Discussions similar to: faim dans monde mythe realite
FR
Le tour du monde, un concept qui m'énerve
quelle est cette maladie contagieuse qui s'appelle TDM? ce doit être Jules Verne l'instigateur de cette folle pandémie.

quel est le mode de propagation? est-ce le challenge? est-ce le plaisir de dire ensuite "je l'ai fait! est-ce pour se la raconter en société?

parce que derrière la phrase courte "j ai fait le tour du monde", il y en a une autre qui se cache : "j'ai vu le monde! je porte en moi la connaissance du monde!"

alors que comme chacun le sait, la terre est une boule, et il y a donc beaucoup de chemins pour en faire le tour.

alors que, j en ai vu des tour-du-mondistes, hé ben! c 'est pas la gloire! la moitié du temps dans les aéroports, l'autre a prendre des photos et à les charger sur le blog! "ouère iz ze cybercafé?"

jamais le temps de prendre le temps. un voyage en mode supermarché.

la encore, c est ce maudit Jules Verne, avec ses 80 jours!
Open
La Chine, pot-pourri
Mon premier est:

Le permis tibétain: mythe, réalité ou...arnaque?

Au départ étaient, sur le Net, les sites officiels qui terrorisent : le permis tibétain est obligatoire, sous peine d’emprisonnement, d’acquittement d’une amende corsée et d’une expulsion automatique. Bigre ! En arrivant à Xining, la ville chinoise où l’aventure tibétaine commence sur les rails, je prends sagement le chemin d’un bureau intitulé sans complexe "Bureau du Permis Tibétain" et curieusement situé dans une chambre d’hôtel d’un chic établissement de la ville. Une jeune femme maigre, lunetteuse et revêche me reçoit, me confirme le châtiment qui m’est promis si je franchis les frontières du Tibet sans autorisation et me fait remplir une fiche, avant de me réclamer 500 yuans, l’équivalent de 50 euros, une coquette somme pour le chinois ordinaire. En contrepartie, j’ai quatre jours à patienter pour obtenir le précieux sésame.

Je passe les quatre jours sur les hauteurs de la splendide ville montagnarde de Xiahe, un sérénissime Moines-Bouddhistes-Land, et je redescends à Xining pour chercher mon papier. La même maigrichonne me tend mon permis officiel pour voyager au Tibet, que je parcours des yeux. Mais certains détails m’intriguent au plus haut point. Je la rappelle.

Primo, qui a signé et qui a tamponné le document ? La réponse fuse : une agence de voyages. Ah ! Et l’Etat chinois alors ? Le gouvernement, les autorités, la flicaille en gros, ça ne tamponne ni ne paraphe ni ne valide rien ? Ben non ! Sans sourciller mais le ton se faisant plus doux (plus aguicheur ?), la demoiselle m’explique que l’agence de voyages qui l’emploie rend un service aux routards en leur fournissant ce papier qui est accepté par la police du Tibet. Un papier valable 4 jours seulement ??? Réponse : au-delà, il faut solliciter sur place une autorisation supplémentaire. Elle me tend alors le plus naturellement du monde la carte de visite de ses collègues de Lhassa.

Deuxio, il est inscrit en bas du document, en anglais et de façon on ne peut plus explicite, « No fee and no commission ». Comme je n’ai pas Alzheimer, je signale à ma pédagogue que j’ai versé au préalable une petite brochette de billets de 100 yuans. Cette dernière se lance alors dans un inimaginable discours, un charivari verbal interminable, vaseux, inintelligible, mêlant allègrement le mandarin et l’anglais. Dieux immortels! Quel incroyable charabia ! A un moment, je me surprends à ne plus l’entendre du tout. Je plane, observant ses mimiques de guenon et le mouvement de ses lèvres qui ont l’épaisseur d’un sachet en plastique.

Tertio, qui est donc ce coéquipier que je me découvre? Sur le second volet de "mon permis", j’apprends que je voyage avec un japonais. Voyagerais-je avec un compagnon à l’insu de mon plein gré ? Suis-je le héros ignorant d’un épisode de la série "Mon ami le fantôme" ? En lui posant la question, j’éclate de rire. Un japonais ! Me v’là bien ! Est-ce au moins un gros bras chargé de la protection du VIP que je suis ? Je la préviens, l’index tendu: c’est la seule réponse que j’accepte ! Au lieu de quoi, elle m’explique sans rire que les routards en solo ne sont pas admis au Tibet. Il faut faire partie d’un groupe. Me voilà donc casé, intégré à une multitude.

Trêve de plaisanteries ! Je pose brusquement le permis sur le bureau et exige sur le champ le remboursement des frais. Chose surprenante, l’employée me les restitue immédiatement, sans ajouter un mot, le temps d’ouvrir un tiroir, et dans leur intégralité. Mon terrifiant regard a opéré. En battant le pavé à la sortie de l’hôtel, je me lance dans quelques réflexions. Les menaces webiennes de l’Ambassade Chinoise me reviennent. Qui, de sensé, souscrirait à un petit séjour dans les geôles chinoises ? Que faire ? Je suis dans un cas de figure inédit. J’ai la certitude qu’il y a grugeage derrière ce pseudo-permis mensonger, raturé et rédigé de façon scolaire. En même temps, il constituerait la preuve de ma bonne foi à un éventuel contrôle à Lhassa. Je reprends donc le chemin du Bureau et le récupère en marmonnant dans ma barbe (imaginaire).

Durant les 25 heures de trajet entre Xining et Lhassa, dans un train bondé mais neuf, propre et confortable, aucun contrôleur ne montre le bout de sa casquette. Des employés font bien de temps en temps une apparition, qui pour effectuer un brin de nettoyage dans le wagon, qui pour sermonner un voyageur indélicat. Mais sans plus. A l’arrivée à Lhassa, quelques agents de police sont en faction ici et là, observant et bavardant mais nullement préoccupés par les quelques occidentaux en mouvement vers la sortie de la gare.

Les deux premiers jours à Lhassa, ma certitude est acquise : les pandores se soucient comme de leur dernière chaussette de contrôler les étrangers. Dans une Lhassa vidée de son ancestrale spiritualité et livrée à un mercantilisme effréné (la densité d’échoppes et de magasins au m2 donne le tournis), les visiteurs sont accueillis dans la liesse et il n’est pas question de les détourner de leur vocation consumériste par de vulgaires tracas administratifs. Voulant en avoir le cœur net, je repère, situé à une poignée de mètres du Potala, le Bureau du Tourisme Tibétain, m’y engouffre et demande audience à un responsable. C’est une Dame de Fer version chinoise qui me reçoit. L’anglais impeccable, le verbe poli, le regard scrutateur, le sourire mesuré, elle m’écoute, s’empare du fameux "permis" que je finis par lui tendre, le parcourt et fronce les sourcils aussitôt. Ça sent le roussi, pronostique-je. Elle décroche son combiné et convoque illico l’attaché de l’agence à Lhassa. Ce dernier débarque en trombe et manque de s’étrangler en apprenant de quoi il retourne. Face à des questions et des remarques formulées précisément et sur un ton péremptoire, notre voyagiste se fait blême, perd son latin, bredouillant une succession de mots inintelligibles et offrant l’image rêvée au cinéma d’un truand démasqué. Je le vois soudain reprendre contenance et me faire un geste de repli. La "Procureur" me fait signe de le suivre pour régler le problème. Je m’exécute, non sans quelques réticences intérieures. Et avec raison ! Sitôt dehors, l’homme donne libre cours à sa colère, pestant et vociférant dans un langage auquel je ne comprends goutte évidemment. Descendus du taxi, que je lui laisse le soin de régler, nous faisons notre entrée dans une agence de voyages située au fond d’une cour circulaire entourée par les fenêtres d’un hôtel. Ce type, si j’ai bien compris, accueille des grappes de touristes occidentaux en tout-inclus auxquels, en plus des classiques de Lhassa et de ses environs, il refourgue au prix fort un chiffon intitulé "Permis tibétain". Jolie combine ! C’est de l’argent gagné à ne rien faire ! Et j’ai eu l’outrecuidance d’en dévoiler les ressorts au Bureau du Tourisme tibétain.

Je passe sur la rage du voyagiste (à vous vacciner contre les Agences de voyages !), ses trépignements et ses hurlements au téléphone à sa collègue de Xining, ses tentatives d’intimidation (en pure perte) et ses vaines concertations avec ses conseillers pour imaginer un prétexte valable pour ne pas rembourser.

Morale de l’histoire : le permis tibétain est aujourd’hui une arnaque, une juteuse affaire pour les agences de voyages qui jouent sur la peur et l’ignorance des voyageurs. J’ai circulé plusieurs semaines au Tibet, y compris dans des coins reculés et à toutes heures de la nuit, où j’étais seul et identifiable de loin. Je ne compte pas les estafettes de police en patrouille que j’ai croisées. Je n’ai pas été une seule fois inquiété.

Khaldoun
Open
Le mensonge en voyage
Bonjour!

En pleine préparation d'une voyage autour du monde, une question ne cesse de tourner dans ma tête.

Je pense être une personne honnête, sincère. J'ai le désir d'aller à la rencontre de l'autre, d'apprendre de lui. La rencontre étant un échange, je partage également un peu de moi, de qui je suis, du monde d'où je viens.

Pourtant j'entends des conseils : mettre une bague, dire que l'on est marié, dire que notre "mari" nous attend à la prochaine étape. D'autres conseils encore : ne pas dire à quelle date on quitte le lieu où l'on est pour éviter un vol de dernière minute contre lequel on ne pourra pas agir, notre vol (aérien, celui-ci) nous attendant ou encore se dire d'une nationalité différente sachant qu'on sera mieux accueillis par la population. Je pense qu'il y aurait d'autres exemples de mensonges, en général, pour nous garantir une certaine sécurité.

Mais voilà, je ne suis pas mariée, je voyage seule et ça me définit MOI. Alors faire comme si j'étais quelqu'un d'autre, ça me pose problème. Durant trois semaines au Sri Lanka, j'ai utilisé quelques fois ce mensonge, mensonge que je devais développer au fil des questions posées et plus je m'embrouillais dans mes histoires plus tout perdait de son sens.

Ne pas donner la date de son départ? Mais si je passe 1 mois dans un même coin, que je me lie aux gens, je fais quoi ? Je file en douce sans que personne ne s'en apercoive?

Alors, est-ce qu'être sincère, c'est se mettre en danger? Faut-il s'inventer un personnage lorsqu'on voyage?
Open
L'Inde ne s'en sortira pas!
15 années que je repoussais ce voyage .. et 15 années à nourrir une passion dans ma tête pour l'Hindouisme et le yoga, bref je devais y aller, même prévenu (le sujet sur le cauchemar à Delhi, j'y ai souvent pensé) le choc est là !

Parti pour 3 mois, je suis revenu après 2 mois car la tension devenait insupportable.

Tout commence quand l'avion se pose à Delhi et là, une odeur caractéristique vient vous accueillir dans l'habitacle..

L'aéroport flambant neuf puis un métro désert.. jusque là tout va bien .. puis le fameux quartier de Paharganj incontournable ! Premier contact avec l'effervescence et les odeurs de l'Inde. Mais ici en l’occurrence çà sent les ordures. Puis trouvé un hôtel au nom prestigieux (comme d'hab) avec un hall assez prometteur et le reste ... bon tout le monde imagine mais pour 300 Rp ... et cette rue, complètement défoncée avec un dépôt d'ordures dont les odeurs envahissent toute la rue..

Welcome !

Puis train de nuit pour rejoindre un ashram dans lequel je resterais 5 semaines, et qui se trouve dans l'état le plus pauvre de l'Inde et le plus anarchique (Bihar et Jharkhand) agrémentée de dacoits, les brigands du coin. Informé par les Indiens de mon compartiment, le village ou je vais débarquer est sans risque.. ce qui n'est pas le cas des arrêts précédents... Dans le train des militaires armés de longs fusils archaïques de la première guerre mondiale...

L'ashram est engagé dans une action sociale d'aide importante à la population locale qui est essentiellement rurale. J'ai distribué des couvertures à des centaines d'enfants dont je ne voyais pas la fin.. Et vu des enfants déjà avec des malformations... Dans cette région on se croirait revenu au moyen-âge, les Indiens vivent dans un dénuement total au milieu de ruines, de détritus qui recouvrent tout.. Les enfants qui naissent ici, s'ils ne reçoivent pas d'éducation, seront condamnés à une vie de misère que l'on ne peut pas imaginer en occident où l'on se suicide à cause du stress chez France-Telecom.. L'ashram s'occupe donc d'éduquer la jeunesse afin qu'elle connaisse une vie digne mais c'est une tâche très difficile car des enfants il y en a en Inde...

Le problème de ce pays c'est qu'ils se reproduisent trop vite, plus de deux fois la population Française en plus dans le pays en 10 années ! Le système économique ne peut pas suivre, c'est impossible. Les pénuries d'eau et bientôt de nourriture vont devenir des problèmes de première importance. Autrement dit, il y en a qui vont rester sur le carreau..

Je me devais de connaître Rishikesh et Haridwar où d'ailleurs allongé dans un hôtel pourri j'ai connu le tremblement de terre de Delhi (5 mars). Si cette belle région de Rishikesh était en territoire occidental, disons Suisse, ce serait un paradis ! Malheureusement c'est en Inde et les Indiens ne savent rien faire d'autres que de construire des mochetés de façons anarchique, de salir tout, de polluer et faire du bruit !

C'est un peu la cour des miracles ce coin... des mendiants aux mains sans doigts, des humains aux jambes atrophiées qui se déplacent sur les planches à roulettes en s'aidant de leurs mains, combien d'aveugles qui chantent toute la journée des vers en sanskrit je suppose devant une foule indifférente.. Donner ? mais quand c'est une rangée de mendiants, soit vous faites une préférence, soit vous donnez à tous ! Soit vous donnez rien car les occasions de donner sont permanentes..

Et puis ces halls de gare la nuit où sont allongées des dizaines de personnes, les bords des rues à Delhi où sont installé des êtres hirsutes et maigres, noircis par la pollution et l'absence d'hygiène personnelle. Souvent ils dorment là, au bord d'une route, avec les klaxons permanents en fond sonore.. Dans les salles d'attente des gares, le même scénario, des familles s'alongent à même le sol pour dormir, tout le monde passe autour, la figure d'une femme en train de dormir était à 30 cm de mes pieds.. Eh bien non, ce ne sont pas des pauvres, à 7 heures tout le monde debout, toilette normale et téléphone portable dans la veste !!! C'est là que j'ai compris que les Indiens sont réellement différent de nous. D'ailleurs je trouve chez eux une certaine forme d'égoïsme, difficile à exprimer mais dans ce pays chacun fait en sorte de sauver sa peau et quand ils réussissent à se hisser dans la nouvelle classe moyenne, ils deviennent fiers comme des "bars tabacs" ! Quant à leur habitude de racler pour cracher (habitude apparemment très asiatique..) cela devient réellement irritant à la longue..

Je suis revenu terrifié par ce pays, évidement, les circuits touristiques pour occidentaux à dormir dans du 5 étoiles, à ne circuler qu'en taxi et à manger "safe" dans des restaurants haut de gamme ne peuvent que réjouir les touristes superficiels. Pour moi ce pays est une réalité dramatique et je me demande encore ce que l'on va y chercher. De France, on a tendance à idéaliser la spiritualité de l'Inde mais en fait, cette dernière n'est faite que d'adorations de divinités kitsch à mourir ! En fait, le yoga et la haute spiritualité des Upanishads ne concernent (en fait) que les occidentaux, qui eux ont le temps de réfléchir à ces sujets allongés dans leur sofa..

