Après avoir évoqué le Kenya, la Scandinavie, l’Islande et le Canada, la destination des USA avait été décidée en septembre 2013.
Les réservations du CC, des billets d’avions et des nuits d’hôtels ont été effectuées à la même période. Ensuite, les nuits en camping et l’hélicoptère ont été réservés vers février. Aucune difficulté rencontrée pour la planification de ce voyage, la grande majorité ayant été faite par internet.
4 adultes participaient à ce road-trip : M mon père (72 ans), A ma mère (70ans), C mon épouse (40 ans) et moi-JF(40 ans). Ayant déjà effectué un voyage en 2005 dans l’ouest des USA (voyage organisé avec itinéraire classique), mes parents nous ont laissé gérer l’organisation du voyage. Ils avaient tout de même suggéré l’hélico pour GC, confirmé la beauté de MV et mon père nous avait précisé qu’il souhaitait cette fois-ci pouvoir rester plus de 30min à BC ! Il sera comblé : nous allions y passer 2 nuits.
Je dois avouer que la préparation de ce trip a pris du temps : des heures et des heures à glaner des infos à la lecture de vos carnets de route sur le web. Ce fut un réel plaisir. 🙂
Quelqu’un a écrit qu’un voyage se vivait en 3 étapes : avant lors de la préparation, pendant en profitant du moment, et après dans l’écriture d’un carnet de route et le traitement des photos.
C’est donc autant pour mon épouse et moi que pour faire un juste retour face aux autres dizaines de carnets de voyage lus, que nous nous lançons dans l’écriture de ce road book.
Vous y trouverez des informations, des pistes de recherche (je me rappelle d’un carnet de route qui m’a fait effectuer beaucoup de recherches sur le web car il y avait marqué sans plus de détail « W&R canyon chez les hopis »), des sentiments, etc. Il représente ce que nous avons vécu et ressenti.
Bref, tout ne vous intéressera pas, mais n’hésitez pas à poser des questions si vous souhaitez plus de détails sur un point particulier. Soyez indulgents avecl’écriture et les photos. Je compte mettre en ligne tous les jours une journée de trip avec les photos.
Une fois ce carnet de route terminé, nous attaquerons une nouvelle préparation de voyage pour 2015, cette fois-ci avec nos enfants. Pourquoi pasl’Ecosse ?...... 😛
Quelques données préalables en vrac
Le trip aduré 14 jours et comprenait en gros 250km par jour (en dehors du retour et de la montée de BC vers Yellowstone) : Paris -> LV (via LA) -> GC ->Lee’s Ferry -> MV -> Page -> BC -> Yellowstone -> SLC ->Paris. Nous avons réellement fait 3700km (estimation préalable de 3000km).
Les avions :
Paris CDG à LAX : vol Air-France, en A380 vieillissant (écran vidéotactile sur lequel il fallait donner des coups de poings, télécommande qui ne tenait plus en place, siège qui ne s'inclinait presque plus, etc.), avec champagne français, soleil permanent, le fameux chicken or pasta (pasta aux champignons), un atterrissage impeccable.
LAX à LV : vol Delta, en CJM900, à peine une heure de vol. En comparaison de l’A380, on sent que le pilote pilote… Ça bouge, ça penche, ça tremble, ça prend les trous d’airs et ça rebondit à l’atterrissage…
SLC à Paris CDG : vol Delta, en A330 impeccable, magnifique coucher de soleil, chicken or pasta
Les hôtels :
Ibis à CDG : parfaitement situé dans l’aéroport, desservi par le shuttle, calme.
Circus-circus à LV : réservé par précipitation, excentré des autres casinos.
Days Inn à SLC : facile d’accès avec un RV de 30ft, RAS.
Le camping-car de 30ft (loué chez Cruise America via camping-car online): récupéré à LV et rendu à SLC, très facile à conduire, la boite automatique est agréable, juste à surveiller l’arrière quand on tourne. Le système de vidange est très pratique. Le rayon de braquage ne permet pas de faire demi-tour rapidement.
Le climat : une chance extraordinaire ! Quelques gouttes à Norris basin et 30 min de petite pluie le dernier jour sur l’autoroute arrivant à SLC.Ensoleillé le reste du temps.
"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles" Oscar Wilde
USA 2014 / ECOSSE 2015 / ESPAGNE 2017 / USA 2018 / Bientôt Madère2021&Lanzarote2025
Après avoir passé une nuit chez mes beaux-parents pour, entre autres, leur laisser nos deux enfants et nos deux chiens, nous prenons le départ en train de Lisieux à 14h30 : ça commence mal, le train est annoncé en retard et il pleut ! 😮
Finalement sur conseil du chef de gare, nous prenons le suivant (qui en fait était le précédent…), en retard lui aussi et bondé.
Arrivés à Saint Lazare, nous sautons dans le métro direction la place de l’étoile pour prendre le car Air-France. A peine assis, il démarre😎. On est toujours sous la pluie, tout est gris et sale (détritus sur le bord du périphérique…).
Nous stressons un peu à l’arrivée au terminal, ne sachant pas trop où aller pour rejoindre l’hôtel Ibis. Heureusement A&M sont déjà là depuis le midi et nous rejoignent. Nous dinons au restaurant de l’hôtel (repas classique avec un mémorable fromage blanc en faisselle agrémenté de coulis-confiture de lait-sucre-amandes ultra copieux) et bonne nuit (bonne literie et bonneinsonorisation). Histoire de rester encore un peu en France, on regarde un tournoi de pétanque à la télé (les joueurs d’une même équipe s’énervent entreeux)…
Tomorrow, going to the USA !!
"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles" Oscar Wilde
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J1 : mardi 26août. Paris CDG-> LAX -> LV (nuit au Circus Circus).
Notre très longue journée de 32 heures commence par un copieux petit déjeuner au buffet del’hôtel, puis direction le terminal.
Le vol n’est pas indiqué sur les panneaux ! On enregistre tout de même les valises (14kgpour celle de C et 22,8kg pour celle de JF la limite étant de 23kg l’hôtesse nous dira alors : « JF ne fera pas de shopping ! »). On passe au contrôle, C fait sonner le portique et a le droit à la fouille : en fait, c’était son pendentif en or massif de 750 carats… La prochaine fois, j’offrirai du toc…
L’embarquement se fait à l’heure prévue (10h30) mais le décollage a lieu 1heure plus tard car il y a embouteillage sur la piste. C n’ayant jamais pris l’avion, elle s’installe à côté du hublot. Le décollage se fait en douceur. Nous survolerons l’Angleterre, l’Irlande, le Groenland (que nous ne verrons pas car il a fallu fermer les rideaux après le déjeuner : sieste obligatoire 😠!!) et le Canada (3 caméras placées à l’extérieur de l’avion nous permettent de voir quelques beaux paysages).
Le voyage sera agrémenté d’apéritifs (large choix dont du champagne), de « chicken or pasta »vers 12h30 (heure française), de films et quelques jeux nous permettant ainsi de trouver le temps moins long!! Le diner est servi vers 20h (toujours heure française). Il n’a pas été simple de dormir à cause du bruit et du manque de place. Nous atterrissons en douceur😎 à LAX vers 13h (heure locale) où il fait 28°C. Le vol aura duré 11h30.
Le passage à la TSA (immigration) se fait sans aucun problème : on enlève le métal, la ceinture, les chaussures, on vide les poches (de tout… même du kleenex. Je me fais bloquer à cause de ça), puis direction la vérification des empreintes digitales et du fond d’œil avec les quelques questions d’usage. Bref, ça m’a semblé assez rapide avec des personnes sympas.
Ensuite, nous récupérons les bagages et les transférons sur un autre tapis en espérant les retrouver à l’arrivée à LV !Nous avons 4 heures d’attente, c’est un peu long. Il y a une hôtesse à la porte d’embarquement qui appelle des gens ; on n’a toujours pas trop compris pourquoi car on aurait dit qu’elle mâchait 5-6 chewing gum en même temps qu’elle parlait mais cela avait vaguement rapport avec des inscriptions de dernière minute…
On finit par embarquer, en comparaison du précédent, l’avion nous parait tout petit. Encore un peu de retard au décollage (17h30) car il y a encore embouteillage sur la piste. Ça secoue beaucoup plus que sur l’A380 et les hublots sont mal placés. On survole dans un premier temps les plages du pacifique(la baie de LA est superbe). Puis l’avion monte pendant 30min et redescend pendant 30min pour atterir à Las Vegas à 18h40 , il y fait 32°C. Les paysages survolés sont beaux et l’arrivée sur LV édifiante🙂 : en plein désert, on survole des propriétés engazonnées, arborées de feuillus (le vert du gazon n’a rien à envier au vert de notre pelouse brestoise et les bouleaux sont tout simplement magnifiques). Vu d’en haut les casinos sont immenses.
Nous prenons, un peu sceptiques sur la destination, un shuttle (trajet de 5-7min tout de même) pour aller récupérer nos bagages. Beaucoup de passagers sont américains et ne voyagent qu’avec un gros bagage cabine. L’aéroport est très class mais désert, il y a déjà des machines à sous. Les valises sont là la mienne est explosée et elle ne ferme plus à clef. Elle sera jetée au retour du trip après plusieurs années de bons et loyaux services !
Un chauffeur avec smoking et nœud papillon nous attend et nous dirige vers une limousine sous nos regards ébahis et ceux moqueurs d’A&M qui nous ont fait cette surprise !! Salon en cuir, vitres fumées, champagne et lumière violette telles sont les conditions du trajet qui nous mène à notre hôtel… On est complètement dans le cliché de LV !! 😎
Arrivés à Circus-Circus (photo1), le chek-in est long. Pourtant ce n’est pas la foule. Bien que très cordial, Joseph, qui nous accueille, est loin d’être stressé. Il me propose smoking, robes de soirées et même avec courtoisie des compagnes avec qui partager la soirée… J’ai évidemment refusé sa proposition en le remerciant de vouloir agrémenter mon 15ème anniversaire de mariage ! On traverse bien entendu le casino pour accéder aux chambres. La fatigue commence à se faire sentir. L’hôtel est un peu vieillot (mais pas cher du tout… en France, à ce tarif-là, on a un Formule1 en province), le système de réglage d’eau chaude dans la douche spécial (C n’y arrivera pas), 2 lits king size, le fer à repasser (sans doute pour smoking et robe de soirée…).
Nous sortons sur le Strip en direction du Bellagio. Il fait nuit, il fait chaud, le vent est chaud, nous n’avons rien mangé, nous sommes très fatigués (localement il est dans les 21h mais biologiquement cela fait 23h que nous sommes éveillés…) et le Bellagio nous semble très très très loin…
Nous passons devant le Riviera, le Harrahs, le Paris, le Venetian, le Caesar (photo2), le Treasure Island avec son volcan (photo2bis) et enfin les jets d’eau tant attendus : 2 minutes de spectacle sur fond musical de la panthère rose reproduit en boucle toutes les 15min (photo3-4). Franchement, ça valait le coup ! Nous rentrons parmi les saltimbanques de rue (un Captain America en string avec qui vous pouvez être pris en photos sur une magnifique moto chopper (photo4bis) ou son alter ego féminine en la personne de Wonder Woman, les fresh water à 1$, les distributeurs de publicités pour les soirées coquines en marge du strip, les musiciens, etc.).
Nous sommes de retour à l’hôtel vers 23h (soit 7h du matin heure française), douche chaude pour certains et brulante-froide pour C qui n’a toujours pas compris comment fonctionne le système de réglage. Après avoir avalé des doonuts (diversité de choix incroyable) et à peine au lit, on dort… enfin presque car la climatisation fait du bruit, on l’arrête mais en fait la chambre se situe juste au dessus du système de ventilation de l’hôtel… Toujours est-il qu'au bout d’un marathon de 25h sans sommeil, tout le monde réussit à s’endormir…. 🤪
Photo1
Photo2
Photo2bis
Photo3
Photo4
Photo4bis
"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles" Oscar Wilde
USA 2014 / ECOSSE 2015 / ESPAGNE 2017 / USA 2018 / Bientôt Madère2021&Lanzarote2025
Bonjour
Je suis surprise d'entendre que le A380 est un avion "vieillisant". C'est un avion neuf et qui a de très bonnes revues. Tu as eu des problèmes avec ?
Kristen
Nous sommes réveillés très tôt. Pour certains, ce sera une pseudo grasse mat’ et pour les autres une petite balade dans le LV qui se réveille (ou qui s’endort, auchoix !) : croupier en tenue prenant le bus avec son litre de café àla main, la mamie endormie sur un bandit manchot du casino😮, une employée passant l’aspirateur à côté, etc.).
Re-doonuts + café à l’hôtel (rien à voir avec le café parisien…plutôt du genre light voire extra light, c’est la seule fois du séjour où j’ai regretté de ne pas avoir pris plus grand). And after that, going to the strip again !!
Cette fois-ci pas question de refaire à pied le trajet Circus-Circus vers le centre. Nous prenons la navette. Quelle erreur de ne pas avoir fait cela la veille…
Le chauffeur du bus (avec son gobelet de café entre les jambes) est sympa car il s’arrête alors que nous sommes encore en train de prendre nos pass au distributeur. Nous descendons le Strip (photo5-6-7-8-9-10-11-12). A 8h du matin, c’est très calme, il fait frais. Nous nous arrêtons dans quelques boutiques avec l’arrêt incontournable tant attendu au royaume du marketing alimentaire : le magasin M&M’s (photo13-14)…3 étages dédiés à la marque : gobelets, stylos, magnets, porte-clefs, serviettes, t-shirts, biberons, bavoirs, sacs et évidemment les bonbons dans des distributeurs occupant un mur entier. Nos enfants en rêvaient, nous avons acheté !! Nous avons fait le plein pour toute la famille ; et ils se sont bien conservés à l’abri d’une valise stockée dans la soute du CC malgré des températures variant de 7°C à 35-40°C. Les rangées de tubes de bonbons semblent moins imposantes en réel que sur les photos.
On rentre à l’intérieur du Venetian pour voir le plafond animé. Nous n’avons pas beaucoup de temps et nous ne trouverons malheureusement pas cette galerie. 😕
Lorsque nous arrivons à l’hôtel vers 11h, A&M nous apprennent que le RV est prêt avec 5h d’avance… Reconfiguration du programme : Adieu le strip, on saute sur les bagages (ma valise béante sanglée tant bien que mal) puis on cherche un taxi… Même pas eu le temps de mettre des pièces dans une machine…
Un 1er taxi se présente : il essaye de bourrer nos valises dans son coffre. Sans succès. 🙁
Un 2ème se présente : il bourre, tasse, pousse et ça finit par rentrer.🤪 Je lui donne l’adresse de Cruise America, le chauffeur répond OK et s’engage sur l’autoroute. Ensuite, il se renseigne par radio avec ses collègues sur l’itinéraire et se rend compte (évidemment sans nous le dire) qu’il s’était déjà engagé à l’opposé. Il fonce, grille des feux rouges, fait des zigs-zags dans Henderson. Au bout d’un temps, je prend le GPS sur mon téléphone et bizarrement je trouve rapidement la route. La course aura coûté 70$...
Peu de monde chez Cruise America, vidéo d’explication sur l’utilisation d’un RV(facilement trouvable sur le net), formalité administrative simple, état des lieux (fait rigoureusement) et au moment de charger les bagages, on se rend compte que le canapé est tout affaissé ! On repart alors à zéro avec unautre véhicule. Il s’avère qu’il y a un défaut de conception avec cette banquette car elle n’est guère mieux dans le nouveau CC. Pendant le voyage, tout ce qui disparaitra sera retrouvé derrière ce canapé !!! 😄
Il faut se familiariser avec le système de feux aux carrefours et la boite automatique :je m’y colle pour ce premier trajet jusqu’à Kingman. D’abord un court arrêt au Walmart pour acheter des casse-croûtes et c’est parti. Nous faisons aussi notre premier plein d’essence… Gloups : 200$...
La chaleur est intenable, la climatisation tourne à fond, le paysage est désertique, nous passons proche du Hoover Dam et suivons ensuite une route rectiligne pendant plus de 150km.
En arrivant à Kingman nous faisons les courses pour quelques jours.L’agencement des rayons est déroutant et cela nous prend du temps. Nous sommes au camping KOA de Kingman vers 18h30. Le gérant vient même nous aider pour nos premiers branchements (d’ailleurs, c’est très simple). Nous rangeons les courses, défaisons les valises et organisons ce qui sera notre maison pour les 14 prochains jours.
Vers 20h30, avant de diner, nous profitons tous les 4 avec bonheur de la piscine déserte sous les étoiles : fait inhabituel pour les européens que nous sommes, la grande ourse est basse sur l’horizon. 😎
Malgré un environnement bruyant, le camping est calme : on dort tous à poings fermés.
"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles" Oscar Wilde
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Bonjour
Je suis surprise d'entendre que le A380 est un avion "vieillisant". C'est un avion neuf et qui a de très bonnes revues. Tu as eu des problèmes avec ?
Kristen
Bonsoir Kristen,
L'A380 qui nous transportait a parfaitement fonctionné : il nous a amené de CDG à LAX sans aucun problème.
Le terme vieillissant décrivait surtout un état interieur qui semblait avoir des faiblesses d'entretien : mon siège s'inclinait à peine et bien moins que les autres, l'écran de mon épouse fonctionnait mal, une personne devant moi avait le même souci, souci de télécommande, etc.
Rien de bien grave et c'est comme pour tout : nous avons peut-être eu L'exemplaire qu'il ne fallait pas !
En comparaison, l'A330 du retour était impeccable et nous a semblé plus silencieux.
Bonne soirée
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J3 : jeudi 28 août. Kingman -> US66 : Hackberry-Seligman-> Williams ->Tusayan -> GCV (nuit au Mather campground).
Réveillés naturellement vers 6h, nous prenons le petit déjeuner dehors, c’est agréable. La surprise du moment nous vient du Nesquick acheté la veille qui est parfumé à la fraise. Lorsque nous regardons la liste des composants, nous y découvrons des noms de colorants évocateurs (Red10-Blue1, etc.).
Départ vers 08h30 par la mythique route 66.
Premier arrêt au Hackberry general store et sa corvette Stingray : un bric à brac de vieilleries rouillées symboles du passé avec des bricoles à vendre. Plusieurs Harley Davidson customisées… (photo15 à 20)
Second arrêt à Seligman : petit village avec des voitures ayant inspiré le dessin animé Cars. Ambiance de brocante assurée mais attrait touristique indéniable associé à un sens aiguisé du marketing… (photo21-22)
La route est belle, tantôt désertique, tantôt plus verte, on monte… Nous croisons des Harley Davidson (conducteur sans casque, passagère légèrement vétue…), d’immenses trains (dont un de l’armée transportant des chars, hummers et autres artilleries), de gros camions, des pickups suivis de caravanes énormes, des RV bien plus grands que le nôtre, eux-mêmes suivis par une voiture tractée. (photo23)
Après Seligman, nous quittons la route 66 historique pour prendre l’autoroute I40. C prend pour la première fois le volant sur cette route rapide mais cabossée, au paysage fade. Les longs camions se suivent et nous dépassent sans complexe.
Nous découvrons petit à petit que tout est surdimensionné aux USA : lespaysages, les véhicules, les routes, etc.
Pensant faire une webcam avec nos enfants, nous nous arrêtons au Mac Do deWilliams. Pour une raison incompréhensible ça ne fonctionne pas. Nous déjeunerons alors sous les pins sur la route de Grand Canyon.
Vers 15h, nous sommes chez Papillon Grand Helicopter à Tusayan pour un « Grand Kingdom tour».
