Excellente réponse de votre part.
Sait-il ce monsieur que l'on se fait plus agresser dans les couloirs du métro parisien que dans la "ville des mille"!!!
Permettez moi de détacher ces quelques mots d'un petit Kabary que je disais il y a 15 jours avant de retourner en
France :
....Prendre le temps, oui prendre le temps
d’observer et de nous apprivoiser avant d’agir.
Pour ne pas commettre d’erreurs et ne pas froisser ceux qui vous côtoient.
En observant n’avons-nous pas aussi tendance à
interpréter et souvent mal le faire.
Que faire de tout cela, de toutes ces notes prises avec vous, si je veux que vos
expériences profitent à tous. J’ai aimé aussi quand vous mêmes posiez des questions pour mieux nous comprendre.
Je peux vous dire aussi que j’ai trouvé parfois des difficultés à comprendre que mes questions, même avec ceux qui maîtrisent bien le Français n’étaient pas toujours comprises. Il faudrait parler et connaître un peu plus les subtilités de votre langue.
Que de fois je me suis dit : ils ne me comprennent pas, impression encore plus forte quand je veux rejoindre la base et les plus en difficulté. Il faudrait tant comprendre.
Mais au-delà de ces mots incompris, j’ai aussi vite compris que c’est justement dans ces mots incompris que le défi devenait
enrichissant.Un exemple :
Ces cohortes d’enfants ou d’adultes qui disent vahaza jusqu’à ce que l’on disparaisse. Cela pour ceux qui n’y sont pas habitués peut devenir insupportable, mais très vite j’ai aussi appris que ce mot signifiait “ j’ai envie de communiquer avec toi ”. Ces enfants veulent communiquer, ils veulent te dire des choses. “ arrête toi, écoute les ”
Cela fait une dizaine d’années que je fréquente votre beau pays par intermittence il est vrai, mais vous m’y avez inscrit aussi en vahyny. Avec vous j’ai multiplié les rencontres dans les milieux sociaux les plus divers, lors de moments joyeux ou douloureux, lors des célébrations etc.. et jour après jour avec vous j’ai pu parfaire mon observation.
J’ai pu voir tout cela sous l’angle de la culture, des traditions de votre pays, de ces appels et aussi ici une notion fondamentale :
la famille. Non pas la famille avec son côté étouffant, mais ressentir ce côté créateur de sens.
On va encore me demander quand je rentrerai :
“ mais que retenir de Madagascar ” ?Je pense que de plus je dirai que je n’ (ai pas de réponse, car les réponses vous me les avez données comme on les donne à un ami. Et cela c’est un bien précieux que l’on garde entre soi avec l’impression souveraine d’être bien et d’appartenir à ce qu’ici en appelle à la
favianana.