Je reviens d’un séjour de 3 semaines en Polynésie cet été.
J’ai passé pas mal de temps ici à lire les commentaires afin de préparer ce voyage.
J’ai donc pensé qu’il serait juste en retour d’apporter quelques conseils à ceux qui préparent leur voyage.
Préparer son voyage soi-même ou passer par une agence :
Je n’ai pas souhaité passer par une agence pour ce type de voyage. Ce n’est pas un pays à risque, il n’y a pas la barrière de la langue, on reste en France, toutes les réservations sont simples à faire par Internet.… Bref si vous êtes un peu organisé et que vous avez envie de faire un voyage qui corresponde 100% à vos goûts, la meilleure solution est je pense de gérer cela vous-même.
Choisir ses îles :
L’avantage de préparer son voyage c’est également de choisir ses îles en fonction de ce qu’on recherche. La Polynésie est composée de grands groupes d’îles : les îles de la société, les Tuamotu, les Marquises, les Gambiers et les Australes.
Vous ne pourrez pas tout faire, il faut donc choisir en fonction de la durée de votre séjour et de vos goûts. Pour notre part, nous nous sommes limités aux îles de la société et aux Tuamotu. C’est ce qui correspondait le plus à l’idée que je me faisais de la Polynésie et c’est ce qui nous attirait le plus.
On conseille en général de passer 2 à 4 (ou plus) nuits par île. Sachant que 2 nuits reste juste puisque vous n’aurez alors qu’une seule journée pleine sur une île. Bref, la difficulté est de voir tout ce qu’on aimerait voir sans pour autant passer trop de temps dans les aéroports.
Il y a beaucoup d’informations sur le Web. Si besoin, le Lonely Planet sur la Polynésie est également un excellent guide touristique.
Voici un rapide tour des principales îles :
- Tahiti : Pas vraiment de plages magnifiques à Tahiti. Il y a toutefois beaucoup de choses à voir puisque l’île est grande. Il peut être intéressant d’y passer un peu de temps au retour (une, deux nuits ou plus), cela permet de s’assurer qu’on ne ratera pas son vol retour mais également de découvrir l’île.
- Moorea : A 30mn en bateau de Tahiti. Les Tahitiens vont souvent y passer leur week-end. On est loin de l’idée qu’on peut se faire des îles désertes. Mais on est également très très loin du tourisme de masse. A noter qu’à partir de Juillet, on peut y voir des baleines. Intérieur luxuriant et très découpé avec de belles montagnes. De belles plages et des couleurs idylliques. Une agréable surprise pour nous et un de nos coups de cœur.
- Huahine : On dit que c’est l’île préférée des Tahitiens et ce n’est pas pour rien. Plus sauvage que Moorea, c’est une île au relief érodé et luxuriante.
- Raiatea : Pas/peu de plage ici. Raiatea est assez grande, c’est un centre administratif. C’est l’occasion d’en profiter pour en savoir plus sur la culture polynésienne. L’intérieur de l’île est également très beau. Si vous aimez les randonnées, il y a de quoi faire. On peut y voir des cascades, des rivières (ce qui est rare en Polynésie), des montagnes, …
- Tahaa : Voisine de Raiatea aux eaux limpides. Ressemble un peu à Huahine.
- Bora Bora : Changement de décor avec un lagon féérique. Toutefois l’île est très (trop?) touristique. Donc moins authentique.
- Maupiti : Très petit (on peut faire le tour de l'île à pieds en 2h), peu touristique, magnifique lagon que l’on dit aussi beau que celui de Bora. On la compare un peu à Bora avant l'invasion des grands hôtels.
Les îles Tuamotu : Changement de décor, on va voir ici des atolls. Donc, pas de montagnes, ce sont des îles qui ne sont guère plus hautes que le niveau de la mer. L’atoll forme un anneau étroit qui entoure un immense lagon. Dépaysement garanti et paysages de cartes postales.
- Rangiroa : Temple de la plongée. Pas / peu de plages. Immense lagon intérieur.
- Tikehau : Atoll paradisiaque : on peut passer de motu en motu à la nage ou à pieds dans de petites passes. Ici, on est vraiment au bout du monde. Très peu de touristes, le paradis. Le village se trouve sur un bout de l’atoll assez réduit dont on peut faire le tour en vélo en moins d’une heure. Le coup de cœur de notre voyage.
- Fakarava : Réserve Biosphére. L’île est tout de même un peu plus développée que Tikehau (plus de monde, plus d’infrastructures). Fakarava est bien plus grand que Tikehau (ici pas de tour en vélo ou alors il faut être sportif).
- Manihi : Un autre petit atoll peu touristique.
Il y a bien d’autres îles, je n’ai cité que les plus connues.
Chacune a son charme et nous n’avons jamais été déçus même si nous avons eu des coups de cœurs.
L’hébergement :
Les principales formules sont les pensions de famille et les hôtels. Il y a des campings mais j’avoue ne pas m’y être intéressé (plus assez jeune pour ça J ). La pension reste un bon rapport qualité prix. J’avais pensé faire une ou deux nuits dans un grand hôtel pour voir ça une fois dans ma vie. Mais une nuit dans un grand hôtel coute à peu près le même prix que 4 nuits en pension voir parfois beaucoup plus…
Le choix était donc vite fait, j’ai préféré rallonger mon séjour d’autant. Au final, aucun regret. Les pensions sont souvent tenues par des locaux et permettent de faire de belles rencontres. L’ambiance est familiale et moins impersonnelle que dans un grand hôtel.
Formalités :
Pour votre escale à Los Angeles, vous devrez passer la douane. Même si vous faites un simple transit, c’est la même chose que si vous rentriez aux USA. Bref, il vous faudra nécessairement un passeport biométrique ou électronique en cours de validité ou un passeport individuel à lecture optique en cours de validité émis avant le 26 octobre 2005. Dans tous les cas, vous devrez impérativement demander une sorte de visa électronique en ligne : l’Esta. Les formalités payantes mais pas très chères se font ici . C’est assez rapide à obtenir (quelques jours en général) mais mieux vaut s’y prendre en avance. Le passage de la douane dans les deux sens (sortie de l’avion puis embarquement) prend beaucoup de temps et laisse peu de temps libre. Par contre, vous n’aurez pas à gérer vos valises.
Les réservations :
J’ai réservé les vols 10 mois avant le départ et un de vols intérieurs était déjà complet. Donc, prévoyez votre voyage le plus tôt possible.
Pour les pensions, en réservant 10 mois avant, vous n’aurez aucun souci. Pensez même à confirmer vos réservations 2 ou 3 mois avant votre départ. Un simple mail suffira pour demander confirmation. Ca permet de vérifier que les pensions n’ont pas oublié votre réservation (ça m’est arrivé). Vous en profiterez pour confirmer vos horaires d’arrivée puisque Air Tahiti change ses horaires deux fois par an et qu’ils auront donc peut-être été modifiés par rapport à votre réservation initiale.
La plupart des pensions demandent des arrhes (à régler via Paypal ou par virement ou via des chèques de caution non encaissés). La plupart du temps tout se fait en ligne très simplement. Toutes les réservations se font sans problème par mail.
Pour les avions, j’ai tout fait en ligne. J’ai simplement contacté une fois Air Tahiti par téléphone pour changer un vol mais vous pouvez aussi le faire par mail.
Prévoyez large pour vos escales si vous en avez. On a eu une heure de retard sur le vol international retour. On a également eu 2h de retard sur un des vols intérieurs.
Les vols intérieurs de Air Tahiti :
En fonction du nombre d’îles visitées, si vous réservez indépendamment tous vos vols, vous risquez d’avoir une addition salée. Air Tahiti propose donc une formule très intéressante d’un point de vue économique : Le Pass inter-îles. Vous pourrez faire autant de vols que vous le souhaitez (dans la limite d’un séjour de 28 jours). Mais il y a des conditions. Les principales sont :
- vous ne devez pas revenir à Tahiti ou dans une île déjà visitée
- vous ne pouvez pas revenir dans un archipel déjà visité. Pas possible par exemple de visiter Huahine (archipel de la société), puis Tikehau (archipel des Tuamotu), puis d’aller à Bora Bora puisque Bora est dans l’archipel de la société où vous êtes déjà allé.
Le prix du pass dépend du nombre d’archipels que vous allez visiter et de la saison.
Pour vous donner une idée, en pleine saison et pour deux archipels (société et Tuamotu) nous avons payé env. 500 euros par personne. Pour 8 vols, cela nous a paru être une formule très intéressante.
La réservation des vols se fait facîlement en ligne.
La seule difficulté ici, est d’arriver à composer votre itinéraire tout en respectant les règles du pass. C’est la seule chose qui a été la plus compliquée dans la préparation de ce voyage. J’ai d’ailleurs pas mal galéré pour faire un tour qui correspondait aux îles que je souhaitais visiter et j’ai dû faire quelques concessions.
On trouve sur le site de Air Tahiti un fichier Excel avec tous les vols existants (jour de la semaine et heure). Cela m’a donné une idée. J’ai développé un petit logiciel qui m’a permis de pourvoir paramétrer les îles que je souhaitais visiter, le nombre de nuits mini et maxi souhaitées par île ainsi que les différentes dates possibles d’arrivée à Tahiti. Le logiciel calcule alors toutes les possibilités existantes et les affiche. Ca m’a permis de déterminer parmi les parcours possible celui qui correspondait le plus à mes attentes. J’avais fait un post dans ce topic qui décrivait le fonctionnement de ce programme. Ca n’a rien d’exceptionnel mais c’est assez pratique. Si besoin, m’envoyez moi un mp avec votre adresse mail et je vous le ferai suivre.
Les voitures : on peut réserver en ligne sans problème chez les grands loueurs. A noter que les sites ne sont pas forcément à jour sur l’emplacement des agences. Donc, n’hésitez pas à contacter votre pension par mail pour vous faire indiquer le loueur le plus pratique à partir de la pension.
Pour les excursions, inutîle de réserver très tôt. J’ai réservé un à deux mois à l’avance, ça suffisait largement.
Pour les plongées, je n’ai rien réservé et j’ai pu plonger à chaque fois que je le souhaitais sans problème.
Le voyage :
Il y a 12 heures de vol jusqu’à Los Angeles, 2 heures d’escale puis 8 heures de vol jusqu’à Papeete.
En réservant vos vols, vous pourrez choisir vos places dès la réservation chez Air France. Pensez qu’un changement d’horaire (même de quelques minutes) vous fera perdre votre réservation de siège. Je m’en suis aperçu tardivement et Air France a même maintenu que je n’avais jamais réservé de sièges. Bref, vérifiez de temps en temps sur leur site qu’ils n’ont pas « oublié » vos numéros de sièges.
Je n’ai pas comparé les tarifs des autres compagnies vu que je n’ai pas payé mes billets (réservation avec des Mîles). Donc n’hésitez pas regarder ce qui existe d’autre et à quel prix.
En classe éco, on est quand même assez à l’étroit et le vol est très long. Evitez les places trop près des toîlettes (trop de passage) ou au premier rang (moins pratiques). Il y a de petits écrans incrustés dans les sièges devant vous et vous pourrez choisir parmi de jouer (c’est pas une Playstation quand même), voir des séries, des documentaires ou des films assez récents.
En comptant les escales, de chez nous (en province) à Moorea on a fait un voyage de 35h à l’aller. Au retour, de Papeete à chez nous, 30 heures de voyage. Bref compte tenu de la longueur du voyage, j’ai fait le choix d’un séjour long (3 semaines). A mon avis, partir 5 à 10 jours est trop court. Mieux vaut faire quelques économies, repousser son voyage d’un an et partir plus longtemps. A aller si loin, mieux vaut rentabiliser les heures perdues durant le voyage et le prix du billet. Sur une durée courte, il existe d’autres coins paradisiaques à visiter dans le monde .
Le voyage est long, pensez à mettre des chaussettes de contention, vous arriverez en meilleur forme.
Décalage horaire : en été, il est 12h de moins en Polynésie (11h en hiver). Le mieux est de s’appliquer le décalage horaire dès le départ. Par exemple, si vous décollez le soir à 19h de Paris, il est 7h du matin en Polynésie. Donc, il ne faut pas dormir avant Los Angeles. Ensuite, vous devrez impérativement dormir de LA à Papeete. Vous arrivez le matin à 5h heure locale il faudra alors tenir jusqu’au soir 20h/21h (surtout de ne pas faire de sieste). Si vous appliquez cette stratégie, le décalage horaire sera vite absorbé.
Le Budget :
Je fais ici un calcul moyen sur la base de 2 personnes et 21 nuits en haute saison.
Je prévois quelques plongées, quelques excursions, de la location de voiture. Je prends un hébergement dans des pensions assez confortables sans pour autant être exceptionnelles (notre critère de base était d’avoir sanitaires et sdb dans le bungalow).
Cela vous permettra permet d’avoir un ordre d’idée de budget. C’est à vous d’adapter en fonction de la durée de votre séjour, de vos activités, de votre formule d’hébergement, …
- Vol A/R Paris Papeete : 2700 euros par personne => 5400 euros.
- Pass Air Tahiti : 530 euros par personne => 1060 euros
- Repas : 20 euros par repas et par personne => 1680 euros.
A noter que si vous mangez local, vous serez plutôt à 13/15 euros par personne. Si vous avez une cuisine dans votre bungalow ce sera encore moins cher. J’ai donc pris un peu de marge ici.
- Excursions : 80 euros par personne. 6 excursions sur le séjour => 960 euros.
Cela peut comprendre : locations de bateau, sorties en mer, …
- Plongées : comptez 50 à 60 euros par plongée par personne. Je pars sur 6 plongées par personne sur le séjour => 600 euros.
Essayez de passer votre niveau 1 avant de partir si vous ne l’avez pas déjà. Sinon vous ne pourrez faire que des baptêmes. Toutefois, si vous passez 4 nuits dans une île, il reste jouable d’en profiter pour passer votre niveau 1. A noter qu’avec un niveau 1 vous pourrez aller jusqu’à 29m de profondeur en Polynésie. La Polynésie est aussi belle sur l’eau que sous l’eau. Il serait dommage de passer au travers d’un de ces deux aspects. De la même manière, j’ai croisé des gens qui ne venaient que pour plonger. Je trouve ça un peu dommage de faire autant de kilomètres pour ne s’intéresser qu’à un seul aspect de ce pays. J’ai compté dans le budget 6 plongées en 21 jours ce qui laisse du temps pour autre chose sachant que les sorties se font généralement par demi-journées (le plus souvent le matin) incluant deux plongées.
Pensez qu’il ne faut pas prendre l'avion tout de suite APRES avoir fait une plongée bouteille. Il faut attendre 24h de préférence. On conseille le plus souvent d'attendre 12h avant de prendre l'avion pour les vols inter îles et 24h pour les vols internationaux.
- Locations de voiture : Je pars sur un total de 4 jours de location à 85 euros par jour => 340
Cela dépendra des îles que vous visiterez et des excursions que vous avez prévues. Mais sur les grandes îles (Moorea, Huahine, Raiatea, Tahiti) il est quand même sympa de pouvoir se déplacer facîlement ou au moins de prendre un jour ou deux pour faire le tour de l’île.
- Pensions : 94 euros * 21 nuits => 1974 euros
Notre pension la moins chère était à 70 euros la nuit. J’ai fait une moyenne de nos différentes pensions et je suis arrivé à 94 euros. Bien entendu, ce sera variable en fonction de chaque pension et de la saison.
- Divers (dépenses diverses, souvenirs, ….) : 600 euros
Total pour 2 pers et 21 nuits : 5400 (vols internationaux) + 1060 (Pass air Tahiti) + 1680 (repas) + 960 (excursions) + 600 (plongées) + 340 (location voitures) + 1974 (pensions) + 600 (divers)
= 12614 Euros.
C’est clairement un gros budget. Mais ce n’est pas le genre de voyage qu’on fait tous les jours….
Quand partir
Juillet, aout et septembre sont les meilleurs mois (voir ici). C’est l’hiver sur place. Cela correspond à un climat plus sec (peu/pas de pluies). L’eau est entre 25 et 26 degrés. Il fait environ 26-28 dans la journée. Le soir on doit être à 20/21 degrés. On a quand même eu de la pluie en Juillet. Sur place on nous a indiqué que le climat avait tendance à se décaler et que Juillet était un peu tôt pour partir. A noter que de Juillet à Octobre vous pourrez également voir les baleines (Juillet est le tout début de la saison, là encore, mieux vaut partir en août).
Il fait nuit noire vers 18h en Polynésie. Donc on se lève tôt et on se couche tôt.
Pharmacie / santé
Quelques idées pour préparer votre pharmacie ici.
A noter que sur certaines îles comme Tikehau, il n’y a ni médecin ni pharmacie. D’où l’intérêt de prévoir pas mal de choses (comme des antibiotiques).
