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Espaces Affaires et Premiere sur Air France (Suite 2)
Le précédent post atteignant les 500 messages, voici de quoi continuer à nous exprimer.

Et comme j'ai l'honneur de le lancer, puis je nous souhaiter de nous exprimer dans la courtoisie, le respect et la sympathie.

N'oubliez pas qu'un TR se veut objectif, critique, admiratif, et que si vous n'en n'êtes pas satisfait, la meilleure des choses reste de contacter son auteur par message privé au lieu de bonder un topic de messages ne faisant en rien avancer la caravane. 😛

Donc bref, ici on est là pour discuter des classes Affaires et Premiere d'Air France uniquement, merci !
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Air France: Flying Blue Platinum
J'ai la chance d'etre passé Platinum au 01/01/07.

Merci à ceux qui le sont déjà de me dire quels sont les avantages concrets de ce niveau (par concrets, je veux dire des exemples précis avec AF lors de vols ; je connais déjà les avantages détaillés sur le site AF).

Pratiquement, à part les 25 % de miles prime en plus que la FB Gold, qu'apporte, pratiquement parlant ce niveau par rapport au Gold ?

Merci d'avance de vos réponses.

HLT
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Canyons, Arches, Red Rock et wilderness: 4 semaines de rando entre Utah et Arizona
Hello,

3ème voyage dans l'Ouest, qui est devenu une vraie passion. L'objectif cette année est d’approfondir les coins survolés lors de notre premier voyage, de découvrir des endroits moins connus et peu voire très peu fréquentés.... Au programme rando, rando et rando.

Beaucoup de préparation en amont (repérage, topo, traces GPX, road book, lecture de carnets sur VF) et une bonne condition physique nous permettent de partir sereinement.

Départ le 22 mai 2017, retour le 18 juin. Boucle au départ de Las Vegas avec dans les grandes lignes Valley Of Fire, Red rock Canyon, Snow canyon, White domes, Yant Flat, Grand staircase, des ruines, des canyons, et d'autres.

Pour davantage de clarté, je modifie le post en rajoutant le programme théorique: J1: arrivée Las Vegas J2: Red Rock canyon / Las Vegas J3: Valley Of Fire / St George J4: Snow canyon SP / The bowl J5: Water canyon + white domes J6: Red mountain overlook / Red cliffs / Yant flat J7: Cedar Breaks / Red canyon / Willis Creek / Bull Valley Gorge / Tropic J8: Bryce Canyon / Cottonwood canyon Rd/ Yellow rock J9: The Volcano / Hole in the Rock Rd / Escalante J10: journée HITRR J11: Burr trail Rd / Strike valley overlook / Torrey J12: Capitol Reef J13: Little wild horse canyon / Wild horse window / Dirty devil overlook J14: Crack canyon / Leprechaun / Goblin Valley SP J15: Natural bridges NM / Citadel ruins / Valley of the gods J16: The needles Chesler loop / Arch canyon overlook J17: Mule canyon / Bluff / Horseshoe Bend / Page J18: Sidestep & colorful canyons / Nautilus / Toadstool hoodoos J19:Stud horse point / wiregrass canyon / Smoky mountain + Alstrom point J20: Marble canyon / Cathedral wash + Spencer trail / Kanab / Coral Pink SD J21: Buckskin gulch + Edmaier + West clark bench J22: Exploration alentours Kanab J23: Zion / St George J24: Zion secteur Kolob / Kanarra creek J25: Zion secteur Kolob Terrace / Best of St George J26: Retour Vegas via Lake mead J27: Las Vegas et alentours J28: Retour France

Vol A/R: 560€ par personne Location SUV alamo: 901€ (j'ai trouvé ça plus cher que les autres années) Réservations effectuées fin 2016

Les haltes sont classiques: Las Vegas, St George, Tropic, Escalante, Torrey, Caineville, Blanding, Page, Kanab, à nouveau St George et fin à Las Vegas) (photo du road book, de mauvaise qualité mais sinon refusée par VF)



Pas moins de 2 nuits au même endroit pour ne pas trop courir et pouvoir profiter..ou récupérer

C'est parti.

J1: Lundi 22 mai:

Après une nuit à Roissy (Ibis Budget, basique mais convenable) afin d'éviter un trajet trop matinal, réveil à 6h45. Navette gratuite, devant l'hôtel à 7h45, archi blindée. 8h10, on arrive au terminus gare TGV. 8h30, on est dans la file pour l'enregistrement chez American Airlines. Beaucoup de monde. Les valises sont pesées: 17,5 et 16,5kg. On a de la marge pour le retour (23kg max). 10h10, début de l'embarquement pour un décollage à 11h, comme prévu. Soulagement quand ça démarre sans couac! Avion basique, pas d'écran. Bon côté des choses, on va peut-être dormir 😉 ! Arrivée à NY, JFK à 13h45, 30' de retard à cause des fortes pluies.... L'avion a dû patienter en tournant au dessus de l'aéroport. Arrivée à l'immigration en 15' et là c'est interminable. 1h45 d'attente, notre escale de 5h (en théorie...) va nous paraitre moins longue!! Peu de guichets ouverts, cela nous parait moins bien rodée que nos fois précédentes. 15h45, récupération des bagages et 16h30, on est devant la porte d'embarquement. Pas de changement de terminal donc hyper rapide. Pas encore d'avion à notre porte d'embarquement, et on doit embarquer à 18h pour décoller à 18h30. En fait, tous les avions sont retardés à cause du mauvais temps. On tente une sieste. On décolle finalement à 21h30, soit 2h30 de retard.

La journée commence à être longue, il est 3h30 du mat' en France. Reste à arriver à Las Vegas, choisir la voiture de loc chez Alamo en croisant les doigts qu'un SUV digne de ce nom sera dispo et arriver à l'hôtel tout en traversant cette petite bourgade... easy!

Presque 6 h de vol. Arrivée à Las Vegas à 23h30, il fait chaud! Récupération rapide des valises. Déjà les machines à sous dans l'aéroport, on est dans le bain!

Minuit, navette pour rejoindre les loueurs, bien indiquée et pas d'attente. Je fais toujours le check-in en ligne avant de partir comme ça on évite le comptoir. Avec notre état de fatigue avancé, c'est pas du luxe... Ma crainte est de ne pas avoir de choix de SUV car le programme du voyage en dépend, avec beaucoup de pistes. Verdict: seulement 2 voitures dans la catégorie SUV Midsize (un Nissan Rogue et un Chevrolet Equinox) et nous sommes 2 clients!! un autre français. Après les politesses d'usage, je me lance. Pas de 4x4 mais les pneus sont en bon état, il est propre, il y a une vraie roue de secours. Je ne commets pas les mêmes erreurs qu'à Denver en 2015. On prend donc le "Chevy".

On lance l'appli avec Openstreetmap sur le téléphone (cartes et points d'intérêt chargés avant le départ, tout est offline donc pas de mauvaise surprise avec la data à l'étranger). Passage par le strip, circulation fluide (heureusement, nous sommes en semaine). Finalement, assez en forme pour l'heure tardive. On a fait le choix de dormir dans Downtown, car n'ayant pas eu de coup de foudre avec le strip en 2014, on préfère ce quartier.

Check-in à 1h du matin au California hotel de Fremont. Dodo à 2h.

Bilan du jour: Journée très longue, avec en plus le retard des avions. Long passage à l'immigration. Bon plan de dormir à Roissy, on gagne des heures précieuses de sommeil. Alamo toujours sans mauvaise surprise. Je savais que le choix de SUV serait moins important à LV qu'à Denver mais la position est plus centrale pour notre programme. California hotel Fremont, très bien, chambre spacieuse et bien équipée, parking gratuit (de plus en plus rare). Rare aussi, un frigo et gratuit.. Excellent rapport qualité prix

A suivre
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Compte rendu croisière MSC Fantasia du 28 janvier au 11 février 2018


Bonjour

Nous avions réservé avec mes amis cette croisière de 14 jours aux Caraïbes avec MSC en remplacement d'une transat que Costa avait délibérément reculée de 21 jours sans nous avertir. Transat remboursée complètement ainsi que les frais déjà engagés par nos soins vol et une nuit d'hôtel comprise. En effet nous préférons prendre les vols à part et profiter d'une nuit d'hôtel pour encaisser le décalage horaire.

Mais cette fois nous sommes partis le vendredi 26 janvier et nous avons réservé 2 nuits à Pointe à Pitre, car le vol XL airways le samedi était plus cher, ce qui nous permettait de profiter d'une nuit supplémentaire au Gosiers pour le même prix.🙂

Nous avons donc profité pleinement de la journée du samedi 27 janv à l'hôtel du karibéa beach clipper et de sa plage "privée" avec transat et tonnelle pour nous abriter du soleil. Nous avons même profité de son animation du samedi soir pour danser quelques slows et rocks après le repas (comptez 23 € le plat et dessert, sans boisson).



A 6 H 30 le lendemain j'ai pu apercevoir le MSC Fantasia de notre balcon se dirigeant vers le port, petite nuit mais compensée par une agréable journée sur le transat au soleil.





Le 28 janv jour de l'embarquement notre taxi Ruddy est venu nous conduire au port vers 12 heures, je pensais que nous aurions pu embarquer avant 14 heures comme avec Costa. Et malheureusement le portier du port avait reçu des consignes bien précises, pas d'ouverture des portes du port avant 14 heures.🤪

Si bien que nous avons poireauté 1 h 30 derrière cette porte d'accès où s'amassaient tous les futurs passagers du Fantasia, avec une cohue indescriptible à l'ouverture des "arènes" les derniers voulant passer les premiers, piétinant les pieds avec leurs lourdes valises à roulettes. 😠

Pourtant une fois parcourus les 100 m qui nous séparaient du hall du terminal MSC, nous avons été agréablement accueillis par le personnel MSC, pour y déposer nos lourds bagages.

Question : pourquoi ne pas autoriser les passagers à rejoindre ce grand hall d'accueil avant 14 heures et pouvoir ainsi gérer une file d'attente en bon ordre ?

Nous avons eu de la chance, il ne pleuvait pas, car là il vaut mieux venir en maillot de bains si l'on devait attendre à la porte d'accès du port.😉

Un grand couac pour l'image de MSC, mes amis n'ont d’ailleurs pas compris leur stratégie d'accueil.

Je vous conseille donc de venir vers 14 h 30 après la cohue pour renter tranquillement dans le terminal.

Pas de verre de bienvenue comme chez Costa, pas de siège pour attendre, rien de confortable pour accueillir les futurs passagers, un zéro pointé pour le 1er embarquement MSC à Pointe à Pitre.🤪

Suivra la traditionnelle photo souvenir après le rapide enregistrement déjà fait sur internet.

Enfin nous rentrons sur le bateau pour la photo d'identification pour la carte d'accès à bord. Petit problème quand même, celle-ci sera disponible dans notre future cabine que vers 17 heures.

Qu'en est-il du forfait All In réservé par l'intermédiaire de l'agence ? Heureusement nous avions le justificatif de la réservation boissons de MSC et avons pu profiter d'une bonne bière en rejoignant le self au 14 éme étage et y manger.

ci-joint les horaires d'ouverture du self Zanzibar pont 14 6 H -10H30 petit-déjeuner 10H30 -12H petit-déjeuner continental 12H - 17H déjeuner buffet 12H - 24H Pizzera (choix de plusieurs & gratuites) 12H -17H Paradis hamburger (+ frites) 17H - 18H30 fruits , bar à salade 18H30 - 21H30 dîner

Boissons 24 heures/24 heures à disposition gratuites Café, Thé , Eau , glaçons

Vous pouvez donc manger de 6H à 21H30 sans problème. Un plus par rapport à Costa qui a réduit ses prestations à bord ou les rendants payantes (pizzas)

Et boire pendant toute la journée, ce qui n'est pas le cas chez Costa, boissons gratuites seulement au petit-déjeuner.

Une signalétique par type de buffets placée en hauteur, vous aide à trouver d'un coup d'œil les types de mets que vous recherchez, fruits, pâtes, plats chauds, fromages etc...sans devoir vous pencher sur les comptoirs et sans gêner ceux qui se servent et un plan du self à l'entrée.

Nous avons aussi beaucoup apprécié le "bouton magique" placé sur chaque table le "call service", vous appuyez dessus et dans la minute qui suit vous avez un serveur du bar qui vous demande ce que vous désirez boire.😎

Incroyable mais vrai dans "la minute qui suit" deux tout au plus, ils arrivent de nulle part, et même parfois 2 serveurs, si vous avez oublié d'annuler l'appel après leur passage. Chapeau bas pour le service MSC, ils prennent les commandes des boissons, bières, vins, cafés expresso, cappuccino et même les bouteilles d'eau que vous avez gratuitement avec vos forfaits All In.

Bien que des fontaines d'eau soit toujours à disposition dans le self.

Nous rejoindrons nos cabines vers 16 h 30 pour récupérer nos cartes et constaterons que nous ne sommes pas au même service à table, le second pour moi, le premier pour mes amis qui avaient cependant fait la demande auprès de l'agence, et qui avait confirmé le changement. Nous irons donc au restaurant le Red Velvet rencontrer le maître d’hôtel qui nous attribua une table de 6 au second service.🙂



Les cabines balcons que nous avions pour une fois réservées sont joliment décorées, mais il manque d'après ma femme un peu de rangement dans les 3 placards à l'entrée, qui cachent le coffre-fort à code et toute une rangée de 6 tiroirs.

Les tables de nuit comportent aussi 2 étagères de rangement et un tiroir, certes un peu étroit.

La salle de bains avec une douche à robinet thermostatique et quelques étagères vitrées pour poser les accessoires de bain. Dessous l'évier, la corbeille et des étagères pour disposer vos affaires. Pas de miroir grossissant comme chez Costa, mais un décapsuleur de secours. Un fil déroulable pour pendre les affaires mouillées et deux distributeurs de shampoing et de gel dans la douche. Un équipement complet pour prendre sa douche avec 2 grandes et 2 petites serviettes ainsi qu'un tapis de sol en éponge.





Le lit de la cabine balcon est dans le bon sens, avec une literie confortable, avec chacun 2 oreillers et en plus 2 petits coussins sur le divan deux places convertibles. Car dans les cabines extérieures, la tête du lit est placée contre la fenêtre, très désagréable quand il y a du roulis pendant la nuit.

Une petite table vient compléter l'ameublement installé devant le bureau avec son frigo près rempli et la TV disposée en hauteur qui diffuse en boucles les consignes de sécurité. Un pouf est aussi logé dans l'alvéole du bureau.

Un téléphone vous permet d'appeler les différents services à bord et également les cabines de vos amis en composant directement leurs numéros, leurs noms s'affichent alors sur le combiné.

Une porte coulissante verrouillable permet d'accéder au balcon qui comporte deux chaises et une mini-table.

Deux serviettes de plage orange viendront compléter l'équipement et deux gilets de sauvetage que nous aurons la chance d'enfiler vers 18H30 avant l'appareillage à 19H. Exercice sommaire réalisé dans des endroits publics, bars, casino du pont 7 pas très loin des chaloupes de secours mais que nous ne verrons pas de près. Un exercice qui consiste à pointer votre carte pour valider votre présence et expliquer sommairement comment mettre le gilet de sauvetage. L'avantage c'est qu'il se déroule dans un endroit confortable mais très peu efficace en cas de problème. Tous les services à bord sont suspendus, plus d'ascenseurs de bar ouvert etc..

Je vous raconterai une anecdote plus tard à ce sujet lors de notre escale à la Martinique.😛

Ne reste plus qu'a faire connaissance avec ce beau bateau mais ce sera pour la suite à demain ... Si vous le voulez bien

A+
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19 jours hors des sentiers battus Michigan, Ohio, Indiana et plus
Carnet de route Introduction : Pour ce sixième voyage au pays de l’oncle Sam, plusieurs options ont été étudiées, tout d’abord, la destination, sur ce premier critère voici celles qui étaient envisagées : La première, la Californie sud et route 1 avec incorporation en début de voyage du fameux Fun Run sur la Route 66 de Seligman à Topock, avec comme contrainte le début de voyage sur le 1erweek end de mai date annuelle du fun run, et pour faire le tour de cette région une programmation sur 3 semaines. La deuxième destination pré ��tudiée a été la Floride, là aussi l’estimation du temps nécessaire à une découverte dans sa globalité s’est portée sur 3 semaines, et par contre concernant la période, une programmation de novembre à avril pour éviter les températures excessives, orages comme nous l’on conseillé nos amis américains. La troisième destination pré étudiée et finalement réaliséea été autour des grands lacs avec comme contrainte, un déroulement du voyage possible du printemps à l’automne, sur 3 semaines lui aussi voir plus. En regard des contraintes personnelles sur les jours de congés restant, les possibilités de les poser avec compatibilité du service, le choix s’est fait sur cette dernière. Est venu, après cette pré étude, le déroulement des différentes étapes du projet réalisé, comme à chaque voyage par : recherche de documentations, guides, consultation des 4 sites internet :

La lecture et synthèse de toutes les informations, le choix des curiosités ou centres d’intérêt à retenir, l’établissement d’un pré circuit chiffré en temps de route et km /miles sont les étapes suivantes qui permettent d’affiner le projet et s’assurer de sa faisabilité. Dans notre cas comme à l’accoutumé, le 1er jet était un peu ambitieux en partant au départ sur l’Est de Chicago qui incorporait la visite d’une partie du Minnesota, de l’Iowa, du Wisconsin, il nous a donc fallu pour respecter la contrainte de durée de 3 semaines supprimer cette partie du programme en ne conservant que les états qu’il nous semblait important de visiter en regard de nos centres d’intérêt et objectif de voyage soit le Michigan, l’Ohio, la partie nord de New York state, de la Pennsylvanie et de l’Indiana. Ce préprogramme a été complété et enrichi par les infos, conseils ou retours d’expérience d’amis voyageurs, la lecture du forum, et des commentaires de mon post sur le sujet. La période du 10 au 30 septembre a été définie en fonction des différents critères : belle arrière saison avec températures idéales pas trop chaud pas trop frais, compatibilité avec durée de nos congés respectifs, les possibilités de les poser avec compatibilité du service, programme de festivités sur un des week end (rally airstream à Sugarcreek Ohio) Les différentes simulations et contraintes ou exigences (vol direct, prix, aéroport sur le circuit de visite) pour réservation des billets d’avion nous ont fait préférer Chicago comme lieu d’arrivée et départ de ce trip. (Plus économique et sans escale en comparaison de Detroit, Cleveland ou Indianapolis) Résumé données de départ : Destination : Chicago, Michigan, Ohio, New York state, Pennsylvanie, Indiana. Objectif : découverte de la culture automobile et récréative (RV), des curiosités naturelles, des ponts couverts, pays Amish, avec en complément, la culture musicale, les roadsides, diners…. autour et dans les états traversés Durée : 3 semaines, 19 jours sur place Période : 10 au 30 septembre 2016 Contraintes : départ et arrivée à Chicago, présence le dimanche 25 Septembre à Sugarcreek OH pour la journée d’ouverture de l’Airstream rally Contexte : Pour ce sixième voyage après 2 voyages dans l’ouest, 1 sur la Route 66 avec retour par le Tennessee, le Kentucky et l’Indiana, 1 dans l’Est et la Nouvelle Angleterre, 1 dans le grand Deep South (sud profond) et avant le Nord Ouest, la Floride, la Californie du Sud, Hawaï et l’Alaska, cette destination était tout à fait compatible, voir être le choix judicieux pour la poursuite de notre découverte de ce grand pays, de sa géographie, et de sa Culture en général. Le fait que cette destination ne soit pas « touristique » et en dehors des sentiers battus a été une motivation complémentaire. Références, bibliographie : Guides vert Michelin Est ed 2001, Nord Est ed 2016, Routard, le petit Futé
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Rumeur: amélioration du statut Platinum du programme Flying Blue
Il y a des rumeurs que FlyingBlue va améliorer les prestations et bénéfices pour les membres Platinum du programme FlyingBlue. Des coupons de surclassement seraient un des éléments.

Qqn "à l'intérieur" a plus d'infos qui peuvent être partagées?

Ce serait une extrêmement bonne nouvelle. Platinum ne se différencie que très peu du statut Gold et par rapport aux avantages proposés par d'autres programmes est plutôt moyen.
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Qualité de service sur Air France
Bonjour à tous,

je reviens de 2 mois de voyage où j'ai pris 12 vols différents : Air France / Delta / Hawaiian Air Line.

Je suis attaché à Air France en tant que compagnie nationale et "joue le jeu" de la fidélité avec Flying Blue mais je dois reconnaître que les prestations des PNC en classe éco me déçoivent. Peut-être ai-je une attente trop haute de la compagnie nationale ? en classe éco ?

Je suis rentré ce jour d'un vol JFK - CDG en A380 et j'ai bien senti que les PNC font leur job mais sont assez peu orientés vers le fait de faire ressentir au client qu'il est "important". Je me permets d'écrire cela car je l'ai beaucoup vu sur les autres compagnies et dans les entreprises aux USA (restaurants par exemple), cela ne veut pas dire pour autant qu'on lèche les bottes des clients.

Ce soir, j'étais sur le pont supérieur, en bout de classe éco. Mon plateau repas arrive en dernier et je n'ai pas mon souhait de plat. Ce n'est pas un drame, je dîne ! Mais je prends mon temps, je discute avec la passagère à côté de moi et les plateaux commencent à repartir à l'arrière et là, un échange démarre avec un PNC : PCN "vous en êtes-où avec votre plateau ?" Moi "Pourquoi une telle question ?" PNC "pour savoir" Moi "je dîne et j'apprécie mon repas"

Remarque : le PNC était passé avant, m'enlever ma bouteille de vin, alors qu'elle n'était pas terminée.

La passagère à côté de moi souhaite un fromage en plus, il n'y en a plus. Réponse d'un autre PNC "nous avons juste le nombre de plateaux".

Bref, j'ai bien senti que je ne respectais pas le temps du repas, que je dépassais de 10 minutes et que cela allait les déranger dans leur propre repas, quand ils se mettent au fond de l'appareil, rideaux fermés.

Idem en cours du voyage, pour demander un verre d'eau. Il faut passer le bout de son museau à travers le rideau qui est fermé.

Cette sensation est assez désagréable car j'ai le sentiment d'être traité comme du bétail, que l'on me nourrit certes avec une coupe de champagne mais néanmoins comme du bétail. On porte une jolie tenue, on sent bon mais j'ai le sentiment que le fond n'y est pas. Aux USA, ils vendent leur nourriture c'est vrai et il n'y a rien à manger mais lorsqu'ils vous servent à boire, j'ai eu le ressenti qu'ils étaient plus souriants et nous laissait le temps, pour que l'on se sente bien.

Le temps alloué au repas semble également être strict, chez AF.

Mais peut-être que j'en demande trop ?
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Voyage Johannesburg - Botswana - chutes Victoria - Namibie - Cape Town
Bonjour à tous,

J'habite en Martinique, donc à 8h d'avion de Paris. Et Paris se trouve à au moins 11h d'avion de Johannesburg. Je pense dormir une nuit à Paris pour récupérer, à l'aller et au retour. Donc, aller à Johannesburg, c'est partir de Martinique le jour J, arriver à Paris, en j+1, dormir à Paris, repartir de Paris en j+2 et arriver à Johannesburg en J+3. Et je ne parle même pas du coût financier!!!!!

Et ça ce n'est que l'aller. Vous multiplier ça par 2 et vous comprendrez que je ne ferai pas de voyages en Afrique australe souvent. A vrai dire, j'en ferai un l'an prochain, je l'espère, peut-être un deuxième dans longtemps, mais pas plus!!!

Du coup, j'ai concocté un projet de voyage de 32 jours qui commence à Johannesbourg, car c'est un symbole très fort de la lutte contre l'apartheid, avec Soweto et le musée de l'apartheid et qui se termine à Cape town, par rapport à Robben island. Bref, si j'ai voulu venir en Afrique c'est par rapport à Mandela.

Donc, au départ, je ne devais aller qu'en Afrique du sud. En septembre 2013, c'était une évidence qu'en aout 2014 j'irais en Afrique du sud. On rajoutait un ou deux parcs animaliers, puisqu'entre temps j'avais appris qu'on pouvait voir des animaux en liberté là-bas et puis voilà. Ma vision de voyage était très simple, sur 3 semaines, emballés, c'était pesés!! Puis pour des raisons de santé, je n'ai pas pu partir. Donc, pour 2015, nouveau projet.

Entre temps, de petits lutins, tous plus machiavéliques les uns que les autres, se sont évertués à me parler de la Namibie, me mettre sous le nez des carnets de la Namibie. J'ignorais son existence jusqu'alors. J'ai tenu 1 an, supportant le supplice des images de paysages désertiques tous plus beaux les uns que les autres, les promesses de paysages enchanteurs, de rencontres animalières à couper le souffle.

Mais, en 2013, je revenais des hauts plateaux andins, et notamment du sud lipez et du salar d'uyuni, et des paysages plus beaux que ceux là, j'étais sure qu'il n'y en avaient pas. D'ailleurs, je suppose que Max va finir par le reconnaitre. Bref, j'étais immunisée contre tout ça. Puis plus le temps passait, plus les souvenirs vivaces du sud lipez s'estompaient, et plus les photos de Namibie prenaient de l'importance. L'effet du vaccin s'estompait, et les signes de la maladie revenaient: désir de voir des paysages désertiques!!!!

Par dessus tout ça est venu se greffer que les rencontres animalières étaient les plus extraordinaires au parc Chobe, qui a l'inestimable avantage d'être pas très loin des chutes victoria, ce qui me permettrait de compléter ma liste des chutes les plus connues, iguazu, niagara, puis victoria. Aller au fish river canyon, me permettrait de découvrir le cousin du grand canyon des Etats-Unis que je connais déjà. Enfin, passer au namaqualand à partir de mi- aout me donnerait des chances de le voir fleuri.

