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Trois mois en Afrique Australe en Ford Figo
Amis baroudeurs, salut!

De retour d'un périple en solo de trois mois en Afrique australe (Afrique du Sud, Lesotho, Namibie, Botswana, Swaziland), l'occasion est belle de me lancer dans mon premier carnet de voyage.

Je me concentrerai sur les aspects pratiques, tout en agrémentant le "récit" de photos choisies avec amour (il va sans dire, même si je saurai me montrer sélectif 😏). Pour des questions de respect de la vie privée, je veillerai à ce que personne (à commencer par moi-même 😇) ne soit facilement reconnaissable ou identifiable sur les clichés publiés.

Dates du voyage: 30 mars-28 juin. Compagnie aérienne: South African Airlines. Vols: Genève-Johannesburg avec arrêt à Francfort. Idem au retour. Voiture de location: Ford Figo (type Polo) chez First Car Rental, 4480 km au compteur, 88 jours.

Quelques chiffres:

1 crevaison (seulement) 😎 2 chocs 🏴‍☠️ 5 pays visités 90 jours de voyage (vols compris) Env. 500 locaux pris en auto-stop 6000 photos (le tri continue 😏) 6156 francs suisses (5675 euros) dépensés au total (détail à venir) 19'900 km parcourus en voiture de location (soit l'équivalent de ce que je roule en près de quatre ans en Suisse 😮)

Les étapes (déplacements inclus)

Afrique du Sud + Lesotho (37 jours)

Arrivée à O.R. Tembo (Johannesburg), prise du véhicule puis route jusqu’à Clarens 1j 1) Drakensberg (Golden Gate Highlands NP) 2j 2) Drakensberg (Sentinel Hiking Trail) 1j 3) Drakensberg (Champagne Valley) 1,5j 4) Lesotho 5,5j 5) KwaZulu-Natal chez l'habitant 1,5j 6) Lake Eland GR + Oribi Gorge NR 0,5j 7) Wild Coast 1,5j 8) Hogsback 1j 9) Addo Elephant NP 1,5j 10) Jeffreys Bay + Tsitsikamma NP 1j 11) Camdeboo NP + Nieu Bethesda 2,5j 12) Prince Albert + Swartberg Pass 1,5j 13) Mossel Bay + Cape Agulhas 1j 14) Hermanus + Stellenbosch 1,5j 15) Cape Town 9j (dont 4j à travailler) 16) West Coast NP + Elands Bay 1j 17) Cederberg Wilderness Area 2,5j (dont 1j à travailler)

Namibie (20 jours)

18) Fish River Canyon + Fish River 2j 19) Lüderitz 2,5j (dont 1,5j à travailler) 20) Aus 0,5j 21) Sesriem/Sossusvlei 1.5j 22) Swakopmund 1j 23) Spitzkoppe 1j 24) Brandberg 1j 25) Henties Bay + Cape Cross Seal Reserve 1j 26) Skeleton Coast NP + Twyvelfontein + Petrified Forest 1j 27) Etosha NP 3,5j 28) Tsumeb + Waterberg 2,5j (dont 1j de repos) 29) Caprivi Strip 2j

Botswana (10 jours)

30) Kasane + Chobe NP 3j 31) Planet Baobab + Maun + Okavango Delta + Moremi Game Reserve 6j Route (1300 km avec détour) entre Maun (Botswana) et Pilanesberg NP (Afrique du Sud) 1j

Afrique du Sud + Swaziland (24 jours)

32) Pilanesberg NP 1j 33) Sun City + Marakele NP 1j 34) Tzaneen + King's Walden 1j 35) Musina + Mapungubwe NP 2,5j 36) Kruger NP 5j 37) Graskop + Blyde River Canyon 1,5j 38) Swaziland 2j 39) St Lucia + iSimangaliso Wetland Park 1j 40) Hluhluwe-iMfolozi Park 1j Route vers Kruger NP via Swaziland et Hlane Royal NP 1j 41) Kruger NP 5j (dont trek 4j) 42) Graskop 1j Route vers Jo’burg 1j

Edit: je remets ici la vidéo ajoutée en page 19 de mon carnet, près de six mois après mon retour. Cinq petites minutes pour "résumer" trois mois de périple... avec quelques floutés de rigueur. 😉

https://www.youtube.com/watch?v=bNsdBfIvNBw
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Namibie et Botswana en été 2012
Bonjour,

Pour ceux qui ont encore envie de voir des photos et de lire un récit "d'aventure" en Afrique australe. Merci pour tous les conseils que nous avons lus sur le site, ils nous ont été précieux, merci à tous ceux qui prennent le temps de répondre patiemment aux questions qui sont posées (Pierre77N, Fredxiii, Voyajou, Bolololo et tous les autres...). Nous étions 4 (parents et enfants), nous avons choisi Tourmaline pour nous aider à organiser ce périple et effectuer toutes les réservations. Fred a toujours été à notre écoute et présent lors des soucis que nous avons eu sur le parcours. Nous avons été nettement moins satisfait du pickup (le 1er loueur choisi par Tourmaline avait fait du surbooking et Fred a dû en trouver un autre alors que la période des réservations était bien entamée), un véhicule de 6 ans, 2,8L essence avec 144 000 km au compteur, des pneus bien usés (ainsi que les roues de secours), des duvets pas performants pour les températures hivernales, aucun aménagement à l'arrière du pickup...

Et bien entendu, nous avons une grande envie d'y retourner...

http://afriqaustrale2012.blogspot.com
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Rêve d'Afrique. Namibie, Botswana et Zimbabwe (été 2010)
Voici le récit d'un voyage fait durant l'été 2010 en Afrique australe. Merci au forumeurs présents sur VF qui nous ont aidés à organiser ce qui n'était qu'un projet.

Présentation des aventuriers « C’est qui qui vient ? »

Nous sommes une famille de 4 personnes.

Notre ainée (20 ans déjà !) ne nous accompagne pas cette année. Elle travaille durant tout le mois de juillet et part ensuite au mois d’août en vacances avec des amis.

Maxime, notre fils de 16 ans vient avec nous. Homme à tout faire et encyclopédie animalière, il a été durant toutes les vacances notre référant lorsque nous ne savions pas à quel animal nous avions affaire.

Isabelle, photographe: n’avait pas grande idée de ce que seraient ces vacances et nuits partagées entre camping et lodges.

Fred, photographe et écrivain : a préparé à l’aide de divers forums les vacances et a établi comme chaque année et quasi démocratiquement la destination de ce voyage.

Pas des baroudeurs mais un certain goût (ou un goût certain) pour les voyages.

La genèse ou « Pourquoi on en est arrivé là »

Enfant, je rêvais à la lecture des aventures de Tintin et de celles de Tarzan, l’homme singe. Je refaisais les histoires et sortais souvent vainqueur de mes combats avec des bêtes sauvages.

Mon goût prononcé pour la culture anglo-saxonne m’a fait imaginer le Docteur Livingstone et les chutes de la reine Victoria

La lecture de plusieurs récits de voyage a fini par me décider dès l’entrée de l’hiver 2010. Cette année nous partirons en Namibie.

Pour paraphraser un copain, il faut juste oublier que c’est en Afrique et que c’est au sud. Là-bas, en Afrique australe, à cette période c’est l’hiver.

Ben c’est pas grave, on se couvrira.

La carte du trajet ou « C’est par là qu’on va »

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Le voyage ou "Notre aventure pas à pas »

Mardi 13 juillet

Dernier jour de travail. Quelques messages sur VF pour faire mes adieux sur le forum "Afrique Centrale et de l'Ouest". Je travaille jusqu'au dernier moment et laisse la responsabilité à Isabelle et Maxime de boucler les valises et de tout apporter à l'aéroport au terminal 2E de Roissy CDG où nous devons nous retrouver. Je les rejoins pour ma part en transports en commun.

Notre avion décolle à 23h20 de Roissy Charles de Gaulle en direction de Johannesburg. Nous voyageons sur Air France à bord du A380.

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Le vol se déroule sans histoires et nous atterrissons en Afrique du Sud à 9h15.

Mercredi 14 juillet

Nous récupérons tous nos bagages et nous nous dirigeons vers les correspondances dans l’aérogare à la recherche du comptoir de South Africa airways pour un décollage prévu à 13h20 en direction de Windhoek. L’aide d’un porteur dûment équipé d’un gilet aux couleurs de l’aéroport nous permet de passer le check in sans faire la queue. Manque de chance, notre porteur est fan de football. Nous échangeons nos impressions sur le foot et le « jeu à la française » mais surtout de l’image envoyée au monde lors de la piètre prestation de notre équipe nationale. Nous réfléchissons à l’opportunité de nous faire passer pour belges pour le reste du séjour mais renonçons assez vite à cette idée et décidons d’assumer les railleries. Elles ne seront finalement pas si nombreuses. Le vol en direction de Windhoek se déroule sans encombre. Je suis placé à côté d’un citoyen américain qui fait le voyage plusieurs fois par an. Il habite à Salt Lake City (UT) et nous échangeons durant une heure nos souvenirs de voyages dans la région de Moab et de Capitol Reef. L’arrivée à Windhoek se fait à 14h20 comme prévu. Notre loueur de voiture a dépêché un chauffeur avec un véhicule pour venir nous chercher à l’aéroport.

3 - Aéroport de Windhoek

Nous prenons la route à destination de Windhoek et découvrons le paysage.

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Une demi-heure plus tard nous sommes arrivés à destination chez African Tracks et prenons possession de notre 4x4 NISSAN. Il n’est pas neuf et a 139.000km au compteur. Par contre, il est chaussé de pneus récents qui nous permettrons de ne pas subir une seule crevaison durant tout le voyage. Accueillis par le prestataire qui s’est occupé de la réservation et de l’intendance de notre voyage, nous nous rendons à notre première étape hôtelière tous les 3 dans le 4x4. Bon.... passer les vitesses avec la main gauche... tiens, la première c’est dans le même sens, en haut à gauche. Première intersection, je me retrouve sur la file de droite (à contre sens donc) en ayant déclenché les essuies glaces au lieu du clignotant. Les commandes essuie glace et clignotant sont inversées et prêtent à confusion). Ca sera d’ailleurs une constante durant tout le voyage. J’ai l’impression de conduire face à un miroir. Le trajet se déroule finalement correctement. Nous arrivons à notre hôtel: The Bougain Villa Guesthouse dans le quartier de Klein Windhoek.

5 - Bougain Villa guesthouse

Nous posons nos affaires et après un rapide repérage des lieux nous reprenons la route pour dîner un peu plus loin dans un restaurant le Kubata où nous avalons des parts de viande de 600g!!! Nous rentrons nous coucher, allumons le chauffage car il fait un peu frisquet tout de même et nous nous lovons dans les draps. Demain, direction le Sud !!

Jeudi 15 juillet

Après un solide petit déjeuner pris à l’hôtel, nous partons vers 8h30 en direction du désert du Kalahari ; Non sans avoir fait au préalable des courses dans un petit supermarché de Klein Windhoek (Pates, riz, quelques boites de conserves, de l’eau, du charbon, papier essuie tout et une bouteille de vin blanc Sud Africain). Bref, tout ce qui est primordial d’emmener face à une nature que nous n’espérons pas hostile.

Nous prenons ensuite la route goudronnée (B1) en direction de Rehoboth. Je voulais dans un premier temps attaquer directement les pistes mais afin de me faire la main avec cette damnée conduite à gauche, je renonce. Les premiers kilomètres consistent à éviter les jeunes babouins qui traversent la route. Le Nissan se révèle poussif et a du mal à dépasser le 90 km/h. Nous sommes très chargés et les réservoirs sont pleins. Etrangement, plus tard dans notre voyage, j’arriverai à rouler à presque 120 km/h. Je ne me suis pas expliqué cette différence. Quelques photos sont faites sur la route mais rien de génial. Arrivé à Rehoboth, nous prenons la piste C25.

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La route est belle et nous apercevons nos premiers animaux sauvages. Nous sommes néanmoins surpris de constater que la route est bordée de clôture. Nos clichés nous laissent sur notre faim, on ne va jamais oser montrer nos photos, les gens vont penser que nous étions au zoo de Saint Vrain!!

7 - Nids Républicain social

8 - koudous

Les dunes succèdent aux dunes, nous prenons ensuite la piste D1212 puis D1215 qui longe un pan. Nous ne croisons aucun véhicule. Nous arrivons au Bagatelle Kalahari game lodge vers 15 h 00. Celui-ci se situe sur la D1268. L’accueil est bon, notre hôte nous convoie jusqu’à notre emplacement de camping.

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Celui-ci possède son propre sanitaire avec WC, lavabo et douche avec de l’eau chaude produite grâce à un chauffe-eau au gaz. Nous montons pour la première fois les tentes sur le toit de notre véhicule et nous nous en sortons bien. Nous déballons la table, les chaises, les caisses de matériel de camping. Que de manutention!! C’est invariable durant tout le séjour. Maxime qui se demandait pourquoi on l’emmenait a sa réponse. Il grimpe dans le pick up et donne de sa personne, toujours avec enthousiasme et bonne humeur.

Une petite balade dans les dunes, nous apercevons des Springboks.

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Nous allumons notre premier feu, prenons notre premier repas et recevons la visite d’un springbok apprivoisé ou tout du moins habitué à la présence humaine et au lodge. Il fait froid.

Nous allons nous coucher dès la nuit noire tombée.... à 19h00.

Vendredi 16 juillet

La nuit a été pour le moins très froide. Il y a de la glace sur la face intérieure de la tente le matin lorsque nous nous levons à 6h30 !!! Renseignement pris au lodge, la température est descendue à 4°C cette nuit. Le petit déjeuner nous réchauffe un peu, les mains contre le mug de café, mais bien moins que les premiers rayons de soleil qui inondent la plaine.

Le Springbok qui nous a accompagnés lors du repas la veille au soir est encore là ce matin.

Nous plions les tentes pour la première fois. On est bon, ça se fait sans grand problème excepté le fait que les sangles qui maintiennent les tentes pliées sur le toit de la voiture sont gelées. Le froid nous meurtri les chairs (j’exagère un peu mais c’est pour mieux vous tenir en haleine).

Nous quittons le camp à 8h00 en direction de Sesriem. La route (C19) est bitumée jusqu’à Maltahöhe et se transforme ensuite en piste (36). Celle-ci est belle et je maitrise de mieux en mieux la conduite parfois acrobatique de ce type de revêtement. Les paysages se succèdent. Tsarishoogte pass se traverse sans difficulté et le pique-nique du midi se fera d’ailleurs au pied de cette dernière. L’ouvre-boite étant inaccessible dans le coffre, nous opérons la conserve achetée la veille au tournevis et au marteau tant bien que mal au pied d’un arbre.

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La piste devient plus rude (D826) et les passagers sont soumis à d’incessantes vibrations dues à l’effet “tôle ondulée”. Enfin, nous arrivons au camping de Sesriem.

Nous nous présentons à la réception avec notre voucher et profitons de ce moment pour acheter les places qui nous permettrons le lendemain de visiter le site de Sossusvlei. Acheter ces places la veille nous évitera de faire la queue le lendemain matin et de perdre du temps.

L’emplacement N°3 nous est attribué.

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Le camping est sympa, bien que très poussiéreux et peuplé de touristes. Le soir, restaurant avec de belles pièces de viande et un T-bone de compétition.

Coucher vers 20h30

Samedi 17 juillet

La porte d’accès au site ouvre à 7h30. Néanmoins l’accès pour les campeurs se fait une heure avant. Dès 6h00, bruits de portières, moteurs qui ronflent durant de longues minutes (on se demande quel plaisir ont les gens à faire tourner leur moteur durant 20 minutes mais bon....)

Pour notre part nous décidons de nous intercaler entre les 2 départs et prenons la route des dunes vers 7h00. L’avantage est que nous sommes seuls sur la route. Tout le monde est parti depuis une demi-heure déjà et les suivants ne passeront la ligne que dans 30 minutes. Personne devant, personne derrière pendant 45 km.

Le soleil se lève et nous profitons de la golden hour.

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Une autruche tente de faire la course.

Arrivés à la Dune 45 (au 45ème kilomètre du site), nous constatons qu’il y a déjà plusieurs voitures dont 2-3 tours opérateurs avec les chauffeurs et guides qui préparent le petit déjeuner pendant que leurs clients grimpent la Dune. C’est pas con ça...

Nous entamons la montée par la crête... et tout de suite, c’est l’enfer... A chaque pas que l’on fait en direction du sommet, une force appelée “gravité” fait redescendre le pied de la moitié du pas exécuté (tu me suis là?)

Tu montes de 30 cm et redescends de 15 cm...Et tout ça sous un vent extrêmement violent. D’ailleurs, ce jour, pas de vol en montgolfière.

16 17 - dune 45



On arrive quand même quasiment au sommet. On reprend notre souffle tant bien que mal et redescendons. Même principe. Tu fais un pas de 30 cm et glisse vers le bas de 15 cm, mais là, c’est cool.

Maxime, lui, préfère couper court et dévale la dune en ligne droite.

Arrivés en bas, nous nous restaurons de quelques gâteaux secs et de jus d’orange et reprenons le chemin en direction de Dead Vlei. Nous parcourons à nouveau une quinzaine de kilomètres avant de nous garer pour visiter Dead Vlei

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Après une marche d’environ 1 km à travers quelques dunes que nous gravissons cette fois sans efforts démesurés, nous arrivons sur le site.

20 - Dead Vlei



Dead Vlei est une cuvette d’argile où des marais s’étaient formés lors d’inondations et de crus des rivières environnantes.

Des acacias ont poussé dans ce marécage et sont morts lorsque le marais s’est asséché à cause des dunes environnantes qui ont coupé l’accès de l’eau au Vlei.

L’endroit est magnifique. Le contraste du sable rouge oxydé et de l’argile blanche est saisissant.

21 - Dead Vlei



Après un moment passé sur place, nous retournons à notre véhicule en direction de Sossusvlei. Nous atteignons le parking que les véhicules 2x4 ne doivent pas dépasser et qui marque la fin de la route bitumée. Là, des chauffeurs avec des navettes se proposent de nous emmener à Sossusvlei. Je refuse et me drape dans ma dignité.

L’arrêt technique est rapide pour dégonfler les pneus à 1,8 bar et nous attaquons les 5 kilomètres de piste sablonneuse pas trop rassurés. Nous suivons les traces qu’ont laissées nos prédécesseurs et nous nous en sortons pas si mal que ça. C’est même assez amusant en fait et je prends un peu d‘assurance. On s’ensable finalement une fois car j‘ai perdu de la vitesse à cause d’un moment d’hésitation… Aïe… vitesse courte, marche arrière, marche avant et ça repart au grand soulagement de chacun.

Nous arrivons enfin sur le parking de Sossusvlei.

Nous randonnons au pied des dunes dans la rivière asséchée la Tsauchab.

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24 Panorama vallée Tsauchaub



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Nous pique-niquons à l’ombre d’un arbre sur une des tables laissées à disposition des touristes.

Des oiseaux peu farouches nous tiennent compagnie, alléchés par les miettes de pain que nous leur offrons.

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Nous reprenons la piste en direction de la sortie. Quelques hésitations dans la partie sablonneuse car les traces partent un peu dans tous les sens sur le plateau mais nous arrivons sans encombre au parking 2x4. Je renonce à regonfler les 4 pneus avec la pompe manuelle et décide d’attendre de relier une station service afin de procéder à cela.

Après avoir acheté quelques sodas bien frais à la réception du camping, nous partons en direction du canyon de Sesriem qui se situe 5 km plus loin.

La piste qui y mène est assez rude et très caillouteuse mais sans difficulté majeure.

Le parking en partie haute du canyon est quasi désert. 2 véhicules stationnés seulement. Nous descendons dans le canyon par un accès facilité par des marches. Après avoir croisé quelques visiteurs, nous entamons notre marche à l’intérieur du canyon. Celui-ci s’élargit assez vite et la balade se fait sous le soleil.

28 - Canyon de Sesriem

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Après trois quart d’heure de marche, nous faisons demi-tour, les mouches sont envahissantes.

Au retour nous pénétrons la partie étroite du canyon mais devons nous arrêter rapidement car de l’eau bloque le passage. Nous nous remémorons alors notre visite à Water hole Canyon à Page (AZ) et retournons à notre véhicule.

Nous réinstallons le campement.

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Après l’apéritif et un barbecue, nous nous couchons. Les nuits sont plus chaudes, ça va bien.

Dimanche 18 juillet

Lever à 7h00 sans précipitation. Aujourd’hui, peu de route pour rejoindre le Gecko camp. Petit déjeuner tranquille, vaisselle de la veille et nous quittons Sesriem à 9h00 après avoir fait le plein d’essence et remis la pression des pneus à leur valeur de 2,2 bar.

Direction le parc de Naukluft.

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Nous arrivons au parc assez tard finalement. Mauvaise appréciation du temps nécessaire à relier la route.

34 - accès à Olive trail

Nous débutons le parcours de l’Olive trail vers midi. Nous voyons à bonne distance des zèbres que nous supposons être des zèbres des montagnes et des oréotragues.

35 - Zèbres dans le parc de Naukluft

Nous pique-niquons sur place. Puis nous faisons un arrêt à Solitaire où nous dégustons un fameux apple strudel.

36 - Solitaire

37 - Boutique à Solitaire

Nous reprenons la piste en direction de Gecko camp. Après avoir lu pas mal de commentaires sur ce camp, nous nous attendions à un accueil chaleureux. Il n’en a rien été et nous sommes allé seuls nous installer au Hilltop campsite en suivant les indications vaguement données par nos hôtes. Le camping de la colline possède un seul emplacement. Le nôtre. Les sanitaires sont sympas, une table avec 2 bancs nous attendent. Très sympa. Un vrai sentiment de « Out of Africa ».

38 - Panorama depuis hilltop campsite Gecko camp

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La nuit sur cet emplacement sera mauvaise à cause du vent violent qui bat les toiles de tente jusqu’à une heure du matin.

Lundi 19 juillet

Réveil à 6h00. J’allume le Donkey pour que l’eau de la douche soit chaude et nous petit-déjeunons.

La douche se révèle froide. Je n’ai pas du mettre assez de bois. L’apprentissage se fait aux dépends d’Isabelle. Bon… l’eau froide, c’est bon pour la peau dit-on.

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Nous quittons Gecko camp. La piste pour Walvis Bay est longue et monotone. Difficile parfois à cause des trous, des bosses, etc.

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Grand moment du voyage, nous passons le tropique du Capricorne et sacrifions à la photo souvenir...

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Nous stoppons à Walvis et parcourons le front de mer. Nous déjeunons au Raft, restaurant sur pilotis qui sert des pizzas, burgers et seafood. Adresse sympa. Quelques vendeurs à la sauvette nous accostent. Nous aurons noté durant l’ensemble de notre voyage en Namibie l’amabilité et la gentillesse de ces commerçants qui ne sont jamais agressifs bien que ne lâchant pas facilement l’affaire. En règle générale, les namibiens avec qui nous aurons à faire ont toujours été sympathiques.

Nous achetons quelques souvenirs et joignons la route vers Swakopmund et le Brigadoon lodge où nous passerons 2 nuits.

44 - chambre Brigadoon lodge

Bed and Breakfast à deux pas de la plage, très bonne adresse.

Mardi 20 juillet

Lever à 7h30 et petit déjeuner copieux à 8h00 sur la terrasse de notre chambre.

A 8h30, nous partons avec Desert Explorers faire du quad dans les dunes. C’est une activité très sympa. 2 heures à faire du roller coster.

Nous faisons quelques courses au supermarché pour le pique-nique du jour. De retour au B&B, décidons finalement de monter finalement à Cape Cross qui se situe 125 km au nord. En chemin, nous nous arrêtons à Hentiesbaai pour nous restaurer et 45 km plus loin arrivons à Cape Cross pour visiter une colonie d’otaries.

Nous nous acquittons des droits d’entrée (30N$ par personne) et immédiatement nous sentons que nous sommes arrivés. Quand j’écris nous sentons, c’est un euphémisme. L’odeur pique les yeux et si tu as perdu l’odorat, il te reste le bruit.

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Malgré tout, cette colonie peuplée de milliers d’individus est très impressionnante. Le retour se fait dans l’après-midi sur cette belle piste lisse de Schiste mais dans un brouillard à couper au couteau. De toute façon, nous ne manquons rien car le paysage est des plus monotone.

48 - Retour de Cape Cross

Le soir, dîner au Lighthouse restaurant.

Mercredi 21 juillet

Comme c’est devenu la coutume, nous quittons Swakopmund de bonne heure le matin. L’arrêt à la station service pour faire le plein (en moyenne nous mettrons 100 litres à chaque fois), vérifier la pression des pneus et les niveaux nous prend encore une fois une demi-heure. C’est un moment que nous mettons à profit (et rolle) pour échanger avec le pompiste qui s’occupe de nous.

Après avoir gagné Hentiesbaai par la C34, nous prenons la piste (C35) en direction de Uis

Cette route vers Uis est la plus…barbante de tout le voyage. 100 km de ligne droite, légèrement montante. Le 4x4 est durant tout ce tronçon hésitant entre la 4° vitesse rugissante et la 5° mollassonne. Nous croisons de nombreux Himbas assis à l’ombre d’un panneau routier ou d’un arbre ainsi que des boutiques tenues par des Hereros. Nous nous arrêtons faire quelques achats et échanger mais c’est décevant. On peut prendre des photos moyennant 10 N$ par photo.

Puis nous traversons le plateau du Brandberg par la 2612 à travers de splendides paysages.

Un véhicule est arrêté sur le bord de la piste comme à l’affut. Comme souvent dans ce cas, nous ralentissons. Le chauffeur nous fait signe de nous arrêter et nous apercevons alors entre les arbres deux éléphants à une centaine de mètres. Ce sont les premiers que nous voyons et nous sommes tout excités.

49 - Image furtive de nos premiers éléphants

Quelques photos plus tard, nous arrivons au Mowani Mountain Camp.

Accueil pour le moins… froid du propriétaire qui nous précise sans ménagement que nous sommes à l’accueil du lodge. Nous versons notre écot et nous nous replions vers le terrain de camping, le « coin des pauvres ». Nous n’avons droit à aucune des facilités du lodge, même pas le droit de jeter un œil à la partie hôtelière. Pour l’hospitalité, on repassera.

Le camping se situe à droite de l’entrée gardée du lodge. Quelque centaines de mètres de piste facile et nous voilà sur notre emplacement. Adossés à une colline, l’endroit est vraiment agréable et beau si ce n’était la présence des mouches qui gâche notre plaisir.

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52 - La douche

53 - Vue depuis la douche...

Nous attendons que la nuit tombe pour que ces dernières nous laissent tranquille. Une douche à l’air libre nous rafraichi et nous dînons d’une plâtrée de pâtes avant de nous coucher.

Jeudi 22 juillet

Le rituel du petit déjeuner, des tentes pliées et de la douche froide passé, nous partons de bonne heure en direction du site de Twyfelfontein. La visite débute à 8h30 et partons accompagnés de notre guide et d’un couple d’anglo-sud-africains visiter l’art rupestre ancestral des bushmen. La visite est plaisante et dure une petite heure.

54 - site de Twyfelfontein

55 - Lion man

Nous enchainons par la visite de Organ pipes et Burnt Mountain. Ces 2 sites ne présentent pas un grand intérêt mais leur proximité de Twyfelfontein en fait des lieux incontournables.

56-57 - Organ pipes et burnt mountain

Nous reprenons la piste, direction Palmwag où nous devons passer la nuit en lodge (avec les riches donc si on en croit l’accueil de la veille).

Arrivés en début d’après-midi sur place, nous patientons au bord de la piscine le temps que nos chambres soient prêtes.

Sevrés que nous sommes de rencontres avec les animaux depuis plusieurs jours, nous investissons 400 N$ par personne et partons à 15 heures faire un game drive.

Celui-ci s’avère correct, notre chauffeur Everest (qui pourtant n’en fait pas toute une montagne) est très agréable et pas économe d’anecdotes et de renseignements quant à la vie des animaux.

Lorsque nous quittons la route principale pour nous lancer à travers la savane sur une piste caillouteuse, le terme de safari prend tout son sens. La conduite est assez violente et nous sommes ballotés comme dans le tambour d’une machine à laver. Nous croisons nombre d’animaux et apercevons un éléphant qui s’abreuve dans le lit de la rivière.

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Après un apéritif organisé par Everest (qui tombe à pic) au soleil couchant.

60 - Apéritif dans le bush

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Nous nous retournons vers le lodge.

Dîner sur place. Menu identique pour tous les pensionnaires. Roti de Springbok que nous accompagnons d’un délicieux vin Sud-africain.

Vendredi 23 juillet

Après une bonne nuit dans un lit douillet, nous quittons Palmwag dans la mâtiné en direction de Ongongo et sa source d’eau chaude.

Nous reprenons la piste rocailleuse que nous avons parcouru partiellement la veille lors du game drive lorsque Maxime aperçoit un troupeau de girafes. Elles sont en contrebas de la route.

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Le voyage se poursuit lentement, nous profitons du paysage et sommes à l’affût d’animaux que nous sommes susceptibles de voir à tout instant. De nombreux panneaux routiers nous indiquent que nous pouvons rencontrer des éléphants. Il n’en sera rien.

Je jette un œil à la jauge d’essence et estime que nous devons faire le plein. Un œil à la carte et nous dépassons le village d’Ongongo pour aller plus loin à Seisfontein. Nous croisons en route une Outarde Curie qui est le plus grand oiseau volant.

Las, arrivé à Seisfontein il n’y a plus d’essence. La station service est en rupture d’approvisionnement et après avoir jeté un œil au fort transformé en hôtel (dans un cadre très sympa d’ailleurs) et fait quelques courses en ville, nous retournons sur nos pas en direction de Ongongo community camp. Demain, il faudra trouver de l’essence et vite.

La piste rocailleuse qui mène au camp fait une dizaine de kilomètres. Arrivés au camp, nous descendons vers la rivière et prenons possession de l’emplacement le plus proche de celle-ci. Nous déjeunons ici puis finalement remontons occuper une place plus grande et plus pratique dans la partie haute du camping. Bien nous en a pris, les milliers de grenouilles ont fait un vacarme extraordinaire durant toute le nuit. Vacarme atténué par le fait que nous étions loin de la rivière.

L’après-midi se passe en mode « repos » à Warmquelle, piscine naturelle d’eau chaude où nous nous baignons dans une eau limpide et turquoise réservée à nous seuls.

63 - Warmquelle

Le soir, douche dans la plus grande salle de bain du monde, dîner et coucher.

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65-Bloc sanitaire vu de l'extérieur - 66 - douche

67 - Dans la douche, la plus grande salle de bain du monde... vue imprenable

Samedi 24 juillet

Le petit déjeuner avalé et les tentes pliées, nous continuons notre route vers le nord et Epupa où nous devons être ce soir. Durée du trajet prévisionnel 6 heures.

Des allemands rencontrés la veille nous ont dit tout le bien qu’ils pensaient de Epupa falls, nous préviennent que la route sera longue… et qu’il n’y a pas de carburant à Seisfontein. Oui, merci, je savais.

La piste (D3704) en direction de Opuwo est assez roulante. Soudain, au détour d’un virage, on a l’impression qu’elle n’existe plus. Nous croyons être dans le lit pierreux d’une rivière à sec durant une cinquantaine de mètres. On imagine mal des camions passer par là mais nous en croiserons un néanmoins plus tard.

Un peu plus loin, nous arrivons à Joubert Pass. La piste est bitumée. Nous comprenons rapidement pourquoi. La pente est si forte que le 4x4 perd de la vitesse au point de refuser d’avancer plus loin. Je stoppe, passe la première et essaye de démarrer au frein à main. Impossible. Je me questionne, chacun à bord se demande comment on peut monter une telle côte avec un tel pourcentage !! Au moment où je me dis que je vais faire une marche arrière pour essayer de prendre un peu de vitesse dans la descente précédente, je me ravise et pense à passer la première « low gear ». La puissance du couple permet au véhicule de grimper la déclivité et, au pas, d’arriver au sommet.

Coup de chaud…

Arrivés à Opuwo, nous faisons le plein, (110 litres encore une fois) et sommes assaillis par les enfants qui veulent garder notre voiture pendant que nous faisons quelques courses et par les vendeuses de souvenirs. Après les courses au supermarché, nous repartons vers Epupa, 180 km plus loin.

Quelques kilomètres après Opuwo, nous nous arrêtons sous un arbre pour déjeuner. 2 enfants d’une dizaine d’année sur un âne arrivent à leur tour et nous dévisagent. Nous leur offrons des bonbons afin der rompre la glace. Quelques minutes plus tard leurs parents arrivent à leur tour sur un âne, charriant du bois. La conversation s’engage en anglais. Ils nous expliquent qu’ils vivent dans le bush à une petite distance de là. Nous les laissons là, sous leur arbre qui est le point de ralliement entre les parents et les enfants. L’homme nous demande quelque chose à manger. Nous leur offrons des gâteaux secs, du pain et nous poursuivons notre chemin.

Les paysages sont superbes, les troupeaux de bétail toujours aussi nombreux et nous atteignons Epupa en milieu d’après-midi.

68 - Cattle

Nous resterons 2 nuits au Epupa community campsite. C’est le camping le plus proche des chutes. Une magnifique terrasse en bois domine à une hauteur de 6 m la rivière Kuenene et après un rapide passage aux chutes, nous y buvons un verre en profitant du coucher de soleil et de l’endroit féerique.

69 - Epupa falls

70 - Ponton bar restaurant du community camp

71 - vue depuis le ponton

Dimanche 25 juillet

La veille, dès notre arrivée, nous avons été approchés par un guide qui nous a proposé ses services pour visiter un village Himba ou faire une randonnée.

Nous optons pour la visite d’un village Himba qui est le but de notre voyage dans cette région.

La visite du village est très intéressante. Notre guide Anita, nous révèle les coutumes Himba et nous facilite grandement les échanges avec ces gens d’une gentillesse infinie. Nous sommes très touchés par leur accueil. Nous avions peur de nous retrouver face à des bêtes de foire. Comment rester respectueux de ces gens et ne pas arriver en pays conquis en photographiant tout ce qui passe à portée d’objectif ?

Anita nous met à l’aise et les habitants du village aussi. Nous offrons des bonbons aux enfants mais devant leur difficulté à les manger nous nous rendons compte qu’ils n’ont pas retiré le papier transparent qui entoure celui-ci. Une autre culture…

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Nous quittons au bout de 2 heures à regret le village avec l’énorme sentiment d’avoir fait une rencontre réelle. Qu’en sera-t-il dans quelques années ?

Aujourd’hui, seules les femmes Himbas perpétuent les traditions. Les hommes sont revêtus de maillots de foot d’équipes européennes et ont un GSM à la main.

On a probablement contribué un peu ce matin à la disparition des coutumes ancestrales des Himbas.

De retour au camp, Anita nous guide le long de la rivière Kuenene en amont des chutes. Nous voyons des crocodiles à quelques mètres d’habitants se lavant dans la rivière, et plus loin des Velvets se nourrissant de noix de macadamia. Elle nous montre aussi la flore et nous conte des anecdotes.

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78 - Palmiers Makalani



L’après-midi sera dédié au repos au campement au bord de la rivière. En fin d’après-midi nous montons sur la colline avoisinante pour avoir les chutes en grand large…

79 - Epupa falls

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Lundi 26 juillet

Nous repartons vers le sud et empruntons à nouveau la piste qui relie Epupa à Opuwo.

Après 3 h 00 de route, à l’intersection nous empruntons la route C41 puis plus loin la C35 qui nous mène à Hobatere lodge. La route est bitumée, roulante. Il faut juste faire attention aux troupeaux de bétail qui sont sur les bas côtés ou carrément au beau milieu de la route. Pour une voie limitée à 120 km/h, c’est surprenant. This is Africa.

Le paysage est ennuyant au possible.

Nous arrivons à l’entrée de la concession Hobatere lodge à 14 h 00. Celui-ci se trouve au bout d’une piste de 16 km dans la concession privée. Nous apercevons des girafes et des koudous. Ceci augure bien du reste de l’après-midi.

Nous sommes accueillis chaleureusement à la réception de l’hôtel avec un jus de fruit. Nous prenons possession de notre chambre et sommes invités par Shawn à prendre le thé à 15h00 au restaurant.

Le thé est offert aux résidents avec quelques gâteaux faits maison. Shawn qui est le patron du lieu a toujours vécu ici depuis l’enfance. Ce sont ses parents qui ont monté l’affaire. Questionné, il nous explique que c’est lui qui s’occupe du ravitaillement en volant avec son propre avion. Il y a en effet un petit aérodrome contigu au lodge.

En dehors des clôtures du lodge, un hide a été construit. Shawn nous y accompagne à bord d’un vieux Range Rover de 1979. Tout est mécanique sur cet engin nous explique-t-il. Il n’y a que les phares qui soient électriques. C’est mieux pour l’entretien.

Le hide est située à 1 km du lodge à proximité d’un point d’eau très fréquenté par les animaux.

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Pas question d’y aller à pied. Effectivement, nous passons à côté d’éléphants, c’est très impressionnant.

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Nous restons 1h30 à observer les zèbres qui s’abreuvent sous le regard de 3 lionnes. L’agitation et l'anxieté qui s’empare du troupeau de zèbres est palpable.

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L’une des lionnes viendra à proximité du point d’eau en fin d’après-midi.

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Repas au lodge autour d’un grand feu, nuit calme et reposante.

Mardi 27 juillet

Nous quittons à regret Hobatere après un super petit déjeuner en direction de Etosha NP.

Le parc d’Etosha doit être un grand moment du voyage. Nous sommes un peu sur notre faim quant aux animaux croisés depuis le début de notre aventure. Des Springboks craintifs nous en avons vu des quantités industrielles mais peu d’éléphants ou de girafes. Les zèbres, vus la veille on satisfait notre soif de rayures.

Nous refaisons les 16 km de piste pour relier la route principale (C35) et arrivons à la gate de Etosha vers midi. Nous payons les droits d’entrée pour 3 jours, le garde nous précise que nous devons ressortir avant 12 h 00 maximum vendredi 30 juillet.

Après avoir fait le check in pour accéder au camping, nous roulons sur la partie nord ouest du parc. Ca ne commence pas mal. Gnous, secretary bird, Oryx, springboks, de nombreux animaux sont là.

85 - Secretary

86 - Oryx

Le soir, petit tour au point d’eau d’Okaukuejo. Le meilleur de tous les points d’eau éclairés de Etosha. C’est un ballet incessant de rhinocéros, d’éléphants et de girafes qui viennent s’abreuver sous les projecteurs.

87 - Rhinocéros

88 - Une photo loupée parmi tant d'autres....

Mercredi 28 juillet

Journée consacrée à Etosha NP. Nous sillonnons le parc toute la journée de point d’eau en point d’eau, échangeant avec les véhicules croisés des informations sur la nature des rencontres à faire ou déjà faites.

89 - Point d'eau d'Okaukuejo

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Le point d’eau de Goas marquera l’apogée de la journée, nous apercevons une lionne tapie à l’ombre. A notre arrivée, elle de lève et va nonchalamment se coucher un peu plus loin.

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Les portes du parc ferment à 17h45, nous restons jusqu’au dernier moment sur les pistes afin de profiter des belles lumières et des nombreux troupeaux de girafes.

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Aujourd’hui, pas d’éléphant.

Nous dormons le soir dans un chalet bush du camp de Halali. Apéritif et barbecue sont au rendez-vous d’une soirée tranquille qui sera marquée par la visite d’un ratel.

Jeudi 29 juillet

Aujourd’hui, nous rallions le camp de Halali au camp de Namutoni où nous camperons. De la même façon que la veille, nous explorons les pistes du parc.

En fin de matinée, nous sommes seuls (ce qui est exceptionnel tout de même dans ce parc assez fréquenté) à observer une lionne couchée à l’ombre scrutant le point d’eau et les animaux qui s’y abreuvent.

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Le reste de la journée se déroule sur les pistes avec un arrêt en début d’après-midi dans le camping herbeux de Namutoni où nous prenons nos marques et un peu de repos.

Reprenant la route plus tard, nous verrons un rhinocéros au loin, un éléphant et toujours de nombreuses et somptueuses girafes.

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En rentrant au camp, une lionne traverse la route juste devant notre véhicule. Nous sommes si surpris et la rencontre est si rapide que nous manquons l’occasion de faire de belles photos.

Vendredi 30 juillet

Après un dernier tour dans Etosha à la recherche de Dik dik nous quittons le parc pour Tsintsabis à la rencontre des Bushmen.

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Nous arrivons en début d’après-midi au Treesleeper camp. Camp communautaire au milieu d’une forêt, très sympa… et pas bondé comme les camps d’Etosha.

Nous décidons suite à la proposition de notre hôte de faire la visite d’un camp bushmen. 300N$ par personne la balade, ça promet d’être sympa.

Nous quittons le camp à pied avec notre guide (qui est aussi barman-réceptionniste-traducteur et bushman) en direction de Tsintsabis qui est à une grosse demi-heure du camp. Nous faisons quelques achats d’aliments à l’épicerie communautaire pour les offrir aux bushmen qui nous accueillent.

Nous sommes vendredi 30 juillet. Jour de paye. C’est la fête au village. Sono avec des rythmes zouk à fond, alcool à gogo, nous sommes sur nos gardes, il n’y a pas de raison que l’alcool ne rende pas moins idiots les namibiens que les français.

Actuellement, une route se construit reliant Windhoek à l��Angola. Les ouvriers du chantier sont basés à Tsintsabis. Il y a en conséquence beaucoup de communautés et de peuples différents qui s’y croisent. Ceci a pour effet d’engendrer une délinquance et malheureusement pas mal de problème d’alcool et de bagarres. Un poste de police s’est même installé ici alors qu’avant le plus proche était à Tsumeb à 60 km au sud.

Nous voilà repartis à pied durant une demi-heure vers le village bushman.

Arrivés sur place, nous constatons que les femmes ont quitté le camp pour faire des courses (jour de paye) pendant que les hommes boivent en ville (jour de paye). Sympa la balade.

Visite d’une première famille… ils sont absents. Ben tu parles… A la place nous voyons des voisins qui tiennent siège. Notre guide échange quelques mots avec les locataires du lieu et nous partons.

Deuxième famille une centaine de mètres plus loin. Tout le monde est là. Assis à même le sol en train de fumer cigarette sur cigarette. On se regarde tous les trois, j’interroge le guide du regard. Il échange quelques mots avec une femme, nous tournons quelques minutes sur place faisant semblant de nous intéresser à ce que nous voyons sous le regard des habitants et repartons pour une heure de marche en direction du camping.

Nous ne faisons pas de photo, l’ambiance ne s’y prête pas. Nous avons l’impression de visiter un bidonville.

Durée de la visite, 2 h 15, marche et courses incluses.

Au retour, je parle avec notre guide. Il m’explique que les bushmen qui sont là ont été déportés de Etosha où ils vivaient. Le gouvernement leur a offert 2 vaches, une chèvre et des terres et les a obligés à se sédentariser sur cette parcelle. Pour un peuple qui est historiquement une communauté de chasseurs et nomade, ça ne le fait pas vraiment.

