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Bonjour à tous,
je remercie par avance ceux qui prennent la peine d’ouvrir ce message et jespère qu’ils auront quelques bonne suggestions à me proposer.
Je pense utile de vous décrire un peu le contexte pour que vous puissiez me donner un avis „éclairé“!
Ma femme et moi avons deux enfants (presque 3 ans et 10 mois).
Nous comptons nous rendre de Bonn (Allemagne) vers Budapest le 4 août où nous avons un RDV important (mariage).
Pour cela après avoir passé en revu tous les moyens possibles de faire beaucoup de route (je souhaite aussi aller en France rendre visite à mes parents) avec de jeunes enfants, nous somme arrivés à la solution Camping Car loué de fin juillet à la fin août (25 jours en tout).
Nous prévoyons de prendre nos vélo et notre Chariot permettant de faire des balades vélo en famille.
Nous louons le camping car et avons réservé un modèle avec Alcôve (6 places) qui doit avoir moins de deux ans.
Notre itinéraire obligatoire est Bonn (Allemagne), Budapet (Hongrie), L’Aveyron(France).
Ensuite nous avons donc tout notre temps pour faire du tourisme.
J’ai plusieurs types d’interrogations.
1- Les questions relatives au Camping Car en général
a) comment dégoter de bon endroits où passer la nuit
b) peut-on dormir avec son camping car chez des particuliers ou n’importe où au bord d’une route ?
c) Est-ce qu’une installation particulière est nécessaire pour vidanger le camping car ?
d) Où m’informer sur les législations relatives au camping car dans les divers pays (Hongrie, Autriche, Allemagne, Italie, France, Slovénie)
e) Est-il facile de trouver des recharges de gaz ou vaut-il mieux s’équiper avant
f) Canicule + enfants + camping car… est-ce raisonnable?
2- Les questions d’ordres touristiques sur les sites à visiter
L’itinéraire du triangle Bonn, Budapest, Rodez donne ceci (capture écran Google Map)
Sachant que pour le point 2, il faut tenir compte du fait que nous ne voulons pas faire un marathon touristique au détriments de nos filles qui doivent avoir suffisamment de calme pour profiter de nos haltes et que en gros les vacances soient agréables pour toute la famille et source de détente !
C’est d’ailleurs pour moi la grosse interrogation.
J’ai un souvenir plutôt agité des bords de mer méditerranéen. La folie des Parking pleins à craquer, la voiture brûlante après à peine 4 heures de plages…
Que va-t-il se passer avec notre nourriture ? Comment réagit un camping car en plein soleil ?
Ainsi, je me demande sérieusement s’il est envisageable de profiter de la méditerranée.
De même je me demande quelle est la meilleure stratégie pour garer notre camping car…
Devons nous éviter les plages type Lavandou et leurs équivalents italiens.
Alors voilà … pour mettre un peu d’ordre dans mon message très brouillon,
J’aurais besoin d’un côté d’être rassuré par des petits trucs que les habitués du camping-car doivent bien avoir. Si possible des trucs de jeunes parents avec de jeunes enfants comme nous qui ont osé affronter les aoûtiens.
Et ensuite j’aimerais des conseils sur des destinations qui permettront à la famille de ne pas subir le voyage mais bien d’en profiter et de le savourer!
Dans cette optique, nous avons sérieusement réfléchi à faire une croix sur Venise et tous les charmes de la côte pour profiter de l’arrière pays et de sa tranquillité.
Je m’arrête… je suis ouvert à tous les conseils qui permettront au père de famille de se détendre :D
Réservation ? Précautions ? Equipement ? Table de camping ? Chaises pliantes ? Soleil ? Canicule ? Ombre ? Eau ? Gaz ? Frigidaire ? Assurance ?
Que de questions…………………..
Le 4 mai 2006, moi et mon copain partons pour l'Autriche. Nous allons à Innsbruck, ensuite Salzburg, Vienne et finissons avec Nuremberg (Allemagne). Nous avons besoin de votre aide à savoir si quelqu'un a déjà visité ces coins et a fait de belles découvertes, ex: petit village qui vaut le détour, visite d'un lieu qui n'est pas très ''commercialisé'' mais qui en vaut la peine... N'importe quoi en fait nous aiderais! Racontez nous vos belles visites!!!
Vendredi 5 août,
Aujourd’hui, c’est le départ. Après avoir tout rangé, le camping-car à été mis en place pour le départ. Vers 15h, nous partons pour 3 semaines de vacances. Nous avons roulé toute la journée et une bonne partie de la nuit pour arriver à Kaysersberg en Alsace. Samedi 6 août,
Aujourd’hui, un autre grand parcours s’annonce. Nous devons traverser toute l’Allemagne et toute l’Autriche pour dormir à Vienne. A vienne, nous allons passer les nuits au camping Ouest, le plus facile d’accès et très bien desservi par les transports en communs.
Dimanche 7 août,
Après avoir fait près de 1500 km en 2 jours, nous allons enfin promener. En effet, nous sommes allés balader dans le centre de la ville, le palais royal, l’Opéra, enfin tout ce qu’il faut voir. Mais bon, vu que nous connaissons la ville presque par cœur rien ne nous a paru nouveau.
Lundi 8 août,
C’est aujourd’hui que le voyage en Hongrie commence. Et oui, nous partons en direction de Budapest. Bien entendu avant de passer la frontière, l’échange de la monnaie est indispensable. La monnaie hongroise est le Forint. (1€ = 262 forints et 1 forint = 0.003€). La première ville que nous allons visiter est Györ. Nous avons passé la nuit au camping, très rustique mais propre. Il faut savoir que les campings hongrois sont en fait, des grands près sans limites d’emplacements et avec quelques chalets de location. Pour le camping-car, c’est l’idéal. Dans l’après midi, nous sommes allés balader dans la ville (une petite heure de marche pour arriver dans le centre de la vielle ville). Dans cette ville, la maison de Napoléon, la petite île et les nombreuses rues piétonnes sont les lieux incontournables. Nous sommes rentrés au camping en passant le long du Danube.
Mardi 9 août,
Au programme, visite de Estergom, Visegrad, Fellegvar, Szentendre. Donc journée bien remplie. Donc direction Estergom où nous avons pas pu nous garer pour visiter la basilique. Nous sommes donc repartis en direction de Visegrad. Sur la route nous nous sommes arrêtes pour manger au bord du Danube. Dans cette partie du pays, le Danube est la frontière entre la Hongrie et la slovaquie. Arrivés à Visegrad, nous sommes partis à l’assaut de la ville fortifiée de Fellgvar. Un petit chemin a travers les bois nous y mènent. Du haut de ce château, nous pouvons admirer la courbe du Danube et de l’autre coté du fleuve, la terre slovaque. Nous avons visité le château. Puis nous sommes redescendus pour aller dormir à Szentendre au camping « Pap-sziget ». Après manger, nous étions décider pour aller visiter la ville mais elle se situe trop loin à pied.