Voilà planté le décor du pourquoi? Pourquoi tant de jours? Pourquoi tant de lieux aussi éloignés? Pourquoi je commence par le nord, et pourquoi je finis par le sud.

Maintenant, va falloir s'occuper du comment? Comment relier tous ces points? Voiture? Quel loueur? Quel véhicule? Avion? Quel(s) aéroport (s)?

Quand? Quand partir, quand revenir? Pour les dates de mes vacances, j'ai 2 impératifs: ne pas partir avant début juillet et revenir fin aout au plus tard: je suis prof!

Où? Ou dormir? Où manger? Hébergements: camper?, en tente sur le toit, en tente au sol, en camping car, en bushcamper? Tout hébergement en dur? Mix camping, hébergement en dur? En sachant que camper pour moi c'est juste pour diminuer la facture, mais ce n'est vraiment pas ma tasse de thé.

Combien? Budget? Combien prévoir? Quel Nombre de jour minimum sans avoir à courir entre 2 points? 32 jours sur place avec départ d'Afrique au plus tard le 25/08 pour que je sois rentrée chez moi le 28/08 pour souffler avant la rentrée?

Dernière chose, concernant le froid, vu que ce sera l'hiver en Afrique austral, il se trouve que dans les hauts plateaux andins situés dans mon autre hémisphère sud, j'ai dormi dans des chambres non chauffées en hiver austral à plus de 4000m d'altitude, où la température était entre 1°C et 5°C la nuit dans la chambre.

Bien, j'ai suffisamment écrit pour un premier post. J'ai parasité pas mal de carnets et de posts avant d'ouvrir le mien, et je remercie infiniment tous ceux qui se reconnaitront et qui ont été bienveillants à mon égard, alors je vous en pris, lâchez-vous, c'est parti pour la fiesta. Brain stormers à vos marques, prêt, partez!!!!!

A plus.
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Divina mars 2018... le retour?
Je l'ouvre?

vu qu'on est un certain nombre, ou nombre certain..à déjà se dire que..

1Thu, 08 Mar 2018 Miami, United States -20:00Docked 2Fri, 09 Mar 2018 At Sea -- 3Sat, 10 Mar 2018 At Sea -- 4Sun, 11 Mar 2018 New York, United States 08:00-Docked 5Mon, 12 Mar 2018 New York, United States -18:00Docked 6Tue, 13 Mar 2018 At Sea -- 7Wed, 14 Mar 2018 King's Wharf, Bermuda 09:00-Docked 8Thu, 15 Mar 2018 King's Wharf, Bermuda -18:00Docked 9Fri, 16 Mar 2018 At Sea -- 10Sat, 17 Mar 2018 At Sea -- 11Sun, 18 Mar 2018 At Sea -- 12Mon, 19 Mar 2018 At Sea -- 13Tue, 20 Mar 2018 Ponta Delgada, Portugal 08:00-Docked 14Wed, 21 Mar 2018 Ponta Delgada, Portugal -13:00Docked 15Thu, 22 Mar 2018 At Sea -- 16Fri, 23 Mar 2018 Lisbon, Portugal 09:00-Docked 17Sat, 24 Mar 2018 Lisbon, Portugal -06:00Docked 18Sun, 25 Mar 2018 Malaga, Spain 07:0014:00Docked 19Mon, 26 Mar 2018 Valencia, Spain 09:0015:00Docked 20Tue, 27 Mar 2018 Marseille, France 12:0018:00Docked 21Wed, 28 Mar 2018 Genoa, Italy 09:00-null
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Road trip USA à l'ouest avec bébés
Bonjour,

Pour commencer, je me présente. :) 33 ans, Pacsé, et papa de 2 enfants (2 mois et 15 mois)

Je prépare un roadtrip pour Juin prochain (Mes petits bouts auront alors 9 mois et 21 mois).

Le but recherché étant le dépaysement ; redécouvrir certains points (2ième voyage en tant qu’adulte sur la coté Ouest et 7ième en tout) et en découvrir d’autres. :)

J’ai essayé de préparer un planning plutôt tranquille (28 jours) avec des pauses.

Merci pour vos retours sur la faisabilité, sur des idées de choses à voir que je n’aurais pas potentiellement vue (sachant qu’on a volontairement exclu arches/moab/mesa verde/monument valley pour ne pas faire une trop grand boucle) :

samedi 30 mai 2015 Départ Paris – Arrivée LAX 21h30 dimanche 31 mai 2015 Los Angeles lundi 1 juin 2015 Los Angeles => Las vegas via Calico mardi 2 juin 2015 Las vegas mercredi 3 juin 2015 Las vegas jeudi 4 juin 2015 Las vegas vendredi 5 juin 2015 Las vegas=> Bryce via Zion samedi 6 juin 2015 Bryce Canyon National Park dimanche 7 juin 2015 Bryce Canyon National Park lundi 8 juin 2015 Bryce => Kanab mardi 9 juin 2015 Kanab => Grand Canyon National Park North Rim mercredi 10 juin 2015 Grand Canyon NP => Page via Horseshoe Bend jeudi 11 juin 2015 Page => Tuba City via Antipole Lower vendredi 12 juin 2015 Tuba City => Grand Canyon National Park South samedi 13 juin 2015 Grand Canyon NP => Williams dimanche 14 juin 2015 Willims => Sedona => Laughlin lundi 15 juin 2015 Laughlin => Las vegas mardi 16 juin 2015 Las vegas mercredi 17 juin 2015 Las vegas jeudi 18 juin 2015 Las vegas vendredi 19 juin 2015 Las vegas => Bakersfield via Death valley samedi 20 juin 2015 Bakersfield => Fresno via Sequoia NP dimanche 21 juin 2015 Fresno => Yosemite National Park lundi 22 juin 2015 Yosemite National Park mardi 23 juin 2015 Yosemite NP => Monterey mercredi 24 juin 2015 Monterey => San josé jeudi 25 juin 2015 San josé => San Francisco vendredi 26 juin 2015 San Francisco samedi 27 juin 2015 San Francisco => Départ SFO à 13h30 dimanche 28 juin 2015 Arrivée Paris 12h25

Voyageant avec des petits, j’aurais également apprécié les retours et conseils de ceux qui l’ont déjà fait. :)

En guise de remerciement, car pour recevoir, il faut donner…

Voici quelques infos que j’ai pu récupérer à différents endroits sur le net et que j’ai trouvé très utile (Un peu en vrac je l’avoue.). :)

Au décollage et à l'atterrissage, prévoyez un bonbon ou un chewing-gum, ou pour les plus petits une tétine, un biberon, une sucette ou un biscuit. En altitude, les pieds de votre enfant étant susceptibles d’enfler, nous vous conseillons de lui retirer ses chaussures (Pensez donc à prendre des grosses chaussettes.).

Cherchez des produitsBIO, appelés ORGANIC ou produits localement. Les petites étiquettes sur les fruits et légumes commenceront donc par 9 (évitez les 3 et les 4).

Acheter Carte téléphonique “No fees communication” (Pour ne pas avoir de surtaxe pour la mise en relation)

La tension aux États-Unis est encore de 110 v dans beaucoup d’endroits. Ainsi regardez si vos appareils sont bien multitension 110/220 v. Acheter un adaptateur et une multiprises

Retrait USA – BNP ou Hello Bank : Bank of the west + Bank of america

« Debit or credit ? ». Si vous n'avez pas de compte aux États-Unis, la réponse est « Credit » (même si vous avez une carte Visa ou MasterCard).

A remplir 72 h avant : https://esta.cbp.dhs.gov

Afin de commander un repas pour un bébé ou un enfant, communiquez avec les réservations au moins 18 heures avant le départ.

Les berceaux sont réservés aux bébés pesant moins de 12 kg (25 lb) qui ne peuvent s'asseoir;

A faire quelques jours avant le voyage : Augmenter les plafonds de ma carte bancaire

TIPS : http://i.slimg.com/sc/sl/graphic/t/ti/tip_chart_2_5_10.pdf

Lever et coucher du soleil : http://www.timeanddate.com/sun/usa/las-vegas?month=6&year=2015

Devise : 400,00 USD = 322,52 € Courtier recommandé : http://www.yes-change.com/vente/achat/produit_details.php?catid=0&id=91 CHANGE ET COLLECTION CHANGE – OR – ARGENT 1, rue Rouget de Lisle 75001 Paris M° Concorde

Trousse à pharmacie des enfants · Bétadine pour les petits bobos à désinfecter · Smecta et Tiorfan contre les diarrhées légères (+ menu spécial riz et Coca) · Doliprane pour la fièvre · Panotile pour les oreilles douloureuses · Diprosone pour les réactions aux piqûres d’insectes · Biafine pour les petites brûlures (et crème solaire surtout !) · Hémoclar pour les bosses -compresses -sparadrap micropore, plus pratique que les pansements jamais à la bonne taille -thermomètre -pince à épiler pour les échardes -crème solaire écran total

Coté Assurance : L'assurance location vous couvre en cas de dommages ou de vol, à hauteur de 50 000 euros avec une Mastercard Gold et sans limite de montant avec une Visa Premier. Mastercard fait bénéficier de sa couverture jusqu'à 90 jours de location et Visa seulement 30 jours. Attention, les assurances proposées par les cartes concernent uniquement les dommages collision et vol (en anglais CDW, LDW ou TP). En tant que conducteur, votre responsabilité civile n'est pas garantie, vous devez donc impérativement souscrire en complément une assurance LIA (Responsabilité civile automobile en anglais). Les cartes Visa Premier et Master Card Gold offrent une bonne couverture pour les trois premiers mois de voyage (voir notre comparatif des assurances voyage ci-dessous) Au-delà de 90 jours, il faut prendre une assurance voyage. Pour bénéficier de l'assurance, il faut avoir réglé le billet d'avion avec la carte. Pour bénéficier de l’assistance, il suffit de posséder une carte en cours de validité. Attention : l'assurance voyage doit être souscrite avant le départ de France, faute de quoi vous risquez de ne pas être couvert. Si vous choisissez de profiter de la couverture de votre carte bancaire pour les trois premiers mois, n'oubliez pas de souscrire votre assurance avant de partir en choisissant une date de début du contrat trois mois après la date de votre départ.

Coté Avion Quelque sites : Liligo kayak skyscanner Easyvoyage Site Under Ebookers Expedia Orbitz Voir également package si cela revient moins cher. Vol+Voiture+Hotel ou Vol+Voiture ou Vol+Hotel => Compliqué dans le cas d’un multidestination.

En effectuant une demande à la réservation puis à l’enregistrement, vous pourrez disposer d’une nacelle suspendue sur les longs courriers. Il faudra simplement que votre bébé fasse moins de 10 à 15 kilos selon les compagnies, et maximum 70 à 85 cm. Pour éviter les mauvaises surprises, effectuez votre pré-enregistrement en ligne ou par téléphone quand c’est possible. Sinon, n’hésitez pas à arriver avant le début de l’enregistrement. Certains vols sont très familiaux, il pourrait donc y avoir pénurie de nacelles.

Lorsqu’une nacelle vous est attribuée, vous disposez d’une place à un endroit spécifique de l’avion qui permet d’accrocher la nacelle juste devant vous. Vous pouvez ainsi surveiller votre bébé tout en disposant de toute votre place. Et vous pourrez même allonger les jambes, luxe généralement impossible en classe économique !

Les compagnies sont plus ou moins généreuse avec les bagage pour bébé (moins de 2 ans sans siège).

Quelques exemples : Air canada Les enfants ainsi que les bébés qui occupent un siège ont droit à la franchise de bagages de cabine normale. Si vous voyagez avec un bébé sur vos genoux, vous avez droit à un bagage standard ne dépassant pas 10 kg (22 lb) pour transporter ses effets personnels et ce, en sus de votre propre franchise de bagages de cabine. Poussette ayant un diamètre maximal de 25,5 cm (10 po) et une longueur maximale de 92 cm (36 po) lorsqu'elle est fermée + 1 poussette à enregistrer à la porte au moment de l’embarquement + 1 siège d’auto ou d’appoint +1 bagage 23 kg

Air France 1 piéce gratuite de bagage (55 x 35 x 25 cm) de 12 kg maximum quelle que soit la classe de transport ou une poussette pliante de type BabyZen Yoyo (55 x 35 x 25 cm) ; +1 piéce gratuite de bagage de 10 kg (158 cm) au Piece Concept ou 10 kg en 1 ou plusieurs bagages au Concept Poids. Dans tous les cas, ils bénéficient du transport gratuit en soute : d'une poussette pliante quel que soit le poids, soit de type canne (15 x 30 x 100 cm), soit de type BabyZen Yoyo (55 x 35 x 25 cm) + 1 nacelle ou 1 coque ou 1 siége homologué auto gratuity,

American Airlines Si votre nourrisson fête l'anniversaire de ses deux ans pendant un voyage, une place gratuite sera mise à sa disposition pour le vol retour.

Un sac à langer en bagage à main Une poussette enfant entièrement pliable en soute ou un porte-bébé à enregistre Les sièges enfants et les poussettes pliantes peuvent être emmenés en porte d'embarquement +1 bagage 23 kg +Un siège auto pour enfant

British Airways Les bébés de moins de 2 ans ont droit à un bagage de taille standard plus une poussette entièrement pliante et un siège auto. Pour les bébés et les enfants voyageant avec un billet 'bagages à main seulement', vous pouvez quand même enregistrer une poussette pliante et un siège auto.

United Air Lines Si vous voyagez avec un enfant qui atteindra ses deux ans au cours de son voyage, vous devez réserver un siège séparé pour les vols effectués le jour de son 2e anniversaire ou après celui-ci. Mais cela est gratuit ; vous paierez uniquement le tarif bébé pour l'ensemble du voyage. une franchise de bagage gratuite correspondant à une poussette ou un siège auto et un autre article, dont les dimensions linéaires ne doivent pas dépasser 157 cm (62 pouces) et dont le poids n'excède pas 23 kg (50 lb)

Lufthansa Les enfants de moins de deux ans peuvent en principe voyager avec un bagage de 23 kg. À partir de deux ans, les enfants bénéficient de la même franchise bagage que les adultes.

Coté Voiture Avant de partir de l'Agence de location, vérifier la présence et l'état de la roue de secours. Sur un Full Size (type Suburban) la roue de secours se trouve attachée par un câble sous la voiture au niveau de la banquette arrière et nécessite de passer dessous pour la décrocher.

Chez Alamo Rent A Car n’applique pas de frais d’annulation si c’elle ci est faite dans les 7 jours au plus avant la date de départ. Les locations aller simple sont gratuites en Floride et en Californie* (*Exceptions au départ de San Francisco et Californie du Nord en haute saison) Le liens utiles (15%) : http://www.alamo.fr/Hotdeals/741/fr/alfr_fifteenperdiscountusa

@ bientôt,

Geoffroy
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Classes Affaires et Première (suite)
Hello, Je m'autorise à copier notre ami Posseidon ci après pour ce nouveau post concernant les classes Affaires et Premiere 😎 Cordialement Esteban

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Bonjour à tous,

La précédente discussion sur les Classes Haute-Contribution ayant atteint près de 500 messages, je vous propose d'en recréer une pour nous permettre de continuer à échanger sur les classes avant des différentes compagnies aériennes.

Les Trips Reports, qu'ils soient élogieux ou critiques, sont les bienvenus dans cette rubrique, en particulier quand ils sont accompagnés de photos illustratives.

Merci à tous pour vos contributions. 🙂
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36 heures de garde à vue avec Alitalia
Bonjour, je m’appelle hassan j'ai 30 ans j'ai eu un vol avec Alitalia, de Casablanca CMN à Istanbul

avec une escale de 7heure à RomeFCO -Vol aller : AZ877-AZ706 Casablanca –Rome-Istanbul -Vol retour : AZ707-AZ876 Istanbul-Rome-Casablanca -prix du billet : 419.26€

Mon histoire avec Alitalia commence le 30 juin , quand je suis arrivé de Casablanca à Rome à destination d’Istanbul , tout semblait aller bien , je descends à Rome , je passe mon escale de 7 heure , à H Area, dans la zone internationale l'heure du vol du départ à Istanbul arrive , oups , un retard de 35 min , le boarding ne sera qu'à 15h00 .

j'attends comme tout le monde , tout d'un coup et 10min avant l’embarquement , on m'appelle , je m'approche du desk à H6 ( il y avait un grand homme dans la trentaine il ressemble à un arabe , il avait un peu de barbe) , on me dit que je ne peux pas voyager vers Istanbul car il faut la copie de la carte bancaire et celle du passeport du propriétaire de la dite carte bancaire avec laquelle mon paiement a été effectué, étant en escale , je n 'avais ni téléphone ni rien du tout sur moi, je n'avais pas le temps pour appeler mon beau-frère en France et lui demander de m'envoyer cela.

j'ai fait le maximum possible pour leur expliquer qu'il n' y a pas de fraude de paiement et qu'il s'agit bien d'un paiement sûre et sans aucune anomalie , mais hélas mes explications n'ont tenu aucun intérêt et ne m'ont pas servies d'adjuvantes , résultat , vol raté , après 8 heure de fatigues et de dépense et d'escale dans la zone H , mon bagage et ma valise sont déjà en route vers Istanbul , je ne mettais qu'une chemise blanche, je tremblais de froid.

30 min après le vol j'ai réussi à envoyer un émail à mon beau frère pour lui demander ce qu'on m’a exigé, chose qu’il a faite, et ma sœur les a envoyé par email et par fax .

Je leur ai demandé aux agents Alitalia de me donner une copie ou un écrit comme quoi ils vont me mettre sur le vol de demain à 10h10, mais ne m’ont remis aucun billet alors que j’ai demandé. A 16h30 heure d’Italie, et voulant me distraire un peu , je me rends au magasin MONCLER dans G Aera, en sortant un inspecteur de la police italienne m'interpelle et me demande mon passeport , avec un billet d'un vol raté malgré moi à la main , il me prends Mon passeport , et me conduit à leur poste , je leur ai expliqué que Alitalia vont me mettre sur le vol du 01er juillet 2015 à 10h10 mais en vain , tu es marocain , tu es clandestin( alors que je suis dans la zone internationale et étant marocain je ne suis pas soumis au VTA visa de transit Aéroportuaire , on m'as traité comme un terroriste, on m'as déshabillé on m'as frappé , on m'as humilié, on ne m 'as pas donné manger alors que c’était le ramadan, j'ai passé 36heures chez la police sans manger , aucun appel ne m'as été permis, ma famille s'inquiétait car aucun signe de vie .tout cela car on a suspecté qu’il y a une fraude de paiement, si ce n’était pas cela , j’aurai pu être dans mon hôtel à Istanbul. Aucune personne ne voulait rien entendre, je les suppliais de m’écouter, résultat, TU ES MAROCAIN. , j'ai y passé une nuit calamiteuse , il n'y a pas ou dormir , j'ai dormis sur le sol et ils ont bien pu me priver de mon humanité quand un gardien m'as poussé vers le mur parce que j'insistais sur le fait qu'il y a une erreur , et que je n ai pas voulu rater mon vol et que je j’étais au boarding à l'heure précise , mais mes paroles ne m'apportaient qu'insulte et mépris . j'ai pleuré Après 36 heure d'emprisonnement , et on me jette dans une fourgonnette , et m'ont mis sur un vol à destination de Casablanca pour m'envoyer au Maroc """RIFOULI "" , une fois arrivé au Maroc , on ne me libère qu'à 7heure du matin , Résultat et gêne causé par Alitalia : * humiliation *discrimination *perte de temps *Perte de réservation d’hôtel à Istanbul payé préalablement *Vole de 500€ par la police italienne qui était dans mon sac banane *Perte de vol *Morale brisé à fond et vacances ratées. *Immense inquiétude de ma famille *Bagage perdu Que faire? À bon entendeur Bien à vous Visa de transit aéroportuaire Le visa de transit aéroportuaire qui permet de rester le temps d’une correspondance en zone internationale d’un aéroport et d’aller d’une zone internationale à une autre zone internationale est obligatoire pour certaines nationalités. Les ressortissants marocains ne sont pas soumis au visa de transit aéroportuaire.
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Surclassement chez Air France?
bonjour à tous,

est ce qu'il y a des bons plans pour se faire surclasser chez Air France sur des vols comme Paris - Fort de France par exemple ??? Merci pour vos réponses
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Air France: subtilités du Revenue Management (Yield) / Classes Tarifaires
Salut à toutes & tous, Nouvelle arrivée sur Voyage Forum depuis ce matin, j'annonce la couleur je travaille pour AF, au Revenue Management (le Yield)... Comme j'ai lu pas mal de commentaires par ici sur les quotas de classes tarifaires, les quotas de places de billets primes etc. et que les réponses d'experts autoproclamés frôlaient souvent le délire complet, si ça vous dit qu'on en discute et qu'on échange là-dessus, ce sera avec plaisir. On a déjà un peu commencé la discussion avec certains dans le sujet sur l'ouverture de la ligne AFKL sur PTY, mais mieux vaut me semble-t-il la poursuivre ici!

Au plaisir de vous lire! Chloë
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Tremblement de terre au Japon (11 mars 2011)
Bonjour à tous

J'ai crée ce post car partant au Japon dans 2 semaines, je suis un peu concerné.

Un tremblement de terre (8.9 de magnitude) vient de toucher le Japon au large de Sendaï. Tokyo a été touchée mais dans une moindre mesure. C'est surtout la région de Sendaï qui a été dévastée (tsunami de 10 m notamment).

Je voudrais avoir les remarques de personnes sur le départ ou sur place pour avoir un max d'info sur l'évolution des évènements (annulations de vols, de trains, dégâts, possibilité de visiter Tokyo...) dans les prochains jours / semaines.

La presse a toujours tendance à en rajouter, alors je leur fait limite confiance.
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Compte rendu croisière Costa Magica (janvier 2017)
Bonjour à tous

Ce compte rendu est détaillé volontairement pour les primo croisiéristes, qui peuvent y trouver des renseignements pour leur croisière à venir.

Nous avons choisi cette croisière pour son rapport qualité prix, le tarif avec boissons incluses à table étant correct pour les 7 jours passés à bord en cabine extérieure. Nous avons cependant pris des vols indépendants, le prix pratiqué par Costa étant assez élevé même si les transferts aéroport port étaient inclus.

Nous avons choisi un vol lostcost XLairways au départ de CDG , vol également emprunté par une majorité des clients Costa. Et nous avions réservé nos places au préalable dans l'avion pour éviter de se retrouver séparés, comme lors de notre dernier vol avec cette compagnie.

Un vol plutôt lostcost, les sièges ne sont pas très larges (50cm), avec une configuration générale par rangée de 3:3:3 ce qui inexorablement à tendance à séparer les couples dés l'enregistrement des valises poids maxi 23kg. 30mn de retard au décollage après avoir emprunté les bus de transfert à l'aéroport, de quoi attraper une bronchite si vous avez rangé vos pulls dans la valise cabine, poids contrôlé 5kg Un repas correct est servi à bord avec de l'eau gratuitement. Les autres boissons sont toutes payantes ainsi que les kits confort (couverture, masque, et cale tête) , seuls des écouteurs sont distribués gratuitement. Pas de blocage latéral de la tête de prévu sur les fauteuils, qui ne comportent pas non plus d'écran vidéo, une location très limitée de tablette (10€) vous permet cependant d'avoir accès à des jeux et plusieurs films. Il existe quelques écrans de ci de là dans l'espace cabine qui permettent de suivre difficilement pendant les 9 heures de vol les 2-3 films visionnés gratuitement. Si vous avez cependant une tablette personnelle , vous pouvez charger avant d'embarquer une application gratuite pour avoir accès aux autres films du Cloud XLairways embarqué. Pour ma part je n'avais pas installé cette application, l'information n'étant donnée qu'à bord. Le repas à bord est correct à base de poulet et de riz. Mais si vous désirez prendre l'apéritif avant le repas, et malgré mes 3 demandes successives à l'hôtesse de bord, celui ci vous parviendra avec la distribution de l'ensemble des boissons payantes. Conclusion vous avez l'apéro après le service du plat chaud, ce qui perd tout son charme pour le déguster tranquillement, alors que votre plat chaud refroidit à vitesse grand V. Une collation payante est servie avant le fin du vol. Bref un vol lostcost sans trop de turbulence

Nous sommes arrivés à Pointe a Pitre avec 30mn de retard, lié directement au retard au décollage Récupération des bagages faite, notre taxi nous attendait à la porte pour notre transfert au port, contents de retrouver notre sympathique chauffeur Ruddy connu lors de notre croisière en 2016. A 16H heure locale, nous étions au hall d'embarquement du port, bien avant les bus Costa avec les passagers de notre vol. Récupération des cartes Costa dans notre cabine, pour s'apercevoir que notre diner était programmé à 18H30, direction "le desk" pour demander où trouver le maitre d'hôtel pour un changement pour le 2ème service. Réponse: se présenter à 18H30 à l'ouverture du restau Portofino , restaurant qui nous avait été attribué. Une promesse de changement "selon les places disponibles" me sera transmise demain, avec possibilité de manger le soir même au 2ème service à 21H sur mon insistance, et vu le nombre de places libres il n'y avait aucun problème.

On prendra l'apéro avec le prosecco offert par Costa (membre Costa Pearl) dans notre cabine, en attendant l'exercice de sécurité obligatoire programmé à 21H soit 2H du matin heure de Paris, pour se rendre sur le pont 3 à 29 degrés Celsius heureusement, mais en plein courant d'air, pour appendre à fermer le gilet de sauvetage mis à disposition dans les placards de notre cabine. Un plan d'accès est situé au dos de votre porte pour vous rendre à l'endroit précis de l'exercice , guidés par l'ensemble du personnel de bord en faction dans les couloirs. Attention , tous les ascenseurs sont inutilisables, il vous faudra donc emprunter les escaliers , dommage il n'ont pas encore mis de toboggans pour les passagers des étages supérieurs, ce serait plutôt coquasse. On se rendra au restaurant vers 21H 20 juste après l'exercice ( les portes ferment 20mn après 21H) , il n'y avait pas grand monde, et malgré le 1er service indiqué sur notre carte Costa un garçon nous accompagna à une table provisoire, où deux passagers ayant loupé leur 1er service étaient déjà attablés . Puis un gros dodo bien mérité vers 23H soit 4H du matin sur le continent.