Nous comprenons mieux l’impression de pauvreté et de laisser-aller que nous a donné ce village.

Nous ne souhaitions pas une visite avec un faux folklore, mais Treesleeper qui essaye via son association de pérenniser la culture Bushmen a vraiment des soucis à se faire.

Le soir, nous sommes sous les arbres et dormons en entendant au loin la musique provenant de l’épicerie.

Samedi 31juillet

Journée de liaison entre Tsintsabis et Bagani où nous devons loger ce soir près du delta de l’Okavongo.

Nous quittons les pistes pour une route bitumée pour joindre Rundu où nous ferons quelques courses. Tout au long de cette voie (B8) nous voyons de nombreux villages de part et d’autre.

Nous ne savons pas si c’est un rituel du au samedi mais de nombreuses femmes et enfants portent des bidons, tantôt vides et tantôt pleins d’eau. Les hommes sont plus souvent assis, à l’ombre des arbres dans les villages.

L’arrivée à Rundu est épique. La ville est noire de monde. Ca circule plus ou moins à contresens et dans une parfaite anarchie. Etant parisien, je connais ce type de circulation mais en roulant à gauche c’est nettement plus rock and roll. Les gens sont endimanchés et l’atmosphère est bon enfant. Devant retirer de l’argent à un ATM, je renonce, il y a 30 minutes de queue. Nous profitons du supermarché pour faire quelques courses.

Le reste du voyage se passe tranquillement et nous prenons place au camping du Mahangu safari lodge au bord de la rive l’Okavongo. A la réception, nous avançons nos montres d’une heure, et sommes à l’heure du Botswana. Les sanitaires sont corrects, l’emplacement aussi.

96 - Manhangu camp

97 - L'Okavongo

Une bonne adresse. Durant la nuit, les hippopotames investissent le camp et grognent. A l’abri dans les tentes sur toit, nous dormons du sommeil du juste jusqu’au moment où une envie naturelle me fait descendre. Cette envie est satisfaite à 2 m à peine de l’échelle d’accès à la tente et je remonte illico entendant non loin les hippopotames.

Dimanche 1er août

Après un solide petit déjeuner au lodge (la qualité des breakfasts est une constante) nous partons visiter le parc de Mahangu à proximité.

Je m’arrête pour payer l’entrée aux représentants du NWR et lorsque je ressors du bungalow Isabelle et Maxime m’apprennent qu’ils ont aperçu un troupeau d’éléphants traverser la piste. Le game promet !!!

Le Parc de Mahangu se divise en 3 pistes. Une le long de l’Okavongo, une deuxième côté forêt et une troisième qui traverse le parc à la manière d’une autoroute et rejoins la frontière Botswanienne. La première est la plus courue car la liste des animaux que nous sommes susceptibles de voir est longue. Durant les 40 km que dure le drive, nous verrons des babouins, un baobab, un museau d’hippopotame à 300 m (notre premier, on a pris 1265 photos). Rien de génial donc excepté que le parc est très joli. Ah si… 3-4 autruches aussi.

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Nous allons ensuite au Xaro lodge après avoir traversé la frontière.

Nous nous demandions quel était l’intérêt qu’avait le prestataire à nous faire passer la frontière pour aller rejoindre ce lodge. Nous avons compris dès notre arrivée.

Nous sommes accueillis très aimablement. A la demande de la réceptionniste nous vidons le coffre de la voiture et montons à bord d’un bateau chargés de nos valises et de notre matériel photographique. Vingt minutes plus loin nous arrivons à destination Ce trajet sur l’Okavongo est agréable et riche en rencontre avec des crocodiles paisiblement ( ?) couchés sur la rive.

99-100 Xaro lodge

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Nous dormirons dans des tentes sur pilotis avec salle de bain individuelle. Le grand luxe, une infinie gentillesse de nos hôtes, le paradis sur terre, loin de tout. Le soir nous retrouvons des sud africains, des allemands et un couple de français originaires de Toulouse entrevus le premier jour à Windhoek à table et discutons ensembles de nos voyages.

Lundi 2 août

Petit déjeuner au lodge, retour en bateau et nous reprenons possession de notre véhicule resté sur le parking. Comme la visite de la veille n’a pas été fructueuse, nous décidons de visiter à nouveau le parc de Mahangu après avoir repassé la frontière. Nous payons une fois de plus l’entrée et reprenons la même piste.

Cette fois, dans sa première partie, nous voyons des zèbres, des hippotragues et des girafes. Toujours pas d’éléphants.

Nous roulons ensuite en direction de Kongola où, après un petit ravitaillement nous séjournerons pour une nuit au camping du Mazambala island lodge.

Mardi 3 août

Nous plions une dernière fois les tentes sur toit, enlevons les duvets, offrons à une jeune fille du camping une couette que nous avions acheté à Mariental après notre première nuit si froide et repassons la frontière aujourd’hui encore pour aller au Botswana à Kasane. Cette fois, nous passons au pont de Ngoma. A cet endroit, le poste de frontière est plus grand que la veille. Il y a même… une barrière sanitaire. Nous n’avons pas le droit de faire passer de la viande de bœuf crue au Botswana en venant de Namibie. Pas de problème, nous n’avons que du biltong, viande de bœuf séchée. Ben oui… mais c’est cru quand même et je me fais saisir l’équivalent de 17€ de viande !!! Faut être bête quand même !!! Si nous avions mis le Biltong ailleurs que dans la glacière ou le frigo, on l’aurait passé mais bon…

De l’autre côté de la frontière, nous empruntons la route nord qui traverse le parc de Chobe. Nous voyons à plusieurs reprises des éléphants traverser la route ou stationner en bordure. Nous sommes éberlués. Enfin des éléphants tout prêts de nous.

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Nous arrivons à Kasane en début d’après-midi et faisons le check in au Water Lily lodge.

Ce n’est pas le super luxe mais l’hôtel est correct. La chambre un peu vieillotte, un matelas jeté au sol pour faire le troisième couchage…

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Vers 15h nous partons avec un couple d’anglais pour un game drive à Chobe.

Les compagnies qui peuvent emmener des touristes sont assez nombreuses à Kasane. Nous faisons confiance à l’hôtel pour nous organiser ça.

Nous payons les droits d’entrée du parc élevés 120 pulas par personne et 300 pula pour le drive.

Les pistes de Chobe sont très sablonneuses et nous apprécions d’avoir un chauffeur pour nous conduire dans le parc qui ne possède pas ou si peu de signalisation. Nous longeons la rivière et voyons de nombreux éléphants, girafes, hippopotames et enfin des buffles après lesquels nous courrions depuis plusieurs jours.

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Soudain, En fin de drive vers 17 h00, effervescence entre les chauffeurs des différentes compagnies. Un léopard a été vu non loin. Nous nous rendons sur place à toute vitesse et là, c’est un embouteillage en règle et chacun y va de son autorité pour permettre à ses clients de voir l’animal. Heureusement, personne ne s’attarde outrageusement mais la bête n’est surement pas dans son état normal.

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Nous avons presque réalisé le Big Five. Il manque le guépard mais un léopard fera l’affaire.

Nous rentrons ensuite au lodge dans le froid et la nuit.

Nous dînons à l’hôtel le soir. Service lent mais plats corrects.

Mercredi 4 août

Lors de l’élaboration du voyage, un des projets consistait à voir les chutes Victoria. De ce fait, on doit laisser notre véhicule à Kasane. Un prestataire arrive vers midi récupérer le 4x4 avec le réservoir vide (ou presque).

Une fois le véhicule parti, nous allons en ville échanger quelques euros en pulas.

En revenant de la banque, nous nous arrêtons à la poste où pour 1€ nous avons accès à internet. C’est pas du haut débit mais comme nous n’avons pas pu nous connecter depuis 2 semaines, je souhaite donner des nouvelles à nos proches.

Première chose, jeter un œil sur les comptes bancaires. Bien nous en a prit. Nous constatons que ma carte Visa a été piratée et que nous avons 5.700€ d’achat en attente de débit fin août. Un message vite fait à la banque (enfin vite fait avec la touche @ qui marche pas et avec le stress de la découverte ça le fait pas trop) pour prévenir du fait et notre demi-heure de haut débit 56k est terminée. Pour les nouvelles à la famille, on enverra des textos.

Du coup, carte Visa bloquée, on finira avec la Mastercard d’Isabelle.

L’après-midi est consacré à la détente et à divers échanges téléphoniques avec le banquier jusqu’au départ en bateau à 15 h 00 pour un « boat-cruise » la rivière Chobe.

Nous sommes à bord d’un petit bateau pouvant recevoir 8 personnes et nous sommes… trois plus le capitaine.

Comme pour le game en voiture, nous payons à nouveau l’entrée du parc et de la balade en bateau.

La petitesse du bateau nous permet de nous faufiler dans des bras de la rivière que les gros catamarans (avec parfois 100 personnes à bord) ne peuvent pas atteindre. Nous prenons beaucoup de plaisir à voguer sur les eaux calmes entre les crocodiles, les hippopotames et autres varans, éléphants, etc.

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Nous voyons, une des plus belles images de nos vacances. Plusieurs centaines d’éléphants, environ 500 d’après notre cap’ tain passent sur un banc de terre et se dirigent vers un endroit où pousse de l’herbe tendre et grasse.

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Nous restons peut-être une demi-heure sur place, bateau échoué à attendre la bonne lumière. C’est magique.

Nous retournons au lodge à 18h30 satisfaits, l’impression d’avoir eu un truc pour nous seuls. Quel bel après-midi!

Jeudi 5 août

Comme tu as tout suivi, tu as remarqué que nous n’avions plus de voiture.

Ce matin, il est prévu que l’on passe nous chercher à 9h30 pour nous conduire à Victoria Falls.

A 8h30 nous sommes prêts et patientons au bord de la piscine. A 9h00, notre chauffeur arrive. Il nous conduit avec d’autres voyageurs à la frontière Zambienne pour certains d’entre nous et Zimbabwéenne pour d’autres où un autre chauffeur nous attend, de l’autre côté de la barrière marquant le passage entre les deux Etats. Nous avons l’impression d’être à Check Point Charlie du temps de la guerre froide et nous passons avec nos valises à la main en essayant de ne rien oublier.

Notre nouveau chauffeur s’appelle Frederick. Il a un prénom super sympa.

Arrivés à Victoria Falls, je me rends compte que j’ai oublié mon chapeau (un Stetson acheté à Kanab en Utah en 2007). Là, je suis vert…A tous les coups, je l’ai probablement oublié lorsqu’on a payé les visas pour entrer au Zimbabwe. Je fais part à Frederick de mon désarroi et lui demande s’il retourne sur place aujourd’hui ou demain faire un transfert de voyageurs de jeter un œil dans le bureau de la douane.

Le Victoria falls Hôtel est un très vieil établissement au charme suranné de l’Empire Anglais de la reine Victoria.

Nous héritons d’une chambre vieillotte en bout de couloir mais bon… ça roule quand même.

En début d’après-midi nous partons visiter le site des chutes Victoria. Nous sommes accompagnés d’un policier entre la sortie de l’hôtel et l’entrée du site des chutes. C’est un peu lourd en fait, surtout que nous n’avons pas l’impression que ça craint, mais on ne peut pas y échapper. Quelques vendeurs à la sauvette nous accompagnent.

Les chutes de Niagara sont les plus grandes en débit, les chutes de Iguaçu sont les plus larges et les chutes Victoria sont les plus hautes. C’est du moins ce que nous lisons à l’entrée du site. Comme ça, tout le monde il est content !

L’entrée est payante. Tu parles, 30 US$ par personne! C’est extrêmement cher, surtout que ce n’est pas le président Mugabe qui les a creusées en personne…

Le site est magnifique, la rain Forest très impressionnante et au bout de 2 heures nous sommes au bout du site. Nous avons vue sur le pont qui enjambe la rivière Zambèze marquant la frontière entre le Zimbabwe où nous sommes et la Zambie.

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Nous faisons l’impasse sur toutes les activités possible et imaginable dans un tel cadre (vol en ULM, hélicoptère, base dump, tyrolienne, safari, château de sable, etc.) qui sont toujours très chères.

Nous faisons une incursion en ville à pied pour sentir un peu l’atmosphère. La vie est très difficile au Zimbabwe et la population souffre énormément. Les vendeurs de souvenirs sont assez pressants (c’est un mot faible) et nous faisons demi-tour assez vite, on n’a pas envie aujourd’hui d’être harcelés.

Nous rentrons à l’hôtel et lorsque nous arrivons à la chambre, la réception appelle. Notre chauffeur Frederick nous fait demander, il a mon chapeau. J’arrache un (gros) billet de mon porte-monnaie et cours à la rencontre de mon sauveur. Il est là, le Stetson à la main.

Frederick m’explique que j’ai perdu mon couvre-chef le matin en montant dans le van. Apparemment des gens l’on vu et nous ont appelés mais nous avons été sourds à leurs cris. Frederick est retourné sur place l’après-midi, le chapeau l’attendait posé sur un poteau.

Je le remercie chaleureusement, cet objet est plus qu’un chapeau pour moi.

Nous dînons à l’hôtel.

Vendredi 6 août

Petit déjeuner à volonté au Victoria falls hôtel. Le meilleur et toujours à l’anglaise. Nous adorons cela.

En matinée, nous nous rendons à un point de vue entre la seconde et la troisième gorge. De là nous voyons le Zambèze et la frontière avec la Zambie.

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Initialement nous souhaitions nous rendre en Zambie voir les chutes sous un autre angle que la veille. Le prix du visa (20 US$ par personne) et de l’entrée au site (30 US$ par personne) nous fait reculer.

Nous allons ensuite au Curio village acheter quelques souvenirs. Ca se fait un peu dans la douleur, les commerçants sont très pressants et lorsqu’ils sont à bout d’argument pour vendre des statuettes qui sont toutes identiques, veulent procéder à des échanges de tee-shirt, chaussures et même de nos chaussettes. Ce n’est pas évident.

L’après-midi, la piscine s’offre à nous. Une demi-journée de pur repos à glander sans rien faire sur 24 jours, c’est peu finalement et chacun à droit au repos. J'en profite pour faire des photos de l'hôtel.

122 - Victoria Falls hôtel

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En milieu d’après-midi, je ne tiens plus en place et je retourne seul à pied au point de vue où nous étions le matin pour avoir une autre lumière mais le site est à l’ombre. Je suis déçu.

Samedi 7 août

Nous décollons à 13h20 de Victoria falls airport en direction de Johannesburg et à 19h30 de Johannesburg pour Paris.

Le voyage, comme d’habitude est long et l’arrivée le dimanche matin à Roissy CDG à 6h30 un cauchemar. Nous récupérons nos valises, rentrons à la maison. Lundi 9 août

Au boulot…c’est brutal…

Le bilan :

Le retour a eu lieu il y a 5 semaines déjà.

Le voyage s’est décanté.

Si dans un premier temps nous n’étions pas aussi enthousiastes que lors de nos voyages aux USA, nous avons depuis révisé notre jugement et avons profondément aimé la région, les gens et la liberté que nous ont procurés ces vacances.

J’ai aimé cette lumière, si pure le matin et le soir, que je n’avais jamais eu auparavant. Ces nuits étoilées...

Merci à Vilcanota qui m'a prêté une partie du matériel photographique et grâce à qui j'ai réussi à faire quelques clichés... 😛
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4 semaines en Afrique Australe: de Windhoek à Cape Town par le chemin des écoliers
Bonjour,

Absent de VF ces derniers mois je me rattrape aujourd’hui en vous proposant un carnet de notre voyage en Namibie+AdS qui s’est déroulé l’été dernier.

J’avais ouvert un post sur ce voyage l’an dernier : voyageforum.com/...e-ete-2015-d6875785/

Sinon pour rappel, nous sommes partis à 4 : papa (moi), maman (E) et nos 2 garçons de 10 (T) et 12 ans (P)

Nous avons parcouru près de 5000 km en 4x4 avec tentes sur le toit, de Windhoek à Cape Town en suivant cet itinéraire :

Nous avons opté pour l’option TO afin de réserver nos hébergements, notre véhicule et quelques activités et je ne regrette pas ce choix car il a été efficace et réactif. Il s’agit de Tourmaline pour ne pas le nommer.

Je tiens aussi, avant de démarrer ce carnet, à remercier toutes celles et ceux sur VF qui m’ont aidé de prêt ou de loin, par leurs conseils, leurs remarques et autres suggestions, à faire de ce voyage une vraie réussite. 🙂

Je ne sais pas encore vraiment comment sera structuré ce carnet. Disons que ce sera au feeling. J’improviserai au fil des pages. Je m’aiderai aussi des notes que j’ai prises chaque jour (ou presque 😊). Je compte mettre des photos bien sûr pour donner envie à ceux qui me liront de partir (ou de repartir) et donner quelques infos qui pourraient être utiles à d’autres.

Sachez toutefois qu’il y aura :

De l’action

Des cascades

Du suspens

De la tension

Des drames

Des ambiances western

De la science-fiction

Du fantastique

Des effets spéciaux

De l’aventure

Mais aussi du romantisme

De l’émotion

De l’humour

De la magie

De la culture

Du rêve

…Et même des beuveries

Et du sexe !

Cette brève introduction faite vous pouvez prendre place le safari commence... 😎
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Namibie-Botswana juillet 2005 avec carte et photos
Pour voir le carnet avec plein de photos, cliquez ici : sibellelaterre

Voyage en Namibie du 04 au 22 juillet 2005

Après un voyage en Afrique du sud en 2000, en louant un camping car à Cape Town, nous avions envie de retourner en Afrique Australe. La situation en Afrique du Sud s’étant fortement dégradée ces dernières années, la Namibie et ses paysages de désert nous a paru adaptée à un voyage en famille avec nos enfants maintenant âgés de 9, 10 et 12 ans. Les informations trouvées sur internet et en particulier sur Voyage Forum nous ont beaucoup aidés dans la préparation du voyage. Nous renvoyons maintenant l’ascenseur en faisant à notre tour partager notre expérience et nos impressions. Ce récit comporte donc un mélange d’informations pratiques et de perceptions subjectives.

Carte du trajet tirée de Google Earth :admirez les dunes de Sossusvlei(entre 12 et 13), le Pan d'Etosha (entre 3 et 4) et le Delta de l'Okavango (au-dessus du 8).



LEGENDE : 1-Windhoek 2-Dan Vijoen NP 3-Etosha Okaukuejo 4-Etosha Namutoni 5-N'Kwazi Lodge 6-Mahango 7-Tsodillo Hills 8-Maun 9-Ghanzi 10-Solitaire 11-Naukluft 12-Sossusvlei 13-Walvis Bay 14-Swakopmund 15-Cape Cross 16-Brandberg 17-Spitzkoppe

Dimanche 03/07 Départ de Francfort (20h45) pour Joburg puis Windhoek (12h le 04/07) Adulte 865euro, enfant 482 euro, taxes d’aéroport comprises, billets achetés sur internet en janvier auprès de la Lufthansa. Vol de South Africa Airways.

Lundi 04/07 Le loueur du C car vient nous chercher à l’aéroport, très pro et nous conduit au dépôt de Bobocamper à mi-chemin de Windhoek. 1h après nous voilà au volant (à droite) pour rouler (à gauche) vers Windhoek. Circulation fluide, courses au « super »marché puis nous filons vers le Dan Viljoen Park au NO de Windhoek non sans nous perdre auparavant dans la banlieue pas du tout résidentielle du nord de W, qu’on ne peut toutefois pas qualifier de township. 5h après être descendus de l’avion, nous voyons nos premiers animaux « sauvages » en arrivant dans cette petite réserve aux portes de la ville : gnous, damans, antilopes diverses, hérons, canards, ibis, cormorans, perdrix et autres oiseaux moins familiers.



On est tout de suite dans le bain après 15 h d’avion et 1h de route. Déjà la nuit tombe, c’est l’hiver et il fait nuit à 17h30. Il va falloir se caler sur le soleil pour profiter au maximum de nos journées. Le camping est bien aménagé près d’un petit lac (chose rare en Namibie) : eau, électricité, barbecue.

Mardi 05/07 Au matin, tout excités, nous nous réveillons frigorifiés (5°C DANS le camping car) avant que le soleil ne se lève. A 6h30, nous sommes sur le pied de guerre pour une randonnée de 8 km dans les collines de la réserve. La température devient très agréable en quelques dizaines de minutes. Nous voilà bientôt en T-shirt faisant du canyoning (sans eau), pistant les gazelles (qui sont ici très craintives) et les damans.



La végétation est hivernale avec beaucoup d’arbres à feuilles caduques, l’herbe est jaune, la terre ocre, les nids de tisserins jaunes, le ciel tout bleu : ce seront les couleurs dominantes de notre voyage. Camping site : 150 dollars N, entrée parc 10DN pour le véhicule, 40DN/adulte, gratuit –de 16 ans. Nous n’avions pas réservé. Pas mal de monde sur le terrain de camping, quasi pas de randonneurs. Nous déjeunons rapidement puis filons sur Etosha (Okaukuejo, à l’Ouest). La route, toute droite, goudronnée, file entre les termitières et les arbres « pique-nique » (sous les quelques arbres de taille suffisante est aménagée une aire de pique-nique). Nous arrivons juste avant la tombée de la nuit (heure à laquelle l’entrée du parc ferme) et rencontrons tout de suite notre premier éléphant. Le camping est très grand avec eau, électricité mais manque un peu de charme. Il y a- nous semble-t-il- beaucoup de monde mais nous trouvons de la place sans avoir réservé. Camping site avec electricité 240ND, entrée du parc adulte 80ND, véhicule 10ND, gratuit avant 16 ans. Nous dînons rapidement puis filons au point d’eau éclairé la nuit. L’ambiance est d’abord un peu agitée avec les jeunes enfants qui courent dans tous les sens. Il leur faut bien se défouler après avoir passé toute la journée confinés dans les voitures (il est interdit de descendre de sa voiture sauf dans les camps, pour des raisons de sécurité et aussi sûrement pour la tranquillité des animaux). Cette agitation ne gêne d’ailleurs en rien les éléphants, rhinocéros, girafes, gemsboks, chacals et autres springboks qui se succèdent au point d’eau. Puis les plus jeunes vont au lit et l’ambiance devient presque religieuse. On ose à peine murmurer, on guette à la jumelle les girafes qui apparaissent au loin et attendent le départ des rhinos pour approcher. On ose à peine éternuer quand un vent frisquet se lève : les anoraks et bonnets ne sont effectivement pas un luxe, même si les gants et écharpes que j’avais emportés n’ont finalement pas servis (et pourtant, je suis une frileuse de première !) Est-ce la température nocturne, la clim de l’avion ou l’air très sec ? Les enfants ont tous les 3 eu les lèvres super gercées (un tube de crème à lèvre peut être utile). Finalement, à contre-cœur, nous abandonnons le spectacle pour prendre des forces pour le lendemain car nous ne passerons qu’une deuxième nuit à Etosha (à Namutoni).

Mercredi 06/07 A l’aube, nous quittons Okaukuejo vers l’est et sillonnons le parc au gré des quelques pistes transversales qui permettent de faire des « boucles ». Très rapidement, nous sommes seuls et ne croisons que d’épisodiques voitures.

Les zèbres échappent à une attaque de lionnes.



Les animaux sont nombreux et très peu craintifs, les voitures font « partie » de leur paysage.



La zone immédiatement au bord du pan présente une végétation clairsemée, puis à mesure que l’on s’éloigne du pan vers le sud, les buissons deviennent plus denses pour finir par donner un bush impénétrable au sein duquel l’observation des animaux relève de la loterie.



Le seuil relief est celui de la colline de Halali faite de blocs rocheux noirâtres, parsemés de baobabs. Le paysage d’Etosha est assez monotone et la lumière du soleil au zénith écrase encore les reliefs.



L’aube et le couchant sont donc les moments privilégiés pour se rincer l’œil, mais sous ces latitudes tropicales, ces moments sont éphémères. C’est donc in extremis que nous arrivons à Namutoni avant la fermeture. Ici aussi, nous trouvons de la place avec électricité (mais ce doit être la dernière). A Namutoni, le point d’eau reste désespérément désert (est-ce habituel ?).

Jeudi 07/07 Aujourd’hui nous décidons de partir sur la piste qui monte vers le nord vers la sortie d’Andoni car nous devons quitter Etosha vers midi pour dormir à Rundu ce soir. Cette partie de la réserve présente un paysage plus varié, légèrement vallonné, avec une alternance de pans, de forêts, de savanes ponctuées de beaux arbres. Ca doit être magnifique quand il y a de l’eau. Il y a ici aussi beaucoup d’animaux et très très peu de monde. C’est la partie du parc d’Etosha que nous avons préférée. Vers midi, comme prévu, nous filons plein NE vers Rundu et franchissons la barrière vétérinaire environ 120 km avant Rundu. Il s’agit d’une frontière à la fois sanitaire (fièvre aphteuse au nord) mais aussi sociale et ethnique. Au sud, il s’agit d’une Afrique occidentalisée. Au Nord, 100 mètres après cette « frontière », se succèdent d’innombrables petits villages que les enfants qualifient de « village de KIRIKOU » : qq huttes de bois et de terre séchée, au toit de chaume, toutes de la même taille (définie par la longueur des gerbes qui font le toit), entourées d’une palissade de branches, ombragées par quelques arbres.



Et il n’y a pas d’autre type d’habitat. La route file, toute droite, ponctuée de place en place de citernes d’eau et l’on voit les femmes porter l’eau et le bois, les garçons essayer des maîtriser des ânes ou des bœufs récalcitrants qui tirent des traîneaux chargés de bidons d’eau ou de bois. Rares sont ceux qui ont des roues ! On n’en revient pas. Finalement, au culot et au pif, on décide de s’arrêter dans un de ces villages. Tout au long de la route sont disposés de petits tas de bois soigneusement empilés que les gens vendent pour qq dollars. C’est l’occasion d’entrer en contact. Nous demandons à visiter le village du marchand de bois. Il accepte volontiers : dans ce village qui est en fait une maison vivent 7 personnes : le marchand, son frère Serengui qui parle un peu anglais, leur deux épouses, deux petites jumelles de 6 ans et un petit garçon de 2 ans.



Serengui est appelé à la rescousse à travers la savane.



Bien sûr nous faisons quelques photos en « essayant de ne pas abuser » : nous sommes tous un peu gênés, la situation étant nouvelle tant pour ces villageois que pour nous.



Nous apprenons que les deux petites filles vont à l’école juste à côté : Serengui nous la fait visiter et la maîtresse arrive alors. Elle nous explique qu’elle a 25 élèves auxquels elle fait la classe 6h par jour. Les plus grands sont à l’école primaire à 20 km où ils restent toute la semaine. L’école est une case de 8 m sur 4 en bois et torchis comme les huttes, sans autre porte qu’un buisson épineux pour empêcher les animaux d’y entrer. On y trouve en tout et pour tout 5 ou 6 troncs d’arbre alignés en face d’un tableau noir. Au fond trônent 2 casiers métalliques qui contiennent les trésors de l’école et dont la maîtresse détient la clé. En remerciement nous laissons 2 bidons d’eau que j’avais emportés en prévision (lors d’un précédent voyage au Maroc, nous avions remarqué l’importance des récipients pour le transport de l’eau). A la maîtresse, les enfants abandonnent les quelques feutres et crayons qu’ils avaient emportés. Quelle expérience, d’autant plus marquante qu’inattendue ! Nulle part dans les guides ou sur le net, je n’avais rien lu sur ces villages ! Finalement, nous arrivons à Rundu alors qu’il fait déjà nuit noire (la lune, à l’envers, est réduite à un mince croissant). Nous arrivons péniblement par une piste sablonneuse au camping du N’KWAZI Lodge, à l’est de Rundu, sur la rive sud de l’Okavango. Nous trouvons encore une fois la dernière place du camping (eau, douches chaudes, électricité jusqu’à 1h du matin) Camping 175ND pour nous 5. Le camping ressemble à un jardin avec une végétation tropicale luxuriante, toutefois seuls les lodges ont la vue sur le fleuve.

Vendredi 08/07 Au petit matin nous longeons à pied la rive en aval sur quelques centaines de mètres. Il fait très frais ici aussi. Sur la rive opposée, des huttes rondes comme partout ici, un maigre feu autour duquel se presse une famille et le tam tam qui résonne dans l’aube naissante… Puis c’est la corvée d’eau avec les bœufs qui tirent leur traîneau lourdement chargé. Nous voyons nos premiers mokoros, ces pirogues taillées dans un tronc d’arbre. Notre prochaine étape est la petite réserve de Mahango à l’entrée de la bande de Caprivi, juste avant la frontière avec le Botswana. Nous faisons le plein de diesel à Divundu, dernière station avant le Botswana. Sur notre route nous faisons une pause à Popa Falls :



petits rapides entourés d’une végétation tropicale assez dense avec quelques plages de sable fin (entrée 46 ND pour nous 5). 1h30 à 2h00 suffisent largement pour en faire le tour. Nous arrivons à Mahango vers midi (entrée 90 ND) : la garde, très gentille, nous énumère tous les animaux dangereux de l’endroit et nous indique que contrairement à ce qui est indiqué dans les guides, on ne peut descendre de voiture qu’en deux endroits. La route Est qui longe l’Okavango est accessible sans 4X4 : singes, antilopes, oiseaux, zèbres. Pas un « chat »… Nous pique-niquons seuls au bord du fleuve près des baobabs géants,



farniente au soleil en observant les oiseaux, photos « rapprochées » d’oiseaux. Soudain je vois un crocodile de bonne taille filer dans l’eau à l’endroit même où je me trouvais 10 mn avant pour immortaliser un bel oiseau vert. Glups ! Au dessert, nous percevons tous distinctement un grognement derrière les buissons situés à une dizaine de mètres : reGlups !! Nous finissons le repas en vitesse en jetant des coups d’œil inquiets par-dessus nos épaules… Sensation inédite…Finalement nous ne verrons aucun fauve dans ce parc. Plus tard, nous décidons d’aller au point d’eau que l’on atteint en prenant la première piste à droite en entrant par le nord dans le parc. Déception, rien. Nous continuons donc la piste qui bien que réservée aux 4X4 au-delà du point d’eau nous paraît carrossable. 500 m plus loin, nous voilà ensablés ! Je sors alors triomphalement les plaques de désensablement en plastique souple et la pelle que j’avais placés dans nos bagages malgré le sourire narquois de Fred mon mari. On ne rigole quand même pas vraiment car l’heure tourne et nous devons avoir quitté la réserve avant la nuit. Finalement, on s’en sort, très poussiéreux, mais soulagés. Demi-tour. Arrivés au point d’eau, un troupeau d’éléphants nous barre la route.



Super ! Nous restons à bonne distance d’autant plus qu’il y a des jeunes. Au bout d’une demi-heure, ils cèdent le terrain et nous filons vers la sortie sud, en route pour le Botswana. Nous aurions aimé consacrer un peu plus de temps à cette charmante petite réserve qui permet de profiter un peu du fleuve qui sinon reste relativement inaccessible car loin de la route ou entouré d’un rideau de roseaux et de papyrus impénétrable. Mais nous avons réservé au Naukluft puis à Sessriem donc c’est un peu la course car initialement nous n’avions pas prévu cette petite virée vers l’Okavango. 16h59 : nous arrivons au poste frontière : panique à bord, ça ferme dans 1 minute !! Nous ne le savions pas. Après un accueil un peu frais : « la prochaine fois, vous dormirez entre les deux postes frontières ! » (ouiiii, j’aimerais bien qu’il y ait une prochaine fois), quand les douanières botswanaises comprennent que nous ne sommes pas des sudafs (notre c car est immatriculé en afrique du sud) mais des français, tout s’arrange, elles font des risettes aux enfants, nous leur faisons visiter le camping car… Ouf, nous sommes passés in extremis. Il fait nuit à présent mais nous roulons jusqu’au camping du Shakawe Lodge (10 km au sud de Shakawe)au bord de l’Okawango que jpw de VF nous avait recommandé.



Super en effet, vue sur le fleuve, électricité, douches chaudes, accueil chaleureux, vraiment pas grand-monde (175ND la nuit). Nous convenons avec le mari de Kate d’une balade sur l’Okavango le lendemain après-midi (500 pula. 1 pula=environ 0, 15 euro)

Samedi 09/07 De très bonne heure, nous partons pour les Tsodillo Hills à 1h30 de piste. Nous arrivons vers 8h et choisissons de prendre un guide - pas obligatoire - (6 euros, nous n’avons pas de pulas) mais à notre avis indispensable à moins de passer des jours à inspecter chaque pan de rocher. Les peintures rupestres sont très bien conservées, très contrastées pour la plupart, très variées. Nous faisons avec notre guide une balade tranquille de 2heures. Du haut de Female Hill, nous surplombons le Kalahari qui s’étend vers l’ouest à perte de vue (ici il ne s’agit pas du désert comme dans le Kalahari Gemsbok Park mais du bush). De retour à Shakawe mous essayons en vain de nous procurer des pulas. Trois commerces offrent des taux d’usuriers : 50 à 60 pulas pour 100 ND quand le taux est plutôt à 80, nous renonçons. L’après-midi, le mari de Kate nous embarque sur un bateau en alu à fond plat



pour une virée jusqu’au coucher du soleil sur l’Okavango : il connaît le coin comme sa poche et nous fait découvrir des myriades d’oiseaux de toutes sortes. On ne sait plus où donner de la tête, crocodiles, hippos (à bonne distance pour ces derniers).



Nous croisons des pêcheurs sur leurs frêles mokoros. Finalement, après cet aperçu détaillé de la faune du fleuve, nous nous félicitons du franc-bord qu’offre notre barcasse en alu, certes moins romantique. Les bords du fleuve sont bordés de papyrus et de palmiers, la végétation par endroits est luxuriante.



Que de vert, que d’eau…C’est un sacré contraste avec le reste de notre voyage placé sous le signe de la sécheresse. C’est une parenthèse vraiment rafraîchissante que nous aurions bien aimé prolonger un peu. Nous passons donc une deuxième nuit au camping du Shakawe Lodge.

Dimanche 10/07 Heureusement, le Shakawe Lodge accepte les euros et nous vend aussi des pulas à un taux de change moins défavorable (5, 5 pula pour 1 euro, bon….) De toute façon, il n’y a pas de banque avant Maun et ce que nous n’allons pas tarder à découvrir, c’est qu’il n’y a pas non plus de diesel avant Maun, la station de Gumare n’ayant pas été approvisionnée. Quand le sera-t-elle ? Peut-être cet après-midi ou demain. Nous faisons donc un détour de 200 km pour aller faire le plein à Maun avant de repartir sur Ghanzi. Malheureusement, c’est Dimanche et nous ne pourrons donc pas découvrir l’artisanat bushmen vanté par les guides. Toute cette route depuis la frontière namibienne au nord jusqu’à la frontière namibienne à l’ouest (poste de Mamuno) est goudronnée et en parfait état, elle est cependant très monotone et ne laisse jamais apercevoir le fleuve. Dans la portion Shakawe-Tsau, il y a toutefois quelques villages, qui ressemblent beaucoup à ceux du nord de la Namibie avec beaucoup plus d’ânes, extrêmement peu de voitures si l’on exclue les 4X4 des touristes, quelques taxis collectifs. Plus au sud et à l’ouest, c’est plat, très très plat et très vide, aucun village - sur la route principale du moins. En Namibie et au Botswana les routes sont bordées de chaque côté d’une zone dégagée qui permet aux piétons, charrettes et autre bétail de circuler et aux conducteurs de les voir longtemps à l’avance : ces routes ne sont donc pas dangereuses à condition de ralentir suffisamment. Elles sont de place en place ponctuées de totem fait de matériaux vraiment mais alors vraiment pas recyclables : pneu éclatés, bidons crevées, cartons éventrés, qui servent à signaler les sentiers qui mènent aux villages en retrait de la route : les gens peuvent ainsi indiquer au chauffeur du taxi collectif l’arrêt correspondant à leur village. C’est un vrai plaisir d’ailleurs de croiser tous ces gens qui vous saluent avec un sourire ultrabright en agitant la main un peu comme des enfants. En Namibie comme au Botswana, nous avons été agréablement surpris par la courtoisie, la gentillesse et la disponibilité des gens. Les bouquins d’Alexander Mac Call Smith (par ex Vague à l’Ame au Botswana) rendent très bien compte de cette atmosphère bon enfant et bien élevée. Jamais - du moins dans le nord de la Namibie et au Botswana, nous n’avons été « sollicités ». Les gens sont disponibles si vous allez vers eux mais sont très respectueux de votre tranquillité. Un régal. Par ailleurs, bien que la Namibie ait également souffert de l’apartheid et même s’il est vrai que les tâches subalternes sont exclusivement dévolues aux noirs, on ne ressent pas cette défiance des noirs vis-à-vis des blancs telle que celle qui nous avait mis mal à l’aise en Afrique du sud.

Nous fonçons vers le poste frontière de Mamuno car nous craignons que lui aussi ne ferme à 17 heures. En fait, étant situé sur la Transkalahari Highway, il ne ferme qu’à minuit…Il y a même un poste de change côté namibien juste avant la frontière, ce qui fait cruellement défaut à la frontière près de Shakawe). On y trouve aussi du carburant (côté Botswana, la station de Charles Hill n’avait plus de diesel …) C’est une longue journée de transition, alors nous bouffons du km. Nous nous arrêtons vers 20 heures 100 km avant Windhoek et dormons sur une aire de pique-nique un peu à l’écart de la route. Aucune difficulté pour faire cette route de nuit, il y a très peu de villages, les ânes sont tous restés au Botswana et la route est bien dégagée.

Lundi 11/07 Nous repassons à Windhoek faire un ravitaillement avant d’attaquer le Naukluft et Sessriem où nous ne trouverons pas grand-chose. Le supermarché qui nous avait paru minuscule lors de notre premier ravitaillement nous parait maintenant opulent après les petites épiceries du Botswana. Ca a d’ailleurs été un vrai choc cette pauvreté au Botswana. Nous ne la soupçonnions pas vu les prix pratiqués en matière de prestations touristiques. Dans le nord de la Namibie et au Botswana, nous n’avons pas vu de « vieux ». Au Botswana, l’espérance de vie est de 42 ans !!! (les vieux, c’était nous !!) et 56 ans en Namibie (mais avec une population blanche plus importante). Nous quittons Windhoek par la C26 puis le Gamsberg Pass, la route serpente à 2000 m d’altitude. Paysage tourmenté magnifique, animaux du désert (gemsboks, autruches, springboks, suricates, aigle serpentaire). L’étape est cependant bien longue : 270 km jusqu’à Solitaire puis encore 80 km jusqu’au Naukluft Camp site soit en camping car 6h30 de piste. C’est long mais c’est beau ! Nous arrivons à la nuit tombante à l’entrée du camping du Naukluft (entré autorisée seulement entre le lever et le coucher du soleil) entrée adulte 80ND, véhicule 10DN, moins de 16 ans gratuit. Camping environ 175ND. C’est vraiment le bout du monde. Le camping est très bien aménagé, ombragé, douches chaudes, pas d’électricité, emplacement perso très cosy. Une quinzaine de places seulement environ dont seule la moitié est occupée.

Mardi 12/07 En route pour le Waterkloof trail, balade de 17 km, après 2 jours de route ça va nous dégourdir les jambes. 9h plus tard, ah ça oui, elles sont drôlement dégourdies les gambettes.



La balade commence tranquillement dans le lit d’une rivière jonché de gros galets instables de la taille de ballons de foot, hand, basket, rugby, bref de toute taille et les ¾ des 17 km continuent sur ce type de terrain. La dénivelée n’est pas importante du tout mais on n’avance pas d’autant plus qu’il y a plein de choses à voir et qu’il faut aussi regarder où l’on met les pieds. En vrac : canyons, cuvettes, pools, bassins glougloutants, roseaux, cactus, ficus géants qui s’incrustent dans la montagne, grimpette sur un petit sommet, vue panoramique sur les montagnes du Naukluft.



Une bonne douche chaude à l’arrivée suivie d’un bon feu de bois mais aussi d’un peu de bricolage les « baboons » ayant profité de notre absence pour tordre les capots de toit du camping car et passer la main à travers les moustiquaires. Ils ne sont heureusement pas parvenus à entrer. Quand nous les avons croisés à la fin de la balade, ils m’avaient bien semblés fuir un peu notre regard. En attendant quelle force pour tordre ainsi du bout des doigts des capots métalliques qui étaient pourtant fermés. Donc gare !! Dorénavant, nous éviterons de nous garer sous un arbre et prendrons soin de replier les rétroviseurs pour ne pas leur fournir d’escabeau trop pratique. 2ème nuit au Naukluft

Mercredi 13/07 Aujourd’hui nous jetons nos dernières forces dans l’Olive Trail, 11 km seulement, sur le même type de terrain avec un relief de canyon plus marqué et une végétation « de rocailles » superbe.



Pas mal non plus mais un peu moins varié que le Waterkloof Trail (car beaucoup de pools à sec), doit être plus beau encore avec de l’eau. L’après-midi, départ pour Sessriem, 120km de bonne piste, 2h. Le camping de Sessriem est super pour qui a réservé et vraiment pas terrible sinon. Dans le premier cas, emplacement avec vue sur la dune Elim, sous un immense arbre solitaire, avec point d‘eau et barbecue (douches à 300m, chaudes, pas d’électricité).



L’imprévoyant est relégué sur un parking de sable en plein soleil, sans eau, loin de tout, (mais il aura toujours de la place à mon avis). Nous ne regrettons pas le marathon que nous a imposé notre réservation à Sessriem. Nous profitons des dernières heures de jour pour filer jusqu’à la dune Elim à 2 km du camp qui nous offre un avant-goût du désert de sable, le vrai de vrai.



Le vent souffle assez fort depuis plusieurs jours si bien que les dunes sont quasiment vierges et nous prenons d’autant plus de plaisir à y laisser nos empreintes.



Nous regagnons ensuite notre royal emplacement et comme tout le monde nous endormons bien vite bercé par les cris de bestioles mystérieuses : on dirait des crapauds, mais dans le désert, on a du mal à y croire.

Jeudi 14/07 A l’aube, c’est la ruée vers l’or des dunes. A 100 à l’heure sur une piste mal goudronnée pleine de nid de poules, comme les autres, je roule trop vite. Il faut arriver avant que le soleil ne soit trop haut. Mais même si le parc ouvre ses portes à 5h45, le soleil se levant vers 6h30, les 60 km qui nous séparent de l’eldorado nous paraissent bien longs. Pourtant au fil des minutes, l‘aube rougit les dunes dont le pied est parfois baigné de brume. C’est beau mais on fonce, comme tout le monde. Les 5 derniers km sont à faire en 4X4 : ils sont là, fins prêts et nous sautons dans l’un d’eux. Il fait encore froid, les deux petits se calent à l’intérieur à côté du chauffeur qui conduit avec une jambe dans le plâtre. Ca serait trop facile sinon… C’est une piste de sable profond certainement réservée aux vrais 4X4. (180 ND A/R pour nous 5) Nous demandons au chauffeur de nous déposer entre Dead Vlei et Sossusvlei pour nous choisir notre dune perso et de fait, il n’y a personne.