J’ai une forte tendance à faire une tourista à chaque voyage. Ici, je n’ai eu aucun problème en 3 semaines et je n’ai vraiment pas fait attention (crudités, glaçons, eau du robinet lorsqu’elle était potable, glaces, …). Bref, c’est plutôt tranquille à ce niveau- là.
Coté assurances, s’il vous arrive un problème sur un atoll loin de tout pensez qu’un rapatriement sanitaire peut couter très très cher. J’ai trouvé les assurances de type Mondial Assistance beaucoup trop onéreuses. J’ai donc simplement utilisé l’assurance d’une carte bancaire. Les cartes Gold/Premier proposent généralement des contrats assez complets pour peu que vous réserviez votre voyage avec la dite carte. Cela vaut donc le coup de prendre ce type de carte même si vous ne la gardez qu’un an.
Bien que vous soyez en France, votre carte Vital et votre mutuelle ne pourront pas servir. Il existe en Polynésie un équivalent à notre sécu mais ce n’est pas la même chose que la nôtre. Vous devrez donc faire l’avance et vous faire rembourser en rentrant.
La faune :
Pas / peu d’animaux en Polynésie.
On regrette d’ailleurs l’absence d’oiseaux multicolores, … Même dans la forêt il n’y a pas de chants ou de cris d’animaux comme on peut en trouver ailleurs. Mais du coup, rien de dangereux. Pas de serpents ou d’araignées.
Les seules bestioles notables sont :
- les requins : on en voit beaucoup de petits… et des plus gros. Mais ici, il n’y a pas d’accidents dès lors qu’on ne fait pas n’importe quoi avec eux (genre essayer de les nourrir à la main), il n’y a pas de danger spécifique.
- les scolopendres. Sorte de mille-pattes donc les piqûres peuvent être ennuyeuse. Mais on a exactement les mêmes dans le sud de la France donc rien de bien effrayant.
- Les moustiques : Sur place, vous pourrez acheter du Off qui est un répulsif efficace. On en trouve dès l’arrivée au magasin de souvenirs de l’aéroport de Faa'a. Les spirales permettent également de prendre l’apéro tranquille sur la terrasse de son bungalow. Les diffuseurs électriques avec des recharges liquides sont très efficaces pour l’intérieur.
A noter que vous trouverez sur place du Tamanu : une huîle naturelle faite avec une noix locale. C’est efficace pour tous les problèmes de peau (brulures, piqures, acné, ….). On a suivi les conseils locaux et on a effectivement trouvé ça vraiment très bien pour les piqures de moustiques. Un peu moins rapide à agir que les crèmes à base de cortisone mais mieux sur la durée (plus de trace des boutons) et plus naturel. On a définitivement adopté le produit. Je regrette de ne pas en avoir ramené plus, je viens d’en commander deux nouveaux flacons en ligne (bien plus chers que ceux l’achetés là-bas).
- Les nonos : sortes de petits moucherons qui mordent. La morsure est très douloureuse et peut démanger plusieurs semaines. Le nono attaque surtout en fin d’après-midi mais pas la nuit. Il donne une plaque rouge boursoufflée d'environ 5 ou 6 cm. Les répulsifs moustiques n’ont aucun effet. La seule solution est de s’enduire de monoï dans lequel ils s’engluent. Ne surtout pas gratter les piqures de nonos même si la démangeaison est parfois limite supportable. Si le nono attaque sur une plage, fuir dans l’eau à plusieurs mètres du rivage.
Nous n’en n’avons pas vu un seul durant notre voyage.
- Les poulets ! C’est la plaie. Il y a des poulets sauvages partout. Les bestioles sont coriaces, on les voit parfois voler à plusieurs mètres de hauteur. Si-si, je vous jure, c’est des poulets de compet’. Mais surtout, les coqs chantent tout le temps (même en pleine nuit). Bref, pensez à prendre des boules quies.
- Les chiens : il y a de nombreux chiens sauvages. Ils sont rarement agressifs mais ça arrive (en tous cas ça nous est arrivé). Généralement, il suffit de se baisser et de faire semblant de ramasser une pierre pour les faire fuir. Ils étaient vraiment nombreux à Huahine et à Raiatea.
- Les poissons pierres. C’est la seule bestiole vraiment dangereuse. Il ne faut pas marcher dessus. Le plus simple reste donc d’avoir des chaussures d’eau (on en trouve à Décath) lorsqu’on marche dans la mer sur des rochers.
Téléphonie :
N’utilisez pas votre forfait mobîle, cela pourrait vous couter très cher. Pensez à désactiver les données si vous l’allumez. Sur place, vous pourrez prendre une sim rechargeable chez l’opérateur local Vini. En arrivant à l’aéroport de Papeete, allez à la Poste qui est dans l’aéroport et achetez votre Sim. Ensuite, vous pourrez recharger directement en ligne sur Internet votre forfait si vous avez apporté une tablette ou un smartphone et que vous avez le wifi dans votre pension.
Lorsque vous aurez votre numéro Vini sur place, pensez à le communiquer à Air Tahiti pour être informé des éventuels retards d’avion. J’avais également préparé des mails pour toutes les pensions et excursions. Je n’ai eu qu’à insérer mon numéro de Vini dans les mails quand je l’ai eu et à les envoyer. Ca permet de pouvoir être contacté en cas de problème.
Vous aurez besoin d’un mobîle débloqué pour votre Vini card. Si vous ne souhaitez pas emporter votre Smartphone préféré, vous pouvez acheter un mobîle. Il y a des modèles types baroudeurs (étanches, incassables, qui tiennent la charge pendant une semaine, …). Par exemple le Samsung B 2710.
Argent / Carte bleue :
La monnaie est le franc Pacific. 1 Euro = 119 FCP. Une méthode pratique pour passer des FCP en euro consiste à diviser par 100 puis à enlever 20%.
Venez avec du liquide (1000 ou 1500 euros) puis utilisez au maximum votre CB pur retirer en FCP.
En arrivant, juste à la sortie après les douanes, légèrement sur la gauche, un guichet automatique vous permettra de changer vos euros.
A noter qu’il n’y aura aucun frais (de change ou autre) pour les retraits sur place avec votre CB puisque vous êtes en France. Toutefois, on atteint très vite son plafond de retrait et il n’y a pas des distributeurs dans toutes les îles. Voyez donc votre banque pour essayer de faire provisoirement augmenter votre plafond.
Au retour, j’ai changé mes FCP en euros à Los Angeles après avoir repassé la douane.
Duty Free :
Au retour, pour faire des emplettes sans taxes, choisissez Los Angeles. A titre d’exemple, une crème pour le visage achetée 33 euros à l’aéroport de Papeete était à 18 euros à Los Angeles.
Sécurité :
Nous n’avons eu aucun sentiment d’insécurité. A aucun moment. C’est même un plaisir par rapport à la métropole de ne pas avoir à penser à ce genre de choses.
On nous a conseillé de nous méfier sur certaines îles (Moorea, Rangiroa et surtout Tahiti) mais on n’a eu aucun problème. On nous y a expliqué qu’il fallait fermer le bungalow, qu’il n’y avait pas de vols avec effraction mais que si une porte ou une fenêtre était ouverte, il y avait des risques.
Quoi qu’il en soit, prenez garde à votre passeport. Pensez que si vous le perdez ou qu’on vous le vole vous ne pourrez pas rentrer par Los Angeles avec un passeport provisoire. Il vous faudra donc essayer par Tokyo et c’est sans garantie.
Tout est prêt, il ne vous reste plus qu’à boucler vos valises :
Voici donc quelques idées pour les remplir.
- Pour les habits, prenez du léger. Une petite laine pour le soir (je ne l’ai utilisée qu’un seul soir). Sinon, des bermudas (pas besoin de pantalon sauf éventuellement pour le vol international vu qu’il fait froid dans les avions). Une paire de basquets pour la marche avec quelques chaussettes. Pour le reste, des tongs / sandalettes. Emportez des chaussures d’eau pour ne pas risquer de poser les pieds sur un poisson pierre. Pensez à prendre un chapeau et des lunettes de soleil.
- Plein de crème solaire et de crème contre les coups de soleil.
- Liseuse électronique (pour éviter de transporter de gros bouquins)
- Palmes masque et Tuba
- Un masque adapté à votre vue si vous avez des lunettes (on peut en faire directement en ligne moins cher que chez les opticiens). J’ai fait faire le mien ici.
- Appareil photo étanche : par exemple un Olympus TG-820 (étanche 10m) ou un Olympus TG-1 (étanche 12m). Un conseil, configurez tous vos appareils photos à la même heure en arrivant. Vous verrez, ça facilitera fortement le tri de vos photos après votre retour J.
- Un étui pour appareil photo pratique pour le snorkeling (ici par exemple).
- Un caisson étanche pour vos plongées bouteille.
- Un pèse valise électronique si vous prévoyez de faire pas mal d’achats sur place
- Une multiprise de voyage. Très pratique puisqu’il n’y aura pas forcément beaucoup de prises électriques dans les pensions. Si vous devez brancher les diffuseurs anti-moustiques, recharger vos différents appareils, cela peut être bien utîle.
- Des diffuseurs anti-moustique électriques (en emmener deux est une bonne idée pour couvrir les différentes pièces) avec des recharges liquides pour avoir de quoi dès les premiers soirs. Pour la suite, on a trouvé des recharges sur place sans problème. Idem pour les spirales, il y en a partout.
- Une petite rallonge électrique qui ne tient pas de place : pratique pour disposer vos diffuseurs dans des pièces différentes comme vous le souhaitez.
- Une ceinture avec doublure pour y mettre vos billets. Par exemple ici.
- Une housse de protection pour vos liseuses et autres tablettes. Cela permet de les utiliser même à l’intérieur la housse. Pratique pour protéger vos appareils pendant une sortie bateau par exemple.
- Des sachets de sel dessicant (vous en trouverez sur eBay pour quelques euros). Tout est très humide. Vous pourrez ainsi protéger vos appareils électroniques dans des sachets étanches avec un petit sachet de sel dessicant. En plus, c’est réutilisable, il suffit de les passer au four à micro-onde.
- Des sacs de congélation de type ZipLoc. C’est étanche, pas cher et cela permet d’y mettre vos objets à l’abri de l’eau.
- Une petite lampe électrique. Il fait nuit à 18h et l’extérieur des pensions n’est pas toujours éclairé, cela peut donc servir.
- Un certificat médical d’aptitude à la plongée.
- Votre permis bateau si vous l’avez.
- Votre carnet de plongée si vous en avez un.
- Des chaussettes de contention de classe 2. A mon avis, c’est vraiment un plus pour le voyage en avion compte tenu de sa durée. Cela évite les accidents de type phlébite. Ca vous permettra aussi d’arriver en pleine forme sans avoir les pieds gonflés et les jambes lourdes.
- Du champoing solide (sous forme de savon) pour gagner de la place dans les valises (il y en a chez Lush, on a testé et on a adoré).
- Une brosse à dent de voyage histoire de ne pas rester 24h sans se brosser les dents (pratique le dentifrice de Lush (non, je n’ai pas d’actions) qu’on trouve sous forme de petites pastilles solides à croquer).
- Valises : Sur Air Tahiti : 1 bagage cabine/pers. Max : 10 kg. Dimensions maxi : 56cm x 36cm x 23cm. 1 Bagage soute/pers maxi 23Kg et 158cm max (hauteur + longueur + largeur). Prenez des valises solides (vu le nombre de vols et les escales sur les vols internationaux, il vaut mieux que ce soit un minimum costaud). Si possible, prenez les avec une serrure tsa (qui permet à la douane américaines de pouvoir ouvrir votre valise sans pour autant casser la serrure)
- Un couteau Suisse
qu'en est il de la temperature en Aout, faut il des pulls le soir?
Y a t' il bcp de vent aux tuamotu?
ET les nonos?
Je pense que c' est un gd classique, mais merci qd meme de vos indics.
J'aimerais qu'il fasse tres bon
Il a duré quasiment 2 mois : juillet et août, faisant suite aux séjours de 2001 et 2004.
Cette fois avec vélos et kayaks pour chacun, pliables tous les deux. Et matériel de camping comme précédemment, cela va de soi...
Poids d'un vélo pliable équipé d'un porte-bagages (costaud) et d'une roue avant à moyeu dynamo : 12 kg. Poids d'un sac contenant le kayak, ses équipements (pagaie, jupe, gilet de sauvetage, gonfleur, sac étanche etc...), la tente de camping et autres fournitures (chargeurs appareils, ponchos, sandales, matériel snorkeling, etc...) : 23 kg.
== > Poids mis en soute : 12+23 = 35 kg/pers. Nous avions droit à 2x23 kg/pers. soit 46 kg/pers., nous étions donc loin du compte...
Voyage avec Air Tahiti Nui: départ Bordeaux, Paris CDG, Los Angeles, Papeete. Bagages enregistrés de Bdx à Papeete. Idem pour le retour Papeete/Bdx.
== > Poids du sac à dos en cabine (vêtements, trousses toilette/pharmacie, serviette bain, matelas gonflable ultralight, duvet léger+ sac à viande, oreiller gonflable, éclairage, veste coupe-vent) : 7 kg + un petit sac de ceinture (passeport, carte bancaire, argent, produits anti-moustiques, APN, lunettes, bloc-notes/stylo etc...). Nous étions là aussi sous les 10 kg autorisés.
Pour les liaisons inter-îles: pass découverte Air Tahiti (réservé et payé CB depuis l'atoll d'Anaa et retiré lors du transit à Faaa) pour aller de Papeete à Raiatea, Raiatea/Huahine, Huahine/Papeete. Nous avions prévu pour ces voyages inter-îles de mettre nos gros bagages (sacs kayaks et vélos pliés) en fret. En fait on ne paiera de fret qu'entre Anaa et Raiatea... ne me demandez pas pourquoi ! Pour Tahaa et Moorea : navettes maritimes (quotidiennes sauf week-ends) au départ de Raiatea (Uturoa) et Papeete. Aucun supplément pour nos bagages, les vélos pliés et rangés dans leurs sacs n'étant plus des vélos mais des sacs...
Notre projet : - découvrir quelques atolls des Tuamotu via les goélettes qui assurent des rotations/livraisons de fret "régulières" au départ de Papeete - et retourner à Raiatea, Tahaa, Huahine et Moorea faire des balades kayak ou randos vélo et à pied "manquées" lors de nos précédents séjours.
Réservations ? : aucune... Nous ne savions de toutes façons pas dans quel ordre nous allions pouvoir faire tout ça mais par contre nous savions, pour ce 3e séjour en PF, qu'il fallait "prévoir" large, oublier tout repère de temps et intégrer la notion d'incertitude.
Mise dans le bain immédiate : le soir de notre arrivée à Papeete, il manquait un de nos bagages, un sac contenant un kayak et du matériel de camping ainsi que la pompe à vélo... Contrariant mais pas bien grave dans la mesure où notre ami, venu nous accueillir à l'aéroport, pouvait nous héberger sans souci (taxi Faaa/Papeete : 2500/3000 cfp --> 20 à 25 € selon les voitures et surtout l'humeur du chauffeur -pas de compteur-. Pour les trucks ou plutôt les bus, compter 250 cfp --> 2 €). Même mésaventure pour un autre couple venu de Lyon, sauf qu'eux allaient à l'hôtel et qu'ils n'avaient strictement rien sur eux, à part leur poche-banane... Bref, nous attendrons quand même 3 jours notre sac ! Dédommagement : 80 €/pers. soit 160 €. Pas de quoi aller bien loin, surtout en Polynésie mais bon, pour nous c'était tout bénéfice et nous n'avions pas du tout envie de nous lancer dans une quelconque procédure. 3 jours mis à profit pour, entre autres, aller sur les quais de Motu Uta et dans tous les bureaux des compagnies maritimes, en quête d'un bateau en partance pour les Tuamotu où il resterait des places disponibles (seulement 12 passagers officiellement admis en cabines) et le temps de notre séjour, soit juillet et août. Pas évident car les rotations, selon le nombre d'atolls abordés et le fret transporté, peuvent prendre jusqu'à 3 semaines. Ce "démarchage" systématique des Cies n'est envisageable que sur place, par le voyageur lui-même, car ils ont bien d'autres chats à fouetter (ça on le comprend là-bas en voyant comment ça fonctionne...) que de répondre aux mails envoyés plusieurs semaines à l'avance depuis la France : le fret s'organise au jour le jour, et le bateau part quand le fret est prêt, point barre. Nous optons pour 2 possibilités qui nous mèneront sur les atolls d'Anaa et de Kaukura repérés, lors de notre préparation, sur GoogleEarth pour leur "décor" et faisabilité en kayaks, vélos ou à pied : en début de séjour (dès que le sac manquant est arrivé) pour le premier, et en fin de séjour pour le 2e. Entre ces 2 voyages maritimes, nous calerons les îles de Raiatea, Tahaa et Huahine (pass aérien "découverte"). Ainsi que Moorea à notre retour de Kaukura, histoire de passer les tout derniers jours près de Tahiti.
Durée moyenne de séjour sur chaque île ou atoll, déjà connu ou pas : +/- une semaine.
Désolée 😊 pour la photo floue mais elle est juste là pour "illustrer" le texte... Vélos (dessous, enveloppés de plastique) et sacs kayaks