Nous attachons rapidement autour de notre taille une sacoche contenant un giletde sauvetage !!!!! Vu l’immensité du site, il faudrait avoir beaucoup de chance pour se crasher pile dans le Colorado !!!🤪
On embarque pour un tour de 45min : C toujours aussi rétive aux appareils volants se trouve placé derrière et au milieu (ouf!). On commence d’abord par survoler tranquillement la forêt à basse altitude pendant une petite dizaine de minutes puis soudainement le Colorado nous apparait à plus d’un kilomètre sous nos pieds. A l’arrière, à côté de A, C se cramponne… Le paysage est superbe, immense, mais malheureusement un peu brumeux : du rouge, du vert foncé, du vert tendre, du jaune, du orange, du sable, de la boue, de la pierre, du bois, un troupeau de bisons, etc. … Tout y est, on en a plein les yeux : voir le grand canyon et mourir... (photo24-25)
Atterrissage en douceur, puis nous sommes dirigés vers la boutique pour la photo souvenir…
A l’entrée du parc, nous achetons notre Pass Beautiful America. Nous arrivons au Mather Campground vers 17h (l’emplacement est sympa) puis nous filons prendre la navette pour la rim. A côté de l’arrêt du bus bleu, un wapiti nous fait une démonstration de sa méthode pas très écolo pour manger les feuilles d’arbres (photo26). Au changement de navette, il y a une ranger (gobelet à la main) et tout le monde se met naturellement et automatiquement en file pour attendre ! 😮
Arrêt à Hopi Point, il y a foule. Les gens sont bruyants et regardent plutôt côté soleil ! C’est malheureusement un peu trop brumeux pour profiter de l’immensité du lieu mais les couleurs sont belles et chatoyantes avec des ombres qui avancent vite, très vite. Nous aurons malheureusement une légère brume qui gênera les photos. (photo27-28)
Pour le retour c’est un peu le bazar avec les bus : le rouge nous ramène au centre, puis on embarque dans un bleu où le chauffeur plaisante mais ne s’arrête pas à notre camping. On n’a pas compris, était-ce une ligne directe ? Bref, on a enfilé nos pulls et allumé nos torches pour rentrer en espérant ne pas croiser le wapiti. Douche, repas et dodo. Zzz Zzz...
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Pour ton cas, CruiseAmerica Las Vegas semble avoir progressé dans l'amabilité et la compétence...
Bonjour Jean
Le fait de faire un check in un mercredi de fin août a sans doute aidé : nous étions les seuls. RV prêt en avance, accueil sympa, explications claires, état des lieux fait consciencieusement et honnêtement, rapidité.
Franchement que du bon.
J'avais lu les commentaires négatifs sur Cruise LV et étais intervenu auprès de Camping car online quelques jours auparavant ; mais cela est une autre histoire.
Bonne soirée
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Le camping étant situé à 2125m d’altitude, la nuit fut fraîche. Nous nous levons vers 5heures pour prendre la navette jusqu’à Yaki Point nous arrivons tout juste à temps pour le lever du soleil. C’est calme et reposant : sans un soupçon de vent, le silence est même impressionnant (photo29). Petit à petit, les gens arrivent. C’est marrant, les asiatiques ne prennent des photos que s’ils sont dessus. 🤪
Nous rentrons au camping pour le petit déjeuner vers 7h30 en recroisant le wapiti coopératif pour les photos. Première vidange et plein d’eau pour le CC à la dump station suivis de quelques courses au Market plaza (il y a un immense choix de souvenirs, les provenances sont indiquées : Chine ou artisanat indien) puis nous prenons la east road. On s’arrête presqu’à chaque point devue. C’est superbe (photo30-31). Nous pique-niquons sous les pins et l’œil intéressé d’un gros corbeau pour enfin sortir du parc par la east entrance la route serpente dans la forêt puis descend vers le Little Colorado, très beau paysage qui pique notre curiosité et nous donne une envie de« reviens-y ». En fait, la east road longeant le Grand Canyon, il est plus sympa d’arriver par le côté Est que par le Sud. Ce côté reste donc notre préféré mais nous n’avons que très peu visité le côté ouest.
Nous montons vers le Nord en direction de Lee’s Ferry via Cameron (et un autre gros plein d’essence de 200$). Après Cameron, la route est très cabossée mais les paysages superbes (du rouge, du vert, du rose, du jaune, du gris…, des prairies, des montagnes…) et nous découvrons des monticules gris sur le bord de la route qui, de prime abord, nous font penser à des dépôts de terre de la DDE locale. En fait, ce sont des petites dunes naturelles qui n’échappent pas à l’alignement rectiligne des poteaux et clôtures réglementaires qui suivent chaque route des USA. Sur la première partie de cette route, menant aussi à Page-lake Powell, nous serons très souvent dépassés par des poids-lourds, des RV avec bateau en remorque, etc.
Nous faisons un arrêt au pont de Marble canyon. L’arrivée dans la cuvette aux roches multicolores de Lee’s Ferry (photo32-33) se fait sous une chaleur de plomb (nous avions lu partout sur les carnets de route qu’il y faisait souvent très chaud, et ce n’est pas une légende). Le site est superbe et se trouve au confluent du Colorado aux eaux limpides et de la Paria River qui vient le troubler par sa couleur boueuse.
Le camping, entouré de toutes parts de roches aux couleurs diverses, se situe en surplomb du Colorado (photo34). Nous payons notre emplacement en mettant une enveloppe dans une boite aux lettres, nous y faisons notre premier barbecue (un essai pas très concluant de brochettes de chamallows en kit), et avons la visite d’un petit chipmunk (photo35) qui se chauffe le ventre sur les cailloux. Le coucher desoleil nous en mettra plein les iris.
Nuit très calme, on entend que le Colorado.
Initialement, Lee’s Ferry ne devait pas se faire à ce moment du périple. Nous devions le faire en même temps que Page et ses alentours après MV. Vu que la route UT89 écroulée était toujours en travaux et que nos 2 tentatives de loterie pour la Wave s’étaient soldées par un échec, ce n’est que tardivement que nous avons décidé de mener notre RV là-bas. Face à mon scepticisme, C a insisté et elle a eu raison : ce fut un beau moment. 🙂
Je mets en ligne J5 aujourd'hui aussi, car demain je serai absent.
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A 9h30, après notre désormais traditionnel petit déjeuner dehors, nous reprenons la route. Suite au passage obligé à la dump station et une pause photo aux champignons rocheux (photo 36-37), nous démarrons la balade de Cathedral wash (d’ailleurs la balade porte le nom d’un gros rocher surplombant l’entrée du parc de Lee’s Ferry - photo 38 ) .
A&M s’arrêtent au 1er trou d’eau, et continuent leur promenade en suivant le bord du canyon. Avec C, nous continuons jusqu’au Colorado, on cherche souvent la bonne voie et nous sommes parfois aidés par des cairns. C’est vraiment une chouette promenade ; on commence dans un simple lit de torrent et on finit au fond d’une gorge d’une petite trentaine de mètres à l’abri du soleil (ce qui, au vu de la chaleur, n’est pas désagréable !).On se sent tout petit, on évolue dans le silence, on fait du tout terrain avec un chouilla de varape (photo 39 à 45).
Au bout d’une heure de silence, nous entendons soudainement le bruit du Colorado. Nous ne l’atteindrons qu’une demi-heure plus tard avec une dernière partie dans les éboulis en plein soleil. Le Colorado est là, devant nous ; nous pouvons enfin le toucher ce fleuve synonyme pour nous d’aventures fantastiques décrites dans une multitude de livres. Le retour offre un panorama encore différent car cette fois-ci nous montons et les à-pics sont encore plus flagrants. Nous mettrons une petite heure pour la remontée, au pas de course car on est tenu par le timing d’arrivée à MV. A notre retour, nous retrouvons A&M tranquillement assis à bouquiner à l’ombre du camping-car! (photo 46). C’est une petite randonnée vraiment très sympa et un peu sportive.
A ce sujet, si vous faites un jour cette balade, munissez-vous de bonnes chaussures, d’un chapeau et faites le plein d’eau. Il me semble bien avoir lu sur un carnet de voyage que le parcours était simple d’accès. Je ne suis pas de cet avis ; bien qu’il soit effectivement accessible, il faut être unminimum sportif. Certes, le terme minimum est relatif. Mes parents, âgés de 70ans, voyageant par monts et par vaux et pratiquant régulièrement des randonnées en moyenne montagne ne s’y sont pas engagés par peur de se blesser.
Nous quittons Lee'sv Ferry (photo 47) pour prendre la route pour Monument Valley et déjeunons en roulant. La route est un peu longue et bordé de clôtures interminables, avec de temps en temps quelques bêtes derrière (chevaux ou vaches). Nous sommes en territoire indien (navajo et hopi) et les habitations sont faites de bric et de broc. On se demande de quoi ils peuvent vivre dans ce désert (quel est leur métier, où se trouvel’eau, etc.), c’est assez tristounet.
Lorsque nous passons vers Tuba city, je ne peux m’empêcher de penser que nous passons à proximité de sites extraordinaires comme Cool Mine canyon, Ha Ho No Geh canyon ou encore le très discret W&R canyon… On ne peut pas tout faire et il a fallu faire des choix. Une prochaine fois…
Après Kayenta, première ville d’apparence vivante que nous rencontrons depuis l’avant-veille (Williams), le paysage commence à se colorer. L’excitation me gagne car je vais enfin découvrir MV, synonyme des films vus et revus qui ont bercé mon adolescence : la chevauchée fantastique, 2001 odyssée de l’espace, Easy rider, Thelma et Louise, Retour vers le futur, Forrest Gump, etc. La route d’arrivée vaut son pesant de cacahuètes : des buttes ocres, des buttes oranges, du sable orange, un ciel bleu d’un côté et orageux de l’autre… On y est, on approche… 🤪Suite au prochain message car trop de photos...
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Nous nous installons au Goulding’s campground et partons aussitôt en tape-cul pour un tour de 3 heures et demie parmi les buttes… Nous ne sommes pas beaucoup : une famille d’allemands présente pour une semaine de vacances dans l’ouest ainsi qu’un couple de retraités québécois qui fait petit à petit le tour des USA en « roulotte ». En français québécois (comprendre par là un français teinté d'un fort accent mélangé d’expressions colorés), le terme« roulotte » nous sera expliqué : il s’agit d’une caravane de 29ft (tout de même dans les 9m de long).
La balade commence par la visite d’un hogan avec des informations sur la vie des Navajos.
Ensuite, direction le parc en roulant à tombeaux ouverts. Nous passons devant The View Hotel (structure récente relativement fondue dans le paysage qui a servi de lieu de tournage dans la fin du JB007 : Quantum of solace) et nous filons vers les buttes où nous entamons le tour classique : la piste accessible à tous (photo 48 à 50).
Celle-ci démarre par une grosse descente caillouteuse avec 3 gros virages. Je donne juste un avis personnel sur cette route : j’ai lu dans un carnet de voyage que l’on pouvait la prendre en RV. Je suis très sceptique, toujours est-il que je ne le ferai jamais : sable, rochers, virages serrés, largeur… 🙁
La sympathique guide, Helen, est d’un flegme extraordinaire !! Pendant plus de trois heures, elle va tenir son volant d’une main, son talkie dans l’autre, tout en faisant tranquillement de nombreux commentaires sur la faune, la flore, la vie des indiens, les formes des buttes…
Au bout d’une demi-heure, on arrive au fameux John Ford’s point (photo 51). Le point de vue est sublime 😮mais malheureusement, il y a la foule.
Puis, peu de temps après nous entrons dans la partie « privée », en fond de vallée (photo 52 à 56). C’est magique et très différent des cartes postales. Il y a des arches, des pétroglyphes, des dunes, des sites religieux, des mustangs… Evidemment, nous ne sommes pas seuls mais Helen s’arrange pour aller d’un endroit à l’autre sans croiser trop de 4X4. Quant à notre véhicule, il souffre : ça cogne, ça griffe, ça patine, ça dérape, ça racle, ça arrache, ça saute (un moment nous aurons une grosse rigolade car nous avons décollé à l’arrière : ce 4*4 porte bien son nom de tape cul !!😄). Mais pourtant notre imperturbable poursuit sa route.
Au final, nous sommes tous conscients que nous avons visité des paysages fabuleux au sein d’un site immense dont nous n’avons vu qu’une infime partie. J’avais suivi les conseils d’un forumeur disant qu’il fallait mieux prendre les tape-culs du Goulding plutôt que les autres. Je n’ai pas d’élément de comparaison mais ce tour nous laissera un souvenir impérissable… en espérant un jour le faire visiter à nos enfants. MV aura été pour moi la plus grande surprise du voyage car j’ai vu des paysages que je n’avais pas déjà découverts auparavant sur le web.
Au final, nous rentrons par la piste et tombons pile poil au moment où le soleil se couche sur une des 3 buttes (photo 57 à 61) … Sans passer par le visitor center (aie... notre collection de magnets et de casquettes....😠), nous rentrons tous très poussiéreux au Goulding (toujours à tombeaux ouverts avec en plus le capot qui ne se ferme plus très bien ; mais pour notre imperturbable Helen, il s'agit évidemment d'un détail insignifiant😉).
Peu après, nous assisterons sans voix au coucher de soleil dans notre campground :l’éclairage est indéfinissable, le vert tendre des bouleaux tranche avec les roches ocres-oranges devenues roses… Je n’ai malheureusement pas de photo fidèlement représentative de cette scène (photo 62-63) : tout était rose !!
Par la suite, nous profiterons de la piscine agréable mais pas très bucolique du camping.
"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles" Oscar Wilde
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Comme dit dans mon post, tes photos sont vraiment magiques et un superbe compte rendu. Des couchers de soleil a couper le souffle et du grandiose comme on s'y attend en amérique :) Beau voyage :)
Effectivement, je pense que tu as dû tenir un carnet de voyage. Ce que je fais lors de mes itinérances.
Bonsoir
Merci Titouille et Kristen pour vos retours sur les photos.
Concernant le carnet de voyage : C, mon épouse, a tenu sur un tout petit carnet, dans un style télégraphique une synthèse journalière de notre périple. Y apparaissent les étapes et éléments marquants de nos journées.
Nous avons aussi les photos (j'en ai fait 1200) et les films de la gopro (ventousée à l'exterieur duCC lors des trajets, vissée sur ma tête ou sur la perche pendant les balades... et de toutes façons jamais très loin de ma main....)
Et enfin, nous ne sommes rentrés des USA que récemment ; le cerveau est encore opérationnel !!
Bonne soirée
JF
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Te familiariser avec la boite automatique ? Tu plaisantes, non ? Il n'y a rien de plus simple 🙂
Effectivemment !!😉 j'ai découvert la boite auto US et c'est génial. Ma prochaine voiture, je me renseignerai....
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J6 : dimanche 31août. MV -> Antelope Canyon -> Lone rock beach (nuit au Lone rock campground).
La matinée commence avec presque les mêmes conditions de lumière que la veille au coucher du soleil : les roches flamboient au soleil apportant ainsi une luminosité rose.
Je tenais absolument à faire une petite partie du Trail of the ancient (bout de route en direction de Mexican Hat, sur lequel on voit Forrest Gump s’arrêtant de courir pour revenir finalement sur ses pas…). Nous nous arrêtons au mile 13 et je fais ma photo cliché même si la luminosité n’est pas très bonne… Avec M on s’allonge même sur la route… (photo64-65).🤪Il est désormais grand temps de prendre la route en direction de Page.
Le paysage change encore : route monotone malgré avec un ou deux passages sympas parmi des roches rouges et blanches et les désormais habituels RV+bateau. Nous arrivons vers 10h30 à Lower Antelope canyon.
Il y a foule, il y fait déjà très chaud et au bout d’une demi-heure de queue, nous obtenons un départ pour 12h. Du coup, stationné, moteur en fonction et la climatisation à fond (notre vision de l’écologie en a pris un coup), nous déjeunons en finissant les restes du frigo. Dans la discussion, nous réalisons que nous sommes un dimanche et veille du Labour Day ; le Walmart de Page sera-t-il ouvert ou serons-nous condamnés à aller au restaurant pendant deux jours ?...
Notre visite commence par une petite marche dans le sable vers le bas du canyon : le canyon est discret, c’est en fait une simple faille dans le sol (photo 66).
Après la descente d’une première série d’échelles étroites et raides, nous arrivons au fond du slot canyon. Nous sommes environ 40 personnes et les groupes se suivent toutes les 15min, cela semble beaucoup mais une fois en bas, marchant en file indienne en suivant les sinuosités, on peut presque se sentir seul ! Le groupe s’étire, le guide fait des allers-retours sans nous presser. Très honnêtement, nous n’avons pas eu l’impression d’être bousculé par le tempo (d’accord, je serai bien resté plus longtemps pour avoir le temps de mieux cadrer-exposer mes photos).
C’est très beau, les dégradés de couleurs varient du mauve profond au jaune pur. Les courbes des parois sont douces et on peut y discerner des visages, un aigle, etc. Les coups de vent en surface nous arrosent de sable. Un beau site. (photo 67 à 72)
Faire Lower Antelope Canyon sur l’heure de midi n’est peut-être pas la meilleure heure (ça l’est peut-être pour Upper avec ses puits delumière) : les forts contrastes ne favorisent pas les photos. Je conseille plus tôt dans la journée mais les dégradés seront peut-être moins beaux. Nous ressortons de ce canyon en pleine chaleur ; heureusement le vent nous aide à la supporter.
Arrivés à Page, le Walmart est ouvert (ouf !😛), nous y faisons le plein de provisions (glaces notamment et on y découvre le beef jerky, viande séchée légèrement sucrée…) puis nous prenons l’UT89 vers Horseshoe Bend : le fameux fer à cheval creusé par le Colorado.
Nous grimpons une petite colline dans du sable meuble et nous redescendons vers le point de vue à couper le souffle. Il faut se mettre très au bord pour voir le méandre entièrement. Les couleurs sont belles, il y a du vert fluo sur les berges et toujours ce petit vent qui nous permet de supporter la chaleur (photo73). La remontée se fait tranquillement et nous croisons deux personnes arrêtées qui semblent souffrir de chaleur (elles n’avaient pas de chapeau, étaient habillées en sombre et apparemment sans eau). A noter qu’a été aménagé récemment un petit abri avec des bancs en haut de la colline, c’est appréciable avec une telle chaleur.
Après un nouveau plein d’essence, nous prenons la direction de Lone Rock beach au bord du lac Powell. Au bord de ce lac se trouve un primitive campground que j’attendais depuis le début : j’avais vu des photos de RV stationnés à quelques mètres de l’eau…
A l’entrée, le ranger nous prévient : « attention, ce camping n’est pas un camping comme les autres : vous circulez sur la plage à vos risques et périls ». A bon entendeur… Il nous montre alors la zone sécurisée ; elle est située à presque 1km du lac sur la hauteur. Je décide d’aller voir plus près et arrivés au bloc sanitaire, nous voyons des dizaines de RV de tous styles et de toutes tailles alignés au bord de l’eau. Après tout, j’en ai rêvé des mois donc allons y aussi au bord de ce lac !...😏
Je m’engage lentement dans la descente après le bloc sanitaire (photo74), et sens soudainement que ça patine dans le sable. Emporté par son poids, le camping-car continue sa route mais je suis alors certain d’une chose : je ne pourrais jamais remonter par là🏴☠️. A est inquiète et C ne dit trop rien, M n’a rien vu, mais… Je me gare en bas et pars à pied en reconnaissance. Je discute avec un américain qui m’indique d’un geste vague une autre piste. Il me précise que je n’ai aucune raison de m’inquiéter car si jamais je m’ensable il viendra avec ses potes me tracter… J’apprendrais dans la discussion qu’ils désensablent quotidiennement une dizaine devéhicules. Mais rarement des RV… A ma question de savoir si tracter un RV de 5t ensablé dans une côte raide lui semble dans le domaine du raisonnable, il me répondra malicieusement « I hope »😇 !!
Je fais donc un tour du site en pleine chaleur (en gros 20min de marche tantôt sur une piste, tantôt sur du sable). Pendant ce laps de temps 3 voitures berlines s’ensablent à la remontée… immédiatement tractées par des pickups.
Après un bon repérage, je me mets en 3è, on sert les fesses, on fait rapidement une prière puis nous nous élançons sur une autre montée qui devrait, si tout se passe bien, nous remonter au bloc sanitaire. Je suis confiant !!!! Heureusement que la piste n’est pas cabossée et le petit passage plus sableux ne pose pas de problème. Nous arrivons en haut sur du bitume, du vrai, du dur !! Du coup, nous resterons dormir à 300m du lac.
Dommage, dans toute cette histoire, la GoPro fixée sur la carrosserie n’a pas tourné… Une bonne frayeur, mais 10min après on en rigolait bien… Et une fois de plus, ce RV m’aura étonné par la facilité de conduite, la puissance du moteur surdimensionné et l’avantage indéniable de la boite automatique.
Il fait toujours aussi chaud et nous finirons la journée en nous baignant dans le lac Powell jusqu’au coucher du soleil😎 : luminosité superbe, M eu égard à son âge s’éclate comme un gamin (il voudra même partir à la nage faire letour du Lone Rock) et le vent tiède qui nous sèche à la sortie… Ambiance surréaliste qui restera gravée à jamais.
