La nuit a été plus simple pour tout le monde, on a l’air tous (presque) en forme. L’excitation peut-être… Quoiqu’il en soit, il est 6h00 lorsque nous sommes en route pour rejoindre le salar d’Uyuni.
Mais qu’est-ce qu’un salar? C’est un immense désert, recouvert d’une épaisse couche de sel. Celui d’Uyuni fait 12000 km². Tout simplement le plus grand au monde! C’est aussi la plus grande réserve de sel et de lithium de notre planète.
Sans lumière, nous traçons sur cette immense plaque de sel, sans imaginer ce qui nous attend au lever du soleil, avec pour seule piste les traces des précédents 4x4 et la confiance en notre chauffeur. Direction l’île Incahuasi, une île emplie de cactus au milieu de ce désert blanc. Arrivé à destination, il faut payer un droit d’entrée. Tel des vampires évitant l’aube, on se dépêche parmi les cactus de grimper au sommet de ce caillou.

Mais contrairement aux suceurs de sang, c’est pour assister au réveil de la boule de feu. 😛
Nous ne sommes pas les premiers en haut mais on arrive à trouver un bon spot pour admirer le lever du soleil.La foule se rassemble au sommet de l’île. Certains ne connaissent pas les concepts de contemplation ou de silence et j’ai envie d’en balancer quelques-uns par-dessus bord. 😠Soudain, le soleil perce les montagnes orientales. Nous sommes hypnotisés par le spectacle qui se dessine sous nos yeux. 😮

Nous laissons les gens repartir et profitons du moment. 🙂

Nous attendons que le soleil soit bien levé pour rebrousser chemin jusqu’au départ du sentier.
A la sortie de l’île, Julia nous a concocté un petit déj’. On en profite pour se requinquer.Alejandro nous emmène ensuite dans un endroit isolé du salar. Il nous explique quelques faits historiques (ex : le vrai nom du salar est « Salar de Tunupa » et non d’Uyuni, nom récupéré suite à l’explosion démographique de la proximité à la ville éponyme) et géologiques (la forme hexagonale des plaques de sel ?).

