J'organise un nouveau séminaire en ligne le 14 mars à 20h sur le thème
Quelles sont les peurs liées au bilinguisme ? Comment les dépasser et ouvrir le champ des possibles.
Cette séance sera bien sûr en direct. Je prépare un support visuel sur
- les peurs que suscite le bilinguisme,
- les raisons susjacentes de ces peurs,
mais je laisserai vite une place plus importante à la discussion avec les participants.
Notez le 14 mars à 20 heures (GMT+1 ou Central European Time) dans vos agendas.
Quand on voyage avec des enfants, le voyage devient beaucoup plus simple s'ils sont polyglottes.
Il est important que les parents intéressés s'inscrivent sur le site blog-bilinguisme.fr par la page http://blog-bilinguisme.fr/webinar/
avant le 13 mars à 20 heures, car je diffuserai les informations sur le lieu de rendez-vous uniquement aux inscrits.
à bientôt
Offrez le monde à vos enfants grâce à www.enfant-bilingue.com
Quelles sont les peurs liées au bilinguisme ? Comment les dépasser et ouvrir le champ des possibles.
Cette séance sera bien sûr en direct. Je prépare un support visuel sur
- les peurs que suscite le bilinguisme,
- les raisons susjacentes de ces peurs
Bien le bonjour, Cyrilleho !
Loin de moi le désir de générer une polémique mais je vois mal en quoi le bilinguisme ou même le plurilinguisme seraient source de « peurs », tout comme je saisis mal votre emploi de sus-jacent en l'occurrence, épithète éminemment géologique à laquelle vous recourez. N'est-ce pas plutôt sous-jacent, que vous vouliez dire ?
Pour citer mon exemple, je vous objecterai que nous parlions indifféremment quatre langues, à la maison, que j'ai vécu à l'étranger (en Géorgie soviétique puis en Suisse alémanique) jusqu'à dix-sept ans, âge de mon arrivée en France, et que j'ai baigné dans des idiomes qui n'étaient pas familiaux, ce qui m'a permis de les maîtriser sans effort particulier. Fort de mon petit parcours personnel, j'affirme que je n'ai jamais éprouvé aucune « peur », bien au contraire : je me sens plutôt épanoui et riche du legs linguistique que mes parents et mon existence m'ont laissé. 🙂
J'irai plus loin en révélant que fréquentant de nombreuses personnes bilingues, trilingues ou capables de s'exprimer indifféremment dans plusieurs langues, je n'ai jamais eu vent de quelque angoisse qu'elles auraient éprouvée à cet égard, même si je vous concède volontiers que se trouver à la croisée de deux ou de plusieurs cultures & langages est parfois complexe à vivre, surtout familialement...
Bien à vous et bonne journée !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Il y a effectivement une erreur de frappe, il fallait lire "sous-jacent".
Mon blog présente des ressources POUR le bilinguisme. Pour faire court, je défends l'idée que le monolinguisme est une "maladie" et que le bilinguisme devrait être développé, et je rencontre beaucoup de gens qui s'opposent à cette idée. Il s'agit souvent de monolingues bien évidemment. Je ne compte plus le nombre de fois où l'on ma demandé pourquoi je chercher à rendre mes enfants trilingues. Et je cherche à comprendre de quoi ils ont peur. Ils doivent avoir des raisons sérieuses mais encore faut-il les comprendre.
Tant mieux pour vous si vous avez grandi en 4 langues, vous n'êtes donc pas concerné. A part peut-être la peur de ne pas arriver à transmettre toutes ces langues à vos enfants 😉 ?
Bien à vous.
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Il y a effectivement une erreur de frappe, il fallait lire "sous-jacent".
Mon blog présente des ressources POUR le bilinguisme. Pour faire court, je défends l'idée que le monolinguisme est une "maladie" et que le bilinguisme devrait être développé, et je rencontre beaucoup de gens qui s'opposent à cette idée. Il s'agit souvent de monolingues bien évidemment. Je ne compte plus le nombre de fois où l'on ma demandé pourquoi je chercher à rendre mes enfants trilingues. Et je cherche à comprendre de quoi ils ont peur. Ils doivent avoir des raisons sérieuses mais encore faut-il les comprendre.
Tant mieux pour vous si vous avez grandi en 4 langues, vous n'êtes donc pas concerné. A part peut-être la peur de ne pas arriver à transmettre toutes ces langues à vos enfants 😉 ?
Bien à vous.
Cher Cyrilleho,
Merci pour votre réponse ! Tout est maintenant parfaitement clair car en lisant votre annonce, j'ai cru que les craintes que le bilinguisme pouvait engendrer étaient liées à sa pratique, et non dues à la défiance que tant de personnes manifestent vis-à-vis de lui, attitude que je ne comprendrai jamais...
Je suis totalement d'accord avec vous sur le fait que le monolinguisme est une maladie et il faut bien reconnaître qu'en France, elle est particulièrement tenace, sauf en Alsace et dans certaines régions de Bretagne ou d'Occitanie qui ont su maintenir leurs langues, ou même dans le Nord qui est parvenu à sauver partiellement le picard, par exemple.
Si j'ai un jour des enfants, je promets de faire de mon mieux pour leur transmettre le patrimoine linguistique de ma famille car quoi qu'on puisse dire, l'éducation, les racines et la culture, qu'elle soit inhérente au substrat familial ou acquise avec les années, c'est ce qui reste quand on a tout oublié...
Bonne soirée ! 🙂
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Ce n'est peut être qu'un hasard, mais je suis alsacien.
Si vous êtes obernois, j'espère que vous avez conservé le dialecte alsacien familial et que vous l'utilisez le plus souvent possible ! Je n'ai pour ma part que très rarement rencontré des Alsaciens monolingues...
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Non car le dialecte s'était déjà perdu à la génération précédente. (Quand les enfants se font battre à l'école quand ils parlent leur langue maternelle, ils n'ont pas envie de la transmettre).
J'ai par contre limité la casse et mes filles sont bilingues français-espéranto.
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Est-ce que le monolinguisme est une maladie?
Franchement, je ne sais pas. C'est certainement un handicap.
Il faudrait définir ce qu'est le bilinguisme ou le multilinguisme, mais surtout, où il se pratique. Le bilinguisme peut être additif ou soustractif en tenant compte du milieu où on les pratique, de la culture et de ses attraits - rayonnement culturel, social, financier.
Si le bilinguisme est additif c'est un enrichissement pour l'individu et la collectivité.
S'il est soustractif, c'est qu'il tend vers l'assimilation et la négation du groupe minoritaire.
Votre message m'interpelle (du fait qu'apparemment vous vivez au Québec)
Est-ce qu'au Canada, existe-t-il des communes ou municipalités où les deux langues coexistent ?
Un peu comme Bruxelles (où les deux langues sont parlées dans la municipalité)
Ou bien comme en Suisse à Bienne (Biel en allemand) ou à Fribourg?
Et si c'est le cas chez vous, est-ce que les deux communautés se mélangent (cercles d'amis) ou bien chacun fréquente des individus du même groupe linguistique dans leur municipalité?
Vos questions sont intéressantes. J'ai essayé d'y répondre le mieux possible.
J'ai correspondu avec une Suisse quand j'étais adolescent. Elle me disait qu'elle devait étudier l'allemand pour obtenir son diplôme du Gymnase. J'ai lu à plusieurs reprises que maintenant les Suisses préfèrent l'anglais afin de communiquer entre eux (francophones-germanophones). Est-ce vraiment le cas?
Votre message m'interpelle (du fait qu'apparemment vous vivez au Québec)
Je travaille à Montréal mais j'habite Rawdon un village de la lointaine banlieue.
Est-ce qu'au Canada, existe-t-il des communes ou municipalités où les deux langues coexistent ?
En effet au Canada, il existe plusieurs communautés où les deux langues officielles coexistent.
L'existence d''une communauté dépend beaucoup du lieu géographique et de la province. Habituellement, hors Québec, dans les communautés dites bilingues c'est l'anglais qui prédomine.
C'est plus rarement le français mais cela dépend beaucoup des caractéristiques de la municipalité, des lois provinciales et de la vitalité de la communauté française.
Par exemple, en Ontario il existe des zones désignées où on peut s'attendre - ou espérer - obtenir des services en français si la population atteint un certain pourcentage ou un certain nombre. Plus les communautés sont près de la frontières québécoises plus la présence francophone sera élevée et plus les services seront disponibles. Ailleurs cela dépend beaucoup de la concentration des francophones. Dans les régions acadiennes du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle-Écosse, de l'île du Prince Édouard le français prédominera. Dès qu'on sort de ces communautés, c'est a langue dominante qui règne.
Dans l'Ouest du pays, c'est un tantinet plus délicat. De facto c'est l'anglais qui domine partout mis à part certains villages. Mais l'Ouest (Manitoba, Saskatchewan, Alberta et Colombie-Britannique) est une mosaïque culturelle et souvent le groupe francophone représente un moins grand pourcentage de la population que les Allemands, les Ukrainiens ou les Chinois. Encore aujourd'hui, il y a une certaine résistance à accepter des engagements constitutionnels (fédéral).
Par consensus « forcé et conditionné » dès qu'il y a un anglophone qui se joint à un groupe de francophone, la discussion se poursuivra en anglais.
Habituellement, dans les villages/régions francophones, il y aura une école française gagnée par de chaudes et longues luttes, qui ont parfois divisé la communauté dans son ensemble, mais, aussi les francophones entre eux. Parfois une résidence pour personnes âgées ou un hôpital offrira des services bilingues. Sur youtube ou Radio-canada, vous pouvez voir des archives (récentes et anciennes) à ce sujet, fort intéressantes.
Mis à part les domaines de l'éducation et du communautaire, les emplois exigent toujours l'anglais.
Il faut préciser, que même dans ces secteurs d'activités, la connaissance ou la maîtrise de la langue anglaise est obligatoire.
Au Québec, la loi 101 en cours de révision..., prévoit que la communauté anglophone doit atteindre 50 % de la population pour avoir droit aux services bilingues. Cela n'est pas toujours respecté car il y a un aspect historique qui est pris en compte. Le village où j'habite ne respecte le premier critère
mais toutes les communications entre l'administration et la population (prestation de service) du village est de facto bilingue. Cependant cette situation n'est pas la même en Estrie ou le long de la frontières avec l'Ontario, où il n'est pas toujours possible d'avoir des services en français. Je pense au village de Shawville, par exemple.