Nous dinons aux étoiles et nous voyons 3 RV arriver puis descendre tranquillement vers le lac par une piste située avant le bloc sanitaire. En fait, cette piste, bien que cabossée est praticable pour tout véhicule : mais je ne m’en rendrais malheureusement compte que le lendemain matin…
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Bonsoir
Merci
Très honnêtement, je ne sais pas encore... Je suis du genre lent à me décider ; je suis quasi certain de faire développer au moins deux panoramiques : un de BC et un de Grand Prismatic... Que tu verras sur le forum sous peu.
Bonne soirée
JF
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J7 : lundi 1er septembre. Lone Rock beach -> Kanab -> BC (nuit au North campground).
Nous profitons du lever de soleil sur le lac (photo75-76) et partons de bonne heure sur la route de Kanab.
Nous avons prévu de nous arrêter aux Toadstool Hoodoos. On marche dans un petit wash et on en suit les méandres jusqu’à arriver dans un décor lunaire rouge etblanc (photo 77 à 82).
Sur place, il commence à faire chaud, nous nous baladons un peu, le site est assez grand et c’est calme. Sont présents un couple et une autre famille, on ne se gêne pas ! Nous y voyons des empreintes de félins dans la glaise séchée. Nous sommes de retour au camping-car au bout de 2h30.
De l’autre côté de la route, nous observons un cowboy rassemblant ses vaches. Il a tout l’attirail du parfait cowboy : jean, santiags, chaps, stetson à la JR… mais, modernité oblige, il monte un cheval mécanique (une moto).
Au grand virage de la route à partir duquel démarre la piste qui mène à la Wave, je ne peux m’empêcher de pester : après 10000km en avion, puis1300km en RV, on passe à moins de 15km d’un site superbe que nous n’aurons pas la chance de voir (2 échecs à la loterie).
Nous sortons des réserves indiennes et tout change : les champs sont irrigués, il y a des vaches et des chevaux.
Nous passons par Kanab, une ville coquette.
Puis la route monte, c’est bien vert : nous quittons le désert aride pour aller vers les plateaux. Peu après, nous mangeons sur le bord de la route, face à une alignée de hoodoos rouge-blanc-orange-rose (prémices de Bryce ? photo 83) à flanc de montagne etobservons les véhicules aussi démesurés les uns que les autres : picks-up avecremorques de vaches ou de chevaux, énormes camping-cars avec bateau ou voiture, camions.
Nous nous interrogerons sur une maison métallique étonnante en forme de géode avec panneaux solaires et éoliennes située en contrebas.
On monte toujours pour arriver à Red Canyon : ce site porte bien son nom. La multitude de cailloux ocre sombre donne à l’ensemble une couleur vraiment rouge.C’est très beau et la route sinueuse longeant une piste cyclable passe sous deux arches. (photo 84 à 86)
La route se poursuit sur un immense plateau verdoyant. BC se trouvant à 2400m d’altitude, la température est bien plus tempérée (et ce sera désormais le cas pour le reste du séjour). Deux heures avant nous étions dans un désert aride par 35-40°C… Welcome to the USA !!
Nous nous installons au North Campground pour une nuit en espérant pouvoir rester la 2ème. Un ranger nous indique un emplacement libre le lendemain (first arrived, first served). Dans la discussion, nous apprenons qu’il nous avait repéré car sa sœur, mariée à un Québécois, possède le même nom de famille que nous à une lettre près!!!
Nous partons à pied sur Fairyland Loop pour les uns, en bus vers l’amphithéâtre pour les autres. C’est immense ! Nous y voyons un beau mélange de couleurs : le vert des arbres tranche avec l’orange-ocre-crème-blanc-rose des hoodoos. Les hoodoos assemblés à flanc de montagne donnent l'impression de villages... Nous y observons notre premier geai de Steller et plusieurs chipmunks, pour l’heure, rétifs à la photo. A notre retour, douche et barbecue. Il fait encore plus frais et nous avons enfilé pantalon et pull. (photo 87 à 94)
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J8 : mardi 2septembre. BC -> BC (nuit au North Campground)
Le réveil sonne à 5h30 pour les plus jeunes : nous allons voir le lever de soleil à Sunrise point. Lorsque nous y arrivons, le paysage est en feu !!! Tout l’amphithéâtre flamboie ! L’instant est fugace mais remarquable (photo 95-96-97). Il fait frais et il ya du vent.
Ensuite, nous avons prévu d’enchainer les 3 boucles : sunset point - Queens’ Garden – Peekaboo–Navajo - sunrise point (à peu près 12km).
Ça monte, ça descend, c’est raide mais c’est très beau. Nous croisons plusieurs chipmunks (photo 98-99) dont un particulièrement effronté qui aura la sympathie d’accepter finalement de poser pour la photo. Ma gopro, fixée sur mon chapeau, devait immortaliser mon approche discrète et silencieuse à 1m50 de la bestiole… sauf qu’elle était réglée en time lapse : un échec total (1 photo toutes les secondes…).
A l’inverse des deux premières boucles, la Peekaboo’s loop a l’avantage de ne pas être trop fréquentée et nous serons parfois seuls, vraiment seuls… (photo 100 à 114).
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Après plein de tours et détours au milieu des hoodoos et windows, nous remontons par Wall Street : pente très raide 😛au milieu de hoodoos en forme de building obstruant (presque) le ciel !! (photo 115)
L’enchainement de ces trois boucles est vraiment à faire : on se perd dans les méandres de l’amphithéâtre en y découvrant toutes les architectures géologiques proposées à Bryce. Peekaboo est un chouilla sportive. BC est le site visité dans lequel nous avons croisé le plus de Français. Nous rentrons à pied par la rim en longeant l’amphithéâtre et rentrons au campground vers 11h40.
Ce matin-là, A&M attendront de déplacer le RV sur le nouvel emplacement avant de partir sur Queen’s garden loop. Le ranger, toujours prêt, viendra les prévenir dès que l’emplacement se sera libéré. Mon père reviendra enchanté de sa balade : il est resté plus que les 30min de son précédent voyage en 😎2005.
Nous déjeunons à l’ombre des pins. Nous sommes au milieu de notre périple : ce sera donc le jour de la lessive et de la pause. C et moi pensions repartir sur Fairy Loop mais l’heure de la digestion associée au calme du site et aussi des jambes réticentes nous ont encouragés à méditer à l’ombre des pins…
Nous sommes distraits par la faune locale : écureuil, chipmunk, northern flicker (photo 116), geai de Steller(photo 117) et chien de prairie (photo 118) vont se relayer à quelques mètres de nous. Vers16h, nous partons faire un petit tour au visitor center, toujours à la recherche d’un chipmunk en peluche, rien. Nous prenons la navette pour Bryce point :ce point de vue est magnifique : il englobe la totalité du site. Pour nous, c’est le meilleur point de vue sans doute mieux orienté pour un sunset (photo119). Les chauffeurs sont sympas, ils commentent et signalent les animaux visibles en bord de route.
Nous reprenons le bus jusqu’au General store (toujours pas de chipmunk en peluche), y achetons du jerky (nous sommes devenus fans). Ce jour-là nous nous sommes rendu compte que nous avions sur nos montres 1h d’avance. Nous étions pourtant à l’heure la veille sur Antelope Canyon et aussi à l’heure l’avant-veille sur MV ; nous avions alors changé d’heure car nous étions en région navajo. Impossible de savoir d’où vient l’erreur !
Ce soir-là, nous nous endormons tôt car une longue journée de route nous attend le lendemain.
Détail de la journée : sur les 1200 photos du périple, j’aifait 300 photos rien que cette journée. Je ne savais plus où donner de la tête…
Demain ce sera J9...
Photo115
Photo116
Photo117
Photo118
Photo119
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J9 : mercredi 3 septembre. BC -> Escalante (UT12) -> SLC (I15) -> Brigham city (nuitau KOA).
Départ de bonne heure car nous avons dans les 650km à parcourir avant d’arriver à notre camping d’étape à Brigham city.
A la sortie du camping, après le traditionnel passage à la dump station, nous tombons nez à nez avec un petit de groupe de mule deer (photo 120).
A la sortie du BC National Park, nous prenons la National Scenic Byway 12. Cette route, aussi dénommée « A journey through time scenic byway » est vraiment belle. On quittera le rose-orange de BC, on longera le rouge de Capitol Reef (que l’on verra au loin), puis nous prendrons le canyon d’Escalante river pour finir sur les plateaux verdoyants (Boulder, etc.)
D’une longueur environ de 200km pour en gros 3-4 heures de trajet, la route tortille entre les roches multiocolores aux formes étonnantes pour nous dévoiler régulièrement de superbes panoramas.
Nous y faisons de multiples arrêts photos et culturels : il y a en effet plusieurs points de vue avec des panneaux explicatifs. Nous y lirons l’histoire de la construction de cette route : chantier colossal comme seuls les américains sont capables d’imaginer et de réaliser. La région est très isolée (Boulder n’a reçu l’électricité qu’en 1947) et les villes minuscules (100aine d’habitants).
Nous y avons aimé notamment Upper Valley Graineries (un curieux grenier dans une alcôve en hauteur, construit et utilisé par les indiens pueblos photo 121-122), Head of the rocks overlook (la route grise serpentant au milieu des falaises photo 123), the hogbak (portion de route sans accotement avec des à-pics de chaque côté que seule ma gopro a immortalisé), Calf creek point (photo 124), Homestead point(panoramique sympa avec Capitol reef en arrière-plan photo125)…
En conclusion, cette scenic byway est à faire ; malheureusement comme toute route orientée Est-Ouest, un sens est à privilégier en fonction du moment de la journée pour ne pas avoir le soleil de face… Dans notre cas, il eut mieux valu la parcourir en soirée car le soleil était très souvent face à nous..
Mais elle nous a donné envie de revenir vers Escalante ou Capitol Reef une autre fois (nous en aurons des endroits où aller…).
Nous quittons l’US12, pour enchainer avec l’US24. Les vallées sont désertiques avec des chevaux et des vaches sur d’immenses surfaces. C’est monotone, nous mangeons en roulant. Rien à dire sur cette route qui présente peu d’intérêt.
Ensuite nous prenons la I15 aussi appelée Veteran’s Memorial highway. La définition même d’une autoroute à l’américaine : c’est grand, c’est large, c’est emprunté par des gros véhicules, c’est cabossé… mais ça roule quand même à80m/h (en gros 130km/h).
Nous mettrons plus de 2h à traverser SLC et ses villes voisines (de Payson à Ogden) sur cette autoroute : beaucoup de trafic malgré une 2*6 voies où de chaque côté les camions déboulent à la vitesse maximum autorisée… Nous passerons proche du Grand Lac Salé. Nous arrivons enfin au camping KOA de Brigham city : situé entre l’autoroute et la route, il est très facile d’accès et parfait pour une étape. Nous profiterons tout de même de la piscine mais elle nous parait fraîche et la chaleur étouffante n’est désormais plus qu’un souvenir.
Premiers moustiques ce soir.
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J10 : Jeudi 4 septembre. Brigham-City -> Logan -> Jackson Hole -> Colter Bay -> Flag Ranch(nuit au campground)
Encore un matin où nous démarrons de bonne heure, mais ce n’est pas un problème car nous sommes toujours réveillés de bonne heure.
Le principe de cette journée est de continuer à remonter vers le Yellowstone via Logan, Jackson Hole, Grand Teton, pour passer la nuit à Colter Bay en bordure du lac (étape d’environ 400km). Nous serons ainsi à 1h de la South Entrance de Yellowstone.
Arrivés àLogan, nous empruntons l’US89. Après une longue montée, la route serpente dans le canyon de Logan. Il est bon de savoir qu’il y a une multitude de petits primitive campground le long de cette rivière (nuit, pique-nique, balade, etc.). La route est belle, et la lumière du matin met en valeur les feuillus.
Vers les 3000m d’altitude, le paysage devient superbe : nous roulons dans un paysage montagneux, clairsemé de conifères, de bouleaux et d’érables aux couleurs automnales (photo 126-127).Je regrette de ne pas avoir fait d’arrêt sur cette portion et seules A et ma gopro, toujours ventousée à l’extérieur du RV, ont immortalisé ces scènes dignes du Canada (tout au moins, l’image que j’en ai car je n’y suis jamais allé).
Petite précision intéressante : le comble du confort, la climatisation n'est plus nécessaire !!
Avis aux amateurs : nous avons vu plein de départ de pistes de ski de fond.
Cette route est aussi un moment fort du trajet et il ne faut surtout pas hésiter à la prendre même si elle vous fait un détour en temps.
Malheureusement, une fois de plus, nous sommes sur une route Est-Ouest, roulant vers l’Est le matin : soleil dans l’œil en permanence, photos mal exposées.
Nous arrivons ensuite au Bear Lake (photo128) :station balnéaire d’altitude vide. Des chalets magnifiques à flanc de colline côtoient des maisons légèrement délabrées à proximité du lac. Beaucoup de ces dernières sont d’ailleurs à vendre... Un grand lac bleu sur lequel vous pourrez naviguer à la belle saison et autour duquel vous ferez du ski l’hiver. C’est très beau et la flore est encore colorée (ph129).
Nous passons par des villes (villages) aux noms familiers : Paris (photo 130 !!!489 habitants !!!), Montpelier, Genève, puis nous nous ravitaillons à Alpine à la station servie-supérette. Nous aurons une fois encore toutes les peines du monde à nous repérer dans les rayons, finrons par trouver notre beef jerky et devrons aller trouver la bière dans le cooler. Labière est à payer à part et les cigarettes sont sous clef… Evidemment, pas d’alcool fort.
Nous déjeunons dans le camping-car au bord de la Snake river que suit la route un bon moment. C’est une très jolie rivière, il y a du passage : kayaks, rafts, barque de pêche avec des pêcheurs et un rameur (photo 130bis en fait on peut louer la barque avec les services du rameur pour pêcher).
Arrêt shopping à Jackson Hole, ville de cow-boys (photo 131-132) touristique mais agréable avec beaucoup de magasin et de quoi se ravitailler à l’entrée sud.
Nous achetons des chapeaux à JH Hat Co (photo133-134) et des jeans chez Boot Barns (Levi’s à 40$...). Pour ce premier passage chez le chapelier (car il y en aura un deuxième…), nous avons acheté 6 chapeaux dont deux pour nos enfants. Nous en profitons aussi pour flâner dans les boutiques touristiques et achetons une bouteille de Jack Daniel’s Honey (whisky au miel). Cette petite étape touristique nous prendra plus de temps que prévu.
Mais nous prenons quand même la Antelope flats road pour aller photographier les vieilles fermes de mormons (photo 135). Ces derniers ont un sens du commerce indéniable : afin de soutenir leur cause et bien que les maisons soient désormais inhabitées, on peut y laisser nos $ dans une boite aux lettres prévue à cet effet. Une fois de plus, si on veut la maison avec en arrière-plan la chaine des Tétons, en fin d’après-midi on a le soleil de face. Nous y verrons aussi notre 1er petit troupeau de bisons (photo 136-137).
Nous remontons vers Colter bay, la route est en travaux et nous perdons là encore beaucoup de temps. Le paysage est très beau : rivière sur fond de Grand Téton (photo 138), et pélicans, beaucoup de feuillus dont des érables rouge-orange-jaune.
La nuit commence à tomber. Les campings de Colter bay étant tous full (voulant choisir le plus bel emplacement avec vue sur le lac, nous n’avions pasréservé ! ), nous roulons jusqu’au bout du lac au camping de Flag ranch (on sort du parc de Grand Téton puis on passe le Rockfeller Monument), il fait nuit noire et froid. Nous ne profitons plus des panoramas. L’accueil se fait au lodge et nous trouvons enfin une place. Nous sommes bien contents et ne faisons pas les difficiles : nous garons enfin notre RV à la nuit complète.
Anecdote du soir : M se perdra dans le campground en revenant des toilettes et A, inquiète, sortira sa lampe clignotante comme un phare ralliant les navires en détresse !
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La nuit a été très froide, et ce matin nous avons eu du givre épais sur les voitures. Nous découvrons un camping sympathique, accueillant mais en travaux ; C se perdra en revenant des toilettes… en plein jour !
Nous repartons faire des photos des Grands Tétons, nous observons un groupe d’oies (photo 139 – 140) puis nous reprenons la route de Yellowstone. Nous entrons dans le parc (ph141) et commençons par visiter West-Thumb (photo 142-146) . Nous avions suivi les conseils d’un forumeur qui nous disait que ce site était une mise en bouche pour la suite du parc ; il s’agit d’une jolie balade sur des pontons au bord du lac. Dès l’arrivée sur le parking, vous êtes accueillis par plein de fumerolles et des mares de toutes les couleurs. Nous écouterons un ranger expliquer la légende de l’utilisation du Fishing cone (photo 146bis) , et il montre même une photo ancienne de pêcheur faisant cuire son poisson dans le petit puits d’eau bouillonnante!
Ensuite nous pique-niquons au bord du lac (oies du Canada et pélican d’Amérique photo 147). Nous faisons un petit arrêt au visitor center de Fishing bridge(expo très chouette sur les oiseaux), et nous aurons notre premier embouteillage dû à un bison sur la route ! Ensuite, nous parcourons la Hayden valley (photo 148-152) : très beau paysage de rivière qui serpente, canards, pélicans, troupeaux de bisons.
Nous nous promenons sur les pontons de la zone de Vulcano Mud : mares boueuses, grosses fumerolles et l’inquiétant souffle chaud du dragon(photo 154bis - 163).
Sur tout le site l’odeur de soufre et d’œuf pourri sont omniprésentes et il est impossible d’échapper à la moiteur tiède d’un nuage de vapeur (sensation trèèès désagréable 🙁)… Nous en avons pris plein les yeux… mais aussi plein le nez !! Et quelques heures plus tard, nous aurons encore l’impression de sentir le soufre. A titre d’exemple, un nom de fumerolle : rotten egg 😛...
Nous ferons demi-tour au bout de la vallée (juste avant le canyon) et nous installerons au camping de Fishing bridge. Il est immense et complet mais nous avions réservé… Ce camping est un peu une arnaque : emplacements petits, raccords à la l’eau et à la vidange impossible sans le raccord adapté vendu à l’accueil, douches payantes, etc.
Petite précision concernant les campings du Yellowstone : ils étaient tous complets… Y aller à cette période sans réserver est risqué.
Nous faisons un tour à pied jusqu’au General store. C’est un beau et immense bâtiment avec une cheminée centrale monumentale. Le marketing est d’une efficacité redoutable et les personnes serviables. Malgré la taille imposante de ce general store, notre recherche active d’un chipmunk en peluche est toujours infructueuse.
Ce campground se trouve dans une zone « Bear aware » : ici, il n’y a pas de fire round et vous serez obligés de rentrer votre barbecue personnel après utilisation pour ne pas attirer l’ours. D’ailleurs deux ours étaient en balade deux jours auparavant !
"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles" Oscar Wilde
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Le passage à la TSA (immigration) se fait sans aucun problème : on enlève le métal, la ceinture, les chaussures, on vide les poches (de tout… même du kleenex. Je me fais bloquer à cause de ça), puis direction la vérification des empreintes digitales et du fond d’œil avec les quelques questions d’usage. Bref, ça m’a semblé assez rapide avec des personnes sympas.
Bonjour.
Vs etes surs que vs vs etes "deshabillés" avant le controle TSA? Ce n'est pas plutot avant l'embarquement? Perso, ca ne m'est jamais arrivé.
Bravo Jeff pour ce carnet richement illustré et bien raconté ! 😎
Je vote pour ta photo dans la catégorie :
"Point de vue original sur site célèbre" :
(on ne voit pas si souvent les poses acrobatiques des photographes ! 😏)
Il vaut mieux être plusieurs pour veiller aux véhicules qui arrivent ! 😇
Vous avez bénéficié d'un temps superbe, une luminosité bien rendue par tes photos, qui font rêver en plein automne parisien !... 😎
Merci pour le partage !
Bonsoir
Oui tu as raison... le coup du kleenex, c'est bien à LA mais après la TSA avant d'embarquer pour LV.
Bien vu !!
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"Point de vue original sur site célèbre" :
(on ne voit pas si souvent les poses acrobatiques des photographes ! 😏)..