Puis, avec Alejandro et Julia, on se lance dans la classique séance photo. On s’amuse comme des petits fous, même si nous sommes clairement mauvais dans l’art subtil de la maitrise de la perspective! 😎
Après une heure à passer à jouer avec nos coolpix et l’horizon sans fin, nous arrivons au premier hôtel de sel du salar. C’est très touristique et empli de stands à souvenirs. Nous partons en exploration: le Dakar 2014 est bien passé par là mais c’est un peu bof.
Il est déjà temps de repartir. On fait un détour par une exploitation de sel et un marché à souvenirs. Puis c’est le triste retour à la réalité.
Cette excursion dans le Sud Lipez et sur le Salar d’Uyuni fait sans doute partie des expériences de voyage les plus marquantes et je n'en reviens encore pas de la beauté des lieux, de ces villages perdus au milieu de nulle part. S’il y a bien un lieu où l’on se sent sur une autre planète, c’est le Sud Lipez en Bolivie. Venez visiter le Salar d’Uyuni, mais ne manquez pas le Sud Lipez, vous rateriez (presque) le meilleur! 😛Petit interlude pratique : - Partez de Tupiza! Faites plus de kilomètres, faites un détour, mais Tupiza doit être votre lieu de départ. Il y a une cinquantaine de jeeps qui partent chaque jour d’Uyuni, 10 de Tupiza (principalement des Français). Vous verrez plus de choses, vous serez (un peu plus) seuls au monde en évitant (un peu plus) les autres jeeps. Vous serez moins nombreux dans la jeep et vous aurez une cuisinière qui vous préparera de délicieux petits plats! En plus, vous éviterez les agences sauvages sans permis et sans sécurité d’Uyuni. - Allez-y maintenant! Le Lithium est une des ressources du salar. Pour faire face à la demande exponentielle de ce minerai, les premiers sites d’extraction se sont déjà implantés dans les coins les plus éloignés du Salar. Pour combien de temps avant qu’il ne se rapproche du centre et soient visibles des touristes ? - Payez plus. Oui, il est irresponsable de payer moins cher et de négocier. Tout simplement, cela voudra dire que les guides sont mal payés (alors qu’avec la concurrence, les meilleurs se décarcassent vraiment pour le bonheur de leurs touristes (et l’espoir d’un pourboire…)). Et, in fine, c’est votre sécurité que vous négociez ! - Faites le tour des agences à Uyuni et à SPA. Posez plein de questions, lisez les recommandations sur des sites d'avis, des forums. A Tupiza, les échos sont globalement bons pour l’ensemble des agences ayant pignon sur rue. - Moins de personnes embarquent dans le 4x4, plus vous apprécierez votre tour. Avec mes grandes jambes, la banquette arrière était compliquée. Je n’imagine pas avec trois personnes derrière… - Surveillez votre chauffeur, sa consommation de coca, sa boisson et sa conduite. Attention, gros danger avec certains! - Nous avons choisi l’agence La Torre Tours, avec le chauffeur Alejandro. Je vous les recommande si vous voulez une expérience de qualité, un guide rassurant et expérimenté (et rigolo !). - Il faut prévoir environ 260 bolivianos pour les extras : entrée du parc national, l’île, le village, les bains thermaux, etc. - Prévoyez des vêtements chauds (bonne doudoune, polaire, un bonnet, gants, coupe-vent, sous-vêtements techniques, … la technique de l’oignon en somme), des lunettes de soleil, une lampe torche, des feuilles de coca à mastiquer (ou des bonbons à la coca) tout le long du voyage , de la crème solaire, du papier toilette, des lingettes, un maillot de bain et des batteries en extra pour vos appareils électroniques. Pour dormir un bon sac de couchage et une lampe frontale sont toujours utiles pour la pause pipi nocturne.
Et surtout profitez!!!!
Fin de l’interlude…
Il est 13h00 lorsque nous rejoignons Uyuni. Au poste de police à l’entrée de la ville, on nous annonce que les mineurs de la province sont en grève. Ca n’augure rien de bon… Nous arrivons au centre-ville. Uyuni semble être l’une des plus miteuses et inintéressantes localités de Bolivie... Et là, patatra, on comprend les conséquences d’une grève bolivienne. Les mineurs bloquent l’ensemble des routes du Sud Lipez, de La Paz à Uyuni, en passant également par Oruro ou Potosi. Les bus sont annulés, il n’y a pas de vols disponibles avant 3 jours…Et ce n’est pas certain… La p….n de loose ! 😠
Alejandro nous emmène dans la succursale de son agence à Uyuni. Il disparait pendant que Julia nous prépare notre (dernier) repas. A son retour, il a réussi à trouver 2 places dans le seul bus qui remonte à La Paz et un 4x4 « libre » pour nos compatriotes qui, eux, continuent leur aventure vers SPA. Il est magique ce bolivien !
C’est l’heure des adieux. Un moment triste, notre petite famille se défait. C’est la fin d’une aventure de 4 jours durant laquelle nous avons mis tous nos sens à contribution pour découvrir des paysages à couper le souffle... 😕
Notre bus est à 20 heures. On glandouille donc dans les bars et les cybercafés d’Uyuni, ville glaciale qui nous parait de moins en moins glamour. Après un diner dans une pizzeria quasi aussi onéreuse qu’en Europe (nid à touristes, quel bonheur…🤪), on grimpe dans le bus. Nos voisins de siège sont également français ; on tape un brin de causette.
L’aventure en bus va durer toute la nuit. Afin d’éviter tous les barrages des mineurs grévistes (il faut savoir que ces derniers jettent des pavés et des bâtons de dynamite sur tout véhicule voulant forcer leurs barrages…), le bus fera des détours hallucinants, passant dans des villages isolés, raclant son toit sur des câbles électriques distendus, coupant à travers champs, traversant des gués…Cama ou pas cama, il sera impossible de dormir cette nuit-là. Mais à 07h30 du matin, on est à la gare centrale de La Paz…😎
On rembarque dans le bus de l’autre côté du détroit, il ne reste alors que 40 km jusqu’à Copacabana. Petite précision : si tu pensais que Copacabana, c’est filles en string sur les plages, football et carnaval, tu peux retourner te faire des gaufres. 😛 Copacabana (3800 m d’altitude) est un petit village bolivien sur les berges du Lac Titicaca qui attire de nombreux touristes de par sa localisation. Mais il y règne également un calme qui le rend attachant. Un village comme on les aime, à taille humaine, alors on ne glandouille pas très longtemps à l’hôtel (l’hôtel Utama, pas mal du tout par ailleurs 😉) et on part de suite se balader dans ce charmant patelin. Nous flânons dans la rue principale et trouvons un petit restaurant (la pension aransaya) dans lequel nous dégustons nos premières (et délicieuses) truchas, le plat local.
L’après-midi passe, la fatigue commence à se faire sentir. On va se poser sur la "plage" (enfin en terrasse d’un bar) et observer Boliviens et touristes à la sortie des embarcations. Tranquillement, on admire le soleil être englouti par l´immensité bleue.