Autrefois, à cause de la religion (système scolaire confessionnel ) les communautés occupaient un territoire commun. Il y avait des échanges mais rien de plus. Aujourd'hui c'est seulement la très vieille génération qui ne parle pas français. À l'extérieur du Québec, rares sont les francophones qui ne sont pas bilingues, et naturellement c'est toujours la langue du groupe majoritaire qui aura le dessus.
Ce n'est pas nécessairement la cas au Québec, un anglophone ou un allophone qui adopte l'anglais, peut très bien vivre dans la grande région de Montréal sans connaître un seul mot de français.
Un peu comme Bruxelles (où les deux langues sont parlées dans la municipalité)
La région urbaine de Montréal ressemble à Bruxelles, nombreux nids de poule!
Ou bien comme en Suisse à Bienne (Biel en allemand) ou à Fribourg?
Je connais Bruxelles mais pas Bienne et je sais qu'à Fribourg qu'il y a une université bilingue... Mon point de référence est Bruxelles.
Montréal et sa banlieue ressemble beaucoup à Bruxelles. Cependant à Montréal, il n'y a pas de consensus linguistique très clair à Montréal malgré les lois.. Il y a généralement une bonne entente.
L'Ouest de l'île est à prédominance anglophone et l'est francophone. Il y a une trentaine d'années, il y avait une nette démarcation. Maintenant, les communautés sont plus intégrées géographiquement. Plusieurs emplois, pour ne pas dire tous les emplois, demandent au moins la connaissance (être capable de tenir une conversation simple (minimum niveau B2- C2) de la langue seconde c'est-à-dire préférablement en anglais...
Pratico-pratique, on peut entrer dans un commerce et ne pas être capable de se faire servir en français et plus rarement en anglais plus on va vers l'ouest de l'île. Le contraire est vrai dans l'autre direction. La communauté anglophone a tous les services, un réseau scolaire de la garderie à l'université, ses hôpitaux, ces espaces culturels, ses bibliothèques, postes de radio et de télévision et ses quotidiens. Il n'est pas faux de dire que les francophones connaissent plus la culture anglophone que l'inverse.
Au niveau des relations personnelles, je ne sens pas de scission entre les deux groupes. Les cercles d'amis sont très souvent mélangés. Il n'y a pas réellement une séparation entre les deux groupes. Mais tout dépend des individus...
Si le bilinguisme est additif c'est un enrichissement pour l'individu et la collectivité.
S'il est soustractif, c'est qu'il tend vers l'assimilation et la négation du groupe minoritaire.
Cher Xenafon,
Pardonnez ma question mais je n'ai pas bien saisi ce que vous voulez dire...
En quoi le bilinguisme ou le multilinguisme seraient-ils « soustractifs » et surtout, en quoi aboutiraient-ils fatalement à la « négation » du groupe « minoritaire » le(s) pratiquant ? Il me semble qu'on peut être « assimilé » – ou se considérer comme membre à part entière de la nation du pays dans lequel on vit – sans avoir pour autant renié sa culture et sa (ou ses) langue(s) familiale(s). 🙂
Bonne soirée au Québec !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Est-ce qu'au Canada, existe-t-il des communes ou municipalités où les deux langues coexistent ?
Cher Fexon,
Ce qui serait vraiment intéressant, c'est de voir la place octroyée aux langues amérindiennes et aux Amérindiens canadiens qui se trouvèrent scrupuleusement annihilés par les colons anglophones plutôt que d'être assimilés, ce que faisaient plus volontiers les migrants francophones, il faut bien le reconnaître, ce que les chiffres des populations « natives » attestent... Ce qui me choquera toujours, c'est de voir les idiomes et cultures autochtones du Canada passés sous silence au détriment de l'anglais et du français... Et mieux vaudra ne pas parler de la situation des Nations amérindiennes des États-Unis... 😐
Bonne soirée !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
j'ai publié une analyse concernant les langues minoritaires qui peut vous intéresser. http://blog-bilinguisme.fr/dilemme-langue-minoritaire/
L'article est associé à l'interview de Sheila McLeod Arnopoulos sur le même site.
Offrez le monde à vos enfants grâce à www.enfant-bilingue.com
Quelle différence faites-vous entre l'annihilation et l'assimilation?
Quelle sont ces différences pour les nations autochtones en Amérique ?
Les Français étaient-ils mieux que les Britanniques... Peut-être est-ce dans la subtilité de le faire puisque le résultat fut le même.
Je ne parle pas de ces deux notions dans cet article.
Si c'est une question générale, je distingue la disparition de la langue, par assimilation des locuteurs, de la disparition du patrimoine génétique des locuteurs du fait de leur annihilation.
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Pardonnez ma question mais je n'ai pas bien saisi ce que vous voulez dire...
En quoi le bilinguisme ou le multilinguisme seraient-ils « soustractifs » et surtout, en quoi aboutiraient-ils fatalement à la « négation » du groupe « minoritaire » le(s) pratiquant ?
Quand on considère la définition du bilinguisme proposée par Cyrilleho
« Un denaskulo est un locuteur qui grandit avec la langue durant son enfance. Si deux langues sont en présence, ce qui est toujours le cas pour l’espéranto, il s’agit donc d’un locuteur bilingue. »
Cette situation suppose que les rapports se font dans les deux langues de façon plus ou moins simultanée, indifféremment dans les deux langues. Dans le cas de
l'espéranto, il n'existe pas de concurrence avec la langue nationale ou régionale.
Ce concept de bilinguisme n'est pas celui auquel je suis habitué et auquel je faisais référence. L'apprentissage de l'espéranto est neutre et respectueux de tous.
Considérons un enfant qui a comme langues apprises à la maison le français et le polonais. Sa famille vit en France. Le développement de la langue polonaise risque d'être ralenti et moins favorisé dans le contexte socioculturel, sa maîtrise du polonais sera plus faible. Le contraire serait vrai si la même famille vivait en Pologne à cause du contexte socioculturel.
Dans l'hypothèse où la même famille vit en Grèce, quelle langue l'enfant pourra développer... Naturellement, l'enfant ne fréquentera ni une école française réservée au expat. ni une école internationale. Il fréquentera l'école de proximité.
À la fin de sa scolarité, l'enfant sera trilingue ou quadrilingue. Est-ce qu'il maîtrisera une de ses langues maternelles?
Pour moi, votre expérience bien que valable demeure exceptionnelle.
En contexte montréalais, Montréal est une ville cosmopolite, il y a beaucoup d'enfants d'immigrants qui conservent leur langue d'origine et qui par la force des choses deviennent assez rapidement trilingues voire quadrilingues. Ils sont souvent le lien entre les parents et la communauté d'origine où l'anglais sera le plus souvent utilisé, favorisé et encouragé. À l'école, le français est la langue de scolarisation. Ils finissent toujours après deux ou trois générations par abandonner leur langue d'origine au profit de la langue la plus socialement et économiquement prestigieuse.
Il y a aussi la situation d'enfant de familles exogames qui parlent deux langues de manière simultanée à la maison. Si ce sont les deux langues nationales, dans le cas du Canada, ce sont l'anglais et le français, l'une d'elle sera moins développée selon le contexte socioculturel. L'anglais sera bien acquis même au Québec. La pression sociale et culturelle est telle que la langue française ainsi que les autres langues
sont toujours perdantes au profit de la langue anglaise.
Pour qu'un langue vive, elle doit être accompagnée d'une vie culturelle riche et diversifiée. Autrement elle sera utilisée de moins en moins. Cela prend une très forte volonté pour vouloir et pouvoir maintenir sa langue d'origine dans ce genre de contexte.
J'ai enseigné en français langue seconde, en immersion française et en milieu minoritaire où le seul lieu d'utilisation du français se limitait à la famille, la salle de classe et à l'église. Pour les élèves du programme de FLS, la pression sociale était tel qu'ils étaient rébarbatifs et réfractaires à l'apprentissage du français.
Si on considère le contexte européen où les occasions culturelles sont multiples
grâce à la proximité cela me semble faisable. J'étais bien amusé d'entendre des Français, en Espagne, essayé de se débrouiller et baragouiner l'anglais ou l'espagnol. J'ai servi d'interprète plus souvent qu'à mon tour même auprès de Coréens. J'ai été déçu de converser avec un Galicien qui me disait regretter que la scolarisation de ses enfants se soit faite en galicien car c'était maintenant un désavantage économique. J'ai été surpris de rencontrer une catalane qui parlait seulement catalan.
J'ai aussi été estomaqué de me faire accueillir en anglais au Louvres. Malgré ma demande et mon insistance, la préposée à l'accueil a poursuivi en anglais! Est-ce cela le bilinguisme... c'est-à-dire l'imposition d'une langue commune comme le hamburger insipide de la restauration rapide?
En quoi le bilinguisme ou le multilinguisme seraient-ils « soustractifs » et surtout, en quoi aboutiraient-ils fatalement à la « négation » du groupe « minoritaire » le(s) pratiquant ?
Bilinguisme additif (Wallace Lambert )
Situation bilingue où l’enfant a pu développer ses deux langues de façon équilibrée et a pu, à partir de son expérience bilingue, bénéficier d’avantages sur le plan de son développement cognitif; cet état se retrouve surtout lorsque les deux langues sont valorisées dans l’entourage socioculturel de l’enfant.
Bilinguisme soustractif (Wallace Lambert )
Situation bilingue où l’enfant a développé sa seconde langue au détriment de son acquis en langue maternelle et qui peut entraîner des désavantages sur le plan du développement cognitif; cet état se retrouve lorsque l’entourage dévalorise la langue maternelle de l’enfant par rapport à une langue dominante, socialement plus prestigieuse.
Il me semble qu'on peut être « assimilé » – ou se considérer comme membre à part entière de la nation du pays dans lequel on vit – sans avoir pour autant renié sa culture et sa (ou ses) langue(s) familiale(s).
Il est possible de s'intégrer à une société tout en conservant sa langue d'origine et sa culture mais cela me paraît tout à fait impossible et contradictoire lorsqu'il y a assimilation . Est-ce qu'en France, le consensus social et accepté de tous, qui n'est pas toujours remis en question, est que le français est la langue commune? Les gens peuvent parler la langue qu'ils veulent dans leur famille mais la communauté et l'école transmettent la langue et les bases d'une culture commune. L'école se chargera comme elle s'est affairée si bien à le faire, à normaliser, à rendre pareil les élèves et à imposer la langue française, cela même au détriment des langues régionales.
