LeTigre · 12 septembre 2006 à 10:40 · Une photo 54 messages · 18 participants · 14 876 affichages | | | | À: LeTigre · 3 décembre 2006 à 14:59 Re: Second voyage en Thaïlande Message 21 de 54 · Page 2 de 3 · 7 228 affichages · Partager JOUR 7 - MARDI 18 JUILLET Je me suis réveillé tôt, comme toujours lorsque nous sommes en voyage et attablé sous la véranda du Green Leaf je regarde avec inquiétude le ciel menaçant. Si les quatre premiers jours nous n'avons pas eu de pluie, il semble bien que la saison humide nous a rattrapée... En voyant arriver nos compagnons du jour je constate que le Green Leaf marche bien car si nous n'étions que 6 cet hiver nous serons aujourd'hui 15 personnes : 6 Français, 2 Espagnols, 4 Autrichiennes et nous 3. On manœuvre pour éviter le groupe de Français qui parle un peu fort à notre goût et on se retrouve avec les Autrichiennes. Cette fois il n'y a rien à voir avant l'entrée du parc de Kao Yaï, (pour nous c'est donc le 3 ème PN du trip) les oiseaux ne sont pas au rendez vous et le premier animal visible est notre vieux pote le varan arboricole qui semblait habiter à l'année dans son arbre ! Le ciel devient de plus en plus menaçant et les premières gouttes tombent alors que nous mettons les guêtre destinées à empêcher les sangsues de venir nous coller de trop près ! On a le temps d'apercevoir quelques jeunes calaos au bec encore blanc et deux ou trois gibbons avant que la pluie ne se mette à tomber pour de bon, nous obligeant à enfiler les imperméables. Sous le déluge tropical les feuilles des arbres nous donnent quelques minutes de répit mais ensuite on prend autant d'eau que si nous étions en terrain découvert... Bien évidement tous ceux qui ont déjà mit un ciré ou un K-way le savent, à cause de la transpiration (et dans la jungle on transpire ferme !) on finit par être aussi trempés en dessous qu'au-dessus et comme l'eau qui coule sur l'imperméable tombe sur le pantalon, on se retrouve de toutes façons au bout d'un moment trempé de la tête aux pieds ! Nine a beau scruter les arbres pour tenter de voir des animaux, eux n'étant pas "Ting Tong " (fou en Thai) ils restent abrités et invisibles. Nous profitons des arrêts pour arracher les petites sangsues sur nos chaussures, nos guêtres et nos capes. Une des filles en chope même une sur le menton, Nine lui enlève grâce a un petit stick hyper efficace mais c'est charmant quand même... Et ce nest pas le seul piège, il faut également faire très attention en marchant car les chemins sont extrêmement glissants et la perspective de s'étaler de tout son long dans la boue n'est guère tentante... Cette partie de plaisir dure une heure, peut être deux, je ne saurais dire, au bout d'un moment on ne consulte plus sa montre, on se contente d'avancer, de faire attention à ne pas tomber et d'enlever les sangsues qui inlassablement tentent de trouver la viande...
Le fond de l'air est légèrement humide On finit par sortir de la jungle et je sais que de là, il ne reste plus qu'une dizaine de minutes avant d'arriver à la tour d'observation où nous avions déjeuné la dernière fois. Mais la pluie semblait nous attendre « à la sortie » et redouble encore d'intensité. Nous parcourons les dernières centaines de mètre sous de véritables hallebardes tout en marchant dans un torrent créé par l'eau qui dévale le chemin en pente... On atteint enfin la tour mais avant de manger, il faut encore procéder à une séance approfondie d'enlèvement de sangsues car malgré nos efforts ces petites saloperies se sont fixées un peu partout ! Moi qui avais voulu voir la différence entre un trip sec et un trip humide... Et bien je la vois bien la différence, l'un est agréable et l'autre chiant ! Après le repas, on profite d'une accalmie pour rejoindre les voitures et aller jusqu'à ce qui était cet hiver la jolie chute d'eau de Haew Suwat. Mais elle s'est transformé en monstre rugissant qu'on ne peut même pas approcher ! On boit un petit café avant de remonter dans le pick-up pour parcourir la jungle, mais « quand ça veut pas, ça veut pas » et il n'y pas moyen de voir le moindre mammifère... Heureusement qu'il reste les reptiles ! Le jour précédent Nine a repéré deux vipères vertes qui sont encore au même endroit, semblant dormir, lovés sur une branche à 2 mètres du sol. Et ce que j'avais constaté en décembre se reproduit. Dans un premier temps les occidentaux respectent une prudente distance de sécurité mais en voyant Nine et Lek s'approcher comme si c'était des lézards inoffensifs il y a une « perte de la notion de dangerosité » et bientôt tout le monde photographie les serpents de près... Pourtant ils sont venimeux, mortels, et vu leurs positions si l'un d'eux attaquait, il mordrait au visage... Le trip continue mais l'ambiance est morne, il tombe à nouveau des cordes, il n'y a rien à voir et même les éléphants ne daignent pas se montrer ! On finit par rentrer au GLeaf à 20h30, boueux et trempés. Le pire pour les filles avec qui on était, c'est que comme elles voyagent avec leur sac sur le dos, elles n'ont qu'une paire de chaussures qu'il leur faudra remettre le lendemain quelquesoit leur état ! Quelque fois il est bien agréable de trimballer des sacs bien remplis dans un gros pick-up ! JOUR 8 - MERCREDI 19 JUILLET En apprenant que nous étions allés à Pha Taem, un des gars du Gleaf, Jo, nous dit qu'il y a également des peintures rupestres dans les environs, il nous explique où elles sont et nous indique que dans le même secteur il y a également un des plus vieux Bouddha allongé de Thailande et les ruines d'une ancienne cité. Ce sera notre excursion de la matinée. En route, nous nous arrêtons aux échoppes des tailleurs de pierre situés le long de la route. La plupart de leurs réalisations sont superbes et j'en aurais bien ramené une mais j'aurais probablement été "légèrement" en surcharge dans l'avion ! On trouve ensuite assez facilement l'ancienne ville de Muang Senna qui aurait été occupée du VII ème au XII ème siècle. Il n'en reste que quelques bases d'édifices, rien de vraiment captivant et on file rapidement vers le Rectiling Buddha (Bouddha allongé) On galère un peu pour trouver le temple, d'où l'intérêt d'avoir un bouquin ou les noms sont marqués aussi en Thai, ça permet de simplement montrer le nom et de se faire indiquer la direction par les locaux. Le nom du temple ? Mais bien sur, c'est le Wat Dhammachraksemaram à Ban Klong Khawng, simple, non ? Ce Bouddha est caractérisé par le fait qu'il fut simplement taillé dans la roche sans être ni recouvert de stuc ni peint. Il date du VIII ème siècle, est de style Dvaravati et mesure une quinzaine de mètres de long. Un toit a été construit au-dessus afin de le protéger et un petit musée à coté montre différents objets de la même période retrouvé aux alentours. Comme aucun farang ne viens ici et que tout est dans l'enceinte d'un temple l'accès est gratuit. Sur la route du retour on fait un crochet pour aller voir les peintures rupestres de Khao Chan Ngam. Un panneau indique qu'elles furent découvertes en 1938 et qu'elles dateraient, elles aussi, d'il y a environ 3500 ans, c'est bizarre cette histoire... Encore plus étonnant, ici, certaines peintures paraissent vraiment reluisantes... En arrivant à la GH on constate, guère surpris, qu'aucun de ceux qui étaient là hier n'est resté pour faire le « Bat trip » Krys et moi nous étions déjà fait la réflexion cet hiver, alors qu'on pourrait croire que les backpackers prennent le temps de voyager, la plupart d'entre eux passe vite, très vite, trop vite. Certains repartent même directement le soir après le « jungle trip »... En fait ceux qui vont voir les chauves-souris avec Jo sont ceux qui arrivent en matinée, trop tard pour partir dans la jungle et qui ne peuvent pas faire autre chose. Si tous les trains arrivaient tôt le matin et repartaient tard le soir j'ai le sentiment que bien peu resteraient au Green Leaf, la plupart ne voyant que le coté « pas cher », pas celui «ambiance Thaie », dommage pour eux...A nouveau il pleut. On passe devant la source où nous nous étions baignés en décembre, pour constater que ce n'est plus qu'une immonde marre boueuse et je susi sur que les autres passagers du pick-up ne comprennent pas pourquoi on s'arrête pour regarder ca ! Après un petit tour dans la grotte où dorment les chauves souris, on va sur la colline pour voir les chiroptères s'envoler. La terre rouge est détrempée, glissante et collante à souhait, nous avions prévu le coup et remis nos affaires de la veille mais ceux fraîchement débarqués qui sont en sandales ne sont pas déçus !!
Batman, Batgirl et Batboy !
En attendant que les bestioles se réveillent, Jo, avisant quelques énormes milles pattes d'au moins 20 cm, les rammasse et propose de les placer sur les mains et les bras des farangs ! Bien que les arthropodes soient impressionnants (et renseignements pris, d'une espèce totalement inoffensive : Trigoniulus corallinus ) presque tout le monde accepte d'avoir un gros mille patte sur les bras ! Je vous le dis, ici, les gens changent ! Quand les 2 millions de chauves-souris prennent leur essor dans le ciel, tel un long serpent se tortillant, il ne pleut plus depuis un petit quart d'heure ce qui me permet de photographier sans avoir à tenir le parapluie avec les dents, c'est tout de même plus pratique ! Un peu plus tard Krys me fait remarquer que même côté business, le Green Leaf manifeste plus d'égards envers ses« guests » c'est à dire les clients, que d'autres Resorts du coin puisque nous n'avons jamais été plus de 8 par pick-up alors que nous avons croisé à la bat-cave un groupe du Kao Yaï Garden Loge où ils étaient 12 dans le pick-up !
