Pepe875 · 22 février 2018 à 11:03 · 137 photos 75 messages · 14 participants · 16 109 affichages | | | | À: Pepe875 · 4 mars 2018 à 15:07 Message 61 de 75 · Page 4 de 4 · 1 750 affichages · Partager
16 Octobre 2017 : Naukluft National Park
Départ ce matin du Camping de Sesriem encore avec les images des dunes dans notre tête, trop beau cet endroit. On part visiter le canyon de Sesriem, tout prêt du camping, très joli, quand on arrive au fond, on a trouvé plus joli de tourner à gauche, c'est un cul de sac mais c'est plus profond que ça en a l'air et c'est plus étroit que le reste du canyon. On a volontairement retiré Fish River Canyon de notre circuit car on a vu qu'à cette époque de l'année, il est interdit d'y randonner. J'y suis déjà allé dans la passé et j'avais adoré la descente au fond, mais y aller juste pour regarder du sommet, vu la distance, on laisse tomber. On a une furieuse envie de marcher car assis dans la voiture pendant des journées entières, c'est sympa, mais on aimerait bien bouger un peu plus. On trouve sur notre guide une randonnée à faire dans le parc Namib Naukluft, pas trop d'infos mais on espère avoir une vue panoramique sur la région qui est magnifique. On arrive en fin de matinée à l'entrée du parc, une porte fermée nous accueille sans garde. On ouvre la porte en prenant soin de la refermer derrière nous puis on trouve le site de départ du sentier à quelques kms de l'entrée, dans la montagne. Sur le parking, on découvre un camion avec les plaques suisses, il y a des aventuriers dans le coin. Départ à pied pour une montée d'environ 1h, ambiance sécheresse, rochers, joli. On espère la vue au sommet, en fait non, quand on arrive en haut, ce n'est qu'un dédale de montagnes de même hauteur, que du rochers, pas de sable, pas de dunes., dommage. On continue le chemin qui redescend sur la droite, on pense qu'on va être de retour à la voiture dans 30 mn, que neni... On entre en fait dans un canyon qui va se révéler très tortueux, 2h après, on y sera toujours... On a tourné, tourné pour finalement retrouver la voiture. Vu qu'il n'y avait aucun panneau, qu'on n'avait pas de carte et que le GPS fonctionnait moyen au fond, on a failli vers la fin grimper en direct au sommet du canyon car on croyait qu'on arriverait jamais à la voiture. Il y a même eu un passage hasardeux, bien escarpé avec pas mal d'eau au fond, heureusement qu'il y avait des câbles. Bref, on voulait de la marche, on a été servi. Magnifiques rochers en bas du canyon. Retour à la voiture en milieu d'aprem, on hésite à rester la, on a un peu de route à faire, on est lundi soir et notre avion décolle samedi prochain de Jo'Burg, déjà. On décide de prendre la route de Windhoek. On pensait pas passer dans cette ville mais bon, elle est un peu incontournable. On y arrive tard, la nuit tombe. On laisse tomber le camping pour ce soir, on cherche un Hôtel qu'on ne trouve pas avec le GPS, on finit par entrer dans une pension très sympa mais complète, la proprio trop gentille va nous trouver une chambre très confortable chez sa voisine. On adore se retrouver à chercher un logement le soir comme ça, on y fait toujours de belles rencontres.