Bonne nuit à demain
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Classes Affaires et Première
Bonjour à tous,

La précédente discussion sur les Classes Haute-Contribution ayant atteint près de 500 messages, je vous propose d'en recréer une pour nous permettre de continuer à échanger sur les classes avant des différentes compagnies aériennes.

Les Trips Reports, qu'ils soient élogieux ou critiques, sont les bienvenus dans cette rubrique, en particulier quand ils sont accompagnés de photos illustratives.

Merci à tous pour vos contributions. 🙂
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Et si on allait aux Phil's?
Exact. Et si on allait aux Philippines ? L'archipel était depuis longtemps sur notre liste des endroits à ne pas manquer sur cette planète, encore faillait-il trouver le bon moment, l'opportunité de se décider. Cette opportunité s'est présentée sans réellement prévenir, par la traditionnelle publicité sur le net pour les prix de billets d'avion. Un vol Genève-Londres-Hong Kong et finalement Cebu avec Cathay Pacific, à un tarif qui ne laissait plus planer le doute.

Et si on allait aux Phil's. Ben d'accord, on y va.

Billets réservés, itinéraire étudié. Pour les Visayas et environ 3 semaines. Difficile à se décider, l'archipel offre tant de possibilités, entre les différentes îles, la cordillère. Mais pas question de vouloir tout voir en 20 jours, pas question de se stresser pour les transports, les déplacements. Les Visayas, ce sera très bien, avec une portion de Cebu, une louche de negros, une ration de Siquijor et Bohol en dessert. Un bon menu finalement.

Le jour du départ. Les sacs sont faits, dernières recommandations à la maison, quand le téléphone portable annonce la réception d'un SMS. Drôle de surprise. Cathay Pacific nous annonce que le tronçon Londres-Hong Kong est tout simplement annulé et qu'il faut se présenter tôt à l'aéroport pour trouver des solutions de rechange. Ca commence bien. Au guichet du check-in de Genève-Cointrin, l'employée arrive à la fin de son service, je suis son dernier client. "J'ai un petit problème" lui dis-je. La fin de sa journée semble s'éloigner et la charmante hôtesse a un sourire résigné. Mais après quelques recherches, elle m'apprend que nous sommes déjà replacés sur un vol de British Airways, à peu près aux mêmes horaires. Notre dernier vol pour Cebu est assuré. A peine 10 minutes et tout est réglé. Le service Cathay ou la chance ?

Une fois à Londres, les bonnes surprises continuent. Le vol de British se fait sur un A380 et nous avons été replacé au rang 35, soit celui juste derrière la cuisine de l'avion, avec une énorme place pour les jambes. Là encore, hasard ou service de Cathay Pacific ? A l'aide d'une petite pilule miracle, nous partons dans les lymbes pour quelques heures et le vol qui dure normalement 11h15 nous a paru bien plus court. Pour notre dernier tronçon vers les Philippines, Cathay Pacific est cette fois bien là, avec un triple 7. Un jet à moitié vide, de sorte que nous pouvons nous asseoir où bon nous semble. Un vol tranquille entre le continent asiatique et l'archipel philippin.

L'immigration à Cebu se passe rapidement, même s'il n'y avait que 2 guichets d'ouverts pour les étrangers. Pour rejoindre l'hôtel que nous avions réservé sur le net avant de partir, le Kiwilodge dans le quartier de Mabolo, nous faisons selon les conseils pêchés sur les différents forums. Les taxis blancs au lieu des taxis jaunes. Il suffit de traverser la route et de rejoindre le terminal des départs et là, il y en a suffisamment pour tout le monde. Notre chauffeur enclenche son compteur sans même que nous ne lui fassions la remarque. Une vingtaine de minutes plus tard, et moins de 200 Pesos, nous voilà au Kiwi. Un petit hôtel sympa, tout près d'un mall où il y a quantités d'échoppes et de magasins. Pour 1300 Pesos, nous avons une chambre propre, la clim, une salle de bains privée. Parfait. Nous n'avons pas vraiment faim, plutôt soif, alors ce sera une bière au bar/resto du rez-de-chaussée. La nuit est perturbée, pas seulement par les coqs qui comme dans tous les pays du monde chantent surtout la nuit, mais aussi par le décalage du long voyage.

Au matin, nous rejoignons assez tôt en taxi la gare routière Nord de Cebu. C'est de là que partent les bus pour Hagnaya et l'île de Bantayan. Evidemment, à notre arrivée, les rabatteurs nous dirigent vers les minivans privés, et bien plus chers. Mais nous repérons rapidement les bus jaunes de la compagnie Ceres, qui ont leur destination affichée devant sur le pare-brise. C'est parti pour 4 heures de route. Sortir de Cebu est fastidieux, vu la circulation importante et surtout l'anarchie de la conduite. Seuls les feux sont respectés, sinon cela force, cela bloque, cela dépasse de tous les côtés. Nous remontons la côte est de Cebu et rapidement nous nous retrouvons au bord de la mer. Pas vraiment de plage, plutôt des cailloux, mais les petits resorts sont assez nombreux. Les bords de route sont très fréquentés, par des vélos, des scooters, des gens et surtout des enfants, qui reviennent ou qui vont à l'école. Des chiens aussi, qui se gardent bien de mettre une patte sur la chaussée, sous peine de finir sous un camion ou une voiture. Comme dans beaucoup trop d'endroits, nous constatons les dégâts écologiques du plastique. Les sacs et autres déchets de ce type sont partout, en bordure de route, dans les bas-côtés, les champs. Un vrai souci.

Le bus fait un stop de 15 minutes à mi-chemin, c'est l'occasion de se dégourdir les jambes, d'aller aux toilettes et de se déshaltérer. Dans le bus, il y a de nombreux jeunes enfants, dont les parents sont aussi très jeunes. Ici, les enfants sont partout, nous n'avons pas consulté de statistiques, mais les Philippines doivent avoir une population bien jeune. Ce matin, la bonne surprise, c'est la prudence du chauffeur. Pas de dépassement téméraire, pas de vitesse démesurée, pas de prise de risque, le voyage se déroule tranquillement. Tout l'opposé de ce que nous avions vécu en Indonésie ou au Sri Lanka. Le seul désagrément, c'est le mauvais film de série B américain, et la bande-son qui ne fonctionne pas, heureusement finalement. Nous n'avons que certains bruits comme les explosions, les coups de feu, les cris ... Par chance, l'aide-chauffeur baissera le volume, voyant de toute façon que personne ne suit le navet qui passe sur l'écran au-dessus du chauffeur.

Au bout de 4 heures, nous voilà à Hagnaya, port d'embarquement pour Bantayan Island. Le ferry, visiblement fatigué, est là et attend ses passagers. Le bus embarque, de même que quelques dizaines de personnes. La traversée est très tranquille, la mer est calme. Dès notre descente du bateau, nous sommes accueillis par Denis, propriétaire du CouCou hôtel et bar à Santa Fé, qui vient nous chercher avec sa voiture. Un Belge francophone qui a quitté son plat pays pour venir s'installer sur cette île du nord de Cebu avec son épouse philippine. Un changement de vie radical, mais qui lui convient parfaitement me dit-il devant une bière. Ayant découvert les Philippines il y a près de 30 ans à travers la plongée, il y mène une nouvelle existence d'hôtelier. La chambre est impeccable derrière le restaurant, dans un petit bâtiment en dur. Grand lit confortable, climatisation, une grande douche, une petite terrasse, le tout au milieu du village de Santa Fé et à quelques pas des belles plages du coin. Si Denis nous remet une carte de l'île pour notre futur tour des lieux en moto et nous explique encore que toute la côte est de l'île regorge de beaux bancs de sable et d'une eau limpide, nous ne résistons pas à aller goûter à l'eau chaude et salée à quelques 5 minutes à pied. Une baignade parfaite au moment du coucher du soleil, sous les couleurs magnifiques du ciel qui se pare de tons pastels.

Retour à la chambre, douche et nous partons à pied nous balader dans le village. Il y a une petite dizaines de restaurants ici, quelques resorts en bord de plage, bref de quoi pouvoir rester ici plusieurs jours et se loger facilement. Nous nous couchons assez tôt ce soir, rapidement assomés par le décalage horaire. Décalage qui fera son effet vers les 02h00 du matin, avec un réveil qui plombe la nuit. Plutôt que de me retourner dans les draps, je sors prendre l'air sur la terrasse et j'assiste à une belle averse tropicale, courte mais violente. La température ne baisse quasiment pas, juste un peu plus de vent. On entend de la musique au loin, certainement celle d'un resort vers la plage. Mais le CouCou est à l'abri du bruit et de l'intérieur de la chambre, on n'entend rien. La pluie n'aura pas vraiment cessé lorsque je retourne me coucher. Au matin, le ciel est gris et la température toujours de 28 degrés. Les flaques dans les trous de la route devant le CouCou témoignent de l'averse nocturne. Mais le temps change rapidement selon les gens du coin. Et contrairement à chez nous, ici la vie suit son cours, on ne se préoccupe pas trop de la météo, sauf en cas de typhon bien sûr. Denis nous en avait parlé hier soir de ces fameux typhons. Bantayan semble un peu plus protégée que d'autres endroits, mais les coups de vent féroces y parviennent aussi. Le tristement célèbre Yolanda avait soufflé à près de 380 km/h, la vitesse d'un avion qui décolle ! Mais heureusement, le typhon avait frappé l'île en pleine journée et la surprise a été moindre.

Nous prenons possession de notre scooter et nous voilà partis pour la découverte de l'île de Bantayan. D'après Denis, la côte est est celle où nous pouvons trouver des plages de sable sans même trop de touristes. La côte ouest est moins attractive, faite surtout de village de pêcheurs et sans vraiment de sable. Nous partons donc à l'envers des aiguilles d'une montre, direction le port ensuite la remontée de la côte est. Evidemment, le but est de rester le plus près possible de la mer et de s'arrêter dès que possible. Les routes ne sont ni larges, ni bonnes, parsemées de trous et revêtues d'un asphalte grossier, voire simplement de gravier. Mais ce n'est clairement pas un souci, vu le rythme balade que nous prenons. Louer la moto a été si simple, la piloter n'est pas forcément plus compliqué. Ici le casque n'est visiblement pas obligatoire et de plus, nous n'aurons vu aucun policier de la journée. La problématique réside plutôt en l'absence de signaux ou de panneaux. En fait, nous ne savons jamais dans quel village nous nous trouvons. Par contre, aucun souci pour aller partout, rentrer dans les villages, passer entre les maisons. Les enfants nous saluent de Hello retentissant et les adultes répondent également à nos sourires. Et si nous nous perdons, pas de souci, on s'arrête et on demande.

Les villages se succèdent le long de la côte et il ne faut jamais hésiter à prendre les chemins, même en terre, qui partent en direction de la mer. C'est là que l'on trouve les plages isolées. Le problème, c'est que ce matin, c'est marée basse et il est difficilement possible d'aller se baigner. Par contre, traverser les villages est très dépaysant. De petites baraques, parfois en bambou tressé, des coq et poules, des vaches, parfois des cochons, des gosses qui courent dans tous les sens, de vraies scènes de vie locale. Notre présence n'a jamais l'air dérangeante, au contraire, les jeunes filles viennent facilement chercher le contact en nous saluant et en nous offrant de généreux sourires. Les garçons sont souvent plus occupés vers le panneau de basket que l'on retrouve partout. Un vrai sport national, presque une institution. Parfois planté sur le tronc d'un cocotier, parfois construit artisanalement, mais toujours présent. L'héritage d'une présence américaine prolongée sans doute, car les Philippins ne se distinguent pas vraiment par leur grande taille dans la raquette. La route continue et nous arrivons vers San Augustin. Un chemin en terre part vers la mer à la hauteur d'un porche religieux et nous avons l'excellente idée de l'emprunter. Au bout, la plage de rêve, une banka dans l'eau et quelques autres sur la berge, sable blanc, flôts turquoise, cocotiers et personne. Une plage qui est surtout l'endroit où les pêcheurs du coin partent en mer, et non pas l'étendue de sable d'un quelconque resort.

Nous nous y posons et partons immédiatement dans l'eau. Pour se rafraîchir aurais-je été tenté de dire, mais non, l'eau est trop chaude pour cela. Une petite fille qui jouait sur la berge se rapproche discrètement de nos affaires, nous regardant du coin de l'oeil. Rapidement rejointe par une cohorte de gosses, les enfants cherchent à créer le contact mais n'osent pas nous approcher. Nous profitons alors d'un dessin fait par l'un d'eux sur le sable pour commencer toute une série de d'inscriptions dans le sable. Tous, y compris moi, marqueront leur prénom, puis ce sera le tour des animaux d'être à l'honneur sur la plage. Le dessin d'un éléphant remporte la palme. Evidemment, à proximité, il y a le fameux terrain de basket. Le ballon est laissé là, au pied d'un panneau, il n'y a qu'à se servir pour jouer. Alors, nous nous déplaçons les gamins et moi sur le terrain et c'est parti pour un petit match et des concours de lancer. Un gosse d'une dizaine d'années, Chris John, a une adresse incroyable pour son âge. Tous ses ballons finissent dans le cerceau ! Les filles ont plus de peine, mais si l'une d'entre elles réussit à mettre un panier, alors elles crient et se congratulent entre filles. Après ces parties endiablées, nous réunissons toute l'équipe pour une photo souvenir, le ballon au milieu de nous. Une tape dans la main, genre "give me 5", et nous voilà repartis sur la route, direction nord.

Vers la pointe nord, nous nous arrêtons dans la petite ville de Mancilang, enfin si vraiment c'était ça vu que nous n'avons vu aucun panneau. Une manifestation a lieu mais nous ne savons pas vraiment ce que c'est. La foule se presse autour d'un endroit couvert et nous ne comprenons pas ce qui s'y passe. Par contre, il y a un petit marché à côté et là, nous nous arrêtons pour le repas de midi. Deux cuisses de poulet grillées, une portion de riz, une bouteille d'eau et quelques mangues pour 160 pesos. Les gens nous font des signes, nous saluent.

Pour redescendre direction Bantayan, nous longeons la mer sur notre droite. C'est notre point de repaire pour ne pas nous perdre sur les petits chemins. Car là encore, aucune indication, nous ne savons jamais où nous sommes. Nous demandons parfois notre itinéraire, mais nous finissons par perdre les chemins du bord de mer pour rejoindre la grande route qui descend vers Bantayan. Dans cette ville, nous tombons sur le marché où plusieurs échoppes commencent à fermer en cette fin d'après-midi. Par hasard, nous apercevons un ATM, gardé par des hommes armés de fusils à pompe. Nous apprendrons plus tard que de nombreuses personnes possèdent des armes à feu aux Philippines. Même si apparemment cela ne pose pas de problème dans ce coin tranquille du pays, les banques se protègent. Comme les hôtels et les resorts d'ailleurs. Nous rejoignons la route, plutôt le chemin, lequel passe à travers les palmiers direction Santa Fé. Un endroit splendide que cette petite voie dans la végétation locale. Nous tombons sur une mangrove à visiter par des ponts de bambou. Un arrêt sympa et pas cher. Santa Fé est en vue, nous arrivons à proximité de l'hôtel. Quelle journée !

Le soleil ne nous a pas épargnés. Il faut dire qu'avec l'air en roulant, on se méfie moins. Du coup, les avant-bras et les mollets sont bien rosés ce soir, pas loin d'être à point. Mais le pire, c'est la marque du bandana que j'avais mis sur le crâne et qui me traverse le front. Blanc dessus et plutôt rouge dessous ... Un super look. Nous apprenons que le petit resto familial en face du CouCou propose parfois des coquilles St-Jacques. Nous nous renseignons et il y en a. Au beurre et à l'ail. Des St-Jacques servies dans leur coquille, plus petites que chez nous, mais tendres et iodées juste ce qu'il faut. De quoi terminer en beauté cette bonne journée sur l'île de Bantayan.
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Colorado Plateau: conseils glanés
Bonjour à tous, en direct de Las Vegas (Baby !) 😉 Heureux de vous écrire de Tropicana Ave, où le soleil se lève sur un ciel limpide ! 😎 La température est très agréable, et l'air bien sec ! 😏 Merci à tous pour vos encouragements au moment du départ : voici quelques conseils glanés cette première journée, en exclu pour le Forum ! 🙂Finalement, en suivant les indications donnés sur les sites officiels de la SNCF (transilien.com par ex) j'ai vérifié que le trafic correspondait bien : j'ai donc pris le RER B de Paris, et 45 mn plus tard, j'étais à CDG sans encombres, (mais ça n'a pas été sans angoisses ! 🤪) je pense que c'est le moyen le plus rapide et le plus économique. Bagages :l'enregistrement des bagages au guichet de Tahiti Nui s'est fait rapidement : sauf sur un point : l'employée a absolument tenu que je lui montre un seul bagage cabine, alors que j'avais une petite valise (aux dimensions prévues) et un petit sac à dos. Il a fallu que je range devant elle le sac à dos dans la valisette ! Heureusement j'avais prévu le coup, mais avis aux futurs voyageurs !😇 Voyage : C'est la première fois que je prenais un vol direct Paris-LAX, c'est drolement agréable et confortable ! Service bien, plateaux repas excellents (je ne m'attendais pas à grand chose : mais je suis tombé sur un menu végétarien, je le recommande ! descriptions plus tard pour les gourmand(e)s ! 😉Ecrans individuels : rien à redire (bons choix de films, jeux, ...)Passage frontière-douane : conforme aux descriptions des voyageurs du forum, plutôt même un peu plus vite que la moyenne pour l'immigration, mais une file d'attente impressionnante pour la douane !!! 😮 Un forumeur averti en vaut deux : parmi les questions déstabilisantes que j'ai eu (-véridique-) :"Une dernière question et je vous laisse passer si vous savez y répondre : (... suspens...) : -Where is Bryan ? 😮 Heureusement je connaissais la réponse ! 😏Location voiture chez Dollar : Ah le moment de vérité, l'épreuve du feu ! ALors, premier bon point : un guichet spécial pour les locations pré-payées internationales ! C'est une bonne idée ! Et en plus avec des employés plutôt sympas, souriants, à l'écoute, plaisantant avec les clients, mais je n'ai pas vérifié tous les contrats signés (avec options à la pelle ou pas). Comme il y avait une longue file d'attente, je suis passé (à leur demande) à un guichet "normal" (pour clients US). Il a fallu valider toutes les options sur le petit écran tactile électronique comme la dernière fois (cf description dans le lien en signature). Par contre, il m'a proposé au moins 3 fois la Road Safe, et même une fois avec un écran en français pour être sûr que je comprenais bien ce que j'osais refuser (poliment mais fermement...) 😠 Il a terminé en me disant, un peu condescendant : "tout le monde la prend, sauf vous !" - hé bien oui, c'est comme ça , merci beaucoup, au revoir ! 😛Choix de la voiture : je teste cette année la Jeep Liberty ! 😎Erreur à éviter : 😊 j'ai un peu honte parce qu'elle figure en bonne place dans le post dédié ! J'ai tenté une seconde fois de relier LAX à Vegas, directement, en enchainant derrière le vol de 12h : autant de nuit, ça va, ça roule bien, en 4h on arrive. Mais là, en fin de journée (17h) j'ai testé les embouteillages de LA, + les travaux sur la route avant d'arriver à Vegas, résultat, je suis arrivé à minuit, crevé, et je pense que ce n'était pas du tout prudent pour la conduite !!! 🏴‍☠️ Prochaine fois : vol intérieur, ou pause à LA ! 😇A New Day has come, il est temps d'y aller, à bientôt sur le Forum, Amitiés à tous ! 😎
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Australie: 4x4, randonnées, plongées et "wilderness"
Vous trouverez ci-dessous le récit de notre voyage de cinq semaines en Australie (30 mai au 5 juillet 2010)... de Darwin à Perth, en passant par les parcs nationaux du Top End, du Kimberley, du Pilbara et de la côte occidentale.

Au programme : 4X4, randonnées, plongées et wilderness.

La version complète avec davantage de photos est ici :

sites.google.com/...euxvoyagesaustralie/

Bonne lecture à tous !



Présentation

L’Australie, on y pensait depuis plusieurs années déjà !

Dès 2006, j’ai acheté un guide. Après l’avoir parcouru, je l’ai abandonné sur une étagère, n’ayant pas réussi à surmonter le dilemme qui se pose à tout voyageur vers ce pays-continent : par où commencer ? J’ai fini par renoncer à ce géant.

Mais, cette année, c’est décidé ! On a envie de pistes, de grands espaces sauvages, d’outback… c’est l’Australie qu’il nous faut ! Je décide de prendre le problème à bras-le-corps afin de déterminer le meilleur itinéraire. Pas facile !

Après avoir parcouru mon forum de voyages préféré (merci à Nomad74, Nuggets et Platypup) et compulsé le fameux guide, quelques sites me paraissent vite incontournables. Je les mets en tête de liste : Kakadu NP, Katherine Gorge et le Kimberley.

Mais ensuite ? Faut-il y ajouter le Centre Rouge… et/ou la barrière de Corail… et/ou la côte occidentale ? Après réflexion et contrairement à la majorité des touristes européens (et pour ne pas faire comme tout le monde !), nous décidons de zapper le Centre Rouge … tant pis, ce sera pour une autre fois. Quant à la barrière de Corail uniquement accessible en bateau et architouristique, nous lui préférons une petite barrière proche de la côte (occidentale) accessible à la nage : Ningaloo Reef.

A partir de là, le parcours devient très clair : départ Darwin, retour Perth en passant par Kakadu NP, Katherine Gorge, le Kimberley par la Gibb River Road avec une extension au sud vers les Bungle Bungle et au nord vers Mitchell Plateau, puis Broome, Karijini NP, Coral Bay et Cape Range, Shark Bay et Cape Peron, Kalbarri NP, Yanchep NP et Pinnacles Desert.

Afin d’allier confort et wilderness, nous choisissons d’alterner l’hébergement en hôtel ou B&B quand c’est possible et le camping sous tente dans les coins les plus reculés. Pour nous permettre de rouler sur les pistes de l’outback et de traverser des gués, nous optons pour la location d’un solide 4X4 équipé d’un snorkel. Afin d’adapter le parcours avec un maximum de liberté, nous ne réservons que quelques hôtels, avec une option d’annulation. Seul le séjour de cinq nuits à Coral Bay est réservé de façon ferme.

Prévision : plus de 6000 kilomètres en cinq semaines.

Juin nous paraît être une bonne période : c’est certes l’hiver mais dans le nord tropical, c’est la saison sèche, il devrait faire beau et chaud puis de plus en plus frais en allant vers le sud.

A partir du début du mois de mai, je commence à surveiller la météo et les conditions d’ouverture des parcs nationaux après la saison des pluies censée se terminer en avril. Pas de chance, cette année, non seulement la pluie perdure dans le Top End mais certains parcs du Kimberley qui avaient ouvert début mai sont à nouveau fermés mi-mai en raison d’un important épisode pluvieux inhabituel en cette saison. A la veille de notre départ, la plupart des sites concernés ne sont toujours pas rouverts. Alors… wait and see !

Autre désagrément de dernière minute : la British Airways qui opère nos vols Paris – Londres et Londres – Singapour prévoit un mouvement de grève de son personnel de bord entre le 25 mai et le 9 juin. Notre vol Paris – Londres est finalement annulé mais la compagnie nous reporte sur le vol précédent. Résultat : deux heures d’attente de plus à Londres et en tout un voyage de plus de vingt-sept heures.

Notre parcours

Vingt-sept heures de voyage et premières impressions

J1 & 2 : Dim 30 & Lu 31/05/10

C’est vraiment très chargés que nous nous présentons au comptoir d’enregistrement de la British Airways à Roissy : 45,4 kg sur les 46 kg autorisés pour nous deux, cinq bagages en tout dont une tente « deux secondes » plus un bagage à main de près de 10 kg chacun. La BA étant réputée pour perdre souvent des bagages, nous avons prévu des vêtements de rechange dans notre sac. D’ailleurs ce n’est sans doute pas pour rien que l’hôtesse au check-in nous précise de vérifier à Londres si nos bagages apparaissent bien dans le système (informatique).

C’est donc la première démarche que nous nous empressons d’effectuer en posant le pied à Heathrow. Derrière son comptoir, l’employé nous annonce qu’ils n’y sont pas ! Ils sont probablement restés à Paris (?).

Oh ! Non, pas de chance ! Une heure avant notre vol suivant, il nous confirme qu’ils ne sont toujours pas visibles dans le système.

Alors c’est un peu fébriles que nous nous présentons treize heures plus tard au comptoir d’enregistrement de Jetstar qui opère notre dernier vol, Singapour – Darwin.

Des bagages, toujours pas de trace. En revanche, pour nous délivrer nos cartes d’embarquement, l’hôtesse nous demande nos visas. Des visas ? Quels visas ? Il faut un visa pour l’Australie ? Je tombe des nues et, incrédule, j’extirpe mon guide du fin fond du sac. Eh ! oui, au chapitre « Visas », j’apprends qu’il faut une « autorisation électronique de voyage » = ETA, le pendant de l’ESTA américaine. J’en ai pourtant lu des tonnes avant de partir mais ce chapitre-là m’a complètement échappé et à aucun moment, ni la compagnie aérienne, ni l’agence en ligne (celle avec trois O) n’a attiré notre attention sur cette obligation.

Heureusement, au point Internet voisin, quelques clics suffisent pour obtenir le fameux sésame… en principe… car pour moi, ça marche illico mais pour Hervé, rien à faire ! Il a fallu l’intervention d’une responsable de la compagnie aérienne pour persuader les services de l’immigration de bien vouloir le laisser partir ! Pour un peu, je partais seule en Australie !