En remontant (parce que la majorité des rues sont en pente), on passe devant l’hôtel Las Olas et son architecture délirante (allez voir…).
Le taxi s’en va, on enclenche le mode pédestre. A la sortie du village, deux choix s’offrent à nous : le retour par le même chemin qu’à l’aller, en longeant la côte, ou bien passer dans les terres. On choisit la seconde solution. A 3800m d’altitude, la montée bien raide dès le début du parcours nous sèche d’entrée. Mais arrivés sur la ligne de crête, le spectacle ne nous fait pas regretter l’effort. Le paysage est splendide et les vues sur le lac…spectaculaires.


Nos pieds nous mènent au petit village de Zampaya. Ce petit patelin sans voiture nous offre un moment de Bolivie rurale authentique, souriante et loin des touristes. Et oui, il est 15 heures environ, et on n’a toujours pas vu de touristes depuis notre départ de Copacabana. On n’a pas vu grand monde tout court…

Toujours sur les crêtes, on continue notre aventure par ancestraux chemins précolombiens, possédant leurs murets de pierres et leurs marches multi centenaires. Sur notre droite apparaissent le village de Titicachi et quelques autres petits hameaux agricoles dans lesquels il ferait bon faire une pause le temps d’une boisson fraiche et d’un échange avec les habitants. A notre gauche, les pics enneigés. On est sur le bon chemin…



Le soir venu, on profite d’un bar en terrasse pour admirer le coucher de soleil sur le Lac Titicaca, (un petit spectacle gratuit dont on ne saurait se lasser), et se détendre de cette journée fabuleuse, mais quelque peu éreintante…



Après une halte à Yumani et deux heures de « barque », on débarque à Challapampa.
On s’acquitte d’un premier billet de visite, et on part à l’assaut du chemin (le côté un peu moins agréable, c’est la manière dont est financé ce chemin. Tout est géré au niveau de chaque communauté : c’est bien pour la redistribution des bénéfices générés par le tourisme mais c’est un peu pénible pour le randonneur). Il fait sacrément beau, les couleurs sont magnifiques. Nous passons devant des panoramas splendides entre petites îles, collines et plages à l’eau turquoise (avec ou sans cochons 😛).


Nous arrivons ainsi à Chinkana. Une Table des Sacrifices, la Roche Sacrée ; dans ce labyrinthe de pierres grises, on ne se lasse pas d’admirer le magnifique panorama.
Nous revenons sur nos pas et prenons à droite à l’intersection en direction du Sud. Le sol est rocailleux et sec, parsemées de touffes d’herbes. Assez vite nous tombons sur un autre local « contrôleur » qui nous demandera de payer un nouveau droit de passage, toujours pour la communauté : 15 Bs par personne. Nous poursuivons notre randonnée en direction de Yumani, sur ce magnifique sentier des crêtes qui domine toute l’île. Le sentier des crêtes: on l’appelle aussi modestement «Route sacrée de l’éternité du Soleil»… De Chinkana, ce chemin pierreux d’environ 7km traverse l’île de part en part par les hauteurs, offrant une succession de panoramas imprenables sur le lac Titicaca et la cordillère, avec, en autres, l’Illampu, qui culmine à 6368 m. Pas besoin de guide; même si rien n’est balisé, il est difficile de se perdre.