Mercredi 10 août,
Aujourd’hui, nous partons pour la capitale, Budapest. Nous sommes allés au camping situé sur l’île. Pour visiter la ville, le moyen le plus simple est d’acheter la « Budapest Kàrtya » qui est valable plusieurs jours et coûte environs 20 € par personnes. Cette carte donne accès à tous les transports en communs de la ville, à des réductions sur les musée et même des entrés gratuites notamment pour le musée de la ville, le zoo, et bien d’autres encore. Après manger, nous partons pour le premier jour de visite. Il y en aura 3. Et oui 3 jours sont nécessaires. Nous avons marchés une dizaine de minutes pour aller prendre le métro à la station « Gyöngyösi ùt ». Le métro … il est vieux parait en mauvais état mais fonctionne bien. Il faut bien se tenir et ne pas avoir peur de tous les petits bruits. Nous sommes allés voir en premier le Parlement Européen. Puis la pace des héros, le parc de la ville connu pour ses grands bassins, le zoo de la ville pour finir la journée. Jeudi 11 août,
Aujourd’hui, la visite est principalement consacrée au château de Buda. Pour y accéder, nous avons pris le métro jusque dans le centre et avons traversé le pont de chaînes. Pour y monter, il y a 2 possibilités : le funiculaire, mais inutile de vous dire la longueur de la file d’attente, ou le bus. C’est la deuxième solution que nous avons adoptés. Il nous a déposé au pied de la zone piétonne. Nous avons visité le musée de la ville. Apres une pause repas, nous sommes allés voir le Bastion des pêcheurs. C’est un petit château qui ressemble à celui de « la belle au bois dormant ». Nous sommes ensuite descendus pour aller visiter les Halles, le plus grand, ancien, et surtout permanent marché couvert. L’intérieur, se compose en 2 parties. Le rez-de-chaussée est réservé à l’alimentaire et le premier étage réservé aux produits artisanaux, de souvenirs, restaurants et bars. Et oui tout ça dans un marché ! Après cette grande journée, nous sommes rentrés.
Vendredi 12 août,
Enfin, le dernier jour dans cette ville. Au programme de la journée, visite du musée du train car dans la famille, nous sommes des passionnés. Donc la matinée est consacrée à cette visite. A midi, nous avons déjeunés en ville avant de faire la promenade sur le Danube. Tout au long de celle-ci, nous pouvons admirer les principaux monuments de la ville tout en ayant une visite guidée dans notre langue. Le petit plus de la promenade, ce sont les 2 boissons offertes. A la fin du parcours, le bateau s’arrête sur l’île de Marguerite et si vous le désirez, il vous reprend plus tard. Cette île est en fait un grand parc sur le quel aucunes voitures ne circulent. De retour sur la terre, nous sommes allés voir l’Opéra situé sur la grande rue « Andrassy ùt » équivalente aux Champs Elysées. Nous avons refit un petit tour dans le parc de la ville et nous sommes rentrés.
Samedi 13 août,
Aujourd’hui, nous partons pour Eger. Cette ville est connue pour sa basilique et ses nombreuses églises. Nous avons passé la nuit au camping de la ville. Bien entendu, une petite visite de la ville et de la basilique s’oblige. Evidemment, comme nous étions samedi, les difficultés de la visite de la basilique s’explique par les mariages qui s’enchaînent les uns derrières les autres. Dans cette ville, il faut aussi voir le Minaret qui est un vertige grec. Il est le vestige grec le plus au Nord de l’europe. Nous sommes ensuite rentrés.
Dimanche 14 août,
Ce soir, nous dormons à la « montagne » . Nous allons au pays du vin du Tokaj. Nous sommes allés balader dans le village mais comme nous sommes dimanche, les rues sont désertes. Il faut savoir que le dimanche, les Hongrois restent en famille chez eux ou dans les bars. Dans les rues il n’y avait que des touristes comme nous. Nous sommes quand même allés au belvédère du village. De la haut, on y voyait évidemment le village mais aussi toutes les vignes et les montagnes aux alentours. Nous sommes rentrés.
Lundi 15 août,
Aujourd’hui nous allons à l’endroit le plus sauvage de la Hongrie : le parc naturel d’Hortobagy. Dans l’après midi nous sommes allés balader dans le lieu touristique de ce coin c’est à dire une dizaine de marchand de produits artisanaux. Puis nous sommes allés faire une ballade en calèche (mais d’époque) pour aller voir les animaux typiques de la région de Putza comme par exemple les Racka qui sont des moutons aux longues cornes torsadés, les Noniusz qui sont des chevaux de trait ainsi que plus de 230 espèces d’oiseaux. Tous ses animaux sont dans un parc situé a 3 km du « village ». De retour, nous avons vu le pont le plus connu du pays, il mesure 92 m de long, tout en pierre composé de 9 arches. D’après les guides, c’est le symbole de la région. Depuis le début du voyage en Hongrie c’est le premier jour ou nous allons être bercés par un orage.
Mardi 16 août,
Aujourd’hui nous partons en direction de Kecskemèt. Apres s’être installés au camping, nous sommes allés balader en ville. Nous avons vu les nombreuses églises et chapelle, les synagogues, la mairie et bien d’autres lieux sympathiques.
Mercredi 17 août,
Ce matin nous allons dans la région du Paprika. Nous allons dormir à Pècs dans un camping familial sous des arbres fruitiers. Nous sommes restés au camping la journée pour faire la lessive et se reposer.
Jeudi 18 août,
Aujourd’hui nous visitons la ville. Après manger, nous partons voir les différentes églises, les synagogues, les rues piétonnes et d’autres monuments.
Vendredi 19 août,
Ce matin, nous allons voir enfin le lac du Balaton, la mer pour les Hongrois. Nous allons passer la nuit à Balatonalmàdi. Nous avons trouvé un emplacement à 10 mètres de la plage privée du camping. Mais la météo n’était pas très favorable à la baignade. Dans l’après midi, nous sommes allés balader au bord du lac. Dans le village, il y avait la fête du vin pour le 20 août qui est la fête nationale. Sur le bord du lac les pêcheurs étaient présents.
Samedi 20 août,
Nous partons donc en direction de Tihany, la plus grande presque île du lac. Sur celle-ci, il y a très peu d’habitations et la faune et la flore méditerranéenne s’est développe. Du belvédère, on peut voir le lac presque en entier, il est immense. Sur l’île nous pouvons aussi voir les rares maisons sur lesquelles sèches les grappes de paprika. Tous les murs sont rouges. Nous sommes ensuite repartis en direction de Keszthely. Apres s’être installés au camping, nous sommes partis balader dans la ville. Nous avons visité le château, son jardin mais aussi le centre. Puis après manger, nous sommes allés voir le feu d’artifice sur le bord du lac.
Dimanche 21 août,
Nous quittons le lac pour l’Ouest de la Hongrie. Avant d’arriver à Koszeg, notre étape, nous nous sommes arrêtés pour photographier le château fort de Szombathely. Nous sommes arrivés à Koszeg avec la pluie … après l’orage, nous avons pu aller promener en ville malgré le brouillard et las petites averses. Le camping était composé de tas d’arbres fruitiers de sapin.