Voilà un premier épisode qui se finit bien. Le suivant se déroule devant le tapis à bagages à Darwin. Quel ne fut notre étonnement de voir arriver un, puis deux, puis trois, quatre et cinq bagages. Hourra ! Nos vacances vont pouvoir enfin commencer !

J3 : Mar 01/06/10

Après toutes ces heures de voyage de nuit, on a hâte de voir le jour. Mais il faut patienter encore un peu, car il est 4 h 30 du matin. Requinqués par un cappuccino extra-fort, nous piaffons d’impatience dans l’aérogare et tentons de tuer le temps jusqu’aux premières lueurs du jour.

A 7 h 30, un taxi nous dépose devant les bureaux de Britz. Le temps de remplir les papiers (en précisant bien quelles pistes nous prévoyons d’emprunter) et de visionner un DVD nous présentant les subtilités de notre véhicule, nous voilà prêts à réceptionner le carrosse : un 4X4 Toyota Land Cruiser, boîte manuelle, 140 554 km au compteur, équipé d’une glacière électrique et d’un snorkel, un véhicule dans lequel nous entassons nos 60 kg de bagages.

Les premiers instants de conduite sont hésitants : attention à bien rouler à gauche, à ne pas confondre clignotantessuie-glace et à bien passer les vitesses de la main gauche. Une véritable rééducation !

En route vers l’est et les parcs de Kakadu et Mary River. Les traditionnelles premières courses sont faites à la sortie de Darwin : notre glacière électrique va bien nous simplifier les choses, nous la remplissons à ras bord de fruits, légumes et produits frais pour plusieurs jours.

Comme nous sommes un peu en avance sur notre planning, je propose de faire notre pause du midi vers Fogg Dam, une réserve naturelle fréquentée par une multitude d’oiseaux aquatiques.

Mais de la réserve nous n’aurons qu’un bref aperçu car en voulant déballer le matériel de pique-nique, je m’aperçois qu’un des sacs (celui contenant tout le matériel de camping) a été oublié chez le loueur. Il n’y a plus qu’à faire demi-tour et un aller-retour de 120 km. Quelles têtes de linotte !

Une fois le sac récupéré, nous pouvons enfin poursuivre sur Arnhem Hwy dans des paysages mêlant eucalyptus et pandanus. Nous découvrons aussi les premières termitières géantes au bord de la route.

Mais bientôt nous quittons la Highway pour emprunter la petite route du Point Stuart, et après avoir jeté un œil à la Mary River au bout de la piste de Rockhole, notre première journée s’achève au Point Stuart Wilderness Lodge.

Perdu au beau milieu des billabongs, le lodge n’est guère fréquenté à cette période, pas plus de trois chambres occupées, mais sur les pelouses, en revanche, il y a du monde… des dizaines de wallabies qui détalent comme des lapins dès qu’on les approche. Dommage !

Au dîner, je goûte la spécialité dede la région, le barramundi, un poisson de rivière à grandes écailles, alors qu’Hervé préfère un classique « scotch filet » qu’il va vite regretter.

Après ça, au lit de bonne heure car on a quelques heures de sommeil à rattraper !

Mistake Billabong

Kakadu Ubirr Rock

J4 : Me 02/06/10 Il faut croire que nous sommes vraiment décalés : après un petit déjeuner en pleine nuit à 2 heures du matin, nous refaisons un petit somme. Alors quand le jour se lève (ici, il se lève à 7 heures), nous partons directement explorer la forêt humide derrière le lodge.

Jimmy Creek Trail nous emmène dans une jungle impénétrable, peuplée d’oiseaux mais aussi de quelques beaux spécimens d’arachnides. Par précaution, Hervé agite sa casquette devant lui pour éviter les toiles et leurs occupantes.

Après cette petite balade matinale et un deuxième petit déjeuner, il est temps de prendre la route en direction du parc national de Kakadu, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO pour des critères naturels et culturels.

Forêt humide, plaines marécageuses et savanes boisées se succèdent.

Mais déjà un stop… car on a aperçu des oiseaux ! Le premier est un Galah, Cacatua roseicapilla, un cacatoès rose et gris endémique d’Australie, notre favori… l’autre un cacatoès à huppe jaune Cacatua galerita, très répandu dans le nord du pays !

Le but du jour est de rallier Ubirr Rock en fin de journée, 186 kilomètres.

A l’entrée du parc, nous sommes tout étonnés de ne voir aucune guérite. Nous achetons sagement nos pass (25 AUD/pers. valable 14 jours) au Kakadu Resort, voisin de l’entrée. Entre nous soit dit, ils ne nous seront jamais ni réclamés ni vérifiés.

C’est également là que sont disponibles les mises à jour concernant les sites ouverts. Comme je le craignais, Mamukala Trail, prévu ce matin, n’est pas accessible. Je décide de le remplacer par Gungarre Walk (3,6 km) qui traverse la forêt derrière le resort et aboutit à un plan d’eau, un billabong comme on l’appelle ici, recouvert d’une mer de nénuphars… pas exceptionnel !

A présent, cap encore plus à l’est vers le mythique Ubirr Rock. En quittant la Highway pour la petite Oenpelli Road, on imagine bien à quoi doit ressembler le parc pendant la saison des pluies. A Magela Crossing, l’eau passe sur la route et toute la zone a encore les pieds dans l’eau ! En fait, il ne fait sec que depuis quelques jours.

Pourtant, peu après ces plaines marécageuses, se dresse devant nous l’escarpement de la Terre d’Arnhem, une majestueuse ligne de falaises de grès culminant par endroits à 200 mètres. La route s’arrête en cul de sac au pied du rocher d’Ubirr, un affleurement isolé, mondialement réputé pour ses galeries d’art aborigène.

Nous découvrons une à une ces merveilles.

Puis nous grimpons au point de vue de Nardab où s’offre à nous un panorama à 360° sur les plaines inondables environnantes.

Là, nous attendons tranquillement le coucher de soleil.

A force de nous attarder, nous oublions qu’ici la nuit tombe vite après le coucher du soleil. Nous n’avons que quelques kilomètres à parcourir jusqu’au camping de Merl mais déjà il fait nuit.

Nous nous arrêtons au premier emplacement disponible et plantons la tente en deux secondes… qui nous paraissent être une éternité tant les moustiques nous assaillent. Nous ne trouvons pas d’autre issue que de nous réfugier sous la toile… sans même dîner… d’ailleurs, tout ça nous a coupé l’appétit !

Mais alors qu’Hervé finit par s’endormir à poings fermés, je dresse l’oreille au moindre bruit : les rires des voisins, le claquement de porte d’un camping-car, l’envol d’un oiseau, les bonds d’un kangourou, le frôlement d’une feuille… sans compter la chaleur… Bref, je ne parviens pas à fermer l’œil de la nuit !

Ubirr Rock Art

Kakadu : Nourlangie Rock

J5 : Jeu 03/06/10

Après cette nuit blanche et toujours sous le coup du décalage horaire, je suis assez vaseuse ce matin. Les moustiques nous attendent au tournant et dès qu’on sort la tête de la tente, ils sont là. Pas question de s’attarder ! Nous replions notre toile en un peu plus de deux secondes… et des centaines de moustiques avec ! Dire qu’il y en a encore autant qui sont arrivés à s’introduire dans le 4X4 !

Pas question d’envisager quoi que ce soit avant d’avoir acheté une bombe insecticide pour lutter contre ce fléau. Détour par le supermarché de Jabiru. La bombe en main, on va pouvoir réellement démarrer la journée.

Jim Jim Falls et Twin Falls, initialement prévues, font partie des sites encore inaccessibles en raison des intempéries récentes, leur ouverture prévue début juin a été repoussée à la première quinzaine de juillet.

Ayant fait le deuil des fameuses chutes, nous nous dirigeons vers Nourlangie Rock à 62 km du camping. Cette masse longiligne de grès rouge strié d’orange, de blanc et de noir, émerge des forêts environnantes pour tomber d’un côté en falaises escarpées, au pied desquelles se trouve un autre site d’art aborigène très connu.

Nous aurions pu nous contenter de voir les galeries de peintures rupestres au bout d’un court sentier asphalté mais on avait envie de quelque chose de plus consistant. Qu’à cela ne tienne, Barrk Walk suit l’avancée rocheuse à sa base sur 12 kilomètres en six heures d’après notre documentation. La randonnée est censée s’adresser à un public « fit and well prepared » et il vaut mieux la commencer avant 10 heures du matin.

Nous avons tout faux car je ne suis pas sûre que nous soyons au top côté forme… et en plus, il est déjà plus de 10 h 30 quand, enfin, nous quittons le parking.

D’abord un coup d’œil aux peintures !

Puis la grimpette commence, raide dans un éboulis rocheux où on manque à chaque pas de se tordre une cheville. L’avancée est lente et pénible : aurions-nous présumé de nos forces ? J’ai l’impression de faire du sur-place et je n’en vois plus la fin.

Sous la falaise ombragée à laquelle s’accrochent quelques pandanus téméraires, nous goûtons à un peu de fraîcheur tout en admirant la vue.

A l’horizon, on devine de la fumée : le feu est un élément déterminant pour régénérer la végétation.

Nous sommes à présent sur le plateau, partout autour de nous des rochers… un air de déjà vu… Chiricahua NP (Arizona USA) peut-être ? Avec les pandanus en plus !

Balanced Rocks ?

Elephant Rock ?

A mi-parcours, on domine toutes les terres basses et la forêt à perte de vue ! Dire qu’il va falloir redescendre tout ça… et nous sommes encore loin !

Heureusement après avoir atteint le pied de la falaise, un sentier plat et facile nous permet d’accélérer le rythme et c’est une véritable autoroute qui nous ramène au point de départ… après un ultime détour par Nanguluwur Gallery.

Avouons que seul Hervé s’y rend. Alors qu’il y a à peine 300 mètres A/R entre le chemin et la galerie, je comprends qu’il y a 3 kilomètres, ce qui me paraît au-dessus de mes forces, je préfère m’économiser pour la fin du retour.

Dommage… car il y a là quelques belles fresques, certaines anciennes, d’autres plus contemporaines.

Bon, finalement nous serons de retour à la voiture avant 15 heures… soit seulement quatre heures trente (au lieu des six heures escomptées)… pas mal pour quelqu’un qui n’a pas fermé l’œil de la nuit ! A croire que les Australiens comptent très largement leur temps de randonnée. C’est bon à savoir !

Le trajet jusqu’au Gagudju Lodge à Cooinda (35 km) se fait au radar ! Nous avons, tous les deux, du mal à garder les yeux ouverts et arrivés à l’hôtel, nous n’avons plus la force de quitter la chambre, même pas pour la très belle piscine !

D… O… D… O !

Nourlangie Rock Art

Kakadu : Gubara Pools et Yellow Water Cruise J6 : Ve 04/06/10

Voici Koolpin Gorge, uniquement réservée à une quarantaine de personnes par jour, munies d’un permis. Ce permis, nous l’avons… pour aujourd’hui… mais hélas, l’accès à cette gorge est toujours fermé. L’ouverture prévue fin mai a été retardée de plus d’un mois, le site ouvrira le 19 juin. A cette date, nous étions loin ! Une nouvelle fois, il faut adapter nos activités.

Notre hôtel se trouve à proximité du Yellow Water Billabong et une croisière sur ce plan d’eau est considérée comme un point fort d’une visite du Kakadu. La plus matinale (à 6 h 30) est sans doute la plus propice pour observer les oiseaux en pleine activité, mais honnêtement ce matin, nous n’avons pas le courage de nous lever aux aurores.

Parmi les autres horaires proposés, nous réservons celui de 16 heures afin d’assister du même coup au coucher du soleil. Cela nous laisse le temps de faire autre chose jusqu’au milieu de l’après-midi.

Pas énormément de choix dans les destinations, il faut faire avec ce qui est ouvert. Je propose de retourner dans le même secteur qu’hier, sauf qu’à cinq kilomètres de Nourlangie, il faut prendre la direction de Gubara Pools.

Au bout d’une piste facile de neuf kilomètres, truffée de quelques nids-de-poule bien signalés, un sentier de 3 kilomètres serpente dans un environnement vert tendre !

Et au bout… plusieurs bassins bien ombragés dans la forêt humide ! Personne… jusqu’à ce que je me retourne : « Oh ! C’est quoi, ça ? » Un très beau varan nous fait face !

Soudain, l’animal plonge dans le bassin et refait surface avec un poisson qu’il déguste sous nos yeux, puis une fois repu, se repose sur un rocher.

J’ai moi aussi une furieuse envie de me tremper. Un panneau indique que la baignade n’est pas interdite mais signale néanmoins la présence possible de crocodiles d’eau douce. Alors je me tâte : y vais-je ou pas ?

Finalement, j’y vais… pendant qu’Hervé surveille les crocos. L’eau est délicieuse.

Nous restons à flâner au bord de l’eau jusqu’à la mi-journée goûtant une relative solitude partagée avec deux autres couples. Sur le chemin du retour, bien qu’étant en hiver, nous sommes étonnés de voir autant de fleurs.

La galerie d’art aborigène que j’ai loupée hier n’est qu’à 1,7 km de la piste, alors nous faisons le détour afin que je puisse admirer le fameux trois-mâts… et cette drôle de « Lighting Women ». La photo n’est pas à l’envers… c’est la dame qui a la tête en bas !

En revenant à l’hôtel, nous avons tout juste le temps de profiter de la belle piscine avant la croisière de deux heures sur Yellow Waters à 16 heures.

Le point de rendez-vous est devant l’hôtel. C’est un minibus haut sur pattes qui nous conduit sur les lieux pourtant à peine éloignés d’un kilomètre mais, ici aussi, l’eau passe toujours sur la route et les parkings sont inondés. L’ouverture du boardwalk n’est pas prévue avant début juillet.

Le bateau, une sorte de bateau-mouche, glisse sur les eaux calmes miroitant dans une belle lumière à travers les marécages… le décor est planté !

Déjà un crocodile de mer (Crocodylus Porosus) se montre !

De plus près ! Bad look !

Repu sur la berge !

Cet aigle marin, un Pygargue blagre (Haliaeetus leucogaster) vient de se faire attaquer en vol par d’autres oiseaux à qui il venait de subtiliser un oisillon. On ne l’aperçoit pas sur la photo, mais il tient sa proie entre ses serres. Le même… à contre-jour!

En s’approchant du bord, des centaines de canards (Dendrocygna eytoni) caquettent… On se croirait dans une basse-cour !

Une oie semi-palmée (Anseranas semipalmata) atterrit au sommet d’un arbre… alors que des jabirus (Ephippiorhynchus asiaticus) ont fait leur nid sur l’arbre voisin.

Le guêpier arc-en-ciel (Merops ornatus) est rayonnant !

Un Anhinga australien, une sorte de cormoran à long cou (Anhinga melanogaster novaehollandiae) pêche en direct et remonte un poisson qu’il dévore devant nous !

Le Jacana à crête (Irediparra gallinacea)est tellement léger qu’il peut sans problème marcher sur l’eau de feuille en feuille.

Voici les fameuses fleurs et feuilles de nénuphars !

Cette croisière reposante et instructive tire sur sa fin. Le bateau s’immobilise au cœur du billabong pour le spectacle final du coucher de soleil ! Vraiment à recommander !

Deuxième nuit au Gagudju Lodge à Cooinda.

Yellow Water Cruise

Kakadu : Gunlom Falls & Pools J7 : Sa 05/06/10

Avant de quitter le parc par le sud en direction de Pine Creek puis de Katherine, consacrons une partie de la journée à un dernier site du Kakadu, en l’occurrence Gunlom Falls & Pools, où a été tournée une scène du célèbre film Crocodile Dundee.

Engagés sur la Kakadu Hwy de bon matin, nous ne tardons pas à traverser le pont sur South Alligator River, une large rivière recouverte de brume. Les Aborigènes n’appellent-ils pas cette période allant de mai à mi-juin « Yekke », la saison des brumes ?

Vues de part et d’autre du pont.

Puis la route, sur les 93 kilomètres suivants, nous livre un paysage de bush, dans lequel se dressent de nombreuses termitières.

Les chutes de Gunlom se méritent, elles se trouvent à l’extrémité d’une piste poussiéreuse (gravel road) de 37 kilomètres. En plus, pour atteindre les piscines naturelles, un ultime effort est nécessaire pour parcourir le dernier kilomètre jusqu'au sommet des Falls

Ça y est ! On y arrive enfin !

Pas d’hésitation ! Après cette grimpette, on est mieux dans l’eau. Et les crocodiles ? Après la saison des pluies, les rangers contrôlent les bassins avant de les ouvrir aupublic, en y installant des pièges, mais on ne peut jamais être assuré à 100 % qu’il n’en reste pas. La baignade se fait toujours à ses propres risques.

Comme les autres baigneurs, on prend le risque ! La piscine à débordement est un vrai régal !

En remontant le cours d’eau, d’autres piscines toutes aussi belles se dévoilent. La fin de matinée passe à lézarder sur les rochers.

En début d’après-midi, le voyage se poursuit vers Katherine, 170 km, soit deux bonnes heures de route.

A la sortie du parc, une termitière retient tout particulièrement notre attention.

A Pine Creek, nous retrouvons la Stuart Highway qui relie Darwin à Alice Springs mais la vitesse maximale autorisée est la même sur toutes les routes du Territoire du Nord, soit 130 km/heure. Avec notre tacot, nous ne dépassons pas souvent les 100 km/heure… nous prenons notre temps et une conduite économique permet de sauver quelques dollars !

A Katherine, nous avons réservé une nuit au All Seasons Hotel, un hôtel de la chaîne française Accor : un excellent rapport qualité/prix pour ce motel sans prétention, situé un peu à l’écart du centre, proposant toute la gamme des services : piscine, tennis, laverie, restaurant, espaces pour barbecue… et même camping. Pour le restaurant, inutile de chercher bien loin, ce sera celui de l’hôtel. Nous demeurons fidèles au barramundi local… honnête… mais le service est lent, même en vacances.

Gunlom Pools

Nitmiluk (Katherine Gorge) : Smitt’s Rock... A SUIVRE !
Open
Découverte de l'Ouest américain à travers quatre États, pendant vingt-cinq jours(1ère partie)
Bonjour à tous(tes),

Voilà bientôt 3 semaines que je suis rentrée des USA après un fabuleux voyage de 25 jours en famille. C'était notre 1er long périple en dehors de l'Europe. Après avoir bourlingué un peu partout dans les pays nous environnants, je me suis lancée dans la préparation de ce voyage dans l'Ouest américain qui nous tentait depuis bien longtemps... Et ce fut une réussite totale.

Je voudrais donc commencer par vous remercier, vous les membres de VF qui de part votre site internet, votre intervention quasi quotidienne ou votre récit de voyage, m'ont permis de bénéficier de votre expérience et connaissance du terrain.

Une mention toute particulière:

- à Jean-Pierre Laudet (alias Jipou)(et son site Laudet.fr) qui, pendant des mois, a répondu patiemment à toutes mes questions et envoyé un tas de cartes et documentations intéressantes...

- à Bernard Guichet(alias Zitounet) qui régulièrement m'a encouragée...

- à Patrice Raveneau (alias jdakota)(il saura pourquoi...)

- à Patrick (alias PS131), le roi de la carte google maps, qui m'a suggéré de réserver un vol en avion à partir de Moab, ce qui reste un de nos plus beaux souvenirs!

- à Philippe Schuller (alias Sedonax)et ses interventions toujours très pertinentes, et qui la veille de mon départ, répondait dans l'urgence à une de mes questions...

- à Thierry Lagarde (alias Wavemaster) et Philippe Schuller (Sedonax)(toujours lui) pour leur site internet ouestusa.fr dont je me suis largement inspirée pour tracer notre itinéraire

- à Laurence et Dominique pour leur site Roadtrippin.fr très explicite

- à Annie et André Molinet pour leur site the.wave.free.fr/ qui m'a permis de comprendre toutes les subtilités de l'inscription pour la Wave, autre souvenir mémorable

Quelques jours après le retour (le temps de se reposer - ben oui, ce ne sont pas des vacances...-, de lessiver et ranger tout le barda emporté... - et bon dieu, qu'est-ce qu'il y en a...- , de se remettre du jet-lag... - dur, dur, la rentrée...), j'ai commencé à rédiger un compte-rendu de ce grand et beau voyage. Tout d'abord, très égoïstement : cela me permettait de revivre une 2ème fois ces 25 jours passés beaucoup trop vite sur place... Et puis, je me suis prise au jeu... j'ai étoffé le texte, l'ai truffé de détails (j'espère que ça ne sera pas indigeste!), en pensant que cela pourrait peut-être servir à de futurs voyageurs en quête de renseignements...

Alors, me voilà maintenant en train de poster, comme d'autres, mon carnet de voyage... Je n'ai pas l'humour de Vazyvite, ni le talent d'un écrivain... Les grands experts connaissant le terrain comme leur poche, trouveront sans doute le texte beaucoup trop long (difficile de résumer en quelques lignes, 25 jours vécus intensivement, du lever au coucher de soleil...) , mais peut-être que d'autres préparant leur futur voyage, trouveront intéressant de suivre nos pérégrinations heure par heure...(J'ai volontairement mis l'heure le plus souvent possible, car lors de ma préparation, je me suis souvent demandée si je n'avais pas trop chargé le planning...)

Je vous livre ici les 16 premiers jours : les étapes de San Francisco à Bryce Canyon N.P.

Les 8 autres jours sont décrits sur le post suivant: voyageforum.com/...ost=2865731;#2865731

Le récit n'est malheureusement pas encore illustré, les 6000 photos étant toujours au stade du triage...

Carnet de voyage : notre 1er périple dans l’OUEST AMERICAIN du 27/06/2009 au 21/07/2009 à travers 4 Etats : la Californie, l’Arizona, l’Utah, le Nevada

ITINERAIRE: San Francisco – Côte Pacifique – Los Angeles – Grand Canyon – Page – Monument Valley – Moab – Torrey – Bryce Canyon – Zion – Las Vegas – Death Valley – Yosemite – San Francisco.( Total: 4500 Miles)

METEO: très beau temps partout sauf un orage entre Oatman et Kingman et 2 après-midi nuageuses

Coût pour 4 personnes considérées comme adultes :

Le vol : billets d’avion achetés sur internet 9 mois avant le départ (par l’intermédiaire de CheapTickets) Aller : vol British Airways : Bruxelles- Londres (escale de 3H30)- San Francisco Retour : vol British Airways : San Francisco- Londres (escale de 1H00)- Bruxelles Prix : 4370 $= 2960 € (1€=1, 47$)

L’hébergement : Hôtels, la plupart réservés sur internet 6 à 8 mois avant le départ (et pré-payés avec possibilité d’annulation) Prix : 2500 € pour 23 nuits

Le véhicule de location: Dodge Durango AWD, loué chez Alamo, à l’aéroport de San Francisco, par l’intermédiaire de Autoeurope Prix : 760 €/23 jours (assurances comprises sauf pneus et bris de glace)+ 67 $ pour le plein d’essence

La consommation en essence : 760 $ pour 4500 miles parcourus (540 € pour 7200 Kms) (1€=1, 4$) +/- 13, 5 L/100Kms

Les restos+nourriture+boissons : La moitié des petits- déjeuners étaient compris dans le prix de la chambre Le midi : repas pique nique le plus souvent Le soir : resto Total de tous les repas : 3000 $ (2150 €)

Les activités (4pers.): certaines réservées un peu avant le départ (*) Total: 2670 $ (1900 €)

Pass 1 jour cable car à San Francisco : 44 $/4pers + Parking payant à San Francisco : 90$ Alcatraz* (pour la visite nocturne): 132 $/4pers Universal Studio à L.A. (entrée normale): 236 $/4pers Survol en hélico* au Grand Canyon : 502 $/4pers Entrées des parcs : Pass : 80 $/véhicule Point Lobos (Côte Pacifique) : 8 $/véhicule Pfeiffer Big Sur(Côte Pacifique) : 8 $ + 5 $ pour la beach /véhicule Julia Pfeiffer(Côte Pacifique) : 8 $ /véhicule Upper Antelope Canyon(Lac Powell) : 124 $/4pers (Lower : 25$/pers) The Wave* (Coyote Buttes North/ Vermillon Cliffs) : 5 $(inscription) +28 $/4pers Monument Valley : 20 $/4pers Dead Horse Point : 7 $/véhicule Survol en avion* (3H à partir de Moab, au-dessus de Canyonlands, Capitol Reef, Lac Powell) : 1340 $ /4pers Goblin Valley : 7 $/véhicule Kodachrome Basin : 6$/véhicule Bodie : 20 $/4pers

Coût total par personne* pour un voyage de 25 jours/23 nuits: 2200 € sans les activités 2700 € avec les activités * : sur base des frais d’hébergement et de voiture partagés entre 4 personnes

Après tous ces calculs, je lance le récit...

Sa 27/6: Bruxelles – Londres - S.F ; Nuit à S.F.