Le paysage est sublime: le lac est bleu et immense, la Cordillère Royale au loin est majestueuse.
Le chemin monte et descend au fil des monts que nous franchissons. Le chemin n’est pas difficile, mais attention tout de même à l’altitude, ça peut faire mal !
Nous arrivons aux abords du village de Yumani dans l’après-midi. Quel contraste avec le Nord ! Les arbres contrastent avec l’aridité ambiante.
Un panneau souhaitant la bienvenue rappelle qu’il faut de nouveau payer un droit de passage de 5 Bs. Le village est à flanc de colline, tout en pente. Le sentier des crêtes nous fait arriver sur le haut du village.
L’aspect touristique saute de suite aux yeux. Les habitations sont beaucoup plus jolis, le village est plus vert et plus grand, les hôtels plus luxueux. Nous traversons, ou plutôt descendons, le village en direction de l’embarcadère.
Enfin, il ne reste plus qu’à descendre le grand escalier inca pour arriver au port. Nous attendons 30 minutes et nous embarquons. 2 heures plus tard, nous serons revenus à bon port... Encore une bien belle journée...🙂
On repasse le détroit de Tiquina : les barques et les "barges à bus" sont toujours là ; leur ballet toujours aussi incongru.😛

Les heures de route vers La Paz défilent, on admire à travers les vitres du bus les paysages de la cordillera Real.
On arrive à la gare centrale de la capitale, et, quelques minutes plus tard, on est à notre point de chute. Le centre bruyant et pollué de La Paz contraste totalement avec le calme de Copacabana. Heureusement, l’hostal San Andino est très correct et bien situé ;l’accueil est également sympathique.
La nuit tombe vite et la faim nous gagne. Nos estomacs nous mènent au Restaurant « Pub 1700 ». L’accueil comme le cadre sont des plus agréables, on nous offre même l’apéritif (composé d'un verre de vin bolivien et de fruits locaux, très bons au passage).
A midi, on se retrouve donc sur la place Avaroa dans le quartier Sopocachi, quartier très sympa au demeurant. On s’arrête pour une pause salteñas, ces empanadas boliviennes tout aussi délicieuses que ses cousines argentines.
Un groupe de vieilles dames discutant sur le parvis de la cathédrale, des enfants qui nourrissent les pigeons, des marchands de glace ambulants, cette place semble être un lieu de rencontre des habitants de La Paz.
On s’aventure dans les rues adjacentes de la place. C’est un vrai dédale de ruelles commerçantes, pavoisées du drapeau bolivien, dans lesquelles les boutiques de téléphone côtoient les magasins d’artisanat, les commerces de contrefaçon... En somme, on y trouve le pire comme le meilleur…