Il vaut mieux être plusieurs pour veiller aux véhicules qui arrivent ! 😇
V
Bonsoir Pierre,
Tes félicitations concernant cette photo vont faire plaisir à A (ma mère) qui en est l'auteur 🙂!
Et merci pour le retour positif!😉
Ce soir je mets en ligne J12...
Bonne soirée
JF
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J12 : Samedi 6 septembre. Yellowstone (nuit au Canyon Campground)
La nuit est fraîche, il y a encore du givre sur les voitures et de la buée sur les carreaux ; pour la première fois du séjour, nous mettrons en fonction lechauffage du RV.
Après l’habituel arrêt à la dump, le départ se fait à 08h30 en direction du Grand Canyon de Yellowstone. Nous repassons par la Hayden Valley illuminé par un soleil encore rasant. Les couleurs sont chaudes alors que l’atmosphère est fraiche. Le résultat est saisissant : ça scintille, c’est net et la rivière est limpide. Les bisons sont au rendez-vous et nous nous arrêtons pour observer un coyote (photo 159-160) imperturbable chassant le chipmunk. En un petit quart d’heure d’observation, il aura tué avec une surprenante facilité 6 malheureux chipmunk.
Nous nous arrêtons au pont de la Yellowstone River et partons à pied vers la Upper Fall north rim. La balade au milieu des conifères est sympa : la rivière limpide et tumultueuse coule au pied de la paroi et nous sommes seuls au monde (photo 161). Arrivés à la chute, bien que l’on se situe au surplomb, le point de vue est remarquable. Sur le chemin du retour, nous serons bombardés de pommes de pins : sans trop comprendre, nous levons la tête et découvrons avec étonnement, à 10m de hauteur, un écureuil qui fait ses provisions. Il fait tomber ses ravitaillements avant de les stocker bien à l’abri. (photo 162)
De retour auRV, nous décidons d’aller sur South rim pour prendre l’escalier d’environ 300 marches d’Uncle Tom. Lors de la préparation, j’avais imaginé ce site comme le sentier à John du glacier des Evettes (Alpes) : vague escalier taillé dans la roche avec des chaines « pitonnées » à la paroi faisant office de rambarde… Et bien ce n’est pas du tout ça : la structure métallique n’a rien à envier à l’escalier de la tour Eiffel !! Ce qui est rassurant au vu de la fréquentation du site ; pourtant pas assez rassurant pour C victime du vertige et qui s’arrêtera au tiers de la descente. Cet escalier nous mène au pied de Lower Fall et offre une vue sur le défilé du canyon. En outre, nous y verrons un arc en ciel. (photo 163-164-164bis)
Nous prenons ensuite la direction du mont Washburn. Au détour d’un virage, je pile… Et oui ! Un vieux bison mâle solitaire monte tranquillement au milieu de la route (photo165). Après avoir attendu que le vieux soit attiré par des herbes alléchantes en bord de route, je le dépasse. La leçon à tirer de cette rencontre est la suivante : un bison vu de près, de très près à pouvoir le toucher, n’a rien à voir avec un bison vu de loin : on y devine la puissance du poitrail et des épaules, on y devine la résistance du front. Pourtant nous avons toutes les peines du monde à imaginer qu’une telle marmule puisse atteindre la vitesse de 40km/h.
Après cet intermède, je remets les gaz… pour m’arrêter à nouveau quelques virages plus haut pour observer un troupeau de chèvres. En fait de chèvres, nous découvrirons plus tard que nous avons vu des bighorns (femelles et petits).
Nous déjeunons quelques virages plus loin, par 2700m d’altitude, au pied du mont Washburn devant un panorama sublime. Et alors que nous prenons notre repas en famille, le ralentissement brutal des véhicules qui passent à côté de notre emplacement nous met la puce à l’oreille : on sort du RV et nous nous retrouvons nez à nez avec notre bison !!(photo166) … Imperturbable, il passera à 1m du RV, s’arrêtant de ci de là pour brouter un peu d’herbe. Dans mon enfance, bercée de récits d’indiens, de conquête de l’ouest, de duel au pistolet, de ruée vers l’or, de Davy Crockett, de Jeremiah Jonhson, de Buffalo Bill, de John Dunbarr(Danse avec les loups), je rêvais moi aussi de voir ces bêtes. Le petit gamin que je suis encore souvent est bien heureux d’avoir réalisé ce souhait…
La stupeur passée et le repas terminé, nous reprenons la direction de la Lamar valley non sans recroiser quelques virages plus haut notre toujours aussi imperturbable bison traçant sa route solitaire sur la bande centrale de la route. Cette fois-ci, il sera bien moins coopératif et prendra son temps pour nous laisser passer.
Nous retrouvons le canyon et sa rivière surplombée de jolis orgues basaltiques (photo 167-168). Dans un premier temps, la Lamar valley est étroite avec un joli torrent et nous y croiserons plusieurs troupeaux de bisons ainsi qu’un petit échassier (photo 169-172) que je n’ai toujours pas identifié. Au fil de la rivière, elle s’élargit en vaste plaine.
Nous ferons aussi un long arrêt à la découverte d’un groupe de pronghorn (un mâle et 5 femelles). C gare alors tant bien que mal le RV en bord de route et je tente une approche discrète et silencieuse du groupe. Alors que je m’accroupis dans l’herbe haute, le mâle me repère, se redresse, et essaie de m’intimider en se rapprochant vers moi. Quant à moi, l’œil collé à l’appareil photo, ne me rendant pas compte de la distance qui nous sépare mais ne voulant pas rater la photo du siècle, je commence à me demander si je ne devrais pas bouger. C, derrière moi, me renseigne et au final un petit ruisseau nous sépare. Dès que je me redresserai pour essayer de m’approcher, le groupe s’éloignera pour garder en permanence une distance de sécurité… (photo 173)
L’après-midi touchant à sa fin et le soleil se couchant tôt, nous prenons alors la direction de notre campground. Pour cette nuit-là, nous avions réservé le Canyon campground. Vraiment le meilleur camping que nous ayons eu : des emplacements espacés perdus dans la forêt tout au bout du site. Le défaut principal : les douches sont loin ; très loin… A&M y partent àpied pendant que C et moi préparons le repas : ce soir ce sera lard et des sweet potatoes suivi de chamallows flambés au whisky (Jack Daniel Tennessee Honey). Cette soirée douce sera un bon moment familial. Etonnamment, M et moi dormirons rapidement ce soir-là… (photo 174)
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le repas : ce soir ce sera lard et des sweet potatoes
suivi de chamallows flambés au whisky (Jack Daniel Tennessee Honey).
+ Photo à l'appui !
On ne se laisse pas abattre on dirait ! 😏
ça a l'air super bon cette recette... 🙂
Je vois que vous êtes passés maîtres dans l'art de la préparation des chamallows ! 😉
ça me donne des idées pour les futurs campings dans l'Ouest... 😇
Encore félicitations pour les photos baignées de lumière et comme tu le dis dans ton commentaire avec une atmosphère très pure : j'ai particulièrement admiré la photo n°168 où l'on voit la rivière du Canyon poursuivre tranquillement son chemin dans la plaine...
(je n'avais pas pensé à prendre ce coté de la rivière à l'époque...) 😊
ça donne une bonne idée du paysage et des contrastes à quelques km de là...
Quel beau circuit ! 😎
C'est ce j'aime avec ce forum, il s'y cache des pépites comme ton carnet !
Je trouve tes photos superbes, j'adore tes photos d'animaux (une tendresse particulière pour celle du chien de prairie qui sort une tête toute terreuse de son trou) et je redécouvre avec plaisir le YS : j'ai l'impression, malgré les 6j sur place, d'être passée complètement à côté de Hayden Valley🤪.
Je vois que vous êtes passés maîtres dans l'art de la préparation des chamallows ! 😉
Bonsoir Pierre,
Le principe des chamallows flambés est simple : un verre de whisky dans lequel tu trempes un chamallow tiédi au feu et que tu laisses s'imprégner du doux breuvage. Au bout d'un certain temps, tu le remets au dessus de la flamme...
Dès qu'il s'enflamme, tu le sors et après avoir eu le plaisir de le laisser flamber tu peux le manger !!
Je t'assure, cette recette improvisée ce soir là est un délice ...😇
Il convient évidemment de ne pas en abuser.
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je redécouvre avec plaisir le YS : j'ai l'impression, malgré les 6j sur place, d'être passée complètement à côté de Hayden Valley🤪.
Bonsoir Laure,
Merci pour ton retour positif!
Vu la taille immense de ce parc, et à moins d'y vivre pendant une vie entière, nous aurons tous raté quelque chose dans nos périples !!
Bonne soirée
JF
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J13 : Dimanche 7 septembre. Yellowstone(nuit au Madison Campground)
Endormis avec l’espoir secret d’être réveillés par un ours (ce camping est aussi dans la zone de présence de l’ours), nous nous réveillons avec le chant des oiseaux.
L’heure est un peu tardive et la fatigue se faisant sentir, nous annulons la balade du mont Washburn afin d’avoir le temps de visiter tranquillement le site de Mammoth et nous choisissons aussi de prendre la route centrale pour éviter la montagne.
Mauvaise idée : il y a des travaux importants, la circulation est alternée et nous attendrons longuement la voiture pilote. Au loin nous voyons un ensemble de fumerolles. (photo175)
La vallée, avec plein de petits lacs, est belle. Nous évoluons le long d’une rivière serpentant au milieu d’herbes réellement vert fluo ! Au passage, une petite photo d’une libellule rouge pétant ! (photo 176-177)
Après une dernière montée, nous descendons sur Mammoth. Lors de notre préparation, nous avions lu plein d’éloges sur ce site et vu une multitude de photos toutes aussi belles les unes que les autres. Quelle déception énoooooooorme !!!!!!!!
J’ai presque regretté de ne pas avoir fait le mont Washburn à la place de ce site pourtant unique au monde. Il faut savoir que seul le dixième de la superficie du site est encore vivant. (ph178-180) Le reste n’est qu’une désolation terne (photo 181-183). Je ne sais pas si le site peut encore reprendre des couleurs s’il y a plus de pluie.
Nous partons ensuite vers le site de Norris. Le site est vraiment très chouette et surprenant : après une balade d’une heure à Porcelain basin et ses petits geysers dans un paysage aux couleurs pastels superbement dégradées (photo 184-187), nous enchainons sur un parcours d’une heure et demie au milieu de Back basin, alternant forêt et terre désolée. On y retrouve régulièrement la tiédeur moite des nuages soufrés (photo188-193).
Nous avons la chance de voir un geyser de 3-4m de haut démarrer à notre passage et nous passerons à côté du gros Steamboat encore fumant après son éruption de la semaine précédente. Nous essuyons quelques grosses gouttes de pluie.
Nous finirons notre après-midi par la balade d’Artist paint pots : il y a dejolies couleurs et mares de boue blanche (photo 194-195), mais malheureusement pour la première fois depuis le début de notre périple, le soleil est caché derrière une épaisse couche de nuage.
Notre camping du soir sera le Madison campground : full lui aussi, situé entre la route assez passante (en direction de West Yellowstone) et la rivière. Il y a quelques gouttes de pluie.
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J14 : Lundi 8 septembre. Yellowstone(nuit au Madison Campground)
1ère partie
Ce matin, nous partons à 7h15 avec au programme « la balade magique », Grandprismatic, biscuit basin et Old Faithfull.
La dénomination de « balade magique » n’est pas de nous : elleappartient à la famille Lefèbvre dont nous recommandons vivement la lecture deleur site web (sibellelaterre).
Peu avant l'arrivée au départ de cette balade, nous croisons un petit groupe de bisons...un peu nerveux. (photo 196-197)
La balade magique : il s’agit en fait de remonter très facilement le lit d’une rivière jusqu’à arriver à des sources chaudes et une multitude de fumerolles. Ce site est toutproche de Grand Prismatic.
Ce matin-là, la température extérieure de l’ordre de 10°C se confronte à celle de l’eau proche des 30°C le résultat est donc un brouillard dense, étouffant les sons et transpercé de temps à autre par les rayons du soleil levant.
Cette balade a été émouvante : se promener au milieu de cette ambiance ouateuse est tout simplement magique !! Au milieu coulent tranquillement des petits bras de rivière que l’on peut traverser à son gré, des squelettes de bêtes trainent un peu partout, des traces et des déjections de félins apparaissent par ci par là, l’eau est limpide, la rosée nous trempe les chaussures et les lichens sont omniprésents sur tous les arbres. C’est tellement calme que nous nous surprenons à murmurer au lieu de parler !! (photo 198-204)
Bref, tout y est pour se sentir aspiré en dehors du temps et de l’espace : le calme avant la tempête du Grand Prismatic et ses cars de touristes débarquant de toutes parts.
Nous prenons ensuite la direction du Grand Prismatic ; nous n’irons pas sur les pontons mais nous grimpons sur les collines se situant au sud du site. Nous montons au travers d’un mikado de troncs d’arbres tombés par terre sur ce qui est devenu au fil du temps un passage très usité par les touristes un peu renseignés et un peu sportifs. Il faut avouer que la vue est superbe ! On surplombe le site du Grand Prismatic avec ses couleurs chatoyantes et on y découvre la rivière serpentant vers l’ouest en direction des montagnes. C et A s’arrêtent en haut de la première colline et avec M, nous continuons jusqu’en haut de la deuxième colline. Voir mes parents grimper lentement mais surement cette butte raide m’a procuré un plaisir immense. (photo 205-207)
Une fois arrivé en haut, le panorama est superbe et je fais deux photos dont je suis particulièrement content. Je ferai développer en panoramique l’une de ces deux : soit le GP seul (photo 208) soit le GP dans son environnement (photo 209) . N’hésitez pas à m’apporter votre avis sur le choix.
Note pour plus tard : lorsque je remonterai sur ce site, j’apporterai une scie pour abattre l’arbre mort qui se situe en plein milieu de la photo n°209… A moins que le vent ait eu raison de lui !!!
Autre note pour plus tard : apparemment les collines situées au norddeviennent fréquentées pour la prise de photo.
Demande aux ornito's du site : si vous pouvez m'aider à identifier l'oiseau de la photo 210, je suis preneur de votre info !!🙂
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Après le déjeuner, nous faisons halte à Biscuit basin pour voir notamment la Sapphire pool. Ce site est sympa mais petit. Ce que je trouve joli, c’est qu’il se situe dans un cadre verdoyant proche de la rivière. Un geyser s’arrête à notre passage ! (photo 211-215)
Ensuite direction vers ce qui semble, si l’on en juge par la fréquentation des cars et l’importance des structures, le joyau du Yellowstone National Park.
A notre arrivée, le vieux fidèle est en action et retombe rapidement dans sa léthargie. En attendant son réveil prévu environ 90 minutes plus tard, nous profitons pour faire un petit tour sur les pontons situés à côté. Nous n’aurons pas le temps d’aller à la Morning Glory Pool. (photo 216-220)
Il y a foule, les cars déboulent, le parking est immense, on se croirait à EuroDisney. A&M choisissent de rester à proximité du geyser, avec C nous nous en éloignons et nous installons à 100m dans l’attente de ce phénomène régulier reconnu dans le monde entier !!
Au d��part, le « vieux » est poussif, puis il libère un jet d’eau quimontera progressivement jusqu’à environ 60m de haut. C’est beau à voir… une fois. (photo221-223)
Dès l’instant où le geyser s’éteint, les multitudes remontent dans leurs cars et le site se vide… L’efficacité américaine est alors une fois de plus démontrée : une équipe de nettoyage passe immédiatement entre les bancs pour ramasser les papiers et autres détritus.
Avant de rentrer au campground, toujours motivés par notre monomanie, nous passons par les boutiques à la recherche d’un chipmunk en peluche. Toujours rien !!
En prévision de notre retour sur SLC le lendemain, nous faisons le plein d’essence et rentrons vers ce qui sera notre dernière nuit dans le YNP et dans notre RV.
Le soleil couchant, la luminosité chaude de la plaine contrastant avec celle sombre des montagnes boisées, les pêcheurs à la mouche dans la rivière, un bison placide tout proche : c’est avec ces dernières images que nous allons diner dehors ce soir-là…non sans avoir cherché une dernière fois et enfin découvert un ours !! (photo 224 - en fait Jojo, le compagnon d'enfance de C qui suit nos pérégrinations…).
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Bonsoir Christine,
Ce n'est pas un geai de Steller (cf photo 117).
J'ai trouvé tout à l'heure une autre photo de l'oiseau : sa face avant t'aidera-t-elle? Je ne trouve pas.
Merci de ton aide
JF
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Bon, je cale un peu... ma science est assez limitée en la matière !!!
En cherchant un peu dans les espèces similaires au Steller's Jay, j'élimine le Blue Jay qui a aussi une huppe, et le Pinion Jay qui a un collier bleu autour du cou.
De là, je saute aux Western et Eastern Bluebirds... mais ça ne colle pas.
Donc plus petit que les geais, plutôt comme des moineaux.
Bien vu !! Je pense que tu n'es pas loin de la vérité car effectivement la taille du piaf n'était pas grosse.
Merci en tous les cas
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J15 : Mardi 9 septembre. Yellowstone -> Jackson Hole - >US189 -> Evanston -> SLC (nuit au Days Inn)
Ce matin c’est le grand retour nous nous levons de très bonne heure pour partirvers 6h car une longue route nous attend. Nous conduirons donc à tour de rôle.
Nous devions initialement rentrer par la West entrance et Idaho Falls en fait nous voulons repasser par Jackson pour nous racheter (encore !!) deschapeaux à JH HatCo.
Nous prenons donc la direction de la South entrance et le lever de soleil dans la Hayden Valley est superbe : on distingue des bisons dans la brume matinale et, vu l’heure, nous somme presque seuls sur la route. Quitter Yellowstone fait mal : pour avoir le temps de visiter ce parc immense, il doit falloir plus d’une vie… C’est sans doute moins dépaysant que le sable rouge mais l’atmosphère y est prenante.
Nous faisons un arrêt à Colter bay au VC et là surprise et joie, nous trouvons enfin notre chipmunk en peluche !!! Nous en profitons pour acheter des sandwiches pourla route et je me suis laissé tenter par un café au caramel : infâme, trop sucré et sirupeux. J’avais l’impression de boire du caramel fondu…
Pour suivre un itinéraire différent de l’aller, nous prenons cette fois-ci la Teton park road qui longe les lacs (nous avons préféré celle de l’aller). C’est sur cette route superbe, le soleil encore bas, que je vais prendre mes deux dernières photos de notre périple (photo 225-226).
Seule ma gropro immortalisera la suite et la fin de notre périple.
Notre arrêt à Jackson nous permettra d’acheter 3 chapeaux supplémentaires (et oui, il fautbien un chapeau pour l’été, un chapeau pour l’hiver, un chapeau pour la pluie et un chapeau pour le dimanche….)
Puisdirection SLC via la US189 et Evanston.
Les paysages traversés n’ont pas l’attrait touristique des scenic byway de l’aller mais pourtant j’ai beaucoup aimé : nous sommes dans le wyoming profond, nous traverserons des plaines immenses au milieu de troupeaux de bovins non moins immenses, nous croiserons notre premier-dernier-unique américain armé d’un fusil à lunettes, les routes ne sont pas très larges et on cahote pas mal.
Les fermes ne sont pas rutilantes et on voit bien que la vie est certainement plus difficile. Les maisons sont plus petites avec des jardins dans lesquels sont entreposées les vieilles voitures rouillées.
Le retour se fait dans une ambiance silencieuse où nous profitons tous de ces derniers rayons de vacances américaines.
D’après moi, bien que moins citée par les touristes, cette route est à faire.
Vers 16h, nous arrivons à Park City où nous avons décidé de venir dépenser nos derniers $ au Tanger Outlet. C’est énorme : une soixantaine de boutiques se côtoie au sein d’un parc dans lequel vous pouvez y passer la journée complète.
Nous viderons nos dernières devises à la boutique Columbia.
Et il pleut !!
L’arrivée sur Salt Lake est très agréable car il y a moins de trafic qu’à l’aller. Notrefidèle GPS nous amène à notre hôtel situé à proximité immédiate d’un des immenses échangeurs de l’I15. La chambre est un peu vétuste mais c’est un détail et nos pensées sont bien ailleurs…
Nous vidons le camping-car et allons dîner chez Appollo Burger à pied : nous y mangerons nos premiers-derniers-uniques hamburgers du périple !!! Ils étaient excellents, vraiment excellents et j’ai pris le plus gros ! Le milk shake était énooooooorme !! Nous découvrons la beer root : sodatype cola à l’amande amère.