Et quel destin cruel que ces pauvres hommes qui pédalent leurs cyclopousses (et sans triple plateau ou dérailleur..) pour gagner une misère.. Qui a déjà circulé en cyclopousse dans le Chandni Chowk de Old Delhi dans une forêt d’embouteillage ? Cette expérience est ahurissante pour qui l'a connu, mais si moi je l'ai vécu qu'une fois, c'est une expérience quotidienne pour ces pauvres gens qui doivent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le mien a bien transpiré d'ailleurs et je me demandais dans quel état ils sont pendant la saison chaude ??

C'était mon premier et dernier séjour dans ce pays dément aux sombres perspectives d'avenir, car si les villes principales connaissent des améliorations dans les infrastructures (bien que très lentes) dans les campagnes, c'est le moyen-âge et on a l'étrange impression qu'il n'y a pas de gouvernement, pas de représentant de la loi.. Il faudra plusieurs centaines d'années pour que les conditions de vie changent dans les campagnes, pour que les ruines disparaissent et que les ordures ne fassent plus parties du paysage..

Ce qui reste ce sont les mémoires de ces regards qui vous supplient pour que vous leur donniez quelque chose, des regards profonds dans lesquels on peut percevoir leur souffrance, laquelle n'est pas feinte et qui va les accompagner jusqu'à leur mort... Et dans le non-dit, dans ces regards, on perçoit ce qu'ils pensent de nous, occidentaux, en fait ils essayent de nous dire que nous avons bien de la chance.. et c'est une chance qu'il faut savoir ne pas gâcher..

kevalin
Open
Interpol lance un appel pour identifier un pédophile au Vietnam et Cambodge
Je viens de voir cet article çi-dessous faire suivre, encore un détraqué dans la nature .

L'identité et la nationalité de l'homme soupçonné de ces abus sexuels sur des enfants, dont les plus jeunes sont âgés de six ans et les plus grands sont adolescents, n'ont pas pu être déterminées. Selon Interpol, l'homme voyagerait autour du monde pour assouvir ses penchants. «Nous avons essayé par tous les moyens possibles de l'identifier et de le traduire en justice mais nous sommes maintenant convaincus que sans l'aide du public, ce prédateur sexuel pourra continuer à violer et à abuser sexuellement des enfants», a déclaré le secrétaire général de l'organisation, Ronald K. Noble, cité par Interpol. . Suite ICI .
Open
Film: "Into The Wild"
J'viens de voir la présentation du nouveau film de seann pen qui "a l'air" pas mal du tout, c Into The Wild. Un jeune qui part a la découverte du monde et de lui même. Histoire vrai dont l'issue est bien sombre...c juste un ressenti en ayant vu la bande annonce, a voir il sort le 9 janvier prochain...
Open
On part en vadrouille en Thaïlande!
24 février - On s’thaï en Thaïlande ! Ahhhh, février… L'odeur de la raclette, la fierté se lisant dans mes yeux pétillants lorsque je réussis à descendre cette ô-combien-terrifiante-piste-noire... Pas de doute, ça sent la poudreuse, les soirées au chalet, le ski, le vin chaud, la goutte au nez... Les vacances aux sports d’hiver, quoi ! Et toi, ne reste pas planté là ! Ohé… Oui, c’est bien à toi que je parle ! Ne sois pas gêné, j’ai volontairement laissé ouvert pour que tu puisses monter à bord… Installe-toi confortablement, mets l’interrupteur en mode vacances et c’est parti !! Ça y est, tu as chaussé tes moonboots moumoute ? Et ton petit baume rose pour les lèvres, tu y as pensé ? Oui ? C’est bon ?... Ben je t’arrête de suite, car dans le top 50 de mes rêves d’enfant qui persistent, le ski arrive très très loin derrière le pouvoir de me transformer en superman, me marier avec Sharon Stone ou encore aller en Thaïlande… Et vu qu’ça fait un tantinet ringard de se trimballer avec un slip rouge au dessus d’un pantalon bleu et que Sharon Stone n’a jamais daigné répondre à ma lettre d’amour, ben c’est décidé, on part en vadrouille au pays du sourire pour trois longues semaines. Là, ce sera vraiment la grande vadrouille !

« Et sinon, tu pars avec qui ? Tu as préparé un itinéraire ? Et comment tu bougeras sur place ? » Ça, c’est le genre de questions que tout le monde me pose… J’imagine que ça te turlupine également… Donc allons-y : à l’origine de l’origine, si on remonte encore plus loin que la question de l’œuf et de la poule, seule Sandrine et moi devions partir en Thaïlande… en 2004 ! Cette année-là, le rock’n’roll venait d’ouvrir ses ailes et quelques poules se refilaient la grippe aviaire en Thaïlande. Game over, voyage annulé. Depuis ces temps anciens, il s’en est passé des choses, comme par exemple la naissance de nos deux mini-routardes qui vadrouillent donc maintenant avec nous. Et puis, contraint et forcé, j’ai dû également ajouter mes parents à la liste, eux qui en avaient marre de ne voyager que par le biais de mes carnets de route … Désolé, vraiment pas eu le choix sur c’coup-là ! Concernant l’itinéraire, il a été vraiment compliqué à mettre en place. En trois semaines, impossible de tout voir ! Trois jours ici, deux jours là-bas… Comment aller de tel endroit à tel autre ? Mais si je vais là, je ne pourrai pas aller là-bas… Certains choix ont été déchirants… Il a fallu par exemple annoncer à mon père que nous n’irions pas à Koh Lanta… Il n’a pas pleuré mais c’était limite limite ! Devant tant de tristesse, je n’ai eu d’autre choix que de revoir une fois de plus mon itinéraire… Papa, ne t’en fais pas, Koh Lanta, on y va ! Au final, j’ai concocté un mix de tout ce qu’il y a à voir : le nord, ses montagnes couvertes de jungle et ses tribus, le sud, ses îles et ses plages de rêve, et le centre et ses temples ! Pour se déplacer, on utilisera les moyens de transports locaux allant du tuk-tuk à l'avion en passant par les taxis, les bateaux longue queue, les bus, les scooters, les trains, les vans, les motoneiges, les éléphants, les ferrys, les songthaews… (cherchez l’erreur)...

Allez, le départ est imminent ! La liste de médicaments à prendre est prête, la liste de nos vols, la liste de nos étapes, la liste des articles de toilette, la liste des adresses pour les cartes postales, la liste des numéros de carte de crédit, et enfin la liste de toutes les listes !!! Carte de paiement ?...ok….Cash ?...ok… Passeports ?... ok… Capotes ?...ok… Naaaan, j’déconne ! Allez, les testaments sont signés, on est prêt à décoller !!! En plus, nos proches sont super contents pour nous : « C’est trop loin, plus de douze heures de vol ! Et avec deux enfants, en plus ! Et pis tu verras, là-bas, les gens ont un langage bizarroïde et ils sourient tout le temps. C'est louche, ça, des gens qui sourient tout le temps. J’suis sûr que c’est une technique de diversion pour mieux te dépouiller à la première occasion ! Et la cuisine, t’es au courant pour la cuisine ? Elle va t’anesthésier les amygdales pour le restant de tes jours ! Ils mettent autant de piment pour que tu ne te rendes pas compte qu’ils te servent du chien… Et sinon, t’as pas peur de te faire kidnapper ? Parce que dans les tribus du nord, ils paraissent bien gentils comme ça, mais j’ai entendu dire qu’ils te faisaient mijoter dans leur grande marmite dès que tu avais le dos tourné… » Allez, rendez-vous à l’aéroport de Roissy, terminal 2F et n’oublie pas tes mouchoirs ! Mais non, ne pleure pas, je serai bientôt de retour...

25 février - Un jour, j’irai à Bangkok avec toi Pour Sandrine, il est l’heure de profiter de la plage en plein hiver et de se pavaner en sirotant des pina coladas. Pour Anna et Sasha, il est l’heure de côtoyer des éléphants, des singes, des tigres, des cafards... Pour mes parents, il est l’heure d’aller se faire masser la couenne et de découvrir la vie de routard. Pour moi, il est l’heure de rencontrer les thaïlandais et de croquer ce pays à pleines dents. Et pour toi alors ?... Ben, il est l’heure de lire mon carnet de route et de sentir ! Non, tu ne sens rien ? Dilate un peu plus tes narines et sens pourtant comme ça sent bon ! Ben oui, ça sent bon les vacances, pardi ! Bon, avant de partir, nous pensons bien évidemment à faire nos deux petites prières traditionnelles. Avec Sandrine, on se met donc à genoux devant notre petit lit et entonnons en cœur: « Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, je t’implore de ne pas faire grève aujourd’hui même si, je le sais, c’est devenu ton passe-temps favori. Oh, humble aiguilleur du ciel travaillant à l’aéroport de Roissy, merci de te contenter de tes petits six mille euros mensuels même si dix heures de travail par semaine, je comprends que cela soit très fatiguant… »

Quant à la seconde, même si elle n’a pas toujours fonctionné, nous la récitons quand même : « Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, je m’incline devant ta puissance et te supplie de ne pas me refaire le même coup que la dernière fois. Oh, grand volcan majestueux islandais dont le nom est imprononçable, si vraiment tu as une grosse envie, retiens-toi pendant trois semaines avant d’envoyer la sauce pour éventuellement nous empêcher de revenir… » Nos petites prières ont apparemment fonctionné car notre grand oiseau blanc a pu quitter le sol parisien pile poil à l’heure ! Mais avant de te raconter les péripéties de notre marathon jusqu’à Bangkok (enfin, si on atterrit, car là, je t’écris de l’avion et peut-être que personne ne lira jamais ma prose…), il a bien fallu que je m’organise pour emmener ma petite tribu jusqu’à Paris… Oui, oui, je sais, c’est vraiment balaise l’organisation d’un voyage...

Bon, déjà, c’est Sandrine qui s’est occupé de préparer les sacs. De ce côté-là, je ne m’inquiète pas, elle pense à tout… mais ne porte rien ! Ouuuh, ça, ça ne va pas lui plaire… Ensuite, pour économiser une place de parking pendant trois semaines, j’ai prévu de partir à six dans un seul véhicule. On ne se prive pas, c’est la sécurité routière qui régale ! C’est bon, tout le monde est prêt ? Les sacs sont dans le coffre ? Allez, j’entre l’adresse du parking de l’aéroport dans le GPS et paf, première question blonde du voyage : « Papa, tu as entré l’adresse de notre hôtel à Bangkok ? » Tu vois, Sandrine, même si elle n’a que cinq ans, c’est à cause de ce genre de question que j’aimerais qu’à notre retour, on fasse un test de paternité… Bref, nous arrivons à l’aéroport dans les temps et commençons les formalités habituelles. Comme d’hab’, j’ai droit à une fouille corporelle intégrale, … Enfin, presque… Le touché rectal n’est pas inclus...

Pour ce qui est des vols, quoi te dire ? Bon, ok, comme je ne suis pas radin en bons plans, en voici un rien que pour ta pomme : Nous avons voyagé sur Air India. Et bien je recommande ! Outre le prix du billet intéressant, l’espace entre les sièges est énorme et me laisse, à moi et mes petites gambettes, toute la place pour prendre mes aises et piquer un petit roupillon. En plus, il y a une super ambiance à bord. Tout le monde chante en cœur des chansons paillardes, les hôtesses dansent en sous-vêtements et le pilote fait des loopings. Bon, pour les loopings, tu auras compris que c'étais une blague, n’est-ce pas ? Nous avons quitté Paris à 21h30 et avons atterri à New Dehli à 10h, heure locale. La petite aiguille de ma rolex a fait direct un bon en avant de 4h30... Ensuite, on a redécollé à 13h40. Là, on survol le delta du Gange et on arrivera à Bangkok en vie, je l’espère, à 19h20, toujours en heure locale. Et paf, 1h30 de plus que je n’aurai pas pu vivre dans ma petite vie… Bilan des débats : deux heures de voiture, deux heures d’attente, puis quinze heures d’avion… Reste encore à atterrir, récupérer les bagages, passer de nouveau devant le FBI des contrôles de passeports, … Ajoute à cela une heure de taxi et on aura retracé nos vingt dernières heures… Moi je dis, on est des héros !!!







Allez, dernier virage... PNC aux portes… Désarmement des toboggans… Vérification de la porte opposée... Ça y est, je foule enfin le tarmac thaïlandais ! C’est un petit pas pour l’homme, mais un nouveau grand pas dans ma vie de globe trotteur… Euh… Par contre, la dernière petite brise glaciale humée avant de grimper dans l’avion en France n’est plus qu’un lointain souvenir… Là, je comprends concrètement que je suis loin, très loin de mon pays natal… Welcome in Bangkok ! A ce sujet, sais-tu que Bangkok n’est pas le vrai nom de la ville ? Le vrai nom est… Attention, retiens bien ta respiration : Krung Thep Mahanakhon Amon Rattanakosin Mahinthara Ayutthaya Mahadilok Phop Noppharat Ratchathani Burirom Udomratchaniwet Mahasathan Amon Piman Awatan Sathit Sakkathattiya Witsanukam Prasit. Le Guinness des records le classe comme étant le nom de lieu le plus long au monde... A peu de chose près, si mon thaï appris en vingt-cinquième langue à l’école ne me trahit pas, la traduction pourrait donner ça : Ville des anges, grande ville, résidence du Bouddha d'émeraude, ville imprenable du dieu Indra, grande capitale du monde ciselée de neuf pierres précieuses, ville heureuse, généreuse dont l'énorme Palais Royal ressemble à la demeure céleste, règne du dieu réincarné et construite par Vishnukarn. Pour plus de simplicité et une meilleure fluidité dans mon récit, je continuerai simplement à l’appeler Bangkok... J'espère que tu ne m'en tiendras pas rigueur !

Alors, … Maman, as-tu bien rempli ta petite fiche pour l’immigration ? Anna, arrête de poser pour les photos ! Papa, pas envie d’aller aux toilettes ? Et est-ce que tout le monde a récupéré son sac ? C’est bon ? Ok, direction la station de taxis ! Le truc que tout le monde te dira si tu veux aller de l’aéroport au centre de Bangkok, c’est qu’il faut descendre à la station des taxis, donner l’adresse de ton hôtel à un des guichets où on te donnera le numéro d’un taxi officiel qui mettra le compteur. Pas d’arnaque possible, pas d’entourloupe assurée ! Confiant, j’arrive donc aux fameux guichets et y donne l’adresse de mon hôtel. Là, la dame me sort sèchement : « Vous êtes six, ça fera donc sept cents baths en liquide… - Madame, I’m Franck the great traveller, I'm not a pigeon ! On ne me la fait pas, à moi ! Je sais qu’en passant par votre guichet, j’aurai un taxi avec compteur et que ça nous reviendra à environ trois cent cinquante baths ! - Oui, mais là, vous êtes six. Pas de compteur. Ça fera sept cents baths !…» Et là, ma mère qui me dit : « Qu’est-ce qu’elle dit la dame ? - Rien, maman, la dame me dit qu’elle me prend pour un télétubbies… » Un petit coup d’œil au guichet de droite, personne… Un petit coup d’œil au guichet de gauche, personne… J’y vois plus clair dans son jeu… Seul son guichet est ouvert et elle en profite pour m’entuber comme un grand monsieur bien membré… Ça, c’est sans compter sur mon esprit de pitbull : « Madame, je vous renouvelle ma requête qui m’apparaît légitime. J’ambitionne obtenir de votre part un taxi avec compteur comme vous êtes censée m’en octroyer un… Comprenez bien que j’ai perçu votre tentative d’escroquerie mais que celle-ci est vouée à l’échec. Je ne vous en tiendrai toutefois pas rigueur. Merci d’avance. - N’insiste pas blanc bec, c’est sept cents baths cash ou à ton Bangkok, ben tu t‘y rendras à pied avec tes mioches sous l’bras ! » Je veux bien être courtois, mais faut arrêter de prendre les gens pour des biiiiiiiip, quand même ! Mais bon, pas d’autre choix que d’accepter son deal… Et puis j’ai dix heures de transport dans chaque œil, tout le monde est cuit à la coque, … donc allons-y pour sept cents baths… Là, elle fait signe à un type qui se pointe aussi sec. Elle lui refile comme prévu un papier avec le nom de notre hôtel… et v’la t’y pas qu’le gars lui r’file un p’tit billet pour la remercier de m’avoir bien farci le colon. En voyant c’que j’vois, j’ai raison de penser c’que j’pense !

