CatherineGil · 8 septembre 2006 ŕ 17:24 · 9 photos 48 messages · 11 participants · 15 081 affichages | | | | Ŕ: Sch · 10 septembre 2006 ŕ 21:52 Re: Ouzbékistan? Eblouissant! Message 21 de 48 · Page 2 de 3 · 6 486 affichages · Partager Je mettrai quelques photos plus tard, lorsque j'aurai cée mon dossier et mis des titres. Elles ne sont pas trčs trčs bonnes car nous n'avions pas trop en main l'appareil Ouzbek.
Gil ? oui en général il l'est, mais lŕ, il finissait sa nuit  et l'honnęteté de Cobir ŕ été remarquable sur ce coup. Bien des gens, et sans aller plus loin que le bout de ma rue, auraient empoché le tout et il aurait fallu trois jours de palabres pour effacer le mal entendu ! D'ailleurs, tous les gens avec lesquels nous avons été en relation "d'argent" en Ouzbékistan ont été aussi scrupuleusement honnętes, ne cherchant jamais ŕ nous posséder, s'en tenant exactement ŕ la négociation, rendant toujours trčs exactement la monnaie et il faut ajouter que nous n'avons jamais eu le moindre sentiment d'oppression męme légčre, que ce soit dans les bazars ou dans des quartier populaires, de nuit et mal éclairés. | | | Annonce · Sponsorisé | | | Super ! j'ai hate de les voir !!!
Voilŕ qui est tout ŕ l'honneur des Ouzbeks ! Merci de le souligner car la plus part des gens ont plutot tendance ŕ faire l'inverse | | | Palsembleu!! un quart d'heure de lecture oů je vis par procuration ton voyage dans ce pays totalement inconnu pour moi. Du départ cahotant au douzičme jour d'aventure, que d'évčnements! que de découvertes ! Nous sommes le 25 aoűt, il reste encore quelques jours avant le retour, alors j'attends la suite 
C'est quoi les likarctva ?
Dom. | | | Le 26,
La nuit ŕ été difficile pour Gil, gęné par la lumičre laissée allumée toute la nuit pour le bébé, et pour les filles qui pensent qu'il y avait des puces dans la literie. Comme je leur fais remarquer qu'une nuit un peu ŕ la dure n'est pas la mer ŕ boire, les voilŕ tous les trois qui me tombent dessus, il paraît qu'en plus j'ai ronflé toute la nuit  ! Ronfler ? moâ ??? Non mais ! Enfin s'ils le disent ! Le fait est que j'étais la seule ŕ me lever de bonne humeur et en forme jusqu'ŕ cette réflexion perfide  Petit déjeuner sur le tatchen dehors devant ce paysage superbe de montagnes au soleil levant. Comme hier soir, c'est une profusion de plats. Gil, Cobir et moi faisons des efforts désespérés pour faire honneur ŕ toute cette nourriture mais les filles ne peuvent goűter ŕ rien. Il faut dire que les rognons en sauce au petit déjeuner, c'est pas facile, et le pain, comme souvent en montagne est dur. Bon mais restaient les fruits secs ou frais, le beurre, qui n'était pas du beurre "Président" certes, mais du beurre de montagne un peu grumeleux et la confiture et non, elles n'ont rien pu avaler.... Par contre, les voilŕ qui sortent des "cadeaux " tee-shirts, échantillons de savon et de parfums. Je suis de plus en plus gęnée. Pour moi, un échange c'est aussi bien savoir recevoir que savoir donner mais lŕ, j'ai vraiment l'impression que nous avons l'air de leur dire : ce que vous nous avez offert c'est de la m... d'ailleurs, on n'a pas pu fermer l'oeil de la nuit, on s'est levés avec des airs de zombies boudeurs et on n'a rien pu avaler, mais regardez ce que