Lundi 22 août,
Au programme, visite du château de Széchenyi et ses jardins, le palais de Eszterhàzy à Fertöd et enfin notre étape Sopron. Une fois de plus, la pluie nous a accueilli. Mais il était difficile e trouver dans ce camping plutôt grand une place sans risquer de s’embourber. Nous avons fini par trouver mais vu la météo nous sommes restés dedans.
Mardi 23 août,
Nous restons la journée à Sopron. Apres avoir passé la matinée à faire les taches ménagères, nous sommes allés balader dans l’après midi. Nous sommes descendus en bus jusque dans le centre. Dans cette ville il y a la grande place, le théâtre et la pharmacie du Lion à ne pas rater. Cette ville est aussi connue pour ses services en matière de dentistes. En effet, tous les Viennois viennent se faire soigner ici car les tarifs sont bas et les délais d’attentes nettement réduits comparés à leur pays. Enfin fin d’après midi, nous sommes rentrés.
Mercredi 24 août,
Ce matin c’est notre dernière étape de Hongrie. Nous allons la faire au pied de l’abbaye de Pannonhalma. Du camping, un petit chemin a travers bois nous conduit. Nous avons visité le jardin botanique qui fait partie du patrimoine mondial de l’UNESCO tout de même ! De retour au camping, nous sommes allés faire quelques courses dans la ville.
Jeudi 25 août,
Ben voilà, ce soir nous dormons à Vienne en Autriche. Il faut bien une fin à tout … après s’être installé, nous sommes allés en ville (un fois de plus) et nous sommes remontés.
Vendredi 26 août,
Cette journée est destinée à se faire plaisir. Au programme, shopping sur la Mariahilfestrasse (qui est la grande rue commerciale de la ville équivalente aux Champs-Elysés), et dans les rues piétonnes. Elle est aussi destinée à rendre visite à la famille. Après manger, nous sommes rentrés et nous nous sommes couchés tôt car le lendemain nous avons beaucoup de route à faire.
Samedi 27 août,
Nous avons pris la route en direction de la frontière allemande. Mais durant les derniers jours, les orages se sont abattus sur l’Autriche, l’Allemagne provoquant des inondations (vous vous souvenez ?). Les entreprises, les maisons situées sur le bord du Danube étaient inondées, les champs se distinguaient très mal, mais la route n’étaient pas concernée. En fin de journée, nous avons enfin passé la frontière française. Nous avons dormis à Kaysersgerg en Alsace. Chaque fois que l’on rentre de vacances, on se fait une soirée au restaurant pour finir en beauté le voyage. Nous sommes retournés dans le restaurant de l’année précédente. Nous y avons mangés des tartes flambés, tradition oblige … après nous nous sommes couchés car il reste de la route à faire.
Dimanche 28 août,
Nous sommes partis de bonne heure d’Alsace pour descendre chez nous. Apres une journée de route, nous y sommes arrivés vers 19 heures.
Pour plus d'info sur ce voyage, rendez-vous sur mon site web où vous y trouverez des photos, la météo du voyage, et les étapes avec les km.
Au camping municipal d’Aoste en Italie, après quelques jours de repos bien mérités, nous rencontrons Paul et Ève, un couple de Français qui nous emmène sur la côte, près de La Spezia dans le Parc Maritime des Cinque Terre. La Méditerranée baigne ses eaux bleues dans les petits ports colorés : villages accrochés aux corniches et séparés par des criques de sable mêlé de galets. Un paradis terrestre. Comme parfois, on peut y trouver l’enfer ! Mais, jetons ces souvenirs sous l’écume de la mer à jamais. Pendant deux trois jours, nous flânons entre les plages et les villages touristiques. Impossible de quitter la mer des yeux, même la nuit que nous passons sur la plage. Rassasiés pour un certain temps, nous décidons de suivre la côte ouest vers le sud de l’Italie en espérant découvrir une crique sauvage où nous pourrions rester quelques jours… Une voiture s’arrête pour nous prendre en stop, à la tombée de la nuit, après l’immense port de Livorno. Les jeunes nous emmènent d’abord à un festival puis nous déposent au milieu de la nuit et de la route, dans un coin perdu. Derrière la forêt, ils nous promettent l’existence d’une crique sauvage où nous pourrons nous poser et dormir tranquille. Malheureusement, de nuit, le seul endroit que nous trouvons est un vieil entrepôt en béton armé où nous dormirons sur un lit de verre pilé. À croire qu’ils se sont débarrassés de nous.
Le lendemain, à travers les falaises et les bois, nous débouchons sur la crique espérée et nous nous posons enfin. Des jeunes viennent pendant la journée alors la plage s’emplit d’éclats de rire et de fumée de pipes à eau. Le soir, ils repartent et nous restons seuls avec Robinson. Robinson est un clochard d’un village proche qui a établi son royaume sur la baie. Cheveux longs et grande barbe, il est sec comme un coup de trique. Il déambule à moitié nu, ici comme sur son île, va chercher du bois qu’il a mis de côté derrière un rocher, récupère l’eau dans une vieille casserole, sous une roche, où coule une source au goutte à goutte, puis se prépare un feu avec lequel il va cuire ses poissons. Nous partageons sa vie quelques jours mais nos rapports, quoique respectueux, sont limités. Et oui ! Parler avec certains sans-abri en France peut s’avérer difficile. En Italien, c’est impossible. Enfin, la crique est merveilleusement belle… dans toutes les langues !
Pise gorgée de touristes, Florence que nous n’apprécierons guère puisque nous ne visitons pas les musées. Sienne, enfin, nous éblouit. Elle est la plus jolie ville de Toscane. Tout en briquettes aux couleurs dégradées du rouge au jaune selon l’ancienneté, rues piétonnes biscornues et vallonnées, gargouilles, portes de bois massif, patios fleuris, palais, cathédrale et l’immense place pavée en éventail qui était utilisée jadis pour les courses de chars. J’adore cette ville, elle m’inspire. En entrant dans la fac de lettres qui se trouve dans un monument historique, je rêve de m’y inscrire un jour et vivre quelque temps entre ses murs pour étudier !
Après un rapide retour sur Gènes puis dans l’arrière-pays piémontais pour accueillir mes parents et passer avec eux quelques jours de vacances, nous filons vers l’est en train de nuit. À deux heures du matin, deux Noirs s’échauffent à propos de football dans un dialecte africain ponctué de français, d’anglais et d’italien. C’est joli mais pourriez parler un peu moins fort ? Finalement, nous discutons avec eux. Ils travaillent en Italie et disent préférer ce pays à la France car ils ont constaté que les Italiens s’ouvrent aujourd’hui autant que les Français se ferment. C’est-à-dire qu’ils ressentent ici moins de racisme. Dans la nuit, un couple de Serbes se joint à nous. Bientôt, nous sommes tous invités à visiter leur pays. Nous arrivons à Venise. Pagodes à l’ancienne pour le cliché, milliers de touristes dans la ville magasin, allez les moutons, suivez la flèche pour la visite. Moi, ça me gâche le paysage. Pour moi tout seul, les 90 églises sur les lagunes vénitiennes, les opéras, la peinture et la merveilleuse basilique Saint-Marc.