Chemin faisant, on dépasse l’église San Francisco, notre prochaine destination, mais une passerelle enjambant un gros boulevard nous fait retomber sur nos pattes. 😛
On arrive donc sur la place de l’église, grouillante d’activité. Edifice central à La Paz, l’église San Francisco semble être considérée comme le plus beau bâtiment colonial de la ville.
On s’arrête ici, on prend quelques photos, on observe les curieux ballets de groupes de touristes, de boliviens pressés, de cholitas chargées... L’intense trafic automobile de l’Avenida Mariscal Santa Cruz accentue cette étrange sensation.
Non loin de la calle Linares, au bout de la calle Jimenez, c’est l'emplacement du marché aux sorcières. Ce marché était peut-être important par le passé. Cependant, aujourd’hui, il ne reste plus que quelques boutiques vendant herbes, incantations, fœtus de lama...
En fin d’après-midi, on décide de prendre un taxi pour se rendre au Mirador Kili-Kili. Du fait de sa configuration en cuvette, La Paz compte plusieurs points de vue sur la ville. Mais ce mirador permet d’embrasser la ville sur pratiquement 360°.
Arrivé sur les hauteurs, on surplombe la ville. La vue est incroyable.
Des immeubles rouges à perte de vue, des buildings accrochés à flanc de montagne...
De nombreuses montagnes aux cimes enneigées dominent La Paz dont l'Illimani, le 2ème sommet le plus haut du pays (6.490 m d'altitude) et aujourd'hui symbole de la ville.
Nous sommes de retour dans notre quartier pour le diner. On atterrit pas loin de l’hôtel, au Kalakitas, un très bon mexicain (mais pourquoi un mexicain en Bolivie ? Mais parce que…😛) dans ce coin touristique de La Paz.
Notre première journée dans la capitale bolivienne s’achève. La journée fut bonne mais éreintante… En effet, La Paz est une ville qui a beaucoup de charme, une belle architecture, pleins de boutiques d’artisanat, des marchés. Le seul hic, c’est que ça monte et ça descend tout le temps… A plus de 3000m d’altitude, impossible de reprendre son souffle. Où qu’on aille, il y a toujours une côte à grimper. Et si c’est une descente, c’est encore pire (parce qu’après, il y aura une montée encore plus raide)! On souhaite presque notre retour au niveau de la mer pour retrouver des poumons en plein état de marche… Non, j'déconne!!!😉
Et je peux comprendre cette seconde réaction, car le site de Tiwanaku en a vu de toutes les couleurs… Située dans l’Altiplano bolivien, la cité de Tiwanaku semble perdue au beau milieu d’une plaine désertique, balayée par les vents... Rude... 😛 Et l'Histoire a dispersé ses principaux trésors aux 4 coins du globe. L’or fut pillé par les espagnols ; des pierres et poteries furent brisées par des fanatiques religieux, qui les considéraient comme des idoles païennes. Certaines œuvres partirent dans les musées d’Europe. D’autres furent détruites par mégarde par les paysans qui travaillaient la terre. L’Église conserva quelques statues dont certaines furent vendues comme curiosités. Les plus gros blocs de pierre servirent à construire des édifices coloniaux et les villages avoisinants ou à stabiliser le terre-plein d’une ligne ferroviaire qui passe au-dessus du site. Ces ruines ont tellement été pillées que les informations qu’elles pouvaient livrer sur leurs bâtisseurs sont perdues à jamais. Heureusement, de récentes trouvailles ont été laissées sur le site ou sont exposées dans le musée adjacent. 🙂
A mesure que l’on visite ce site millénaire, une ambiance particulière se fait sentir : la richesse du passé et les énigmes qui l’entourent sont palpables. En effet, pour certains, Tiwanaku aurait été créée par des extraterrestres. Pour d’autres, cette cité serait la ville la plus ancienne au monde…
A l’époque précolombienne, l’Altiplano qui entoure le lac Titicaca a été le siège de l'histoire, de la culture et de l’évolution des civilisation andines. Les populations qui se développèrent près du lac apprirent à dominer et transformer le milieu naturel hostile de la région. Ses habitants savaient traiter les métaux, avaient d’excellentes connaissances en mathématiques, en astronomie et maîtrisaient parfaitement l’ingénierie hydraulique et l’agronomie. Mais les paysans de la région à l’époque étaient unanimes : ce ne sont pas eux qui l’ont construite, Tiwanaku existait déjà depuis longtemps et ils ne l’ont jamais vue habitée…
La civilisation de Tiwanaku, antérieure à la période Inca, daterait de 1500 avant J.C. A son apogée, Tiwanaku (ou Tiahuanaco) comprenait plus de 20 000 habitants et s’étendait sur environ 2,6 km2, bien au-delà du lac Titicaca. Mais aux environs de 1200 après JC, l'empire Tiwanaku a subitement disparu. Crise interne, changement climatique ayant engendré des périodes de famine, guerre contre une autre civilisation ? Les archéologues et historiens travaillent toujours pour connaitre les raisons de leur brutale disparition.
La pyramide, qui n’a pas fini également d’être l’objet de recherche, surplombe la cité.