Cherchez les enfants sur la photo



La lumière est superbe, rasante, chaude, on fait des photos 13 à la douzaine et il n’y a rien à jeter. On repère d’autres vlei que Dead Vlei où il n’y a personne.



Le GPS n’est pas inutile pour éviter de trop se perdre. Nous marchons dans les dunes quelques heures puis retournons au parking 2X4 à pied, belle balade, un peu chaude (32°C à l’ombre). L’après-midi, les enfants jettent l’éponge et restent jouer près du camping-car pendant que nous allons jusqu’à Hidden Vlei que l’on atteint à partir du parking 2X4, pas mal non plus mais quasiment que dans du sable mou, dur, dur… Au retour, arrêt à la Dune 45, les enfants ont recouvré des forces et vont poser en haut de la dune. Photo…encore et encore…

Cherchez nos traces sur la photo



2ème nuit à Sessriem, toujours au son des « crapauds ???? ».

Vendredi 15/07 Départ pour Walvis Bay. Nous avions d’abord pensé « shunter » la côte pour aller plein nord vers Spitzkoppe, Brandberg puis Twyfelfontein. Mais Twyfelfontein nous a semblé (peut-être à tort) faire double-emploi avec les Tsodillo Hills qui étaient vraiment magnifiques. Donc en route pour les flamands roses puis les otaries de Cape-Cross. Mais d’abord un peu de mécanique car nous éclatons un pneu (arrière heureusement) 100 km avant Walvis Bay. Nos pneus qui nous paraissaient en bon état en prenant le C car à Windhoek ont pris en 4000 km un sacré coup de vieux. Prix du pneu 1170 ND : pneu d’utilitaire que le garagiste a du commander et qu’il a reçu dès le lendemain matin. On se dit qu’on a crevé au bon endroit au bon moment : en semaine, dans un coin « civilisé ». Un WE dans le Naukluft, ça doit être beaucoup moins drôle, surtout quand on a besoin d’un pneu un peu spécial. Si c’était à refaire, nous demanderions une deuxième roue de secours. Nous avions pris une assurance maxi et le loueur nous a donc remboursé le pneu sans problème.



Nous passons donc l’après-midi à Walvis Bay à admirer les très nombreux flamands roses. Ils sont vraiment très près et il est difficile de les effrayer pour les faire décoller (ils savent bien que l’eau est fraîche). La baie est en partie bordée d’une Esplanade, zone résidentielle où se côtoient de belles maisons. Tous les styles architecturaux sont représentés : la législation doit être bien moins contraignante que chez nous mais l’ensemble est harmonieux. Dans cette ville, pas ou très peu de barbelés autour des villas, pas de hauts murs hérissés de piquants. C’est cool… Pourquoi ici et pas à Windhoek ? En plus, il fait un temps magnifique. Ce n’est pas toujours le cas : quelques jours auparavant, il y a eu une tempête de sable terrible, parait-il. Le lendemain, brouillard, qui persistera toute la journée, du moins sur la frange littorale. Il pénètre au plus à quelques km à l’intérieur des terres mais peut être très épais. Il nous empêche de profiter de la vue sur les dunes qui bordent la route à l’est. A Swakopmund, nous faisons quelques achats souvenirs (pas donnés d’ailleurs, c’est beaucoup moins cher à Windhoek par ex). Nous croisons notre 2ème et dernier camping car (l’autre était à Sessriem). NB : en cherchant une piste pour pique-niquer au bord de l’Océan, nous arrivons près du camping de mile 4 : horrible, à éviter absolument, on dirait un camp de concentration. Puis nous montons jusqu’à Cape Cros (160 km depuis Walvis Bay) sur une bonne route goudronnée : à part la route nous ne verrons pas grand-chose si ce n’est de drôles de crustacés motorisés avec de longues antennes (il n’y a pas grand-chose d’autre à faire ici que d’aller à la pêche avec son 4X4 décoré de grandes cannes à pêche fixées verticalement à l’avant du capot.) Cape Cross, c’est le bout du monde. Il n’y a rien sauf les otaries. Quel vacarme, on dirait des bêlements. L’odeur ce jour-là n’était pas si terrible, c’est vraiment le bruit qui est saoûlant. Il y a effectivement des milliers d’otaries dont on n’est séparé que part un muret de 50 cm contre lequel elles s’adossent !



Nous tentons une petite promenade en longeant la mer plus loin mais nous effrayons les bestioles qui ont l’habitude de voir les humains au parking et pas au-delà. Nous sommes obligés de nous éloigner de l’océan. Quelques chacals rôdent entre leurs victimes : de jeunes otaries. On rencontre pas mal d’os, de squelettes, une dépouille de chacal. Avec la brume, c’est spécial…. NB : éviter de faire le plein d’eau potable à Cape cross (au bureau de l’entrée du parc) ; elle sent fort la citerne en plastique. Nous quittons finalement la côte et 2 ou 3 km plus loin retrouvons le soleil. Route goudronnée jusqu’à Henties Bay (juste avant, township vraiment lugubre dans le brouillard humide et glauque) puis bonne piste jusqu’au Brandberg où nous arrivons à la nuit. Le camping est interdit au Brandberg mais il est tard et puis… nous stationnons, c’est tout. Le matin à l’aube, la montagne s’embrase en effet pendant 10 mn puis le soleil monte et la température aussi, très vite. Nous sommes à l’entrée de Tsibab Ravine qui mène à la fameuse White lady : ce ravin est orienté plein est donc ça chauffe très très vite. Un panneau indique que la présence d’un guide est obligatoire. A 8 heures, toujours personne. Tant pis, nous ferons sans guide. Le chemin est d’ailleurs parfaitement tracé et mène en 40 mn au site de la White lady qui est très aménagé avec « salle d’attente »… Dommage à notre avis, mais ça doit être pour son bien… Le graphisme de ces peintures est d’ailleurs magnifique, très fin et -c’est vrai- fait penser à une origine méditerranéenne. C’est assez troublant dans cette région si australe de l’Afrique. Les guides mentionnant plus de 8000 peintures dans le Brandberg, nous décidons de monter plus haut dans le ravin dans l’espoir d’en découvrir d’autres, en vain. C’est un dédale de blocs de la taille de maisons voire d’immeubles de plusieurs étages, sans sentier identifiable. Impossible sans un guide de trouver quelque chose : autant chercher une aiguille dans une botte de foin. Au bout de 5h de crapahut, nous n’en pouvons plus (il fait 32°C). Nous regagnons donc le parking et payons 65 ND à la cabane des guides pour l’accès au site. Les guides nous confient arriver à des heures très variables, parfois seulement vers 9h ! Nous sommes un peu déçu par le massif qui n’est vraiment pas facilement « randonnable », mais pas par les peintures qui sont vraiment magnifiques (bien que le site de la White Lady soit limité à un pan de rocher). Au hit parade de la peinture rupestre, nous placerions les Tsodillo Hills loin devant (mais nous ne connaissons pas Twyfelfontein) : très nombreuses peintures, massif accessible aussi sans guide, facile à randonner, même si un guide est utile pour ne pas passer à 5m de certaines peintures sans les voir). L’après-midi nous nous requinquons au bord de la piscine de l’Ugab Wilderness Camp (1ère piste à gauche en quittant Tsibab ravine) : petite nappe d’eau turquoise (un peu laiteuse c’est vrai), ceinte d’une couronne d’herbe verte fluo, au milieu de la caillasse ocre, avec un beau jardin japonisant : un régal.



Il y a plein de suisses (enfin plein, tout est relatif, peut-être 3 groupes) : le camp doit être dans un guide … suisse. Le camping est très grand, ombragé, douche chaude (l’employé allume un feu de bois sous le réservoir vers 16 h et à 18 h c’est prêt !). Vraiment une bonne adresse, 110ND la nuit.

Lundi 18/07 Nous partons pour Spitzkoppe où nous arrivons de bonne heure après quelques courses à UIS (« super »market sommaire, pompe ouverte de 5h à 21h). Le massif –orange- se détache sur l’horizon des dizaines de km à l’avance. Il gardera cette couleur chaude tout au long de la journée. Au Spitzkoppe, il n’y a pas d’eau. Ils sont approvisionnés par un camion citerne. L’eau est donc rare et … chère : 0, 50 ND/litre. Avant d’arriver à l’entrée du parc, pour la première fois, nous nous sentons mal à l’aise. La route est bordée de huttes misérables, des bushmens nous tendent quelques objets d’artisanat avec insistance, des enfants en guenilles dans les bras, nous faisant signe qu’ils ont faim. Que faut-il en penser ? Il nous semble avoir pourtant parcouru des régions au moins aussi pauvres…Difficile de faire la part des choses. Au cours de nos balades dans le massif, nous croisons des écoliers qui aimeraient aussi nous vendre leurs amulettes, mais sans trop insister. La géologie du coin est vraiment très amusante, toute en rondeurs, avec des blocs posés en équilibre, des tobogans, des pools, des arches.



C’est un régal de s’y perdre. C’est une végétation de désert : quiver tree, cactus, plein de « trucs qui piquent ». Nous verrons peu d’animaux : des « chamois locaux », antilopes que nous n’avions pas vues ailleurs, des damans, quelques oiseaux ressemblant à des hirondelles et quelques petits rapaces. Ici aussi on trouve des peintures rupestres : le site le plus amusant (on « s’y croirait ») est Bushman Paradise dans les Pondoks.

Cherchez le camping car sur la photo



Les « montagnes » s’étendent sur quelques km seulement mais sont sillonnées de pistes en bon état qui permettent de se choisir un coin (vraiment) tranquille pour la nuit. Les emplacements font parfois plusieurs hectares, il n’y a pas grand monde. On peut comme partout y faire son petit feu.



Vraiment un bel endroit, que nous avons préféré au Brandberg.

Mardi 19/07 Départ pour Tsaobis au sud de Karibib : 50 km de bonne piste, puis 11km d’une piste vraiment pas faite pour un camping-car qui nous prendront 40 mn ! C’est une petite « réserve » dont la vocation serait la conservation d’espèces en voie de disparition comme le léopard et le guépard. Elle semble toutefois un peu sur le déclin, nous n’y avons vu que de rares antilopes et quelques damans. Les propriétaires plus tout jeunes, fort sympathiques au demeurant, nourrissent leurs félins avec de la pâtée pour chat agrémentée du produit de la chasse dans leur réserve (zèbre, cheval ou oryx). Et la chasse semble de + en + difficile…

A Tsaobis, on caresse CP (c'est son nom, dire sipi) APRES la "pâtée"



Les enfants se sont beaucoup plus dans ce petit camp où ils ont pu observer à loisir de jeunes singes, caresser un guépard, se rafraichir dans la piscine.

Mercredi 20/07 A la demande unanime des enfants, nous avons passé une deuxième nuit dans ce parc. Il existe 3 balades très bien balisées de 4 à 9 km environ qui permettent d’apprécier un paysage vallonné mais la faune est vraiment discrète.

Jeudi 21/07 Décidemment, il fait beaucoup plus chaud qu’au début de notre séjour et les enfants ont pris goût aux piscines. Nous reprenons l’avion demain. Il faut nous rapprocher de Windhoek. Nous décidons d’aller à Gross Barmen, au sud d’Okahandja. Il s’agit d’un complexe touristique créé autour d’une source d’eau chaude. Il parait surdimensionné en cette saison. Nous sommes seuls dans la piscine, survolée par des pélicans. L’endroit n’a pas beaucoup de charme, mais c’est une halte commode près de Windhoek (à 60 km). 110ND tout compris. Eau, électricité.

Vendredi 22/07 Après un bon nettoyage du camping car, nous le rendons vers midi et nous faisons raccompagner à l’aéroport. South African Airways est en grève. Nous prendrons donc un vol direct de Air Namibia vers Francfort qui partira avec 6h30 de retard. Nous patientons donc 12 heures à l’aéroport sans être sûrs d’avoir de la place sur ce vol. Finalement, on embarque. Vol sans histoire, personnel de bord souriant. Je crois que les billets sur ce vol sont moins chers que par South Africa Airways qui en plus fait transiter par Joburg. A voir…

ET LA PROCHAINE FOIS ?

Nous aimerions retourner en Namibie ET au Botswana en dehors de la saison sèche. On se la jouerait « aventuriers » en louant un 4X4 avec 2 tentes de toit. On aimerait voir de beaux ciels d’orage, de gros cumulus, de l’eau dans les rivières et les pans, des feuilles aux arbres, des fleurs et de l’herbe tendre et verte. On combinerait peut-être Moremi et Chobe au Botswana et le Kaokoland en Namibie

LES BONNES SURPRISES DE NOTRE VOYAGE La découverte du nord de la Namibie et du NO du Botswana. La bonne humeur et la gentillesse de la population. La quiétude de ces 2 pays, aucun sentiment d’insécurité. L’affluence qui reste très raisonnable même dans les lieux qui font partie des incontournables en Namibie comme Sessriem ou Etosha. Pas de moustique dans les zones impaludées (NE) donc arrêt de la prophylaxie au bout de 2 jours. Très peu d’insectes : beaucoup moins que chez nous en été, sauf plein de moustiques à Walvis Bay. Pas vu de scorpions ni de serpents malgré nombreuses ballades (mais vu une mue de belle taille, 5cm de diamètre, 1, 50 m de long, donc…)

UN SEUL REGRET Le fait de voyager en camping-car offre certainement moins d’opportunités de contact avec la population blanche. En fréquentant les lodges, il est certainement plus facile d’appréhender son mode de vie et ses préoccupations. Le camping-car permet toutefois de voyager l’esprit libre, au feeling, sans souci de l’étape du soir et de dormir dans des sites uniques comme Sessriem ou Spitzkoppe. Une bonne formule doit être de combiner tente et lodge de temps en temps.

COMBIEN CA COUTE AVION pour 5 : 3851 euro Location camping car avec assurance maxi (CDW3) : 3050 euro Sur place (parcs, camps, nourriture, souvenirs, divers) : 1165 euro TOTAL : 8065 euro pour 3 semaines à 5.
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Retour en Namibie, août 2011:
Sa préparation a été longue, un peu distendue, mais ça y est : mon carnet de voyage est achevé. Le voici ...

Après un premier séjour en Namibie et au Botswana en 1993 qui m’avait laissé un souvenir indélébile, je me suis fait fort d’y emmener ma petite famille. Après plusieurs tentatives, 2011 est la bonne. Nous sommes cinq : les enfants, agés de 6, 11, et 13 ans, alias les petits explorateurs, ma tendre moitié et votre serviteur. Le périple, sur mode self drive, a duré 16 jours sur place. Pour la première expérience de ce type de mes petits explorateurs, j'ai préféré un circuit sans difficulté particulière, et du logement en dur dans la mesure du possible. Alors allons y ...

09 août : Lille – Frankfort – Windhoek Jour J. Après une nuit d'un sommeil agité à peine nerveux, les derniers préparatifs, nous partons en fin de matinée vers Francfort. Cinq heures de route ... ce n'est pas énorme par rapport à ce qui nous attend, mais les paysages le long de l'autoroute ne sont pas aussi spectaculaires que ceux que nous attendons pour la suite de notre périple. Derniers nuages, dernières pluies, nous voici à Francfort. Aéroport, terminal 2, parking P8, check’ in, pas de surprise avec les billets électroniques. Tout roule. Après ces quelques mois de préparatifs il ne manquerait plus qu'il en soit autrement. Air Namibie part à l'heure, le vol est plein. Ça y est, on y a va, en Namibie.

10 août : Windhoek – Ferme Düsternbrook Vol de nuit, sommeil précaire, nous nous posons à 5h10 du matin à Windhoek. Le commandant de bord nous annonce avec une certaine audace que la température extérieure est de 2°C. Le frisson parcourt l'ensemble des passagers avant même d'avoir mis le nez dehors. Finalement, en bas de la passerelle, il n'y paraît pas (tant que ça...). Contrôles, bagages, le chauffeur d'Asco nous attend, et nous emmène vers Windhoek à 7h00. Le soleil est déjà assez haut pour nous réchauffer et baigne le paysage d'une chaude lumière. Nous apercevons notre première girafe.

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2 Le tank, alias le char, le Toy, le bac, le camion ...

La prise en main du Hilux est méticuleuse, et les premiers kilomètres un peu hésitants. Nous rejoignons la B1 un peu malgré nous et filons vers le Nord. Première étape : Düsternbrook Guest Farm. Petite collation, et break contemplatif avant le départ pour le premier game drive prévu à 16h00. En contrebas, la rivière Dorba s’écoule lentement. C’est plutôt exceptionnel pour la saison, mais les pluies abondantes de cette année contribuent à ce petit miracle. Il a d’ailleurs fallu la franchir par deux fois pour rejoindre la Guest Farm, ce fut donc notre première « expérience » de conduite 4x4.

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Et pour finir: la Namibie!
Comme promis à certains , voici un petit carnet descriptif de ce séjour de 3 semaines dans le Nord Ouest de la Namibie qui termine un petit tour d'Afrique Australe, je vais maintenant me consacrer à autre chose avant, sans doute, d'y revenir.

Merci à ceux qui m'ont aidé, en particulier à Jeff ( Max68).

Je dis bien purement descriptif, je ne pourrai pas consacrer le temps nécessaire à écrire un carnet comme celui du séjour au Botswana. Tant pis pour l'humour et le délire, j'ai d'ailleurs cru comprendre que ça en agace.

Je vais donc rester factuel, descriptif et m'appuyer sur les photos. Quelque chose de très classique sur VF.

Je passerai un peu vite sur le début du voyage consacré à Etosha qui a déjà été décrit en long en large et en travers ici. De même pour la fin du voyage. Voici le programme : 02/Juillet : arrivée à Windhoek, courses , nuit à Londininghi ( réservé) 03/07 route vers Etosha, nuit à Okaukuejo ( réservé 1 an à l'avance) 04/07 Nuit à Halali ( réservé 1 an à l'avance) 05/07 Nuit à Halali 06/07 Nuit à Dolomite ( réservé 1 an à l'avance) 07/07 trajet vers Epupa, courses à Opuwo , Nuit à Epupa camp ( réservé) 08/07 Nuit à Epupa camp 09/07 courses à Opuwo, nuit en bivouac quelque part dans le lit de l'Hoarusib D3707 10/07 Arrivée dans Hartman par Orupembe et entrée par le sud de la vallée Bivouac Hartman Valley sud 11/07 Remontée de Hartmann par la piste ouest, bivouac Marienfuss 12/07 route versPuros par Joubert Pass/ Khumib riverbed, Camping Puros ( non réservé) 13/07 balade dans Puros Canyon, Camping Puros 14/07 Descente vers Sesfontein en passant par les riverbeds Ganamub puis Hoanib, nuit à Khowarib lodge ( réservé) 15/07 nature walk le matin près de Khowarib, Warmquelle l'après midi, nuit à Khowarib lodge 16/07 (samedi) Route vers le sud avec passage par Khamanjab pour les courses, descente vers le sud jusque Madisa camp ( non réservé) 17/07 tour du Brandberg par l'ouest en passant par Ugab riverbed, nuit au sud du Brandberg au community camp de elephant rock( non réservé) 17/07 Route jusqu'au Spitzkoppe, balades dans le site nuit au Spitzkoppe ( réservé) 18/07 route jusque walvis bay, balade jusque pelican point nuit à Oysterbox guesthouse ( réservé) 19/07 route vers seriem, nuit au camping du parc ( réservé 1 an à l'avance) 20/07 nuit camping Sesriem 21/07 route vers Mariental, nuit à Bagatelle 22/07 restitution des véhicules, vol retour

Le voyage se faisait en autonomie, les véhicules étaient loués chez ASCO car Hire deux 4x4 toyota Hilux legend 45 (3l diesel) équipement "safari", sans tentes sur le toit, nous avons préféré les tentes au sol : aucun regret à ce sujet, elle se montent très vite, se transportent très bien sur le toit et permettent de ne pas ramasser la tente quand on reste 2 nuits sur le même camping. J'ajoute qu'on y tient debout, qu'elles sont incomparablement plus spacieuses que les tentes de toit et que, si l'abus du bon vin sudaf de la veille vous force à vous lever la nuit, on peut le faire discrètement sans réveiller l'autre ou les autres s'il y a deux tentes sur le même toit. A méditer.

Nous avions également 1 téléphone satellite. Nous avions emporté nos propres sangles à cliquet, notre propre sangle de traction, des talkies pour communiquer d'une voiture à l'autre, une tablette et un gps garmin avec sur chacun tracks4Africa installé.

Le vol est assuré par Air Namibia, départ de Paris avec escale à francfort, 750 € A/R en réservant 6 mois avant. J'avais préparé moi même tout le parcours, décidé des étapes et du loueur, mais, contrairement à mon habitude, j'ai demandé à Tourmaline d'effectuer toutes les réservations pour moi. La raison est simple, nous sommes 3 couples et je ne veux pas être responsable des éventuels loupés, toujours possibles lors des réservations. J'avais donc établi le budget prévisionnel et reste assez surpris de constater que le devis de Tourmaline était inférieur de presque 100€ par personne. A méditer.

A Windhoek, les représentant de ASCO nous attendaient à l'aéroport, ils n'attendaient pas que nous, nous étions au moins 30. Malheureusement, 2 passagers n'ont pas récupéré leurs sacs immédiatement et ASCO, au lieu de nous diviser en 2 groupes, a fait attendre tout le monde pendant plus de 2 heures à l'aéroport...ceux qui connaissent peuvent juger de la qualité des divertissements sur place. Je précise qu'ils avaient déplacé 4 minibus à l'aéroport. A méditer.

La réception des voitures était impeccable, un peu rapide puisque du coup, tout le monde était pressé, nous devions faire nos courses, les supermarchés ferment l'après midi du samedi et nous sommes Samedi. Du coup, lors de l'inspection nous loupons ça :



Nous resterons 1h30 chez ASCO à faire le tour des voitures et du matériel puis à écouter les conseils du représentant de Tourmaline, la plupart très utiles, quelques autres, en particuliers quand j'ai posé des questions sur le Kaokoland, bien moins pertinents. Les conseils de sécurité rappelés lors de ce briefing sont primordiaux et doivent être suivis je pense, il ne sert pas à grand chose de foncer sur les gravel et c'est vraiment dangereux, les véhicules asco sont équipés de mouchards qui sonnent à chaque dépassement de la vitesse recommandée, pas la vitesse autorisée, nous devions donc rester sous les 80 km/h sur les gravel. Libre à nous de dépasser, mais en cas d'accident, nous n'étions plus couverts. Une série de photos sont affichées pour rappeler l'accidentologie importante en Namibie, à côté de chaque photo, l'histoire de l'accident (gravel, ligne droite, 105 km/h, assurance : couverture maximale, frais 16 000€ à la charge du conducteur du fait de l'excès de vitesse...à méditer...). Le temps passe et nous devons aller faire les courses, le très sympathique représentant de Tourmaline dont j'ai oublié le prénom, nous propose gentiment de nous accompagner jusqu'au supermarché.

Il est midi et la faim tenaille tellement certains estomacs que nous prenons le temps de nous sustenter au restau du coin. Après tout, le SPAR ne ferme qu'à 16 h. Fatale erreur que nous ne comprendrons qu'une fois dans le supermarché : le rayon alcool ferme à 13 heures ! Et nous attaquons les courses à 13h30 Décidément, c'est une malédiction ! C'est donc chargés de dizaines de litres de jus d'orange et d'au claire que nous nous dirigeons vers Londininghi.





J'avais quelques doutes sur cette adresse au sujet des propriétaires et en particuliers de Nathalie suite au propos qu'elle a tenu devant certains membres du forum. Nous concernant, tout s'est extrêmement bien passé, non seulement le lodge est très bien, les chambres confortables, le patio agréable





et le restaurant tout simplement délicieux avec des vins superbes, mais en plus, nos hôtes se sont montrés très présents, toujours prêts à échanger (y compris sur la Namibie et les Namibiens sans que je ne retrouve quelque trace complaisance ou d'animosité) Mieux, alors que je me lamentais de n'avoir pas pu trouver de boissons alcoolisées à Windhoek et sachant que j'allais devoir affronter un Dimanche entier de sobriété à Etosha, Nathalie nous proposera de nous revendre une partie de la cave au prix d'achat (!), sans parler des bières (re!). Bref, Alexander et Nathalie nous ont bien rendu service. Donc, je reste sur une excellente opinion au sujet de ce lodge, j'ai lu récemment sur TA qu'il serait en vente, ce que je ne peux pas confirmer. La nuit est froide, 3 ° le matin (nous sommes à plus de 1500 m)
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Préparation road trip Afrique australe en été
Bonjour bonjour les passionnés, 🙂

Maintenant que j'ai terminé notre carnet sur l'Afrique du Sud et la Namibie je commence officiellement la préparation du prochain voyage. Youpiiiiiii 😎

J'ouvre donc cette discussion afin de recueillir le maximum de conseils, réflexions, et expériences. 🙂

Le Projet est un road trip entre l'Afrique du Sud, le Botswana et la Namibie avec : - Arrivée à Joburg, et - Départ de CapeTown (Très important. 😇)

La Durée prévue est d'une cinquantaine de jours en Juillet et Aout 2017.

Le But est de découvrir les parcs du Bots, avec un nouveau style de camp et de parc, refaire un peu ce que nous avions fait et adoré en Namibie, Spitzkope, Swakopmund, Sossuvlei...bruler Sossus Oasis Camp avec leur propre essence... Nan je plaisante 😇 (Ou pas... 😏), visiter une autre Afrique du Sud et repasser par Oodtshoorn où j'avais fait mon stage en 2013 pour revoir quelques amis, et faire découvrir le coin à ma copine, Alison. Passer 2 mois de pur bonheur tout simplement... 🙂

Voici l'esquisse Programme :

J1 : Arrivée à Joburg Nuit à Hartbeesportdam - Eagle Waters Resort Oberon Camp J2 : Nuit à Hartbeesportdam - Eagle Waters Resort Oberon Camp J3 : Mokolodi Nature Reserve J4 : Mokolodi Nature Reserve J5 : Khama Rhino Sancturay J6 : Khama Rhino Sanctuary J7 : Central Kalahari Game Reserve - Deception J8 : Central Kalahari Game Reserve – Passarge 2 J9 : Central Kalahari Game Reserve – Passarge 2 (ou Kori ??) J10 : Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J11 : Mkgadakgadi NP – Tiaan’s J12 : Nxai Pan NP – South Camp J13 : Lekhubu Island J14 : Kasane - Senyati J15 : Kasane - Senyati J16 : Chobe NP – Mwandi View J17 : Chobe NP - Savuti J18 : Moremi Game Reserve - Dijara J19 : Moremi Game Reserve - Dijara J20 : Moremi Game Reserve – Xakanaxa (ou Third Bridge ??) J21 : Audi Camp J22 : Gobabis – Xain Quaz Camp J23 : Erindi Game Reserve – Elephant Camp J24 : Erindi Game Reserve - Elephant Camp J25 : Damaraland - Sptizkope J26 : Swakopmund J27 : Swakopmund J28 : Camp Gecko J29 : Sesriem Camp J30 : Sesriem Camp J31 : Klein Aus Vista J32 : Luderitz J33 : Luderitz J34 : Ritchersveld NP ? J35 : Namaqua NP J36 : Namaqua NP J37 : Cederberg J38 : Cederberg J39 : Tankwa Karoo NP J40 : Tankwa Karoo NP J41 : Karoo NP J42 : Karoo NP J43 : Karoo NP J44 : Oodtshoorn J45 : Oodtshoorn J46 : Hermanus J47 : Hermanus J48 : Départ de Cape Town

La Carte pour y voir plus clair : 7330km de prévus. Moins que l'année dernière et avec deux semaines de plus.

Et voici maintenant les Questions : 😇

- Tout d'abord concernant le(s) véhicule(s), Pour des raisons économiques évidentes, j'avais pensé louer un 4x4 de Johannesburg à Maun puis une sedan à Maun pour le reste du voyage. Sur le papier ça semble rentable et plutôt réalisable mais je ne me rends pas bien compte de ce qu'il en est en pratique. Quelqu'un a déjà fait ce genre de double location ? Pour la location de 4x4 quel loueur me conseillez/déconseillez vous ? Faut il s'y prendre longtemps en avance ?

- La "deuxième" question concerne donc logiquement "le reste du voyage" et en particulier le Ritchersveld, le Cederberg le Tankwa et le Karoo. Le Ritchersveld n'étant accessible qu'en 4x4, quelle alternative y a t'il entre Ludertiz et le Namaqua ? 😐 Avez vous déjà fait le Cederberg/Tankwa/Karoo en sedan ? ça donne quoi ?

- Deuxième aspect (en vrai c'est le premier mais bon... 😉) de voyage en "one way", le Billet d'avion Paris->Joburg/CT->Paris. Des retours ? des conseils ? 😊

- Et la question classique mais pas moins utile, concernant le programme de la partie Botsw, y a t'il des nuits/étapes que vous ajouteriez/enlèveriez ?

Merci beaucoup par avance à tout ceux qui m'aideront et accepteront de participer à cette préparation qui s'annonce loooooooooooooooooooongue. 😎 Après 9 mois de carnet, c'est parti pour 9 mois de prépa ! 9 mois pour chaque bébé ! 😇
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De NamibRand à Swakopmund (Namibie)
Bonjour,

quelle route est la plus intéressante entre Namibrand Familiy hideout et Sesriem campsite? Sur T4A je me demande s'il y a une sortie du parc par wolwedans ?

Ensuite je voudrais passer une nuit dans Namib Naukluft Park avant de me rendre a swakopmund. pouvez vous me conseiller un lieu, une route ?

Merci Yet31

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La Namibie par les gravels, les pistes de pierre et de sable (octobre-novembre 2015)
Bonsoir,

De retour de ce pays enchanteur, je vais vous raconter tout simplement le voyage que nous avons fait. Je n'ai aucun talent de raconteur, je ne suis pas un homme de plume (ni de paille), je vais donc faire au plus simple : un récit au jour le jour. Bien sur il y aura quelques illustrations pour imager mon propos. Après plusieurs projets, tous plus onéreux les uns que les autres, nous avons opté pour un séjour de 7 semaines avec location d'un véhicule sur place. Pas d'agence (trop cher et j'ai du temps pour la préparation), le minimum de réservations d'hébergements afin d'avoir le plus de souplesse possible. Nous avons réservé un véhicule auprès de Classic Car Rental (http://www.classiccar-nam.com/), nous nous y sommes pris en mars (et déjà à cette époque il y avait des loueurs qui n'avaient plus de véhicule). Le Toyota Hilux double cabine entièrement équipé (tente de toit, tout le matériel pour camper, pour cuisiner, ... frigo 52 litres, 140 litres de fuel, 2 roues de secours, GPS, ....) pour 850 N$ (60 €) par jour, hors assurance (que nous n'avons pas prise). Nous avons pas mal échangé avec Peter (le gérant de CCR) et un excellent contact s'est établi, il s'est très facilement plié à quelques unes de nos demandes. J'ai parlé sous, le N$ ou NAD est équivalent au RAND et les 2 monnaies ont cours en Namibie. Dans la période de notre voyage, le taux moyen a été de 1 N$ pour 0,07 €. Second point à envisager d'urgence : le transfert de France en Namibie. Nous avons opté pour un vol Toulouse / Francfort / Windhoek pas trop cher et assez rapide, réservation directement auprès de Condor. Après ça reste la préparation du parcours : collecte des renseignements sur les points d'intérêt, tri et établissement d'un itinéraire en cohérence avec le temps disponible et la manière de voyager. Cette préparation nous a pris beaucoup beaucoup de temps, je ne le regrette pas car il n'y a pas eu de grosse surprise par rapport aux prévisions. En ce qui concerne les guides, le Bradt (en anglais) est sans conteste la référence, j'ai utilisé des ouvrages en français et trouvé beaucoup d'erreurs, d'omissions et d'informations loin d'être à jour. Pour la carte, celle de Tracks4Africa est le top : toutes les pistes sont indiquées avec comme info la distance et le temps de parcours (qui donne tout de suite le niveau de difficulté). Le parcours effectué (10 700 km) :
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Projet de voyage en 4x4 en Namibie en août 2013
Bonjour à tous,

Voilà, je me lance dans ce nouveau post pour préparer un fabuleux voyage en Namibie en août 2013. Une discussion a été entamée dans le carnet de Max68, mais pour plus de clarté et ne pas polluer son excellente rédaction et ses magnifiques photos je préfère poursuivre ici.

J'ai déjà lu, depuis plusieurs années, vos différents récits de voyage et la destination me tentait irrésistiblement. Nous n'avons jamais mis un pied en Afrique, je débarque donc avec candeur et innocence d'une autre section et d'autres cieux beaucoup plus familiers pour moi. Le continent africain, pour qui ne le connait pas, fascine, attire, aimante tout autant qu'il effraie, véhiculant fantasmes et peurs tout à la fois... Je vous demanderai donc d'être indulgents pour les âneries que je vous servirai peut-être 🤪...

Qui sommes-nous ? Un couple voyageant avec ses 3 garçons de 5, 11 et 12 ans au moment du voyage. Les enfants sont habitués à bouger, voyager, randonner, faire de longs trajets en voiture... Nous adorons ces moments d'exception où nous nous retrouvons ensemble au bout du monde, à nous forger une mémoire collective et partager nos émotions.

Itinéraire : Pour le moment, je n'ai pas encore établi d'itinéraire, je vais m'y atteler au fur et à mesure de vos interventions, conseils et critiques.

Souhaits et remarques : - Un circuit en 4x4, avec un maximum de nuits en camping (tentes sur le toit). - Des étapes de longueurs raisonnables. Le rythme suivi par Marie et sa famille nous semble adapté. - Marcher, même si je sais déjà que la destination n'est pas nécessairement la plus appropriée pour cela - Voir des animaux dans les parcs, bien sûr ! (Ne riez pas, nous nous sommes lancés dans le "game drive" à Yellowstone chaque soir au crépuscule, ce fut un grand succès, les enfants en redemandaient !) Mais aussi rencontrer les Himbas, se perdre dans le Sossusvlei et les paysages du Namib, du Naukluft ou du Brandberg, voir les éléphants du désert dans le Damaraland et j'en oublie... - Faut-il inclure une incursion au Bostwana ? - Ce sera notre premier voyage en Afrique australe. J'ai lu (et on m'a écrit) quasi unanimement que la région a un goût de "reviens-y". Nous n'excluons pas d'y retourner par la suite en cas de coup de coeur... Donc, si nécessaire, nous pouvons faire quelques impasses.

Merci d'avance pour vos réponses,

Xavier
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One-month road trip in Namibia
Here we go—finally, the big day has arrived! A trip the whole family (my two kids, my husband, and me) had been looking forward to for so long. To keep it short, we left from Nice, arrived in Namibia on June 25, 2025, and left again on the 21st—four weeks later. We used an agency for all the camping reservations, activities, and the car rental. At least that side of things was taken care of. Michaël was our contact throughout the planning and the trip itself.

We spent our first night at Londiningi BB. A bit out of the city center but very quiet. The rooms were spacious and clean, and we could eat on-site that evening. Perfect for recovering from the flight.





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Impressions de Namibie, Botswana et Zimbabwe
Bonsoir, Nous voici rentrés de 4 magnifiques semaines en NAMIBIE, BOTSWANA et ZWIMBABWE. Tout s'est bien passé mis à part le retour hier matin en train de Francfort à Bruxelles où mon mari s'est fait volé le sac à dos qui contenait, entre autre, un appareil photo CANON 700d, un zoom 55/250, un grand angle, une tablette et son téléphone portable, sans compte des lunettes de vue et divers chargeurs et batteries.

Nous nous sommes endormis peu de temps après le départ de l'aéroport et un malfrat en a profité. Nous nous sommes aperçus de la disparation du sac qui était placé au dessus avec les valises une fois arrivés à la gare de Cologne. Heureusement j'avais toutes les cartes photos avec moi ainsi que le vieil appareil photo canon 500D et surtout le téléobjectif. Côté photos j'ai malheureusement à déplorer que la perte de celles prises les 2 derniers jours avec le grand angle c'est à dire et surtout les chutes Victoria vues d'hélicoptère (j'étais devant près du pilote) et les photos de l'hotel Victoria falls.

Mais passons aux choses plus réjouissantes. Je remercie tous ceux qui m'ont aidé dans la préparation de ce voyage et particulièrement Krikri, max68 (surtout pour en avoir parlé à Patrick l'an passé lors de notre rencontre en Islande, première tentative pour le convaincre d'aller en Afrique), Emma, Michelle, Lili, Pierre et les autres forumeurs .

Voici nos impressions de ces 4 semaines La météo : En Namibie : Que cela fait du bien d'avoir chaud, même très chaud à certains endroits car nous avons eu jusqu'à 38° aux heures les plus chaudes... J'adore ! On nous avait parlé de nuits froides : on n'a pas eu à se plaindre. En mai c'est parfait mais les namibiens sont unanimes pour dire qu'en juillet/aout c'est " glagla ". Nous avions dans les 20° au réveil. En revanche l'endroit où il ne faisait pas vraiment beau mais froid c'était à SWAKOPMUND : Brouillard le matin, ciel couvert...idem à WALVIS BAY mais ciel qui se dégage vers 11h et vent. Ailleurs : ciel sans nuages. Ce qu'il faut retenir c'est que dès que le soleil se couche et tant qu'il n'est pas levé le matin : fait frais !

Exception pour Kavango, Caprivi, Kasane (Botswana) et Victoria falls (Zimbabwe) : Nous avons visité cette région en dernière semaine. Les matins étaient plus frais, autour de 15 à 18°et les journées très agréables (max 28°).

L'agence Tourmaline a bien fait son job. Aucun soucis de réservation pour les hébergements et les activités. C'est Alex, le patron de la Londiningi guest house qui nous a fait le briefing de départ pour l'agence. Il nous attendait chez le louer de véhicule, Asco, pour nous expliquer aussi tout concernant l'auto. Nous avons apprécié d'avoir toutes ces explications en français.

La voiture J'avais demandé un Hillux automatique diesel . On nous a doté d'un véhicule neuf qui affichait seulement 4000 km au compteur. Les pneus étaient impeccables. Nous n'avons pas crevé. J'avais pris avec moi des grands sacs poubelles pour protéger les valises de la poussière, nous n'en n'avons pas eu besoin. Etait-ce parce que nous étions en mai, juste après la saison des pluies, ou parce que le véhicule était neuf ou bien parce que le coffre en alu fixé à l'arrière était bien étanche, mais nous n'avons pas eu beaucoup de poussière et nous nous sommes finalement passés des sacs poubelles.



Les routes Les routes asphaltées sont bien entretenues. Les " gravel roads " sont généralement larges bien entretenues. Les petites pistes sont un peu plus rudes mais pas de grosses difficultés pour notre part. Ce que nous avons trouvé dangereux : - Les limitations de vitesse sont hautes, trop par rapport à ce que nous connaissons. Les locaux roulent vite et certains touristes tentent de les imiter, ce qui n'est pas très raisonnable en raison des nombreux obstacles qui peuvent surgir (enfants, animaux – sauvages mais aussi et surtout les animaux domestiques ânes, vaches, chèvres- , tas de sable ou de gravier sur certaines routes, surtout secteur de Solitaire et plus précisément entre Solitaire et Rostock sur la C14. - Beaucoup de routes sont droites et interminables parmi des paysages désertiques ce qui sont des facteurs favorables à l'endormissement, une de nos principales craintes.

Ci-dessus : Zebra crossing

La nourriture Autre grand sujet de préoccupation des touristes " surtout français "… quoique les belges ne sont pas en reste... Nous avons très bien mangé en Afrique mais une nourriture plutôt de type européen alors que je m'attendais aussi à goûter des spécialités africaines. La majeure partie des plats proposés se composent de grillades (bœuf, agneau, gibier) ou poulet. Le gibier (game) n'est pas aussi fort en goût que celui que l'on trouve chez nous (sanglier, cerf, etc...) et c'est tant mieux pour moi qui préfère des goûts moins prononcés. Comme souvent lu sur le forum je confirme que la viande de Kudu est souvent la plus tendre. Les légumes accompagnants manquent souvent de cuisson. Croquant ça va, pas cuit bonjour les dégâts... Les pique-niques organisés par les lodges sont souvent opulents et très agréables. Le petit déjeuner au champagne sud africain après le vol en mongolfière est tout aussi exceptionnel qu'inoubliable



Les hébergements Nous ne faisions pas de camping. Nous avons eu l'occasion de tester des lodges, des guest houses et un hébergement basique au Spitkoppe. Les hébergements sont très biens, propres, parfois très luxueux. Ce qui est à déplorer c'est parfois le manque d'ambiance, surtout durant les diner : Peu ou pas de musique par exemple... alors quand on est de 2 ou 3 tables c'est tristounet. Par exemple, le buffet de l'eagle nest du Vingerklip était très chouette mais pas de musique... et personne n'osait moufeter... Seuls 3 lodges avaient un fond musical sympa : Le Hoodia, le Mowani et le Divava.

Voici notre " tierçé " de nos lodges préférés tout confondu (confort, accueil, nourriture, ambiance générale) :

1) Le Hoodia desert lodge : Il y a beaucoup de lodge dans le secteur de Sossusvlei. Le Hoodia est assez petit et discret, c'est sans doute aussi ce qui fait son charme. D'aucun diront que les chambres sont un peu petites mais il n'y a vraiment rien à reprocher à cet établissement ou le patron est très présent et super sympa. La nourriture est raffinée et excellente. Le staff est souriant et l'on sent qu'il y a une bonne ambiance. Ce lodge mérite amplement sa première place sur Tripadvisor. La journée organisée dans les dunes est exceptionnelle. D'ailleurs j'en avais lu tellement de bien que c'est pour cela que j'avais opté pour le Hoodia. Cette journée a vraiment dépassé mes espérances C'était incroyable ! Notre guide, Amgula était aux petits soins et nous avons pleinement apprécié tout ce qu'il nous a fait découvrir. Certes nous aurions pu aller dans le parc par nous même... cela aurait été très différent...



2) Le Divava lodge & spa : Situé sur les bords du Kavango, ce lodge pourrait être l'écho de la célèbre citation de Beaudelaire " Là, tout n'est qu'ordre et beauté, Luxe, calme et volupté ". Un personnel souriant et aux petits soins, une nourriture excellente et raffinée, une chambre immense et luxueuse : Le Divava etait certainement le plus beau des lodge que nous avons visité durant notre séjour. Nous avons eu l'occasion de faire 2 activités : Une promenade en bateau jusqu'aux Popa falls et un game drive à Mahango le matin à l'aube.

3) Na an Kusé lodge : C'est ici que nous avons littéralement " débarqué " lorsque nous sommes arrivés à l'aube de notre premier jour sur le sol Africain. L'accueil par Rhona était adorable. Nous avions été prévenus que notre chambre ne serait pas prête car ils avaient un mariage la veille. Avouez qu'à 6h30 du matin c'est un peu normal. Aussi, on nous avait proposé de faire 2 activités en arrivant. Rhona nous a offert du café en attendant le guide et à 7h00 nous étions dans le busch avec Kiki le guépard.. mais ça c'est une autre histoire... Pour ce qui est du lodge, il y a très peu de chambres. On peut donc dire qu'il est vraiment exclusif. L'environnement est très beau. Près de la piscine, il y a un petit canyon peuplé de daman des rochers (première rencontre animalière du matin). La chambre est immense et la déco plutôt " branchée ". Au matin, un babouin était sur la terrasse et un kudu grignotait un arbuste juste devant la fenêtre... Quelle introduction au voyage !