Pensez-vous que si on avait permis aux langues régionales d'être fortes et de rayonner en France que l'unité linguistique aurait été faite?
Allez demander cela aux Cadiens de la Louisiane qui de manière systématique se faisaient battre pour avoir parler français à l'école ou aux Fransaskois et autres franco-canadiens (Québécois inclus) qui se faisaient apostropher lorsqu'ils utilisaient le français et se faisaient répondre : english please! ou speak white...
L'assimilation culturelle, ce qui inclus la langue, est une forme d'acculturation, au cours de laquelle un individu ou un groupe abandonne totalement sa culture d'origine pour adopter les valeurs d'un nouveau groupe. Celle-ci n'est qu'une des phases possibles de l'acculturation et, si elle se réalise, elle n'en sera que la phase terminale.... elle, peut faire l'objet d'un programme social structuré lorsqu'associé à un projet de société. (http://fr.wikipedia.org/wiki/Wikip%C3%A9dia:Accueil_principal)
J'ai lu vos blogues et j'aime bien la manière dont vous aborder le bilinguisme.
Croyez-moi je ne suis pas contre l'apprentissage des langues.
J'ai une bonne maîtrise de l'anglais et de l'espagnol, assez bonne pour pouvoir mener des entrevues scolaires avec des parents. J'ai des connaissances qui me permettent de lire en italien, en allemand et en espéranto en plus d'avoir quelques notions de polonais.
Ce qui m'a fait réagir c'est le fait de considérer le monolinguisme comme une maladie. Dans le contexte canadien, le bilinguisme bien qu'une richesse n'est pas prisé par le groupe majoritaire. Certes il y a eu une évolution et une ouverture très positive mais à cause du contexte nord américain. En serait-il autrement si le pays n'avait qu'un seule langue officielle?
Avec la mondialisation, tout favorise l'uniformisation vers l'apprentissage de l'anglais.
Êtes-vous surpris que le groupe majoritaire ne valorise pas le bilinguisme ? Si j'écris de temps en temps que le monolinguisme peut-être une maladie, c'est parce que le monolinguisme du groupe le plus puissant, qui n'est pas forcément majoritaire en nombre, agit comme un virus qui détruit les langues des autres groupes. A quoi bon apprendre le français ou l'espagnol pour l'immigrant polonais qui arrive au Québec si l'anglais est toujours mis en avant parce que le seul anglophone du groupe de travail ne parle qu'anglais et que tout le monde se plie à sa langue à lui ?
Pour les locuteurs des toutes petites langues, on arrive assez vite à comprendre que sa propre langue ne vaut rien et qu'elle ne vaut pas la peine d'être transmise. Le monde extérieur arrive même à vous faire croire que cette langue est insuffisante pour exprimer les subtilités du modernisme. (Voyez les réactions des journaux britanniques lors de l'installation de quelques traducteurs en irlandais à Bruxelles).
Bref, tant qu'on reste dans le conflit "Ma langue est plus puissante que la tienne", on peut lui trouver plein d'avantages "naturels" a posteriori et la quadrature du cercle est impossible. (Se comprendre et se respecter sans tous devoir tout apprendre).
C'est un sujet que j'ai traité à l'oral http://blog-bilinguisme.fr/nous-devrions-tous-parler-anglais/ et en vidéo en anglais http://www.youtube.com/watch?v=qBWXoNSZ_-4 (Elle n'est pas parfaite car je rentrais d'un séjour d'un mois en espéranto, donc l'accent est assez mauvais, je l'ai réalisée assez vite à la demande du mouvement ATTAC pour leur université d'été).
Offrez le monde à vos enfants grâce à www.enfant-bilingue.com
Quelle différence faites-vous entre l'annihilation et l'assimilation?
Quelle sont ces différences pour les nations autochtones en Amérique ?
Les Français étaient-ils mieux que les Britanniques... Peut-être est-ce dans la subtilité de le faire puisque le résultat fut le même.
Cher Xenafon,
Merci pour vos réponses détaillées ! 🙂
Eu égard au fait que les groupes ethniques des Amérindiens qui se trouvaient sous la tutelle de colons francophones comptent bien plus d'âmes que ceux qui se trouvaient sous celle des anglophones, je ne suis pas du tout certain que le résultat fût vraiment le même... Évidemment, n'étant pas canadien et ne vivant pas comme vous au Canada, ce que je déplore, je n'ai pas la prétention de tout maîtriser à la problématique, loin de là... C'est juste un sentiment personnel motivé par des considérations ethno-linguistiques...
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
j'ai publié une analyse concernant les langues minoritaires qui peut vous intéresser. http://blog-bilinguisme.fr/...-langue-minoritaire/
L'article est associé à l'interview de Sheila McLeod Arnopoulos sur le même site.
Merci beaucoup !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Vous êtes tout excusé car je mets moi aussi bien souvent du temps à répondre...
L'apprentissage de l'espéranto est neutre et respectueux de tous.
Comme expliqué à Cyrilleho et sans vouloir raviver la polémique, je ne trouve vraiment pas que l'espéranto soit neutre et respectueux de tous, eu égard au fait que 75% de son vocabulaire sont issus des langues romanes, sans parler de sa grammaire somme toute largement indo-européenne...
Si cela peut vous intéresser, nous en avons discuté ici :
Considérons un enfant qui a comme langues apprises à la maison le français et le polonais. Sa famille vit en France. Le développement de la langue polonaise risque d'être ralenti et moins favorisé dans le contexte socioculturel, sa maîtrise du polonais sera plus faible. Le contraire serait vrai si la même famille vivait en Pologne à cause du contexte socioculturel.
C'est vrai, mais ce n'est qu'un risque qui n'est pas toujours vérifié. Je connais pas mal de bilingues et même de trilingues qui parlent indifféremment français et leur(s) langue(s) familiale(s).
Dans l'hypothèse où la même famille vit en Grèce, quelle langue l'enfant pourra développer... Naturellement, l'enfant ne fréquentera ni une école française réservée au expat. ni une école internationale. Il fréquentera l'école de proximité.
À la fin de sa scolarité, l'enfant sera trilingue ou quadrilingue. Est-ce qu'il maîtrisera une de ses langues maternelles?
Je pense que les langues pratiquées au sein de sa propre famille sont déterminantes et que bien qu'éduqué dans la langue (ou dans les langues) du pays où il réside, un enfant maîtrisera la plupart les idiomes familiaux à la condition que les parents n'aient pas de barrières et n'hésitent pas à lui parler dans leur(s) langue(s). J'ai évidemment en tête des exemples de familles composées d'un père et d'une mère étrangers qui se sont refusés à parler à leur(s) rejeton(s) dans leur(s) langue(s) ; du reste l'ont-ils pour la plupart amèrement regretté par la suite...
Pour moi, votre expérience bien que valable demeure exceptionnelle.
Sans doute avez-vous raison car quand on y réfléchit, je ne suis certainement pas totalement objectif... Je suis conscient que j'ai eu énormément de chance à ce niveau-là...
En contexte montréalais, Montréal est une ville cosmopolite, il y a beaucoup d'enfants d'immigrants qui conservent leur langue d'origine et qui par la force des choses deviennent assez rapidement trilingues voire quadrilingues. Ils sont souvent le lien entre les parents et la communauté d'origine où l'anglais sera le plus souvent utilisé, favorisé et encouragé. À l'école, le français est la langue de scolarisation. Ils finissent toujours après deux ou trois générations par abandonner leur langue d'origine au profit de la langue la plus socialement et économiquement prestigieuse.
Hélas... On ne devrait pas ramener le fait linguistique à des considérations bassement économiques et je déplore cette réalité que vous dénoncez... 😐
Il y a aussi la situation d'enfant de familles exogames qui parlent deux langues de manière simultanée à la maison. Si ce sont les deux langues nationales, dans le cas du Canada, ce sont l'anglais et le français, l'une d'elle sera moins développée selon le contexte socioculturel. L'anglais sera bien acquis même au Québec. La pression sociale et culturelle est telle que la langue française ainsi que les autres langues sont toujours perdantes au profit de la langue anglaise.
C'est sûrement vrai au Canada, mais pas dans d'autres pays.
Pour qu'un langue vive, elle doit être accompagnée d'une vie culturelle riche et diversifiée. Autrement elle sera utilisée de moins en moins. Cela prend une très forte volonté pour vouloir et pouvoir maintenir sa langue d'origine dans ce genre de contexte.
Entièrement d'accord !
J'ai été déçu de converser avec un Galicien qui me disait regretter que la scolarisation de ses enfants se soit faite en galicien car c'était maintenant un désavantage économique. J'ai été surpris de rencontrer une catalane qui parlait seulement catalan.
Il est regrettable que le galicien soit moins considéré que ne l'est le catalan... Je parle pour ma part catalan et parmi tous les Catalans que je connais, les rares qui ne parlent pas castillan ont largement plus de soixante-dix ans et vivent dans de petits villages, dans des poblets, comme on les appelle là-bas...
J'ai aussi été estomaqué de me faire accueillir en anglais au Louvres. Malgré ma demande et mon insistance, la préposée à l'accueil a poursuivi en anglais! Est-ce cela le bilinguisme... c'est-à-dire l'imposition d'une langue commune comme le hamburger insipide de la restauration rapide?
Je vis à Paris la plupart du temps et ai le même genre d'expérience que vous ! J'ai aussi vécu ce genre de situation en Catalogne (où l'on me parlait en espagnol plutôt qu'en catalan) et en Géorgie !!! Je puis vous assurer que pour un locuteur natif du géorgien, c'est plutôt déstabilisant, pour ne pas dire très irritant...
Bilinguisme additif (Wallace Lambert )
Situation bilingue où l’enfant a pu développer ses deux langues de façon équilibrée et a pu, à partir de son expérience bilingue, bénéficier d’avantages sur le plan de son développement cognitif; cet état se retrouve surtout lorsque les deux langues sont valorisées dans l’entourage socioculturel de l’enfant.
Bilinguisme soustractif (Wallace Lambert )
Situation bilingue où l’enfant a développé sa seconde langue au détriment de son acquis en langue maternelle et qui peut entraîner des désavantages sur le plan du développement cognitif; cet état se retrouve lorsque l’entourage dévalorise la langue maternelle de l’enfant par rapport à une langue dominante, socialement plus prestigieuse.
