Jour 23Nous sommes levés avant le soleil ce matin pour quitter le camp à l’ouverture des grilles (virtuelles) Il fait froid, 2 ou 3 degrés... nous sommes en hiver.
Le jour commence à poindre quand nous récupérons notre "laisser-passer" et quittons le camp.
A peine avons-nous rouler quelques kilomètres que nous sommes récompensés de notre réveil matinal.

Soudain apparaît face à nous dans le lit de la rivière un beau jeune lion mâle... il vient vers nous... qu’est-ce qu’on fait ? L’excitation est à son comble.
Il faut faire demi-tour sur cette piste peu large,... sans se planter.

Heureusement il n’y a aucun véhicule à l’horizon. En quelques manœuvre c’est fait.

Nous attendons notre nouvel ami qui passe juste devant nous et continue son chemin sur la piste même. Nous voyons apparaître un autre véhicule qui comme nous se met à le suivre. Nous roulons à 2 de front sur cette petite piste et toujours personne pour nous piquer ce moment extraordinaire.
La balade se poursuit une bonne quinzaine de minutes puis le fauve monte dans la végétation le long de la piste, marque son territoire à l’urine et disparaît en nous saluant d’un rugissement guttural.
Nous faisons une nouvelle fois demi-tour et reprenons notre quête. Nous observons de nombreux nids de Républicains sociaux Ces petits oiseaux construisent d’énormes nids de chaume accrochés aux arbres ou aux poteaux téléphoniques. Ces nids à nombreuses chambres peuvent durer plus d’un siècle paraît-il et accueillir jusqu’à 200 oiseaux en même temps.
Nous croisons aussi des oryx, ces grandes antilopes du désert avec leurs cornes immenses et qui sont l’emblème du parc.
Il faut parfois être très attentif pour repérer des animaux bien plus petits nichés dans le feuillage des arbres. Ces petits Guêpiers (Swallowtailed bee-eater) se sont regroupés pour combattre plus efficacement le froid, peut-être ?