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J'ai essayé le Xtrail sur des pistes dunaires en sable moyen profond. Ça finit par passer mais je ne conseille pas. | | | À: Pepe875 · 5 mars 2018 à 8:26 Message 63 de 75 · Page 4 de 4 · 1 669 affichages · Partager 17 octobre 2017 : Direction le Botswana
Ce matin, à Windhoek, on se dit qu'on va quand même pas partir de cette ville sans aller la visiter. D'autant plus que notre logement est à 2 pas de centre ville. On passe donc une bonne partie de la matinée à flâner dans les rues, puis on va voir sur les hauteurs le jardin "botanique". Un peu particulier ce jardin, en fait, tout y est grillé, comme si il n'y avait pas eu une goutte d'eau depuis des années. On peut comprendre que nous étions à la fin de la saison sèche, mais quand même, la plupart des espèces vues dans ce jardin sont des espèces communes qui ont des spécimens vivants dans la ville ou aux alentours. Heureusement que c'était gratuit... On prend la route pour le Botswana en fin de matinée, la traversée de la frontière se passe sans problème (passage à pied dans une gamelle d'eau sale, classique), mais une fois de l'autre côté, on va découvrir une autre spécialité de ce pays, la police corrompue. En traversant un village sur la route nationale, un policier se met en travers de la route pour nous arrêter, excès de vitesse!!! Limitation à 60 km/h, le gars me dit que j'étais à 85. Je suis au départ très perplexe, je savais être un peu au dessus de 60 mais 85, non. Et en plus, on est dans un village ou la première maison doit être à 100m de la route, visibilité parfaite. Quand je vois l'installation du radar, le sérieux du système, le fait que seuls les touristes sont arrêtés (il y en avait 2 en même temps que moi), je comprend mieux. Dans notre voiture, on avait une dame qu'on avait prise en stop sur le bord de la route. Lorsqu'elle a vu le policier, elle s'est d'ailleurs excusée, nous disant qu'elle aurait du nous le dire, qu'ils sont toujours la. Bref, le policier en chef nous demande qui est cette dame. Quand je lui dis qu'on la prise en stop et que l'on fait toujours ça, il nous répond que c'est dangereux, qu'on peut emmener des criminels. Je lui répond alors qu'on ne prend que des femmes, ce qui est en partie vrai. Il me félicite alors en me laissant partir.  Direction Maun mais il est un peu tard dans la journée pour y arriver, on s'arrête à Ghanzi pour la nuit. Village sans grand intérêt, on trouve un lodge avec un joli camping, on aura ce camping pour nous seuls avec nos propres sanitaires super classe. Petit resto à côté avec la bière qui va bien, le Wifi qui fonctionne parfaitement, le rêve.
On en profite pour réserver les 2 prochaines nuits à Maun en Bnb, on a envie d'aller passer le peu de temps qui nous reste dans l' Okavango. On réserve également la dernière nuit à Pretoria, la nuit que l'on passe à Ghanzi est donc la dernière en camping, snifff. C'est le moment pour donner tout notre matériel acheté à JoBurg à notre arrivée, table, chaise, couette. On aurait adoré donner tout ça au Zimbabwe car les gens n'ont rien la bas, mais on y retournera pas faute de visa et à Ghanzi, ils sont pas beaucoup plus riches. On va bien sympathiser avec notre serveuse du resto qui s'appelle Lulu, on décide le soir qu'on va tout lui donner le lendemain matin.
| | | À: Pepe875 · 5 mars 2018 à 8:50 Message 64 de 75 · Page 4 de 4 · 1 661 affichages · Partager 18 octobre 2017 : Maun
On replie le camp pour la dernière fois, on fait un gros tri de la voiture, on en profite pour donner pas mal de choses à un employé qui passe par la pour nettoyer le camping, trop content le gars. Puis on retrouve Lulu à la sortie du lodge, lorsqu'on lui donne tout notre matos, elle hallucine, rien que de voir son bonheur et sa joie a été un immense plaisir pour nous. On arrive à Maun en fin de matinée, juste pour se poser dans notre Bnb chez l'habitant. Petite maison très sympa dans la campagne, il fait une chaleur d'enfer.