Là, on saute dans le fameux taxi qui saute lui-même dans les embouteillages… D’ailleurs, que ceux qui détestent la circulation et le trafic à Paris veuillent bien se dénoncer et aillent au coin les mains derrière la tête... La ville déploie ses tentacules, les échangeurs routiers s'entremêlent, les panneaux publicitaires sont aussi grands qu’un terrain de foot, les bouchons se dévoilent sur des kilomètres… Une heure ! C’est le temps qu’il nous aura fallu pour atteindre le Rambuttri Village, l’hôtel dans lequel j’ai réservé deux chambres doubles à huit cents baths l’unité. En me présentant à l’accueil, la p’tite dame tente de me refiler des chambres un peu plus chères. Elle me propose deux options. La première, de dormir dans une chambre plus grande « with fan ». Là, forcément, je m'imagine passer la nuit avec une adolescente hystérique scandant mon nom et me demandant des autographes en arrachant ma chemise. Mais renseignement pris, il ne s'agit pas de ce genre de fan, juste un truc avec trois hélices tournant au plafond pour vous donner un semblant d'air. Ou alors une autre chambre avec « air con ». Dit comme ça, ça ne donne pas tellement envie d'autant que c'est plus cher. Payer plus pour avoir l'air intelligent, je n’dis pas, mais là... Pourtant, il paraît que la majorité des gens choisissent cette option pour rester au froid... Non merci madame, du froid, on en vient. On s’en tiendra donc à ce que j’ai réservé...

Allez, une p’tite douche et on redescend plonger dans le bruit et la moiteur de la rue. Ok, dit comme ça, ça ne donne pas très envie… Et pourtant… La première impression de notre quartier est positive. Après quelques minutes, la seconde l’est aussi ! C’est animé, c’est coloré, … Plein de vendeurs de babioles, des masseurs en pleine rue, … et surtout des gargotes dans tous les coins ! Autant il est facile de trouver des vendeurs de hot-dogs aux Etats-Unis, autant il est facile de trouver n’importe quoi à manger dans les rues de Bangkok. Une bouteille de gaz, une casserole, un chien qui traine, ça fait un resto ! Et si on se mangeait un pad thaï ? Pour ta culture gastronomique, le pad thaï est un repas traditionnel thaïlandais que l’on trouve partout. C’est paraît-il bathement bon et surtout bathement pas cher ! D’après ce que j’ai lu, environ trente baths l’assiette, soit soixante quinze centimes d’euros. Ok, six pad thaï, s’il vous plait ! Par contre, l’inflation nous a suivis jusqu’ici. Le pad thaï est maintenant à quarante baths (un euro) ! Et voilà, à peine arrivés et le budget vacances a déjà pris une méchante claque… On en profite également pour boire notre première Singha, Chang, Leo ou Tiger. Pas besoin de te préciser que ce sont des bières et non des concurrents de Tropicana ! Pad thaï et Chang dans la rue… Et bien je dois t’avouer que le mélange est sacrément bon ! On se régale à s’en éclater le ceinturon et on n’en laisse pas une nouille...



Sur ce, s’rait p’têtre temps d’aller digérer tout ça dans notre lit… On a un décalage horaire à combattre, nous ! En tout cas, j’espère que la lecture de cette journée t’a plu. Si c’est le cas, parles-en à tes amis. Par contre, si ce n’était pas à ton goût, crois bien en l'expression de mes regrets sincères pour t’avoir fait perdre ton temps et sois assuré que je ferai mon possible pour m’améliorer autant que le permettront mes capacités intellectuelles réduites pour nos aventures de demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Open
Inde... ou comment le pire cauchemar des hippies est en train de se réaliser
Depuis décembre 2006, j'ai passé plus d'une année en Inde. Mon dernier séjour (avant celui-ci) remonte à décembre 2010. Que de changements depuis ! Je ne me retrouve plus dans ce pays où les nouveaux riches dédaignent les plus pauvres et où les routards, bien propres sur eux, ont supplanté les hippies des seventies. Je viens de publier sur mon blog un long texte où je développe ces réflexions. J'aimerais le partager, ici, avec vous :

Mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique ou comment le pire cauchemar des hippies est en train se réaliser.

D’ici 2020, la production économique combinée de trois grands pays en développement (le Brésil, la Chine et l’Inde) dépassera à elle seule la production cumulée du Canada, de la France, de l’Allemagne, de l’Italie, du Royaume-Uni et des États-Unis." Rapport 2013 du Programme des Nations Unies pour le Développement.

Fin 2013, l'Inde est bien différente de celle que j'ai connu fin 2006. Au total, au gré de mes voyages, j'ai passé plus d'une année dans ce pays où les fêtes religieuses dédiées à Brahma, Vishnu, Shiva ou encore Ganesh rythment la vie de 1,2 milliard d'êtres humains. Fin 2013, les écarts se sont encore creusés : les riches sont plus riches tandis que les pauvres sont plus pauvres. Ca paraît très con écrit comme cela mais pourtant cela change la face du pays... et ma relation avec l'Inde.

La roupie s'est effondrée depuis mon dernier séjour : dorénavant, un euro se change à plus de 80 roupies contre 50 en 2011. Mes amis gagnent toujours entre 1500 et 3000 roupies mensuels (pour 12h de travail par jour et ce, 7 jours sur 7). Je vous laisse faire le calcul... Dans les hôtels où je pose mon sac, la majorité des touristes sont des indiens. Tous les professionnels du secteur que je rencontre me font remarquer que la crise européenne ne semble plus permettre à nos concitoyens de s'envoler vers le pays des rajas à défaut comme nos aînés de tracer leur route à travers l'Afghanistan et le Pakistan, et que les mots « vacances » et « tourisme » sont désormais ancrés dans le vocabulaire d'une nouvelle élite indienne qui avant 2020, représentera plus de monde que dans n'importe quel pays européen. Tous s'accordent pour me dire leur surprise : les touristes indiens (plus exigeants – lire leurs commentaires sur Trip Advisor) paient mieux que les occidentaux ! Depuis deux mois que je suis en Inde, je me sens plutôt désargentée avec mon budget de 20 euros par jour, à côté de ces touristes, de tous âges, originaires de Bangalore, Calcutta, Delhi, Pune ou Mumbai, qui raffolent des marques européennes, japonaises et nord-américaines : Apple, Nikon, Canon, Nike, Lacoste, Tommy Hilfiger, Calvin Klein, Armani, Pepe Jeans etc et qui se gargarisent de participer à des Big Fat Indian Weddings.

Impossible d'ignorer ces nombreux indiens, de plus en plus visibles, qui nous imaginent tous nymphomanes et libertins, qui jalousent notre liberté de mouvement, nos origines européennes et ne peuvent s'empêcher de vérifier qu'ils ont bien (au moins) le même pouvoir d'achat que nous. Sans cesse, ils nous demandent la valeur de nos possessions. Et ton jean ? Il coûte combien ton jean ? Et ton appareil photo ? Il coûte combien ton appareil photo ? Certains se décrivent plus éduqués que leurs compatriotes « qui ressemblent à des singes » et nous citent les philosophes des Lumières. Sur les rooftops des hôtels, des clans se forment. D'un côté, les occidentaux lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone et de l'autre, les indiens... lisent leur fil d'actualité Facebook sur leur smartphone. Les occidentaux semblent nostalgiques de ce temps de l'entre-soi mais se sentent encore valorisés par le traitement privilégié qu'ils reçoivent : ici, la police touristique donne systématiquement raison aux occidentaux, et ce même s'ils sont de mauvaise foi : plus d'un indien a fini en garde à vue à se faire tabasser parce qu'il aurait importuner des « voyageurs ». Quant aux touristes indiens, certains se sentent incommodés par la proximité physique avec nos jeunes femmes dénudées qui fument et boivent de l'alcool devant leur épouse tandis que d'autres, nous apostrophent pour nous photographier : avoir un ami occidental leur confère une stature internationale.

En ce moment même, je vous écris de la terrasse de mon hôtel où des couples français sympathisent et se relatent leurs déboires avec les conducteurs de rickshaws, le personnel des hôtels et tous ces indiens qui les assimilent à des portefeuilles sur pattes. Ils échangent leurs bonnes adresses puisées dans le Guide du Routard et le Lonely Planet. Ils se demandent quel médicament contre le paludisme ils avalent. Ils détaillent les avantages de leur veste en gore-tex et de leur pantalon Quechua. Ils comparent l'authenticité des locaux dans chaque pays traversé (comprendre ceux qui ne sont pas encore pollués par le monde moderne comme si en 2013, même dans les villages reculés la télévision par câble n'était pas entrée dans les foyers des plus pauvres). Ils énumèrent ce qu'ils ont fait/ce qu'ils font : la Chine en un mois pour certains, le tour du monde en un an pour les autres. Ils comptent les jours de pluie qu'ils ont eu sans évoquer le cyclone qui a déplacé un demi million d'indiens et détruit des milliers d'habitations, la semaine dernière. Ils reviennent de Rishikeshoù ils ont pratiqué le yoga « pour ouvrir leurs chakras » et ont appris la méditation transcendantale dans un ashram tenu par un gourou qui leur a ouvert les yeux sur leur nature profonde et leur rôle dans l'Univers. Ils disent qu'ils ont démissionné de leur job « pour découvrir le monde » tout en se gaussant, dans la langue de Molière, du style vestimentaire du serveur qui leur apporte, avec un timide sourire d'adolescent mal dégrossi, leur brochette de poulet tandoori.

Entre ces nouveaux riches indiens pour qui la classe sociale tend à abolir les castes mais qui dédaignent les plus pauvres et ces touristes occidentaux en pleine quête existentielle qui se posent en lutte contre une uniformisation du monde mais qui ne prennent pas le temps de dialoguer avec des locaux préférant cumuler les lieux visités en photographiant au zoom le moindre sadhu comme témoignage de leur exotique passage dans cet « Incredible India », gimmick martelé par le Ministère du tourisme indien dans des spots publicitaires qui tournent en boucle sur CNN, je ne me retrouve plus.

Je pourrais fuir ces lieux nommés dans les guides touristiques et aller à la rencontre des fermiers du Bihar ou de l'Andrah Pradesh mais l'envie a disparu. Je me réjouis de l'explosion de cette classe moyenne-supérieure indienne tout en me lamentant de son ridicule mimétisme : les filles s'arrachent les crèmes qui blanchissent la peau tandis que les garçons se prennent pour des rappeurs américains ou des lords anglais. Bien sûr, une classe d'intellectuels et d'artistes tentent de braver ce tsunami. Bien sûr, il reste de l'indianité en ces nouveaux riches mais pour combien d'années encore ? En 2009, Pavan K. Varma a publié « un virulent réquisitoire contre cette classe moyenne qu'il exhorte à un réveil civique, dans la haute tradition des pères fondateurs de l'Inde dont il se refuse à voir l'héritage renié » (extrait de la quatrième de couv' de La classe moyenne en Inde, une nouvelle caste).C'est tellement ça.... Une telle frénésie consumériste... Des nouveaux riches indiens qui font preuve d'un tel désintérêt à l'égard de la chose publique et du bien commun...

Voyager seule pendant dix années m'a fait connaître des personnes et des situations qui m'ont ouvert l'esprit au delà de ce que ma culture française me permettait. Cette décennie a affirmé ma confiance en moi, m'a permis de définir mes priorités dans la vie et m'a appris à jouir du présent. Seulement, dorénavant, je ne suis plus assoiffée par cette curiosité qui m'a fait traverser la Syrie, l'Afrique, l'Inde, l'Asie du Sud-Est et le Venezuela de Hugo Chavez. L'exotisme ne me fait plus rêver : derrière chaque carte postale, se cache de la laideur. Cette laideur, je ne désire plus la côtoyer. La misère- qui-n'est-pas-moins-pénible-au-soleil me désole de plus en plus : je peine à m'émerveiller du sourire ravi d'un enfant en haillons, la morve au nez et les cheveux pouilleux. Dans un même temps, que les indiens et les asiatiques s'enrichissent mais je ne veux plus être le témoin direct de ce passage de l'ère du kitsch à celle du bling bling (selon mes codes socio-culturels, soit...). Que les routards continuent de fantasmer un monde qui n'existe plus que dans les récits des écrivains-voyageurs des XIX° et XX° siècles mais qu'ils ne me vantent plus leurs soi-disantes extrêmes expériences aux confins du trou du cul du monde. Chacun vit son expérience en voyage. Chacun ressent de fortes émotions. Chacun gère comme il peut le flot de mendiants. Chacun met son corps à l'épreuve dans des pays tropicaux. Chacun croit être un voyageur plus responsable que ses congénères... mais qu'on soit bien clair, l'habit ne fait pas le moine : des dreadlocks et une chemise en coton équitable ne rendent pas plus respectueux des populations et des coutumes locales. Reste la nature quand l'industrie agroalimentaire ne la détruit pas. Reste les fonds sous-marins quand le réchauffement climatique (ou la pêche à la bombe) ne tue pas les récifs coralliens. Reste des lieux que je chéris. Des personnes que je considère comme des amis sur les cinq continents. Des rayons de soleil qui aident à traverser nos longs hivers français. Des souvenirs et un sentiment d'accomplissement d'être allée au bout des mes rêves d'adolescente.

Pendant que je me larmoie sur cette mutation des rapports humains dans une Inde en plein essor économique, mes amis indiens assistent, impuissants, à cette historique révolution sociale. Ils cumulent les emplois. Ils dorment 4 à 5 heures par nuit. Parfois sur leur lieu de travail abandonnant, contre leur volonté, le lit conjugal pendant des années. Ils bataillent au quotidien, sans savoir de quoi sera fait leur lendemain, pour trouver les quelques roupies qui leur permettent de nourrir leur famille, payer les fournitures scolaires de leurs enfants et les traitements médicaux de leurs parents. Alors oui, ils se prennent des commissions sur le dos des touristes (indiens et occidentaux confondus) mais qui peut vivre décemment avec 30 euros par mois dans un pays où le litre d'essence avoisine 1 euro le litre ?

Le texte original (avec photos) ICI.
Open
Tibet d'hier à aujourd'hui
Bonjour,

ayant promis de ne pas " squatter " le sujet de Louee, je continue ici.

Merci pour votre compréhension.

Cela écrit, de nouveau merci Williama de mettre un lien qui au moins concerne les principaux intéressés :

http://www.lemonde.fr/...16, 50-1031984, 0.html

Dans l'immédiat, suite à une lecture rapide, je relève que

"...

arie-Claire : Bonjour (et tachi délé). Selon vos informations, quel a été le facteur déclenchant des émeutes de Lhassa ? Confirmez-vous la version officielle chinoise selon laquelle des moines tibétains auraient agressé des commerçants chinois ?

Matthieu Ricard : ... Le premier aspect, ce sont des laïques qui ont été rejoints par quelques moines et qui se sont promenés avec un drapeau tibétain dans Lhassa le 10 mars au matin. Ensuite, les manifestations se sont accentuées jusqu'au 14. Ce sont de jeunes Tibétains qui ont mis le feu à des boutiques, il y a eu cinq ou six morts parmi les Chinois. Cela s'est passé dans le quartier central de Lhassa. Bien qu'il y ait eu 10 000 policiers, ils ne sont pas intervenus le 14, et on soupçonne que c'était pour laisser la situation s'envenimer et justifier leur répression.....