[..] | | | À: LeTigre · 3 décembre 2006 à 19:17 Re: Second voyage en Thaïlande Message 22 de 54 · Page 2 de 3 · 7 220 affichages · Partager ......j'ai été dans le même hotel à Kong Chiam, il ya avait de la pression à la douche........un bel hotel avec une vue imprenable.............c'est un coin plutôt pas mal là bas............ | | | À: Dennis · 3 décembre 2006 à 19:29 Re: Second voyage en Thaïlande Message 23 de 54 · Page 2 de 3 · 7 218 affichages · Partager OUi, c'est splendide. Pour la presion ça dépend probablement/peut être de l'étage ou tu est ? Bon, ce n'est pas grave mais ça me fais toujours sourire ces resort " pouet-pouet" ou y'a presque toujours un truc qui part en quenouille ! | | | À: LeTigre · 3 décembre 2006 à 20:14 Re: Second voyage en Thaïlande Message 24 de 54 · Page 2 de 3 · 7 215 affichages · Partager ....ben non, j'étais au 2eme (et dernier) étage..........j'ai vraiment pas souvent des problémes dans les hotels en Thailande....... | | | À: Dennis · 3 décembre 2006 à 23:19 Re: Second voyage en Thaïlande Message 25 de 54 · Page 2 de 3 · 4 420 affichages · Partager Tu avais une SdB avec un petit chauffe eau electrique comme dans la plupart des guest houses ? | | | À: LeTigre · 6 décembre 2006 à 19:34 Re: Second voyage en Thaïlande Message 26 de 54 · Page 2 de 3 · 4 400 affichages · Partager .......ah ben oui, tu vois je ne me rappellais même pas que c'était un chauffe eau electrique !!!.......mais celui là fonctionnait trés bien, et surtout avait l'air neuf........mais je suis un peu habitué à ces machins et je n'ai plus peur.....c'est assez courant en Asie......... | | | À: Dennis · 6 décembre 2006 à 19:56 Re: Second voyage en Thaïlande Message 27 de 54 · Page 2 de 3 · 4 398 affichages · Partager ..........ah ben oui, tu vois je ne me rappellais même pas que c'était un chauffe eau electrique !!!.......mais celui là fonctionnait trés bien, et surtout avait l'air neuf........mais je suis un peu habitué à ces machins et je n'ai plus peur.....c'est assez courant en Asie.........
Oui mais à condition de pas attraper le courant en prenant sa douche.    | | | À: LeTigre · 7 décembre 2006 à 1:02 Re: Second voyage en Thaïlande Message 28 de 54 · Page 2 de 3 · 4 395 affichages · Partager Decidement le tigre, tu me fais voyager... je n'ai pas encore tout lu, pas trop le temps du fait que je suis aussi en voyage, mais pour sur, je vais le faire ¡ et te remercie d'avance des reves qui ne manqueront pas de suivre | | | À: Sch · 7 décembre 2006 à 1:25 Re: Second voyage en Thaïlande Message 29 de 54 · Page 2 de 3 · 4 393 affichages · Partager Merci c'est gentil ! | | | À: LeTigre · 7 décembre 2006 à 1:34 Re: Second voyage en Thaïlande Message 30 de 54 · Page 2 de 3 · 4 391 affichages · Partager [..] JOUR 9 - JEUDI 20 JUILLET Cette fois, il n'est pas question de partir du Green Leaf en catimini. On charge nos affaires (qui sont encore trempés, heureusement que nous avons des sacs plastiques) dans la voiture avant d'aller déjeuner et on regarde un petit moment la pluie qui s'est remise à tomber avec la violence habituelle dans cette partie du monde. Il faut bien avouer qu'on tire également une certaine joie sadique à mater du coin de l'œil les mines déconfites de ceux qui vont partir en jungle... Je sais c'est pas gentil mais c'est marrant, chacun son tour d'en baver ! Une dernière photo de la Green Leaf's Team devant leur Toyota modèle Tiger (Nine hilare me glisse que je pourrais ainsi dire que j'ai vu un tigre à Khao Yaï) et nous les quittons. On traverse Kanchanaburi en milieu d'après midi et on se rend directement au Tiger Temple, situé une quarantaine de km après la ville sur la route 323. Le prix de l'entrée a récemment augmenté à 300 Baths (6€) mais ici on sait à quoi servira cet argent : à clôturer une grande parcelle de jungle pour accueillir les tigres. Avant de voir les animaux, on croise nos premiers touristes- farangs du séjour, beaucoup sont habillés correctement mais pour une partie d'entre eux le fait qu'ils soient dans l'enceinte d'un temple ne les empêchent pas de porter mini-short, mini-jupe et autres brassières ultra fine... Première recnontre de ceux que nous allons de plus en plus voir au fur et à mesure que nous irons vers le Sud... Ouais, génial...On se dirige vers le fameux « canyon des tigres », que nous avions vu dans les documentaires à la télé et qui, pour être franc nous fait bien baver, en effet, à ma connaissance cet endroit est le seul au monde ou l'on peut caresser des tigres en liberté. Et les félins sont effectivement là, en pleine sieste, sous le regard bienveillant du moine qui les a recueilli il y a quelques années. La seule chose qui change par rapport à l'image que nous avions des lieux est la dizaine de jeunes Thaïs en T-shirt bleus visiblement là pour canaliser les touristes. Pour se faire prendre en photos avec les tigres, il suffit d'arriver, de passer son appareil photo à un des jeunes Thaïs et de suivre tranquillement celui qui vous prend par la main. Il vous emmène poser à côté des tigres (qui ne vous accordent aucun intérêt, totalement absorbé par leur sieste !) pendant que celui qui a votre appareil photo vous mitraille joyeusement ! Voyant que deux tigres sont en train de jouer dans la marre au fond de la carrière, je les désigne avec un sourire et celui qui a mon appareil va gentiment faire une série de clichés qui seront plus que satisfaisant, révélant même une recherche artistique avec de très gros plan de l'œil d'un des félins... Nous restons une bonne heure à admirer les tigres et à voir les gens arriver en groupe au rythme des songthéos (taxi collectif), se faire prendre en photos et repartir au bout d'une dizaine de minutes... Imperceptiblement le soleil s'est caché derrière de gros nuages et une soudaine rafale de vent vient tirer les gros chats de leur torpeur. Devinant que la pluie arrive, le moine décide d'arrêter les photos et de remmener les tigres dans leur cage mais avant qu'il n'en ait eut le temps l'orage éclate. Tandis que les humains tentent de s'abriter sous les parasols, (ou, pour certains de protéger leur matériel photo !) les tigres, bien réveillés maintenant, s'amusent joyeusement dans les flaques d'eau. De notre coté c'est la troisième journée consécutive on se retrouve trempés !! Quand la pluie se calme, le moine accompagné d'un des gars en bleu part en tenant un tigre en laisse. Au moment où il passe devant nous, le jeune nous fait signe de suivre. Je ne me pose pas de questions, je dis à Alex de me suivre et on fonce pendant que les autres se demandent encore ce qu'ils doivent faire. Le moine se retourne et me file la laisse dans les mains tout en me disant « Promène le comme tu le ferais avec un chiot ! » et je me retrouve en train de promener un tigre adulte en laisse avec Alex marchant de l'autre coté ! Ce sont ensuite les jeunes en bleu qui remontent les autres félins, le moine revenant lui-même chercher le dernier tigre ainsi que la vingtaine de personnes qui s'était fait coincer comme nous par l'orage. Essayez d'imaginer la scène, un petit moine tenant vaguement un gros tigre par le collier, tandis qu'autour, sans craintes, marche tranquillement un groupe de gens... Vraiment ce pays est étonnant... Si vous n'aviez jamais entendu parler de ce temple auparavant ou que, encore pire « on » vous a dit des horreurs sur ce lieu, laissez moi vous racontez comment ce qui était, il y a encore quelques années, un temple tout ce qu'il y a de plus classique est devenu le Tiger Temple. Tout à commencé le jour où des habitants du village voisin amenèrent deux bébés tigres dont les parents avaient été tués par les braconniers. La philosophie Bouddhiste étant altruiste, les moines décidèrent d'élever ces tigres. Ils le firent avec beaucoup de bon sens : jamais de viande rouge, seulement de la viande blanche, saignée et bouillie, pour enlever au maximum l'odeur de sang et le plus important, arriver à TOUJOURS faire croire à l'animal que l'homme est plus fort que lui... Pour arriver à nourrir les tigres et mener à bien leur projet de clôturer un morceau de jungle afin que les félins soient plus à l'aise, les moines eurent l'idée de faire payer le fait de pouvoir caresser les tigres. Encore une fois avec un sacré bon sens car le public n'a accès aux tigres QUE l'après midi, quand les félins ont bien mangé et ne pensent qu'a faire la sieste ! Malgré tout il arrive que les meilleures intentions soient mal comprises, surtout par ceux qui ne veulent pas comprendre, qui se font leur avis en passant 4 minutes 30 sur le site ou qui n'existent que par le dénigrement mais peu importe, cette après midi là, ce que NOUS avons vu entre le moine et "ses" tigres est de l'amour et rien d'autre
Le moine et un des tigresOn parcourt rapidement la quarantaine de km qui nous séparent encore du River Kwai Village Hotel où Arnaud nous avait réservé un bungalow flottant sur la rivière : un raftel. Aménagés de façon traditionnelle thaïe, avec du bois de teck partout, une terrasse qui donne directement sur la rivière Kwai, récemment rénovés, ils sont superbes, aussi bien extérieurement qu'intérieurement... Vraiment magnifique. Et quitte à devenir redondant j'ecrirais une fois encore que j'adore ce pays ou on peut passer une nuit dans une guest house à 300 Baths et la nuit suivante dans un raftel à plus de 3000 Baths...
