Santéa · 3 avril 2013 à 12:46 · 134 photos 35 messages · 11 participants · 17 548 affichages | | | | En mars dernier nous sommes partis pour notre premier voyage en Asie, direction la Thaïlande, en voici le compte rendu que vous pouvez trouver également sur mon blog :
Mes carnets de voyage
Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs
Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.
La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.
La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande ( Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao...) et celles bordant la mer d’Andaman ( Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta...).
La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !
Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :
1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh Kradan
Nous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’ Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.
Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.
Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu. | | | Annonce · Sponsorisé | | | Bonjour,
J'ai attentivement lu ton descriptif de ton voyage de 15 jours en Thailande. Comme tu as fait pas mal de destinations j'aimerai avoir ton feed-back. Ce n'était pas trop fatiguant? A refaire, tu referais autant de chemin?
Je pars moi-même 15 jours en Thailande en Novembre et j'ai peur de vouloir trop en faire... Mais je n'arrive pas à supprimer une destination :- (. Voilà ce que j'ai prévu: 2 jours: BKK2 jours à KANCHANABURI via un TO à partir de BKK1 jour: AYUTHAYA3 jours à CM (train de nuit AYU-CM) 5 jours sur PHUKET (avion CM- PHUKET) veille du départ: retour sur BKK (avion PHU- BKK)
Merci!
Elisa | | | Comme je n'arrive plus a afficher les images de mon blog directement ici et que c'est assez fastidieux d'en ré-uploader 30 par message, je vous invite a aller les voir directement là bas.
Episode 1 : Parfum d'Asie au Grand Palais
C’est notre premier jour en Asie et en Thaïlande plus particulièrement. On commence par l’un des grands classiques de la ville de Bangkok, l’île de Ko Ratanakosin et ses nombreux monuments. En vedette ce matin le Grand Palais et son temple du Bouddah d’Emeraude.
Jour 1 & 2 (2 et 3 mars 2013) : Suvarnabhumi – Thanon Asadang – Saranrom Park – Wat Phra Kaew
Samedi 2 mars 2013 : Après 12 heures d’avion entrecoupée de 3 heures d’escales à Dubaï, nous posons enfin le pied sur le sol thaï ce samedi 2 mars à 18h30. L’A380 de la compagne Emirates nous aura amené à bon port dans un confort très appréciable
Après avoir récupéré très rapidement nos bagages et après avoir tiré des baths au distributeur ATM le plus proche, on sort de l’aéroport prenant la direction de la station de taxi. Là, on indique notre destination au comptoir d’accueil qui la transmet au premier chauffeur de la file. 30 minutes plus tard, après moults zigzags entre les files et excès de vitesse, nous arrivons à notre guesthouse en centre ville. Après le check-in et l’installation dans la chambre, je ressors en direction du 7 eleven le plus proche pour grignoter un morceau avant la nuit.
Dimanche 3 mars 2013 : Le soleil se lève doucement sur Bangkok et filtre par les persiennes de notre chambre située au dernier étage d’un bâtiment de style européen datant du règne de Rama IV (1851-1868) et placé au coeur du quartier historique de la cité. La chambre que nous occupons à une très belle terrasse avec une vue sur un khlong en contrebas et sur le cheddi du Wat Ratchobophit juste derrière.
La ville de Bangkok est parfois appelée la Venise asiatique en référence aux nombreux canaux qui la traversent. Ces canaux appelés khlongs sillonnaient autrefois toute la ville, servant pour le transport et le commerce. Si aujourd’hui beaucoup d’entre eux ont été comblés, certains subsistent notamment du côté de Thonburi. A côté de notre hôtel passe en contrebas le khlong de Ratchabophit Lot.
Nous descendons dans la salle commune pour prendre un délicieux petit déjeuner thaï. Au menu, mangue fraiche, nouilles au porc, beignets de coco... Le petit déjeuner avalé, nous prenons la direction du grand palais. On traverse la Thanon Asadang, passons sur le Lawd canal et entrons de l’autre côté dans le Saranrom Park.
Ce parc à l’origine faisait partie du palais royal construit par Rama IV en 1866. Après la mort de celui-ci, son fils Rama V transforma le park en zoo. Ce dernier ne déménagea qu’au tournant du XXème siècle lorsque de nombreux ministères s’installèrent autour du parc et du palais royal. Le parc et son petit palais servirent alors à partir de 1932 de résidence pour les dignitaires étrangers en visite. Il ne fut rendu aux bangkokiens qu’en 1960.
En cette heure matinale, mais à la température déjà très élevée, le parc n’est occupé que par quelques jardiniers occupés à arroser les nombreux végétaux qui peuplent l’endroit. Les tuyaux tout rafistolés fuient de partout et concourent à la luxuriance du lieu.
Ressortant du parc par la porte sud, nous continuons en direction de Thanon Sanam Chai, l’avenue qui longe la muraille est du Grand Palais. Après avoir laissé sur notre gauche de l’autre côté du carrefour la toiture du Wat Pho, nous remontons l’avenue vers le nord, en direction de l’entrée du palais.
On découvre derrière la muraille immaculée, les premières images du Wat Phra Kaew, le temple le plus sacré de Thaïlande.
Puis, nous arrivons devant l’entrée du Grand Palais, au niveau de la porte nord. Là, l’affluence est digne du métro aux heures de pointe un jour de grève. Il y a deux files pour passer la porte d’entrée, une pour entrer, l’autre pour sortir et tous les touristes font la queue d’un côté ou de l’autre. Une fois à l’intérieur, alors que nous avions bien pris la précaution de nous couvrir les épaules et les jambes, le "vigile" à l’entrée nous interdit le passage au motif qu’un châle n’est pas suffisant pour une dame pour se couvrir les épaules. Nous sommes obligés de faire la queue sur le côté pour prendre une chemise contre une caution de 200 baths.
Grand Palais :
Le Grand Palais a été construit à partir de 1782 par le premier roi de la dynastie Chakri, Rama 1er. C’est à Bangkok que ce dernier avait choisi d’implanter la capitale du Siam, à la suite de la prise de la ville d’ Ayutthaya par les birmans. Son prédécesseur, le général Taksin avait lui choisi l’autre rive de la Chao Phraya et la ville de Thonburi. Le lieu choisi par le roi fut transformé artificiellement en île par le percement de plusieurs canaux reliés à la Chao Phraya. Cette île prit le nom de Ko Ratanakosin. Le roi décida d’utiliser les ruines de l’ancienne capitale Ayutthaya. Il fit démembrer les murailles de la ville ainsi que l’ancien palais royal puis transporta les matériaux vers le sud sur le cour de la Chao Phraya. Il refusa cependant de toucher aux temples de l’ancienne cité, ce qui explique que se sont les seuls vestiges encore présents à Ayutthaya. Le palais royal de Bangkok ressemble d’ailleurs pour beaucoup (au moins concernant la disposition et l’organisation des bâtiments à son homologue d’ Ayutthaya. Après l’achèvement des salles d’apparat du palais, c’est là que le roi fit célébrer la cérémonie de son couronnement en 1785. Depuis lors, le Grand Palais est la résidence des rois de Siam puis de Thaïlande. Si le roi actuel Rama IX, n’habite plus dans le Grand Palais mais dans le palais de Dusit, la résidence royale reste toutefois utilisée lors de nombreuses cérémonies officielles (ce qui peut d’ailleurs entraîner la fermeture du lieu à certaines occasions). Il fut le centre religieux et politique du pays jusqu’à la fin de la monarchie absolue en Thaïlande survenue en 1932. Le Grand Palais couvre une superficie de 21,8 hectares sur la rive gauche de la Chao Phraya. Il n’est pas complètement ouvert aux visiteurs. Encerclé par un mur d’enceinte, il se compose en fait de nombreux édifices hétéroclites. Le Grand Palais se divise en 4 zones principales. La cour extérieure, la cour centrale, la cour intérieur et le temple du Bouddah d’Emeraude (Wat Phra Kaew). La cour extérieure située au nord ouest du Palais (numéros 1, 2, 3 & 10 sur le plan) abrite l’administration royale et les ministères, la cour centrale, au centre du palais comme son nom l’indique, comprend les édifices destinés à la résidence du roi et en particulier la salle du trône et les appartements royaux (numéros 7 & 8). La cour intérieur elle comprenait les appartements des femmes. Enfin au nord est se trouve le temple du Bouddah d’Emeraude (numéros 4, 5 & 6). Aujourd’hui seuls le temple du Bouddah d’Emeraude et la cour extérieure sont ouverts aux visiteurs. On peut également observer les bâtiments de la cour centrale même si leur accès en est interdit. Nous nous dirigeons dans un premier temps vers la billeterie (3) et observons sur notre gauche le Wat Phra Kaew, premier monument de cette journée de visite, situé juste derrière l’esplanade gazonnée qui se trouve derrière l’entrée de la cité.
Après avoir acheté nos 2 billets d’entrée pour le Wat Phra Kaew (500 baths chacun), nous nous dirigeons vers l’entrée. Le Wat Phra Kaew en français Temple du Bouddah d’Emeraude est connu pour la statue de jade qu’il abrite. Cette statue est le palladium du Royaume de Thaïlande, l’emblème protecteur. Il consiste en une simple représentation de Bouddah haute de 45 cm et habillée d’or. C’est la relique la plus sacrée de Thaïlande. Selon la légende cette statue aurait été fabriquée en 43 avant J.C. en Inde. Après maintes pérégrination elle serait apparue sur le territoire thaïlandais au nord, dans le royaume Lanna aux alentours de 1434. C’est à cette date qu’elle acquit son nom, les gens pensant qu’elle était faite d’émeraude. D’abord gardé dans le temple du Wat Chedi Luang de Chiang Mai le bouddah a changé d’endroits plusieurs fois à l’intérieur du royaume Lanna pour se retrouver finalement à Vientiane, actuelle capitale du Laos. C’est le général Chakri, futur Rama 1er qui rapportera a Thonburi (1779) puis à Bangkok le Bouddah d’Emeraude (1784). C’est à cette époque que fut initiée la construction du temple sur le site d’un ancien temple datant du 16ème siècle. L’architectureen est typique du style du "vieux bangkok" comme le reste des édifices du palais royal. Les toits sont couverts d’élégantes tuiles de couleur orange et vertes, les piliers sont recouverts de nombreuses mosaïques aux couleurs chatoyantes ou de marbre.
Ce qui frappe a l’entrée du temple ce sont les deux énormes dvarapala, ces statues, divinitées gardiennes des entrées des temples bouddhistes.
Une fois à l’intérieur, on se dirige vers le Phra Si Ratana Chedi.
Ce chedi doré est la vue la plus connue du temple. Le chedi (aussi appellé stupa) est un élément indispensable de l’architecture des temples bouddhistes. A la base, il ne consistait qu’en un mausolée censé abriter des reliques de Bouddah. Les chedis les plus impressionnants se trouvent en Birmanie (notamment celui de la pagode Schwedagon) mais ceux de Thaïlande ont avec eux beaucoup de point commun comme celui d’être très souvent recouverts de feuille d’or (ou comme ici de mosaïques dorées). Les chedi d’ Asie du sud-est prennent le plus souvent une forme de cloche.
Le Phra Si Ratana Chedi fut érigé par le roi Rama IV en 1855, mais c’est son fils le roi Rama V qui le fit recouvrir de mosaïque dorée provenant d’ Italie. Il a été construit sur le modèle des chedi du Wat Phra Si Sanphet d’ Ayutthaya.
On continue ensuite en direction du Panthéon Royal (Prasat Phra Thep Bidon) datant de la même année que le chedi. C’est dans cette édifice que Rama IV avait prévu de déposer le bouddah d’émeraude mais son successeur, Rama V n’en fit rien trouvant l’édifice trop petit. Finalement, le roi Rama VI en fit le panthéon de la dynastie Chakri rassemblant des statues des monarques de la dynastie. Entre le panthéon et le chedi se trouve un autre édifice le Phra Mondop construit pour abriter des écrits sacrées concernant la vie de Bouddah.
Enfin nous terminons cette visite du temple par l’édifice principal appellé Ubosoth (la chapelle) c’est à l’intérieur de celle-ci que se trouve le Bouddah d’Emeraude.
Les photos de ce dernier sont interdites et personne excepté le roi ne peux s’en approcher. C’est le roi en personne qui change les habits de la statue lors de 3 cérémonies annuelles ayant lieux à chaque changement de saison.
Quittant l’enceinte du Wat, on continue la visite du grand palais en se dirigeant vers le palais royal actuel construit par Rama V entre 1868 et 1887. Le roi y résidera jusqu’à son déménagement au palais de Dusit en 1910. Cet édifice mélange des influences asiatiques (partie supérieure) et européennes (partie inférieure).
C’est dans cet édifice que se trouve la salle du trône du monarque. Après avoir longé ce bâtiment et l’esplanade, nous passons devant le Phra Thinang Dusit Maha Prasat, qui est en fait le premier palais construit par Rama 1er.
De là on arrive au mur ouest de l’enceinte. Là on se repose quelques minutes dans une buvette avant d’aller visiter le musée du temple du Bouddah d’Emeraude. On peut y voir entre autre les litières et autres trônes des principaux monarques de la dynastie Chakri ainsi que deux maquettes du palais royal. L’une le représentant au XVIII ème siècle, l’autre aujourd’hui.
Finalement, c’est sous une averse tropicale que s’achève cette visite du Grand Palais, un lieux très touristique et surpeuplé, mais un incontournable de n’importe qu’elle découverte bangkokoise. Cet après midi, nous continuerons la visite du vieux Bangkok. Image attachée: Photo postée par le membre Santéa. | | | Episode 2 : Promenade au coeur de Ko Ratanakosin
Après un succulent déjeuner au Marché aux Amulettes, nous continuons notre découverte du vieux Bangkok. Nous prenons, en cette après-midi du 3 mars, la direction des temples de Wat Pho, Wat Suthat et Wat Ratchabophit. Nous terminerons ensuite cette journée par un dernier tour sur Khaosan Road.
Jour 2 (3 mars 2013) : Marché aux Amulettes – Wat Arun – Wat Pho – Wat Suthat – Sao Ching Cha – Wat Ratchabophit – Khaosan Road
De retour à l’extérieur de l’enceinte du Grand Palais, nous tournons à gauche en direction du marché aux amulettes. Celui-ci se tient sur la rue Trok Nakhon. Après avoir remonté la rue sur environ 200 mètres entre les étals, on arrive au marché couvert qui s’avance jusqu’à la rivière d’où un embarcadère permet de prendre des navettes sur la Chao Phraya. Le marché aux amulettes comme son nom l’indique vend en majorité des amulettes censées porter bonheur. Mais on trouve également tous les produits pouvant être vendus dans un marché (nourriture, vêtements...) Nous décidons de manger dans une petite gargotte à l’intérieur du marché. Au menu deux padthai au poulet, les meilleurs que l’on mangera pendant tout notre séjour en Thaïlande.
Son nom PadThai Thachang Pier. Pour 50 baths par personne on goutte une délicieuse version du plat national thaï au milieu des stands et des étals du marché. Un très bon souvenir.
Puis, on reprend la route en longeant le Grand Palais cette fois ci sur le côté ouest, à droite la muraille, à gauche le fleuve et au milieu l’animation des stands de rue.