l'Occident a ŕ vous offrir, comme c'est beau et inutile ! Bon, mais je suis peut-ętre trop compliquée, trop sensible. En tous cas, agacée par cette attitude, et pendant que les filles attendent les remerciements qui leurs sont dus, je m'avance ŕ pieds dans la fraîcheur du matin. Le petit chemin est ŕ l'ombre des gros noyers ŕ cette heure ci, et il y a un trafic intense d'hommes et d'enfants ŕ dos d'âne et de femmes qui vaquent ŕ leurs travaux. Chaque personne croisée me salue d'un joyeux "salam " la main sur le coeur. Devant une maison, ŕ l'entrée d'un hameau deux gros chiens de montagne ouvrent un oeil vigilant et battent de la queue mollement. Cet intermčde calme et frais dans la nature me réconcilie avec la vie  La route vers Samarkand, au début est assez chaotique mais le paysage est magnifique avec les montagne au loin et toujours ces gros troupeaux de moutons de chčvres et de vaches dans la steppe. Arrivés ŕ un gros bourg, nous faisons une halte eau et cigarette, c'est lŕ que nous rejoignons la grande route Tachkent/ Samarkand, excellente, presque un autoroute. A la halte cigarette suivante, Cobir nous arręte devant l'entrée d'un grotte oů des nouveaux mariés "Russes" se font photographier et portent des toasts en jetant leurs verres derričre eux. Nous arrivons ŕ Samarkand vers midi, Cobir tient absolument ŕ nous conduire ŕ l'hôtel Timur qui ne nous convient pas. Alors, il nous conduit vers le Zarina, recommandé par Nancy de VF et par le "mentor" invisible de A. auquel elle fait référence ŕ tout instant et dés qu'elle parle ŕ un Ouzbek, comme si chacun, juste ŕ l'énoncé de ce nom était tenu de se mettre au garde ŕ vous. Le Zarina nous convient bien, il est ŕ deux pas du Registan en plein centre ville mais dans une petite impasse loin du bruit, parfait. Le patron qui parle excellemment bien le Français, se coupe en quatre pour nous loger tous, le fils de A. doit nous rejoindre ce soir. Il est temps de dire au revoir ŕ Cobir et Gil, qui s'est super bien entendu avec lui tout au long de ces trois jours et lui doit une fičre chandelle pour s'ętre abstenu d'empocher la poignée de dollars versée en trop, lui offre les jumelles qui lui faisaient tellement envie. Il est ravi. A. pour ne pas ętre en reste, lui offre les échantillons de parfum qui lui restaient (grrr). Nous nous installons tranquillement puis allons manger une soupe de nouilles (lagmas) ŕ la chaďkhana voisine recommandée par Nancy, ensuite nous nous dirigeons vers la place du Registan....Superbe, magnifique, les mots nous manquent. Le soir, nous attendons T. le fils de A. qui arrive de Tachkent en taxi. Content de nous faire partager son enthousiasme pour Samarkand qu'il ŕ eu l'occasion de visiter durant son stage, il nous amčne ŕ un excellent restaurant avec ambiance de fęte dans le parc central, puis au retour nous conduit au Gur-emir, absolument magnifique de nuit. Il discute un moment avec le gardien qui nous le laisse visiter de nuit. Nous apprendrons par la suite que les gardiens arrondissent ainsi leur salaire. Quoi qu'il en soit, l'intérieur du mausolée avec son bleu extraordinaire, est fabuleux. Sans personne ŕ l'intérieur, l'ambiance est féerique. Pour un premier contact avec Samarkand, on ne pouvait ręver mieux. Merci T.