Laurent : Y a-t-il des contacts non officiels entre le dalaï-lama et des responsables chinois ?

Matthieu Ricard : Il y a eu sept rencontres semi-officielles entre eux depuis cinq ans, qui n'ont strictement rien apporté, aucun bénéfice pour le Tibet... "

Pour le reste tout a été déjà dit et écrit, la lecture de ce lien reste fort intéressante.

Open
Tourisme sexuel: nous sommes tous responsables
bonjour

aujourd'hui je m'apprête à partir à Madagascar, en lisant le LP guide, je trouve un chapitre sur le tourisme sexuel et cela me rappelle un souvenir triste :

J'ai vécu 1 an au Sri lanka et un jour j'ai vu un allemand avec un jeune sri lankais (trop jeune), je me suis insurgée et j'ai commencé à m'agiter, je voulais le dénoncer auprès de la police local etc... mais mes amis sri lankais m'ont retenui en me disant que c'est moi qui aurait des problèmes car cela était couvert par certaines "crapules" du village où cela se déroulait.

c'est horrible, j'ose espérer qu'aujourd'hui en tant que touristes nous avons peut être un poid le regard que l'on porte lourd de reproches et même un risque de dénonciation de ce type d'activité. Mais qu'en est-il vraiment ?

cela vous est-il arrivé ? qu'avez vous fait ? qui contacter ?

il existe des sites maintenant : http://www.ecpat-france.org/

merci de partager vos opinions et expériences

cordialement
Open
Ce qui vous dégoute!
Les coutumes et cultures ne sont pas les memes entre pays ou continents, et je pense que le fait de découvrir de nouveaux horizons et de nouvelles cultures soient le motif de la plupart des personnes sur ce forum. Quand on voyage on est pres a s'attendre a tout le meilleur comme le pire, des joies et des peines, des coups de blues au sourire d'un inconnu dans la rue, au touriste qui se fait une joie de négocier comme un dur en imposant un moins 70% à un commerçant qui vous offre un thé, des plages bondés au campagne decimé, bref on peut s'attendre a tout.

Mais il y a des choses auxquelles on ne peut pas "pardonner", quand une colere monte en nous en voyant des images horribles et qu'on ne peut que contenir sans rien faire..., ou qu'on vous fait faire des choses sans que vous ayait l'envie (containte ou pression), ces choses qui vous dégoutent lors d'un voyage...😕

Je me souviens d'une fois au liban, je sortais du bus et la devant nous il y avait un syrien qui se fesait tabasser par des libannais (a coup de piquets à parasol et de barres de fer), les filcs arrivent et se mettent à le taper aussi, j'ai voulu m'interposer et la un libannais m'a dit: "tu ne vas pas aider un arabe, c'est tous des cons!", j'etais stupefié d'avoir entendu ça!! En plus les libannais sont des arabes mais comme ils le disent si bien: "de classes superieurs"😕.

Cela me restera toujours gravé dans ma tete!!

et vous?
Open
Mamoudzou, Mayotte - December 2025
There exists a rare land where life expresses itself, a land where everything is destroyed, patched up, where everything is dirty and faded, yet paradoxically, each passing day is synonymous with light and joy. Seen from the sea, magnified by its translucent waters, the island is splendid; seen from inland, ochre and green dress a landscape one would wish to be pristine. As you approach the coast with the tides, countless boat wrecks never finish dying; returning from a hike, you know you’re nearing the city by the increasingly obvious proliferation of all kinds of trash. Overflowing the towns, makeshift homes made of corrugated iron stand here and there, wherever the eye lands; from a height, looking toward the horizon, you find the calm blue of the ocean and the beauty of infinity.

But where does all this corrugated iron come from? Blue, gray, red, or black, you find it pretty much everywhere—except, of course, on the island’s heights, where the heat is such that all life seems impossible. Yet, a few kilometers from the capital, more than an hour’s walk away, the corrugated iron is very much there, omnipresent, guaranteeing a land registry as hypothetical for us Europeans as it is very real for those who live there, far from civilization and comfort. I keep climbing. I’m precisely looking to meet these people who live on very little, if not nothing.

- Jéjé Mogné (Hello, sir in Shimahorais)! Where do you get water here, in this place? How do you drink, irrigate your plants?

- I wait for the rain. We have tanks that fill up well with each rainfall. But right now, it’s not raining much.

At the top of the next hill, lost in the bushes, it’s easier for me to guess the distant city, Mamoudzou, than the rest of the path, a remnant of a magnificent GR called the Island Tour, abandoned for the most part, sometimes maintained between two lost hamlets. The city, the pulse, water. Below, the ocean, running water, drinking water—despite regular interruptions; here, up high, an hour and a half’s walk away, tanks, arbitrariness. On other slopes, however, during another hike, I saw the water supply network, made of sturdy pipes tangled in the earth, right there by the path. It seems there are places where water climbs. Others not. Each to their own karma. In 2025. In a French department.

A path of misfortune, lost and regained, thanks to a sign, an inscription, or the compass’s directions. No one walks here anymore, except those who live here or come to harvest their crops. I remember that breathtaking hike in 2013, when I connected Bandrélé to Mamoudzou, passing by the peaks of Bénara (660m) and Bépilipili (643m), barely pausing at Tsararano and Vahibé: 34 km of intense effort on a rollercoaster path, along a trail that was still discernible. Today, it’s as if everything had disappeared. By also destroying the paths and vegetation, Chido* broke the last momentum of these cautious hikers: insecurity has made its way across the archipelago, and Sunday strolls are no longer the norm. Me, I keep going. I will have walked here and there during these three weeks to get an idea of the places, the people, the landscapes, and the superhuman effort required to move forward in over 40°C. To tell the truth, during my last hike, I cut my plans short and let myself be carried by a group of young people heading back to the city. The path is now just an inextricable network of small trails, the specter of Providence** comes to mind. True wisdom is knowing when to give up. I leave.

* A cyclone named "desire" (in Shona), which ravaged the island of Mayotte on December 14, 2024. ** June 2023, a very poorly prepared hike on Providence Island (Caribbean) from which I miraculously escaped.

On Petite-Terre, Marie takes me to visit some locals, white people who have lived there for a long time and make a living from their art; jewelry for her, all kinds of objects for him. We love this little shop, this oasis amid the chaos that embodies Dostoevsky’s phrase: "Beauty will save the world." It’s clean and tidy, beautiful, well-kept. Invariably, the question of insecurity resurfaces in the middle of the conversation. The woman says:

- I know someone who slipped in their bathtub. Still, I keep taking baths…

So, is this insecurity a myth or reality? I hear stories that are often true but sometimes seemingly exaggerated through the lens of misunderstanding and one-upmanship. Like that of this midwife assaulted one evening (it gets dark early) on her way home from work. Sometimes she was attacked on the path, dragged by the hair for several meters, sometimes she made it home, but it was her roommate who let the two men in. One version talks about a snatched phone and gratuitous violence, another about violence outright. In short, one thing is certain: walking around at night flaunting your phone isn’t a good idea, no more in Mamoudzou than in the rough neighborhoods of Nantes. Also, I played it safe: nothing flashy, nothing bling-bling, and always something to give if needed. I was never approached. It’s not easy to get a sense of the realities, between the hazy reports from journalists sensationalizing everything and the real lives of real people. But I know I can’t rely on these few ideas I’ve formed: I’m nobody, and above all, I don’t live here. What I do know, however, is that since my last visit to the island in 2017, over 80,000 babies have been born, and tens of thousands of immigrants have reached the archipelago’s shores. What’s also obvious is that poverty, hunger, and—let’s say it—indignity foster delinquency and insecurity. So, without taking journalists’ alarmist speeches at face value, we’ll try to keep in mind that a young person rendered orphaned by circumstances (parents expelled), poor and often hungry, involved more or less against their will in village wars and fueled by synthetic drugs*, will readily turn to violence when they truly have nothing to lose. We can trace the origin of this despair to the fact that in Mayotte, those without legal existence have virtually no hope of accessing anything.

* "Chimique" is a series of synthetic cannabinoids

Meanwhile, in the evening, it’s good to go home before the time of stone-throwing. From time to time, along the roads, gangs throw stones at vehicles and school buses, but mostly at police cars—almost all the white Dusters on the island! In front of the Mamoudzou police station, all parked vehicles—mostly Dusters—bear the scars of these attacks. Maybe it’s only at night that gangs unleash and all the burglaries happen? I saw nothing, heard nothing. I lived three weeks in a sort of bunker with no real access to outside light, protected by a fake wooden door doubled with a real metal door, both locked at all times. You don’t tempt fate. You endure it differently.

Today, extraordinarily, it’s raining. Yet, it’s the rainy season! But with my karma helping (what selfishness to want to walk dry when so many souls live off the rain) or is it climate change? The rain only falls once I’ve put on my horrible green pajamas. In front of the board outlining the program, I’m told that out of the six scheduled C-sections today (sic), they’ll probably only do two, maybe three. Because it’s raining. And when it rains, people don’t move around. Not for lack of will. Rather, for lack of means. And that ties into those sad days when the police patrol around the hospital: patients don’t come. They’ll come back tomorrow. To compensate, I’m happy at the thought of tackling the abscess program, but the sterilization unit is acting up and blocking the instrument trays. When it’s not the rain, it’s the unions. And when both finally quiet down, there’s always someone to find fault with the order of operations. You have to imagine an operating room where the question of urgency reigns supreme. Here, no surgery is scheduled more than 24 hours in advance—only emergencies, nothing but emergencies. So, following that reasonable adage that what’s done is no longer to be done, it’s sheer madness when the rain meets the interests of Force Ouvrière and the bad will of some combines with the laziness of others. To tell the truth, I’ve never seen so much energy expended to… do nothing. Hallucinating. But who am I, a small-time striver, an islander in my spare time, a temporary worker at the end of the world? I came, I saw, I was disappointed? Not really. Here again, I can’t judge a system in so little time. I can barely utter a few bitter words in front of obvious facts. But nothing will take away my joy of being here for three weeks. Here, they heal with somewhat outdated but still functional means. You do what you can with what you have, 8,000 km from the Métropole. Yes, the operating room doors hesitate, and the operating tables stutter, but in this blessed period, we lack neither medicines nor supplies. So we examine, anesthetize, and repair, far more undocumented people than French—if I may play with somewhat borderline statistics here; we deliver babies, dress wounds, and relieve pain in this hospital at the end of the world where neither white women nor Mahorais women would ever consider giving birth or getting treated.

What’s the solution? The obstetrician talks to the woman during a C-section under spinal anesthesia:

- Bouéni! (Madame, in Shimahorais) You need to think about tubal ligation. This is your fourth C-section. Your uterus is like tissue paper. Your next pregnancy will be very risky.

No answer. Culture. It’s all about culture. The funniest thing is that France also gets bogged down with the idea of other cultures’… cultures. The woman in question arrived illegally a few years ago to give birth to her first child. Since then, rejecting the very idea of contraception—her husband, for his part, will invoke God or Allah to refuse a vasectomy—she comes back every 12-14 months. And the obstetrician explains to me how his idea of making information about permanent contraception mandatory was deemed racist by associations. It’s always the same story. I suggest to the associations that they take charge of all these extra births, not only the medical costs but also the entire education, not just financial, of all these children doomed to live a life of misery on this forsaken archipelago. The probability that one of these offspring will emerge as a gifted, sensitive, and fiercely happy individual must truly be weighed against the degradation and abandonment that will invariably afflict the thousands of others living around him. In reality, simply mentioning a very real danger to the mother should be enough to impose sterilization. But we are a country whose greatness of soul is measured by the number of heads cut off to uphold the famous rights of man... Already a proponent at home of ending family allowances after the third child—you can’t subscribe to a certain idea of society and, at the same time, accept that tens of thousands of children are sacrificed on the altar of thoughtlessness and financial interest*—I will weakly advocate here for a controlled right to have children. Well, what will they say about me when I express the idea of imposing sterilization on women in irregular situations after the birth of their third child? National solidarity funds the noblest ideals? In Mayotte? Let’s be serious. It’s so much easier to hide behind the inalienable right of women to control their bodies than to acknowledge one’s own powerlessness to assume the consequences of such a policy. Because after 18 years of struggles as a second-class citizen, the young stateless person will have no choice but to live in hiding: faced with the impossibility of claiming birthright citizenship**, they will be deportable. In Mayotte, there aren’t enough schools, not enough housing, not enough projects for youth, not enough jobs, not enough money, not enough future… In Mayotte, an average of 5 children are born per woman. In reality, we never ask about the right of children to control their own lives.

* Single parent with 4 children: RSA at 1937 € + family allowances… ** Law of May 12, 2025 aiming to strengthen the conditions for accessing French nationality in Mayotte.

I live in the city in a clean apartment where air conditioning eases my aches and sweat, and where water flows abundantly, thanks to huge tanks that fill up between water cuts. On the hills of Koungou, I was struck by this image: there, women (a matriarchal society?) do the dishes in a miserable stream. Upstream of the same stream, the same image as downstream: disgusting water with bits of foam floating on it. A little further, however, there are taps with running water that children play with. Strange. In any case, water is a question. They tell me it’s drinkable; I doubt it. A system that’s regularly cut doesn’t seem reliable to me. In any case, I can’t help but think of the Canary Islands and their chronic water shortage, especially in Lanzarote. Without entering the debate on desalination plants—I’m quite ignorant about environmental repercussions—I’ll just say that in the Canary Islands, you can buy 8 L jugs of purified water for less than 2 €. Here, in Mayotte, the price of water—as is the price of gasoline—is the same everywhere: 0.65 € for a bottle of Cristaline (1 €/L)*. While I was walking up there with a couple of farmers shuttling between two remote spots, I know I hit the mark by offering them one of my two bottles I’d brought for the occasion.

* At home, we find Cristaline at 1.14 € for a 9 L pack, i.e., 0.13 € per liter.

Outside, everything is broken, abandoned, old, worn, torn, faded, heavy, dirty, forsaken. But life goes on. And that’s fascinating. At home, at 5:45 PM, people close their shutters and watch cable TV, sometimes late into the night, emptying the streets of any salutary clamor, unwittingly extinguishing the necessary pulse of life. At home, we die of boredom. In Mamoudzou, between two dying trash cans, metal frames laid on the ground are covered by the elements of a broken garden set. A bare concrete staircase, without railings, provides access to the upper floor of a dwelling. On the steps, you can read: Private space - Please take your trash with you. Metal rods protrude from the said dwelling. On the ground, it’s a festival of screws and nails… A cat passes by. It doesn’t look great. A madwoman crosses the street dancing. A slightly hurried driver brakes. A six- or seven-year-old boy comes out in his underwear from his low house made of corrugated iron. He smiles. He’s having fun doing acrobatic figures over an old mattress on the sidewalk. Forward roll, backward roll. You wonder if he eats enough. Different culture. Different customs.

I will remember for a long time this blinding morning light, a raw, vital, striking light. I almost forgot where I came from, the grayness and boredom of that continental European country where nothing really happens anymore. Here, I could join Camus, contemplating these people placed halfway between misery and the sun, resigned for the most part and, for the other part, not too unhappy with their lot. But the Mahorais discourse is unanimous: "France really screwed us over!" Today, more than half of the island’s inhabitants are undocumented; a tremendous amount of energy is spent expelling 20,000 to 25,000 of them each year; colossal sums are swallowed up to care for all these people, and the island is drifting. I talk with some gendarmes. One of them tells me:

- They intercept one kwassa* out of three… Can you explain to me why they can’t catch everyone? It’s 2025! Can’t they put the necessary boats in place?