Arrivés au coin sud-est de l’enceinte, on observe depuis une esplanade au bord du fleuve le Wat Arun, troisième temple de la ville de Bangkok par ordre d’importance.
Le Wat Arun se trouve sur l’autre rive de la Chao Phraya, dans le quartier de Thonburi. Le temple de l’Aube (ou Wat Arunratchawararam Ratchaworamahavihara de son vrai nom) fut construit sous le Royaume d’ Ayutthaya alors que Thonburi et Bangkok n’avaient pas encore le titre de capitale.
Il apparait ainsi sur des cartes françaises datant de la deuxième moitié du XVIIème siècle, époque à laquelle une ambassade fut envoyé par Louis XIV pour rencontrer son homologue du Siam. De style Khmer il se trouvait proche du palais royal du général Taksin du temps ou Thonburi était capitale. Il a été presque entièrement rénové par le roi Rama II en 1792.
Mais la destination du jour est un autre grand temple bangkokois : le Wat Pho aussi connu sous le nom de Temple du Bouddah Couché.
Wat Pho
L’entrée coûte 100 baths par personne et en prime on vous offre une bouteille d’eau. Le lieu est moins bondé que le voisin du Wat Phra Kaew et c’est appréciable. Le temple est inscrit comme son voisin au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 2008.
Construit par Rama 1er en même temps que le Grand Palais voisin, le temple a pendant les 260 ans de son existence changé de visage à plusieurs reprises. Il a notamment été complètement restauré sous le règne de Rama III. Le temple est construit autour d’un arbre ressemblant à celui sous lequel Bouddah a effectué son élévation jusqu’au Nirvana. A côté de ce dernier, des sanctuaires accueillent des statues de Bouddahs que les fidèles recouvrent de feuilles d’or.
Le temple comporte plus de 1000 statues de Bouddah et la plus importante, celle du Bouddah couché, mesure 46 mètres de long pour 15 de haut. Le Bouddah couché est l’image la plus connue du temple.
Il représente Bouddah sur son lit de mort. Ses pieds grands de 3 mètres sur 4,5 sont incrustés de nacre. Ils sont divisés en 108 cases dans lesquels sont représentés les 108 états de Bouddah.
Autour du Bouddah se trouve 108 coupelles dans lesquelles les gens égrainent des pièces pour en retirer la bonne fortune. Les pièces sont fournies en échange d’une aumône de 20 baths.
Le Wat Pho se divise en plusieurs édifices distincts. Outre la chapelle accueillant le Bouddah couché, le temple comporte un impressionant rassemblement de 91 chedis. 71 d’entre eux contiennent des cendres de la famille royale alors que les 20 restants contiennent des reliques de Bouddah.
On trouve également une autre chapelle appellée Bot (ou sanctuaire central) entouré d’un cloître dans lequel il est reposant de se promener et comportant à lui seul plus de 400 statues de Bouddah.
En quittant le Wat Pho on prend notre premier tuk-tuk du voyage. Après avoir négocié la course pour 60 baths, on choisit comme destination un autre temple beaucoup moins touristique mais paraît-il très joli ; le Wat Suthat.
Ce temple, lui aussi, date du règne de Rama 1er et a été construit en 1807. Sa construction ne fut achevé que 40 ans plus tard en 1847.
Le Wat Suthat est très connu pour ses rangées de Bouddahs dorés qui donnent des perspectives très graphiques. Ici presque aucun touriste. Quelques thaïs font ça et là des offrandes sur des autels où se côtoient encens et fleurs de lotus. Le lieu invite à la méditation, c’est un oasis de calme au milieu du tumulte de la ville.
De retour dans la rue, on observe depuis le trottoir du Wat Suthat la Sao Ching Cha ou Grande Balançoire. Cette construction religieuse était à l’origine utilisée lors de cérémonies brahmaniques. Dans la religion hindoue, Brahma aurait testé la solidité du monde créé par Shiva en se tenant au sommet d’une montagne alors que des serpents géants essayaient de faire bouger le sol. Sur la balançoire, les deux poteaux représentent les montagnes et le socle circulaire de l’ensemble figure le sol.
Selon mes recherches, la cérémonie de la balançoire consistait en deux équipes d’hommes essayant d’attraper un sac de pièces d’or placé au sommet de l’édifice.
On prend ensuite la direction de notre guesthouse en longeant Thanon Bamrung Muang.
Cette rue est très spéciale car bordée par de très nombreux magasins vendant uniquement des statues de Bouddahs dont les plus grandes peuvent atteindre 2 mètres de haut. Arrivés a un carrefour de forme circulaire, nous prenons à gauche en direction du Wat Ratchabophit.
Wat Ratchabophit est le temple dont on aperçoit le chedi depuis la terrasse de notre chambre. Il est très peu visité des touristes et garde une atmosphère très authentique. A l’intérieur quelques thaïs discutent dans la cour intérieur et ne troublent pas la quiétude du lieu.
Le temple est construit autour d’un chedi monumental de style sri lankais de 43 mètres de haut. Autour du chedi, une coursive circulaire relie les deux chapelles du temple. Le temple sert lui aussi de mausolée à la famille royale.
Après un passage au 7 Eleven du coin, nous attendons paisiblement le coucher du soleil dans notre chambre. Celui ci arrivé et pour terminer cette journée dans la capitale thaïlandaise, nous décidons de prendre un tuk-tuk pour nous rendre sur la très connue Khaosan Road.
Khaosan Road est depuis de nombreuses années le rendez-vous des backpakers. Aujourd’hui c’est devenu un lieu hyper touristique ou s’égrainent les boutiques de t-shirt contrefaits et les guesthouses à bas prix, le tout dans une ambiance de musique et d’animation continue.
Nous ne regrettons pas d’avoir choisi un quartier plus calme pour dormir et ce détour d’une heure dans cette rue mondialement connue nous suffit largement pour en faire le tour.
On termine la soirée par un Whooper au Burger King du coin et rentrons profiter de notre chambre sous les étoiles. Demain matin, nous prendrons le train pour l’autre capitale du Siam : Ayutthaya. Image attachée: Photo postée par le membre Santéa. | | | Episode 3 : Remonter le temps à Ayutthaya
Après Bangkok, c’est désormais au tour d’ Ayutthaya, l’ancienne capitale du Siam de nous accueillir. Cette ville recèle un important patrimoine historique et archéologique. Les visites des temples de Wat Mahathat, Wat Chaï Wattanaram, Wat Wat Phra Si Sanphet, Wat Yai Chaï Mongkol sont, entre autres, au programme.
Jour 3 (4 mars 2013) : Gare de Hualampong – Ayutthaya – Baan Thaï House – Wat Mahathat – Wat Chaï Wattanaram – Wat Lokkaya Sutharam – Wat Phra Si Sanphet – Wat Yaï Chaï Mongkol – Marché flottant d’Ayutthaya
Ce matin, c’est notre deuxième réveil au coeur de la ville de Bangkok. L’atmosphère de la cité est paisible, le temps que la ville se réveille lentement. Descendant dans le lobby de notre guesthouse pour le petit déjeuner, nous avons une fois de plus le droit à un repas thaï des plus succulents. Le repas terminé, nous remontons dans notre chambre chercher nos bagages et profiter une dernière fois de la vue qu’elle offre.
Appellant ensuite un taxi, nous nous rendons en direction de la gare de Hua Lampong. Principale gare de Bangkok elle est située à une quinzaine de minutes de notre lieu de villégiature du jour. La course nous coutera une quarantaine de baths. Cette gare ouverte en 1916 et dessinée par un architecte italien est construite dans un style typiquement turinois. Son réseau de voies ferrées dessert la grande majorité du territoire thaïlandais. La gare est désormais reliée au métro de Bangkok le MRT.
Dans la gare, nous nous dirigeons de suite au guichet pour acheter nos billets. Ayant au préalable regardé les horaires de train sur le site internet de la SRT (State Railway of Thaïland), nous attrapons le train de 11h20. Le trajet d’une soixantaine de kilomètres jusqu’à Ayutthaya ne coûte que 15 baths par personne.
Voyageant en 3ème classe, on se mèle le temps d’un court trajet d’1h30 aux thaïs et aux quelques touristes empruntant la ligne. Des vendeuses passent dans les wagons pour vendre des boissons et des choses à grignoter.
Le 1er tiers du trajet se fait à vitesse très réduite, le temps pour le train de quitter la densité étouffante de Bangkok.
Nous passons près de quelques bidonvilles construits juste au bord des voies. Puis le train rejoint l’autoroute qui part vers le nord et nous ne voyons alors que les piles du pont qui soutient sur plusieurs kilomètres la chaussée. Nous arrivons ensuite à la gare de l’ancien aéroport international de Don Muang, remplacé aujourd’hui par Suvarnabhumi et ne servant plus désormais que de hub pour des compagnies low cost tels Air Asia ou Nok Air. Une fois laissé derrière nous, nous arrivons dans un paysage de rizières étalées sur cette plaine fertile de la Chao Phraya.
Quelques minutes après avoir dépassé la gare de Bang Pa-In, qui permet de se rendre au palais royal d’été du même nom, nous arrivons en vue de la gare d’ Ayutthaya.
Cette gare n’a rien à voir avec son homologue bangkokoise, l’ambiance et la taille y est beaucoup plus "provinciale". Arrivés devant la gare, nous négocions un tuk-tuk pour 60 baths qui doit nous amener à notre guesthouse : Baan Thaï House. Cette dernière est nichée dans un jardin luxuriant, à moins de 2 km de la gare.
L’accueil y est très chaleureux, la réceptionniste nous apprend que notre chambre n’est pas encore prête mais elle prend en charge nos bagages. Sur le comptoir de la réception sont proposés plusieurs formules de circuits en tuk-tuk pour découvrir les ruines de la ville d’ Ayutthaya. 2 circuits sont proposés, le premier de 3 heures pour 500 baths fait faire les 5 plus grands points d’intérêts de la ville. Le seconde, pour 800 baths dure 5 heures et rajoute outre les 5 points d’intérêts ci dessus 3 autre sites moins connus. Comme il est déjà 13h20, nous choisissons le circuit de 3 heures qui nous permettra ainsi de nous rendre au marché flottant en fin d’après-midi.
Alors que notre tuk-tuk est en route, on profite du petit quart d’heure que l’on a devant nous pour faire le tour de notre hôtel, découvrir ses plants d’eau, sa piscine et ses constructions à l’architecture typique thaï.
Notre tuk-tuk arrivant, nous prenons place, faisons connaissance avec un chauffeur très charmant et partons pour notre première découverte de la journée : le Wat Mahathat.
Nous passons devant le Chedi Wat Sam Pluem qui sert de rond point et prenons la route vers l’ouest pour nous rendre sur l’île ou fut construite l’île d’ Ayutthaya.
Au moment de la construction de la capitale en 1350 par le roi Ramathibodi 1er, le site à été choisi dans un méandre de la Chao Phraya au confluant d’une autre rivière la Pa Sak. Ce lieu stratégique était facilement défendable car bordé d’eau sur trois côtés. Il ne restait plus qu’à creuser un canal sur le 4ème pour rendre le lieu totalement inaccessible par voie terrestre. Arrivés sur l’île nous faisons notre premier arrêt au Wat Mahathat, arrêt d’une trentaine de minutes.
Wat Mahathat
La construction du Wat Mahathat a commencée durant le reigne du roi Borommarachathirat 1er en 1374 mais ne fut achevée que sous le reigne de Ramesuan (1388-1395). Le Wat Mahathat était un monastère royal et a servi de lieu de résidence à la secte des Kamavasi, une confrérie de moines bouddhistes.
Mais le Wat Mahathat est surtout connu pour sa tête de Bouddah emprisonnée dans les racines d’un arbre et dont la photographie a fait le tour du monde.
Cette statue de Bouddah à une histoire singulière. Deux versions sont communément admises. :
La première d’entre elle explique simplement que lors de la prise de la ville d’ Ayutthaya par l’armée birmane en 1767, de nombreux temples de la cité furent détruits et de nomreuses statues se brisèrent sur le sol. Très vite, la végétation reprit ses droits et ce n’est que 190 ans plus tard, qu’au milieu de nombreux arbres fut retrouvée la tête.
Une autre plus romanesque explique que des voleurs tentèrent de s’emparer d’une statue. Mais, à cause du poids de cette dernière l’abandonnèrent sur le sol, adossée contre un mur.
A côté de cette tête posée à l’ombre des arbres environnants se trouvent les restes d’un temple qui devait être magnifique.
Nous passons les 20 dernières minutes de notre arrêt à flaner entre celles-ci et à chercher des points de vue insolites et intéressants.
De retour au tuk-tuk, nous nous dirigeons cette fois-ci vers le deuxième point d’intérêt de l’après-midi : le Wat Chaï Wattanaram. Pour nous y rendre, nous devons traverser entièrement la ville d’ Ayutthaya et nous rendre sur l’autre rive de la Chao Phraya. Nous devons faire un large détour pour trouver un pont permettant de la traversée et en profitons pour observer la ville depuis la plate forme de notre moyen de transport.
Wat Chaï Wattanaram
Le Wat Chaï Wattanaram est l’un des plus importants monastères bouddhistes. Il fut fondé par le roi Prasatthong en 1630. La croyance avance que le temple fut construit sur le lieu de sa maison natale en l’honneur de sa mère. L’architecture du temple est similaire à celle de son glorieux voisin cambodgien d’ Angkor Wat.
Il est communément admis que le temple fut construit pour commémorer la victoire du roi contre ses ennemis mais néanmoins voisins du Cambodge.
Le temple consiste en un prang central de style khmer encadré par 4 prangs plus petits, bâtis sur le même modèle. Ces 4 prangs sont eux mêmes entourés par 8 autres plus petits encore et une galerie.
Le prang central mesure à lui seul 35 mètres de haut et est construit dans le style " Ayutthaya Ancien". Il représente le mont Meru considéré comme le centre de l’Univers par les bouddhistes. Les plus petits sont eux composés de sept degrés et ont été construits sur le modèle d’une tour située dans une autre partie de la ville.
Le Wat Chaï Wattanaram était lui aussi utilisé comme monastère royal. Le roi et ses descendants y pratiquaient les rites religieux et le temple était également utilisé comme lieu de crémation pour les membres de la famille royale. Il devint un camp militaire lors du siège de la ville par les birmans en 1767. Après la chute de la ville, il fut abandonné. Le démantèlement du temple et la mutilation des statues du temple devint alors monnaie courante. Sa restauration ne commença qu’en 1987.
Cette restauration est nécessaire, en se baladant entre les ruines du temples on se demande comment certains pans de murs peuvent encore tenir debout malgré la forte inclinaison dont ils sont l’objet. Certaines parties du temple sont d’ailleurs interdites au public, les plus centrales de celui-ci. La visite du temple est très plaisante et impressionnante, et pour ne rien gâcher très peu de touristes sont présents, ce qui donne au lieu une atmosphère très paisible.
Reprenant la route après la visite, nous nous rendons au 3ème arrêt du jour : le Wat Lokaya Sutharam, très connu pour son bouddah couché.