le 27, le guide retenu par A. vient nous chercher ŕ l'hôtel ŕ neuf heures. On retourne au Gur- Emir aussi magnifique de jour que de nuit mais, bondé de monde, on ne retrouve pas cette ambiance particuličre d'hier soir. Ensuite on revient vers le Registan. Je discute un moment avec le guide sur la valeur symbolique de 4 minarets pour symboliser le monde manifesté et de la coupole pour symboliser le ciel, il est trčs intéressé, par la valeur symbolique du 4, alors, pour éviter de monopoliser la parole par ces détails qui n'intéressent que nous, je promets de lui faire parvenir un petit topo par mail dés mon retour en France (c'est fait  ) Ensuite, il nous conduit, surtout visiter les commerçants des boutiques installées dans les madrasas du Registan, puis, chez un marchand de tapis oů on nous explique les différentes technique de teintures naturelle pour la laine et la soie (a quelque chose prčs ce sont les męmes plantes que celles utilisées au Maroc, ce qui n'a rien d'étonnant) par contre ici, la meilleure laine, la plus fine, celle qui prend le mieux la couleur est celle du cou et du poitrail. Il y a des tapis absolument splendide, du vraiment beau travail, alors que l'artisanat que nous avons pu voir jusqu'ŕ présent dans les boutiques, mis ŕ part les écharpes de soie, et encore, n'est vraiment pas au top de la qualité. Le soir, aprčs que A. ait ramené son fils au taxi pour Tachkent, on part vers 21 heures trente ŕ la recherche d'une chaďkhana, que nous ne trouverons pas, par contre la mosquée Bibi-Khanoun de nuit, malgré son éclairage un peu chromo Américain n'est pas mal. A. fatiguée et agacée que nous n'ayons rien trouvé oů nous restaurer, va se coucher tandis que C. Gil et moi, retournons ŕ la chaďkhana voisine de l'hôtel oů nous nous régalons de sorte de ravioles au légumes, de salade et de thé. | | | Ŕ: Pondy · 11 septembre 2006 ŕ 11:15 Re: Ouzbékistan? Eblouissant! Message 25 de 48 · Page 2 de 3 · 3 262 affichages · Partager Je n'ai pas de clavier en cyrillique alors "likartcva" est une approximation phonétique de médicaments que les gens de la noce on corrigé immédiatement par un " ah ? pilula " | | | Ŕ: CatherineGil · 11 septembre 2006 ŕ 17:48 · Modifié le 11 sep. 2006 ŕ 18:21 Re: Ouzbékistan? Eblouissant! Message 26 de 48 · Page 2 de 3 · 3 255 affichages · Partager Le 28. Ce matin, le guide est lŕ de bonne heure. Il nous amčne voir Bibi-Khanoun, bien plus jolie de jour que de nuit avec ses faďences crčme et ses marbres blancs et toujours aussi monumentale, bien qu'elle ait beaucoup souffert du séisme de 1966. En face, nous visitons la nécropole de Sakh-i-Zindar, une sorte de "rue", bordée des mausolées que se sont fait construire les proches d'Amur Timur=> Tamerlan. (Son mausolée ŕ lui est le splendide Gur-Emir) Le lieu est étonnant de beauté, l'ambiance trčs particuličre, un peu oppressante, mais magnifique. Le guide nous abreuve de détail qu'on retrouve dans Olizane  . C'est fou ce que les guides francophones s'inspirent de Olizane ou...vice-versa peut-ętre, sans doute... Ensuite l'observatoire d'Ouloug Beg avec son fameux sextant en marbre, qui lui ŕ permis de calculer, au XV° sičcle, l'année stellaire avec une précision équivalente ŕ une poignée de secondes prčs de celle de la NASA ! Le musée archéologique oů on peut admirer les fresques découvertes par la mission Française d'archéologie (nous avions vu un docu sur Arte ŕ ce sujet) Puis le mausolée du prophčte Daniel qui est un endroit charmant en bordure d'un canal datant du XV° qui détournait déjŕ le cours de la rivičre principale de Samarkand. Des gosses plongent dans l'eau au milieu des canards, des femmes viennent remplir des bidons ŕ la fontaine.... miraculeuse, il y a des saules et de grands arbres, on se croirait dans une peinture naďve. Sur