L'après midi, balade à Maun pour organiser le lendemain. Sur les conseils de notre hôte, on va réserver une balade en mokoro pour une partie de la journée chez Old Bridge Backpackers. L'après midi, en allant faire 4 courses à la supérette du coin, on tombe sur Bastien Rossato, le français qui nous a inspiré pour notre voyage en mettant des vidéos sympas sur YouTube. J'ai reconnu sa moto en fait avant de le voir, une petite Yam 250 bleue. Très sympa ce jeune, très grand aussi...  On va blaguer un moment dans le supermarché. Il vit en fait à Maun ou il est pilote d'avion, il n'y a qu'à jeter un oeil sur l'aéroport de Maun pour voir combien ils ont besoin de pilotes, jamais vu autant de petits avions à hélices dans un même aéroport. Le grand classique du coin étant en effet d'emmener les touristes au milieu du delta dans des lodges privés de luxe et en avion. Ce même Bastien devait terminer son job en début 2018 et rentrer en France avec sa petite moto, par la route, enfin la route....plutôt les pistes. Je guette régulièrement YouTube pour voir si il ajoute des vidéos, si il passe par la, on serait très content d'avoir de ses nouvelles. | | | À: Pepe875 · 5 mars 2018 à 9:20 Message 65 de 75 · Page 4 de 4 · 1 654 affichages · Partager 19 octobre 2017 : Okavango
Départ le matin tôt pour notre point de départ de la balade en mokoro. En fait, nous sommes emmenés avec quelques autres touristes jusqu'à la Buffalo Fence en bateau rapide. La Buffalo Fence, c'est la limite dans le delta d' Okavango entre la partie domestique (dont Maun fait partie) et la partie sauvage. Bon, quelquefois, la barrière est défoncée par des éléphants mais dans l'ensemble, la délimitation est respectée. On arrive au lieu dit NG32, un village ou vivent une grande quantité de guide mokoro, au bout d'une heure de bateau environ. De la, c'est le départ avec notre guide en mokoro, nous 2 à l'avant de la pirogue et le guide à l'ar qui pousse avec son bâton. Le mokoro (pirogue) est un très bon moyen pour visiter Okavango, on se déplace dans un silence total, on peut ainsi approcher la faune de très près. On va passer une très belle journée seuls avec notre guide, il va se révéler un fin connaisseur de son site, une très bonne surprise pour une balade que l'on pensait un peu attrape touriste. Un long arrêt sur une ile nous permettra de marcher et de voir de nombreux animaux (gazelles, hippos, éléphants, crocos), on y prendra aussi le repas de midi. Notre guide est aussi visiblement un spécialiste des grenouilles, il va nous en trouver des minuscules tout le long du trajet. Au retour, on sera doublés par plusieurs guides qui reviennent de plusieurs jours dans l' Okavango avec des clients (nuitées en tente sur des iles), ça nous donnera envie d'y revenir pour faire ça. Une très belle journée pour conclure notre voyage. Demain, c'est le retour en Afrique du Sud.
| | | À: Pepe875 · 5 mars 2018 à 9:46 Message 66 de 75 · Page 4 de 4 · 1 648 affichages · Partager 20 octobre 2017 : Direction Afrique du Sud
Une longue route nous attend, environ 1000 kms, mais bon pas le choix, on décolle demain de JoBurg. Au bout de quelques dizaines de kms, et alors que je regarde scrupuleusement mon compteur de vitesse à chaque traversée de village bien sur, je vois au loin un contrôle de vitesse bien visible avec jumelles sur trépied. Bien évidemment, je passe bien en dessous des 60 km/h autorisés et la, stupeur, le policier se met en travers de la route pour me dire que j'étais à... 85 km/h, exactement la même vitesse qu'hier, tiens donc. Hmmmm, t'es pas tombé sur le bon client mon gars.