Note "coup de cœur" … pour le Khowareb lodge. Ce lodge est situé près de Sesfontein sur la rivière Khowareb. Nous y sommes restés 2 nuits, le temps d'apprécier la gentillesse du staff. Ici s'est tout de suite sentis bien. Pas de chichis et relax... La chambre est petite mais suffisante avec des murs en toile de tente et la salle de bain est totalement ouverte en extérieur. La nourriture est bonne et le staff chante après le repas. Ambiance ambiance... Côté accueil, la jeune fille était très présente et venait à notre rencontre avec un cocktail à chaque retour d'excursion. Nous avons fait 2 excursions avec le lodge : une visite de village himba – égale à ce que j'attendais- et une journée track rhino exceptionnelle où nous n'avons pas trouvé le rhino mais ... des lions et des éléphants...



Mention spéciale repas : Bien sur une guest house n'est pas un lodge avec le cadre et le personnel qui va avec mais nous avons apprécié la fameuse LONDININGI guets house, bien connue des forumeurs, avec un très bon accueil de Alex, le propriétaire qui nous a pris en charge chez Asco, le loueur de voiture et nous a fait le briefing au nom de l'agence Tourmaline. Les chambres sont tout à fait correctes mais le point fort c'est le diner. La cuisine est tout simplement délicieuse et nous avons pu apprécié un excellent steak de Kudu suivi d'une fine tarte aux pommes... je ne vous dit que ça ! Miam ...

So british : Quand on va au Victoria falls hotel, on se prépare à un retour dans le temps car l'hotel est de style colonial avec un nombre d'employés impressionnant. Même si les chambres sont vieillottes, le cadre de cet hotel tout simplement magnifique et nous avons apprécié de nous y relaxer pour nos deux derniers jours en Afrique.



Une déception On nous avait dit beaucoup de bien du Mowani lodge dans le Damaraland. Il est vrai que le site est très beau, que les chambres sont grandes mais quelle déception au niveau de la nourriture : un œuf mollet recouvert d'une sauce tomate insipide le tout posé sur un bout de saumon fumé, un morceau de bœuf très tendre recouvert d'une pâte de foie de volailles aux champignons (quel mélange!), et une meringue collante avec une glace. Le lendemain avec le game drive des éléphants du désert, nous avons tenté le lunch pour voir si c'était mieux : Petite salade avec quelques poivrons grillés marinés et dessert nommé injustement smothies mais qui se compose en fait de yaourt mixé avec les fruits du petit dej du matin, surtout du melon, le tout sans sucre... vraiment pas bon.

Les gens rencontrés lors du voyage : Nous avons eu l'occasion de rencontrer des namibiens blancs parlant soit anglais, soit afrikaans soit allemand et des namibiens noirs de différentes etnies, toujours très courtois et souvent très souriants. Nous parlions généralement en anglais ou en allemand et nous comprenions certains mots d'afrikaans.



Dans les lodges, nous avons eu l'occasion de rencontrer des clients sud africains et de discuter avec eux. Nous étions curieux de connaître leur culture, leur pays et leur esprit... C'est là que le nous ne sommes définitivement pas sur la même longueur d'ondes... En revanche nous avons eu de bons contacts avec des touristes allemands, un couple de vieux anglais ainsi que des canadiens de Vancouver très sympas.

Les paysages

La Namibie on y va pour les animaux mais aussi pour la diversité de ses paysages, et certains ne sont pas sans nous rappeler les USA (Vingerklip, Grootberg, désert...)

Les paysages sont vraiments exceptionnels, surtout au Nord, et diversifiés : déserts de sables, de cailloux, montagnes, verdure à Caprivi...



Les animaux A part le léopard que nous n'avons pas eu la chance de voir, nous avons vu les principaux animaux d'Afrique et des tas d'oiseaux magnifiques. Ci-dessous : Heure de pointe au point d'eau (Etosha)



Ci-dessous : Girafe de Bagatelle (Kalahari)



D'ailleurs à la fin, nous avons eu tendance à ne plus trop prêter attention aux éléphants et aux girafes tellement nous en avions vu et à nous focaliser sur le " shooting " de " zoziaux ", ce qui n'est pas toujours évident croyez moi ! Ci-dessous : Buffle et son oiseau (Chobe)





Les activités Nous avons beaucoup aimé les activités proposées par les lodges et les game drive. D'ailleurs, pour la petite histoire, à la fin de notre séjour à Etosha, Patrick était fatigué de conduire et moi je n'étais pas rassasiée d'animaux. Alors on s'est offert un game drive d'après-midi où nous n'étions que 2 passagers. Le guide nous a averti que l'après-midi on ne voyait pas beaucoup d'animaux actifs... Mais était-ce du aux bons yeux du guide ou à un énorme coup de chance, cet après-midi là fut exceptionnel: Nous avons vu un guépard en train de chasser et qui est ensuite tranquillement passé devant nous, un autre guépard qui venait de déguster sa proie, un lion, 3 rhino noirs et un rhino blanc... entre autres....



Parmi les activités exceptionnelles : Je ne vais pas tout raconter ici mais aucune ne nous a déçu, au contraire, nous en garderons un souvenir ému. Je dois ajouter que nous n'étions généralement pas nombreux, voire même certaines fois rien que nous deux : Marche avec le guépard à Na an kusé, Journée à Sossusvlei avec le Hoodia lodge, Ballon à Sossusvlei,



journée combiné catamaran + sandwich harbour,

(La photo du flamand rose ci-dessus a été prise a Sandwich Harbour, ce qui explique le jaune orangé de la dune en arrière plan)

rhino tracking à Khowareb, journée chez les buschmen avec le Fiume lodge (on parle peu de ce lodge sur le forum mais la journée découverte de la culture buchmen dans le village exclusif pour le lodge, est tout simplement magnifique),

(La photo de la madame buschmen topless ayant été censurée, je l'ai remplacée par les buschmens chasseurs)

Journée prise de vues et conseils photographiques avec Pangolin à Kasane (formidable), hélicoptère aux chutes Victoria...

En conclusion : Un voyage exceptionnel et l'on se dit qu'on a bien eu raison d'y aller ! Il n'y a pas eu une journée où l'on se soit ennuyé, pas une journée où l'on ait pas découvert quelque chose de différent. Comme pour les USA où nous sommes allés 4 fois, la Namibie et les pays voisins donnent très envie d'y retourner.

Ce qui nous a manqué : Les enfants. C'est la première fois que nous n'étions que tous les 2, mon mari et moi.

Si c'était à refaire : On séjournerait à Walvis Bay plutôt qu'à Swakopmund. On éviterait peut-être la bande de Caprivi car trop de route. On passerait peut-être par les Epupa falls au nord, ou bien le fish river canyon au sud... On passerait moins de temps dans le Damaraland...quoique...



Celui-ci nous attend l'année prochaine :



Je vous donne rendez-vous sur mon site pour suivre le carnet de voyage jour après jour. Pour l'instant il n'y a que la page de préparation mais si vous me laissez un peu de temps...
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Itinéraire en Namibie avril-mai en 4x4
Bonjour,

Nous sommes un jeune couple de 25 ans et nous souhaitons découvrir la Namibie pendant 15 jours fin avril-mai 2015. Nous voyagerons en 4x4 avec tente sur le toit, nous prevoyons de dormir principalement en camping avec quelques nuits en lodge.

Nous avons réfléchi à un itinéraire mais je souhaiterais avoir vos avis sur ce dernier. Merci beaucoup par avance,

Guillaume

Jour 1: Windhoek - Découverte de la ville. Nuit à Windhoek

Jour 3: Waterberg - Départ pour Waterberg plateau et sur la route visite de la Phillips Cave et des empreintes de dinosaures. Nuit à Waterberg

Jour 4: Waterberg - Safari a Waterberg. Nuit à Waterberg

Jour 5: Otjiwarongo - départ pour Otjiwarongo. Balade dans la réserve de guépards et de léopards. Nuit à Otjiwarongo

Jour 6: Etosha - Depart pour Etosha et nuit à Etosha

Jour 7: Etosha - Journée à Etosha et nuit à Etosha

Jour 8: Etosha - Journée à Etosha et nuit à Etosha

Jour 9: Twyfelfontein - Départ pour Twyfelfontein et visite de la forêt pétrifiée, du gouffre de Wondergat et de Brandberg. Nuit à Mowani

Jour 10: Twyfelfontein - Safari. Visite des environs et nuit à Mowani.

Jour 12: Swakopmund - Départ pour Swakopmund et visite des environs. Nuit à Swakopmund.

Jour 13: Sossusvlei - Suite de la route jusqu'à Sossusvlei et nuit à Sesriem en camping

Jour 14: Sossusvlei - Visite des environs à Sossusvlei et nuit à Sesriem

Jour 15: Mariental - Départ et nuit à Mariental

Jour 16: Mariental - Visite de Mariental et départ pour Windhoek. Nuit à Windhoek

Jour 17: depart pour Paris
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Deux itinéraires: Namibie-Botswana ou Namibie seule?
Après avoir fait plusieurs recherches, j'hésite entre deux itinéraire pour un voyage Namibie/Botswana ou Namibie seule. Les deux départs sont début avril. Est-ce un bon temps pour y aller? Les voici. Merci de votre aide.

1- Jour 1 : Windhoek Jour 2 : Windhoek - Onkonjima (route) Jour 3 : Etosha Jour 4 : Etosha Jour 5 : Etosha - Ruacana (route) Jour 6 : Ruacana Jour 7 : Ruacana - Epupa Fallsa (route) Jour 8 : Epupa Falls - Opuwo (route) Jour 9 : Opuwo - Palmwag (route) Jour 10 : Palmwag - Spitzkoppe (route) Jour 11 : Spitzkoppe - Swakopmund Jour 12 : Swakopmund - Sesriem (route) Jour 13 : Sesriem Jour 14 : Sesriem - Windhoek (route) Jour 15 : Windhoek - Maun (avion) Jour 16 : Moremi Jour 17 : Moremi Jour 18 : Moremi - Okavango (vol) Jour 19 : Okavango Jour 20 : Okavango - Victoria Falls (avion) Jour 21 : Victoria Falls Jour 22 : Départ via Johannesbourg (avion).

Jours 1 à 5 Arrivée à Windhoek, charmante capitale namibienne à l’architecture coloniale allemande. Arrêt dans une ferme consacrée à la conservation du guépard. Observation et discussion avec les fermiers. Direction nord : Etosha, synonyme de paysages de plaines et de savanes où pullulent les grands mammifères. C’est l’un des parcs les plus célébrés d’Afrique. Nous y ferons quelques safaris dont une impressionnante sortie nocturne au point d’eau d’Okaukuejo.

Jours 6 à 10 Baignade à la source chaude de Ongongo. Découverte des peuples Himba et Herero dans le Kaokoland et possibilité d’apercevoir des éléphants du désert. Observation d’animaux rares du désert dans la réserve de Palmwag. Traversée d’un spectaculaire récif montagneux et visite d’un site de peintures rupestres vieilles de 6 000 ans.

Jours 10 à 14 Étape à Swakopmund, station balnéaire à l’architecture coloniale allemande. Trajet vers les fabuleuses dunes de Sossusvlei (plus de 300 mètres de hauteur) en passant par le canyon de Kuiseb. Visite du canyon de Sesriem et retour à Windhoek.

Jours 15 à 19* Après un premier vol vers Maun au Botswana puis un second au cœur du delta de l’Okavango, les journées seront consacrées à la découverte du delta, en makoro et à pied. Game run dans la réserve de Moremi et vol à destination de Kasane pour accéder aux chutes Victoria.

* La séquence des visites de cette partie de l’itinéraire peut varier selon les jours de vol.

Jours 20 à 22 Petite incursion au Zimbabwe afin d’admirer l’un des sites naturels les plus grandioses d’Afrique, les chutes Victoria. Possibilité de randonnées ou de rafting sur le Zambèze. Vol de retour via Johannesbourg.

2-

Jours 1 - Départ de Montréal Assistance aux formalités d’enregistrement et envol à destination de Windhoek, via Johannesburg. Repas et nuit dans l’avion.

Jour 2 - Windhoek Dès notre arrivée à Windhoek, notre guide local nous accueillera et nous fera partager sa passion à travers un premier tour de ville de la capitale Namibienne. Installation, souper et nuit à l’hôtel.

Jour 3 - Windhoek / Okahandja / Otjiwarongo Déjeuner. En chemin vers Otjiwarongo, nous nous arrêterons au marché artisanal d’Okahandja, ancienne capitale du peuple Hereros. Dès notre arrivée à Otjiwarongo, nous nous installerons et déjeunerons au Lodge avant notre premier safari en 4x4 dans la réserve naturelle privée. Retour en fin d’après-midi. Souper et nuit au Lodge.

Jour 4 - Otjiwarongo / Parc National d'Etosha Déjeuner. Départ pour le Parc National d’Etosha, l’un des plus beaux parcs animaliers du monde, connu pour la grande richesse de sa faune et ses paysages savoureux. Installation au Lodge en fin de matinée. Dîner et temps libre avant notre première traversée du parc. Après une belle rencontre avec les girafes, antilopes, éléphants et lions de ce parc gigantesque, nous retournerons au Lodge pour le souper. Nuit au Lodge. Jour 5 - Parc National d'Etosha Déjeuner. Nous profiterons d’une journée complète de safari en 4x4 à la recherche des nombreuses espèces animales du parc, mais aussi des curiosités naturelles impressionnantes, tels que les immenses lacs asséchés de la réserve. Retour au Lodge pour le dîner. Poursuite du safari. Souper et nuit au Lodge.

Jour 6 - Parc National d'Etosha / Outjo Déjeuner. C’est en traversant le parc en entier que nous réaliserons l’étendue et la grande diversité naturelle de ce dernier. Dîner au camp d’état Halali puis continuation de la traversée. Arrivée dans la région d’Outjo en fin d’après-midi. Installation, souper et nuit au Lodge.

Jour 7 - Outjo / Kamanjab / Palmwag Après le déjeuner, nous nous rendrons dans un village Himba. Cette tribu, hors du temps et fière de ses traditions, résiste à l’influence du monde extérieur depuis des siècles : une rencontre inoubliable ! Dîner à Kamanjab. Route en direction de la région de Palmwag. Installation au Lodge et temps libre dans l’après-midi. Souper et nuit au Lodge.

Jour 8 - Palmwag Déjeuner. Aujourd’hui, nous profiterons de la réserve privée du Lodge et découvrirons la faune sauvage et les différents points de vues panoramiques de la région. Dîner au Lodge. Poursuite du safari en 4x4. Souper et nuit au Lodge. Jour 9 - Palmwag / Forêt Pétrifiée / Twifelfontein Déjeuner. Départ pour l’un des mystères de la nature : la Forêt Pétrifiée. Une gigantesque coulée de boue et d’immenses troncs d’arbres se sont fossilisés avec le temps dans les terres du désert et réapparaissent aujourd’hui pour nous… Dîner au Lodge de Twifelfontein. Dans l’après-midi, départ pour voir les peintures et gravures rupestres vieilles de plus de 6000 ans ! Souper et nuit au Lodge.

Jour 10 - Twifelfontein / Brandberg Déjeuner. Départ en 4x4 dans le lit asséché de la rivière Huab : un spectacle étonnant ! Retour au Lodge pour le dîner. Route pour le Mont Brandberg, véritable bloc de granit qui culmine à près de 2600 m d’altitude. Dans l’après-midi, nous arriverons au camp monté, spécialement installé pour nous aux pieds de la plus haute montagne de Namibie : un moment inoubliable ! Souper et soirée près du feu. Nuit au camp. Jour 11 - Brandberg / Cape Cross / Swakopmund Déjeuner. Route en direction de la petite ville balnéaire de Swakopmund située aux portes du désert de Namib. En chemin, nous ferons un arrêt à Cape Cross, connu pour sa colonie d’otaries à fourrure. Les mâles, déjà installés sur la rive, défendent leur territoire et s’engraissent le plus possible en vue de leur future conquête. Dîner au Lodge de Cape Cross puis poursuite vers Swakopmund. Arrivée en début d’après-midi et installation à l’hôtel. Temps libre pour magasiner. Possibilité de survoler le désert du Namib (en option), réputé pour être l’un des plus beaux au monde ! Souper et nuit à l’hôtel. Jour 12 - Walvis Bay / Swakopmund Déjeuner. Départ vers Walvis Bay, principal port de Namibie connu pour ses nombreux flamants d’Afrique Australe et d’innombrables espèces d’oiseaux. Il s’agira, pour nous, de notre point d’embarquement pour une belle croisière le long de la côte désertique, où nous aurons la chance de voir de façon privilégiée : otaries, cormorans du cap, goélands et dauphins. Dîner sur la plage et retour à l’hôtel. Temps libre et départ pour une belle excursion en 4 roues à travers les dunes du Namib. Souper en bord de mer. Nuit à l’hôtel. Jour 13 - Swakopmund / Désert du Namib / Sossusvlei Déjeuner. Ce matin nous prendrons la route vers les paysages lunaires de Moon Valley et découvrirons la plante ancestrale du désert : la Welwitchia Mirabilis. En chemin vers Rostock Ritz, nous ferons escale à la rivière du Kuiseb qui marque la limite de progression des dunes vers le nord. Dîner à Rostock Ritz puis continuation vers Sossusvlei. Installation au Lodge dans l’après-midi. Souper et nuit au Lodge. Jour 14 - Sossusvlei (Désert du Namib) Déjeuner. Départ aux aurores en direction des dunes rouges du plus ancien désert du monde. Nous terminerons la traversée du parc en 4x4 afin d’atteindre la plus belle zone du désert. Nous prendrons le temps d’admirer ce spectacle naturel par de nombreuses possibilités de marche. Retour au Lodge pour le dîner. Visite du canyon de Sesriem qui, d’une profondeur de 40 mètres, nous révèle l’histoire géologique de la région. Souper et nuit au Lodge. Jour 15 - Sossusvlei / Windhoek Déjeuner. Départ pour Windhoek, capitale et ville prospère de la Namibie. Dîner au restaurant et temps libre dans le centre-ville. Installation à l’hôtel. En soirée, départ pour le souper d’adieu dans un restaurant animé de la ville. Retour et nuit à l’hôtel. Jour 16 - Windhoek / Montréal Déjeuner. Selon horaire du vol, transfert à l’aéroport de Windhoek. Vol de retour vers Montréal.
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Péripéties d'une famille en terres namibiennes
Il règne une atmosphère un peu étrange ce weekend à la maison… Alors que d’habitude, à la veille d’un grand départ la tension et l’agitation dominent ; cette année c’est le calme. Tellement calme que le weekend nous paraît long. Tellement long que l’impatience nous ronge intérieurement ; comme une boule au ventre prête à exploser d’émerveillement au fil des surprises et rencontres qui nous attendent au cours des 4 prochaines semaines.

La Namibie c’est une grande première pour toute la tribu. Si avec nos 3 enfants nous avons coutume de poser nos valises sur le sol américain, cette année cap au Sud ! Autre façon de voyager aussi, puisque notre habituel combo SUV+motels laisse place à l’inévitable 4x4 avec le motel – euh la tente – sur le toit… A nous la zenitude des ciels étoilés au milieu du désert ! Nous sommes adeptes des randos dans le wilderness des US ; cette année nous plongeons dans une autre dimension de la notion des grands espaces. Et pourquoi fait-il si calme à la maison alors ?? Parce que nous sommes fin prêts. Tous les sacs sont bouclés depuis vendredi soir ; alors qu’on ne décolle que ce dimanche à 17h… Nous sommes confiants. Parce que tout est réservé sur place via Madiza Tours à Windhoek. Parce que le forum nous a procuré les excellents conseils indispensables à l’établissement et la réussite d’un tel itinéraire que nous voulons « plein la vue sans trop se presser ». Merci encore à tous ceux qui l’alimentent quotidiennement !

J’ai pris l’habitude de rédiger mes carnets de voyage au-jour-le-jour ; seule façon selon moi d’immortaliser des souvenirs tellement forts et nombreux que je crains que les détails ne soient trop éphémères. Même si cela demande un certain investissement en temps, quel bonheur quand ces souvenirs se ravivent à la relecture des semaines, des mois, des années plus tard ! Quand je voyage aux Etats-Unis, je prends plaisir aussi à partager mes notes et photos journalières en live (ou presque) sur le forum. Notes qui servent ensuite à la rédaction plus formelle de mon blog - http://photoolivier.com/wp/decouverte-usa/. Ici en Namibie, je sais que le défi sera de taille, étant donné l’absence quasi complète de connexion internet tout au long de notre périple, et le manque d’électricité pour recharger l’ordi ; le traditionnel « live » risque d’accuser rapidement un sacré différé ; mais qu’importe ! C’est un ressenti « à chaud » que nous voulons partager.

Aussi, nous vous invitons par le biais de ce carnet à prendre place sur le toit de notre 4x4, et à en prendre plein la vue autant que nous alors que nous dévalons les pistes namibiennes. Nombre de places illimitées 😊

Olivier
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Retour d'une croisière d'Afrique du Sud avec Oceania sur le Nautica
Bonjour à tous !

Très bonne et très belle année 2018 ! Je vous souhaite de tout cœur de très belles croisières et de beaux voyages !

C'est une croisière qui avait tout pour être une réussite, une bonne compagnie et une très belle destination...

Pendant la semaine de la croisière du mois d’avril je trouve une offre qui me parait intéressante de Cape Town à Cap Town sur le Nautica un petit bateau de 680 passagers.



L'Afrique et ses parcs, nombreux et magnifiques, est une destination que nous n'aurions jamais choisie pour un voyage terrestre. Nous n'avons pas l'esprit assez aventurier pour aller courir les grandes réserves, ou faire un safari, ce n'est pas notre truc.

Cet itinéraire comporte beaucoup d'escales et peu de jours de mer. La compagnie Oceania en laquelle j'ai toute confiance suite à notre première expérience très réussie me parait idéale pour cette destination dont je n'avais jamais rêvé avant. Nous voilà décidés pour cette croisière qui me parait un peu comme un menu dégustation avec à chaque escale un échantillon d'Afrique.

Pour la première fois de notre vie de croisiéristes nous réservons toutes les excursions avec le bateau pour des raisons de sécurité et de distances entre les ports et les parcs visités. Nous avons un programme varié et bien diversifié très alléchant.

Avant de partir il est nécessaire pour les ressortissants français et beaucoup d'autres d’obtenir un visa pour le Mozambique. J'ai reçu un grand nombre de messages d'Oceania pour me le rappeler. Le bateau offre de s’occuper de cette démarche pour 125 $ par personne.

En le demandant moi même directement à l’ambassade à Paris cela coûte 40 € par personne, plus les frais de photos et de recommandé, le prix de revient est de 120 € pour 2 visas ; nous l'obtenons facilement en 15 jours.

Le Mozambique est une zone de paludisme mais pour une journée d'escale, en ville, en pleine journée nous choisissons de ne pas prendre de traitement malgré les nombreux mails de la compagnie pour nous y encourager.
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Conseil objectif pour voyage en Namibie
Bonjour C'est la première fois que je demande un conseil technique (et non itinéraire) sur le forum. Je ne suis pas très calée mais j'ai besoin de conseil, nous partons en Namibie en juillet en famille. Nous avons fait les Us l'été dernier nous avons donc acheté un zoom 10-24 pour notre appareil photo sony (alpha 300) et une focale fixe 35 (de bonne qualité F1.8 je crois).

Du coup pour les photos d'animaux ce n'est pas top. On a un zoom 55-200 (4-5.6) qui était fourni avec notre vieil appareil.

J'ai dans l'idée d'offrir à mon mari le sony alpha 77 ii (pour pouvoir garder nos objectifs).

J'ai trouvé un objectif sony 55-300 (4.5-5.6) autour des 300E.

Sacahnt que le budget est serré est ce que l'objectif 55-300 nous apportera vraiment du plus pour les animaux que le 55-200 ?

Merci beaucoup Anne
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Une boucle (presque!) classique en Namibie
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage en Namibie... une boucle (presque !) classique de 20 jours en novembre 2012.

Le récit accompagné de photos, cartes et quelques (courtes) vidéos se trouve ici :

http://sites.google.com/...uleuxvoyagesnamibie/

Bonne découverte et à + !

.......................................................................................................................................................... Présentation

De l'Afrique, nous connaissions un peu le Nord, le Maroc, la Tunisie, l'Egypte entre autres. Mais à part un mini safari au Kenya en 1997, le Sud africain nous était totalement inconnu et ne figurait pas vraiment dans le top de notre wish list, du moins pas jusqu'à une période récente.

J'avais l'impression qu'un voyage dans ces contrées se limitait à la forme safari. Or je ne nous voyais pas nous contenter de sillonner la région pendant des semaines, enfermés dans notre véhicule alors que nous adorons ponctuer nos séjours de quelques randonnées.

C'était mal connaître la Namibie. Merci à tous les contributeurs de la rubrique "Afrique australe" de Voyage Forum (ils sont trop nombreux pour que je les cite) qui par leurs récits de voyage et leurs participations aux discussions ont aiguisé ma curiosité et m'ont donné envie de connaître ce pays.

Alors quand j'ai commencé à me pencher sérieusement sur la destination, j'ai découvert de véritables trésors, des dunes ocres du Namib aux étendues de sel d'Etosha en passant par les contreforts montagneux du Naukluft ou le deuxième plus grand au monde, celui de Fish River ou encore les marigots et marais du delta de l'Okavango. En y regardant encore de plus près, j'ai découvert un territoire très peu peuplé (2 habitants au km2) pouvant offrir un vrai terrain d'aventure et, pour des amoureux de la randonnée, de belles opportunités à condition d'orienter le voyage dans ce sens. Assurément, la Namibie était faite pour nous !

C'est par conséquent cette option que nous avons retenue. Pour la mettre en œuvre, nous nous sommes adressés à une agence locale francophone, Madiza Tours, qui a peaufiné le parcours et réservé pour nous à la fois le véhicule et les hébergements que nous avons souhaité de type lodge et/ou bungalow. C'était plus simple d'autant qu'un petit mois à peine nous séparait de la date de départ.

A partir d'une première ébauche d'itinéraire et de quelques consignes (parcours cool, randonner quand c'est possible…), Caroline de Madiza Tours a été très réactive. Elle nous a immédiatement fait une proposition qui collait à nos attentes, orientant le choix d'hébergement vers des lodges proposant la randonnée parmi leurs activités.

Ce qui donne une boucle dans le sens des aiguilles d'une montre que nous accommoderons à notre sauce en l'émaillant de quelques fantaisies personnelles ;-) Estimation kilométrique : 3 000 km minimum en 3 semaines.

Arrivée en Namibie et première étape vers le Kalahari par les pistes

J1 : Samedi 3 novembre 2012

Le vol Francfort – Windhoek a été acheté en ligne auprès de la compagnie Air Namibia et le préacheminement depuis Paris se fait par Air France. Les bagages sont enregistrés jusqu'à leur destination finale.

Les cinq heures d'escale à Francfort nous permettent un rapide aller-retour dans le centre-ville qui n'est qu'à une vingtaine de minutes de l'aéroport par la S-Bahn (sorte de RER). Hauptwache est à la fois la station où nous descendons mais aussi le nom d'un ancien poste de garde transformé en café-restaurant à la mode. Ça tombe bien, il pleut des cordes, il est 15 h 30 et à part deux ou trois cacahuètes servies par Air France, nous n'avons pas déjeuné.

Alors c'est avec plaisir que nous nous mettons à table en espérant que cesse la pluie.

Une heure plus tard il pleut toujours, nous passons rapidement dans Zeilstrasse devant ces galeries commerçantes qui font de l'œil à leurs clients, nombreux en ce samedi après-midi…avant de prendre la direction de la fameuse place du Römerberg avec ses maisons typiques sous un ciel de Toussaint

De retour à l'aéroport vers 17 h 30, les formalités s'enchaînent sans temps mort et l'avion décolle à 19 h 10 comme prévu. A bord, pas d'écran individuel, mais peu importe, car après le dîner, l'objectif est de dormir afin d'arriver à destination en forme pour la première étape.

J2 : Dimanche 4 novembre 2012

Mission accomplie, nous avons pu dormir quatre ou cinq heures d'affilée.

Il est 6 heures, nous foulons le sol africain avec trente minutes d'avance alors que le ciel nous gratifie de son plus bel arc-en-ciel et que l'air se remplit d'une agréable senteur de foin ou d'herbe coupée. Bienvenue en Namibie !

Mais deux heures ne seront pas de trop pour sortir enfin de l'aéroport. La queue au bureau de change notamment n'en finit pas.

Avec les premiers dollars namibiens en poche, les choses sérieuses peuvent commencer.

Première étape chez le loueur Advanced Car Hire dans la zone industrielle de Windhoek où Caroline nous rejoint pour un briefing détaillé. Elle nous a préparé, elle aussi, un solide carnet de voyage. Avec le nôtre en plus, nous sommes parés !

Présentation de notre véhicule : un Toyota Hilux simple cabine, une configuration qui va immédiatement nous sembler peu pratique. Très profond, le plateau n'est accessible que par le hayon arrière, tous les bagages risquent de glisser vers l'avant et je nous imagine déjà obligés de les récupérer en grimpant à quatre pattes dans la poussière du coffre.

Bon tant pis, c'est le modèle réservé, alors il faut faire avec. On verra plus tard comment améliorer le système. Pour nous consoler, le volume d'une cabine simple est plus facile à climatiser, un avantage en cette saison.

Pour couronner le tout, le hayon ferme mal. L'employé nous fait un difficile réglage mais après le premier arrêt pour les courses, impossible de le verrouiller efficacement et à l'arrêt suivant le bitoniau est irrémédiablement perdu.

Nous tentons bien un retour chez le loueur avant de quitter définitivement Windhoek mais un dimanche en fin de matinée, il n'y a plus personne sur place. Nous avons beau secouer la poignée de porte, le seul résultat obtenu, c'est la mise en branle de l'alarme. Oups, sauvons-nous avant d'ameuter tous les services de sécurité !

C'est donc avec un hayon mal clos que nous prenons enfin la route à 11 h 30 avec l'objectif de rallier le Kalahari Red Dune Lodge, 200 kilomètres et 2 heures et demi par le ruban asphalté de la B1 (réputée monotone !) ou 265 kilomètres et 4 heures par les pistes. Devinez ce que nous choisissons ? Par les pistes, bien sûr, j'avais bien précisé que le circuit serait presque classique !

La prise en mains est un peu laborieuse, la conduite se fait à gauche et bien que nous l'ayons déjà expérimentée en Australie et aux Seychelles, il nous faut à nouveau un temps d'adaptation. Nous commençons donc par indiquer nos premiers changements de direction d'un bon coup de balai d'essuie-glace. Qu'est-ce que c'est agaçant ! Quant à passer les vitesses de la main gauche, cela demande une véritable rééducation.

Pour préparer le parcours, nous avons acheté la carte Tracks4africa compatible, via le logiciel Mapsource, avec notre GPS Garmin de randonnée. Celui-ci nous servira aussi à nous guider sur la route.

Nous voilà sur les rails et très vite au cœur de ces vastes espaces africains : une route (ou une piste) se déroulant à l'infini à travers une savane herbeuse à laquelle les parasols des acacias donnent une touche verdoyante malgré la saison.

Une circulation faible, très faible, peu ou pas d'habitations : nous avons vraiment l'impression d'être seuls dans cette immensité.

Premiers paysages namibiens … et premières curiosités !

Mais qui a bien pu construire ces nids démesurés qui ressemblent à des toits de chaume ?

Ce sont les républicains sociaux (Philetairus socius), de tout petits oiseaux de couleur brun-gris au ventre blanc et au bec bleu clair. Ils vivent en colonie jusqu'à 300 individus.

Leurs nids sont de grands complexes, un peu comme des immeubles comprenant plusieurs appartements et certains peuvent avoir plus de 100 ans d'âge et avoir hébergé plusieurs générations.

Après Dordabis, le bitume laisse place aux pistes, des gravel roads, très larges et très roulantes dans l'ensemble. Après avoir bifurqué deux fois à droite, puis deux fois à gauche aux croisements successifs, tout en longeant ou en enfourchant les dunes roses du Kalahari peuplées d'autruches et d'antilopes, nous arrivons à destination à 15 h 30 comme prévu, pas mécontents de pouvoir enfin nous poser. Température largement supérieure à 30 ° C. Altitude 1235 mètres (contre 1600 mètres à Windhoek).

Au Red Dune Lodge, nous héritons du bungalow n° 4 (Black Wildbeest) en pierre et toile, coiffé d'un toit de chaume, situé au bord d'un vlei, un lac naturel asséché. Parquet en teck, beaux meubles traditionnels massifs, salle de bains en pierre naturelle et clim' : dans ces conditions, difficile de quitter la chambre en cette fin d'après-midi.

18 heures : C'est le moment ou jamais pour une petite balade vespérale avant que le soleil ne se couche dans une heure environ. Sur la propriété, Red Dam Walk se fait en 45 minutes, la durée est parfaite et c'est sur ce sentier que nous pensons être engagés. Au bout de 20 minutes de marche, nous sommes un peu étonnés que, pour une boucle de cette durée, le parcours n'ait pas encore viré à droite. Il est encore temps de faire demi-tour mais puisque nous sommes lancés, ma foi, continuons encore un peu. D'ailleurs, cette fois-ci, le sentier a bien l'air de tourner à droite sauf que le panneau indique que nous sommes sur Dune Walk… 2 heures alors que le soleil est déjà sur le point de se coucher.

Nous assistons alors à un coucher de soleil mémorable dans un ciel chargé d'orage…

… suivi d'un contre-la-montre excitant dans le sable des dunes. Nous savons que sous ces latitudes la nuit tombe très rapidement après le coucher du soleil et nous sommes encore très loin du lodge. Finalement, au pas de course, nous bouclons le tour en 1 heure 15 et sommes de retour avec les toutes, toutes dernières lueurs du jour. Pour une première journée, c'est une sacrée journée !

Au restaurant, nous inaugurons, avec un ragoût de koudou, une longue série de "game food"… Nous sommes définitivement dans l'ambiance !

Nids de républicains sociaux au premier plan

De la Zebra River au Nauklutf NP : Quiver Tree Trail et Waterkloof Trail

J3 : Lundi 5 novembre 2012

Le petit déjeuner n'étant servi qu'à partir de 7 h 30, nous avions envisagé une petite balade au lever du jour. L'idéal aurait été de démarrer à 6 heures mais pour cette première matinée, nous traînons un peu. A 7 heures, c'est parti et maintenant que le plan des lieux est bien clair, nous trouvons sans difficulté le début du Red Dam Walk (celui que nous avons manqué hier soir). Il nous mène au Dune Sofa, un canapé au cœur des dunes, idéal pour profiter du silence tout simplement !

Une heure trente plus tard, bien mis en appétit par cette petite balade matinale, nous croquons avec gourmandise les tartines de ce premier petit déjeuner en terre namibienne.

9 h 30 : Déjà prêts pour reprendre la route ! En réalité, en dehors d'une vingtaine de kilomètres de goudron au départ, la presque totalité des 230 kilomètres jusqu'au Zebra River Lodge se fait sur des pistes. La vitesse est limitée à 80 km/heure sur ce type de revêtement et à 120 km/heure sur l'asphalte. Durée estimée pour ce parcours : 4 heures.

Afin de nous hydrater régulièrement sans avoir à nous arrêter et sans avoir à lâcher le volant, une poche (de type Camelbak), remplie de glaçons et de 2 litres d'eau est placée entre nos deux sièges.

Dans le coffre, une glacière (ramenée dans nos bagages) garnie de glace, généreusement offerte par les lodges ou parfois achetée, maintient au frais le pique-nique du midi.

Ainsi parés, nous nous dirigeons plein ouest à travers une savane d'épineux par la piste D1254 sur laquelle tous les quarts d'heure il faut ouvrir et refermer un portail au grand dam de mon copilote qui espérait se relaxer !

Petit à petit, les paysages deviennent plus vallonnés, laissant entrevoir à l'horizon les premiers reliefs des monts Naukluft.

Il est 13 h 30 quand nous pénétrons dans le canyon de la rivière Zebra (altitude 1300 mètres) et tout d'un coup, caché au fond des monts Tsaris, cerné de nombreux canyons, apparaît le Zebra River Lodge où nous avons prévu de passer deux nuits.

Un pavillon retient tout de suite notre attention. Mince, des clients y sont déjà au balcon. En fait, on nous a réservé le logement au premier plan sur la photo. Un couple allemand, occupe, quant à lui, celui au deuxième plan. Nous serons tous les quatre les seuls clients pendant les deux jours.

On ne pouvait pas mieux rêver ! Chambre spacieuse, très belle vue, accueil chaleureux par le couple sud-africain, propriétaire des lieux depuis septembre dernier, secondé par une jeune stagiaire anglaise très mignonne.

Comme activité en soirée, on nous propose le traditionnel "game drive". Pour les novices de la destination, il s'agit de se promener dans un véhicule 4 x 4 ouvert, appartenant au lodge, sur le domaine de la propriété afin de pouvoir y observer quelques animaux dans leur environnement sauvage. Collation ou apéritif prévus !

Non merci, en indéfectibles randonneurs, nous préférons découvrir le domaine à pied. Mais pas immédiatement, d'abord (et ça deviendra un rituel) quelques brasses dans la piscine et un peu de repos en attendant que les températures deviennent plus supportables.

16 h 30 : Allons-y, car aujourd'hui pas question de rentrer de nuit. La randonnée que nous avons retenue, Quiver Tree Trail, se fait en 2 heures à 2 heures et demie. Nous sommes donc parfaitement dans les temps.

Après avoir suivi le lit de la rivière, le sentier prend de la hauteur. Sur ses pentes, des arbres que nous appellerons "golden trees", leurs troncs sont comme recouverts d'une fine couche de ce métal précieux.

Du plateau nous dominons une mer de canyons !

Mais le clou de la randonnée se trouve encore un étage plus haut. Alors que nous nous en approchons, je ne peux m'empêcher de penser à cette description de Wilbur Smith dans son roman "Fortune d'Afrique". "Dans la brume de chaleur apparaissait un tertre de schistes mauves bizarrement surmonté d'un arbre antédiluvien, un Kokkerboom à l'écorce écaillée comme une peau de serpent".

L'auteur a l'air de dépeindre exactement celui que nous voyons se dresser majestueusement devant nous !

Il s'agit en réalité d'un aloès, Aloe dichotoma, appelé "arbre à carquois" car les bushmen se servaient de ses branches et de son écorce pour en faire des carquois.

Une fois ce point culminant atteint, il ne reste plus que de la descente pour retourner au lodge. Finalement 1 heure ¾ nous ont suffi à boucler le circuit. Très belle randonnée et quelle fière allure, ce Kokkerboom !

En revanche, pas d'animaux aperçus pendant notre balade. Nous les verrons pendant le dîner : toute une troupe de koudous venus s'abreuver. Nous assistons, attendris, au ballet de leurs ombres sous le lampadaire du point d'eau sur fond de ciel étoilé. Un beau spectacle !

J4 : Mardi 6 novembre 2012

Nous avions programmé deux nuits ici afin de bénéficier d'une journée pleine pour faire une grande randonnée dans le parc national du Nauklutf à 60 km. Mais entre Olive Trail (11 km en 4 heures) ou Waterkloof Trail (17 km en 6/7 heures) nous n'étions pas encore définitivement fixés en quittant le lodge ce matin à 7 heures.

Une heure plus tard, alors que nous franchissons la grille d'entrée du parc, la décision n'est toujours pas prise. Une fois arrivés devant l'office des rangers, c'est le moment ou jamais d'arrêter notre choix. Alors, Olive ou Waterkloof ?

Finalement… c'est un permis pour le Waterkloof Trail que nous demandons à la ranger de service. Après tout, 17 km, c'est du même ordre que la randonnée de Chesler Park via Joint Trail dans les Needles (Canyonlands UT) que nous avions parcourue sous une chaleur torride en 8 heures.

Comme nous avons toute la journée devant nous, autant l'occuper pleinement, surtout qu'ici la baignade est possible aux deux extrémités du parcours.

"Full tour or partial tour ?" insiste notre ranger. Nous nous regardons un bref instant, oui, c'est décidé… "full tour" ! "Oh, s'exclame-t-elle, you are good hikers ! "

Good hikers ? Ça, on le saura ce soir !

A 8 h 30, nous sommes fins prêts à nous mesurer au Waterkloof Trail, pleins de courage mais aussi avec un peu d'appréhension car nous n'avons aucune idée de la nature du terrain que nous allons rencontrer. Nous n'allons pas tarder à le savoir ! Altitude de départ : 1495 mètres.

La randonnée commence d'abord par un passage bucolique à travers un tunnel de roseaux. Plutôt ludique comme démarrage !

Mais aussitôt après, escaladant le cours de la rivière Naukluft, le sentier disparaît totalement. On avance d'une pierre sur l'autre dans le lit du ruisseau, en partie sec, en tentant de ne pas perdre de vue les marques de peinture jaune indiquant la direction à suivre. Un avantage : l'endroit est plutôt ombragé ! L'inconvénient : il vaut mieux regarder où l'on met les pieds au risque de se tordre une cheville. Des babouins détalent à notre approche. Ils sont plus lestes que nous !

Ne manquons pas, malgré tout, de lever le nez de temps en temps. Au-dessus de nos têtes, les falaises ocres du Naukluft.

Partout de jolis bassins rafraîchissants invitent à la baignade mais nous reportons ce moment à la fin de l'après-midi. Pour l'instant, nous pensons d'abord à avancer, ce qui est loin d'être simple. Nous avons plutôt l'impression de faire du sur-place, perdant beaucoup de temps à chercher les marques, loin d'être toujours visibles.

Last Water : c'est l'endroit où se termine le tour partiel, réputé demander 1 heure à 1 heure et demie. Nous sommes à peu près dans la moyenne ! C'est également là que le parcours s'éloigne de la rivière, tourne à l'ouest pour gravir une ravine (kloof).

C'est un peu plus loin que j'ai vraiment un coup de mou. Pour l'instant pas de dénivelé significatif mais une montée qui s'étire, s'étire… à n'en plus finir. N'avons-nous pas présumé de nos forces ? Vu notre rythme, allons-nous pouvoir être de retour avant la fermeture du parc (19 heures) ? Je commence à sérieusement douter de nos capacités.

Mais une orange succulente me redonne un bon coup de fouet alors que l'on s'enfonçe dans ce canyon aux parois orangées (un petit air de Southwest !) avant de traverser un plateau de plus en plus ouvert.

Le panneau "Half way" a définitivement raison de mes doutes. Il est 11 h 50, cela fait 3 h 20 que nous sommes partis, altitude 1772 mètres, dénivelé depuis le départ 280 mètres. Pas si mal !