Clearly, and this is also my opinion, this whole mess serves interests beyond us. For who can believe for a second that this glaring incompetence isn’t orchestrated? Shared interests between secret France and the Union of the Comoros? A desire to bring insecurity to its peak, either by the Comoros to eventually take back control of Mayotte, or by our own government, in a deliberate effort to see all the white people leave the archipelago and let the Mahorais fend for themselves? At one point, I’m even told about an extraordinary deposit beneath Mayotte’s soil, a promise of infinite wealth**. Not to infringe on human rights, to do some cleaning from time to time, to calm things down to avoid implosion, while waiting to go after this providential bounty? Decidedly, Mayotte hasn’t said its last word!

*What’s paradoxical is that in the early 2010s, to revive traditional fishing activity, the UN financed in Anjouan the construction of a factory to produce these light boats, 7-10m long and 1m wide, which largely served the interests of smugglers. This skiff owes its name to a Congolese dance known for being as rhythmic as it is jerky, much like the navigation experience offered during a crossing to Mayotte. ** A 2025 study revealed the existence of a gigantic magmatic reservoir located 23km beneath the archipelago. If the Icelandic experiment succeeds (Project KMT, see here), Mayotte will then possess almost unlimited energy.

Hell on earth. Paradise at sea. The world’s largest lagoon offering spectacular marine depths, Mayotte’s coral reef suffers less from the abundance of tourists* than from tropical storms**. So, let’s admit that Mayotte is best appreciated when approached from the lagoon. The heights are for old hands like me. The sea spray is rather for the snobs who shun the sun god Ra, risking too much exposure and ending up on sick leave for sunstroke! But I’m not exclusive: I twice don my snob attire and head out to tackle the waves, the seabeds, and the elusive. Because yes, underwater, we leave our landlubber reflexes behind, and flying over corals and other magnificent drop-offs, it’s as if we’re soaring, keeping in memory only what our eyes can store. Multicolored, even phosphorescent fish, sharks, rays, the immensity of the blue, and then, there, dolphins, just a few meters from me, underwater. Incredible.

* 70,000 tourists annually, mostly affinity tourism (links with family or an expatriate). ** Present almost at the water’s surface, the reefs were largely destroyed by Chido.

Paradise at sea? When you think that Mayotte comes from the Arabic Jazirat al Mawet—literally, Island of Death—because of its double coral barrier where many skiffs have run aground and continue to do so… Paradise. Eldorado. The Comoros now face an unprecedented influx of immigrants from the African Great Lakes. And Mayotte, for its part, continues to attract relentlessly, thanks to the evolution of the law*. In reality, whether hidden interests exist or not, France remains bound hand and foot by international, European, and French rules: it can’t do much. Barely has it boarded a kwassa when the one who flees by swimming cries attempted murder; barely has one been sent back to the Comoros when an association will look into their detention conditions and find a loophole; barely has one told a bouéni how her next pregnancy could be fatal when so-called human voices cry scandal.

* Regarding the Métropole, the rights of squatters and other bad payers against the notion of private property, legally violated in favor of the right to housing… ** You can read about France being condemned for its illegal practices of expelling Comorian minors. Inhumane treatment, arbitrary detention, collective expulsion.

Everyone forms their own idea of justice, and no one can claim a monopoly on good thinking. So, as long as I treat without prejudice, as long as my hands are sincerely guided by the love I bear for our humanity, I’ll allow myself to think what I think, understanding that I’m rather open to dialogue and that my opinions evolve with time and events. Today, Mayotte represents for me the failure of a model, a European one in this case, where opulence quickly meets its limits. For it’s not wrong to think that our society can’t share more than it produces, nor is it wrong to think that every human being has a right to their share of the pie; in Mayotte, you’ll find the proven result of our civilization: it doesn’t work. Exclusively financed by the right, the ideas of the left jam in Mayotte more than anywhere else: national solidarity coupled with a sense of guilt creates chaos. Political courage, or true social justice, would be to offer a future to those who have no choice—the one who’s already here, the child to be born—not to offer a present to those who can choose or to whom one can give keys to understanding—the woman of childbearing age, the candidate for exile. Ultimately, the Comoros’ coup d’état over France comes at the cost of many innocent victims, starting with the children*.

* Tens of thousands of deaths by drowning between Anjouan and Mayotte, tens of thousands of children left to fend for themselves and doomed to a non-existent future.

On the evening of the 31st, I go for my usual run and notice near a roundabout a fool in rags pedaling the wrong way. A police car passes by: the guy gets stopped. A rather quick identity check. The guy is taken away. Would he still be among us if he had ridden the right way? In the evening, the line is long in front of the club near the dock. Me, I’m just passing by, greeting my friends of the season, much more inclined to savor rest than to exhaust myself on an overheated dance floor. There, a man, thirty or forty years old, clearly in a world of his own, is searching the trash for something to eat. He’s barefoot. I console myself by thinking that at least he won’t die of cold. Out of ten children born in Mayotte, I can reasonably think that only one will be able to afford an existence that minimally meets any of our criteria.

It’s time to go home. After sweating and thinking so much about this gem of the Mozambique Channel, I spend peaceful hours by the pool at a hotel next to the airport. We checked out at 8 AM, and the flight is at 7 PM. The perfect opportunity to slack off and chat a bit more. I’m happy to get to know one of the co-pilots of tonight’s flight, staying at this hotel, while one of my flight attendant friends from this airline had already recommended me to the crew. But it’s not the captain’s day, who’s in a rather gloomy mood. I’ll travel in the back, up to the vertical of Cairo. Midnight has just struck; it’s January 2nd, my name day. Concerned about solving an unsolvable problem with a passenger, the crew asks me to give up my exit row seat and takes me to the front for the last four hours of the flight. In the end, the captain gave in? I laugh to myself: if there’s one thing I mustn’t forget, it’s that God never abandons me!
Open
L'Afrique aurait-elle le syndrome de Stockholm?
Bonsoir à tous,

A lire certains postes sur la culture africaine, la mondialisation, la perte des valeurs traditionnelles sur le continent... à lire aussi ceux qui accusent les colons d'avoir tout saccager.... je me demande pourquoi, d'un coté de nombreux africains rejetent, voire méprisent et accusent l'occident alors qu'en meme temps ils en revent jour et nuit ?

cela me fait penser au syndrome de stockolm (amour et dépendance à l'égard du preneur d'otage)

j'ai l'impression que les liens liés entre l'occident et l'afrique y ressemblent beaucoup. meme libre, l'otage reste attaché émotionellement à celui qui l'a mal traité, exploité, humilié.

qu'en pensez vous? connaissez vous ce syndrome (comment ce guérit il, symptomes...)

merci
Open
Suite prépa d'un juillet 2015 namibien - A la recherche d'aides, de conseils, d'idées, de rires...
Bonjour,

En janvier dernier nous avons décidé de partir découvrir la Namibie sur une base de 22 nuits sur place plus 2 en avion, du 8 au 31 juillet 2015. Depuis, je me suis lancée dans la prépa de ce voyage...

Vous retrouverez tout le clavardage autour de nos questions de résas d'avion, d'hébergements, de choix de voiture, de petits détails de la vie quotidienne, de budget, d'itinéraire et d'organisation de nos 12 premiers jours par là... Un grand merci à toutes celles et tous ceux qui y ont largement contribué 😉

Comme j'ai conscience qu'il peut être complexe d'entrer dans une très longue discussion qu'on a pas suivi, vous en trouverez une synthèse par ici...

L'itinéraire choisi est le suivant - qqs détails à ajuster mais globalement le parcours est bon...



Si une de ces journées vous intéresse, c'est en première partie...



Au fil des échanges et de mes recherches, j'ai ouvert une page de sites Internet aidants, il y en a plus de 50...

Ce second post va correspondre à la prépa détaillée des 12 journées suivantes... Bien sûr, les tours et détours autour de ce voyage sont toujours encouragés et bienvenus... J'apprécie d'être déjà dans l'ambiance voyage par ce biais... J'aime aussi bcp les instants détente...

D'avance, merci à celles et ceux d'entre vous nous aidant dans cette suite de prépa de nos espérés beaux moments voyagesques 2015...
Open
Road trip: l'Ouest américain en 3 semaines
Bonjour à tous,

Après un premier voyage aux USA et québec en 2012 (Washington DC, NY, Québec et Montréal), ce fut une révélation et un vrai coup de coeur pour les "States". Nous avons donc décidé de remettre ça l'été dernier, du 23 août au 15 septembre 2014. J'ai longtemps hésité avant de publier un carnet mais je prends tellement de plaisir à lire les vôtres sur VF que je vais essayer de rendre l'appareil (sans le talent d'écriture ni de photographe de certains....). Au passage je remercie certains en particuliers qui avec leurs sites ou carnets m'ont apporté des précisions indispensables pour un voyage réussi, entre autres west-usa-dream.blogspot.fr/, www.roadtrippin.fr/, www.ouestusa.fr/www.sunsetbld.com/ en + du traditionnel Routard.

Ma chérie et moi sommes un couple de 33 ans, très sportifs et passionnés par les grands espaces. Je suis passionné par l'organisation de voyages. Je vous passe les détails du nombre de modifs effectuées sur le road book et même sur les résas d'hôtels!!

L'euro était à l'époque à 1,35$. Je guettais le cours pour changer au meilleur prix. Nous sommes partis avec toutes les devises dans les poches. C'est un choix personnel, qui évite les frais bancaires à chaque transaction et permet de ne pas être tributaire du cours au moment du voyage. L'inconvénient est d'avoir du cash sur soi, mais ça ne se voit pas forcément comme le nez au milieu de la figure.

Toutes les résas ont été effectué en janvier 2014, soit un peu plus de 6 mois avant le départ. Location de voiture en direct chez Alamo: un SUV intermédiaire pour 557 € tt compris soit 30$ par jour Billets d'avion par Edreams 804€ par personne (Aller Roissy - Los Angeles, retour San Francisco Roissy) Budget des hotels: 2700$ soit 117$ de moyenne par nuit (gamme environ 3*). Tout par booking et hotels.com budget bouffe: 625$ soit moins de 30$ par jour visite: 552$ essence: 427$ soit 20$ par jour Shopping et souvenirs: 696$

J'me lance donc pour ce carnet. Voici donc le périple "théorique" établi sur le road book:

Arrivée prévue à Los Angeles le samedi 23 août 2014, avec au programme: J1 à J3 : Los Angeles J4 : L.A / Laughlin J5: Laughlin / Route 66 / Grand Canyon J6: Grand Canyon / Page J7: Page / Lake Powell J8: Page / navajo NM / Monument Valley J9: Mexican Hat / Goosenecks SP / Valley of the Gods / Canyonlands (the Needles) / Moab J10: Canyonlands (Island in the sky) J11: Moab suite J12: Arches NP J13: Moab / Capitol Reef / Cannonville J14: Bryce Canyon J15: Bryce Canyon / Zion / Springdale J16: Zion / Las Vegas J17: Las Vegas J18: Las Vegas / Death valley / Mammoth lakes J19: Yosemite J20: Yosemite J21: Yosemite / San Francisco J22 à J24 San Francisco et retour en France Arrivée en France J25, mardi 16 septembre 2014...

Voici la carte:



J-1: Vendredi 22/08/2014: ça y est, nous y sommes. Après des mois de préparations, voici la dernière nuit avant le grand départ. Autant dire qu'elle n'est pas optimale. L'excitation est au top, les valises sont bouclées, tout est pointé sur la check list...

J1: Samedi 23/08/2014: Départ vers 6h30 du Loiret, direction Roissy. Le vol Paris Los Angeles (compagnie United) avec escale à Chicago est prévu à 11h15. Nous arrivons à 9h au Terminal 1 pour l'enregistrement. Pour l'instant, tout est ok, on s'en sort! Les minutes n'avancent pas en salle d'embarquement... l'attente devient pénible. 11h, nous voyons les autres vols embarqués et rien ne bouge pour nous, malgré l'heure qui avance.. Et là stupeur, sms qui arrive sur mon téléphone. United nous informe que notre vol est retardé pour des raisons techniques.. Aïe, ça commence!! Après une heure d'attente sans autre information, je me dirige vers le bureau United qui ne peut apparemment rien nous dire. Nouveau sms: nouveau retard annoncé de 45 minutes. On commence à perdre espoir..



La première nuit qui devait être à L.A sera à Roissy!! le dépaysement total! les démarches sont vraiment pénibles, il faut passer au guichet, attendre, récupérer ses bagages, obtenir un bon pour l'hotel et le resto du soir (pris en charge à 100% par la compagnie). Nous apprenons alors que nous ne sommes pas les plus à plaindre, car certains passagers qui devaient embarquer avec nous étaient "reclassés" de la veille pour le même incident... Une fois posés à l'hôtel à Roissypole-gare, j'arrive à joindre le loueur Alamo et le premier hôtel à Los Angeles pour prévenir de notre retard de 24h. Tout est ok, la chambre est bien reservée et la voiture ok. Il y a une "tolérance" de 24h pour récupérer la voiture. Après elle est relouée. Ouf! Nuit à Roissy et demain c'est parti, vraiment!

J2: Dimanche 24/08: Nuit correcte. Nouveau réveil stressé. Nous avons donc été reclassés (par une hôtesse vraiment agréable et patiente malgré la situation) sur autre vol United qui fera escale non plus à Chicago mais à San Francisco (dommage qu'il n'y ait pas de vol direct!). Nous embarquons à l'heure, la malchance semble avoir tourné. Le vol se passe très bien, confortable, plateau repas tout à fait correct. Afin de limiter au maximum le jetlag, on a plusieurs astuces durant le vol: boire beaucoup d'eau, se dégourdir les jambes, dormir au début du vol mais pas trop à la fin afin d'être fatigué en arrivant, mettre les montres à l'heure US pour essayer d'avoir le bon rythme. Bon c'est ça, c'est la théorie!!

L'escale à SF se passe bien, en speed quand même pour l'immigration car on n'a pas beaucoup de temps. il faut récupérer les bagages et se re présenter à une nouvelle porte d'embarquement. L'aéroport est bien grand, on force l'allure histoire de ne pas louper le vol! Nous arrivons à Los Angeles dans l'après-midi. Il fait beau et chaud. Enfin aux States!

On se repère assez facilement, récupère les bagages et go pour la Navette Alamo devant l'aéroport. Quelques 15 minutes, nous sommes sur le parking Alamo. J'avais effectué le check in en ligne 3 jours avant le départ. C'est top, aucun stress, pas d'arnaque, tout est enregistré: permis de conduire, date de naissance etc. Par précaution, j'avais fait un permis international. On choisit notre voiture sur le parking parmi quelques modèles (très bien fait comme toujours aux USA, c'est par catégorie, les clés sont sur les voitures). On prend quelques minutes pour choisir et ce sera le Hyundai Santa Fe. Tout beau tout neuf, avec port USB pour la clé avec les musiques qui vont nous accompagner pendant tout le voyage. On ressort tout tranquillou du parking sans avoir à passer dans un bureau, sans avoir à refuser les sollicitations pour des garanties superflues (il faut juste arriver avec son code barre imprimé envoyé après le check in). Petit stress avant de quitter le parking, l'appli NAvFree se lance mais pas de signal GPS sur le téléphone. J'ai rentré toutes les adresses en point d'intérêt alors il a intérêt de fonctionné!!😠 Tout rentre dans l'ordre en étant patient...

C'est parti pour LOS ANGELES, cette ville tentaculaire qui peut faire peur pour nous autres, conducteurs européens. Finalement au bout de quelques minutes, on prend le pli et ça roule. On se dirige vers notre hôtel (quartier de Burbank) en faisant le détour par Beverly hills et quelques collines avec vue sur le Downtown (que nous ne visiterons pas, n'étant pas convaincu de l'intérêt)

Le quartier de Beverly Hills est sympa, chic et résidentiel. Bien pour se familiariser avec la voiture, la boite auto et la circulation US.



