
Sur la carte, la route US N° 1 en direction de Key West paraît presque toute rectiligne, cela pourrait laisser supposer une certaine monotonie ? Pas du tout, car notre chemin sera buissonnier, plein de zigzags et d’arrêts. Au programme, dépaysement et découvertes, nombreuses et variées. Les Keys ? Un long chapelet d’îles, d’îlots et de récifs reliés par pas moins de 42 ponts … Prenez place, je mets à nouveau le contact et redémarre. Devant nous, c’est l’Overseas Highway et la voie est grande ouverte …

Cela commence par une très longue ligne droite en direction du Sud, on était prévenu. La route est bordée ici par des bas-côtés en béton teintés de bleu, ils forment des lignes qui fuient vers l’horizon. En point de mire, parmi les brumes de chaleur, on commence à distinguer la première île de l’archipel des Keys, la plus grande, Key Largo. Sur la gauche de la double voie, une surprise … enfin n’imaginez rien d’étonnant, c’est le lac que nous longeons qui porte le nom de Surprise. Une immense étendue d’eau, quelques rides en surface et tout autour une épaisse végétation constituée de mangrove. Un écosystème typique de la région avec son enchevêtrement de racines aériennes qui plongent dans des eaux saumâtres les palétuviers rouges y sont nombreux … la faune aussi. Poissons, crustacés et oiseaux marins apprécient ce milieu naturel fragile qui a également la grande utilité de stabiliser les rivages face aux sautes d’humeur de la mer et de l’océan. La faune des îles, on peut en avoir un aperçu (de plus près) en faisant un arrêt au Florida Keys Wild Birds Center (Miles Marker 93.5). Les oiseaux blessés y sont recueillis, soignés, requinqués et dorlotés par de vrais amoureux d’ornithologie.

Un passage en caillebottis serpentent à travers arbres et buissons jusqu’au rivage. Quelques oiseaux en convalescence se promènent parmi les visiteurs. Devant moi, au milieu du chemin, me barrant pratiquement la voie, un pélican brun à l’allure pataude, gros bec et jabot impressionnants, boîte tristement. Plus loin, un héron juché sur ses hautes pattes semble plus fier. Il y a aussi plusieurs volières, là, derrière le grillage un rapace me fixe avec un regard éteint … encore quelques semaines et il pourra sans doute recouvrer la liberté et pêcher comme celui que j’ai eu la chance de surprendre sur une plage de Marco Island (côte Est près de la ville de Naples). N’a-t-il pas une fière allure avec sa proie bien tenue entre ses serres ?
Cette île ne s’est pas toujours appelée Key Largo, autrefois c’était Rock Harbour. Les rochers y sont en effet en nombre comme les récifs coralliens, plus au large un milieu sous-marins qui fait le bonheur des plongeurs et des amateurs de masques et tubas. Alors pourquoi Key largo ? Une histoire de cinéma, nous sommes bien au pays de Hollywood et du 7ème Art ! L’île a été rendue célèbre par le film de John Huston en 1948 dont le titre était justement Key Largo, ensuite le nom est resté. Humphrey Bogart qui tenait le premier rôle a joué également dans un autre célèbre film au côté de la belle Katherine Hepburn, on peut voir encore sur l’île un témoignage de ce tournage. Pour cela il faut s’arrêter dans la marina où le vieux bateau African Queen est à quai.

Cette embarcation, ayant servi pour le film du même nom, promène encore de nos jours quelques touristes séduits par une balade nautique … sur le bateau où voguaient naguère les acteurs. Le côté rétro de ce bateau, tout en bois et cloche en cuivre, contraste avec le style des autres yachts amarrés dans cette marina, plus modernes et plus puissants. C’est fou comme les motards sont nombreux sur cette route US South N° 1 ! D’imposantes Harley, chromes étincelants, carrosseries lustrées et pilotes (souvent sans casques !) menant fièrement leurs engins nous doublent sans cesse. On apprendra qu’ils se rendent à Key West pour un rassemblement de motards avec concours de la plus belle moto … « 30 000 motos sont attendues pour ce festival pendant ce week- end !» nous informe un pompiste local. Cela promet une ambiance très Rock’n’Roll et sans doute quelque peu bruyante !

