Nous avons repéré un endroit qui nous parait intéressant, plutôt en-dehors de l'autoroute touristique, mais cela nécessite d'abord un trajet de bus de plusieurs heures. A la gare routière, il faut encore prendre un bus local pour une bonne heure.
Vous savez, ceux qui n'ont plus guère d'amortisseurs et qui disposent de ventilateurs au lieu de l'air conditionné. Mais c'est toujours une expérience absolument exotique. Il faut dire que le tarif n'est que de 25 bahts pour deux personnes, pour un trajet de plusieurs dizaines de kilomètres.
Ce bus nous laisse dans un village, en bord de route, mais le problème c'est que le numéro de téléphone de l'hôtel n'est pas le bon ou ne répond pas. Qu'à cela ne tienne, l'homme chez qui nous prenons une boisson s'occupe de notre cas et se fait même aider par la petite vendeuse d'à côté.
Nous arrivons donc sans encombres dans une gigantesque propriété achetée il y a plus de vingt ans par un thai richissime, lequel décida d'en faire un havre de paix pour des éléphants ayant connu une vie de souffrances.
Il a acheté son premier éléphant à un pauvre homme qui le trainait dans les rues de
Bangkok. L'animal trouvait une partie de sa pitance dans la décharge voisine.
Ici, tout est fait pour l'éléphant plutôt que pour le visiteur : on se contente de ce que les animaux veulent bien offrir.
Aucune animation fantaisiste, pas seulement question de laver les animaux ou de se rouler avec eux dans la boue alors qu'ils évoluent presque dans des conditions de semi-liberté.
Le cadre d'ensemble est avantageux : dans un interminable couloir, une vallée est surmontée d'une rangée de collines où la forêt tropicale est préservée.
Le hall d'accueil est monumental, reposant sur des piliers extrêmement hauts, avec des filets pour empêcher les oiseaux d'y pénétrer. On se croirait presque à l'entrée d'un Jurassic Park.
Le manager parle anglais et allemand et peut arranger toutes les sorties. Il nous explique qu'ils privilégient l'emploi pour les habitants du coin, ce qui explique notamment quelques approximations dans le service mais un resort dans la jungle n'est pas un resort ordinaire.
Les bungalows occupent en effet une très vaste superficie, en pleine forêt. Le seul espace piscine pourrait servir de cadre à une gigantesque soirée de fête.
Depuis la terrasse, notre première soirée se termine au son des bruits de la nature.
Le temps change et les quelques prochains jours connaissent une variation climatique, qui au final ne nous confronte pas à tant d'inconvénients que ça.
Nous avions déjà remarqué que les thais ont tendance à considérer chaque sommet de colline comme un emplacement potentiel pour un temple.
Cela nous amène à faire une visite en altitude sous un vent qu'on peut qualifier de frais ; ça change !
Les nuages massifs enveloppent les sommets et créent une atmosphère particulière.
Bien plus loin, nous avons l'occasion de faire nos courses dans un marché local assez isolé.
On a fait le tour des commerçants.
Nous repartons chargés de bananes, d'avocats, d'ananas et de fruits du dragon. Notre plus belle prise, c'est l'acquisition de deux mangues jaunes qui se révéleront savoureuses. Deux mangues jaunes bien mûres, poids total 1,9 kg !
Notre long trajet s'interrompt pour quelques instants à musarder dans la nature, à proximité d'une chute d'eau apparemment bien alimentée par la pluie qui tombe...souvent là où nous ne nous trouvons pas !