Lorsque nous regagnons le navire il fait encore très beau. Le pont piscine fait le plein toutefois il reste beaucoup de transats inoccupés.
Pour le gouter il y a le choix.
Au restaurant Le concerto mais seulement entre 15h30 et 16H30. Là il y a des nappes blanches, les serveurs font passer des plateaux et des charriots de pâtisseries et sandwichs.
Il y a bien sûr la cafeteria ouverte de 6H (5h les jours de débarquement) à 23H.
Enfin il y a le café international qui sert toutes sortes de cafés et thés avec des pâtisseries, sandwichs et tourtes sur la piazza. Il est ouvert 24h sur 24.
Et les français me direz-vous. Ils n’ont jamais été aussi nombreux sur un bateau de cette compagnie.
Apparemment Princess a beaucoup communiqué, notamment auprès des agences de voyage sur cette première fois au Havre, avec une assistance française.
Une réunion a bien été prévue pour les français. Nous y allons.
Le petit salon est plein, nous nous asseyons, je lance un bonjour qui se veut cordial à mes plus proches voisins.
On me regarde et...on ne me répond pas. Je comprends que c’est un groupe, qui se suffit à lui-même.
Je sens qu’il y a du mécontentement dans l’air. Déjà !
Il y a même cette phrase magnifique : « d’abord c’est normal qu’on râle, on est français ».
Apparemment, c’est une évidence, notre identité première...


La représentante française s’agite pas loin et commence avec 20mn de retard.
Elle commence en nous disant que si nous avions déjà fait des croisières, nous connaissons tout, il faut reconnaître que ce n’est pas très engageant...
En fait on sentait déjà une incompréhension sourde et on a préféré partir.
La représentante française assurait une permanence tous les soirs.
C’est vrai que si on a déjà fait des croisières, on se débrouille, mais je pense qu’il faut quand même un bon minimum d’anglais.
Le journal de bord du jour n’a été en français qu’au bout de quelques jours, et la traduction était parfois hasardeuse.
Il faut réclamer le menu français dans les restaurants. Toutes les annonces sont en américain et parfois en espagnol.
Deux excursions en français sur onze escales.
Nous avons rencontré un homme ne parlant pas anglais au bord de la crise de nerf.

Plusieurs fois nous avons en effet entendu des français se plaindre. D’autres au contraire était à l’aise.
Avant le départ, sur ce même forum, il y avait eu un message venant d’un couple du
Québec. En MP on avait prévu de se contacter sur le bateau. Sonia de
Toulouse avait également confirmé sa présence.
Après une bonne nuit nous nous réveillons au large de l’escale du jour :
GUERNESEY.La journée promet d’être radieuse.
Je m’assois à une table de 6 où est déjà installé un couple.
Et je lance mon habituel : good morning, bonjour (ce qui permet de donner une information sur notre nationalité).
-Ah vous êtes française !
-Mais oui et vous, vous venez d’où ?
-De
Toulouse-Vous êtes Sonia !
Le couple n’en revient pas...
Pourtant facile, sur les 130 français, il ne devait pas y avoir beaucoup de toulousains.
Mon mari arrive avec son assiette et nous trouve en pleine conversation.
Je dois avouer que ce genre de chose m’arrive souvent, il est habitué...
Ils nous apprennent qu’ils ont décidé de faire le tour de
Guernesey en scooter. Les veinards.
Nous nous retrouverons quelques fois au restaurant, le soir, pour faire le compte-rendu de nos journées.
Pour descendre, rendez-vous au théâtre. Au bout de 5 mn on appelle notre groupe et nous descendons dans le ship-tender.
L'île de
Guernesey est toute pimpante sous le soleil.
Au départ J’avais pensé visiter la Maison de Victor Hugo.
Mon mari me rappelle que dans ce genre de maison historique à l’atmosphère confinée et pleine de livres, mon asthme se rappelle à mon bon souvenir et que je risque de sortir précipitamment.
Nous allons donc marcher le nez en l’air, dans les rues bien touristiques de ce petit port.
Les montres des grands horlogers sont à un prix défiant toute concurrence avec 40% de rabais, mais on n’en a pas le besoin, ni l’envie, ouf.
On va le long de la jetée en passant par la forteresse, là il y a déjà beaucoup moins de monde.
Je prends en photos les bateaux de pêches et les barques choisissant ceux qui ont de beaux reflets dans l’eau, parfaits modèles pour les nombreux tableaux que je voudrais peindre, Ah vivement la retraite pour avoir le temps, mince j’avais oublié j’y suis déjà !
Encore une belle journée.