Dédémimi · 12 janvier 2012 à 11:23 · Une photo 24 messages · 13 participants · 9 751 affichages | | | | Rebonjour, pouvez-vous me dire s'il vaut mieux rencontrer le peuple himbas à Opuwo ou bien à Epupa falls? Merci. Michèle. | | | Bonjour. Les Himbas à Opuwo ou Epupa? Bonne question! Les options à recommander seraient de prendre d'abord un guide interprète dans l'un ou l'autre endroit. Vous ne parlez pas la langue et les Himbas "provoquent un peu souvent" des malentendus au sujet des payments. En effet, aujourd'hui, à moins de passer beaucoup de temps parmi eux, (quelques jours, mais dans un tour çà fait beaucoup) il faut presque systématiquemant payer pour visiter les Himbas. Et tout se négocie. Si donc vous n'avez pas d'interprête, vous n'êtes pas au bout de vos peines. Celà reste possible, mais votre expérience va être faite de beaucoup de signes de mains et vous risquez d'avoir des Himbas peu cordiaux devant vous. Il y a 1 ou 2 bons guides à Epupa. Demandez simplement au camping (quel qu'il soit) et on vous aidera (souvent ils se présentent eux-mêmes, ne les chassez pas comme des mendiants... j'ai vu faire!). Il faudra partir en prennant des cadeaux que le guide choisira et que vous paierez (nourriture, café, thé, sucre, etc... si tabac, à vous de voir si votre éthique le permet ou non. Ils aiment bien le tabac à chiquer) A Opuwo, il y a un ou 2 bons guides aussi, et beaucoup d'escrocs et de profiteurs. Je me permet de vous recommander (sans qu'il le sache, donc ce n'est pas vraiment de la pub) Weston Ouarotissa qui est très agréable et qui a une sérieuse expérience des prises de contacts. (+264 812 750 156) Même chose pour les cadeaux qu'à Epupa, mais la tendance est qu'il faudra donner plus dans la région d' Opuwo que là-bas. Même si vous partez loin des routes touristiques, dans les coins "perdus" vous serez confrontés aux mêmes problèmes, car les Himbas bougent beaucoup et tous connaissent déjà le genre de contacts que recherchent les touristes. Pour les salaires du guide, il faudra négocier avec eux. Evitez absolument les photos "à la volée". Celà peut déclencher de sérieux problèmes. (vous le savez sans doute déjà) | | | Bonjour,
Personnellement, j' ai eu une expérience bien décevante à Purros ( cette page de mon récit); une autre m' a enchanté à Epupa ( celle-ci ). Les coordonnées du guide et les moyens de rentrer en contact avec lui figure dans mes pages.
Zou... Jean-Fi. | | | Salut, j'ai fait la même rencontre que J2p à Epupa (c'est d'ailleurs grâce à lui, on l'a faite le lendemain) et cela a été un grand moment du voyage émotionnellement parlant. Malgré le contact indirect du au langage (d'où la nécessité d'un guide qui parle himba), des choses se sont passées (regard, rires, tentatives de communication). Quand deux personnes (ou +) ont envie de parler, malgré la barrière de la langue, on peut communiquer. Ce n'est pas la première fois, qu'une telle situation m'arrive et quand on veut, on y arrive. a+ | | | Sur ce point je suis très partagé,
Je ne suis pas convaincu qu'on leur apporte beaucoup de "bien" 
Max | | | Salut,
Je ne suis pas convaincu qu'on leur apporte beaucoup de "bien" 
Je suis partagé aussi mais je n'ai pas chercher à leur apporter du bien. Juste à les rencontrer. Je n'ai pas mauvaise conscience lorsque je rencontre des gens sous prétexte que je suis immensément riche par rapport à eux ou bien que mes aïeux ont colonisés la moitié de la planète.  C'est notre Histoire et faire des rencontres fait partie du voyage.  . | | | Il faut y être allé pour te faire une opinion Max, je pense... Est-ce qu'on leur apporte du "bien" globalement, je ne sais pas. Mais le monde est comme il est et les touristes vont dans le Kaokoland et effectivement on peut parfois passer d'agréables moments de partage avec les Himbas. Mais quelque fois aussi, c'est carrément n'importe quoi et ce n'est en aucun cas leur faute. En tout cas, les médicaments qu'on leur a laissé pour se soigner ou les fournitures scolaires pour l'école de Marienfluss ne leur ont sans doute pas fait de mal. Pas facile... | | | Nous sommes allés à la rencontre des Himbas avec Anita à Epupa. Elle parlait anglais et Himba. Elle nous a coaché sur les cadeaux que nous devions apporter et la conduite à tenir. Rencontre très simple et réellement émouvante. Il faut aller au delà de l'idée que l'on est pas au zoo mais dans un échange. Anita nous avait contacté dès notre arrivée à Epupa community camp. C'était il y a 2 ans. | | | Les Himbas parlent herero. | | | Les Himbas parlent herero. 