Spadena house:

Notre premier Sunset dans les collines vers Mulholand Drive est sympa. On se fait bien à ce climat californien (du moins celui de L.A😉)

Pour info, la première journée loupée suite à l'incident technique de l'avion devait être consacrée à Hollywood le matin et l'aprem à Westwood Village, Santa Monica, Venice beach, Griffith Observatory au Sunset. Que de temps passé pour établir un programme qui ne se fait pas😠

Une fois la nuit tombée, nous nous dirigeons donc vers le nord de la ville pour notre hôtel situé à Burbank. Il est plus de 20 h quand nous arrivons et nous sommes crevés. La journée est longue avec les - 9 h de décalage. Mais nous sommes ravis de ce premier hôtel, le Best Western Burbank airport Inn. Avec la fatigue, une nouvelle déception aurait été délicate à gérer. Je recommande cette adresse même si les alentours ne sont pas top (pas craignos non plus, juste rien à voir), l'emplacement est idéal pour la partie "ciné" de L.A à savoir Hollywood blvd et Universal Studios. Trop crevés pour faire les "vraies" courses au Walmart préalablement repéré, nous faisons quelques courses d'appoint pour le pik nik du soir qui se fera dans la chambre.





Il est l'heure de se coucher, les vraies vacances commencent demain....

A suivre: Los Angeles et Universal Studios

J3: Lundi 25/08: La nuit a été bonne. Réveillés à 4h, décalage horaire oblige. Prêt pour le petit dej a 7h. 8h30, départ pour Universal Studios. Les places (184$ pour nous 2 ont été resérvé avant le départ, parking compris). On se gare au parking le moins cher, qui n'est pas loin du tout. Je me posais des questions sur la nécessité du parking plus proche. On commence notre "collection" de photos des plaques d'immatriculation des différents états US. Sur ce parking, on mitraille, on en trouve facilement une poignée. On arrive à l'ouverture du parc, c'est calme pour le moment. On est en vacances, il fait beau c'est sympa.



On commence par Lower Lot (Transformers, Revenge of the Mummy, Jurassic park) puis le Studio Tour avec King Kong et on finit par Upper Lot (Simpsons, Shrek, House of horrors et le spectacle Water World).









Nous finissons vers 15h. Parc vraiment sympa, Simpson top, Waterworld divertissant (et reposant pour les jambes en fin de journée😉). Aucune déception, et la chaleur au rendez-vous. Faut s'y faire, étant donné ce qu'il nous attend... En ce milieu d'aprem, petit crochet vers l'hôtel à quelques minutes de route (encore une fois, pratique!) pour une sieste réparatrice.

Vers 18h, en route pour la traditionnelle chasse aux lettres HOLLYWOOD. Bon plan vers canyon lake drive.



Le jeu est sympa, on se fait des bonnes séances avec des montages avec le doigt levé, des sauts, etc . On voit ça depuis gamin dans les films et là on y est. On a la banane!



Après ce Sunset agréable, go to Hollywood boulevard (Walk of fame et compagnie).....
Open
Voyage solo-rando de 4 semaines dans l'Ouest des États-Unis
En guise de préambule Voici un nouveau carnet - un énième, me diriez-vous mais c'est mon premier, soyez indulgent svp. 🙂 - qui décrit mon voyage à l’Ouest des Etats-Unis en solo en été 2018 et qui ne sera probablement pas un carnet comme les autres car je l’écris tout d’abord et principalement pour mes enfants qui n’ont pas pu y participer. Je me suis dit que leur parler de tout ça serait trop long et à un moment donné ils en auront assez tandis qu’un carnet peut se lire quand on veut. J’aurais pu l’écrire et leur donner en direct sans passer par le site mais je pense que les enfants d’aujourd’hui liront avec davantage d’intérêt quelque chose publié sur un site que sous fichier Word comme ils lisent plus volontiers les blogs que des romans, pourtant mille fois plus intéressants. Ce carnet aura donc beaucoup de sentiments personnels, du ressenti qui n’intéressera peut-être pas les gens qui cherchent avant tout de l’info pratique. Je vais tout de même tacher d’y mettre quelque renseignements de ce genre dans la mesure qu’il me paraîtrait important d’expliquer certaines choses ou les choix que j’ai fait ou pas. Évidemment toutes mes réflexions et analyses sont des avis personnels et ne seront sans doute pas entièrement partagés par tout le monde.😉 Et juste la dernière chose avant d'entrer dans le vif du sujet: le voyage était fait il y a un an et demi, certaines choses se sont effacés du disque dur (ou mou, c'est à voir) de mon cerveau mais je vais essayer de retracer l'essentiel en espérant que cela servira à quelqu'un sur ce forum et à mes enfants de mieux connaitre leur père.

La genèse

Après avoir fait un premier voyage à l’Ouest des US en famille qui comportait tous les lieux classiques visités habituellement et qui était une grande réussite au niveau de la diversité des lieux vus 😇 mais un peu moins au niveau des intensités des balades 🙁 j’ai voulu approfondir l’expérience et sortir des sentiers battus. Il m’a vite apparu que pour des diverses raisons il ne serait pas possible de le faire en famille. 🙁 Ma femme que je remercie infiniment m’a permis de partir tout seul pendant un mois prenant sur elle les enfants. Sans son soutien ce voyage n’aurait pas été possible.

Les préparatifs

Un voyage solo hors les sentiers battus – relativement bien sûr - demande plus de préparatifs qu’un voyage classique ou plutôt il demande de le préparer différemment. J’ai passé donc beaucoup de temps pendant plusieurs mois avant le départ à établir mon circuit, chercher les informations, créer des itinéraires. J’expliquerai plus tard mon avis sur ce travail fastidieux. Comme à toute la personne qui cherche à faire un voyage à l’Ouest des US une question s’est posée à moi si je dois faire une boucle ou arriver dans un endroit et repartir d’un autre. Les deux options ont leurs avantages et leurs inconvénients – laisser la voiture dans une autre agence que celle où elle a été prise va augmenter la facture de 200-400$ (sauf en Californie), l’arrivée et le départ des différents aéroports peut aussi coûter plus cher bien que j’ai entendu des avis contraires. Mais cela vous permet de ne pas revenir sur vos pas en passant par les endroits qui ne seront pas spécialement intéressants au retour, vous économiserez donc du temps. En faisant une boucle on roule presque toujours un peu trop juste parce qu’il faut revenir.

Le problème éternel est également qu’il faut s’y prendre assez tôt à l’avance pour bénéficier des billets et de la location voiture pas trop chers et généralement sauf être super bien organisé et avoir commencé les préparatifs très en amont (ce qui n’était pas mon cas), au moment d’achat de billets le circuit n’est pas entièrement établi. Généralement on ne conseille pas prendre les billets avant de faire le planning (voir les commandements de Pong 😉, bien faits). Je ne suis pas de cette avis : il est parfaitement possible d’avoir une trame de circuit plus ou moins bien faite et de prendre les billets, ensuite il suffit juste d’avoir beaucoup d’options à sa disposition et de ne pas essayer de mettre tout ce qu’on a envie de voir car cela ne marchera pas. Et c’est ça, le plus difficile ! :-) 🙂

Bref comme vous avez compris, mon circuit était loin d’être fini au moment de recherche et d’achat de billet. J’avais plus ou moins une bonne idée des régions ou des lieux que je voulais visiter mais je n’avais pas de planning exact.

Le départ était prévu pour le mois d’août, j’ai pris mes billets en mars. Les recherches étaient fastidieuses : il me fallait me décider sur le lieu d’arrivée et du départ et sur la location de voiture. Finalement tous facteurs pesés mon choix s’est porté sur la boucle à partir de Denver (la première fois on a fait la boucle à partir de Las Vegas). J’ai longuement hésité sur les vols mais en mars les prix des meilleurs vols avec les horaires potables étaient déjà prohibitifs, je me suis donc décidé à faire des vols avec des longues escales pour passer la nuit à Montréal en aller et à Vancouver au retour. Je donnerai mon avis là dessus plus tard.

Etant donné que j’envisageais de faire beaucoup de pistes j’ai choisi une SUV en espérant avoir un vrai 4x4 au moment de location sur place. Comme j’ai pensé dormir parfois dans la voiture je n’ai pas pris le plus petit modèle. Par ailleurs je me suis fixé comme objectif faire –ou essayer de faire – un voyage vraiment près de la nature, dormir le maximum dans les campings, il me fallait donc avoir un peu de place dans la voiture pour mettre tout le matériel.

Une fois les billets pris j’ai commençais vraiment à construire mon circuit ayant déjà une idée bien précise d’endroits que je voulais absolument visiter. Comme dit plus haut je me suis fixé l’objectif de ne pas dormir dans les hôtels/motels mais de m’arrêter dans les campings. Or en commençant construire mon circuit et en regardant les campings dans les endroits où je voulais dormir il m’est vite apparu que soit les bons campings étaient déjà pleins soit les autres n’étaient pas terribles et de surcroit assez chers juste pour mettre une tente (30-35$ la nuit sans douche en tenant compte de frais de résa que Recreation.gouv ou autres site vous sucrent au passage). J’ai réservé donc les deux premières nuits et ensuite me suis dit que payer aussi cher sans avoir la douche juste pour dormir dans les endroits probablement moyennement sympathiques n’était sans doute pas le meilleur choix et que j’allais essayer de trouver autre chose. Je donnerai mon avis sur ce choix pour chaque jour de voyage.

Ensuite ont commencé les vrais mois de préparation car je ne voulais pas perdre du temps sur place, être tributaire du temps, donc il fallait des plans B, comme tout le monde je voulais faire le max des choses, bref vers la fin du mois de juin j’étais carrément épuisè par mes recherches d’info, des endroits, des itinéraires au point que je n’absorbais plus l’info, j’ai frôlé l’indigestion...

Etant donné que je voulais visiter les endroits où je ne risquais pas voir beaucoup de monde et dans les conditions climatiques assez difficiles (chaleur) j’ai décide d’acheter un navigateur de randonnée. Mon choix après un certain temps de recherches s’est porté sur Etrex 30x pour sa robustesse, son poids, son côté pratique pour la randonnée et son prix (200€ tout de même). J’étais très surpris par le caractère très peu pratique de cet appareil, qui demande à s’habituer à sa manière de fonctionner et ne pas du tout user friendly. Ayant été habitué à la maniabilité des téléphones portables j’ai trouvé cet appareil d’un autre age, et je me demande comment on arrive à vendre aujourd’hui au prix fort ces machins si peu pratique. Cela me rappelait les bons vieux modems de l’époque préADSL qui ramaient pas possible... Par ailleurs il s’est trouvé très énergivore et il fallait constamment penser à avoir les piles supplémentaires sous peine de se trouver avec l’appareil mort. Cela dit je ne regrette pas mon achat car il m’a servi à plusieurs reprises pour me repérer au milieu de nulle part et je pense que sans lui j’aurai pu vraiment m’y perdre ou tout simplement et moins tragiquement de ne pas trouver ce que je cherchais.

Enfin en parlant de préparatifs je ne peux ne pas mentionner les ressources inestimables que j’ai trouvé sur ce forum et sur les sites de ces membres, que je remercie, notamment Thierry (wavemaster), dont le site reste une référence par son exhaustivité des lieux à visiter mais qu’il faut souvent compléter par le recoupement d’info d’ordre pratique, Julien (ju45) qui donne dans ses carnets pas mal d’info justement pratiques – la distance, le temps, l’appréciation – et qui met beaucoup de belles photos ce qui est très appréciables pour se faire une idée, Yves (mycovtt) dont les nombreux carnets et les aventures ainsi que des magnifiques photos m’ont beaucoup inspiré, Pierre (pong) pour ces récits instructifs et les photos, Jean Philippe (orionide) pour ses sites très bein faits, Michèle et Jean-Michel dont les magnifiques photos sont une source inépuisable d’envies et beaucoup d’autres dont j’ai parcouru assidument les carnets.

Je voudrais remercier plus particulièrement Patrice (jdakota), Olivier (oliv2019), Valérie (veileen) et Guillaume (Marati) dont les carnets super détaillés et les photos magnifiques m’ont directement inspiré et qui ont eu la gentillesse et la patience de me donner leurs tracés de GPS et leurs conseils et encouragements. Ce carnet est autant l’hommage à leur gentillesse et le sens de partage.

Et juste le dernier mot pour expliquer ce qui va suivre : je suis arrivé aux US dans l’état de fatigue très avancé, l’année était très dure et le manque de sommeil cumulé tel que parfois je dormais debout dans le métro. Cela explique certaines choses que vous allez trouver dans ce carnet.

Et pour comprendre vraiment le manque de belles photos dans ce carnet il faut savoir que pour moi marcher vitedans ces beaux endroits est un plaisir plus grand que de les voir, ce qui doit me faire rater énormément de choses que je n’ai pas le temps d’apercevoir et/ou de contempler. C’est sans doute bête mais c’est comme ça, j’aime bien marcher et marcher vite. Un Forest Gump, quoi... 😉 😊
Open
Retour de croisière en Alaska avec NCL
bonjour tout le monde ! voila après un retour un peu catastrophique hier (nous étions à FRANCFORT hier lors de l'alerte ...) nous sommes rentrées de notre croisière en Alaska à bord du Novegian Jewel

j'ai donné il y a peu un compte Facebook ou nous avons retracé notre parcours, car nous avons fait un petit road trip avant d'embarquer ... pour ceux qui veulent aller voir, je redonne le nom Mother and daughter in Alaska car oui j'ai laissé l'homme à la maison, ou plutôt affalé sur un transat à dormir, pendant que moi et ma fille nous vivions une formidable aventure (ne vous inquiétez pas, il n'a pas été malheureux, il a pu pratiquer son sport favori: dormir toute la journée ...

bref nous avons embarqué le 31 juillet, mais nous étions arrivées le 17 en alaska... nous avons vécue une formidable aventure ...

donc ... à la question qui va venir rapidement "cela vaut 'il le coup de faire tout ce trajet, absorber les 10 heures de décalage horaire, pour faire une croisière d'une semaine ? " je répondrais OUI mais ... A la condition de faire comme nous un road trip avant .... sinon vous ne verrez pas grand chose de l'Alaska !

et à "est ce utile de faire une croisière après un road trip en alaska ? " la .. je réponds oui, si le budget le permet, l'Alaska est une destination très chère ou la moindre excursion coute chère, (je parle de la partie road trip aussi ) après il est vrai qu'après presque 15 jours à mal dormir dans des hôtels mal insonorisés, chers et parfois très limites (souri dans la chambre, toilettes sur le palier, mauvaise odeur etc etc ) à manger à peu près la même chose, car nous ne pouvions pas cuisiner, faire et refaire sans arret la valise, etc etc nous avons apprécié le confort du bateau... cela nous a permis aussi d'en voir un peu plus, de ne pas faire de longues heures de voiture (j'étais le seul chauffeur, et ça a été parfois difficile...) et quel bonheur aussi de voir le souffle des baleines, les bancs de dauphins, les orques ... passer à coté du bateau !!! de jolies navigations aussi, comme la vision du hubbard glacier !! dépassant tout ce qu'on avait pu voir auparavant !!! et le passage intérieur aussi etait vraiment sympa !!

nous n'avons pris aucune excursion avec le bateau, je ne pourrais donc pas vous donner mon avis dessus, mais elles étaient relativement chères, mais très variées

En tout cas, je ne regrette pas d'avoir fait les deux, même si le mauvais temps s'est invité sur une partie ...

