Afric'anchor
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DI Diamina Globetrotter ·
Ah! Ces anglophones....

Et ouais, même pas fichu de tenir leur droite!!!
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
AT Atila Globetrotter ·
mais j'ai peur que nous ne digressions...

Surtout qu'il n'y a pas de chimpanzés en Afrique du Sud... Rien donc pour se raccrocher aux branches...de la discussion ...😉
AI AirOne Globetrotter ·
Surtout qu'il n'y a pas de chimpanzés en Afrique du Sud... Rien donc pour se raccrocher aux branches...de la discussion ...😉

En même temps, l'âge du décès de Cheetah, c'est l'âge actuel de Jean Luc non ? 😇
Erwan La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
AI AirOne Globetrotter ·
Ah! Ces anglophones....

Et ouais, même pas fichu de tenir leur droite!!!

Ils y arrivent assez bien en Amérique du Nord pourtant. 😛
Erwan La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Peu probable, c'est un peu comme si tu disais que le titre "l'ours" nous fait penser à Nounours de bonne nuit les petits...

Tu fais fausse route, il me semble avoir sur une carnet namibien, je ne me rappelle plus qui, avez zappé la recherche des "Cheetah" confondant avec les singes 🤪
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
VO Voyajou Globetrotter ·
à quelle distance étais tu?

Infiniment moins loin que de toi ce soir!😏 (genre à deux mètres mais, quand je lui ai dit qu'il conduisait en marche arrière, il a boudé et s'en est allé.) C'était notre première visite dans une ferme de ce type (au bord de la route, on indiquait un camping à dix kms, nous nous sommes dit que nous serions tranquilles mais, dès notre arrivée, le fermier de cirque nous a sauté sur le garrot*, en route pour le cheetah tour) : on élève et donc apprivoise des bestioles, on les met dans des enclos plus ou moins vastes et on promène les touristes dans des bétaillères. * Crédit: J.C.Ruffin, Un léopard😇 sur le garrot
VO Voyajou Globetrotter ·
(mais j'ai peur que nous ne digressions...)

Dégraisser dans le dessert?😮
VO Voyajou Globetrotter ·
En même temps, l'âge du décès de Cheetah, c'est l'âge actuel de Jean Luc non ? 😇

Ah, non!!!😠 Seulement l'an prochain, mais vert comme un velvet (pas encore underground😏)
AT Atila Globetrotter ·
Avec la même particularité physique ?😮
VO Voyajou Globetrotter ·
Tu as une peur... bleue?😏 (indication: vervet le singe, velvet le rock Lou)

PS quand je parle de guépard on m'oppose léopard, quand j'évoque un groupe de rock on me parle de singe... va m'chécou😉
AT Atila Globetrotter ·
C'est plus pour toi que j'm'inquiète.

Tu vas finir dans un labo d'expérimentations médicales avec un truc pareil ! 🤪😏
DI Diamina Globetrotter ·
J'aime cette photo du richtersveld. Ça a l'air vachement beau, quand même.



on élève et donc apprivoise des bestioles, on les met dans des enclos plus ou moins vastes et on promène les touristes dans des bétaillères.

Par contre, je ne t'imaginais pas faisant des tours dans des bétallières, faisant comme un touriste "normal" quoi? J'suis déçu!!!!!

Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
DI Diamina Globetrotter ·
il me semble avoir sur une carnet namibien, je ne me rappelle plus qui, avez zappé la recherche des "Cheetah" confondant avec les singes

C'est à Krikri que c'est arrivé.
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AI AirOne Globetrotter ·
Avec la même particularité physique ?😮

Cheetah portait le bouc ?!? 😮
Erwan La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
DI Diamina Globetrotter ·
Ils y arrivent assez bien en Amérique du Nord pourtant

CQFD! Les etats-uniens parlent américain et pas anglais!!!!
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
AT Atila Globetrotter ·
J'espère que tu es meilleur médecin que vétérinaire...😇
PE Perju Globetrotter ·
Par contre, je ne t'imaginais pas faisant des tours dans des bétallières, faisant comme un touriste "normal" quoi? J'suis déçu!!!!!