Même si le montant de l'amende est très faible, je vais passer bien une demi heure à discuter avec le policier en chef en lui expliquant que l'installation de son radar, bancal dans les cailloux, que l'abus de pouvoir envers les touristes c'est juste pas possible. Comme il ne veut rien savoir, je vais lui dire que je vais appeler mon ambassade, que je veux son numéro de matricule, son nom, que je vais me plaindre à son gouvernement. Devant mon absolu refus de payer, il va me faire signer une sorte de reconnaissance de dette, me disant que j'avais 1 mois pour payer et que si je ne paie pas, je pouvais avoir des problèmes à la frontière..., Ben oui, dans 3 ou 4 ans, quand je vais revenir peut être au Botswana, à l'aéroport, on va m'arrêter parce que ce papier écrit à la main va ressortir chez tous les policiers du pays. Charlot va. J'ai gardé la papier en question, avec le nom du policier, j'essaie de déposer une réclamation depuis notre retour sur le site du gouvernement sans succès, ça bugge à chaque fois. Ca me fait penser que je vais ré-essayer. Il faut lutter contre cette abus de pouvoir, sinon, il n'y a aucune chance que ça change. Passage de douane d' Afrique du sud sans problème, on arrive tard le soir dans le même Bnb à Pretoria que celui de notre arrivée, la boucle est bouclée. | | | À: Pepe875 · 5 mars 2018 à 10:09 Message 67 de 75 · Page 4 de 4 · 1 638 affichages · Partager 21 octobre 2017 : Retour en France
On décolle le soir, on a donc un peu de temps pour profiter de Pretoria. Le matin, c'est lavage de voiture dans un CarWash, passage obligatoire avant le retour à l'agence de loc vu l'état du Rav4. Le gars à l'entrée du Carwash me donne un prix, pour se réviser en regardant mieux, on paiera finalement encore plus cher vu qu'ils y passeront 3 heures à 2 pour la remettre en ordre. Et vu le prix tout de même très modique, on donnera un bon pourboire aux 2 employés qui ont bien galéré. Ouf, ça fait tout drôle de rouler dans une belle voiture propre, plus l'habitude. On avait bien donné un coup de temps en temps, mais l'intérieur était globalement très poussiéreux. On passera l'après midi à balader, on découvrira le bon coin local (voir photos, un mur de petites annonces dans la rue), le coiffeur local, dans la rue aussi.
On repartira avec des images plein les yeux, beaucoup de kms en voiture, pas assez de marche ou d'activités physiques en général pour nous mais bon, on le savait, dans ces pays, c'est pas simple pour ça. Sinon, une très belle expérience de l' Afrique australe, une découverte pour ma femme qui avait beaucoup de peurs avant le départ et qui a finalement adoré. De très belles rencontres, les images les plus fortes qui restent en nous sont bizarrement celles du Zimbabwe, avec tous ces gens très pauvres et tellement gentils, souriants et accueillants. Ca a été très intéressant de rédiger ce carnet, une première pour moi qui n'aime pas les voyages "organisés", préférant "l"aventure", l'improvisation, et qui ne revient de très rarement en arrière sur mes circuits. Ca me donne envie d'en faire d'autres sur nos précédents voyages.
Merci à tout ceux qui m'ont envoyé des commentaires, c'est toujours très intéressant de partager.
Pascal Images attachées: Photo postée par le membre Pepe875. Photo postée par le membre Pepe875. | | | À: Ouihel01 · 6 mars 2018 à 11:07 Message 69 de 75 · Page 4 de 4 · 1 517 affichages · Partager Merci beaucoup, c est gentil de me repondre. Pour ma part je ne pense pas aller au Zimbabwe mais plutot Namibie et Botswana au depart de l Afrique du Sud.
Bonjour Hélène,
Je ne me rappelle plus si je t'avais répondu pour la location de voiture, c'était Hertz JoBurg pour notre part. Mais pour Namibie et Botswana, la plupart des loueurs classiques permettent l'accès à ces pays moyennant un supplément pour les papiers. | | | À: Pepe875 · 13 mars 2018 à 18:07 Message 70 de 75 · Page 4 de 4 · 1 428 affichages · Partager Bravo, très *joli récit* d'un *beau voyage*.
J'ai tout de même quelques corrections à faire, certaines concernant du vocabulaire, d'autres parce que ce qui a été vécu n'est pas particulièrement caractéristique de la réalité (règle approximative : quand on ne passe qu'une fois, on peut avoir de la chance ou pas).