Kalasasaya est le nom du temple principal du site. Il mesure 126 sur 117 mètres.
Le grand mur de ce temple, de 3 mètres de haut, constitué d’énormes blocs de grès rouge et d’andésite (roche volcanique), est impressionnant. Ces blocs sont parfaitement ajustés, les angles sont incroyablement droits et les pierres sont totalement lisses. Ainsi, la taille des pierres et leur ajustement si parfait sont autant d’énigmes pour les spécialistes...et les touristes…
Dans des entailles creusées dans la roche, était coulé du bronze qui, en durcissant, soudait les blocs entre eux.
Sur le temple, on peut admirer plusieurs monolithes, comme El Fraile (le prêtre) ou le très célèbre monolithe de ponce (l’oreille cassée pour les connaisseurs😛). Aux différents solstices, le temple accueille encore des cérémonies qui se déroulent sur le site.


A l’angle du temple Kalasasaya, nous arrivons devant la célèbre porte de Tiwanaku. La porte du Soleil 4 mètres de large et 3 mètres de haut. Taillée dans un seul bloc de roche volcanique (l'andésite), cette porte était, pour certains, utilisée pour des offrandes au soleil. Pour les chercheurs Européens, cette pierrereprésenterait un calendrier dont les 52 semaines seraient gravées sur le sommet. Sur la partie supérieure, le personnage sculpté est probablement le dieu soleil Viracocha.Il tient dans chacune de ses mains à 4 doigts un sceptre à tête d’oiseau. 32 hommes soleils et 16 hommes condors entourent ce dieu soleil.
Tout le monde est toutefois d’accord sur le fait que cette porte était à l’origine recouverte d’or. Connue du grand public, entre autres grâce à Tintin, cette porte est fracturée à plusieurs endroits. Les colons, trop gourmands, ont tenté de s’emparer de cette construction… et ont changé d’avis en cours de route : son poids est évalué à 10 tonnes. Mais, pour que leurs efforts ne soient pas vains, ils ont tout de même pris les plus belles pièces. On ne peut aujourd’hui que deviner les portes à charnières, sans doute en or, qui se trouvaient sur sa face arrière.
Par ailleurs, l’analyse pétrographique des blocs de la porte (et des édifices de Tiwanaku) a révélé l’utilisation des matériaux suivants : tuf volcanique, calcaire, grès rouge, basalte, andésite. Or aucune des carrières qui surplombent le lac Titicaca ne présente les caractères correspondant à ces types de pierres. Il faut s’éloigner à 70 ou à 300 kilomètres pour trouver les gisements qui auraient pu alimenter l’édification des ensembles de Tiahuanaco… Sans la roue, sans la métallurgie du fer, sans les bêtes de trait, les archéologues nous invitent à imaginer les convois d’hommes qui, en altitude, par des routes de montagnes transportèrent sur 300 kilomètres des mégalithes pesant des dizaines, voire même des centaines de tonnes (et il n’est pas certain qu’à l’heure actuelle, même notre matériel de pointe serait opérant pour cette tâche, étant donné la configuration du terrain). Le transport des matériaux est un problème qui attend d’être résolu…
Sur les murs, 172 têtes anthropomorphes sont sculptées dans la roche. Au centre, le Kon Tiki, un monolithe sur lequel le moindre centimètre de pierre est gravé minutieusement.
Selon le guide, les têtes incrustées dans les murs du temple représenteraient les chefs de guerre et les dignitaires de la civilisation pré-inca. Cependant, au milieu de ces têtes, des formes blanches, bien connues des ufologues, se distinguent parmi les sculptures. Selon certains, ils feraient aussi partie des bâtisseurs de cette civilisation…
Après une telle matinée, tout notre petit groupe de touristes se retrouvent dans un petit restaurant à l’extérieur de site afin de partager un déjeuner bien mérité.
A première vue, les immenses blocs semblent constituer un véritable puzzle. On se demande, évidemment, comment de tels blocs ont été extraits sans outils métalliques, transportés jusqu’au chantier et assemblés pour former les quais et jetées qui existaient jadis. Ceux-ci ont nécessité une mathématique ainsi qu’une planification trop avancée pour l’époque. Les archéologues avouent qu’ils ont une très grande difficulté à reconstituer le temple et que c’est presque mission impossible sans le plan d’origine. Mais encore plus étonnant : comment se sont-ils retrouvés dans un tel désordre ? Un terrible cataclysme géologique aurait-il renversé et éparpillé ces gigantesques monolithes ?
L’après-midi s’achève. La journée fut riche en émotions, mais aussi en mystères. Après sa visite, Tiwanaku laisse plus de questions qu’il n’en apporte. Et c’est ce qui fait peut-être la beauté de ces lieux…
La vallée de la lune, c'est une sorte de plateau que les pluies ont érodé au fil des siècles.
Aujourd'hui, c'est des dizaines de cheminées de fées blanches et de pitons filiformes sur fond de montagnes rouges, entre lesquelles il est possible de slalomer pendant une bonne heure (contre droit d'entrée). 🤪
Dans ce paysage lunaire, on aime à se balader dans ce petit labyrinthe de pitons rocheux sculptés par l’érosion. Le secteur de la Vallée de la Lune se distingue notamment par ses couleurs particulières : rouge, utilisée pour la poterie et marron (sable et terre) pour les cheminées de fées et autres particularités au milieu desquelles nous évoluons.

