Nord et Sud: de Chicago à la Nouvelle-Orléans
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OL Oltean Regular ·
J'ai bien aimé Vicksburg.

Oui, bien davantage que Grenville.

Tu as pris la Natchez Trace ?

Mmh... je ne sais plus. Qu'est-ce c'est ?
SU Suedois Globetrotter ·
J'ai bien aimé Vicksburg.

Oui, bien davantage que Grenville.

Tu as pris la Natchez Trace ?

Mmh... je ne sais plus. Qu'est-ce c'est ?

😎 La route qui part de Natchez et qui arrive sur Nashville. En fait l'ancienne piste des indiens Natchez. Les Poids Lourds sont interdits sur cette route et il faut sortir du tracé pour trouver une station de gazoline. J'en ai pris un morceau entre Natchez et Vicksburg. Une beauté.

https://www.nps.gov/natr/index.htm
OL Oltean Regular ·
😎 La route qui part de Natchez et qui arrive sur Nashville. En fait l'ancienne piste des indiens Natchez. Les Poids Lourds sont interdits sur cette route et il faut sortir du tracé pour trouver une station de gazoline. J'en ai pris un morceau entre Natchez et Vicksburg. Une beauté.

www.nps.gov/natr/index.htm

Je me souviens que la route était agréable, car en effet nous avons ensuite rejoint Natchez. Mais très honnêtement, je ne saurais affirmer si c'était cette sur Natchez Trace. Je vais fouiller dans l'historique des déplacements Google.
OL Oltean Regular ·
Je me souviens que la route était agréable, car en effet nous avons ensuite rejoint Natchez. Mais très honnêtement, je ne saurais affirmer si c'était cette sur Natchez Trace. Je vais fouiller dans l'historique des déplacements Google.

Bon, Google trace une bête ligne droite entre Vicksburg et Natchez. Nous poursuivons l'enquête.
OL Oltean Regular ·
Maisons de la Natchez antebellum

Sous un ciel menaçant, nous reprenons la route plein sud. Au bord de la falaise de Natchez, une époustouflante collection de maisons antebellum - entendez d'avant la Guerre de Sécession - contemplent le Mississippi.

Mississippi depuis le haut de Natchez

Rues de Natchez

La ville, autrefois joliment appelée Fort Rosalie, est embaumée par des magnolias. Les fleurs par milliers en tapissent les rues, ajoutant au charme de ce port jadis prestigieux.

Un beau bazar

Plus loin, la Plantation Rosedown est ouverte aux visiteurs. On la rejoint en suivant une route bordée d'arbres magnifiques - et peut-être aussi antebellum.



Plantation Rosedown

La grande maison blanche possède un faste tout français. La tapisserie de l'entrée est un hommage à notre Moyen-Âge, et la bibliothèque expose un exemplaire d'époque de l'Ecole des Femmes. Qui l'eût cru, on lisait Molière en Louisiane ! Un minuscule escalier, caché derrière une porte de placard, était réservé aux esclaves.



Molière dans le texte





Au jardin, des arbres immémoriaux prisonniers d'une abondante mousse espagnole prennent des silhouettes de monstres antédiluviens.

Au jardin





Nous faisons le tour avec deux Américaines. L'une parle un français fluide truffé d'anglicismes. Surprenant, mais compréhensible. Pratique-t-elle cette langue tous les jours ? "Non", me répond-elle. "Quand j'étais jeune, je parlais français en famille, avec mon grand-père, mes cousins. Maintenant c'est fini". Les visiteuses viennent du côté de Napoleonville, en pays cajun. La discussion tombe naturellement sur Maniouel Macwonn qui reçoit en ce moment Donald Trump. Un type que nos interlocutrices ne portent visiblement pas dans leur cœur : "Well, you can keep him !"

Une averse nous étrille alors que nous prenons la route de Lafayette. Vraiment une averse ? Cette eau gerbe de toute part, déborde la route, forme des mares tempétueuses sur les bas-côtés en déferlant sans trêve sur la voiture. Les essuie-glaces crient grâce, impuissants à évacuer les gallons de flotte qui s'abattent sur le pare-brise. On se croirait dans une scène choc signée Roland Emmerich. Je reste prudemment sur la file de droite, scrutant les feux de la voiture qui me précède dans la mélasse, le pouce prêt à enfoncer le bouton de freinage assisté qui garnit le levier de vitesse automatique. Sur les côtés défile une région complètement inondée. Des poteaux électriques illuminés par la foudre surgissent de l'eau. Serions-nous en train de vivre un nouvel ouragan Katrina ?

Nous saurons assez vite que cette inondation était en réalité le grand marais d'Atchafalaya. Les poteaux plantés dans l'eau sont tout ce qu'il y a de plus banal par ici, et, somme toute, cette pluie drue est pure routine. Bienvenue en Louisiane !

Notre hôtesse à Lafayette a la salutaire idée de nous ouvrir son garage. "Oh, ici le temps est imprévisible", confirme-t-elle dans un sourire. Nous en restons secs.

Fin d'averse à Lafayette
SU Suedois Globetrotter ·
Je me souviens que la route était agréable, car en effet nous avons ensuite rejoint Natchez. Mais très honnêtement, je ne saurais affirmer si c'était cette sur Natchez Trace. Je vais fouiller dans l'historique des déplacements Google.

Bon, Google trace une bête ligne droite entre Vicksburg et Natchez. Nous poursuivons l'enquête.

La voilà. 😉

OL Oltean Regular ·
Je me souviens que la route était agréable, car en effet nous avons ensuite rejoint Natchez. Mais très honnêtement, je ne saurais affirmer si c'était cette sur Natchez Trace. Je vais fouiller dans l'historique des déplacements Google.

Bon, Google trace une bête ligne droite entre Vicksburg et Natchez. Nous poursuivons l'enquête.

La voilà. 😉



Vu. Je crois bien qu'on ne l'a pas suivie, peut-être pour des raisons toutes pragmatiques de programme à tenir. Voyager, c'est faire des choix, forcément.
SU Suedois Globetrotter ·
Je me souviens que la route était agréable, car en effet nous avons ensuite rejoint Natchez. Mais très honnêtement, je ne saurais affirmer si c'était cette sur Natchez Trace. Je vais fouiller dans l'historique des déplacements Google.

Bon, Google trace une bête ligne droite entre Vicksburg et Natchez. Nous poursuivons l'enquête.

La voilà. 😉



Vu. Je crois bien qu'on ne l'a pas suivie, peut-être pour des raisons toutes pragmatiques de programme à tenir. Voyager, c'est faire des choix, forcément.

Je n'en ai pris qu'un petit bout au départ de Natchez. Ensuite bifurcation sur Vicksburg. C'est une route vraiment agréable. Il est vrai qu'il faire des choix helas.
OL Oltean Regular ·
Dans le coin, le Cajun Norbert Leblanc est connu comme le loup de la même couleur. Cet old-timer de 82 ans à la barbe blanche connaît le bayou (marécage de Louisiane) comme sa poche. Il habite d'ailleurs dans le bassin d’Atchafalaya que nous avions ingénument pris pour une catastrophe naturelle.