la colline, le mausolée et un trčs vieil arbre ŕ voeux couvert de petits bouts de tissus. Alors que nous admirons le paysage, une femme arrive, détache un petit bout de tissus d'une branche et le laisse s'envoler dans le vent. Son voeux s'est réalisé nous dit le guide. C'est un joli moment... qui suffira ŕ faire exécuter ŕ A. les trois tours réglementaires autour du tombeau de Daniel et ŕ aller boire un coup ŕ la source  . Le soir, on revient au restaurant du parc et au Gur-émir et toujours le męme enchantement. Ce lieu est vraiment superbe, de nuit comme de jour. Le gardien nous indique que demain le premier ministre Japonais vient en visite ŕ Samarkand avec le président Karimov. Cette visite conjuguée avec les festivités du 15ičme anniversaire de l'indépendance risquent de compliquer les visites. Le 29, je préfčre me promener dans le quartier tranquillement pendant que Gil et les filles vont continuer les visites guidées. Ils rentrent ŕ midi déçus, je ne regrette pas de ne pas les accompagnés. L'aprčs-midi, pendant que nous nous reposons, Abdou, le patron de l'hôtel nous fait porter une invitation ŕ dîner pour ce soir. Chic, c'est vraiment gentil, il nous précise qu'il ne fait pas ça avec tous ces clients mais qu'il nous trouve trčs sympas alors.... alors, alors  , je pense qu'il ŕ un faible trčs prononcé pour C. ce qui n'est pas étonnant elle est tellement douce, gentille, gaie, charmante, tout le monde ŕ un faible pour C.  Quoi qu'il en soit, ça nous fait trčs plaisir. On passe la soirée ŕ parler de littérature Russe avec Abdou, qui est exactement de notre âge et de ces premiers films Russes qui nous ont fait ręver. Aaaah "Quand passent les cigognes " avec Alexeď Batalov.... et Tatiana Samoďlova ajoutent Gil et Abdou en choeur, et Gorki et Cholokhov qui décrit si bien l'âme Russe d'aprčs Abdou. Alors je l'interroge sur cette nostalgie de la Russie et, ŕ peu de choses prčs, il nous donne la męme théorie que Dhélia, la guide de Boukhara. Il regrette que ses petits enfants préfčrent apprendre l'Anglais que le Russe ŕ l'école et pense, lui aussi, que tenir le peuple dans une poigne solide est une bonne chose. Je n'ose pas l'interroger sur l'absence totale de presse, męme étrangčre, les seuls "journaux" que l'on trouve étant des journaux de mots fléchés.... ce qui nous a vraiment étonnés dans une grande ville comme Samarkand. Aprčs le repas, il nous conduit avec son fils en voiture voir les nouvelles illuminations de la nécropole Sakh-i-zinda et de la trčs jolie petite mosquée des voyageurs. De lŕ, on a une vue magnifique sur Bibi-Khanoun, qui paraît encore plus imposante. Superbe.
Le 30. Les filles doivent impérativement partir avant 14 heures leur dit Abdou si elles ne veulent pas ętre bloquées, la circulation sera interdite en ville ŕ partir de cette heure lŕ au cause de la visite officielle. Il s'occupe męme de leur chercher un taxi qui les conduira jusque chez T. ŕ Tachkent, c'est important parce que C. prend l'avion cette nuit. En attendant, nous allons faire un tour ŕ Bibi Khanoun. A. nous demande de la laisser seule. C. nous dit que c'est parce qu'elle veut accomplir...seule...le rituel de trois fois le tour du lutrin en marbre de Bibi... Bon. C. Gil et moi, montons jusqu'ŕ la mosquée des voyageurs. Alors qu'on s'assied dans l'iwan pour admirer le plafond peint, quelqu'un nous apporte gentiment des raisins et du thé, la gentillesse des Ouzbeks n'est pas une légende, nous avons pu le vérifier maintes et maintes fois. On voudrait revenir vers la nécropole mais elle est fermée ŕ cause de la visite officielle alors on rentre par le bazar de Bibi qui est immense. Le long de l'avenue du Registan, les petits marchands d'eau, de cigarettes et de souvenirs installés sur le trottoir sont repoussés vers les