Suis pas certain que se soit lui ....quoi que .....
Qui boit l'eau d'une terre étrangère doit en suivre les coutumes (proverbe Mongol)
DI Diamina Globetrotter ·
Bah, pas forcément sur la photos mais avec le reste du groupe en tout cas. Mais, concernant ma déception vis à vis de Voyajou, c'est juste une boutade!
Nord Chili, NOA, Sud Lipez, La Paz août 2012 https://voyageforum.com/forum/mois_dans_andes_peripeties_en_altitude_D5526293/ Apologie du southwest en hiver https://voyageforum.com/forum/apologie_sud-ouest_etats-unis_en_hiver_D5851267/ Impressions d'Afrique et de Namibie
AT Atila Globetrotter ·
Passait pas ce petit pont de bois la Ferrari ?

Ou bien la couleur n'était pas raccord avec le paysage ?
PE Perju Globetrotter ·
Passait pas ce petit pont de bois la Ferrari ?

Bah ! face aux obstacles, j'm'adapte ....et puis là-bas, les bivouacs ne nécessitent pas de véhicule raccord avec les tarifs ....
Qui boit l'eau d'une terre étrangère doit en suivre les coutumes (proverbe Mongol)
AT Atila Globetrotter ·
Ce véhicule là devrait aussi convenir pour l'expédition (hum...) Merzouga !😉

Pis y aurait plus de place, on pourrait te trouver un siège entre Yolande et Kola au lieu de te laisser faire le chemin à vélo...

(Ça résout toujours pas le problème du capitaine.🤪)
AT Atila Globetrotter ·
Désolée, Voyou, pour la digression. Nous préparons la diagonale du soûl Marocaine...😊
PE Perju Globetrotter ·
D'après vos échanges du moment , ce que je retiens ....c'est que je serais plus en sécurité avec mon vélo .....dommage pour le toy , il ne méritait pas ça ...😏
Qui boit l'eau d'une terre étrangère doit en suivre les coutumes (proverbe Mongol)
PE Perju Globetrotter ·
Désolée, Voyou, pour la digression.

Faut bien meubler un peu ...y vient nous faire saliver avec ses photos de la Lune ... et pis plus rien pendant 8 jours ...pas bien sérieux tout ça ...😠
Qui boit l'eau d'une terre étrangère doit en suivre les coutumes (proverbe Mongol)
AT Atila Globetrotter ·
Ça dépend...

Si ton vélo se trouve devant le convoi dérivant sans capitaine, tu risques le dommage collatéral qui te propulserait directement sur la Lune de Voyou.😮
AI AirOne Globetrotter ·
Désolée, Voyou, pour la digression.

Faut bien meubler un peu ...y vient nous faire saliver avec ses photos de la Lune ... et pis plus rien pendant 8 jours ...pas bien sérieux tout ça ...😠

Un peu de respect pour son âge voyons !
Erwan La vie est belle ! La vie est belle ! Je me tue à vous le dire disait la fleur. Et elle meurt ( J.Prévert)
KO Kola Globetrotter ·
Suis pas certain que se soit lui ....quoi que .....

Si, si... une tape sur l'épaule juste là, et il repart : Go Beyond !
VO Voyajou Globetrotter ·
Suis pas certain que se soit lui ....quoi que .....

Nan, c'est pas lui: il jouait avec les guépards au sol. Et il n'a pas de cheveux blancs (bien qu'il s'en fasse ces temps-ci), seulement une barbe de trois jours, poivre et sel.

..y vient nous faire saliver avec ses photos de la Lune ... et pis plus rien pendant 8 jours ...pas bien sérieux tout ça ...😠

Tout ça pour avoir une nouvelle photo de la lune, du Jean qui va avec et Philae en prime!