C'est le moment que nous choisissons pour nous restaurer afin de prendre des forces avant d'attaquer le point culminant qui est encore devant nous. Pique-nique agrémenté par la cavalcade gracieuse de quelques springboks.

Nous mettons toutes nos forces dans la montée vers la crête (1914 mètres) que nous atteignons à 13 h 12 exactement, récompensés par une superbe perspective sur le désert. Dénivelé depuis le départ : 420 mètres.

Je pensais que le plus dur était derrière nous et qu'à partir de là, nous n'aurions plus qu'à caracoler dans la pente pour finir la randonnée en deux temps trois mouvements.

Mais la descente est longue et escarpée, avec un facteur aggravant, la chaleur qui à cette heure de la journée atteint son maximum (entre 35 et 40 ° C). Heureusement que nous avions 4 litres d'eau chacun ! La réserve a déjà bien baissé.

Il n'y a que les plantes succulentes qui puissent s'épanouir ici et cet Euphorbia virosa l'est tout particulièrement.

Nous, en revanche, on commence à vraiment dessécher. Heureusement, la présence de babouins nous annonce qu'un cours d'eau est proche. En effet, il est 15 heures, nous avons perdu 500 mètres de dénivelé, la rivière Gororosib est en vue et avec elle, la promesse d'une baignade.

Nous repérons rapidement ce bassin naturel, creusé dans le travertin, au beau milieu de cet amphithéâtre désertique.

Nous y plongeons avec délice ! Après tant d'efforts, enfin le réconfort !

Mais la récréation n'est que de courte durée. Il reste du chemin à parcourir et par-dessus le marché, il va falloir remonter de près de 80 mètres de dénivelé. La poisse ! Et toujours ces foutues marques difficiles à repérer !

La fin est harassante ! Alors que nous pensons être arrivés (l'office est en vue), une dernière erreur (des marques mal placées) nous conduit dans une impasse, nous obligeant à faire demi-tour et finir par une implacable remontée par le camping et la route. Seule consolation : le détour permet d'apercevoir ce superbe arbre à carquois !

Fin de la randonnée : 16 h 45, après plus de 8 heures, arrêts et baignade compris. Alors, good hikers ? A chacun d'en juger !

Bilan : une très belle randonnée et un beau défi vaillamment relevé. Le referions-nous ? Sans doute pas. Trop dur, surtout en cette saison. L'Olive Trail moins long aurait peut-être été une meilleure option.

En attendant, retour au lodge, douche, dîner, dodo… nous sommes KO. Deuxième nuit au Zebra River Lodge.

Arbre à carquois

De Sesriem à Sossusvlei : Dead Vlei et Dune 45

J5 : Mercredi 7 novembre 2012

Ce matin nouvelle randonnée… Non, je plaisante, ce matin, séance chaise longue au bord de la piscine. C'est aussi le meilleur endroit pour observer les oiseaux (118 espèces répertoriées sur la propriété) qui, au cours d'un vol en rase-mottes, trouvent là un bel abreuvoir. Mais pas facile de les mettre dans la boîte !

Le lézard, en revanche, pose carrément, nous laissant tout loisir de le photographier sous tous les angles. Il s'agit d'un agame terrestre ou Agama aculeata.

Mais est-ce la fatigue qui nous fait voir double ? ;-)

En tout cas, ce n'est pas la petite étape d'aujourd'hui qui devrait nous fatiguer. Seulement 80 km, soit moins de deux heures. A 10 h45, top départ via les pistes D850 et 854.

Mais c'est en abordant la D845 que les paysages changent radicalement. Le sable rose pâle de la piste nous oblige pour la première fois à enclencher la fonction 4 x 4. De part et d'autres de la piste, de grandes étendues herbeuses forment un véritable tapis vert amande duquel émergent quelques acacias isolés abritant chacun une autruche ou quelques antilopes.

A l'arrière plan, les montagnes commencent à se teinter de rouge puis, plus loin, le cordon de dunes du Namib fait une apparition.

Il n'est pas loin de midi. Le thermomètre extérieur/intérieur que nous venons d'installer dans notre véhicule indique très précisément 40 ° dehors et 30 dedans. Côté altitude, nous ne sommes plus qu'à 800 mètres.

Arrivée sous le cagnard à 13 h 30 à Sesriem, porte d'accès aux dunes de Sossusvlei. Entrée du parc : 80 N$ par personne par jour + 10 N$ par véhicule par jour.

Le Sossus Dune Lodge est, avec le Sesriem Camp Site, le seul établissement à l'intérieur du parc. Il offre ainsi un avantage énorme, c'est de pouvoir atteindre Sossusvlei avant le lever du soleil et de rester à l'intérieur du parc bien après le coucher de soleil. Nous y passerons deux nuits.

Construit en 2007 et géré par NWR (Namibia Wildlife Resorts, l'administration des parcs nationaux namibiens), le lodge se présente sous forme de 24 bungalows en bois local, toile de tente et toit de chaume, de style africain. Douze sont orientés côté dune et les douze autres côté canyon. Une interminable passerelle en bois dessert l'ensemble.

On nous octroie le plus éloigné des chalets, le n°12 côté canyon. Il se distingue des autres par l'ajout d'une terrasse couverte avec un lit balancelle (!) car c'est une suite… nuptiale. Eh, oui, il n'y avait pas d'autre chalet disponible au moment de la réservation mais avec un petit supplément, on a pu avoir cette suite et tous les petits plus qui vont avec : champagne (plus exactement, vin pétillant !), corbeille de fruits et surtout un grand frigo rempli à ras bord de toute une variété de boissons (si, si…offertes).

Nous ferons donc comme si nous étions d'heureux honeymooners. Heureux, nous sommes, honeymooners nous fûmes !

La chambre est superbe mais le ventilateur a beau mouliner, il ne fait que brasser de l'air chaud, très chaud. Nous essayons la douche pour nous rafraîchir mais pas mieux, l'eau froide coule… chaude. Et la piscine ? De peur de ne pas trouver de parasol à l'ombre et devant les 500 mètres de passerelle à parcourir sous le soleil, nous renonçons. Le lit-balancelle ? Pourquoi pas ! Il n'y fait pas plus chaud qu'à l'intérieur et en se balançant, on pourrait presque ressentir un petit courant d'air.

Nous fixons 16 heures comme heure raisonnable pour sortir. Bien qu'il fasse encore 37 °, on trouve qu'il commence à faire meilleur.

L'objectif de la fin d'après-midi est d'assister au coucher du soleil sur la Dune 45 (45 car elle se trouve à 45 km de l'entrée). Mais en cours de route, nous réalisons qu'il est possible de faire bien plus de choses que cela.

Nous décidons donc de pousser jusqu'à Sossusvlei, sauf que nous n'avons pris ni GPS, ni documentation, ni plan. Tout est resté dans la chambre, sapristi !

A priori, ce n'est pas bien compliqué. Il suffit de suivre la route de 65 km jusqu'au bout et là ce serait sans doute indiqué. Les 5 derniers kilomètres se font dans le sable mou, nous tentons sans dégonfler les pneus. C'est limite ! A deux doigts de s'ensabler, on fait hurler le moteur au grand étonnement des petits springboks, intrigués par tout ce vacarme.

Mais une fois au bout du bout, entre Sossusvlei, Hiddenvlei et Deadvlei, lequel est le plus indiqué pour ce soir ? Je me rappelle avoir lu que Hiddenvlei était peu visité, je parie que demain matin tout le monde se ruera sur Deadvlei, alors cette dernière me semble l'option à retenir.

Situer Dead Vlei n'est pas aussi évident, il n'y a aucun panneau. Heureusement un chauffeur a bien voulu nous renseigner et nous indiquer la direction à suivre pour atteindre le "marais mort".

Il suffit en fait de suivre les traces de pas !

En chemin, nous croisons deux groupes sur le retour, ce qui nous laisse les lieux pour nous tout seuls !

Premier aperçu du lac asséché où de vieux troncs noirs d'Acacia orioloba âgés de 500 ans semblent attendre une improbable résurrection. Beau et impressionnant à la fois !

Il y a matière à faire plaisir au photographe !

Mais tout ça prend pas mal de temps et l'heure tourne. Pourrons-nous atteindre la dune 45 à temps pour le coucher de soleil, d'autant qu'en cours de route, des autruches nous retiennent.

Il est déjà 19 heures quand nous nous garons à ses pieds.

Nous l'escaladons un peu. Quelle sensation étrange… l'impression que la dune va se dérober sous nos pieds. Sensation mêlée à un peu de vertige et accentuée par un vent à décorner les oryx !

Du haut de ses 150 mètres, la dune domine les plaines environnantes… lunaires à cette heure de la soirée !

Instant de méditation et de solitude au coucher du soleil !

Un délicieux moment qu'il va falloir interrompre pour rentrer. Il reste 45 km à parcourir, ce qui nous fait arriver de nuit, bien après 20 heures.

Il ne faut pas traîner, le dîner est servi jusqu'à 21 heures. Les tables sont dressées sur la terrasse, la température est idéale et le menu à la hauteur du décor environnant. Après plusieurs dîners de game, je choisis ce soir du poisson. Après tout, la mer n'est qu'à 120 km à vol d'oiseau ! Hervé, quant à lui, reste fidèle au steak d'oryx !

Magnifique journée. Demain, on se lève tôt pour atteindre les dunes pour le lever de soleil !

Dead Vlei

Sossusvlei, Big Mama, Hidden Vlei et Dune Elim

J6 : Jeudi 8 novembre 2012

Nous n'avons pas fermé l'œil de la nuit. En première partie de nuit, il a fait trop chaud, en seconde des moustiques ont sévi (malgré la moustiquaire), en troisième les démangeaisons associées, et en dernière… le réveil a sonné. Il est 4 h 30 du matin.

A partir de 4 h 45, les "breakfast packs" nous attendent au restaurant et la "coffee station" est ouverte. Le temps d'avaler une boisson chaude et hop, nous sommes parmi les premiers à nous élancer sur les 60 km de goudron. Objectif (et c'est pour cela que nous avons choisi de loger dans le parc) : être à Sossusvlei pour le lever du soleil.

La vitesse est limitée à 60 km/heure mais le chauffeur du véhicule du parc (parti en éclaireur) a l'air de tout bonnement l'ignorer et sème tous ses poursuivants.

Cette fois-ci, on ne fait pas l'économie de dégonfler les pneus pour passer la dernière partie, sableuse. En louvoyant dans le sable, on passe haut la main.

On laisse Dead Vlei et Crazy Dune, la plus haute du parc, à la foule (comme prévu, tout le monde s'arrête là) pour pousser jusqu'au pied d'une autre dune géante, Big Mama.

Après deux départs manqués (le premier pour oubli du sac photo, le second pour oubli de couvre-chef), la lente ascension vers la crête de Big Mama peut commencer. En assurant chacun de nos pas tellement la finesse de l'arête est impressionnante, nous progressons vers le sommet alors que le soleil se lève sur le désert, tout étonnés d'être les seuls à avoir fait ce choix.

Quarante-cinq minutes pour monter à pas de fourmi et cinq minutes pour descendre à grandes enjambées.

Big Mama que nous venons d'escalader ! L'arête porte encore nos traces.

Puis traversée du lac asséché de Sossus Vlei (qui a donné son nom au parc).

A mes côtés, une autruche se pavane tranquillement. D'ailleurs l'endroit a l'air d'être très fréquenté comme le laissent à penser les traces de sabots et de pattes de centaines d'animaux – des doigts de l'autruche aux empreintes des antilopes – moulées dans l'argile et cuites par le soleil.

Le connaisseur pourrait sans doute aussi y observer toute une variété d'empreintes de chaussures ;-)

Après un petit déjeuner en compagnie d'une nuée de passereaux, direction Hidden Vlei.

En passant devant le parking de Dead Vlei, la foule est bien au rendez-vous de la "dune folle" et du marais aux arbres morts alors que les navettes continuent encore et encore à déverser des flots de visiteurs vers le fameux point d'intérêt et que les cars continuent à affluer vers l'espace de stationnement.

Alors qu'un monde fou se presse pour voir Dead Vlei, pas le moindre amateur pour Hidden Vlei. Alors que Dead Vlei est facilement accessible en véhicule 4 x 4 privé ou en navette du parc, le "marais caché" nécessite un peu de marche. Deux kilomètres en suivant les piquets noirs indique le panneau. Il est 9 heures.

Pour l'instant, rien ne laisse deviner que plus loin se cache une merveilleuse lagune.

Car Hidden Vlei se mérite. La marche dans le sable n'est pas aussi aisée qu'il n'y paraît.

Mais quand la lagune blanche surgit derrière la dernière pente, sa beauté n'en est que plus saisissante !

Vers midi, nous sommes de retour au lodge. Le thermomètre commence à frôler les 40 °, il serait temps de se mettre au frais pour une petite sieste. Dans la chambre, mis à part le frigo ;-) je ne vois pas d'endroit propice. Alors tentons la piscine !

Très bonne option ! L'eau à une trentaine de degrés est délicieuse et le bord du bassin conçu dans un espace aéré permet de respirer. Le comble… en retrouvant l'ombre après la baignade, nous avons la chair de poule ! Plusieurs trempettes successives permettent ainsi d'attendre 16 heures dans les meilleures conditions.

La fin de l'après-midi est consacrée à une petite balade dans l'étroit défilé du canyon de Sesriem…

… puis à crapahuter sur la dune Elim.

Sous le souffle du vent, les frêles herbes tracent, sur le sable, des dessins éphémères.

Un extrait du roadbook made by Madiza Tours nous dit :" Du haut de la dune, vous aurez une vision sur les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune, et bien souvent quelques oryx et springboks".

Les dunes rouges, les montagnes bleues, la savane jaune…

… et les oryx ! Cahier des charges parfaitement rempli !

Nous assistons au coucher du soleil tout juste en arrivant près du lodge, l'occasion d'une vue panoramique sur le site !

Entre-temps, sur notre terrasse, il y a eu comme un petit problème. Mais qui a arraché et fait tomber tous ces brins de chaume ? Qui a jeté les coussins de la balancelle par-dessus bord ? Et qui a crotté un peu partout ? Notre enquête nous porte à croire que ce sont des babouins les coupables ! Ils ont dû bien s'amuser, les coquins ! Heureusement qu'ils n'ont pas pénétré dans la chambre, surtout qu'on avait laissé toutes les fenêtres entrouvertes !

Ce soir, la fraîcheur ambiante nous fait presque regretter de ne pas avoir emporté de petite laine pour le dîner.

Vue depuis la dune Elim

Rostock Mountains : des zèbres de Hartmann sur le Rambler's Trail

J7 : Vendredi 9 novembre 2012

Aujourd'hui pas de réveil aux aurores ni de breakfast pack et pourtant nous sommes déjà sur notre terrasse dès 6 heures pour le lever de soleil.

Après le petit déjeuner dès 7 heures, nous profitons des lieux en repoussant à 10 heures le moment du check-out.

C'est le moment de faire un petit point sur nos découvertes dans le désert. Tout comme nous aurons bientôt le plaisir de chasser les Big Five, ici nous avons eu l'occasion de dénicher les Little Five !

En réalité le départ effectif de Sossus ne se fera pas avant 10 h 45, car il est primordial de trouver une solution pour éviter à nos bagages de glisser vers l'avant du coffre. Les attacher ? Bonne idée mais avec quoi, à part nos lacets de chaussures ? Heureusement pour nos godillots, j'ai une meilleure idée : les housses de siège de la voiture sont resserrées avec un cordon bien trop long. Un coup de ciseaux (chut, faut pas le dire !) et le tour est joué. Plus tard, à partir de Swakopmund, une corde bien plus solide remplacera ce bricolage provisoire.

Pas mécontents de notre trouvaille, nous finissons par nous mettre en route pour une toute petite étape de 140 km et 2 heures jusqu'au Rostock Ritz Desert Lodge.

Pause règlementaire à Solitaire pour son fameux Strudel aux pommes qui ressemble davantage à un crumble (je m'y connais en desserts).

Il fait déjà 36 °, ça n'a pas l'air de gêner les animaux, particulièrement actifs sur le trajet : oryx, autruches, phacochères, springboks.

Les chevaux, quant à eux, restent bien sagement derrière la clôture à observer la circulation. Ils ne voient pas beaucoup de monde passer quand… tiens, un panache de poussière… v'la du monde !

Nous arrivons à destination à Rostock Ritz cinq kilomètres après avoir franchi l'entrée de la propriété qui s'étend sur 12 000 hectares. Construit sur une colline dominant le désert environnant, le lodge compte une vingtaine de chambres dans des bungalows en ciment et pierre en forme d'igloos. A première vue, pas le must au niveau architectural, mais la construction permet de garantir une relative fraîcheur et la chambre, bien que petite par rapport aux précédentes, est très fonctionnelle. Accueil charmant de la part de Lara et Walter (à qui je ne manque pas de passer un bonjour de la part de Pierre77).

Comme à chaque fois, nous testons la piscine avec très belle vue plongeante sur le désert, les chaises longues suspendues très confortables et le calme très appréciable tout en étudiant le trail à faire en fin d'après-midi.

Un petit recueil rassemble toutes les opportunités de randonnées entre 1 et 7 heures. Nous choisissons Rambler's Trail, 8 km, 3 heures. Nous partirons à 16 heures.

Le sentier suit une crête en ménageant de beaux points de vue sur le désert…

… à travers des amas de quartzite d'où émergent quelques Commiphora wildii.

Nous ne tardons pas à apercevoir très loin dans la plaine de nombreux troupeaux de zèbres de montagne (ou zèbres de Hartmann). La propriété en compte plus de 300.

Le zèbre de montagne de Hartmann est une espèce endémique. Il se distingue de son congénère, le zèbre de plaine de Burchell, par des rayures régulières et plus rapprochées, complètement noires et blanches. Son ventre est tout blanc et ses pattes sont régulièrement rayées jusqu'en bas.

Quand le sentier quitte la crête pour rejoindre la plaine, nous avons le plaisir de croiser la route des zèbres et d'assister à une joyeuse cavalcade. Sans doute commencent-ils à se diriger vers le point d'eau en contrebas du lodge.

La scène des zèbres au galop… comme si vous y étiez !

Un peu plus loin, ils s'arrêtent et ce sont eux qui nous regardent passer !

Instants magiques avant le retour sur un sentier facile juste avant le coucher de soleil.

Dernière rencontre avec un écureuil terrestre !

Pour le dîner, le restaurant à la carte va nous permettre une nouvelle dégustation de game. Nous avions déjà mis dans notre assiette du koudou et de l'oryx. Ce soir, c'est au tour de l'autruche !

Lion's Rock

Nord du Namib-Naukluft NP : des arches et des sculptures rocheuses

J8 : Samedi 10 novembre 2012

Les hurlements des chacals ont animé notre nuit et ce matin, c'est le braiement et le galop des… zèbres qui nous tirent du lit. En poussant le rideau alors que le soleil n'est pas encore levé, nous ne tardons pas en à distinguer plusieurs groupes, répartis sur toute la plaine, puis tout près, en contrebas de notre bungalow, un groupe de sept individus qui nous fixent. Qu'ils sont beaux !

Le lodge aurait tout aussi bien pu s'appeler Zebra Plain Lodge, en raison du grand nombre de ces ongulés présents sur ses terres.

Pour commencer la journée, une petite balade matinale avant le petit déjeuner est tout indiquée et même si le soleil est déjà levé quand nous démarrons, Sunrise Walk (3,5km/1 h 30) semble la mieux adaptée.

Elle débute comme hier par une grimpette vers la crête puis tourne vers le point de vue appelé "Lion King". Mais c'est quoi, ce Lion King ? Une forme rocheuse suggérant un lion, la gueule ouverte ? Non, tout simplement un promontoire rocheux dominant la plaine d'où l'on imagine bien le roi des animaux s'adresser à son peuple.

Puis, après avoir traversé les dunes et avant de revenir près du lodge, le sentier passe devant les écuries où Destiny, un bébé zèbre, recueilli il y a 6 mois, gravement blessé, a l'air de se plaire avec la harde de chevaux semi-sauvages.

La suite de la journée va consister à rallier Swakopmund mais à l'heure du petit déjeuner, nous hésitons toujours entre plusieurs options possibles pour ce parcours.

Il y a bien sûr la traditionnelle C 14 via Walvis Bay mais qui a la réputation d'être monotone. Comme alternative, j'avais étudié un détour via Mirabib pour lequel un permis est nécessaire, nous l'avons !

Mais finalement, c'est une troisième option qui occupe notre réflexion matinale.

Dans son roadbook, Caroline suggère de rejoindre, après le canyon de Kuiseb, la C 28 via des pistes transversales : un trajet plus long mais plus beau avec plus de chance de voir des animaux.

Finalement, en croisant les informations de notre carte papier, du guide LP et de Tracks4Africa, deux indications supplémentaires vont retenir notre attention : Rock Arch et Rock Sculptures, situés au nord de la C 28 et à l'intérieur du parc national du Namib-Naukluft.

Nous décidons donc d'adopter la suggestion de Caroline en y intégrant, si possible, ces deux points d'intérêt. Tout cela est donc encore loin d'être au point surtout que nous ne connaissons pas ni l'état des pistes dans le parc national, ni le temps requis pour ces fantaisies. Il est 10 heures du matin quand nous prenons la route, ce serait bien qu'on arrive à Swakopmund avant l'heure de fermeture de la réception de l'hôtel à 18 heures.

Le trajet commence sur la classique C14 via Gaub Pass puis Kuiseb Pass avant de franchir l'entrée du parc national du Namib-Naukluft. Les principaux axes traversant ce parc (C 14 et 28, D 1982 et 1998) sont autorisés à tous les véhicules. En dehors de ces axes, un permis est nécessaire. Nous l'avons, donc, tout va bien.

Car déjà une petite diversion s'offre à nous : un point de vue sur les dômes et vallons du Naukluft. Pour Hervé, l'occasion de s'essayer à un raidillon pendant que je me dégourdis les jambes. La pente à 30 %... très peu pour moi !

Peu après, on quitte définitivement la C 14 pour des pistes traversières censées être riches en animaux.

Un panneau en annonce d'ailleurs !

Des oryx ? Mais ouiiiii !

Au carrefour suivant… une girafe ? Oui, c'est bien une girafe… Tiens, pourtant aucun panneau ne l'indiquait ;-)

Je ne m'attendais pas à voir une girafe ici. Est-ce son habitat naturel ou a-t-elle été déplacée là pour la satisfaction d'un propriétaire ? En tout cas, c'est une belle surprise.

Une fois la C28 atteinte (il est déjà midi), nous la délaissons aussitôt pour nous enfoncer vraiment dans le parc national sur des pistes off road, étroites, cahoteuses, imprévisibles… Bref, nous sommes dans notre élément.

Quarante minutes plus tard, nous atteignons le lit de la rivière Tinkas et au milieu du désert, cette oasis est parfaite pour notre pique-nique.

Encore une heure de plus, sur une piste bumpy, very bumpy… avant de découvrir enfin la fameuse arche !

Malheureusement, deux familles sud-africaines y ont déjà installé leur campement, ce qui gâche un peu son image, mais elle est très belle malgré tout !

Malgré les 38 degrés ambiants, une petite exploration des alentours s'impose. L'endroit a l'air d'être très convoité pour le camping. Le deuxième site, sous une alcôve rocheuse, est, lui aussi, déjà occupé par un énorme camion tout terrain de marque MAN immatriculé en Allemagne portant la mention "Germany – Mongolia – China". Son propriétaire nous confie qu'ici c'est le meilleur site de campement de toute la Namibie. Nous voulons bien le croire et si nous avions eu un véhicule équipé camping, c'est bien là que nous aurions aimé passer la nuit.

Mais pour nous, il est temps de poursuivre, d'abord en rebroussant chemin jusqu'à Tinkas, puis en prenant la direction de Bloedkoppie. La piste est très rugueuse par endroits, il faut être prudent. Les kilomètres ne défilent pas vite mais les heures, elles, filent à toute vitesse. Il est 15 heures et si l'objectif est de rejoindre Swakopmund avant 18 heures, il serait temps d'abréger les arrêts.

Mais comment abréger quand on voit de tels paysages ! Sur des centaines de mètres à la ronde, des formations rocheuses alvéolées comme des nids d'abeilles !

D'autres évoquant des trous de gruyère !

Des cachettes, des cavernes, des labyrinthes… où l'on aimerait pouvoir se perdre si on avait davantage de temps ! D'ailleurs, un sentier balisé "Rock Sculptures Trail", donne accès à ce dédale (compter 4 à 5 heures).

A peine repartis, nous nous accordons un dernier arrêt (vraiment le dernier !) au pied du Bloedkoppie pour admirer deux jeunes arbres à carquois jumeaux… on ne peut pas manquer ça !

Puis, zou… il faut vraiment penser à rallier Swakopmund, nous sommes encore à plus de 100 kilomètres.

Heureusement, la dernière portion de piste entre Bloedkoppie et la C 28 permet d'accélérer la moyenne et une fois sur cette dernière, il suffit de laisser rouler jusqu'au bord de mer.

Au fur et à mesure de la perte d'altitude, la végétation se fait de plus en plus rare jusqu'à devenir sable et poussière. On pourrait se croire à l'approche d'Iquique au Chili, mêmes paysages, mêmes impressions.

Dans ce paysage lunaire, une plante millénaire arrive néanmoins à tirer son épingle du jeu : le Welwitschia mirabilis, j'aurai l'occasion d'y revenir plus tard. Quelques exemplaires sont visibles en bordure de la C28.

La température, elle aussi, va progressivement chuter jusqu' à 15 ° à l'approche de Swakopmund alors que nous ne tardons pas à pénétrer dans une épaisse couche de brouillard.

A 17 heures, nous arrivons à destination au Stiltz, un ensemble de 10 bungalows sur pilotis, au bord de la rivière Swakop et à côté de l'océan.

Avant toute chose, nous demandons à réserver un restaurant pour ce soir. Le Tug, le meilleur restaurant de poisson de la ville, est complet, samedi oblige. De tête, je me souviens que le Lighthouse figurait aussi sur ma liste, alors allons-y pour le Lighthouse. Autant le dire tout de suite, grosse bouffe ordinaire, adresse à ne pas retenir !

Maintenant parlons des choses agréables. Avant de nous tendre les clés, la réceptionniste nous précise qu'en raison d'une annulation, nous avons été surclassés. Très bonne nouvelle !

Alors que nous pénétrons dans la villa 2, voici ce que nous découvrons : Une villa sur deux niveaux de plus de 200 mètres carrés, 3 chambres, 2 salles de bains, 3 WC, un grand salon, une grande salle à manger, une terrasse, un escalier monumental… des tableaux, des objets décoratifs, des bouquets de fleurs… une vraie maison !

Nous n'en croyons pas nos yeux et faisons 10 fois le tour de la maison, complètement incrédules !

En tout cas, une journée qui nous aura réservé plein de belles surprises, tant du côté nature que du côté hébergement !

Rock Arch

De Swakopmund à Walvis Bay : entre flamants roses et otaries

J9 : Dimanche 11 novembre 2012

En jetant un coup d'œil par la fenêtre ce matin, force est de constater que le temps est fidèle à la réputation de la ville : gris, froid et brumeux. Alors autant rester encore un peu sous la couette. D'ailleurs, ici tout est prévu, le matelas du lit est chauffant, de quoi affronter les froides nuits hivernales. Néanmoins en novembre, nous n'avons pas eu besoin de cette option. Une bonne couette suffit.

En général, l'étape au bord de l'océan est consacrée à une ou plusieurs excursions. Les plus prisées sont les croisières en catamaran ou en bateau à moteur dans la lagune de Walvis Bay et/ou les tours en 4 x 4 dans les dunes de Sandwich Harbour ainsi que toute une série de variantes en mixant les deux.

Bof, tout ceci ne nous inspire pas vraiment, alors c'est par nos propres moyens que nous décidons d'explorer la région. Vers 9 h 30, cap sur Walvis Bay qui n'est qu'à une trentaine de kilomètres et à autant de minutes de notre pied à terre.

Déjà des flamants ainsi qu'une multitude d'oiseaux dans la baie.

Nous traversons les marais salants où la route devient une piste de sel qui finit… dans le sable ! Plus de véritable piste, plus d'indications, seulement des traces, beaucoup de traces ! Grâce au GPS, une direction cependant : celle de Pelican Point et de son phare !

Néanmoins un peu hésitants à ce stade du parcours, nous nous faisons rapidement doubler par le véhicule d'un TO qui accélère tout ce qu'il peut, sans doute pour nous semer. Sans se laisser impressionner, Hervé lui emboîte le pas - ou plutôt la roue - de façon à ne pas le perdre de vue. C'est plus facile avec un éclaireur !

Dans la précipitation, nous n'avons pas pris le soin de dégonfler les pneus. Le moteur peine un peu mais on y est arrivé.

Il est 11 heures. Le phare de Pelican Point est encore dans la brume mais déjà un espoir d'éclaircie s'annonce.

A gauche du phare, quelle est donc cette grande masse sombre nimbée de brouillard ? Mais oui, ce sont des otaries. La région est réputée pour accueillir l'une des plus grandes colonies d'otaries à fourrure du monde.

En poursuivant, nous constatons des groupes de cette taille tout autour de la pointe. Certains groupes font d'ailleurs bon ménage avec les flamants.

De tels rassemblements attirent aussi les prédateurs comme ce chacal à chabraque qui attend tranquillement l'heure de son déjeuner.

Entre le phare et les salines, le retour se fait par une légère variante avant de rejoindre la trace initiale et sans oublier de dégonfler les pneus… c'est quand même plus facile ainsi.

Au sud de Walvis Bay, un autre site n'a pas manqué d'attirer notre attention : Sandwich Harbour, un ancien port baleinier aujourd'hui sanctuaire naturel protégé abritant jusqu’à 250 000 oiseaux migrateurs et, en particulier, 40 % des flamants roses d’Afrique australe. Uniquement accessible par une piste de sable difficile, il est quasiment impossible de s'y rendre seul.

Alors, est-ce que nous avons tenté ? Cela nous a bien titillé, mais non !

Par conséquent, la suite de la journée s'est passée à Swakopmund avec une grande balade à pied par la plage jusqu'à l'embouchure de la Swakop où une lagune donne à voir, là aussi, canards, flamants, pélicans, cormorans, mouettes, échassiers, et autres oiseaux.

C'est aussi l'occasion d'observer la végétation unique de cette côte. Ici Dollar Bush (Zygophyllum stapffii) et Psilocaulon

Fin de la balade sur la jetée avec une vue sur la ville devant une mer démontée et sous un ciel à nouveau couvert. On s'imaginerait être dans une ville balnéaire du Nord ou de la Baltique !

Pour couronner cette journée en beauté, rien de mieux qu'un excellent dîner de poisson au Tug. Adresse à retenir !

Nous avons vraiment apprécié cette étape au bord de l'océan malgré les basses températures. Bien au contraire, cette fraîcheur nous a permis de souffler un peu après la chaleur torride du désert. Pourtant, demain, on y retourne !

Flamants roses à Swakopmund

Du désert de Moon Valley au fouillis rocheux du Spitzkoppe

J10 : Lundi 12 novembre 2012-12-15

Avec toutes les otaries vues hier, le détour prévu aujourd'hui à Cape Cross ne se justifie plus. Nous avons donc le choix, soit d'aller directement à Spitzkoppe, soit de flâner en route.

Flâner nous convient ! C'est pourquoi, nous prévoyons un passage par Welwitschia Drive, un itinéraire permettant de découvrir Moon Landscape et surtout les plus gros spécimens de cette plante étrange qu'est la Welwitschia mirabilis. Un permis est nécessaire car la piste traverse une nouvelle fois l'extrémité du Namib-Naukluft NP.

A distance de la côte, nous espérions retrouver rapidement le soleil mais il a bien du mal à percer et c'est sous un ciel laiteux que nous découvrons les premiers reliefs de cette vallée lunaire, qui nous rappelle beaucoup la vallée chilienne de la Muerte.

Un petit sentier permet de dominer ces collines et vallées érodées par les rivières Swakop et Khan.

Plus loin, on découvre une curieuse cascade de roches, en fait, un filon de dolérite noire.

Dans ce désert de sable et de pierre où l'on imagine que rien ne pousse, l'on peut faire, malgré tout, d'intéressantes découvertes botaniques.

D'abord les plus importants champs de lichens foliacés du monde. Contrairement aux "crustacés" qui se développent sur un support, les foliacés s'en écartent et présentent un aspect touffu.

Et bien sûr, parmi les nombreuses curiosités végétales de Namibie, l'extraordinaire Welwitschia mirabilis ! Plutôt laide, cette espèce végétale apparentée aux conifères fait preuve d'une remarquable adaptation à son environnement, sa principale source d'humidité étant le brouillard. Plants femelles et plants mâles diffèrent : les premiers ont des cônes plus grands de couleur jaune-brun, renfermant des graines alors que les seconds ont des cônes plus petits de couleur saumon.

La Welwitschia mirabilis croît lentement et l'on estime que la plupart des spécimens de taille moyenne ont 1 000 ans d'âge. Les plus gros spécimens peuvent atteindre 2 000 ans. Enfin, cette bizarrerie de la nature a pour principal habitant une punaise, suceuse de sève, appelée en anglais "push-me-pull-you bug" car mâles et femelles s'accouplent dos à dos.

Mais curieusement, dans ce désert si paisible, il semble régner aujourd'hui une certaine fébrilité. Il y a l'air de se passer quelque chose d'inhabituel. La preuve ? Ici, une antenne de télécommunications en train d'être dressée, là des panneaux interdisant l'accès de certaines pistes secondaires sous le motif "Drilling in progress", plus loin un défilé de camions chargés de fûts à contenu explosif. Sans compter, la question mystérieuse que nous ont posée deux touristes allemands : "Did you see the drills ?"

Mais qu'est-ce qui se trame ?

Nous ne tardons pas à avoir la réponse. Alors que nous pique-niquons tranquillement dans l'oasis de Goanikontes, nous assistons d'abord à un interminable défilé de véhicules, des camionnettes de sécurité aux ambulances… jusqu'à ce qu'apparaisse cet étrange véhicule tout droit sorti d'un film fantastique, bientôt suivi par d'autres tout aussi loufoques.

Manifestement l'endroit est dédié au tournage d'un film. Plus tard, nous apprendrons qu'il s'agit de Mad Max 4 !

Après ce petit divertissement, nous finissons de traverser les plaines lunaires du Dorob NP avant de rejoindre la route B 2 goudronnée, le long de laquelle fleurissent bon nombre d'installations minières. Trafic soutenu sur cet axe important !

Cent vingt kilomètres avant notre destination, on commence déjà à apercevoir la silhouette pointue du Spitzkoppe. Tel un mirage, le sommet domine du haut de ses 1728 mètres les plaines poussiéreuses du sud du Damaraland, ce qui lui a valu le surnom de "Cervin d'Afrique".

Au pied du massif, nous emménageons dans un bungalow rudimentaire. De l'extérieur, c'est plutôt sympa. A l'intérieur, c'est vraiment très basique mais comme on le savait… et puis, quand on ne campe pas, c'est le seul moyen de pouvoir passer une nuit sur le site. Toilettes sèches, douches chaudes partagées, mais comme nous sommes les seuls occupants des bungalows, nous avons toutes les commodités pour nous tout seuls.

Et puis, le must ici, c'est le décor absolument exceptionnel alors ne perdons pas de temps et allons immédiatement le découvrir.

Il est 16 heures, le ciel couvert nous (protège) de la chaleur et contrarie les premières prises de vues.

Rock Bridge dans la grisaille !

Quand Monsieur n'a pas l'appareil photo en mains, voilà ce que lui inspirent tous ces boulders !

Soudain, un rayon de soleil dans un ciel de plus en plus chargé alors que nous nous apprêtons à voir le site de pétroglyphes de Small Bushman's Paradise.

Puis un espoir d'amélioration en approchant de Boxing Glove !

Le temps de faire tout le tour du massif pour accéder à la partie nord (la partie centrale est inaccessible car clôturée), les nuages ont eu le temps de se disloquer. Alors peut-être aurons-nous un beau coucher de soleil ?

Face nord du Spitzkoppe dans une belle lumière ! Et une arche rocheuse de plus !

Une heure avant le coucher de soleil qui s'annonce maintenant sous les meilleurs auspices !

Pour en profiter pleinement, nous revenons un peu sur nos pas pour ne pas être trop loin, une fois le soleil couché. Notre perchoir près du campsite 11 est idéal.

19 heures, dernières lumières… 19 h 15, dernier rayon sur le Klein Spitzkoppe ! 19 h 20 : la montagne rougeoie !

Le spectacle est terminé. Nous rentrons à la nuit presque tombée dans notre cabanon pour une petite dînette sous les étoiles. Encore une magnifique journée !

Arche au Spitzkoppe

Spitzkoppe encore : du pied des Pontok Mountains au Bushman's Paradise

J 11 : Mardi 13 novembre 2012

Ciel flamboyant au réveil : rien de tel pour nous faire lever d'un bond !

Un tel décor nous donne bien envie de prolonger d'une matinée notre séjour au Spitzkoppe. En effet, rien ne presse, nous n'avons que deux heures de trajet pour rejoindre le Brandberg.

Car j'ai une idée qui me trotte dans la tête, soufflée par Karin15 : trouver son "secret garden" sur les pentes des Pontok Mountains. A part quelques éléments succincts, je n'ai ni préparé l'itinéraire, ni localisé l'accès, ni même le massif.

C'est donc avec beaucoup d'empressement que nous soumettons nos quelques indications au manager que nous croisons au petit déjeuner.

A partir de ces informations, le manager nous désigne le massif derrière nous ainsi que la crête à atteindre, quelque part entre entre les Pontok 2 et 3. Ah ! Oui ? Il va falloir monter là-haut ?

L'homme nous conseille de faire l'ascension en compagnie d'un guide, solution qu'Hervé approuve immédiatement. Mais quand on s'adresse à la réception du camp, on nous répond qu'il faudrait faire venir le guide du village, ce qui nécessite un certain délai. Je proteste, je veux pouvoir démarrer tout de suite, puisque nous sommes prêts et qu'il ne fait pas encore trop chaud.

"Pas de problème", nous répond le ranger qui ajoute qu'il va nous accompagner jusqu'au trailhead, nous indiquer la direction et qu'ensuite il suffit de suivre les cairns.

Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le gars suggère qu'on prenne notre véhicule jusqu'au lieu de départ. C'est lui qui conduit, moi je grimpe sur les genoux d'Hervé (pour cause de simple cabine !).

Il nous laisse sur la première pente rocheuse (et retournera à pied) après avoir fixé ensemble un horaire de retour. Il est 8 heures. Si à midi nous ne sommes pas revenus, il engagera notre recherche.

Alors voilà, il n'y a plus qu'à grimper là-haut. A première vue, cela a l'air simple mais en réalité, le terrain est un fouillis rocheux inextricable dans lequel il est bien difficile de repérer des cairns et de distinguer cette rampe principale décrite par Karin.

La progression lente et fastidieuse est plus proche du scrambling et même si a priori, ce n'est pas réellement dangereux, c'est tout de même stressant par endroits.

Heureusement le décor est à la hauteur de la difficulté. Arbre à beurre ou Cyphostemma currorii… magnifique ! Détail de l'arbre à beurre Arbre à carquois Des formes rocheuses extraordinaires, type "cracked egg"

Néanmoins, malgré la mise en garde de Karin, nous nous sommes laissés dévier par deux fois de la rampe principale pour nous retrouver au pied de voies d'escalade verticales. Il est tout bonnement impossible de distinguer les séries de cairns indiquant la voie principale ou celles indiquant les voies secondaires.

La vue est alors encore plus grandiose, mais l'erreur nous coûte à chaque fois beaucoup d'énergie !

Alors quand nous nous retrouvons une troisième fois dans une impasse, bloqués par un rocher sur une barre très inclinée, nous préférons ne pas tenter le diable et faire gentiment demi-tour.

Notre quête du jardin secret s'arrête là, après 188 mètres de dénivelé et deux heures aller-retour.

Un dernier coup d'œil au cours de la descente !

A 10 heures, nous sommes de retour à la voiture, ce qui nous laisse le temps de pousser jusqu'à Bushman's Paradise.

Grâce à une chaîne métallique, nous gravissons ses pentes de granit avant d'accéder à un plateau parsemé de boulders aux formes originales. Le terrain de jeu d'un géant ?

Attention à boule ;-) Voici les quilles !

L'arrivée se fait dans une cuvette de verdure abritant des peintures rupestres réalisées par les Bushmen il y a … ans. Malgré les dégradations subies, il reste quelques scènes remarquables.

La matinée a été bien remplie. Nous franchissons finalement la guérite de sortie du parc peu avant midi, histoire de rassurer le ranger sur notre retour, sains et saufs. Ouf !

Deux heures plus tard, nous arrivons en vue du Brandberg, un massif de granit dont le nom signifie "montagne de feu" et dont le sommet du Königstein (2 573 mètres) est le point culminant du pays. Néanmoins, sa célébrité tient davantage à ses pétroglyphes, notamment la fameuse "White Lady".

La température frise les 42 ° alors la Dame blanche, ce sera pour demain matin.

Dans l'immédiat, nous prenons pension au Brandberg White Lady Lodge. Dans le lit de la rivière Ugab, le lodge propose, outre un camping, 15 chambres au confort simple dans un style sans prétention. Nous voilà prévenus !

Mais comme il n'y a pas beaucoup de monde au lodge, la patronne nous laisse le choix entre une chambre basique pourvue d'un ventilateur (c'est ce qui était prévu pour nous) ou un petit chalet indépendant, certes sans ventilo, mais naturellement aéré et plus agréable. Nous partons visiter les deux et préférons de loin le chalet (n°7)… bénéficiant une fois de plus d'une forme de surclassement ;-)

Après avoir crapahuté toute la matinée et sous plus de 40 degrés, à part la baignade, il n'y a rien de raisonnablement envisageable pour la fin de l'après-midi. Alors vive la piscine !

Butter Tree au Spitzkoppe

Du Brandberg à Twyfelfontein : off road à la recherche des animaux sauvages

J12 : Mercredi 14 novembre 2012

6 heures : déjà debout pour assister au lever du soleil sur le massif du Brandberg, un peu surpris par la fraîcheur matinale. Petite laine indispensable.

7 heures : les premiers au petit déjeuner et avant 8 heures, les premiers au check-out !

Sans doute les autres clients ont-ils retenu l'excursion à la recherche des éléphants du désert, le camion est déjà prêt. La patronne nous précise, à ce propos, qu'un groupe de pachydermes a été repéré en aval de la rivière. Pourquoi ne nous l'a-t-on pas proposé ? Peut-être parce qu'il n'y avait plus de place ?

Bon, tant pis pour les éléphants ! Notre projet, ce matin, consiste à rendre visite à la Dame blanche du Brandberg (White Lady).

A 8 h 15, nous sommes déjà devant la guérite d'entrée du site. La balade étant obligatoirement guidée, c'est Justus qui nous accompagne. Pour y accéder, le sentier remonte le ravin de Tsisab, dévoilant des pentes rocheuses aux couleurs mordorées d'où émergent des bouquets d'arbres épars.

