Jour 26Après une nuit glaciale, interrompue à plusieurs reprises par les hurlements de chacals, nous reprenons la route vers Nossob
Nous allons délaisser le lit de la rivière Auob pour celui de la rivière Nossob. Elle sont jointes par 2 pistes de liaison qui traversent l’intérieur du parc.
Très rapidement nous observons quelques belles girafes du
Kalahari.
Un peu plus loin 2 Secretary birds picorent dans l’herbe exactement à l’endroit où nous les avions aperçus hier...
Pendant plus d’une heure nous ne rencontrons pratiquement plus d’animaux, si ce n'est une troupe de gnous occupés consciencieusement à brouter la maigre végétation
Puis soudain aux environs d’Urikaruus, alors que nous commencions à douter, comme par enchantement, apparait sous nos yeux.......un guépard (j’adore le KTP

) à l’affût à 5 mètre de la piste. Il observe les environs mais s’éloigne rapidement lorsque nous nous arrêtons.
Un chacal rôde près de lui....
Un deuxième guépard lève alors la tête au dessus de la végétation. Il est occupé à dévorer une proie. Mais vu l’état de celle-ci ça sent la fin de repas.
Le chacal tente de récupérer quelques miettes du festin... Quel chouette spectacle encore une fois.
Nous avons l’occasion de l’observer pendant de longues minutes avant qu’il ne se décide à s’en aller rejoindre son compagnon de ripailles dans les dunes. Le chacal quant à lui, pas pressé de quitter la table, en profite pour vider les assiettes... et ronger la carcasse abandonnée par les félins.
Toutes ces émotions nous ont ouvert l’appétit et nous arrêtons sur l’aire de pic nic de Kamqua pour petit-déjeuner. C’est aires sont ouvertes, sans clôture et peuvent toujours être visitées par des animaux de toutes sortes...
Nous reprenons maintenant la piste transversale de liaison. La sable fait place au gravier et à la rocaille. Elle traverse de grandes étendues de dunes de sable rouge couvertes d’une végétation adaptée à ce climat sec et rude.
Cela ressemble, hormis la couleur du sable, aux dunes que nous connaissons chez nous en
Belgique le long de la côte de la Manche. Mais ici les perspectives sont quasi infinies et les proportions bien plus gigantesques. Nous verrons très peu d’animaux dans cette zone, 2 ou 3 oryx et puis c’est tout.
Nous rejoignons ensuite la piste qui longe la rivière Nossob et roulons jusqu’au camp de Nossob justement. La piste est de nouveau sableuse, mais elle se trouve en contrebas du lit de la rivière où paissent les animaux. Ce qui rend leur observation un peu plus difficile.
Nous ne verrons pas grand chose non plus sur cette partie du trajet.
Juste avant d'arriver à Nossob, un grand Kudu nous surprend
Nous nous installons au camp. Il est plus traditionnel avec des bungalows en dur et une clôture périphérique.C’est moins « wild » que nos précédents couchages. Par contre on aura moins froid cette nuit.
En fin de journée, nous repartons vers le nord jusqu’au point d’eau Cubitje Quap où nous nous installons en observation. Plus envie de rouler aujourd’hui.
Pas de visite animalière au point d’eau cet après-midi, mais de nombreux pigeons batifolant dans l’eau et quelques rapaces sur les arbres alentours.
Soudain l’un d’eux, un faucon lanier je crois, prend son envol et en une fraction de seconde il fond sur les oiseaux au point d’eau et en attrape un dans ses serres. Il semble avoir été présomptueux quant à ses forces et il est obligé de le relacher rapidement. Le pigeon retombe dans l’eau où il git immobile... sale après-midi pour lui.
Quelques minutes passent puis la vie reprend (mais pas celle du pigeon) au point d’eau avec le va et vient des oiseaux venant se désaltérer.
Nous ne verrons rien d’autre aujourd’hui et nous rentrons au camp pour préparer le braai du soir et passer une bonne soirée au chaud.