Voici ce qui était prévu au planning (5560 Mi-8900 Km) - Décollage de Bruxelles à 9h55 - Escale de 3H30 à Londres, et arrivée à l’aéroport de San Francisco à 16h30, heure locale - Aller chez Alamo pour louer la voiture (764€/23jours) - Au soleil couchant, aller à la Coit Tower ou aux Twin Peaks

Voici ce que nous avons fait - Réveil (enfin, c’est un grand mot…car aucun de nous quatre trop excités par le voyage, n’a vraiment bien dormi…) et départ très matinal pour arriver vers 7H15 à l’aéroport de Bruxelles. C’est notre aimable voisin qui nous y amène avec sa remorque pleine de bagages. - Petit problème au comptoir d’enregistrement à Bruxelles : nous sommes bien enregistrés pour le vol Londres-San Francisco, mais pas pour le vol Bruxelles-Londres et ce dernier affiche complet!! Pourtant, notre ticket électronique prouve bien que nous avons réservé et payé 4 places pour ce vol !! Ça commence bien !! Après 20 minutes d’attente assez nerveuse, on nous attribue des places prévues pour d’autres…qui se rendent uniquement à Londres et n’ont donc pas de correspondance à prendre (dommages collatéraux pour British Airways)…

- Si seulement nos petits soucis du départ avaient pu s’arrêter là... On atterrit à Heathrow… On se promène dans les couloirs, on mange un bout, on prend le métro (et oui, un terminal à Heathrow, c’est légèrement plus grand qu’un terminal à Bruxelles), on arrive enfin devant notre porte d’embarquement pour SF. Un Boeing derrière les vitres semble prêt à décoller… Jusque là tout est normal ! Sauf que du joli Boeing, en dessous de l’aile droite, s’écoule du fuel !!! Sur le tarmac, personne ne s’inquiète… Seul un gars vient tous les quarts d’heure jeter un sac de sable sur la flaque qui ne cesse de s’étendre… Je pense que le gars a bien jeté une dizaine de sacs… Et nous, nous poirotons en regardant ce spectacle qui n’est guère rassurant… Bien entendu, pendant cette attente, British Airways reste muet … On suppose donc que l’avion a été rempli avec trop de fuel et que celui-ci reflue… Finalement, une machine viendra en pomper l’excédent et nous pourrons alors embarquer avec 2H de retard … Nous arrivons donc vers 18H30 à SF après un vol de 11H (avec belle vue sur les glaciers de l’Islande, les icebergs du Groenland et la baie d’Hudson !) Nous passons rapidement la douane et récupérons nos 4 valises (enfin un bon point pour British Airways !)

- La file au comptoir Alamo n’est pas trop longue, nous sommes donc servis assez rapidement. Malheureusement, c’est le week-end de la Gay-Pride à SF. Il y a donc beaucoup de monde en ville et plus beaucoup de voitures disponibles !!! On a pourtant réservé depuis plus de 8 mois, un Dodge Durango 4WD qui devrait nous permettre de parcourir certaines pistes du Far-West… On nous fournit un mini-bus Ford ou quelque chose qui y ressemble en tout cas…Ce n’est pas du tout le modèle qui était prévu. Avec ce genre de véhicule, il nous sera impossible de réaliser l’itinéraire envisagé !! Nous préférons attendre l’arrivée d’un 4x4. Après plus d’1H, nous finissons par dénicher un Dodge Durango qui a une haute garde au sol mais ce n’est pas un vrai 4x4 : seulement un AWD nous assure le responsable ! Nous devons le croire sur parole car nulle part, nous ne voyons indiquer la mention AWD et aucun commutateur commandant l’aide à la descente par frein moteur, ni manuel de conduite dans la boite à gants… Dépités et fatigués, nous quittons l’aéroport à bord de ce véhicule, convaincus qu’il s’agit d’un 4x2 et qu’il nous faudra essayer de l’échanger le lendemain dans une autre agence…Décidemment, le début de ce périple démarre difficilement !! Il nous faut maintenant rallier le centre de SF en évitant d’éventuels problèmes de circulation dus aux manifestations de la Gay-Pride…

- Le trajet se fait sans encombre (ouf !!) mais il est déjà plus de 21H30 quand nous arrivons enfin à notre hôtel (Orchard Garden) très bien situé, juste à côté de la porte de Chinatown. N’ayant pas le courage d’aller la garer nous-mêmes, nous laissons la voiture au valet ! Après tout, nous sommes en Amérique ! Yes ! Et tant pis s’il nous en coûte 40$ ! Le soleil étant couché depuis belle-lurette, nous reportons au lendemain, notre visite à la Coit Tower ou aux Twin Peaks… Là, j’en suis à me demander comment on va faire demain, pour trouver le temps de recaser ces visites et passer dans les autres agences de voitures, vu le planning prévu déjà bien chargé !!

- Malgré notre intense fatigue, nos estomacs crient famine…Pas question d’aller dormir le ventre vide…Nous nous précipitons vers le Lori’s Diner le plus proche (l'endroit idéal pour manger un bon burger, dans un cadre typiquement américain rétro des années 50)... et arpentons à pied nos 1ères rues en pente de SF. Elles auront raison de nous qui regagnerons notre hôtel complètement exténués. Cela faisait 26 heures que nous étions debout…

Di 28/6: S.F. ; Nuit à S.F.

Voici ce qui était prévu au planning (100Km) - 11H-12H15 : messe gospel à la Glide Memorial Church (il faut y arriver 20 min plus tôt) - en voiture, pour faire le circuit 49 Mile Scenic Drive

Voici ce que nous avons fait

Après un rapide déjeuner au Starbucks du coin, nous récupérons notre véhicule et entamons le début de la 49 Mile Scenic Drive, tout en évitant les quartiers Chinatown et Financial District que nous parcourrons à pied le lendemain. Le temps est splendide : ciel bleu, plein soleil, aucune brume à l’horizon, 25°C ! Quelle chance… Nous gravissons les rues pentues de SF, croisons des cable-cars, passons devant la Grace Cathedral de style néo-gothique et le Mark Hopkins Hotel (au croisement Mason/California St) au sommet duquel on peut grimper pour avoir une belle vue d’en haut…mais faute de trouver une place où garer la voiture, nous ne pourrons pas nous y rendre… Et pourtant nous tournerons au moins 4 fois autour du pâté de maisons…Bon, là, il faut bien l’admettre : il est difficile de garer dans le centre de SF en dehors des parkings payants… Nous arrivons au Musée du cable-car (Mason St) mais il n’ouvre qu’à 10H…Nous admirons les très belles maisons victoriennes autour de Union Street ainsi que celle de Haas Lilianthal House .

Mais il est temps de redéposer la voiture au valet de l’hôtel (Bah oui… pour 40$, on peut la lui confier 24H quand même !...) pour rejoindre à pied la Glide Memorial Church (Ellis St) où nous arrivons vers 10H30 et assistons aux 20 dernières minutes de la messe gospel. En fait, suite à la Gay-Pride, les horaires sont complètement modifiés.

Ensuite, nous rallions Market St et jetons un coup d’oeil rapide à la parade de la Gay-Pride qui y défile… (Bof ! Très spécial !!). Nous regardons le retournement à la force des bras, du cable-car sur la plate-forme tournante, au terminus, près du Visitor Center de la Powell Station ; et achetons d’ailleurs nos Muni Pass pour la journée de demain.

Nous rejoignons la place Union Square entourée de grands magasins, grimpons gratuitement au sommet du Westin Saint Francis Hotel grâce aux ascenseurs extérieurs qui nous y propulsent en quelques secondes. De là-haut, nous avons une vue impressionnante sur la baie de SF côté Est. Après, nous nous rendons au 8ème étage du Macy’s pour déguster un cheesecake sur la terrasse de la fameuse Cheesecacke Factory (pas de doute, nous sommes bien aux States !). Il fait délicieusement bon…et même très chaud. Nous n’avons pas mis de crème solaire et on sent bien que l’on commence à cuire !!

Il faut maintenant passer aux choses moins agréables et courir dans les différentes agences Alamo du centre de SF pour essayer de trouver le véhicule idéal, c.-à-d. un 4x4…En vain… Après plus d’1H30 de recherche, nous devons nous résigner : nous ne trouverons pas, ici, de véhicule plus adapté que notre Dodge Durango dégoté la veille à l’aéroport… Il a quand même de bons atouts : il est pratiquement neuf (12000Mi au compteur), il a une haute garde au sol ( très important pour ne pas cogner le bas de caisse dans les pistes caillouteuses), les pneus ainsi que la roue de secours sont en parfait état et nous constatons bien la présence d’un cric pour le cas échéant (bien caché et découvert avec l’aide d’internet)! (J’ai repris la liste des bons conseils de Philippe Schuller alias Sedonax sur VF) Pour être sûrs qu’il s’agit bien d’un AWD, nous décidons d’aller le lendemain demander l’avis d’un garagiste (car aujourd’hui, c’est dimanche).

Après tout ce temps « perdu », il est pressant maintenant de reprendre le cours de la 49 Mile Scenic Drive… Direction Filbert St, la rue la plus pentue de SF (vue plongeante de SF) et Lombart St, la rue la plus tortueuse que nous prendrons plaisir à redescendre 2 fois ! (chacune située au croisement de Hyde Street)

Nous poursuivons la visite par la Coit Tower à Telegraph Hill (belles fresques murales dans le hall) mais nous ne prendrons pas l’ascenseur pour y monter jusqu’au sommet : la vue depuis le bas est déjà pas mal ! Nous empruntons les Filbert Steps à la recherche des jardins suspendus remplis de perroquets sauvages…Mais cela doit être une légende car point de beaux jardins ni de beaux perroquets !! Nous n’y avons vu qu’un vilain corbeau tout déplumé !!! A moins qu’ils ne se trouvent tout à fait dans le bas de la colline… Mais sans être sûrs, nous n’avons pas eu le courage de descendre si bas… Nous reprenons la voiture jusqu’à Ghirardelli Square (ancienne chocolaterie désaffectée, réhabilitée en espace commercial) où nous dégustons une bonne glace…au chocolat bien sûr. Nous longeons la baie à pied quelques instants, il fait alors nettement plus frais : le vent du large souffle !!

Nous remontons en voiture, direction : la marina. Nous dépassons Fort Mason et faisons une halte au Palace of Fines Arts, énorme rotonde aux colonnades élégantes, style gréco-romain. On ne s’attend pas à trouver ici pareil monument ! Le cadre est très bucolique. Deux couples de jeunes mariés s’y font d’ailleurs prendre en photo. Nous n’avons pas le temps d’entrer dans l’Exploratorium dont les expositions scientifiques interactives attirent pourtant les enfants…

En voiture à nouveau, nous longeons le Parc Predisio puis la route panoramique qui conduit à Fort Point. De là, nous avons un point de vue exceptionnel sur le Golden Gate Bridge. Nous reprenons la 49 Mile Scenic Drive qui maintenant longe l’Océan Pacifique. Nous nous arrêtons plusieurs fois pour admirer d’ici le Golden Gate Bridge…C’est un jour sans brume. Quelle chance !! Dernière halte à Cliff House (nous n’avons pas trouvé le soi-disant musée gratuit des automates !!) et le long de l’immense plage Ocean Beach (rendez-vous des surfeurs). Les points de vue sont grandioses.

Mais il est encore trop tôt pour traverser le pont que nous avons dépassé depuis quelques kilomètres, afin d’aller admirer le soleil couchant de l’autre côté. Nous décidons alors de monter aux Twin Peaks, les 2 collines jumelles situées près de Mission District, à 300 m d’altitude et qui permettent d’avoir une vue à 360° sur SF et sa Baie. Là-haut, nous sommes balayés par un vent glacial. Nous nous empressons d’enfiler nos vestes polaires !! La vue est magnifique et aucunement gâchée par le brouillard pourtant si fréquent à SF mais totalement absent aujourd’hui, pour notre plus grand bonheur.

Sans trainer, nous regagnons alors le fameux GGB que nous voulions traverser plus tôt et ainsi rejoindre Battery Spencer View. D’ici, on domine le pont avec SF en arrière-plan. Au soleil couchant, c’est magnifique !

Il est maintenant presque 20H30 et le soleil est couché. Nous regagnons le centre de SF (5$ pour retraverser le pont dans ce sens-là) en faisant le crochet par Alamo Square et le quartier Haight-Ashburry si délicieux avec leurs typiques maisons victoriennes. Mais il commence à faire noir. Nous reviendrons demain pour faire de splendides photos…

Nous avons même la folie de nous arrêter dans le quartier Mission à la recherche des fresques murales, mais la nuit est complètement tombée et nous ne pourrons plus que les apercevoir succinctement !! Et cela sera notre fatale erreur : quand on se présentera dans les restos pour souper, il sera presque 22H et nous serons refusés partout… Nous devrons à nouveau nous contenter d’un Lori’s Diner… Une fois, c’est bien !!! Mais deux fois, c’est trop… Il parait qu’il y a tant de bons restos à SF !!! Ce sera le seul hic de la journée… Ce soir, nous garerons nous-mêmes notre voiture dans un parking situé tout près de l’hôtel (Stockton St) (25$/jour)

Lu 29/6: S.F. ; Nuit à S.F.

Voici ce qui était prévu au planning à pied/ cable-car pour faire: - Chinatown, - Financial District - Embarcadero - Fisherman’s Wharf - Alcatraz (à 18H45 mais il faut arriver 30 min. à l’avance) (33$/pers.)

Voici ce que nous avons fait

Tout ce qui était prévu (Bon, je l'ai fait court, ce récit pour ce jour!!).

A noter qu’il ne faut pas oublier de visiter, dans Financial District, le musée gratuit (420, Montgomery St) de la Wells Fargo, compagnie exploitant les diligences lors de la ruée vers l’or et qui depuis est devenue une des banques les plus riches du pays. L’ Embarcadero Center est aussi très agréable à traverser le long des passerelles piétonnières en admirant les buildings de Financial District. Ne pas hésiter à entrer dans l’hôtel Hyatt Regency (face au Ferry Building) pour admirer le superbe atrium et prendre les ascenseurs intérieurs pour grimper au dernier étage et se diriger vers les grandes vitres qui offrent une vue extraordinaire sur la baie de SF et sur Market St. De plus, avant de monter dans un cable-car pour Fisherman’s Wharf, nous reprendrons la voiture en début d’après-midi, pour retourner à Alamo Square, à Haight-Ashburry, et dans le quartier Mission revoir les belles fresques murales.

Comme prévu la veille, nous irons dans un garage indépendant à la sortie de la ville. Là, le garagiste bien sympathique nous confirmera que notre véhicule est bien un AWD. Nous quitterons donc ce garage bien plus confiants que la veille… et déciderons de garder ce véhicule sans plus trop nous tracasser… (la suite du périple nous confirmera que nous avons eu raison) Avant de redéposer notre voiture au parking près de l’hôtel, nous ferons une dernière halte dans le Civic Center pour admirer l’hôtel de ville et son impressionnant dôme plus grand que celui du Capitole de Washington.

Bilan des choses non vues à SF : la visite du musée du cable-car, l’Exploratorium, la traversée à pied ou en vélo du GGB, le Golden Gate Park, la Mission Dolores, la traversée du Oakland Bay Bridge et la vue depuis Treasure Island. Mais grâce au fait d’avoir pu circuler en voiture, nous avons pu en seulement 2 jours, voir les principaux quartiers de SF, y compris la très surprenante visite nocturne d’Alcatraz. Au fait, si on revient d’Alcatraz avec la dernière navette du bateau, ne pas trainer en arrivant sur SF si on désire ensuite aller souper. En effet, même à Fisherman’s Wharf pourtant très touristique, les restos ne reçoivent plus de clients après 22H00 !

Ma 30/6: S.F.- San Luis Obispo ; Nuit à San Luis Obispo

Voici ce qui était prévu au planning (240 Mi-390 Km)

Côte Pacifique avec arrêts à : - Gilroy (outlets) ? + Wal-Mart ? - Monterey (Pacific Grove, 17 mile drive), - Point Lobos, - Big Sur, - San Simeon...

Voici ce que nous avons fait

Nous quittons San Francisco par l’autoroute 101 vers San Jose, traversant d’immenses vignobles californiens et la Silicon Valley connue pour être le berceau des technologies de pointe. Beaucoup d’habitants de San Francisco et de ses environs travaillent ici, et empruntent donc chaque matin ce même itinéraire. Le trafic s’en ressent et se trouve ainsi très chargé. Il faut conduire attentivement la voiture. Les nombreux freinages répétés empêchent d’enclencher le cruise control.

L’arrêt dans les outlets de Gilroy fut trèèèèèèèèèès long (2H30)... Difficile de faire moins tant les magasins sont nombreux et les prix alléchants !! Nous en profitons pour acheter la glacière au Wal-Mart du coin et faire le plein de boissons. Remarque : Pour obtenir des bons de réduction très avantageux (allant jusqu’à -20%) dans les outlets, il faut s’enregistrer préalablement sur leur site internet. On peut alors imprimer les coupons ou bien, sur place, se présenter avec le code, à l’information qui délivrera le VIP Coupon Book.

Le temps jouant contre nous, nous passons Monterey sans nous y arrêter, nous faisons une halte rapide à Carmel pour voir la Mission San Carlos de Borromeo, une des plus belles de Californie parait-il. Ensuite nous nous arrêtons à Point Lobos State Reserve (8$/véhicule) pour marcher le long du court sentier Sea Lion Trail (1Km/1H) doté de magnifiques points de vue sur la côte ainsi qu’au loin sur de nombreux otaries se dorant au soleil ! Nous les sentons plus que nous ne les voyons !

Sur la CA1, 15 Mi au sud de Monterey, nous nous arrêtons peu avant le Bixby Creek Bridge. Le panorama vers le sud avec ce pont très photogénique est splendide. Plus loin, nous photographions le Point Sur, énorme rocher volcanique dans la mer.

Vu l’heure avancée, nous sommes obligés de supprimer les randos prévues dans Pfeiffer Big Sur State Park , mais nous empruntons quand même la Sycamore Canyon Rd située 1Mi plus au sud et qui nous conduit à Pfeiffer Beach, endroit bien plaisant et très photogénique aussi. Malheureusement, le ciel s’est obscurci, le soleil a disparu, remplacé par de gros nuages… Nous n’enfilons pas nos maillots !! Et ne nous attardons pas.

Le point de vue dominant la paradisiaque crique de Julia Pfeiffer Burns SP avec sa chute d’eau, est vraiment à ne pas rater. Nous trouvons cet endroit magnifique bien que le ciel soit tout gris…Alors sous le soleil, qu’est-ce que ça doit être !... Nous continuons à longer cette route côtière parsemée de nombreux points de vue tous aussi beaux les uns que les autres (l’Irlande ou la Bretagne en plus intense). Dommage que le beau temps ne soit plus de la partie !!

La nuit finit par tomber bien avant que nous n’atteignons San Simeon… Nous ne verrons donc pas les éléphants de mer de Piedras Blancas, ni le Hearst Castle (mais il n’était quand même pas au programme, sa visite demandant presque 2H), ni Vista Point à Cambria, ni le Morro Rock de Morro Bay. Nous souperons dans un des seuls restos ouverts sur cette route (très cher d’ailleurs !!) et arriverons bien tard au Best Western Royal Oak de San Luis Obispo. Ce n’est quand même pas une raison suffisante pour nous refourguer une chambre au WC bouché !… A ce propos, nous remarquerons partout que, la conception des cuvettes des WC américains rend leur utilisation moins performante que les nôtres… Je ne sais pas si je me fais bien comprendre…

Me 1/7: San Luis Obispo- L.A. ; Nuit à Hollywood

Voici ce qui était prévu au planning (230 Mi- 370 Km) Arrêts à: - Camarillo (outlets) ? + Wal-Mart ? - visite de Venice Beach, - visite de Santa Monica, - vue à partir du Getty Museum (coucher de soleil à 20H10) - vue à partir de Mulholland Drive

Voici ce que nous avons fait

Vers 9h, nous prenons la route vers L.A. sans nous arrêter ni à la Mission de Lompoc, ni à Solvang d’influence danoise, ni aux stations balnéaires très renommées de Santa Barbara et de Malibu. Nous dinons dans un des nombreux fast food (ce n’est pas le choix qui manque ici : burgers, sandwichs, salades, spécialités mexicaines…) et comme d’habitude, ma fille nous demande : « C’est fontaine ici ? », sous entendu : c’est boisson à volonté ?... car il faut savoir qu’aux USA, on peut se resservir autant de fois qu’on le désire (« fontain soda » sur la carte)! Cela est aussi souvent valable le soir, dans les restos, où les serveurs n’hésitent pas remplir à nouveau votre verre vide … Durant toutes les vacances, ma fille fera une cure de « Dr Pepper ». Et nous, très souvent, nous boirons une « lemonade » très désaltérante. Quand les garçons commanderont une bière, ils devront systématiquement montrer leur passeport pour prouver leur âge… (21ans, c’est le minimum légal pour pouvoir boire de l’alcool aux USA!) On fera une pause dans les outtlets de Camarillo où on dépensera encore quelques $...

Ensuite, nous nous dirigeons vers Venice Beach. Le trafic sur l’autoroute devient de plus en plus dense ! Il y a 7 bandes de circulations dans chaque direction!! Et ça dépasse de chaque côté !! Pas de doute, nous sommes en Amérique !! Nous nous promenons quelques instants dans l’ex-Venise américaine, le long des quelques canaux restants bordés d’habitations modernes fantaisistes puis allons nous garer près de la plage. L’Ocean Front Walk bordé de nombreux palmiers est un lieu très animé, nous croisons beaucoup de cyclistes, roller-bladers, artistes de rue, diseuses de bonne aventure… et même des culturistes s’exerçant là devant tous les passants !! Cet endroit nous rappelle de nombreux films et séries vus à la TV… Sur le sable, on passe à côté des fameuses tours de sauvetage et des gardes-côtes, bouées rouges à la main, scrutant la mer… Il ne manque que Pamela ! Nous remontons à pied jusqu’à Santa Monica et son Pier bien connu et repérons même la plaque commémorative dédiée à la route 66 qui aboutissait ici autrefois. Nous nous baladons dans la 3rd Street, une vaste allée piétonne animée de spectacles de rues, et bordée de restos, cafés et boutiques en tout genre (au grand désarroi des garçons qui désespèrent à chaque fois que leur sœur fait mine de rentrer dans l’une d’entre elles…)

Nous reprenons la voiture vers 19H30 et nous dirigeons vers le Getty Museum situé sur les hauteurs. Malheureusement une grille fermée nous en barre l’accès ; du coup, notre projet d’assister là au coucher de soleil tombe à l’eau !! Nous nous dirigeons ensuite vers Beverly Hills et marquons une pause à Rodeo Drive, la rue la plus chic des USA, lieu de tournage de « Pretty Woman ». Que d’élégance !! Nous passerons la soirée un peu plus loin, au Farmers Market et dans l’immense shopping center attenant, « The Grove » qui est à ciel ouvert et où il fait bon flâner, même sans rien acheter.

Avant de rejoindre notre hôtel (Holiday Inn Beverly Garland) situé près de Universal Studios, nous ferons une dernière halte nocturne sur Mulholland Drive, la petite route de crête serpentant sur les hauteurs de L.A. et d’où nous pourrons avoir une vue imprenable sur le Downtown et ses hauts buildings.

Je 2/7: L.A. ; Nuit à Hollywood

Voici ce qui était prévu au planning (40 Km)

A 9H (pour certains): Universal Studios Ou (pour d’autres): L.A. Downtown + Sunset Blvd+ Melrose Ave+ Farmers Market + Beverly Hills( Rodéo Drive ) , Beverly Center + Bel Air+ UCLA+ Getty Center A 17H (tous ensemble): Hollywood Blvd A 18h30 : Hollywood sign + vue depuis Griffith Park

Voici ce que nous avons fait

Après un bon petit déjeuner très varié et copieux (le meilleur du séjour), nous allons finalement tous ensemble passer la journée à Universal Studios. Nous y arrivons un peu avant 10H… Nous trouvons à garer près de l’entrée (12$) et il n’y a pas de grandes files aux caisses pour acheter son ticket d’entrée (67$/pers). Nous bénéficions chacun d’un bon de réduction de 8$ glané sur internet…

Jusque 11H, il n’y a pas grand monde. Ensuite, le parc se remplira mais sans que ça ne soit jamais dérangeant. Nous n’avons jamais attendu plus de 20 minutes pour accéder à une attraction l’après-midi (presque aucune attente le matin). Pour éviter les files aux attractions, il est conseillé de commencer par la partie inférieure du parc (Jurassic Park, Revenge of the Mummy, Special Effects et Backdraft). L’après-midi, nous passons dans la partie supérieure et allons à The Simpsons, Shrek 4D, House of Horrors, puis nous assistons au très bon spectacle aquatique Waterworld (horaire défini) et finissons par la visite guidée des studios à bord d’un bus qui nous emmène pendant plus d’1H à travers différents décors de cinéma. Nous quittons le parc vers 16H45 avec la sensation d’en avoir vu l’essentiel. Nous n’avons seulement pas essayé la nouvelle attraction remplaçant Fear Factor Live. Aucune attraction n’est vraiment à sensations fortes, et moi qui ne suis pas une inconditionnel de ce genre de chose, j’ai finalement passé une bonne journée !!

On repasse une nouvelle fois sur Mulholland Drive pour voir la vue de jour sur Downtown. Puis on gare la voiture au shopping center d’Hollywood. De là, nous partons déambuler sur le Hollywood Boulevard et découvrir les nombreuses étoiles évoquant de grandes stars et qui sont incrustées dans le trottoir. Celle de Mickael Jackson, décédé quelques jours plus tôt, est couverte de fleurs. Comme tout le monde, nous glissons aussi nos mains ou nos pieds dans les empreintes des stars qui sont gravées dans le ciment devant le Man’s Chinese Theater. Je repère dans une rue perpendiculaire (1732, N Las Palmas Ave), le Vivian’s Hotel « minable » qui a servi de décor dans « Pretty Woman ».