VO Voyajou Globetrotter ·
Tu quoque Quola tu me moques!? (et sur le fond, tu dis quoi?🙂)
KO Kola Globetrotter ·
(et sur le fond, tu dis quoi?🙂)

Le fond, c'est... L'âge, les principes, la déception de l'image que certains se faisaient, la normalité, le bouc, le vieux singe (à qui on n'apprend pas à faire la grimace ?), le p'tit vélo qui pédale dans le désert ?

... euuuh, que ça touche le fond ? 🤪 (Nan, j'déc.....)
VO Voyajou Globetrotter ·
Nous préparons la diagonale du soûl Marocaine...😊

Soul, saoul, sul, trois voyages en un. Âmes ivres au sud mais la diagonale risque de finir en ligne brisée.
AT Atila Globetrotter ·
Quand reprend le carnet ? Perju semble impatient de lire tes maux...😉
HE Herikles Globetrotter ·
Ça fait bien du monde dans les bétaillères !!! Ça finira un jour en bus à impériale... 🤪

Dis donc, y en a des marques de pneus ! 😮 Il a fallu manœuvrer si dur pour stationner en bataille ? 😄😏
Les concours photos VF
PI Pierre77N Globetrotter ·
Il a peut-être rebondi plusieurs fois ?
VO Voyajou Globetrotter ·
Dis donc, y en a des marques de pneus ! Surpris Il a fallu manœuvrer si dur pour stationner en bataille ? RireMalin

C'est un des campements autorisés dans la concession de Palmwag, nous étions seuls mais pas les premiers. Et puis, au moment de poser la case pour la nuit, entre le vent, l'ombre, la planéité, la vue pour le soir, la lumière du matin, les pistes des bestiaux, les intuitions féminines et les certitudes masculines... on n'est pas couchés!😉
VO Voyajou Globetrotter ·
Il a peut-être rebondi plusieurs fois ?

Tout autant que toi!😉 (pas exclu qu'après la glande à Port Nolloth nous retournions dans le Richtersveld😇)
RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Vu que tu étais en Namibie, je pense que tu ne peux pas saisir la blague de Pierre sur les rebonds de Philae
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
KO Kola Globetrotter ·
Et sur l'Anchorage de Philae, il saisira tu crois ?
VO Voyajou Globetrotter ·
Quand reprend le carnet ?

Voilà, voilà...

Mer! Mère!

Après six semaines sans la voir, le breton a le vague à l'âme. Il roule plein ouest, guette une touche de bleu qui se défile. Certes, elle aura monté d'un micron mais sera-t-elle haute ou basse ? Et quelle sera sa couleur ? – Je la vois ! – Non, c'est un mirage. – Comment ça un mirage !? C'est la mémoire de l'eau qui occupait ce désert avant nous. – Et tu vas plonger dans la mémoire ? Soudain, l'écume ourle le désert. On ralentit pour ne pas l'effaroucher et qu'elle se retire. Enfin, on court vers elle en poussant un cri primal, on lui offre un orteil frileux, scélérate une vague vous saisit la cheville. A la promesse de ses fruits, on confie son âme aux vagues (une âme, ça n'a pas de sens). Un pick-up de pêcheur avec ses longues gaules courbées vers l'arrière semble un oryx. Il n'y a pas de limite entre la plage et la terre qui n'est que du sable.