J'avoue ne jamais avoir entendu parler de Wallace Lambert. C'est apparemment un psychologue et me renseignerai sur ce qu'il a pu rédiger, touchant le domaine linguistique... En tout cas, sans doute me situé-je dans la première catégorie... C'est là encore une chance, j'en témoigne...
Il est possible de s'intégrer à une société tout en conservant sa langue d'origine et sa culture mais cela me paraît tout à fait impossible et contradictoire lorsqu'il y a assimilation.
Je vous l'accorde.
Est-ce qu'en France, le consensus social et accepté de tous, qui n'est pas toujours remis en question, est que le français est la langue commune? Les gens peuvent parler la langue qu'ils veulent dans leur famille mais la communauté et l'école transmettent la langue et les bases d'une culture commune. L'école se chargera comme elle s'est affairée si bien à le faire, à normaliser, à rendre pareil les élèves et à imposer la langue française, cela même au détriment des langues régionales.
Je tombe totalement d'accord avec vous et déplore que l'unité nationale et la francisation hexagonale se soit fait au détriment de langues régionales valeureuses littéralement assassinées, durant la IIIèmeRépublique, notamment... Revers du destin, l'unité nationale française se trouve de nos jours remise en question, preuve que le système républicain à la française est très loin d'être la panacée...
Pensez-vous que si on avait permis aux langues régionales d'être fortes et de rayonner en France que l'unité linguistique aurait été faite?
Non, je ne le pense hélas pas, mais il est des pays comme la Suisse (fédéraliste) et l'Allemagne où l'unité linguistique s'est faite dans le parfait respect des idiomes dits régionaux. Mon père ayant longtemps travaillé à l'étranger, j'ai vécu presque cinq ans de ma vie en Haut-Valais (à Brig) où j'ai eu la chance insigne d'être scolarisé en allemand standard (Schriftdeutsch) et en alémanique valaisan (Wallisertiitsch), et je peux vous affirmer que l'alémanique s'est maintenu de façon spectaculaire et que tous les Alémaniques que je connais sont capables de s'exprimer indifféremment dans leur(s) dialecte(s) et en allemand, voire en français et en italien, nonobstant leur prononciation helvétique que je trouve personnellement charmante lorsqu'ils recourent à la langue de Goethe. 🙂
Allez demander cela aux Cadiens de la Louisiane qui de manière systématique se faisaient battre pour avoir parler français à l'école ou aux Fransaskois et autres franco-canadiens (Québécois inclus) qui se faisaient apostropher lorsqu'ils utilisaient le français et se faisaient répondre : english please! ou speak white...
Je me trouvais à Lafayette voici quelques années (en 2008, je crois) pour le travail et ai assisté à ce genre de scène dans un bureau de poste... Une vieille dame s'est vue morigéner fermement par un morveux d'à peine vingt ans pour avoir eu l'audace de lui parler cajun (cadien, si vous préférez)... Je trouve cela honteux et déplore là encore les dégâts imputables au rouleau compresseur anglophone... 😐
L'assimilation culturelle, ce qui inclus la langue, est une forme d'acculturation, au cours de laquelle un individu ou un groupe abandonne totalement sa culture d'origine pour adopter les valeurs d'un nouveau groupe. Celle-ci n'est qu'une des phases possibles de l'acculturation et, si elle se réalise, elle n'en sera que la phase terminale.... elle, peut faire l'objet d'un programme social structuré lorsqu'associé à un projet de société. (http://fr.wikipedia.org/...ia:Accueil_principal)
J'espère de tout mon cœur que les Canadiens francophones sauront maintenir le français dans leurs foyers et prie pour que le lent déclin du cajun (et des dialectes francophones du Canada) soit enfin enrayé...
Merci pour vos réponses brillantes !
Je ne fais plus de traductions, et surtout pas pour de vulgaires tatouages, qu'ils soient ou non tibétains...
Il y a actuellement sur le site de la Société Radio-Canada (www.src.ca) un reportage qui s'intitule " Le français, do I still care? " Tous ces jeunes sont bilingues. Bilingues dans le sens qu'ils parlent la L2 depuis leur enfance.
Si ce reportage n'est plus mis en évidence au moment que vous irez le voir...
Vous devrez probablement sélectionner l'onglet régional puis un deuxième onglet
Manitoba.
Il y a déjà un reportage disponible qui a été réalisé il y a une dizaine d'année. Le second sera en direct ce mercredi 20 mars avec les mêmes personnes.. dix ans plus tard.
Espéranto-France communique depuis de nombreuses années avec le slogan "La langue équitable" car elle est celle qui est la plus neutre, car il n'existe pas d'indigènes de l'espéranto qui grandiraient dans un village où on ne parle que cela et qui auraient la légitimité dans cette langue. Cette qualité est indépendante du fait que les racines sont issues des langues romanes ET germaniques, comme l'anglais. (Ce trait est commun avec l'anglais d'ailleurs et je suis toujours étonné de voir tant d'occidentaux plaider la cause asiatique contre l'espéranto pour conclure qu'ils n'ont qu'à parler anglais. Je ne vois pas où est le cadeau :-))
Trèves de polémiques, si l'association ne communique pas sur "langue égalitaire", c'est parce qu'on ne peut pas atteindre l'égalité absolue en construisant une langue à partir de rien, car tout serait alors à réapprendre. En faisant des choix, on crée des inégalités.
(Dans la série de films Esperanto estas, on peut trouver des témoignages d'asiatiques).
Offrez le monde à vos enfants grâce à www.enfant-bilingue.com
Quelqu'un pourrait-il m'indiquer un dictionnaire "en ligne" français-turc de qualité? Et si il existe aussi une bonne méthode pour apprendre cette langue,…
J'aimerais savoir si vous connaissez des écoles où je pourrais apprendre l'espagnol en ligne, avec un professeur. Je prépare un voyage et je voudrais bien…
Pour ceux que cela interesse, j'ai trouvé tout récemment ce site de cours d'arabe en ligne: selva.univ-paris1.fr... je pense que le pré requis pour pouvoir…
les autorités thai on inscrit qqch sur mon passeport apres avoir annulé mon visa Je demande votre aide pour pouvoir m'aider a trouver une solution pour…
Qui parle le serbe aout 2005: mon 4x4 est tombe en panne a belgrade le garagiste m a fourni une facture redige en serbe, evidemment celle ci fait 7 lignes…
"I created the African Languages Universe for a proud, playful, and accessible reclaiming of our languages in homes and imaginations, from ages 7 to 77" (Diaddou Cissé, founder of Univers des Langues Africaines)
A bridge between generations, continents, and languages
Since its beginnings, Univers des Langues Africaines, an independent publishing house, has had a simple yet powerful dream: to bring African languages to life in homes, schools, games, and everyday conversations. This dream grows with every word passed on, every language rediscovered, every child who speaks their first words in Soninke, Lingala, Bambara, Wolof, Pulaar...
Today, Univers des Langues Africaines has become:
an educational, accessible, and multilingual publishing house,
a brand committed to intergenerational transmission,
a lively, playful, and reality-connected learning space.
Children of the African diaspora, regardless of their level in Soninke, Wolof, Bambara, Lingala..., all face the same issue: the lack of books in their heritage languages tailored to them. Univers des Langues Africaines was born to fill this gap by offering simple and fun books and supporting them in learning African languages. Whether you're a minor, an adult beginner, a parent wanting to pass on their language to their child, or an African language enthusiast, Univers des Langues Africaines has a program suited to your needs!
At Univers des Langues Africaines, we offer:
conversation manuals or guides (Bambara, Lingala, Soninke, Wolof, Pulaar...); the books consist of lessons accessible to everyone, with exercises, reviews, and audio to easily speak the language.
games for children; tools adapted for kids to gently discover African languages.
online language courses, tailored for adults and children, interactive and immersive; they allow you to master an African language while discovering its cultural richness.
In short: manuals, games, and online courses—everything you need to learn (or relearn) an African language, at any age and at your own pace.
LAfrican languages deserve more than just a memory: they deserve to be lived, spoken, and loved.
A real gem for those who want to connect with their roots or discover an African language. The explanations are simple, and I really appreciated the cultural examples included in the book. Highly recommended. (Fatoumata T)
Manual: "Bambara in 30 Days"
Bambara in 30 Days is a manual and conversation guide specifically designed to help learners communicate in many everyday situations. This educational tool is aimed at anyone wanting to learn Bambara (bamanankan), regardless of their level: from beginners to advanced speakers looking to improve.
Several themes are covered: greetings, how to introduce yourself and apologize, family, numbers from 1 to 100, meals, emotions, transportation, currency, shopping, parts of the human body, days of the week, how to ask a question, how to ask for the price or age, how to count money, other types of questions, colors, traveling, blessing formulas for Muslim holidays: e.g., Tabaski (seliba) or Korité (selifiitinin or selidennin), and family events: e.g., birth (bangeli), marriage (furu), death (saya or fatuli)... ultimately, tools needed to communicate in many everyday situations.
The lessons (kalansen) are organized by theme, ranging from the alphabet to common expressions. All lessons include corrections (jaabi) to reinforce learning and correct mistakes. They cover various topics like greetings, numbers, family, etc. (see above) and are designed to be progressive, allowing for skill development. Each lesson is accompanied by practical exercises to apply the knowledge. After every set of 5 lessons, there’s a review (seginkanni) to consolidate what’s been learned.
In summary, the manual consists of...
30 lessons with 6 reviews
Over 50 audio files available online
Over 100 exercises (baarakɛ) with answer keys
A small vocabulary section in each lesson
Blank "notes" page at the end of every lesson
The audio files help facilitate learning. They are accessible via a specific link that should only be used by the manual’s purchaser.
African languages, like Bambara, play a crucial role in the culture and identity of African peoples. Learning them helps preserve traditions and local knowledge. Bambara is the most widely spoken language in Mali and a key lingua franca for communication in West Africa. It’s rich in idiomatic expressions and proverbs, reflecting the wisdom and culture of the Manding peoples. Moreover, it’s taught in schools and used in local media (to learn more, see here). In general, linguistic diversity in Africa is immense, with thousands of languages spoken across the continent.