-> gazelles J'ai vu ce terme à plusieurs moments. En fait, ce que l'on voit en Afrique Australe, ce sont des antilopes. Les gazelles sont une sorte d'antilope, mais ce n'est qu'un catéforie d'antilopes. Il n'y a à ma connaissance qu'une seule gazelle au sud du Zambèze, c'est le springbok : il y en a une photo dans le récit : cornes recourbée vers l'intérieur, bande latérale sombre et très agile (ça, on ne voit pas sur la photo). Toutes les autres étaient des antilopes d'une autre branche que les gazelles. => Il vaut mieux dire antilope quand on ne connait pas l'espèce, on a plus de chances de ne pas se tromper...
-> dollar zimbabweLa monnaie en cours au Zimbabwe est effectivement le dollar américain. Le dollar zimbabwe a été abandonné, il n'existe plus, mais il y a des "bonds" (bons d'échange) libellés en usd. Il faut distinguer le manque d'argent du manque d'argent liquide. Le Zimbabwe a actuellement encore quelques fonds qui arrivent de l'étranger (exportations minières en particulier : diamants, or, platine, chrome, palladium etc...). Ces fonds sont libellés en dollars, mais restent principalement sur des comptes en banque parce que le Zimbabwe n'a pas les billets. Donc les habitants peuvent avoir des comptes en banque suffisants, mais ils sont limités à des retraits de 50$ par jour en espèces parce qu'il n'y a pas d'espèces (avec chaque fois des queues de plus d'une heure) La banque centrale du Zimbabwe a donc émis des "bonds" en dollars US qui ne sont pas de la vraie monnaie, mais sont simplement des bons d'échange contre des dollars US. Cela a un peu amélioré la situation, mais le pays commençant à remonter, les bonds émis ne sont pas suffisants pour couvrir le besoin croissant de liquide pour toutes les transactions quotidiennes. La conséquence est que les billets circulent très vite (puisqu'on n'en a pas suffisamment), et que les billets de détériorent rapidement. Les bonds (fabriqués par le Zimbabwe) sont échangés rapidement contre des neufs dès qu'ils se détériorent, mais les dollars US restent jusqu'à l'état de dentelle de crasse inimaginable en particulier les coupures de 1$US (il m'est arrivé d'abandonner ma monnaie pour ne pas toucher avec les doigts) => ce ne sont pas des dollars zimbabwe mais des bonds en US dollars
-> HwangeLa description de Hwange laisse une impression désastreuse alors que c'est un des plus beaux parcs animaliers. Je ne doute pas de ce que vous avez vu, mais j'apporte un témoignage pour nuancer : il y a une très bonne densité animalière dans le parc de Hwange. Je rapproche votre remarque sur ce parc avec deux autres affirmations que vous faites : d'une part qu'en self drive, voir voyez des choses que vous êtes les seuls à voir, et que il n'y a pas besoin d'avoir des 4x4 pour visiter les parcs. La première affirmation est à mon avis très fausse si on comprend par là que l'on voir plus en self drive qu'en étant guidé : dans le monde entier, la connaissance du terrain et des animaux permettent d'avoir plus de chances de voir des animaux qu'en n'y connaissant rien. Bien entendu, on peut voir des choses si on ne sait pas où aller si on a de la chance. Mais le principe que même un écureuil aveugle peut trouver des noisettes ne permet pas d'augmenter les probabilités de succès quand on a un handicap de connaissances, même si on est alors le seul à trouver cette noisette. La seconde affirmation est également très discutable : en n'ayant pas de 4x4, vous ne restez que sur les axes principaux et n'allez pas dans les endroits les plus cachés qui sont justement là où il y a beaucoup plus d'animaux. Sauf le matin et le soir autour des points d'eau quand il n'y a pas beaucoup d'eau. S'il y a de l'eau partout (saison humide), il y aura peu de fréquentation des points d'eau parce que les animaux seront répartis sur tout le territoire. Pendant la saison sèche, il n'y a de l'eau disponible qu'en certains lieux de plus en plus rares en fonction du moment. Les animaux ont besoin de boire, et donc viennent sur ces points d'eau, et en particulier quand ils voient quelque chose (*déjà* le matin, et *encore* le soir) et qu'il ne fait pas trop chaud pour se déplacer. => Et donc, je nuance également votre affirmation comme quoi on voit plus le jour que le matin et le soir. Car la majorité des animaux ne se déplacent pas le jour : pour la plupart, ils se nourissent ou ils se cachent.
