
Aigle Martial Autour chanteur
Un couple de Guêpier à queue d'aronde... Un de mes plus gros coups de cœur volatiles, durant tout ce séjour. 
Gonolek rouge et noir
Embranchement et prise de la petite route dunaire reliant Auchterlonie à Kij Kij. Quel régal... Ce sable rouge offre un décor paradisiaque tant à la flore qu’à la faune... Presque surréaliste... 
Sur cette portion : Héron Mélanocephale Oryx Un duo de chacals à chabraque Autruche mâle Outarde à miroir blanc Ecureuils
Arrivée au point d’eau de Leeuwdril... Incroyable.
Le spectacle offert par une Oryx en train de s’abreuver. Chaque mouvement est fait de grâce ! 
Et un rassemblement d’oiseaux de proie assez impressionnant : 2 Serpentaires – 1 aigle bateleur et 3 aigles ravisseurs... On ne sait plus où donner de la tête tant il y a matière à regarder... Et lorsqu’un chacal essaie de se frayer un chemin parmi tout ces grands à plumes, ça met encore plus d’animation !
Arrivée au camp vers 18h20... On occupe le chalet à côté de celui que l’on avait pour la première nuit. (Toujours le même poste frontière du Botswana en face)
Accompagnés d’un p’tit vin blanc du coin, on sympathise avec nos voisins de terrasse. Un couple d’Australiens... Et bien évidement on discute des observations que les uns et les autres ont pu faire ce jour.
Un petit plat au resto du camp (filet d’autruche)... Et toujours cette divine sauce au poivre ! M’en ferait péter les babines ! 
On ne s’éternisera pas...La voie lactée est tellement belle ce soir et la lune est rouge sang ! On ne peut décidément pas louper un tel spectacle de la nature... La soirée se poursuivra donc en terrasse, l’œil derrière l’objectif et la tête dans les étoiles ! | | | Di 10.09.06 (Kgalagadi Transfrontier Park à Upington)
Hum...m.. Humer la bonne odeur matinale, qu’est ce que ça fait du bien ! C’est que c’est déjà le dernier matin & le dernier jour au cœur du Kgalagadi, qui fut un réel coup de cœur pour sa population animalière si spécifique. 
6h45... On pénètre dans le parc. 10 bagnoles sont déjà passées (ça me plait déjà vachement moins  ) mais comme ils roulent comme des tarpés... Y a des chances qu’ils soient déjà bien loin devant nous qui roulons à 30km/h. Comme de fait pas un chat ou presque !
Sur la piste... Une femelle African Wild Cat, une chtite souris entre les crocs. Elle se dirige vers un arbre et se hisse au creux des branchages... Joyeuse agitation, 3 p’tits rejetons poilus apparaissent ! Si nous n’avions pas aperçu la mère revenant de la chasse...Nous serions tout bonnement passés à côté ! Inutile de dire que nous sommes restés à cet endroit un bon moment... Quel plaisir d’assister aux séances de jeux, de câlins, de chasse... Les petits s’exercent à passer d’une branche à l’autre et bien souvent se paient de colossales glissades rattrapées par un coup de griffe dans l’écorce ! La femelle, retournera chasser 3 x encore... Ramenant les proies serrées au cou mais encore vivantes, qu’elle abandonnera devant chacun des chatons dont la tâche reviendra à assener le coup fatal, avant de profiter du met ! Tout cela semble en tt cas très ordonné et chaque chaton aura sa proie individuellement. Moteur éteint, on essaie de se faire le plus discret... Histoire de perturber le moins possible la vie de la petite famille. Et j’avoue égoïstement que l’on s’est bien gardé de donner l’information, aux quelques voitures croisées. 
Et si on les laissait en paix, nous aussi... 
Une petite pointe jusqu’au point d’eau de Rooiputs (Oryx, gnou, springbok, écureuil, calao à bec jaune, autour chanteur, aigle ravisseur...) avant de réintégrer le camp vers 10h30.
Je fais fi de mes bonnes résolutions et craque quand même sur un recueil photographique du coin.
10h50 nous voilà sur la Gravel Road... Et comme par miracle cette dernière est bien plus facile à emprunter qu’à l’aller (Durant notre séjour dans le parc, le fameux tracteur aplatisseur d’aspérités à du passer !)... Résultat, elle est avalée en une heure de temps !
