Salut Fredumvel!
Je suis allée voir ton site sur les chutes de neige des 4 et 5 mars derniers et ça m'a rappelé de fabuleux souvenirs (Merci!!!)
Pendant que tu crapahutais de crête en crête, nous avons passé la nuit sur le parking du Tanet où nous sommes arrivés avec bien du mal sur les coups de 20h en camping car : 4 h je crois depuis
Nancy contre 2 h d'habitude. Une bonne partie du trajet avec les chaînes. On est passé par les petites routes car c'était un foutoir incroyable sur les grands axes, les gens étaient effrayés par les conditions et roulaient (vraiment) à 10km/h. Toutes les voitures à propulsion étaient en rade.
Après des chutes de neige continues tout l'après-midi, il a encore neigé toute la nuit, environ 40 cm (ce qui fera sourire nos amis québécois)
Au matin, le haut du téléski du Schupferen au Tanet était complètement sous la neige, jusqu'en haut du pylône du sommet et les pisteurs ont du creuser sur plusieurs mètres de profondeur pour reconstituer l'arrivée du téléski.
Il a fallu attendre midi pour que les remontées se mettent en marche.Toutes les autres stations de ski alentours étaient en rade en raison d'une grosse panne électrique dans le coin due à la neige. Mais au Tanet ils ont du vieux matériel qui marche encore au fuel, du moins pour certains TSK.
Ce qui a été formidable, c'est qu'après toute cette neige il a fait beau.
Les photos du début du post ont été prises ce matin-là : on est montés en raquettes sur les crêtes en passant près du lac Vert, puis au sommet du Tanet. Avec les raquettes on enfonçait parfois jusqu'à mi-cuisse. Le chien était obligé de "nager" s'il ne marchait pas dans nos traces.
A la descente, on est allé tout droit en faisant de très grandes enjambées "élastiques et moelleuses" : un vrai bonheur, la neige était si légère!
L'après-midi on a pu skier dans les moindres recoins de la forêt, dans des endroits où nous n'étions jamais passés, avec une grande facilité dans cette poudre hyper-fluide. Nous n'avons pas osé descendre la grande combe à cause du risque d'avalanche. La corniche que tu dois connaître était énooorme et menaçante. Il y avait d'ailleurs des restes d'avalanche quand nous y sommes retournés la semaine suivante...
Ce jour-là, on avait bien conscience de vivre des moments (hélas) exceptionnels. Dans cette petite station d'habitués ou tout le monde se connait + ou -, il y avait une ambiance complètement euphorique, tous les gens étaient heureux et surexcités comme des enfants. Nous avons d'ailleurs demandé aux nôtres de bien se rappeler de ces moments extra-ordinaires : nous n'avions jamais vu ça et ça pourrait bien ne plus jamais se reproduire.
Cette année-là, la station a fermé faute de skieurs (les gens étaient vraiment rassasiés) alors qu'il restait encore plein de neige....
Snif, c'était l'bon temps...
Marie