ruelles, la circulation se ralentit considérablement, il est temps de rentrer. On revient manger notre soupe aux nouilles habituelle ŕ notre chaďkhana habituelle ŕ coté de l'hôtel, A. est déjŕ lŕ et leur taxi aussi. Le moment des adieux est arrivé. C. a vraiment été une trčs jolie rencontre, A. aussi, ŕ sa maničre  J'espčre que tous les dieux cachés dans toutes les sources, et tous les saints lui apporteront tout le bonheur possible. Cependant je crains que le bonheur se cache davantage dans les remerciements qu'on leur adresse pour ce que la vie nous a accordé que dans les bienfaits qu'on en espčre.... L'aprčs-midi, ŕ la recherche de la poste, dans des rues vides de voitures, nous découvrons le quartier Russe de Samarkand qui nous donne une vision totalement différente de la ville. De jolies maison peintes en couleur pastel, des rues bordées d'arbres, des églises orthodoxes, de l'autre coté du grand parc central. Nous nous promenons un moment, il y a un spectacle dans le parc, on demande si on peut y assister mais non, c'est pour la fęte du 15° anniversaire et seulement sur invitation. Alors, on continue de se promener puis on va manger dans le parc coté Russe, un vrai poulet rôti, avec une vrai salade assaisonnée ŕ la vinaigrette, avec ce drôle de basilic ŕ feuilles rouge tellement bon et une glace délicieuse le tout pour ŕ peine 3000 sums par personnes soit environ 2€  Lorsqu'on rentre, la circulation est rétablie mais encore trčs modérée. | | | Bonjour Catherine,
Je suis assidue comme tu vois...  4 étant le chiffre qui me poursuit depuis toujours je suis également preneuse de ton topo, si tu as envie de me l'envoyer en mp, ce serait avec plaisir que je le lirai. | | | Les 31, 1er, 2 et 3 septembre nous avons fait ce que nous préférons faire en voyage ŕ savoir, revenir dans les lieux qui nous ont le plus plu, nous asseoir, regarder les gens, nous pénétrer d'une atmosphčre. A Sahk-i- Zinda, il n'y ŕ presque personne et un homme vient me faire voir un album photo avec ces photos datant du début du XX° sičcle qu'on voit un peu partout. La place du registan lorsqu'il y avait le bazar, les divers monuments de Samarkand avant leur restauration, la famille du dernier émir, mais aussi des derviches, la barbe jusqu'ŕ la ceinture, des hommes ŕ l'air martial, des femmes dans leurs plus beaux atours, des familles d'un autre âge qui posent fičrement pour la photo. Tous ces gens paraissent si lointains et pourtant, je suis certaine que plusieurs dans les derničres photos de l'album vivent encore  , il y a bien plus de décalage entre la vie que je suppose de ces personnages et aujourd'hui qu'entre les gens de nos albums de famille, pour aussi vieillots qu'il paraissent et le XX° sičcle 
Dans la cour d'une des jolies madrasas du Régistan nous rions avec les deux jeunes, ils sont frčre et soeur nous disent-ils, qui tiennent la boutique principale, ŕ propos du "cobra". En effet le premier jour, Gil. avait assisté ŕ un incident : un attroupement, un homme qui sort en courant, d'autres personnes qui crient, il s'informe et quelqu'un lui dit qu'il y a un cobra qui est rentré et se cache sous un meuble ! En fait de "cobra" c'est juste un serpent un peu gros, qui a rapidement été tué par quelqu'un mais cet épisode, les fait mourir de rire. Du coup, Gil est devenu "mister cobra". Plus tard nous rencontrons Farruh, notre guide avec lequel nous discutons un moment.
Le 1er, il fait un temps vraiment étonnant, toute la ville est sous un énorme nuage de sable, on n'y voit pas ŕ vingt mčtres et respirer est vraiment pénible, sans compter que dčs que l'on sort, on est couverts de poussičre. Dans les rues, uniquement les gens qui sont obligés de sortir, le tout sans un seul air et une chaleur étouffante. On en profite pour visiter des musées.