Côté flore, cette jolie Cleome angustifolia que Justus appelle Butterfly Flower.

Côté animaux, le guide nous montre des traces de léopards, de chacals et de babouins mais les animaux que nous verrons en réalité seront de plus petite taille.

Ressemblant à des marmottes, les damans vivent en groupes dans les rochers, se nourrissent d'herbe ou de feuilles et ont besoin de très peu d'eau pour survivre.

Ils urinent toujours tous au même endroit, dans des latrines.

Quant au lézard agame des rochers, la couleur bleue de son corps et la couleur orange de ses pattes et de sa queue indiquent que c'est par amour qu'il s'est ainsi paré.

Justus marche d'un bon pas et au bout de 3 km, nous arrivons à la grotte abritant des pétroglyphes vieux de 2 000 à 5 000 ans.

La fameuse peinture rupestre de la Dame blanche représente un étrange cortège de chasse dans lequel le personnage principal tient d'une main quelque chose qui ressemble à une fleur ou à une plume et de l'autre un arc et plusieurs flèches.

Une première étude (Abbé Breuil, 1946) a affirmé que ce personnage était vraisemblablement une femme de race blanche, crétoise ou égyptienne.

Depuis, cette hypothèse n'a pas été validée. Les chercheurs actuels pensent que la Dame blanche serait plutôt un garçon San dont le corps a été enduit d'argile dans le cadre d'une cérémonie d'initiation.

Hervé a lui aussi son idée, déformation professionnelle oblige : pourquoi ce serait-ce pas une personne (homme ou femme) noire souffrant d'une maladie de peau, le vitiligo ? D'ailleurs Justus lui-même en a quelques plaques sur le visage. Le débat est ouvert !

Retour au parking à 10 h 30 (compter 1 h 30 à 2 heures selon le temps accordé aux peintures). Visite très intéressante et balade agréable !

Deux heures et un peu plus de 100 kilomètres nous séparent de Twyfelfontein alors pourquoi ne pas envisager un petit détour pour tenter de voir des éléphants du désert ! Idée immédiatement adoptée !

Dans cet objectif, nous abandonnons l'itinéraire prévu via Soris-Soris pour prendre la direction de l'Ugab River avec un nouveau passage à proximité de White Lady Lodge.

Les éléphants ont été repérés en aval, il faudrait donc rouler vers l'ouest dans le lit asséché de la rivière. Mais une fois devant la rivière, Hervé hésite, trouvant le trajet trop risqué (sable mou +++). Tant pis pour les éléphants, continuons. Mais déjà, il regrette et un peu plus loin tourne à gauche sur une piste qui rejoint le lit du cours d'eau puis le traverse à plusieurs reprises. Avec un peu de chance, on pourrait tomber sur ces fameux éléphants !

D'ailleurs, on imagine fort bien toute une troupe de pachydermes avançant à la queue leu leu et dans la poussière, pour aller s'abreuver dans cette vallée verdoyante que l'on commence à voir apparaître devant nous ! Comme dans le Livre de la Jungle !

Mais à part une gardienne de chèvres et son troupeau, personne !

A ce stade, le GPS recalcule le trajet. Nous voilà donc avec une nouvelle feuille de route qui va nous réserver bien des surprises.

La piste commence à s'éloigner de la rivière Ugab pour s'enfoncer dans des paysages arides à souhait.

Le sable blanc dans le lit de la rivière se teinte progressivement de rose à l'approche de dunes pétrifiées. Le GPS confirme la réalité du terrain, "two spoors/sand" prévient-il.

Pour avancer dans le sable de plus en plus profond, il n'y a pas d'autre moyen que de pousser le moteur au grand effroi d'une autruche, obligée de piquer un long sprint en montée pour nous fuir. La pauvre !

Pensant que le passage dans le sable serait bref, nous espérions faire l'économie du dégonflage des pneus mais à ce stade, impossible de s'en passer. Le véhicule se conduit mieux mais la partie est encore loin d'être gagnée.

Devant nous, on ne voit pas la fin d'un double ruban de sable rouge. Au milieu de nulle part, je m'inquiète régulièrement de la tournure que prend le parcours et surveille attentivement le GPS, espérant pouvoir rejoindre les pistes classiques à la première occasion. Mais visiblement, c'est le contraire.

Tiens, des vestiges de présence humaine ! Vestiges seulement… car de présence humaine, point, depuis ce matin.

Avec une nouvelle rivière, Goantagab River, on n'est pas prêts de sortir du sable. Mais au moins avons-nous une nouvelle chance de rencontrer les éléphants du désert… d'autant que le passage dans le lit asséché de la Goantagab est très long.

Chouette, voilà déjà des girafes !

Puis des oryx, des springboks, des babouins, des zèbres de montagne, des koudous, un serpentaire ! Mais que cette vallée est riche en animaux ! Certes le parcours est long (il est déjà 13 h 30) mais que de rencontres ! L'Afrique sauvage dans toute sa splendeur !

Il ne manque plus que les éléphants !

Ah, cette fois-ci, ils ne devraient pas être loin ! Crottes encore toutes fraîches droit devant !

Mais quand on finit par quitter le lit de la rivière, il faut se faire une raison et dire adieu aux éléphants !

Après le sable, voilà que la piste devient pierreuse en traversant de vastes étendues de mesas et de plateaux.

En débouchant au pied de la Red Mountain, nous n'en croyons pas nos yeux ! Voici qu'apparaît devant nous un rhinocéros … noir, en plein milieu du Damaraland, en dehors de toute réserve ou de tout parc national. Nous sommes alors à 40 km de Twyfelfontein.

La photo prise de loin n'est pas extraordinaire mais la rencontre est tout simplement incroyable. Exceptionnelle… rare, diront les spécialistes.

Nous tentons bien une petite approche - en véhicule, pas à pied ;) - mais quand on sait qu'une bête de cette taille peut faire près d'une tonne, que sa corne peut faire 80 à 150 cm, qu'elle peut atteindre une vitesse de 55 km/h et courir pendant 10 km, il vaut mieux ne pas insister !

Une fois à distance du rhino, nous prenons le temps de contempler ces montagnes violacées.

La zone que nous traversons ensuite est particulièrement difficile. Le GPS annonçe "Serious 4WD needed". Espérons que notre suspension et nos pneus soit suffisamment robustes pour supporter les bonds que lui inflige le terrain. A suivre !

Soulagement provisoire quand nous arrivons à proximité de Burnt Mountain. Après un dernier franchissement scabreux, la piste se transforme en autoroute (ou presque) pour les dix derniers kilomètres. Ouf !

A 15 h 30, nous sommes accueillis au Camp Kipwe, un ensemble de 8 bungalows en pierre et argile, parfaitement bien intégrés aux boulders environnants. Grande chambre, climatisation, belle salle de bains sous les étoiles. Assurément, c'est bien plus qu'un camp !

Pour supporter les 40 degrés ambiants et nous relaxer après cette journée si intense, nous courons faire trempette dans la Rock Pool… très cool !

Alors que nous lézardons au bord du bassin, un employé s'enquiert de trouver le propriétaire du véhicule immatriculé "N108275W" car ses pneus sont à plat. 108275 ? Mais c'est nous et si les pneus ont l'air dégonflés, c'est sans doute parce qu'on n'a pas encore pris le soin de les regonfler à l'issue de cette journée !

Erreur, les pistes off road, ça ne pardonne pas ! Diagnostic : un pneu déchiré et non réparable (le gars changera la roue). Heureusement que nous avons opté pour l'assurance "Super Cover".

L'esprit tranquille, nous continuons à profiter de la soirée au belvédère aménagé par le lodge. Apéro et snacks sur fond de soleil couchant avant de déguster le meilleur filet d'oryx du séjour !

Une journée exceptionnelle ! La rencontre avec ce rhinocéros noir sauvage vaut bien celle d'un troupeau d'éléphants ! Dans la famille des Big Five comprenant le lion, le léopard, le buffle, le rhinocéros noir et l'éléphant, nous sommes ravis d'avoir déjà mis à notre actif le quatrième de la liste.

Un rhinocéros noir en plein milieu du Damaraland... rencontre rarissime 🙂!

De Twyfelfontein à Grootberg : Rock Art, Burnt Mountain et Organ Pipes

J13 : Jeudi 15 novembre 2012

Un nouveau parcours off road de prévu ? Si l'on s'écoutait, on ne dirait pas non, car on a vraiment adoré notre journée d'hier. Mais n'ayant plus qu'une seule roue de secours, ce ne serait pas raisonnable. Le parcours sera donc (très !) classique aujourd'hui !

Dès 8 h 30, nous sommes devant l'entrée du site d'art pariétal de Twyfelfontein, mais ni les premiers ni les seuls. Des cars de touristes stationnent déjà sur le parking.

La visite de ce parc national, classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, se fait en compagnie d'un guide. Compter 1 h 30 à 2 heures.

En dehors d'une horde de visiteurs, nous arrivons à l'accueil en même temps qu'un couple d'Allemands octogénaires accompagnés de leur fils quinqua. Pensant sans doute que nous étions ensemble, le guide nous réunit pour une visite commune.

A la première intersection, il propose deux options : soit une boucle facile par Lion Man's Trail (45 minutes) ou un parcours un peu plus engagé en enchaînant Dancing Kudu's Trail et Lion Mans' Trail (1 h 30). Nous, on se verrait bien faire les deux mais les octogénaires ?

Afin d'harmoniser nos souhaits respectifs, le gars propose de commencer par Lion Man, on verrait ensuite pour le Kudu. C'est d'accord !

Avec tous ces amas de grès rouge piquetés de bouquets d'herbe séchée, le cadre est somptueux ! Pas étonnant que ce matériau rocheux ait inspiré des artistes il y a quelques milliers d'années !

Contrairement à d'autres sites, ici, il ne s'agit pas de peintures mais de gravures, réalisées dans la roche à l'aide de burins de quartz. Les plus anciennes ont été faites par les Bushmen il y a plus de 8 000 ans. Elles représentent essentiellement les animaux du Damaraland, principal gibier des chasseurs-cueilleurs de l'époque.

En fonction des différences de couleur et d'usure, les chercheurs ont néanmoins distingué six époques de réalisation.

Ces gravures-ci font sans doute partie des plus anciennes !

Celle-là en revanche a l'air plus récente, vu le style du trait et surtout la présence d'animaux comme otaries et baleines.

Il est d'ailleurs reconnu que certaines gravures ont de toute évidence été réalisées par des copieurs au XIXème siècle.

C'est pour cette raison que l'ensemble nous laisse un peu sur notre faim, surtout que nous nous trouvons vite pris en sandwich entre deux grands groupes de touristes bruyants et pressés.

Nos compagnons de visite nous quittent à l'issue de la première boucle, la dame a l'air complètement exténuée. Le parcours fait moins de 2 km mais dans un terrain rocailleux et en montée.

Quant à nous, nous espérons échapper aux groupes et nous retrouver enfin tranquilles sur le sentier du koudou dansant. Bien joué !

La variante nous permet non seulement d'approcher des formations rocheuses remarquables mais aussi des peintures rupestres d'une grande finesse.

Nous finissons par la gravure – sans doute la plus ancienne au vu de la patine - qui a donné son nom au trail : "Dancing Kudu"... remarquable !

C'est ainsi que se termine notre visite mais avant de quitter définitivement Twyfelfontein, nous prenons le temps de faire un saut à Organ Pipes puis à Burnt Moutain. Organ Pipes ou "tuyaux d'orgue"… des colonnes de dolérite hautes de quatre mètres formant un mur de 100 mètres de long !

Burnt Mountain ou "montagne brûlée"… dans un paysage de désolation, un amas de scories semblant avoir été exposées au feu (oxydes de fer, de manganèse…).

On a maintenant bouclé le tour de Twyfelfontein. Il est temps de rejoindre notre lieu d'étape suivant, le Grootberg Lodge, 120 km. Encore une petite étape mais c'est promis, aujourd'hui, pas de fantaisie, ce sera un parcours direct… ou presque. Et pourquoi pas la rencontre tant attendue avec les éléphants du désert ?

Vingt kilomètres avant l'arrivée, nous nous accordons un petit détour par Palmwag, histoire de prendre du carburant ainsi que des renseignements sur les conditions d'accès à Palmwag Day Visitor Area (pour demain). Pour y accéder, il faut franchir la Ligne rouge, une barrière de contrôle vétérinaire, séparant les fermes d'élevage de bétail du Sud de l'agriculture vivrière du Nord. En guise de contrôle vétérinaire, nous avons juste droit à un contrôle des passeports, avec le sourire ! Deuxième passage au retour moins d'une demi-heure plus tard pour poursuivre vers Grootberg.

Alors que la piste commence à grimper, passant de 970 mètres dans la plaine de Palmwag à 1548 mètres au col du Grootberg, un panneau ne va pas manquer de susciter notre intérêt. Nous restons en alerte !

Mais à part le dos d'un bœuf gris que j'ai confondu avec celui d'un éléphant, pas le moindre pachyderme à l'horizon… alors que nous atteignons la barrière d'entrée du lodge.

Nous ne sommes pas arrivés pour autant, car l'hôtel est situé 65 mètres de dénivelé plus haut. Après inspection de notre véhicule, le gardien estime que nous devrions être en mesure de grimper la pente d'accès au lodge de plus de 30 %. Tout doucement, en vitesse courte, différentiel bloqué… très impressionnant !

Sur une propriété de 12 000 ha appartenant à la communauté locale Khoadi/Hoas, Grootberg Lodge propose 11 bungalows en pierre et toit de chaume offrant une vue plongeante sur les plaines du Damaraland. Nous y avons prévu deux nuits. Un lieu qui serait idéal si l'accueil était moins nonchalant et le service moins approximatif. Autre bémol : sous prétexte de lions sur la propriété, aucune activité n'est possible sans être accompagné. Un peu frustrant pour nous !

Mais en dehors de cela, l'emplacement est vraiment exceptionnel et la vue incomparable !

Par conséquent, à défaut de se balader, on profite de la vue et accessoirement de la piscine, bien qu'à cette altitude ce ne soit pas la grande chaleur.

Burnt Mountain

Safari dans la concession de Palmwag

J14 : vendredi 16 novembre 2012

Comme le Grootberg Lodge n'offre aucune activité non guidée, nous avons décidé de passer la journée à l'extérieur, plus précisément à Palmwag Day Visitor Area qui n'est qu'à 25 km de notre hébergement.

La concession se parcourt en self drive, ce qui nous convient parfaitement. Les permis s'obtiennent à l'entrée de la concession (200 N$ pour 2, véhicule compris).

Un peu avant 9 heures, nous nous présentons au portail de l'entrée sud après avoir franchi une nouvelle fois la barrière vétérinaire où le contrôleur nous a reconnus. On nous remet un plan avec les différents points de vue et points d'intérêt.

C'est parti ! Dès la première intersection, nous avions l'intention de tourner à gauche pour une petite boucle traversant la rivière qui, vu son nom de Leopard Drive pouvait laisser espérer une possible présence de léopards. Mais le passage du cours d'eau sur des dalles rocheuses nous paraît trop scabreux… cette première difficulté laisse présager un parcours plutôt engagé.

A défaut de la piste du léopard, on se contente du point d'intérêt I-5 "Twee Palms", une très belle oasis avec, en aval, un joli bassin creusé par la rivière et, en amont, les fameux Twee Palms, des palmiers jumeaux au cœur d'un canyon de grès rouge.

Une heure est nécessaire pour rejoindre le point d'intérêt suivant I-6, Van Zyl Gat. On roule au pas, la plupart du temps en seconde, à une vitesse comprise entre 5 et 20 km/heure. Sans compter qu'en cours de trajet, on ne résiste pas aux arrêts nécessaires pour observer les animaux. A quand la rencontre avec les éléphants ? En attendant, voici déjà une maman zèbre et son petit !

Si la conduite est délicate en raison de la nature du terrain, il n'y a en revanche aucune difficulté à se repérer, tout est parfaitement bien indiqué.

Vers 10 h 30 (soit 1 h 30 après l'entrée), nous atteignons le cul-de-sac de Van Zyl Gat, très curieux de savoir ce que cachait cet endroit. Une petite exploration à pied s'impose.

Nous découvrons alors un long défilé profond creusé par l'Uniab River où semblent nicher de nombreux oiseaux. D'ailleurs, un héron en a fait son territoire.

Après Van Zyl Gat, il faut revenir sur nos pas avant de nous diriger vers le point d'intérêt I-4. Les oryx sont nombreux à cet endroit mais dès qu'on s'arrête, ils se dépêchent de nous tourner le dos, prêts à se sauver. Avec leur paire de cornes très droites et leur face noire et blanche, ces antilopes sont vraiment magnifiques.

Il est 11 h 30 (2 h 30 après l'entrée) quand s'on approche de Kawaxab (I-4). Avec un nom pareil, à quoi faut-il s'attendre ? A notre grande surprise, dans cet environnement rocailleux, nous trouvons un canyon étonnamment vert ainsi qu'une cascade alimentant un bassin naturel aux eaux claires invitant à la baignade. Quel dommage, nous n'avons pas nos maillots.

En prenant un peu de hauteur au point de vue immédiatement voisin (V5), nous dominons une vaste plaine où la rivière Uniab et ses affluents ont créé des îlots de verdure dans cette immensité de poussière et de cailloux : un environnement tout à fait propice à abriter des animaux !

Si vous regardez bien, vous allez distinguer une famille girafe que nous apercevons depuis notre poste d'observation.

En traversant la plaine, nous ne tardons pas à croiser leur route. Quel spectacle attendrissant ! Mais toujours pas d'éléphants !

Dans l'immédiat, voici un "grand koudou"… très peu farouche, parfaitement reconnaissable à ses grandes cornes torsadées en spirale. Les femelles et leurs petits sont un peu plus loin, à l'ombre d'un mopane.

Puis, tout d'un coup, à force de les désirer… voilà bien des éléphants ! Ils sont deux. Ils sont un peu loin, on en profite pour faire une pause prolongée pour les observer longuement tout en grignotant quelques gâteaux secs. Il est presque midi.

Comme ils n'ont pas l'air de vouloir se rapprocher, nous finissons par poursuivre. A l'intersection suivante, nous prenons à droite "Rhino Drive", espérant renouveler notre expérience récente et mettre à notre actif une deuxième rencontre de rhinocéros. Mais on n'est pas gagnant à tous les coups et on a beau balayer du regard les vastes étendues de la concession, côté rhino, on restera bredouilles. Beaucoup d'autres animaux en revanche : des zèbres de montagne et encore des girafes et des oryx.

Le point d'intérêt I-1 ou Awaxas marque la fin de la visite. Dernier panorama sur un désert de pierrailles laissant place à l'arrière-plan à un filet de verdure sur fond de massifs montagneux.

En tout, un parcours d'une quarantaine de kilomètres à peine, mais ayant nécessité plus de quatre heures. Beaucoup d'animaux, des paysages étonnants et en dehors des gardiens, pas un seul humain. Avant de sortir de la concession, nous vérifions néanmoins l'état des pneus (ouf, tout est OK) car le terrain était vraiment difficile.

Une demi-heure plus tard, nous passons le portail Nord avant de franchir une nouvelle fois la barrière vétérinaire. On ne nous contrôle même plus tellement on est connus et on nous demande si on reviendra demain. Non demain, on quitte définitivement la région en direction du parc national d'Etosha.

Dans l'immédiat, retour au Grootberg Lodge et deuxième nuit sur place.

Palmwag

Etosha Ouest : l'arche de Noé d'Okaukuejo

J15 : Samedi 17 novembre 2012

Aujourd'hui, entre Grootberg et le parc national d'Etosha, nous allons faire une de nos plus longues étapes, soit 260 km que nous parcourrons en 4 heures. Le trajet se fait essentiellement sur des voies asphaltées à l'exception d'un raccourci en terre permettant de relier plus rapidement la C 40 à la C 38… une piste toute droite à l'exception de trois virages à angle droit où, selon la loi de Murphy, on ne manque pas de croiser les trois seuls véhicules du parcours !

Arrivée à l'entrée Sud du parc vers 13 heures, enregistrement, puis poursuite jusqu'à Okaukuejo Restcamp, 17 km plus loin. Là, nous payons les droits d'entrée du parc national pour trois jours avant de prendre possession de notre chambre pour une nuit.

Datant de 1955, Okaukuejo est le plus ancien camp gouvernemental d'Etosha. Comme beaucoup de lieux d'hébergement dans des parcs nationaux ailleurs dans le monde , il est très vaste et offre toute la gamme de confort, de l'emplacement de camping au chalet de luxe en passant par le bush chalet, le family chalet et la chambre double. Sans parler des boutiques, station essence, piscine, restaurant… Bref, il ne faut pas chercher la confidentialité mais d'autres avantages que nous ne tarderons pas à découvrir.

De l'extérieur, les bâtiments (ancien casernement) abritant les chambres doubles ne paient pas de mine mais l'intérieur, fraîchement rénové, est plutôt mignon. La salle de bains est de belle taille, surtout par rapport à la chambre, toute petite. Malgré ce défaut, elle offre deux avantages indéniables : un frigo et surtout la climatisation, bienvenus quand on sait que la température extérieure affiche 38 ° C en ce début d'après-midi.

Après un pique-nique sous la clim', un plouf dans la piscine, à 15 h 30, nous sommes prêts pour notre première exploration du parc.

Quelques mots sur le parc national : L'Etosha National Park (23 000 km2) se range parmi les plus belles réserves naturelles de la planète. Son nom signifiant "grand endroit blanc d'eau asséchée" lui vient de l'Etosha Pan, un immense désert salin de plus de 5 000 km2 qui se transforme en lagune à la saison des pluies et qui abrite, dans les plaines et le bush environnants, une faune très diversifiée. Contrairement à d'autres réserves africaines que le visiteur doit sillonner des journées entières à la recherche d'animaux, à Etosha, ils viennent, paraît-il, à vous… ou presque !

Autre facilité : pendant la saison sèche, les animaux se regroupent autour des points d'eau. Il suffit donc de se garer près de ces endroits stratégiques et d'attendre qu'ils se présentent, non pas isolés mais par dizaines ou centaines, paraît-il.

C'est tout cela que nous sommes prêts à aller vérifier !

Bien entendu, interdiction formelle de descendre du véhicule et obligation stricte d'être de retour au camp avant le coucher du soleil (sous peine d'amende), le portail du camp étant fermé.

Pour commencer, direction plein nord vers le point d'eau d'Okondeka, réputé être fréquenté par les animaux de plaine mais aussi par des girafes et même des lions.

Sur le trajet vers Okondeka…

Dans cette plaine herbeuse écrasée de chaleur… où seul cet acacia isolé est source d'ombre pour les animaux, chacun essaie de trouver sa solution !

Et tant pis si la piste est bloquée !

Et ceux-là, que cherchent-ils devant cette borne ? Leur route ou un coin abrité du soleil ?

Autre technique pour supporter la chaleur, faire l'autruche… ;-)

Ou faire comme les oryx… le second profitant de l'ombre du premier !

Les girafes, en file indienne dans un trait d'ombre, font elles aussi preuve d'inventivité quand le thermomètre s'affole.

A Odondeka, le point d'eau tient ses promesses : le roi des animaux est au rendez-vous. Il traverse la piste devant la voiture qui nous précède puis va rejoindre son harem, non sans pousser un rugissement autoritaire.

A partir d'Odondeka et dans le but de sillonner toutes les pistes de cette partie du parc, nous décidons de pousser jusqu'à la limite ouest de N'Bari via Adamax, sans vraiment bien estimer le temps nécessaire pour cette grande boucle.

L'itinéraire, passant par des zones boisées et d'autres dévastées par le feu, n'apporte rien de plus si ce n'est du stress en voyant l'heure tourner et aucun autre véhicule avoir fait le choix de s'éloigner autant.

On fonce pour arriver dans les temps avant de ralentir afin de capter la belle lumière de fin de soirée.

Bon finalement, nous sommes rentrés au bercail à 18 h 40 avec une bonne demi-heure d'avance sur la limite fatidique avec pas moins de 140 km parcourus dans l'après-midi. Si l'on y ajoute les 260 de ce matin, on a indiscutablement battu un record aujourd'hui.

18 h 40, c'est la bonne heure pour s'approcher du point d'eau du camp. C'est l'un des autres avantages de dormir dans ce camp à l'intérieur du parc : le trou d'eau, éclairé le soir, y jouit d'une belle activité, spécialement au coucher du soleil voire à la nuit tombée.

Allons voir ce qui s'y passe !

Il y a déjà du monde côté spectateurs. Comme autour d'une arène, ils ont pris place dans un silence religieux pour assister à la représentation !

Le rituel au point d'eau est réglé par les lois de la hiérarchie, les plus forts étant les premiers autorisés à s'abreuver: grands seigneurs (lions, léopards, éléphants), puis mammifères (girafes, zèbres).

Les grands seigneurs boudent-ils la mare ce soir ? Pour l'instant et en leur absence, girafes et zèbres osent une approche mais le frottement d'aile d'un oiseau ne manque pas de tous les faire sursauter. Sait-on jamais !

Pendant qu'ils se désaltèrent, les animaux sont tous vulnérables mais les girafes se montrent particulièrement inquiètes : l'une surveille les alentours pendant que les autres boivent.

C'est maintenant au tour des zèbres de s'abreuver !

Entre-temps, le soleil s'est couché et le ciel est lourd de nuées d'orage. Le tonnerre gronde et des éclairs blancs zèbrent l'horizon, marquant le début de la fin de la saison sèche.

Placides, les girafes continuent à affluer et le rituel se poursuit.

Pour nous, petit entracte pour aller dîner puis retour au point d'eau une heure plus tard. J'avais lu que les rhinocéros étaient très précisément abonnés à cet endroit entre 20 heures et 22 heures. Il est 21 heures, nous devrions être pile dans le bon créneau.

Alors ?

Oui, ils sont là ! Une maman et son petit !

Mais avec le vent qui se lève accompagné des premières grosses gouttes de pluie, nous abrégeons la séance et courons mettre l'appareil à l'abri. Super journée !

Après le rhino noir et l'éléphant vus les jours précédents, notre liste des Big Five a été complétée aujourd'hui par le lion. A quand le léopard et le buffle ?

Lions à Odondeka

Etosha Centre : quelques animaux inattendus parmi beaucoup d'autres !

J 16 : Dimanche 18 novembre 2012

6 heures : pas une bête au trou d'eau. Nous petit-déjeunons aussitôt avant de prendre la route dès 7 h 45.

Objectif : rallier Halali en faisant un maximum de détours afin qu'aucun recoin du parc (ou presque) ne nous échappe. On espère notamment voir des éléphants des savanes, en général très nombreux et faciles à observer à Etosha.

Il a plu cette nuit et le ciel en porte encore les traces ce matin. Le fond de l'air s'en ressent aussi, seulement 22 petits degrés, on respire !

Premier détour vers le Pan pour voir à quoi ressemble cette lagune asséchée. Elle a un petit air de prés salés du Mont St Michel !

Entre Pan et Aus, je passe sous silence les dizaines de zèbres, de springboks, de koudous qui croisent notre route… des scènes devenues tellement courantes qu'on en serait presque blasés.

A ce stade, on voudrait faire des rencontres plus rares, plus marquantes, plus extraordinaires…

Les animaux qui suivent ne font pas partie des plus impressionnants mais ont tous quelque chose de singulier.

Classé "moyennement difficile à voir" par l'auteur de "Compagnon de safari", le ratel. Ici il est en train de rechercher la proie qui vient de lui échapper.

Passant presqu'inaperçue dans l'univers des grands animaux, une tortue terrestre.

Encore plus insolite, ce caméléon… traversant tranquillement la piste de son pas chaloupé. Incroyable quand on sait la difficulté qu'on a eu à en dénicher à Madagascar !

Enfin, étonnant de par sa taille, le dik-dik de Damara, l'une des plus petites antilopes du monde. C'est la première fois que nous en voyons une d'aussi près.

Puis, en prenant la déviation de Salvadora, ce n'est pas la rareté des animaux qui crée l'événement mais leur nombre. Nous assistons en effet au plus grand rassemblement de zèbres que nous avons pu voir à Etosha, sans doute une bonne centaine.

Mais pourquoi sont-ils si nombreux ici ? Peut-être pour entourer ce petit zébron ?

En tout cas, c'est l'occasion pour nous de photographier ces individus sous toutes les coutures.

Etosha, c'est aussi le paradis des oiseaux, un régal pour des ornithologues bien équipés. Petit florilège pour débutants !

Ces rencontres successives nous amènent à Halali sur le coup de midi. Le Restcamp est du même style que le précédent, la chambre bien plus grande mais la salle de bains ridiculement petite. Avec frigo et climatisation, l'ensemble affiche un très bon rapport qualité/prix.

Aujourd'hui pas de bain dans la piscine, on préfère rester sous la clim'. A 15 h 30, bien reposés, on poursuit notre quête à la recherche d'animaux.

La végétation autour de Halali est très différente de celle plus à l'ouest, composée ici essentiellement de bush de mopane, terminalia et combretum d'où émergent quelques inselbergs dolomitiques.

Bref, un environnement de sous-bois touffu où apercevoir des animaux à distance se révèle quasiment impossible.

D'abord un peu déçus, nous ne tardons pas à apprécier le côté excitant de cette quête en milieu dense où chaque virage peut nous réserver une surprise ! Nous restons à l'affût !

Soudain, après une dizaine de kilomètres, nous tombons nez à nez avec quatre girafes toutes aussi surprises que nous. Les voir d'aussi près et sans s'y attendre procure une émotion différente de celle qu'on peut ressentir en les côtoyant de loin au trou d'eau.

Mais la rencontre qui engendrera le plus d'excitation, c'est celle de ces deux hyènes tachetées… sous les fenêtres de notre voiture. Impressionnantes surtout quand on sait qu'elles peuvent abattre des proies de la taille des buffles. Pas très rassurée, je garde un doigt sur le bouton de fermeture des vitres… au cas où, pendant qu'Hervé shoote.

La suite de la soirée sera encore plus magique.

Une fois rentrés au camp, nous courons au point d'eau. Les premiers spectateurs ont déjà pris les meilleures places de cet espace érigé en gradins à la manière d'un théâtre antique. Les acteurs se font encore désirer, la scène est vide.

Ni vraiment patients ni vraiment contemplatifs, nous décidons de revenir plus tard, vers 19 heures pour le coucher du soleil.

C'est aussi à ce moment-là que les acteurs choisissent d'investir la scène. D'abord en solo puis en duo… sur fond de soleil couchant.

Rien à ajouter ! Après un long moment de contemplation, nous nous éclipsons sur la pointe des pieds… avec des étoiles dans les yeux !

Rhinocéros au point d'eau de Halali

Etosha Est : encore des animaux !

J17 : Lundi 19 novembre 2012

Réveil 6 h 40, petit déjeuner dans la foulée et départ une heure plus tard en direction de Namutoni, le camp le plus à l'est d'Etosha.

Le temps est partiellement couvert, orageux au loin, avec quelques gouttes de pluie. Assurément la saison sèche tire sur sa fin.

Tout comme hier, l'objectif de la matinée n'est pas de filer au plus vite à Namutoni mais de ratisser toutes les pistes secondaires et de passer en revue tous les points d'eau en quête d'animaux. Direction Nord à partir d'Halali puis Est, en longeant le Pan.

Premier détour sur notre trajet : Nuamses… où nous sommes déjà récompensés par la présence d'un lion.

Penché sur la mare, il boit tout son saoul, sans doute après une nuit très active.

Et glou, et glou, et glou, il se remplit la panse jusqu'à plus soif ! Ah ! ça y est !

Retour sur la piste principale C 28 que nous trouvons encombrée par plusieurs troupeaux de springboks. Normal, nous arrivons tout près de Springbokfontein où ils ont sans doute l'intention de se rendre.

A l'intersection de Springbokfontein justement, nous optons pour la déviation via Oberfontein en longeant la lagune dans une belle lumière.

Cette savane herbeuse est le domaine favori des gnous bleus et pour une fois, ils se laissent approcher d'assez près.

Tout à l'observation des gnous, on a failli écraser cette tortue. On ne s'attendait pas à en voir autant ici. C'est vrai qu'avec sa carapace, elle est moins vulnérable que beaucoup d'autres animaux.

A peine de retour sur la C 28 se présente une nouvelle opportunité de boucle via Ngobib, juste en traversant le carrefour. C'est là que nous tombons sur une antilope que nous voyions pour la première fois : un bubale !

Dernière fantaisie sur le trajet : un aller-retour vers Kalkheuwel pour une nouvelle rencontre avec une espèce d'antilopes que nous n'avions pas encore vue jusque-là : l'impala à mufle noir. Endémique au nord-ouest namibien et au sud-ouest angolais, c'est un animal protégé car en danger.

Juste avant d'atteindre Namutoni, on ne résiste pas à faire un petit stop pour les zèbres. Ils sont trop craquants !

Il est 12 h 30 quand nous arrivons à destination. Le camp le plus à l'est d'Etosha se distingue par son fort blanchi à la chaux, un vestige colonial datant de 1899, quelque peu surréaliste à cet endroit. Il est classé monument historique.

Au pied du fort, l'hébergement se fait dans des bungalows ou des chambres doubles. C'est cette dernière catégorie que nous avons réservée et nous sommes agréablement surpris par la qualité des prestations : chambre très grande, moderne avec une salle de bains immense avec baignoire intégrée, douche supplémentaire à l'extérieur et petit patio à l'entrée. Climatisation et frigo en sus.

Après une première découverte des lieux (piscine, fort, trou d'eau) et une bonne sieste, l'après-midi est déjà bien entamé quand nous nous décidons à sortir.

Après avoir parcouru Dik Dik Drive sans avoir vu le moindre dik-dik, c'est parti pour le grand tour du Fisher's Pan. Les orages que nous avions devinés au loin les jours précédents ont bien trempé les pistes. Nous avançons sur une voie truffée de nids-de-poule remplis de boue. Le loueur risque de ne pas reconnaître la couleur de son véhicule !

Les silhouettes élancées des palmiers Makalani dominent la plaine herbeuse Twee Palms peuplée de zèbres, d'autruches, de springboks et de gnous.

Mais aux différents points d'eau (Klein Namutoni, Klein et Groot Okepi), personne ! Sans doute les animaux ont-ils maintenant moins besoin de venir dans ces endroits dans la mesure où ils commencent à trouver de l'eau un peu partout ! Je crois qu'il va falloir faire le deuil des éléphants !

Pour nous consoler, un magnifique gnou sur fond de ciel orageux.

Pas de coucher de soleil ce soir, de gros nuages bouchent l'horizon. Pas le moindre animal au trou d'eau en dehors de milliers d'insectes dans la lumière du lampadaire.

Mais malgré tout, une soirée très sympa avec dîner aux chandelles au restaurant du camp installé dans le fort, sur une placette pavée à l'allure d'hacienda espagnole. Finalement, Namutoni ne manque pas de charme.

Gnou bleu

Waterberg Plateau NP : première grosse pluie sur Mountain View Trail

J18 : Mardi 20 novembre 2012

Réveil à 6 heures, dernier tour dans Etosha et dernière tentative pour espérer voir des éléphants.

On tente d'abord Pan Segd où zèbres, antilopes et gnous sont présents en nombre. Mais d'éléphant pas la moindre oreille !

Allez, tentons Tsumcor. Sur la piste, un rassemblement de dizaines de pintades de Numidie. Très farouches, elles se sauvent dans les broussailles du bas-côté dès qu'on s'arrête et aussitôt après, réinvestissent le terrain. Mais que peuvent-elles bien trouver d'intéressant à picorer sur le gravier?

Les millepattes aussi sont de sortie de bon matin.

Mais d'éléphant, toujours pas la moindre trompe ! Pourtant, les crottes ne manquent pas en direction de Tsumcor et tout le périmètre autour du point d'eau en est jonché.

Hum, à moins queue ;-)

Bon, les pachydermes ont sans doute déjà migré vers le nord du parc avec l'arrivée des premières pluies. Alors c'est sans regrets (car par ailleurs la moisson d'animaux a été bonne !) que nous quittons définitivement Etosha après le petit déjeuner, vers 9 heures.

Prochaine étape : Waterberg National Park, 320 km. Nous devrions en avoir pour près de 5 heures via Tsumeb et Grootfontein.

Petit à petit, l'herbe sur les bas-côtés de la route et les arbres du bush deviennent plus verts. Le paysage se vallonne et une mer de bush s'étend à perte de vue.

A Grootfontein, nous rejoignons la D 2512 que nous n'allons plus quitter jusqu'à Waterberg. Elle traverse bon nombre de propriétés privées où il faut prendre soin de bien fermer les portails successifs après notre passage.

Les acacias sont en fleurs.

La couleur de la piste passe par toutes les variantes de rouges, de lie de vin à saumon en passant par le marron et tranche ainsi avec les différents verts des arbres.

Quelques termitières remarquables méritent un arrêt alors que nous commençons à longer les falaises du Waterberg.

Arrivée à destination vers 13 h 30.

Après avoir réglé les droits d’entrée du parc national, nous découvrons les bungalows en briques et toits rouges, bien alignés le long d’une allée pavée, entourés d’un bel espace gazonné, à l’ombre d’arbres centenaires. L’endroit est plutôt agréable.

L’intérieur révèle une grande chambre avec frigo. Pas de climatisation, uniquement un ventilateur mais la chaleur est très relative ici. A l’heure la plus chaude de la journée, elle n’a pas dépassé 33 ° C.

Le camp a vu ces dernières années l’installation à demeure de plusieurs colonies de babouins. D’attraction amusante pour les touristes, leur présence pourrait devenir un fléau si chacun ne respecte pas quelques précautions élémentaires. Par conséquent, il est recommandé de ne pas les nourrir, de ne rien laisser traîner et de prendre soin de bien fermer portes et fenêtres des chambres.

La piscine du camp est devenue leur abreuvoir.

Après trois jours sans possibilité de randonner, on se réjouit de pouvoir se dégourdir les jambes sur le Mountain View Trail. Mais hâtons-nous, car le ciel commence à virer à l’orage.

Quarante minutes de montée (et autant pour la descente) dans un amoncellement de roches rouge sombre égayées par les couleurs vives des lichens sur les parois abruptes du plateau. 6297 Contrairement aux lichens foliacés qui se développent en s’écartant de leur support, les lichens incrustants croissent en s’y étalant.

Vue depuis le plateau sur cette immense plaine lacérée de traînées rectilignes, les marques des pistes et limites de propriétés.

Une rapide exploration des alentours nous révèle quelques pinacles aux allures fantomatiques sous un ciel très menaçant.

Avec les premières gouttes de pluie, on précipite la descente. Le ciel se déchaîne et l’orage éclate vraiment alors qu’on arrive at home. La pluie bienfaisante pour la nature et pour les animaux tombe à point pour le décrassage de notre véhicule également. On le rendra un peu moins souillé.

C’est la première fois que nous avons besoin de nos imperméables pour nous rendre au restaurant pour dîner. C’est bien le tout début de la saison des pluies.

Termitière géante au Waterberg

De Waterberg à Okonjima : Kambazembi Trail, Girafe Trail et Leopard Track

J19 : Mercredi 21 novembre 2012

A notre réveil, nous trouvons un curieux visiteur (ou un visiteur curieux) sur notre terrasse : c'est un calao de Monteiro. Mais il y beaucoup d'oiseaux par ailleurs dans le camp pour le plus grand bonheur des amateurs.

Avec seulement 20 petits degrés au thermomètre, l'atmosphère s'est bien rafraîchie et les polaires bienvenues, le temps du petit déjeuner.

A 8 h 15, nous sommes déj prêts à nous offrir une balade supplémentaire. Ce sera Kambazembi Trail. Mais qui est ce Kambazembi ? Il s'agit le chef de la résistance herero qui s'est battu en 1904 contre les forces coloniales allemandes sur le site du Waterberg.

Le sentier se faufile dans une forêt d'arbustes parsemée de gros blocs de grès écaillés, lesquels permettent ici ou là un coup d'œil sur la plaine.

Nous avançons sans faire de bruit, à l'écoute des bruissements de la forêt, à l'affût d'une rencontre avec un herbivore. Et pourquoi pas un hippotrague noir ou une antilope rouanne, des espèces rares protégées par le parc national ?

Bon, finalement ni l'un ni l'autre, mais du plus petit au plus gros : Des araignées de l'espèce des Trombidiidae(en anglais… red velvet mites), particulièrement actives après la pluie. Des damans des rochers à l'allure débonnaire ! Et toute une colonie de mangoustes rayées se faufilant entre nos jambes (ou presque !) en poussant de petits cris.

Une balade de 3 km seulement, une distance que nous avons involontairement doublé en ratant une bifurcation mal signalée. En tout 6 km et près de deux heures de déambulation que nous avons finalement bien appréciées.

Notre prochaine destination est Okonjima Main Camp à 100 km. Vers 12 h 30, nous arrivons à la barrière d'entrée de la propriété pour un premier contrôle avant deux supplémentaires ainsi qu'un portail automatique. Ici on ne plaisante pas avec la sécurité.

Okonjima Nature Reserve s'étend sur 22 200 ha et se compose de trois espaces différents : 20 000 ha de réserve naturelle privée dédiée à la réhabilitation des fauves, 2 000 ha consacré à l'hébergement et 200 ha pour le centre de soins des carnivores.

Les panneaux sont très explicites en traversant la partie "réserve naturelle"… attention danger !

Une fois sortis de la zone dangereuse, nous pénétrons dans la partie dédiée à l'hébergement où évoluent aussi quelques animaux tels que girafes, babouins, zèbres, antilopes, phacochères…

L'enseigne du lodge donne le ton. Ici les activités tournent autour de l'observation des félins (essentiellement guépards et léopards). Dire que jusqu'en 1994 les propriétaires ont abattu ces animaux, prédateurs de leur bétail, avant d'en faire un atout et de créer un centre de réhabilitation afin de les relâcher dans la réserve. Depuis l'an 2 000, plus de mille guépards et léopards ont ainsi été réintroduits dans le milieu naturel.

Vous aurez remarqué que nous n'étions pas spécialement fans de game drive mais dans le cas particulier de ce lodge, nous estimons qu'on ne peut pas rater une aussi belle opportunité d'approcher ces félins.

Nous écoutons donc avec intérêt les différentes propositions : demain matin très tôt, Leopard Track et aujourd'hui en fin d'après-midi, Cheetah Track. Pour le Leopard Track, nous sommes partants mais le Cheetah Track… non merci, les chimpanzés ne nous attirent pas vraiment. Un peu plus tard, nous réaliserons que "cheetah" (qui est aussi le prénom de la guenon dans Tarzan) est le nom anglais du guépard. Je sais, c'est ballot mais deux game drives auraient sans doute été trop pour nous.

On nous propose aussi un "night walk" après le dîner. On n'a pas bien compris ce qu'on pouvait y observer mais comme c'est à pied et qu'en plus c'est de nuit, on ne demande pas mieux.

En attendant, allons voir à quoi ressemble notre "view room". Waouh ! Un chalet indépendant à la décoration soignée, avec deux lits double donnant sur de grandes baies vitrées pour une vue +++ sur le bush. Ambiance "out of Africa" garantie.