Ensuite, en voiture, nous essayons de nous rapprocher du signe HOLLYWOOD, symbole du quartier et situé sur les hauteurs au nord, sur les flancs du Mont Lee. Grâce au plan fléché préalablement, nous le trouvons sans problème…mais plus aucune de ses ampoules ne scintillent dans la nuit… Un mythe s’effondre !! Plutôt que de grimper au Griffith Park comme prévu, nous retournons une fois de plus passer la soirée comme la veille, dans l’immense shopping Center « The Grove », ma fille y ayant repéré l’incontournable magasin Abercrombie (ce drôle de magasin où flotte dans l’air un parfum tenace et où l’on fait ses courses dans la pénombre…Peut-être pour ne pas voir la qualité médiocre de leurs tissus ?... Je vais me faire huer !. Bizarre que toutes les jeunes filles européennes soient dingues de cette marque.) Il devient maintenant urgent d’acheter un sac pour y mettre toute sa nouvelle garde-robe ! Ça en est fini des achats de vêtements ouf !). Demain, nous arrivons au 1er Parc… J’ai hâte…

Ve 3/7: L.A.-Grand Canyon; Nuit à Tusayan

Voici ce qui était prévu au planning (480 Mi-770 Km) Arrêts à: - Barstow (outlets) + Calico ?? - Oatman - Kingman - Seligman - Williams (souper)

Voici ce que nous avons fait

Aujourd’hui, c’est l’étape la plus longue de notre périple : presque 800 Kms nous séparent du Grand Canyon… 8H30 : Nous sortons facilement de L.A. par la route 134 suivie de la 210, sans rencontrer le moindre embouteillage (situation exceptionnelle due au fait que beaucoup d’habitants de L.A. ont déjà quitté la ville la veille au soir pour profiter de leur long week end incluant l’Independance Day). Nous arrivons 2H30 plus tard à Barstow. Là, on se dégourdit un peu les jambes.Devinez où ??...dans les outlets pardi ! Là, même les garçons se laisseront tenter…

Après être remontés en voiture (ben oui : il faut grimper pour s’installer dans un 4x4 !), nous hésitons à nous arrêter à la ville-fantôme de Calico. Les rumeurs la traitant de « piège à touristes », nous passons l'étape et poursuivons notre chemin. La conduite automatique et le cruise control enclenché permettent au conducteur d’être relax au volant… Nous traversons le désert de Mojave… La route longue et droite à l’infini fait somnoler ma fille à l’arrière. Quant à moi, l’excitation du voyage, la découverte de nouveaux paysages et la musique entrainante du lecteur CD me tiennent bien éveillée. La compilation spécialement concoctée pour ce trip tourne en boucle dans l’appareil… rien que de bons vieux tubes anglais contant l’Amérique et que même les jeunes connaissent…

Nous passons notre temps à photographier à travers le pare-brise ou dans les rétroviseurs, de gros trucks (camions) rutilants typiquement américains, des camping-cars tellement gigantesques que derrière, ils tractent un énorme 4x4 comme nous nous y mettrions des vélos, des bikers chevauchés par des gars plutôt virils ou les surprenants arbres de Josué qui jalonnent le trajet. Quand nous sortirons de la voiture, lors d’un arrêt à la station essence, nous serons happés par un air chaud insoutenable (drôle de sensation…).

Nous quittons la Californie et entrons en Arizona. Très vite, nous empruntons un vieux tronçon de la mythique Road 66 qui nous conduit jusqu’à Oatman, ancienne ville minière du début du XXème siècle. Les ânes utilisés autrefois dans les mines s’y baladent maintenant librement dans la rue principale, dans un décor de western bien sympathique… Détour à conseiller vraiment !! En quittant ce village typique du Far West, nous avons de beaux points de vue sur les montagnes environnantes, mais nous ne tardons pas à essuyer un violent orage, suivi d’une pluie battante qui nous poursuivra jusqu’à Kingman où de beaux arcs en ciel zèbreront un ciel encore menaçant. Il est presque 18H et nous nous arrêtons au bar avec une vache sur le toit pour grignoter quelque chose en attendant un repas plus conséquent prévu 2H plus tard à Williams… Nous ne le savons pas encore, mais cet en-cas constituera en fait notre seul souper… En effet, nous avons à peine repris l’autoroute devant nous amener à Seligman que nous rencontrons un bouchon qui finalement s’avéra durer 2H… Accident ?? Problème dû à l’orage ??? Nous ne le saurons jamais… Nous aurons bon scruter l’horizon à la jumelle, nous ne comprendrons jamais le pourquoi…

Toujours est-il qu’il est déjà 20H30 quand nous pouvons enfin avancer et nous diriger maintenant vers Seligman que nous atteignons vers 21H30, alors qu’initialement il devait être 19H30… La nuit est tombée depuis longtemps et c’est dans le noir que nous visitons cette petite ville autrefois située sur la légendaire route 66 et qui maintenant est quelque peu ressuscitée, suite à l’intervention des frères Delgadillo qui se sont amusés à recréer un peu l’ambiance d’antan, en exposant des objets d’époque. On peut ainsi admirer de vieilles bagnoles, celles-là mêmes qui ont inspiré le film « Cars » des studios Disney Pixar. Nous serons quelque peu déçus de cette visite…L’ex-route 66 étant remplacée par une nationale à 4 bandes, il est quand même difficile de s’imaginer les lieux à l’époque ! Mais il est vrai que dans le noir, ce n’était pas l’idéal ! Nous ne nous attardons pas trop et poursuivons notre chemin jusqu’à Williams que nous atteignons vers 22H15, soit bien trop tard pour espérer manger dans le resto envisagé ou visiter cette ville typique du Far West… De plus, il nous reste encore 45 minutes de route pour arriver à notre hôtel à Tusayan. Et dire qu’il est prévu demain de se lever avant l’aurore pour aller au Grand Canyon, assister au lever de soleil qui a lieu à 5H15 ! A ce moment, je me dis qu’il va falloir revoir le planning ! A noter que sur cette route 64 toute droite menant à Tusayan mais où la vitesse est assez limitée, nous rencontrerons par deux fois des Rangers garés sur le bas- côté, à cette heure pourtant avancée de la nuit.

Sa 4/7: Grand Canyon ; Nuit à Tusayan

Voici ce qui était prévu au planning (30 Km) A 5H15 : sunrise A 8H30 : survol en hélico (vol prévu à 9H) avec la société Papillon : 125$/pers pour 30 min de vol Visite des principaux points de vue le long de la Hermits Rest Rd Courte rando sur le South Kaibab Trail jusqu’à Cedar Ridge (4.5Km / 2 ou 3H) A 19H50 : sunset à Yaki Point

Voici ce que nous avons fait

Bien évidemment, vu l’arrivée tardive à l’hôtel (Best Western Squire Inn) la veille au soir, j’ai reporté le sunrise au lendemain. Après un sommaire petit déjeuner, nous nous rendons pour 8H30, à l’aérodrome de Tusayan jouxtant notre hôtel. Après les préliminaires concernant les consignes de sécurité, nous montons dans l’hélico et nous installons aux places prédéterminées suivant notre poids. Nous sommes 7 avec le pilote. Un couple de jeunes nous accompagne. Le temps est idéal : ciel bleu et ensoleillé et pas trop chaud pour éviter les turbulences. L’hélico prend vite de l’altitude survolant une forêt luxuriante de sapins, et se dirige droit devant lui. Ne nous étant pas approchés du bord auparavant, nous sommes vierges de toutes impressions… Huit minutes après le décollage, nous arrivons au gouffre que le pilote traverse jusqu’à la rive nord avant de faire demi-tour. On en prend plein les mirettes et on mitraille à tout va. Ce n’est pas pour rien que l’on nomme cette région Grand Canyon. Les deux rives sont éloignées l’une de l’autre d’une bonne vingtaine de Kms et tout au fond, bien loin, on aperçoit le Colorado. C’est lui qui a ainsi façonné ce labyrinthe de canyons et de gorges érodées…Une merveille de la nature !

Vers 9H45, nous sommes de retour sur la terre ferme et reprenons notre véhicule pour nous rendre au Parc situé 9 Mi plus loin. A l’entrée, nous payons 80 $ pour obtenir notre National Parks Pass qui sera valable pour l’entrée de tous les N.P. et Monuments Nationaux. (les S.P. - State Park- restant, eux, payants). Arrivés dans Grand Canyon Village, nous nous perdons un peu dans le dédale de rues et finissons par dénicher le supermarché situé Market Plaza, où nous allons acheter de quoi faire un pique nique. Il est 11H45 quand nous passons devant la gare ; nous y voyons justement l’arrivée du train en provenance de Williams, mais point de locomotive à vapeur comme autrefois! Nous garons notre voiture près du Bright Angel Lodge et montons alors dans une navette gratuite obligatoire, qui dessert les différents points de vue de la Hermits Rest Road longue de 13 Kms. Nous alternerons ainsi marche et navette le long du Rim Trail (sentier au bord du Canyon) et dinerons en contemplant un fabuleux panorama. Nous sommes impressionnés par l'immensité du paysage mais pas totalement séduits: il s'en dégage une sensation de "trop grand", "trop infini", "trop loin"...

Vers 16H, fatigués par les randos et la chaleur, nous décidons d’annuler la descente prévue à l’intérieur du Canyon et rentrons nous reposer et nous rafraichir à la piscine de l’hôtel. Vers 18H, nous retournons au Parc pour assister à Yavapai Point, au magnifique coucher de soleil embrasant la roche de belles couleurs chaudes. Pour une fois nous ne souperons pas trop tard, en face de notre hôtel, dans un restaurant typiquement cow-boy, au Yippee-ei-o Steakhouse et verrons passer le cortège célébrant l’Independance Day, défilant aux couleurs de la Nation.

Di 5/7: Grand Canyon-Page ; Nuit à Page

Voici ce qui était prévu au planning (140 Mi-230 Km) Desert View drive, Arrêts à: - Little Colorado, - Cameron Trading Post - Marble Canyon, - Lee’s Ferry, - rando Cathedral Wash?? (4Kms/2H A-R), - Horseshoe Bend (meilleure luminosité avant 16h), - Barrage Glen Canyon, - Coucher de soleil sur le Lac Powell (à 19H50)

Voici ce que nous avons fait

5H00 : Dans le noir, nous quittons le parking de l’hôtel encore endormi à cette heure très matinale. Il n’y a pas de temps à perdre, le soleil ne va pas nous attendre pour se lever… Nous passons la cahutte de l’entrée du Parc… Personne… Nous rencontrons quelques biches broutant en lisière de forêt, et nous nous dirigeons vers Mather Point …Aie…aie…aie… Le parking est presque plein ; ça va être noir de monde… De toute façon, nous n’avons plus le temps d’attraper une navette pour aller plus loin ! Nous allons jusqu’au point de vue et là, le spectacle est au rendez-vous : les rayons du soleil éclairent progressivement les roches et les buttes qui prennent des teintes de plus en plus colorées. Nous restons là presque 1H à photographier ce tableau. Les gens encore assoupis se font discrets…

6H15 : Nous n’avons pas déjeuné mais nous avons des barres et autres boissons énergisantes. Il fait bon, pas trop chaud et nous sommes en pleine forme. Nous décidons d’entamer la rando annulée la veille. Chargés de nos sacs à dos, nous prenons la navette qui nous conduit au début du sentier South Kaibab Trail. Nous ne sommes pas très nombreux à randonner si tôt…Tant mieux…Nous laissons les quelques personnes partir avant nous et bien vite, nous nous retrouvons seuls devant cette immensité… Que du bonheur ! Nous descendons jusqu’à Cedar Ridge en suivant cet ancien sentier de mines. En chemin, nous croisons beaucoup d’écureuils pas farouches du tout et plutôt espiègles… Lors d’une halte, il y en a même un qui osera s’aventurer dans mon sac resté entrouvert et en ressortira, victorieux, ma barre de céréales entre ses pattes … Il vient de voler mon déjeuner !!! Plus tard, nous remontons vers la Rim et rencontrons des personnes cette fois beaucoup plus nombreuses, entamant seulement la descente, sous un soleil qui déjà se fait sentir... Cette rando faite ainsi à la fraîche à l’intérieur même du Canyon, est assurément le meilleur moment passé dans le Grand Canyon et un de nos excellents souvenirs sur l’ensemble du voyage. Nous ressentons enfin la sensation d'avoir pris le poul de cet immense Grand Canyon.

9H15 : Nous sommes revenus au point de départ et attendons la navette qui doit nous ramener à notre voiture. Elle passe d’abord par Yaki Point, un autre point de vue 3 étoiles sur le Grand Canyon. Mais, tant pis, nous n’avons pas le temps de nous y arrêter si nous voulons profiter du petit déjeuner servi jusque 10H dans notre hôtel. Et maintenant, nous avons l’estomac dans les talons !!!

10H00 pile : Nous arrivons à la salle du petit déjeuner… Il était temps !!

11h30 : Nous quittons l’hôtel plus tard que prévu !! Une dernière fois, nous rallions Grand Canyon Village et tournons maintenant vers l’Est pour visiter les points de vue aménagés le long de la Desert View Drive longue de 40Kms. Les derniers nous offrent une belle vue sur le fleuve Colorado que jusqu’ici nous ne faisions qu’entrapercevoir.

15H30 : Nous sortons du Park par l’entrée Est et entrons sur le territoire indien des Navajos. La route est parsemée de petites échoppes tenues par des Indiens qui vendent ici des bijoux (beaucoup de turquoises) confectionnés par eux. Les filles se régalent ! Les garçons beaucoup moins ! Nous longeons aussi les gorges du Little Colorado creusées par une rivière qui prend sa source à l’est de l’Arizona et qui rejoint le Colorado dans le Grand Canyon. Ces gorges étroites sont magnifiques et méritent une visite ! Un peu plus loin, on s’arrête une nouvelle fois, au grand dam des garçons, pour visiter le Trading Post de Cameron, grand magasin vendant des objets d’art navajo (chers !).

18H : Nous arrivons à Marble Canyon. Malgré l’heure tardive, il fait encore vraiment très chaud. Nous sortons pourtant de la voiture pour admirer les 2 ponts côte à côte : le vieux Navajo Bridge datant de 1929 qui permettait, là, de traverser le Colorado pour passer en Utah, les barrages de Page et Las Vegas n’étant pas encore construits à l’époque, et qui maintenant est devenu piétonnier, et le nouveau pont plus moderne mais construit à l’identique de l’ancien. Passé ce pont, on se dirige vers Lee’s Ferry, en admirant les superbes falaises rouge-orangées de Vermillon Cliffs si belles en cette fin de journée et en passant à côté de rochers impressionnants de par leur taille et leur forme. Vu l’heure avancée, nous sautons la rando prévue Cathedral Wash qui permet de rejoindre le Colorado en suivant un wash (rivière asséchée). Quelques Kms plus loin, nous arrivons à Lee’s Ferry où nous trempons nos pieds dans l’eau et regardons quelques rafts arrivant de Page et d’autres s’apprêtant pour s’élancer demain, plus loin en direction du Grand Canyon… Les garçons auraient vraiment aimé embarquer, pour plusieurs jours, à bord de l’un d’entre eux…Mais le temps nous manque !!

18H45 : Maintenant, il est urgent de faire demi-tour pour rejoindre Page si on veut avoir la chance d’admirer le coucher de soleil sur le Lac Powell programmé pour 19H50. Sur la route, nous dépassons la rando Horseshoe Bend remise à plus tard, repérons notre hôtel (Days Inn), traversons Page sans traîner, passons au-dessus du barrage sans s’arrêter et arrivons enfin à Scenic View, point de vue surplombant le lac et qui offre un beau panorama, surtout au soleil couchant qui teinte le tout en rose. Ensuite, nous irons à l’hôtel nous enregistrer, ferons quelques courses en face, à l’immense Wal-Mart pour la journée du lendemain et souperons au très sympathique Ken’s Old West à l’ambiance cow-boy et country. Voilà qui clôturera une journée bien chargée commencée avant l’aube !

Lu 6/7: Page ; Nuit à Page

Voici ce qui était prévu au planning (130 Mi-185 Km) - piste House Rock Valley pour aller à the Wave, Wire Pass , Buckskin Gulch, - ou/et Paria Movie Set - ou/et Paria Rimrocks (Toadstool hoodoos (à faire tôt le matin ou en fin d’après-midi - et coucher de soleil à Alstrom Point (4H A-R à partir de Page) (à 19H50)

Voici ce que nous avons fait

Aujourd’hui est le jour de la rando dont on parle depuis des mois…THE WAVE… car bien peu ont la veine de pouvoir contempler cette merveille de la nature et les heureux élus s’y sont pris bien à l’avance! En effet, il s’agit d’un site protégé dont seul un nombre limité de personnes y ont accès, 20 par jour très exactement ! Et pour ce faire, il faut participer par internet, à un tirage au sort qui a lieu 4 mois avant le jour J désiré et qui désigne les 10 premiers gagnants…C’est ainsi qu’en mars, nous avons tenté notre chance et avons décroché tous les quatre notre permis !...C’était inespéré car il y avait presque 150 postulants ! Aujourd’hui donc, il était prévu de se lever comme hier, de très bonne heure, pour randonner pendant qu’il fait frais. Oui, mais c’est sans compter avec la fatigue qui commence à se faire sentir !!

Le temps de déjeuner, de s’équiper (remplir de glaçons la glacière et les camel-bags) et de faire le plein d’essence, il est déjà 7H20 quand nous quittons Page !... et 9H30 (Heure Utah) quand nous atteignons le parking du Wire Pass Trailhead où débute cette fameuse rando située à cheval sur l’Arizona et l’Utah. Le temps étant splendide depuis plusieurs jours, les 13 Kms de la piste House Rock Valley menant jusque là sont facilement praticables. Préalablement, nous nous sommes quand même arrêtés brièvement à la Paria Contact Station pour nous assurer de ne pas y rencontrer de problème. (Les Rangers s’apprêtaient à désigner 10 autres heureux gagnants pour le lendemain…) Il fait déjà presque 30° !... Nous remplissons nos sacs à dos d’eau, de barres et boissons énergisantes, chips et sandwichs… Nous nous tartinons de crème solaire… Nous chaussons nos bottines de marche… ajustons casquettes et lunettes de soleil…accrochons notre permis à un sac à dos… Equipés en plus de notre boussole et des plans censés nous guider, nous voilà enfin prêts pour parcourir les 4, 5 Km nous séparant du saint des saints… 800 mètres plus loin, nous nous inscrivons sur le registre disposé à cet effet dans une boîte en fer… Et là, je m’aperçois que j’ai laissé, dans la voiture, les explications concernant la visite des alentours de la Wave… Flûte !... On se tâte… Bah ! On s’en passera… Et puis, non… C’est trop bête… La voiture n’est pas si loin ! Mon fils, courageux, rebrousse chemin pour aller les rechercher… En attendant, les autres se mettent à l’ombre ! Une demi-heure plus tard, il est déjà de retour !... Tous ensemble, nous nous remettons en route, direction plein sud. La rando grimpe régulièrement. Nous suivons sans peine les indications fournies par le BLM. Nous repérons facilement les cairns disposés çà et là. On se retourne assez souvent pour photographier les lieux et ainsi se créer des points de repère pour le retour… (J’avais lu ce truc donné par quelqu’un sur internet !...) La rando est unique…On ne sait où donner de la tête… Les rochers sont si photogéniques ! Tout ici, est déjà si beau, que nous nous demandons bien ce que nous allons découvrir plus tard !... Nous prenons tout notre temps et nous nous arrêtons fréquemment pour admirer les lieux. Arrivés en bas de l’ultime montée, nous décidons de nous installer à l’ombre d’un genévrier, le seul arbre du coin et de pique-niquer pour reprendre des forces, tout en surveillant qu’un serpent ou un scorpion n’apparaisse pas !... Seul, un lézard inoffensif nous tient compagnie… Mais, même lui, je le tiens à l’œil !! Les 350 derniers mètres en montée dans le sable et sous le cagnard sont les plus durs !... Arrivés en haut les premiers, les garçons ne nous attendent plus et découvrent l’entrée principale de la Wave bien avant nous, les filles, qui la contournons sans la voir !… Ils finissent par venir nous rechercher… Et là, le spectacle est à son apogée… The Wave, la vague, porte bien son nom. Et la roche a une multitude de couleurs. Les draperies de grès façonnées par le vent et si fragiles sont vraiment de toute beauté… Je reste là, assise, savourant le tableau ! Les enfants tout excités sont déjà partis explorer les environs immédiats… Ils sont montés sur les rochers à droite et à gauche et prennent des dizaines de photos… avec eux …sans eux… Et puis très vite, un de mes fils décide de s’aventurer encore plus loin pour voir Second Wave, Sand Cove, Melody Arch… Au bout d’1H, l'autre part à sa recherche… en vain… Il revient sans lui… C’est un allemand passant près de nous qui nous dit l’avoir vu grimper et explorer… Finalement, nous restons là bien plus longtemps que prévu. Les quelques personnes croisées sont déjà reparties bien avant nous… Il est presque 14H30 quand nous quittons à regret cet endroit exceptionnel. Oui, mais là, il fait vraiment très, très chaud. De plus, les enfants s’aperçoivent qu’ils n’ont plus grand-chose à boire !... Nous trouvons le chemin du retour sans problème en suivant à nouveau les cairns et en longeant des falaises pour essayer de trouver de l’ombre le plus possible, car autour, pas le moindre petit arbuste où s’abriter. Alors, nous marchons sans nous arrêter. Très vite, les enfants se retrouvent à sec et siphonnent mon camel- bag… J’ai été plus économe qu’eux ! Moi, sentant la fatigue arriver, j’avale un Power Shoot censé me rendre des forces rapidement… Malgré cela, j’ai vraiment du mal à achever les 2 derniers Kms … Je marche comme un automate… Le plus dur est d’arriver à avancer dans le sable : c'est éreintant… et inévitablement, il s’insinue dans mes chaussures, comprimant ainsi considérablement mes pieds déjà échauffés… Arrivée à la voiture, il me faudra une bonne demie- heure pour me ressaisir… Une chose est sûre : cette rando est LA RANDO du voyage…celle dont nous nous souviendrons longtemps…Je n’aurai qu’un regret : celui de ne pas avoir poursuivi les washs de Wire Pass et de Buckskin Gulch. J’aurais aimé traverser ces slots Canyons étroits de moins d’1 mètre et encadrés de hautes falaises.

Il est 16h30 quand nous quittons le parking du Wire Pass Trailhead. Une demie- heure plus tard, nous avons rejoins la route 89. Nous n’avons plus le temps d’aller ni à Old Paria ni aux Toadstool hoodoos.

Arrivés à Big Water, nous enchaînons directement sur la piste devant nous conduire à Alstrom Point, l’un des plus beaux points de vue sur le Lac Powell. Avant d’y arriver, on passe d’abord près de Nipple Bench où les badlands offre un décor désertique, quasi lunaire, impressionnant… Le silence est maître des lieux… Pas un arbre… Nous sommes seuls… D’ailleurs, pendant 3H, nous ne rencontrerons pas âmes qui vivent! Il parait que c’est ici que fut tourné « La planète des singes ». Nous mitraillons l’endroit avant de poursuivre la piste. Nous soulevons derrière nous des nuages de poussière grise… Après une vingtaine de Miles et plusieurs embranchements, nous sommes contents de voir le panneau indiquant « Alstrom Point 5 Miles » car l’heure avance et nous voyons déjà le soleil décliner. Nous arrivons au 1er point de vue non sans mal à cause de nombreux rochers. Nous stoppons là quelques instants pour voir le splendide panorama se teinter de rose mais les garçons n’ont qu’une idée en tête : rallier le 2ème point de vue. J’essaye de les en dissuader…Nous n’avons qu’un AWD, le soleil se couche et la suite de la piste traversée par des bancs de roche est introuvable… Mais rien n’y fait : ils partent à pied pour essayer de la repérer. L’ayant retrouvée, nous poursuivons…cahin caha car les rochers sont de plus en plus difficiles à passer… Souvent l’un d’eux descend pour guider l’autre resté au volant! Et dire qu’il va falloir refaire tout ce chemin en sens inverse !... Je me vois déjà crever un pneu et être contrainte de passer la nuit ici ! J’imagine la tête du gars qui nous a loué la voiture à San Francisco s’il nous voyait à cet instant ! (ça, je le répéterai plus d’une fois au cours des 6 jours à venir…) Victorieusement, nous arrivons enfin au bout. C’est vrai qu’ici c’est encore plus beau. Mais là, le soleil est vraiment au bout de sa course. Il ne faut plus traîner ! Je ne tiens pas à refaire la toute fin de piste dans le noir ! Le retour se fait plus aisément que l’aller : on reconnait les passages difficiles rencontrés peu auparavant. Je suis soulagée quand on arrive enfin à la partie gravillonnée. Il nous faudra alors encore 1H pour rentrer à Page.

Ereintés par cette longue journée, nous nous contenterons d’un souper rapide mais plutôt bon au Denny’s situé près du barrage de Page. Mais pourquoi donc les Américains ont-ils la fâcheuse manie de mettre la clim à fond ??... Certains rentreront à l’hôtel se doucher et se coucher pendant que d’autres (les plus courageux…) iront une nouvelle fois refaire le plein de boissons et chips au Wal-Mart situé juste en face et qui ouvre vraiment tard le soir !!!. Remarque : Les rayons des grandes surfaces sont plein d’aliments qu’on ne trouve pas chez nous : en dehors du fait que tout est à la taille XXL, on y voit aussi des œufs liquides dans des boites en carton semblables à celles du lait , d’énormes gâteaux et biscuits aux couleurs flash, des poudres et pilules en tout genre pour se maintenir en forme… mais aussi des salades à composer soi-même et ça, c’est super bon (on les paye suivant leur poids). Il faut aller y faire un tour pour se rendre compte…

Ma 7/7: Page-Monument Valley ; Nuit à Monument Valley

Voici ce qui était prévu au planning (125 Mi-200 Km) - Upper et Lower Antelope Canyon - Navajo N.M. - à 17-18H : Monument Valley (sunset à 20H45, heure locale)

Voici ce que nous avons fait Une journée passée chez les Indiens : 8H30 : Après une bonne nuit de sommeil, 2 d'entre nous sommes chargés (nous avons été tirés au sort) d’aller à la cahute des Indiens située à la sortie de Page (près des 3 grandes cheminées de l’usine électrique), pour réserver la visite de 11H00 d’Upper Antelope Canyon (25$/pers + 6$/pers pour entrée sur le territoire navajo... C’est cher, ils ne perdent pas le nord, ces indiens ! ) De retour à l’hôtel, nous récupérons les 2 autres qui ont pu ainsi gagner ½ H de sommeil en plus. Après le déjeuner, nous rechargeons les bagages dans la voiture, faisons le check-out et partons visiter Horseshoe Bend situé 2 Mi plus au sud et que nous n’avions pas pu faire l’avant-veille. Il est à peine 10H00 et le soleil ne tape pas encore de trop ! Les 20 minutes de marche nécessaires pour arriver à ce point de vue se font sans problème. Seul le début est en légère montée. Ensuite, un chemin de sable descend petit à petit. Arrivés à son extrémité, nous nous trouvons devant un site vertigineux surplombant un des méandres du Colorado en forme de fer à cheval (d’où le nom). Là-bas, tout au fond, nous apercevons des bateaux qui nous semblent bien petits ! A ne surtout pas rater lors d’une visite au Lac Powell !!!