Depuis le début de ce séjour nous avions réussi un sans faute, mais ce soir là nous faisons notre premier faux pas, un peu lassé de la voiture nous décidons naïvement d'aller manger au buffet du Resort. On se rend compte que notre erreur lorsqu'on se retrouve face aux plats de frites, de spaghettis bolognaise et de poulet rôti : « Damned de la bouffe pour farangs !!! » Les plats bien sur totalement insipide, je tente d'avoir de la sauce pimentée et je ne vous dit pas la tête des serveurs, le farang classique « pleure » parce que c'est trop épicé et d'un seul coup il y en avait un qui pleurait parce que ça ne l'était pas assez... Farang ting tong !! En mangeant j'observe tous ces farangs qui veulent manger comme chez eux, boire comme chez eux et j'essaye désespérément de comprendre pourquoi ils ont parcouru 12 000 kms pour tenter de retrouver les mêmes choses que chez eux... JOUR 10 - VENDREDI 21 JUILLET Après le breakfast, où il est bien plus facile de trouver des saucisses que du riz, nous filons directement a la Lava Cave, une grotte avec des concrétions calcaires. On paye les 200B/p pour rentrer dans notre 4 ème parc national et on visite les grottes dans des conditions dont je n'oserais même pas rêver en France : nous sommes seuls et je peux photographier ce que je veux comme je veux ! Pendant que je peaufine mes prises de vues, un groupe de 4/5 farangs emmené par un guide Thaï nous dépasse au pas de charge... A peine le temps de prendre 4/5 clichés qu'ils reviennent déjà et quittent la grotte... Ca c'est de la visite expéditive ! Vu le faible échange gazeux avec l'extérieur, l'air de la grotte est pas mal chargé en gaz carbonique et au bout d'un (bon) moment Krys et Alex ressentent de légères difficultés à respirer et préfèrent ressortir. Je reste seul et "écoute le silence"... Quelle incroyable expérience... On perçoit d'abord un profond silence puis peu à peu l'oreille s'affûte et on distingue des bruits de plus en plus infimes, une goutte d'eau qui tombe, le cri d'une chauve-souris... Après un loooooong moment je fini par me résoudre à ressortir... JOUR 10 - VENDREDI 21 JUILLET [..] Pour l'après midi j'ai prévu d'aller au parc d'Erawan voir les célèbres cascades qui, à cette époque, sont censées être superbe grâce à l'important débit d'eau. Evidement, la plus belle chute d'eau est la dernière, la 7 ème, celle qui est tout en haut, celle qui demande une bonne heure de crapahutage avant de se dévoiler ! Comme Krys a toujours ses problèmes d'asthme et que de l'avis général la montée est fatigante je propose aux filles de m'attendre en bas ce qu'elles acceptent... avec un certain soulagement ! Dans ces conditons je décide de monter directement à la 7 ème cascade, de ne photographier les autres chutes d'eau qu'en redescendant et j'attaque la montée avec les 10 kg du sac photos sur le dos, mon chapeau et mes godasses de marche. Je récolte de nombreux regards ébahis de la part de la plupart des gens que je croise, il faut dire qu'eux sont en maillot de bain et en tongs ! Je dépasse les cascades les une après les autres, je suis trempé par la transpiration qui ruissèle allègrement par tous les pores de ma peau lorsqu'un varan d'au moins 1mètre déguerpit juste devant moi ! Je marque un temps d'arrêt, singulièrement refroidit, qui dit varan dit reptiles et me rappel que malgré les maillots de bains croisés, je suis dans une jungle du Sud Est Asiatique et que je pourrais croiser d'autres reptiles, avec moins de pattes que les varans ceux là ! Si les 5 premières chutes sont faciles à atteindre, le parcours entre les 6 ème et 7 ème comporte des passages de quasi-escalade, des traversés de torrents et des montées sur des échelles de bambous. J'hallucine en pensant que des touristes passent ici en sandalettes, déjà que je trouve ça casse gueule avec l'équipement qui va bien, alors sauf si on est Thaï, passer là en tong... me semble limite sucidaire... J'atteins la dernière cascade un poil trop tard, un groupe de jeunes Allemandes vennant de se mettre à l'eau au pied de la chute d'eau (On se calme les garçons, par « jeunes » j'entends des gamines d'une douzaine d'années !) et n'ayant pas l'intention de photographier les frauleins j'attends patiemment qu'elles sortent de l'eau. Seulement, apparemment, quelqu'un, quelque part, a décidé que je finirais encore cette journée trempé car tandis que les Allemandes batifolent dans l'eau, les premières gouttes d'un orage commencent à tomber. Et là haut, pas de parasol ni de toit pour s'abriter... juste quelques arbres qui ne protègent rien du tout... Je réussis à mettre mon sac photo dans l'anfractuosité d'un rocher et j'attends stoïquement, planté sous l'eau, que l'orage passe... Si vraiment on cherchait à positiver on pourrait dire que la pluie est tiède mais comme je n'ai même pas de gel douche avec moi ça n'est d'aucun intérêt ! Coté matériel photo je commence à être mal à l'aise vu tout ce qu'il subit depuis quelques jours. Entre l'atmosphère très humide, les fréquents passages de la voiture climatisée à l'extérieur chaud ce qui est fortement déconseillé à cause de la formation de buée que ça provoque et les orages qu'on ramasse quotidiennement ce n'est vraiment pas l'idéal si on pense à la quantité d'électronique que les boîtiers numériques comportent et au fait qu'électronique et forte humidité fassent rarement bon ménage. Les filles repartent mais comme il pleut encore je ne peut toujours pas sortir l'appareil du sac... Je déplie le trépied pour être prêt en cas de courte accalmie et je continue à attendre... Mais ce sont maintenant 5 anglais qui débarquent et se mettent à grimper partout sur les rochers, du coup, lorsque la pluie s'arrête, je dois continuer à attendre car ces zozos prennent un malin plaisir à rester dans le champs tout en se foutant ouvertement de moi... Sanouk, Patrick, Sanouk... Je profite de leur passage derrière un gros rocher pour faire rapidement quelques photos puis je remballe le matos et commence à redescendre pour pouvoir photographier les 6 premières cascades avant qu'il ne leur prenne l'idée d'aller faire plouf-plouf dans les cascades inférieures et de me pourrir toutes les photos ! LA 7ème cascade !
Je reussi à peu près à faire ce que je veux jusqu'à la première chute, la plus basse, où une dame avec les cheveux rouges flamboyant me rejoue le sketch du haut, elle se plante dans l'eau juste devant moi et se met à nettoyer ses sandalettes. Evidement, elle m'a vu mais s'en fout complètement. Je préfère ne rien dire et attendre encore une fois un loooooong quart d'heure qu'elle daigne finir son petit nettoyage... Quand je rejoins Krys et Alex à la voiture, il est 17h et je suis fourbu, trempé et inquiet pour ce qu'a subi le matos photo. Je me rappellerais longtemps des chutes d'eau d' Erawan ! Pour ce dernier soir sur la rivière Kwai, pas question de manger à nouveau à l'hôtel et nous prenons la voiture pour aller dans un petit resto à quelques kilomètres. On y mange Thai à un prix Thai, mais le retour est pénible car autant conduire le jour ne pose pas de gros problèmes autant la nuit c'est une autre histoire, entre les voitures aux phares qui éclairent n'importe ou, les mobylettes, les chiens et la pluie violente qui tombe à nouveau c'est carrément stressant...[..] | | | À: LeTigre · 9 décembre 2006 à 21:44 Re: Second voyage en Thaïlande Message 31 de 54 · Page 2 de 3 · 4 386 affichages · Partager [..] JOUR 11 - SAMEDI 22 JUILLET En repartant, on fait un stop à Sai Yok Noï pour voir la chute d'eau. C'est facile puisqu'elle est juste à côté de la route, à peine cachée par quelques stands qui vendent à manger. Evidement, je m'aperçois vite que le point de vue parfait pour faire LA photo n'est pas sur le chemin mais au beau milieu du torrent et comme je ne peux résister à une bonne photo j'y vais joyeusement... Aujourd'hui je serais resté sec 18 min !! On ne pouvait pas passer dans la région et ne pas aller voir le Prasat Muang Singh [Prasat = château ] [Muang = ville / cité] [ Singh = lion ] Cet avant poste à l'extrémité Ouest de l'empire khmer fut bâti au début du XIII ème siècle et a conservé une partie de l'épais mur d'enceinte qui protégeait autrefois une cité dont seul un temple pût être rénové. On ne peut s'empêcher de noter, une fois encore, que le monument est extrêmement bien mis en valeur et que la couleur rouge latérite ressort toujours aussi superbement sur le vert de la jungle qui semble lui servir d'écrin. A l'intérieur du Prang (la tour principale) et dans le petit musée attenant au temple, on peut voir des " Bodhisattva Avalokitasvara " (statues à bras multiples) indiquant que ce lieu était autrefois un temple Bouddhiste Mahayana (un courant du Bouddhisme) et grâce à une maquette en plein air on peut appréhender facilement la disposition de l'ancienne cité. Nous nous arrêtons ensuite à Kanchanaburi histoire de jeter un œil à ce fameux pont sur la rivière Kwaï. C'est la seule chose en rapport avec la guerre que nous irons voir, pour le reste, musée de la guerre, cimetière militaire et Hell's Pass, nous sommes suffisamment persuadés que la guerre est une chose terrible sans avoir besoin d'en voir les cicatrices. En ce qui concerne ce pont, ce sont les "méchants" Nippons qui le firent construire par leurs prisonniers lors de la seconde guerre mondiale, exactement comme dans le film, mais la ressemblance s'arrête là car si la ligne de chemin de fer, à l'époque vitale pour les Japonais, fut bien construite en un temps record et dans des conditions inhumaines qui coûtèrent plusieurs centaines de milliers de morts, le pont n'explosa jamais ! D'ailleurs j'irais même jusqu'à dire que CE pont est une GROSSE IMPOSTURE car le vrai, en bois, fut gentiment démonté à la fin de la guerre et remplacé par celui ci en béton et acier... On déjeune dans une « cantine » le long de la route. Comme d'hab quand on n'a pas de langage commun avec les Thaïs, Krys fait un tour dans les gamelles pour voir les différents plats et montrer ce qu'on veut, et comme d'hab on se gave pour rien (160 Baths = 3, 30 € y comprit le dessert, les cocas et la bière !!). Nous arrivons à Nakhon Pathom, chez Serge, en milieu d'après midi, nous discutons un peu, puis nous allons nous promener au Phra Pathom Chedi, qui est LE plus grand chedi de Thailande. Il est extrêmement vénéré parce qu'il est admis que c'est le premier monument bouddhiste construit en Thaïlande et parce qu'il contiendrait des reliques de Bouddha. Lorsqu'il fut érigé au III ème siècle AVANT JC il ne mesurait que 40 mètres, il garda cette taille jusqu'a ce qu'en 1853 le roi Montkut (Rama IV) ordonna qu'il soit restauré. Depuis il fut plusieurs fois rénové, agrandi et rehaussé jusqu'à atteindre les 127m. actuel qui en font le plus haut monument bouddhiste du MONDE !!! Nous mangeons sur le marché du soir de Nakhon Pathom et c'est à nouveau la belle vie puisque Pong, la