Lac Martin

Sa visite guidée du Lac Martin est réputée. Il est vrai que le personnage est savoureux. Et puis, sa propre publicité proclamant "Ici, on est fier de parler français" en fait un incontournable pour nos compatriotes. On n'est dès lors pas surpris de partager la grosse barque avec d'autres lecteurs du Routard. L'homme et sa proie

Norbert Leblanc parle de lui en exhibant une tête de saurien naturalisée. "J'ai tué plus de 300 alligators dans ma vie. Le plus gros faisait 500 kilos. Vous pourrez tchéquer dans les photos". A l'instar des Québécois, il dit "tchéquer" pour "vérifier". Il emploie aussi le verbe "espérer" au lieu "d'attendre", et glisse çà et là de surprenants "all right !" entre deux phrases en français. Naturellement, il donne du tu à de parfaits inconnus, à la mode anglaise. Tapis trompeur

Pointes noires

Sous les frondaisons

Surgi des lentilles

Je lui demande comment il avait l'habitude d'occire ses proies. "Un coup de carabine là (il montre le crâne de la bête, pointant un espace sur l'arrière des yeux). "Si t'es pas capab, faut tchainger d'métier". Pan pour l'image romanesque d'un Crocodile Dundee se mesurant au monstre avec un simple poignard.

Je sais depuis notre voyage en Floride que ces animaux sont relativement inoffensifs, en dépit de leur réputation. Les quelques victimes sont des enfants assez petits pour être saisis dans la gueule du monstre ou des amis des bêtes trouvant sympa de jeter quelque nourriture au gator. L'esprit épais du reptile ayant posé l'équation "source de manger égale manger", il est dès lors compréhensible que le carnivore préfère la grosse part à la petite.

Cinquante nuances de vert

Je suis curieux d'en savoir plus sur la combativité de ces bestiaux. "Arrive-t-il qu'un alligator morde un homme ?" "Oh, l'ouverture de la bouche est assez faible. La seule fois où j'ai été mordu, c'était au pouce, par un petit. All right ! J'étais jeune."

La mort verte

La visite se fait en barque à fond plat. Norbert connaît son affaire. Il mène le bateau dans des recoins impossibles, se faufile entre deux troncs émergés, repère de loin le profil discret d'alligators à fleur d'eau. La surface du lac est recouverte de milliers de lentilles vertes qui lui donnent l'aspect d'un sol praticable. De fait, diverses bestioles articulées et même des hérons aux pattes graciles parviennent à se déplacer sur ce tapis mouvant.

Ah ! Les cro, cro, cro... d'Hildago

Au milieu de la visite, notre guide échoue l'esquif à proximité d'un petit alligator à peine dérangé et fait passer des albums de photos, avec divers exploits de pêche. Des grosses prises : Norbert et un croco suspendu à un crochet de boucher, Norbert tenant avec peine un énorme catfish, Norbert en compagnie d'Anne Hidalgo. "Pas trop rassurée, la ma'âme Hidalgo", assure le guide. Tandis que nous contemplons les clichés, il exhibe une bouteille d'eau-de-vie artisanale. Je ne peux m'empêcher de regarder s'il n'y a pas un crapaud à l'intérieur, comme dans Les bronzés font du ski. Chacun a droit à une lampée. Une décoction de maïs et d'autres ingrédients qui m'échappent. Ça serait pas des fois de la betterave ? Faut r'connaître... c'est du brutal !

Le bayou et ses sortilèges

Le bateau reprend son cours au sein d'une forêt lacustre enchanteresse. De minuscules fleurs parent la mousse espagnole tandis que le vol nuptial des libellules enlace les nénuphars. National Geographic a consacré un numéro spécial à ce coin, sous la houlette de notre guide pas peu fier de cet honneur.

Certains arbres sont aménagés pour la chasse au canard. L'on a fixé de simple bidons de métal à leur tronc, pour accueillir les chasseurs à l'affût. "Y'a un gars, il est tombé direct dans le lac, l'avait pas tchéqué que le fond était pourri", s'esclaffe Norbert.

Ici, on est fier de parler français et de voter Trump

Le commerce ? "C'est plus ce que c'était. Les Chinois bouffent tout." Une sourde nostalgie émane de ce vieil homme toujours alerte, vivant de toute éternité au milieu de la nature. On devine qu'il ne roule pas sur l'or et que le cours des événements a tari ses sources de revenus, hors le tourisme pour promeneurs d'un jour. Nous ne sommes pas étonnés de lire à l'arrière de son pick-up un soutien à Trump, l'homme qui voulait rendre l'Amérique great again.

Bye bye, monsieur Norbert
SI Sissi57 Globetrotter ·
Je ne voudrais pas t'inquiéter, mais.......

https://edition.cnn.com/2018/06/08/us/florida-gator-caught-in-search-for-woman/index.html https://edition.cnn.com/2018/08/20/us/alligator-attack-south-carolina/index.html

Ca date de cet été.
Je n'aurai pas le temps...
SU Suedois Globetrotter ·
Le commerce ? "C'est plus ce que c'était. Les Chinois bouffent tout." Une sourde nostalgie émane de ce vieil homme toujours alerte, vivant de toute éternité au milieu de la nature. On devine qu'il ne roule pas sur l'or et que le cours des événements a tari ses sources de revenus, hors le tourisme pour promeneurs d'un jour. Nous ne sommes pas étonnés de lire à l'arrière de son pick-up un soutien à Trump, l'homme qui voulait rendre l'Amérique great again.

C'est ce que j’avais pu lire également un peu partout dans le grand Sud. Les commentateurs "patentés" oublient qu'entre la côte Est et la côte Ouest, il y a des millions d'américains qui pensent à leur simple survie.
OL Oltean Regular ·
Je ne voudrais pas t'inquiéter, mais.......

edition.cnn.com/...for-woman/index.html edition.cnn.com/...-carolina/index.html

Ca date de cet été.

Bonjour Sissi57.

Les informations que j'avais fournies sur quelques idées de visites à l'ouest de Chicago t'ont-elles été utiles ?

Au sujet des alligators, je me souviens de notre premier jour en Floride, à Celebration. Une pancarte disait (de mémoire) "Do not harass the alligators". Cette injonction nous a laissé perplexes : qui donc irait titiller de tels monstres ?

La réponse vint quelques jours plus tard, du côté de Tampa. Un type hilare, à plat ventre sur un ponton, donnait des coups de poing dans l'eau. Un fou ? Peut-être. Le gars, en fait, trouvait désopilant de frapper le crâne d'un gator, qui à chaque fois s'enfonçait dans les profondeurs pour remonter mollement à la surface, et y recevait sans façon une nouvelle avoinée. Le bestiau se laissait faire sans esquisser la moindre révolte. On a connu des monstres plus vindicatifs...