Wat Lokkaya Sutharam
Le Wat Lokkaya Sutharam est situé dans le district de Pratoochai derrière l’ancien palais. Le buddah qui s’y trouve est appellé Phra Bhuddhasaiyart et fait face à l’est.
Il a été construit en briques et en ciment dans le style " Ayutthaya Moyen". Il mesure 37 mètres de long pour 8 de haut. Sa tête est posée sur une énorme fleur de lotus. Il a la particularité comme le Bouddah couché du Wat Pho à Bangkok d’avoir tous les orteils de la même taille.
Le temple se compose également d’une chapelle, un stupa, une pagode et un clocher. Après avoir vite fait le tour du Bouddah, nous en profitons pour acheter quelque chose à grignoter n’ayant pas mangé ce midi. De retour au tuk-tuk, nous continuons la découverte de la ville avec son temple principal : le Wat Phra Si Sanphet.
Wat Phra Si Sanphet
Avant d’observer le Wat Phra Si Sanphet, nous nous rendons en premier lieu dans l’imposante chapelle qui jouxte celui-ci. Au contraire des autres temples de la ville, ce sanctuaire est intact et accueille une statue monumentale de Buddah appellée Phra Mongkonbophit.
C’est pour accueillir cette statue de Bouddah que fut décidée la construction de cette mandapa (chapelle au plan carré) en 1612 par le roi Songtham. Cette structure prit ensuite le nom de Wat Chi Chiang.
Ensuite, nous continuons notre visite par le Wat Phra Si Sanphet. Lors de la fondation d’ Ayutthaya par Ramathibodi 1er en 1350, c’est à cet emplacement que se trouvait le palais royal. Plus tard en 1448 sous le règne de Borommatrailokanat fut décidée la construction d’un temple devant servir de monastère. Son fils, le roi Ramathibodi II, ordonna la construction de 2 chedis sur le site du temple.
Le premier renferma les cendres de son père, le seconde, celui de son frère. En 1500 fut rajouté une statue de Bouddah de 16 mètres de haut entièrement recouverte d’or. Cette statue appellée Phra Buddah Chao Si Sanphet devint très vite le principal lieu de recueillement de la ville. Après cela, les cendres royales furent disposées dans d’autres petits chedis construits tout autour.
En tant que chapelle royale, le temple ne servait pas de résidence aux moines. Il servait uniquement lors des cérémonies royales ainsi que lors des grandes fêtes religieuses bouddhistes notamment la cérémonie du Wian Tian.
Après la prise de la ville par les birmans, l’or recouvrant le Bouddah et les autres objets précieux du site furent pillés par les envahisseurs. Sous le règne de Rama 1er, la statue de Phra Buddah Chao Si Sanphet fut rappatrié dans la nouvelle capitale : Bangkok, dans le Wat Chetuphon.
La visite du temple permet d’escalader les trois chedis dont on ne sait si le revètement qu’ils arborent est d’époque ou l’oeuvre d’une restauration mal entreprise. En tout cas, les chedis sont accessibles et leur escalade permet des points de vue intéressants sur le sanctuaire.
Sortis de l’enceinte du temple, nous observons quelques éléphants promène-touristes, les premiers de notre escapade thaïlandaise. Quelques encablures plus loin nous observons un autre temple de style khmer, le Wat Phra Ram.
Puis, nous reprenons une fois de plus notre tuk-tuk pour nous rendre sur notre dernier lieu de l’après-midi : le Wat Yaï Chaï Mongkol. Ce dernier se trouve à l’extérieur de l’île royale, à l’est sur la rive gauche de la Chao Phraya. Nous devons pour cela retraverser en sens inverse toute la ville d’ Ayutthaya jusque presque à notre guesthouse.
Wat Yaï Chaï Mongkol
L’imposant chedi de ce temple peut être vu de très loin et le rend de suite reconnaissable. Ce temple fut construit par le roi U-thong en 1357. Il nous à semblé être le mieux préservé et conservé et celui dans lequel on prend le plus de plaisir à vagabonder.
Il fut construit pour servir de moastère à la secte de moines Pa Kaeo. ces moines étaient réputés pour leurs méditations.
L’histoire du chedi de ce temple est assez savoureuse. En 1592, durant le règne de Naresuen le Grand, la ville d’ Ayutthaya fut sous la menace d’une invasion birmane. Le roi réussit à contenir les envahisseurs et provoqua en duel leur leader. L’affrontement se déroula à dos d’éléphant. Pendant ce combat singulier, le roi réussit à défaire son adversaire. Malgré cette victoire. Le roi ne put infliger de sévères dégats à l’armée en déroute car certaines de ses troupes n’étaient pas parvenues à faire la jonction avec le reste de l’armée. A la fin de la guerre, Naresuen le Grand voulut exécuter les chefs des régiments ayant manqué à l’appel. Mais le chef des moines du Wat Yaï Chaï Mongkol l’en dissuada et réussit même à obtenir le pardon du roi pour les soldats fautifs. Il alla même juqu’à convaincre le roi de construire un immense chedi pour commémorrer cette grande victoire en combat singulier. Le roi flatté fit donc ériger le chedi principal du temple qui encore aujourd’hui peut être vu en venant de Bangkok depuis la frontière de la province d’Ayyuthaya, à plusieurs kilomètres de là.
Le temple outre son monumental chedi est également connu pour ses enfilades de Bouddah revêtus de l’habit jaune. Ils donnent, dans un écrin de verdure, de très belles perspectives.
Faisant le tour du temple, on peut observer ces innombrables statues figées dans leurs attitudes bienveillantes. Derrière le cheddi se trouve également d’autres statues de stucs blancs plus imposantes et elles aussi entourées par une flore abondante.
De retour au tuk-tuk, nous demandons à ce dernier, plutôt que de nous déposer à notre hôtel, de s’arrêter au marché flottant.
Ce marché flottant est un lieu hyper touristique et très artificiel mais il permet toutefois d’y fouiner une ou deux heures à la recherche de souvenirs bon marché. Autour des boutiques sur pilotis se situe un plan d’eau sur lequel flottent quelques barques.
On y trouve de nombreux étals vendant à peu près tout ce qu’un touriste peu souhaiter, le tout à un prix très raisonnable.
Fatigués par cette rude journée, nous reprenons ensuite la route de notre guesthouse en tuk-tuk pour 50 baths. Arrivés là bas, on profite jusqu’au coucher du soleil de la piscine, très relaxante après une journée de visite. Nous terminons cette journée par un dîner au restaurant de l’hôtel. Les prix sont raisonnables pour un hôtel de ce standing et le repas très bon.
Demain, nous quitterons Ayutthaya pour prendre la direction de notre troisième étape du voyage. La capitale du pays Lanna, la belle Chiang Mai. Pour cela, nous devrons être à 8h30-9h00 à l’aéroport de Don Muang où nous y attendra notre vol Air Asia prévu à 10h30. Image attachée: Photo postée par le membre Santéa. | | | Episode 4 : Immersion au coeur de la Rose du Nord
Aujourd’hui, c’est direction plein Nord. Nous quittons Bangkok et le centre du pays pour partir à la découverte de Chiang Mai, ville au riche passé nichée entre les montagnes. Après un court vol depuis Bangkok, nous découvrirons les richesses architecturale de la ville et son ambiance paisible.
Jour 4 (5mars 2013) : Ayutthaya – Don Muang – Chiang Mai Airport – Baan Orapin – Wat Chedi Luang – Wat Phan Tao – Thanon Ratchadamnoen – Wat Phra Singh – Marché de nuit
Réveil matinal à Ayutthaya, car nous devons nous rendre très rapidement à l’aéroport de Don Muang. Nous avions prévu dans un premier temps de reprendre le train en sens inverse pour s’arrêter à Don Muang, finalement après avoir discuté avec le réceptionniste de l’hôtel, nous avons choisi de prendre un minibus. L’avantage, le temps de parcours est réduit (environ 40 minutes au lieu d’une heure) et les départs sont plus fréquents. En effet, si nous avions voulu être à l’aéroport pour 8h30, il aurait fallut prendre le train de 6h29. L’inconvénient du minibus est son prix à relativiser quand même : 180 baths au lieu de 30.
Là, après le petit déjeuner pris aux alentours de 7h15, nous montons dans un tuk-tuk appellé par notre guesthouse qui nous emmène à la gare routière d’ Ayutthaya. La course nous coûte 80 baths. De là, nous montons dans un minibus dont la course pour Don Muang nous coûte elle 60 baths par personne, 180 au total donc, les bagages comptant comme une personne supplémentaire.
Après 40 minutes de trajet le minibus nous dépose le long de la voie rapide à quelques dizaines de mètres de l’entrée du terminal de l’aéroport.
De là, nous allons enregistrer nos bagages à l’un des nombreux comptoirs Air Asia. Arrive alors le temps de la flanerie dans le allées du Duty Free et l’observation du tarmac jusqu’à l’heure de l’embarquement. On découvre les fuselages des avions Nok Air qui sont pour le moins originaux.
On assiste ensuite à l’arrivé de notre appareil.
Après une heure de vol sans encombre, celui-ci se pose sur le tarmac de l’aéroport de Chiang Mai. Après avoir récupéré nos bagages nous pouvons partir à la découverte de la ville. La première chose à faire, trouver un taxi pour notre guesthouse.
Juste avant la sortie de l’aéroport se trouve un guichet "taxi-meter". Il propose un prix fixe pour se rendre dans n’importe quel point de la vieille ville (à l’intérieur du carré sur la carte) : 100 baths. Pour nous le prix sera de 120, notre guesthouse étant situé à l’extérieur de celui-ci.
Après un quart d’heure, notre taxi nous dépose sur notre lieu de villégiature pour ces 3 prochains jours. Baan Orapin, la guesthouse que nous avons choisi est située à l’intérieur d’une propriété datant du 19ème siècle et construite dans le plus pur style Lanna : un royaume ancien du nord de la Thaïlande.
Autour du logis principal se dresse un jardin luxuriant jonché de dépendances abritant des chambres, et une piscine. Comme midi vient juste de sonner, notre chambre n’est pas encore prête. Le gérant s’occupe de nos bagages et nous fait faire le tour du propriétaire.
Ensuite, nous prenons la direction du centre ville. Nous appelons l’équivalent du tuk-tuk à Chang Mai : le songtaew. Un songtaew est un pick-up transformé en taxi collectif. Pour cela, deux rangées de sièges sont rajouts à l’arrière dans la benne. Ces songtaew pour l’intérieur de Chiang Mai sont de couleur rouge.
Celui-ci nous amène pour quelques baths sur notre premier lieu d’intérêt de la journée : le Wat Chedi Luang. Celui ci se trouve au centre-sud du carré.
La vieille ville de Chiang Mai est comprise dans un carré formée par les anciens remparts de la ville dont il ne reste désormais que quelques vestiges. A l’extérieur du carré se trouve les anciennes douves désormais transformées en canaux. Il n’y a que quelques points d’entrée depuis l’extérieur de la ville. C’est à l’intérieur du carré que se trouve les principaux points d’intérêts de la ville.
C’est le roi de Lanna, Mengrai (1238-1317) qui fonda la ville de Chiang Mai en 1296. Le nom de Chiang Mai signifie Nouvelle Ville. La ville succéda à Chiang Rai en tant que capitale du royaume.
Le Royaume du Lanna, aussi appelé le "Royaume aux millions de rizières" est un ancien royaume situé sur les actuels territoires du Yunnan en Chine, de la Birmanie et du nord de la Thaïlande. Le royaume, fondé par le roi Mengrai était en fait un assemblage de cités-étâts et un état tampon entre deux grosses voisins : la Birmanie et le royaume thaï de Sukhotaï. Il perdura jusqu’en 1775 et son intégration dans le Royaume d’ Ayutthaya.
Wat Chedi Luang
Le Wat Chedi Luang, en français, le "temple au grand chedi" a été construit à partir de 1391 par le roi Saen Mang Ma (1385-1401) qui projetait d’y déposer les cendres de son père. Il ne fut finalement achevé que 50 ans plus tard sous le règne de Tilokaraj en 1441. Le chedi principal mesurait 82 mètres de haut pour 44 mètres de côté à sa base. Malheureusement, les 30 mètres supérieurs du chedi central s’écroulèrent suite à un tremblement de terre en 1545. Le temple est connu pour avoir un temps abrité le Bouddah d’émeraude maintenant situé au Wat Phra Kaew de Bangkok.
Même si le chedi semble aujourd’hui en ruine, il accueille encore des statues de Bouddah en son sein et reste encore aujourd’hui un lieu très prisé des moines. Le chedi, restauré partiellement par l’UNESCO et le pays du soleil levant était orné à l’origine d’éléphants sur les 4 côtés et de Nagas, serpents mythiques que l’on trouve souvent à l’entrée des temples. Aujourd’hui seuls quelques statues sont encore présentes, certaines restaurés à la va vite en ciment et une seule en véritable stuc, celle-ci se trouvant le plus à droite.
Derrière le chedi, un obosoth (chapelle centrale) à été ajouté en 1928. Son intérieur est grandioe, un plafond rouge décoré de dorures et de grandes colonnes recouvertes de feuilles d’or et surmontées de fleur de lotus.
Au fond de la nef, un Bouddah debout est recouvert lui aussi d’or. Il se nomme Phra Chao Attarot. Il date du 14ème siècle et de la construction du temple.
C’est là aussi que se trouve également le Lak Mueang (pilier de la ville) enchassé dans un petit édifice non loin de là. D’autres monuments sont situées proches du chedi central et forment le campus de l’université bouddhique pour les moines de la secte Thammayut.
Parmi ces bâtiments, une chapelle accueille un Bouddah couché et le Bouddah Sangkachai : un bouddah pour le moins jouflu.
D’autres bâtiments renferment enfin des statues presque réelles de moines réalisées en cire.
Wat Phan Tao
Le monastère, construit en 1846 servait à l’origine de palais au dirigeant principal de la ville Chao Mahawong qui l’habita jusqu’en 1854. Certains signes sur le temple permettent de vérifier cet histoire comme le chien présent sur le fronton, signe zodiacal de l’année de naissance de Mahawong.
Le temple construit entièrement en teck et soutenu par 28 piliers fabriqués dans ce bois précieux massif, l’édifice se trouve juste à côté du Wat Chedi Luang. Les montants de l’entrée, rehaussés de Nagas sont incrustés de mosaïques et de miroirs colorés. A l’intérieur on peut observer les cloches du temple ainsi que d’antiques armoires remplies de manuscrits anciens.
Continuant vers le Nord, nous arrivons dans Thanon Ratchadamnoen, aussi connue sous le nom de Sunday Walking Street en référence au marché qui s’y tient chaque dimanche.
Là tous les trottoirs sont en travaux et la remontée de la rue vers l’ouest devient vite un jeu de piste pour trouver un endroit ou marcher. Après plusieurs centaines de mètres, nous arrivons devant le Wat Si Koed, un minuscule temple caché dans la nature.
Devant celui-ci, une roulotte accueille un vendeur de café façon Starbucks en meilleur et beaucoup moins cher et ce qui ne cache rien dans un lieu enchanteur. Nous y prenons un rafraîchissement tout en observant un chat local à la position plus que saugrenue.