Fausses-soeurs

Toutes deux acculées à l'océan, le désert dans le dos, comme une baïonnette. On quitte Swakopmund la bourgeoise, la touristique, la chic, ses plages et ses immeubles Art Nouveau, ses belles boutiques et ses librairies, ses restaurants et ses cafés espresso (ne pas manquer, torréfié sur place et servi avec un excellent croissant, celui du SlowTown) pour Walvis Bay l'industrieuse. Les habitants de Walvis Bay, au nom venu de whales, sont privés d'Atlantique dont l'entièreté du rivage est occupée par le port commercial et les zones industrielles. Même le Yacht Club est cerné d'empilements de containers. La ville est quadrillée non pas de rues et d'avenues numérotées, 5th street, 6th avenue, mais de rues et de routes (road) numérotées. Les rues sont parallèles à l'océan tandis que les routes en partent vers l'infini du désert. En fin d'après-midi, une foule en file continue, vive mais disciplinée, comme le sont les fourmis, quitte les usines littorales vers une seule direction, celle de Kuisebmond qui est le sien. On entre dans le township sans transition avec la zone industrielle. Les rues sont pleines de monde et d'activité, de l'odeur âcre des feux d'ordures et de musique dum dum comme des balles. Partout, des églises d'infortune et même une fabrique de «miracle bricks». Agaat street, Topaas street ou Opaal street, ces noms semi-précieux sont-ils de circonstance ? On s'y perd d'autant plus facilement que, sur le plan de l'agglomération, le township est une zone grise (oui!) sans les noms des rues. On revient vers le centre-ville sans jamais le trouver (Walvis Bay est aussi américaine que Swakopmund est allemande), il n'y a presque plus personne et lorsqu'on arrive au Lagon, là où résident les gens aisés, c'est le désert total, il n'y a pas âme qui vive dans les rues. Seuls les flamants roses dansent pour les descendants des flamands. Au matin, les ouvriers et les employés gagnent leur lieu de travail d'un pas décidé. Si la zone industrielle est le cœur de la ville, l'irriguant de richesses, le township en est le poumon, oxygénant les globules noirs qui la font vivre.

Une journée balisée

Parfois on va au gré, bon ou pas, en territoire inconnu, parfois on arrive dans une région où on a ses repères, ses balises qui sont des havres. C'est le cas entre Walvis Bay et Aus en Namibie. On passe, une nouvelle fois, la nuit à Camp Gecko parce que c'est là, il y a longtemps, que la savane australe fut une révélation. On évite Solitaire qui s'agrandit encore et dont l'abord est actuellement occupé par une dizaine de baraques de chantiers et des engins de terrassement en vue du goudronnage de la route, Solitaire, victime de sa réputation, qu'il faudra bientôt renommer, pour savourer un excellent espresso au bar de Sesriem dont on snobe les dunes, il y a plus beau plus bas et moins couru. Au passage, nous saluons les aérostiers mais remettons une nouvelle fois le survol des dunes et affrétons un cumulus, à charge pour lui de nimber la lumière sur le paysage. Une barre de basalte au loin rappelle celle qui affleure au nord de Hartmann Valley et abrite un village himba. La magie du mirage opère, même nous savons que ce n'est pas une illusion mais Le Mirage, un hôtel d'inspiration maure, comme un ksar, ses cours intérieures protégées du soleil et enchantées de fontaines où il fera bon passer un moment pour déjeuner (ça repose du picnic on the bonnet). On pourrait rester et profiter d'une des salles de massage mais repartir vers les plus beaux paysages du pays -au moins ceux qui sont facilement accessibles- avec la perspective d'une nuit rose à Ranch Koiimasis est plus qu'une compensation.

Richtersveld National Park

Une jeune femme avenante effectue en quelques minutes les formalités de sortie de Namibie et, dans un grand sourire, nous invite à revenir. De l'autre côté du fleuve Orange qu'on passe sur un petit bac arrimé à un câble aérien pour éviter la dérive on nous salue d'un Welcome in South Africa ! Chaque jour, quelques voitures seulement transitent par ce poste frontière implanté dans le parc. Campement près de rapides qui emballent l'Orange. Faute de ressac, qui est une respiration, ce sera une berceuse acceptable. Perchés sur des rochers au milieu du fleuve, des cormorans du Cap sont en position sèche-linge. On pêche ici des poissons de cinquante livres. Au matin, nous rendons visite à un couple de bergers Namas installés dans un taillis et j'offre deux pommes à la femme avant de la découvrir édentée. Le berger explique qu'à la saison sèche ils sont obligés de se rapprocher du fleuve pour abreuver leurs troupeaux, parc national ou pas. Avec son bâton il en trace d'autres dans le sable : ils possèdent cent chèvres et autant de moutons. Le Richtersveld est un désert montagneux, les pistes sont difficiles pour les pneus qu'il vaut mieux savoir où poser, on monte et on descend au gré de paysages époustouflants et la flore est remarquable de diversité et de profusion. On s'étonne de nommer plantes grasses celles qui poussent dans le désert. C'est un parc qui mérite plus de temps que nous ne lui en avons consacré cette fois mais l'appel de Port Nolloth est irrésistible.