L'apathie toute relative mais véridique de la bébête nous fut confirmée par des rangers. Ce carnivore, nous a-t-on assuré, attaque par réflexe toute proie suffisamment grosse pour le nourrir, mais délaisse celles dont la taille dépasse l'écartement de ses mâchoires. L'attaque d'un être humain adulte est possible, mais exceptionnelle, ce que dit bien l'un des articles que tu cites. Et dans les deux cas il s'agit de promeneurs de chiens, le toutou a vraisemblablement servi d'appât au carnassier avant qu'il ne "préfère la grosse part à la petite".
SI Sissi57 Globetrotter ·
Oui, je vais garder les idées à partir de Chicago, mais ce ne sera pas pour tout de suite, nous n'avons pas de projet immédiat vers l'Amérique du Nord. Pour ce qui est des alligators, je me méfie quand même de ces petites bêtes, j'ai assisté il y a bien longtemps , lors d'une visite à l'Okefenokee Swamp Park, à un combat entre 2 alligators, assez gros, c'est quand même très impressionnant. Plusieurs "traînaient" dans l'herbe, à proximité de la cabane des rangers, ils conseillaient de garder une certaine distance.
Je n'aurai pas le temps...
OL Oltean Regular ·
C'est ce que j’avais pu lire également un peu partout dans le grand Sud. Les commentateurs "patentés" oublient qu'entre la côte Est et la côte Ouest, il y a des millions d'américains qui pensent à leur simple survie.

Et pas forcément de gros bourrins, c'est ça ? en fait c'est aussi ce que j'ai constaté cet été dans le Montana.
SU Suedois Globetrotter ·
C'est ce que j’avais pu lire également un peu partout dans le grand Sud. Les commentateurs "patentés" oublient qu'entre la côte Est et la côte Ouest, il y a des millions d'américains qui pensent à leur simple survie.

Et pas forcément de gros bourrins, c'est ça ? en fait c'est aussi ce que j'ai constaté cet été dans le Montana.

C'est tout à fait ça.

Le plus étonnant c'est en avril sur Washington DC, le conducteur de mon taxi, Pakistanais bon teint, parlant anglais like me😁 et total soutien à Trump....
OL Oltean Regular ·
Le plus étonnant c'est en avril sur Washington DC, le conducteur de mon taxi, Pakistanais bon teint, parlant anglais like me😁 et total soutien à Trump....

En effet ! Sait-on les raisons de son choix ?
SU Suedois Globetrotter ·
Le plus étonnant c'est en avril sur Washington DC, le conducteur de mon taxi, Pakistanais bon teint, parlant anglais like me😁 et total soutien à Trump....

En effet ! Sait-on les raisons de son choix ?

En résumé, il m'a simplement dit " Make America Great Again " et qu'en face, il n'y avait rien ou que des incapables. Fin de citation. 😉

Ce qui me confirme mes entretiens avec une dame rencontrée au zoo de Washington la veille. Un dame qui parlait un trés bon français avec de la famille à Montpellier. Nous avons longuement parlé du Président actuel, dont elle n'est pas une amie. Sauf qu'elle m'a dit que Hillary était la pire candidate que les Démocrates aient présenté et na pas été surprise de la victoire du blond. Et que la ressource en bons candidats d'un côté ou de l'autre était tarie pour le moment.

En fait, si on résumé, un peu comme chez nous. mais chez nous, je ne dois pas trop de lendemain rose. Il n'y avait rien en face, et il n'y aura rien demain. Le risque d'avoir une blonde âgée ou beaucoup plus jeune se précise. Hélas.
OL Oltean Regular ·
Le "village Acadien" de Lafayette veut faire partager l'existence des Cajuns, ou plutôt son image idéale figée dans l'imaginaire. C'est bien fait, joli, accueillant, mais cette exhibition de maisons historiques possède un défaut : elle rappelle trop l'Europe. Ce qui doit être une expérience exotique pour l'Américain moyen n'est pour nous qu'un reflet de nos vieux villages.

Au son du zarico

Seule l'école réserve une surprise. Un violoniste nous reçoit au son d'un zarico, cette musique traditionnelle tirant, dit-on, son nom du morceau "les haricots ne sont pas salés". L'homme en habit traditionnel enchaîne sur un discours intarissable. Hélas, nous ne comprenons pas la moitié de ce qu'il profère. On croirait entendre Jerry Lewis imitant le parler français. Seuls quelques termes nous permettent de comprendre le thème de l'exposé : créole, wolof, coton, zarico. Il a posé sur la table un livre retraçant l'histoire de Ouidah, l'un des plus grands ports d'embarquement des esclaves en Afrique. Se souvenant que nous sommes le 14 juillet, le violoniste-conteur s'interrompt et lance un "joyeux jour de la Bastille !".



Punition

L'école reconstituée veut rappeler l'assimilation imposée par les Américains, "comme les Français l'ont fait avec les Bretons", souligne le narrateur pour une fois intelligible. La scène se veut éloquente : une imposante bannière étoilée surplombe un tableau noir, sur lequel un Bart Simpson cajun a recopié 100 fois "I will not speak French".

Nous quittons Lafayette le lendemain. Embrassades avec Betsy, notre hôtesse AirBnb, qui nous a accueillis avec mille attentions dans une belle suite d'une vénérable maison familiale. Etape à Baton Rouge. L'accent circonflexe est oublié depuis longtemps, preuve que les Américains étaient en avance même sur notre réforme de l'orthographe. Destroyer USS Kidd sur le Mississippi à Baton Rouge



L'USS Kidd est un contre-torpilleur (destroyer) de légende, impliqué dans la campagne de Pacifique et notamment Tarawa, l'atoll sanglant. Il survécut à l'impact d'un kamikaze. Une plaque commémore l'emplacement du choc qui tua 38 hommes d'équipage et en blessa plusieurs dizaines.

Tueur de kamikaze

Batteries

Le navire fut rappelé pour la guerre de Corée et représenta une pièce maîtresse de l'armada envoyée fin 1961 au large de Santo Domingo pour faire plier - avec quelque succès - la junte fasciste héritière de Trujillo. Mario Vargas Llosa parle de cette démonstration de force dans son extraordinaire roman La Fête au Bouc.



Down the hatch

Le vieux destroyer a été conservé en l'état. On pourrait se croire sur le pied de guerre, avec ces casques de combat sur le point d'être revêtus et les posters de pin-ups éclairés par la lumière rouge de l'état d'alerte. La visite se fait au son de succès d'époque et l'on reconnaît avec délices la close harmony des fabuleuses Andrews Sisters. La collection d'armes lourdes et de munitions prêtes à détonner donne le frisson.

Coursives

Paré au combat

Je termine la visite quand une sirène retentit, comme aux temps héroïques. "Évacuation immédiate ! Tout le monde à terre !" L'ordre claironné par des vétérans n'appelle aucune réplique. Que se passe-t-il ? Un sous-marin japonais aurait-il été détecté dans les eaux placides du Mississippi ?

Corsair près de l'USS Kidd

"Le temps tourne à l'orage. Ce n'est pas prudent d'avoir des touristes à bord, on ferme le destroyer". A terre, je contemple un chasseur Corsair paré pour une mission meurtrière, à côté d'un mémorial aux Américains morts au Vietnam. Je remarque une nouvelle fois le slogan "Freedom in not free". Serait-ce une devise militaire ? Je n'en sais fichtre rien.