Au retour chacun fait sa valise, on jette le superflu (mousse à raser, gel douche, etc…) afin de gagner quelques grammes !!! Je sangle tant bien que mal ma chère valise défoncée lors du vol LA-LV.
Et le sommeil du juste dans notre lit king size.
Je mets en ligne le dernier jour ce soir.
ph225
ph226
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J16-J17 : 10-11 septembre. SLC ->Paris CDG -> Brest (nuit chez nous !!)
Nous avons le check out avant 11h chez Cruise America.
C et moi faisons le ménage ducamping car (à noter que seul un tout petit balai de sorcière en paille et un seau sont fournis), puis nous prenons le petit déjeuner à l’hôtel. A côté de nous, une cliente est assise devant une montagne de pancakes, de gaufres et de corn flakes… 😮
Direction la station service pour remettre le réservoir au niveau du départ et vidanger nos deux caisses (10 dollars la minute de dump !!! M cramponne la trappe de peur qu’elle ne se referme avant qu’on ait fini !).
Chez Cruise America, les formalités ne prennent pas plus de 15 min (ils ne font pas d’inventaire et n’ont pas vu que les couverts sont bien plus nombreux qu’au départ : en effet C a trouvé au moins une trentaine de couverts en dévissant une trappe permettant d’accéder derrière les tiroirs un peu défoncés pour récupérer nos pinces à linges disparues).
Ce RV aura eu un comportement irréprochable, une consommation correcte (950$ pour 3700km) et s'est révélé aisé à la conduite ; il méritait bien une photo (photo 227-228).
Avis aux amateurs, un RV de 160 000 miles dans un état extérieur impeccable et dont ils ont enlevé les autocollants est à vendre : 20 000$ (soit dans les 14 000€).
Un taxi ayant déposé des hollandais une heure avant notre arrivée nous attend déjà et nous conduit très agréablement à l’aéroport. Bien plus professionnel et sympathique que le taxi de LV.
Nous pesons nos valises avant l’enregistrement, A&M doivent reconfigurer leurs bagages. Les chapeaux sont en bagage à main. La police met du temps à examiner les sacs pleins d’appareils photos.
Ensuite nous déjeunons en zone d’attente dans un fast food grec (aie aie… ne jamais commander la boisson Mr Pibb : cola surdosé à l’amande amère), puis on attend (sieste, mots croisés, films), c’est très long.
Je regrette de ne pas être allé une petite heure dans le centre de SLC afin devoir le temple et le tabernacle.
Dans l’avion (A330 impeccable), nous sommes juste derrière les ailes et il ne fait pas chaud.
Après avoir survolé SLC et son grand lac salé, nous assisterons au coucher du soleil sur la mer de nuage. De bons films nous occuperont durant le trajet entrecoupé de quelques secousses.
Gastronomiquement parlant : apéritif (sans champagne !), chicken or pasta, puis en pleine nuit possibilité d’un encas (gros sandwich) et petit déjeuner une heure avant l’arrivée !
Le soleil se levant au-dessus d’une mer de nuage est toujours un spectacle dont je ne me lasserai jamais ! Nous amorcerons la descente au -dessus de l’Irlande, puis nous survolerons la baie du mont Saint-Michel (on y distinguera même notre pointe armoricaine au loin), on longera les méandres de la Seine pour enfin atterrir à CDG.
Mettant un point final à notre périple, l’atterrissage se fait sans souci, nous passons la police/douane sans problème.
Nous prenons tous le TGV à CDG : A&M partiront plus tôt pour Quimper, nous ce sera pour la cité du Ponant. Nous sommes tous cuits. Et la transition entre sourires/propreté de SLC et grimaces/crasse de CDG est frappante et brutale.
Perdus dans nos souvenirs, nous dormirons lourdement jusqu’à Rennes. Il fait beau et chaud et notre arrivée à Brest se fait à 20h30.
F, ma belle-mère, nous attend sur le quai avec A&L (nos enfants) qui, les yeux pétillants de bonheur, rigolent bien de nous voir avec nos chapeaux de cowboys… Quelques secondes plus tard, ils rigoleront d’autant plus lorsque nous leur visserons le leur sur la tête.
45 minutesplus tard, nous sommes chez nous au milieu des histoires de rentrée des classes de nos enfants, de leurs questions, du déballage des cadeaux et d’un apéro avec du… jerky rapporté de là -bas.
La vie doit reprendre son cours ; désormais arrive le temps de la maturation.
A nous les photos (1200 photos prises et 650 gardées...), à nous les 8h de gopro à monter (mon montage des 11 premiers jours en est déjà à 48 minutes de film), à nous le road book à écrire et à imprimer (ce sera, je pense, chez Pixum), à nous les conclusions à tirer d’un tel voyage, à nous les souvenirs, etc…
Et à nous le carnet de route pour VF.
Ecrit de concert avec C, ce carnet de route tire à sa fin et nous aura procuré le plaisir d’un second voyage. Le lire aura aussi permis à A&M de revivre ce trip.
Et le lire permettra aussi de vous donner des pistes que le web, outil extrêmement riche, vous permettra d’explorer pour vos prochains trips.
Avant de livrer peut-être nos conclusions dans le prochain message de ce carnet VF, sachez que nous gardons précieusement les données des sites visités mais aussi les données glanées sur les sites non choisis pendant les 10 mois de préparation du trip.
Que ce soit demain ou dans un an, n’hésitez surtout pas à nous solliciter si vous souhaitez des précisions.
Et si, avant de partir sur une ile déserte, je ne dois garder qu'une seule photo, ce sera celle là : photo 229
Je renouvelle mes remerciements aux forumeurs passionnés qui par leur aide nous ont aidé dans la préparation de ce voyage.
Je finirai en paraphant Le Petit Prince de Saint Exupéry : "la perfection est atteinte non pas lorsqu'il n'y a plus rien à ajouter, mais lorsqu'il n'y a plus rien à retirer".
Et j'ai beau chercher, je ne vois rien à retirer à ce voyage...
Je vous souhaite de beaux voyages !
Et hop, maintenant préparation d'un road trip en Ecosse pour l'été prochain.
C&JF
FIN - FIN - FIN
ph227
ph228
ph229
"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles" Oscar Wilde
USA 2014 / ECOSSE 2015 / ESPAGNE 2017 / USA 2018 / Bientôt Madère2021&Lanzarote2025
J'ai suivi tout ton récit avec grand plaisir sans même ressentir le besoin d'intervenir, un peu comme on se plonge dans un bon livre ou film avec, en plus, l'impression ambivalente d'une certaine intimité mêlée à un peu de voyeurisme. De bien belles photos, un récit prenant, presqu'envoutant. J'ai beaucoup aimé. 🙂
La première partie de ton voyage a réveillé en moi des images et sensations personnelles. J'ai en effet fait un trajet similaire durant l'été 2013. Par contre, en remontant vers le nord, c'est l'inconnu. J'ai cependant lu ton récit avec une extrême attention ayant l'intention de découvrir un jour Yellowstone et ses alentours même si les obligations de la vie m'obligent à préparer et mûrir, un peu trop longuement à mon goût, ce projet.
Yellowstone, j'avoue que la fréquentation de ce parc m'effraie un peu. J'ai en effet tendance à laisser mes impressions et ressentis s'étouffer sous le déferlement des hordes de touristes et mes appréciations sont bien souvent inversement proportionnelles au nombre de bus présents sur les sites 😕. Cependant, votre expérience de découverte de ce parc m'a un peu rasséréné. Il s'en dégage en effet une grande sérénité, des moments privilégiés que je n'avais pas encore soupçonnés malgré la lecture de multiples témoignages. J'ai tout particulièrement apprécié (entre autres) tes photos de la Hayden Valley. je ne sais pas si tu as l'œil du photographe mais sans aucun doute, tu as celui du poète.
"Je ferai développer en panoramique l’une de ces deux : soit le GP seul (photo 208) soit le GP dans son environnement (photo 209) . N’hésitez pas à m’apporter votre avis sur le choix. "
Concernant la photo, je vote pour la 208, un véritable tableau qu'on pourrait dire abstrait mais dont la précision du trait et l'éclat des couleurs sont une véritable invitation au voyage terrestre mais aussi spirituel ... (la 209 est beaucoup plus classique, moins surprenante aussi même si tout aussi jolie). Donc avec Calisson, ça fait 2 pour la 2O8 😉!
"Avant de livrer peut-être nos conclusions dans le prochain message de ce carnet VF"
J'y compte bien, souvent on hésite à coucher sur le papier des impressions très subjectives mais je trouve que, même si elles sont à manipuler avec précaution, elles ont un prix inestimable, celui du cœur? Et puis, ça permet de prolonger encore un peu ... 😇
"Nous faisons un arrêt à Colter bay au VC et là surprise et joie, nous trouvons enfin notre chipmunk en peluche !!!"
J'en connais une qui malgré ses 20 ans aurait adoré votre chipmunk en peluche ! Elle était déjà littéralement ensorcelée par les vrais !
"Et hop, maintenant préparation d'un road trip en Ecosse pour l'été prochain. "
Nous avons fait, en avril-mai dernier un roadtrip d'une dizaine de jours principalement dans les Highlands. Si ça t'intéresse, j'ai mis nos impressions et quelques photos sur VF.
Merci beaucoup à toi et à C pour ce magnifique carnet
Bons voyages futurs à vous !
Laure
9 bretons aux USA du 24 juin au 20 juillet 2018: Verdure et moustiques au nord, chaleur et orages au sud... Du choix du voyage: A notre retour des USA en 2014…
Notre parcours étant extrêmement classique pour un premier roadtrip dans l'Ouest américain que je me suis longuement posé la question de l’intérêt d'un énième…
Juillet 2016: l’ouest le retour...en famille avec papy et mamie Retour dans l’ouest après un 1er périple en 2012, ce nouveau voyage s’est déroulé cette fois-ci…
Je me lance pour l'écriture d'un carnet de voyage sur les USA. Un énième carnet, me direz vous... Après 2 voyages aux USA et un immense coup de foudre l'année…
Voici dix jours que nous sommes rentrés et je me remets à peine. Dur dur de retrouver la vie quotidienne, de revenir à la réalité. sans compter bien sur, le…
I'm starting my first travel journal since VF reopened!
This will mostly be to share my impressions and some photos, with a few days' delay, but I'm starting this journal while I'm still here.
First, I'd like to thank those who helped me prepare for this trip.
I was able to organize this stay in one of the most expensive countries in the world thanks to the home-exchange principle. Not necessarily a direct swap, but through a points system, which is more practical for choosing where you want to go without it having to be a reciprocal exchange.
For this trip, there will already be two different accommodations. We'll see how it goes after that.
The first place is near Yverdon-les-Bains, close to Lake Neuchâtel.
So, we're going to explore this area!
We arrived under capricious weather that won’t leave us for the next few days!
We had dinner at a pizzeria recommended by *Le Routard* in Yverdon, then took a little nighttime stroll through the town center before heading inland to settle into our accommodation.
We discovered a very large, quiet house—and especially the cat that stayed behind! Funny for a couple of mice! He’ll be sleeping with us 😹
This trip had been on my mind for about fifteen years.
But the discomfort of overnight stays, the difficulty of communication, and the prices of the few car rentals kept making me postpone the project.
And then, everything fell into place—I told myself, now’s the time!
Preparations took longer than usual; the destination is still far from mainstream.
A bit of Kazakhstan?
Not in the end.
The south or not?
Yes, in the end.
Pre-book or play it by ear?
Only two stops were a leap into the unknown.
To help me find the ideal route, I made great use of this forum (thanks to everyone for patiently answering my questions!), pored over travel journals and blogs (Christian, Jeff), zoomed in on Google Maps and Yandex, and bought the guide published by OunTravela on this destination (the guide has been updated since).
---/---
You’ve got your passport, international driver’s license, bank cards, and euros?
Off we go to Lyon—just one night left before our early morning flight.
Tomorrow night, we’ll be sleeping in Bishkek!
(‘Beefsteak’ for my partner’s mischievous nephews...)
March 2nd — Departure by bus from Latour at 6:50 AM. The journey isn’t direct: we pass through Elne then Corneilla. In Perpignan, I switch to a BlablaBus heading to Barcelona’s northern bus station. Before reaching Le Perthus, French police stop us to check IDs. Several people aren’t in order, but after about fifteen minutes, we’re on our way again. We’re checked again at La Jonquera: this time, the wait lasts almost forty-five minutes while police identify those in violation and wait for a vehicle to pick them up. The driver then tries to make up for lost time; we finally arrive at our destination half an hour late.
I quickly head to the Arc de Triomphe metro station, located 200 meters away: you have to cross the bridge along the bus parking lot, then walk through a large garden; the station is on the right before the garden entrance. The trip to the airport isn’t direct: I have to change at Tomasso and take the line to the airport, where I arrive at 1 PM.
At the Emirates counter, I learn my flight was just canceled due to the war in Iran; they offer me another flight for the next day. I have to wait at the airport until 7 PM before being taken to a hotel; the next morning, I’ll take a flight to Vienna (with an 8-hour layover), then an Air India flight to Delhi, and finally a flight to Kolkata. I agree: I don’t know Vienna, so it’ll be an unexpected discovery.
At 7 PM, a small group is taken to the hotel, 35 minutes from the airport, where we’re served a light dinner upon arrival.
March 3rd — A taxi picks me up at 6:30 AM; the flight to Vienna takes off at 9:30 AM and arrives at noon. I’m free until 7 PM; the metro is direct to the city center. The weather is pleasant and not too cold, luckily, since my clothes are light.
When I exit the metro, I spot the St. Stephen’s Cathedral tower in the distance and approach it: the roof, made of glazed tiles, is remarkable.
Entry is free, and the interior, a mix of Gothic and Baroque styles in the center, is stunning.
Not far from there is St. Anne’s Church
, also Baroque, adorned with beautiful frescoes
—a music concert adds an enchanting atmosphere to the visit.
I continue my walk at random through the pedestrian streets lined with magnificent buildings: I’m charmed by the city.
Before heading back to the airport, I stop at a lovely tea salon. My flight will eventually leave with a delay.
Wednesday, March 4th — Delhi and a little luggage scare
We arrive in Delhi shortly after noon. Immigration is quick, and good news: my bag was checked through from Barcelona to Kolkata. I head to the connecting terminal and arrive half an hour before boarding: the flight goes smoothly. Upon arrival, the luggage comes out quickly… except mine. After filing a report, I’m told my bag is in Delhi—I have to retrieve it before taking another flight. I didn’t know (or had forgotten): with the delays, I wouldn’t have had time to pick it up and make the connection.
I take a taxi to the Ichamati Hotel. The welcome is warm, and the room is clean but very small. Without my bag, I feel a bit lost—I have nothing to change into.
Tonight, I’m dining with Raja and his friends at a beautiful restaurant, an old colonial house turned into a hotel.
We’re happy to see each other and have a comforting evening together.
Summer 2022 left me with a sense of unfinished business, so here I am back in Swedish Lapland for summer 2024, ready to attempt the Sarek crossing again—and this time, tackle part of the Kungsleden too.
After much hesitation, my partner Jean Marie and I decided to start with the Kungsleden, which is, from what we’ve read, stunning but very busy (and it really is!!), and finish with the wilder option: SAREK! This park is known as Europe’s last true wilderness—sounds like a dream, right?!
The downside of this plan is that there’s no way to resupply in Sarek, and the Kungsleden isn’t exactly set up for long-distance trekking either, so we’ll have to carry a lot of food for the first part of the trip with Sarek in mind. Oh well, we’re motivated!
Our plan is to start in Abisko (the classic route), head to Vakkotavare (also classic, but with some variations to avoid the official trail and the crowds), then continue the Kungsleden from Saltoluokta. Before reaching Aktse, we’ll set off on an east-to-west crossing of Sarek (weather-dependent, since aside from the Skarja hut in the center of the park, there’s no shelter if conditions turn bad).
At least we’ll be on the right side of the park to climb Skierfe and enjoy the jaw-dropping view of Rappaladen if we have to bail on Sarek.
All in all, that’s 17 days of trekking, including 1 rest day and 1 buffer day for weather delays.
So if you’re interested, I invite you to follow our fully packed backpacks!
08/03 - Abisko – 5km before Abiskojaure
Some info (guides we used for prep, SFT map, sending food to Saltoluokta)
08/04 – 5km before Abiskojaure - on the east shore of Lake Alisjavri
08/05 – East shore of Lake Alisjavri – just before Tjaktja
08/06 – Just before Tjaktja – above the Salka hut via Nallo
08/07 - Salka – just past Singi + side trip to Djalson Lake
08/08 - Singi – Teusajaure
08/09 - Teusajaure - Vakkotavare (end of the first section of the Kungsleden)
08/10 – rest day in Saltoluokta + round trip to the Sámi village of Pietjaure
08/11 – Saltoluokta – Sitojaure
08/12 - Sitojaure - Skierfe - Sarek or no Sarek?
08/13 – Skierfe – somewhere above Rapadalen
08/14 – Somewhere above Rapadalen – above the Skarki hut
08/15 – Above the Skarki hut - Skarja
08/16 – Camping at Skarja
08/17 – Ruohtesvagge
08/18 – Ruohtesvagge - Padjelantaleden
08/19 – Padjelantaleden - Ritsem – End of the trek
08/20–24 - End of the trip (Lullea - Stockholm)
And of course, the recap
This travel journal is therefore intended solely for my photos, to present a consistent style.
All the shots were taken with a simple Samsung Galaxy smartphone and with whatever was at hand.
All stays combined, I’ve spent the equivalent of a year at most in Thailand, and I’m no great expert.
However, after many trips, lots of reading on VoyageForum and other sites, and conversations with many locals as well as expats, my view of the country is becoming clearer, though it’s constantly evolving. You never stop discovering and learning.
I guess I wanted to deliver a puzzle, mainly for those who want to get an idea of the country here and for those who feel nostalgic about it.
I don’t know if this minimalist sharing will interest anyone, but it’ll do me good to put it together. After so many months without traveling and then these other long months with VF closed, there’s plenty of material available.
There’ll be a mix of places, periods, and subjects, but it might well be intentional.
I suspect many Thais have dogs because they make excellent guardians for the home. Nothing better to deter burglars or to signal the presence of a snake. You’ll often see Thais tapping the top of their dog’s head, but don’t be fooled: it’s a sign of affection from them. Judging by the dogs’ reactions, they’re used to it.
Thailand is one of the countries on the planet where rabies is still present, so keep that in mind. It’s not just bites that can be dangerous, so don’t let just any dog lick you. Especially on a wound, of course.
Even though dogs often fear humans—this dangerous and unpredictable predator—we still need to stay cautious.
Be careful when walking into alleys because the dog will defend its master’s big yard. Be careful at night, and be careful when they’re in packs.
It sometimes crosses our minds that Thailand isn’t all that made for walking around, and dogs are one of the reasons.
That said, it’s not uncommon to see them chasing bikes or scooters. Cars, though? Much rarer—they’re too big.
It seems Thais prefer to give their dogs freedom by not locking them behind gates. Though sometimes the gate is closed, the little side door is wide open. Oh, and sometimes there’s no gate in front of the property, or it’s been full of holes for years.
You’ll often see dogs sleeping on the roadside, sometimes right on the road. When you approach, they move aside nonchalantly—or not at all. It’s less funny when they suddenly appear from thick vegetation, reminding visitors not to drive too fast. As a result, you’ll notice that dogs with injuries or missing legs aren’t that rare.
Since they believe in reincarnation and respect for all forms of life, they don’t chase dog packs away too much, and they don’t sterilize them enough. When you see a small pack roaming freely in the countryside, you think twice about running into them at the edge of a field.
A darker side of this is that euthanasia isn’t often practiced. Twice, we saw dogs at death’s door in temples, enduring terrible suffering with no one to help. The image (and the smell) of one of them, agonizing and exuding the stench of death, still comes back to me sometimes.
Some of you may have seen the YouTube vlog of a French woman living in Phuket who was given a little pig by her Thai friends. The animal, well-fed, quickly became a happy and enormous beast with its own garden. Yet it didn’t take long for it to fall seriously ill and become incurable. In her video, the French woman described how difficult it was to find a vet willing to perform euthanasia.