Continuant de remonter la rue nous observons les offres des agences de voyage locales histoire d’organiser notre journée de demain.
Arrivés au bout de la rue nous débouchons devant le plus grand temple de Chiang Mai : le Wat Phra Singh
Wat Phra Singh
Le Wat Phra Singh se trouve au fond de la perspective offerte par Thanon Ratchadamnoen, c’est le complexe religieux le plus étendu de la ville. Le Wat Phra Singh fut construit en 1345 par le roi Phayu de la dynastie Mengrai qui règnait alors sur le pays Lanna. Il fut construit en l’honneur de son père et pour y déposer ses cendres. Le temple fut ensuite abandonné de 1578 à 1774 pendant l’occupation birmane. Il ne fut restauré que sous le règne de Chao Kawila, roi de Chiang Mai en 1782. C’est lui qui fit construire la chapelle principale : le Viharn Luang.
Lorsque l’on rentre à l’intérieur du temple, c’est sur cet obosoth que l’on tombe tout d’abord, et qui constitue l’une des deux chapelles principales du site.
Celle-ci est la plus imposante et sa façade donnant sur la rue est superbement décoré à la feuille d’or. De chaque côté de l’escalier menant à l’intérieur de la nef deux Nagas eux aussi complètement recouverts de métal précieux en gardent l’entrée.
A l’intérieur le toit de la chapelle d’un rouge sanguin soutenu par des colonnes à la blancheur immaculée. Au fond de la salle, un Bouddha auréolé guette le visiteur.
Resortant du viharn, on se dirige vers le jardin du temple. Entre les bambous et les plantes tropicales s’égrainent des maximes et des petites chapelles.
On arrive devant le stupa du temple, recouvert de stuc blanc et entouré d’une étole jaune. Juste derrière un petit temple qui contient un bouddah couché (encore un !) invite à la méditation.
Avant de ressortir du temple, on passe devant la deuxième chapelle : le viharn Lai Kham construite par le successeur de Chao Kawila : Chao Thammalangka.
De retour dans thanon Ratchamadnoemn, nous nous arrêtons ans une agence de voyage pour réserver une excursion pour le parc national du Doi Inthanon le lendemain. Celle-ci nous en coûtera 1 000 thb par personne (environ 25 €). On termine cette après midi par un foot massage dans la rue, une parenthèse d’une demi heure bienvenue.
De retour à notre guesthouse on profite de la piscine la fin de l’après-midi.
Le soir, nous avons décidé de nous rendre au night bazar de chaing Mai situé juste de l’autre côté de la rivière. On cherche pendant quelques minutes la passerelle pédestre censée traverser le cours d’eau repérée sur le plan. Un habitant nous indique finalement que celle-ci à couler et que le meilleur moyen de traverser la rivière est le pont automobile situé un peu plus loin. Après 15 mnutes de marche dans les rues désertes de Chaing Mai et après plusieurs tâtonnements qui nous amènerent dans un espèce de "quartier chinois", nous arrivons enfin au night bazar. Là de nombreux étals s’égrainent proposant vêtements de contrefaçons, objets et bibelots ethniques, et souvenirs divers à destination des touristes.
On prend un sandwich au macdo du coin et passons la soirée à faire du shopping. De retour à la guesthouse, on se couche en prévision de notre journée du lendemain.
Au programme le parc national du Doi inthanon, la plus haute montagne de Thaïlande, nous visiterons cascades, villages hmong, pagodes royales... et découvrirons la flore d’altitude de ces régions tropicales. Image attachée: Photo postée par le membre Santéa. | | | Episode 5 : A l'ascension du Doï Inthanon
C’est en excursion que nous partons aujourd’hui à la découverte du parc national du Doi Inthanon, la plus haute montagne de Thaïlande. Il recèle de nombreuses curiosités : cascades, pagodes royales, forêts d’altitudes et villages hmong.
Jour 5 (6 mars 2013) : Chiang Mai – Cascade Wachirathan – Sommet du Doi Inthanon – Forêt de Ang Ka – Phra Mahathat Naphamethanidon – Marché Hmong – Cascade Sirithan – Village Hmong
Hier, nous avons réservé une excursion pour partir à la découverte du Doi Inthanon, c’est donc ce matin à 8h30 qu’un mini bus vient à notre guesthouse nous chercher. Nous sommes une petite dizaine à prendre part à cette excursion.
Il nous faut environ une heure et quart depuis le centre ville de Chiang Mai pour nous rendre à l’entrée du parc national. Jusqu’aux premiers virages partant à l’assaut de la montagne, le paysage est monotone et sans grand intérêt. Arrivés devant le parc national notre guide descend du van et paye le droit d’entrée. Sur cette partie basse de la montagne la végétation est clairsemée et peu variée. 15 minutes plus tard, nous arrivons au premier arrêt de la journée, la cascade Wachirathan. Garés sur le parking, nous avons 40 minutes pour en profiter.
La cascade, mesurant une quarantaine de mètres de haut se trouve proche de la route et ses abords sont aménagés d’un large parking et d’un ensemble de boutiques et buvettes. Nous commencons par l’observer de face, là ou le dénivelé est le plus important.
Nous prenons ensuite la direction de l’aval sur la droite où la cascade se transforme en rapide dans un environnement de forêt primaire. Puis, nous retournons côté amont, sur la gauche de la cascade, d’où monte un escalier permettant d’observer la cataracte sur différents point de vue. Plus haut, se trouve une autre chute d’eau beaucoup moins importante. Je continue encore le chemin pour... arriver sur la route, des dizaines de marches pour rien, ne faîtes pas la même erreur que moi ! Je dois redoubler d’efforts au moment de la descente, les 40 minutes sont déjà écoulées et j’ai peur qu’on ne m’attende pas (le pied les voyages organisés !) Les marches sont glissantes et il faut faire attention à la descente.
Nous reprenons ensuite place dans le van pour nous rendre cette fois ci tout en haut du Doi Inthanon, situé à 40 minutes de route de là. Plus on s’élève, plus la végétation change et devient dense.
Arrivés aux environs de 2000 mètres, on se croirait presque de retour en Europe. C’était sans compter les deux pagodes royales qui apparaissent au détour d’un virage. Nous continuons l’ascencion pour arriver sur le sommet occupé par une base radar de la Thaï Royal Air Force.
Nous nous dirigeons à l’opposé dans le petit bosquet d’arbre à l’intérieur duquel se trouve le sommet situé à 2565 mètres.
Les thaï s’y font prendre en photo comme s’ils avaient gravit le Mont-Blanc ! Continuant sur le chemin, nous arrivons à une sorte de bureau du parc national. Là un thermomètre indique la température de 14°, due à l’altitude. Plus loin, un petit musée présente succinctement la faune et la flore présents sur la montagne. Plus bas se trouve la forêt d’Ang Ka.
La plus haute de Thaïlande, à l’intérieur un sentier aménagé permet d’observer les arbres endémiques du lieu. Les arbres recouverts de mousse et de fougères, les orchidées sauvages, les oiseaux et les quelques petites nappes de brouillard donnent au lieu une atmosphère féérique, presque irréelle. Au sortir de la forêt, nous reprenons ensuite la route direction les pagodes royales alors que bientôt nous atteindrons la mi-journée.
Les deux pagodes royales, sont également appelées Naphamethanidon et Naphaphonphumisiri. La première pagode fut construite par l’armée de l’air en 1987 pour le 60ème anniversaire de l’actuel roi de Thaïlande Rama IX. La seconde fut construite 5 ans plus tard pour les 60 ans de la reine Sirikit.
Aujourd’hui, les deux pagodes sont situées au milieu d’un grand jardin à étages. L’altitude fait qu’elles sont, comme aujourd’hui, souvent envahies par des nappes de brouillards.
Après une heure à déambuler sur le site, nous reprenons la route en direction du restaurant compris dans notre excursion. Celui-ci est quelconque avec un menu unique mais permet de recharger les batteries.
On se dirige ensuite vers un marché Hmong, planté là, exprès pour les touristes, mais semble t-il relativement peu fréquenté ; notre groupe étant le seul sur place pendant la demi heure d’escale.
On en profite pour acheter quelques souvenirs semble-t-il plus typiques qu’en ville.
On continue notre découverte du Doi Inthanon par une autre cascade, majestueuse elle aussi : la Sirithan Waterfall.
Nous rejoignons celle-ci par un petit sentier bien aménagé qui amène sur une plate forme distante de quelques centaines de mètres de la chute d’eau.
Cette dernière mesure environ 40 mètres de haut et est encadrée de toutes parts par la forêt vierge.
Pour finir notre dernière étape nous amène dans un village Karen, une ethnie Hmong. L’une des plus larges tribus des montagnes d’ Asie du Sud-Est. Dispersés sur les territoires de la Thaïlande, de la Birmanie et du Laos, les Karen représenteraient entre 7,5 et 14 millions d’individus, le dernier recensement datant de 1930. Ils seraient 320 000 personnes en Thaïlande.
Les Karens pratiquent la culture sur brulis et vivent de manière sédentaires dans des villages de faible altitude. Ils pratiquent la culture des rizières en terrasse de manière intensive. Les Karen sont la minorité ethnique la mieux intégrée de Thaïlande. Le village que nous visitons aujourd’hui est semble-t-il très visité par les touristes mais semble avoir gardé une certaine authenticité.
Là nous observons des femmes occupées à tisser des écharpes en coton. Selon notre guide, elles mettent une semaine pour terminer une étoffe dans laquelle seront taillées 2 écharpes. Chaque écharpe coûte 250 thb (6,35 €). Ca fait peu comme tarif horaire !
Après l’achat d’une écharpe on écourte très vite notre observation des rizières, attaqués par une colonie de fourmis rouges (Là je suis content de ne pas avoir mis de tongs ce jour là !!)
Nous reprenons la route en direction de Chiang Mai et c’est sur les coups de 16h30 que nous retournons à notre guesthouse. Cette excursion s’est dans l’ensemble bien passée. Le groupe restreint et le peu de touristes ont permis d’apprécier des paysages jolis, même si peut être moins "nature" que nous ne l’espérions. Le guide était quand à lui très sympathique et abordable.
Finalement notre journée se termine dans un restaurant situé sur Sunday Walking Street, fréquenté par les thaï. Le décor est austère mais la cuisine plutôt sympa ! Demain, sera l’une des journées les plus attendues de ce voyage, la dernière du côté de Chiang Mai, une journée à la ferme des éléphants de Patara. | | | Bonjour,
J'ai attentivement lu ton descriptif de ton voyage de 15 jours en Thailande. Comme tu as fait pas mal de destinations j'aimerai avoir ton feed-back. Ce n'était pas trop fatiguant? A refaire, tu referais autant de chemin?
Je pars moi-même 15 jours en Thailande en Novembre et j'ai peur de vouloir trop en faire... Mais je n'arrive pas à supprimer une destination :- (. Voilà ce que j'ai prévu: 2 jours: BKK2 jours à KANCHANABURI via un TO à partir de BKK1 jour: AYUTHAYA3 jours à CM (train de nuit AYU-CM) 5 jours sur PHUKET (avion CM- PHUKET) veille du départ: retour sur BKK (avion PHU- BKK)
Merci!
Elisa
Désolé de ne pas avoir répondu plus tôt, je n'avais pas vu ton message et j'avais plutôt mis de côté ce carnet de voyage pendant quelques mois. J'imagine que depuis ton voyage a du avoir lie mais au cas ou j'essaye de te répondre à partir de ma petite expérience.
Les 15 jours passés nous ont enchanté et même si nous aurions aimé passé un peu plus de temps dans certains endroit ( Chiang Mai par exemple) nous n'aurions rien aimé retiré. Les infrastructures touristiques sont tellement bien dévelloppées en Thaïlande que les différents transferts n'ont pas été trop fatiguants. Nous avons pu globalementprofiter de tout et faire tout ce que nous avions prévu.
Pour ton itinéraire je ne sais pas, je ne connais ni Kanchanaburi ni Phuket même si pour cette dernière les échos que nous en avions eu ne nous donnaient pas envie 'y aller. N'hésite pas à me dire comment ton voyage c'est déroulé, nous retournerons surement en Thaïlande bientôt et ça nous servira ! | | | Etape 7 : Une journée à dos d'éléphant
Pour cette dernière journée à Chiang Mai, c’est à la ferme de Patara que nous partirons à la découverte de l’un des emblème de la Thaïlande : ses éléphants. Après une matinée dédié à la découverte du pachyderme, nous partirons en ballade dans la jungle avant de terminer par un bain dans une cascade.
Jour 6 (7 mars 2013) : Chiang Mai – Patara Elephant Farm
Ce matin, après un petit déjeuner rapide au bord de la pisicine, notre guide pour la journée vient nous chercher à la porte de notre Guesthouse. Nous prenons très vite la direction de la ferme d’éléphants de Patara après avoir pris au vol quelques touristes qui nous accompagnerons toute la journée.
Si nous avons choisi la ferme de Patara pour rencontrer les éléphants thaïlandais c’est avant tout pour sa très bonne réputation. Là bas, les éléphants y sont bien traités, l’équipe y est 100 % thaï et respectueuse de l’environnement et chaque participant se voit confier un unique éléphant dont il sera chargé de s’occuper pendant tout la journée. Voici le dépliant de la ferme si vous souhaitez organiser une journée avec eux (cliquez sur l’image pour l’agrandir)
Mon éléphant pour la journée est une femelle très imposante du nom de Mébountsi. Tous les éléphants de Patara ont été rachetés à des cirques ou à des fermes peu scrupuleuses qui exploitent les pachydermes, les faisant jouer au foot ou peindre devant les touristes. Ici rien de tel, on est immergé dans leur univers et non l’inverse.
Après une bonne heure de route nous arrivons à la ferme de Patara près du village de Mae Hae. Notre groupe comporte 7 personnes plus notre guide à la journée. Celui ci nous amène d’abord dans de sommaires sanitaires pour nous changer. Il nous confie ensuite un habit typique de cornac pour que les éléphants ne soient pas désorientés. Puis il nous emmène dans le champ ou son gardés les éléphants.
Le briefing commence pendant lequel on nous explique les règles de sécurité et le déroulement de la journée. On nous explique (en anglais) comment va se faire la première rencontre avec notre pachyderme. Chaque participant se voit assigner un éléphant et un cornac. On nous explique ensuite que la prise de contact va se faire en les nourrissant. Chacun se voit confier un panier rempli de bananes et de morceaux de canne à sucre.
On se dirige ensuite chacun vers notre mastodonte accompagné de notre ange-gardien du jour. Et là, on entre dans le vif du sujet puisqu’il faut déposer délicatement les victuailles à l’intérieur de la gueule de ces énormes animaux. Mon éléphant referme alors ses lèvres sur ma main, avalant avec délectation ses 5 bons kilos de friandises.