femme de Serge, est avec nous pour commander les plats thaïs ! J'ai beau regarder, je ne vois pas l'ombre d'un autre farang mais par contre je croise un Thai avec un maillot de foot « Zidane » ce qui fait toujours sourire ! Tout comme le fait qu'il y ait deux jours ont s'ennuyaient ferme au milieu des farangs qui sirotaient leurs Heineken et qu'aujourd'hui au milieu d'un marché grouillant de vie tout baigne !! Je ne me souviens plus du prix du repas, mais c'était de toute façon dérisoire. On termine en prenant une glace chez le glacier volant, un type complètement allumé, branché sur le 380 qui envoi les boules de glaces à plusieurs mètres de hauteur avant de les rattraper directement dans la coupe ! En voyant que je le photographie, il se met à en faire des tonnes, allant jusqu'à aller chercher son pote d'à côté pour mimer un combat d'arts martiaux en plein milieu du marché ! JOUR 12 - DIMANCHE 23 JUILLET Serge et Pong nous emmènent visiter le palais Sanam Chandra situé au milieu d'un agréable parc. C'est un petit palais construit en 1902 par celui qui n'était pas encore Rama VI. Il s'inspira des différents styles en vogue à l'époque en Europe tout en gardant une partie traditionnelle Thaïe ce qui donne un ensemble assez hétéroclite mais charmant. Une fois roi, Rama VI continua à utiliser ce petit palais comme résidence lorsqu'il venait en pèlerinage au grand chedi de Nakhon Pathom mais il lui servit aussi de place forte lorsque des mouvements insurrectionnels tentèrent de le renverser. L'armée lui étant restée fidèle, le palais fût bien défendu, et la dynastie Chakri resta sur le trône ! On termine cette partie de notre voyage en allant dîner dans un resto au bord d'un plan d'eau. Cela fait plusieurs fois qu'on mange à la tombée de la nuit à côté de l'eau et à ma grande surprise, nous ne sommes pas attaqués par les moustiques. Peut être est ce dû à ce que Serge m'a dit un peu plus tôt dans la journée, à savoir que l'équivalent local de la DDE, passait partout - y compris chez les particuliers - afin de détruire le maximum de larves de moustiques. Comme d'habitude Pong commande tout un assortiment de plats aux saveurs différentes et ce dernier repas avec nos amis est une fois de plus un véritable festin ! JOUR 13 - LUNDI 24 JUILLET Pendant des siècles, les marchés flottant en Thaïlande furent quelque chose d'aussi banal que les marchés classiques en France à la seule différence que les rues étaient des canaux, les étals des petits bateaux et que les gens y allaient en barque. Depuis une trentaine d'années, pas mal de canaux furent comblés et peu à peu le nombre de marchés flottant s'amenuisa. Ceux qui restent se sont profondément transformés devenant pour la plupart des attractions touristiques. Bien que n'ayant pas de doutes sur ce qu'était le plus “fameux” des marchés flottants, celui de Damnoen Saduak, comme il était sur notre route, on allait tout de même passer voir à quoi il ressemblait. J'avais prévu d'y être vers 8h mais comme nous avions trainés, guèrent pressés de quitter Serge et sa famille il est 9h30 lorsqu'on y arrive. A peine garé, on se fait sauter dessus par des Thaïs qui nous proposent le tour en bateau. Je suis de mauvaise humeur, le fait de se faire alpaguer de la sorte n'arrange rien et je refuse l'offre du gars... Qui du coup, croit que je marchande et baisse son prix ! Trois fois de suite je réponds « no boat, just walking » et trois fois de suite le type me fait une nouvelle offre ! Il a démarré à 1000 et ca ce termine à 300 Baths pour nous 3 ! A ce prix là, même ronchon j'y vais !! Nous voilà donc partis dans une petite embarcation à fond plat, ca commence bien, les canaux sont dégueulasses et puants !! Lorsque nous atteignons le « marché » en lui-même, je me rends compte que même en ayant imaginé le pire j'étais en dessous de la réalité ! D'ailleurs la seule solution que je trouve pour voir les choses d'un point de vue sanouk est de prendre ce cirque au 72 ème degré et de me dire qu'on est au spectacle ! Car hormis quelques petit vieux qui vendent encore des fruits, tout le reste est dédié à la vente de «souvenirs ». Le conducteur du bateau ralenti complaisamment devant les échoppes, pour nous, ça ce borne à « Sawadeekhap, no, Kop koun kap ! » (Bonjour, Non merci) Ce qui est marrant même ici, la majorité des commerçants nous répond avec le sourire. On note que les hommes ont systématiquement les bateaux à moteurs et les femmes ceux... à rames !! Dans le canal principal on a droit à un embouteillage de bateaux à cause d'une dame farang qui a laissé tomber son appareil photo dans l'eau ! Et malgré l'état immonde de l'eau, il se trouve un Thaï pour sauter dans l'eau et tenter de le retrouver ! Nous continuons la promenade en passant devant quelques maisons traditionnelles en teck. Gentiment, le conducteur du bateau ralentit pour que je puisse photographier, on file quelques boulettes aux énormes poissons chats qui infestent les canaux puis on rejoint notre point de départ et notre voiture. Je cherche des yeux le type qui nous a vendu la promenade pour le payer (en Thailande on paie à la fin) et je l'aperçois là bas, à l'autre bout du parking, tranquillement assis à l'ombre. Il me fait un grand signe, je le rejoins et comme il fait chaud, il m'offre 3 petites bouteilles d'eau. Je lui règle le prix convenu, discute quelques minutes avec lui et quand nous quittons le parking, il nous fait de grands signes... J'aime ce pays pour ça aussi, cette attitude qui fait que même dans les lieux hypra touristique comme celui-ci, si on sort 3 mots en Thai on a en retour un petit geste de sympathie... On entame cette fois réellement notre descente plein Sud. La route à 2x2 voies, bien que roulante, aurait bien besoin qu'on refasse son revêtement qui est par endroit pas mal dégradé. Pour le resto du midi, on applique la méthode habituelle, qui fonctionne « all over the world » : s'il y a plein de locaux d'arrétés c'est que c'est bon ! Une fois assis, Krys me fait remarquer que la fille de la cuisinière viens de foncer au garage d'à côtè. Amusés on regarde et on voit la tête du garagiste se tourner dans notre direction ! Je me doute que la dernière fois que les gens d'ici ont vu une blondinette de près doit remonter à loin ! La route se déroule sans rien de notable jusqu'à Chumphon où on passe la nuit dans l'hôtel que m'a indiqué Marco sur VF. Pour le dîner, il y a un petit resto de seafood juste de l'autre coté de la rue, sur la plage, ça va bien, on n'est pas malheureux !
JOUR 14 - MARDI 25 JUILLET A 7h30, après un petit déjeuner simple et rapide, on rattrape la grande route et on file toujours plein Sud. Sur cette belle route je retrouve le plaisir de conduire que j'ai perdu depuis longtemps en France, ici on peut rouler à son rythme sans avoir en permanence les yeux rivés sur le compteur kilométrique pour tenter d'éviter le radar-piégeur qui vous attend sur la portion de ligne droite dégagée où vous vous serez laisser allez, tel un dangereux criminel, à rouler à 95 km/h... Bien sur il faut rester vigilant car une mobylette peut surgir de n'importe où mais au moins on surveille la route, pas le compteur ! En fin de matinée on laisse la voie rapide pour partir plein Ouest jusqu'a Bang Ta Kun puis en direction du lac de Rajjaprabah. On passe le poste de contrôle du parc national et un peu plus loin, alors que je me suis arrêté pour faire une photo du barrage, on se fait harponner par une mémé boulotte qui arrive sur sa mobylette (elle avait du nous repérer à l'entrée du parc et se doutait bien qu'on allait s'arréter à un moment ou un autre !) : Hello, You want a boat ? Yes ! I have a boat ! Ah !? Après une rapide négociation où je fais descendre le prix de 1500 Baths à 1200 (Arnaud m'avait briefé sur le prix à payer, ça aide !) elle dégaine son GSM, prononce quelques phrases rapides (on comprendra ensuite qu'elle appelle le pilote du bateau pour qui vienne à l'embarcadère) et nous fait signe de la suivre. On paye les 200B/p de droits d'entrée dans le Parc National (c'est le 5 ème), on descend sur la plate forme du ponton et nous embarquons sur un long tail (longue queue). Le lac offre de magnifiques paysages composés de roches karstiques jaillissant de l'eau. Après une grosses ½ heure de navigation on fait un arrêt aux Raftel House, de simple cabane flottante au ras de l'eau. J'ignore le prix de la nuit, mais il faut vraiment aimer l'hébergement rustique pour y dormir... Et ceux qui ont l'habitude de se lever la nuit feront bien de se souvenir d'où ils sont sous peine de se retrouver dans le lac ! Sans aller jusqu'à l'engagement « total » qui consisterait à aller dans ces raftel, si vous passez dans le coin, allez faire un tour sur ce magnifique et immense lac, il serait étonnant que vous soyez déçus ! Mais ne le cherchez pas dans vos guides, il n'est dans aucun bouquin, probablement trop éloignés des autoroutes touristiques pour intéresser les « enquêteurs » ! Pour la petite histoire, Rajjaprabah est un lac artificiel fermé par un barrage hydroélectrique de presque 800 mètres de long sur 95 mètres de haut qui fut inauguré par le Roi Bhumibol en 1987. [..] | | | À: LeTigre · 14 décembre 2006 à 2:25 · Modifié le 14 déc. 2006 à 23:24 Re: Second voyage en Thaïlande Message 32 de 54 · Page 2 de 3 · 4 371 affichages · Partager [..] JOUR 14 - MARDI 25 JUILLET [suite]