Atoll d'Anaa (Tuamotu) : voyage effectué sur le Kura Ora II au départ de Papeete. Anaa est la première escale d'une rotation de 2 semaines passant par une multitude d'atolls (voir sur ce site : http://www.tahiti-tourisme.pf/...?cat=996&sec=438). On a bien failli ne pas partir (à 21h, de Papeete), en application du fameux quota de 12 passagers. Mais en PF, tout problème a sa solution ; question d'arguments, de feeling et de personnes rencontrées sur place. Eclipse solaire en plein Pacifique, en route vers Anaa que nous atteindrons en matinée après 2 nuits à bord, sur le pont (mer plutôt agitée, merci la Nautamine). Prévoir repas et boissons bien qu'il y ait un service de repas possible à bord. Prix du passage Papeete/Anaa : 6500 cfp/pers. (55 €). Pas d'accostage à quai à Anaa, débarquement en baleinière des passagers et surtout du fret. Le Kura Ora restera amarré toute la journée, la baleinière faisant de multiples allers-retours entre le bateau et le quai pour décharger le fret destiné à l'atoll avant de continuer sa rotation vers les atolls suivants. 1ère nuit bivouac au bord du lagon puis hébergement chez l'habitant. 3 magasins pour le ravitaillement, et surtout de bons petits plats préparés par Juliette et Vincent. Heiva, 14 juillet, kayak, vélo, bivouac sur motu, rando-traversées motu/hoa vers l'ancien village. Nous repartirons d'Anaa en avion, après un séjour qu'on n'aurait même pas imaginé, direction Raiatea, via Papeete. Pas une piqûre de nonos grâce au vent (mais c'était dur en kayak...) et à la météo d'hiver austral. Un grand merci à Ruta, Teva, Flo et tous les autres que nous reconnaitrons peut-être, en tant que figurants, dans le film que Kassovitz y tourne actuellement "l'ordre et la morale" (http://www.premiere.fr/...he/%28gid%29/2401476)
Le Kura Ora à Anaa :