Vient ensuite le moment du check-up médical. Notre cornac nous explique comment vérifier que l’éléphant est en bonne santé :
Il doit avoir des traces de terres sur les flancs et les joues ce qui indique qu’il s’est bien couché durant la nuit pour dormir. En effet, un éléphant qui ne dort pas est un éléphant malade. Il nous demande ensuite de vérifier que l’animal transpire de manière normale. Le seul endroit ou celà est visible se trouve au dessus des ongles. Puis vient ensuite le moment de vérifier les selles. Plus elles sont abondantes plus l’éléphant est en bonne santé. Dernière étape de la vérification presser l’une des crottes et vérifier son odeur. Le cornac s’en occupe si le toucher des excréments vous rebute. Pour information, les selles des éléphants sont beaucoup moins odorantes que celles des humains, ceux-ci étant des animaux exclusivement herbivores.
La prochaine étape est celle du repas et nous sommes donc réquisitionnés pour leur apporter plusieurs fagots de canne à sucre. Enfin pour finir cet apprivoisement respectif nous terminons par l’étape de la toilette.
Chacun de nous lave son éléphant à grand renfort de jet d’eau et de brosse pour retirer toutes les pierres et toute la poussière qui s’est logé sur le corps de notre ami à quatre pattes. Et je peux vous dire qu’entre tous les poils drus de ces animaux il s’en loge des quantités impressionnantes !
Vient ensuite le moment tant attendu, l’apprentissage des cris servant à diriger et à "parler" à l’éléphant et surtout l’apprentissage de la montée sur son dos. Il y a plusieurs possibilités, la plus simple est de lui faire plier la patte avant et de s’en servir comme d’un escalier. Malheureusement, Mébountsi, mon acolyte ne connait pas cette méthode. Deux autres méthodes sont alors possible, soit l’éléphant baisse sa tête et il n’y a alors plus qu’à lui sauter littéralement dessus où alors, il pose sa trompe au sol et il ne reste plus ensuite qu’a y poser le pied dessus pour que délicatement le pachyderme vous soulève dans les airs.
C’est cette troisième solution que je dois utiliser et croyez-moi, c’est assez impressionnant ! Une fois arrivé sur sa tête à 2 bons mètres de hauteur il faut encore se retourner pour se mettre dans le sens de la marche. Une fois là haut, il ne reste plus qu’à mettre ses jambes derrières les oreilles de l’animal pour le guider et à s’agripper à une corde qui fait le tour de son poitrail pour ne pas tomber. Et enfin, la ballade peut commencer.
Et c’est parti pour 2 heures de marche pour notre éléphant et d’équilibre sur son dos pour nous ! Nous partons dans la jungle par un chemin escarpé. Les cornacs marchent à côté de nous et les éléphants se suivent paisiblement connaissant comme leur poche le chemin.
Pour nous qui n’avons pas l’habitude les premiers instants sont assez périlleux mais très vite on prend ses marques et la sensation devient alors magique. On se déplace à plusieurs mètres du sol sur des montagnes vivantes au beau milieu de la jungle thaïlandaise. Après une première pause au milieu de la forêt on traverse la route et arrivons au bord d’une cascade.
C’est désormais l’heure du bains. Aidés du cornac, nous lavons les éléphants dans la rivière. Là il faut faire attention où l’on met les pieds. On ne voit pas le fond et une patte d’éléphant à vite fait de se poser sur votre pied. Le lavage se déroule en deux étapes. Lors de la première l’éléphant est debout et on le frotte sur les flancs après l’avoir copieusement aspergé à l’aide d’une callebasse. La deuxième l’éléphant est immergé jusqu’au cou et on est perché sur son dos pour le frotter. La position est périlleuse et acrobatique.
La toilette terminée c’est l’heure du pic-nic. Un repas traditionel thaï aux mets tous plus succulents les uns que les autres. On goutte au fruit du dragon ou au riz gluant à la noix de coco.
Ensuite vient l’heure de ramener les éléphants à la ferme. Nous les ramenons jusqu’à la route et leur disons au revoir. Avant de reprendre la route de Chiang Mai, notre guide nous amène à la ferme pour y observer des éléphanteaux. L’un d’eux, âgé de 3 mois est espiègle, fait tomber un scooter et se sauve en courant. Un moment de bonne rigolade.
Vient ensuite le moment de régler cette journée. 10500 baths par personne, c’est cher mais la journée les vaut. Notre guide nous donne alors un CD rassemblant les photos et les vidéos prises par les photographes de la ferme durant la journée ce qui nous permet de ramener en France un souvenir de ce moment. Vient alors le moment du retour à Chiang Mai. L’heure de voyage passe rapidement alors que nous discutons avec une australienne rencontrée pendant cette journée.
De retour à la guesthouse c’est fatigué que le soir nous mangerons dans notre chambre après avoir profité une dernière fois de la piscine. Demain, nous prendrons la direction du sud de la Thaïlande et de ses célèbres plages avant tout de même un dernier tour au Doi Suthep ! | | | Episode 7 : Du Doi Suthep aux plages du Sud
Aujourd’hui, c’est un jour de liaison. Nous devons rejoindre les plages de la mer d’Andaman dans l’après midi. Mais avant, il nous reste la matinée pour partir à la découverte du Wat Phra That Doi Suthep, le temple le plus connu de Chiang Mai, niché sur la montagne du même nom.
Jour 7 (8 mars 2013) : Chiang Mai – Doi Suthep – Chiang Mai Int’l Airport – Suvarnabhumi Int’l Airport – Krabi Int’l Airport – Ao Nang
Pour notre dernière matinée à Chiang Mai, c’est au Doi Suthep que nous nous rendrons. N’ayant que peux de temps devant nous et aucune envie de chercher un songtaew qui nous y emmènerait, nous demandons à notre guesthouse de nous organiser l’excursion. C’est en mini van privatif neuf, climatisé et loué pour la matinée que nous nous rendrons là bas. Le prix est exorbitant : 800 baths, enfin, 20 € quoi.
Après une petite demi heure de trajet, nous atteignons le pied du temple. De nombreux songtaew et bus de touristes sont présents et la foule est déjà dense en cette heure matinale.
Deux options s’offrent à nous pour rejoindre le temple. Prendre le funiculaire pour 20 baths ou monter les 365 marches qui amènent jusqu’au temple. C’est cette deuxième solution que je choisis. La première partie de la montée est encadrée d’échoppes de souvenirs et lorsque l’on arrive à la seconde, les marches sont encadrées de dragons Naga très graphiques.
Arrivés en haut des marches, le temple s’offre à nos yeux. Déjà bondés malgré l’heure matinale, l’esplanade du temple laisse apercevoir ses nombreuses décorations et le chedi doré qui se trouve en son sein.
Le Doi Suthep est le principal temple de Chiang Mai. Selon la légende, le site sur lequel est construit le temple n’aurait pas été choisi au hasard. Le souverain du Royaume Lanna, Nu Naone, aurait fait fixer sur le dos d’un éléphant blanc, une relique magique de Bouddah. Après 3 jours de marche dans la jungle, c’est au sommet du Doi Suthep que l’éléphant se serait arrêté pour mourir, désignant ainsi le site du nouveau temple. La construction aurait débuté en 1385 par la construction d’un premier chedi.
La visite commence par le tour de l’esplanade où se trouvent de nombreuses chapelles, des statues et des rangées de cloches servant à la prière. A l’opposée des escaliers d’accès se trouve la terrasse offrant un point de vue sur la ville de Chiang Mai, en contrebas dans la vallée. Malheureusement pour nous, la brume de chaleur, présente dans la vallée, empêche de distinguer la ville et le carré des remparts.
De retour vers le temple, on pénètre ensuite dans celui-ci par la chapelle (Wiharn) principale, en ayant bien pensé au préalable à laisser (et surtout à repérer où l’on avait laissé) ses chaussures. A l’intérieur, le regard porte immédiatement sur l’imposant chedi recouvert d’or. C’est lui qui occupe complètement le regard.
C’est à l’intérieur de celui-ci que se trouve la relique de Bouddah. Il est entouré par 4 énormes ombrelles joliment dentelées d’or. Des processions de croyants portant fleur de lotus et batons d’encens font le tour du chedi à de nombreuses reprises.
Juste à côté, on aperçoit la réplique de jade du Bouddah d’émeraude vu quelques jours plus tôt à Bangkok, et qui se trouvait auparavant à Chiang Mai. Cette réplique, offerte par le roi de Thaïlande en personne lors d’un voyage en 1990 est beaucoup plus accessible de son homologue de la capitale.
Après un rapide coup d’oeil aux fresques murales du temple, nous redescendons à la recherche de notre minivan pour retourner à notre guesthouse, récupérer nos bagages et ensuite nous rendre à l’aéroport. Après avoir déposé nos bagages au comptoir d’enregistrement, nous déjeunons dans un Burger King en attendant notre vol prévu à 14h55.
N’existant pas de vol direct entre Chiang Mai et Krabi, notre destination du jour (seulement entre Chiang Mai et Phuket) nous faisons escale à l’ aéroport Suvarnabhumi de Bangkok où nous atterrissons à 16h05.
Le vol se déroule sans encombre sur un appareil de la compagnie Thaï Airways. La compagnie thaïlandaise est très agréable à utiliser, les avions sont neufs, le personnel souriant et aux petits soins et nous avons même droit à une collation. Notre second vol en direction de Krabi devait décoller à 17h05 mais l’horaire modifié deux semaines auparavant par la compagnie nous oblige à décoller à 18h00.
Deuxième vol sans encombre de la journée, qui nous permet d’arriver à 19h20 à l’aéroport de Krabi. Après avoir récupéré nos bagages, nous réservons un taxi au comptoir des arrivées. Taxi qui nous emmène à Ao Nang pour 600 baths, prix fixe non négociable.
On discute un peu avec le chauffeur permettant ainsi de faire passer plus vite les 40 minutes du trajet. Après une rapide installation à l’hôtel Somkiet Buri, je décide de partir en quète d’une agence de voyage. Malgré l’heure tardive (aux environs de 22h00), il ne faut que quelques coups de fils au responsable pour me trouver une place dans une excursion en direction des 4 Islands demain matin. C’est çà la Thaïlande, on peut tout faire, à n’importe quel moment de la journée, où de la nuit ! | | | Episode 8 : En vadrouille sur les "Four Islands"
Pour cette première découverte de la mer d’Andaman, allons du côté des "4 Islands" situées au large d’Ao Nang. Cette excursion, au programme de toutes les agences de la région de Krabi permet la découverte en une journée de Railay et des îles alentours de Koh Kai (Chicken Island), Koh Tup et Koh Poda.
Jour 8 (9 mars 2013) : Ao Nang – Railay (Phra Nang Beach & East Railay Beach) – Koh Kai – Koh Tup – Koh Poda
1. Ao Nang ; 2. Phra Nang Beach ; 3. East Railay Beach ; 4. Koh Kai ; 5. Koh Tup ; 6. Koh Poda ; 7. Ao Nang (Smart Cook Thaï)
De nombreux tours operators offrent des excursions dans les 4 Islands au départ d’Ao Nang. Etant arrivé en ville très tard la veille, je n’ai pas choisi et ai pris la première dispo. J’ai été assez satisfait des prestations. Je vous met donc un scan du dépliant que l’on peut trouver dans les nombreuses agences de la ville.
C’est à 9 heures que l’excursion d’aujourd’hui doit quitter Ao Nang. Le réveil programmé à 8 heures est enchanteur. C’est en effet la première fois que nous découvrons Ao Nang de jour. Les falaises calcaires au loin sont visibles depuis l’hôtel et le balcon de notre chambre donne directement sur la piscine blottie dans un écrin de verdure.
Après le déjeuner pris dans le jardin de notre hôtel, le Somkiet Buri, je prends la direction de la plage et de la boutique de Ao Nang GR Tour d’où doit partir notre excursion.
Le groupe formé nous embarquons sur un speed boat avec comme première destination de la journée : Railay et sa plage de Phra Nang.
En s’éloignant de la la plage nous longeons la falaise tombant à pic dans la mer.
Quelques longtails boats ajoutent à l’atmosphère du lieu. La péninsule de Railay n’est accessible que par la mer à cause des immenses falaises qui l’enserrent sur sa partie nord. C’est pourquoi le lieu est vendu tel une "île" dans le descriptif de cette excursion.
Railay Beach
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Les magnifiques formations karstiques de Krabi atteignent leur paroxysme à Railay (ou Rai Leh), terrain de jeu ultime pour tous les amateurs d’escalade. De belles plages sabloneuses viennent compléter ce petit coin de paradis. Malgré la proximité de l’agitation d’Ao Nang, l’ambiance est très détendue.
Lonely Planet : Thaïlande, China Williams, Mark Beales & Tim Bewer
Railay est très connue en Thaïlande et est considérée comme un des hauts lieux de l’escalade dans le monde. La péninsule s’articule en fait autour de 4 plages formant à elles 4 Railay : Hat Railay East (ou Sunrise Beach), Hat Railay West (Sunset Beach) Hat Ton Sai et Hat Phra Nang Beach.
La plus belle des 4 est sans conteste Hat Phra Nang située la plus au sud, le sable fin, l’eau turquoise et le mégalithe comme posé sur les flots sont l’une des cartes postales les plus connues de Thaïlande.
Lorsque le bateau à contourné l’immense rocher marquant l’accès à la plage, le panorama sur Phra Nang devient inoubliable.
Le cordon de sable entouré de ces falaises luxuriantes est tout simplement à couper le souffle. Très vite le speedboat accoste sur la plage et nous débarquons sur Hat Phra Nang. Le guide nous donne alors 45 minutes pour profiter de la plage. C’est vraiment beaucoup trop court !
Tous les touristes guidés par leurs accompagnateurs prennent la direction de Phra Nang Cave, un autel situé au pied de la falaise, de mon côté je préfère profiter du peu de temps que j’ai pour partir à la recherche des deux autres plages accessibles depuis Hat Phra Nang. Je me dirige vers East Railay par le petit chemin bétonné niché entre l’hotel 5 étoiles Rayavadee (le seul situé sur cette plage) et la falaise. Après 3 minutes de marche, on débouche sur une plage beaucoup moins large et engoncée entre les palétuviers.
Sur le chemin du retour je cherche le chemin pour la lagune dissimulée de Sa Phra Nang qui selon le Lonely doit se trouver à mi chemin du sentier. Eh bien, Je la cherche encore aujourd’hui et je ne vois pas d’où peut partir ce fameux chemin. De retour sur Hat Phra Nang je cherche le chemin menant sur West Railay mais partout, je me vois refuser l’accès par les vigiles du Rayavadee. Décidément !
Il me reste tout de même une grosse vingtaine de minutes. Pile le temps pour se baigner sur la partie droite de la plage, à l’abri du flot des touristes.
De retour vers le mouillage du speedboat, j’immortalise le lieu alors qu’il est déjà temps de repartir pour notre deuxième destination du jour : Koh Kaï (Chicken Island).
Koh Kaï, l’île du poulet en VF à un nom très bien choisi. Une photo permet à elle seule de comprendre pourquoi les thaïs lui ont choisi ce nom là.
Après avoir contourné l’excroissance si particulière on mouille dans une petite anse pour une demi heure de snorkelling. Entre temps j’ai sympathisé avec des français, habitant Bangkok le temps d’un stage en école de commerce et en vacances sur Ao Nang pour quelques jours. Nous plongeons pour voir la faune sous marine. Le spot de snorkeling est assez décevant, des myriades de poissons jaune et noir tigrés attirés par le pain jeté par nos guides et... c’est tout !