Refrain

Je reprends le volant quand des grosses gouttes frappent le pare-brise, en prélude à une nouvelle averse torrentielle.
OL Oltean Regular ·
En résumé, il m'a simplement dit " Make America Great Again " et qu'en face, il n'y avait rien ou que des incapables. Fin de citation. 😉

Ce qui me confirme mes entretiens avec une dame rencontrée au zoo de Washington la veille. Un dame qui parlait un trés bon français avec de la famille à Montpellier. Nous avons longuement parlé du Président actuel, dont elle n'est pas une amie. Sauf qu'elle m'a dit que Hillary était la pire candidate que les Démocrates aient présenté et na pas été surprise de la victoire du blond. Et que la ressource en bons candidats d'un côté ou de l'autre était tarie pour le moment.

Ce que tu dis rejoint mes propres observations. Trump a beau être un sale type, il a séduit par sa position contre un système qu'incarnait Hillary. Je ne dis pas que c'est bien, hein, c'est un constat.

En fait, si on résumé, un peu comme chez nous. mais chez nous, je ne dois pas trop de lendemain rose. Il n'y avait rien en face, et il n'y aura rien demain. Le risque d'avoir une blonde âgée ou beaucoup plus jeune se précise. Hélas.

Je comprends l'idée. Il y aurait beaucoup à dire, mais ça nous mènerait trop loin sur ce site centré sur les vacances.
US Usafan Globetrotter ·
Trop bien ! Je découvre ton carnet et c'est exactement le voyage que je compte faire en 2019 ! Je vais donc le lire avec attention !... Merci pour le partage ! 😉
Carnets de voyage : Ouest : https://voyageforum.com/discussion/video-time-lapse-road-trip-dans-ouest-usa-novembre-2013-carnet-voyage-d6301659/ Floride : https://voyageforum.com/discussion/retour-voyage-en-floride-21-mai-9-juin-2016-d7536021/
OL Oltean Regular ·
"Créole, ici, voulait dire trois choses : être né en Louisiane, parler français, être catholique."

Le discours de Julia, notre guide, est clair et précis. La Laura Plantation qu'elle nous fait visiter est située à une heure de route de la Nouvelle Orléans, dans un coin nommé Vacherie.

"Les Créoles méprisaient les Américains. La Louisiane était un pays à part, étroitement lié dans la conscience collective aux Antilles. Cette région était comme un dernier maillon du chapelet d'îles françaises des Caraïbes."

De fait, quand ces Américains un peu rustauds s'embourgeoisent par le commerce, ils couronnent leur achèvement par de grandes maisons blanches aux colonnades imposantes. Les Créoles, adeptes d'un certain art de vivre aristocratique, préféraient l'harmonie de couleurs franches, et veillaient à dissimuler leur intimité. La Maison Principale

Chambre Vue depuis la terrasse

Julia nous raconte avec un humour consommé l’épopée familiale autour de la plantation fondée en 1805 par Guillaume Duparc, un exilé normand peu recommandable. Nous explorons chaque branche de l'arbre généalogique. Surprise, les femmes jouent un rôle essentiel dans le développement de l'affaire.

"Le code Napoléon pouvait faire de la femme une héritière. On n'est pas dans l'univers d'Autant en emporte le vent, avec ces donzelles énamourées d'un mâle dominant !"

Cette saga pétrie de drames, de chausses-trapes et de rebondissements accompagne une lente prise de conscience de l'injustice de la servitude. Dommage qu'un Zola créole n'ait pas retracé le portrait de ces Rougon-Macquart de la canne à sucre. Au jardin de la Laura Plantation

L'origine de la Maison Principale est étonnante. On chargea un simple esclave de la bâtir. Simple, mais astucieux. Pour édifier le bâtiment sur un sol d'alluvions, l'homme eut l'idée, sans doute puisée dans la culture de la Sénégambie, de fabriquer des piliers en forme de pattes d'éléphant. Les pièces de bois vont en s'élargissant sous terre, de telle manière qu'elles se rejoignent dans le sol pour assurer l'assise de la maison. Il conçut ensuite habilement l'ensemble de la demeure en pièces séparées, qu'il suffirait d'assembler entre elles. Julia nous montre, dans le sous-sol, quelques-uns de ces morceaux de puzzle encore numérotés avec des chiffres romains.

Détail du jardin

L'un des atouts de la Plantation Laura est de mettre l'accent sur le traitement des esclaves. Les cases sont relativement grandes, mais on frémit de songer que deux familles - soit 24 personnes - pouvaient s'y entasser. Toute instruction des esclaves était absolument évitée, en stricte application du Code noir. Inventaire des esclaves, 1808

Un tableau dressé en 1808 nous renseigne sur le prix des esclaves, considérés comme un bien mobilier et donc faisant partie du patrimoine des propriétaires. On estime que les valeurs de ce registre sont sous-évaluées d'environ 20%, dans l'espoir de carotter les impôts.

Mais le Code noir interdisait-il aux esclaves de faire de la musique ? "Pas du tout. Ils étaient libres de chanter, vraisemblablement sur les histoires qu'ils savaient de la Bible".

Je suis surpris. Dans les histoires musicales, la "musique des plantations" sur des textes bibliques est documentée comme chantée uniquement en anglais, pour ce que j'ai pu lire. Aurait-il existé un équivalent de Go Down Moses dans notre langue ? Dans un coin de ma tête, j'ajoute un élément à la longue liste des Grandes Questions Sans Réponse.

Julia nous parle des esclaves affranchis après la Guerre de Sécession :

"Certains avaient été recrutés par les Nordistes pour servir de chair à canon. Après la guerre, les survivants sont restés là. Que pouvaient-ils faire d'autre, sans la moindre instruction ? Comme ils étaient dorénavant des employés, et que le dollar sudiste ne valait plus rien, on les payait en jetons. Ces mêmes jetons devaient en retour financer le logement et la nourriture."

La boucle était bouclée. Des familles entières restaient donc prisonnières d'un système quasi féodal. Situation heureusement transitoire : avec le retour des bénéfices, la circulation d'argent frais remplace assez vite cette économie de faux jetons, d'autant plus que les nouveaux employés venus désormais des plus miséreuses régions d'Italie et du Mexique désiraient palper du billet vert.

Ustensiles de cuisine (maison d'esclave)

En quittant la plantation, je demande à Julia des sources d'information objectives sur cette période. Elle me conseille les documentaires de Ken Burns, "très bien réalisés", m'assure-t-elle. "Et il faut se méfier des raccourcis. Bien des banquiers nordistes se félicitaient de l'agent rapporté par l'esclavage. Quant aux esclavagistes, ajoute-t-elle, il y avait parmi eux des gens de couleur - une cinquantaine - qui n'étaient pas plus humains que les autres".

Cette information me prend au dépourvu. Mais elle est somme toute en accord avec les fondements de la culture créole, où la couleur de peau ne joue pas. Je manque de lui poser une question qui me brûle les lèvres depuis le début de la visite :

"Est-ce que Louis Moreau Gottschalk est venu jouer à la Plantation Laura ?"

j'ai une affection sincère pour l'oeuvre de ce pianiste et compositeur né à la Nouvelle-Orléans, auteur de pièces de salon et de ravissantes miniatures inspirées par les rythmes du sud qui côtoient de gigantesques productions orchestrales. Hélas, ce nom ne dit rien à mon interlocutrice. "Je chercherai sur Google". Mais je sais déjà qu'elle ne trouvera pas grand chose.
DI Diamina Globetrotter ·
Louis Moreau Gottschalk

Merci d'en avoir parlé. J'ai écouté et découvert des œuvres de ce compositeur dont tu as parlé. Quel rythme et quelle vie!! Merci d'en avoir parlé!!
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
OL Oltean Regular ·
Louis Moreau Gottschalk

Merci d'en avoir parlé. J'ai écouté et découvert des œuvres de ce compositeur dont tu as parlé. Quel rythme et quelle vie!! Merci d'en avoir parlé!!

