Bonjour,
Je suis très intéressé à vous lire car je suis en train de me préparer pour faire ce chemin aux mois mars/avril 2018...
Bonsoir à tous (Yolandroy, Marathon, Toth..)
il s'agit de mon expérience et en aucune façon "la bible "....
je pensais bien connaitre mes pieds (marathonien et adepte de la rando longue distance...) j'ai quand même eu beaucoup d'ampoules (je ne savais pas ce que c'était !), une tendinite et même un début de périostite tibiale ! en cause beaucoup de goudron, énormément de goudron (par rapport à Compostelle par exemple). Donc : prendre un jour de repos obligatoire à l'arrivée (ce que je n'ais pas fait). en cause le gonflement des jambes dans l'avion.
les chaussures : j'avais des " mid " de chez Salomon, bien cassées depuis deux mois. la plupart des Japonais font le pèlerinage avec des running super simples (mais de bonne qualité je suppose), les étrangers (nous ne sommes pas nombreux) sont tous avec des chaussures de rando classiques souvent lourdes et inutiles dans les longs parcours urbains ou peri-urbains. pour résumer : si je devais y retourner je prendrai des running/trail de bonnes qualité.
Mon sac faisait 6,5 km à l'arrivée à
Osaka (trois pantalons dont un sur moi, trois T-shirts dont un sur moi, et ainsi de suite : tout par trois., pas d'appareil photo ni informatique, une trousse de toilette au minimum, aucun médicaments - le
japon est un pays développé - un manuel de conversation franco/japonais, une cape de pluie (super nécessaire). Au bout de 15 jours j'ai laissé plus d'un kg dans un hôtel pour le récupérer à la fin du pèlerinage. Tout par deux au lieu de trois ! il est possible de laver presque tous les jours dans les ryokan ou minshuku, souvent gratuitement.
peut-être une erreur : une seconde paire de chaussure super légère, type sandale, pour les soirées ou autre.... on se déchausse partout au
Japon !
le guide des 88 temples est absolument obligatoire. il est (a ma grande surprise) presque aussi précis qu'un rando-guide Français ;
vous avez sans doute des tas d'autres questions : la langue : je suis partis avec 50 mots de japonais et revenu avec 200 ; le balisage : déroutant car multiple mais quand même presque parfait ; le cout des hébergements, les coutumes locales...
la logistique est fondamentale mais les 88 temples c'est la rencontre avec les japonais, le respect inimaginable dont jouissent les "henros" ; la disponibilité et infinie gentillesse des gens bien loin des représentations que nous en avons (et pourtant c'était mon 5eme séjour au
Japon) les paysages, la sérénité des temples, moments attendus, espérés du pèlerin.
la fatigue aussi voir l'épuisement certains jours.
posez moi les questions qui vous importent, je vous ferais part de comment j'ais résolu le problème ???? si jamais.
Gambatte kudasaï (bon courage)
bien cordialement
Chacha