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« Mais nous sommes là, le nez collé sur l’époque, l’époque et ses écrans qui nous happent, nous absorbent, nous épinglent comme papillons sur liège. Il est rare que nous levions la tête pour prendre un peu de distance, un peu de recul pour essayer de voir ce qui passera dans le futur. »
(Jean-Luc Porquet)
Et le futur, ah le futur...
J’ai mis mon masque et même s’il ressemble à une muselière je parlerai.
Un virus est passé par là et le monde entier est à l’arrêt.
Il y a eu des morts, ils sont morts.
Il y aura des millions de vivants qui seront presque morts, plus de travail, des jours difficiles et les banques n’ouvrant le parapluie que lorsqu’il fait beau, pour des millions d’humains, demain sera tellement incertain.
Et comme un traumatisme crânien il est important de surveiller l’état de conscience. C’est pas terrible. Les gens sont terriblement confus, ballottés d’informations contradictoires, de préconisations en tout sens.
100km, masques, gels, frontières, chômage, relance, aide financière mais pas pour tous, tourisme sans sortir, fermeture de compagnie aérienne, fermeture des usines, dettes et planche à billet, monnaie de singe et lobby pharmaceutique. Un mic-mac ahurissant.
La technologie érigée en solutions : télétravail, télémédecine, télééducation, visiomachin et visiotruc, e-commerce.
L’homme ne peut pas se contenter d’être fourmi. Il veut vivre et notre monde est un monde monsanto, un monde sans vie.
Un monde à l’arrêt pour un changement de société à marche forcée.
Et si un virus a mis un arrêt mondial, que se passerait-il avec une panne mondiale d’électricité ?
Vertigineux
Et alors ?
Ohé les jeunes !
Vous êtes des jeunes adultes parfaits. Vos dents sont blanches, bien alignées.
Votre corps est souple et délié par le sport et la bonne nourriture équilibrée et saine.
Vous faites de la sophrologie et de la méditation, du yoga ou du pilate pour rester des bons productifs consommateurs mais zen.
Vous n'offrirez à vos enfants que des jeux et jouets éducatifs
On vous dira que ce sont toutes ces règles, conseils, surveillances, précautions qui vous rendent heureux.
Vous ne vous sentez pas heureux ?
Sautez la barricade, partez au pays du n'importe quoi.
Le pays où les gens fument et rient comme des malpropres
Le pays où toutes les idées, même les plus folles et les sottes et grenues s'entrechoquent.
Le pays où, le soir, la musique résonne.
Voyager, découvrez, et surtout lisez.
Songez à penser et réfléchir par vous-même
Gardez l'esprit critique et n’absorbez pas comme du pain béni, du pré-emballé, du pré-mâché, ce que vous entendez continuellement.
Foncez, vivez dangereusement parce que la vie, c'est ça.
C'est prendre des risques et même le risque de se tromper et même celui de mourir.
Rappelez que vous êtes unique, vous n'êtes pas des robots programmés interchangeables.
Rappelez vous que la liberté à un prix et que la servitude gratuite ne vaut rien.
Il y a deux auxiliaires, être et avoir.
Nul ne dit : j’ai heureux.
Ne vous demandez plus ce que vous foutez là : Vivez.