Quelques miles supplémentaires parcourus, plusieurs ponts empruntés et nous arrivons sur Islamorada Key. Plus de 8000 habitants vivent ici. Au fait, pourquoi toute ces îles sont ainsi appelées Keys ? Cela vient du mot espagnol « cayo » signifiant : récifs. A Islamorada on est fier d’être considéré comme une petite capitale de la pêche sportive. Des bateaux de pêcheurs, il y en a vraiment partout. A défaut de prendre la mer pour une partie de pêche au gros, on peut taquiner les poissons tout en s’amusant. « Robbie’s » (Mile M 77,5) est une bonne adresse où la halte est conseillée. Près du quai en bois, on peut y voir des tarpons, les poissons locaux et même les nourrir. Pour 1 $, on vous donne un seau de petits poissons, à vous ensuite de les tendre aux voraces tarpons dont certains spécimens peuvent atteindre une taille d’1,5 mètre ! Mais attention, les mouettes et les pélicans sont à l’affût et n’hésitent pas à venir chiper le poisson avant que les tarpons sauteurs n’attrapent la proie … éclats de rire garantis !

Chez Robbie’s est aussi un restaurant où l’on peut déguster … du tarpon, bien entendu ! J’avoue ne pas avoir testé, mais parait-il, la chair des tarpons n’est pas exceptionnelle.
Si de nos jours dans les îles du sud de la Floride résident surtout de chanceux propriétaires de villas et tous les employés travaillant dans le tourisme, il ne faut pas oublier que les premiers habitants de la région furent des Indiens. A Indian Key Beach, une plaque commémorative placée en bord de rivage est là pour le rappeler aux visiteurs.

Ce panneau évoque la présence il y a 1500 ans d’une communauté indienne habitant le lieu mais également il relate une épique bataille. C’était le 7 Août 1840, un combat sans merci livré entre Indiens et pionniers venus s’installer sur ces îles … un vrai western (enfin Eastern ?) … difficile de l’imaginer lorsque l’on contemple un panorama si paisible ! Pour mieux connaître la culture et la vie des Indiens de Floride, un petit musée local informe sur la culture de ces « native ». Mais pour une approche plus complète, il faut aller loin des Keys. En effet, sur la route longeant le nord du Parc National des Everglades, on aperçoit quelques communautés indiennes Miccosukkee. Et comme aux USA tout fait l’objet de parcs d’attractions, les indiens ont aussi le leur ! Devant l’entrée du village indien (reconstitué) trône un gigantesque indien miccosukee domptant un alligator. Tout autour, les couleurs du territoire sont présentes, motifs colorés sur le sol, totems décorés et drapeau flottant au vent.
On the road again … celle des Keys et de Lower Matecumbe key plus précisément. Le rideau d’arbres et de végétation bordant le ruban de bitume laisse apercevoir maintenant un large plan d’eau, côté océan. Une nouvelle invitation à s’arrêter pour une autre pause afin d’admirer le panorama. Nous sommes à Anne’s Beach. Regardez comme certains en profitent, assis les pieds dans l’eau ! Ici la mer n’est pas profonde, et même encore à quelques dizaines de mètres du rivage. Je ne résiste pas à capturer la sympathique scène, visible au-delà de ces deux parasols.

Une telle quiétude est loin de laisser imaginer la furie dans laquelle cet horizon marin peut se transformer lors des ouragans. De violentes tempêtes tropicales ou de puissants cyclones peuvent balayer (et dévaster parfois !) ces îles peu abritées, heureusement ils ne sont pas si fréquents mais cela peut arriver pendant la saison cyclonique (septembre …). Un monument érigé en mémoire de ces terribles ouragans le rappel sur Islamorada où l’on a compté 800 morts lors du dévastateur ouragan de 1935 ! Le ciel est clair en ce mois de septembre, on s’en réjoui et en Floride on préfère vous vanter la région pour son climat estival tout au long de l’année … d’ailleurs une des keys ne s’appelle-t-elle pas Summerland Key ? De plus, le slogan de la région est : The Sunshine state, toutes les plaques minéralogiques des véhicules l’arbore fièrement.