Port Nolloth

Le premier jour, la brume, si dense qu'on dirait un crachin, estompe la mer (remboursez!). Le second, on distingue l'horizon, mer et ciel d'un même gris. Le troisième, l'océan scintille comme si les diamants qu'il recèle étaient remontés à la surface. Que nous réserve le quatrième jour ? Marine cueille des coquillages et des oursins qui s'ajouteront aux cailloux et autres graines remarquables. Je vais bientôt devoir acheter une remorque. Lorsque les bateaux pêcheurs de diamants rentrent on entend de loin le bourdonnement des moteurs, comme ceux d'une Abeille. Le tintinnabulement des bouées sonores du chenal répond au bourdon et le guide. Les jours coulent doux, les moules apportées par des gamins ce matin divertiront des sandwichs, les langoustes et la dorade achetées à la coopérative des pêcheurs changeront du poulet. On mijote. Cette maison d'hédonistes repose de l'aride Eden qui la cerne.
PI Pierre77N Globetrotter ·
Vu que tu étais en Namibie, je pense que tu ne peux pas saisir la blague de Pierre sur les rebonds de Philae

Suis pas certain que se soit lui ....quoi que .....

Nan, c'est pas lui: il jouait avec les guépards au sol. Et il n'a pas de cheveux blancs (bien qu'il s'en fasse ces temps-ci), seulement une barbe de trois jours, poivre et sel.

..y vient nous faire saliver avec ses photos de la Lune ... et pis plus rien pendant 8 jours ...pas bien sérieux tout ça ...😠

Tout ça pour avoir une nouvelle photo de la lune, du Jean qui va avec et Philae en prime!



😉
VO Voyajou Globetrotter ·
Mais si, Régis, je suis informé des péripéties de Philae...
RJ Rjulie95 Globetrotter ·
Mais si, Régis, je suis informé des péripéties de Philae...

Même perdu au fond du désert Namibien, il suit l'actualité ... trop fort
"Je suis africain, non pas parce que je suis né en Afrique, mais parce que l'Afrique est née en moi." Kwame Nkrumah.

"J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre." Nelson Mandela

https://www.en-voyages.fr
VO Voyajou Globetrotter ·
Eh oui! C'est pour ça que je suis équipé de la planche sur la galerie: c'est une aile delta pour l'alunissage en douceur.😎
PE Perju Globetrotter ·
Eh oui! C'est pour ça que je suis équipé de la planche sur la galerie: c'est une aile delta pour l'alunissage en douceur.😎

Ouais ...enfin disons que ça ressemble tout de même plus à un truc à racler les fonds d' tiroirs....😉

Sinon, Philae, j'ai bien fait le rapprochement "go beyond" .....mais le Jean qui va avec ???? tu nous la fais Kate , c'est toi de dos ?
Qui boit l'eau d'une terre étrangère doit en suivre les coutumes (proverbe Mongol)
KO Kola Globetrotter ·
Un récit qui se poursuit très dense, dans lequel les observations, les images, les anecdotes, ainsi que tes remarques, se suivent assemblées à petits points serrés. Et maintenant il y a même des sourires en coin, des images... et, des, virgules, pour faire une pause ! 😛

Partir si longtemps semble fondre en un le voyageur, le vacancier et l'errant. Réconcilier l'ascète avec l'épicurien, le contemplateur et le faiseur d'histoires...

Merci pour les impressions finement ouvragées, les grands espaces... et ces mots choisis qui les dessinent sans blabla ni fioritures compliquées. Sans narcissisme...
EM Emma78 Veteran ·
Seuls les flamants roses dansent pour les descendants des flamands.