Après avoir quitté le bâtiment de croisière, entre Udine et Trieste, nous rencontrons une dame qui refuse de nous laisser continuer en stop et dormir dans la nature. Elle nous embarque chez elle, dans son manoir, et nous fait préparer un repas aux chandelles par sa servante ukrainienne. Le voyage réserve toujours des surprises et celle-ci est assez cocasse. Nous voilà dans une grande maison bourgeoise, serviette de lin au cou et bonnes manières, à nous faire servir alors que nous nous apprêtions à passer la nuit dehors un peu à l’écart d’une route.
Sur la route de Budapest.
Le 09 août, nous devons être en Hongrie pour accueillir un ami. Juste le temps de boire un café dans la jolie capitale slovène Ljubljana, puis nous traçons la nuit même en stop dans un poids lourd hongrois qui revient d’Italie. Au début, lorsque qu’il balance nos sacs dans la remorque et qu’il parle de nous dans sa radio, on se demande si nous n’aurions pas mieux fait de prendre le train. Mais avec le temps, le chauffeur nous apparaît sympa. Il passe de la musique traditionnelle et nous paie des bières, tout en nous faisant économiser plus de cinquante euros de train. À la frontière, il nous guide et nous aide, assez fier que nous allions dans son pays. Mais, comme nous savons Zagreb près de nous dans la nuit, nous rêvons des Balkans, des parcs nationaux slovènes à la frontière autrichienne, de Sarajevo un peu plus loin dans les montagnes, de Belgrade en Serbie et de la merveilleuse musique tzigane. Le temps passe trop vite. On est déjà en retard sur notre prétendu programme qui nous emmène au nord et que nous essayons de respecter pour trouver au rendez-vous les gens qui nous attendent et, ainsi, ne pas passer l’hiver dehors.
À Budapest, le camion nous laisse dans une station service à la périphérie de la ville, à cinq heures du matin. Devons trouver un petit squat pour passer le reste de la nuit. Dans un buisson poubelle, entre deux grandes routes, le sommeil ne vient pas. Les rats gambadent gaiement. Je rêve d’un manoir avec, dans le flou des bougeoirs, une jolie hôtesse ukrainienne… À l’aube, nous rentrons dans le centre de la capitale hongroise. C’est gris, sale, vieux, la langue est incompréhensible. Nous sommes fatigués et incapables d’être positifs. Un café et une part de leurs gâteaux fondants à la crème nous font du bien, surtout qu’il n’y a plus de quoi se priver tant les prix ont chuté dans la nuit. Bons pour une visite nonchalante de la ville tout en pensant à trouver où dormir.
Budapest est une très jolie capitale. Traversées par le Danube, les deux parties de la ville, Buda et Pest, se partagent les incroyables monuments. Ainsi le palais de Buda, sur son promontoire, domine, au-dessus de l’immense fleuve, le gigantesque parlement. Entre les deux, le pont de Chaînes, le pont de la Liberté, et d’autres encore, puis les bains thermaux et tous les palais à l’intérieur de la cité, symboles de la grandeur historique de cette ville.
L’université, transformée en auberge de jeunesse pendant l’été, nous offre une chambre étouffante et poussiéreuse qui, de toutes ses baies vitrées, donne plein sud sur la bruyante avenue Petöfi. On devrait se contenter de peu après avoir passé la nuit dernière dans les ordures à écouter courir les rats mais, au contraire, on est plus sensibles au confort et on l’apprécie davantage. Comme tant de choses de la vie dont on prend conscience seulement en s’en séparant. Comme des gens qui n’ont pas encore dépensé tout leur argent mais vont inévitablement y venir. Peut-être que quand ce sera fait, il n’y aura plus de soucis…
En attendant, comme les jeunes qui passent l’été entre ces murs et profitent des vacances pour faire la fête, nous ne sommes pas là pour dormir. Première nuit sur l’île d’Obuda où se déroule toute la semaine le grand festival européen : le Sziget. 500 groupes de musique, des centaines de milliers de personnes, des jeunes de tous les pays, autour des bars en plein air et, sur les scènes, des petits concerts tziganes qui me donnent plaisir et larmes. Il y a ici beaucoup de Français et c’est sans fierté qu’on les retrouve derniers, au bout de la nuit, à finir les barriques…
La semaine d’après, nous traversons une partie du pays dans un vieux train au fuel qui devait déjà servir lors de la Seconde Guerre mondiale. Pas de porte et une vitesse qui permet d’apprécier le paysage, à travers les barreaux… Des champs et des champs de betteraves avant d’arriver sur le lac Balaton. Petite mer pour ceux qui n’ont pas la chance d’en avoir une vraie, où l’on a nagé avec les cygnes et les touristes allemandes dans la boue. En remontant vers l’Autriche à travers les petites villes, on s’aperçoit que les routes, les façades des maisons, les places et les monuments historiques ont été récemment rénovés. Y a-t-il un rapport avec l’entrée des Hongrois dans l’Union européenne ? Avec la délocalisation de nos entreprises ? Sans doute. Les salaires distribués, même s’ils sont moins importants que les nôtres au début, permettent d’augmenter progressivement le pouvoir d’achat jusqu’à un certain équilibre entre les pays. Toujours en Hongrie, nous descendons d’un train dans un bled paumé pour nous enfoncer dans la nature le temps de passer la nuit. Tente plantée, on attendait un peu pour allumer le feu et faire cuire nos brochettes. Mais des voitures et des lumières se mirent à nous tourner autour. On nous cherchait. Certainement des jeunes du bled. Ca sentait l’embrouille. Et puis, ils nous ont trouvés. C’étaient les flics. On avait été dénoncés par les villageois à qui on avait demandé de l’eau en passant. Ils sont venus nombreux, en pensant qu’on était sans papiers et qu’on s’apprêtait à passer la frontière illégalement, pour l’Autriche. Évidemment, pas un seul des gars ne parlait anglais, ce qui a compliqué nos affaires. Mais avec quelques mots internationaux, de vagues imitations de train, la fouille de nos sacs et surtout nos passeports français, ils nous ont enfin laissés tranquilles mais trop tard pour les brochettes.
Le lendemain, nous sommes en Autriche. Vienne est une ville magnifique aussi, un peu plus rupine mais nous n’y passons que quelques heures et, plus à admirer les filles que l’architecture. Elles font partie du patrimoine. Et elles sont si jolies. Dommage que leur gouvernement soit facho. Le soir, nous partons pour la Slovaquie. Trois villes très proches, Vienne, Budapest et Bratislava, sont visitées l’été par des nuées de jeunes Européens. Ils utilisent le train avec un billet Inter-rail qui leur permet ensuite de se rendre en Pologne à Varsovie puis à Prague, la ville incontournable d’aujourd’hui. Mais c’est à Bratislava qu’ils font la fête. Nous rencontrons des Portugais, des Allemandes et, dans une nuit d’ivresse, à l’abandon dans un bar, je rencontre une demoiselle, Esther : ma Loquita espagnole. Elle espère me rejoindre bientôt. En attendant, nous reprenons la route. Toujours vers le nord. Mais, les Slovaques ne veulent pas nous prendre en stop. Quatre heures pour faire trente kilomètres et être déposés sur une bretelle d’autoroute où les voitures ne peuvent en aucun cas s’arrêter. À travers la campagne, nous rodons dans les alentours de Trnava et campons à la belle étoile. Au dîner, une vieille boîte de studentsky goulash qui nous retourne l’estomac. Demain, on prend le train.