On reprend le trajet vers le Morning Myst Resort, et on comprend pourquoi beaucoup disent que cette route est la plus belle de Thailande : les montagnes qui jaillissent de la jungle forment un décor totalement splendide. On s'arrête à l' Elephant Trekking, je discute les prix, obtenant l'éléphant à 1000B au lieu de 1200 et on part en promenade sur deux éléphants comme il y a 7 mois à Chang Mai, mais c'est bien là le seul point commun entre les deux ballades ! Ici le parcours est intéressant, empruntant le lit d'une rivière, traversant la jungle et une plantation d'hévéa jusqu'à une petite cascade. Ici les cornacs dirigent leurs éléphants complètement à la voix et ils nous font monter à leur place, sur le cou de l'éléphant. En plus du fait qu'on y soit bien plus confortable que sur le siège, le contact direct avec le pachyderme permet de mieux ressentir sa puissance. Nous finissons notre trajet au Morning Myst Resort, situé à une centaine de mètres de l'entrée du parc, où nous prenons possession de notre bungalow, situé comme nous l'avions voulu tout au fond du jardin tropical, au bord de la rivière. Ici il y a l'eau chaude, pas de clim' mais le point fort de la guest house... oui je sais, je dis « guest house » alors que ça s'appel Morning Myst RESORT mais il ne faut pas se laissez impressionner par l'appellation, dans le coin, toutes les guest houses se nomme pompeusement « Resort » ! Serait-ce le fait que nous nous approchions des plages touristiques qui motive cette folie des grandeurs ?... Bref, le point fort du lieu, disais-je donc, est qu'il est vraiment au milieu de la nature, à tel point qu'on passe une partie de la soirée à regarder les singes jouer dans les grands arbres à quelques dizaines de mètre de notre balcon. Malgré la proximité ils ne sont absolument pas apprivoisé et ces macaques à longue queue ( Macaca fascicularis ) restent sur leurs gardes, nous observant en permanence et s'enfuyant dans les arbres à la moindre inquiétude. Ce qu'on ne savait pas mais qui est une agréable surprise, c'est que le restaurant du Resort est excellent et vu le nombre de gens qui viennent des autres guest pour manger ici, je pense même que c'est un des meilleurs du coin ! JOUR 15 - MERCREDI 26 JUILLET Aujourd'hui rien de bien précis au programme, ça change ! Après le petit déj' on jette un œil aux activités proposées par la GH et on constate qu'on a le choix entre la promenade sur le lac Rajjaprabah que nous avons fait hier, le trekking en éléphant également fait hier ou la randonnée en jungle, mais ça on a donné au Green Leaf et personne n'a envie de se retrouver trempé, boueux, et couvert de sangsues ! Quant à moi, la seule raison qui aurait pu me pousser à braver tout ça aurait été de voir/photographier la plus grande fleur du monde, la Rafflesia arnoldi qui mesure 1 m de diamètre, et qui est présente à Kao Sok mais on est loin d'être à l'époque de floraison. Une fois ça dégagé, il restait le canoë ou le tubbing dans la rivière... (Si « tubbing » ne vous dit rien c'est normal, mais c'est tout bêtement le fait de descendre la rivière assis dans une grosse chambre à air de camion.) mais ça ne nous occupperais pas toute la journée, on décide alors d'aller jusqu'à la mer Andaman, ce n'est pas très loin puisqu'il suffit d'aller plein Ouest et de descendre des montagnes où nous sommes pour y être. La route passe par la ville de Takuapa et à l'entrée de la ville on croise nos premières femmes avec les cheveux couverts, premier signe qui montre que vers le sud la minorité musulmane est nettement plus présente que dans le reste du pays. Ce n'est qu'en atteignant la côte et en voyant les panneaux indiquant quelle route prendre en cas de Tsunami que je percute et comprends pourquoi le nom de Kao Lak, où nous sommes maintenant, m'évoque quelque chose. Ce fut une des zones les plus sinistrées lors du Tsunami du 26/12/ 2004 et on a entendu de très nombreuses fois ce nom dans les médias. D'ailleurs ici les cicatrices sont encore très visibles, tout est encore en reconstruction (Juillet 2006) Le plus surprenant/dérangeant est probablement de voir qu'en front de mer, juste à coté des constructions ravagées par la Vague et restés en l'état, « on » construit de nouveaux bâtiments, en tous points semblable aux anciens. Ce qui veut dire que si un raz de marée frappe encore ici les dégâts seront à nouveau gravissime... A croire que l'Homme n'apprendra jamais rien... Mis à part ce coté post-tsunami, l'autre chose qui nous frappe est que nous avons eu beaucoup de mal à arriver jusqu'à la plage, en effet toute cette partie de la côte est « verrouillé » par les Resorts et on doit se faufiler au milieu des chantiers pour arriver tout de même à mettre les pieds sur le sable... Mais à cette saison la mer Andaman fait plus penser à l'océan Atlantique sur les plages des Landes tellement il y a de déferlantes qu'à autre chose! On a longe la côte sur une cinquantaine de kilomètre avant de remonter vers l'arrière pays, ses fôrets tropicales et ses pitons rocheux, plus en accords avec nos attentes que les Resorts construit les uns à la suite des autres... En milieu d'après midi, on se laisse finalement tenter par ce fameux tubbing... Et on ne le regrette pas ! C'est marrant comme tout et pas fatiguant ! Nos « guides » sont deux gars d'une quinzaine d'années qui ne parlent pas un mot d'anglais (ce qui ne nous empêche pas de nous marrer ensembles) mais qui connaissent bien la rivière, et savent ou il faut se positionner pour avoir la meilleure trajectoire... Le paysage est sauvage, on longe des rochers qui abritent de nombreux singes, on voit les cabanes dans les arbres qui ont ouvert la région au tourisme il y une quinzaine d'années et on se chope un petit coup de stress lorsqu'on passe (trop) doucement sous les branches d'un arbres où deux serpents sont lovés... Le tubbing se finit sous un orage mais cette fois on s'en moque eperdument ! JOUR 16 - JEUDI 27 JUILLETC'est un violent orage tropical qui nous réveille un peu avant 7h. Au-dessus des arbres, le spectacle des pitons rocheux entourés de brumes épaisses justifient pleinement le nom « Morning Myst Resort » de la GH. Mais tout le secteur offre de splendides panoramas du même genre, comme nous le voyons lorsque après le breakfast nous parcourons à nouveau la route jusqu'à Ban Ta Kun. Si cette route est belle en journée, elle est à couper le souffle au matin ! Sur les conseils d'Arnaud on s'arrête à Ao Luk pour aller voir les chutes d'eau de Bokkarani, située au milieu d'un jardin tropical. Certes le cours d'eau qui sort d'une anfractuosité de la falaise crée de jolis torrents et potentiellement quelques belles photos mais on en a fait le tour en une petite demi-heure et comme (bien sur) l'endroit est classé « parc naturel » (et de 6 !) nous avons du payer 200B/p, ce qui commence à me fatiguer... Cascade à Ao Luk
En arrivant à Krabi on ne peut manquer la mosquée sur le bord dela route et on croise à nouveau des femmes voilées... C'est encore une fois surprenant et si différent du reste du pays. On tourne un peu au hasard dans Krabi, il est évident qu'en une centaine de km nous avons radicalement changé de monde. Khao Sok était encore la " Thailande nature" que nous aimons et nous sommes maintenant dans la " Thailande balnéaire". En élaborant ce voyage je savais qu'il y avait un risque que cette Thailande ne nous plaise pas. Ce que nous voyons semble le confirmer un Mc Do est rarement synonyme de bonnes choses... Je commence à me demander comment nous allons faire pour éviter les restos à touriste, quand coup de chance, la petite route que nous suivons se termine dans un cul de sac... entouré de cantines Thai ! Vu l'état des baraques et leur excentration on peut être sur que c'est du local ce qui nous permet de manger 2 énormes homards avec un plat de riz plus je ne sais combien de bière, quelques cocas et une bouteille d'eau pour seulement 650Baths (13€) On longe la plage de Krabi, mais le temps couvert et la pluie ne la mette pas spécialement en valeur et on rejoint notre Resort, le Srisuksant. Un Resort qui se veut de catégorie "supérieure" sur la plage (sensé être) calme, de Nopparat thara. Le temps maussade ne se dissipant pas et inhibant tous projets de tour en bateau, on va « traîner » le long de l'autre plage, celle ouvertement animée d'Ao Nang. On y trouve des restos « spécial touristes », des magasins de souvenirs en tous genres, des magasin de CD/DVD, et bien sur les inévitables « agences de voyage » qui proposent toutes les mêmes excursions au même prix ! En négociant un peu, c'est encore à notre hôtel que j'obtiens le meilleur tarif pour la balade en longue queue aux 4 îlots : 1000 Baths pour 3. Si demain la météo est clémente on saura ainsi où s'adresser... JOUR 17 - VENDREDI 28 JUILLET Quel souvenir ! Cette nuit fut la pire depuis notre arrivée en Thailande ! Nopparat Thara calme ? Quand on sait que les paillottes-bars juste en face de l'hôtel balancent de la musique tonitruante jusqu'à 3/4h du mat ça relativise ce calme ! Ca nous a méchamment changé des nuits précédentes ! Et en plus, lorsqu'on se réveille, on n'a même pas besoin de regarder dehors pour savoir qu'il tombe des cordes... Je me lève et je vais gueuler à la réception (Ca met en forme dès le matin et permet d'évacuer la mauvaise humeur de la nuit !) a propos du bordel de la nuit (en réalité j'étais déjà descendu à la réception la nuit mais il n'y avait qu'un pauvre gardien de nuit) et ils nous change de chambre pour la nuit prochaine. Coté météo on a un bref espoir vers 7 h car les nuages semblent se disperser mais après le breakfast (bien évidement infect, probablement pour ne pas risquer de nous donner une once de bon souvenir !) il se remet à pleuvoir abondamment. C'est visiblement fichu pour la journée de bateau. On se retrouve alors confrontés au problème des stations balnéaires : quand la mer n'est pas disponible il ni a rien d'autre à faire. Et puis d'un coup ça me prend la tête, cette ville qui ne nous plait pas et où on a déjà trainé hier après midi, la météo, le cirque de cette nuit, cet hôtel... J'appel « Super Arnaud » pour voir s'il ne peut pas arranger le coup pour que nous partions d'ici tout de suite et arrivions une journée plus tôt à Phuket. J'en profite pour lui raconté le cirque de cette nuit et il est atterré ! Comme d'habitude Lee arrange tout ça en quelques coups de téléphone, on récupère rapidement nos affaires et on quitte Krabi, sans regrets, pour rejoindre notre dernière étape : Phuket. Après avoir passé le pont Sarazin qui a transformé la longue île de Phuket (110 km de long) en presqu'île on continue à filer plein sud pour se rendre directement chez Arnaud et Lee, et enfin les rencontrer ! Sans réelle surprise le contact réel passe aussi bien que le virtuel. Arnaud est intarissable sur la Thailande en général, et sur Phuket en particulier ou il vit depuis plus de 15 ans. On déjeune tous ensemble dans un petit resto de Phuket Town le « Nature Restaurant », la déco y est plutôt spéciale : les anciennes machines à coudre Singer sont reconverties en tables, et les écrans d'ordinateur en aquarium, puis ils nous emmènent au Resort prévu : le Vighit Resort. Arnaud m'avait promis un chouette truc, il est de parole car c'est un réel havre de paix et de sérénité sur Phuket. Les bungalows sont situés au milieu d'un jardin tropical qui donne sur la baie de Chalong avec une superbe vue sur Kho Lone. Pour la petite histoire il à du mal à le vendre (ce qui explique le rapport qualité/prix super intéressant) car on ne peut pas se baigner sur la plage à cause des marées, hors les gens veulent se baigner et du coup ils s'entassent de l'autre côté de l'île, sur la cote Ouest, où on trouve de belles plages mais aussi... la foule et le bruit! Nous terminons la journée en allant voir le soleil se coucher à Prom Thap Cape, la pointe tout au sud de Phuket. Là bas, les vagues viennent se fracasser sur les rochers donnant à la presqu'île un presque air de Bretagne sauvage, inattendu ici ! [Phrom = Brahma (un dieu hindouiste)] [Thep = Dieu] [Laem = Cap] Phrom Tep Laem = Cap du Dieu Brahma Une fois la nuit tombée, on a la flemme de ressortir chercher un resto et nous mangeons au Resort. La carte est bien fournie et la qualité de la cuisine thaïe est au rendez-vous. Je ne parle bien sur pas des tarifs qui sont des prix de Resort et n'ont rien à voir avec les prix des cantines Thaie.