L'église de l'ancien village d'Anaa, sur le motu Otepipi :

Raiatea : situé au PK5, camping du Sunset Beach, une valeur sûre à prix très démocratique : 1100 cfp/nuit/pers. (un peu plus de 9 €). Environnement superbe dans une cocoteraie en bordure de lagon, accueil parfait, services proposés fiables. Leur site : http://www.raiatea.com/sunsetbeach/fr.html Tour de l'île à vélo (+ kayaks) en partant du Sunset, 3 nuits de bivouac : sur le motu communal Iriru (après une traversée en kayak au départ d'Avera), au col de la route traversière et sur le terrain de la Mairie de Fetuna (avec autorisation de M. le Maire). Rivière Faaroa en kayak (un peu plus de 5 km AR, du débouché dans la baie du même nom au pont de la route de ceinture, non loin du carrefour de la Traversière). Rando aux 3 cascades, montée au Tapioi au-dessus d'Uturoa. Marae Taputapuatea (à vélo depuis le Sunset : 75 km AR) Une multitude de petits magasins disséminés tout le long de la route pour un ravitaillement sans souci.
Faaroa en kayak :

Côte Sud de Raiatea :

Départ des 3 Cascades :

Tahaa : pas de camping officiel. Tente plantée une nuit à la pension "Chez Pascal" (1500 cfp/nuit/pers. = 12,57 €) http://www.letahititraveler.com/...tail.asp?hotelid=346 puis, après contact direct et accord, chez "au Phil du temps" tenu par Florence et René, un couple de français. Camping possible vu la configuration des lieux mais lié à leur planning d'occupation des bungalows. Leur téléphoner impérativement avant. Prix payé : 2000 cfp/nuit/tente = 16,76 €. Leur site : http://www.pension-au-phil-du-temps.com/index.php?o=1 Kayak/snorkeling au jardin de corail + bivouac sur motu. Tour de l'île à vélo qui nous amènera "au bout" de Tahaa, à Patii, un hameau complètement hors du temps. Traversière à vélo avec une montée superbe au départ de Patio, une belle vue panoramique au col de Vaitoetoe et une descente moche et boueuse sur Haamene.
Snorkeling au jardin de corail :
Bivouac face à Bora :

Col de la traversière (Vaitoetoe) :

Huahine : camping "Hiva Plage", chez Christelle et Terii, situé au sud de l'île, avec magasin et snack à proximité. Voir leur site pour les différentes formes d'hébergement possibles (chambres, emplacement camping, location tente) et les randos accompagnées proposées par Terii : http://campinghivaplage.over-blog.com/ Accueil familial convivial et très sympathique, tarif camping tout à fait raisonnable : 1300 cfp (= 10,90€)/nuit/pers ou 1500 cfp (12,57€)/nuit/couple. Emplacement superbe. Kayak vers motu Araara et dans la baie Bourayne, balades à vélo pour tour de l'île et traversière, visite des marae du site de Maeva.
Les pièges à poissons de Maeva :

Bois de mape du côté de Maroe :

Atoll de Kaukura (Tuamotu) : voyage effectué sur le Cobia 3 qui assure une rotation hebdomadaire au départ de Papeete. En couchette-cabine (3 cabines de 4 couchettes pour 12 passagers). Prévoir impérativement nourriture et boisson. Prix payé pour le passage Papeete/Kaukura (1 nuit à bord) : 6300 cfp/pers. (= 52,80€). Equipage jeune, motivé, particulièrement efficace et sympathique. Départ de Papeete différé de 24h par rapport à la date prévue... Même chose lors du passage à Kaukura pour le retour... Comme pour Anaa, débarquement par barge et hébergement chez l'habitant. Mais contrairement à Anaa, les nonos ont été de la partie. L'huile de Tamanu associée à un anti-histaminique ont fait merveille : pas de démangeaisons même si les boutons occasionnés étaient impressionnants. Kayak, traversées à pied de hoa pour rejoindre des motu absolument enchanteurs. Motu de l'ancien village, parcs à poissons et ferme perlière avec un petit bateau à moteur. Visite d'une vanilleraie et jardin potager où poussent tomates, concombres et pastèques ; ruches pour miel de cocotier (tout ça est rare sur un atoll). Nous avons repris le Cobia la semaine suivante, lors de son passage à Kaukura, pour poursuivre la rotation et faire escale à Arutua, Apataki (pendant la nuit), Aratika et Fakarava avant le retour sur Papeete. Expérience très intéressante, à mille lieues d'une croisière.



Débarquement du fret sur Arutua :

Escale à Aratika :

L'ancien phare de Fakarava :

Moorea : traversée Papeete/Moorea par catamarans et ferries réguliers en 30 mn. 1050 cfp/pers. l'aller soit 8,80€(doubler pour un AR). Camping "chez Nelson", au PK28 : 1500 cfp (12,57€)/nuit/pers. Leur site : http://www.camping-nelson.pf/...nsiteweb/members.htm Des trucks partant des 2 côtés de l'île permettent d'aller du quai au camping : 300 cfp/pers. le trajet (2,52€). Leurs horaires sont directement liés à ceux des catamarans (pas des ferries). Balades et tour de l'île à vélo, kayak vers les motu et le jardin de corail situé face à l'ancien Club Med et randos au départ du Lycée agricole.