You’ll often see bowls by the side of the road. Thais leave food and water there for stray cats and dogs. Overall, they have a big heart for animals.
If you ever pop into a shopping mall, you might see people pushing their small dogs in strollers. It’s not just for fun—these strollers are provided for customers to put their pets in, otherwise you can’t bring them inside. It looks a bit odd when you expect to see a baby.
June 2024.
While hiking with my brother on the GR 36 Tour du Morvan, I catch sight now and then of strange rectangular markers fixed to tree trunks. Against a bright orange background, a deep black Greek tau topped with a white dove. My first encounter with the Assisi Way.
The Way of St. Francis: a pilgrimage route linking Vézelay in Burgundy to Assisi in Italy, covering nearly 1,800 km.
It felt like an obvious next step—I immediately knew I’d take it on, attempt the adventure solo.
In the months that followed, I talked about my project to everyone—family, friends, my partner. An avalanche of comments, more or less the same but varying depending on each person’s character and life experiences. But deep down, it all boiled down to one legitimate question: why?
And the answers?
Hesitant, awkward, partial, even confused. I quickly realized they weren’t so easy to find. It was as if my project seemed more like a whim, a kind of intimate caprice, rather than a well-thought-out plan.
Of course, I knew the reasons that pushed me to leave—you always have to give some. Loved ones need to understand to feel reassured, and that’s understandable.
But I fear that when I list them, they’ll sound like the same old checklist anyone embarking on this kind of journey might give.
Of all the reasons I could mention, I’ll highlight just one here: the call of the road, the solo adventure that brings a powerful sense of freedom.
A bit like Monsieur Seguin’s goat, who from her comfortable pen gazes longingly at the unconstrained horizon of the mountain.
But if I’m being honest, I think I didn’t really know what I was looking for—or, more importantly, what I’d find. Deep down, when I reflect on it, one word keeps coming up that explains nothing and everything at once: desire.
Now well past sixty, I know that when I ask myself who I am or where I’m going, two things bring me fully back to myself: hiking and writing.
And my intention was also to anchor this adventure through words, day by day. Writing down my feelings, emotions, discoveries, and reflections each evening. The famous travel journal that grounds the daily experience in reality.
When I discovered the app "Polarstep," which was initially just meant to keep my loved ones updated and reassured, inform them of my progress, and maintain a connection, I found an opportunity to do it a little differently than usual.
No retrospective notes polished up after returning, but spontaneous writing—recounting everything that crossed my mind during the day and publishing it immediately. A journey lived in real time.
This text is the exact transcription of my daily writings. Rereading them, I didn’t change a thing—just corrected a few mistakes and tweaked some awkward phrasing here and there. Short texts, fitting the format imposed by this kind of app. Writing as if addressing others.
Now, all that was left was to walk.
April 18, 2026 – Vézelay.
This travel journal summarizes a trip I took in March to Argentine and Chilean Patagonia. It starts in El Calafate and ends in Ushuaia. During my planning, I considered looking into the Australis cruise from Punta Arenas to Ushuaia, as well as the W trek in Torres del Paine National Park. In both cases, I was put off by the prices. Instead of the cruise, I found two interesting wildlife excursions from Punta Arenas: whale watching in the Strait of Magellan and observing king penguins in Tierra del Fuego. The journey to Ushuaia was by bus. For Torres del Paine, things were a bit confusing, so I reached out to two agencies. In the end, I went with a rental car option, overnight stays on-site, and day hikes. I shared my full itinerary with the agency and ended up being taken care of by a local Argentine agency and a Chilean one.
So, here we go...
If you're looking for great tips and offbeat spots, if you love exploring uncharted parts of a country, if the exotic is your adrenaline, then move along!
Our 15 days in early May in this part of Turkey (a country I first discovered during a city trip to Istanbul in 2017) will only tread well-worn paths and revisit popular routes. Simply because I kept hoping until the very end that our flight to Jordan wouldn’t be canceled. Events in the Gulf proved me wrong, so we left with:
Zero preparation.
Not a single hotel booked (well, except the first one), no visits planned, just a flight ticket bought three weeks earlier. No guidebook, no app—just the desire to explore southern Turkey and Cappadocia, whose images and the chance to stretch our legs had caught my eye.
Oh, wait—I did bring along a new guide: Gemini! Yes, my friends, generative AI was my chief advisor throughout the trip for sites to visit, accommodations, routes, and even restaurants! An experiment I wanted to try to form my own opinion on using this new technology. And what better way to test it than a Turkish getaway?
The verdict? You’ll have to wait for the trip recap to find out!
The main idea of the trip is also relaxation.
So, the plan is Antalya for a few days, the Turkish Riviera for a few more, Cappadocia as the highlight, and a return via Antalya to wrap up the trip. And it was all planned by AI!
So, if you're ready, fasten your seatbelts—cabin crew, doors to automatic and cross check—boarding for Turkey now!
From Southern Shikoku, between land and sea, to the blue waters of Miyakojima and finally Tokyo’s megacity
Hi everyone,
I have to admit, I really hesitated before deciding to write this travel journal... Writing one takes a lot of time and energy, and since this is my 4th trip, I wondered if it would even interest anyone other than myself (both for the discovery and the writing). But after a few people asked, "Are you going to write a journal?" and especially after rediscovering the joy of reading other travelers’ journals about Japan or elsewhere on this forum, I’ve decided to share my 4th installment in the Land of the Rising Sun here.
The itinerary:
27 full days, from late May to late June 2025, right in the middle of the rainy season, including:
-->13 days in Shikoku, from Kochi (Kochi Prefecture) to Matsuyama (Ehime Prefecture)
-->7 days in Miyakojima (Okinawa Prefecture)
-->7 days in Tokyo
The trip was decided on fairly last-minute again this year.
Since I regularly check flight prices to track fluctuations for this destination even without concrete plans, stumbling upon a slightly cheaper direct flight (900 €) than what I’d seen in previous months (around 1,200–1,400 € on average) for a Paris-Tokyo route with Japanese airline ANA was too tempting to resist the urge to return to this enchanting country. After much hesitation between exploring the San’in region (Matsue, Tottori, Yamaguchi) and Southern Shikoku, the decision was made—I took the plunge! The ticket is booked: Paris to Kochi with a layover in Tokyo, all with ANA, the airline I’d been dreaming of... for 1,120 € per person. Okay, it’s not cheap, but it’s better than in 2023.
Departure in 2 weeks! Now I just have to get everything ready!
Intense prep work over these next 2 weeks to:
finalize a more precise itinerary and reach an agreement—yep, because even though we both love Japan, our preferences differ slightly, and we have to choose between exploring new places or revisiting beloved spots...
decide how much time to spend in each area without rushing while still exploring
research places that might interest us and watch videos about Japan
book accommodations: yes, it’s possible to do this on the spot, but last year, we realized that last-minute options were pretty expensive, so we’re booking ahead—though we’ll keep a few options open in case better deals pop up later
reserve rental cars
order yen
check the weather regularly and wonder if choosing the *tsuyu* (rainy season) was really a good idea—are we going to be drenched the whole time???
"What hard work," you might say! Going to Japan for a month—what a tough life!
Despite this being my 4th trip, the excitement is just as intense as the first time.
The only small downside is that when we booked the flight, there weren’t many seats left, so we’re only sitting together on the international return flight. Plus, on the way there, we have middle seats.
Another lingering question: what French-language films will be available? According to the internet, the selection seems limited.
Oh well, these are just minor details—it’s already time to fly!
PS: I’ll be posting slowly and irregularly... so for those interested, be patient, and maybe set an alert...
Kattegat isn’t just the name of the village in the TV series *Vikings*—it’s also the stretch of water separating Denmark from Sweden... the sea, basically! And further north, you’ve got Norway and its fjords!
Originally, I’d planned to just do a loop around Kattegat, with the *Under* restaurant in Lindesnes as our anniversary treat... but along the way, we thought, why not "push" a little further north, keeping an eye on the budget since we’d chosen to travel by car in June 2025 through Scandinavia.
Why by car when most travelers opt for a camper van, while others prefer the comfort of cruises?
Well, because we don’t own a camper van, renting one is pricey, and then you’ve got to add fuel costs (those things guzzle gas!), ferry fees, and other "tolls." All things considered, we went for mostly rentals—especially since there were four of us at the start of the trip.
We spent the first week in Denmark with our daughter and son-in-law. Then they flew back to Belgium, and we continued our adventure as a couple.
For accommodation, we mainly booked Airbnb apartments, which helped keep costs down and, most importantly, let us prepare our own meals (diet, diet!).
In this travel journal, you’ll discover (or rediscover, for those who followed my older ones) our unbridled love for theme parks, museums, unique experiences, and—especially in Denmark—Legos!
Unfortunately, we didn’t do any hikes this year because the unpredictable weather had made the trails slippery, and since I’d already taken three tumbles during the trip, I didn’t want to risk another!
In the end, we traveled for 32 days, covered 6,200 km, and most importantly, discovered the charming country of Denmark, marveled at Norway’s breathtaking fjords—all without suffering the heatwave that hit France and Belgium that June!
If you’ve got any questions, don’t hesitate to ask!
Here’s our account of our trip to Malaysia from September 11th to 27th.
I hope our tips can help others as much as this forum has helped us!
Day 0:
Departure from Nantes with a transfer in Amsterdam via KLM (720 €).
Day 1:
We arrive at KLIA1 in the early afternoon.
First challenge: figuring out where to pick up our luggage. Turns out the answer is right under our noses—we need to take the airport’s internal metro!
Once we’ve got our bags, we withdraw some cash from a Maybank ATM right there.
Next up: SIM card! Just outside the arrivals hall, several kiosks offer them. We go for a Celcom 5 GB card (70 RM).
Then it’s taxi time to get to KL, in the Bukit Bintang area—about 85 RM in a slightly old taxi with weak air conditioning.
We check into our Airbnb apartment, which is clean, more spacious than a hotel room, and—best of all—has a charming balcony with a gorgeous nighttime view!
We end up hanging out on that balcony, reviewing our plans for the next day. After dark, we take the monorail just a short walk away to enjoy our first evening on a rooftop at the 34th floor: Hélipad (Raja Chulan station—you have to enter the Menara Tower at the base of the station) with a panoramic view of the city and its iconic towers.
Finally, we head to Jalan Alor to grab a bite in this super busy street.
Big sleep ahead! 😴
After a pretty disastrous weather-wise trip to Gran Canaria, we’re hoping this time the sun will shine in Puglia.
It’s not a sure thing, though—the weather’s been awful all over Europe in early May.
For those who’d like to (re)read the story without the digressions, it’s here.
Saturday, May 16:
This time we’re flying out of Charleroi (Brussels South): the ticket prices, flight times, and proximity all worked for us.
The airport (Ryanair) was recently renovated... but it’s still not very well organized. There are hardly any seats in the boarding areas, and... the restrooms cost money!!!
The flight goes smoothly, though, and we land in Bari a little late.
We quickly pick up our rental car, a very local-looking Pandina (even more so than the Fiat 500 in this region), and hit the Italian roads... and their unique driving quirks (like the fact that the countless road signs along the streets and in towns are purely decorative 😏, and that Italian cars don’t have turn signals 😮... except for rental cars).
About an hour later, we arrive at our first accommodation, right in the middle of the countryside near Monopoli.
The owner isn’t there, but they’ve left us a ton of info via messages and even turned on the space heater, which is a nice touch.
We explore the property:
And the next morning before breakfast, its immediate surroundings:
Sunday, May 17:
After our "seaside" experience in Gran Canaria last weekend (packed with people and locals), we decide to start inland.
After a hearty breakfast,
we head toward Alberobello, a super touristy village famous for its trulli—those stone houses with conical roofs.
We easily find a free parking spot on a street near the Aia Piccola district, where some trulli are still lived in year-round.
We almost immediately come across the Trullo Sovrano (the only two-story one), which you can visit (but we skip it—it’s opening time, and there’s already a line).
From there, we head down toward the Basilica of Cosma e Damiano... but we don’t go in because there’s a mass.
Now we’re on the main Piazza del Popolo, which connects the two districts of Alberobello: Rione Aia Piccola and Rione Monti, the more touristy one.
Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...
This trip was in 2023, but when I wanted to write my travel journal, VF was still closed to contributions...
So, now that I've just finished my Japan travel journal here, I figured it was high time to honor this destination we came back from so enchanted.
Disclaimer 1: This is a written travel journal. There’ll be text! Too much, for some!
Disclaimer 2: This is an illustrated travel journal. There’ll be photos! Too many, for some!
I have to say, every time I try to discipline myself, to keep it shorter, to include fewer photos... I end up adding more. It feels like my dear Aunt Nicole, who exhausted us with her slide-show evenings in the 70s/80s, decided to take her revenge. The upside for you, readers, is that you can slip away anytime without offending Aunt Nicole. I won’t even notice!
Anyway, since I love maps, here’s one to give you an idea of where I’m taking you. As you can see, we only saw a tiny part of Laos (the areas circled in red); we only had 3 weeks for ourselves (my husband’s newly retired, I still work), and we prefer taking our time over rushing around like crazy.
In broad strokes, it was very classic:
First, we “settled in” at Luang Prabang (8 days), because we wanted and needed to.
From there, we took three days to venture a little further north—not far in kilometers, but as we know, distances aren’t just about km!
Then we flew south to Paksé, letting ourselves drift down to the 4,000 Islands while stopping by the pre-Angkorian archaeological sites.
We wrapped up with the Bolaven Plateau.
A few practical notes: We arrived via Bangkok, then took a Bangkok-Luang Prabang flight, having picked up our luggage in Bangkok to check it in for Luang Prabang. No issues—the Bangkok airport, which many of you know, is very well organized.
We got our visas on arrival in Luang Prabang. Quick, but to be fair, we were on a “small” plane, and the big flights had arrived earlier, so we weren’t too crowded in line!
At the end of our trip, we didn’t fly out of Paksé but from the nearby airport in Thailand, Ubon Ratchathani (a 2.5-hour drive from Paksé), then Bangkok and Paris.
You’ll notice we skipped Vientiane to stay longer in Luang Prabang. That said, there’s now a high-speed train between Vientiane and Luang Prabang—good to know—and soon the (Chinese) train will go all the way to Bangkok and even Kuala Lumpur!
With that intro out of the way, let’s dive into the heart of the matter.
To be continued: Slowing down the pace... in Luang Prabang
Here’s a little story about my first trip to Japan with my partner.
We went for our first visit from October 29 to November 13, 2024.
I had planned this entire trip back in November 2020, but given the health situation at the time, I had to cancel...
Here’s the classic route we took:
We booked everything ourselves and got a regional pass for the area from Kyoto to Hiroshima.
The hotels were reserved 3 months in advance on Book... and Agod... (1030 € for 2 people for 13 nights = 80 €/night).
For the flight, we chose a Qatar Airways flight with a layover to break up the long journey (950 € per person).
We also got a pass on the same site (Japan-Experience) to take the train connecting Narita Airport to Shibuya Station (the N'EX Narita Express).
Since the airport is 75 km from central Tokyo, we opted for this mode of transport, even though there are cheaper alternatives.
After reading various posts on VoyageForum, I understood how important it was to have a Welcome Suica card to pay for public transport (subway, tram, bus, boat throughout the country), and we were able to buy one at Narita Airport.
It turned out to be super useful!
After a long but smooth journey, we found ourselves at Narita Airport in the evening.
Even though we had a pass for the Narita Express, we had to go to a counter to make a reservation for the train (mandatory).
Then, once we arrived at Shibuya Station, we took the subway for 2 stops and finally reached our hotel, exhausted (Hotel Asia Center of Japan – 270 € for 3 nights with breakfast included).
I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
Let’s start with the shotengai...
Our first "wow" moment came as we stepped out of the subway in Asakusa, the Tokyo neighborhood where we’d booked our hotel for our first five nights. Exhausted after our long flight, we finally arrived and took an exit that led straight into a shotengai—one of those covered shopping streets that pop up in city centers and flourished between the 1950s and 1980s.
It was an instant aesthetic shock, like a close encounter of the third kind between the modern city, a typical Asian market with its street stalls, the vintage vibe of the arcade, the sheer abundance of goods, and the bustling crowd—a mix of tourists, pilgrims (thanks to nearby Senso-ji Temple), and locals (it’s a very working-class area).
In the end, it set the tone for a feeling we’d experience throughout the trip. Wherever we went, shotengai turned out to be fantastic spots for finding little restaurants, shops, or even fresh produce. Some are like real mazes, like in Kyoto, where we spent ages trying to relocate a restaurant we’d loved ;-)
In Kanazawa, the Omicho Market:
And in Kyoto, Nishiki Market:
With my girlfriend Christelle, we’ve chosen South Africa for our first trip to Southern Africa, focusing on safaris—after a long debate with a Cape Town/Kruger combo.
But that would’ve meant cutting out St Lucia, which would’ve been harder to fit into another trip.
And St Lucia—thanks to Michel and all those travel journals—we really wanted to go there.
So our 11-night itinerary ended up like this, mostly shaped by school holidays:
- 3 nights in St Lucia
- 1 night in Hluhluwe
- 1 night at Mkhaya Game Reserve (Eswatini)
- 1 night at Hlane Royal National Park (Eswatini)
- 3 nights in Kruger (Berg en Dal / Satara / Tamboti)
- 1 night at Shindzela Tented Camp in the Timbavati private reserve
- 1 final night in Kruger at Lower Sabie
All of this in the off-season and rainy season, just a month after catastrophic floods that killed over 150 people and seriously damaged Kruger’s infrastructure.
I’ll jump straight to St Lucia and skip the loooong journey to get there (with a layover in Frankfurt, landing in Johannesburg, a domestic flight to Durban, and the rest by rental SUV—First Car Rental, perfect, no complaints).
To motivate readers—especially some familiar faces here—I’ll drop in a first photo.
We went to Albania in August 2025.
Our itinerary included adventure (sporty activities, site visits), naps on the beach interspersed with swims, incredible natural sites, and a bit of culture.
I booked all our accommodations on Booking.com. Note: almost all places ask to be paid in cash!! You can obviously withdraw from banks, but the fees are pretty high. Luckily, we had plenty of cash, and the country is very safe. You can pay in euros most of the time, which avoids exchange fees.
We started in Tirana. I’d read a really interesting post about Albania’s bunkers (link in my profile). We chose to visit Bunk’Art with a guide from the agency that wrote the post. It was fascinating—not only to better understand the country’s history but also because her grandfather was repressed by the regime, and she shared her family’s experience with us.
Bunkers are everywhere! In Tirana, Bunk’Art is the most interesting and largest. You’ll see the dictator Enver Hoxha’s office, where he would’ve taken refuge in case of an attack on the country. Bring a sweater—it’s really cold in the underground tunnels and their huge corridors.
You can visit other bunkers around the country, in Tirana and elsewhere. Almost all are just abandoned.
The cable car up Mount Dajti is right next to Bunk’Art. The view is stunning—you realize Tirana is so close to the mountains and the sea... But otherwise, it’s not that exciting for older teens (17 and 19) and their parents.
We picked up a rental car in Tirana—it’d be ours for the next three weeks. We used Goalbania’s agency to avoid any hassles. First, there aren’t many cars available in Albania in summer. Second, French credit cards can be a nightmare abroad. So we preferred to sort that out in advance.
After Tirana, we headed to Permet. Just a heads-up: the roads are in great condition except in the mountains. And Albanian drivers aren’t stressful to deal with. Though you might suddenly encounter a herd of goats crossing the road—haha—but if you’re not going too fast, it’s fine.
In Permet, I’d been dreaming of rafting on the Vjosa, one of Europe’s last wild rivers. And we did it with a local agency! It’s beautiful, accessible to everyone, not too physical but still a bit lively—just how we like it. You can even jump into the river in some spots.
In Permet, we also hiked through a canyon and visited a lovely little church.
And we took a workshop to make their local culinary pride: gliko. It’s a jam with whole fruits inside. We’d seen it on Goalbania’s site, and it was really fun. We were with a family where the secret to making gliko has been passed down for generations...
Next, we headed to Gjirokastër. A city we loved: its old traditional houses (Skendulli and Zekate), its grand castle, the Ali Pasha Bridge. Along the way, we stopped for artisanal ice cream at a little shop run by a grandmother who’s been making it herself for ages.