Le lendemain Abdou nous annonce, " hier tout le désert s'est abattu sur la ville !". Partout, dans les rues et dans l'hôtel, tout le monde traque la poussičre, tout le monde arrose les trottoirs les plantes et męme les arbres. Abdou nous recommande puisqu'on a le temps d'aller visiter la mosquée Habd-i-Daroum. Daroum comme de l'extérieur oů hors les murs, et il a raison. le lieu est calme, charmant, avec son bassin octogonal, ses platanes centenaires, son iwan aux colonnes et plafonds de bois peint, simple, mais trčs vivant avec des gens qui entrent et sortent, viennent voir l'imam, discutent avec lui ou s'assoient ŕ ses cotés. On reste lŕ un bon moment puis on va marcher dans la campagne. Le soir, dîner au Marco Polo qui ne paye pas de mine de l'extérieur mais en fait n'est pas mal du tout.
Le trois, on va ŕ Chakhrisabz. Une promenade de deux heures de route, ŕ travers le Zerafchan et le col de Takhtakaratacha (oufff). Une montagne pas trčs haute mais qui pend des airs de Pamir avec sa vallée profonde. L'ambiance ŕ Chakhrisabz est particuličre. D'abord, ici, les gens sont bien plus typés "asiatiques" qu'ŕ Samarkand, ensuite, dans le jardin devant les restes énormes du Palis Blanc de Timur, il y a foule et au moins une vingtaine de mariages, les mariés se faisant photographier ŕ tour de rôle, chaque mariage ayant son équipe de musiciens avec ces longues trompes au son étonnant. L'ensemble du Dor-us-Tilivat n'est pas mal du tout avec bien entendu ses coupoles turquoise mais ŕ l'intérieur au lieu des mosaďques, il y a des peintures trčs fines bleu sur fond blanc. Nous nous perdons dans le bazar oů cette fois ci nous admirons tout plein de pičces de ces tissus qui servent ŕ faire les robes, on se gave de pâtisseries trčs feuilletées au miel et bien sur aprčs il nous faut trouver de l'eau et puis, il est temps de revenir vers l'endroit oů se garent les Damas, (taxis collectifs) Le retour sera un peu agité car en plus de nous deux, il y ŕ quatre vieux messieurs endimanchés qui s'installent, dont un trčs digne qui hélas est malade en voiture, tandis qu'un autre craint les courants d'air et rouspčte dés qu'on ouvre pour donner de l'air ŕ celui qui est malade et un troisičme qui ne sait oů loger sa canne et sa patte raide ! On s'arręte vingt fois pour essayer des places différentes comme au jeu de l'âne sans succčs ! Heureusement, pour le plus grand soulagement du chauffeur et de nous męmes on arrive au Régistan en ayant évité le pire ! Ce soir, on est ŕ nouveau invités par Abdou, au menue pot-au-feu Ouzbek, délicieux et dans la conversation, encore et toujours ce problčme de langues avec les uns qui parlent Kirghize, les autres Kazakh, les gens de notre génération qui parlent le Russe et lisent de préférence le cyrillique, les jeunes qui eux parlent Ouzbek, écrivent et lisent ce nouvel Ouzbek "latinisé", ne choisissent plus le Russe comme seconde langue privilégiée, lui préférant l'Anglais..... Ca a l'air d'ętre un vrai problčme de société dont les gens parlent entre eux, trčs souvent les gens nous ont précisé quelle langue ils pratiquent, dont les générations s'accommodent plus ou moins mais dont le pays ne parle pas puisque la télé n'en parle pas et qu'il n'y a pas de presse. En fait, le problčme se réglera de lui męme de façon autoritaire puisque l'école est obligatoire jusqu'ŕ 16 ans et que la seule langue qui y soit pratiquée est cet Ouzbek moderne, latinisé.