Coucher de soleil depuis Phrom Thep Cape
[..] | | | À: LeTigre · 14 décembre 2006 à 23:24 Re: Second voyage en Thaïlande Message 33 de 54 · Page 2 de 3 · 4 360 affichages · Partager [..] JOUR 18 - SAMEDI 29 JUILLET C'est ce samedi que nous allons passer la journée sur une jonque à naviguer sur la baie de Phang Nga et après une bonne nuit calme nous nous levons pour être près à 7h15, heure à laquelle le chauffeur doit venir nous chercher pour nous emmener jusqu'au Nord de Phuket, à la Marina située près du pont de Sarazin. La-bas, on embarque sur la « June Bahtra », d'après notre guide du jour, elle fut utilisée dans le James Bond « Demain Ne Meurt Jamais ». Nous ne sommes que 14 sur cette grande jonque : 6 Espagnols, 5 Dubayotte (Des habitants de Dubaï quoi !) et nous 3. Après une petite heure de navigation, on atteint la baie de Phang Nga (classé Parc National ce qui en fait notre 7 ème PN, le prix de l'entrée étant évidement répercuté sur le prix de la journée en Jonque !) De partout d'énormes rochers karstiques sortent de l'eau et nous glissons en admirant le travail de sape des vagues qui ont érodé la base des îlots donnant l'impression qu'ils flottent sur l'eau. Nous naviguons à la voile, la June Bahtra est splendide... En milieu de matinée, nous changeons de bateau en pleine mer pour passer sur un longue queue, car là où nous allons, la profondeur d'eau n'est pas suffisante pour que la lourde jonque puisse passer. On visite d'abord le village des soit disant « gitans de la mer » même si, d'après notre guide qui a l'air de bien connaître le sujet, ce ne sont pas des Mokens (les « vrais » gitans de la mer) mais des Indonésiens qui auraient d'abord accosté à Phuket au XIV ème siècle puis, qui s'étant fait repousser à la mer lors d'une invasion birmane, seraient venus coloniser des îlots de la baie, construisant au fur et à mesure lors de leur expansion des demeures sur pilotis. Quelque soit les origines des habitants du village, pour moi cette visite est sans intérêts, je pense surtout qu'elle résulte d'un deal entre les « gitans de la mer » et les TO, le supposé point d'orgue de la journée, le fameux rocher de « James Bond » étant sur leur territoire j'imagine que l'autorisation de visite à ce haut lieu du tourisme Thai a été liée à l'obligation de passer par ce village musulman, donnant ainsi aux habitants l'occasion de vendre quelques T-shirts et autres coquillages...Ou des photos avec de pauvres gibbons captifs mis quasiment d'autorité dans les bras des touristes. On repart avec le longue queue en direction de ce fameux rocher de James Bond nommé en réalité Kho Tapu (« le rocher clou » en thaï) qu'on voit dans « L'homme au pistolet d'Or »tourné en 1974. Dans le film, l'îlot désert sert de repère au méchant du film, Scaramanga. Mais depuis que le film à été tourné, le rocher fait partie des lieux les plus visités de Thailande et il est TOTALEMENT submergé de touristes, du coup on y retrouve tout le tourisme craignos qu'on a évité depuis 3 semaines... Vous devinez que nous nous serions aisément passés de cette étape surtout que l'îlot étant minuscule une vue depuis le bateau aurait été amplement suffisante...
La plage de Kho tapu et le rocher de Scaramanga
Retour à la Jonque, repas très correct concocté par l'équipage, un peu de navigation jusqu'à une crique où le courant n'est pas trop fort, la jonque jette l'ancre et « plouf », Alex et moi sautont dans la baie de Phang Nga ! On se rend compte que même si en apparence l'eau ne bouge pas, il faut nager fort pour rejoindre l'échelle a cause des courants... Mais on ne pouvait laisser passer un plongeon dans les eaux chaudes de la baie de Phang Nga ! Et puis c'est le retour, somnolant, car tout le monde comate à l'ombre du toit de la jonque ! Après une bonne douche au Vighit on est cette fois d'attaque pour trouver une gargote sur la plage de Rawai, au Sud del'ile, à quelques km du Resort. On croise quelques farangs sur des motorbikes mais ils continuent vers les plages de la cote Ouest apparemment plus en adéquation avec leurs attentes que ces cantines. Krys inspecte les étalages de poissons en devanture et son choix est (comme d'hab') le bon puisqu'on mange bien pour pas cher en rigolant avec les femmes qui font à manger ! JOUR 19 - DIMANCHE 30 JUILLET Encore un jour où il faut se lever tôt et comme la veille le GSM sonne à 6h15, mais aujourd'hui le premier coup d'œil dehors nous montre que le beau temps est parti et qu'il pleut... A 7h15 précise, le minibus arrive, nous sommes les premiers à être ramassés et on se dirige sur Phuket Town pour prendre d'autres passagers. A l'hôtel « économique » où on s'arrête, les 2 américains ne sont pas foutus d'être à l'heure et font poireauter tout le monde pendant 20 minutes... Bien sur en montant dans le bus, ni un « Hello » ni un « Sorry »... Blaireaux va ! Au second hôtel, on récupère 5 francophones. La première chose que j'entends est « J'espère qu'il va rouler doucement car y'a la pizza d'hier soir qui passe pas ! »... Waouh !! Entre les « presqu'apoilistes » croisés sur Kho Tapu hier et les blaireaux d'aujourd'hui, cela nous révèle tout un aspect touristique qui semble inévitable ici... Au port on embarque sur le Sea Angel Cruise, qui est déjà pas mal rempli de « clients » du même acabit que ceux que nous avons ramassés. On appareille pour Kho Phi Phi sous des trombes d'eau et dés qu'on sort du port on comprend que la traversée ne va être une partie de plaisir, le bateau est bien secoué par la houle tandis des paquets de mer passent par-dessus le premier étage du navire. Une bonne partie des passagers se met rapidement à « évacuer » leur précédent repas dans les sacs distribués par l'équipage. Enfin, après un temps qui paraît bien long mais qui tourne en réalité autour de 1h45 on atteint l'île. Phi Phi « le paradis » est aujourd'hui, bien humide, tous les bateaux longues queues sont amarrés sur la plage et il tombe des cordes. Nous rejoignons le Arayaburi Resort à pieds, par le chemin qui longe la plage et c'est ensuite une voiturette de golf qui nous emmène jusqu'à notre bungalow (plutôt étonnant, pour une île supposée sans AUCUNE voiture). La vue depuis la terrasse donne sur l'île inhabitée de Phi Phi Ley, on la distingue vaguement, derrière le rideau de pluie. Le bungalow est assez joli mais la surprise sera pour tout à l'heure quand nous nous apercevrons qu'il faut 15 min pour chauffer la vingtaine de litre d'eau chaude. Et que cette eau (chaude ou froide) est de l'eau de mer, donc salée ! Ce qui n'est pas franchement l'idéal pour se rincer. Vu le prix de la chambre (plus de 3000 Baths) c'est carrément se moquer du monde, surtout quand on sait qu'à cette saison c'est moitié prix ce qui signifie que ce bungalow se loue joyeusement 120€/nuit lors de la haute saison ! Je ne parle même pas du fait qu'avec la pluie qui tombe en cette saison, il suffirait d'installer une petite citerne reliée aux gouttières pour recueillir sans problème des centaines de litres d'eau douce... De toute façon tout le reste du séjour sur cette île est à l'avenant et autant prévenir que si vous aimez Phi Phi il vaut mieux arrêter de lire ici, la suite risquant fort de vous déplaire. Nous n'avons pas du tout aimé l'ambiance totalement superficielle de l'île. Ce récit est déjà long et il ne servirait pas à grand chose d'en coller des pages supplémentaires pour expliquer en long en large et en travers tout ce qui nous a déplu. On dira que nous sommes probablement trop vieux (36 et 39 ans en juillet 06) et trop éloigné du trip «Peu importe ou je suis dans le monde, tout ce que je veux est de la Sea du Sex et du Sun» pour faire parti des fans de l'île. Le fait qu'aucune des activités nautiques n'étant faisable, nous ayons tourné tout l'après midi dans Tonsaï (le village de l'île), et que de ce fait, eu tout le temps de voir d'une part l'état de non-reconstruction de tout ce qu'il y a derrière la rue principale et d'autre part les masses des touristes vautrés dans les bars et occupés à boire des bières et à regarder des films américains sur les grands écrans n'est probablement pas pour rien dans ce rejet. Mais même si, dans ce récit, je tempère notre réaction de rejet totale envers cette ile, des mois après, j'ai toujours autant de mal à comprendre qu'autant de gens puisse passer dans un endroit aussi petit en étant exclusivement intéréssé par la plongée, les bars, les discos et les fast food...