Pendant que les autres hôtes embarquent pour le "Cheetah Track", nous partons à pied sur Girafe Trail (6 km).

Ah, si on pouvait rencontrer les deux girafes vues plus tôt dans l'après-midi, ce serait une expérience inoubliable car à pied, l'effet est vraisemblablement très différent. Certaines vadrouillent sans doute dans ce secteur, vu la quantité de crottes et de traces de pattes.

Le sentier nous amène sur les hauteurs, histoire d'apprécier l'étendue du domaine. Un océan de bush à perte de vue.

Sur le parcours, nous effrayons un grand koudou allongé sous un arbre. Il se relève d'un bond pour disparaître dans la brousse avant qu'on ait eu le temps de le voir. En revanche, sur la fin du trail, on tombe sur deux oryx dont l'un se laisse approcher de très près avant de poursuivre tranquillement sa route. Quelle émotion !

Après le dîner (excellent d'ailleurs), il nous reste à faire la balade nocturne. On se demande bien ce qu'on va y voir.

Curieusement nous sommes les deux seuls volontaires. Finalement en guise de balade, nous marcherons moins de 500 mètres pour nous rendre dans une cache (hide) afin d'observer le comportement nocturne de certains animaux, en l'occurrence les porcs-épics venant se servir de restes de fruits et légumes. A vrai dire, si les porcs-épics se sont régalés de cette nourriture facile, nous, on reste un peu sur notre faim !

J20 : Jeudi 22 novembre 2012

5 heures du matin, j'ouvre un œil et… une oreille puis deux… intriguée par un grognement étouffé. Le rugissement d'un lion ? Comment est-ce possible alors qu'hier nous avons randonné dans un périmètre soi-disant sécurisé ? Le son se répète encore, Hervé confirme qu'il s'agit sans doute bien d'un lion.

Une heure plus tard, avant d'embarquer pour la traque aux léopards, nous nous faisons confirmer à la réception que ce sont bien des rugissements de lions que nous avons entendus : en effet il y a deux vieux fauves dans un enclos à proximité. Ouf !

6 heures : en compagnie de quatre autres personnes, nous grimpons dans l'énorme 4 x 4 bâché du lodge, un engin aux allures de char d'assaut, conduit par Pieter secondé par une de ses collègues.

Direction, la partie "Nature Reserve" !

Les léopards réintroduits dans le milieu sont tous équipés d'un collier électronique pour pouvoir être retrouvés, suivis, et étudiés de près.

A peine la barrière d'entrée franchie, les choses sérieuses commencent : mise en 4 x 4 du véhicule, blocage du différentiel, conduite dans le sable et mise en action de l'antenne émettrice, à l'écoute d'un éventuel signal.

L'émetteur indique bien un léopard tout proche, mais malgré plusieurs allers-retours successifs, l'animal n'est pas évident à localiser de façon précise. Alors Pieter n'hésite pas à employer les grands moyens et le 4 x 4 devient char d'assaut, arrachant et écrasant les broussailles sur son passage. Hum, et la conscience environnementale ?

Au prix de ces petits massacres, le conducteur arrive à ses fins et immobilise l'engin à deux pas du fauve. Mais il a beau faire, on ne verra pas l'animal mieux que ça.

Deuxième tentative, un peu plus loin, au pied d'une colline mais l'émetteur envoie des signaux trop diffus : l'animal est trop loin.

Troisième essai dans un espace plus dégagé où le succès est au rendez-vous.

Nous trouvons une femelle allongée, nous tournant le dos. Nous retenons notre souffle !

Puis elle daigne un regard ! Superbe !

Quand elle se lève, nous la suivons, tout excités (en 4 x 4… pas à pied)

… avant de croiser sa route ! Impressionnante !

Grâce à ce drive, nous avons pu accrocher le quatrième des Big Five à notre tableau de chasse. Ne manque que le buffle, plus familier des zones humides alors pour ce faire, il faudra revenir pour un second voyage.

C'est sur ces images que se termine véritablement notre périple en terre namibienne avant un retour à Windhoek et une dernière nuit à Olive Grove Guesthouse.

Léopard à Okonjima

Epilogue

Impressions générales Nous sommes rentrés, conquis par la Namibie, par ses fabuleux paysages et par la rencontre avec les animaux sauvages.

Nous avions décidé de faire le parcours dans le sens des aiguilles d'une montre, cette option nous a donné entière satisfaction. Au début, ce sont davantage les paysages qui retiennent l'attention : dunes, canyons, vlei… sans parler des magnifiques arbres à carquois tout simplement uniques.

Dans le même temps, on s'enthousiasme pour le moindre animal. Quelle émotion quand on aperçoit pour la première fois zèbres, oryx, springboks et autres antilopes !

Au fur et à mesure, l'attente grandit et l'excitation arrive à son comble quand on tombe sur des girafes ou un rhinocéros noir en plein milieu de nulle part.

Jusque là les animaux se montrent néanmoins craintifs et plus on s'approche d'Etosha, plus l'impatience de pouvoir enfin les voir en nombre et de très près grandit. On profite alors pleinement des ressources du fameux parc national où la présence animalière prend le pas sur les paysages moins spectaculaires.

Nous avons pourtant apprécié toutes les étapes, de sorte qu'il est difficile de dire ce que l'on a préféré tellement on a tout aimé.

S'il fallait néanmoins désigner…

Nos coups de cœur !

- notre étape entre Brandberg et Twyfelfontein en passant par des pistes "off road" et des lits de rivière où nous avons été récompensés par la présence de beaucoup d'animaux et surtout par l'extraordinaire rencontre avec un rhinocéros noir... impressionnant. Un moment rare !

- l'étape entre Rostock et Swakopmund où nous avons passé une bonne partie de la journée sur les pistes du Naukluft NP au nord de la C 28 à découvrir les formations rocheuses de Rock Arch et de Rock Sculptures. Magnifique itinéraire.

- Palmwag Day Visitor Area : une alternance de paysages désertiques et de canyons verdoyants avec cascades et piscines naturelles ! Beaucoup d'animaux dont deux éléphants (mais de loin) et ce seront les seuls de tout notre voyage. Un regret ? Hormis la quasi absence d'éléphants, aucun !

Quelques mots sur les hébergements

De très belles prestations au Sossus Dune Lodge, au Camp Kipwe, à Okonjima Camp, au Zebra River Lodge entre autres mais celui qui nous a le plus impressionnés, c'est le Stiltz à Swakopmund où nous avons été surclassés dans une immense villa. On n'en est pas revenus et on n'en revient pas encore ! Par ailleurs, nous avons été agréablement surpris du bon rapport qualité/prix des camps gouvernementaux d'Etosha et du Waterberg, surtout par la présence de frigos et de climatisations, pas toujours proposés par d'autres lodges plus hauts de gamme.

Remerciements Mention particulière à Caroline de Madiza Tours qui, par sa réactivité, sa capacité à répondre à nos attentes, ses propositions pertinentes a tout mis en œuvre pour que ce voyage soit une réussite. Et il le fut ! Un grand merci !

Ouvrages et sites Internet utiles

Les ouvrages Le voyage a été préparé à l'aide du guide Lonely Planet Namibie. Un ouvrage qui ne nous a pas quitté pendant tout le parcours, le seul guide en langue française sur la faune namibienne : "Compagnie de safari" de la même Caroline Oriol.

Les sites Internet Les carnets de voyage relatifs à cette destination sur Voyage Forum. Une mine d'information par une foule de passionnés ! http://voyageforum.com/..._voyageurs__namibie/

Un récit (qui date déjà un peu) mais qui pourrait inspirer des voyageurs en mal de parcours off road : http://francois.leroux.free.fr/namibia/etapes.htm

Une foule de choses : plans, cartes, infos sur Spitzkoppe ou Welwitschia Drive en autres. A fouiller ! http://www.namibia-1on1.com/

Quelques généralités en matière de faune et de flore namibienne http://www.nacoma.org.na/...Coast/FaunaFlora.htm

Voilà, j'ai tout dit… ou presque ! Alors si la Namibie vous tente, si vous avez besoin d'un renseignement complémentaire ou si vous souhaitez tout simplement nous laisser une petite trace de votre passage sur le site, n'hésitez pas, c'est toujours avec un grand plaisir que nous accueillons vos commentaires. Vous pouvez le faire par l'intermédiaire du livre d'or. Merci beaucoup de votre lecture et peut-être à bientôt pour un prochain "fabuleux voyage".

Feuille de Mopane
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Récit d'un voyage en Namibie du 23 juillet au 14 août 2016
Bonjour Nous sommes revenus il y a 3 semaines d'un merveilleux voyage en Namibie; comme d'autres voyageurs, nous souhaitons faire partager nos aventures avec les membres du forum qui nous ont bien aidé pour finaliser notre parcours. Bonne lecture !

Cette année, nous avons donc décidé de retourner en Namibie, 8 ans après notre premier séjour en 2008. Ce voyage s’est décidé en très peu de temps, début janvier, quand j’ai réactivé auprès de Tourmaline un projet qui était tombé à l’eau l’année précédente, ayant finalement choisi d’aller à Madagascar. Je voulais absolument visiter certains sites que nous n’avions pas pu faire la première fois : Namib Rand, Spitzkoppe, Purros et Epupa, ce qui nécessitait de faire un peu de camping, une grande découverte pour nous. Coup de chance, début janvier il reste encore une disponibilité pour 4 personnes sur le Tok Tokkie Trail en juillet-août, juste à une date compatible avec notre trajet envisagé. Rapidement, on finalise donc le projet et on réserve notre vol Air Namibia via Francfort. Malheureusement, quelques jours plus tard, nous avons la mauvaise surprise de devoir changer un certain nombre d’hébergements ( alors que Tourmaline m’avait dit qu’en réservant rapidement, les hébergements devraient être disponibles ) : 1 nuit sur 2 au Sossus Dune Lodge, 2 nuits au Stiltz à Swakopmund, 1 nuit au Camp Kipwe, 2 nuits à Grootberg, 1 nuit à Mushara et peut être 1 nuit à Hobatere ( liste d’attente pour 1 des 2 chambres ). Le plus ennuyeux est le Sossus Dune Lodge car nous voulions absolument faire Sossusvlei au lever de soleil, et Grootberg qui est un must pour le rhino tracking. Un peu furax, on se rabat donc sur d’autres hébergements, à savoir une nuit au Little Sossus Lodge à côté de Sesriem, 2 nuits au Delight à Swakopmund, 1 nuit à Mowani ( seules la suite et la mini suite restent disponibles et ça va donc cogner pour le porte monnaie ), 2 nuits à Khowarib et 1 nuit à Mokuti, la nuit à Hobatere étant finalement confirmée. N’ayant aucune expérience du camping et aimant bien le confort des lodges, seules 3 nuits en camping ( 1 à Spitzkoppe et 2 à Purros) ont finalement été réservées. Ce sera l’occasion de vérifier si on est vraiment faits pour l’aventure. Cette année, la tribu des Blancond n’est pas au complet puisque Ben et Pierre ne seront pas de la partie seuls restent donc Anny, Juliette ( surnommée «la blonde » pendant les vacances à la suite de certaines réflexions ), Charlotte, ma copilote ( qui a découvert son intérêt pour ce rôle pendant le circuit ) et moi-même. Juste avant de partir, quelques péripéties : Charlotte se fait une nième entorse à la cheville lors d’un match de tennis, ce qui nous fait craindre pour les premiers jours au cours desquels sont prévus le Tok Tokkie Trail et les dunes de Sossusvlei. La veille du départ, on la fait strapper chez la kiné et on lui achète des bâtons de marche pour soulager sa cheville. Autre imprévu : la veille du départ, je reçois un appel de Frédéric, directeur de Tourmaline, pour me signaler qu’il y a eu une erreur de jour sur une réservation, à Okaukuejo, et qu’il nous faut renoncer à dormir là bas. Les 2 seules alternatives sont Taleni ( Etosha Village ) à 5 kms d’Anderson Gate et Halali, mais avec une solution bancale, c’est-à-dire 1 suite pour 2 et les 2 autres dormiraient dans la tente sur le toit, mais sans réservation possible, donc avec possibilité d’avoir des problèmes sur place. On choisit Taleni pour des raisons d’équilibre du parcours et Frédéric nous dédommage pour ce contretemps un peu ennuyeux mais pas dramatique.

Samedi 23 juillet C’est le jour J tant attendu. A 6h30, nous nous réveillons pour être à l’aéroport de Quimper pour 7h30. Le vol prévu à 8h30 décolle avec 20 mn de retard et nous arrivons sans encombre à Orly où nous prenons le Bus Air France qui nous conduit en 40 mn au Terminal 1 de Roissy. Lors de l’enregistrement du vol Lufthansa à destination de Francfort, nous apprenons que les vols du matin ont été annulés à cause de gros orages sur Francfort. Le nôtre, prévu à 14h30, est annoncé avec 25 mn de retard et nous prenons finalement place dans l’avion avec 45 mn de retard. Quelques minutes plus tard, on nous annonce que les conditions climatiques sont très mauvaises sur Francfort et qu’on ne peut pas décoller avant 40 mn dans le meilleur des cas. Ca commence à faire beaucoup et on se demande si le vol ne va pas tout simplement être annulé, d’autant que l’annonce du stewart laisse craindre le pire. Et comme par enchantement, 10 mn à peine après cette annonce, l’avion se met en marche et nous décollons finalement avec 1 heure de retard sur l’horaire prévu et arrivons sur Francfort en 45 mn le temps est effectivement très menaçant sur place. Après avoir changé de terminal, nous allons au guichet Air Namibia pour récupérer nos cartes d’embarquement du vol de 20h. Nous nous dirigeons vers la porte d’embarquement , et après 1 h, nous sommes finalement dirigés vers une autre porte et nous embarquons avec 1 heure de retard. Un bon gin tonic pour commencer les vacances, un repas correct accompagné d’un pinotage sud africain, ça commence à sentir bon les vacances….On va faire de beaux rêves cette nuit dans l’avion…

Dimanche 24 juillet. Nous arrivons en Namibie à 5h45, quasiment à l’horaire prévu. Une fois les formalités d’entrée dans le pays faites et après avoir fait du change, nous partons vers Windhoek avec le chauffeur d’Asco venu nous chercher. La température est glaciale ce matin (1°C ) nous nous en doutions car nous avions regardé la météo avant de partir les températures ont chuté très nettement depuis 2 jours, ce qui nous fait craindre pour les prochains jours. A 7h30, nous arrivons à l’agence Asco de Windhoek. Laurent, un suisse, qui travaille pour Tourmaline, nous attend sur place pour nous faire un briefing du circuit et du véhicule, un Toyota Hilux avec 2 tentes sur le toit. Les formalités durent un bon moment ( ce n’est pas du luxe compte tenu de notre manque de connaissance du camping ). C’est un peu long, mais sans doute pas inutile, notamment les recommandations sur les routes , si on se fie au « musée des horreurs » qu’ils ont affiché chez Asco avec des épaves de voitures avec les explications sur les causes de l’accident et sur la prise en charge ou pas par l’assurance. A 10h30, nous sommes enfin prêts à partir. Le temps de passer au Spar le plus proche pour quelques courses de première nécessité ( eau, boissons, charcuterie, pain…), il est 11h30 quand nous prenons enfin la route B1 en direction de Rehoboth. C’est le début de l’aventure ! La fatigue du voyage et la conduite à gauche rendent cette première partie du trajet assez pénible, malgré une route impeccable qui permet de bien rouler. A 13h, nous faisons notre pause pique-nique. Au menu, sandwiches avec de la charcuterie achetée le matin. Nous avons emmené dans nos bagages un peu de nourriture ( gâteaux apéro, barres de céréales, salades de thon, le sacro saint pâté et saucisson Hénaff, du gin et 1 bouteille de vin pour les premiers apéritifs car arrivée un dimanche à Windhoek ) mais tout est dans les bagages et nous attendrons notre première étape pour organiser un peu le stockage de la nourriture. Après plus de 2 heures d’une route assez monotone, nous finissons par emprunter notre première gravel road au menu : tôle ondulée, sable, cailloux…ça nous ramène 8 ans en arrière mais c’est quand même moins inconfortable avec un 4x4 qu’avec le minibus 2x4 de 2008. Sur les conseils de Laurent, à chaque fois que nous croisons un véhicule sur piste, pour éviter un bris de pare brise pour lequel nous ne sommes pas assurés, nous tenons la vitre, ce que les gens prennent parfois pour un salut . On commence à voir quelques animaux au bord de la piste ( springboks, oryx….) mais on ne s’attarde pas trop car la fatigue fait qu’on est pressés d’arriver. Peu après 15h, nous arrivons enfin au Bagatelle Kalahari Lodge qui nous avait laissé un excellent souvenir lors de notre séjour précédent. Nous sommes trop tard pour faire un game drive mais nous espérons participer au repas des guépards suivi d’un gin tonic au coucher de soleil, histoire de commencer sur des bonnes bases. Malheureusement, toutes les activités de l’après-midi sont complètes et nous devrons donc nous contenter de faire une petite marche dans la réserve. Nous passons un moment avec un groupe de suricates qui prennent des poses vraiment craquantes et en fin d’après-midi nous allons sur les dunes pour le coucher de soleil.









Les 4x4 du lodge, pleins à craquer, ne nous font pas regretter les activités organisées par le lodge.



La température est glaciale en fin de journée et, si la chambre est chauffée, la salle de bain ne l’est pas et la douche du soir est une épreuve, d’autant que le courant n’arrête pas de sauter. Le dîner ( soupe, steak de kudu, lasagnes de kudu…) est excellent, accompagné par un bon vin sud africain le cocktail fatigue-excitation du voyage et alcool est assez détonnant et on est bien énervés à la fin du repas Anny oublie même qu’il y a des mini marches à l’accueil et se rétablit miraculeusement à 2 reprises…..

A 21h, tout le monde est couché pour une bonne nuit réparatrice.
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Matériel photo pour un voyage en Namibie et Botswana
Bonjour,

Nous allons partir cet été en Namibie et au Botswana et je me pose beaucoup de questions au sujet du matériel photo à prendre avec.

Nous avons un Canon 600D avec un 18-135 et un 70-300. Ce dernier n'est pas stabilisé, un ancien modèle, mais alors vraiment ancien😉 et n'a pas un bon piqué.

J'aimerais donc acheter un nouveau zoom, je me suis penchée sur le Canon 300 mm f4, donc zoom fixe, le Tamron 150-600 et le Canon 70-300 de la série L, f4.5-5.6 IS. J'ai aussi lu beaucoup de bien, du bridge Panasonic Lumix FZ 1000 avec zoom 25-400 et i-zoom qui double tout ça.

Je sais, il y a déjà des discussions à ce sujet, mais elles ne sont pas récentes et le matériel photo progresse vite...j'aimerais donc savoir avec quel matériel vous partez en vacances en Namibie/Botswana. Faut-il un zoom très puissant? Qui est parti avec un zoom fixe, genre Canon 300 mm f4?

Je serais vraiment contente si vous pouviez me donner quelques idées.
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Avis sur itinéraire en Namibie et au Botswana?
Bonjour,

Ma femme et moi même enviseagons pour l'an prochain notre 1er trip safari photo en Afrique. Donc pour résumer il s'agirait d'une boucle Namibie + Botswana pendant 25 jours environ. Pour la durée s'il faut rallonger de quelques jours ou raccoucir, ça ne pose pas de problème. Le voyage aurait lieu en Septembre/octobre 2013 (donc si j'ai bien compris faut pas trop que je perde de temps pour les résas) le tout en 4x4 double cab tente sur toit durant tout le séjour.

J'ai déjà une 1ère ébauche d'itinéraire mais pas mal d'intérrogation, donc voici l'idée et ensuite je vous mitraille de questions.

jour 1 - Windhoek --> Sesriem jour 2 - Sossusvlei jour 3 - Sesriem --> Spitzkoppe (google map dit 7h pour 450 km mais dans la réalité ?) jour 4 - Spitzkoppe --> Palmwag jour 5 - Palmwag --> Purros (en route arrêt baignade à warmquelle) jour 6 - game drive éléphants du désert jour 7 - Purros --> Kamanjab ou directement Etosha mais y a t'il une entrée Ouest vers hobatere ? jour 8 - Etosha jour 9 - Etosha jour 9 - Etosha jour 10 - Etosha --> Mahango (longue route mais tout bitume donc ca me semble faisable non ?) jour 11 - game drive le matin dans Mahango et bateau le soir jour 12 - Mahango --> Kasane direct c'est jouable où il faut couper l'étape en deux à Salambala ? jour 13 - Parc de chobé jour 14 - Parc de chobé jour 15 - Parc de chobé + bateau jour 16 - Day trip pour les chutes Victoria

Option 1 jour 17 - kasane --> Maun via Nata jour 18 - trip Mokoro jour 1 jour 19 - trip Mokoro jour 2 Jour 20 - Maun --> Ghanzi Jour 21 - Ghanzi --> Windhoek jour 22 - Retour sur Nouméa

Option 2 jour 17 - kasane --> Savuti jour 18 - Savuti --> Moremi (à priori xakanaxa c'est le meilleur coin ?) jour 19 - game drive Moremi jour 20 - game drive Moremi jour 21 - Mokoro 1 journée depuis xakanaxa c'est possible ? jour 22 - Moremi --> Maun Jour 23 - Maun --> Ghanzi Jour 24 - Ghanzi --> Windhoek jour 25 - Retour à la réalité

Voilà pour l'itinéraire, vous aurez compris que le bord de mer et la zone Epupa falls en Namibie ne m'attire pas. Pour information je suis prêt à "sacrifier" Spitzkoppe et Purros au pire des cas. Si jamais les étapes du début sont intenables, j'avais envisagé de faire Sesriem-->Windhoek-->Waterberg-->Etosha.

Bon enfin je passe aux questions : 1°) Spitzkoppe et Purros immanquable selon vous ? 2°) option 1 ou 2 sachant que je n'ai pas d'expérience probante en 4x4 à part un peu aux usa et de temps en temps en Nouvelle Calédonie ? Sachant que je n'aurais sans doute qu'un 2.5L Hilux sans snorkel (version safari 3.0TD chez Asco vraiment chère) mais bon le snorkel en septembre/octobre est-ce vraiment utile ? 3°) Le mokoro ca vaut vraiment le coup/coût ? Si oui, 1 ou 2 jours ? 4°) Pour le mokoro depuis Maun j'ai trouvé 193 €/pers pour 2 jours nourriture et matériel compris, ca vous parait honnête où vous avez mieux ?

Bon d'autres questions viendront par la suite en fonction de vos réponses. En tout cas n'hésitez pas à me proposer d'autres trajets alternatifs. Et me donner les temps de route réel entre les différents lieux.

Merci d'avance à tous.

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Retour d'un séjour en Namibie du 28 août au 15 septembre 2011
Les vacances sont terminées.

A mon tour d’apporter ma contribution car la lecture des divers carnets m’a été bien utile pour préparer notre voyage.

Je mettrais plutôt l’accent sur le Côté pratique, …nombre d’entre vous ont tellement bien décrit le pays …

Tout d’abord afin que chacun puisse se situer par rapport à nos choix :

Nous sommes un couple de 52 et 55 ans, voyageant depuis une quinzaine d’années,

Les enfants sont autonomes, et depuis 3 ans nous avons pu largement augmenter nos durées de séjour.

Nous ne faisons pas de camping, ne sommes pas propriétaires d’un 4X4, pas de connaissances en mécanique….

Mr aime conduire, c’est lui qui est au volant en permanence.

Nous ne maitrisons pas parfaitement l’anglais, mais arrivons à nous débrouiller,

Nous avons d’ailleurs fait énormément de progrès ces deux dernières années….l’immersion est très efficace.

La Namibie était notre 5ème self drive après l’Islande, l’Afrique du sud, Québec (classique) et la Gaspésie (auparavant, partant moins longtemps, nous prenions plutôt un point de chute et circulions autour (Grèce, Espagne, crête etc.…)

Le circuit accompagné = non merci. !!! (Bien que nous en ayons fait quelques un, ce n’est vraiment pas notre tasse de thé, nous évitons donc un max) Paradoxalement, nous sommes également fan des croisières. Mais c’est un autre sujet.

Le budget vacances, une fois déterminé la destination et les indispensables payés, reste un peu élastique, afin de n’avoir rien à regretter.

Nous voici donc partis en NAMIBIE pour 19 jours,

Pourquoi la Namibie ? Nous avons l’année dernière fait un voyage en Afrique du Sud , (Le CAP, Port Elisabeth, Upington, Kalahari sud africain, sud de la Namibie avec Fish river canyon et Lüderitz) et retour cap town.

Cette incursion en Namibie a bien évidemment été le déclencheur.

Voici notre périple :

Départ le 27/08

Toulouse – Frankfurt/- Frankfurt -Windhoek par AIR NAMIBIA depuis Frankfurt

Arrivée WINDHOEK à 5h 10 LE 28/08

1ere nuit à WINDHOEK- PENSION LONDININGI

29/09 – Départ pour SESREIM – nuit au DESERT CAMP

30/08 – SESREIM et SOSSUSVLEI – nuit au DESERT CAMP

31/08- DEPART POUR WALVIS BAY – nuit au COURTYARD HOTEL

01/09 WALVIS BAY – courtyard hotel

02/09 WALVIS BAY - courtyard hotel

03/09 départ pour le SPITZKOPE – nuit à AMEIB RANCH

04/09 Départ pour le BRANDBERG – nuit au BRANDBERG WHITE LADY LODGE

05/09 nuit au PALMWAG LODGE

06/09 départ en direction d’EPUPA avec une nuit au CAMP AUSSICHT

07/09 et 08/09 EPUPA – 2 nuits à EPUPA CAMP

09/09 départ en direction d’ETOSHA avec une nuit au TOKO LODGE (initialement choisi hobatere, fermé depuis)

10/09 ETOSHA nuit à OKAUKUEJO

11/09 ETOSHA nuit à HALALI

12/09 ETOSHA nuit à NAMUTONI

13/09 Départ pour le parc WATERBERG nuit à WATERBERG PLATEAU PARK

14/09 stop à OKAHANDJA nuit au OKAHANDJA COUNTRY HOTEL

15/09 WINDHOEK – départ à 20 HEURES par AIR NAMIBIA.

Certains verront très certainement que le 1er et les 2 derniers jours auraient pu être plus denses, mais nous sommes des gens du SUD, nous prenons notre temps….c’est les vacances…

Je n’aime guère réserver les hébergements à l’avance, mais j’ai dû m’y résoudre pour la plus grande partie, j’avais toutefois laissé libre, les 31/08-01/09-02/09 ainsi que le 14/09, car nous avions pu constater l’année dernière que dans les villes, (enfin ville….) il y a toujours de la place dans les hôtels.

Tous les autres hébergements ont été réservés par le biais de MADIZA TOURS, mais selon mes propres choix. D’une part afin d’éviter de donner mon numéro de carte bleue à tout va, et d’autre part pour l’intérêt d’avoir un correspondant sur place en cas de problème

Bon contact et réponses rapides, aucun problèmes avec les réservations tout était parfait.

Par ailleurs, je confirme qu’il ne revient pas plus cher de réserver par le biais d’une agence locale.

Pour le véhicule, nous avions loué un 4X4 TOYOTA HILUX Double CAB équipe camping

Pourquoi équipé camping ? nous ne faisons pas de camping… tout d’abord au cas ou nous ne trouvions pas d’hébergements sur les 4 nuits non réservées, et d’autre part en cas de pépin qui nous empêche d’arriver avant la nuit à l’ hébergement suivant, par ailleurs, prix moins élevé et consommation moindre que le 4X4 non équipés mais plus luxueux….

Véhicule loué chez ODISSEY CAR HIRE , que je recommande particulièrement, véhicule en excellent état, , pneus neuf, 2 roues de secours, compresseur, etc… Nous n’avons même pas eu une crevaison.

Nous avons parcouru 4600 KM – le gaz oil est à un peu moins de 1 NS le Litre donc grosso modo entre 450 et 500 NS au total, (je n’ai pas tenu le compte exact, mais le véhicule consommait 10L au 100KM la plupart du temps)

Concernant les hébergements j’avais fait un mix, afin de sortir un prix moyen qui ne soit pas délirant.

Cela allait de 600 NS la nuit à 2510 NS la nuit (EPUPA)

Pour un total de 24.437 NS - 18 nuits - (7 nuits étaient en demi pension, touts les autres en BB)

Une mention spéciale pour LONDINIGI à WINDHOEK, outre l’accueil extra, le rapport qualité prix est exceptionnel.

Nous avons été surpris car les hébergements n’étaient pas complets, loin de là, même à PALMWAG, et encore plus à EPUPA, ou la première nuit nous étions 3 couples et la 2ème seulement 2 couples (pour 8 tentes) alors que lors de la réservation en janvier dernier, nous étions en liste d’attente…

Ceci posé,

La suite à venir étape par étape
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Road trip de 3 semaines en Namibie, juillet 2016
Bonjour à tous.

Plus de 6 mois après notre voyage, je me décide enfin à venir partager avec les membres du forum notre magnifique expérience de vie et aventure dans ce formidable pays qu'est la Namibie. Pour nous il s'agît clairement de notre plus beau voyage, à tel point que nous envisageons sérieusement y retourner cet été... Comme beaucoup d'autres l'ont écrit, il s'agît d'un voyage qui touche au plus profond de nous même. Le sentiment de liberté pendant ces trois semaines était total.

Pourquoi la Namibie? Tout d'abord en tant qu'enfant des années 1990, nous avons grandi avec le film « le roi lion » et toutes les chansons qui l’accompagnent (que nous n'avons pas arrêté de chanter pendant les longues heures de pistes)... Alors pouvoir circuler librement au milieu de Simba, Nala, Rafiki et Pumba (pas de traces de Timon pour nous malheureusement) était pour nous un rêve de gamin. Ensuite il y a quelques années le reportage : Rendez vous en terre inconnue avec Murielle Robin en territoire Himba m'avait beaucoup touché et intrigué, et j'avais très envie de rencontrer ces hommes et femmes aux coutumes si différentes des nôtres.

Préparation du voyage Suite aux recommandations et avis de nombreux voyageurs, nous avons opté pour le Tour Opérateur « Tourmaline Safari » pour nous aider à organiser notre voyage, et nous sommes entièrement satisfaits de leurs services. Aussi bien pour l'organisation du voyage, que pour les petits soucis sur place, ils se sont toujours montrés réactifs et conciliants. De plus le Road book qu'ils remettent à l'arrivée est complet et très bien détaillé. Après plusieurs dizaines de mails échangés, nos validons le programme qui sera le suivant : J 1 Windhoek J 2 Weaver's Rock - Otjiwarongo J 3 Grootfontein J 4 Grootfontein J 5 Etosha - Namutoni J 6 Etosha Halali J 7 Etosha - Okaukuejo J 8 Etosha - Okaukuejo J 9 Etosha - Olifantsrus camp J10 Epupa falls - Omarunga camp J11 Epupa Falls - Omarunga camp J12 Camp aussicht J13 Palmwag Lodge J14 Twyfelfontein J15 Brandberg J17 Swakopmund J18 Swakopmund J18 Swakopmund J20 Sesriem camp J21 Sesriem Camp J22 kalahari J23 Windhoek

Globalement nous avons apprécié l'ensemble de nos campings, et avons été agréablement surpris par le confort de la tente sur le toit. Nous avons rarement aussi bien dormi même si les nuits étaient souvent très courtes et fraiches. La tente est très facile à plier et déplier une fois qu’on a le coup de main

Voiture Concernant le loueur de voiture, nous avons fait affaire avec africa 4x4 rentals et là encore rien à dire, tout était très bien. La voiture était un Toyota 4x4 Hilux avec 105000km au compteur. Le nécessaire était fourni dans la caisse de vaisselle, et nous n'avons manqué de rien.

Maintenant place au récit en lui même.

J0 : 12 juillet 2016 - En route pour l'aventure.

Pour le transport aérien nous avons voyagé avec Air France. Départ vers 16h de Marseille pour rejoindre Paris, puis direction Johannesburg et enfin Windhoek. La totalité du transport aura duré environ 20h. Rien de particulier à signaler, vols très calmes, mais nous arrivons à Windhoek avec une heure de retard. J1 : 13 juillet 2016 - Arrivée à Windhoek.

Enfin nous posons le pied sur le sol Namibien. L'aéroport est vraiment tout petit et les formalités se font très rapidement. A peine arrivés nous rencontrons Joshua, le chauffeur de Tourmaline qui nous attend pour nous conduire chez le loueur de 4x4. C'est un homme sympathique et très attentionné avec nous, il nous aidera à choisir notre carte de téléphone. Une fois cette étape effectuée, nous quittons l'aéroport en direction de la ville. Sur la route nous apercevons déjà les premiers animaux : babouins, calaos, phacochères... Chez le loueur, le représentant de Tourmaline dont j'ai oublié le nom nous remet le fameux carnet de route, et fait le briefing du fonctionnement de l'auto et du matériel de camping. Les explications sont un peu accélérées car il est déjà tard, et nous ne voulons pas commencer notre première expérience de conduite à gauche par une route de nuit. Avant de nous laisser partir, il remarque qu'une roue est très usée et demande au loueur de la changer avant qu'on parte. On apprécie car selon lui, cette roue n'aurait pas tenue une semaine sur les pistes...

Une fois dans la voiture on réalise vraiment que ça y est, après tous préparatifs, l'aventure commence enfin!! Sur la route pour rejoindre notre Guest House nous voyons plusieurs groupes de babouins, mais pas le temps de s'arrêter pour l'instant, il fait presque nuit et on se dit qu'on en reverra beaucoup. Finalement nous arrivons en même temps que la tombée de la nuit à la Londiningi Guest house. Les deux français qui gèrent l'endroit sont très sympas et nous fournirons de bons conseils pour la suite du séjour.

A peine le temps de prendre une douche que nous filons au Joe's Beerhouse pour notre premier repas. On avait lu beaucoup de bons commentaires sur ce restaurant et ils sont amplement mérités. Le lieu est immense mais très bien tenu et le service très rapide. Nous optons pour les brochette du bushmen, au menu ce soir : oryx, Springbok, Koudou, Zèbre et Crocodile... Tout est très bon excepté le crocodile qui est très cartilagineux et immangeable pour nous... Le ventre plein, nous retournons à notre chambre. La nuit sera très fraiche...

J2 : 14 juillet – Plateau du Waterberg

Le programme est chargé aujourd’hui, nous devons aller faire les courses en ville, puis faire route vers le plateau du Waterberg. Nous nous levons tôt, profitons rapidement du petit déjeuner. Avant de partir, j’achète un livre que je comptais prendre dans une librairie de Windhoek, mais qui par chance est vendu à la Guest House, il s’agît de « Compagnon de Safari », le seul guide en français qui détaille tous les animaux que l’on peut voir en Namibie. Il s’avéra très pratique tout au long du séjour. Direction le SPAR, on y trouve de tout, nous faisons le pleins de fruits, légumes, mais surtout de viandes : steak de Koudou et de Springbok sous vide… on ne mourra pas de faim. Une fois cette étape passée nous reprenons la route direction le plateau du Waterberg. Il s’agît d’une route goudronnée plutôt en bon état, idéale pour se familiariser avec le véhicule et la conduite à gauche. Après 3 heures, nous quittons la route C22 pour prendre notre première piste jusqu’à l’entrée du parc. Tout le long du chemin nous croisons de nombreux animaux : Rollier à longs brins, calao à bec jaune, phacochère, pintades et de nombreux autres oiseaux.

Francolin à bec rouge. Calao à bec jaune. Pintade de Numidie. Gonolek rouge et noir.

A l’entrée du parc, nous réglons les frais (170NAD pour nous deux avec la voiture), puis direction le Mountain Trail. Un petit treck d’environ une heure qui nous permet de grimper en haut du plateau. Sur le chemin, un Dik-dik nous ouvre la route pendant plusieurs dizaines de mètres avant de filer dans la végétation. Dik Dik de Damara. Daman des rochers.

On apprécie marcher un peu après toutes ces heures de transports, et surtout nous sommes seuls, aucun touriste dans les parages. Nous verrons aussi de nombreux damans des rochers et quelques babouins. Une fois en haut, la vue est superbe.

Sur le retour on tombe nez à nez avec un groupe de phacochères qui broute l’herbe aux bords de la route.

Touraco Concolore.

Nous reprenons la piste pour nous diriger vers notre camping situé à 40km de là. On arrive peu avant la nuit au Weaver’s Rock, nous avons le choix de l’emplacement car nous sommes les seuls campeurs. Premier dépliage de tente, tout ce fait très bien, c’est vraiment plus facile que ce que nous pensions. Au menu ce soir, saucisses de Koudous et légumes grillés sur le BBQ, un vrai délice. On se couche tôt car nous avons rendez vous au Cheetah Conservation Fund à 7h30 le lendemain matin… On a hâte.

J3 : 15 juillet - Cheetah Conservation Fund et Grootfontein

Réveille à 4h30, la nuit a été très bonne, nous avons très bien dormi et il n’a pas fait trop froid. On se met rapidement en route, on passe par la ville d’Otjiwarongo qui dort encore et ne présente donc aucun intérêt pour nous, puis on quitte la B1 pour 40km de piste direction le CFF. La piste est vraiment belle et on profite des premiers rayons de soleil car nous sommes en avance. Le CFF est un organisme chargé de la protection et de la conservation des guépards, il recueille les animaux blessés ou orphelins afin de les soigner et remettre en liberté si possible. Seul une partie du centre est ouverte au public, celle dont les animaux ont été recueillis trop jeune, et qui ne pourrons donc pas être relâchés car trop habitués à l’homme. Nous craignions d’être avec un gros groupe de touristes, mais seulement deux familles à l’horizon, on est rassuré. Après un rapide briefing du guide qui nous explique le fonctionnement du centre, nous allons pouvoir observer les Guépards. Nous entrons dans l’enclot, le guide nous demande de rester groupés afin de paraître plus imposant pour les guépards qui pourraient être tentés de gouter un cuissot de français. Les exercices consistent à tracter une sorte de chiffon avec une poulie afin de faire courir les guépards. Tout le monde sait que le guépard est le plus rapide des félins, mais les voir courir comme ça devant nous est juste hallucinant. Pas moins de quatre guépards sont présents dans l’enclôt. Pendant une heure on en profite pour prendre le plus de photos possibles. Avant de partir petit arrêt au musée du Guépard qui nous aide à réaliser à quel point cet animal est en danger et sa survie menacée.
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Carnet de Namibie (ou voyage au pays d’Hilux)
Et oui, encore un ! 😉 (Le sous-titre vient uniquement de l’impression de n’avoir jamais vu autant de ce type de véhicule, l’impression qu’il n’y avait quasiment que ça.) _ Ce voyage sera un « one-way » de 30 jours (15 août – 14 septembre), début à Windhoek (capitale de la Namibie) et fin à Victoria Falls (Zimbabwe), en Toyota Hilux avec tente sur le toit (loueur Asco Car Hire) et réservations (campings, hôtels et voiture) faites par Tourmaline ; les réservations ont été faites pratiquement 18 mois à l’avance, certains campings (Etosha par exemple) semblant être très demandés. La période a été choisie pour y être en hiver et avec encore assez d’eau aux chutes Victoria. Nous (67 et 47 ans) avons l’habitude, aux USA, de dormir dans la voiture ; sur le toit, ce sera une première. Le matériel de couchage est fourni (couettes, drap, oreillers) mais nous apportons quand même nos duvets (on aurait pu s’en passer). La plupart des nuits seront en camping (mais pas sauvage) et une fois par semaine (environ) une nuit d’hôtel ou assimilé. Comme nous serons en hiver, j’ai donné à Isabelle la fourchette de température (de 0 à 28°C) que nous devrions avoir à supporter, pour le choix des vêtements ; la réalité sera un peu différente mais n’anticipons pas. _ Pour notre parcours, un bon dessin valant mieux qu’un long discours, voici la carte de notre projet : _ _ J00 – jeudi 15 août 2019 Départ pour la Namibie ; le vol principal a été choisi sur Air Namibia pour des raisons d'horaire (arrivée vers 6h30) et il nous faut donc rallier Francfort ; Air France nous propose des vols aller aux horaires convenables mais, pratiquement un an avant le départ, change complètement ses horaires d'où un départ très matinal de Brest à 6h vers Roissy puis Francfort pour un décollage final vers 20h10.

J01 – vendredi 16 août 2019 => Windhoek Finalement, tout se passe assez bien malgré les attentes un peu longues et nous atterrissons à Windhoek à 6h10 ; sortie de l’avion (on descend sur le tarmac), il fait encore nuit et frais. Passage de l’immigration assez rapide malgré le nombre de voyageurs, récupération des bagages et nous trouvons le chauffeur de chez Asco qui nous attend (enfin, pas que nous). On quitte l’aéroport à 7h10 soit 1 h après l’atterrissage ; il fait jour et, sur le trajet, nous découvrons nos premiers animaux « exotiques ». Arrivés chez Asco, nous faisons la connaissance de Benoît, notre interlocuteur français envoyé par Tourmaline ; les divers échanges et signatures de documents sont facilités par sa présence. Ensuite, découverte du véhicule, de la tente et toutes les explications qui vont avec (et il y en a !) ; j’espère que nous n’oublierons rien. Benoît demande à l’employé d’Asco de nous donner, en plus du matériel de camping, un escabeau 2 marches et il faut bien avouer que ce fût très pratique ; plus besoin de grimper sur le pneu (au risque de tomber) pour manipuler la fermeture-éclair de la tente. Je serai le seul conducteur (ce qui ne dérange pas trop Isabelle) car négociation impossible bien que nous venions de prendre le package d’assurances max. _ Le véhicule est donc un Hilux double cabine (pour notre confort), mais le modèle Raider avec snorkel (dont nous n’aurons pas besoin), 2,8l de cylindrée, boite auto et une vraie fonction 4x4 (long et court avec blocage de différentiel) et très belle garde au sol ; 6 pneus neufs à gros crampons équipent notre superbe destrier qui a environ 130 000 km et quelques « accrocs », ce qui n’est pas plus mal ; la peinture est noire, mais ça ne durera pas. La partie arrière, totalement fermée par de la tôle épaisse, est équipée de 2 énormes tiroirs de rangement sur glissières, d’une caisse plastique contenant le matériel de cuisine et d’un vrai frigo, lui aussi sur glissières ; ce frigo est branché sur une seconde batterie et, comme nous roulions tous les jours, nous n’avons jamais eu besoin de l’arrêter, même la nuit. _ Trois heures plus tard, nous quittons Asco pour le centre commercial Spar pour faire le plein de nourriture pour les jours suivants ; les essuie-glaces se mettent en route à chaque appui sur les clignotants, tout étant quasiment inversé avec la conduite à gauche. Comme aide à la conduite, nous utiliserons Maps.me sur le téléphone en mode avion (testé juste quelques jours auparavant) ; tous les trajets (format kml) sont chargés ainsi qu’environ 300 points GPS et une version de sauvegarde sur tablette au cas où. C’est donc une première pour nous avec cette application et je pense, après utilisation quotidienne pendant 1 mois, que l’on peut lui décerner une note de 8/10. Nous faisons nos courses dans la grande surface mais sommes déçus par certains rayons, notamment les fruits et légumes (nous trouverons nettement mieux le lendemain). _ En sortant, nous essayons d’acheter des pulas (monnaie du Botswana, pays limitrophe), mais impossible ; un bureau de change n’en a pas et la banque nationale de Windhoek ne traite qu’avec ceux qui ont un compte. Comment ferons-nous à la frontière puisque le Botswana refuse dorénavant tout paiement avec une autre monnaie que la sienne, y compris la carte bleue (information récente fournie par Tourmaline et que nous verrons affichée au poste frontière) ? Quelques dernières courses (vin, apéro…) et nous rejoignons notre havre pour la nuit, la pension Londiningi où nous avons retenu le repas du soir et la nuit ; cette pension est tenue par Nathalie, une française. Pour l’instant, Maps.me marche très bien. Un rafraîchissement puis nous sortons nos bagages de la voiture ; il va falloir vider nos 2 gros sacs de voyage et répartir les contenus (les duvets pour la tente, les polaires pour les nuits fraîches, …). Test de l’adaptateur électrique : impossible de brancher nos prises françaises dedans ; Nathalie et un des occupants nous montreront qu’il suffisait de casser 2 petits ergots. _ L’heure du dîner arrive et, avec un apéritif bien mérité, nous discutons avec nos proches voisins qui, eux, ont fini leur voyage ; ils ont donc des infos toutes fraîches. Assez rapidement, nous nous rendons compte que nous avons des « points communs » et pour cause, il s’agit de Rouquine38, membre de VF et de son mari. Retour à la chambre pour une nuit bien méritée. _ Notre carrosse pour un mois _



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Les 2 énormes tiroirs _

Le frigo de 44 litres en position ouvert

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Carnet de route Namibie 2008 (à la rencontre du chiffre 4)
Avant tout je tiens à remercier toutes les personnes du forum par leurs judicieux conseils prodigués à chacun de mes posts !