Salut Diamina,

C'est toujours un plaisir de partager. J'ai prévu de parler à nouveau de Gottschalk dans mon dernier message du carnet (qui ne tardera plus trop), car je m'étais mis en tête de retrouver sa maison natale à la Nouvelle Orléans.

Certes, ce n'est sans doute pas un "grand" compositeur, ce qui ne m'empêche pas de le trouver extraordinaire. Inégal, sans doute, trop virtuose parfois, voire grandiloquent par moments. Mais quelle énergie ! Et quel précurseur ! Qui d'autre a pu faire de la musique latino, comme on dirait aujourd'hui, au beau milieu du XIXe siècle ? Dire qu'il est mort à 40 ans...

En guise d'illustration, un passage d'un "opéra" (pas vraiment un opéra mais bon) qui ravira les amateurs de musiques latines, plein d'optimisme et aux percussions réjouissantes. Et qui saura plaire aussi aux amateurs de la série TV Zorro.

Je ne sais pas si les liens Youtube fonctionnent ici, je tente le coup. Aller directement à 5mn45s pour un bel échantillon :

https://youtu.be/pKsWbckMr0A?t=5m45s

Désolé Suédois, ce n'est pas de l'opéra italien 😉
GL Glll2012New Veteran ·
Hello

Je ne sais pas si tu as eu le temps de passer à Whitney Plantation. Celle-ci se veut un mémorial de cette période, la visite est assez dure (très même) et j'ai été surpris de voir sur les murs du souvenir le nombre d'esclaves européens.
Gilles 2019 : https://voyageforum.com/discussion/2019-voyage-se-faire-plaisir-d9730876/ 2017 : https://voyageforum.com/discussion/usa-2017-40-jours-bonheur-presque-d8161050/ 2015 : https://voyageforum.com/discussion/west-2015-encore-autrement-d7083633/
SU Suedois Globetrotter ·
Je ne conteste pas tes choix musicaux, bien au contraire. Chacun est libre. 😉

Mais il vrai que je suis totalement et viscéralement investi par l'opéra Italien et lui seul. 😍😁😁😁😁
OL Oltean Regular ·
Trop bien ! Je découvre ton carnet et c'est exactement le voyage que je compte faire en 2019 ! Je vais donc le lire avec attention !... Merci pour le partage ! 😉

Bonsoir Olive,

j'espère que le voyage te plaira comme il nous a plu ! Vous irez aussi dans l'Iowa ? A Spillville :) ?
OL Oltean Regular ·
Hello

Je ne sais pas si tu as eu le temps de passer à Whitney Plantation. Celle-ci se veut un mémorial de cette période, la visite est assez dure (très même) et j'ai été surpris de voir sur les murs du souvenir le nombre d'esclaves européens.

Bonsoir Gilles,

La Whitney Plantation était sur la liste, mais on n'y a finalement pas été. La Laura était d'un intérêt exceptionnel, bien davantage que Rosedown selon moi. Ton message me fait regretter notre impasse sur Whitney. Que faut-il entendre par "esclave européen" ?
GL Glll2012New Veteran ·
Il y avait des murs du souvenir avec des listes de noms d'esclaves avec les dates et parmis ceux-ci, il y avait des Français, des Belges, des Allemands, des Suisses, ...

Cette information était nouvelle pour moi.
Gilles 2019 : https://voyageforum.com/discussion/2019-voyage-se-faire-plaisir-d9730876/ 2017 : https://voyageforum.com/discussion/usa-2017-40-jours-bonheur-presque-d8161050/ 2015 : https://voyageforum.com/discussion/west-2015-encore-autrement-d7083633/
AR Arnaudbu Globetrotter ·
Magnifique. Dommage qu'on a annulé ce voyage pour 2019. Mais ce n'est que partie remise. 😛
Roadtrip USA 2017: https://goo.gl/vtYH6H Roadtrip USA 2018: https://goo.gl/Aig8RN Roadtrip USA avril 2020: reporté cause Covid Roadtrip USA Octo 2020: en éloignement .... https://www.instagram.com/travelingtousa/
SU Suedois Globetrotter ·
Il y avait des murs du souvenir avec des listes de noms d'esclaves avec les dates et parmis ceux-ci, il y avait des Français, des Belges, des Allemands, des Suisses, ...

Cette information était nouvelle pour moi.

Vers 1650, il y a eu également des Irlandais soumis en esclavage. Tant dans la Caraïbes qu'en Virginie.
OL Oltean Regular ·
Il y avait des murs du souvenir avec des listes de noms d'esclaves avec les dates et parmis ceux-ci, il y avait des Français, des Belges, des Allemands, des Suisses, ...

Cette information était nouvelle pour moi.

Et assez incroyable. Des Français, à la rigueur, pouvaient venir des colonies de l'époque. Simple hypothèse. Mais des Belges, des Suisses... ? En sait-on davantage sur la provenance de ces esclaves ?
OL Oltean Regular ·
Lire le Routard me fait l'effet d'entendre un oncle baroudeur et versé dans l'emphase me narrer ses pérégrinations chez ses potes du monde. Oh, on sent bien qu'il a abusé du VAT 69 et que ses tuyaux ne sont pas de toute première fraîcheur, qu'il brode çà et là et qu'il perd les pédales dès qu'il s'agit d'histoire ou de culture - sauf de contre-culture, bien entendu. On se doute que ce vétéran de mai 68 nous refourgue entre deux séances de fumette un récit revu et corrigé en accord avec sa vision du monde. Son accoutrement bigarré laisse entrevoir la couverture du Voyage à motocyclette de Che Guevara, et son discours entremêle références à Camus, Mao, Kerouac ou Le Clézio, au service d'un idéal où tous les potes de la Terre doivent se tendre la main. Oui, le Routard au regard clair posé sur l'horizon lointain de la fraternité universelle sait qu'il peut compter sur l'hospitalité de "l'étranger superbe à la démarche ailée et aux lèvres tendrement closes", à moins qu'il ne se prenne un coup de pied au c* et finisse à l'hôtel.

Qu'importe ! Le Guide tout à son apostolat aligne superlatifs, tics et trucs de narration et use sans façon d'un parler relâché pour nous rappeler qu'on reste potes. Il chérit la diversité et, comme dans les plus belles chansons d'Enrico Macias, ne perd pas une occasion d'asséner que la guerre et le racisme, c'est mal.

Bon, on l'aime bien quand même, ce compagnon un peu borné dont on a appris à connaître les travers.