Col de Vaiare :


Voilà en gros ce qu'a été notre voyage. Peut-être aurez-vous constaté que nous ne sommes pas des accros du farniente...😛, que nous aimons les hébergements "alternatifs" 😏 et que notre plus grand plaisir est de découvrir, en solitaires et en toute modestie 😉, des lieux et des hommes.
Les dépenses alimentaires se résument à des sandwiches/pique-nique et portions toutes prêtes le midi (nous étions toujours en balade soit en kayak, soit en vélo, soit à pied) et à des achats dans les petits super-marchés ou magasins pour le soir et les petits-déj. Autant dire que cela représente une dépense tout à fait raisonnable et comparable à une journée en métropole, sans aucune privation. Pour l'eau : nous avons bu sans le moindre désagrément l'eau du robinet à Tahiti, Raiatea, Tahaa et Huahine. Eau achetée en bouteille (+/- 100 cfp la bouteille de 1,5 l) à Moorea et bien sûr dans les Tuamotu à Anaa et Kaukura qui, par ailleurs, pratiquent une gestion de l'eau dont on ferait bien de s'inspirer. Idem pour le solaire.
L'album photos commentées de notre page perso n'est pas tout à fait prêt et les séquences vidéos sont en cours de montage ; j'ai donc juste illustré ce compte-rendu. Il y a bien des détails dont je n'ai pas parlé mais qui feront sûrement l'objet d'une réponse à vos questions si vous êtes concernés par ce type de voyage. J'y répondrai avec plaisir, dans la limite de notre expérience et des infos pratiques ramenées. 🙂
Poids d'un vélo pliable équipé d'un porte-bagages (costaud) et d'une roue avant à moyeu dynamo : 12 kg. Poids d'un sac contenant le kayak, ses équipements (pagaie, jupe, gilet de sauvetage, gonfleur, sac étanche etc...), la tente de camping et autres fournitures (chargeurs appareils, ponchos, sandales, matériel snorkeling, etc...) : 23 kg.
== > Poids mis en soute : 12+23 = 35 kg/pers. Nous avions droit à 2x23 kg/pers. soit 46 kg/pers., nous étions donc loin du compte...
Voyage avec Air Tahiti Nui: départ Bordeaux, Paris CDG, Los Angeles, Papeete. Bagages enregistrés de Bdx à Papeete. Idem pour le retour Papeete/Bdx.
== > Poids du sac à dos en cabine (vêtements, trousses toilette/pharmacie, serviette bain, matelas gonflable ultralight, duvet léger+ sac à viande, oreiller gonflable, éclairage, veste coupe-vent) : 7 kg + un petit sac de ceinture (passeport, carte bancaire, argent, produits anti-moustiques, APN, lunettes, bloc-notes/stylo etc...). Nous étions là aussi sous les 10 kg autorisés.
Pour les liaisons inter-îles: pass découverte Air Tahiti (réservé et payé CB depuis l'atoll d'Anaa et retiré lors du transit à Faaa) pour aller de Papeete à Raiatea, Raiatea/Huahine, Huahine/Papeete. Nous avions prévu pour ces voyages inter-îles de mettre nos gros bagages (sacs kayaks et vélos pliés) en fret. En fait on ne paiera de fret qu'entre Anaa et Raiatea... ne me demandez pas pourquoi ! Pour Tahaa et Moorea : navettes maritimes (quotidiennes sauf week-ends) au départ de Raiatea (Uturoa) et Papeete. Aucun supplément pour nos bagages, les vélos pliés et rangés dans leurs sacs n'étant plus des vélos mais des sacs...
Notre projet : - découvrir quelques atolls des Tuamotu via les goélettes qui assurent des rotations/livraisons de fret "régulières" au départ de Papeete - et retourner à Raiatea, Tahaa, Huahine et Moorea faire des balades kayak ou randos vélo et à pied "manquées" lors de nos précédents séjours.
Réservations ? : aucune... Nous ne savions de toutes façons pas dans quel ordre nous allions pouvoir faire tout ça mais par contre nous savions, pour ce 3e séjour en PF, qu'il fallait "prévoir" large, oublier tout repère de temps et intégrer la notion d'incertitude.
Mise dans le bain immédiate : le soir de notre arrivée à Papeete, il manquait un de nos bagages, un sac contenant un kayak et du matériel de camping ainsi que la pompe à vélo... Contrariant mais pas bien grave dans la mesure où notre ami, venu nous accueillir à l'aéroport, pouvait nous héberger sans souci (taxi Faaa/Papeete : 2500/3000 cfp --> 20 à 25 € selon les voitures et surtout l'humeur du chauffeur -pas de compteur-. Pour les trucks ou plutôt les bus, compter 250 cfp --> 2 €). Même mésaventure pour un autre couple venu de Lyon, sauf qu'eux allaient à l'hôtel et qu'ils n'avaient strictement rien sur eux, à part leur poche-banane... Bref, nous attendrons quand même 3 jours notre sac ! Dédommagement : 80 €/pers. soit 160 €. Pas de quoi aller bien loin, surtout en Polynésie mais bon, pour nous c'était tout bénéfice et nous n'avions pas du tout envie de nous lancer dans une quelconque procédure. 3 jours mis à profit pour, entre autres, aller sur les quais de Motu Uta et dans tous les bureaux des compagnies maritimes, en quête d'un bateau en partance pour les Tuamotu où il resterait des places disponibles (seulement 12 passagers officiellement admis en cabines) et le temps de notre séjour, soit juillet et août. Pas évident car les rotations, selon le nombre d'atolls abordés et le fret transporté, peuvent prendre jusqu'à 3 semaines. Ce "démarchage" systématique des Cies n'est envisageable que sur place, par le voyageur lui-même, car ils ont bien d'autres chats à fouetter (ça on le comprend là-bas en voyant comment ça fonctionne...) que de répondre aux mails envoyés plusieurs semaines à l'avance depuis la France : le fret s'organise au jour le jour, et le bateau part quand le fret est prêt, point barre. Nous optons pour 2 possibilités qui nous mèneront sur les atolls d'Anaa et de Kaukura repérés, lors de notre préparation, sur GoogleEarth pour leur "décor" et faisabilité en kayaks, vélos ou à pied : en début de séjour (dès que le sac manquant est arrivé) pour le premier, et en fin de séjour pour le 2e. Entre ces 2 voyages maritimes, nous calerons les îles de Raiatea, Tahaa et Huahine (pass aérien "découverte"). Ainsi que Moorea à notre retour de Kaukura, histoire de passer les tout derniers jours près de Tahiti.
Durée moyenne de séjour sur chaque île ou atoll, déjà connu ou pas : +/- une semaine.
Désolée 😊 pour la photo floue mais elle est juste là pour "illustrer" le texte... Vélos (dessous, enveloppés de plastique) et sacs kayaks

Atoll d'Anaa (Tuamotu) : voyage effectué sur le Kura Ora II au départ de Papeete. Anaa est la première escale d'une rotation de 2 semaines passant par une multitude d'atolls (voir sur ce site : http://www.tahiti-tourisme.pf/...?cat=996&sec=438). On a bien failli ne pas partir (à 21h, de Papeete), en application du fameux quota de 12 passagers. Mais en PF, tout problème a sa solution ; question d'arguments, de feeling et de personnes rencontrées sur place. Eclipse solaire en plein Pacifique, en route vers Anaa que nous atteindrons en matinée après 2 nuits à bord, sur le pont (mer plutôt agitée, merci la Nautamine). Prévoir repas et boissons bien qu'il y ait un service de repas possible à bord. Prix du passage Papeete/Anaa : 6500 cfp/pers. (55 €). Pas d'accostage à quai à Anaa, débarquement en baleinière des passagers et surtout du fret. Le Kura Ora restera amarré toute la journée, la baleinière faisant de multiples allers-retours entre le bateau et le quai pour décharger le fret destiné à l'atoll avant de continuer sa rotation vers les atolls suivants. 1ère nuit bivouac au bord du lagon puis hébergement chez l'habitant. 3 magasins pour le ravitaillement, et surtout de bons petits plats préparés par Juliette et Vincent. Heiva, 14 juillet, kayak, vélo, bivouac sur motu, rando-traversées motu/hoa vers l'ancien village. Nous repartirons d'Anaa en avion, après un séjour qu'on n'aurait même pas imaginé, direction Raiatea, via Papeete. Pas une piqûre de nonos grâce au vent (mais c'était dur en kayak...) et à la météo d'hiver austral. Un grand merci à Ruta, Teva, Flo et tous les autres que nous reconnaitrons peut-être, en tant que figurants, dans le film que Kassovitz y tourne actuellement "l'ordre et la morale" (http://www.premiere.fr/...he/%28gid%29/2401476)
Le Kura Ora à Anaa :


L'église de l'ancien village d'Anaa, sur le motu Otepipi :

Raiatea : situé au PK5, camping du Sunset Beach, une valeur sûre à prix très démocratique : 1100 cfp/nuit/pers. (un peu plus de 9 €). Environnement superbe dans une cocoteraie en bordure de lagon, accueil parfait, services proposés fiables. Leur site : http://www.raiatea.com/sunsetbeach/fr.html Tour de l'île à vélo (+ kayaks) en partant du Sunset, 3 nuits de bivouac : sur le motu communal Iriru (après une traversée en kayak au départ d'Avera), au col de la route traversière et sur le terrain de la Mairie de Fetuna (avec autorisation de M. le Maire). Rivière Faaroa en kayak (un peu plus de 5 km AR, du débouché dans la baie du même nom au pont de la route de ceinture, non loin du carrefour de la Traversière). Rando aux 3 cascades, montée au Tapioi au-dessus d'Uturoa. Marae Taputapuatea (à vélo depuis le Sunset : 75 km AR) Une multitude de petits magasins disséminés tout le long de la route pour un ravitaillement sans souci.
Faaroa en kayak :

Côte Sud de Raiatea :

Départ des 3 Cascades :

Tahaa : pas de camping officiel. Tente plantée une nuit à la pension "Chez Pascal" (1500 cfp/nuit/pers. = 12,57 €) http://www.letahititraveler.com/...tail.asp?hotelid=346 puis, après contact direct et accord, chez "au Phil du temps" tenu par Florence et René, un couple de français. Camping possible vu la configuration des lieux mais lié à leur planning d'occupation des bungalows. Leur téléphoner impérativement avant. Prix payé : 2000 cfp/nuit/tente = 16,76 €. Leur site : http://www.pension-au-phil-du-temps.com/index.php?o=1 Kayak/snorkeling au jardin de corail + bivouac sur motu. Tour de l'île à vélo qui nous amènera "au bout" de Tahaa, à Patii, un hameau complètement hors du temps. Traversière à vélo avec une montée superbe au départ de Patio, une belle vue panoramique au col de Vaitoetoe et une descente moche et boueuse sur Haamene.
Snorkeling au jardin de corail :
Bivouac face à Bora :
Col de la traversière (Vaitoetoe) :

Huahine : camping "Hiva Plage", chez Christelle et Terii, situé au sud de l'île, avec magasin et snack à proximité. Voir leur site pour les différentes formes d'hébergement possibles (chambres, emplacement camping, location tente) et les randos accompagnées proposées par Terii : http://campinghivaplage.over-blog.com/ Accueil familial convivial et très sympathique, tarif camping tout à fait raisonnable : 1300 cfp (= 10,90€)/nuit/pers ou 1500 cfp (12,57€)/nuit/couple. Emplacement superbe. Kayak vers motu Araara et dans la baie Bourayne, balades à vélo pour tour de l'île et traversière, visite des marae du site de Maeva.
Les pièges à poissons de Maeva :
Bois de mape du côté de Maroe :

Atoll de Kaukura (Tuamotu) : voyage effectué sur le Cobia 3 qui assure une rotation hebdomadaire au départ de Papeete. En couchette-cabine (3 cabines de 4 couchettes pour 12 passagers). Prévoir impérativement nourriture et boisson. Prix payé pour le passage Papeete/Kaukura (1 nuit à bord) : 6300 cfp/pers. (= 52,80€). Equipage jeune, motivé, particulièrement efficace et sympathique. Départ de Papeete différé de 24h par rapport à la date prévue... Même chose lors du passage à Kaukura pour le retour... Comme pour Anaa, débarquement par barge et hébergement chez l'habitant. Mais contrairement à Anaa, les nonos ont été de la partie. L'huile de Tamanu associée à un anti-histaminique ont fait merveille : pas de démangeaisons même si les boutons occasionnés étaient impressionnants. Kayak, traversées à pied de hoa pour rejoindre des motu absolument enchanteurs. Motu de l'ancien village, parcs à poissons et ferme perlière avec un petit bateau à moteur. Visite d'une vanilleraie et jardin potager où poussent tomates, concombres et pastèques ; ruches pour miel de cocotier (tout ça est rare sur un atoll). Nous avons repris le Cobia la semaine suivante, lors de son passage à Kaukura, pour poursuivre la rotation et faire escale à Arutua, Apataki (pendant la nuit), Aratika et Fakarava avant le retour sur Papeete. Expérience très intéressante, à mille lieues d'une croisière.



