Débarquement Kangerlussuaq vendredi 17 août
Une petite dernière, bien odieuse, pour le débarquement...
Après un troisième changement de compagnie et d’horaire pour notre vol de retour, qui n’arrivera finalement pas à l’heure prévue, encore une innovation déplorable de Rivage du monde...
Nous ne récupérerons pas nos bagages à l’aéroport de Kangerlussuaq pour les enregistrer. Nous devons nous-même mettre nos étiquettes « avion » sur nos bagages avant de les mettre dans le couloir. Nous ne les retrouverons qu’à Roissy
CDG. Il est donc impossible de transférer le matin nos affaires de toilettes après le débarquement, du bagage à main au bagage qui part en soute.
Pour pallier à cet inconvénient je demande une étiquette d’enregistrement de bagage supplémentaire afin d’enregistrer mon bagage à main contenant les affaires de toilette au moment du départ à l’aéroport.
Le directeur de croisière demande à son compère, l’animateur des soirées, de m’en trouver une... Il n’y en a pas. Cet animateur m’explique qu’il connait l’aéroport, qu’il a déjà embarqué sur un avion à Kangerlussuaq.
Avec conviction, et tout son talent de clown et de comédien, il m’explique que cet endroit est totalement perdu. Tellement petit au milieu de nulle part, qu’il n’y a qu’un petit baraquement au bord d’une piste pour les avions. Il me dit, qu’il n’y a aucun contrôle, que le bus s’arrête au pied de l’avion et que l’on monte directement dans l’appareil sans aucun contrôle.
Comme nous n’avons jamais eu aucun contrôle des bagages à la coupée de l’Astoria, ni à l’arrivée, ni à aucune escale, je lui fais confiance.
Mais il a bien du rire en se moquant ainsi de moi ! A l’aéroport, l’aérogare est tout à fait existante et normale. Nous avons eu les mêmes contrôles de sécurité que dans n’importe quel aéroport. Bien entendu mes produits de toilette m’ont été confisqués. Merci, pour ce mensonge délibéré et malveillant.
C’est le dernier exemple très concret des pratiques qui ont eu cours chaque jour tout au long de la croisière sur ce bateau. Répondre n’importe quoi pour se débarrasser d’une question et du passager.
Petit matin brumeux pour le débarquement, je n’envie pas les nouveaux passagers qui arrivent...
Conclusion
Il est certain que les deux annulations d’escales du début de l’itinéraire sous de faux prétextes et l’ignoble surprise à
Ilulissat nous ont empoisonné la croisière et gâché l’itinéraire.
L’organisation basée sur la tromperie et le mensonge, (dissimulation de la durée des excursions et le refus de donner les horaires des excursions, etc...) est un stratagème bien rôdé pour mieux abuser le passager. Qui aurait acheté une excursion en bateau de 2 heures, à 7h le matin, ou à 18h le soir ? Qui aurait acheté une croisière avec une « escale à
Ilulissat » où il est interdit de descendre à terre ?
Nous avons vu de beaux paysages, dans les meilleures conditions mais nous revenons tout de même déçus, en dehors des carences de Rivages du Monde. Peut-être la part de rêve s’est-elle envolée au fur et à mesure des déceptions ? Ou peut-être n’en avons-nous pas vu assez ? Ou peut-être n’y a-t-il pas grand-chose à voir ?
En dehors du Passage Christian Sund et de l’aperçu rapide de la baie de Disko, Le « très peu restant » que nous avons vu n’avait pas énormément d’intérêt. Aucune alternative de visites en dehors des excursions proposées par le bateau, pas de taxis, et peu de découvertes à faire à pieds dans un périmètre en rapport avec les temps d’escale. Les villes et villages que nous avons vus se ressemblaient tous, ils étaient pratiquement déserts, sans vie, comme si nous visitions des villes fantômes. Nous n’avons croisé que très peu de personnes et c’était assez triste.
Dans le passage Christian Sund, au niveau du village il y avait un bateau d’expédition stationné et les passagers descendaient en zodiac visiter le village. A part le plaisir du tour en zodiac, je me demande ce qu’ils ont vu de plus.
Nous avons été très déçus par l’absence de faune. Le naturaliste nous a expliqué que partout autour des lieux d’habitation il n’y avait plus un animal vivant. Bien que sédentarisés les inuits continuent à chasser sans limites, « à tirer sur tout ce qui bouge » nous a-t-il dit.
Cela n’empêche pas les supports de communication de « vendre » généreusement une faune invisible, inexistante.
Les prix très élevés pratiqués pour cet itinéraire ne se justifient pas par l’attrait de la destination. Ma préférence va sans conteste, pour le même genre de croisière, à la Patagonie ou à l’
Alaska.
Pour le côté pratique, c’est la première fois que nous achetons une croisière avec le billet d’avion compris. Je pensais que ce serait un avantage de ne s’occuper de rien. Au final cela a été bien plus pénible et compliqué que de réserver un vol soi-même.
La gestion avaricieuse de cette compagnie lui a fait changer maintes fois les vols jusqu’au dernier moment. Nous avons fini par rentrer avec une compagnie polonaise dont je n’avais jamais vu le nom. Les nombreux changements de compagnies et d’horaires qui nous ont été imposés tant pour le vol de l’aller que pour celui du retour ont été pénible.
Nos excursions, payées depuis plusieurs mois, annulées en dernière minute sur le bateau ne nous sont toujours pas remboursées à ce jour, mais la facture des consommations à bord a été débitée dès le surlendemain du débarquement.