Le café qui se fout du monde

Mais il est des jours où on a vraiment envie de baffer Tonton-Routard, ce petit bouquin tout de même facturé 14 euros et 95 centimes. Je me fais la réflexion au Café du Monde de la Nouvelle Orléans. "Ambiance bourdonnante sous les vastes arcades de ce vieux café au store rayé vert et blanc", proclame le best-seller du livre de potes. Tu parles ! Faut avoir éclusé la cuvée Maya l'Abeille pour trouver ce coin bourdonnant. La vérité est qu'on ingurgite dans cette halle tintamarresque de vulgaires beignets arrosés d'un café-chicorée ni fait ni à faire. Quelle idée d'inciter nos compatriotes à piétiner dans une queue interminable pour finir autour d'une poignée d'étouffe-chrétiens prosaïques, balancés par un serveur mal embouché après une nouvelle attente démesurée.

Le retour des Tigres Volants

Il y a mieux à faire dans cette ville, comme explorer le grand musée consacré à la deuxième guerre mondiale. L'expérience est ahurissante tant les mises en scène sont réussies et en accord avec la vérité historique. Bon, il s'agit quand même du conflit vu à travers les engagements américains, on n'y trouvera pas d'exposé par exemple sur les exploits du général de Lattre de Tassigny au fil de la Vallée du Rhône puis dans la campagne Rhin et Danube.

Les Japs attaquent

Le premier étage rappelle combien la bataille du Pacifique était à deux doigts d'échouer et que la décision même à Midway est longtemps restée incertaine. Les douloureuses campagnes parallèles de reconquête d'île en île de Nimitz et MacArthur sont expliquées dans le détail, et le musée place le visiteur dans le contexte terrifiant qui allait forcer la décision d'employer la force atomique.

Forces en présence

Evidemment, le Routard, en porte-étendard émérite du politiquement correct, trouve le moyen de verser une larme sur les villes japonaises en flammes sans s'émouvoir une seconde sur les millions de morts civils causés par l'Empire du Soleil Levant.

Une photo de la capitulation signée sur l'USS Missouri dans la Baie de Tokyo nous rappelle, à toutes fins utiles, que le général Leclerc représentait très officiellement notre pays.

Blitz
OL Oltean Regular ·
Vers 1650, il y a eu également des Irlandais soumis en esclavage. Tant dans la Caraïbes qu'en Virginie.

ah bon ? merci de l'info. Dans leur hymne officieux Rule, Britannia!, les Britanniques (plus tard, il est vrai) chantent leur foi en un avenir sans esclavage... du moins pour eux.

Rule, Britannia! Britannia, rule the waves: Britons never, never, never shall be slaves..

Maintenant j'y pense, c'est une obsession (bien compréhensible héritage des Lumières) qu'on trouvera aussi dans la Marseillaise :

C'est nous qu'on ose méditer De rendre à l'antique esclavage!
SI Sissi57 Globetrotter ·
Bonsoir, S'agirait- il, pour cet esclavage d'Européens, de cette forme de paiement d'un passage vers les Indes Occidentales ou les colonies plus au nord, contre plusieurs années de travail non rémunéré?
Je n'aurai pas le temps...
OL Oltean Regular ·
Bonsoir, S'agirait- il, pour cet esclavage d'Européens, de cette forme de paiement d'un passage vers les Indes Occidentales ou les colonies plus au nord, contre plusieurs années de travail non rémunéré?

Bonsoir,

Bonne question. Elle reste ouverte aux plus instruits que moi en la matière.
SU Suedois Globetrotter ·
Bonsoir, S'agirait- il, pour cet esclavage d'Européens, de cette forme de paiement d'un passage vers les Indes Occidentales ou les colonies plus au nord, contre plusieurs années de travail non rémunéré?

Tu as vu ce genre de pratique pour les esclaves Caraïbes et Amérique des années 1650/1700 ? Ou autre chose ?
OL Oltean Regular ·
- New Orleans est la ville la plus bordélique des Etats-Unis !

- Vous vous trompez : c'est la métropole la mieux organisée des Caraïbes.

Monde créole

La blague est semble-t-il connue dans le coin. Reflète-t-elle la réalité ? On peut le croire. La Nouvelle Orléans impose au visiteur deux civilisations qu'une simple rue sépare. La partie américaine possède les beautés d'une cité de l'ouest. Amples villas blanches posées sur un gazon irréprochable, statues solennelles, antiquaires des grands espaces et de la Route 66, fast-foods sans âme et l'étalement habituel, à perte de vue, des commerces de grande distribution. On traverse Canal Street pour rejoindre le Carré Français. Une gaieté toute badine anime les ruelles ombragées par de grandes terrasses garnies de fer forgé. Des maisons chamarrées et accolées entre elles forment ribambelle. Le coin respire une quiétude heureuse dans l'attente de bacchanales étourdissantes.

Malgré son nom et l'appellation de ses rues, le French Quarter n'est pas français. Ce petit quartier, traversé en une marche 20 minutes, atteste son passé créole. Boutique en bois

"Avec Key West, c'est le seul endroit aux Etats-unis dont le mode de vie se rattache à celui des Caraïbes", explique notre guide du Monde Créole, en parfait accord avec ce que nous avions appris à la Plantation Laura. L'évocation de Key West, devenu un repaire de touristes fortunés, peut surprendre. Mais c'est pourtant vrai. On y observe l'union contre-nature, et cependant fertile, d'une certaine nonchalance toute insulaire avec le punch américain. Cela, nous le ressentons aussi dans le Carré Français.

Mais tout le monde ne voit pas la vie en rose dans la vieille cité. De nombreux vagabonds hantent les bazars à vaudou. Dans une Bourbon Street garnie de marchands de toc, c'est chaque soir Mardi gras. Gras et toc

Un carnaval de pacotille au parfum de vomi. Des meutes de jeunes mâles en rut occupent la chaussée, en ont font fait un territoire de débauche qu'ils marquent de leurs souillures. La cohue est plus folle encore qu'à Las Vegas, sans être pour autant plus engageante. On se réfugie bien vite dans les rues voisines pour retrouver quelque humanité aux rythmes d'orchestres de rue.

Jackson Square

Au soir
SI Sissi57 Globetrotter ·
Il me semble bien avoir lu que ce système existait dans les colonies anglophones, le passage se payait par quelques années de travail mais je n’ai pas creusé le sujet et je ne sais pas s’il se pratiquait dans les zones non britanniques
Je n'aurai pas le temps...
GL Glamys24 Regular ·
Superbe écriture. Merci du temps passé à rédiger et bravo.
Jacques
SU Suedois Globetrotter ·
Il me semble bien avoir lu que ce système existait dans les colonies anglophones, le passage se payait par quelques années de travail mais je n’ai pas creusé le sujet et je ne sais pas s’il se pratiquait dans les zones non britanniques

OK. Je cherche, je cherche...😉
SU Suedois Globetrotter ·
- New Orleans est la ville la plus bordélique des Etats-Unis !

- Vous vous trompez : c'est la métropole la mieux organisée des Caraïbes.

Un carnaval de pacotille au parfum de vomi. Des meutes de jeunes mâles en rut occupent la chaussée, en ont font fait un territoire de débauche qu'ils marquent de leurs souillures. La cohue est plus folle encore qu'à Las Vegas, sans être pour autant plus engageante. On se réfugie bien vite dans les rues voisines pour retrouver quelque humanité aux rythmes d'orchestres de rue.