Très vite lassé après avoir connu la Mer Rouge et les Bahamas, je décide de nager jusqu’à une petite plage isolée à quelques encablures de là. Le panorama y est très agréable mais je n’ai malheureusement pas mon appareil avec moi pour le figer.
De retour sur le bateau nous prenons la direction de notre troisième destination du jour, le banc de sable de l’île de Koh Tup.
Koh Tup
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La minuscule île de Koh Tup a la singularité de relier deux rochers recouverts de végétation par un banc de sable qui se découvre à marée basse et se transforme alors en plage.
Le lieu est magnifique mais malheureusement envahi par une horde de touristes, touristes dont je fais bien entendu partie.
Avec mes compagnons du jour on se "moque" gentiment de ces dizaines de "pikachus", ces touristes chinois qui, ne savant pas nager, se sentent obligés de se baigner dans 10 centimètres d’eau affublés d’un très hideux gilet de sauvetage orange, quand ils n’ajoutent pas en plus à ça un chapeau, une visière, des lunettes ou un maillot de bain intégral du plus bel effet!
Je tente de faire le tour des deux rochers pour m’éloigner des touristes, puis je passe la demi heure suivante à barboter, comme tout le monde, avec mes connaissances du jour. Mais sans le gilet hein !
Peu avant l’heure du repas, nous reprenons la mer en direction de la dernière île de cette excursion : Koh Poda.
Koh Poda
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Koh Poda peut se scinder en deux entités distinctes. Une première partie, couvrant la moitié Ouest de l’île, que nous contournons avant de débarquer. Elle est constituée de hautes falaises karstiques ou nichent les hirondelles et semble impénétrable.La seconde partie, située à l’est est quand à elle complètement plate, bordée par une belle plage sur laquelle nous déjeunerons aujourd’hui
Lorsque l’on contourne l’ouest de l’île, notre guide se rapproche au plus près de la falaise, nous faisant même passer sous l’anfractuosité de la roche.
Le regard débouche alors sur un énorme rocher semblant flotter la seul, au milieu de la mer. Il se trouve pile en face de la plage.
Débarqués sur l’île nous mangeons un pad thaï à l’ombre des cocotiers. La plage est le lieu de relâche de nombreux speedboat mais l’ambiance n’est pas non plus saturée.
Nous y restons près de deux heures. Le temps de se baigner de longer la plage et de découvrir ses attraits.
Là, une rangée de longtails boats ancrés devant le majestueux rocher, omniprésent dans le paysage.
Nous serions bien restés plus longtemps sur cette plage mais 15 heures arrive et déjà l’heure de rentrer sur Ao Nang.
On profite de la vingtaine de minutes nécessaire au retour pour échanger nos coordonnées et de retour à Ao Nang je rentre à mon hôtel. Il est à peine 16 heures et la journée ne fait que commencer.
Retrouvant ma moitié, nous décidons de retourner dans l’agence de la veille pour voir si une place est disponible ce soir pour prendre un cours de cuisine. La réponse est positive et moins d’une heure plus tard, l’un des employés de l’école de cuisine Smart Cook Thaï vient nous chercher en pickup.
Arrivés à l’école 5 minutes plus tard, nous choisissons 5 plats chacun qui nous serons appris en un véritable cours particulier. Nous sommes en effets les seuls "élèves" et notre professeur particulier très sympatique et très joyeuse nous apprendra pendant deux heures les rudiments de la cuisine thaïlandaise.
La journée se termine pour le mieux lorsqu’il s’agit de déguster nos productions du soir.
C’est repus que nous rentrons nous reposer à l’hôtel non sans avoir auparavant réservé notre excursion du lendemain. La très visitée île de Koh Phi Phi. | | | Merci pour votre récit et les informations que vous partagez. Nous irons en Thaïlande en février prochain. Comme vous, Bangkok, Chiang Mai (je crois que, suite à votre récit, je vais réserver une chambre au Baan Orapin) et une île. Je suis à la recherche de bellles plages tranquilles... A Ko Phi Phi sur Laem Tong Beach peut-être? Je suis curieux de lire vos impressions sur Ko Phi Phi.
Merci! Musvin | | | J'ai trouvé que Koh Phi Phi avait vendu son âme au diable. Maintenant je n'ai vu que Tonsaï. Les autres plages sont peut être mieux. Pour une île préservée et encore à l'écart (mais avec tout le confort) je vous conseille Koh Kradan ou une des autres îles de Trang (Koh Ngaï, Koh Mook...) | | | Episode 9 : Sur la plage de "La Plage"
2ème journée à Ao Nang et 2ème excursion avec cette fois ci au programme les îles de Koh Phaï (Bamboo Island), Koh Phi Phi Don et le clou de la ballade, Koh Phi Phi Leh et sa plage mondialement connue d’Ao Maya.
Jour 9 (10 mars 2013) : Ao Nang – Koh Phaï – Koh Phi Phi Don – Kho Phi Phi Leh – Koh Phi Phi Don – Ao Nang
1. Ao Nang ; 2. West Railay ; 3. Koh Phaï (Bamboo Island) ; 4. Snorkling (Kho Phi Phi Don) ; 5. Ao Pileh (Koh Phi Phi Leh) ; 6. Ao Maya (Koh Phi Phi Leh) ; 7. Ao Tonsaï (Koh Phi Phi Don)
Aujourd’hui nous partons pour un lieu qui fait sans doute partie des plus belles plages du monde : Ao Maya. Mais cette plage est, paraît-il, victime de son succès. Maya Bay, depuis le film de Danny Boyle avec Leonardo Di Caprio sorti en 1999 est devenue la principale attraction touristique du sud de la Thaïlande et accueille chaque jour des milliers de touristes.
C’est toujours auprès de la même agence de voyage que j’ai réservé cette deuxième excursion au départ d’Ao Nang ; mais autant dire que cette fois je ne conseillerai pas le tour operator par lequel nous sommes passés. Le navire était surchargé, le "guide" inintéressant et imbu de sa personne et l’excursion en elle même ressemble plus à une usine à touriste qu’autre chose. Privilégiez des excursions un peu plus cher mais VIP, avec des speedboat plus petit et des groupes de taille raisonnable. Je vous mets quand même le dépliant de l’excursion au cas où vous seriez maso.
Départ dès 9h00 ce matin après le petit déjeunerà l’hôtel. Seulement quelques mètres à parcourir en songtaew pour rejoindre la plage ou nous embarquons sur un gros speedboat. Une fois assis, nous ne voyons pas la mer, les flancs du navire nous bouchant la vue. Le bateau plein, nous prenons la direction de Railay ou nous devons récupérer une dizaine de touristes supplémentaires. Nous allons être sérrés aujourd’hui !
Cet arrêt à Railay nous permet d’observer la plage dont je n’avais pas trouvé le chemin la veille : West Railay Beach. Celle-ci est elle aussi magnifique, encadrée de ses falaises vertigineuses.
Très vite, nous prenons la direction de Koh Phi Phi, distante de 42 km de là. C’est parti pour plus d’une heure de bateau. Nous repassons près des Four Islands visitées la veille et notamment près de Chicken Island. Mais la première étape du jour est l’île de Koh Paï, également appelée Bamboo Island. L’île semble assez plate et nous nous y arrêterons pour 40 minutes.
Il est déjà près de 10 heures et nous ne sommes pas les premiers dans le coin.
La plage est déjà envahie par un flot de touristes débarqués des quelques speeboats amarrés à son bord. Nous longeons celle-ci pour trouver des parcelles de sable plus libre. C’est chose faîte. Après 5 petites minutes de marche vers la droite de la plage. Nous nous retrouvons presque seuls et pouvons profter d’un sable fin, d’une eau turquoise et d’un panorama splendide sur les quelques îles alentours, surplombant les flots de leurs silhouettes élégantes.
On prend des photos, on se baigne rapidement et déjà il est temps de reprendre la mer pour un arrêt snorkling au sud de Koh Phi Phi Don, l’île habitée de l’archipel.
L’archipel des îles Phi Phi comporte 2 îles principales Koh Phi Phi Don et Koh Phi Phi Ley, 2 îles plus petites : Koh Phaï donc (Bamboo Island) et Koh Yung (Mosquito Island) et de nombreux rochers tels Koh Bida Nai et Koh Bida Nok. De toutes ces îles seule Koh Phi Phi Don est habitée. Le village de Tonsaï occupe l’isthme réunissant les deux parties abruptes de l’île. Cette dernière a été ravagée par le tsunami du 26 décembre 2004 et complètement reconstruite depuis.
C’est près de la plage de Long Beach que ce premier arrêt snorkeling à lieu.
Là encore les touristes chinois enfilent leur saillant gilet de sauvetage orange fluo, avant de se baigner et là encore les seuls poissons visibles sont ceux appâtés par notre "guide", des poissons jaunes et noirs, les mêmes que ceux déjà observés à Chicken Island. Le corail est assez profond, au moins à 4 mètres de la surface.
Reprenant la mer on se dirige vers la destination du jour : Koh Phi Phi Ley. L’île, réserve naturelle est inhabitée. Elle est la plus belle de l’archipel. Les endroits pour y accoster sont peu nombreux. La côte Est de l’île est entièrement composé de falaises tombant à pic dans la mer.
Le premier contact avec l’île se fait dans la baie de Ao Pileh. L’eau est d’un turquoise unique et splendide. Le cirque formé par ces formations rocheuses rend le lieu inoubliable.
Les quelques longtails boat présents dans la baie troublent la quiétude du lieux mais ajoutent à son charme. Après une bone dizaine de minutes à contempler le lieux, nous poursuivons le tour de l’île, contournons la baie de Ao Losamah. Enfin, nous arrivons en vue de la dernière crique de l’île, la plus recherchée : Ao Maya. Nous y pénétrons par une petite ouverture dans la falaise vertigineuse et observons la fine bande de sable au fond de l’anse.
Lorsque le speedboat accoste, on comprend très vite l’engouement pour cette plage. En effet, elle est bondée de touristes. Notre "guide" nous explique que nous ne pouvons rester que 40 minutes et que ce délai passé, le bateau, au complet ou non, repartira. S’il dépasse ce laps de temps il devrait en effet s’acquitter d’une amende de 400 baths.
40 minutes c’est peu pour profiter de ce spectacle. A peine le temps de prendre quelques photos comme tous le monde, en bons moutons que nous sommes !
Comme pour Bamboo Island, on s’éloigne du gros des touristes en se dirigeant vers la partie ouest de la plage. Là, la foule est beaucoup moins dense et tout à l’extrémité de celle-ci on peut même se retrouver "presque seul".
Au bout des 40 minutes réglementaires on reprend notre place dans le bateau, et quittons cette plage magnifique et victime de sa beauté. Nous passons ensuite devant Monkey Beach envahie comme son nom l’indique par des singes qui semblent avoir été déposés là par les différents tour opérators qui font limite faire la queue à leur bateau pour les montrer aux touristes.
Puis nous quittons Koh Phi Phi Leh et prenons une deuxième fois la direction de Phi Phi Don pour manger.
Débarqués à Tonsaï, nous avons une heure pour manger, dans un restaurant plus proche de la cantine que du gastronomique. Un buffet plus que moyen attend la grosse centaine de touristes présents pour déjeuner.
Après un rapide déjeuner avalé, on utilise la vingtaine de minute restante pour "flâner" dans Tonsaï. Ces vingt minutes sont suffisantes pour comprendre qu’on a bien fait de ne pas venir y séjourner plus longtemps.
Ce village c’est l’enfer du touriste, les boutiques et les bars se succèdent dans une ambiance peu accueillante. Au retour sur la plage, l’affreux débarcadère bétonné gâche un paysage qui semblait pourtant si beau de prime abord.
Nous ne sommes finalement pas mécontents de quitter cette île qui est l’archétype parfait de ce que la Thaïlande ne doit pas faire en matière de tourisme.
Alors que nous ne désirons plus que tout rentrer à note hôtel après cette journée ou l’inconfort de l’excursion commence à nous peser, nous sommes pourtant obliger de subir une dernière sortie snorkeling une fois de plus inintéressante. Rien de mieux en plus pour filer le mal de mer que de rester sur un bateau à l’arrêt moins d’une demi heure après un repas.
C’est finalement heureux que nous apprenons le retour vers Ao Nang aux alentours de 15 heures.
Une heure plus tard, nous accostons loin de la rue principale de la station balnéaire. En effet, la marée est désormais basse et oblige notre grosse embarcation à nous débarquer dans un bras de rivière situé à quelques kilomètres de notre point de départ.
C’est finalement 15 bonnes minutes supplémentaires que nous passerons entassés dans un songtaew surpeuplé. Nous sommes les plus heureux du monde lorsque nous apercevons finalement l’entrée de notre hôtel où nous passons la fin de l’après midi à nous reposer.
Le soir venu, on se rend sur la plage d’Ao Nang pour y observer le coucher de soleil avant de dîner dans un très bon restaurant en bord de plage.
Demain, je partirai seul pour une dernière excursion en direction d’Ao Phang Nga, un autre site "incontournable" de la côte d’Andaman. | | | Episode 10 : Excursion dans la baie de Phang Nga
Dernier jour à Ao Nang et dernière excursion du voyage, aujourd’hui, je me rends dans la baie de Phang Nga, la "Hâ Long" thaïlandaise. L’îlot de Koh Tapu ("le clou") en est l’image la plus connue, décor d’un James Bond : L’homme au pistolet d’or.
J 10 (11 mars 2013) : Ao Nang – Ao Phang Nga – Wat Suwankuha – Cascade Raman – Krabi – Ao Nang
1. Ao Nang ; 2. Phang Nga Pier ; 3. Koh Phing Kan & Koh Tapu (James Bond Island) ; 4. Koh Talu ; 5. Koh Panyi ; 6. Wat Suwankuha ; 7. Cascade Raman ; 8. Krabi Town
Cette fois ci, j’ai décidé contrairement à la veille de réserver une excursion VIP. Enfin, VIP pour aujourd’hui, ça voudra surtout dire groupe réduit. Même si nous passons par la même agence pour la 3ème fois, c’est un 3ème tour operator différend qui s’occupera de la journée. Je vous mets comme pour les deux précédents un scan du dépliant de ce dernier.
Le départ est prévu à 9h00, à l’heure H, un minibus vient me chercher devant l’hôtel. Je me retrouve, avec une petite dizaine de personnes, parti en direction du nord et de Phang Nga. Il faut plus d’une heure de route pour atteindre l’embarcadère d’où nous devons prendre la direction de la baie.
La Baie de Phang Nga se trouve entre l’île de Phuket au sud ouest et la côte située au Nord de Krabi à l’est. Elle marque l’extrémité Nord du golfe contenu entre Phuket et la côte à 90 kilomètres plus à l’est. La baie est formée de nombreux pitons calcaires pouvant atteindre jusqu’à 70 mètres de haut et de mangrove plus on se rapproche des côtes. Il n’y a pas de plage pour la baignade à l’intérieur de celle-ci.
Arrivés à l’embarcadère de Phang Nga, nous ne sommes pas le seul minibus sur place et nous formons finalement un groupe d’une centaine de touristes. Vive le côté VIP ! On embarque dans deux grands longtails boat et partons de suite en direction de la baie.