Le 4, faire nos sacs et se préparer ŕ partir.... Un dernier au revoir au Registan et au Gur-Emir et voilŕ. En attendant Abdou pour le saluer avant notre départ, je me fais piquer par une de ces grosses abeilles ŕ cul jaune. Connaissant, la signification des abeilles dans le langage métaphorique des Derviches, je ne sais pas si je dois me sentir flattée de cette attention particuličre ou bien châtié  Quoi qu'il en soit, mon coude prend rapidement la forme d'une pastčque palpitante, rouge et douloureuse  Abdou n'arrive pas, nous faisons la bise ŕ Zina son épouse et nous partons car il est l'heure de trouver un taxi qui nous conduira ŕ la gare. Dans notre compartiment, une jeune femme, son petit garçon de trois quatre ans et deux énormes messieurs aux allures de calife. Sous nos yeux le paysage défile, jardins, vergers, rizičres, champs de coton, plus loin, dans une zone de désert vert de gros troupeaux de vaches et de moutons soulčvent de grandes traînées de poussičre menés par des bergers ŕ cheval, pressés sans doute de rejoindre des fermes, des campements oů des villages, invisibles depuis le train. On nous apporte du thé, puis un en-cas. Le petit garçon chouine, il a sommeil alors sa mčre lui met la tęte sous son tee-shirt et malgré son âge, il lui prend le sein puis bien au chaud, il s'endort. Alors, elle l'installe sur leurs deux places et c'est tout naturellement que les hommes se lčvent, vont dans le couloir, ŕ tour de rôle, pour que la mčre ait une place assise. Il fait nuit depuis un moment lorsque nous arrivons ŕ Tachkent. Un taxi nous conduit ŕ l'aéroport, on cherche la consigne qui aujourd'hui ne fonctionne pas ! Alors, on revient ŕ la chaďkhana de l'aéroport oů on avait passé un moment en partant pour Kiva. La dame nous reconnaît, elle est tout sourire, gentillesse et attention. On lui demande si elle ne voudrait pas nous changer nos derniers sums contre des dollars, alors avant męme qu'on ait eu le temps de lui dire de ne pas se déranger, la voilŕ qui court partout et se met en quatre pour nous trouver un changeur.
Ensuite, et bien c'est nuit blanche, puis Moscou et Paris et la boucle est bouclée 
C'était un beau voyage,  , merci de m'avoir lue. | | | Tu nous remercies de t'avoir lue et moi je te remercie de nous avoir permis de partager avec toi (vous) cet Ouzbékistan, alors, oui, la boucle est bouclée  ! Jusqu'ŕ ton prochain voyage...
Dolma | | | D'accord avec Dolma !  Formidable votre voyage et superbement raconté ! | | | Ŕ: Sch · 13 septembre 2006 ŕ 18:13 Re: Ouzbékistan? Eblouissant! Message 31 de 48 · Page 2 de 3 · 3 215 affichages · Partager Merci !
Voici un aperçu en photos Images attachées: | | | C'est tout simplement splendide  waouh ! As-tu le nom des lieux ? (j'abuse lŕ...  ) | | | Ŕ: Sch · 13 septembre 2006 ŕ 18:35 Re: Ouzbékistan? Eblouissant! Message 33 de 48 · Page 2 de 3 · 3 202 affichages · Partager  , mais non, tu n'abuses pas je me rends juste compte qu'en plus d'ętre grandes comme des timbres poste le titre des photos n'apparaît pas 
La 1 - C'est le bazar de Tachkent, ce qui m'amusait ce sont les marchandes de robe qui se promčnes ace leur stock sur le dos
La 2 - c'est Boukhara : le Poy Kalon, en des temps moins cléments on jetait les infidčles du haut du minaret 
La 3 - C'est notre camp de yourtes.