JOUR 20 - LUNDI 31 JUILLET
00h30 : Je rêve. Ou plutôt je cauchemarde : je viens d'être réveillé par des "Boums-Boums" de musique Techno !!! Pas ici, pas dans ce Resort, ce n'est pas possible... Et pourtant il me suffit de sortir sur le balcon pour constater, consterné, qu'il y a une effectivement une Rave Party un peu plus loin vers le village... C'est hallucinant de constater que de plus en plus de plages touristiques Thaïe sont gangrenées par ces foutues Moon Party ! Au départ, ce n'était que sur une île (Kho Phangan) et juste les nuits de pleine lune que ça avaient lieu, ce qui permettaient d'y échapper si on n'était pas amateur du truc. Mais il semble bien qu'Ils se mettent à faire ça n'importe où et tout le temps, imposant sans vergogne leurs bruits à tout le monde... Hors de moi, surtout quand je pense au prix que je paie, je vais faire un scandale à l'accueil mais comme ici aussi il n'y a que deux veilleurs de nuits qui ne savent dire que « Yes, Yes » ça ne me même pas loin ! A par subir et tenter de se rendormir, il n'y a rien d'autre à faire, mais demain, il est hors de question qu'on reste une nuit de plus (suivant la météo, on aurait été susceptible de rester la journée pour aller sur Phi Phi Ley, et donc passer la nuit suivante à l'Arayaburi) et quel que soit le temps on partira pour retourner à Phuket et au havre de paix qu'est le Vighit...
5h45 : le GSM sonne comme prévu avant l'aube afin que j'ai le temps de monter au View Point de l'île et d'en redescendre à temps pour qu'on puisse attraper le bateau de 9h00. Cette île me sort définitivement des yeux. Sur la plage une partie de ceux qui ce se sont défoncés toute la nuit à la bière, aux joints et aux décibels sont encore en train de zoner. Je passe devant eux sans faire le malin et quand l'un d'entre eux m'interpelle « Hey, where are you goin' ? » je continue à marcher sans répondre, sans même le regarder tout en repensant à une discussion de VF sur l'insécurité de la Thailande. Pour moi elle est LA l'insécurité de la Thailande, avec ces occidentaux shootés et complètement déjantés... En traversant le village une affichette attire mon attention, c'est de la pub pour la « Half Moon Party » du Hippies bar qui m'a pourri la nuit en déversant sur toute la plage du bruit techno, j'arrache l'affiche, rageur
J'arrive au Panorama 45 minutes plus tard mais je suis plus mort que vivant, la mauvaise nuit suivie de l'ascension au pas de charge que je viens de faire m'ont tué !
LE panorama sur Phi Phi Don
J'admire le paysage, je prends quelques photos et j'essaie de deviner quel sera la météo du jour... Ce ne sera pas le grand beau temps car le ciel est couvert et occulte le lever de soleil mais il ne pleut pas et ça semblerait vouloir se dégager... Une fois de plus c'est un coup de dés : partir dés ce matin par le bateau de 9h00 avec le risque de voir le ciel se dégager et avoir des remords de ne pas être resté pour faire le tour de Phi Phi Ley ou rester jusqu'à cette après midi et prendre le risque de s'emmerder encore une demi jounée si les bateaux ne peuvent sortir... J'arrive au Panorama 45 minutes plus tard mais je suis plus mort que vivant, la mauvaise nuit suivie de l'ascension au pas de charge que je viens de faire m'ont tué ! J'admire le paysage, je prends quelques photos et j'essaie de deviner quel sera la météo du jour... Ce ne sera pas le grand beau temps car le ciel est couvert et occulte le lever de soleil mais il ne pleut pas et ça semblerait vouloir se dégager... Une fois de plus c'est un coup de dés : partir dés ce matin par le bateau de 9h00 avec le risque de voir le ciel se dégager et avoir des remords de ne pas être resté pour faire le tour de Phi Phi Ley ou rester jusqu'à cette après midi et prendre le risque de s'emmerder encore une demi jounée si les bateaux ne peuvent sortir... Je redescends vers Tonsaï par les escaliers abruptes tout en hésitant encore sur le choix à prendre...
[..] | | | À: LeTigre · 16 décembre 2006 à 16:18 Re: Second voyage en Thaïlande Message 34 de 54 · Page 2 de 3 · 4 339 affichages · Partager [..]JOUR 20 - LUNDI 31 JUILLET
[..] Au bungalow, on décide avec Krys de tenter d'aller à Phi Phi Ley ce matin. Je passe dire clairement le fond de ma pensée au réceptionniste de ce supposé Resort de luxe, on petit déjeune, et on loue, sur la plage juste en face de l'Arayaburi, un long tail qui nous fera faire le tour de PP Ley puis nous laissera au village de Tonsai pour un prix forfaitaire de 1000baths (C'est le prix pour le bateau qu'on soit 1 ou 5 dedans) La navigation jusqu'à l'îlot inhabité et tout le long du flanc Ouest de l'île est franchement sportive, il y a encore du vent, rien ne nous en protège et la petite embarcation plonge dans les creux des vagues comme une coquille de noix ! Même pas possible de sortir l'appareil photo tellement on ramasse d'embruns ! On ne trouve le calme que lorsqu'on pénètre dans Maya bay, plage devenue aussi célèbre que Kho Tapu, cette fois à cause/grâce au Film « The Beach » en 2000. On y est seul car nous sommes le premier bateau à être parti et le marin à bien joué le coup en allant dans le sens inverse des autres. Il me propose d'aller sur la plage mais je ne vois pas trop l'intérêt de claquer 3x 200Baths (Et oui depuis que tous les touristes veulent aller sur cette plage ça a été classé Parc National et il faut payer pour y accoster) juste pour pouvoir marcher sur une bête plage. De toutes façons, depuis la plage la vue réelle n'est pas identique à celle qu'on a dans le film puisqu'un îlot à été rajouté par trucage pour donner l'impression que la baie est cachée depuis la mer... En ressortant de la baie la partie de tape cul recommence jusqu'à ce qu'on soit passé de l'autre coté de l'île. Sur cette face Est, nous découvrons une autre baie celle de "Phi Ley Cove" et si elle est moins célèbre que Maya Bay nous la trouvons plus jolie ! Nous hésitons à nous baigner mais la perspective de devoir passer le reste de la journée avec la peau qui tire à cause de l'eau salée nous en dissuade (Oui, je sais, c'est ballot mais nous ne sommes pas de grands copains de la mer et je l'assume) et on se contente d'admirer les paysages et les fonds marins au travers de l'eau translucide. Le paradis ? Oui, ça pourrait l'être sans les speed boat, ces hors bords rapides et bruyants qui arrivent à fond pour déverser leurs cargaisons de plongeurs... C'est symptomatique de Phi Phi, qui POURRAIT être génial avec un tourisme intelligent et responsable mais on en est très, très, très loin et du coup la masse de pignoufs rend l'île insupportable... Enfin du moins NOUS la rend insupportable !!! Toujours sur la cote Est de Phi Phi Ley nous arrivons maintenant au niveau de la "Grotte des Vikings " dont le nom Thaï est Tham Pya Nak ce qui signifie à peu près "grotte du Naga" elle se nomme ainsi à cause d'un rocher qui, sous un certain angle, ressemblerait au serpent légendaire. On peut facilement imaginer que ce nom ait été interprété comme "grotte du Dragon" ou " Repère du Dragon" vu la ressemblance physique entre ces deux créatures mythiques. De là, il est facile d'arriver à "Grotte des Vikings" si on se rappelle effigies de proue des drakkars, les navires vikings. Elle est réputée ici car des locaux viennent y risquer leur vie en grimpant sur des perches en bambous afin d'aller décrocher les nids d'hirondelles accrochés au plafond. Ces nids sont ensuite vendus à prix d'or aux Chinois qui les considèrent comme un met de choix. Et si vous vous interrogez, oui le nid d'hirondelle qu'ils mangent désigne bien le nid de l'oiseau construit en boue et en bave.. Comme nous ne nous baignons pas, le tour de PhiPhi Ley ne nous prend qu'une heure et je négocie avec le marin pour longer un peu la cote Est : 300baths de plus pour une heure de navigation. Cette partie de la côte se révèle superbe et sauvage... mais pourquoi s'entasse t'on autour du foutu village de Tonsaï alors qu'il y a tant d'espace ici ? En attendant de repartir vers Phuket on déjeune (fort bien) au Restaurant le Grand Bleu, dans la rue principale, la nourriture Thaie est bonne et les prix corrects étant donnés l'emplacement du resto. A 14h00 on embarque sur le Sea Angel Cruise pour un voyage retour nettement plus calme qu'à l'aller.
