Compter le nombre de morts, je veux bien, mais dans quel état sont ceux qui ont été renversés et qui ne sont pas morts ?
pour compléter la statistique cité par
cbandiera ci-dessus, qui relativise déjà bien les choses : les blessés légers et les blessés graves sont comptabilisés dans les bilans annuels de la Sécurité Routière. Pour les données en
France, voir site officiel de l'Observatoire national interministériel de la sécurité routière (ONISR).
D'après ces bilans de l'ONISR, le taux de gravité des accidents de la circulation
(c'est-à-dire la proportion de blessés graves ou tués sur le total des personnes impliquées dans des accidents) n'est pas plus élevé chez les cyclistes que parmi la moyenne des usagers, tous modes confondus (voitures et poids lourds, deux roues motorisés, cyclistes et piétons). Il est même inférieur au taux de gravité constaté pour les piétons: cyclistes 8%, piétons 16%, automobilistes 7%. Pour info, la définition de "
blessé grave" dans ces statistiques est normalisée au niveau de l'UE : blessé hospitalisé 6 jours ou plus, qu'il y ait ou non des séquelles à long terme. La définition des "
tués" est aussi standardisée : les blessés graves qui décèdent dans les 30 jours suivant l'accident sont comptés dans les tués.
Autre point à noter: la
fréquence des accidents graves,
par rapport au nombre de déplacements, n'est pas plus élevée non plus chez les cyclistes que pour la moyenne des usagers. Pour les accidents légers, idem, mais là, les données sont a priori moins fiables, une partie des accidents légers échappant au recensement.