Hi everyone,
I’m thinking about going on a language trip in the next few months and I’m wondering how to prepare well before leaving.
I feel like going without at least some basics can be frustrating at first, especially for speaking.
So, I have a few questions:
Have any of you prepared for your trip with a specific course or method?
What helped you the most before leaving (classes, online platforms, exchanges, partial immersion, etc.)?
Has anyone used Clic Campus or a similar platform to prepare for a stay abroad? If so, did it help once you were there?
I’m mainly looking for real feedback, not marketing 😊
Thanks in advance for your thoughts and experiences!
Salut,
voila je vais partir tout seul en passant par la Chine je voudrais y rester un bon bout de temps (environ un an, vous croyez que ca serait suffisant pour baragouiner un peu la langue????) .
Je voudrais donc savoir s'il y a un site internet, ou si qlq1 peut m'aider en live, qui donne les bases de la langue :
pour comprendre l'alphabet et les signes.
pour comprendre comment se forme une phrase.
enfin voila quoi juste des bases "toutes bête"
Merci pour votre aide ^o^
PS: mon but sera de parler un tout petit peu pas d'écrir ni rien, mais quand même de pouvoir lire un minimum aussi...
Hi everyone!
I’m Tina, and I’ve organized French group trips to China for over 10 years. Over the years, I’ve noticed that the language barrier is the biggest stress for travelers—especially when ordering food, asking for directions, or negotiating in markets!
Today, I want to share 5 essential Chinese phrases I’ve taught my travelers—they’re simple, easy to pronounce, and work in 90% of travel situations:
你好 (Nǐ hǎo) = Hello → Polite and useful with everyone (locals, drivers, vendors).
谢谢 (Xiè xie) = Thank you → Chinese people really appreciate this politeness—it makes communication smoother.
多少钱 (Duō shǎo qián) = How much does it cost → Essential for local markets or small shops (menus in French are rare!).
请问,地铁站在哪? (Qǐng wèn, dì tiě zhàn zài nǎ lǐ?) = Excuse me, where is the subway station? → Swap “subway station” for “hotel” or “restaurant”—it works!
我要这个 (Wǒ yào zhè ge) = I want this → Point at the item and say this phrase—no more misunderstandings!
Bonus tip: Pinyin (the Chinese phonetic alphabet) is super helpful for reading street signs or menus. For example, “Nǐ hǎo” is pronounced “Nee how”—easy to remember!
If you’re planning a trip to China and want more practical phrases or pronunciation tips (to avoid embarrassing mistakes), feel free to send me a private message. I’ve put together a little traveler-friendly guide that I’m happy to share with anyone who wants to prepare stress-free.
Don’t hesitate to ask your questions in the comments either—if you’re unsure about a specific communication situation (e.g., in a temple, at the train station), I’d be happy to help!
Happy planning for your trip to China—it’s going to be amazing!
Hi everyone, and thanks in advance for your help! I know this forum is really great, and I feel a bit awkward posting this request... I speak a little Polish, but not that well, especially when it comes to slang or colloquial speech... Someone said to me the other day: "kurwa ty kurwa". Of course, I know what the word "kurwa" means, but when someone is really angry, I’m not sure how to interpret this phrase. Could you please help me by giving the French equivalent? I’m really sorry for this somewhat unusual request, but it’s very important to me. Thanks!
Hi everyone, my partner is Malian and I’d love to be able to say sweet things to him in Bambara, as well as learn some polite phrases. Thanks for your help! 😊
Here are a few examples:
I love you
My love
My heart
My life
You’re the man of my life
I care about you
I want to live with you
Kiss me
I miss you
Thank you
Please
Hello
See you soon
Je vais partir en octobre pour 1 mois en Géorgie. Je suis actuellement à le recherche d'un assimil de Géorgien, or il semble qu'il ne soit plus édité. J'ai fouillé un peu le net mais pas moyen d'en trouver un d'occasion. Mes questions sont donc :
- Savez-vous si je peux en trouver un d'occasion quelque part ?
- Connaissez-vous un équivalent sympa à l'assimil pour le Géorgien ?
C'est juste histoire d'avoir quelques légères bases, pouvoir lire quelques panneaux etc, parce que parlant uniquement anglais et français ça risque d'être parfois un peu short je pense.
Hi there! I’m currently working on a project and came across a text that seems to be in Khmer. Would anyone know how to translate it or at least point out the main themes/info it contains? There are a lot of "garbage" characters in it. Thanks!
Dans une méthode pour apprendre le Hindi, j'ai vu la phrase suivante :
aap dopahar ko khana kitné bajé khati hain ?
Mais je voulais savoir si la phrase suivante était correcte aussi : aap dopahar ko kitné bajé khana khati hain ?
Si la deuxième phrase n'est pas correcte, pouvez-vous m'expliquer pourquoi ?
J'ai un niveau intermédiaire en Birman, voici les ressources que j'utilise.
Premièrement: apprenez l'écriture dès le début. Ce n'est pas comme le Chinois avec un système standardisé en caractères latins (le pinyin). L'alphabet birman n'est vraiment pas si compliqué que cela à apprendre. J'ai trouvé qu'apprendre lettre par lettre n'est pas très motivant, personnellement j'ai préféré apprendre l'écriture et la prononciation de plusieurs mots simples.
Les lieux géographiques peuvent être bien, car on a déjà une idée de la prononciation. Google traduction est truffée de fautes en Birman, donc allez plutôt sur la page Wikipédia au sujet d'un lieu en Birmanie pour trouver sa traduction en Birman. Par exemple:
Yangon Burmese: ရန်ကုန်
Mandalay Burmese: မန္တလေး
Si vous préférez apprendre l'écriture de manière plus académique, cette chaîne Youtube explique caractère par caractère.
https://www.youtube.com/c/MyanmarBurmeseLanguageCherry/videos
Elle est aussi bien pour apprendre les expressions de base (et même assez avancées).
Une fois que vous avez un niveau minimum, cette chaîne est aussi très bien (mais je vous déconseille les vidéos Beginning Burmese, ou le professeur utilise des caractères latins pour écrire les mots birmans.
https://www.youtube.com/user/kennethwongsanfran
J'écris sur ce forum afin de sollisiter l'aide de quelqu'un qui parle l'hindi en effet, j'aimerai me faire tatouer en hindi. J'ai essayer de traduire ma phrase seule mais c'est assez compliqué 😛, il y a beaucoup de traduction différente ! voila la phrase :
--> " Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau "
J'ai trouvé cette traduction là : जिस दिन कोई आपसे प्यार करता है वह बहुत धूप है
Est-ce exact ?
Nin kèra npogotiginin dò de ye. Cè dò bòra a nò fè furu la. A ma sòn, nka a somògòw bèè sònna. Cè ko ale y'a nyini a fa n'a ba fè, ko a bè taa n'a ye yòrò la min b'a to a bè sò furu ma.
Cè taara dennin nò fè u ka so, ka taa n'a ye kòba dò kònò. U selen kòda la, a y'i kanto dennin ma :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
A ma sòn ka cènin tògò fò.
A donna n'a ye fo kunberekuru la, a seginna ka dònkili nin da :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
Dennin ma sòn ka cènin tògò fò.
U donna ji la fo u disi la. A ko dennin ma :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
hmm hmm
n bolo bila hmm
hmm hmm
n bolo bila hmm
O y'a sama o la fo u kan na, a ko a ma ka a fò ko Bwatu :
Ee Koyan !
i t'a fò ko Bwatu ?
ee Bwatu !
n bolo bila Bwatu
ee Bwatu !
n bolo bila Bwatu
O kèlen, a y'a labò ji la. Ka a ta o don na, fo ka a bila bi la, u ma sòn furusa ma.
Koyan et Boitou
C'est l'histoire d'une jeune fille qui s'appelait Koyan. Un garçon qui s'appelait Boitou voulait l'épouser, mais elle ne voulait pas. Les parents de Koyan voulaient bien du mariage mais elle ne voulait pas. Alors, le garçon se dit : puisque le père et la mère de Koyan sont consentants, je vais me rendre dans un endroit où la jeune fille finira bien par consentir à son tour.
Il alla chercher la petite chez ses parents, et l'emmena jusqu'au bord d'un marigot. Quand ils furent à côté de l'eau, le garçon lui dit :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
Elle n'accepta pas de dire son nom. Alors, il entra dans l'eau avec elle, la tenant par la main. Quand ils eurent de l'eau jusqu'au genou, il reprit sa chanson :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
La jeune fille n'accepta pas de dire son nom. Il avança dans l'eau avec elle, jusqu'à ce que l'eau leur arrive à la poitrine, et reprit sa chanson :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit :
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
aïe aïe aïe !
lâche donc ma main !
Alors, il la tira encore jusqu'à ce que l'eau leur arrive au cou, et de nouveau lui demanda de prononcer son nom :
ah ! Koyan
appelle-moi donc Boitou !
Et la jeune fille répondit alors :
ah ! Boitou !
lâche donc ma main, Boitou !
ah ! Boitou !
lâche donc ma main, Boitou !
Alors, il la laissa sortir de l'eau. Et de ce jour à aujourd'hui, ils sont très heureux ensemble.
Nin kèra cènin dò ye. Tuma o tuma n'ale tun bòra, ale ni nyèji de tun bè segin so. Dugu cèmisènninw tun b'a gosi tuma bèè. Ale n'a filan o filan tun mana syèn ta, o tun b'a bin. A laban na, bòli yèrè tun negebòr'a la. Don dò la, a fa y'a wele ka kum'a fè. A y'i kanto a denkè ma : "N'i ni mògò dò bèna syèn ta, n'aw ye nyògòn minè dòrò, i bè nin kilisi fò : 'Du'. I man'o fò dòròn, i b'i kèlènyògòn bin." Denkè ko ko baasi tè. O dugujè, cènin bòra. A ni kamalennin dò ye nyògòn kunbèn. O y'a dakòròbò. U y'u kè nyògòn kan o yòrò bèè la. U ye kèlè daminè dòròn, cènin ko : "du". A y'o kamalennin bin, k'a gosi. Kabi o don, mògò si ma s'a la bilen. Sisan, dugumògò bèè tun bè siran cènin nyè. A yadara ka yada. A tun b'a fò tuma bèè ani yòrò bèè ko fanga b'ale la ka tèmèn dugumògò bèè kan. Don dò la, a y'a nyin'a fa fè k'u ka syèn ta, walasa a ka dò olu mògò fila cè, jònni kelen fanga ka bon ni tò kelen ta ye. Fa yèlètò y'i kanto a denkè ma : "N'i ko ten, n sònna." U ye syènta daminè, cènin ko : "du", a fa ko : "dudadu." O yòrò bèè la, a y'a denkè tòn da dugu ma. O kò, a y'i kanto cènin ma : "N den, n bèna kuma min f'i ye, i k'o to i kònò : dò bè du dòn, nka o tè dudadu dòn."
