Jour 24Réveil sauvage ce matin ! Quelques minutes après avoir ouvert les yeux, les rugissements d’un lion se font entendre...et se répètent à plusieurs reprises. Serait-ce notre ami de hier qui se trouvait à faible distance de notre camp ? Probablement, car nous le croiserons encore une fois et pour quelques minutes lors du départ de notre game drive matinal.
Nous ne verrons pas beaucoup d’autres animaux ce matin. Nous rentrons donc et faisons nos bagages.
Nous quittons Urikaruus vers 10h00 et roulons en direction du Kgalagadi Tented Camp toujours le long de la rivière Auob à quelques kilomètres avant le camp de Mata Mata, poste frontière avec la
Namibie. Nous n’avons qu’une cinquantaine de kilomètres à parcourir sur une piste de plus en plus sablonneuse. Quelques animaux habituels le long de notre parcours.
Juste avant d’arriver à notre camp nous remarquons un pick up arrêté le long de la piste, ses occupants scrutant la végétation et les arbres morts couchés sur le solà une trentaine de mètre. Nous nous arrêtons à côté d’eux et faisons de même avec nos jumelles. Sans rien trouver.
Fenêtres de véhicules ouvertes nous engageons la conversation. Ils nous disent être là depuis ce matin et avoir vu un couple de léopards.... Quoi des léopards, où, quand, comment, ????...
Oui oui, un couple de léopards en pleine activité...de reproduction..... La femelle a disparu, mais le mâle, exténué sans doute par ses performances, est toujours là couché sous les branches.
Nous regardons mieux, sans succès... Si, si, vous suivez la vielle branche tordue, juste au bout en dessous il y a de hautes herbes et le léopard est là quelques dizaines de centimètres plus loin. Il nous tourne le dos actuellement....
Ces gens, sud africains sont charmants, plein de gentillesse et de patience envers les 2 béotiens myopes que nous sommes.
Puis soudain, le déclic. Mais si là je viens de voir bouger sa queue.... T’es sûr ???? oui oui.
Le félin relève la tête, scrute l’horizon puis se recouche, immobile. Nous attendons encore une petite demi-heure (si, si, ça passe très vite) dans l’espoir de le voir se relever,... mais rien ne se passe. Nous quittons à regret les lieux un peu déçus quand même de ne pas avoir pu profiter un peu plus de la vue de ce superbe animal.
Nous prenons possession de notre nouveau logement dans le camp qui en compte 15 bien disséminés dans la végétation, face à un trou d’eau placé assez loin. C’est aussi un camp sans clôture.
Notre bungalow se compose de 2 parties, une cuisine en dur un peu sombre et un volume en toile de tente abritant la chambre et la salle de bains. Les 2 réunis par une terrasse en bois surplombant le paysage en pente vers le lit de la rivière.