Il y a 200 km pour traverser la Slovaquie du sud au nord. Nous nous dirigeons à la limite de la frontière polonaise dans la ville de Zilina. Une jolie ville de province pointée d’églises dans une nature sauvage et montagneuse. De longues marches marbrées conduisent à des cavaliers de bronze invincibles dominant l’horizon de Bohême. Sous les arcades pavées de la place, des musiciens jazzent avec leur contrebasse. Ils semblent nous accueillir. Nous avons rencontré, l’année dernière, dans un bar sombre de Poitiers, une Française qui vit ici. À l’adresse convenue, Hélène@hotmail.com apparaît en dansant sur son vélo. En entendant son nom, elle se retourne puis nous sourit. Deux semaines plus tard nous sommes toujours à Zilina… Hélène nous accueille formidablement. Elle nous présente ses amis, notamment ceux de l’association internationale où nous faisons rencontres et soirées multiculturelles. Puis vient avec nous faire des randonnées dans la nature verdoyante, les forêts de hêtres, les falaises et les sentiers abrupts des chaînes du Haut Tatras. Enfin, dans les soirées éthyliques de la vieille ville où les belles étudiantes sur leurs talons, perchées comme des hérons, semblent remuer la vase en dansant pour y trouver un poisson.
Esther
Au matin, j’ouvre la tente, il fait soleil. Petit déjeuner sur la couverture, nous sommes bien tous les deux. Nous discutons de tout et surtout de nous. Elle m’écoute, attentive à mes mots, me caresse. Hier, le petit feu sous les étoiles, après la journée de randonnée, l’a renversée.
– Dis-moi encore que tu m’aimes, elle me demande.
– Bien sûr que je t’aime.
– Deux ans, elle dit, et après je ne t’attendrai plus.
– Parfait, je dis, deux ans, parfait. Tu me rejoindras dans un mois ou deux en Bulgarie.
– T’es sûr que tu le veux ? Elle demande.
– Bien sûr que je le veux, enfin aujourd’hui, maintenant oui je le veux.
– Hombrecito, moi je n’espère rien de toi, je t’aime, c’est tout, tout me plaît de toi, guapo, tout ce que tu fais, que tu dis, que tu penses.
– Moi aussi loquita mia.
– Mais pourquoi moi, Nicolacito ?
– Parce que tu fais bien l’amour, je réponds. Ma petite folle, qui rit, qui fait des galipettes, qui tombe dans les ruisseaux, embrasse-moi !
Allongé contre mon sac, j’écoute le crépitement du feu dans la nuit fraîche. L’obscurité est totale dans ces montagnes humides. Perdu loin de la civilisation, loin de chez nous, loin de toi, de ce train où les paysages défilaient comme autant d’images de nos journées ensemble. Puis, qui restent comme un rêve qu’on appelle des souvenirs. Puis-je encore sentir tes caresses sur mon corps, nos mains brûlantes s’effleurant, glissant dans la moiteur de l’ivresse amoureuse consommée. Peut-on en rêve sentir ce parfum comme on entend les rires de nos ébats ? C’était bien là que tout devait se passer, juste à ce moment-là, sans contrainte, ni renoncement, sans passé, ni futur, seulement du présent. Assemblés pour un instant dans le tourbillon. Comme nous avons roulé dans l’herbe des jardins, comme nous avons ri très fort de presque rien, comme nous avons tout oublié, toutes nos pensées. De tout l’univers, il ne restait que nous deux…
Comment puis-je être si naïf, comment puis-je être aussi bon acteur ? Me mentirais-je à moi-même ? Comme aux autres ? Comment as-tu pu me croire ! Un objet sexuel, voilà ce que tu as été. Pour un animal en manque de caresses. Qu’espères-tu ? Revenir dans mon lit quand je le voudrais et entre temps me foutre la paix ! Réveille-toi Loquita Mia ! Ouvre les yeux ! Comment peut-on être aussi dégueulasse, je me sens sale, hypocrite comme jamais. Tu me manques, tu es si loin. Reçois dans la nuit toutes ces pensées de misère. Je ne peux m’endormir. Ces flammes qui dansent font tourbillonner mes pensées. Je t’aperçois dans la rue. Je trouve qu’une autre te ressemble. Je parle en espagnol dans mes rêves. M’entends-tu ? Les couchers du soleil sont plus jolis aussi et les femmes moins belles. Mais qu’est-ce qui m’arrive !
Sortir de Slovaquie.
Nous marchons comme des cons dans ces putains de montagnes où on n’y comprend rien. Les sacs sont trop lourds. Nous n’avons pas de carte. Impossible de nous repérer dans ces gorges, ces forêts, ces chemins qui s’évaporent. Je crois que nous ne sommes pas du tout où nous croyons être. Ça fait deux jours que c’est comme ça. On tourne en rond. Épuisés, nous arrivons dans un petit village et trouvons sur la place le bar du bled. Il est 18h, on attaque la slivovicha, un alcool de prune avec, pour faire couler, entre chaque verre, de la bière locale, la pivo. Dans le bar, que des vieux. Il fait sombre. Il n’y a rien. 20h, deux Français foutent le bordel dans un bar paumé au milieu de la Slovaquie. 21h, de nombreux jeunes se joignent à eux, ils chantent à gorge déployée des chansons du répertoire français dont les paroles sont étalées sur les tables et par terre. 22h, le bar ferme mais on emporte sur la terrasse une réserve de slivovicha et de pivo. Ça parle anglais et un peu toutes les langues dans tous les sens. Une fille m’attrape de côté et m’embrasse au milieu des éclats de rire avant de faire la même au voisin. Va-t-elle faire le tour de la table ? Sans doute une coutume ? Minuit, je suis accroché au banc en train de vomir, Daoud conduit la cuvette des chiottes. Après, plus rien… Le chant d’un coq. Mes yeux sont collés. On est habillés dans la toile de tente. Ma tête tourne. L’haleine est fétide. Je sors. On est juste devant le bar sur la place. Mais qui a monté la tente ? Qui a mis nos sacs de côté ? Où sont tous les fantômes de la nuit ? Il faut partir. Un tracteur passe. Nous sautons dans la remorque. L’air nous fait du bien. C’était quoi le nom du village ?