One afternoon, my husband *had* to go to the coast in the south, to Ksamil (he’d read it was better than Sarandë). Verdict: we didn’t like it. Parking is a nightmare, the beaches are super noisy and crowded. The sea is packed with jet skis, boats, pedalos, and ropes. Avoid it.
On the other hand, we really liked Himarë, where we went next. We stayed at a campsite where we rented tents with mattresses and sheets inside. Right by the sea, on a low cliff (about 2 meters high). You can hear the waves at night... Magical!! To swim, you either jump straight into the sea (almost from the tent) or climb down a ladder, which you’ll need to climb back up to get out.
I was a little worried the campsite wouldn’t be very comfortable, so afterward, I’d booked a small place in Gjilek. Turns out, the place was really tiny (one room for four, no kitchen) and pretty expensive (over 100 € a night). We’d drive to the beach or restaurants—it’s on a steep slope, so not very accessible. Parking near the sea is tricky. But the (private) beaches were nice—we’d rent an umbrella not too close to the music and spend the day there. We also went to a wilder beach, harder to reach, via a long path. Behind the beach, there’s an amazing canyon where we’d sometimes climb using ropes (already in place, no need to bring your own) over big boulders rolled around by the stream, which must swell a lot in spring.
So, the sea in Albania: it’s nice if you like swimming and relaxing, but it’s not the most interesting part of the country. There are so many other amazing things to see and discover—so many stunning sites! Maybe an agency could’ve helped us find more practical accommodations and avoid Ksamil and its surroundings.
We left the coast to head to the beautiful city of Berat and its "thousand windows." We explored the city, its fortress, and its icon museum.
Then we discovered the Osum Canyon—it’s incredible. The view from the top is breathtaking. And at the bottom, it’s magical. There’s little water in summer, so rafting isn’t an option. We weren’t tempted by the big-tube descent offered by an agency—it looked fun, but the group had 40 people. We preferred hiking on our own as a family of four. We scouted the area on Google Maps... and found where to descend. We walked in the water, then it rose to our waists, then our shoulders... We weren’t moving fast. And how to get back up?? Eventually, we followed a group with a guide—the path was hard to find.
After that unforgettable hike, we visited the Bogovë Waterfalls. It’s pretty, and we swam, but the water was *really* cold.
We passed through Tirana again and then headed to Shkodër. We explored a bit—its charming little streets, the Rozafa Fortress. There’s a tiny museum where you can see *huge* Ottoman stone cannonballs. And they tell you the (charming) story of the young woman who was walled alive in the castle’s foundations to ensure its strength...
Shkodër is mostly a stopover to head into the mountains and discover Theth. Our goal: hiking in the Valbona Valley, from Valbona to Theth. We organized the trip ourselves, without an agency, but it took some time to figure everything out. So I’ll save you the trouble—haha. Book your tickets on the Komanilakeferry website. The ticket includes:
🙂 minibus transfer from downtown Shkodër to Koman
🙂 ferry ticket from Koman to Fierze. This ferry ride is *gorgeous*—between mountain slopes covered in pine trees, and sometimes a little house with a few fields...
🙂 minibus ticket from Fierze to Valbona. Now you’re in the mountains! The minibus drops you off near your accommodation—pick one as close as possible to the start of the hike (if that’s your goal!). The ones at the far end of the village add up to 1.5 hours of walking. Our choice: Guesthouse Dioni. The host is really lovely, it’s in the woods, and it’s basic but great.
After a day of hiking, we arrived in Theth. What beautiful mountains! Then we explored Theth and the surrounding area. It’s pretty busy, but you can still enjoy the Blue Eye of Theth and its swim. It’s *so* cold! But so beautiful!
🙂 minibus ticket from Theth back to Shkodër.
After a night in Shkodër, we drove to Kepi i Rodonit. A guidebook (I forget which one) raved about its beauty. And it *is* beautiful!
But the view is ruined by plastic bottles and other trash in the bushes, along the paths, and of course on the beaches. The only peaceful spot: the private beach at Kepi i Rodonit, which is cleaned. You can rent an umbrella and have lunch there. That’s where we spent our last few days—very relaxing.
In short... Albania turned out to be perfect for us and our teens!
I’m diving into a recap of our loop—pretty classic, really—Denver-Yellowstone-Denver this past summer, from July 24 to August 17. Given the sheer number of trip reports already out there (or in the works), and since I don’t have the writing chops or the photography skills of many of you, I’ll keep it practical—well, I’ll try, at least—to share our take on some of the less-visited parks and spots.
First off, a huge thank you to everyone whose trip reports, blogs, websites, comments, and more helped us put together this itinerary. Looking back, it could’ve been even better optimized: a few disappointments when we missed out on some great discoveries, often because we were short on time. Plenty of reasons to come back to the area!
We’re traveling with our four (almost) teens—18, 16, 14, and nearly 12 years old. To keep the trip enjoyable for everyone, we had to make compromises on both sides: cutting a visit short to spend more time swimming, waking up at dawn, and so on. But logistics also played a big role—things like laundry, grocery shopping, and keeping luggage organized could’ve quickly become time-consuming without a little planning.
And honestly, I think we visited every Walmart along the way! Blame it on the lack of fridges in some accommodations and, more importantly, the *very* limited space in the car, which made it impossible to bring a proper cooler. I’ll come back to the car saga later.
For accommodations, this year we alternated between basic cabins in KOA campgrounds and Yellowstone (when staying more than one night in the same place) and hotels. Always with a pool (except in Yellowstone, of course), which let the kids burn off energy—because they always have reserves, even after packed days!—and, let’s be honest, gave us a chance to relax. No Wi-Fi issues either; we all had plans with 25 GB of data (a big thanks to Gilles for the amazing deal at 0.99 €). It worked perfectly, even for texts and calls between phones—no extra charges.
Now, onto our route: as I mentioned, a classic Denver-Yellowstone-Denver loop. To avoid rushing through the parks or spending all our time on the road, we prioritized staying as close to them as possible, with at least two nights in each place. And I’ve got to say, it’s really nice to settle in, even if it’s just for two nights. It also helped us deal with the weather, which wasn’t always great during this trip. The trade-off? With vacation time being limited, some driving days ended up being long. We knew that going in, but since we kept a relaxed pace with no time constraints (don’t ask me for timings—I don’t keep track of the clock on vacation, except in the morning to get everyone up before noon!), we sometimes ended up with marathon days.
With that said, I’ll dive into the trip itself in the next post.
We all have two lives. And the second one kicks off the day you realize you only have one, with the determination to spend the time you have left on what truly adds sparkle to your life, Kevin! I like to elegantly introduce a trip with a philosophical quote. First, it gives you the illusion that I’m some kind of deep thinker, and second, it lets me fill up the first few lines of my blank page when I don’t know how to tell you I’m diving back into what really lights up my life: another adventure beyond the horizon! And nearly every other year, like a toxic relationship, my horizon tends to take shape in Uncle Sam’s backyard. And this, despite his cousin Donald calling the shots. Speaking of which, it was partly that impulsive guy who pushed us to be just as impulsive and snag our four flight tickets at a ridiculously low price—a direct result of foreign tourism taking a hit from BetaMax’s repeated antics... Four tickets? Who are the other lucky ones? In this case, our lucky ones are actually lucky ladies: My Flo, always up for exploring the world with me on foot, camelback, or scooter, is obviously in on the fun. The other two seats went to our daughters, Sasha and Luna, both thrilled to be part of this new American adventure...
But what’s the American West like in February?... A gamble. Let’s call it Russian roulette since we’re not landing during peak weather season. That’s why we encouraged our transportation and accommodation to get cozy and produce a little camper van, so we can stay ultra-flexible in the face of any weather tantrums. We’ll be roaming in Kara the van with the motto "Follow the sun!" Bad weather? We bolt. Snow? We speed up. Sunny? We act like it was the plan all along and soak it up.
"Okay, but why keep coming back to the same corner of the globe? After ten American adventures, you must be tired of seeing the same things, right?" But I’m not crazy, you know!... The American West is like making love to your gorgeous wife over and over, always enjoying it just as much. And contrary to what you might think, the American West isn’t just the Grand Canyon, Monument Valley, Las Vegas, and Bryce Canyon. Proof is, after ten trips to the U.S., my retinas are still untouched by three-quarters of the places I scribbled on a napkin for this adventure... Oh, and add to that my wife, who I’ve easily converted to my religion, and boom... relapse is even easier! Because yes, we’ve landed in Los Angeles after a sunny flight over Greenland, still under Danish flag for now. And we’re already heading east through the XXL traffic of L.A.’s eight-lane highways, eager to dive into our first discoveries. But first, night is taking over the sky, and second, we’ve been officially awake for 24 hours, so I suggest wrapping up this intro. I’ll tell you more tomorrow morning. Sound good?
And we still haven’t seen everything!
Before setting off for new horizons at the end of this year, it’s time for me to share my trip to Cape Verde this summer 2025.
I particularly love these spontaneous trips, and our stay in Cape Verde is one of those because it was only at the beginning of April that we decided on this getaway, which had been catching our eye for a while, given our love for the mountains.
As always—well, when it’s open—I turned to VF, and I want to immediately thank Marie, aka ptitortue, who helped me a lot in planning this trip through her travel journals and our exchanges!
Because Cape Verde is both small and vast! We decided not to rush from one airport to another, to enjoy the places and the people, but also to relax, since the work backlog from being stuck in May (see my previous travel journal 😅) had to be caught up on in June.
So, 4 islands will be our winners from 06/28 to 07/19:
Santiago first for logistical reasons, as round-trip flights from the capital Praia were the cheapest (650 €/person from Lyon via Lisbon with TAP, still!)
São Vicente, because it’s the gateway to the next one but ultimately more than that...
Santo Antão, pretty much the main goal of the trip since Marie (and the photos) had really sold it to me.
And finally, Sal Island, for some rest—a non-negotiable condition for my other half—and we’ll see that I should’ve listened to Marie...
That said, what a chatterbox I am—buckle up, flight attendants at the doors, off we go on new beautiful escapes! (Thanks to Sophie for the easy loan)
Last note for my eager fan club 😏: yes, there will be alcohol—how could there not be in the land of grogue!
Hello,
Since I enjoy not only the countryside but also everything related to rail travel, I’m starting this photo thread dedicated to trains in Thailand (I’d guess most of us have taken one at some point...).
Feel free to post your pictures here as long as they fit the theme: rolling stock**, stations**, platforms, tracks (even without a train on them), technical equipment, engineering structures (bridges, viaducts), etc.—all in Thailand.
For each photo, I’ll (or you can) note the station or line where it was taken.
Comments and questions are welcome.
As I’ve mentioned elsewhere, I inherited my love of travel from my parents and some of my grandparents. A strong passion, but one that was unfortunately limited by our family’s modest resources. Back then, living in northern Alsace, a simple trip to the southern part of the region—with the Wine Route as our destination—felt like an extraordinary journey to a land of plenty for the little boy I was in the late 60s and early 70s.
Everything seemed so huge when you were still just a kid.
Back then, I was overwhelmed by countless sensations—I was already highly sensitive, with a keen mind and a nose and taste buds that were developing like a pro’s. Which, as I’d later realize, wasn’t always an advantage.
Those magical days always began with a gentle late-spring or midsummer morning. The interior of the white Peugeot 404, license plate 210 LZ 67, had already soaked up the sun before the engine purred to life, and the cabin gave off a scent I could still recognize today—a fragrance I found so pleasant. Back then, I had no idea it was just the smell of warm plastic from the car’s interior.
Yes, the scents of the 404 on sunny days became my madeleine de Proust...
What’s more, the whole family was unusually cheerful because those moments of relaxation and leisure were rare. Everyone worked, and no one had an easy job or was well paid. Without the *Trente Glorieuses*, these experiences might never have happened.
Once we crossed the canton’s borders, I felt like I was light-years away from my everyday surroundings, and every kilometer plunged me deeper into *terra incognita*. It was thrilling. Far from my so-called "medium-sized" town, wheat fields, cornfields, and cabbage patches stretched out, punctuated by tall poles connected by long wires and topped with vegetation—like giant clotheslines without laundry, where magical beanstalks might grow to touch the sky. Back then, I was still far from tasting their product, which was simply beer. At the time, there was still a significant local hop production. Fun fact: it wasn’t until 2002 that Anglo-Saxon scientists proved hops and cannabis belong to the same biological family.
After the fields, the landscape took another step up as it rolled past the little boy’s eyes, often glued to the windows. First came modest hills, then a succession of rolling slopes that soon formed an unbroken chain. Their 700 meters in altitude felt like Himalayan peaks to me—impressive, inert giants, a whole new world. Gazing at them, an intense emotion welled up somewhere between my stomach and lungs, nearly taking my breath away. What mysteries, what treasures did these heights hold?
And then there were the cherries on top—the crowning touch that made the scene even more magical: proud, majestic castles perched on the summits like impassive sentinels. Monuments from the past, yet firmly rooted in the present on their rocky spurs.
The little boy’s eyes sparkled—he’d been given a castle for Christmas, complete with battlements, towers, a drawbridge, and fully armed knights. He’d watched and lived *Ivanhoe* on the only French TV channel that existed back then.
Only once did my paternal grandfather join us on one of these trips. A tall, intelligent man with a face that could shift from stern to mischievous, clearly full of humor and charisma. Sadly, his relationship with alcohol had taken a toll on his life and, by extension, those of his loved ones. He had a strong personality—if his boss crossed the line, he wouldn’t hesitate to punch him, which meant he went through a lot of different jobs. Back then, you could quit one job and easily find another. It was quite something to see him in his final stages, hallucinating pink elephants and even drinking perfume when he had nothing else left. The last time I saw him, he’d slipped away from the doctors and nurses while hospitalized in pretty bad shape—at least, I assume his liver was the issue. We were sitting down for a family lunch when the door burst open, and there he stood in his pajamas, eyes twinkling with mischief, clearly pleased with the dramatic entrance. That theatrical moment didn’t spare us from burying him a few months later at the age of 71. One day, my mother told me the family doctor had quietly remarked that it was a shame—with his robust constitution, he could’ve lived to be a hundred. Yes, the family doctor—this was the man who’d come treat you any day, at almost any hour, just for a phone call. It really existed, it’s not a myth!
That day, his wife—my paternal grandmother—was also along for the ride. Everyone agreed that Jeannette was a good woman. She worked as a waitress at *Le Tigre*, the biggest brasserie in town, right in the center. Most customers preferred to be served by her, including local dignitaries and even the mayor. As a kid, I didn’t find her very fun, open, or warm—she seemed a bit stern. Back then, women in their fifties already had the face and build of grandmothers. Same went for men, don’t get me wrong. I had no idea about the struggles she faced because of her husband. I didn’t know that 30 years earlier, she’d had to flee Alsace while pregnant, under threat from Nazi fighter-bombers. I didn’t know she’d had several miscarriages, and that my father—her only surviving child, born prematurely in March 1940 at the other end of France—weighed less than a kilo at birth and was so tiny he could fit in a shoebox. Hard to imagine he’d grow into a strapping man nearly 1.80 meters tall, tipping the scales at 100 kilos.
When you come back from summer camp in early August and ask why she didn’t pick you up with your parents, and they gently tell you she’s "in heaven," you don’t realize she passed away at 54 after suffering greatly from stomach cancer that had spread.
Back to that family outing, that enchanted parenthesis. I even remembered where we’d had lunch when I passed through Dambach-la-Ville decades later. One of those charming, flower-filled towns Alsace produces in abundance—and preserves so well. This one sits high on a hill, and I was a bit stunned on the parking lot because the view stretched far, revealing the Alsace plain below—its fields, villages, hills, and forests. The world seemed so vast and enticing that day, even though I was only glimpsing a tiny fraction of it.
The region was already very touristy, but I wouldn’t notice the downsides until much later. That Sunday noon, I discovered a large restaurant filled with diners. I can still see the enormous piece of meat they served me, decorated with a little wooden skewer topped with a flag. I kept that one for a long time. Those were the golden days of rich, flowing, thick sauces—so flavorful—and the era of the world’s best fries, made on the spot with the best potatoes. To top it off, I was *exceptionally* allowed a small bottle of apple juice, Orangina, or—even better if possible—Sinalco. Yes, Sinalco—like Orangina, but better. A brand that must’ve disappeared in the 70s, but why, and what a shame! Since then, Orangina’s little bubbles have taken the brand to the other side of the planet—it’s now Japanese.
Year after year, I’d eagerly await that ecstatic moment when the most beautiful castle in Alsace, the Haut-Koenigsbourg, appeared in my field of vision. The perfect model, the archetype that blended into the landscape at the height of a child’s dreams.
The trip home always felt like a reality check—less jarring than an alarm clock, but more diffuse and melancholic. From then on, there was only one wish: *When do we leave again?*
Hi there,
Here’s a recap of a trek through the Balkans covering three countries: Albania, Montenegro, and Kosovo. I was with a friend, and we didn’t do the full route (only one day in Kosovo).
It was a wonderful trek through snow-capped mountains and vast flower-filled meadows, meeting incredibly welcoming people.
At the end of the travel journal, I’ll share what I loved and what I liked less.
Day 1: Flight from Paris-Beauvais to Tirana with Wizz Air.
Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
Then, a transfer the same day to Shköder, about a 2-hour bus ride. Cost: 10 € per person. Tickets bought directly on the bus. We spent the night in Shköder at a very clean guesthouse, Open Doors B&B. It had a small balcony overlooking the city.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.
Day 2: Bus ride to Theth, about 1,100 meters in elevation gain, the starting point for our hike the next day.
The trip took 2 hours and 40 minutes with a break in the middle. The bus was affordable, but taxis also make the trip—though they’re very expensive.
We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.
The family was adorable. The husband is a handyman and built almost everything himself. Their baby is named "Sky"—such a cute name, right? :-) Throughout the trek, I found the guesthouses very clean, and the hosts think of everything—no need to bring soap or shampoo; they provide it.
Lunch in Theth at a traditional restaurant on the main road. We tried "Tave Dheu," an Albanian dish with beef, cabbage (very common), and cottage cheese. Delicious but not quite filling enough. For dessert, a honey cake that was perfectly moist—such a treat! Desserts like this are rare; sometimes they serve watermelon instead.
We took a small private bus for 5 € to the "Blue Eye" parking lot, then walked for about 45 minutes to reach a stunning natural site—a kind of lagoon with incredibly blue water. The bravest can swim, but the water’s freezing!
That evening, we dined at "La Montagne Blanche"—excellent! A delightful mix of grilled meats with potatoes and grilled peppers. Some watermelon slices (which I’m not a fan of) and the famous Raki, a brandy served in Turkey and the Balkans! It was my first time drinking brandy "bottoms up." 😉
I’d like to share my family trip to Colombia with kids aged 8. After spending hours browsing the forum and only having two weeks there, we decided to focus on two regions: the Coffee Zone for one week and the Caribbean coast for another. We traveled from August 8 to 23.
Day 1 – First stop: Bogotá
We arrived in Bogotá in the evening on an Air France flight—nothing to complain about, decent service, comfortable, and on time. However, the first night was a miss. We’d booked a hotel near the airport (Abitel Prime) for convenience, but the soundproofing was almost nonexistent; we heard planes as if we were on the runway. Luckily, exhaustion helped us sleep well anyway.
Day 2 – Off to the Coffee Zone and Salento
The next morning, we headed to the airport for a domestic flight to Pereira with LATAM. No issues: punctual and efficient, and in 30 minutes, we landed in Pereira. The landing already set a different mood: lush valleys, endless plantations, and humid air.
We picked up our rental car from Localiza. Unfortunately, the experience wasn’t smooth—the paperwork took forever, and the wait tested our patience. Finally free, we hit the road to Salento, one of Quindío’s gems.
We arrived in the late afternoon and discovered a colorful village bustling with artisan shops and cafés. Our first stroll helped us soak in the atmosphere before dinner at Bambú restaurant—a great surprise with careful cooking and local flavors. We spent the night at Casa Serafín, a charming little hotel, nicely decorated and well-located… but unfortunately very noisy.
Day 3 – The magic of Cocora Valley
This was one of the trip’s highlights. We set off early for Cocora Valley, famous for its giant wax palms, Colombia’s emblem. We chose the 12 km loop recommended by the *Routard*. The landscapes were spectacular: towering palms, rivers, suspension bridges. It felt like walking through a postcard. The weather was perfect.