Cela devient une obsession ces flaman -d/t -s 😛

Une jeune femme avenante effectue en quelques minutes les formalités de sortie de Namibie et, dans un grand sourire, nous invite à revenir.

Revenir ... c'est une évidence. Alors à quand ce retour en Afrique Australe ?
Emma

http://www.manuetjc-tribulations.com
VO Voyajou Globetrotter ·
Ouais ...enfin disons que ça ressemble tout de même plus à un truc à racler les fonds d' tiroirs....😉

Justement, une fois aluni, Jean se sert de l'aile comme d'un racloir et cette semaine, en raclant la Lune, on a découvert des halfmens, endémiques au Richtersveld et dans le sud namibien. Ici deux spécimens, l'un piquant l'autre moins.

Pour en savoir plus: http://www.southafrica.net/...ichtersveld-halfmens
VO Voyajou Globetrotter ·
Puis-je le prendre comme un compliment? Sans faute?🙂

Et maintenant il y a même... et, des, virgules, pour faire une pause ! 😛

lorsque les lieux sont sauvages virgule se pourrait tiret il qu apostrophe ils influencent l apostrophe écriture et qu apostrophe on cherche à rendre l apostrophe hébétude l apostrophe asphyxie en se jouant des conventions et autres académismes point d apostrophe interrogation 😏

Entre deux cahots, je lis actuellement Zone de M.Enard, une seule phrase de cinq cent pages. On finit par trouver le rythme tout en partageant la confusion de l'auteur. Ce livre ponctué classiquement perdrait de sa force, serait un autre livre. Mais ce ne saurait être une excuse à mes négligences.

Camp au bord de l'Orange:
VO Voyajou Globetrotter ·
Cela devient une obsession ces flaman -d/t -s 😛

Et la fille spirituelle des Dupon -d/t a-t-elle vu que ce n'est pas la seule obsession? Qu'il y a aussi celle des couleurs qui, si j'en juge à ce qui se passe actuellement aux USA, est largement partagée.

Retour en France le dix-neuf décembre, retour en Afrique Australe... avant toi? 😏

Une collègue (encore une obsession!😎), camp de base de Save The Rhino (Namibie):

VO Voyajou Globetrotter ·
Port Nolloth anchor

Un matin, les bateaux pêcheurs de diamants quittent le port à la chaîne et viennent virer la bouée devant la maison. L'un d'eux rebrousse chemin, l'équipage vient-il de réaliser, après nous, qu'il ne remorque pas l'énorme tuyau qui permettra de pomper les graviers au fond de l'océan? Il y a des coups de pompes qui se perdent !

Un midi, un métis efflanqué et enjoué entre dans le jardin et nous demande de l'aider. Il explique qu'il n'a pas d'argent pour acheter l'essence pour le moteur de son bateau et aller pêcher, que si on lui donne cet argent il reviendra ce soir avec cinq langoustes grosses comme ça rien que pour nous. Ce n'est plus de l'aide, c'est de l'investissement au haut rendement! Et c'est l'occasion de mettre en application cette préconisation occidentale: il ne faut pas donner du poisson à un africain, il faut lui apprendre à pêcher. Lorsque je lui demande son nom, il pense que c'est pour sécuriser mon investissement mais me prend dans ses bras, puis esquisse deux pas de danse, lorsque je lui avance la somme demandée. Karel revient en fin d'après-midi après une pêche miraculeuse: il a dix-sept langoustes ! Quel as ! Elles sont, hélas, retenues au port d'où le service de sécurité refuse de les laisser sortir. Il faudrait encore des rands pour les convaincre. Karel a une démarche chaloupée, comme il est fréquent chez les marins fraîchement débarqués, mais une haleine qui trahit l'après- midi passée dans un caboulot. Belle journée en définitive, Karel a fait une bonne pêche, dix-sept langoustes ont été épargnées et j'ai continué d'apprendre.