Cela dit Hwange est très très grand, et il n'y a pas un lieu vraiment très spécifique (comme le long de la rivière au Chobe). en aout dernier, j'y suis allé pour la 9e fois. Malgré la présence de 7000 éléphants, pendant deux jours à les chercher dans le parc, je n'ai pas réussi à en voir un seul. Le troisième jour, j'ai du en rencontrer dans les 2000 en plusieurs troupeaux. Et j'avais un guide qui connaissait parfaitement le territoire.
-> matériel photo Il est vrai que une focale de 70mm, ce n'est pas très puissant. Mais avec un petit appareil avec capteur de format APS-C, cela fait tout de même un équivalent de 100mm, ce qui n'est pas nul. A la base, pour faire de l'animalier, le minimum est en général de 200mm, car les animaux ont des distances de sécurité de l'ordre de 40 à 50m. Mais dans les parcs fréquentés, les véhicules peuvent approcher plus près sans que les animaux ne soient effrayés. Si on se spécialise en photographie animalière, l'objectif "de base" est le 300mm, et il est préférable d'avoir un zoom 100-400 qui commence à devenir cher malgré l'xistence de marques d'objectifs compatibles de très bonne qualité comme sigma.
-> le conseil d'Attila sur ne pas rester près de la rivière C'est près de la rivière (la piste le long ou les pistes // dans la pente qui donne sur la rivière) que l'on trouve à la fois la plus grande densité d'animaux et à la fois la plus grande densité de véhicules de tourisme. De façon générale, tout le monde est favorable à beaucoup d'animaux et pas de véhicules. Il se trouve que la plupart du temps on a soit beaucoup d'animaux et beaucoup de véhicules, soit aucun animal et aucun véhicule. Dans certains cas, il peut être possible en dehors de ces deux premiers endroits de trouver beaucoup d'animaux et pas beaucoup de véhicules. mais cela nécessite soit une chance énorme (le principe de l'écureuil aveugle), soit un très bon guide qui connaît bien le terrain (le lieu) et les habitudes de vie des animaux (le moment). Enfin, il y a des lieux où l'on a peu d'animaux et pleins de véhicules. On en trouve toujours, et tout particulièrement chaque fois qu'il y a un intérêt économique à concentrer le touriste (buvettes, restaus, artisanat, etc...)
Je n'ai pas de conclusion à mon intervention, mais je trouve que quelques unes des photos que vous avez ramené de votre voyage sont vraiment très très belles.
Michel | | | À: Koudou · 14 mars 2018 à 8:57 Message 71 de 75 · Page 4 de 4 · 1 393 affichages · Partager le conseil d'Attila sur ne pas rester près de la rivière
Il manque une partie importante de mon conseil...
Ne pas rester près de la rivière du côté le plus proche de Kasane.Là où vont les excursions organisées de 3 heures au départ de cette bourgade. Quand on s' enfonce dans le parc mais toujours du côté de la rivière, il n'y a plus grand monde. Trop loin pour juste un matin ou une fin d'après midi.
dans le monde entier, la connaissance du terrain et des animaux permettent d'avoir plus de chances de voir des animaux qu'en n'y connaissant rien.
Peut-être dans les parcs peu pourvus en animaux mais pas vraiment dans des lieux très peuplés comme le Kruger.
De toutes les façons, le principal n'est pas là. C'est plus vaut il mieux voir moins mais seul que beaucoup accompagné ? Bref voyage individuel versus voyage organisé. A chacun son plaisir. Ils sont différents mais l'un n'est pas supérieur à l'autre.