Sales d’avoir randonné et bu la veille. Fatigués et malades, nous sommes sur la route à faire du stop. Toujours ça marche. Un livreur de viande nous emmène dans sa tournée. Nous affinons notre odeur fétide en y mêlant celle de charcuterie tout en visitant les banlieues nord du pays et les coins perdus de campagne. C’est dans la prochaine voiture, toujours en stop, que, dans la fin de cet après-midi, je découvre à quel point je pue. Je suis assis derrière à côté d’une dame. Le soleil me tape dessus à travers la vitre. Il n’y a pas d’air, la chaleur est intenable. Je dois garder les bras serrés le long du corps. J’ai honte tellement je pue.
Déposés dans la nature avant la nuit, nous partons en campagne pour dormir. Dans la tente, ça pue aussi. Cinq jours sans se laver. Le lendemain, toujours en stop, une partie de la route se fait sur un canapé au fond d’un camion. Puis, au moment de passer la frontière, les douaniers slovaques et hongrois nous demandent, surpris, ce qu’on fout là, sur cette route de campagne, avec nos sacs à dos. Ça les fait rire qu’on soit perdus. Dans l’après midi, nous traversons les plaines monotones de l’est de la Hongrie et enfin, dans la soirée, atteignons notre première ville au nord de la Roumanie.
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Je précise tout de suite que je n'ai rien contre le peuple hongrois, ni même les douaniers hongrois qui ne font que ce qu'on leur dit de faire. Par contre je n'en dirai pas autant des gens au pouvoir dans ce pays.
Je suis revenu de Roumanie, en juin dernier avec un bus d'une Cie roumaine à petit prix et qui ne tranporte donc que des travailleurs migrants roumains.
Le bus a été fouillé de fond en comble, les voyageurs et les bagages "déchargés" sans ménagement et les bagages fouillés.
Objet de la fouille: les cigarettes et l'alcool. Maximum toléré 1 bouteille et 1 cartouche ; j'avais de la Tsuica, elle n'a pas intéressé les douaniers. Le public visé était les travailleurs roumains.
Plusieurs membres d'une famille se sont fait "pincer" => résultat, non une amende collective mais 5 ou 6 P.V. individuels.
BILAN : le bus retenu 3h à la frontière.
Pendant que nous attendions des bus de touristes sont passés sans s'arrêter.
COMMENTAIRE :
1 / Il me semblait que l'"Article Unique" dit : libre circulation des bien, des personnes et des caapitaux entre les pays membres de l'U.E. donc pas de droits de douanes, pas de fouille. ce que j'ai d'ailleurs dit à un douanier...qui m'a gratifié d'un sourire ironique : "cause toujours, bonhomme"
2 / Les douaniers savaient pertinemment que la destination des passagers n'était pas la Hongrie et qu'elle ne risquait pas d'être ainsi submergée par l'alcool roumain.
3 / l'objectif était, visiblement, de régler des différends entre états en cassant les pieds à de pauvres gens sans défense.
Si jamais l'un dd'entre vous a fait une expérience de ce genre...
Le temps de reprendre mes notes, de trier les photos et voilà le CR de la croisière fluviale que nous venons de faire
sur le Danube sous un temps correct, un peu de pluie, beaucoup même le jour du passage des Portes de fer et puis ciel bleu et soleil. Nous sommes satisfaits de cette croisière tant par les visites et excursions que par la vie à bord.
Le bateau : VIVALDI - 5 ancres - 176 passagers à bord, autant dire que l'on ne se bouscule pas.
Notre cabine, 349 sur le pont supérieur, spacieuse, bien agencée, claire avec une grand baie vitrée, rangements largement suffisants, Salle de douche pas très grande mais suffisante aussi. Déco classique et de bon aloi. Etant à l'arrière du bateau, nous avions craint le bruit : tout au plus un léger ronronnement qui nous a bercés. A côté de notre cabine, joli petit salon avec terrasse, salon pianorama avec musique le soir, mais en Septembre c'était déjà terminé ! Grand salon et salle à manger, belle déco moderne et colorée pour les salons.
Les repas, rien à redire, cuisine excellente qui se met au diapason des régions traversées. Petit-déjeuner buffet, des buffets variés et abondants. Pour le Déjeuner et le Dîner, repas servis à table : assiettes copieuses et bien dressées servies par un personnel souriant et attentif.
2 bémols cependant : la wi-fi annoncée n'était pas au rendez-vous, nous n'avons pu nous connecter qu'à 3 reprises !!!
l'animation moyenne, exception faite de Lazlo, le pianiste qui nous a enchantés.
Les excursions : très bien organisées, avec des guides locaux, nous avons pu ainsi avoir une large idée des 7 pays que nous avons traversés.
Très bonne ambiance à bord entre les passagers, ambiance sympathique et chaleureuse.
JOUR 1. Vol airpost au départ de Paris via Strasbourg où nous le prenons, bon, c'est un charter, boeing 737/700, mais pour 2h20 de vol, ça va. Alors que nous attérrissons à Constanta, nous voyons sur le tarmac nombre d'hélicoptères et d'avions de transport US Air Force, nous apprenons que l'aéroport Mihail Kogalniceanu est aussi une base de l'OTAN et à vol d'oiseaux, l'Ukraine n'est pas loin !!! Les bâtiments sont en très mauvais état, même la tour de contrôle ! 3 bus, en bon état, eux, nous attendent pour le transfert à Tulcéa, à 120 kms de là, la guide est sympathique, nous faisons un arrêt à Mamgalia, elle veut nous montrer une station balnéaire de la Mer Noire. Nous nous restaurons et allons faire quelques pas au bord de l'eau...la plage est encombrée de vieilles planches, blocs de ciment de démolition et autres déchets et portant c'est, parait-il, une station chic !!! Bien sûr le pays est pauvre mais rien n'est fait pour en améliorer l'aspect, la suite de nos visites en Roumanie le confirmera. Nous arrivons à Tulcéa où nous attend le VIVALDI, nous sommes très bien accueillis par le Commissaire de bord et une partie de l'équipage. Rendez-vous au Grand salon pour le verre d'accueil et la présentation de l'équipage. Nous nous rendons ensuite à la Salle à manger, notre table est une table ronde de 6 personnes, dans un angle, au fond et près d'une large fenêtre. Nous faisons connaissance avec les autres convives, 2 dames suisses amies et un couple suisse, les 4 dans notre tranche d'âge et qui seront pour nous de très bons compagnons de voyage. Le diner terminé, c'est avec plaisir que nous regagnons notre cabine car nous sommes levés depuis ce matin 5 heures et la journée a été longue. Nous nous retrouverons demain pour la visite du Delta du Danube...
je prépare pour cet été un voyage me faisant passer 3 ou 4 jours en hongrie
quelques questions:
- y-a-t-il une vignette autoroutiere comme en autriche?
- vaut il mieux changer ses euros en france ou sur place?
- est-il facile de stationner dans le centre de budapest (ou disons à moins de 1500m des centres d'intérêt)?
- y a -t-il des spécificités dans le code de la route?
- la carte masterard est-elle courement acceptée ?
