Alain, disons que votre "J'ai pris l'avion plus de 2400 fois" est peu crédible.
Effectivement peu crédible car c'est plus en réalité. Les 2400 et des poussières c'est uniquement sur compagnies régulières.
J'ai eu ma première carte d'abonnement Air Inter en 1974. J'étais directeur des ventes d'une grosse entreprise située en province. Je couvrais toute la
France et 2 pays d'Europe. A l'époque, les vols province - province étaient très rares, et province Europe encore plus. Le moindre déplacement obligeait à passer par
Paris en changeant d'avion. 1 déplacement = 4 vols puisqu'il fallait bien revenir.
En admettant que je ne me déplace que 30 fois par an (plus en réalité), ça faisant 120 vols dans l'année. Je suis aujourd'hui retraité, je vous laisse faire les comptes, sachant qu'en prenant du galon comme l'on dit, je me suis heureusement moins déplacé.
A l'époque, il n'y avait pas de miles, mais des vols gratuits pour les abonnés que j'ai eu la chance de pouvoir utiliser pour mon compte personnel, comme les locations de voitures gratuites aussi avec une carte Hertz après x locations. Ca m'a fait quels beaux W.E. et vols en plus...Quand Air Inter a ouvert des lignes en Europe,
Espagne en particulier, c'était sympa.
J'ai bien profité des miles Air France ensuite sur l'Europe et un voyage à 2 en
Polynésie. Là nous rentrons de N.Y. gratos également (sauf taxes d'aéroport).
Il se trouve que j'ai également travaillé quelques années dans une société dont le PDG était pilote (VFR seulement). Il y avait donc un bi moteur (pas bi réacteur) 6 places de société avec un pilote pro IFR, et l'avion, on l'utilisait croyez moi, au grand dam de la contrôleuse de gestion qui comble de malchance était malade les peu de fois où elle était obligée de voler !!!
Pour la charrier, je lui expliquais régulièrement que tous les PDG ont des marottes, mais que celle du notre était utile puisque nous pouvions en profiter, alors que s'il avait entretenu une ou des maitresses nous n'aurions pas pu nous en servir.
Ca la rendait folle de rage et faisait bien rire toute l'équipe d'encadrement qui volait !!!
On s'en servait aussi pour faire des "relations publiques" en emmenant des clients faire un tour.
Quand nous quittions la
France (
Belgique,
Espagne,
Italie,
Maroc) les formalités de douane (pour en revenir au sujet de la file) étaient bien plus compliquées et Schengen n'existait pas encore. Soit il fallait faire venir les douaniers avant le décollage avec RV à l'avance bien sûr dans la ville où se trouvait l'entreprise, soit il fallait faire une escale administrative avant de quitter la
France dans un aéroport proche de la frontière :
Lille,
Nice,
Toulouse, Le Bourget parfois si ça le justifiait.
Comme en plus j'ai beaucoup voyagé à titre personnel, et que sur un voyage découverte lointain de 15 à 18 jours il n'est pas rare de prendre 6 vols, le compte est plus que largement bon.
Avant d'ironiser, il faut parfois se poser les bonnes questions, ça évite.....