D’autres ponts surplombant la mer et quelques îlots passés et c’est une nouvelle île, nous voilà sur Marathon Key (MM 55), une des plus vastes de l’archipel. Presque 13 000 habitants y résident, elle est dotée d’un aéroport qui la relie d’un coup d’aile au reste du continent. La Floride, les îles, la mer, les plages … voilà une destination qui fait toujours rêver, on idéalise souvent et on voudrait que tout sous ces latitudes soit esthétique. Les Keys ont comme partout leurs lieux qui n’incitent pas vraiment à s’y poser … Dans les agglomérations des îles, les bords de la Road N° 1 concentre une succession de constructions et de commerces en tout genre : locations de bateaux, de kayaks, motels, stations services, résidences de vacances, fast food, supermarket, boutiques de souvenirs pour touristes et j’en passe … on a vraiment l’impression de retrouver la périphérie de nos grandes villes et ses alignements de centres commerciaux. Comme chaque commerçant veut s’imposer au regard des visiteurs, les enseignes sont tape-à -l’œil et parfois gigantesques ! A l’image de ce restaurant devant lequel trône cette langouste géante, histoire sans doute de mettre en appétit le voyageur. (Quant au dauphin « debout » à sa gauche, il paraît ridiculement petit !)

Le résultat d’un tel étalage publicitaire ? C’est selon … soit on s’y laisse prendre (pourquoi pas ? c’est aussi çà l’Amérique ! et puis il faut bien se loger, se nourrir, se ravitailler …), soit on passe rapidement son chemin pour retrouver des lieux plus naturels.
Pendant que les voitures filent et défilent sur l’asphalte, le besoin d’une halte se fait sentir avec maintenant une envie de plage et de bain de mer. Parmi les paysages qu’offrent les Keys, il y a, on la vu, des étendues de mangrove, des récifs, des ponts, des routes … mais bien évidemment, il y a aussi de nombreuses et superbes plages. On a donc le choix, alors ? Ce sera côté Golfe du Mexique ou plutôt Océan Atlantique ? Va pour l’Océan ! Pour cela il faut quitter la voie principale au Mile Marker 50 et bifurquer vers la gauche en direction de la petite Boot Key. Sombrero Beach avec son nom exotique devrait être séduisante. Bien que ce mot évoque le Mexique, la plage est située non pas au bord du Golfe du même nom mais face à l’Atlantique, comprenne qui pourra ! La petite route chemine le long de jolies villas, à rendre jaloux, toutes entourées de pelouses et de jardins tropicaux méticuleusement entretenus. Quant à la plage ? Le décor est parfait : sable fin, anse régulière, cocotiers et eaux turquoise douces à souhait. Allongé au bord du rivage, mon esprit se met à divaguer en rêvant de villa de bord mer … sans doute la vision de celle que l’on aperçoit au bout de cette plage n’est pas étrangère à ce songe.

En point de mire, un nouveau pont … Vous penserez peut-être que ce n’est pas très original sachant que le trajet entre Key Largo et Key West est constitué d’une succession de routes insulaires et de ponts inter îles, d’ailleurs, environ 15 % du parcours emprunte des ponts enjambant la mer. L’Overseas Higway porte bien son nom.

Cependant, le pont qui se profile à l’horizon n’est pas banal, c’est même un ouvrage dont sont fiers les îliens de Floride. Jugez plutôt ! Le Seven Miles Bridge, c’est son nom, est le plus long pont d’un seul tenant de tout les USA et du monde, dit-on. 11 kilomètres de longueur et une jolie courbe, dans sa partie centrale la voie est bombée afin de permettre le passage de grands bateaux. Et pour soutenir un tel ensemble, ce sont 564 piliers de béton qui servent de support. Le projet était ambitieux, les travaux titanesques et le résultat s’avère grandiose. Sur la droite (dans le sens Nord->Sud), on longe l’ancien pont routier dont certains tronçons sont tombés à l’eau, victime des intempéries. Devenu évidemment inutilisable pour le trafic automobile mais encore apprécié par les … pêcheurs à la ligne, ils trouvent là un immense ponton idéalement placé afin d’assouvir leur passion.
« Une des dix plus belles plages d’Amérique du Nord » c’est ainsi que les rivages de Bahia Honda Key (37 MM) sont vantés par mon compagnon de voyage, je veux parler de mon guide papier * (très futé !) qui m’a par ailleurs incité à découvrir plusieurs lieux évoqués dans ce récit illustré … Donc, avec une telle appréciation je ne pouvais que faire une pause plage sur cette minuscule île. Seulement, il y a parfois un « grain »de sable qui fait ombre au tableau paradisiaque ! Certes la plage est étendue, le sable y est d’une teinte blanche éblouissante … enfin, le sable que l’on peut apercevoir entre le tapis d’algues brunes ! Là est la surprise et la petite déception. En effet, un large ourlet d’algues épouse la légère courbe du rivage, si imposant qu’il devient difficile de trouver un coin libre pour y étendre sa serviette de bain. Seules les mouettes semblent apprécier, juchées sur ces monticules, en voilà trois, bien à l’aise, qui scrutent l’horizon marin.