10H40 : Nous sommes de retour à Antelope Canyon et attendons le départ des 4x4 navajos qui doivent nous mener à ce slot canyon réputé pour son étroitesse et les rais de lumière qui y pénètrent en été quand le soleil est au zénith. Et ça tombe bien : aujourd’hui, c’est grand soleil ! Après 15-20 minutes de trajet sur une piste sablonneuse qui secoue pas mal, nous débarquons des 4x4 et suivons notre guide. Petit (gros !) bémol : nous ne sommes pas seuls. En effet, cet endroit est très prisé des touristes, surtout à cette heure-ci où un mince filet de lumière arrive à s’infiltrer à l’intérieur. Les groupes se suivent à la queue leu leu tout le long des 400 mètres que fait ce canyon.

Mais ne boudons pas notre plaisir : les parois rocheuses sculptées par l’eau ont des formes incroyables et celles irradiées par le soleil dévoilent une superbe palette de couleurs… La scène est de toute beauté et les appareils photo crépitent. Notre guide très sympa nous conseille sur la manière de réussir nos clichés. Au bout d’1H, après avoir fait l’aller-retour tout le long du canyon, nous remontons dans le 4x4 qui nous ramène au point de départ. Encore une visite à ne pas rater, surtout qu’elle ne demande aucun effort ! (A moins que l’on déteste la foule !) Nous n’irons pas de l’autre côté de la route visiter la partie Lower Antelope Canyon qui parait-il est aussi extraordinaire mais ne reçoit pas les rayons du soleil (aussi 25$/pers)

12H40 : Nous retournons une dernière fois à Page pour aller voir le point de vue sur le barrage. Au passage, nous achetons une salade au Denny’s que nous allons déguster au bord du lac (à Chains Area), histoire de mettre les pieds dans de ce magnifique lac que nous n’avons même pas eu le temps d’approcher de près !

14H30 : Il nous faut déjà reprendre la route : Monument Valley nous attend…Mais dans 2 jours, nous reviendrons ici, au Lac Powell... en avion... Nous passons à côté de Navajo N.M. qui contient des ruines d’anciens villages indiens, mais le temps nous presse une fois de plus et nous ne nous y arrêtons pas.

16H30 (heure Arizona) = 17H30 (heure Utah/Navajo) : Nous approchons de Monument Valley. Les 1ères buttes et mesas apparaissent. Elles nous semblent familières ! Surtout pour moi qui, enfant, avait la permission le samedi soir, de regarder la télévision et notamment des productions hollywoodiennes avec des cow-boys et des indiens. Maintenant, je suis ici au cœur de l’action… En effet, ce parc est un lieu mythique dans l’histoire du cinéma : il servit de décor naturel à de nombreux westerns jusque dans les années 60. Après nous être acquittés des 4x 5$ auprès de la Mme Navajo, à la cahute de l’entrée, nous stoppons quelques mètres plus loin pour admirer et photographier bien sûr, le trio de buttes, emblème du parc, à savoir les Mittens et Merrick Buttes, celles-là mêmes vues dans d’innombrables films. Puis, nous nous élançons sur la piste qui contourne de nombreux autres monolithes provenant de l’érosion des mesas leur donnant des formes très variées rappelant parfois l’aspect d’animaux. Ils sont impressionnants de part leur hauteur de plusieurs centaines de mètres ! Le circuit est accessible à tous types de véhicules quand il est sec. Mais il est quand même pas mal défoncé à certains endroits, surtout au début. Avec notre AWD, nous n’avons aucun problème, même avec tout notre barda resté à l’arrière. Il nous faut +/- 2 H pour faire toute la boucle. Nous revenons à temps à l’entrée pour assister là, sur les hauteurs, au magnifique coucher de soleil sur les remarquables buttes Mittens et Merrick. Puis, tout à côté, nous visiterons gratuitement des hogans, ces habitations typiquement indiennes en bois et argile. Ensuite, nous nous dépêcherons d’aller faire le check-in au Goulding Lodge situé dans ce cadre exceptionnel, à quelques Kms de là. Nous arriverons au resto du site vers 21H, peu avant sa fermeture…(accueil, chambre et nourriture pas terribles !)

Petit encarté à propos des douches dans les chambres d’hôtel : dans chaque hôtel, il faut se familiariser avec le système différent de chez nous, permettant de régler la pression de l’eau ainsi que le débit de l’eau chaude… Certains systèmes étant plus opérationnels que d’autres… ou du moins certains étant plus simples d’utilisation que d’autres… Plusieurs fois, nous serons pris de fous rires en entendant le premier se doucher en s’acharnant sur le robinet et en invectivant le pommeau de douche…

Ce soir-là, nous nous endormirons en regardant, à la TV, un DVD loué à la réception…un vieux western (of course !) de John Ford tourné dans ce parc avec le renommé John Wayne. A refaire, nous testerions plutôt le tout nouvel hôtel installé au cœur même du parc, The View Hotel.

Me 8/7: Monument Valley-Moab; Nuit à Moab

Voici ce qui était prévu au planning (165 Mi-265 Km) - Valley of the Gods (boucle de 25Kms/1H30) - Gooseneck - Moki Dugway - Muley Point - ruines indiennes Mule Canyon (3Kms/1H30 A-R) - arrêt à Newspaper rock? - ou Needles et/ou Anticline Overlook?( = énorme détour uniquement pour 2 points de vue!!!!), - près de Moab: Fisher Towers (sunset à 20H45)

Voici ce que nous avons fait

6H00 : Nous nous levons tôt pour assister au lever de soleil depuis le balcon de notre chambre qui a une vue imprenable sur les pitons du Parc. Mais ce sera très bref, car encore fatigués, nous retournerons vite nous recoucher !...

8H30 : Seuls 2 d'entre nous sont debout pour aller visiter le très instructif musée historique du coin, situé à côté de notre chambre. Il s’agit en fait de l’ancien comptoir trading post de Harry Goulding venu s’installer ici en 1923, qui fit du commerce avec les indiens navajos de la région et qui plus tard, réussira à convaincre John Ford de venir à Monument Valley pour y tourner des westerns.

9H15 : Tous ensemble, nous reprenons la route…direction Mexican Hat, petit village perché au-dessus de la San Juan River. Mais auparavant, nous nous retournons pour photographier Monument Valley dans l’autre sens, celui éclairé le matin par le soleil. C’est vraiment la photo à ne pas oublier de faire!!

Nous quittons définitivement l’Arizona et pénétrons en Utah. Il est prévu, ici, de parcourir la région à travers de nombreuses pistes, hors des sentiers battus, pendant les 6 jours à venir. Que d’aventures en perspective ! Les routes 261 et 316 nous mènent jusqu’à Gooseneck, un point de vue splendide sur les méandres de la San Juan River située 300 mètres plus bas et se lovant autour de hautes falaises de couleur… noire (tiens, ça nous change des roches rouges !). Demi-tour pour nous rendre quelques Kms plus loin au début de la piste de Valley of the Gods que nous parcourons dans le sens Est-Ouest. Il s’agit d’un circuit de 25Kms dont l’accès étonnamment libre, nous permet de nous promener à travers une plaine parsemée de buttes à l’instar de Monument Valley, à l’énorme différence près que nous y sommes pratiquement seuls : pendant 1H30, nous ne croiserons que 2 voitures ! A l’issue de ce chemin de terre facilement carrossable, on revient sur la route 261.

En poursuivant la route 261, nous entamons quelques Kms plus loin, une véritable ascension. La route (Moki Dugway), ici, n’est plus goudronnée et grimpe en formant des lacets très étroits à flanc de colline, pour atteindre finalement le plateau de Cedar Mesa à 1700m. Juste après le dernier lacet de la Moki Dugway, on peut accéder par une piste sur la gauche, au point de vue Muley Point Overlook donnant également un bel aperçu des méandres de la San Juan River.

Nous rejoignons rapidement la route 95 d’où, 15 kms plus loin, démarre une piste menant à la rando Mule Canyon. Sur l’ensemble de notre périple, c’est le seul endroit où nous avons le temps de nous arrêter pour voir des ruines indiennes et bien qu’il ne s’agisse que d’anciens greniers, je tiens particulièrement à ne pas les rater… Mettons le contexte : personne, très chaud, des bestioles partout, des arbres en travers de la rando... Au bout de 1Km, nous apercevons une roche percée de trous et qui ressemble aux fameux greniers indiens, appelée House of Fire... On la prend sous tous les angles... 1/2H plus tard, retour à la voiture (cette fois par le bon chemin non semé d’embuches) et là surprise... : il ne s’agit pas du bon rocher, la photo ne correspond pas à celle de mon guide!! Inutile de dire que les enfants ont refusé d’y retourner… Nous avons plié bagage et sommes partis pour Moab sans tarder (avec mouches et moustiques dans la voiture !)

Il est passé 15H quand nous arrivons à Blanding, petit village agricole où nous nous arrêtons pour manger un morceau et faire le plein d’essence. Nous ne nous attardons pas et reprenons la route. Passé Monticello, nous repérons le gros rocher Church Rock et l’embranchement de la route 211(en cul-de-sac) menant 56 Kms plus loin aux Needles !... pas le temps donc de s’y engouffrer (même pour aller jusqu’au News Paper Rock couvert de vieux pétroglyphes indiens). Encore plus loin, nous voyons un autre embranchement également en cul-de-sac, menant aux points de vue Needles et Anticline Overlooks, mais la route pour y arriver est aussi vraiment trop longue: 120Kms/2H A-R pour voir les deux !...et nous y renonçons aussi!

Un peu plus loin, nous marquons une courte halte pour admirer la Wilson Arch. Nous voyons quelques personnes grimper jusqu’à son pied. Vers 17H, nous arrivons enfin à Moab, petite ville touristique très animée, entourée de falaises rouges, et dont la Main Street est bordée de petites boutiques, hôtels, fast food, restos, … et loueurs de 4x4, vélos, rafts, kayaks…En effet, ici, les sportifs sont rois ! Plusieurs parcs sont à visiter aux alentours. Nous nous installons donc ici pour 3 nuits.

Le temps de faire le check-in au Best Western Canyonlands Inn (à ne pas confondre avec l’autre, le Greenwell Inn), nous voilà déjà repartis… direction : route 128. Ma fille, après avoir hésité à rester pour profiter de la piscine, décide de nous suivre… Il n’y a pas de temps à perdre : le soleil se couche à 20H45… La 128 est une route scénique longeant le Colorado. Elle est encaissée entre de hautes falaises rouges. Nous passons à côté de deux magnifiques ranchs aménagés en hôtels 4*. Le cadre est splendide… Nous faisons un petit détour pour nous rapprocher de Castle Rock, un rocher en forme de doigt levé, vu dans beaucoup de pubs. D’ailleurs la région a inspiré beaucoup de cinéastes. John Wayne, encore lui !, joua ici les scènes de « Rio Grande ».

A 32 Kms de la jonction avec la 191, nous voici arrivés à la rando qui nous intéresse, à savoir Onion Creek Road. Il ne s’agit pas d’une rando à pied ; il suffit de suivre en voiture, cette route qui traverse la rivière à de nombreuses reprises. C’est assez ludique mais en cette saison et vu que la région n’a pas essuyé de gros orages depuis longtemps, le niveau de l’eau est vraiment très très bas. Les garçons quittent alors la piste et s’amusent à suivre carrément le lit de la rivière… C’est donc assez sportif…

19H30 : Nous sommes à présent sur la piste menant aux Fisher Towers, d’immenses et abruptes monolithes rouges aux formes dentelées. A cette heure correspondant au soleil couchant, ces tours s’embrasent et se teintent d’un rouge flamboyant se détachant dans un ciel bleu vif. Le tableau est magnifique… Ce n’est pas le premier mais on ne s’en lasse vraiment pas. Les garçons décident de randonner pendant 1H en suivant le chemin partant du parking.

21H45 : De retour à Moab, nous faisons le plein de boissons au City Market drôlement bien achalandé et allons souper au très renommé Moab Brewery à la déco très originale, aux serveurs très sympathiques, aux très bons plats variés et pas hors de prix… vraiment une adresse à recommander ! N’arrivant pas à bout du dessert hyper copieux, nous repartirons de là avec un doggy bag !

Je 9/7: Moab; Nuit à Moab

Voici ce qui était prévu au planning (125 Mi-200 Km) - Sunrise à Mesa Arch dans Island in the Sky (à 6H00) - Survol en avion (2H30) par la société Red Tail (330$/pers) - Island In The Sky - Dead Horse Point - retour à Moab par Shafer Trail+Potash Road+Route 279 (50Kms/3H) - Negro Bill Canyon??(6Kms/3H30 A-R) ou Onion Creek Road?? (en voiture:26Miles/2H A-R)

Voici ce que nous avons fait Nous n’avons pas le courage de nous lever suffisamment tôt pour le sunrise sur Mesa Arch qui a lieu à 6H00 Pour y arriver, il faut compter 1H de route depuis Moab et 15 minutes de marche !!...Il aurait donc fallu quitter Moab vers 4H45 !! Et là, je n’ai réussi à convaincre personne…

Début juin, j’ai réservé chez Red Tail Aviation, un survol en petit avion Cessna à partir de l’aérodrome de Moab. Nous y arrivons vers 8h00. De Moab, il faut compter +/-30 min pour y arriver. Le vol est prévu à 8h30. Le temps est splendide : soleil et ciel bleu avec quelques nuages blancs pas du tout menaçants…Bref, les conditions de vol semblent tellement optimum que j’en oublie malheureusement de donner, préventivement, à chacun un anti-nauséeux… Nous survolons pendant presque 3H, à basse altitude, les régions au- dessus de Canyonlands (Island in the sky + Needles + The Maze), de Capitol Reef N.P. et du Lac Powell jusqu’au Rainbow Bridge. C’est M-A-G-N-I-F-I-Q-U-E…Le co-pilote voulant lui-même réaliser un reportage photos, le pilote s’arrange pour nous placer sans cesse dans le meilleur angle pour avoir les vues optimales de chaque coin. Les appareils photo mitraillent sans cesse.

Qu’est-ce que Canyonlands ? Imaginez, aux Origines, un immense plateau, dominé par des sommets et des dizaines de cours d'eau dont le Colorado, qui chacun s'attaquent à ce plateau pour le labourer, le creuser, le raviner inexorablement, creusant dans la roche tendre de merveilleux canyons, et créant aussi une multitude d’arches et d’aiguilles rocheuses. Le Colorado pour éviter parfois le combat avec la roche dure, la contourne dans d’innombrables méandres. Le parc de Capitol Reef préserve un autre joyau de la nature : la Waterpocket Fold qui est un plissement gigantesque de la croûte terrestre, serpentant sur 160Km. Ce soulèvement impressionnant de roche multicolore s’est créé il y a 65 millions d’années ! Pour survoler le Lac Powell, nous redescendons vers le sud-ouest et revenons ainsi au-dessus de la région où nous étions encore 2 jours plus tôt. Le barrage construit à Page en 1963, sur le Colorado , a permis la naissance de ce lac artificiel s’étirant sur 300 Km . En effet, pendant 17 ans, les dizaines de canyons en amont se sont remplis peu à peu, d’eau provenant du Colorado et de ses affluents. Le paysage créé ainsi par l’homme est majestueux : d’énormes falaises rouges tombent dans ce lac d’un bleu profond, aux côtes très découpées . Il est dommage que ma fille, ayant le mal de l’air, n’en profitera pas pleinement !! Sans conteste, c’est l’un de nos meilleurs souvenirs… Vu le prix…heureusement !!

Vers 11H30, nous reprenons la voiture pour nous diriger vers Dead Horse Point SP que nous atteignons 1H plus tard (7$/véhicule). Il s’agit d’un promontoire situé à 600 mètres du vide à partir duquel on a une vue unique sur le plateau creusé d’une multitude de canyons ainsi que sur un méandre très photogénique du Colorado. Bien que nous l’ayons vu d’avion, nous apprécions vraiment ce parc et y restons une bonne heure à contempler la vue. Nous rencontrons aussi une famille habitant près de chez nous et avec laquelle, nous échangeons nos impressions de voyage ! Que le monde est petit !...

Nous reprenons le volant pour nous diriger maintenant vers la partie nord de Canyonlands, c.-à-d. Island in the Sky. Peu après le visitor center, nous nous arrêtons pour contempler le Shafer Trail et ses lacets vertigineux à flancs de montagne que nous comptons emprunter tout à l’heure pour retourner à Moab. Les garçons attendent ce moment depuis longtemps… (depuis qu’ils en ont vu des vidéos sur YouTube…)

Mais pour l’heure, nous partons à la découverte du parc. Nous suivons la route nous menant de point de vue en point de vue mais la magie attendue n’opère pas autant que prévu… Ce matin, les vues depuis l’avion volant à basse altitude étaient tellement extraordinaires que nous restons ici un peu sur notre faim… Peut-être étions-nous blasés ? Peut-être étions-nous fatigués ? Peut-être avions-nous trop le soleil dans les yeux ? Peut-être étions-nous trop pressés ou trop excités à l’idée d’entamer le Shafer Trail ?... Seule la rando jusque Mesa Arch sera appréciée à sa juste valeur...

17H30 : Le moment tant attendu est enfin arrivé : nous voilà à l’entame de la descente de la falaise en suivant cette piste utilisée autrefois à l’époque où les mines d’uranium étaient exploitées. Nous surplombons le vide de plusieurs centaines de mètres et cela sans parapet ! Mais c’est un peu comme les pistes de ski qui, vues de loin, semblent très pentues et qui, une fois que l’on est dedans, semblent nettement plus faciles… C’est donc sans vertige et sans réelle difficulté que nous arrivons en bas…

Nous commençons alors une autre piste, la White Rim Trail, tracée sur la plus basse terrasse du Canyon et espérons aller jusque Musselman Arch. Oui, mais là, les choses se corsent… La piste est vraiment en mauvaise état avec de gros cailloux à franchir…Et la route est encore longue. Nous préférons rebrousser chemin et nous avons bien fait car la suite ne va pas non plus être des plus faciles… En effet, après la descente de Shafer Trail, nous devons prendre la Potash Road censée être une piste en graviers, sans grosses difficultés, même pour des véhicules 4x2… Mais bien au contraire, elle s’avère être cahoteuse, très dégradée avec de nombreux trous et gros cailloux… Même notre AWD haut sur pattes peine un peu et nous devons rouler vraiment lentement en regardant où l’on place les roues pour ne pas toucher le bas de caisse ! Les garçons y prennent un certain plaisir… « Voilà une vraie piste » disent-ils… En définitive, le Shafer Trail nous a semblé bien facile en comparaison de la Potash Road… Nous mettons donc plus de temps que prévu pour parcourir les 13Miles et je suis contente d’arriver aux bassins de décantation des mines de potasse qui marquent la fin de cette piste.

De là, nous prenons alors la route 279 goudronnée, longeant des falaises plongeant dans le Colorado et offrant de splendides paysages. Nous passons à côté de la rando menant à Bowtie et Corona Archs que nous avons survolées en avion ce matin.

21H15 : Nous arrivons à Moab et allons manger près de l’hôtel, au resto italien Pasta Jay’s (très bon plat du jour)

Ve 10/7: Moab ; Nuit à Moab

Voici ce qui était prévu au planning (60 Mi-100 Km) - Arches N.P. (sunset à 20H45)

Voici ce que nous avons fait Ce matin, le ciel est partiellement nuageux. Heureusement que le vol en avion a eu lieu la veille ! Aujourd’hui, pas plus qu’hier, nous n’avons eu le courage de nous lever suffisamment tôt pour le sunrise sur Mesa Arch dans Island in the Sky. La fatigue du voyage se fait sentir…

Au programme : le parc Arches N.P. qui se situe à la sortie nord de Moab. Sur la droite, grimpe une route qui nous y amène. Voilà encore un parc qui a inspiré de nombreux cinéastes et metteurs en scène… Ça promet ! Ce petit parc contient le plus grand nombre d’arches naturelles au monde : 2000 ! dont 90 sont accessibles au public. Elles résultent de l’érosion des falaises et des crêtes rocheuses par la pluie, le froid, le gel dont la puissance est immense, le vent qui transporte du sable… Ces éléments attaquent la paroi de la roche au point le plus fragile, ce qui forme un trou qui augmente avec le temps. L’origine des arches est donc bien différente de celle des ponts naturels résultant de l’action d’un cours d’eau creusant un passage au travers d’une paroi rocheuse lui barrant la route. Les arches sont donc souvent exposées en hauteur pour être érodées tandis que les ponts naturels se retrouvent habituellement bien cachés au fond des canyons là où passent les rivières. Grâce à l'érosion qui poursuit lentement son travail de sape, de nouvelles arches se forment encore pendant que d'autres s'effondrent et meurent définitivement.

9H00 : Comment perdre du temps pourtant si précieux ??? Passés la guérite de l’entrée, nous nous rendons compte qu’il n’y a peut-être plus assez d’essence dans le réservoir. La route goudronnée qui traverse le parc du sud au nord fait quand même 70Kms aller-retour. Nous rebroussons donc chemin et retournons à Moab faire le plein !!! De retour à nouveau dans le parc, nous suivons la Scenic Drive en nous arrêtant aux différents points de vue la jalonnant. A son terme, commence la rando Devil’s Garden Trail. Nous y arrivons plus tard que prévu et le parking est plein… En tournant, nous finissons par trouver une place… A présent, le soleil frappe. C’est donc sac au dos que nous marchons (3Km/1H30 A-R) jusqu'à la plus grande arche du parc, la Landscape Arch, très spectaculaire avec ses 93 mètres de long. Elle est si mince et frêle qu’elle peut s’effondrer à tout instant. D’ailleurs pour la petite histoire, c’est elle qui aurait dû s’appeler Delicate Arch mais il y a eu confusion lors de l’attribution des noms… La chaleur nous accablant, nous renonçons à poursuivre plus loin jusqu’à Double O Arch et faisons demi-tour en passant néanmoins par Pine Tree Arch sous laquelle poussent des arbres. Il a beau faire chaud, il y a beaucoup de monde dans ce coin du parc et notamment des familles avec de jeunes enfants peinant à avancer, équipés pour tout le monde d’une seule bouteille d’eau tiédie par la température ambiante … Nous, nous sommes bien contents de pouvoir nous rafraichir avec de l’eau gardée bien froide grâce à nos poches isothermes enfermées dans nos sacs à dos ! De retour à la voiture, nous rebroussons chemin et nous arrêtons pour pique niquer près de Sand Dune Arch, facile d’accès et qui, comme son nom l’indique, est une arche dans le sable. Là, des enfants en ont fait leur terrain de jeux, et y jouent au football !

Nous poursuivons en voiture jusqu’à la partie dénommée Windows Section… Toujours autant de monde… Il est vrai que c’est un des plus beaux endroits du parc. Un court sentier mène à 3 arches différentes et un autre, plat et pas plus long, nous conduit à Double Arch, un ensemble de 2 arches reliées entre elles et formant un groupe massif impressionnant.

Puis, nous retournons vers l’entrée du parc en nous arrêtant notamment à Park Avenue, un ensemble de rochers de couleur rouge-orange, tellement hauts qu’ils font penser à des buildings longeant une rue… Il est 15H15. Nous décidons de rentrer à l’hôtel et de nous octroyer 2 bonnes heures de repos afin de reprendre des forces pour la rando prévue fin de journée... (piscine pour certains, l’eau du jacuzzi étant bien trop chaude pour pouvoir y entrer !) Nous dégustons aussi une délicieuse salade achetée au City Market.

18h00 : Ragaillardis, nous quittons l’hôtel… Retour à Arches N.P. et plus précisément au parking de Delicate Arch Trail. Il parait que c’est LA rando à ne surtout pas rater même si elle n’est pas des plus faciles ! En effet pour atteindre Delicate Arch, symbole de l’Utah sur toutes les plaques minéralogiques, il faut grimper sur du slickrock pendant 2Kms… Nous voilà prévenus… Moi, après la "balade" de la Wave, plus rien ne m’effraie !... A cette heure, il fait nettement moins chaud. Les garçons prennent rapidement de l’avance. nous, les filles, les voyons déjà au loin gravir la roche nue. Nous les suivons à notre rythme… Ils arrivent au sommet bien avant nous et s’inquiètent car ayant déjà mitraillé l’arche de nombreuses fois, la batterie de leur appareil photo vient de rendre l’âme, et ils comptent maintenant sur le mien ! Sans souci ni fatigue (la Wave m’a vraiment vaccinée), nous les rejoignons et admirons le spectacle avec eux… L’arche est située au bord d’un précipice avec en toile de fond, les montagnes de La Sal Mountains. La scène vaut vraiment le déplacement d’autant plus à cette heure où l’arche est éclairée par la douce lumière d'un beau coucher de soleil. Seules ombres au tableau : un malencontreux nuage qui va accélérer ce coucher de soleil et la foule massée en-dessous de l’arche difficilement délogeable malgré les huées des photographes ! Nous redescendrons en partie dans la pénombre, à la lumière de la lampe de poche que j’avais pris soin d’embarquer et croiserons bien des personnes entamant seulement l’ascension… Je me demande toujours ce qu’elles ont bien pu voir !

Nous souperons vers 21H45 au restaurant Zax Pizza (très bonnes pizzas) d’où nous repartirons avec les foulards semblables à ceux des cow-boys, servant de serviettes !...

