De Cholula à Mexico – Speedy Gonzales! Derniers moments avant le retour en Europe
Nous prenons le bus de la compagnie
SuperRapidos pour revenir à la capitale. Non, je n’invente pas, c’est bien le nom de la compagnie, et pour preuve je vous affiche même le ticket. C’est tellement beau que je devrais penser à l’encadrer.

Comme décoration, ça peut servir (dans certains endroits). Cela ferait partie de nos
memorabilia Mexicains.
Le trajet pour
Mexico est de 120 kms et nous coûte 292 pesos à deux. Départ 10 :15, arrivée à la gare routière TAPO à 13 :45. Trois heures et demies, ça nous fait une moyenne de 35 kms à l’heure. Nous avons assez l’habitude des transports lents, avec nos voyages en
Inde (aussi parfois en
Thaïlande), mais ça nous paraît long. En plus, il n’y a pas vraiment beaucoup de trafic sur la route....
Nous passons par
Río Frío de Juárez, un petit patelin situé en altitude à l’entrée du col qui franchit la chaîne volcanique, à la frontière entre l’état de
Puebla et celui de
Mexico CDMX. C’est la route normale, celle que Cortés avait préféré ne pas prendre pour éviter les embuscades Aztèques – c’était une autre époque. Les forêts tropicales d’altitude sont bien vertes, c’est rafraîchissant. La descente dans la vallée de
Mexico est intéressante. On voit des petits volcans partout de chaque côté de
l’autopista.
Notre hôtel, une fois de plus, est dans le centre historique, à 2 pas de
l’Alameda Central. Il y a tout ce qu’on peut vouloir pour les derniers jours au
Mexique sans avoir à trop se déplacer. Nous avons une chose en tête maintenant, c’est de trouver encore quelques bricoles intéressantes à acheter avant le retour en Europe.
Le lendemain matin, nous n’hésitons pas à faire 2 bons kms à pied pour vérifier ce qu’on peut trouver au magasin FONART situé sur Avenida Paseo de la Reforma. Il n’y a pas grand choix et puis c’est plutôt cher. Nous sortons bredouilles du magasin. Pour compenser cette déception, nous trouvons sur notre chemin un restaurant de bonne allure, dans la
Calle General Prim, le Bamboleo. C’est midi et la marche à pied, ça use, c’est bien connu, et ça creuse surtout ! Je me commande les «
puntas de res en salsa de chipotle ». Y se choisit le «
pollo a la parilla » - quand je lui dis que ça doit être l’équivalent Mexicain du «
gài yâang » thailandais, elle n’hésite pas – je l’ai déjà dit, il n’y a pas plus conservateur et moins aventurier quand il s’agit de nourriture que les Thais !

Comme nous sommes les seuls clients dans cette salle assez grande et bien mise, nous avons droit à un service attentif. La nourriture est excellente. Les » tortillas tostadas » méritent une note spéciale, ce sont parmi les meilleures que nous avons eues de tout notre voyage. Voilà, bien repus, c’est sûr, avec une addition de 500 pesos, y compris le pourboire – ça les méritait.

Un petit km plus loin, nous arrivons au
Mercado De Artesanías La Ciudadela. C’est en fait ce que nous avons trouvé de mieux pour ces derniers achats. On trouve de tout, souvent de bonne qualité et en plus ce n’est pas trop cher. Comme presque partout, on peut marchander – pour nous, c’est une seconde nature. Nous ressortons du marché chargés d’un hamac en coton, d’une couverture mi coton – mi lin, de deux châles et de je ne sais trop quoi d’autre.
Le soir, nous faisons une autre petite trouvaille, c’est un restaurant – bar dans la rue juste derrière le Museo Nacional del Arte, le «
Barriga Llena ». Un nom bien sympathique : « Le Ventre Plein ». Nous y mangeons des
quesadillas « barrigas » délicieuses, cuites sur le gril juste devant nous. On sert aussi de la «
cerveza de barril » : impeccable, servez-nous en deux grandes ! Tout ça, c’est bien bon, en plus il règne une atmosphère sympathique, il y a plusieurs clients assez joyeux autour de nous. Nous avons aussi droit à un service très amical de la part d’une jeune et jolie Indienne.

C’est visiblement une affaire familiale car sa mère vient papoter avec nous un peu plus tard – une bien belle femme également.
L’addition est modique de 170 pesos à deux. Payer 8 Euros pour une excellente expérience, ça vaut le déplacement, non ?

Bon, d’accord, il y en a qui préféreront manger un repas plus conventionnel et plus complet ailleurs.....
Le dernier matin est arrivé. Nous prenons un taxi pour l’aéroport – 220 pesos. Il n’y a pas grand-chose à voir dans la zone Duty Free. Mais nous trouvons encore des «
sarapes » et des tee-shirts mignons et pas chers dans une petite boutique, le «
Mexico Lovers ». Comme il nous reste des pesos, nous faisons encore un petit tour du côté des liquides.

C’est le rayon des mezcals qui nous attire le plus. Je montre à Y les «
gusanos » gros et blancs qui reposent au fond de certaines bouteilles : elle manque de s’écrouler par terre d’effroi.

Je le lui avais pourtant dit plusieurs fois, mais vous savez, les Thaïs ont parfois la tête assez dure et si qqc ne les concerne pas directement ils ont tendance à faire poliment semblant de s’y intéresser mais en fait ça passe 10 kms au-dessus de leur tête..... La jeune vendeuse et moi, par contre, ça nous fait bien rire.

En fin de compte, nous jetons notre dévolu sur les bouteilles de mezcal «
Pelotón de la Muerte » qui sont en promotion. Avouez que «
Peloton de la Mort », c’est quand-même une appellation peu banale pour une boisson !

Il n’y a pas de « gusanos » au fond et la tête de mort en lieu de « o » sur l’étiquette rouge sang, ça au moins, ça ne décourage pas Y. Des têtes de mort, on en aura vues en 6 semaines !
Arrive le moment de l’embarquement.
Adiós México! Nous comptons bien revenir parce que tu es l’un des pays les plus chouettes que nous ayons jamais eu la chance de visiter.


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