le bateau, et la compagnie C'était la première fois que je partais avec NCL plutôt très bonne impression, ! il est vrai que je partais avec des attentes différentes de d'habitude, ne vivant pas du tout ma croisière de la même façon qu'avec l'homme ... nous avions un forfait tout compris: boissons illimitées en dessous de 15 dollars, alcool et boissons non alcoolisées, sauf..et la c'est vraiment paradoxal ... l'eau plate, l'eau gazeuse, et les jus de fruits pressés .. par contre on avait dans la cabine en arrivant une bouteille d'eau par jour et par personne que finalement nous n'avons quasiment pas bu car nous n'en prenions que pour descendre à terre, sinon au restaurant, nous demandions de l'eau en carafe ma fille du vin, et moi parfois des sodas nous avions aussi une sélection de cafés, mais pas utilisée et les frais de séjour compris donc hors dépenses personnelles il n'y avait rien a rajouter

nous avons pris un forfait spa un peu plus de 300 dollars pour la semaine à deux ils ne vendent que 60 forfaits pour éviter la surpopulation au spa il y a une partie non mixte avec sauna hamam et jacuzzi (comme ceux autour des piscines) partie change avec à dispo peignoirs et serviettes et une partie mixte avec un jacuzzi façon costa avec le banc en fer mais plus petit, et des sièges chauffants faces à la mer, à la proue du bateau, idéal pour guetter les baleines, et les bancs de dauphins !! (quand on ne s'endort pas dessus chose absolument irrésistible ... ) dans cette partie thé orangeade citronnade orange café sont à dispo

la cabine, nous avons eu une cabine familiale, avec un lit d'appoint qui descend du plafond mobilier un peu vieillot, et abimé, une grande armoire pour pendre desaffaires, quelque étagères et tiroirs .. suffisant pour toutes les deux, mais petit pour une famille la salle de bain plus grande que chez costa avec possibilité de séparer les toilettes par une porte en verre (douche aussi avec porte en verre ) les lis étaient séparés à notre arrivée, mais du coup un etait collé contre le mur de la salle de bain la taille et celle du balcon sont de la même taille qu'une cabine standard chez costa balcon au sol abimé et rouillé ..mais surement normal par ces latitudes

pour manger nous avions le choix, entre deux restaurants au même menus, mais au style different, nous avons toujours été au même, au fond du bateau avec une immense baie vitrée donnant sur le sillage arrière un restaurant chinois avec menu inchangé, nous y avons été deux fois, un midi et un soir .. très bon un restau au decors style irlandais , ouvert 24H/24 avec quelque plats le self pleins de petits ilots, avec différents thèmes ... inde, asiatique, salades, chaud, froid, pâtes, hamburgers à la demande, pizzas desserts, fromages etcetc, glaces .. assez bon, pas de queue aux stands abordables de differents cotés, limitant ainsi les embouteillages des fontaines de boissons pour tout le monde et enfin un grill et un petit self au fond du navire donnant sur la partie ouverte les trois ouvrant et fermant à tour de rôle
Open
Encore un opposant pacifiste mort en prison à Cuba
Cuba : la mort d'Orlando Zapata, gréviste de la faim

Par Michel Faure | Journaliste | 24/02/2010 | 21H11

Le seul crime qu'avait commis Orlando Zapata Tamayo, mort mardi 23 février à La Havane des suites de sa grève de la faim à l'âge de 42 ans, était d'être en désaccord avec le régime cubain. Il n'avait tué personne, ni volé, ni agressé quiconque. Il était simplement un opposant à Fidel Castro, et le disait, comme cela aurait été son droit le plus élémentaire dans n'importe quelle démocratie. Mais les dictatures sont justement nommées des régimes totalitaires pour ne laisser aucun espace à la liberté, aucun champ à la divergence d'opinions. Le désaccord est une trahison, et demander la démocratie à Cuba est donc un crime. Comme la paranoïa est aussi au programme, ce crime, tellement odieux, ne peut-être qu'une perversion inspirée de l'étranger, et le dissident est bien évidemment, aux yeux du pouvoir cubain, un agent au service de la CIA et des Etats-Unis. Pris dans la grande rafle des dissidents d'avril 2003 Pour toutes ces extravagantes raisons, Orlando Zapata avait été pris dans la grande rafle des dissidents cubains d'avril 2003. Soixante-quinze personnes, dont plusieurs journalistes indépendants, avaient été arrêtées et jugées à des peines parfois sévères. Celle de Zapata fut relativement légère, tout en restant totalement injuste : trois ans de prison. Zapata, cependant, fut un « mauvais » prisonnier, ce qui lui valu une nouvelle condamnation à vingt-cinq ans supplémentaires de prison. Zapata, qui avait été désigné « prisonnier de conscience » par Amnesty International, avait entamé une grève de la faim voici 85 jours. Sa mère, il y a une semaine, avait alerté l'opinion de la gravité de l'état de santé de son fils, et le quotidien Miami Herald avait publié la nouvelle. Le prisonnier, d'abord transporté dans une clinique de la région de Camaguey, avait été hospitalisé il y a quelques jours à la Havane où il est mort. Selon la BBC, le dernier dissident cubain à mourir d'une grève de la faim en prison fut un étudiant et poète, Pedro Luis Boitel, en 1972. La blogueuse cubaine Yoani Sanchez, sur Twitter, appelle à un deuil national. Photo : registre de condoléances ouvert à La Havane après la mort d'Orlando Zapata Tamayo (Enrique De La Osa/Reuters)

C'est toujours aussi stupéfiant de mépris pour les droits de l'homme mais ça continue de plus belle malgré le pseudo assouplissement régulièrement invoqué sur VF par le "fanclub" de Cuba................

Viva la libertad!.............................y.............................Vivan las vacaciones en Cuba!
Open
24 jours à la découverte de l'Ouest américain (+ New York) en famille
Bonjour Nous sommes revenus vendredi 25/08 de notre 1er road trip dans l’Ouest américain. 3,5 semaines de bonheur, des images plein les têtes, de belles rencontres aussi, quelques rares déceptions et l’envie de prolonger encore un peu cette fantastique aventure.

Alors pour ne rien oublier et faire partager à ceux qui le souhaitent notre belle aventure, j’ai décidé de me lancer de suite dans la rédaction du carnet, avant même d’avoir fait le tri dans les photos.

Je m’étais longtemps interrogé sur l’utilité pour la communauté de rédiger un nième carnet, notre itinéraire était un grand classique vu et revu. Et puis, finalement, en réfléchissant bien, chaque expérience est unique. Chaque voyageur y construit sa propre aventure et les émotions sont forcément très personnelles. J’ai donc décidé de me lancer. C’est aussi un peu égoïstement, pour prolonger ce voyage de rêve qui a démarré il y a un peu plus d’un an lorsque l’idée a commencé à germer et s’est concrétisée avec la longue rédaction du road book et les premières réservations.

Pour dresser le tableau, nous sommes une famille de 5 avec ma femme Estelle, et nos 3 garçons : Louis (15 ans), en pleine adolescence …., Noé (11 ans) et Tom (8 ans) tous deux fans de basket et pour qui les USA constituent le rêve ultime ! Pas de chance, en plein mois d’aout, pas de possibilité de voir un match. Ils devront se contenter de fouler le « city » de Venice Beach et bien sûr, de faire un long passage au NBA Store de New-York (étape finale de notre périple).

La prépa / le road book Pour la prépa, c’est moi qui m’en suis occupé quasi exclusivement (Estelle a un peu regardé le programme des villes uniquement). J’ai trouvé ça tellement excitant de commencer le voyage un an à l’avance. Estelle n’arrêtait pas de me dire d’arrêter de tout prévoir et de laisser de la place à l’imprévu. C’est la 1ère fois qu’on part en road trip en famille. Habituellement on achète le Routard et on se dit qu’on verra bien sur place, chaque matin au petit dej. Mais les US c’est différent. Tu ne peux pas te permettre cela et au final on s’est rendu compte qu’on a été beaucoup plus zen de se laisser porter par le road book. Je regrette même de ne pas avoir suffisamment prévu de choses certaines journées car on s’est retrouvé certains jours à avoir un petit creux dans le planning et je n’avais pas forcément anticipé ça. Le problème, c’est que quand tu prévois un truc et que tu ne le fais pas au final, ça a tendance a engendré chez moi une certaine frustration !!

Au départ tout est parti de la lecture du carnet d’Eric (69Eric). Les inconditionnels du forum l’auront forcément lu. Tellement bien écrit, tellement précis ! Son programme me paraissait coller parfaitement avec ce que l’on souhaitait faire, qu’après lecture de plusieurs autres carnets, et d’autres blogs (notamment celui d’ITAT), je suis parti sur le même itinéraire.

J’ai donc démarré le programme jour par jour en attendant avec impatience l’ouverture de la vente des billets d’avion pour le mois d’août.

Une fois les billets d’avions réservés (j’y reviens plus tard), j’ai réservé progressivement les nuits d’hôtels, un peu chaque mois, ce qui permettait d’étaler les dépenses sur 1 an, puis la voiture et enfin les attractions (Universal, Antelope, location de bateau à Page et enfin Alcatraz).

Pour le roadbook, sur les conseils du forum, je suis parti sur un format porte documents avec feuilles transparentes. Cela permet de prendre chaque jour les pages dont on a besoin et laisser le book dans la voiture. Pour chaque jour, j’indiquais l’itinéraire google map, le programme de la journée détaillé, les changements d’heure éventuels, quelques photos pour savoir ce que l’on allait voir, les heures de lever et de coucher de soleil et les infos sur les résa d’hôtel (notamment si l’hôtel était déjà payé, si piscine, machine à glace, etc.). J’indiquais également lorsqu’il fallait prévoir un pique-nique à l’avance. Au total une centaine de page.

Certains en font beaucoup plus mais au final il a bien répondu à notre besoin sur place.

On avait également prévu une sauvegarde de tous les documents, ainsi que les passeports consultables sur nos téléphones en cas de besoin.

Avant de démarrer, un grand merci donc à Eric (69Eric) pour son formidable carnet de voyage qui nous a tant inspiré dans notre préparation et ses judicieux conseils ! Eric, saches que toute la famille te connait maintenant car il n’y a pas eu une seule journée sans que l’on parle de toi ! Merci également à tous les membres du forum pour leur aide tant durant la préparation, qu’au cours de notre trip.

Un petit coucou à Emmanuelle (Nanane25) que j’ai eu la chance de croiser à plusieurs reprises durant notre périple. C’est toujours sympa quand le virtuel rencontre le réel ! Son carnet est en cours sur le forum donc pour les rares d’entre vous qui ne le suivent pas encore, foncez-y !

Comme prévu, on ne revient pas indemne d’un tel voyage ! Dur de s’en remettre et difficile d’imaginer une seule seconde ne pas y retourner un jour. Les photos, les vidéos, les témoignages sont sans commune mesure avec le fait de voir cela de ces propres yeux. Le meilleur des photographes, le plus sophistiqué des appareils photos ne peuvent retranscrire ce que l’on ressent en découvrant avec ses propres yeux, ces immensités, en traversant ces routes aux lignes jaunes, en rencontrant ces personnes qui nous accueillent tellement bien, en dégustant sa gastronomie (euh non ça on aurait pu s’en passer ! mdr) …

Voici notre itinéraire : J1 : Lyon – Paris en voiture puis vol Air France Lyon Los Angeles. J2 – J3 : Los Angeles J4 : LA – Grand Canyon J5 : GC – Page J6 : Page Lake Powell J7 : Page – MV J8 : MV – Moab J9 : Moab J10 – Moab – Torrey J11 – Torrey – Bryce J12 : Bryce – Valley of fire - Las Vegas J13 : LV J14 : LV – Death Valley J15 : Death Valley – Three rivers J16 : Three rivers – Fresno J17 : Fresno – SF J18 – J19 : SF J20 : SF – NY en vol intérieur J21-J23 : NY J24/J25 : NY – Paris - Lyon

Globalement, à quelques rares exceptions, nous avons pu faire l’intégralité du programme. Je craignais avoir trop prévu, avoir trop minuté le parcours, avoir été trop ambitieux, ne pas laisser suffisamment de place à l’imprévu et finalement être trop gourmand sachant qu’il fallait que toute la famille suive le rythme. Au final, c’était quasi parfait. Il a fallu faire quelques concessions, s’adapter parfois aux aléas de la météo (notamment à GC) et à la fatigue de chacun. Nous ne sommes pas de grands randonneurs, mais je me suis rendu compte que chacun va à son rythme et que généralement, les temps de visite réels étaient souvent bien inférieurs à ce qu’on avait prévu initialement.

A titre personnel, j’ai eu un peu de mal à profiter de la fin de road trip une fois les parcs terminés. J’ai eu le sentiment que le plus beau était derrière nous en en sortant de la Death Valley (un grand moment). Sequoia Parc, certes très beau, ne pouvait pas rivaliser d’après moi avec le dépaysement ressenti sur la route 66, à Bryce, Grand Canyon, Death Valley ou Valley of fire. San Francisco et New York n’avait plus la saveur que l’on pouvait attendre après avoir traversé des paysages aussi exceptionnels. Je voyais cependant mal, surtout pour les enfants qui ne sont pas des fans de rando et de nature, comment caler toutes les villes au début du périple et enchaîner ensuite par 100% de nature. Là au moins, ils avaient New York en bout de course comme cerise sur le gâteau !

Des regrets ? Peut-être quelques-uns et tant mieux ça justifiera un prochain voyage ! Je dirai : - Zion que nous n’avions pas le temps de faire et que nous avons juste traversé - Le choix de Sequoia plutôt que Yosemite.

Pour finir sur la préparation, on avait décidé de faire un carnet en live pour la famille et les amis. Estelle s’en est chargé en créant un groupe sur WhatsApp. Tous les 2 ou 3 jours elle postait photos et vidéos des jours passés avec les commentaires. Les retours ont fait chaud au cœur et permettaient de garder le contact. On avait peur de saouler tout le monde avec notre "super voyage". Au final on a eu que des remerciements et des retours élogieux ! Seul problème, on a saturé les mémoires des téléphones de tout notre entourage !!

Bon assez parlé, il est temps de partir maintenant ! Direction LA !!
Open
Avez-vous déjà été déçu d'un voyage?
Bonjour,

J'aimerais savoir si vous avez déjà été déçu(e) d'un voyage, par rapport à ce que vous en attiendiez, ce que vous aviez lu ou de ce qu'on vous avait dit avant de partir ?

Je veux parler uniquement de la destination et non pas déçu parce qu'il a plu, parce qu'on a volé vos papiers, parce que vous avez malade... ou autre question "pratique".
Open
On part en vadrouille au Pérou / Bolivie / Chili!
Hello les aficionados de voyages ! Un nouveau petit carnet pour vous raconter ma vadrouille au Pérou, en Bolivie et au Chili en 18 jours. Voyage intense, fatigant, mais au combien dépaysant... Je te laisse découvrir ça même si tu peux déjà retrouver la version complète ici : onpartenvadrouille.over-blog.com/...-pas-l-pero...

Bonne lecture et n'hésite pas à me faire part de tes éventuels remarques / commentaires...

23 octobre C’est pas l’Pérou ? Si ! Quand j’étais petit, je n’étais pas grand… Normal, vas-tu me dire… Et quand j’étais petit, j’étais fasciné par la carte du monde. Comme mes vieux posters de Chris Waddle et de Jean-Pierre Papin, je la fixais comme un ahuri en me posant cette question toute bête : Qu’est-ce qu’il y a là-bas, de l’autre côté de la planète ? Mon envie de voyage a certainement commencé à poindre le bout de son nez à ce moment-là. Malheureusement pour mon porte-monnaie et pour ma femme, elle n’a fait que s’accroître avec le temps. Ma femme, justement, parlons-en !! Le jour (ou plus précisément la nuit) où nous avons dormi (ou plus précisément essayé de dormir) dans une maison (ou plus précisément dans une cabane) mal isolée (ou plus précisément pas isolée du tout) par une température revigorante (ou plus précisément glaciale) au fin fond de la Birmanie, elle a dit « Stop ! Finito ! Terminé ! Kaput ! Les voyages dans ces conditions, ce n’est plus de mon âge ! » Sauf que moi, premièrement, je ne fais pas son âge !!! S’en est donc suivi un voyage à Bali cet été dans des conditions à la brosser dans le sens du poil. Sauf que moi, deuxièmement, ça ne m’a pas comblé mon envie de dormir à l’arrache au milieu des cochons ! Et puis un voyage à quatre à Bali en conditions préférentielles, ça a un coup ! La cigale ayant dépensé tout l’été, se trouva fort dépourvue quand la bise fut venue. Sauf que moi, troisièmement, j’en ai gardé un peu sous le pied. Mais juste un tout p’tit peu… Juste pour une seule personne… Juste pour moi, en fait ! Sauf que moi, quatrièmement, je ne me vois pas partir en solo à l’assaut du monde pour dormir avec des cochons... Partenaire particulier, je cherche partenaire particulière, débloqué, pas trop timide et avec une bonne dose de savoir faire !