Débarquement du fret sur Arutua :

Escale à Aratika :

L'ancien phare de Fakarava :

Moorea : traversée Papeete/Moorea par catamarans et ferries réguliers en 30 mn. 1050 cfp/pers. l'aller soit 8,80€(doubler pour un AR). Camping "chez Nelson", au PK28 : 1500 cfp (12,57€)/nuit/pers. Leur site : http://www.camping-nelson.pf/...nsiteweb/members.htm Des trucks partant des 2 côtés de l'île permettent d'aller du quai au camping : 300 cfp/pers. le trajet (2,52€). Leurs horaires sont directement liés à ceux des catamarans (pas des ferries). Balades et tour de l'île à vélo, kayak vers les motu et le jardin de corail situé face à l'ancien Club Med et randos au départ du Lycée agricole.

Col de Vaiare :


Voilà en gros ce qu'a été notre voyage. Peut-être aurez-vous constaté que nous ne sommes pas des accros du farniente...😛, que nous aimons les hébergements "alternatifs" 😏 et que notre plus grand plaisir est de découvrir, en solitaires et en toute modestie 😉, des lieux et des hommes.
Les dépenses alimentaires se résument à des sandwiches/pique-nique et portions toutes prêtes le midi (nous étions toujours en balade soit en kayak, soit en vélo, soit à pied) et à des achats dans les petits super-marchés ou magasins pour le soir et les petits-déj. Autant dire que cela représente une dépense tout à fait raisonnable et comparable à une journée en métropole, sans aucune privation. Pour l'eau : nous avons bu sans le moindre désagrément l'eau du robinet à Tahiti, Raiatea, Tahaa et Huahine. Eau achetée en bouteille (+/- 100 cfp la bouteille de 1,5 l) à Moorea et bien sûr dans les Tuamotu à Anaa et Kaukura qui, par ailleurs, pratiquent une gestion de l'eau dont on ferait bien de s'inspirer. Idem pour le solaire.
L'album photos commentées de notre page perso n'est pas tout à fait prêt et les séquences vidéos sont en cours de montage ; j'ai donc juste illustré ce compte-rendu. Il y a bien des détails dont je n'ai pas parlé mais qui feront sûrement l'objet d'une réponse à vos questions si vous êtes concernés par ce type de voyage. J'y répondrai avec plaisir, dans la limite de notre expérience et des infos pratiques ramenées. 🙂
Bonjour à tous,
Après être allé plusieurs fois en Polynésie je me lance aux Marquises 1 mois en Aout 2009.
Voici mes questions: Y'a t-il des choses à faire à part la tombe de J.Brel? peut-on planter la tente ? la météo est elle clémente en Aout ? quelle ile des Marquises me conseillez vous et éventuellement chez qui aller?
Budget pas énorme plutot routard, plongeur. merci de vos commentaires !
Budget pas énorme plutot routard, plongeur. merci de vos commentaires !
On en parle, on en parle... Apparemment ca interesse pas mal de gens, ce bout du monde; mais qui a déjà mis le pied sur le rivage des iles Gambier? Et l'a-t-il pris? ( son pied, pas le rivage). A vos claviers. Faites-moi rêver!
Bonjour à tous!
Je voudrais savoir si il faut vraiment faire gaffe aux bateaux pour faire du kayak et snorkeling sur bora, mooréa, huahine, rangiroa? Et si cela ne craint rien (vols, ...) de laisser le kayak sur une plage pour partir faire du snorkeling?
Merci d'avance pour vos réponses!
Je voudrais savoir si il faut vraiment faire gaffe aux bateaux pour faire du kayak et snorkeling sur bora, mooréa, huahine, rangiroa? Et si cela ne craint rien (vols, ...) de laisser le kayak sur une plage pour partir faire du snorkeling?
Merci d'avance pour vos réponses!
J'aimerais savoir si vous avez déjà piqué votre tente à l'une de ces trois îles polynésiennes.
J'ai entendu parler du camping Nelson et du Moorea Camping sur Mooréa. L'un est-il préférable à l'autre?
Il y en a quelques-uns sur Huahiné. En avez-vous un à proposer?
Enfin, à Maupiti, il y a celui de la pension "Visit Maupiti" (drôle de nom...). Commentaires?
Vos suggestions et commentaires sont appréciés.
J'ai entendu parler du camping Nelson et du Moorea Camping sur Mooréa. L'un est-il préférable à l'autre?
Il y en a quelques-uns sur Huahiné. En avez-vous un à proposer?
Enfin, à Maupiti, il y a celui de la pension "Visit Maupiti" (drôle de nom...). Commentaires?
Vos suggestions et commentaires sont appréciés.
Bonsoir
Ceci est un message urgent. L'une de mes amies doit absolument contacter un professeur qui est parti travailler à l'hôpital de Nuku Hiva. Or, malgré nos recherches sur Internet, nous ne parvenons pas à trouver le numéro de téléphone de cet hôpital. Nous avons bien trouvé l'indicatif pour téléphoner de France Métropoliotaine (689) mais nous ne parvenons pas à trouver le numéro. Quelqu'un pourrait-il répondre à mon message svp ? d avance, merci pour elle.
Cordialement.
Ceci est un message urgent. L'une de mes amies doit absolument contacter un professeur qui est parti travailler à l'hôpital de Nuku Hiva. Or, malgré nos recherches sur Internet, nous ne parvenons pas à trouver le numéro de téléphone de cet hôpital. Nous avons bien trouvé l'indicatif pour téléphoner de France Métropoliotaine (689) mais nous ne parvenons pas à trouver le numéro. Quelqu'un pourrait-il répondre à mon message svp ? d avance, merci pour elle.
Cordialement.
This trip is a more budget-friendly—and shorter—alternative to the 14-day Aranui 5 cruise, which includes a few days at sea and a detour to Bora Bora in the Leeward Islands on the way back. The advantage of the cruise is that it lets you see and visit (though far too quickly) the two islands of Tahuata and Fatu Hiva, which don’t have airports. By plane, you’ll only be able to land on 4 of the 6 islands. However, Tahuata is accessible from Hiva Oa via a day trip (or two-day trip) shuttle. Plan for two extra days in your total time dedicated to the Marquesas Islands (called *Fenua Enata* in Marquesan language).
Our itinerary is perfect for those who aren’t excited by cruises and prefer to get closer to the local communities. This 9-day trip cost us around 2500 € all-inclusive. For a 14-day cruise on the Aranui, expect to pay 2300 € per person for a basic cabin for four, or 3800 € per person for a superior double cabin.
Air Tahiti offers a 4-island Marquesas Pass (Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka, and Hiva Oa) for 86,000 XPF (about 700 €). The journey is made on an ATR 72 from Tahiti to Nuku Hiva or Hiva Oa, and on a 19-seat Twin Otter between the islands (often only 13 or 15 seats are available due to cargo, so book well in advance). We’re traveling as a couple. We booked our family-run guesthouse stays at the Tourism Fair in early February, where you can meet the owners and make your choice. Stays are almost always half-board or breakfast-only. Transfers are usually included, but you can always book a car or taxi.
**NUKU HIVA**
**A LITTLE GEOGRAPHY** Nuku Hiva (NH) is located about 1,500 km from Tahiti, in the north of French Polynesia. At 387 km², it’s the second-largest island in French Polynesia after Tahiti. It was formed by incredible volcanic phenomena and cataclysms between 1 and 6 million years ago, which lifted the island thousands of meters above the sea. Even after millennia of slow erosion, collapses, and settling, NH remains the most majestic of the Marquesas, with its sheer cliffs, deep valleys featuring immense waterfalls, and black walls that were once the inner walls of enormous volcanoes.
**A LITTLE HISTORY** The first contact between NH’s inhabitants and Europeans was in 1595 with Spanish navigators who only stayed briefly. It wasn’t until the late 18th century that Europeans arrived in greater numbers on NH (and the other Marquesas Islands), disrupting a very fragile social and cultural balance. It’s believed that nearly 100,000 people lived on Nuku Hiva at that time—a population decimated over the decades by epidemics, diseases brought by Europeans, and alcohol used for barter. The disastrous result: by the 1930s, only 2,500 people remained, having largely lost their identity and living in poverty. Today, the island has about 2,600 inhabitants spread across several villages, with Taiohae as the main one.
**NUKU HIVA IN LITERATURE**
1 / One of the famous writers who visited NH and stayed there was Herman Melville, who arrived in July 1842, the author of *Moby Dick*. The island had just come under French protectorate. Seduced by the enchanting *vahinés* and dazzled by his paradisiacal vision of the place, Melville deserted his ship. He ended up a prisoner of a local tribe, the Taipi, in Taipivai, where he stayed for a month and a half until an Australian ship captain secured his release in exchange for a musket and a roll of cotton fabric! Melville wrote a novel about this tumultuous episode in his life, considered a classic of travel literature. The book, *Typee: A Peep at Polynesian Life*, published in 1846 in the United States, was a huge success.
2 / Another famous Scottish writer, Robert Louis Stevenson, arrived in NH aboard a yacht that anchored in Anaho Bay, the island’s most beautiful, in July 1888. Stevenson was already known for two magnificent novels that marked their era: *Treasure Island* and *Dr. Jekyll & Mr. Hyde*. Stevenson, too, was captivated by the island’s natural beauty, though he also noted the devastating decline in identity, socio-cultural life, and physical health of a population ravaged by disease and alcohol. His account of his stay, *In the South Seas: An Account of Experiences and Observations in the Marquesas, Paumotus, and Gilbert Islands During Two Cruises on the Yacht Casco (1888) and the Schooner Equator (1889)*, was published in 1896 in New York, four years after his death in Apia, Western Samoa, where he had settled. It was also published in London in 1900.
3 / In August 1903, Victor Segalen, a French naval doctor, ethnologist, and archaeologist, landed in NH from the ship *La Durance*, sent to Polynesia to recover the possessions of the painter Paul Gauguin, who had died in April of that year. He, too, was enthralled by the Marquesas but lamented the loss of identity, dignity, and pride of the Māori, alienated by a Christianization that destroyed their culture and customs, denied their gods, and erased their past. He wrote about his experience, doubts, and fears in *Les Immémoriaux*.
4 / In December 1907, Jack London arrived in NH aboard the sailboat *Stark*, following in the footsteps of his illustrious predecessor, Herman Melville. London was in poor physical condition, exhausted from his relentless travels that had taken him from the Klondike in Canada to Japan, Australia, and London in Europe. He was appalled and shocked by Nuku Hiva’s degraded health situation: where Melville had encountered over 2,000 vigorous and healthy Marquesan warriors, London found only 12 suffering from various diseases—the rest had been wiped out by tuberculosis! His approach remained humanistic, and he maintained a sharp geopolitical awareness of these traditional Polynesian cultures, weakened by the inexorable advance of modernity in the early 20th century. He continued his journey to the Tuamotu Islands and Tahiti, publishing *Martin Eden*, the moving account of his initiatory voyage in the South Pacific, in 1911.
5 / Finally, Alain Gerbault, a writer, linguist, ethnologist, and tireless traveler, arrived in the Marquesas via the Panama Canal in December 1933. He was completely exhausted after an endless crossing on a small sailboat, the *Firecrest*. Enthralled by his stay in the Marquesas, he continued to the Tuamotu Islands in 1934, then Tahiti in 1935. Gerbault fought for the preservation of traditions, as well as the songs and dances banned by the Churches and the French Administration (these bans lasted over 50 years, mind you...!!!). Bora Bora remained his favorite island. A staunch Pétainist during World War II, he was forced to flee Bora Bora for Samoa, then Tonga, and finally Timor, a half-Portuguese island and thus neutral during the war. His travel accounts, *In Pursuit of the Sun: Logbook from New York to Tahiti* and *A Paradise Is Dying*, were published in the late 1940s. He died in Timor in 1941, and his ashes were repatriated to Bora Bora.
Back to our trip and stay.
**Day 1: April 27**
Departure from Papeete at 6:30 AM—we had to wake up two hours earlier and reach the airport in the dark. Takeoff at dawn, good weather en route, flight duration: 4 hours.
Arrival around 10:30 AM in Nuku Hiva, the first stop of this trip. We booked two nights in half-board at Pension Koku’u, transfers included. Maybe not such a great idea, those included transfers, especially on this unique island where the airport is located on *Terre Déserte*, on the other side of the mountain, opposite and about 45 km from the main village of Taiohae. They’re charged at a steep price. Expect 6,000 XPF round-trip by taxi, but 15,000 XPF charged by guesthouses or hotels. The difference is notable. It wasn’t the best idea, but we can’t go back. Even for residents like us who know how to travel in Polynesia, the Air Tahiti employee who sold me the Pass couldn’t give any useful advice about the stay itself—probably because he’d never been to the Marquesas. It’s really annoying! In short, the good idea to remember is renting a car (like a Suzuki) to be free to manage your time and stop at leisure. The road signage is a bit basic, but you’ll manage just fine. Our host Alvane waits for us—without a sign (sic!)—and after searching for each other for 5 minutes, we’re off on a journey of over an hour (with photo stops) in a Land Rover with smooth tires (luckily, it’s not raining!). The recently paved and marked mountain road is impeccable. No time to catch our breath at the guesthouse; we leave immediately (not a great idea after waking up at dawn plus 4 hours on a plane) for a half-day hike that was also included in the prepaid stay. A sandwich was provided (really pathetic for the physical effort required), we have water, and we fill a few bottles at the spring near the ceremonial site of Taipivai, our first stop. Then the hike begins in the Hanaheu Valley, descending toward Anaho Bay and its namesake beach. A magnificent and wild spot, a few sailboats anchored, we swim—the water is really warm, over 30°C at the shore. That warm is rare and not necessarily pleasant. We then have to climb a very steep slope; this hike is actually quite tough. The air is still, humid, and stifling under the foliage, there’s a bit of mud, and tiny ants (which don’t bite, I’ll have you know), locally called *fofolles*, running over shoes, ankles, and calves. Not very pleasant...! On top of that, there are mosquitoes to protect against! In hindsight, it seems wise to bring energy bars from Papeete if you plan to hike on the afternoon of your arrival day. We weren’t careful... Result: a moment of weakness for me and a hyperventilation attack climbing back up from Anaho Bay!!! We return to the guesthouse at night. There we find Claudine and her four children—Marquesan-style atmosphere, friendly and casual. We share family life. Very simple room with a bathroom, no mosquitoes, we can sleep with the window open, but the night will be noisy, as is often the case in Polynesia. Roosters are everywhere and don’t sleep, dogs bark or whine. So we end up waking up early... like everyone else.
**Day 2: April 28**
We booked a full-day excursion with Thierry: it starts with a 45-minute boat ride to reach Hakatea Beach, hidden in a small secret bay like many along Nuku Hiva’s coasts. From there, the hike lasts all day—11 km round-trip on flat but also rugged terrain (ancient paved and elevated paths over 1,000 years old)—and river crossings. Bring the right shoes (like plastic Crocs with high socks—not very stylish but practical). We cross the former village of Hakaui, walk along the foundations of dwellings, and there are still weathered tikis in the lush vegetation. The ultimate goal of this hike is to reach the tall Vaipo waterfall. The place is magical, with openings in the vegetation and immense trees allowing photos of the treetops and caves where funeral canoes containing the bones of chiefs or great warriors were once placed. We return the same way to the beach and take another boat ride to reach Taihoae’s port. Back at the guesthouse after a glimpse of Taihoae’s waterfront.