Cènin maloyalen y'a kun biri, ka yafa nyin'a fa fè. Kab'o don bòr'a la, a m'a ka malobaliya las'a fa ma tugun.
La formule magique "Dou et doudadou"
Il était une fois un garçon. Chaque fois qu'il sortait, il retournait en larmes à la maison. Les jeunes garçons du village le frappaient tout le temps. Chaque fois qu'il luttait avec un garçon de son âge, celui-ci le terrassait. A la fin, il n'avait même plus envie de sortir. Un jour, son père l'appela et lui parla. Il dit à son fils : "Si tu dois lutter avec quelqu'un, prononce, aussitôt que vous vous empoignez, cette formule magique : 'dou' ! Une fois que tu l'auras dit, tu terrasseras ton adversaire." Le fils acquiesça. Le lendemain, le garçon sortit. Il recontra un jeune homme. Celui-ci le provoqua. Ils se jettèrent tout de suite l'un sur l'autre. Dès qu'ils commencèrent à se battre, le garçon exprima : "dou". Il terrassa ce jeune homme et le frappa. Depuis ce jour plus personne ne l'a vaincu. Maintenant, tous les habitants du village avaient peur du garçon. Il devint de plus en plus arrogant. Il disait à tout moment et en tout lieu qu'il était le plus fort du village. Un jour, il demanda à son père de lutter avec lui, afin qu'on sache lequel des deux était le plus fort. Tout en riant, le père s'adressa à son fils : "S'il en est ainsi, je suis d'accord." Ils commencèrent à lutter, le garçon articula : "dou", son père prononça : "doudadou." Et sur le champ, il envoya son fils à terre. Ensuite, il confia au garçon : "Mon fils, retiens bien ce que je vais te dire : quelqu'un peut savoir dou mais pas doudadou."
Gêné, le garçon baissa la tête et présenta ses excuses à son père. Depuis ce jour, il ne fut plus irrespectueux envers son père.
Nsiirin ! N y'a ta k'a da kunatòkè dò de la. Banaba tun y'a bolonkòni n'a sennkòni bèè nyimi fo k'a ban u la. Foyi tun tè cè in bolo, wa a tun tè se ka fosi k'a yèrè ye tugun. Su fara tile kan, a tun b'i makasi a ka dinyènatigè kan. Don dò la, bòn dò tèmèntò ye kunatòkè kasikan mèn. A jiginna, k'i sigi kasibagatò kèrèfè, ka kum'a fè. Kònòba y'a dòn minkè ko kuna juguman de tun bè cè la, o makari donn'a la. A y'a fò cè ye k'a k'i mantò, k'ale bèn'a dèmè. Kunatòkè y'i kanto bòn ma ko n'o sera k'ale dèmè, o bè diya ale ye kosèbè. Bòn ye kilisi dò fò, kunatòkè kènèyara o yòrònin kelen na ten. A kèra iko banaba tun ma deli k'a minè abada. A nisòndiyalen tora k'a bolonkòniw n'a sennkòniw filè. A y'u lajè o k'u lajè. O kò, a ye barika da bòn ye. Kònòba ma dan cè kènèyali dòròn ma, a tilala ka sanu caman d'a ma, k'a kè faamaba ye. Nka, sanni bòn k'i pan, a y'a kiliw kalifa cè la. A ko ko cè k'i jija foyi juguman kan'ale kiliw sòrò. Cè ye layidu ta kònòba ye, k'a b'i janto kili ninnu na konyuman, ko fosi tèna s'u ma. O kò, bòn y'i sara cè la, k'i pan ka taa. Denkè kelen tun bè cè bolo. O cènin tun ye myètònin de ye. Don dò la, ale ye kònòba kiliw ye. Kabini bilakoronin nyè dara bòn kiliw kan, a ka myè wulila. A taara kasi a fa da la, k'o ka kònòba kili kelen d'ale ma. Fa y'i miiri bòn ka kuma na, a ma sòn ka kili di cènin ma. Nka, bilakoronin tun tè sègèn, a tun tè nyinè. A y'a fa tòòrò, k'a tòòrò, fo o kun tun bèna wuli. A laban na, walasa a ka se k'a yèrè sòrò, cè ye kili kelen ta k'o di cènin ma. Nka, a denkè tun ye mògò ye, min tun tè wasa. Don o don sa, a tun bè t'a fa deli, o fana tun bè kili kelen ta k'o d'a ma. U tor'o la fo bòn kili bèè banna. Don dò la, kònòba nan'a kiliw nò fè. Cè y'i kanto bòn ma k'ale denkè ye kili olu bèè dun kaban. Bòn dusu kasilen ko ko cè y'ale ka wale nyuman sara ni juguman ye. A ye kilisi dò fò. Cè seginna kunatòya la, wa a ka nafolo bèè fana tununna.
Kunatòkè ka nin sen faantanya juguyara yèrè ka tèmèn fòlòta kan.
Fitiriwaleya man nyi. N ye nsiirin in ta yòrò min na, n y'a bila yen.
Le lépreux et l'aigle
Conte ! Il était une fois un lépreux. La lèpre avait entièrement rongé tous ses doigts et orteils. Cet homme n'avait rien et ne pouvait plus rien faire pour lui-même. Jour et nuit, il se plaignait de son sort. Un jour, un aigle qui passait entendit les pleurs du lépreux. Il descendit, se posa près de l'homme qui pleurait et lui parla. Lorsque le grand oiseau apprit que l'homme souffrait d'une grave lèpre, il eut pitié de lui. Il pria l'homme de se taire, et lui fit part qu'il allait l'aider. Le lépreux dit à l'aigle qu'il serait très content si ce dernier parvenait à le guérir. L'aigle prononça une formule magique, et le lépreux fut guéri sur le champ. C'etait comme s'il n'avait jamais été atteint de lèpre. Content, il resta en train de regarder ses doigts et ses orteils. Ils les admira pendant très longtemps. Puis, il remercia l'aigle. Le grand oiseau ne se limita pas à guérir l'homme, il lui donna ensuite beaucoup d'or, le rendant très riche. Mais avant que l'aigle ne s'envolât, il confia ses œufs à l'homme. Il demanda à l'homme de veiller à ce qu'il n'arrive rien de mal à ses œufs. L'homme promit au grand oiseau qu'il allait bien s'occuper de ces œufs, et que rien ne leur arriverait. Ensuite, l'aigle prit congé de l'homme et s'envola. L'homme avait un fils. Ce garçon était un petit gourmet. Un jour, il vit les oeufs du grand oiseau. Dès que le regard du petit incirconcis se posa sur les œufs de l'aigle, son envie s'éveilla. Il alla pleurer auprès de son père afin que ce dernier lui donnât un œuf du grand oiseau. Le père pensa aux paroles de l'aigle et refusa de donner l'œuf au garçon. Mais le petit incirconcis était très tenace. Il harcela tellement son père que ce dernier faillit perdre la tête. Finalement, pour retrouver sa quiétude, l'homme prit un œuf et le donna au garçon. Mais son fils était une personne insatiable. Ainsi, il partait chaque jour quémander un œuf à son père, ce dernier aussi en prenait un et le lui donnait. Ils firent ainsi jusqu'à finir tous les œufs de l'aigle. Un jour, le grand oiseau vint réclamer ses œufs. L'homme annonça à l'aigle que son fils avait déjà mangé tous les œufs. L'aigle malheureux affirma que l'homme avait payé sa bonne action par une mauvaise. Il prononça une formule magique. L'homme redevint lépreux, et toutes ses richesses aussi disparurent. Le lépreux était maintenant devenu plus pauvre qu'avant. L'ingratitude n'est pas une bonne chose. Je laisse ce conte là où je l'ai pris.
N y'a da dugumasa la. A tun ye muso furu. Ni ka ka musonin ncinin nyini. Musonin ncinin nalen minkè, musokòròba ko ko o tè kun ale la. O taara ka taa baara kè moriw fè ni ka musonin ncinin nyènyini k'o kè suruku ye. Ni ka taa kungo fè. O mana kè, o ta den ye, ni ka a fò o ye ko fa wulila a ba la. N'a taara kungo fè, ayiwa, ni su kora, ba nin bè na so kòfè, ka n'i jò a den ma :
Arabajèkè bè sunògò wa ?
a b'a fò ayi n tè sunògò
tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ?
dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ?
sinè ye n kè suruku ye
sinamuso jugu ye n kè suruku ye
awoyi !
A bè taa kungo fè. Ayiwa, k'o gan, k'o gan.
Musokòrònin, o nana ni ka a sidòn. O taara ni ka taa a fò dugumasa ye:
– Ko dugumasa, ko denmisènninw ba, ko a ma fò ko fa wulilen b'a la, ko fa wulilen t'a la dè, ko sinamuso ye ka baara k'a la, ko ni ka a yèlèma ka kè suruku ye.
– Ko haan ?
– Ko awò.
– Ayiwa, ko baasi tè !
Kabini o kèra, dugumasa yèlènna soba la. Ka marifa sòsò. Ni ka yèlèn soba la ni k'i da. O yèlènna so bala, suruku nana tila, a nana.
Arabajèkè bè sunògò wa ?
a b'a fò ayi n tè sunògò
tiga bè bondon na i y'o di i dògònin ma ?
dègè bè baranin na i y'o di i dògònin ma ?
sinè ye n kè suruku ye
sinamuso jugu ye n kè suruku ye
awoyi !
Ko a bè i kòdon, nin y'i cun ka bò soba bala ni ka a minè. Ni ka taa a jira sinamuso la. A ko :
– E nò tè nin ye wa ? E ka baara tè nin ye wa ?
A ye mugu k'a la kaan ! Ni ka a faga. Kabini o kèra, a y'a faga yòrò min na, kabini o kèra, muso seginna a ka mògòya la, ka bò surukuya la.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min na, n y'o bila yen.