Sa 11/7: Moab-Torrey ; Nuit à Torrey

Voici ce qui était prévu au planning (156 Mi-250 Km) - Arrêts à Little Wild Horse Canyon Goblin Valley S.P, Capitol Reef: Fruita Scenic Drive Points de vue Panorama Point, Sunset Pt et Goosenecks ...

Voici ce que nous avons fait

8H30 : Check-out et départ de Moab, le ciel est couvert. Ce soir, nous dormons près du parc de Capitol Reef.

Peu avant 10H30 : Arrivée a Little Wild Horse Canyon. Le temps est toujours un peu orageux. Il tombe d’ailleurs quelques gouttes. On s’arrête donc au visitor center de Goblin Valley. La ranger ne se mouille pas, c’est le cas de le dire. Elle ne conseille ni ne déconseille la rando dans ce slot canyon. On décide malgré tout de pousser jusque là pour voir si d’autres personnes s’y sont aventurées. Il y a 2 voitures sur le parking et on tente notre chance. Bien nous en a pris, la pluie cesse rapidement pour laisser place au soleil. Nous passons 1H à remonter le cours de cette rivière asséchée avant de faire demi-tour. Soit dit en passant, il est très amusant de se faufiler ainsi entre 2 falaises abruptes sans rester coincer.

13H00 : Arrêt rapide (45min) à Goblin Valley State Park (7$). Il fait très (trop) chaud, le soleil est au zénith et ça tape.

Ensuite route vers Torrey. Nous traversons un paysage lunaire, désertique et rocailleux. A partir de Hanksville, on longe les méandres de la Fremont River. On veut s’arrêter à Cainneville pour casser la croûte, à Mesa Farm Market plus exactement, réputé pour ses produits frais « homemade ». Manque de chance, le proprio vient de fermer la boutique (il est alors plus de 15H). En chemin on s’arrête pour regarder le gué qu’il faut passer pour rejoindre Cathedral Valley. Le niveau d’eau n’apparait pas élevé et pour le fun, les garçons veulent s’essayer à le passer. Mais vu l’heure bien avancée, j’arrive à les en dissuader. Arrêt à la Waterfall le long de la route 24. Beaucoup de gens s’y baignent mais l’eau trouble et rougeâtre de la Fremont River rebute ma fille qui décide finalement de ne pas y faire trempette. Arrêt le long de la passerelle en bois, aux pétroglyphes indiens gravés à même la falaise. Ils auraient plus de 1000 ans ! Ce n’est pas pour rien qu’ils sont assez effacés ! Tour rapide au visitor center pour voir la fameuse carte en 3D reconstituant les détails géologiques du parc.

Peu avant 16H00 : Arrivée à Fruita, ville fondée par les Mormons au XIXème siècle qui irriguèrent ici des vergers et où on espère cueillir quelques fruits. Il parait que c’est autorisé ! (le ventre est vide depuis le déjeuner). Malheureusement nous ne voyons que des fruits encore verts sur les arbres. D’autres seraient-ils passés avant nous ?? Même les biches soit disant en grand nombre autour de cet oasis, ne sont pas présentes en abondance. On se dépêche d’aller à la ferme Gifford, pour enfin se restaurer. Bof ! Il ne reste que des glaces. Le ventre vide, nous nous engageons sur la Scenic Drive longeant la Waterpocket Fold, mais les pistes semblent tristounettes : le ciel s’est obscurci complètement. Sans soleil, les rochers on perdu leur belle couleur rouge. On pénètre dans Capitol Gorge en espérant apercevoir quelques desert bighorns… Aucun à l’horizon ! On s’aventure à pied sur le chemin de Pionner Register et moi par manque de chance, je me tords la cheville sur le premier caillou venu… Retour anticipé à la voiture pour mettre de la glace immédiatement (la glacière en est pleine). Les enfants poursuivront sans moi jusqu’au rocher où les pionniers, au XIXème siècle, gravaient leur noms avant de s’aventurer à traverser la Waterpocket Fold, l’immense barrière rocheuse de 100 Mi de long, créée il y a 65 millions d'années. Bref, fin de journée plutôt morose et toujours le ventre vide. Capitol Reef vu du sol ne nous a pas émerveillés, c’était beaucoup plus beau vu d’avion. Le soleil daignera quand même faire une apparition furtive, au lieu-dit Sunset Point. Et là, nous serons enfin subjugués par la palette de couleurs qui nous est offerte au soleil couchant. De plus, nous y serons pratiquement seuls. Quel calme devant ce paysage coloré!

Check in rapide au motel Austin Chuckwagon (chambre très bien et la moins onéreuse du séjour). Et enfin nous nous régalerons d’un bon repas très copieux au Cafe Diablo. Nous n’arriverons pas à avaler entièrement les desserts pourtant délicieux. On n’avait jamais vu des coupes de glace aussi énormes.

Di 12/7: Torrey-Tropic ; Nuit au Ruby’s Inn

Voici ce qui était prévu au planning (165 Mi-265 Km) - Piste Notom Bullfrog Road(31Miles/1H30 entre la route 24 et la bifurcation pour Burr Trail), Strike Valley Overlook (1H), Piste Burr Trail (36Miles/1H30 entre la bifurcation avec la Notom Bullfrog et Boulder) - arrêt à Boulder : musée Anasazi - Route 12 avec incursion ds Hole-in-the-Rock Road ?? Ou Kodachrome Basin?? et Cottonwood Canyon Rd ?? - Près de Tropic : rando Mossy Cave (1, 5Km/1H A-R)

Voici ce que nous avons fait

9H30 : Départ du motel plus tard que prévu. Nous avions tous besoin d’une nuit plus longue que d’habitude. Avant de quitter définitivement Torrey, petite halte au magasin de souvenirs du coin (Trading Post) pour acheter chapeau de cow boy et autres babioles. Heureusement ma cheville n’est pas gonflée et elle tiendra la route pour les randos à venir. Après plusieurs hésitations nous décidons de ne pas faire la Notom Bullfrog Road sans grand intérêt visuellement parlant, mais plutôt de faire le Burr Trail aller- retour en nous disant que les vues sont différentes d’un sens à l’autre. La 1ère partie de la piste (jusqu’à Long Canyon) est goudronnée et est la plus belle. Le soleil est à nouveau présent et les couleurs de la roche sont bien resplendissantes. Nous poursuivons jusqu’aux switchbacks que nous descendons (nous sommes ainsi passés à travers la Waterpocket Fold, vous savez : l'immense barrière rocheuse ) jusqu’au croisement avec la Notom Bullfrog Road avant de faire demi-tour. Nous ne faisons pas le morceau de piste Upper Muley Twist Canyon qui conduit au point de vue Strike Valley Overlook. D’une part, nous n’avons qu’un AWD et pas un vrai 4WD (inutile de prendre un risque) et d’autre part, nous avons tellement bien vu la Waterpocket Fold depuis l’avion que nous ne jugeons plus le point de vue indispensable.

Au retour : pause-dîner d’une heure, au resto situé au début du Burr Trail. Très bons quesadillas…Sur la terrasse en sortant, j’ai la chance d’apercevoir brièvement un oiseau mouche se désaltérant à l’abreuvoir spécialement disposé pour ce genre de volatile. Pas le temps de sortir l’appareil photo, il est déjà parti… Vu l’heure (15H45), nous zappons la visite au musée Anasazi de Boulder et filons sur la route 12 en admirant les paysages jusque Escalante. Cette route est réputée pour être une des plus belles de l’Ouest : c’est une Scenic Byway. Et en effet, elle serpente au sommet d’une crête avec de chaque côté le vide et des points de vue superbes sur des canyons creusés dans la roche blanche et jaune. La pause-café au Kiva Koffehouse bénéficiant de ce cadre splendide, sera annulée : il ouvre jusque 16h et il est …16h15 !

Nous nous engageons alors dans la piste Hole-in-the-Rock Road, très facile jusque Devil’s Garden. Nous nous y promenons au milieu des arches et gros champignons dressés, sur fond de ciel couleur bleu pétant. Nous sommes seuls sur le site. Demi-tour pour reprendre la route 12 jusque Cannonville où nous nous arrêtons pour visiter Kodachrome Basin. Il est 19H, le soleil décline et les couleurs sur les roches multicolores sont splendides. Nous sommes ici aussi pratiquement seuls. Nous parcourons à pied Nature Trail( malheureusement à l’ombre) et Grand Parade Trail et allons en voiture admirer l’énorme monolithe appelé Chimney Rock. Tous ces hauts doigts dressés, sorte de geysers pétrifiés (pour parler « soft » !), disséminés dans le parc sont étranges.

Le reste de la route 12 pour aller jusqu’à l’entrée du parc Bryce Canyon est magnifique : passé Tropic, on aperçoit déjà des hoodoos couleur saumon. Il est trop tard pour entamer la rando Mossy Cave, le soleil est couché. Nous arrivons une fois de plus, tard, à notre hôtel, le Ruby’s Inn. Après le check- in et quelques courses au general store, pour le déjeuner du lendemain, nous filons au resto où nous avons la chance d’obtenir une table rapidement (vu l’heure : presque 22H, il n’y a plus foule). Sachant qu’ici c’est plus l’usine à touristes qu’un resto au menu raffiné, nous choisissons un plat simple qui n’occasionne aucune mauvaise surprise.

La suite sur le post suivant : voyageforum.com/...ost=2865731;#2865731 Elle décrit les étapes suivantes:

Lu 13/7: Bryce Canyon N.P. ; Nuit au Ruby’s Inn

Ma 14/7: Tropic-Zion-L.V. ; Nuit à Las Vegas

- Springdale ( Zion N.P.) - Valley of Fire S.P. ( à faire fin de journée)

Me 15/7: Las Vegas ; Nuit à Las Vegas

Je 16/7: L.V.-Death Valley ; Nuit à Furnace Creek Ranch (ds Death Valley)

- Visite de Death Valley

Ve 17/7: Death Valley-Lee Vining; Nuit à Lee Vining

- Visite Death Valley - Arrêt à Mammouth Lakes?? - Visite Bodie (ville-fantôme) ?? - Coucher de soleil à Mono Lake

Sa 18/7: Lee Vining- Yosémite ; Nuit à Oakhurst

- Visite Bodie (ville-fantôme) - Arrêt à Saddlebag Lake - Tioga Pass : rando Tuolumne Meadows (1H30) arrêt à Tenaya Lake Olmsted Point - Visite Vallée Yosémite - Coucher de soleil à Glacier¨Point

Di 19/7: Yosémite N.P. ; Nuit à El Portal

- rando Mariposa Grove (forêt de séquoias géants) (2.5 à 8 Kms/ 1 à 4H) - rando Panorama Trail ( de Glacier Point à Curry Village :14Kms/6 à 8H) ou Vernal Fall( jusqu’au sommet : 5Kms/3H A-R) ou+Nevada Fall (jusqu’au sommet : 11Kms/6H A-R)

Lu 20/7: Retour à S.F. par Tiburon , Sausalito, Golden Gate Bridge ; Nuit dans l’avion

- Sausalito - décollage à 18H50 (S.F.-Londres- Bruxelles)

Ma 21/7: Arrivée à Bruxelles à 16H30
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Thaïlande: deux semaines au pays du sourire (Bangkok, Ayutthaya, Chiang Mai, Krabi, Koh Kradan)
En mars dernier nous sommes partis pour notre premier voyage en Asie, direction la Thaïlande, en voici le compte rendu que vous pouvez trouver également sur mon blog :

Mes carnets de voyage

Episode 0 : Itinéraire & Préparatifs

Cet hiver, on laissera de côté les pistes de ski des Alpes pour nous rendre au soleil. Histoire d’oublier la grisaille et le froid de Paris, nous prendrons nos quartiers d’hiver en Thaïlande. Ce sera notre première expérience asiatique dans, paraît-il, le pays qui s’y prête le mieux.

La Thaïlande, est un pays à l’histoire millénaire et foisonnante. D’abord partie intégrante du puissant Empire Khmer, le territoire de la Thaïlande a ensuite hébergé plusieurs royaumes successifs : de Sukhothaï au Siam en passant par Ayutthaya. Ce n’est que depuis 1932 qu’on le connaît sous son nom actuel.

La Thaïlande est un pays de la taille de la France et peuplée lui aussi d’environ 60 000 000 d’habitants. Le territoire thaïlandais s’étend sur plus de 1600 km depuis les montagnes du Nord marquant la frontière avec le Laos jusqu’au bout de l’isthme de Kra et le début de la péninsule Malaise. La Thaïlande recèle de nombreux paysages très variés. Des paysages de montagnes autour de Chiang Mai, la « Rose du Nord ». De grandes plaines agricoles, au centre autour de la Chao Phraya et à l’Est dans l’Issan, jalonnées de grandes cités historiques comme Sukhothai ou Ayutthaya. Des plages paradisiaques et appréciées des touristes plus au sud que l’on décompose en deux entitées. Celles au bord du golfe de Thaïlande (Koh Samui, Koh Phangan, Koh Chang, Koh Tao …) et celles bordant la mer d’Andaman (Phuket, Koh Phi Phi, Koh Lanta …).

La Thaïlande est un pays très prisé des toursites et le nombre de visiteurs ne cesse d’augmenter d’année en année. C’est plus de 20 millions de touristes qui ce sont ainsi rendus en Thaïlande en 2011. Ceux ci sont attirés par les charmes du pays, les temples, les plages, et des prix défiant toute concurrence !

Après de longues soirées à se documenter, a faire et à refaire des simulations d’itinéraires, à parcourir le Lonely Planet, les sites internets et les forums histoire d’avoir un aperçu de ce pays en 15 jours, notre choix c’est finalement porté sur l’itinéraire suivant :

1. Bangkok ; 2.Ayutthaya ; 3. Chiang Mai ; 4. Parc National de Doi Inthanon ; 5. Ferme des éléphants de Patara ; 6. Ao Nang (Krabi) ; 7. Baie de Phang Nga ; 8 Koh Phi Phi ; 9. Koh Kradan

Nous arriverons le samedi 2 mars 2013 à l’aéroport international de Suvarnabhumi. De là, nous prendrons un taxi pour notre hôtel dans le centre historique de Bangkok où nous resterons 2 nuits (1). Le lundi 4 mars, nous prendrons le train en direction d’Ayutthaya (2). L’après-midi, nous y visiterons son parc historique, inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO. Le mardi 5, direction Don Muang, le 2ème aéroport bangkokais où nous prendrons un vol pour Chiang Mai (3). Nous resterons 3 nuits dans le « Rose du Nord » le temps de découvrir (peut-être) le Doi Inthanon (4) et les éléphants de Patara (5). Le vendredi 8, nous reprendrons l’avion en direction des plages du sud et de la localité d’Ao Nang près de Krabi (6) où nous resterons 4 nuits. Cette station balnéaire servira de base arrière pour des excursions dans les lieux très connus de Phang Nga (7), Koh Phi Phi (8) et Railay. Le mardi 12, nous prendrons la direction de la petite île de Koh Kradan (9) où nous jouerons les Robinsons pendant 3 nuits. Pour finir, nous rentrerons sur Bangkok via Trang pour une journée de Shopping.

Pour préparer ce voyage, une fois de plus je me suis appuyé sur les valeurs sûres : Voyageforum.com pour les compte rendus de voyageurs et leur bons plans. Tripadvisor pour le choix des hôtels. Agoda et Booking pour les réservations d’hôtels lorsque les prix étaient plus intéressant que directement sur les sites d’hôtels. Kayak.fr pour les vols et Air Asia pour les vols intérieurs.

Concernant les guides versions papier il y en a pléthore. Nous en possédons 3 : le Lonely Planet Thaïlande, celui que l’on utilise le plus, jamais à court d’informations, le guide évasion Thaïlande qui se cantonne aux lieux hyper fréquentés et ne donnent que peu d’infos dès que l’on veut sortir des autoroutes touristiques et le Petit Futé Thaïlande récupéré il y a peu.
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Thai Airways: billet Paris-Bangkok avec Ebooker: oubli d'une partie de mon prénom sur le billet
Bonjour jai fait une resa sur ebooker dimanche et mon prénom c pierre-damien mais la je reçois mon billet et il n'y a que pierre j'ai appeler ebooker qui me dise qu'il faut annuler et reprendre un billet jai pris un vol sur la thai jai besoins de votre aide pour savoir si a l’aéroport sa pourrait bloquer ou pas? de plus jai un numero de carte de fidélité thai avec mon prénom correct que jai ajouté au dossier sa fait un an que j’économise pour partir alors jespere vraiment ne pas a avoir refaire la resa que je ne pourrais surement pas faire !!!

Help me!!!
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Réunion VF à bord du Luminosa, départ transatlantique de Guadeloupe le 27 avril
bonjour🙂

j'ouvre ce post pour ( voir le titre) afin pouvoir se grouper selon les excursions, afin de réduire tant soit peu les frais de transport

et afin de partager entre membres VF nos expérences sur les excursions en projets et déjà faites par certains d'entre vous

pour avoir des bons prix il faut être en général une vingtaine de personnes dans les bus touristiques (tels qu'a Funchal et Malaga) entre 8 et 12 personnes dans les vans selon leurs capacités (exemple bayaïbé) et en général 4 à 5 maxi dans les taxis standard

si vous arrivez séparément, les taxis comptent 2 fois la course pour 2 couples, (c'est du vécu)🤪 mais si vous arrivez en groupe ils font un prix global

certains parmi vous ont déjà fait certaines escales, Philippe86, liisou, gladfred et peuvent vous raconter leur "vécu" et leur impressions + et -, que ce soit avec Costa ou en solo

ce post est ouvert aussi aux autres participants de VF ayant déja fait ces escales

pour des conseils qui nous seront précieux " suite à leur vécu" par l'intermédiaire d'excursions Costa ou non

autre objet de ce post et objet principal établir un premier contact à bord du bateau suite à la réunion d'informations francophone ( pas d'info pour l'instant sur cette réunion et son lieu, mais nous en auront certainement par ceux qui reviennent de la croisière aux Caraïbes)

afin de mettre un visage sur les participants de ce forum, les lunettes noires sont autorisées😎 afin de réunir les enfants voulant participer au clubs Costa, pourquoi pas.. tranquilles les parents

dans un deuxième temps si certains le désirent, afin de boire un pot ensemble un soir ou un après midi pendant la traversée ou tout simplement se dire bonjour, et bon appétit

récapitulatif des escales

vendredi 27 avril > arrivée 1er jour > Guadeloupe > depart bateau 23H59 (tous à bord à 23H 30) pas grand chose à faire, car vue la durée du voyage, on sera un peu vanné...

quoique , nous aurons peut être l'exercice de sécurité et la réunion d'informations francophone ce soir là (à confirmer)

j'y serai avec la casquette en avant de la salle, pour un 1er contact VF, (en général c'est l'amphitéatre)

car nous seront de nombreux francophones... 🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂🙂 vu que déjà 16 couples recensés de VF)

sans compter les enfants, et les + grands

samedi 28 avril > Martinique > arrivée 12H > Tous A Bord 21H30 > soit 9H30 à terre

dimanche 29 avril > Saint Martin > Ar 12H > TABord 17H30 > soit 5H30 à Terre

Lundi 30 avril> la Romana > Ar 13H > TAB > 24H > soit 11H à terre

mardi 1 mai > ile Catalina > Ar 9H > TAB 16H30 > soit 7H30 à terre

mercredi 2 mai > Tortola > Ar 9H > TAB 17H30 > soit 8H30 à terre

jeudi 3 mai > Antigua > Ar 8H > TAB 13H30 > soit 5H30 à terre

vendredi 4 mai > en mer > réunion VF où ?

samedi 5 mai > en mer

dimanche 6 mai > en mer

lundi 7 mai > en mer

mardi 8 mai > en mer

mercredi 9 mai > Santa Cruz > Ar 8h > TAB 16H30 > soit 8H30 à terre

jeudi 10 mai > Funchal > Ar 8H > TAB 16H30 > soit 8H30 à terre

vendredi 11 mai > en mer

samedi 12 mai > Malaga > Ar 8H > TAB 12H30 > soit 4H30 à terre

dimanche 13 mai > en mer

lundi 14 mai > Ar savone 9H > transfert bus vers nice .. > déjà le retour 🤪

en conclusions, ceux qui sont interressé pour prendre contacts avec les membres de VF de cette transat

peuvent se faire connaitre ici

ou m'envoyer un message en MP (cliquez sur rcoucou)

de même et c'est le but, annoncer leurs projets d'excursion et ainsi se regrouper avec d'autres

j'apporterai ici des précisons au fil du temps et ferai des synthéses par excursions,

en respectant l'anonyma si certains le désirent (en mp)

sur les projets d'excursions pour ceux qui souhaitent se regrouper

sur les lieux et les dates et heures des réunions VF à Bord

pour exemple, lors de notre dernière transat nous avions convenu entre membre de VF de se réunir 30mn avant de débarquer

dans un bar (vide) du bateau, pour bénéficier d'un prix de groupe pour les visites en autocars panoramiques

(reduc de -5 à 6 euros par pers)

à vous lire, en vouis souhaitant une très bonne croisière

cordialement rcoucou

ps: précision, je ne suis pas très physionomiste, et j'oubli facilement les noms et prénoms, donc soyez indulgents si je vous croise à postiori, sans vous reconnaitre dans les coursives

il y a un autre post sur cette transat

ci joint le lien avec d'autres infos (bonne lecture)

http://voyageforum.com/v.f?post=4476182#4476182
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Peuple étrange: les voyageuses!
Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia

1 - Voyageuse organisée.

En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.

Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique

2- Voyageuse aventureuse.

Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.

Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.

(la suite dans quelques instants!!!)
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Portraits d'Ouzbékistan
1. Un consul pas comme les autres

S'il est un voyage dont je rêvais depuis très longtemps, et que je n'avais eu de cesse de toujours remettre à plus tard, c'était bien celui-là. Ce rêve était encore plus ancien que mon attrait pour ma Chine, et ce dernier ne lui était d'ailleurs pas tellement étranger. Ca doit en fait remonter au superbe documentaire télévisé d'Haroun Tazieff "retour à Samarcande" qui doit dater du début des années 90. En m'intéressant à Samarcade, j'ai finalement été obligé de me documenter sur l'histoire de l'Asie Centrale, et, inévitablement, d'aborder celle des Mongols. C'est plus tard en visitant la biographie de Gengis Khan et l'histoire de son empire que j'ai été forcé de m'intéresser à la Chine et d'enfin de m'imprégner de ce milieu qui est aujourd'hui le mien. Il n'était donc que justice que je fasse physiquement le trajet inverse, et que de Chine, je rejoigne les villes mythiques de la jeune République d'Ouzbékistan.

La première étape fut de demander un visa ouzbèke. J'ai tout d'abord été étonné lorsque l'Ambassade de Pékin m'a donné un numéro de téléphone portable lorsque j'ai demandé comment joindre le consulat de Shanghai. J'ai appelé ledit numéro, et suis tombé sur un homme très accueillant qui m'a clairement expliqué les pièces à produire et la marche à suivre. Il m'a également suggéré de lui passer un coup de fil avant d'aller à son bureau, car il y est seul et est parfois en déplacement. Ce fut notamment un peu plus tard lorsque je l'ai appelé quannd il était en déplacement à Pékin. Lorsqu'il eut fini de me réexpliquer la marche à suivre à distance, il se laissa aller à un "merci de venir visiter notre pays", avec une voix émue qui traduisait autre chose qu'une simple formule de politesse. Charmante entrée en matière!

Je me suis rendu la semaine suivante à son bureau, situé dans une tour de bureau voisine du Bund et toute proche du consulat russe, et qui n'est en fait pas un consulat mais l'agence d'Ouzbekistan Airways qui a cessé d'opérer à Shanghai. La décoration n'a cependant pas changé, et le grand bureau vide et joliment décoré était toujours aux couleurs de la compagnie nationale. Tandis que j'entendais le consul s'entretenir en ouzbèke au téléphone, la secrétaire m'a invité à m'asseoir dans un confortable fauteuil d'où j'ai fauché quelques brochures touristiques et une carte du pays qui trainaient sur les étagères. Une fois sa conversation terminée, un grand gaillard au faciès centre-asiatique est venu m'accueillir et m'a fait rentrer dans la salle de réunion en me proposant du thé ou du café.

Il allait m'assister lors du remplissage du formulaire en commentant chaque case malgré la simplicité des questions posées. En fait il en profitait pour faire la conversation car, manifestment, il n'était pas débordé par son activité. Nous avons discuté un bon moment. Ca faisait un an qu'il était à Shanghai et c'est lui qui a ouvert ce bureau. La conversation était donc plutôt celle entre deux expatriés qu'entre un employé consulaire et un demandeur de visa. Puis nous avons discuté un petit moment des possibilités touristiques du pays, cartes et photos à l'appui, et c'est avec plaisir que j'ai répondu à ses questions sur la France.

En début de semaine suivante, sa secrétaire m'a téléphoné pour me dire que le visa était prêt et que je pouvais passer le prendre. Je suis donc retourné à son bureau le lendemain, et cette fois c'est en langue française que Monsieur le Consul est venu m'accueillir, en s'excusant du fait que je doive attendre une dizaine de minutes supplémentaires le temps qu'il prépare le visa et qu'il le colle sur mon passeport. Des excuses??? On croit rêver! Pendant ce temps-là, des ouzbeks déambulaient dans la salle d'accueil, en me saluant d'un geste de la main portée sur le coeur, à la manière des iraniens.

Le consul m'a finalement tendu mon passeport agrémenté d'un visa bleu et vert aux couleurs du pays, et en me demandant de lui téléphoner à mon retour d'Ouzbékistan pour que je lui raconte mon voyage!

Cette entrée en matière spectaculaire - tous les demandeurs de visa de par le monde savent à quel point l'arrogance et l'impolitesse du personnel consulaire de tous les postes diplomatiques de tous les pays peut atteindre des sommets - était un prélude au formidable accueil que ses compatriotes allaient me réserver un peu plus tard.

Quelques temps plus tard, j'ai reçu mes billets d'avion, et ai ressenti une émotion certaine en voyant le dernier arriver: Samarcande et mon nom figuraient dessus.
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