- quel est le prix des cigarettes?
merci et n'hesitez pas si vous avez d'autres particularités locales à me signaler
Je visitais la ville de Vienne (Autriche) en vélo lorsqu’un policier en uniforme m’a interpellé dans une rue en sens interdit ou il n’y avait pas de circulation (a Vienne beaucoup de rue en sens interdit sont autoriser aux vélos). Il m’a hurlé dessus en me traitant de tous les noms, il m’a réclamer 25€ en liquide, je lui est donné. Un couple de passant ayant observé l’interpellation ont été choqué et l’ont fait savoir au policier qui les a immédiatement demandé sur un ton agressif de déguerpir de se mêler de leur affaire. Le gens ne se sont pas laisser intimider et sont rester et mon dit qu’il fallait que j’exige du policier un reçu. Voyant que le couple de passant ne partait pas le policier ma rendu discrètement les 25 € et a demander un contrôle de passeport par téléphone. Il ma rendu mes papiers et ma demander sur un ton beaucoup plus aimable de partir.
J’ai remercier le couple de personne sans qui je le craint se policier m’aurait racketter de 25 € sans justificatif.
J’ai écrit au autoritées de la ville et au ministère des affaires étrangère pour leur signaler se comportement.
Route des Alpes de Hte Provence à Mulhouse en passant par le Jura
Nuit à l'hôtel Campanile de Mulhouse-Illzah après une choucroute
SAMEDI 11 AOUT 2018
quelques kilomètres d'autoroute et nous bifurquons vers l'Est sur des routes normales ; vitesse limitée à 100 , on fait un bras d'honneur à nos ministres
traversée de la Fôret Noire
Puis nous longeons le lac de Constance
Ensuite autoroute ; quel plaisir : vitesse libre et on fait un autre bras d'honneur à nos ministres
Les aires d'autoroutes ne sont pas spécialement plus propres qu'ailleurs
Presque arrivés , le GPS me fait faire quelques km en Autriche
retour en Allemagne et juste après la frontière , nous arrivons à Reit im Winkl où nous resterons 3 nuits en demi pension
Repas du soir : tous les soirs , un hors d'oeuvre , une soupe, un plat garni et un dessert
Bonjour,
J'ai pu lire sur différents sites ou posts que les chiens errants le long de l'euro velo 6 étaient un véritable fleau surtout en Roumanie.
Vous qui l'avez pratiqué, avez vous été vraiment embêté par ces chiens errants ?
Merci pour votre retour,
Olivier
Bonjour,
Continuant mon parcours sur l'EV 6 j'ai fait maintenant l'étape Budapest - Portes de Fer en Roumanie.
Je crois que je vais m'arrêter là.
Si quelqu'un désire profiter de ma petite expérience qu'il n'hésite pas
Armand
Trop frustré de projets avortés et en manque de raids au long cours à cause de cette saloperie de virus, j'ai décidé de partir quand même. Ce sera donc la suite de ma transeuropéenne démarrée il y a un an à Oslo. Voir carnet Oslo - Hambourg.
Bonjour,
Mon copain et moi avons réservé nos billets d'avion pour Munich. Nous avons l'intetion d'emprunter l'euro 6 afin de longer le Danube de Passau à Budapest. Il s'agira du premier voyage à vélo de mon copain. Nous avons donc l'intention de faire affaire avec bike tours direct qui transportera nos bagages et réservera nos hôtels. Quelqu'un a-t-il déjà fait affaire avec cette société? Peut-on laisser nos boîtes de vélo à l'aéroport de Munich et pour combien de $ ou à la gare de Passau? Y a-t-il des endroits à ne pas rater ou des détails importants que nous devrions savoir afin de rendre ce séjour inoubliable car je souhaite que mon copain attrape la piqûre du cyclotourime.
Merci à l'avance pour vos réponses.
Bonjour!
Jeune retraitée de 58 ans, je souhaite parcourir l'eurovéloroute qui va de Nantes à Budapest. L'avez-vous déjà fait en partie ou en totalité? Est-ce que c'est toujours sur des pistes cyclables? le long des canaux?
Je connais l'adresse du site qui indique le parcours et les hébergements possibles tout au long de ce voyage mais j'aimerais avoir votre avis, connaître votre expérience.
Mon expérience la plus récente est le canal de Nantes à Brest en août 2007.
Merci à l'avance de votre aide.🙂
Dominique
J'ai déjà fait l'eurovéloroute6 jusqu'à Linz
Cette année je souhaite faire la partie Linz - Budapest, je souhaite me rendre en train à Linz depuis Bâle, y a t il des train qui acceptent les vélos et dans ce cas passe t on par la suisse ou par l'allemagne
Merci d'avance pour les réponses apportées.
après plusieurs mois d'inactivités, me revoilà, un nouveau projet en tête : Vienne-Bucarest à vélo, en passant par Budapest. Traverser un bout d'Europe de l'Est en longeant le Danube, le tout à 4 ou 5.
Après plusieurs périples du même genre à l'intérieur de nos frontières, nous avons décidé ensemble qu'il nous fallait un peu de dépaysement. Seulement qui dit plus loin, dit généralement plus de préparation. Plusieurs questions :déjà, y-a-t-il ici des gens qui auraient fait un voyage qui ressemble à celui que nous avons entrepris ?que pensez-vous de notre itinéraire, sachant que nous partirions 2 semaines 1/2 - 3 semaines. A savoir aussi que notre trajet n'est pas encore définitif. Nous pourrions le changer pour le raccourcir : finir à Belgrade, Sarajevo ou Zagreb s'il le faut.où s'arrêter et prendre le temps de visiter, une journée ou deux.question pratique mais néanmoins essentiel : le trajet jusqu'à Vienne (en partant de Lyon). J'ai regardé rapidement ce qu'il se faisait et je me suis arrêté sur un Lyon-Paris en train et Paris-Vienne en avion. Le tout pour une centaine d'euros aller simple je dirais (c'est pas très précis). Le problème majeur réside dans le transport des vélos. J'ai lu les sujets du forum à ce propos et ils m'ont rassuré; mais je continue quand même à penser que c'est un des facteur des plus aléatoires de ce voyage. Et sans vélos, un voyage à vélo est mal engagé.j'imagine que les bords du Danube sont comme partout ailleurs et que niveau route, il a de tout ?question pratique encore : nous comptons partir tente et duvet sur les portes bagages. Est-il possible de planter les sardines sur le trajet que nous envisageons ?Je pense que d'autres questions nous viendrons au cours de la discussion. Mais merci d'avance pour vos réponses 😉 .
Qui peut me renseigner (ou apporter son témoignage) sur l’itinéraire vélo le plus sympa de Vienne (Autriche) à Odessa (Ukraine) passant par Budapest, le nord de la Roumanie (Régions de Maramures et Bocovines avec crochet possible dans les Carpathes ukrainienne), la République de Moldavie, l’Ukraine pour finir à Odessa.. Où passer la frontières Roumanie – Modavie et Moldavie Ukraine ?
En essayant d’éviter les grandes routes et en recherchant les petites routes avec peu de voitures, les jolis villages et campagnes, les sites intéressants. Les pistes forestières sont possibles pour moi. Quelques crochets possibles pour visiter une place qui le mérite. Il est possible aussi de couper (en bus) certaines parties sans intérêt.