Ah? J'avais imprimé un mémo de 2 pages avec les mots en fraçais et en Himba - Herero. On s'était bien marrés  . En voici un extrait.
| | | Il faut y être allé pour te faire une opinion Max
je pourrais difficilement te contredire  mais avant il faut que j'arrive à me décider si je passe le pas ou non. Je me connais, si sur place je me rends compte que c'était une erreur...  | | | Re,
Je ne suis pas convaincu qu'on leur apporte beaucoup de "bien" 
Je n'ai nullement parlé d'apporter du "bien". Justement je ne suis pas allé dans cette relation du "riche" qui va apporter beaucoup (ni dans celle du zoo : Quelle horreur!). Mon truc et cela m'est arrivé dans d'autres pays c'est d'essayer d'échanger malgré la barrière de la langue. Dans échanger il y a réciprocité et les himbas rencontrés m'ont apporté bien plus que les 3 photos prises, comme j'espère (et pense)que nous avons apporté bien plus que les vêtements, et autres présents. Ce que j'ai ressenti, a été très fort, les regards me trompent difficilement. a+ | | | bonjour Nous c'était Epupa Falls, avec Anita également, le 15 septembre 2011. Nous n'avons pas regretté même si évidemment la relation est biaisée. Nous sommes blancs, un niveau de vie dont ils n'ont même pas conscience et nos Euros et dollars leur permettant de vendre certains objets qu'ils ont confectionnés eux mêmes. Quelque soit la manière que nous choisissons pour notre mauvais conscience (ou notre bonne..!), notre argent et le barrage de la langue rend tout "échange réel" quasiment impossible, mais....il y a quand même échange et même limité, nous pensons qu'avec un peu de retenue, de pudeur, c'est une des raisons de nos voyages. Le lendemain, sur la route de Epupa vers Ruacana, lors d'un arrêt en pleine "brousse" une femme Himba est venue à notre rencontre avec son bébé dans les bras. Nous avions appris un seul mot en Himba, Moro (bonjour), mais pour nous c'était facile car c'est notre nom de famille!, mais il nous semble qu'il y a eu échange un peu différent car elle n'est pas arrivée pour demander quelque chose mais pour voir ces animaux extraordinaires que nous représentions. Nous prenions le café avec un gâteau et nous lui avons offert du gateau, du café et nous lui avons laissé la tasse en souvenir; nous lui avons demandé si nous pouvions prendre une photo et elle a accepté. Quelques jours après, nous avons visité un village San (22 septembre) dans un contexte encore différent. Les habitants de petits villages qui vivent un peu plus dans "le monde moderne" (???... portable, accés partiel à certains moyens de locomotion...je marche sur des oeufs en disant ça!) accueillent les touristes en reconstituant la façon dont ils vivaient il y a encore une ou deux décennies, du style le film "les dieux nous sont tombés sur la tête". Le guide qui fait lui même partie de cette communauté nous servant de traducteur. Là c'est comme un musée reconstituant le temps passé avec des personnes, jeunes et vielles, qui revivent leurs us et coutumes. Nous avons beaucoup aimé également; c'était trés sobre et trés enrichissant. Vous pouvez voir quelques photos et autres commentaires sur notre site::
les-moreau-en-voyage.pagesperso-orange.fr/
Cordialement jean michel | | | Il faut y être allé pour te faire une opinion Max
je pourrais difficilement te contredire  mais avant il faut que j'arrive à me décider si je passe le pas ou non. Je me connais, si sur place je me rends compte que c'était une erreur...  
Nous avions été sollicités pour faire une visite (payante) avec guide de campements himbas autour d' Epupa Falls. Peut-être à tort j' avais décliné cette proposition, n' étant vraiment pas à l' aise pour ce genre de visites. Fondamentalement l' écart de revenus est trop radical pour engager une relation sincère et saine "d' homme à homme" (en l' occurence d' ailleurs plutôt "... à femme"). Par ailleurs on sait pertinemment que le mode de vie qui nous est montré est en sursis, miné par les moyens modernes de communication et l' attrait inexorable du mode de vie moderne universel. Dans le cas des Bushmen-San au moins les choses sont claires, puisqu' ils miment un mode de vie qui n' est en réalité plus le leur, pendant les heures où ils ont passé leurs costumes pour les touristes. C' est intéressant, mais comme du folklore. C' est sûr que la tentation de rapporter des photos de ces peuples si pittoresques est forte, et que c' est bien tentant de rentrer dans le jeu, mais en contribuant peut-être un peu plus à accélérer le processus de leur déculturation.. Ceci est un point de vue strictement personnel, en sachant que les Himbas par exemple resteront forcément un point fort des attraits touristiques de la Namibie, largement mis en avant par les autorités et les professionnels du tourisme de cette destination. Bonne journée à toi, et bonne réflexion sur ton itinéraire ! | | | en contribuant peut-être un peu plus à accélérer le processus de leur déculturation..
