Sur une demi-journée, Noey nous guide vers plusieurs temples de la ville.
Honneur au plus réputé : il date du 15ème siècle et un bouddha très vénéré y trône en bonne place.
Noey et nous-mêmes ayant amadoué le gardien, nous avons la chance de pouvoir admirer l'intérieur du viharn, généralement ouvert seulement quatre fois par an depuis que des étudiants thais en visite ont endommagé des peintures murales.
Les représentations et les couleurs choisies sont effectivement très belles.
Le gardien, qui arbore fièrement sa coupe de cheveux d'un guerrier des âges révolus, nous explique que le magnifique bouddha en pierre qu'on peut y observer a déjà été dérobé deux fois.
Un autre wat présente de bien jolis extérieurs. Mais pas de chance, les moines se sont tous absentés et nous ne pourrons pas visiter le musée. Nous nous y promenons donc sous le regard narquois d'un bouddha qui louche.
Au repas de midi, c'est toute une entreprise qui vient déjeuner. Une dizaine de gros 4 X 4 est stationnée sur le parking.
Tout le monde porte un haut jaune, journée du roi oblige.
Au comportement des uns et des autres, on voit bien qui est l'adjoint, qui est le chef, qui est le superchef.
Une des adjointes, aspirant certainement à de l'avancement, multiplie les manières et l'affectation jusqu'à l'excès.
Une cheftaine, probablement ex-adjointe, transpire l'importance qu'elle a acquise : elle ne voit pas grand monde, ceux-là étant insignifiants.
Ils ont amené avec eux du personnel qui ne cesse de les servir, en plus des employés du restaurant. Ce ballet tantôt amusant tantôt intrigant a un quelque chose de fascinant car nous sommes loin d'en avoir assimilé tous les codes...