S'il y a de l'eau partout (saison humide), il y aura peu de fréquentation des points d'eau parce que les animaux seront répartis sur tout le territoire. Pendant la saison sèche, il n'y a de l'eau disponible qu'en certains lieux de plus en plus rares en fonction du moment. Les animaux ont besoin de boire, et donc viennent sur ces points d'eau
Ceci ne se vérifie pas partout. A Etosha oui. Mais au Kruger et au Chobe, non. Certainement parce que ces zones ne connaissent pas vraiment un stress hydrique intense comme dans des zones plus désertiques. | | | À: Atila · 14 mars 2018 à 13:58 Message 72 de 75 · Page 4 de 4 · 1 364 affichages · Partager le conseil d'Attila sur ne pas rester près de la rivière
Il manque une partie importante de mon conseil...
Ne pas rester près de la rivière du côté le plus proche de Kasane.Là où vont les excursions organisées de 3 heures au départ de cette bourgade. Quand on s' enfonce dans le parc mais toujours du côté de la rivière, il n'y a plus grand monde. Trop loin pour juste un matin ou une fin d'après midi.
Ah oui, tout à fait exact : je n'avais pas bien lu (ou mal interprété, ce qui est à peu près pareil)...
dans le monde entier, la connaissance du terrain et des animaux permettent d'avoir plus de chances de voir des animaux qu'en n'y connaissant rien.
Peut-être dans les parcs peu pourvus en animaux mais pas vraiment dans des lieux très peuplés comme le Kruger.
De toutes les façons, le principal n'est pas là. C'est plus vaut il mieux voir moins mais seul que beaucoup accompagné ? Bref voyage individuel versus voyage organisé. A chacun son plaisir. Ils sont différents mais l'un n'est pas supérieur à l'autre.
Ah oui, c'est aussi un point très important.
Et effectivement, c'est une décision tout à fait personnelle : Il y a ceux qui veulent voyager seuls (à la fois en individuel et en ne rencontrant personne) Il y a ceux qui veulent voyager seuls en rencontrant des gens pendant le voyage Il y a ceux qui partent en couple (avec ou sans enfants) ou entre amis (petits groupes) Il y a ceux qui aiment les voyages organisés avec des gens qu'ils découvrent Il y a deux qui veulent découvrir la nature I y a ceux qui ne veulent que bronzer sur la plage, ou que faire du trek ou que.... etc.
J'arrête là, mais il est vrai que si quelques uns précisent leurs souhaits dans une demande, il arrive souvent que ceux qui répondent (y compris moi), ne précisent pas dans leurs interventions...
S'il y a de l'eau partout (saison humide), il y aura peu de fréquentation des points d'eau parce que les animaux seront répartis sur tout le territoire. Pendant la saison sèche, il n'y a de l'eau disponible qu'en certains lieux de plus en plus rares en fonction du moment. Les animaux ont besoin de boire, et donc viennent sur ces points d'eau
Ceci ne se vérifie pas partout. A Etosha oui. Mais au Kruger et au Chobe, non. Certainement parce que ces zones ne connaissent pas vraiment un stress hydrique intense comme dans des zones plus désertiques.
Oui, bien entendu, mais la majorité des parcs animaliers d' Afrique Australe sont soumis à ces problèmes d'eau. D'ailleurs, la simple expression de "point d'eau" est un indice important du manque d'eau au moins à certaines périodes...