Non, je ne pense pas. Les deux fois où nous avons visité les Bushmens, on nous a expliqué justement que les jeunes continuent à "apprendre" leur culture, seulement parce que ça sert pour les démonstrations aux touristes. Sans tourisme, ils ne sauraient déjà plus faire du feu avec deux bouts de bois ou trouver les racines "magiques" qui permettent de (sur)vivre dans le bush. Et ils vivraient seulement des aides sociales.
Les Himbas, c'est différents. Ceux (ou plutôt celles car c'est plutôt une décision des femmes, je crois) qui ont choisi de rester vivre au fin fond du Kaokoland, loin d' Opuwo et d'Epupa, ont fait un choix délibéré de vivre selon leur mode de vie ancestral. Combien cela pourra-t-il durer ??? | | | Vaste débat... 
C' est vrai que c' est sympa de prolonger les traditions anciennes des peuples qui se sont (ou qu' on a) sédentarisés. Il faudrait aussi relancer les vocations de "chamans". Qui sait, si la demande touristique y incite... 
Sur un plan purement esthétique de voyageur on peut regretter la perte de diversité des cultures et des genres de vie traditionnels qui s' accélère. Pourra-t-on encore tourner une fable humaniste et ingénue sur le choc des cultures comme "Les dieux sont tombés sur la tête" dans quelques années ? | | | Bonjour à tous,
ah les visites aux Himbas divisent toujours autant vous semblez tous oublier un point essentiel et important, sans les "vilains touristes" que nous sommes tous et la pression qu'à pu exercer l'industrie du tourisme, un barrage aurait été construit, les Himba et leur culture seraient noyés sous les eaux et plus personne n'en parlerait.
Maintenant afin de respecter au mieux ces populations et leur culture, il est impératif de les rencontrer de façon organisée (guide ou lodge) et surtout pas en solo n'importe où et n'importe comment.
Personnellement je prends toujours beaucoup de plaisir à ces rencontres toujours interessantes et émouvantes. Et ceux qui parlent de zoos humains sont à côté de la plaque, d'ailleurs ce sont souvent ceux qui n'ont pas vécu cette expérience mais qui ont bien sûr un avis tout à fait tranché sur la question.
Pierre je suis assez d'accord avec ton dernier message  Combien de temps cela va encore durer ? bonne question. aujourd'hui un enfant Himba sur 2 va à l'école et est rattrappé par la civilisation moderne (surtout de nos jours). J'ai bien peur que dans quelques générations les Himbas ne soient malheureusement plus qu'une attraction touristique comme peuvent l'être certains villages indien d' Amérique du Nord. | | | Moi aussi je suis plutôt d'accord avec ton message Vincent ! 
J'ai juste toujours un peu de mal avec ça : "il est impératif de les rencontrer de façon organisée" Le business autour des Himbas me gêne. Je ne dis pas que ceux qui organisent ces rencontres le font tous dans un mauvais esprit, mais ça existe. Mais si on peut faire de belles rencontres sans "organisateurs" (mais des gênantes ou même des moches auxquelles on ne comprend rien aussi !). La plus émouvante que nous avons faite avec des Himbas, c'est celle où nous avons essayé de notre mieux de soigner un vieil homme brûlé et une femme qui souffrait du ventre. Ça relevait du plus pur hasard. Par contre si tu y vas dans l'esprit "je veux voir des Himbas, je veux voir de Himbas" et que tu débarques en 4x4 au milieu du kraal...   | | | Oui je connais cette histoire Pierre mais rappelle moi où elle a eu lieu cette rencontre ?
je parlais d'une manière générale et surtout de là où vont 99% des touristes c'est à dire sur l'axe Opuwo - Epupa. | | | Bonjour Vinny,
Maintenant afin de respecter au mieux ces populations et leur culture, il est impératif de les rencontrer de façon organisée (guide ou lodge) et surtout pas en solo n'importe où et n'importe comment.
N'importe où dans le monde, je pense et agis très exactement à l'opposé de cette affirmation. Vive la diversité culturelle des voyageurs  . | Discussions similaires sur la Namibie: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 18 006 visiteurs en ligne depuis une heure! |