That evening, we dined at Barnabé restaurant—pleasant setting, decent food, but the bill was a bit steep for what it was. Back to Casa Serafín.
Day 4 – Coffee and panoramic views
The plan was a visit to Finca El Ocaso. For 1.5 hours, we followed a passionate guide who explained the entire coffee process, from harvest to cup. Very educational, accessible for both kids and adults, all in a stunning setting. The tour was in English for us, and we translated for our kids, who aren’t bilingual yet.
In the afternoon, we climbed to Salento’s viewpoint. The valley view was superb. That evening, we ate at Veggie Garden, a simple and pleasant spot that was a nice change from the heavier meals of previous days.
Day 5 – Horseback ride to Santa Rita Waterfall
We booked a horseback ride with Cocora Magic. It was a real success: calm horses, a beautiful trail, mountain and meadow landscapes, and finally the refreshing and wild Santa Rita Waterfall. Without a doubt, one of the best moments of our time in the region. We even got a bonus ride up a 300-meter hill.
We then headed to Filandia, less known than Salento but just as charming. We spent the late afternoon enjoying the pool at MuchoSur Filandia. The hotel is beautiful, in an idyllic setting. However, we also had soundproofing issues and could hear our neighbors.
Day 6 – Rainy detour through Filandia and Manizales
Rain caught up with us in the early morning: torrents of water made it impossible to go out. We stayed at the hotel, reading quietly. By noon, the rain let up: a quick walk in Filandia, a quick lunch, then off to Manizales. We chose to stay at El Otoño hot springs. Great choice: as soon as we arrived, we plunged into the hot pools, perfect after hours on the road.
Day 7 – Hiking and hot springs
In the morning, we hiked the Camino de Super Coco (found somewhat randomly on Google). A pleasant trail with mountain views and a peaceful atmosphere. The afternoon was spent in the hotel’s thermal pools, with a short marked hike down to the river. Dinner on-site at the hot springs’ restaurant. A simple but very relaxing day.
Day 8 – Rain, jacuzzi, and games
We continued to Finca Los Alpes. The rain greeted us again, but this time it turned into an asset: nothing like a steaming jacuzzi with a view of the misty mountains. The kids enjoyed the facilities too: mini-golf, ping-pong, billiards. Dinner and night at the hotel, cozy vibes.
Day 9 – Off to the Caribbean coast
Back to the airport to return the car (still a bit long). Flight to Cartagena with Avianca: punctual and comfortable. Upon arrival, we picked up another car and headed straight to the Hyatt Regency, a modern hotel with a pool. That evening, we dined at the hotel—practical after a travel day.
Day 10 – Colonial Cartagena
We set off to explore Cartagena’s old town. It was enchanting: colorful facades, flowered balconies, colonial charm—just magical. However, the heat was stifling and very humid. Afternoon relaxation by the pool. Dinner at Gestlani, a good restaurant in town.
Day 11 – Road to Barú
A hearty breakfast, then one last swim in the pool before heading to Barú. We checked into Las Islas Hotel. The setting was enchanting: wooden cabins nestled in the vegetation, a private beach, turquoise sea, impeccable service. Dinner at the hotel’s restaurant.
Day 12 – Beach and relaxation
A full beach day in Barú. Warm water, white sand, coconut trees, peace and quiet. A real postcard scene with iguanas and birds.
Day 13 – On to Santa Marta
Another morning at the beach before hitting the road to Santa Marta. The drive was a bit long (6 hours), especially with traffic jams in Barranquilla. It was the longest car ride of the trip. We spent the night at Villa María Tayrona, a beautiful place near the park.
Day 14 – Tayrona Park
We left early for Tayrona Park. We entered through **El Zaino**, parked the car, and set off on a hike to La Piscina (about 2 hours). We stopped along the way at Playa Arenilla, a stunning little beach, to rest. Lunch on-site, a swim, then back by 4 PM. The hike was a bit tiring, but the nature was spectacular: dense jungle, the sound of waves, and even a monkey encounter along the way. Evening and dinner at the hotel.
Day 15 – Last swim and return flight to Bogotá
Our last morning was split between the pool and the beach (the hotel has direct access via a 7-minute trail through vegetation and flowers)—hard to leave this paradise. We drove to Santa Marta’s airport to return the car, then flew back to Bogotá. We spent the night at Casa Dann Carlton, a comfortable hotel. We simply ordered room service, arriving too late to go out.
Day 16 – Bogotá and the end of the trip
Our last day in Colombia. After a good breakfast, we explored La Candelaria. Its cobbled streets and colorful houses were worth the visit. We visited the Botero Museum (free) and the Gold Museum, both fascinating. Back to the airport for our 11:55 PM Air France flight.
That’s a wrap on a varied trip—lush mountains, colorful villages, dream beaches, and tropical jungle.
The pace was pretty relaxed, well-suited for our kids. They absolutely loved the trip to Colombia.
Driving in Colombia was very easy, and we didn’t regret renting a car at all—it gave us more freedom to get around.
If I were to do it again, here’s what I’d change:
- I’d spend less time in the Coffee Zone to stay a bit longer on the Caribbean coast, which was more relaxing for the kids. Or I’d head to Medellín, but I didn’t think the city was very kid-friendly.
- Bogotá is a city that deserves a day’s visit, but it’s not a must-see. Maybe I’d have taken the KLM flight from Cartagena to Amsterdam instead.
Since I didn’t have time to write a proper travel journal, I thought I’d share a few photos of Bologna—a really lovely city I discovered in 2017 while stopping on my way to Tuscany.
Around Piazza Maggiore, which was packed with a stage and chairs for a show, stands the Basilica of San Petronio, massive and Gothic in style, with an unfinished façade (a common sight in Italy).
Another building near the square:
But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.
Okay, it wasn’t a total disaster either. Actually, I hesitated before starting this travel journal: is it even worth writing about a holiday that won’t leave an unforgettable memory?
In the end, I went for it (there aren’t many recent travel journals about this destination).
So, read on... or don’t .
Every time we’ve been to the Canary Islands, it’s been by default (basically: where can we go in winter or early spring when we only have a week—so not too far, not too much jet lag, but with decent weather?).
This time, we had two weeks, but the winter plan kept changing: first Thailand (dropped for personal reasons), then Martinique (dropped because of work leave dates that weren’t up to me), and finally, the Canary Islands.
We’ve already been to Tenerife (which we really liked) and Lanzarote (which we liked a little less).
This year, two options: Gran Canaria or one of the smaller islands west of Tenerife (La Palma, or even La Gomera or El Hierro).
We chose Gran Canaria... not sure it was the right call!
Whose fault is it?
Storm Thérèse’s!
Yes, Storm Thérèse followed us on arrival, and its effects lasted quite a while. We had to adapt, cancel visits, change activities...
But even without Thérèse...
Saturday 21/03
Departure from Orly at 6:10 AM with Transavia.
The plane took off on time and landed a little early, tossed around by strong winds before touching down.
It had just rained, but it was (almost) no longer raining.
We quickly picked up our luggage and then the car at the Cicar counter.
We got a Seat Arona instead of the Corsa we’d booked. Well, while the driving position didn’t feel great at first (I got used to it), the engine’s smoothness and power were much appreciated on the island’s winding and sometimes steep roads.
It was only 10 AM, and we couldn’t theoretically check into our accommodation until 3 PM (the owner promised to message me if it was ready earlier).
So, we headed to the (big) *Jardín Botánico Viera y Clavijo*, where we planned to spend a few hours.
We found a huge parking lot... empty.
The passenger in the car in front of us (yes, we weren’t the only ones at the closed gate—there was a car in front and one behind) went to ask for info: it was closed due to the storm 😕.
So, we calmly headed toward Puerto de las Nieves, on the northwest coast of the island.
The plan: go to a restaurant, visit the village, and do some shopping while waiting for early afternoon.
As soon as we got out of the car, it started raining... we took shelter under the awning of a shop, waiting for it to pass. But the rain turned into a downpour, and within minutes, awning or not, Gore-Tex or not, we were soaked!
Since we were already wet, we might as well go to the restaurant—they weren’t far! But here’s the thing: contrary to what Google Maps said, they all opened at 1 PM, not noon!
Back to the car, wading through 5 cm of water because all the village streets were flooded .
The rain let up, we did some shopping, went to eat, and I got a message from the owner saying the accommodation was ready 🙂.
So, off we went to La Suerte, a few kilometers north of Agaete.
The downside of the place, especially with luggage, is that you have to climb several flights of stairs via an outdoor staircase (after parking more or less far away on a steep street) to get there 😛).
Of course, on the way from the car to the apartment, it started pouring again—the bags got soaked!
Enough rain for today! We settled in quietly, and by late afternoon, we could (finally!) go admire the view from the terrace.
Trip Planning
My partner and I are heading to the Canary Islands for a week at the end of September, specifically to Lanzarote. We chose this island over the more crowded ones for its volcanic landscape and the variety of hikes it offers.
I booked everything through Expedia: our hotel stay, car rental, and Ryanair flight tickets departing from Marseille. It was the only way to get a direct flight. To make getting around easier during our stay, I picked a hotel located in the center of the island from the wide selection available. It’s part of the Barceló chain, specifically the "Barceló Teguise Beach Adults Only" in Teguise Beach, which turned out to be an excellent choice.
The Trip
Sunday, September 21 - Monday, September 22
Departure
It’s 2:15 PM, and we’re at the Avignon TGV station. Danielle picked us up earlier due to the weather—thunderstorms and heavy rain all the way to the station. The TGV was on time, and it only took 30 minutes to reach Marseille Saint-Charles. The shuttle to the airport is quick and convenient, right behind the station.
The bus leaves for the airport in the middle of the storm, with flooded roads and cars stuck in some spots.
We get soaked making our way to the terminal. Two hours to wait before the flight. The plane finally takes off at midnight, but just before landing, the pilot announces that the destination airport is closed, and we’re being diverted to Tenerife. Ryanair will re-route us as soon as possible.
We end up waiting 2 hours, and Ryanair kindly gives us a 4 € voucher.
We re-board around 5:15 AM and take off at 6:00 AM. About 45 minutes to reach Lanzarote. After collecting our luggage, we head to the car rental desk. The counter in the terminal is closed, and we’re directed to parking lot P4—it takes us a while to find it.
I’m a bit worried about the rental company’s reaction since the car was supposed to be picked up 7 hours earlier, but it’s not a problem. A woman next to us is furious because she’s in the same situation, and her rental was canceled. Anne-Marie translates for her, but nothing changes.
We pick up a brand-new Toyota Aigo and head to the hotel.
After checking in, we cross the garden, walking alongside the large pool to reach our room.
A lovely first-floor room with a jacuzzi and a sea view.
It’s early, so we head to breakfast—a generously stocked and varied buffet with everything you could want.
Afterward, we drive to Cueva de los Verdes, but it’s packed with people and a long wait. We decide to come back another day.
Next, we visit Mirador Del Rio. This rocky viewpoint at the edge of the island has breathtaking cliffs plunging 500 meters into the ocean. The view is stunning and impressive.
A panoramic bar lets you cool off while enjoying the scenery.
We return to the hotel for a short walk around the neighborhood and enjoy the beautiful pool with its pleasant water temperature. Relaxing by the pool, sun loungers, and all.
In the evening, a very varied buffet at the restaurant. Then early to bed to recover from the sleepless night before.
Tuesday, September 23
After a restful night, we enjoy another varied and hearty breakfast. The terrace seating is very pleasant. We take an inland road leading to Timanfaya National Park.
The road near the park runs alongside vineyards where the vines are surrounded by lava stone walls to protect them from the prevailing winds.
Our first stop is at the visitor center, where the island’s volcanic activity is well-documented. Next, we stop at an area where you can take a short camel ride—two seats are installed on either side of the camel’s hump. This little ride offers a great view of the volcanic landscape from a higher vantage point. A fair price of 11 € per seat for a 20-minute ride.
We then head to the park entrance via the road leading to the parking lot, where only authorized buses can take the winding route inside the park.
It’s crowded, and we wait about 45 minutes with several stops before reaching the parking lot.
We board the bus, and the route offers beautiful views of this volcanic area and its many craters. The journey is very interesting, with several stops for photos.
At the parking lot, a guide shows us how the heat from the rocks beneath the surface can ignite dry vegetation. Water poured into holes in the ground immediately creates geysers and jets of steam.
The building next to the parking lot has a restaurant where meat is cooked using the heat from a well dug into the volcanic rock.
On our way back, we drive to Playa Blanca, a seaside town with a small sandy beach.
Back at the hotel in the late afternoon for dinner.
Wednesday, September 24
We wake up early and have a quick breakfast—few people are around at this hour. Two days ago, we booked a 10:00 AM visit to Los Verdes, lava tunnels created by eruptions and lava flows from the La Corona volcano, which extended all the way to the coast.
When the lava came into contact with the air, it solidified on the surface while continuing to flow underneath. The lava tunnels stretch for 8 kilometers to the volcano, but we only walk one kilometer.
The inside of the tunnel is impressive, with narrow passages and larger chambers.
You can see traces left by the flowing liquid lava—varied colors and twisted shapes.
At the end of the path, a large chamber has been turned into a concert hall with perfect acoustics.
Next, we visit Jameo Del Agua.
This is a continuation of the lava tunnel, developed by Manrique.
There are beautifully designed bar and restaurant areas, as well as an underground lake where you can see small blind white crabs—a protected species in this very pure water.
Higher up, there’s a lovely space with a central pool that could double as a swimming area, surrounded by beautifully designed white pathways that contrast with the blue water.
Further on, you reach a large space inside the lava tunnel, set up as a performance hall with perfect acoustics.
Stairs let you view this beautiful space from above. A gap in the lava landscape reveals the ocean on the horizon.
We head back toward the village of Yé, at the foot of the La Corona volcano.
A 160-meter walk from the church, a path crosses vineyard plots and then climbs to the top of the volcano’s crater in about 30 minutes. It’s the island’s highest volcano.
When you reach the edge of the crater, you see how deep it is, with steep slopes inside forming a large circular opening. The place is breathtaking and awe-inspiring.
We drive back to the hotel via a road that climbs quickly, offering a beautiful view of the island’s northern part.
Thursday, September 25
After another enjoyable and varied breakfast, we head to the center of the island toward the volcano park and stop at a roadside parking lot where a path leads to the Montana Cuervo volcano.
This is a crater that opened on one side. During an eruption, an explosion created a breach in the crater.
Huge blocks of rock were thrown dozens of meters away. The path goes through the breach and descends into the crater, allowing you to walk around it. It’s impressive, and you really feel small and fragile in this environment.
The crater walls, with their different colors, highlight the rock formations. The crater is surrounded by a sea of lava with sharp, jagged rocks.
You can walk around the outside of the crater, but it’s not very interesting. We then head to the west coast, stopping at a spot with a small green lake next to a beautiful black sand beach.
Next, we stop at Salinas de Janubio, a lovely viewpoint overlooking the salt marshes with different water colors. A small shop sells various local products.
We then head to the famous Papagayo beach.
The road ends at a booth where they charge 3 € to continue.
From here, the land is private, and you have to pay to drive down a 3-kilometer rocky dirt road.
Quite a few cars are driving along it, kicking up clouds of dust. The car gets a dusty makeover.
We arrive at a large parking area, with several paths leading to different small beaches.
We go to Papagayo, a small blonde sand beach surrounded by red rocks.
The beach slopes gently into the water, which is a pleasant temperature. The setting is charming and peaceful.
We stay for a while before heading back to the hotel.
Friday, September 26
We start with a visit to the César Manrique Foundation in Tahiche. This was originally one of his homes. The modern construction spans several levels and is integrated into the lava flow, using the gaps to create living spaces. Large windows make the rooms bright and open to the scenery. The place is pleasant, with flower-filled gardens outside. It’s well worth a visit.
Next, we drive to Las Grietas, where a path leads to a narrow crack in the volcanic rock, forming a tight passage where only one person can walk at a time.
The passage isn’t very long, but progress is slow due to the endless selfies being taken here.
We then stop at Casa Del Camposino, a renovated farm that houses several artisan shops.
We taste a local wine recommended by a charming woman and buy two bottles of Lanzarote red wine on her advice.
Now, we head to Tamara beach, a beautiful and wide beach at the foot of high cliffs. There are always great waves here, making it a surfer’s paradise.
On the way back to the hotel, we stop at the cactus garden, César Manrique’s final creation. Designed with a great sense of aesthetics around an old windmill, it features 4,500 varieties of cacti in various shapes, all in a beautiful setting.
We return to the hotel in the late afternoon for the evening.
Saturday, September 27
After another hearty breakfast, we head north to Haria. We stumble upon another of César Manrique’s homes, where he lived for a long time. This house is more traditional than the previous one but still has large, modern, and very pleasant rooms. At the back of the garden is his large studio, where he created his works.
Next, we visit the craft market—this was our original plan. Various stalls offer local items, and it’s very crowded. No room at the café terraces to sit down.
We then return to Famara beach for a long stay. There are always great waves here, much to the surfers’ delight. The water temperature is pleasant, and we enjoy it.
On the way back to the hotel, we stop at a gas station to refill the car, which has been very fuel-efficient. Gas is also much cheaper here than in France—1.16 € per liter of SP95.
We also wash the car, which was very dusty after the long dirt road to Papagayo beach.
At the hotel, we enjoy a farewell cocktail before dinner.
Sunday, September 28
We spend the morning by the hotel pool before checking out at noon. For lunch, we go to a restaurant called "Dona Lola," near the hotel, with a terrace offering a view of the coast. We order tuna carpaccio, which is delicious.
We then head to the airport, just 15 minutes away.
We return the rental car and go to the airport.
A long line to check in our luggage.
The return flight is on time.
A shuttle bus takes us to Saint-Charles station.
We then head to our overnight rental. The boulevard slopes down, making it easier with the suitcases.
The rental is between the old port and the train station.
Once there, we pick up the keys and make one last effort to carry the luggage up to the third floor.
The studio is nice, clean, and simply equipped—perfect for one night.
I’m a newbie to this forum, passionate about wildlife, the landscapes of East Africa, and Tanzania in particular.
This June 2024 trip/safari is our 7th visit to Tanzania and our 5th in the south, which has drawn us more than the north ever since we discovered it in 2015.
In 2024, the entrance fees for the reserves and services have gone up again since our last visit.
I chose to return first to Mikumi Reserve, which was the very first one we visited in the south. Then, we’ll head to Selous (J. Nyerere N. P.) as usual.
Initially, we wanted to spend 2/3 days on Mafia Island at the end of the trip, but it made the total cost too high, so we gave up...
We usually go to Ruaha and Selous, but I wanted to mix it up a bit—also to save some money...
As for the timing, June is a new experience for us. I thought it might be interesting to come just after the lodges reopen... hoping for some great wildlife encounters??
The trip starts in Marseille with our first flight on Ethiopian Airlines to Addis Ababa, then continues to Dar es Salaam, where we’ll finally set foot on Tanzanian soil again.
In Addis... "our" A-350.
.....
After arriving in Dar, we spent one night at a hotel near the airport. The next morning, we headed to the domestic flights terminal, which hasn’t changed in years.
By mid-morning, we boarded a Cessna 208B Caravan with Safari Air Link, heading to the Kikoboga bush airstrip in Mikumi, which we reached 45 minutes later.
Fun fact: the pilot was the same one as on our return flight two years ago.
Welcome on board:
Of course, a driver/guide team from our chosen lodge was waiting for us upon arrival:
I was surprised to see so many aircraft parked there... even twin-engine Embraer Brasilias??
As a fan of vintage planes, I loved it...
On the other hand, the light was incredibly harsh.....!!
Our guides only speak English. We knew that in advance. In the south, it’s very rare to find someone who speaks French. This’ll force us to dig into our high school English memories... from 60 years ago... at least.
It’s noon, and we head toward the lodge.
Near the airstrip, next to the Mikumi rangers’ base, there are quite a few herbivores. They find a bit more peace here—the big cats don’t venture this way...
Our first encounter was a group of Masai giraffes.
Rarer (for us), a savanna monitor lizard basking in the sun right in the middle of the track...??
A large gathering of impalas (mostly males) along with a few blue wildebeest:
Also unusual: a African crowned hornbill taking a dust bath in the middle of the track...!!
When it comes to identifying mammals or birds, I don’t know everything... so I might make mistakes. Please forgive me.
I’m counting on my friend Blesl’s active participation... 😉