Un soir, alors que je marche dans les ruelles derrière le port, deux gros bâtards blancs, genre labrador, me sautent dessus, je balance des coups de pieds, un seul à la fois on a plus vingt ans, mais l'un repart avec ma jambe de pantalon. Mes insultes et leurs aboiements font sortir la famille métisse qui les entretient et ils sont manifestement désolés, sans plus, je balance traîtreusement un dernier coup de pied au voleur: tout le monde s'en tire bien ! Je n'ai plus qu'à poursuivre jusqu'au township où je serai raccord.

Un autre matin, il faut quitter ce home away from home... pour mieux y revenir.

Tempête dans un verre

Retour vers la beauté aride du Richtersveld et nouveau camp près d'une péninsule minuscule en amont de rapides, encore. C'est comme si l'Orange, pressée de ne plus l'être, l'était de se noyer dans l'océan. Au milieu du fleuve, une île limoneuse à la végétation tropicale défie l'empire minéral. Le vent entreprend encore de modifier le paysage, grain par grain, puis à la volée. Il est pourtant trop tôt pour aller dormir. Le mica colle sur la page du carnet qui scintille, la bille crisse. Au moment de remplir les verres on constate un dépôt de sable au fond, illustration de la formule bretonne qu'on lance à l'hôte qui oublie de remplir les verres vides « les mouettes ont pied! ». Le vent couvrait le bruit des rapides et lorsqu'il tombe, bien après nous, on dirait le flot continu d'une autoroute à peine assourdi par le vitrage. Faute de pouvoir les ralentir, sans parler de les détourner, autant se lever pour en profiter.

Le resto des oiseaux

Nul besoin de bar ici, ils ont l'Orange open mais le désert alentour. Cela commence par hasard, comme souvent, quelques miettes tombées d'un muffin attirent une tourterelle (Namaqua dove?) matinale. Il avait commencé hier soir, un alpiniste noir et blanc (African pied wagtail?) ne se lasse pas de se laisser glisser le long des arrondis du capot pour les remonter en patinant (quel pied!). Ascète, il dédaigne les miettes que je lui dépose sur zone mais, guerrier, fait la chasse à ceux qui les convoitent. Deux jaunes (Southern masked weaver?) fondent sur le capot, consomment et repartent sans un geste. Je trie les graines de tournesol qui colonisent ma boite de cacahuètes et procède à une distribution aux nouveaux arrivants (il y a cent quatre vingt dix sept espèces d'oiseaux dans le Richtersveld) après quoi il me faut fermer le restaurant, n'est pas Coluche qui veut. Deux cent chèvres dévalent la montagne et se jettent sur l'Orange en amont. Un grand chien blanc les suit à distance et oblique vers notre camp, eh ! ma culotte neuve ! Plus tard, le berger, un Nama menu, pantalon orange, veste bleue et chapeau mauve, le désert est en fleurs, arrive avec trois autres chiens (trop tard, je suis en short!) qui asticotent les retardataires. Les chiens se partagent les épluchures de pêches, posées sur un caillou, que les oiseaux ont dédaignées mais qu'une colonne de fourmis convoitait.

Richtersveld for ever

Ce parc national est remarquable à plus d'un titre. Il est récent et, créé alors que Mandela était président et qu'une de ses premières décisions fut de rendre certains territoires du Northern Cape à ceux qui en avaient été chassés, il tient compte de l'existant. Ainsi, trois activités humaines y coexistent, diamantaire dans quelques enclaves près de l'Orange, pastorale et touristique et on a plus de chances d'y croiser une excavatrice ou des chèvres qu'un léopard. C'est aussi l'endroit du pays où les amplitudes de températures annuelles sont les plus grandes et c'en est l'unique désert montagneux, heureusement traversé par un fleuve puissant bien qu'en bout de course. Nous devions le quitter mais suivons la piste longeant l'Orange, succession de sable profond et de pierres tranchantes, jusqu'au Tatasberg Camp, pour voir. Cinq chalets de bois et de toile accrochés à la pente avec de grandes terrasses surplombant le fleuve, cernés de pics rouges dont la moitié sont en Namibie, un gardien qui obtient, par radio, que nous puissions rester et payer le lendemain à la sortie : comment refuser ? A midi, le soleil a l'aplomb d'un tueur. Il fait si chaud qu'on fait les hippos dans l'eau (il n'y a pas de crocos dans l'Orange). Si on n'est pas un Manaudou, le courant est assez fort pour faire un bassin de nage et on se repose au frais dans des cuvettes ergonomiques, starkiennes, polies par les siècles. On s'essaie au grognement que renvoie, amélioré, l'écho.