La méchante coépouse
Il était une fois un roi. Il avait une première femme, il vint à en épouser une seconde. Lorsqu'arriva cette deuxième femme, la première ne put le supporter, et s'en alla trouver les marabouts. Ceux-ci par leurs maléfices, finirent par transformer la jeune femme en hyène; et celle-ci partit dans la brousse, et la marâtre dit à l'aînée que sa mère était devenue folle.
Cependant, à la nuit tombée, la mère venait derrière les maisons, et parlait avec sa fille :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ?
non, non, je ne dors pas !
il y a des arachides dans le grenier
en as-tu donné à ton petit frère ?
il y a de la crème dans la petite gourde
en as-tu donné à ton petit frère ?
ma coépouse m'a transformée en hyène
ma méchante coépouse m'a transformé en hyène
oh la la !
Puis elle retournait dans la brousse. Cela dura longtemps, longtemps. Cependant une petite vieille finit par s'apercevoir du manège, et s'en alla trouver le roi :
– Roi, lui dit-elle, on dit que la mère de tes enfants est devenue folle; mais elle n'est pas devenue folle du tout, c'est sa coépouse qui a fait contre elle des maléfices et l'a transformée en hyène.
– Quoi ?
– Parfaitement !
Alors le roi chargea son fusil ; il monta sur le toit d'une grande maison, et attendit. A la nuit tombée, l'hyène arriva :
Arabadièkè, ma fille, dors-tu ?
non, non, je ne dors pas !
il y a des arachides dans le grenier
en as-tu donné à ton petit frère ?
il y a de la crème dans la petite gourde
en as-tu donné à ton petit frère ?
ma coépouse m'a transformée en hyène
ma méchante coépouse m'a transformé en hyène
oh la la !
Quand elle voulut s'en aller, le roi sauta du toit de la maison et l'attrapa. Il s'en alla la montrer à sa première femme.
– N'est-ce pas toi, lui dit-il, qui est responsable de cela ? N'est-ce pas le résultat de tes maléfices ?
Alors, il déchargea sur elle son fusil et la tua. Et au moment même où il tua la marâtre, l'hyène perdit sa forme animale et redevint la jeune femme qu'elle était auparavant.
Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
N y'a da kamalen dò la, ani sungurunnin dò. U ye nyògòn kanu kosèbè ! U diyara nyògòn ye, fo ka se Ala y'a kè kamalennin, a ba nana bana. Ba nin, a tè se ka foyi kelen kè a yèrè ye. Ayiwa, sungurunnin, o de bè dumuni tigè ka a d'a ma, tuma bèè. O b'a balo.
Ala y'a kè sungurunnin ye dumuni tigè ka a don ba nin da, a bolo donnen a da, Ala y'a kè ba nin sara ka a nyin fèrèlen to sungurunnin tègè la.
Dòw ko dennin tègè ka kan ka tigè, dòw ko ba nin da ka kan ka fara. Ayiwa, ni min ka kan ka kè o la, a y'o fò !
La main coincée
C'était l'histoire d'un jeune homme et d'une jeune fille. Ils se marièrent, ils s'aimaient beaucoup, ils étaient très bien ensemble. Dieu fit que la mère du garçon tomba malade, et qu'elle devint complètement dépendante des autres. C'est la jeune femme qui lui donnait à manger, chaque jour, c'est elle qui la nourrissait.
Dieu fit qu'un jour où elle lui donnait à manger, et alors que sa main était dans la bouche de sa belle-mère, celle-ci mourut, emprisonnant la main de sa belle-fille entre ses dents.
Alors, certains dirent qu'il fallait couper la main de la vivante, d'autres qu'il fallait déchirer la bouche de la morte.
Et vous, que pensez-vous qu'il faille faire dans une pareille situation ?
N y'a da muso nin na. A n'a cè. Ala ma dòwèrè d'a ma dennin kelen kò. Ayiwa, o dennin kelen, min dira a ma, fa nana sa, o nana sa minkè, ba yèrè nana ka na bana. O banana, ayiwa, o kèlen na, o y'a fò ntugannin ye. A ko :
– Ne bèna sa, a ko n ye n den kalifa i ma, Ala kama, a kira kama, i k'i hakili to n den la. A ko anw bèè satò ye nin ye.
Kabini o kèra, ba yèrè nana sa. A nana sa minkè ni ka a tò to den kelen ye, ayiwa, ntugannin mana taa kungo la, a bè taa nyò sogin ka a ncòki fa, a bè na :
Dennin dennin yo dennin
na ni kunannin ye dennin
n ka nyò dò k'i kun dennin
i fa bè sa don min dennin
i fa y'i kalifa n ma dennin
i ba bè sa don min dennin
i ba y'i kalifa n ma dennin
na ni kunannin ye dennin
n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, a bè na ni kunan ye. Den bè nyò tobi k'o dun. Dugumasa, u taara ka taa o fò o ye, u taara ka taa a fò dugumasa ye ko dennin ba sara, a fa sara, ko ntugannin de ye a ba ye. Kabini o kèra, o ko baasi tè. Ntugannin nana :
Dennin dennin yo dennin
na ni kunannin ye dennin
n ka nyò dò k'i kun dennin
i fa bè sa don min dennin
i fa y'i kalifa n ma dennin
i ba bè sa don min dennin
i ba y'i kalifa n ma dennin
na ni kunannin ye dennin
n bè nyò dò k'i kun dennin
Kabini o kèra, u ye mugu ci ntugannin na ni ka ntugannin faga. Kabini o kèra, dugumasa ye den sigi a kun, o kèra dugumasa muso ye.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'o bila yen.
La tourterelle
Il était une fois une femme et son mari, à qui Dieu n'avait accordé qu'un seul enfant, une petite fille. Le père de la petite vint à mourir, et sa mère tomba gravement malade. Lorsqu'elle fut très mal, la mère s'en alla trouver une tourterelle et lui dit :
– Je vais mourir, je te confie mon enfant, au nom de Dieu et de son prophète, prends bien soin d'elle !
Peu de temps après, la mère mourut, laissant seule cette petite fille. Alors, lorsque la tourterelle s'envolait du village, elle partait picorer du mil dans les champs, en remplissait son jabot et revenait en chantant :
petite fille, ô petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
quant ton père mourut, petite
il t'a confiée à moi, petite
quand ta mère mourut, petite
elle t'a confiée à moi, petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
Alors, l'enfant venait avec son plat, elle le remplissait, puis elle partait faire cuire ce mil et le mangeait.
Le temps passa. On finit par aller raconter au roi que le père de la jeune fille était mort, que la mère de la jeune fille était morte, et que c'était la tourterelle qui lui serviat de mère. Alors le roi dit :
– C'est bien !
Et quand la tourterelle vint chanter :
petite fille, ô petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
quant ton père mourut, petite
il t'a confiée à moi, petite
quand ta mère mourut, petite
elle t'a confiée à moi, petite
apporte-moi ton plat, petite
que je te donne du mil, petite
les gens prirent des fusils, tirèrent sur la tourterelle et la tuèrent. Alors le roi prit la jeune fille chez lui, et en fit son épouse.
Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
Nin ye terima fila ye. O terima fila, dò ye tigaforo sènè, dò ye sanyòforo sènè. Sanyò nana nyè, ka tiga nyè. Ayiwa don dò, u ko u bè taa bò u ka foro la, wula fè. U taara. U taalen se foro la, tigaforotigi donna a ka tigaforo la, sanyòforotigi taara nyè fè, ale taara i jò a ka forocamancè rò k'i jò :
– Òo ! Tinyè na, ne ka sanyò nyèna nyinan !
Sanyò sinna k'i jò, ko :
– E fòrò basannen, san tòw la, e bè anw dan, anw tè nyè wa ?
A y'i kun biri ka a ka wulu filè. Wulu ko :
– Hmm ! I bè ne filè, ne de y'a fò wa ?
A ye jele bò a kan na k'a bè wulu kun ci, jele ko :
– I kana to i ka n tòn ci dè !
A b'i cè nyòfura fè. Ntugan b'a fò :
– I sen kana da an kan dè ! I sen kana da an kan dè !
Cè tora o panpan na ten dòròn, ka bò foro la, ayiwa ale bèna tèmè tuma min, ale y'a sòrò a terikè bè bokè la. O ko :
– Hè ! Hè ! Hè ! Cè na yan, na yan, na yan !
A bolila ka se o ma, a ko :
– Cè, e dun bolikun ?
– Èe ! n cè, n taara n ka foro la, ne ko ne ka foro nyèna, ne ka foronyò ko ne fòrò basannen, ko san tòw la ne b'u dan ko yali u tè nyè wa ? Ko ne ye n ka wulu filè, wulu ko ne bè ale filè mun na ? K'ale de y'a fò wa ? Ne ko n b'o kun ci o, ne ka jele ko ne kana to n ka ale tòn ci. Ne bè boli la, nyòfura bè ka a fò i kana tu n na dè !
Cè ko :
– Hè ! Hè ! Bataraden, o ye e bolikun bèè ye wa ?
Bo ko :
– K'e bataraden, ni ne y'a fò e ma, i bè sigi wa ? Coyi ! Botigi wulila, botigi ju lankolon taara don o ka so.
N y'a sòrò yòrò min, n taara o bila yen.
Deux amis
Il était une fois deux amis. L'un cultivait un champ d'arachides, l'autre un champ de petit mil. Le petit mil vint à mûrir, l'arachide aussi, les deux amis décidèrent donc d'aller, une après-midi, voir leurs cultures. Celui qui avait fait des arachides entra dans son champ, l'autre partit plus loin voir son petit mil. Arrivé au beau milieu de son champ, ce dernier s'étonna :
– Ah, vaiment, cette année, mon petit mil a bien donné !
Alors du tac au tac le petit mil se dressa et lui répliqua sèchement :
– Espèce de couillon, est-ce que les autres années, lorsque tu nous sèmes, nous ne poussons pas ?
Interloqué, l'homme baissa la tête et ne vit que son chien, celui-ci lui dit alors :
– Ne me regarde pas comme cela, est-ce moi qui t'ai parlé ?
L'homme alors souleva sa hache pour assommer son chien, mais la hache l'apostropha :
– Eh toi, ne va pas me briser la nuque !
Alors, l'homme détala, il se mit à courir, à courir entre les tiges qui lui criaient :
– Mais ne nous bouscule pas, ne nous bouscule pas comme cela !