De hauts- fonds de sable clair donnent une plaisante teinte bleue à la mer, j’ai trouvé là un point de vue idéal pour prendre une photo sur laquelle la guirlande d’algues passe au second plan. Les eaux sont ici cristallines et translucides à souhait. Tiens ! Voici une masse brune entre deux eaux… des algues encore ? Non, la tâche sombre se déplace, c’est une belle raie dont les ailes ondulent à mesure qu’elle s’éloigne, un superbe spectacle !
Et si la vision de cette plage présentée comme remarquable s’est avérée un peu décevante, la vue sur l’ancien pont de chemin de fer depuis le sud de l’îlot est magnifique.

Mais quel chantier, la construction d’une telle voie ferrée ! En 1905, le gouverneur de l’époque, Henry Flager, est chargé du projet. Le but étant de rendre plus accessible l’île de Key West en la rattachant ainsi par le train au reste de la Floride. Un chantier titanesque compte tenue des lieux avec cette succession d’îles et d’îlots et puis il y avait cette mer, à l’état souvent changeant. A cela, il faut encore ajouter la pénibilité du travail pour les ouvriers, le climat tropical étant idéal… pour les vacances mais pas pour les travaux manuels ! Et c’était sans compter les risques de tempêtes et d’ouragans, celui de 1935, terrible pour les habitants fut dévastateur pour plusieurs tronçons de la voie ferrée. Résultat ? Le chemin de fer fut abandonné en 1938 au profit de routes insulaires reliées par de nombreux ponts signant la victoire de l’automobile et du transport routier, plus en vogue à partir de cette époque. La route et les ponts, justement. Allons voir les gigantesques piliers de béton. Vus de dessous, l’ouvrage a de quoi impressionner avec cet alignement de piliers, ils sont constitués en un béton spécial, très résistant aux intempéries et aux assauts des vagues. Tenir compte des risques liés à la météo a toujours été un impératif dans cette région où sévissent les cyclones.

Poursuivons la route … pratiquement toujours droite depuis l’entrée de Key Largo, voilà à présent qu’une courbe se détache à l’horizon, nous arrivons sur Big Pine Key (MM 30).Comme son nom le laisse supposer, l’île est grande. En fait la deuxième de tout l’archipel, environ 16 500 personnes y habitent. « Pine » signifie en effet qu’une grande partie du territoire insulaire est recouvert d’une forêt de pins. Un mot supplémentaire pourrait être ajouté à la dénomination du lieu : deer. Car dans la forêt, environ 300 daims (deer) nains vivent en liberté, ils sont protégés au sein de cet espace transformé en réserve naturelle. Sur le bord de la petite route qui traverse l’île plusieurs panneaux indicateurs préviennent les conducteurs, attention un daim peut à tout moment traverser la chaussée, il faut lever le pied. Certes, c’est un danger … mais pour le visiteur curieux c’est aussi une chance. Vous imaginez que l’on souhaite de tout cœur apercevoir un de ces fameux cervidés. A travers les broussailles, les bois d’un beau mâle apparaissent furtivement puis disparaissent aussitôt. Dommage ! Un peu plus loin voici un sympathique daim surgissant des fourrés entre pins et palmiers. Il a la bonne idée de ne pas se presser, super pour la photo ! Très drôle avec ses grandes oreilles ovales, ce petit daim tout mignon est certainement un cousin de Bambi.

Un autre aspect de la faune locale est également visible dans les parages. Près d’une zone marécageuse au bord d’un lac, un passage en bois a été aménagé, il surplombe le marigot. De là, en observant bien on distingue la présence parmi les algues et les herbes aquatiques d’un museau et de deux yeux.