Tout autour de nous, la mangrove et ses palétuviers nous entoure dans ce bras de mer naviguable. Au loin les silhouettes des formations rocheuses apparaissent, majestueuses.
Seulement après à peine 5 minutes de navigation le moteur de notre longtail rend l’âme et nous voilà à dériver mollement en direction des palétuviers. On essaye plusieurs fois de redémarrer, le 2nd bateau reste à côté de nous par sécurité mais rien n’y fait. Finalement, notre guide doit appeller un autre bateau.
Nous attendons près d’une heure en plein soleil. Le nouveau navire arrive enfin et nous devons migrer en plein milieu du chenal vers notre nouvelle embarcation. C’est plus d’une heure que nous aurons perdu dans cette mésaventure.
Reprenant notre navigation, nous nous rapprochons très vite de la baie. Autour de nous, le relief s’élève pour atteindre un premier point de vue sur l’île de Koh Panyi.
Koh Panyi est un village de pêcheurs construit sur pilotis et adossé à un énorme pain de sucre. Les pêcheurs qui l’habitent font partie d’une communauté musulmane d’origine malaise et qui a un statut de minorité dans le sud de la Thaïlande. Ces pêcheurs sont isolés du reste du pays et il leur faut plus de 20 minutes de pirogue pour rejoindre le continent où se trouvent les infrastructures les plus basiques (médecin, écoles...). Ils sont coupés du reste du monde dès la moindre tempête. Si ces pêcheurs malais se sont installés sur ces pilotis au cours du XVIIIème siècle c’est car la législation thaïlandaise ne leur permettait pas de posséder des terres.
C’est lors de la saison des pluies que l’occupation du village devient la plus difficile. Mais grâce aux tourisme, les pêcheurs ont pu trouver un nouveau moyen de subsistance. Pour l’instant nous ne débarquerons pas sur Koh Panyi. Une escale y est prévu à l’heure du déjeuner pour se restaurer. Nous continuons notre croisière en direction de l’île de Koh Phing Kan.
Il nous faut encore une bonne dizaine de minutes de mer pour la rejoindre. Les îlots calcaires se succèdent jusqu’à ce que l’on s’approche plus particulièrement de l’un d’eux.
C’est seulement lorsque l’on arrive à quelqus encablures de celui-ci que l’on découvre le petit ponton de béton qui va servir au débarquement.
La houle faîte par les nombreux longtails boat rend celui-ci un peu mouvementé mais je suis très heureux de toucher enfin terre.
Koh Phing Kan
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L’île de Koh Phing Kan renferme deux pitons rocheux reliés par un isthme sablonneux. C’est sur celui-ci que se trouve le débarcadère des longtails boat sur sa partie sud et le principal point de vue sur Koh Tapu sur la partie nord. Entre les deux, de nombreuses boutiques de souvenirs sont là pour les touristes. Sur la gauche part un petit sentier offrant d’autres angles de vue sur le rocher. Si on le suit jusqu’au bout, on tombe sur une autre petite plage, ancrage pour d’autres embarcations. Sur la partie gauche de l’isthme se trouve une immense faille dans la falaise par laquelle s’engouffre le soleil.
Enfin, c’est au nord de Koh Phing Khan, à moins de 100 mètres que se trouve le rocher de Koh Tapu, le "clou" dans une sorte de petite baie abritée. On voit également à l’arr!ère plan la silhouette de l’île de Koh Talu
Je me dirige en premier sur le petit sentier qui permet d’avoir un point de vue différent sur le rocher.
Cela permet également d’attendre que certains groupes en excursion comme moi quittent l’île, et ainsi pouvoir profiter du point de vue avec le moins de monde possible. Au bout du sentier on arrive sur une plage.
De retour sur la plage, j’immortalise le lieu comme tout le monde.
Un rapide tour vers les boutiques me dit qu’il ne sert à rien d’y faire des emplettes, les prix étant le double de ceux d’Ao Nang. Après 30 minutes sur place il est déjà l’heure de repartir, mais il n’y a vraiment pas besoin de rester plus longtemps.
On prend ensuite la direction de la deuxième étape de la journée aux abords de l’île de Koh Talu. Là, nous nous ammarons à une immense barge couverte, depuis laquelle s’effectue le départ d’un tour en kayak prévu dans le descriptif de la journée.
En fait, le tour est plus un attrappe touriste qu’autre chose ! Nous suivons tous le même trajet à la queue leu leu, faisons la queue pour rentrer chacun notre tour dans les quelques grottes de l’île.
On s’arrête à tour de rôle près d’un longtail qui attend pour nous vendre des noix de coco. Et comble de la sortie on ne peut même pas pagayer par soi-même. Il faut se laisser promener par un thaï dont je n’envie pas le métier. Passer sa journée à pagayer pour les touristes. J’ai carrément honte de participer à cela et n’attend qu’une chose, que le tour soit fini. Surtout que le thaï qui est là pour me "promener" serait à la retraite depuis bien longtemps chez nous. Je ne peux que lui donner un gros pourboire à la fin du tour et regarder dubitatifs les autres vacanciers heureux de leur expérience.
Nous reprenons finalement la direction de Koh Panyi où nous nous arrêterons cette fois-ci pour manger.
A peine débarqués sur l’île on nous attable à un restaurant, nous prévenant que nous disposons d’une heure pour manger. J’engloutis en à peine une demi heure mon repas histoire de pouvoir m’enfoncer dans la partie moins touristique du village.
A côté des pontons se trouvent les restaurants accueillant les touristes. Pour se rendre dans le village, on doit alors passer par l’arrière du restaurant qui débouche sur l’arrière des boutiques donnant sur la première ruelle du village. Arrivés dans celle ci, je prends des repères visuels pour retrouver au retour par quelle arrière boutique je suis arrivé et ainsi retrouver mon chemin plus facilement. En effet, une enfilade de boutiques qui se ressemblent toutes, ça pourrait être problématique au moment de retourner au bateau.
Je quitte cette première ruelle et m’enfonce dans le village. Très vite, je suis le seul européen, les gens sont nonchalamment postés devant leur entrée, quelques chats on fait des ruelles leurs terrains de jeu. je longe les maisons sur pilotis avant d’observer ça et là quelques parcelles de vase en conrebas. Je continue jusqu’à l’extrémité de l’île où la ruelle s’arrête brutalement sur la baie ouverte.
L’ambiance semble authentique alors qu’on doit être, à tout casser, à deux cent mètres des restaurants pour touristes.
Alors qu’il ne reste que 10 minutes sur l’horaire je reprends la direction de l’embarcadère. Je retrouve sans difficulté la ruelle ou s’égrainent toutes les boutiques, mais une fois dans celle-ci je suis incapable de retrouver le repère visuel que j’avais pourtant sogneusement pris à l’aller : une robe colorée, accrochée dans une boutique et qui semble avoir disparu. Et là petit coup de stress, je cherche un passage pour quitter la ruelle et retourner sur le ponton mais n’en trouve pas. Après 5 minutes, j’en trouve un, mais il débouche dans un autre restaurant qui ne communique pas avec celui ou j’étais 30 minutes plus tôt. Je commence à flipper, si l’on ne m’attend pas, je suis dans de beaux draps, même pas 100 baths sur moi pour rentrer à Krabi ! Fianelement une vendeuse se rend compte de mon embarras et m’indique le chemin à suivre. Je cours à travers la cuisine et la salle du restaurant et monte finalement en dernier dans le bateau. C’était moins une !
L’excursion continue sans se soucier de mon moment "180 pulsations minute". On reprend désormais la direction de Phang Nga et de la terre ferme. J’en profite une dernière fois pour observer le magnifique panorama sur la baie. 20 minutes plus tard nous arrivons à destination. De retour dans notre minibus, nous prenons la direction d’un temple troglodyte situé à quelques kilomètres au nord de là : le Wat Suwankuha. Ce temple est aussi appelé dans les différentes brochures d’excursion Monkey Temple : le temple des singes.
Dès le parvis du temple, de nombreux macaques attendent, se baladent, quémandent de la nourriture et des bananes ou tout simplement fouillent dans les poubelles. Très vite un attroupement se forme (de touristes l’attroupement) pour observer les primates.
A l’intérieur du temple des statues de bouddah attendent les offrandes. La grotte dans laquelle ils sont disposés est très grande. A l’extrémité de celle-ci se trouvent des marches amenant à une sorte de pallier à ciel ouvert où la végétation à élue domicile. Je me pose là pour passer le temps, alors que l’arrêt dans le temple doit durer 20 minutes.
De retour au minibus il est déjà presque 15h30. Nous devrions déjà être rentrés à Krabi mais l’incident de bateau de ce matin nous a fait prendre beaucoup de retard et nous devons encore nous rendre à un dernier point d’intérêt, les cascades de Raman.
Autant dire que je commence à trouver le temps long. Surtout que les cascades où l’on nous amène sont sans grand intérêt. Le dépliant indique que l’on peut s’y baigner; mais lorsque je vois la couleur de l’eau, je préfère rester au sec plutôt que d’attraper un staphylocoque.
J’observe très vite les 3 ou 4 bassins et retourne à la buvette, à l’entrée du lieu, histoire de passer le temps avec un coca bien frais.
Finalement il est enfin l’heure de reprendre la route de Krabi. Une heure plus tard, nous arrivons à Krabi. Le minibus me fait visiter la ville, le temps de déposer les autres touristes à leurs hôtels, puis enfin il me dépose devant mon hôtel à Ao Nang. Il est presque 18 heures quand j’arrive enfin, avec près de deux heures de retard. A peine le temps d’aller profiter de la piscine de l’hôtel avant le soir.
Le soir venu, nous allons manger rapidement dans la rue principale de notre hôtel avant de rentrer dormir car la journée de demain s’annonce fatiguante. Nous prendrons la direction du sud et de l’île de Koh Kradan, île dont aucun thaïlandais n’a semble t’il entendu parler car ils nous demandent tous des informations sur notre destination dès qu’on leur en parle. Avons nous donc trouvé là un lieux encore préservé du bouche à oreille et digne d’intérêt ? Nous verrons demain ! | | | Episode 11 : Cap au Sud sur les Îles de Trang
Après 4 jours à Ao Nang, nous reprenons la route aujourd’hui en direction des Îles de Trang. C’est sur l’une d’entre elle que nous poserons nos valises : Koh Kradan. Le lieux a tous les attributs du paradis perdu, espérons que nous ne serons pas déçus !
Jour 11 (12 mars 2013) : Ao Nang – Had Yao Pier – Koh Mook – Koh Kradan
1. Ao Nang ; 2. Hat Yao Pier ; 3. Koh Mook ; 4. Koh Kradan
Ce matin, c’est de nouveau aux alentours de 8h30 que doit s’effectuer notre départ d’Ao Nang, sauf que cette fois ci nous n’y reviendrons pas. Un des employés de l’hôtel utilise le tuk-tuk présent à la réception pour nous amener nous et nos bagages à l’arrêt de bus situé à une centaine de mètres de là. Puis, commence l’attente. Le temps de jeter un dernier coup d’oeuil à la plage d’Ao Nang.
C’est finalement vers plus de 9 heures que le mini bus de la compagnie Tiger Line Ferries vient nous chercher. Puis, avant de partir il commence a faire le tour des hôtels d’Ao Nang. On pouvait se faire prendre à l’hôtel ? Lorsque j’ai réservé le transport sur le site internet de la compagnie, ce n’était pas mentionné et ça aurait été sûrement bien pratique ! Je ne sais pas comment les autres voyageurs s’y sont pris, ils sont surement passés par le biais d’une agence de voyage locale pour organiser leur transfert.
Vers 9h30, nous reprenons donc la route du sud avec un autre petit arrêt sur le parking de l’aéroport de Krabi ou nous accueillons quelques voyageurs supplémentaires. C’est ensuite parti pour près de deux heures de minibus dans un paysage monotone, majoritairement composé par de la forêt dense, ça et là entrecoupée de quelques villages. Un seul arrêt dans une station service locale et c’est aux alentours de 12h00 que nous arrivons en vue du Hat Yao Pier.
Celui-ci se compose d’une sommaire gare maritime dans laquelle nous passerons une bonne heure avant l’arrivée de notre ferry. La gare maritime propose tout se que l’on peut désirer pour se restaurer. Quelques étals offrent des spécialités locales et des sandwiches pour le déjeuner.
Le navire que nous attendons a un peu de retard et arrive de l’extrème sud de la Thaïlande : Koh Lipe.
Lorsqu’il repartira de Hat Yao, il continuera son chemin en faisant escale à Koh Mook, Koh Kradan, Koh Ngaï, Koh Lanta, Koh Phi Phi Don avant de terminer son voyage par Chalong Pier à Phuket.
Le responsable de la Tiger Line nous appose alors à chacun un autocollant indiquant à quel arrêt nous devons descendre. Aux alentours de 13h15, le ferry arrive à Hat Yao.
Nous embarquons, nous et nos valises par l’escalier adossé à l’embarcadère. Ma hantise est de faire malencontreusement tomber celles-ci à la mer, ce qui n’arrivera heureusement pas.
Une fois installés à l’intérieur du bateau, la traversée commence.
Nous longeons d’abord les formations rocheuses marquant l’entrée du port d’Hat Yao Pier, formations que je peux photographier grâce à la porte du navire restée ouverte. Puis nous mettons le cap sur l’île voisine de notre destination du jour Koh Mook.
Îles de Trang
Koh Kradan fait partie d’un archipel connu sous le nom d’îles de Trang, du nom de la province dont elles font parties. Les îles de Trang sont constituées de Koh Sukorn, Koh Libong, Koh Lao Liang, Koh Ngaï, Koh Rok Noï, Koh Rok Yaï et donc de Koh Mook (aussi orthographiée Koh Muk) et Koh Kradan.
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Elles sont également cernées par de nombreux rochers dont Koh Waen que l’on voit depuis la plage de Koh Kradan.
Parmi toutes ces îles, seules quelques unes sont habitées, mais presque toutes ont au moins un hôtel en leur sein.
Koh Sukorn abrite environ 3000 habitants répartis dans 3 villages : Ban Laem, Sianmai et Ban Tung, des écoles, des supermarchés et plusieurs guesthouses ou petits resorts : Koh Sukorn Paradise Resort, Sukorn Beach Bungalow, Sukorn Cabana Resort...
Koh Lao Liang fait partie du parc naturel marin de Koh Phetra, un seul moyen si l’on veut dormir sur l’île, c’est sous la tente en passant par le Lao Liang Island Resort. L’île est ainsi préservée et très peu fréquentée.
Koh Libong est la plus grande des îles de Trang juste en face de la ville de Kantang et à 15 minutes en longtail de Hat Yao. C’est également la plus peuplée avec 3500 habitants. Les plages y sont moins belles que sur les îles voisines et l’île est donc beaucoup moins visitée par les touristes. La principale attraction de Koh Libong, ce sont les Dugong qui peuplent ses eaux. Ces animaux, cousins du lamentin peuvent être observés grâce à des sorties en kayak de mer. Plusieurs endroits ou poser ses valises : Dugong Dive Center, Libong Nature Beach Resort, Libong Sunset Resort, Libong Beach Resort.
