Épisode 12 : le delta du Mekong
Après une longue pause hivernale, je trouve enfin le temps de continuer ce carnet

On s'est quitté à
Hoi An, une ville ou nous avons adoré parcourir la
vieille ville, nous reposer sur les les plages de sable blanc, pédaler sur les iles du fleuve au milieu des rizières et des petits village, déguster les spécialités culinaires locales... un vrai bonheur
Mais aussi... depuis l'épisode précédent fin janvier, le coronavirus a fait fuir les Chinois de
Hoi An, c'est le moment d'y aller pour être tranquille sans ces hordes bruyantes...
Tout est bien organisé à
Hoi An : pour qu'on parte sans trop de regret au bout de 5 jours, l'office du tourisme a prévu un gros orage qui nous a réveillé tôt le matin et s'est poursuivi par un vrai déluge typique des régions tropicales. Est-ce enfin l'arrivée de la saison des pluies ?
Avant de quitter l’hôtel, alors que je discute une dernière fois de tout et de rien (mon péché mignon !)) avec une des charmantes hôtesses de l'accueil (charmante comme 99,99% de la population vietnamienne

), celle-ci me dit s'appeler Dung.
Rien d'extraordinaire me direz-vous ! C'est vrai, n'empêche que je suis très heureux qu'elle porte ce prénom, ce sera l'occasion d'évoquer avec elle une discussion que j'ai eu a
Grenoble avec mon ami
Dũng
.
Il m'a dit à plusieurs reprises en plaisantant que je n'écrivais pas son prénom correctement : en effet j'écris Dung au lieu de
Dũng
(avec accent).
Dũng
est un prénom masculin alors que Dung un prénom féminin.
Du coup j'évoque cette discussion avec l'hotesse qui est ravie de voir que je m'intéresse à des sujets qui pourraient paraitre futiles à beaucoup. Notre conversation s'éternise alors un peu... et c'est ce qui fait aussi le charme de nos voyages : échanger (qd on le peut car on a souvent un problème de langue) sur n'importe quel sujet avec les locaux.
Elle me confirme donc que son prénom s'écrit sans accent et on se quitte en rigolant.
Au retour en
France, en discutant avec mon ami
Dũng
, il me dira aussi que Dung se prononce Dzung dans certaines régions et même Zung dans le nord (lui est de
Can Tho notre prochaine étape). J'avais effectivement remarqué que Vinh parlait de l'ethnie Dzao et non Dao

Pour finir :
"Dung " (féminin) = beauté
"Dũng
" (masculin) = courageux
C'était notre quart d'heure culturel ... reprenons le cours de notre voyage
La destination suivante est donc le
delta du Mekong. Ci-dessous notre trajet :
J'imaginais le
delta du Mekong comme la Camargue en bp plus grand, c'est a dire une région parsemée de villages au milieu des rizières. En préparant le voyage je me suis rendu compte qu'il y avait de nombreuses grandes villes de plusieurs centaines de milliers d'habitants et même
Can Tho qui est donné pour 2 millions d'habitants (pas sur que ce chiffre soit vrai) !!!!
Avant notre départ de
France, j'avais envie de faire ce trajet en train avec une pause de 2-3 jours qq part pour couper le trajet de 15-20 heures en 2. J'aime bien parcourir un pays sans utiliser l'avion en s'arrêtant de ci de là. Mais ce trajet est vraiment trop long, on se décide donc pour un vol en direction du sud du pays.
On pensait prendre un vol
Danang-
HCM ou si situait le seul aéroport de la région, jusqu'à ce que je découvre par hasard qu'on pouvait aller directement à
Can Tho à 3h de route de
HCM en plein delta.
A la suite de belle découverte

, on a réservé nos billets
Danang-
Can Tho depuis
Hoi An 2 jours plus tôt pour 40€ sur Vietjet Air (pas de chance, la veille et le lendemain c'était 25€... ce qui ne nous aurait pas forcément enrichi !) et la 1ère nuit au Green Village
Mekong conseillé sur ce forum (merci pour ce bon tuyau)
Après le petit déjeuner du 6eme jour à
Hoi An, on s'engouffre donc dans un taxi sous l'orage.
Le voyage jusqu'à
Danang dure environ 45 mn sans encombre. Alors que la pluie avait finit par cesser sur le trajet, on est accueilli à l'aéroport par des trombes d'eau.
Vol à l'heure sans encombre. Avant l'atterrissage on a un aperçu du delta : habitat très dense, canaux innombrables et cultures occupant tout le reste de l'espace comme le montre les photos de mauvaise qualité ci-dessous :
Nous voila donc à
Can Tho. En réservant sur le site de l'auberge, le transfert depuis la gare routière ou l'aéroport est offert : j'ai donc indiqué le numéro de vol et l'heure d'arrivée... mais personne ne nous attend.
Au bout de 30 min, je passe un coup de fil au Green Village qui me confirme qu'ils nous ont oublié et qu'il nous envoie donc un chauffeur.
Pas grave, il est midi, on est en vacances, le soleil est de retour, on a tout notre temps

, la vie est belle
Après une traversée de
Can Tho et ses grandes avenues remplies de scooter, nous arrivons au Green Village
Mekong en pleine nature à 10 km de
Can Tho.
Il s'agit d'un ensemble de 6 grands bungalows en palme au bord d'un petit plan d'eau, avec meubles en bois d'eucalyptus et une immense salle de bain.
Canapé et hamacs sur la terrasse permettent de profiter du calme de la campagne en sirotant une bière au bord de l'eau... tout cela se présente bien
Un bon repas et on part à la découverte des environs avec les vélos mis à disposition par l'auberge. De petits chemins pas assez large pour les voitures sillonnent la campagne entre les innombrables canaux. On franchit de nombreux petits ponts, on regarde la vie ds la campagne du
delta du Mekong, c'est très bucolique.
Arrêt dans une échoppe d'un petit village pour acheter à boire, le vélo avec cette chaleur humide ça déshydrate

2-3 heures de pédalage plus tard dans cette campagne luxuriante au milieu d'un dédale de chemins et canaux, on retrouve l'auberge sans pb, ce qui ne paraissait pas évident au début !
Avec nous, seuls 2 espagnols occupent l'auberge : on en profite pour partager un bateau à 4 pour le lendemain matin en direction du marché flottant de Cai Rang.
Le départ s'effectue à 5h30 juste au lever du jour.
On est accompagné d'un guide qui s’avérera excellent et plein d'humour.
La journée commence dans une brume mystérieuse dans une succession de canaux en pleine campagne.
C'est l'heure de la toilette dans cette eau saumâtre ou je ne mettrais pas un pied !
Le soleil apparait
Comme toujours, on navigue au milieu d'ordures de toutes sortes
Sur tous ces canaux les jacinthes d'eau pullulent : le guide nous explique que ces jacinthes étaient la terreur des américains pendant la guerre, car derrière chacune d'elle pouvait se cacher un vietcong prêt à lancer une grenade... des souvenirs de qqs films me reviennent alors
On sort progressivement de la campagne :
Au bout d'une heure d'un trajet magnifique on arrive sur un gros canal a l'approche de
Can Tho.
On bifurque alors sur bras du
Mekong assez important ou se situe le marché de Cai Rang.
Épisode suivant :
le marché de Cai Rang