Le voyage en vélo devrait durer 3 semaines en août prochain.
Merci beaucoup pour les conseils et les suggestions d'itinéraire ! …
Je suis actuellement en train de faire un petit tour en Europe à vélo. Je suis en Italie, direction l'Albanie dans 3 jours puis le Monténégro et la Croatie.
Apres la croatie je souhaite rejoindre l'Autriche pour rouler sur l'eurovelo6 direction la France et retour chez moi. Je me pose la question du trajet Split-Vienne. Ou autre que Vienne mais me permettant de rejoindre l'euro velo. Tout en sachant que je préfère contourner les Alpes mon velo étant chargé!!
Avez vous des conseils de trajets ? Pour une femme seule..
Si certains empruntent cet itinéraire, nous pouvons nous retrouver avec plaisir! Je serai sur la côte Croate aux alentours du 15 juillet.
bonjour
visitant quelque pays de l'est prochainement je voudrai des informations sur la frantiere hongroise ou plus exactement la frantiere austro-hongroise, je voudrai savoir si il y a un controle a la frantiere ?
apart le passage a la frantiere les autre endroits de la frantieres sont il fermé avec des files barbelé ou il n y a rien de cela ?
y a t il beaucoup de douanier?
y a t il un controle d'identité dans le train ?
y a t il un controle d'identité (( douanier dans le car ))
toute ces question bien sur c au sujet de la frantiere austro hongroise et merci
Un petit retour sur une visite expresse effectuée récemment au départ de Vienne.
Ce post a juste un but informatif et peut servir de base à ceux qui souhaitent visiter Budapest mais qui ne disposent malheureusement pas de beaucoup de temps.
Evidemment apports, conseils et améliorations sont les bienvenus !
Des petites infos logistiques :
Le 1er train part de Vienne vers 06h30 et le dernier de Budapest vers 20h30. (voir 22h30 certains jours), + ou - 1/2h. Il y a pas mal de trains quotidiens. Le trajet dure un peu moins de 3h.
La reservation à l'avance n'est pas indispensable et le billet est valable plusieurs jours. Ce qui signifie qu'il peut être utilisée une fois sur une période donnée, pour n'importe quel train. Comme en France pour certains trajets donc.
Les 2 pays sont Schengen et il n’y a pas d’arrêt lors du passage à la frontière, même si le service des douanes peut passer dans les wagons.
En une journée je conseille de prendre une carte métro journalière. Budapest en effet est une grande ville et on prend pas mal le métro. Il faut savoir qu'une correspondance demande un autre ticket ou un ticket spécial.
En arrivant de la gare, profiter déjà de l’ambiance particulière de l’Europe de l’Est et prendre le métro vers Deak F. ter. .
Traverser le pont Széchenyi vers Buda afin de monter au château Royal, visiter l'Eglise St Mathias et le Bastion des pécheurs.
La visite de la colline de Buda prend facilement la matinée.
Possibilités de bien manger près de la place Syzéna ter.
Retour vers Pest en métro ou à pied, le quartier du parlement est plutôt sympa.
Sans polémique il y a un Mac Do près de l'arrêt Nyugati Ter qui vaut le détour. Il est situé dans un hangar construit par Gustave Eiffel. Après, la bouffe n'est certes pas très traditionnelle... mais ça permet de manger rapidement, dans un bel endroit pour pas trop cher. ;)
Je conseille de reprendre le métro et de s'arrêter selon l'heure quelque part sur la ligne 1 afin de continuer à pied vers la pace des héros (Hosok Tere).
Visite douce du parc et relaxation aux bains Széchenyi. Il faut prévoir au moins 2 heures.
S’il reste encore du temps à la sortie du bain, on peut en profiter pour revenir dans la rue commerçante de Vaci Utca. Sinon direction la gare où il y a quelques possibilités de manger avant de prendre le train du retour.
Heureusement il est confortable et on y dort très bien !
Une version moins fatigante consiste à faire les bains de l’hôtel Gellért à Buda puis retour vers Pest pour faire un tour dans le grand marché central (style 1900 également) et continuer vers la rue Vaci Utca.
Evidemment on passe à coté de beaucoup de choses, comme la maison des vins hongrois, l’île Margit-Sziget etc... Il y a beaucoup d’infos utiles de ce qu’il y a à voir à Budapest sur ce forum 😉
Même si une visite raisonnable de Budapest demande 2 ou 3 jours, Budapest offre une escapade dépaysante et enrichissante. 🙂
Bonsoir
Allant tout les ans depuis 20 ans en Roumanie, je voulais savoir s'il existait une solution moto + train depuis l'Allemagne (Proche frontière française )a Wien , Autriche ; je n 'ai rien vu sur le site de la DB et sur celui d'OBB.
Jusque là j'y allais par la route, mais les autoroutes allemandes me fatiguent un peu ..Et je commence a bien connaitre l 'Autriche car le retour se fait par le bas (Belgrade, Zagreb , Tyrol, suisse)
je suis en train de préparer un voyage a Budapest en moto pour le mois de juillet avec mon ami et cinq autres motards
je suis a la recherche de bons tuyaux, de bonnes adresses pour l'hébergement nous recherchons des solutions économiques (il y en a parmi nous qui avons de petits moyens et je ne voudrais pas que le budget soit une cause de non départ...)alors voila si vous avez des expériences a partager des conseils pour que dénicher la solution la plus économique je suis preneur merci a vous tous
bien entendu en échange si lors de vos voyages vous passez par chez moi je suis disponible
Merci à vous tous
je cherche des itinéraires pour rallier VIENNE en partant d'ANNECY et en traversant la SUISSE par des routes sympas sans trop de circulation et en privilégiant les cols ( je suis au club des 100cols), ceci en juin afin que les cols soient tous ouverts, et pour ensuite prendre l'eurovélo à VIENNE
merci de vos réponses
Salut,
je croyais pouvoir trouver passablement de discussions autour de traitements dentaires à Budapest en obtenant des adresses et des témoignages, mais à ma grande surprise, je ne trouve pas grand-chose sur VF. Pourtant la destination est assez réputée pour la qualité de ses soins et surtout des prix très compétitifs.
Donc en résumé, j'ai un traitement orthodondique adulte à faire, de l'ordre de 5200 Euros en France (bas et haut), et m'étant déjà rendu à Budapest, je m'interroge sur cette opportunité à 1h15 d'avion pour essayer de m'en tirer à moindre frais. Sachant que ce traitement est de longue durée, il m'est indispensable de pouvoir m'y rendre sur 2 jours au min. plusieurs fois dans l'année.
Est-ce que l'une ou l'un d'entre vous a des expériences, négatives ou positives, et des adresses à me procurer ?
Bonjour
je suis à la recherche de renseignements (ebergements motards, sécurité, lieux à eviter/à ne pas rater, routes..)pour un voyage en moto du 15 juillet au 15 aout prochain.
Départ valenciennes vers Bratislava puis la Hongrie+Roumanie et retour par l'Autriche
Je roule en BMW 1200 gs
Merci d'avance pour les infos
Amicalement