**UA POU**
**Day 3: April 29**
Back to the airport in the late morning for the second flight of the trip to Ua Pou. 20-minute crossing in a Twin Otter (18 seats but only 13 occupied due to cargo between the islands). Beautiful weather, blue sea, nice photos to take upon departure from NH and arrival in UP. We’re greeted by Jérôme, a former military man turned tourism professional, who runs Pension Pukue’e with his wife Elisa, a native of UP. We’re in for two exceptional days. The guesthouse is comfortable, Jérôme and Elisa are very professional and pleasant. Jérôme is also a professional hiker, and Elisa is an excellent cook. We leave quickly for a half-day excursion to Hohoi, after a stop at the archaeological, cultural, and religious site of Maui’a, the Tavaka tribe’s territory. Jérôme is there to explain how Marquesan society functioned at the time and the events that took place on a site still largely buried under vegetation. Then we visit a flower-stone sculptor he knows—the only place in the Marquesas where you’ll find these stones. They’re collected in the river flowing into the sea at Hohoi, sometimes on the beach itself. Back to the guesthouse.
**Day 4: April 30**
A nature hike in the mountains—moderately difficult—toward the Vaiea waterfall is on our program for a good 4 hours. It’s hot, there are mosquitoes, and the dip in the pool under the waterfall (24°C water) is a rare pleasure. Lunch at a friend of Jérôme’s, a former chef for French minister François Fillon, who prepares delicious food. Elisa picks us up by car to return to the guesthouse. Ua Pou is a beautiful and elegant island with its sharp peaks and wild nature. Our favorite, thanks to Jérôme and his wife.