Reste à s’enfiler la « Colorado Africaine »... L’occas de faire une tite sieste pour bibi, ce qui m’a valu de rater le black mamba en bordure de route ! (Ca m’apprendra !  )
14h...Nous revoilà chez Jackie, la même chambre (ça nous convient parfaitement) et toujours ce sentiment de plénitude dans ce petit havre tropical. Un seul autre Guest est là (un Sud Africain, originaire du Cap qui est monté pour du business)
Le temps d’un surf (seul endroit où on aura la connexion), d’une bonne douche salvatrice (c’est qu’on en a bouffé de la poussière !)... De la découverte du boboti (plat typique de la région)
Et... la corvée du désempaquetage et empaquetage... Car demain, 2 vols internes nous attendent ! On se déleste du riz de nos been bag et l’offrons au personnel de la GH.
De bien beaux fou rire aussi ce soir  ... Jackie, férue des fontaines vient d’en installer une nouvelle et tellement excitée à l’idée de la voir rapidement fonctionnelle, elle se met à la vernir en pleine nuit à la lampe de poche !
L’autre et non des moindres...j’étais chargée d’envoyer des SMS sur mes observations animalières à un membre de San Park (Parcs officiels Sud AF). Il me l’avait proposé avant le départ et j’avais accepté de me prêter au jeu... J’suis crevée ce soir et je lui ai servi un message des plus indéchiffrables possibles ! Je lui parle de KTN (au lieu de KTP (initiales du Kgalagadi Transfrontier Park)... Y allant gaiement en faisant un mixte avec le Kruger que nous allons rejoindre (KNP) et je fais encore plus fort en lui notant que le kgalagadi regorge de Serpentary Bird ! (Melting pot entre Serpentaire et Secretary) Le povr (j’sais pas pourquoi je pense qu’il ne sera plus aussi enthousiaste à être mon relais la prochaine x !) !!! Et moi j’suis bien trop naze pour recommencer... | | | Lu 11.09.06 (Upington – JNB - Nelspruit)
Journée marathon... L’aéroport n’est pas très loin de la GH et comme il n’y a qu’un Vol A/R sur JNB par jour et un Vol A/R sur le cap... La Gente dame du comptoir Avis ne se pointera qu’une ½ h avant la première arrivée. Le Vol en provenance de JNB. Prévenus, on se pointe juste à l’heure... Pure formalité la rendue du véhicule.
10h55 on décolle direction JNB... Même topo les sacs photos sur les genoux ! Je tente tant bien que mal de photographier un peu de cette terre ocre...Mais pas facile au travers d’un hublot.
12h30 JNB aéroport. On a du temps à tuer et un p’tit lunch ne sera pas de refus ! Les cassolettes de fruits de mer nous font de l’œil... Bien bon tout cela, on n’en laissera pas une miette...Bien bon à la seule exception près... C’est qu’elle me filera des démangeaisons et des rougeurs pendant 2 à 3 jours ! Ben vàlà fallait que ça tombe sur ma pomme ! 
16h00 Embarquement pour Nespruit. Aucun souci au Tchek in... Pas contre palabres en bas de la passerelle.  L’hôtesse au sol, nous dit que nos sacs cabines sont trop volumineux (il est vrai que c’est un coucou encore plus petit que nous allons prendre... Avion à hélices)...On commence alors à développer tous nos arguments de persuasion, associés à notre plus beau sourire pour que nos sacs n’atterrissent pas en soute. Matériel photo...more expensive...Patati patata...  Ca marche ! Heureusement pour nous l’avion n’est pas full et nous occuperons dès lors 4 places... Les 2 supplémentaires étant destinés aux sacs !
17h15 (un peu de retard dans le vol)... Nelspruit et cet aéroport magnifique... Un des plus beaux jamais vus en AFS. Ca urge...Le comptoir Avis ferme à 17h30... Hop échange des clés contre le voucher et c’est parti ! Cette fois direction la ville. 1ère étape le Backpackers que l’on essaie de retrouver de mémoire...Quelques petits détour mais on y arrive. Bella toujours pareille à elle-même (petite bonne femme hyper dynamique) nous confie un tit chalet en bout de propriété...Nickel.
Le temps de décharger le nécessaire... Retour en ville et achats d’un nouveau bac frigo, glaçons et le nécessaire aux journées de brousse suivantes ! (Pas vraiment envie de se coltiner la corvée demain matin, avant de filer sur le Kruger)
19h30 enfin on se pose...Une lampée d’Amarula...Une pizza bien hot spicy (livrée à domicile) et dodo ! | Carnets similaires sur l'Afrique du Sud: Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 744 visiteurs en ligne depuis une heure! |