Il s'écarta des tiges, et ce furent les buttes de terre qui s'exclamèrent :
– Mais ne nous écrase pas comme cela !
L'homme sauta comme un fou et sortit de son champ. Il passa en courant près de son ami accroupi pour un gros besoin.
– Ho ! lui cria ce dernier, qu'est-ce qui t'arrive, pourquoi cours-tu ainsi ?
– Ah ! si tu savais ! dit l'autre. Eh bien, voilà : je soirs juste de mon champ ; comme le petit mil avait bien poussé, je l'ai dit à haute voix, tout simplement, et voilà que le petit mil me traite de couillon, en ajoutant que les autres années, quand je le sème, il pousse aussi bien ! Alors, je regarde mon chien, et voilà qu'il me dit de ne pas le regarder comme cela, qu'en tout cas lui n'a rien dit ! Je m'apprête à l'assommer, voilà que la hache me prévient de ne pas lui briser la nuque ! Je me sauve en courant, les tiges de mil me crient de ne pas les écraser !
L'ami se mit à rire :
– Et c'est pour cela, espèce d'idiot, que tu te sauves ?
Alors, entre ses jambes, son gros besoin lui répliqua du tac au tac :
– Idiot toi-même, si je t'avais dit tout cela, crois-tu donc que tu serais resté sans bouger ?
Aïe ! Aïe ! Aïe ! L'accroupi se leva, et d'un seul bond, le derrière à l'air, détala jusque chez lui.
Là où j'ai pris ce conte, je le remets.
Senkala misènnin, ani bolokala misènnin, ani dafurukuba, ani nyèkiliba, ani shèkilinin, ani dununkala. Olu ko u bè taa nyinè dingè sen. U taara nyinè dingè senni la, bolokala misènnin ye nyinè dingè sen, ka inè dingè sen. Nyinè bòra, o bolo karila. Senkala misènnin y'a gèn, ka a gèn, ka a gèn, ka gèn, o sen karila. Nyèkiliba y'o mafilè, k'o mafilè, k'o mafilè, k'o nyèkili burun. Dafurukuba yèlèla ka yèlè, ka yèlè, ka yèlè, k'o da fara. E shèkilinin, e dimina k'e bèna a fò so, o bolibagatò taara i yèrè ci bògòkuru la k'o ci. Dununkala y'i cèsiri k'i cèsiri, k'ale bèna a fò so, k'o cètigè.
Ko nin jumèn nin ta ka jugu jumèn ta ye ?
Le trou de souris
Une petite jambe de rien du tout, un petit bras de rien du tout, une grosse joue, un gros œil, et puis encore un petit œuf et une guêpe-maçonne. Voilà qu'ils veulent attraper une souris dans un trou. Et de creuser, de creuser, de creuser. C'est le petit bras de rien du tout qui commence, il creuse, il creuse, il creuse, la souris s'échappe et hop ! il se brise en deux. Du coup voilà la petite jambe de rien du tout qui se lance à la poursuite de la souris, qui la poursuit, qui la poursuit, et hop ! qui se brise en deux. Du coup, voilà le gros œil complètement éberlué : il regarde, il regarde, il regarde, et hop ! il tombe de son orbite ! Du coup, voilà la grosse joue qui se met à rire, à rire, à rire à s'en fendre la bouche, et hop ! qui s'en fend la bouche ! Du coup, voilà le petit œuf qui se met en colère et dit qu'il va s'en aller tout raconter chez lui, il se met à courir, à courir, à courir, il trébuche sur une motte de terre et hop ! il se brise sur place ! Du coup, voilà la guêpe-maçonne qui s'envole en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, en rentrant sa taille, et hop ! elle se coupe en deux.
Tout cela est très très grave, mais pour qui est-ce le plus grave ?
Nsiirin ! N y'a da npogotigininw na. Furukènyè npogotigininw ko don. Minnu ko k'u tè u cèw fè. Ayiwa, u ye nyògòn lajèrè, u dama min ko u tè u taw fè, u ka sèrè kè kelen ye. O tuma, minnu ko u b'u taw fè, olu yèrèw dama kèra kelen ye. Olu kèra kelen ye minkè, o tuma na, ko minnu tè u cèw fe, u galegale kèra min ye, cèlataa da sera o ma, o sera o ma minkè, o bolila k'i dogo. O y'i dogo minkè, dugu gatigiw ko, u ko u tè se ka to denmisènninw bolo tan. O tuma na bèè ka don i ka so kònò k'i da, o tuma na, an ka mògò nyini, fèn min bè se ka a jatigè ni ka a don dugu kònò. Bèè k'i da tugu, bèè k'i ka konsògòfòlò sòsò. N'a ma don sòrò mògò si ka so, o tuma na, a maminènen bè min ye, a na taa o sègèrè. Ayiwa, musocè yèrè, u y'o wele, k'o nyininka, ko n'o yèrè bè se ka baara kè. O ko ale bè se. O tuma na, o taara fininkolonba dò nyini, k'o kala a yèrè la, ka dò kè banfula ye, ni ka bereba dò ta, ni ka n'i jò. Dennin tògò tun ye ko Jowelen. Ayiwa, mògòw senna mana sagon dòònin, o tuma na, a bè na i da gèlèn kan. A nana i da gèlèn kan minkè, o tuma na, cè nin labènnen nana sa. Welen b'o ju la, a b'a senw na. A nan'i jò :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kun kòròta ni k'o filè a y'a da. O y'i dèmèdèmè k'i dèmèdèmè fo ka taa se a ma. O sera a ma minkè, ko :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A fora ka wuli. Dugu da o da, n'a taara ko a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. N'a taara k'a bè don min fè yen, a b'a sòrò o ta sòsòlen don. Kabini o kèra, maminècè ka da yèlènnen bè k'o bila. O bè a nò fè nin bèè ye. Kabini o kèra, o taara se o ka da ma. A b'a nò fè :
Jowelen baw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
Jowelen faw ko ne ka na Jowelen ko la !
jo jo ja ! ne nana Jowelen ko la !
A y'i kari ka don cè ka da fè ka taa i da fo o ka dalan kan. Kabini o kèra, cè y'a ka da tugu a da la, ka taa a ka labènfènw bò k'o bila ka sòrò ka na a sègèrè.
N ye nsiirin nin sòrò yòrò min, n y'a bila yen, o kèra a ka furu dilalen ye.
La fille rebelle
Conte.
C'est l'histoire des jeunes filles qui ne voulaient pas se marier, qui ne voulaient pas des garçons qu'on leur donnait. Un jour, elles se réunirent et décidèrent de former un groupe à part. Les autres jeunes filles, celles qui voulaient bien de leurs promis, formèrent un autre groupe.
Il arriva que ce fut le tour de se marier d'une des filles rebelles, qui s'appelait Diowélé. Quand arriva le temps de la noce, elle s'enfuit, elle alla se cacher. Alors, les chefs de famille se réunirent, et déclarèrent qu'ils ne pouvaient continuer à dépendre ainsi de leurs enfants. Ils demandèrent à chacun de rentrer chez soi, et qu'on trouve quelqu'un, quelque chose capable d'effrayer la rebelle afin qu'elle revienne dans le droit chemin. Une fois chacun chez soi, et les portes de toutes les maisons bien closes, elle ne trouverait nulle part où se réfugier, il faudrait bien qu'elle aille chez son promis. On demanda au fiancé de s'occuper en personne de cette affaire, il accepta. Il s'en alla chercher de vieilles nippes qu'il fit coudre sur lui, s'affubla d'un chapeau grotesque, se fixa aux pieds et sur les fesses des clochettes, prit un gros bâton et attendit.
Quand dans les ruelles le mouvement se fit plus rare, la jeune fille vint se coucher sur la plateforme publique. Alors, son fiancé, avec ses oripeaux, son bâton et ses clochettes, arriva en chantant :
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille leva la tête, regarda, puis baissa la tête. Son fiancé tout doucement arriva jusqu'à elle en chantant.
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
Alors, prise de panique, la jeune fille s'enfuit. Toutes les portes qu'elle voulut ouvrir étaient fermées à clef. Toutes les maisons étaient closes, sauf celle de son fiancé, qui l'avait laissée ouverte. Il la poursuivit jusqu'à sa porte en chantant.
les mères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
les pères de Diowélé
m'ont dit de venir pour Diowélé
dio, dio, dia, me voilà !
La jeune fille se précipita dans la maison de son fiancé et courut se jeter sur son lit. Alors, le finacé referma la porte derrière lui, se défit de ses oripeaux et vint la retrouver. Et voilà comment se fit leur mariage !
Là où j'ai trouvé ce conte, je le remets.
Lors de mon dernier voyage à vélo, jai acheté un t-shirt sur un marché de vêtements d'occasions en Thaïlande.
Le texte du t-shirt a bien fait maré les Thaïs😂. De ce que j'ai compris de leur anglais (mauvais) grâce à mon anglais (mauvais) et après avoir essayé quelques traducteurs : c'est ta femme qui commande, tu fais le ménage, tu fais la vaisselle et si tu sors, ce n'est pas pour boire avec tes amis mais pour faire les courses.
L'essence du message est là je crois, mais si quelqu'un pouvait m'apporter des précisions. Merci pour votre aide 😀
De plus, trouvant les motifs sympas et ne connaissant pas la signification ...
... Je me le suis fait tatouer dans le dos ...😬
Est-ce possible de traduire le mot "Vivre" en hindi s'il vous plait?
J'ai déjà regardé sur de nombreux sites, mais je ne suis pas certaine de la traduction.
लाइव => voilà ce que j'ai trouvé pour "vivre" dans le sens d'exister, d'être en vie.
Bonjour,
Je cherche à savoir quel est le sens d'une expression employée par feue ma grand-mère vietnamienne quand elle était énervée :"Baanotia ! ".Merci pour votre aide.
Bonjour, je souhaiterais connaître la signification de cette écriture que je trouve très belle et me la faire tatouer lors d'un futur voyage en Thaïlande 😊 ( vu le contexte actuel j'ai encore du temps devant moi )
Merci pour votre aide.
Bonjour a Tous,
Pour toute personne voulant traduire des messages de l'arabe académique ou dialect Nord Africain en franacais ou en anglais dans la mésure du possible et vis versa , je suis disponible a vous apportez de l'aide .
Bonne Journée
Salutations