Le reste des passagers est à 90% des Japonais qui sont arrivés sur l'île avec le bateau du matin, ils sont encore mouillés et passent la traversé à bouger, aller, venir, passer, repasser, revenir, repartir, une vraie fourmilière, je vous jure que certains sont passés devant moi au moins 15 fois en 1H45 ! Et nous voici de retour à Phuket pour nos dernières 48heures
JOUR 21 – MARDI 1 er AOUT
Pour l'avant dernier jour à Phuket la météo est une nouvelles fois couverte et pluvieuse. Nous longeons les plages de la côte Ouest : Naï Harn, Kata, Karon, Patong, Kamala... Ce sont de belles et larges plages sableuses et sous ce ciel, mis à part les palmiers, on pourrait, encore une fois, se croire sur les plages de l'Atlantique... Surtout que la mer projette de grosses defelantes, que même de loin on sent dangereuses. Il faudrait me payer très, très... très cher pour que j'aille me baigner la dedans plus loin que les genoux ! Et ce n'est pas qu'une impression, à cette époque de l'année, les plages sont dangereuses et le drapeau rouge flotte, bien visible sur les postes de surveillances. On en parle pas trop mais chaque année une vingtaine de personnes se noient sur ces plages à cause des vagues et des puissants courants qui replongent le malheureux baigneur qui s'est fait "attrappé" par les vagues, sous l'eau encore et encore... Les plages de la cote Ouest de phuketUne fois vu l'aspect esthétique, il faut savoir que se sont les plages où la plus grosse partie des touristes de Phuket viennent s'entasser et les villes qui les jouxtent sont celles où je ne tiens pas à passer mes vacances. Le point " culminant" de la côte Est est bien sur Patong, ses bars et ses bordels. Nous n'avons fait que longer la plage, ce que j'en ai vu, ce que j'ai pu deviner de son ambiance m'a suffit. La seule chose que j'ai à en dire est «quel dommage d'aller dans un pays aussi beau que la Thailande pour aller à Patong. » Le déjeuner à l'embarcadère de Laem In Sing, sur la cote Est, nous plaît bien même si devoir choisir au milieu de la carte qui propose des dizaines de plats de seafood (avec photos) tous plus appétissants les uns que les autres n'est pas facile ! Un tour rapide dans les centres commerciaux que sont Central Festival et Tesco Lotus sans rien y trouver de spécial et on finit la journée chez Arnaud & Lee.
JOUR 22 – MERCREDI 2 AOUTNous avons gardé pour ce dernier jour la visite au centre de réintroduction des Gibbons dans le secteur Nord Est de l'île. Ici, des Thaïs salariés et des bénévoles étrangers tentent de relâcher dans la jungle après un bilan de santé poussé et une ré-acclimatation progressive des Gibbons mis en cage. Une fois de plus, c'est le touriste-pignouf qui est la cause du malheur des singes. En acceptant de se faire photographier avec un « mignon petit singe » dans les bras puis d'acheter la photo celui-ci fait perdurer la pratique. Si tout le monde refusait la chose il y a fort à parier que personne ne verrait plus d'intérêt à avoir un singe en cage. Attention, cet endroit n'est pas un zoo, il n'y a quasiment rien à voir, juste à lire atterré, les fiches décrivant les sévices infligés par les humains aux singes et les raisons pour lesquelles ceux qui sont dans les cages les plus proches ne pourront jamais être relâchés, trop profondément marqués pour avoir la moindre chance de se réadapter à la vie sauvage. Tel celui-ci à qui on a coupé une main et un pied ou cet autre à qui on « désapprit » à chanter/hurler/s'exprimer en le cognant car il était trop bruyant. Spéciale dédicace pour les cakes qui veulent savoir ou acheter des singes  : Le truc qui est franchement déplaisant est qu'il faut payer 200Baths/personnes au gouvernement Thaï pour pouvoir aller au centre de réintroduction car ils ont classé les alentours en Parc National (et de 8 !!) et bien qu'il n'y ai que 100 mètre à parcourir, il FAUT payer (Pourtant pas 1Bath ne revient au centre qui est non gouvernemental alors allez-y malgré tout et lâchez leur un peu de sous, vous ferez une bonne action) Je ne vous cache pas qu'au bout de 3 semaines ça devient fatiguant de donner 600Baths à chaque fois qu'on met un pied dans la jungle ou sur une plage vue dans un film ou dans une partie de mer classée parc national.. (NB : les prix d'entrée dans les parcs Nationaux doubleront un 1er novembre 2007) En plus c'est ici qu'on subit la seule vraie tentative d'arnaque du séjour car après avoir pris nos 600Baths, le Ranger allait « oublier » de nous remettre les tickets ! Hors, pas de tickets manquant dans le carnet à souches = pas de paiements officiels = le paiement va directement dans la poche du gars... Ce qui explique que quand j'ai réclamé les tickets le gars n'avaient pas l'air spécialement heureux !
Et alors, ce voyage ? Une chose est sur, après 22 jours et 4500 km à travers la Thailande j'étais « full », empli d'impressions, d'émotions, de paysages, de rencontres, d'émerveillement et... de quelques sérieuses déceptions. D'un point de vue général, j'avais longtemps pensé qu'il fallait voyager aux périodes optimum et éviter les saisons les moins favorables.Le problème en Thailande est que les régions balnéaires sont tellement surchargées lors de la saison sèche (de novembre à mars) que la seule période pour y aller dans des conditions qui me paraissent acceptables, était l'été, c'est à dire pendant la saison des pluies. J'ai donc fait une entorse à ma règle, mais le climat est difficile à supporter, il faut accepter d'être au mieux moite du matin au soir et au pire trempés des pieds à la tête. Même s'il semble que ça ne soit pas LA règle il faut savoir que les pluies peuvent être quotidiennes et que pour nous, elles ont souvent été gênantes. Juillet 2005 fut sec, juillet 2006 à été pluvieux, on a tenté le coup, le résultat fut mitigé, à l'avenir on repassera sur le mode « seulement en saison optimum » En ce qui concerne les régions visitées, comme prévu l'Issan est brute et pas colonisée par le tourisme, ceux qui détestent le bruit et la foule s'y plairont tandis que ceux qui en ont besoin de se retrouver en groupe avec leurs congénères s'y ennuieront à mourir. Grâce à Pat & Alban, nos journées là-bas furent supers. La région au Nord de Kanchanaburi fut une agréable surprise et aurait mérité qu'on y passe une semaine pour pouvoir l'explorer un peu plus. Quand à la région de Phuket (au sens large puisque Phuket - île est encore ce qui nous a le moins déçu) je me doutais que ça ne nous plaîrait pas mais comment en être sur autrement qu'en y allant voir ? Les lieux en eux-mêmes ne sont pas en cause, j'imagine que par beau temps et sans la foule des touristes ils doivent être enchanteurs, mais je ne peux personnellement pas dissocier un lieu de son ambiance et cette ambiance est trop touristico – superficielle pour nous... Quant à LA question qui m'a été maintes fois posée depuis notre retour : « Alors cette fois c'est bon, tu en as fais le tour ? " (sous entendu " de la Thailande") je réponds sans hésitation « Ah que non » car plus j'y vais... plus j'ai envie d'y aller que ce soit pour voir les gens qui nous ont témoigné de l'amitié ou pour découvrir les régions ou nous ne sommes pas encore allés...
Voila vous savez tout sur nos 3 semaines en Thailande en juillet 2006... | | | À: LeTigre · 16 décembre 2006 à 17:20 Re: Second voyage en Thaïlande Message 35 de 54 · Page 2 de 3 · 4 336 affichages · Partager Salut Patrick,
Je viens de finir de lire ton carnet de voyage, très bien écrit.
Le seul truc qui est regrettable c'est que tu n'as pas bien réussi avec le temps dans le Sud c'est dommage mais bon c'est la saison des moussons ça passe ou ça casse.
Quant à LA question qui m'a été maintes fois posée depuis notre retour : « Alors cette fois c'est bon, tu en as fais le tour ? " (sous entendu " de la Thailande") je réponds sans hésitation « Ah que non » car plus j'y vais... plus j'ai envie d'y aller que ce soit pour voir les gens qui nous ont témoigné de l'amitié ou pour découvrir les régions ou nous ne sommes pas encore allés...
Jamais deux sans trois va falloir que tu retournes en Thaïlande. | | | À: Barbot · 16 décembre 2006 à 17:41 Re: Second voyage en Thaïlande Message 36 de 54 · Page 2 de 3 · 4 328 affichages · Partager Merci Marco 
Et pour le reste tu sais bien que si je pouvais je partirais demain.. | | | À: LeTigre · 30 juillet 2007 à 15:14 Re: Second voyage en Thaïlande Message 37 de 54 · Page 2 de 3 · 4 154 affichages · Partager salut j' arrive normalement a Bangkok le 26 octobre (12.00) et mon avion pars le 27 pour Yangoon (8.00) Qu est ce qui est inr=téressant à faire dabs la capitale en une petite journée (sachant que quetion achat on ne veut pas se charger mais plus visiter ou voir, observer tout simplement.
Secondo nous devon revenir nous poser pres des plages. Krabi et Kho pipi semble etre nos projets. Ya t il d' autres endroits a me suggérer plage +visite..
 shukran | | | À: LeTigre · 24 juin 2008 à 17:32 Re: Second voyage en Thaïlande Message 38 de 54 · Page 2 de 3 · 3 931 affichages · Partager Salut Patrick! Ben voilà, mieux vaut tard que jamais, je viens de lire ton carnet! Je pars en Thailande dans 10 jours. ce sera la 2ème fois, avec au programme : Chiang Mai- Mae Hong Son-Soppong- Ayutthaya- Ko Tao- Bangkok
Espérons que les dieux de la mousson soient plus cléments cette année que lors de ton voyage!
A plus! Et merci pour ton récit et les MAGNIFIQUES photos (merci de trimballer tes 10 kg de matos pour nous faire profiter de tout cela!)
Valérie (on s'est vus une fois chez Sabaidee) | | | À: ValerieM · 24 juin 2008 à 18:41 Re: Second voyage en Thaïlande Message 39 de 54 · Page 2 de 3 · 3 929 affichages · Partager Salut !
Ben voilà, mieux vaut tard que jamais, je viens de lire ton carnet!
Ce qui est marrant c'estq ue plusieurs de mes carnets viennent de remonter en qques jours ! 
Espérons que les dieux de la mousson soient plus cléments cette année que lors de ton voyage!
je te le souhaite !
A plus! Et merci pour ton récit et les MAGNIFIQUES photos (merci de trimballer tes 10 kg de matos pour nous faire profiter de tout cela!)
   De rien c'est un plaisir !!
Valérie (on s'est vus une fois chez Sabaidee)
Oui, oui je sais qui tu est, j'avais percuté !!!
Bonnes vacances ! | | | À: LeTigre · 24 juin 2008 à 19:43 Re: Second voyage en Thaïlande Message 40 de 54 · Page 2 de 3 · 3 925 affichages · Partager Salut Patrick, juste pour dire que c'est un plaisir de te revoir, ca faisait longtemps... ca m'a aussi fait plaisir de voir tes posts remonter, j'avais pas tout vu ni lu  Amicalement. | Carnets similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 9 576 visiteurs en ligne depuis une heure! |