Cet alligator semble paisible pendant son bain dans des eaux quelque peu troubles ! Tellement immobile que l’on pourrait imaginer qu’il est entrain de dormir profondément … jusqu’au moment ou une des deux paupières cligne, nous fait-il un clin d’œil ? Regagnant notre véhicule par le sentier balisé, c’est maintenant un autre daim que l’on entre-aperçoit derrière des troncs de conifères. Dans les Florida Keys, on dénombre une bonne quarantaine d’îles principales mais en réalité plus de 800 si l’on compte les îlots et récifs ! Toutes les Keys sont baptisées, le plus souvent en fonction de leur particularité. Pourtant, la dénomination la plus originale est sans doute celle de l’îlot situé à proximité de Big Pine Key. Son nom ? No Name Key, amusant n’est-ce pas ?
La route en direction du Sud nous fait passer à Sugarloaf Key (MM 20). Mais où est donc le « Pain de sucre » (traduction de Sugarloaf). L’île semble plate et les rivages marécageux.

Quant à cette tour en bois qui se reflète sur ce miroir d’eau, elle paraît bien étrange. Je pense qu’il est absolument impossible, si l’on n’est pas renseigné, de savoir à quoi pouvait-elle servir. D’abord, il faut y accéder. Un chemin parsemé d’ornières et de flaques aboutit à cette construction, c’est un sympathique patron de bar qui m’a indiqué la direction. Alors ? Est-ce un phare, une tour d’observation … ? Pas du tout ! En fait cette tour et née de l’imagination d’un américain voulant gagner sa vie en commercialisant les excréments de chauves- souris. Comme le guano, les déjections des souris volantes sont paraît-il un excellent fertilisant. Revenons à notre homme, un certain Charles Campbell, il pensait élever des chauves-souris ici, leur nourriture, principalement les moustiques, étant particulièrement abondante dans ces marais … apparemment, le résultat n’a pas été à la hauteur des espérances … la Bat Tower est à l’abandon !
Quelques Keys plus loin, la voiture d’un autre américain excentrique attire mon regard, là, rien à voir avec un quelconque élevage prometteur ! Un passionné de tuning et aussi de films d’horreur. Regardez un peu cette déco dans le détail : des coquillages, un pied dans la calandre et un phare qui vous fait un clin d’œil … difficile de faire plus surprenant !

D’îles en îles et de pont en pont nous voilà précisément à Key West, destination finale du parcours le long des Florida Keys et en quelque sorte but du voyage. Un terminus, tout au Sud des Etats-Unis, on ne peut plus pittoresque et charmant. Aussi, je consacre à ce bout d’Amérique tout un second volet de mon récit illustré…. A parcourir et à voir dans un prochain post sur Voyage Forum en suivant ce lien : http://voyageforum.com/forum/etats-unis_tout_au_sud_floride_escale_key_west_D5659443/
Quelques infos complémentaires : Se repérer sur la Route US Number 1 : No problem … avec les Miles Marker (MM). Les panneaux indicateurs des distances sont nombreux sur le bord de la route des Keys. Le MM 0 est situé à l’extrême sud à Key West et Key Largo au nord se termine au MM 110. Pour trouver une curiosité, une plage, un motel … il faut connaître à quel MM se trouve l’adresse recherchée. Finalement, c’est assez facile ! Limitation de vitesse : Be careful … Là aussi les panneaux indicateurs sont nombreux : 55, 45 voire 15 ! (devant les écoles). Ils indiquent la vitesse en miles par heure … ce qui fait du 88, 72 ou 24 kilomètres heures. Attention (bis), les radars flashent ! Quant aux feux tricolores, ils sont un peu déroutants au début : ils sont suspendus en hauteur et ne sont pas situés juste au niveau où l’on doit stopper, mais en face … Comme souvent il y a plusieurs voies (centrale, gauche, droite …) et donc plusieurs feux … et en cas de non respect, l à aussi, les radars flashent automatiquement ! En revanche beaucoup de motards (inconscients !) ne portent pas de casque sur les routes des Keys et la police semble fermer les yeux ! *Guide de voyage : Floride – petit futé – 7ème édition 2012/2013, il m’a accompagné sur la route des Keys et inspiré quelques unes des visites évoquées dans ce récit de voyage.




















Chicago



1. Miami International Airport ; 2. Hilton Key Largo



D. Key Largo ; 1. Bahia Honda State Park ; A. Key West 







D. Départ ; 1. Key West Butterfly Conservatory ; 2. Southernmost Point ; 3. Hemingway’s House

























