La gestion d'un parc animalier est une vraie problématique entre l'intervention et la non intervention, l'équilibre entre espèces, et maintenir à la fois la densité animalière et la diversité biologique. Je l'ai fait pendant 4 ans au Burkina, et c'est vraiment très délicat (et cher). En gros, pour les ongulés, il faut de la nourriture, du sel et de l'eau. A ce moment là, ils se reproduisent et restent sédentaires. Et du moment qu'il y a beaucoup d'ongulés, on a des prédateurs. La nature régule ensuite à peu près le nombre de chaque, mais il faut maintenir nourriture, eau et sel. Pour le sel, c'est simple, il faut en apporter et donc l'acheter et créer de salines, sauf si le territoire en comporte. S'il n'en comporte pas, il faut le casser et le mélanger avec de la terre, sinon, les populations locales viennent le voler pour leur consommation (consommation humaine et pour le bétail domestique). Pour l'eau, il faut soit faire des forages et pomper (groupes électrogènes ou plus écologique panneaux solaires) ou bien encore plus naturel, creuser de gros trous en saison sèche. Ils se remplissent d'eau pendant la saison humide, et il suffit de les faire suffisamment profond pour qu'il ne disparaissent pas pendant la saison sèche (pas "grands" mais "profonds"). Pour la nourriture, c'est plus compliqué. Ou bien il faut soit faire un apport en foin (en coupant la "paille" quand elle est encore verte et qu'elle comporte beaucoup de nutriments et la distribuer pendant la disette de la saison sèche, ou bien encore plus cher en l'achetant), soit la bruler pour qu'elle fasse un "regain" (de nouvelles pousses vertes repartent quand on a brûlé la paille sèche). Mais il faut faire cette opération suffisamment tard dans la saison sèche pour que la paille brûle, et suffisamment tôt dans la saison pour qu'il y ait des barrières naturelles dey compris la paille pas encore sèche (ou des obstacles naturels) pour que le feu s'arrêter et ne brûle pas tout le territoire. Et c'est dangereux (je me suis fait coincer deux fois par ces incendies provoqués). Au Burkina, on faisait ça entre mi-novembre et mi-décembre, et on le faisait en 4x4 pour aller suffisamment vite pour ne pas être rattrapé par le feu. Mais c'est aussi assez intéressant, car on voit des quantités d'insectes qu'on a du mal à voir (ils s'envolent en fuyant le feu), dont des scarabées étonnants. Les oiseaux participent aussi à la fête pour profiter de cette manne qui vole (comme pendant tous les incendies naturels). Il faut aussi refaire les pistes au moins tous les deux ans avec des "grader" (sorte de niveleuse), ce qui coûte cher, car il faut en général les faire venir d'assez loin en camion, et les faire travailler pafois plusieurs semaines (sur les pistes dures de latérite, on va autour de 15km/h). La diversité biologique suppose parfois de réintroduire des espèces disparues, et il faut un territoire suffisamment grand pour que l'on puisse avoir des populations suffisamment grandes pour maintenir la variabilité génétique. D'autres considérations rentrent également en compte sur le type d'abris que les animaux puissent utiliser (paille, fourrés, forêts, rochers, bas fonds etc...)
Donc, si vous vous demandez pourquoi les safaris animaliers coûtent chers, vous avez là une partie de la réponse : maintenir un parc animalier coûte cher. Et pour un exploitant, il est préférable d'avoir beaucoup de visiteurs à l'endroit où il y a beaucoup d'animaux, ce qui fait que l'on fait tout pour qu'il y ait une forte densité dans les endroits les pus acessibles car cela revient moins cher de le faire une une surface plus restreinte qu'un très grand domaine. | | | À: Pepe875 · 7 août 2018 à 10:06 Message 73 de 75 · Page 4 de 4 · 1 191 affichages · Partager Merci pour c e beau voyage par procuration qui me rappelle ma découverte de la Namibie et de l' Afrique du sud!
bonne journée. | | | À: Pepe875 · 8 février 2019 à 12:56 Message 74 de 75 · Page 4 de 4 · 988 affichages · Partager Bonjour Pascal. Le temps d’une pause dej en solitaire, j’ai parcouru avec intérêt votre carnet.... Merci de votre retour, je commence la préparation d’un autotour dans ce coin là pour fin d’année et j’ai des images plein la tête grâce à vous.... | | | À: Montagnard74 · 11 février 2019 à 10:52 Message 75 de 75 · Page 4 de 4 · 943 affichages · Partager Merci beaucoup Bruno, sympa de voir que ce carnet de voyage sert à d'autres, c'est bien le but d'ailleurs. Bonne préparation, si tu as des questions, n'hésites pas à me contacter sur MP. | Carnets similaires sur l'Afrique de l'Est et Australe: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 2 624 visiteurs en ligne depuis une heure! |