Nous retrouvons Phason pour un long trajet matinal.
Mais le jeu en vaut la chandelle. Un mini-trek de toute beauté nous mène à une cascade somptueuse.
L'un de nos plus agréables parcours en forêt en
Thailande, et même pas de billet d'entrée à régler.
Nous faisons une halte dans un temple qui sort de l'ordinaire. On hésite entre le palais de Shéhérazade et Disneyland mais incontestablement quelqu'un s'est bien éclaté en élaborant les plans.
Nous faisons un arrêt à un petit stand, où nous achetons un régime de 16 bananes de taille moyenne pour 20 bahts. Ces délicieuses bananes, plates sur deux côtés, qui ont en goût ce qu'elles ont en sucre.
Dans la voiture, Phason nous dit : " Tu sais combien je paye ça dans mon village ? ".
Rien qu'à la question, on se doute de la réponse. 5 bahts, évidemment.
Et c'est vrai que par la suite, plus on s'approche des lieux de production et des petits villages, plus on voit des régimes à 15, puis 10 bahts. Ce n'est finalement pas étonnant dans un pays où cette plante est omniprésente. En bord de route, on peut théoriquement en cueillir presque partout.
Phason nous fait ensuite une visite complète de sa région, comprenant des villages charmants, richement fleuris et bien agencés.
Il nous présente successivement son champ de riz, son épouse, son arbre à durians et son bac à poissons.
C'est l'occasion rêvée d'être au plus près de la vie locale et de rencontrer des gens incroyablement chaleureux.
Pour terminer, Phason nous accompagne pour déjeuner, il sait où on mange bien.
En pleine campagne, dans une cantine couverte à l'abri d'un soleil de plomb, nous dégustons en effet l'un des meilleurs plats de notre séjour : un mélange porc-riz-omelette accompagné d'une soupe tout simplement succulente. Sur des bancs de bois d'une longueur incroyable, directement coupés dans un tronc.
Quelle chance lors d'un voyage de tomber sur une personne fiable et enthousiaste ! Ces deux jours avec Phason valent un mois de voyage organisé. Nous le recommanderons si nous en avons l'occasion et nous comptons bien le revoir, ce brave homme !