Bonjour, je vois que vous êtes Apiculteur, si vous avez l'occasion de trouver du miel de forêt sauvage auprés des récolteurs, ne vous en privez pas "sublime".dommage que l'exportation du miel de MADA ne soit pas autorisé en Europe.
INFOS DIPLOMATIQUES : (grosso modo :ils sont loin de s'en sortir)
Croissance démographique : 2,8 % (Banque mondiale, 2008)
Espérance de vie : 59 ans
Taux d’alphabétisation : 59 %
Religion(s) : Fond commun traditionnel axé sur le respect des ancêtres (50 %) ; christianisme (45 %), dont 25 % de Catholiques et 20 % de Protestants ; islam (5 %)
Indice de développement humain : 143ème sur 177 pays (PNUD, 2010) Données économiques
PIB (2010) : 6,56 Mds € (Instat)
PIB par habitant (2009) : 300 €
Taux de croissance (2010) : 0,6 % (Instat)
Taux de chômage (au sens du BIT) : non renseigné
Taux d’inflation (2010) : 11,9 % (Instat)
Principaux clients : France (32,8% en 2010),
Allemagne (7,4%),
Chine (6,3%),
Etats-UnisPrincipaux fournisseurs : Chine (15,4%),
Etats-Unis (8,3%),
France (7,4% en 2010, contre 6% en 2009),
Afrique du Sud (7,1%),
Bahreïn (6,5%)
Part des principaux secteurs d’activités dans le PIB : agriculture : 28 % (Riz)
industrie : 15 % (Textile)
services : 57 % (Tourisme, TIC)
Exportations de la France vers Madagascar : 233,7 M€ en 2010- 3ème fournisseur
Importations françaises depuis Madagascar : 262,1 M€ en 2010 - 1er client (32,8% des exportations malgaches)
Situation économique
Madagascar continue de figurer parmi les pays les plus pauvres du monde, en 143ème position sur 177 pays selon l’Indicateur de développement humain (PNUD 2007-2008). En 2009, la population est estimée à 19.9 millions d’habitants, en croissance de 2,8%/an.
Le pays a connu une forte croissance économique quasi ininterrompue depuis 1995 (exception faite de 2002) avec une accélération jusqu’en 2008 (estimation de +7,2%). Les principaux moteurs actuellement sont les grands projets miniers et les TIC.
Depuis début 2009, la crise politique interne s’ajoute aux effets de la crise économique mondiale ; la plupart des secteurs économiques sont touchés, qu’ils soient tournés vers l’exportation (les clients internationaux craignent pour la sécurité de leurs approvisionnements) ou, vers le marché intérieur qui s’est effondré. En 2010, la croissance n’a été que de 0,6%.
Le
secteur primaire (agriculture, pêche et secteur forestier) représente
28% du PIB et a augmenté de +4,1% en 2008. L’agriculture occupe 70% de la population active et représente 20% des exportations. Les produits de la mer, dont la crevetticulture et la pêche, sont à l’origine de la moitié des exportations du secteur, en déficit depuis 2008.
Viennent ensuite le riz, les fruits tropicaux, les cultures de rente (girofle, cacao, café, poivre). Le
secteur secondaire représente
près de 15 % du PIB. Sa croissance a été solide en 2008 (+10,8%) grâce à la construction des grands projets miniers (+28% pour les industries extractives), et une amélioration de la fourniture en électricité aux industries (+6%). Avant la crise, le gouvernement souhaitait développer l’exploitation des ressources minières dont le pétrole, le fer, le bauxite, l’uranium et le charbon.
D’ici à fin 2011, les groupes thaïlandais ITD et PTT pourraient démarrer la construction de leurs projets respectifs d’extraction de charbon dans le bassin de la Sakoa (Sud de
Madagascar).
Le
secteur tertiaire en 2008 tirait la croissance vers le haut (+15,6%). Les secteurs phares étaient le BTP et les infrastructures (+64%), les télécommunications (+48,7%), les transports (+11%). Le secteur des télécommunications a connu une forte accélération pendant la période 2005-2010 grâce à une progression rapide du nombre d’abonnés de la première liaison internet à débit en fibre optique grâce au câble Lion en service depuis 2009. De nouvelles liaisons haut-débit sont attendues (Eassy, Seacom).
Ces
nouvelles liaisons de Madagascar aux grands réseaux internationaux constituent un axe de développement clé pour le pays. Les entreprises du secteur prospectent pour implanter des
call centers, des plateformes de traitement des données, logiciels, gestion de sites internet. Le secteur a connu un véritable essor ces dernières années.
Le secteur touristique a bénéficié d’une augmentation d’environ 10,5% des arrivées de touristes entre 2006 et 2008. Il est traditionnellement le premier pourvoyeur de devises du pays devant le textile et la crevetticulture. On comptait environ 25000 emplois directs dans le tourisme en 2008. La crise de 2009 a fortement touché ce secteur qui reprend lentement.
Politique extérieure
Jusqu’en 2009, la diplomatie malgache était axée principalement sur :
l’entretien de bonnes relations avec le FMI, la Banque mondiale et les bailleurs bilatéraux (
France, Union Européenne,
Etats-Unis) ; une
meilleure intégration régionale : adhésions à la COI en 1982, au COMESA en 1993, à l’IOR-ARC en 1996, à la SADC en août 2005, demande d’adhésion à l’association des « petits Etats insulaires en développement » en janvier 2005, recherche de partenariats avec
Maurice, l’
Afrique du Sud, le
Mozambique ; le
développement de relations commerciales et de coopération avec l’Asie (
Japon,
Chine, déjà très présents,
Thaïlande,
Australie) ; la
recherche d’une visibilité internationale, surtout sous les mandats de M. Ravalomanana, (participation du Président à de nombreux sommets, candidature pour l’organisation des sommets de l’UA en 2009 et de la Francophonie en 2010).
Depuis mars 2009, et en raison de la crise politique,
certains partenaires bilatéraux (Norvège, Etats-Unis) ont annoncé le gel total de leur aide. Les
Etats-Unis ont annoncé le
23 décembre le
retrait de Madagascar de l’AGOA.Comme l’ensemble de la communauté internationale, l’Union européenne a clairement
dénoncé le changement de régime anti-constitutionnel au profit d’Andry Rajoelina. Elle
a suspendu, à titre conservatoire, la coopération communautaire : 630 M €, dont577 M € au titre du 10ème FED (30 % d’ABG -170 M €- ; 40 % pour les infrastructures de transport -240 M €- ; 20 % pour le développement rural, l’agriculture et la sécurité alimentaire -120 M €).
Faute de voir émerger une solution consensuelle à la crise politique, l’Union européenne a adopté en
juin 2010 une
décision clôturant les consultations au titre de l’article 96 de Cotonou et suspendant,
au titre des « mesures appropriées », la coopération de l’UE (Fonds européen de développement), à l’exception de l’aide humanitaire et d’urgence et des projets bénéficiant directement à la population, mis en œuvre par des structures non-gouvernementales. Dans l’attente de la validation de la feuille de route de la SADC, le conseil de l’Union européenne a décidé, le 6 juin, de renouveler pour 6 mois ces "mesures appropriées".
Mise à jour : 06.06.11