Et là, se pointe mon frère. Lors d’une soirée bien arrosée faisant suite à une journée de ski, il nous confesse que le générique des « Mystérieuses cités d’or » le hante au plus profond de son être depuis qu’il est tout petit et qu’il lui faut donc absolument étancher sa soif d’aller toiser le Machu Picchu en tête à tête. « Franck, pourquoi n’y emmènerais-tu pas ton frère ? » Incrédule ou femme parfaite, Dieu seul le sait ! En tout cas, Sandrine a prononcé ces quelques mots à 21h57. Sur le coup, je pense qu’elle ne perçoit pas la portée de ses mots. Crédule ou homme opportuniste, Dieu seul le sait ! En tout cas, je saisis l’opportunité par les deux mains et à 22h25, je suis scotché à mon écran en train de retourner le net pour y dénicher des billets d’avion pas chers. 22h49, emballé, c’est pesé, y’a plus rien à voir, cinq cents euros par personne, départ en octobre prochain !!! C’est ce qu’on appelle « battre le net tant qu’il est encore tôt ! » Je t’annonce donc solennellement que pour ce nouveau voyage, je prends la direction de l'Amérique du Sud, et plus précisément de la Cordillère des Andes, la plus longue chaîne de montagnes du monde... Une traversée de Lima au Pérou, jusqu’à San Pédro de Atacama au Chili en passant par La Paz en Bolivie, pour une durée totale de dix-huit jours sur place, du 23 octobre au 11 novembre. Au programme de ce roadtrip, des noms qui résonnent comme autant de lieux magiques… Les lignes de Nazca, l'incontournable Machu Picchu, la ville ancestrale de Cuzco, le Lac Titicaca, la tentaculaire capitale La Paz, le Salar d’Uyuni, le sud Lipez, le désert d'Atacama, … et bien d’autres de leurs amis qui riment avec Esteban, Tao et Zia ! Et tu l’as donc compris, dans la rubrique « C’est qui qui vient ? », je serai pour cette fois-ci accompagné par mon frère que je m’en vais te présenter de ce pas...

Pour commencer, soit-disant qu’il serait ma copie. Pâle, mais copie quand même dixit les personnes qui nous connaissent… Ensuite et c’est bien là le plus important, dormir avec des cochons ne le rebute pas du tout, bien au contraire ! Ne me fais pas dire ce que je n’ai pas dit, je parle bien de l’animal mâle… Enfin, sache qu’il a une dizaine d’années de moins que moi et qu’il se prénomme Sullivan. Voilà pour les présentations sommaires, tu en sauras plus sur lui en allant consulter son compte Tinder, ou tout au long de notre vadrouille qui débute… maintenant ! Car comme dirait ma grand-mère, « il y a de la route, faut y aller mes gamins ! » Trente minutes de voiture jusqu’à la gare TGV de Reims. Trente minutes supplémentaires de train pour gagner l’aéroport Charles de Gaulle. Neuf heures d’avion pour aller jusqu’à Atlanta, puis sept nouvelles heures de vol pour enfin atterrir à Lima. Ajoute à ça les temps d’attente dont les quatre heures d’escale à Atlanta, secoue le shaker et tu obtiens un résultat de vingt-et-une heures de transport !... Mais on est des oufs, nous ! Car je profite du fait d’être cette fois-ci exonéré de ralentisseurs plaintifs pour pousser le bouchon un peu plus loin. A cela, comprendre que je voyage léger, sans femme ni enfant. Pour gagner du temps, on enchaîne donc direct en arrivant à Lima avec une heure de taxi pour gagner la gare routière, trois heures d’attente sur un banc en pleine nuit, puis cinq heures de bus pour aller jusqu’à Ica. De là, on prend un nouveau taxi et terminus, tout le monde descend !!! Ouf, nous arrivons enfin à notre lieu de villégiature, Huacachina, pas moins de trente-trois heures après avoir regardé ma maison s’éloigner dans mon rétroviseur. Que retenir de ce voyage à part que ce fut extrêmement long ? Pas grand’chose à part qu’à l’immigration américaine, vu qu’on porte logiquement le même nom avec mon frère, on nous a demandé si nous étions mariés ensemble ; qu’on a tué le temps à l’aéroport d’Atlanta à boire des bières à la citrouille d’Halloween ; que nous avons été accueillis par des prostituées pratiquement nues dans les rues de Lima (merci à elles pour cette délicate attention), et que des affiches de Julien Clerc couvraient les murs de la ville. Oui, oui, « Lili voulait aller danser » a apparemment son public là-bas… Allez, maintenant, tu m’excuseras pour le caractère expéditif de cette fin de description de journée, mais le thermomètre ici affiche déjà près de trente degrés. Si on ajoute à l’équation le temps de transport, ainsi que les six heures de décalage horaire, on obtient deux français complètement crevés qui doivent aller se coucher pour être en forme demain. De toute façon, demain est une autre aventure...
Open
La grosse "arnaque" du Laos
Bonjour,

Après avoir voulu prendre un peu de recul, voilà mes impressions quelques mois plus tard :

J'ai été très déçu par le Laos où j'ai voyagé 3 semaines à vélo dans le nord en aout dernier (j'avais prévu 4 semaines mais j'ai préféré abrégé le séjour).

Le Laos est pour le touriste le règne du tout et n'importe quoi payant. Par exemple, il faut payer pour voir une cascade de quelques mètres de haut mais également pour stationner son vélo au bout du chemin menant à cette cascade. Il faut même payer pour aller dans des chiottes publiques completement crasseuses, délabrées et puantes . c'est tout dire! Je pense que les pouvoirs publics du Laos ont oublié qu'il faut toujours une contre partie au paiement. Ils ne doivent pas oublié non plus que les touristes viennent de pays où il existe des sites naturels remarquables gratuits (les Alpes, grandiose, non?) ou un patrimoine architectural exceptionnel (entre un petit temple payant de LP et ND de Paris au surplus gratuit mon choix est vite fait!).

Les services publics du Laos, c'est pas mieux. Tu passes la frontière après 18 h00 ou la samedi ou le dimanche, c'est 1 USD par tête ou 10000 kips (il vaut mieux donc payer en dollars) alors que tu payes déjà ton visa.

Quant aux prix des restos et de l'hébergement demandés aux étrangers (je devrais dire exigés, parce qu'on ne se discute pas ou si peu!), surtout en dehors des grands centres touristiques, ils sont à prestation égale beaucoup plus chers que dans le nord de la Thailande. En plus, autre avantage de la Thailande tu te fais arnaquer mais tu as droit un sourire, pas au Laos où tu as le droit à la gueule en prime.

Au bout du compte, le problème vient probablement en grande partie des personnes en contact avec les touristes (J'ai tout de même rencontré quelques personnes sympas et désinteressées).

Quant à ce qu'il y a à voir ...; A part le zoo humain (la visite des "cultural village", ça me choque mais on ne se refait pas), je cherche toujours.

Côté positif, voyager à vélo au Laos, c'est sympa. Peu de circulation, du dénivellé, ...

Le plus curieux de l'histoire, c'est que bcp de touristes rencontrés pensaient comme moi mais que je n'ai jamais rien lu à ce sujet. D'où ce témoignage.

A+

PS : je précise que je voyage depuis une quarantaine d'années avec le plus souvent un budget limité, que je reste toujours très discret et que cela faisait bien longtemps qu'un pays ne m'avait pas déçu autant.
Open
Voyage ou amour?
Bonjour a tous, je voudrais avoir votre avis sur une question existentielle qui dirige ma vie depuis plusieurs annees. J'ai vecu 20 ans au meme endroit et j'ai perdu les 3 seules femmes que j'n'ai jamais aimé a cause de mon desirs de voyage. Les deux premieres je les ai laisser filer pensant que j'allais bientot partir. Et la derniere s'est mariee quand je suis revenu de mon grand voyage. J'ai eu des aventures a l etranger mais je n'etait pas amoureux la bas .... probleme de communication entre deux nationalités differentes surement ... Maintenant j'ai 25 ans et je doute serieusement de mes choix .... les plus beaux paysages du monde ne remplaceront jamais une belle histoire d'amour. Je perd peu a peu l'espoir d'etre un jour comblé de bonheur ... d'etre amoureux au soleil ;) Quelqu' un a t il deja vecu ca ?
Open
La France qui souffre...
Sanary sur Mer, un samedi maussade de Novembre... Une pâtisserie à la vitrine alléchante...

Deux femmes, la quarantaine bien maquillée... Un soupçon de parfum, une silhouette raffinée... Des lunettes et sacs discrètement griffés...

- Tiens des macarons ! Tu savais que Ladurée avait ouvert une boutique à Saint Tropez ? - Ah non ! Elle est où ? - Tu vois la boutique de parfum sur le port ? Ils se sont installés là. - Pfff ! De toutes les façons, il n'y a de macarons que ceux d'Hermé... Alors...

Morale : Jean-François, arrête avec tes pains au chocolat ! T'es vraiment trop ringard...

Morale bis : Merci d'adresser vos dons aux "Macarons du coeur, rue Sainte Geneviève, 11111 Les Champs Catalauniques " (J'avoue un faible pour le parfum Fraise des bois bien que le goût Paprika soit de nouveau tendance...)
Open
L'avenir du tourisme en Angleterre
Depuis 2002, l'Euro est devenue la monnaie européenne. C'est un atout pour les pays qui l'ont adopté, car cela favorise le tourisme chez eux et facilite la tâche aux voyageurs qui n'ont pas besoin de changer leurs devises à l'aller et au retour. En revanche, le Royaume Uni, qui a refusé de l'adopter, condamne le tourisme à un déclin lent mais certain sur son territoire. En effet, voici, en exclusivité pour vous ...

L'Histoire du Futur du Tourisme dans les îles Britanniques ...

2017 : l'Ecosse organise un référendum pour son indépendance. Contrairement au référendum du 18 septembre 2014, les Ecossais votent pour l'indépendance à 52 %

2018 : le Brexit entre en application. Conformément à l'article 50 de la Constitution européenne, le Royaume Uni quitte l'UE, conséquence du référendum du 23 juin 2016. Les Anglais qui tiennent des gîtes ruraux en Aquitaine ou en Bretagne ont désormais besoin d'un visa, d'un permis de séjour et d'un permis de travail, pour ne pas être considérés comme des immigrés clandestins. Idem pour les Européens qui vivent au Royaume Uni. C'est une catastrophe économique pour ce pays. La £ passe en-dessous de la barre symbolique de 1 € ... Les touristes ont besoin d'un VISA ou d'un PASSEPORT coûteux pour séjourner en Angleterre, ce qui incite les familles à envoyer leurs enfants en séjour linguistique en Irlande.

2019 : l'Ecosse obtient son indépendance, le Royaume Uni doit changer de drapeau, car l'Union Jack est la fusion des drapeaux de l'Angleterre, de l'Ecosse, du Pays de Galles et de l'Irlande du Nord.

2020 : l'Ecosse devient membre de l'Union Européenne, et dans la foulée, adopte l'Euro. Sur le côté face des pièces, on y grave le Chardon, symbole de l'Ecosse. La zone Euro s'enrichit de 5 295 000 habitants. Les touristes qui boudaient l'Angleterre se tournent à présent vers l'Ecosse.

2021 : l'Irlande du Nord (les 6 comtés de l'Ulster occupés par le Royaume Uni) organise un référendum pour son indépendance, le peuple vote pour l'indépendance à 53 %. En effet, l'évolution démographique a fait que les Catholiques sont devenus majoritaires par rapport aux Orangistes.

2022 : l'Irlande du Nord obtient son indépendance, le Royaume Uni est réduit à l'Angleterre et au Pays de Galles, il doit à nouveau changer de drapeau, sa superficie n'est plus que de 151 156 km², soit un peu plus que la Bulgarie (110 994 km²), seulement 63 % de la Roumanie (238 391 km²) et … 27 % de la France métropolitaine ! (551 500 km²)

2023 : l'Irlande du Nord rejoint l'Union Européenne, et, dans la foulée, la zone Euro, qui s'enrichit de 1 811 000 habitants. Le nombre de touristes en Irlande du Nord augmente de manière exponentielle.

2024 : l'Irlande du Nord demande son rattachement à l'EIRE (République d'Irlande). L'île d'émeraude retrouve enfin son unité, ce qui inspire confiance aux voyageurs.
Open
Couples Franco-Thaï et comportement en Thaïlande
Bonjour à tous, Depuis mon voyage en septembre dernier en Thaïlande, j’ai gardé de très bons contacts avec l’amie d’une amie Thaïlandaise rencontrée lors d’un voyage en Espagne. Au bout d’un an de nombreuses discussions et d’appels téléphoniques, nous avons décidé de nous revoir en août prochain pour penser à approfondir notre relation. Je sais que certaine personne sur ce forum sont ou ont été dans le même cas que moi, à savoir se questionner quant à la façon de se comporter si celle-ci dans un couple Franco-Thaï diffère grandement ou non de celle d’un couple purement Européen, si oui dans quelle sens ? Savoir également si certaines choses sont à bannir, pour une simple question de respect des coutumes, de la tradition, des habitants, et de la compagne en question serait pour moi tout aussi intéressant. Il est plus simple pour moi d’aborder le sujet avec mon amie en ayant un minimum de repères sur ces questions, Prévoyant de rencontrer également la famille certain comportements sont ils a bannir ou tout simplement a conseiller ? Ce post étant destiné à m’informer et à informer toute personne soucieuse de respecter les coutumes du pays dans ce contexte bien précis, Je vous remercie par avance de l’attention que vous me porterez Louis.
Open
Visites des "tribus" en Afrique et dans le monde en général
je me pose la question sur les visites aux "tribus" en afrique et dans le monde en general nicolas hulot a ete le premier a faire des emissions a grande ecoute sur la vallee de l omo les himbas les san et autres nous donnant l impression a l epoque que tout ca n etait pas accessible maintenant ca l est des flopees de touristes defilent tous les ans a travers ces musees humains on va se faire les himbas visiter les villages san les autorites des pays interesses se foutent de ces minorites qu ils aimeraient voir disparaitre l afrique en "marche" ce n est pas ces sauvages mais bon si ca amene des touristes pourquoi pas demande t on a ces gens si ils veulent nous voir parce que on les payent d une certaine facon argent petits cadeaux produits de premiere necessite, notre necessite je ne suis pas donneuse de lecons j etais en equateur il y a 30 ans dans les marches ruraux mais je n ai pas ose prendre de photos etant les seuls touristes j etais genee j ai ete dans la vallee de l omo il y a 25 ans quand le to m a dit qu il fallait se munir de billets de 1 birr pour prendre les photos alors la c etait le pompon j admire l inde qui pour des raisons que j ignore interdit l acces a une partie des andaman ou vivent des gens de l age de pierre je prone l interdiction de certaines zones de cette planete y compris l antarctique je ne suis pas militante mais j ai beaucoup voyage depuis 16 ans au botswana je ne bouge plus
Open

You might also like