Je suis tout à fait d'accord avec toi sur Bourbon Street ! Un cloaque !

Et pourtant, j'ai envie de retourner sur Nola.
OL Oltean Regular ·
Parmi les multiples impressions contradictoires qui assaillent le découvreur de la Nouvelle Orléans, il faut citer l'une des plus marquantes : des restaurants dignes de ce nom, avec nappe blanche, couverts alignés et serveurs en costume immaculé. L'héritage français serait-il le plus vivace dans l'art de la table ? Peut-être pour le service, mais pas dans la cuisine elle-même, fondée sur des recettes aux influences multiples : créoles, cadiennes, africaines, européennes.



Bar du Mother's Restaurant

Le Deanie's Seafood, au coin des rues Iberville et Dauphine, se targue de servir les meilleurs fruits de mer sauvages de Louisiane. Nous goûtons au crabe farci : une merveille. Le goût ne ressemble à rien de ce que nous connaissions. C'est surprenant et délicieux. L'étouffée d'écrevisses (crawfishes) est une autre splendeur du même ordre. La saison des écrevisses bat son plein, et l'animal se trouve souvent au menu. Cela nous étonne, tant ce crustacé est rare dans nos propres bistrots. Pourtant, l'écrevisse de Louisiane a paraît-il colonisé nos cours d'eau et mettrait en péril nos bonnes vieilles espèces autochtones : un Eric Zemmour de l'eau douce ne pourrait-il pas combattre ce grand remplacement tout en approvisionnant nos cuisines ?

Du chic

Autre son de cloche à la Maison Napoléon, entre les rues Saint-Louis et Chartres. On y trouve jumbalaya et gumbo. Non, ce ne sont pas les dernières danses latines en vogue, mais des plats cajuns. Le premier est un fourre-tout de viande ou poisson avec des légumes, savoureux et aux épices parfois agressives. Le gumbo, ragoût exhalant un bouquet de saveurs, possède le titre de plat officiel de Louisiane. Pourquoi pas ! Ce sont des réussites, moins raffinées qu'au Deanie's Seafood, mais que l'on déguste avec empressement.

Gator burger, anyone ?

La Napoleon House a une histoire excitante : elle devait servir de demeure à l'Empereur. Tout avait été préparé. Les mercenaires sous la houlette du pirate Jean Lafitte allaient naviguer plus de 10.000 kilomètres vers Sainte Hélène. Là, ils auraient arraché le petit caporal à ses geôliers, pour revenir l'installer en Louisiane à la barbe des Anglais. Étrange retour des choses pour celui qui avait soldé un territoire alors immense, tout à sa lutte contre l'ennemi héréditaire. Faut-il regretter que le petit Corse soit mort quelques mois trop tôt ? Revenu à la vie active, il aurait peut-être assisté les Texans dans leur guerre d’indépendance, à moins qu'il n'eût préféré servir la grande armée du Mexique. La bataille de San Jacinto, ce Waterloo mexicain, aurait pu tourner autrement, et le monde aujourd’hui serait bien différent.

French Quarter

Un troisième bistrot se nomme Mother's restaurant. Il se situe du côté américain mais sa carte est en bonne partie cadienne. Le restaurant reflète cet entre-deux : on passe les commandes à l'américaine, au bout d'une file d'attente, et l'on s'installe dans l'une des trois grandes pièces. Un serveur vient nous apporter des plats que l'on dévore à la bonne franquette : pas de nappe blanche, et tout pourboire est strictement interdit (chose étonnante : ailleurs, le pourboire ou tip est une obligation, cet argent constituant le salaire de l'employé ; mais ici, les "no tipping" en lettres grasses sont explicites).

Au Mother's

Le soft shell crab - ou crabe en mue - est une révélation. L'animal est capturé alors que sa nouvelle carapace est encore molle, frit en l'état, légèrement pané et servi dans un nid de légumes. L'on mange tout, la carapace, les cartilages, la chair, l'intérieur. C'est bon ? Fabuleux ! Cela nous change de la cuisine américaine, souvent passable et parfois bonne, mais hélas si monotone, à de trop rares exceptions.

Corps de balais

Police en Smart

Etoiles au soleil

Matter of fact

Cimetière Saint-Louis

Tombe de Nicolas Cage
OL Oltean Regular ·
Je suis tout à fait d'accord avec toi sur Bourbon Street ! Un cloaque !

Hélas ! hélas !

Et pourtant, j'ai envie de retourner sur Nola.

Je suis partagé... pour la cuisine, certainement. Sinon, le reste, je ne sais pas trop.
GL Glll2012New Veteran ·
Hello

Autant j'ai aimé la Louisiane, autant j'ai été déçu par NOLA. Je me suis dit, c'est à cause de ton age, tu es fatigué, c'est la fin du parcours et tu n'es pas ville. Mais visiblement je ne suis pas le seul à rester mitigé par rapport à cette ville.
Gilles 2019 : https://voyageforum.com/discussion/2019-voyage-se-faire-plaisir-d9730876/ 2017 : https://voyageforum.com/discussion/usa-2017-40-jours-bonheur-presque-d8161050/ 2015 : https://voyageforum.com/discussion/west-2015-encore-autrement-d7083633/
SU Suedois Globetrotter ·
Hello

Autant j'ai aimé la Louisiane, autant j'ai été déçu par NOLA. Je me suis dit, c'est à cause de ton age, tu es fatigué, c'est la fin du parcours et tu n'es pas ville. Mais visiblement je ne suis pas le seul à rester mitigé par rapport à cette ville.

Je ne pense pas que ce soit une histoire d'âge. 😉 Je ne vaux pas mieux.

J'ai bossé et il m'arrive de bosser encore dans le plus grand Lupanar à ciel ouvert d'Europe et peut-être du monde. On pourrait dire que je suis blindé. Ben non. En fait, le meilleur endroit de Bourbon Street, là où je me suis senti relativement cool, c'est le Hard Rock Café.

Ceux qui jettent des colliers de perles, made in China, de leurs balcons avec un verre de vin (chaud) à la main, ne me font pas B.....r.

Les Maîtres donnent "Panem et Circences" au bon peuple.. Et les bœufs en bas en redemandent.

Quelle rue de Merde....
OL Oltean Regular ·
Superbe écriture. Merci du temps passé à rédiger et bravo.

Oh, cela me va droit au cœur. C'est vrai qu'il faut du temps : en vérité, beaucoup de temps "masqué", comme on dit parfois. Mais c'est le cas pour ceux qui rédigent au fil de l'eau, je suppose.

Le premier jour, je jette tout ce que je retiens de la journée, des données objectives, des chiffres, des impressions. Je m'appuie sur les photos et vérifie des infos sur le net. A ce stade, le style est nul et la narration sans aucun intérêt.

Le lendemain au réveil, je reprends tout cela, je supprime beaucoup, je chasse les répétions, m'efforce de trouver des idées directrices. C'est incroyable comme la nuit permet d'éclaircir les choses. Ça commence à tenir la route, enfin c'est ce que j'espère.

Je laisse reposer quelques heures.