Koh Rok est composé de 2 îles voisines : Koh Rok Yaï et Koh Rok Noï. Ces îles sont surtout connues pour avoir accueilli la première édition de l’émission de TF1 : Koh Lanta. Ce n’est pas sur la grande île située plus au nord que le tournage c’est déroulé mais sur ces deux arpents de terre, vierges, inaccessibles et partie intégrante d’un parc naturel. Ici aussi pour rester sur l’île il faudra dormir sous tente. Mais avant il faudra persévérer pour trouver un bateau pour y aller.
Koh Mook est la plus proche voisine de Koh Kradan. L’île arbore une partie plate et une autre composée de falaise ou se trouve la fameuse grotte d’émeraude que l’on peut visiter à marée basse. Outre un petit village, elle comporte également plusieurs hôtels dont le plus beau est sans conteste le Sivalaï Beach Resort, construit sur une plage grandiose s’avançant dans la mer et offrant des daytrips sur Koh Kradan. Si votre bourse ne vous permet pas de dormir dans cet hôtel, d’autres solutions s’offrent à vous : Charlie beach Resort, Pawapi Resort, Koh Mook Resort, Riviera Beach Resort.
Koh Ngaï est sans doute l’île avec le plus de possibilités d’hébergements. L’île semble offrir de belles plages pour le snorkeling avec un récif corralien accessible depuis le bord. Nous avions failli séjourner là bas et aurions sûrement choisi le Thapwarin Resort. Mais le choix est vaste avec comme possibilité les Koh Ngai Cliff Beach, Koh Ngai Resort, Koh Ngai Villa, CoCo Cottage, Mayalay Beach Resort, Thanya Resort ou Koh Hai Fantasy Resort.
Koh Kradan enfin, l’île sur laquelle nous séjournerons n’est occupée que de quelques hôtels à taille humaine. Une plage la borde sur toute sa partie est, plage sur laquelle se trouvent tous les resorts. La plage est entourée d’un lagon dont la barrière de corail ne se trouve qu’a une centaine de mètres du bord. A l’ouest, les rochers tombent directement dans la mer excepté une petite plage appellée Sunset Beach que l’on peut rejoindre en traversant l’île à pied.
Nous avons choisi de poser nos valises au Sevenseas Resort, l’hôtel le plus luxueux de l’île où les prix rattrapent les standards européens, mais où le service et les prestations sont remarquables. Il existe d’autres hôtels beaucoup moins cher et donnant sur la même plage. Le plus important d’entre eux est le Koh Kradan Beach Resort. Il s’occupe entre autre des transferts avec la Tiger Line et offre des bungalows de standings différents. Au nord, le Kalume Village tenu par une italienne semble plus rudimentaire et enfin, le Paradise Lost, au centre de l’île, loin de la plage offre un environnement particulier.
Après avoir transvasé les touristes se rendant à Koh Mook dans un longtail boat, nous reprenons la route de Koh Kradan. Sur Koh Mook comme sur Koh Kradan, il n’y a pas d’embarcadère et le ferry ne pouvant aller sur la plage, il faut changer d’embarcation en pleine mer, avec tous ses effets personnels, au risque de les faire couler ! Heureusement qu’aujourd’hui la mer est calme. 10 minutes plus tard c’est notre tour. Le ferry s’arrête juste avant la barrière de corail et un longtail nous emmène, moyennant 50 baths chacun, sur la plage.
Il faut ensuite transporter nos valises jusqu’à l’hôtel à 200 mètres de là. Une valise à roulettes dans le sable, c’est une mauvaise idée et j’en notifie ma moitié, bien sûr elle me la confie. 10 minutes plus tard, nous prenons possession de notre chambre, visitons le restaurant ouvert sur la jungle et la piscine à débordement juste derrière la plage. Nous passerons ensuite le reste de l’après-midi sur cette magnifique plage beaucoup moins fréquentée que ses voisines plus au nord.
L’après midi avançant on se rend compte que la marée baisse et qu’elle découvre petit à petit le lagon. Le turquoise de l’eau change peu à peu de couleur et tire de plus en plus vers le blanc à mesure que le fond se rapproche. On décide alors de longer la plage vers le sud.
Nous dépassons le Koh Kradan Beach Resort jusqu’à l’extrémité de la plage.
Lorsque l’on revient devant notre hôtel la mer est presque basse.
Un petit tour dans la piscine, avant de retourner à notre chambre et c’est déjà l’heure du dîner.
Celui-ci pris en pleine nature est succulent. La journée se termine mais bien heureusement nous disposerons encore de 3 jours pour découvrir cette belle île de Koh Kradan. | | | Episode 12 : Vision d’estran sur Koh Kradan
Koh Kradan c’est sûrement l’un des plus beaux joyaux de la mer d’Andaman. Sa langueur, son calme, son lagon aux reflets changeants, sa végétation luxuriante, tout est rassemblé sur cette île pour en faire un havre de paix et de relaxation.
Jour 12 (13 mars 2013) : Koh Kradan
Ce réveil sur Koh Kradan est des plus agréables. Nous sommes en pleine nature et la quiétude du lieux invite à la relaxation. Notre chambre se trouve a quelques dizaines de mètres de la plage et le buffet du petit déjeuner achève de nous mettre de bonne humeur. 30 minutes plus tard nous sommes déjà alongés sur des transats, à l’ombre des arbres et au bord de l’eau, un bon livre à la main.
Plus tard, vers 11h, un gros navire d’excursion longe la plage et accoste devant le Koh Kradan Beach Resort.
Des vacanciers faisant le tour des îles de Trang débarquent sur l’île mais aucun d’eux ne vient jusqu’à notre portion de plage. Moins de 2 heures plus tard ils sont déjà repartis. Nous sommes presque seuls finalement à profiter de ce lagon aux eaux cristallines.
En France, la marée est semi diurne, c’est à dire qu’un cycle de marée dure environ 12h25. Il y a donc deux cycles de marée par jour, deux marées basses et deux marées hautes. Chaque jour, la marée se décale alors d’environ 50 minutes.
En Thaïlande, le marnage est complètement différent. La marée est diurne, il n’y a qu’un cycle par jour qui dure deux fois plus longtemps. Sur Koh Kradan, pendant les 3 jours où nous y serons la mer est haute aux alentours de 7 heures du matin et basse environ 12 heures plus tard vers 19 heures. Elle met alors toute la nuit pour remonter. Ce marnage plus important nous aura permis de profiter de la marée haute pendant presque toute la journée.
Ce n’est que vers 15 heures, comme la veille, que l’on se rend compte que la mer descend.
Déjà elle avait reculé de 3 ou 4 mètres depuis le matin mais à partir de cette heure ci la baisse s’accélère et se fait plus visible.
A 16h30 on ne peut plus se baigner, l’eau est trop basse. A 17h30, le lagon est complètement découvert et une nouvelle perspective s’offre à nous.
L’eau en se retirant a laissée des stries très graphiques sur le sable d’un blanc immaculé.
La lumière du soir rend l’ambiance irréelle. Ca et là, les coraux, hors de l’eau ou en passe de l’être, laissent apparaître leurs pâles couleurs.
Des oiseaux viennent s’aventurer sur cet estran à découvert, si incongru dans ce paysage.
Mais déjà la fin de la journée arrive, l’heure de la douche puis celle du repas. Heureusement, nous aurons encore tous le lendemain pour profiter de ce jardin d’Eden. | | | Episode 13 : Paresse et oisiveté en bord de mer d’Andaman
Notre périple en Thaïlande touche bientôt à sa fin mais ils nous reste encore quelques jours pour profiter du pays et notamment de la belle plage de Koh Kradan où nous passerons la journée d’aujourd’hui.
Jour 13 (14 mars 2013) : Koh Kradan
1. Sevenseas Resort ; 2. Chemin de traverse
Deuxième réveil à Koh Kradan, et la routine s’installe déjà, petit déjeuner à l’air libre et détente au bord de la plage marquent ce début de matinée. Comme la veille, la quiétude est à peine dérangée par quelques longtails et quelques bateaux d’excursion qui croisent à l’extérieur du lagon. La plage est toujours aussi belle et photogénique.
On passe toute la journée à faire des va-et-vient entre notre transat et l’eau limpide à quelques mètres de là. Le temps passe lentement et paisiblement.
Le soir venu, je décide de me secouer un peu et essaye de trouver la direction de la partie Ouest de l’île. De ce côté se trouve la plage de Sunset Beach.
Je dépasse le Koh Kradan Beach Resort et oblique sur la droite dans un chemin qui s’enfonce dans la végétation.
Je traverse d’abord un petit bois assez clairsemé avant de déboucher dans une longue clairière.
Après environ 500 mètres, on atteint le Paradise Lost Resort, une cabane peu accueillante perdue aux milieux des bois. Un chien errant m’accueille dans ce lieu qui semble abandonné. Le chemin pour rejoindre Sunset Beach continue sur la droite mais la forêt devient dense et le chemin très étroit.
Puis, je m’approche et remarque finalement un nuage d’insectes qui volent au dessus du chemin. Je suis en maillot de bain et n’ai pas envie de terminer en "casse-croûte pour moustiques". Je rebrousse chemin à contrecoeur avant d’arriver au bord de cette plage. Je ne peux vous montrer à quoi elle ressemble uniquement grâce à des photos d’autres voyageurs.
Crédit Photo : Ronny T. - Flickr
Sur le chemin du retour on ne peut pas louper les panneaux d’évacuation en cas de tsunami rappellant que l’île fut elle aussi touchée par le raz de marée de 2004.
De retour au Sevenseas Resort, je profite de la pisicine avant de terminer cette journée aussi bien qu’elle avait commencée...
Pourtant, demain il sera déjà temps de penser au départ. C’est avec regrets que nous quitterons cette île de Koh Kradan. Nous retournerons à Bangkok pour y terminer ce périple au pays du sourire. | | | Episode 14 : Dur retour à Bangkok et à la réalité
Le jour tant redouté est arrivé, aujourd’hui nous devons quitter Koh Kradan pour commencer notre voyage de retour vers la mère patrie. Heureusement avant cela, il nous reste quand même une dernière étape : Bangkok
Jour 14 (15 mars 2013) : Koh Kradan – Hat Yao Pier – Trang Airport – Don Muang Airport – Bangkok
1. Koh Kradan ; 2. Hat Yao Pier ; A. Trang Airport > A. Don Muang Airport ; 3. Bangkok
Le réveil est un poil mélancolique ce matin car nous devons quiter cette île de Koh Kradan sur laquelle nous aurions bien élu domicile. Heureusement, il nous reste toute la matinée pour profiter encore des plaisirs de la plage. Notre navette de retour étant prévue à 11h30.
La plage et la piscine nous accueillent une dernière fois et cette matinée est un parfait point d’orgue d’une semaine à profiter de la mer d’Andaman.
Lorsque l’heure du départ approche, c’est résignés que nous demandons aux employés de l’hôtel de nous transporter nos valises jusqu’au point de départ du longtail : la réception du Koh Kradan Beach Resort. Nous n’avons pas a parcourir les 200 mètres de plage avec nos 20 kilos de bagages sur le dos chacun comme à l’aller.
Pour ce retour vers Bangkok, nous avons joué la sécurité et avons préféré réserver à l’avance notre transfert en utilisant comme à l’aller la Tigerline. La compagnie nous amènera directement à l’aéroport de Trang situé à 50 km d’Hat Yao Pier. Nous aurions pu prendre un longtail boat plus tard dans la journée et nous débrouiller ensuite seul pour faire les 50 km mais, de France, sans connaître la Thaïlande, on a préféré jouer la sécurité.
Une fois sur place on se dit que la deuxième solution aurait pu être carrément jouable. Les lngtails boat font l’aller retour sur demande et il y en a toujours un disponible au départ. Par contre, nous n’avons pas vu de taxi à Hat Yao.
Nous avons également choisi de jouer la sécurité en prenant le vol Air Asia pour Bangkok partant à 19 heures car nous n’étions pas sur en quittant l’île à 11h30 d’arriver à temps pour le vol précédent qui décollait à 15 heures.
Alors bien sûr ça veut dire que nous devrons patienter quelques heures à l’aéroport de Trang.
Le ferry arrive au loin, à l’heure prévue, et nous embarquons sur un longtail boat qui, comme à l’aller, fait la navette entre le navire et la plage. J’en profite cette fois pour prendre des photos du lagon vu depuis le longtail.
Arrivés sur le ferry, la traversée se passe sans encombre et environ 20 minutes plus tard, nous débarquons sur le quai de Hat Yao.
Là, un minibus nous attend et nous prend en charge. Nous voilà repartis sur les routes monotones de la province de Trang. Nous traversons quelques villages avant de voir apparaître finalement, devant nos yeux, l’aérogare de l’aéroport de Trang. Celui-ci est perdu en pleine campagne et ne doit guère accueillir que quelques vols par jour.
L’intérieur se compose d’une salle avec quelques guichets d’enregistrement (la plupart aux couleurs d’Air Asia) et d’un snack sur la gauche. C’est tout !
On essaye de se faire réenregistrer sur le vol de 15 heures pour partir plus tôt mais l’hotesse nous apprend que ce vol est complet. Nous avons donc 5 heures à tuer !
3 heures plus tard, nous pouvons enregistrer nos bagages, puis une heure après nous rejoignons la petite salle d’embarquement.
L’embarquement se fait à l’heure prévu. On profite de l’heure que dure le vol pour dîner à bord. Aux alentours de 20 heures nous attérissons à Don Muang, aéroport que nous avions quitté il y a presque deux semaines de ça.
Nous cherchons tout de suite un taxi pour rejoindre le centre ville et notre hôtel situé très proche de Siam Square : le Swissotel Naï Lert Park.
Cet hôtel est abordable pour un européen (59 € par nuit) mais luxueux pour l’ Asie du Sud Est. L’énorme lobby cathédrale en met plein la vue, tout comme la gigantesque piscine nichée au coeur d’un parc luxuriant, le tout en plein coeur de Bangkok. Nous aurons le temps d’en profiter demain.
La journée de demain d’ailleurs sera consacrée aux aspects modernes de la capitale thaïlandaise. Il y a deux semaines nous avions visités les monuments de la ville, demain, nous ferons du shopping au marché de Chatuchak et dans les grands centre commerciaux de Siam Square. Il faudra en profiter, ça sera notre dernière journée. | | | Merci, merci pour ce superbe carnet de voyage, rempli de photos magnifiques qui me donnent envie d'aller découvrir, entre autres Koh Kradan ! Ces paysages de carte postale me font penser à Koh Ngai où nous sommes allés (mais pour quelques heures seulement, dans le cadre d'une balade d'une journée sur 4 îles au départ de Koh Lanta).
A mon avis, Lipe et Kradan feront partie d'un prochain voyage ! Merci pour ce très très beau récit que je conserve précieusement ! Merci de m'avoir fait partager ton voyage... | Carnets similaires sur la Thaïlande: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Photo postée par le membre Santéa. Photo postée par le membre Santéa. Photo postée par le membre Santéa. Photo postée par le membre Santéa. Photo postée par le membre Santéa. Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 28 213 visiteurs en ligne depuis une heure! |