Frontière américano-canadienne:
Il y a une vingtaine d'année (je ne sais pas comment cela se passe maintenant), les français n'avaient ni besoin de visa pour aller au
Canada, ni besoin non plus d'en avoir un pour aller aux
états-unis, mais pour aller du
Canada aux
états unis, il nous en fallais un. C'est quelque chose qui faisait parti des nombreux mystères de l'administration américaine...
Le jour où nous avons passé la frontière (à hauteur des chutes du Niagra), les douaniers étaient en grêve. Je voyais ça d'un mauvais oeil, car chez un douanier, une grêve, c'est une grêve du zèle. Je n'osais pas imaginer ce que ça pouvait donner chez les américains alors qu'ils ont au départ une réputation de parano en ce qui concerne la sécurité nationale, l'imigration et tout ce qui va avec... Toujours est-il que, contre toute attente, la frontière était ouverte ! Au point qu'il a fallu que j'interpelle un douanier pour faire enregistrer mon visa !
Lorque nous avons repassé la frontière dans l'autre sens, à un point frontière un peu plus au Nord, cette fois il n'y avait carrément plus de douanier.

Parfois je repense à cette anecdote en me demandant si j'aurai des problèmes à retourner aux état unis alors que ça fait 20 ans qu'ils me recherche en tant que clandestin

Frontière indonésienne:
Cette fois ça a été l'inverse, j'ai été victime d'un douanier dont le zèle était attisé par la corruption. J'ai déjà raconté cette histoire dans
cette discussion
Frontière cubaine:
Nous y étions l'année où un petit cubain avait perdu sa mère au cours du naufrage de leur bateau, alors qu'ils se rendaient clandestinement aux
états unis. Il avait été repris à sa famille américaine (de manière musclée, par la police, ce qui avait ému l'opinion internationale) et rendu aux cubain à grands coups médiatiques, comme savait si bien le faire Fidèle Castro...
Cette année là, tout le monde appelait notre fils par le prénom de ce petit "héro" national, car, visiblement, il lui ressemblait beaucoup.
Arrivé à la frontière, le douanier, trouvant certainement lui aussi que ce petit garçon ressemblait à celui que son gouvernement avait eu tant de mal à récupérer, nous regardait d'un air suspicieux. En voyant ça, ma compagne lui demanda de dire quelques mots en français, pour faire retomber les soupçons du douanier de plus en plus méfiant... Mais voilà: il venait juste de se faire réprimender pour une bêtise qu'il venait de commettre et il était justement en train de bouder !
La tension est retombée au bout de plusieurs longues minutes, lorsque ce petit bonhomme de 4 ans a bien voulu dénier lâcher quelques mots. Il venait, sans le savoir, de nous éviter de gros problèmes et, peut être même, un incident diplomatique...