La 4 - C'est au delŕ de Cinto dans la montagne
La 5 - C'est le Gur-Emir ŕ Samarkand
La 6 - C'est une vue de la nécropole de Sakh-i-Zinda ŕ Samarkand
la 7 - C'est la mosquée "hors les murs" de Habd Daroun | | | Merci    Grands comme des timbres poste mais trčs évocateurs sur la beauté des sites ! Vraiment, cela donne envie... dommage que ce ne soit pas prévu au programme !! je vais vers l'ouest et c'est ŕ l'est ! une autre fois ! | | | Revoir ŕ la baisse ? Surtout pas... quel délice ! Encore... encore... | | | Et voilŕ, je viens de terminer la lecture de ton voyage estival et je me suis régalée. Likartcva = pilula : tiens ! ça peut me servir  Nous tirerons une bordée dans ces contrées, ça c'est sűr, reste ŕ savoir quand... Les yourtes en timbre-poste, de quel matériau sont -elles faites ?
Dom. | | | Ŕ: Pondy · 14 septembre 2006 ŕ 16:10 Re: Ouzbékistan? Eblouissant! Message 37 de 48 · Page 2 de 3 · 3 164 affichages · Partager  , J'ai essayé d'agrandir un peu 
1- L'intérieur de notre yourte, 2 - Le camps de yourtes le matin
Les yourtes sont en feutre et parait-il supportent bien la neige. Dans ces cas lŕ ils mettent un poęle au milieu. Avis au amateurs de voyages hivernaux. Brrr.
Mais j'y pense, lorsque nous nous promenions du coté d'Erzurum en voyant ces énormes troupeaux d'oies, gardés par des petits aux joues rouges, je me racontais des histoires de confits d'oies et de couettes pour l'hiver  Toi qui t'es aventurée dans ces régions en hiver, sais-tu ce qu'il en est ? Et les loups en Anatolie, nous avons un ami, qui nous racontait en avoir entendu l'hiver autour des hameaux, d'oů ces chiens impressionnants et pas commodes.
Oui, nous aussi nous reviendrons en Ouzbékistan, c'est sur ! Mais en camping car, lŕ on a été un peu frustrés de ne pas ętre plus en contact avec les gens, ils sont tellement accueillants, un vrai bonheur. Cette gentillesse est un des points forts du voyage. Images attachées: | | | Oui, oui, je vois mieux, c'était pour cacher que tu allais dans des yourtes cinq étoiles  , c'est magnifique
Pour nous, pas d'oies. Nous n'étions que déconfits de la froidure quotidienne... Et des chiens qui cavalaient comme des fous pour nous choper les mollets.. Et du blanc, encore du blanc, une immensité blanche qui cachaient męme les hameaux.. Moment parfait de solitude et de silence.
Dom. | | | Merci  !
Comme Pondy, j'ai moi aussi bien aimé vos contributions au post d'Aristomakos sur la Russie... Je caresse le ręve de faire un Moscou Vladivostok en train ŕ l'automne 2007 avec arręt au Lac Baďkal. Pour le moment, je n'ai pas trouvé de coéquipier/pičre, mon mari n'a aucune envie de faire ce long trajet en train et les gens ŕ qui j'en parle disent eux aussi "en ręver" mais ont peur de s'ennuyer pendant les trois semaines que je prévois et moi, pas question de faire plus rapidement. Je veux pouvoir m'arręter oů bon me semblera  Alors, bon, pour le moment, mon seul compagnon de voyage sera mon sac ŕ dos... Bavarde comme je suis, j'ai intęret ŕ faire rapidement des progrés en Russe | | | Je m'y vois déjŕ! La décision est prise, y a plus qu'ŕ trouver le billet d'avion.
Moi qui suis trčs porté sur les attraits gastronomiques des régions que je traverse, j'avoue n'avoir aucune idée de ce qui m'attend lŕ-bas. Un iranien m'a dit que ce serait trčs proche de ce qu'on trouve en Iran (c'est-ŕ-dire pas bon dans les restaurants, et trčs bon quand on peut se faire inviter). Toi qui connais les deux pays, confirmes-tu? | Carnets similaires sur l'Ouzbékistan: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 630 visiteurs en ligne depuis une heure! |