Petit Poucet

Hondeklipbaai est un des ces cailloux, trouvés aux chemins de hasard, qui balisent les voyages suivants et plus encore. On revient pour Sam, métis gai et délicat, et son caboulot sur le port minuscule. Il propose un poisson du jour, celui que les pêcheurs lui ont amené, avec des frites maison, fines et dorées. Il n'est pas fully licensed et on apporte son vin ; ce serait le moment d'ouvrir la dernière bouteille de Sarabande si nous ne l'avions offerte à nos hôtes de Port Nolloth. Nous sommes à peine sortis de la voiture que Cornelius s'approche et nous demande si nous voulons encore des langoustes ; il nous avait fourni généreusement en mars dernier. Montre voir, combien ? D'accord ! Il reste à trouver le lieu à la hauteur pour leur faire la fête. Sam se charge de nous dénicher une maison dominant la baie pour le prix d'une langouste à Lorient. Nous sommes chez un pêcheur de diamants à la retraite, avec vue sur son bric-à-brac, à l'ouest la lande affronte l'Atlantique écumant, on pourrait être à Pen Men. Au nord, une épave d'acier drossée fait comme un môle au port où relâchent deux bateaux-pompes et les barques des pêcheurs. Ici, il n'y a pas de clôtures et on ne ferme pas la porte des maisons. L'épicerie et une guesthouse sont tenues par des réfugiés blancs, l'un de Johannesburg, l'autre du Cap qui jurent qu'ils ne repartiront pas mais leur dépouille sans doute. Le cimetière est, tout au bord de l'océan, un carré délimité par des broussailles coupées et empilées, comme on fait les enclos. Hormis quatre stèles marquant les sépultures collectives de naufragés venus d'ailleurs, toutes les tombes sont anonymes et seulement signalées par un tertre de sable, érodé, voire disparu pour les plus anciennes, où sont posés des coquillages. Les nuits sont moins belles que les jours à Hondeklipbaai dont on oubliait qu'elle est en zone diamantifère : cinq mâts d'acier de trente cinq mètres de haut, chacun bardé de huit lampes puissantes, de celles dont on équipe les arènes modernes, font sur le village une pleine lune concentrationnaire trois cent soixante cinq nuits par an (non, je ne courrai pas, ni après ni sous les balles mais que sais-je du sport et de la guerre ?) .

Myrtle

Myrtle, notre hôte qui habite la maison d'à côté, est une métisse du Cap qu'elle a quitté il y a douze ans pour les beaux yeux de Louis, pêcheur de diamants à la retraite, fortune pas faite, pêcheur tout court désormais. La cinquantaine arrondie elle est empressée, charmante, intéressante, séduisante, collante, un amour. De ressources inépuisables, elle offre le citron indispensable mais introuvable pour les langoustes improbables, deux dents de bébé-requin et des nut crackers remontés des fonds, escorteurs des diamants. Chaque pierre est différente, mouchetée ou rayée, elle-même agrégat d'autres pierres. Myrtle nous assure que, de par le monde, on ne les trouve qu'ici. On voudrait ajouter : comme elle ! Elle dit aussi que s'il arrivait quelque chose à Louis, elle ne resterait pas ici.

De sable

Ce qui caractérise le continent, du Caire au Cap, de Dakar à Zanzibar, c'est le sable. Hors les limons fluviaux et les contreforts montagneux, l'Afrique est principalement de sable. Est-ce pourquoi on n'y édifia pas de châteaux ?

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