Le soir, coup de lime final, je cherche du percutant, des formules, chasse une nouvelle fois les répétitions, sans grand succès parfois. Là, le texte, satisfaisant ou non, est prêt, échéance oblige, tandis que j'ai déjà débuté l'écriture de la chronique suivante.

A partir de là il est rare que j'apporte des retouches sur le texte achevé, je ne supporte plus de relire ma prose :)
PA PapJ59 Globetrotter ·
Salut Alain,

Oui, ta prose et haletante et je suis avide de ne rien rater !

revenons au sujet... Pour moi, 5 ans après, les "souvenirs" qui viennent de suite, ce sont les instants vécus à Nola, et non à Memphis (à part Le King !!! et MLK...), ou Nashville, trop aseptisés.

Il se dégage de cette ville (et de ses excès) une vie grouillante et positive malgré les difficultés. un bref aperçu ici:

https://blogs.crespel.me/usa2013/2013/05/01/

Bonne continuation. Jean.
4 fois en Camping-car: Parcs US - NewMex - Yellowst - Louisiane. http://blogs.crespel.me/usa2009/ http://blogs.crespel.me/usa2011/ http://blogs.crespel.me/usa2012/ http://blogs.crespel.me/usa2013/ Andalousie, Bretagne, Corse, Provence, Sicile, Toscane, villes d'Italie. sur : http://blogs.crespel.me/
OL Oltean Regular ·
J'ai bossé et il m'arrive de bosser encore dans le plus grand Lupanar à ciel ouvert d'Europe et peut-être du monde.

Pardon pour la question peut-être indiscrète, mais qu'est-ce que c'est ? (à défaut du nom, l'adresse suffira). Simple intérêt d'un honnête homme.
OL Oltean Regular ·
Ville d'eaux

Musée du Mardi Gras

Pas mal, mais si on danse ?

Chatoyante

Bien davantage que Nashville, la ville qui voulait être plus grosse par le bluff, New Orleans mérite le titre de cité de la musique. Congo Square, dans le quartier de Treme, était un marché aux esclaves.

Congo Square, une évocation

Détail

L'enfant au tambour

Là, les Noirs chantaient et dansaient chaque dimanche. Une musique entièrement nouvelle devait naître à cet endroit précis, inspirée par l'Afrique, les Caraïbes et l'Europe, pour bientôt devenir une composante essentielle de l'art musical américain.

Entrée

Fort judicieusement, le Congo Square est situé au cœur d'un parc nommé Louis Armstrong.

Fanfare

Notes de musique

A dix minutes de là, on trouve la maison natale de Louis Moreau Gottschalk. Du moins on le suppose, car l'endroit ne se visite pas, et aucune plaque ne vient célébrer le grand musicien. Ma seule source est le site www.louismoreaugottschalk.com qui donne l'emplacement "à l'angle sud-ouest des rues Esplanade et Royal".

Emplacement supposé de la maison natale de Gottschalk

Gottschalk, ce découvreur d'exception, serait-il oublié dans sa ville natale ? Je n'ai rien déniché à la Nouvelle Orléans sur ce musicien, même en cuisinant les plus respectables antiquaires.

Maison natale de Gottschalk... peut-être.

Sa musique de salon l'a parfois fait appeler sous le nom de Chopin créole. Cela ne rend pas justice à son oeuvre : sa symphonie La Nuit des Tropiques (le titre est en français) est peut-être le premier exemple convainquant de musique savante orchestrale américaine, au sens large.

https://youtu.be/IJs3gO6BX9A

Et cette Fête créole fut composée en 1857 ! D'accord, l'orchestration n'est peut-être pas d'origine, mais ces syncopes latinos et ce foisonnement euphorique n'annoncent-ils pas déjà les meilleures inspirations de Gershwin, Bernstein voire Copland ?

L’histoire du jazz dans cette ville nous renvoie curieusement au premiers jours de notre voyage, dans la lointaine Chicago. Quand les bordels très courus du quartier Storyville furent interdits, les musiciens qui en assuraient l'animation prirent un aller simple pour le terminus. Le style néo-orléanais devait bien vite subjuguer Chicago, puis la grosse pomme, influençant la musique savante. Il fallait la rencontre improbable entre une certaine élite intellectuelle progressiste et cet art intensément populaire pour que le hot jazz s'évade de son ghetto.









A la Nouvelle Orléans plus qu'ailleurs l'on prend conscience de la singularité américaine. Deux mondes différents se juxtaposent sans décalage horaire. C'est là que le pragmatisme américain révèle sa réussite, directe, efficace, non sans charme mais - il faut le dire - un rien frugale. Et c'est aussi là que la fantaisie créole nous touche plus facilement par sa dimension humaine, son refus d'impressionner avec des monuments écrasants de solennité, dans un laisser-aller qui fait dire aux Américains que New Orleans est décidément une ville bien bordélique.

Nous quittons les Etats-unis sur ce constat qui confine au cliché. Adieu, douches fixées dans le mur qu'il faut manœuvrer avec un seul bouton pour modifier - Good luck and have fun ! - à la fois température et débit. Je regretterai ces autoroutes interminables où une voiture me suit des heures à une distance d'un demi-mile, sans chercher à me coller au train. Ces restos où l'on vous sert sans façon un verre de glaçons recouverts d'une mince couche d'eau, en vous demandant si tout va bien. Ces Américains capables de faire tenir leurs lunettes de soleil par-dessus leur casquette. J'ai essayé : avec moi, ça ne marche pas. Ces adorables geeks de boutiques d'occasion, énormes barbus à la voix fluette dont la panse manque de déchirer un tee-shirt à la gloire des tortues ninjas. Ces gens ordinaires qui vous dévoilent spontanément une part de leur intimité avant de disparaître à tout jamais. Ces familles d'Afro-Américains, assis sur le seuil de leur porte comme dans le poème de James Agee Knoxville, summer of 1915, et qui saluent ces drôles de visiteurs paumés dans des banlieues improbables. Ces musées gigantesques où le moindre détail est pensé pour édifier le visiteur. Ces bénévoles souriants qui vous guident comme les meilleurs professionnels. Les voitures de police aux feux rutilants qui déboulent dans une illumination d'OVNI. Ces maisons de familles aisées, alignant à n'en plus finir bibelots et photos de famille dans des vitrines aux lumières tamisées. Ces homeless effondrés au long de trottoirs touristiques. Les longs cris de chats-huants poussés par ces locomotives d'un autre âge tirant des convois interminables. Ces églises blanches promettant, en gros caractères, la félicité éternelle, comme l'espéraient tant les esclaves de Congo Square.
JE JeffPrX Regular ·
Très beau carnet, très atypique ! On y trouve des ambiances..., on s'y croirait ! Et impeccable pour ceux qui s'intéressent à la musique. Nous étions dans l'ouest en juillet mais ta conclusion nous conviendrait bien aussi . Les autoroutes, les homeless, les églises et ... les douches (qui m'ont causée bien des soucis 🤪) semblent faire l'unité de ce pays ! Christelle
"Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles" Oscar Wilde USA 2014 / ECOSSE 2015 / ESPAGNE 2017 / USA 2018 / Bientôt Madère2021&Lanzarote2025

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