En effet, Evo Morales, le président bolivien, a fait construire 3 téléphériques (et 3 autres en prévision) permettant d'accéder aux hauteurs de la Paz plus facilement et de désengorger le trafic du centre-ville. Sur le chemin jusqu’au terminal de la ligne rouge, on profite à nouveau de l’agitation urbaine de la capitale bolivienne. 🤪

Arrivés à El Alto, on ne peut que confirmer que les quartiers pauvres sont situés en haut de la ville (alors que partout ailleurs, les terres convoitées auraient été celles avec les meilleurs panoramas).
L'altitude étant difficile à vivre au sommet de la ville, les populations aisées se sont plutôt regroupées dans l'hyper centre ou dans le sud, 800m plus bas.
Cette journée se termine tranquillement. On a encore été ravis de nos visites. On terminera malheureusement sur une note moyenne : le diner ne sera pas à la hauteur de la journée.
2 heures plus tard, on atterrit… à Lima ! On pourrait croire que la poisse nous colle, mais non, l’escale était prévue. On lâche nos sacs, on expédie les formalités de transit et 45 minutes plus tard, un taxi nous dépose dans le quartier de Miraflorès. Le contraste avec la Bolivie est saisissant ! La ville est urbanisée, propre, la circulation routière beaucoup moins chaotique, et, en bord de mer, nos poumons nous remercient de tout cet oxygène.
On passe donc notre matinée à flâner sur l’esplanade, on se balade en admirant l’océan pacifique.
A midi, on jette notre dévolu sur le restaurant « La Mar » ; adresse qui revient souvent parmi les blogueurs-routards du Pérou. Un peu plus d’une heure après, le verdict tombe : allez-y les yeux fermés ! Les ceviches déchirent !

Ensuite, on passe notre après-midi à visiter le centre historique de la capitale péruvienne. La cathédrale de Lima, construite au XVIIe siècle, la superbe fontaine de la place centrale, le palais présidentiel : tous ces monuments donnent un gout de « reviens-y » au Pérou…