LE VOYAGE DU CHIFFRE 4 (6 octobre au 4 novembre 2008)

Mon 4ème voyage en Namibie Durée 4 semaines 4 amis au départ (mais aussi à l’arrivée) 4005 km au total 4 crevaisons Rencontre de 4 guides magnifiques : Christopher et John les Hambukushus de la bande de Caprivi – Christian le Bushmen et Danzie le Damara du Spitzkoppe 4 serpents dont 3 morts…. Heureusement ! 4 Bières par homme et par jour ! (je suis frappée de modestie !) 4 régions visitées : Bande de Caprivi – Bushmen Land – Damaraland – et le désert du Namib

Puis il y a eu des surprises en nombres, des activités mémorables, des souvenirs indélébiles, des paysages fabuleux, des animaux fascinants, du bonheur à l’état pur, de l’amitié en barre, de l’entente parfaite, et du partage à profusion !

Comme la Namibie a acceptée de m’accueillir pour la 4ème fois je suis partie une semaine avant les 3 autres lurons afin de rencontrer toutes les merveilleuses personnes rencontrées au fil de mes voyages et devenues amies.

Une semaine à m’imprégner une fois de plus de ce pays où je me sens un peu chez moi. Une escapade chez Hannekje et Wilhem de Barchan Dunes devenus eux aussi des amis au fil de mes voyages. Une semaine à partager, travail, rencontres, discussions avec mes amis du 1er jour Nathalie et Alex de Londiningi. Au fil du temps ils sont devenus ma famille de Namibie. Quelques jours à préparer le véhicule, les achats, le change avant l’arrivée de mon mari accompagné de nos amis.

Ce périple fut le 2ème pour mon mari. Pour nos amis c’était le grand saut ! Jamais de voyage hors des contrées Européennes, jamais de voyage à l’aventure, et surtout jamais de voyage sans passer par une agence ! Dès le 1er jour ils m’ont donné toute leur confiance dans l’organisation, dans les choix des régions visitées. Bien entendu par nos discussions je connaissais leurs attirances ! Animaux et désert ! (c’est drôle….)

Jour 1 15 octobre sous un soleil de plomb ils arrivent un peu fatigué à Londiningi ! Après une douche et une 1ère bière ils sont mis dans le bain ! Arrive les uns après les autres les amis de passage à Windhoek à cette date pour le partage du dîner concocté par Alex et moi !

16 octobre au matin avec mon mari nous allons chercher le véhicule, équipé de deux tentes de toit, puis nous le chargeons en denrées pour les jours à venir ! 11h le départ direction la bande de Caprivi. Dans mes précédents j’ai eu le loisir d’emprunter les pistes du Sud au Nord mais jamais encore je n’avais été dans la bande de Caprivi.

Jour par jour l’itinéraire de notre périple….

Jour 2 Windhoek – Watterberg 290 km Route sans grand intérêt vu que nous ne quittons le goudron que quelques kilomètres avant le Watterberg Campement : Watterberg Wilderness 1er repas autour du feu, les pieds dans la terre rouge du plateau avec les babouins comme voisins.

Jour 3 Watterberg – Rundu 408 km

Jour de transit sur l’asphalte ! Arrêt à Grootfontein pour les derniers achats. Magasin très bien achalandés, petite ville sympathique ! Avant Rundu sur les bords de la route nous voyons les autochtones vendre ce qui me paraît être des oranges ! Par cette chaleur quelques agrumes vont nous rafraîchir ! Surprise totale… elles sont lourdes, de la taille d’un pamplemousse et quand on les secoue elles font du bruit ! De retour dans le véhicule impossible de peler le fruit ! Il attendra l’apéritif du soir ! Aujourd’hui encore je n’ai pas la certitude de ce que j’ai acheté ! Il semblerait que c’était des melons du désert ! Il faut scier l’écorce et l’aspect découvert n’est pas engageant du tout ! Brun – visqueux – par morceaux se détachant les uns des autres ! Qui ose goûter ? Bien toi vu que tu pensais que c’était des oranges…. Le résultat est surprenant : goût acidulé, texture agréable sauf qu’il n’y a presque rien à manger vu que chaque particule renferme un gros pépin ! Ceux qui connaissent ce fruit seraient bien aimables de me renseigner sur son nom. Message lancé ! Campement : Kaisori River Lodge Lodge très agréable avec des quantités de paons (et leurs cris) au bord du Kavango que l’on devine dans les herbes hautes ! Lieu très vert et très calme ! Le campement offre toutes les commodités.



Jour 4 : Rundu – Bagani 240 km

Nous décidons de prendre le chemin des écoliers (pas la route goudronnée) et traversons quantités de petits villages au bord de la rivière. La vie est dense, les enfants présents partout, de la poussière en quantité après notre passage, mais la vie ici est bien réelle ! Notre gros 4x4 soulève trop de poussière qui malgré une vitesse réduite doit handicaper les habitants donc nous décidons de rejoindre la route principale. Quelques tour de roue plus loin… 1ère crevaison ! Pourtant le matin même je disais aux hommes : Mettez tout le matériel en cas de crevaison à portée de main, on sait jamais ! Bien leur en a pris de ne pas m’écouter… avant de pouvoir changer la roue tout notre matériel était sur le bas côté de la route ! Pendant ce temps les dames observent les environs et tiennent la conversation à un groupe d’enfants ! Merci aux Sud’Af ayant fait demi-tour pour nous prêter main forte ! Non que nos deux héros ne sachent pas changer une roue mais nous avions du matériel de misère pour lever le véhicule ! Arrivée à Bagani ou nous faisons le plein de bouteilles d’eau au magasin du coin ! Fini les étalages remplis – fini le choix de viande et légumes – ici c’est autre chose… et la mendicité devant le magasin sensibilise très fortement nos amis pourtant avertis du mieux que j’ai pu ! Logement en hutte pour 2 nuits à Ngepi Camp. Avant de s’installer il faut faire réparer le pneu, on peut encore crever !

Jour 5 : Activités à Ngepi Camp Matinée réservée au Mokoro sur l'Okavango avec notre guide Christopher *l'amoureux des oiseaux* Départ aux chutes de Popa Falls qui ne sont pas un lieu incontournable dans ce havre de paix! Descente du fleuve aux sons des rires des enfants jouant sur les berges. Visite d'un village traditionnel de la communauté Hambukushu. A l'huile de coude notre guide se bat contre un vent contraire et évite les hipopotames! Magnifiques instants d'une rare beauté.

Après un lunch copieux nous partons à la découverte du parc Mahango ou les animaux se font discrets et apparaissent au loin. Un éléphant nous gratifie de son passage devant les roues du véhicule! Merci à toi bel animal....

Jour 6 : Bagani – Kongola 240 km Entrée dans la bande de Caprivi. 200 km en ligne droite. Terres mises à feu, fumée âcre et spectacle désolant ! Passage obligé pour entrée dans la partie verte de Namibie, la bande de Caprivi. Des quantité de panneaux indiquant : Attention éléphant ! Mais ou étaient-ils ? Pas du tout surprise de ne pas avoir vu l’ombre d’un pachyderme avec toutes ces terres brûlées. On apprendra plus tard que se sont les locaux qui boute le feu afin d’agrandir leur surface cultivable ! Campement : Camp Kwando

Un grand coup de cœur pour ce Lodge ! Havre de paix, la quiétude aux sons des grenouilles, la tranquillité et la verdure ! Après midi lessive et repos à l’ombre des grands arbres ! Presque impossible de me sentir en Namibie tant la verdure est présente, l’eau en abondance ! A croire que le contraire de désertique est : Caprivi ! Les bords du Kwando sont grandioses mais rien au regard du spectacle du lendemain.

Jour 7 Activités de Camp Kwando

Matinée pêche avec Bryan. Bateau à moteur oblige car le mokoro sur cette partie du Kwando est trop dangereux à cause de la proximité des hippopotames ! Spectacle éblouissant pas sa végétation, par les animaux, par tous les volatiles nous gratifiant de la beauté de leur plumage ! Sillonnant dans les eaux du Kwando tel un labyrinthe, s’arrêtant et coupant le moteur pour s’adonner à la pêche, ou encore filant plein gaze car un troupeau d’hippopotames se sent dérangé par notre présence ! 5 heures de rêve et de bonheur ! 5 h à se ressourcer et à jouir pleinement tant c’est grandiose ! Après midi réservé au parc Mudumu ! Chef d’œuvre de la nature ! Troupeau de gnous et de zèbres, phacochères la queue en l’air… Singes velvets et babouins, antilopes Roane et Sabre, mais aussi un énorme troupeau de buffle là devant nous ! Mudumu paradis des éléphants… aussi fréquent et nombreux que les Springbocks dans le Damaraland ! Retour au coucher du soleil ou John prend encore le temps de s’arrêter pour nous laisser apprécier le spectacle ! JOURNEE GRANDIOSE !



Jour 8 Kongola - direction le Botswana 376 km Retour sur nos pas sur 200 km dans la désolation des terres brûlées. Stop arrête toi ! tu vas l’écraser…. Devant nous un python de 2 mètres traverse l’asphalte ! Trop tard… il est sous nos roues ! C’était lui… ou nous dans les décors ! A tout choisir je préfère ainsi ! Nous l’avons mis en proie pour les vautours sur le bas côté de la route !

Traversée de la frontière au poste de Mohembo sans aucun problème ! Shakawe… super marché énorme, distributeur de monnaie à profusion, station d’essence difficile à trouver ! Attention : la banque Namibienne m’avait annoncé que le Rand est accepté au Botswana. Certes c’est juste mais la monnaie est rendue en Pula ! (le change à prix fort)

Traversée de la barrière vétérinaire sans problème malgré un emballage de beurre et de lait ouvert dans le frigidaire ! (la viande était planquée sous les sièges.. conseils d’un ami Namibien !!! et ça marche à tous les coups !) Arrivée en cours d’après midi à Delta Dawn (bush camp) au bord de l’Okavango. Lieu très agréable, bien ombragé et encore une fois nous avons eu le bonheur de croiser les éléphants sur la route en arrivant ! Camp : Delta Dawn. (suivre direction Nguma lodge) Pour éviter toute confusion ces deux sites sont indépendants les uns des autres mais proche en distance. Visite du lodge… bof ! et un accueil très glacial, malgré la beauté du lieux !

Jour 9 Delta Dawn – Bushmen Land 405 km

Jour de piste droite comme un jour sans fin ! Traversée de la douane à Dobé. Douane ouverte depuis seulement 2 ans aux étrangers ! Attention aux 20 derniers km… c’est très facile de se tromper ! Toutes les pistes ne mènent pas obligatoirement à la douane. Côté Botswanais la douane est une franche rigolade avec les douaniers qui n’avaient plus vu âmes qui vivent depuis 3 jours ! Très amusé à prononcer le nom de mon mari : Louc ! non Luc ! Louc is right ? Au bout de 10 x ! Yes is right ! Avant de partir : Do you have a cigarette ? Because I do not when is the next ! Comment refuser… impossible ! Grand moment !

30 mètres plus loin la douane Namibienne ! On refait les papiers, mais là le ton y est pas ! Franchement les deux douaniers du jour n’avait pas l’humeur joyeuse ! Pas de Louc, pas de cigarette non plus ! Mais rien à redire sur les numéros de châssis, moteur et autre du véhicule ! Traversée de Tsumkwe qui ne laisse pas un souvenir impérissable ! Camp : Omatako Valley Soirée avec les Bushmens et Christian le guide, chef de camp d’Omatako Valley ! Petit bout d’homme de 1m55 mais grand par son attitude, son professionnalisme sa grandeur de cœur ! Campement ou nous sommes SEULS ! Douches à ciel ouvert, WC idem que du bonheur ! Ce soir, seules les dames auront la douche car après nous l’eau se tarit ! Chistian fait son possible mais la réserve d’eau est vide ! Peut importe le tout est oublié avec le spectacle du soir ! Ces petits bonhommes au clip si caractéristique viennent à 20 nous offrir un spectacle de danse et de chant ! Grand moment de bonheur au milieu de cette chorale formée par les enfants ! Deux heures plus tard, 4 blancs dansent au milieu des enfants bushmens et sincèrement je ne sais pas qui a eu le plus de plaisir !

Au matin, nous sommes invités dans le village pour nous remercier d’avoir offert jus d’orange et biscuits à toute cette petite marmaille ! Souvenirs, dons de quelques denrées et cris et sourires autour du véhicule en guide d’aurevoir ! Si les paysages du pays des Bushmens ne laissent pas de souvenirs impérissables, la gentillesse et l’accueil des ces petits hommes est louable et grand !

Jour 8 Omatako Valley – Otavi 249 km Par la route des écoliers nous rejoignons Otavi ! Petite ville aux belles couleurs. Nous rejoignons le Korab Lodge pour notre 1ère nuit en lodge ! Après midi piscine, discussion avec Nathan le réceptionniste, le garçon de café, l’homme contagieux de bonne humeur ! Dîner sur la terrasse ou la fourchette se fait la malle sous le morceau de Koudou ! Miam… Aujourd’hui farniente… nous donnons notre lessive ! Que du bonheur de retrouver nos linges et habits propres !

Jour 10 Otavi – Vingerklip 251 km

Route vers Outjo ! Ravitaillement et un peu de shopping ! Rencontre de quelques femmes himbas sur un parking ! Deuxième serpent, petit, jaune, fin et rapide, il ne résiste pas à la force déployée par une himba pour le tuer! Il finit dans le caniveau sous le regard méprisant et fière de la femme! Au risque de choquer certains lecteurs, je ne peux m’empêcher de parler du triste tableau donné par ces femmes himbas ! Autant ce peuple me fascine, autant mon estime est grande pour ces êtres à la peau rouge. Ce sont eux qui ont motivé mon 1er voyage en Namibie. J’ai passé deux semaines sur leur terre dans le Kaokoland lors de l’un de mes périples. Les voir là à Outjo m’a choqué ! Non que ces personnes n’aient pas le droit de quitter leurs terres, mais les voir agressive avec chaque touriste pour vendre l’artisanat ! Voir les enfants se gaver de bonbons et de boissons sucrées, voir ces femmes himba portant un portable en pendentif entre les seins….Même l’obésité s’est emparée de ces femmes ! C’est simplement choquant ! Je me suis sentie responsable de leur situation, je me suis sentie honteuse d’avoir été les déranger auparavant dans leur coin de pays ! Si nous les laissions vivre leur vie, leurs rites, leurs coutumes ! Si nous n’allions pas les polluer avec nos véhicules, notre curiosité, peut-être seraient –ils moins tenter de rallier les villes Namibienne en quête d’Eldorado ? Peuple Himba comment devons nous agir pour vous respecter ?

Une fois dans la voiture mon amie dit être contente d’avoir vu des himbas ! Désolée mais ce n’est pas comme cela qu’il faut les voir, là ce ne sont pas eux ! qui a raison qui a tord ? Vingerklip ! Sommes toujours en Namibie ou avons-nous été télé porté dans un quelconque canyon des Etats-Unis ? Non, nous sommes bien en Namibie et c’est un lieu grandiose dont on ne parle pas assez. L’arrivée est spectaculaire, le doigt érigé vous invite à sa rencontre.



Lodge : Vingerklip lodge Je vous conseille le repas sur le plateau dans le restaurant : Nid d’Aigle. Délicieux, charmant, décoration sublime et cadre à couper le souffle !

Jour 11 Vingerklip – Spitzkoppe 418 km Partis de bonne heure car sur le parcours plusieurs lieux sont à visiter. Petrified Forest et ses Welvichias Mirabillis. Lieu très intéressant de par son passé chargé d’histoire et ses merveilles naturelles. Au moment de quitter le lieu : Pneu crevé ! De plus un orage de forte intensité s’abat sur la région…. Twyfelfontein et ses gravures rupestres. Pour les avoir déjà visitée trois fois j’ai laissé les co-équipiers et j’en ai profité pour aller faire réparer la roue au garage de Twyfelfontein. Puis suit la visite d’organ pipe avant de reprendre la route pour une traversée du majestueux Damaraland. Ses étendues à l’infini, son cortège de cailloux ronds, ses couleurs chaudes ne me lasseront jamais. Arrivée sur le site du Spitzkoppe et accueil chaleureux de Danzie le guide devenu ami depuis ma 1ère visite. Camp au pied du bridge

Jour 12 Activités sur le site du Spitzkoppe La journée complète se passe en compagnie de Danzie (James pour les Européens) Visite du village. Remise de matériel à l’école. Dégustation de la bière locale. Ballade au Bushmen Paradise, visite du parc. Troisième crevaison dans un décor paradisiaque ! Le soir repas avec certains villageois et danse locale ou le rythme des blancs faisait pâle figure mais avait le mérite de faire éclater des fous rires mémorables !

Jour 13 Spitzkoppe – Tsondab Valley 371 km Route pour Usakos afin d’y faire les approvisionnements et de réparer le pneu ! Traversée du Naukluft Park et ses richesses naturelles. Comme chaque touriste arrêt devant le panneau *Tropic of Capricorn* mis à part que pour nous c’était pour changer de roue car un pneu n’a pas supporté la traversée du Col du Kuiseb ! Pour la petite histoire, j’ai demandé la veille à nos deux hommes que lors de la prochaine crevaison de me laisser faire le changement de roue ! La raison : savoir si cela m’arrivait lors de mon prochain voyage si j’étais capable et avait assez de force pour le faire seule ! Donc couchée sous la voiture par 40 degrés c’est dans ce lieu hors du commun que j’étais en train de changer de roue quand arriva un car de 20 personnes ! Je vous laisse imaginer la tête des touristes en voyant une femme poussiéreuse et en sueur changer une roue sous le regard de deux hommes sirotant une bière !!!!

Camp à Tsondab Valley camp S’il y avait une seule raison de dormir dans ce camp se sont les sanitaires ! Creusés dans la roche à ciel ouvert face à l’immensité de la plaine et des dunes en toile de fond ! Si l’eau n’était pas aussi précieuse dans ce pays on resterait sous la douche des heures ! Le soir en allant boire le café nous voyons Hans (le propriétaire) se battre avec un serpent ! Un tout mauvais, dangereux et de la sorte de ceux qui ne fuient pas, mais au contraire attaque ! A ma question : combien tu en tues par année ? Oh pas beaucoup…. Environs 10 !

Jour 14 Tsondab Valley – Tsauchab (par Sosslusvei) 312 km Lever à 5h15 pour faire le Dune Drive avec Christine. (la propriétaire). Seuls au monde dans un dédale de dunes, nous partons à la rencontre du Canyon et des dunes pétrifiées. Le café nous est offert au sommet d’une dune à l’arrivée du soleil levant ! Nos amis n’ayant jamais vu le désert ne veulent pas passer à côté du mythique désert du Namib et ses dunes de Sosslusvei. Y aller en journée est une pure utopie vu la chaleur leur dis-je ! On va bien résister à un coup de chalumeau... Donc, direction Solitaire à quelques tours de roue ! Essence et réparation du pneu avant de partir pour la fournaise ! Sesriem avec sa nouvelle réception ouverte depuis 3 jours est encore un chantier en organisation. Sosslusvei sur le coup de midi ! DE LA PUR FOLIE…. 45 degrés, impossible d’entrer en contact avec le sable au risque d’être brûlé. Mais le lieu n’en perd rien de sa beauté et de sa majesté !

Camp à Tsauchab. Camp fait de tente avec sanitaire en commun. Nous sommes seuls dans le camp, seul le gardien et sa fille sont présents. Ils partagent notre repas et passe la soirée avec autour du feu de camp. Magnifique endroit qui m’a donné l’opportunité d’être face à face à mon 1er scorpion. Après la douche, rituel oblige c’est la lessive. Comme les sanitaires sont d’une propreté exemplaire une fois mon linge lavé je le pose sur le sol de la douche ! Je reprends mes habits afin de les placer dans le lavabo pour le dernier rinçage : oh une petite queue bien arque boutée apparaît ! Est venu se lover au creux de mon Tshirt un joli scorpion ! Il a fini sa vie écrasé par la bouteille de shampoing ! Mes excuses à tous les défenseurs des animaux !

Jour 15 Tsauchab – Barchan Dunes 150 km

Après une très courte étape et un arrêt à Solitaire pour déguster le Crumble de Mouss nous arrivons chez mes amis de Barchan Dunes ! Le soleil est de plomb, pas un brin d’air et c’est dans le bassin que nous trouvons un peu de fraîcheur. En fin d’après midi le Game Drive avec Wilhem ! Pour rien au monde il faut rater ce moment ! Sur ces terres, au milieu de ses Oryx et Springbocks le game Drive vous emporte dans la passion d’un homme pour ses terres, son pays et ses bêtes ! Puis suit le coucher du soleil, apéritif à la main !

Repas au lodge pour déguster le repas parmis les suricats, stars incontestées.

Nuit sans un brin d’air mais dans un lieu enchanteur au Lodge de Barchan Dune. Havre de paix aux portes du désert avec des êtres de qualité et d’exception !

Jour 16 Barchan Dunes – Rehoboth 135 km

Après un petit déjeuner c’est l’heure de se quitter ! A bientôt…. Mais plus cette année ! Montée du col du Spreethorte ! Dans l’autre sens il est pas mal, mais dans ce sens la montée est impressionnante !!! Arrêt au col pour le point de vue. Nuit au Lake Oanob Resort. Après tant de kilomètres de piste et de désert se retrouver dans la verdure et au bord d’un lac est presque surréaliste ! Lac artificiel mais d’une beauté éclatante ! Joli coin… à découvrir ! Repas au restaurant ou nous commandons le mix Game ! Gros mangeurs c’est pour vous… l’équivalent de 4 steaks !

Jour 17 Rehoboth – Windhoek 105 km Au sortir du site, les girafes sont sur le bas côté de la route ! Bel instant pour notre dernier jour dans le bush avant de rejoindre la capitale ! La route goudronnée séparant les deux villes ne nous tente pas ! Nous prenons les pistes et c’est sans regret car nous avons traversé des collines d’Aloe Vera en fleurs ! Grandiose ! En faisant quelques pas lors d’une pause, mon mari voit un magnifique caillou ! Il se baisse pour le soulever… et découvre un beau serpent ! Sur photo le soir à Windhoek Alex nous dit que c’est le même que Hans a tué mais comme c’était le matin il était encore endormi par le froid de la nuit ! Nous rejoignons la C 24 pour rallier Windhoek. Repas au Craft Center avec jus de fruit maison ! Je vous recommande… Retrouvaille avec Nathalie et Alex de Londiningi et soirée fondue avec des amis !

Jour 18 Windhoek 80 km

Les hommes installent des ventilateurs dans les chambres pendant que les dames sélectionnent l’artisanat à vendre dans le Craft de Londiningi. L’après midi Game Drive à Amani à la rencontre des félins ! Amani, à 20 km de Windhoek à plus de 2000 m d’altitude. Lodge mais aussi réserve et centre de réadaptation pour félins. Cinq guépards, un couple de lion et un léopard nous gratifient de leur beauté. Game Drive avec un vieux Landrover toussant et en fin de vie. Panorama et vue sur Windhoek assez fabuleux ! Bel endroit ou l’amour des félins est le mot d’ordre. Soirée et nuit à Londiningi

Jour 19 Windhoek- la maison

Restitution du véhicule, valises, diverses petites activités d’avant départ et il est temps de prendre congé de la Namibie et ses habitants ! A chaque départ c’est un peu plus difficile pour moi ! Le trajet pour l’aéroport se fait toujours dans la brume des larmes. Le vol entre Windhoek est Johannesburg se fait dans un sommeil profond afin d’oublier que je viens de quitter ce pays qui m’apporte tant !

Fin d’un beau périple !

P.S. Tout le voyage s’est effectué sans GPS et téléphone satellite. Aucun ennui, mais par expérience je conseille de se munir d’un GPS pour le Botswana ! Pour la Namibie c’est moins primordial ! Le téléphone satellite peut être une sécurité supplémentaire, surtout pour un 1er voyage !

Bravo d'être arrivé au bout du récit d'une bavarde quand il s'agit de la Namibie 😉

En guise de remerciement pour votre lecture une devinette: A qui appartient cette empreinte? A ce jour même après l'avoir soumise à l'oeil et aux connaissances avisées de plusieurs guides Namibiens, personne n'a pu me donner la réponse! et pourtant cette empreinte est bien réelle et non le fruit d'un montage!
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Des éléphants du désert aux éléphants de Chobe en passant par ceux de l'Okavango
Bonjour à tous,

Une petite contribution au forum, avec ce premier carnet et quelques informations pratiques sur notre 2eme voyage en Afrique Austral. Il ne s’agit que d’impressions personnelles bien sûr. J’ai eu beaucoup d’infos générales grâce au forum, donc juste retour. Après un 1er voyage en Namibie en 2010, il nous tardait d’y retourner, de ressentir cette immensité, ces odeurs, ces bruits, ces couleurs propre à l’Afrique.

En 2010nous avions fait un parcours classique: Waterberg/Etosha/Twyfelfontein/Spitskoppe/Swakopmund/Sesriem/FishRiver. Voyage trop rapide à mon goût à l’époque, avec une impression de pas assez. En toute « logique », après la Namibie on se dirige vers le Botswana, avec l’envie de tester les pistes et le côté plus sauvage de Moremi, mais aussi de faire le nord de la Namibie que nous avions laissés volontairement de côté, en privilégiant le Fish river Canyon.

Parcours de 24 jours du 19 juin au 13 juillet 2014 : J1 . Arrivée Windhoek depuis la Réunion, via Joburg J2. Départ pour Okonjima avec tracking des Guépards. Nuit camping J3. Direction le Brandberg. Camping J4. Visite White Lady le matin et départ Mowani Mountain lodge. J5. Palmwag camping et Game drive perso. J6 et J7. Purros dont une journée visite avec un guide locale la région et village Himba J8. Khowarib campsite, journée de transition J9. Epupa camp. Visite Epupa falls J10 et J11. Kunene river Lodge dont une journée Rafting et sunset boat cruise J12. Direction Etosha est via Oshakati. Nuit Tree top lodge J13. Game drive perso matin et direction Rundu. Camping J14. Nunda lodge en camping.Sunset Boat cruise. J15. Visite parc de Mahungo et direction Guma lagoon camp. J16 . Journée Mokoro. J17. Maun. J18, 19,20 . Moremi. Game drive perso. 2 nuits Third Bridge, 1 nuit Kwai J21 et 22. Chobe. 1 nuit Savute, 1 nuit Ihaha. Game drive perso J23. Kasane, Boat cruise avec le Chobe Safari Lodge J24 Départ.

Quelques informations pratiques :

TO ou pas ? Réservation ou non ? :

Lors du 1er voyage nous sommes passés avec une agence Française locale, comme on trouvait ça très pratique, on a fait de même pour cette année. Après nous avoir mis en garde sur les risques du campement en milieu sauvage sans barrière, de la difficulté de la conduite 4*4, de la navigation ect, nous avons re conclut avec eux ! Les mises en gardes étaient justifiées, ne nous ont pas fait fléchir … au contraire. Oui oui ! on a envie de voir la hyène qui vient rôder autour de la tente la nuit ! Pour la partie Namibienne, en camping, pour cette période, les camps étaient quasi vides (souvent pas plus de 3-4 emplacements pris) sauf pour le Kunene river lodge la 2eme nuit était full. Pour le Botswana : Guma lagoon full et Nunda bien bien remplis (full ?). Les camps à Moremi et Chobe, semblaient plein (à priori), sauf à Khwai. Pour ces 2 derniers parcs, on a du réserver 10 mois auparavant, puis nous avons construit il y a 6 mois la partie Namibienne (circuit réfléchit en 2 temps car initialement nous devions faire en 1ere partie le « trek éléphant du désert » avec des amis, qui finalement ne nous accompagneront pas). >>>En gros, pour la Namibie, on peut être flex et se passer de réservation, sauf peut-être pour Etosha et Sesriem si on veut être absolument dans le parc, et aussi appeler quelques jours avant pour le Kunene river lodge car assez excentré et si le camp est plein on peut être très embêté. Pour le Botswana, à Moremi et Chobe, si on veut dormir dans le parc, pas trop le choix, il me semble qu’il n’y a que 10 emplacements de camping pour chaque camp (3rd bridge ect), donc c’est vite booké ! Mais il doit y avoir des alternatives si on est souple dans le programme (dormir à l’extérieur du parc, se présenter à la gate malgré l’absence de réservation … ect). Attention, on a vérifié nos réservations pour chaque camp aux Gates d’entrée à Moremi et à Ngoma gate Chobe pour Ihaha. Je trouve pratique de tout faire centraliser par un TO les réservations pour le Botswana, et je pense vraiment que pour la Namibie, en camping, on peut se passer de tout réserver.

Le véhicule :

Bon, avec une berline classique impossible bien sûr. Et même avec le Nissan Navara qu’on avait il y a 4 ans, cela aurait été trop limite dans certaines zones. Donc, Toyota Hilux Safari 3.0 TD, équipé camping avec tente sur le toit, 4 roues motrices, blocage de différentiel et bien haut sur roues ! de chez Asco car Hire en Namibie. Nous n’avons eu aucune difficulté technique avec cette bête !

Le Materiel :

On a découvert un nouvel ami : le GPS, ou plus communément appelé « not’ pote Garmin ». Etant des îles, et malgré nos précédents voyages, nous n’avions jamais utilisés de GPS. Donc, ce voyage a été le baptême du feu !! Nous avons téléchargés la carte Tracks4africa Namibie et Botswana et jusqu’au 1er jour en Namibie, on ne savait pas comment s’en servir en pratique (faire et calculer un itinéraire derrière son ordi grâce à Mapsource, oui, ca va), et aidé du guide, on a découvert un appareil génial et pratique (oui, bon bon, je sais ce n’est qu’1 GPS mais on n’a pas de smartphone non plus …). Donc, notre ami a été très utile dans les parcs du Botswana, voir indispensable si on n’a pas une carte détaillée>>donc, on conseille fortement ! Pour la Namibie, pas indispensable, sauf si on veut faire de l’off road !

Téléphone Satellite : On a fait le choix d’en prendre un. Coût de 80N$/ jour. Nous n’avons pas eu besoin de l’utiliser, heureusement, mais aurions été contents de l’avoir s’il y avait eu nécessité. Pour la Namibie, nous nous somme sentit un peu loin de tout à Purros et pour le Botswana, pas de sentiment d’isolement dans les Parcs de Moremi et Chobe. Il y a toujours des voitures d’autres selfs drivers ou des Game drivers privés des camps, qu’on croise régulièrement. Nous avons croisés beaucoup + de voitures au Botswana sur l’ensemble du voyage qu’en Namibie. On a même une fois, à Savute roulé en convoie (malgrè nous !) de 8 voitures pendant 30 min environs ! On est loin loin loin du sentiment d’isolement qu’on peut avoir au Sud Lipez, Bolivie, pour ceux qui connaissent. Mais il ne suffit pas d’avoir le téléphone, il faut savoir qui appeler !!

Prise électrique : Surprise avec notre adaptateur de la « mort qui tue » que l’on avait acheté aux Etats Unis il y a deux ans. C’est soit disant un adaptateur mondial, il a toutes les prises sauf celle dont on avait besoin. Mon mari julien aurait bien dixit" pendu par les co….les l’ingénieur" qui a conçu ce produit. Bref, on en achètera un au supermarché pour environ 15N$, soit rien du tout quoi !

Santé/ Sécurité :

Aucun sentiment d’insécurité>> nous avons marché à pied dans Opuwo, Oshakati, Rundu, Maun, Kasane. A part à Opuwo, aucune sollicitation particulière de la population, nous n’avions pas l’impression d’être des Dollars sur patte !

L’eau du robinet n’est pas toujours potable, donc toujours avoir une bonne réserve d’eau.

Ne pas oublier sa crème hydratante car l’air est froid et sec ! Une trousse à pharmacie « Classique » et un traitement anti palu, zone 3, pour la partie Epupa, Kunene, Caprivi, Moremi, Chobe, Okavango. Se rapprocher de son médecin traitant et/ou d’un centre de conseils au voyageurs pour + de détails. Évidemment, déformation professionnelle oblige, j’avais bien plus que le nécessaire (kit de suture, aiguilles ect..), mais mise à part notre fameuse crème hydratante, du paracétamol et 1 fois une crème anti brûlure : RAS pour nous.

J’aime bien le site : diplomatie.gouv.fr, même s’il est souvent un peu trop alarmiste à mon sens.
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Namibie – Premiers retours d'un séjour de 3 semaines en août
Enchantés par notre séjour de 3 semaines en Namibie, voici un premier retour… en attendant, peut être un carnet plus détaillé.

J’espère qu’il pourra servir à ceux qui préparent l’été 2013… et oui, la Namibie se mérite, surtout pendant notre été, leur hiver donc. En phase de développement tourtistique et optant pour un tourisme plutôt sélectif, la Namibie offre peu de points d’hébergement (même les places de camping sont rares), enfin, ceux qui sont proches des sites « intéressants ». Il est donc important, pour éviter les déconvenues sur place, de préparer son circuit à l’avance.

J’en profite pour remercier chaudement les passionnés qui animent cette section du forum. Sachez que j’ai lu et relu, vos récits.

La préparation. Pour notre part, nous avons retenu l’agence francophone Madiza (www.madiza.com). Je recommande +++. Mi- novembre, notre circuit était bouclé, tel que nous le souhaitions, et les hébergements confirmés, par l’agence (cool, pour nous ) … et oui, 9 mois avant de partir. Du jamais fait , en ce qui nous concerne.

Le transport Avion Air Namibia de Franckfort à Windhoek. Un vol « quelconque » mais présentant le gros avantage d’être direct et avec des horaires qui ne plombent pas les jours de voyage (départ 19 ou 20h, arrivée 5 ou 7h).

Sur place, location d’un 4x4, le « classique » Toyota Hilux avec 2 tentes de toît et une tente au sol (nous sommes 5 dont 3 ados de 16, 15 et 12 ans). Aucun souci. Une seule recommandation : demander si possible un véhicule avec des tiroirs coulissants dans le coffre. Nous n’en avions pas et notre coffre est vite devenu un champs de bataille …

Petit retour, sur le coffre et son chargement., ou plus exactement sur les bagages. A 5, le volume est vite un sujet de préoccupation. Une grande partie du coffre est occupée par : 1 roue de secours + 1 pneu (1 autre roue de secours est logée sous le véhicule), 1 petit frigo, 1 glacière, 1 jerrican de 20 l d’eau, 1 table, 5 chaises pliantes, 1 grande caisse avec le matériel de camping (bouteille de gaz, lampe à gaz, vaisselle + ustentiles de cuisine, grille pour le feu, hache), 1 sac avec l‘alimentation « séche », la tente au sol + les 5 couvertures que nous avons acheté sur place + les 2 matelas de la tente de sol + 1 duvet (les 4 autres sont laissés bien à plat dans les tentes de toît) + 1 sac avec une pharmacie (heureusement inutile) et un stock de livres. Reste alors à « caser » nos affaires personnelles… ce n’est pas une mince affaire. Nous avons voyagé avec des valises « classiques » que nous avons ensuite laissé chez le loueur (Advanced Car Hire) et réparti nos affaires dans 5 sacs souples + 1 sac pour les polaires + 1 sac pour les chaussures. (Sans citer de nom, les sacs , taille cabine 55 x 20 X 40 cm, ont été trouvés chez le sportif D……ON et les 2 grands sacs (sacs pour ranger les couettes) chez le scandinave I..A). Dans nos sacs, nos affaires étaient emballées dans différents sacs plastiques… et finalement elles sont restées propres… il faut dire que le coffre était tellement plein que la poussière ne pouvait que difficilelment y entrer ! Sur place, on peut facilement faire ou faire faire la lessive le linge sèche vite et dans de nombreux campsites des femmes se proposent de laver votre linge pour quelques dollars namibiens.

Les choses à emmener Je ne ferai pas une longue liste des points classiques (crème solaire, jumelles, …). Nous ont été bien utiles : - divers chargeurs à brancher sur l’allume cigare. De nombreux campsites proposent un éclairage électrique mais tous n’offrent pas de prises. - Duvets, draps en soie et couverture polaire… pour autant après une première nuit difficile, nous avons acheté à Mariental des couvertures. - Dans cette même rubrique « contre le froid le soir ou à l’aube » : gants en soie, bonnets, foulard, polaires, sous pull, collants et chaussettes de ski. Les nuits peuvent être très fraîches - Sticks pour lèvres gercées.

Le logement Essentiellement en camping. A 5 (2 adultes, 3 ados de 16, 15 et 12 ans), nous avions opté pour 2 tentes de toît et une tente au sol. Toutes très faciles à monter et à démonter (moins de 2 minutes chaque), elles peuvent héberger chacune 2 personnes. Les tentes de toît ont un petit matelas intégré. Pour la tente de sol, nous avions demandé 2 matelas de sol (confortables mais volumineux).

Nous avions également retenu quelques nuits en lodges ou équivalent… et nous avons apprécié de « couper » ainsi le rythme. Les nuits en camping (une grande innovation pour nous) ont un coté très magiques que nous avons bien apprécié : feu de camp, nuit super étoilée, … mais, j’avoue humblement que l’on retrouve sans difficultés un peu plus de confort.😉

Notre circuit. La « boucle » assez classique avec un rythme volontairement tranquille avec pas plus de 4 heures de voiture par jour (sauf exception) … Un conseil : raisonner en temps de route plutôt qu’en distance et tabler sur du 60 km/h en moyenne sur piste. A ce sujet, les voitures de location sont équipées de mouchards et l’assurance ne couvre pas l’accident ou l’incident survenu à plus de 60 km/h sur piste ou 100 km / h sur les quelques routes goudronnées…. Bon, j’avoue, nous avons parfois outre passé cette recommandation. Il faut également bien avoir en tête que l’on ne roule pas à la nuit tombée. En Août, cela veut dire après 17h30 / 18h.

J1 – Windhoek Nuit à Londigini Guest house. Je recommande +++ : acceuil très chaleureux de Nathalie (française) et d’Alexander, discussions animées autour d’un excellent dîner. Les lunch box du lendemain seront également très bonnes.

J2 – Route pour Bagatelle dans le Kalahari. 220 km de goudron et 70 km de piste, 3h30 (tous les temps de route que j’indique sont hors arrêts) Game drive (sundowner) : des couleurs rougeoyantes au coucher du soleil et beaucoup d’animaux : une excellente entrée en matière. Nuit au Campsite.

J3 – Route pour Sesriem (135 km de goudron puis 180 km de piste, 4h30) Ballade sur Elim Dune. Nuit au Campsite.

J4 – Sossusvlei et environs 2 ème nuit au Campsite.

J5 – Route pour le Naukluft (100 km de piste, 1h30) Randonnée Waterkloof trail : très belle rando mais attention au timing … nous l’avons finie au pas de charge sous la nuit tombante. Nuit au Campsite

J6 – Route pour le Namib (150 km de piste, 3h00) Drive pour les peintures rupestres Nuit au Campsite de Rostock Ritz Lodge.

J7 – Route pour Swakopmund via Solitaire et via Walvis Bay (30 km de goudron et 180 km de piste, 3h30) Ballade sur la lagune de Walvis Bay (flamands roses) puis à Swakop. Nuit en self catering Cornestone à Swakop : un appartement moderne et spacieux en front de mer.

J8 – Excursion en catamaran vers Pelican Point puis en 4x4 à Sandwich Harbour 2 ème Nuit en self catering Cornestone à Swakop

J9 – Swakopmund : Visite de la ville et repos ! Nous pensions faire du quad et du sand boarding mais le temps était très couvert et humide. 3 ème Nuit en self catering Cornestone à Swakop

J10 – Détour par Cape Cross pour voir… et sentir les otaries. Route pour le Spitzkoppe. (280 km de piste au total, 5h) Ballade Bushman Paradise puis dans le parc Nuit au Campsite de Spitzkoppe

J11 – Route pour le Brandberg (130 km de piste, 2h) Après midi, relax Nuit au Campsite du Brandberg White Lady Lodge

J12 – Route pour Palmwag (210 km de piste, 4h) Game drive (sundowner) Nuit au Campsite de Palmwag

J13 – Route pour Opuwo (230 km de piste, 4h30) Après midi, relax Nuit en Lodge au Country Lodge

J14 – Route pour Epupa (200 km de piste, 3h30) Après midi, relax et ballade le long du Kunene Nuit au Campsite Omarunga

J15 – Epupa Visite d’un village Himba puis ballade le long du Kunene 2 ème nuit au Campsite Omarunga

J16 – Longue route pour Etosha . Entrée par la Galton Gate (360 km de piste et goudron, 6h) Nuit en Lodge à Dolomite camp

J17 - Etosha Nuit au Campsite d’Okaukuejo

J18 – Etosha Nuit au Campsite d’Halali

J19 – Etosha Nuit au Campsite de Namutoni

J20 – Route pour Okonjima (340 km de goudron, 4h) Après midi, relax. Nuit au Okonjima Lodge

J21 – Okonjima Game drive Léopard le matin, Trekking guépard l’après midi et game drive léopard de nuit 2 ème nuit au Okonjima Lodge

J22 – Route pour Windhoek (220 km de goudron, 3h30). Avion de retour.

Voilà, j’espère que ces quelques lignes seront utiles. Reste maintenant à trier les photos, à rédiger, … bref, à poursuivre le voyage.

Armelle
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