La balade du quartier continue et son lot de surprises avec… Derrière la Cathédrale, se trouvent l'église et le Monastère San Francisco.
Les rues piétonnes dévoilent des monuments surprenants.
Mais la réalité nous rattrape. Il est l’heure de retourner à l’aéroport. Le voyage se termine…
Nous nous baladons autour de la place centrale, nous visitons les quelques bâtiments historiques du centre.
Au centre, un monumental escalier, au sommet duquel trône un ensemble très mussolinien, plutôt incongru dans le décor: les soixante-dix tonnes de bronze du monument aux héros de l'Indépendance, commencé en 1933 et achevé en 1950.
Au déjeuner, nous nous arrêtons au Mikuyanoc, restaurant possédant deux particularités : un choix varié d’empanadas 🙂 et des pans de murs à la gloire du Che!🤪
Les convulsions de la roche ont percé les grandes étendues herbeuses et s’étirent, avec la régularité d’un métronome, en d’innombrables pulsations de roches volcaniques et de sédiments marins ancestraux. Il est impossible de détourner le regard tellement le spectacle est fascinant.
Chose tout à fait étonnante pour un tel site, celui-ci semble demeurer encore à l’abri des circuits touristiques. Il n’y a pas plus de 15 personnes…
Nous nous rapprochons de cette œuvre d’art géologique. Nous en oublions l’altitude, mais nos poumons se chargent de nous le rappeler dès que nous pressons le pas…

Il est temps de rentrer… malheureusement. Au retour, à l’arrière dans la benne du pick-up, on cause un peu avec un uruguayen, mais on a laissé une part de nous-même là-haut...
La soirée se passera au Pacha Manka, charmant restaurant du centre-ville servant une cuisine traditionnelle de qualité et au service attentionné. Demain, on « pause » un peu… 😛







On some paintings, the scenes become almost narrative: you can make out figures, everyday gestures, like a memory of the village inscribed in the walls. The decorative frames around the doors aren’t left to chance either—they symbolically protect the house, like a boundary between the inside and the outside world.


















A little sneak peek?



















Come along, I'm taking you to this country where it's so nice to wander and slow down...


I’m inviting you on a stroll through my drawings—a completely subjective, far from exhaustive, and totally personal take, since it’s based on my own sketches. I put this travel journal together after returning in late 2024, mostly using felt-tip pens and pencils, with a few collages thrown in. I worked from our personal photos.
And in Kyoto, Nishiki Market:
















Since Albania isn’t part of Europe when it comes to phone service (at least not yet! :-)), we had to buy a physical SIM card—otherwise, the bill would’ve been sky-high if we’d used our French plan! We got one from Vodafone AL at the airport. You can buy online before leaving with a virtual SIM (e-SIM) for compatible phones, so you don’t have to swap cards. But given the uncertainty about choosing a plan online, we preferred buying one directly at Tirana Airport. Cost: 31 € for 100 GB. That’s way too much—100 GB is overkill. For 40 GB, it’s 27 €, and the plan lasts 21 days. The price difference isn’t huge, and it was cheaper than online. This plan covers all the countries along the Balkan range.
Money tip: All guesthouses and accommodations accept euros. The local currency in Albania is the LEK. In Montenegro, it’s the euro. Bank fees for withdrawing money from an ATM in Albania are pretty steep: 8 € for a withdrawal of 600–700 LEK (about 200 €)! So it’s better to withdraw cash (euros) in France. Oh, and we booked all our accommodations before leaving, but payment is always in cash. Budget around 400–500 € for 9 days of trekking.
I really liked Shköder, especially its pedestrian street lined with restaurants and lit up at night. It’s a great place to stroll and eat. The food isn’t expensive—two big salads and two beers: 14 € :-) . Fruit prices are also very reasonable: 3 € for a kilo of cherries, compared to 9–10 € in France.
Religions coexist peacefully in these countries—Catholics and Muslims. From our balcony, my friend heard the call to prayer for the first time, coming from one of the city’s mosques.


We slept in the heights of Theth at a new guesthouse, "Mountain Vista Shkafi," with an amazing view.







But Bologna’s real charm lies in its porticoes, which were added to the UNESCO World Heritage list in 2021: 62 km of arcades running along buildings, letting you walk sheltered from the sun or rain. Back in 1288, the city required houses to include private arcades for public use. In the city center, you can stroll under 32 km of porticoes in all sorts of styles—some plain, some ornate—with a strong presence of red tones.