**UA HUKA**
**Day 4: May 1**
Departure for Ua Huka, the smallest inhabited island in the northern group of the Marquesas, located about 1,300 km northeast of Tahiti. Landing is at the oldest airfield in the Marquesas, built in 1972, between the villages of Vaipaee and Hane. Ua Huka has about 680 inhabitants, according to the last census, spread across 3 villages (since the 1870s): Vaipaee, Hane, and Hokatu. The island peaks at Mount Hitikau at only 884 meters. Its origin: a Hawaiian-type shield volcano that—over a few million years—collapsed to become a caldera (or elliptical depression) in which two small volcanoes appeared, the craters of Tahoatikiau and Teepoepo, now part of the Vaikivi Park. The island is rugged and wild, lower than the others, so less cloud-covered and drier. The bays are jagged, the coastline in ochre tones above the intense blue of the sea, and the beaches are constantly disturbed by the powerful surf. The village of Hokatu is only a few kilometers away (just 14 km of road on the island), but Maurice, our host, drives slowly, and it takes time to go up and down. The road is entirely paved or concreted, which isn’t the case on Ua Pou, for example. The guesthouse is disappointing, perched above the village and thus isolated. Beautiful view of the famous Hane motu and the sparkling sea under the bright sun. Apart from that, there are mosquitoes and cockroaches, the bungalow isn’t clean. Meals are taken with Maurice and Delphine in the village—fine dining isn’t on the menu! Ouch!!! We didn’t luck out...
**Day 5: May 2**
Early in the morning, after breakfast, Delphine takes us to the craft center, which turns out to be a letdown—the items for sale are, in my opinion, crude and poorly carved. Nothing like what’s offered at the Marquesas Fair, held twice a year in Papeete, where you can admire and buy small wonders: wood carvings, flower stone, and coral. Delphine is disappointed we’re not interested, and it shows... She’s a bit sulky! These are items meant for Aranui cruise passengers who land on Ua Huka once every two weeks... Solo travelers like us don’t seem to interest her much. The rest of the day—spent with Maurice—is dedicated to visiting cultural centers and small museums, like the Sea Museum in Hane with its ancient canoes, the municipal archaeological museum on the Te Tumu site above the airfield, the petroglyph house near Hokatu Beach, and finally the Papuakeikaraa arboretum, which gathers endemic plants from all over Polynesia and an impressive citrus collection. No excursion planned to Vaikivi Park, toward the previously mentioned craters that recall the island’s volcanic past. Also missing are the viewpoints, the unique endemic vegetation, and especially the petroglyphs. Too bad... at that price!!! Still, in the evening, we go fishing—with sandwiches and drinks in coolers—with other villagers from the dock at the end of the paved road. It’s cool, windy, no mosquitoes, lots of fish caught, and a great atmosphere. Plus, magnificently starry skies.
Ua Huka is one of the rare islands not invaded by the black rat, which has preserved its birdlife, particularly the ultramarine lorikeet (or *pihiti* in Marquesan), which feeds almost exclusively on flower nectar (banana, coconut, hibiscus, mango, guava trees). A dog imported from New Zealand has been specially trained to detect rats: it inspects cargo unloaded from boats and the docks.
I recommend spending two full days on the island—one for visiting the various museums, the other for hiking in the island’s center park, where the archaeological sites are in their raw state: foundations of agricultural terrace walls, gathering places (or *tohua*), dwelling pavements (or *paepae*), sacred sites (or *me’ae* in Marquesan, *marae* in Tahitian) with their tikis and petroglyphs.
To finish, a bit of info on the island’s name, tied to Marquesan oral culture: according to the legend of the creation of the six Marquesas Islands, Ua Huka is the one that puts the finishing touch on the construction of the god Oatea’s house, each island having a defined architectural function. Ua Huka represents the hole (*ua*) where the god deposits what’s left (*huka* in Marquesan) of the unused materials during construction.
**HIVA OA**
**Day 6: May 3**
Departure in the late morning for Hiva Oa. Maurice—who had other things to do—dropped us off at the airfield 3 hours early... so this stop is a bit of a flop, even if we decided to stay positive! Hiva Oa is the third-largest island in French Polynesia after Tahiti and Nuku Hiva, and before Raiatea in the Leeward Islands. The island is beautiful, lush, verdant, and jagged. The mountains soar into the sky, the sea views are grand, the light is sublime—we’re lucky. Beautiful weather. Tania from Pension Kanahau waits for us at the airport. We’re in for two wonderful days with her. Tania is welcoming, smiling, and dynamic. What a pleasure to be with her, at her place—she cooks divinely and serves the best tuna in the world (the Big Eye reserved for the Japanese) and croquettes made with lobster, shrimp, and crab with breadfruit cubes, for example. Comfortable bungalow, no mosquitoes at night, we can sleep with the window open. It’s fantastic! After settling in, Tania takes us to town in Atuona, a pleasant and well-laid-out little village. We start with lunch—a delicious raw fish in coconut milk—then continue with the must-see attractions: the Catholic cemetery where Paul Gauguin and Jacques Brel’s graves are, overlooking the town; the abandoned Protestant cemetery, reclaimed by the bush, with impressive Marquesan warrior tombs made of huge coral slabs and adorned with a tiki head (harder to find, as no one goes there... ask for directions!); the craft center; the Gauguin Museum (and the Jacques Brel Museum); and the waterfront. While we stroll peacefully, Tania organizes an excursion for the next day, May 4, a full day with Pifa O’Connor, a 36-year-old who knows his island inside out, is passionate about local history, and with whom we’ll hit it off.
**Day 7: May 4**
Pifa arrives at 8 AM sharp at the guesthouse, and we immediately buy sandwiches and water at a small supermarket in Atuona. First, we make a brief stop by the roadside at an unmarked spot, from which we descend a small path through dense vegetation leading to the famous smiling tiki—the only one of its kind in the Marquesas and Polynesia. The place is improbable, the tiki isn’t huge, but it’s beautiful and impressive. Then we’re off on the road that, dizzyingly, runs along and overlooks the island’s northern coast, at the edge of the ancient volcano. Few vehicles pass, the road—now a rocky track—is full of potholes, and we proceed slowly. (Note that this road has been fully paved since 2018.) The panoramas are majestic, with every shade of green against the blue sea. We stop again at the top of a cliff adorned with a huge stone, the *sacrifice stone*, from which young virgin girls were once thrown into the sea to appease angry gods. Another pause for lunch this time, at a small restaurant near the exceptional archaeological site of Puamau. We’ll experience the highlights of this trip during this excursion with our guide, Pifa, who spares no explanations. We discover, on a vast esplanade, the ceremonial complexes of Ta’a Oa and Meae Te I’Ipona, the latter featuring superb tikis, particularly the reclining tiki—or *Maki Taua Pepe*—representing Motherhood, a woman giving birth in a squatting position, as was often the case in many civilizations. Also notable is the *Takaii*, the largest tiki recorded in Polynesia to date. There’s also a huge stone with a now-blunt edge, on which the circumcision of chiefs’ and notables’ pre-adolescent sons was performed. A tough ordeal! But that’s not all! It seems there are more on the mountainside rising steeply behind the archaeological site—overturned tikis, platforms, and, apparently, a giant tiki at the top, which must have fallen but was visible from afar on the sea 30 or 40 years ago, according to the island’s elders. This meeting, worship, and living place—it was actually a small town—is immense. Thousands of people once lived in this part of the island. The site—a religious, social, and cultural sanctuary—would be the size of the largest Mayan sites in Yucatán, but the few concerned owners—two or three families who own the mountainside—don’t want to hear about intensive clearing or tree cutting for now. UNESCO rightly asks for some compliance efforts to grant special treatment to Hiva Oa in particular and the Marquesas in general. We’re not there yet, unfortunately, due to insurmountable local rigidities! This kind of attitude is quite typical in Polynesia: people are afraid to uncover *marae* buried under vegetation—they’re taboo and sometimes said to emit negative and deadly waves, so it’s better not to disturb or anger the ancient spirits or gods who might take revenge. The old religion is never far away in Polynesia, despite the successes of the missionaries.
We return to the guesthouse in the late afternoon. Last night in the Marquesas with Tania, who prepares a fine and delicious meal. Note that dinner costs 2,500 XPF per person.
**Day 8: May 5**
We take the plane as planned, via Nuku Hiva (short stopover). Arrival on time in Papeete.
May this travel journal inspire many of you to visit the Marquesas one day. It’s far, it’s expensive, it’s the trip of a lifetime—it’s unforgettable and unmissable.
Our itinerary is perfect for those who aren’t excited by cruises and prefer to get closer to the local communities. This 9-day trip cost us around 2500 € all-inclusive. For a 14-day cruise on the Aranui, expect to pay 2300 € per person for a basic cabin for four, or 3800 € per person for a superior double cabin.
Air Tahiti offers a 4-island Marquesas Pass (Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka, and Hiva Oa) for 86,000 XPF (about 700 €). The journey is made on an ATR 72 from Tahiti to Nuku Hiva or Hiva Oa, and on a 19-seat Twin Otter between the islands (often only 13 or 15 seats are available due to cargo, so book well in advance). We’re traveling as a couple. We booked our family-run guesthouse stays at the Tourism Fair in early February, where you can meet the owners and make your choice. Stays are almost always half-board or breakfast-only. Transfers are usually included, but you can always book a car or taxi.
**NUKU HIVA**
**A LITTLE GEOGRAPHY** Nuku Hiva (NH) is located about 1,500 km from Tahiti, in the north of French Polynesia. At 387 km², it’s the second-largest island in French Polynesia after Tahiti. It was formed by incredible volcanic phenomena and cataclysms between 1 and 6 million years ago, which lifted the island thousands of meters above the sea. Even after millennia of slow erosion, collapses, and settling, NH remains the most majestic of the Marquesas, with its sheer cliffs, deep valleys featuring immense waterfalls, and black walls that were once the inner walls of enormous volcanoes.
**A LITTLE HISTORY** The first contact between NH’s inhabitants and Europeans was in 1595 with Spanish navigators who only stayed briefly. It wasn’t until the late 18th century that Europeans arrived in greater numbers on NH (and the other Marquesas Islands), disrupting a very fragile social and cultural balance. It’s believed that nearly 100,000 people lived on Nuku Hiva at that time—a population decimated over the decades by epidemics, diseases brought by Europeans, and alcohol used for barter. The disastrous result: by the 1930s, only 2,500 people remained, having largely lost their identity and living in poverty. Today, the island has about 2,600 inhabitants spread across several villages, with Taiohae as the main one.
**NUKU HIVA IN LITERATURE**
1 / One of the famous writers who visited NH and stayed there was Herman Melville, who arrived in July 1842, the author of *Moby Dick*. The island had just come under French protectorate. Seduced by the enchanting *vahinés* and dazzled by his paradisiacal vision of the place, Melville deserted his ship. He ended up a prisoner of a local tribe, the Taipi, in Taipivai, where he stayed for a month and a half until an Australian ship captain secured his release in exchange for a musket and a roll of cotton fabric! Melville wrote a novel about this tumultuous episode in his life, considered a classic of travel literature. The book, *Typee: A Peep at Polynesian Life*, published in 1846 in the United States, was a huge success.
2 / Another famous Scottish writer, Robert Louis Stevenson, arrived in NH aboard a yacht that anchored in Anaho Bay, the island’s most beautiful, in July 1888. Stevenson was already known for two magnificent novels that marked their era: *Treasure Island* and *Dr. Jekyll & Mr. Hyde*. Stevenson, too, was captivated by the island’s natural beauty, though he also noted the devastating decline in identity, socio-cultural life, and physical health of a population ravaged by disease and alcohol. His account of his stay, *In the South Seas: An Account of Experiences and Observations in the Marquesas, Paumotus, and Gilbert Islands During Two Cruises on the Yacht Casco (1888) and the Schooner Equator (1889)*, was published in 1896 in New York, four years after his death in Apia, Western Samoa, where he had settled. It was also published in London in 1900.
3 / In August 1903, Victor Segalen, a French naval doctor, ethnologist, and archaeologist, landed in NH from the ship *La Durance*, sent to Polynesia to recover the possessions of the painter Paul Gauguin, who had died in April of that year. He, too, was enthralled by the Marquesas but lamented the loss of identity, dignity, and pride of the Māori, alienated by a Christianization that destroyed their culture and customs, denied their gods, and erased their past. He wrote about his experience, doubts, and fears in *Les Immémoriaux*.
4 / In December 1907, Jack London arrived in NH aboard the sailboat *Stark*, following in the footsteps of his illustrious predecessor, Herman Melville. London was in poor physical condition, exhausted from his relentless travels that had taken him from the Klondike in Canada to Japan, Australia, and London in Europe. He was appalled and shocked by Nuku Hiva’s degraded health situation: where Melville had encountered over 2,000 vigorous and healthy Marquesan warriors, London found only 12 suffering from various diseases—the rest had been wiped out by tuberculosis! His approach remained humanistic, and he maintained a sharp geopolitical awareness of these traditional Polynesian cultures, weakened by the inexorable advance of modernity in the early 20th century. He continued his journey to the Tuamotu Islands and Tahiti, publishing *Martin Eden*, the moving account of his initiatory voyage in the South Pacific, in 1911.
5 / Finally, Alain Gerbault, a writer, linguist, ethnologist, and tireless traveler, arrived in the Marquesas via the Panama Canal in December 1933. He was completely exhausted after an endless crossing on a small sailboat, the *Firecrest*. Enthralled by his stay in the Marquesas, he continued to the Tuamotu Islands in 1934, then Tahiti in 1935. Gerbault fought for the preservation of traditions, as well as the songs and dances banned by the Churches and the French Administration (these bans lasted over 50 years, mind you...!!!). Bora Bora remained his favorite island. A staunch Pétainist during World War II, he was forced to flee Bora Bora for Samoa, then Tonga, and finally Timor, a half-Portuguese island and thus neutral during the war. His travel accounts, *In Pursuit of the Sun: Logbook from New York to Tahiti* and *A Paradise Is Dying*, were published in the late 1940s. He died in Timor in 1941, and his ashes were repatriated to Bora Bora.
Back to our trip and stay.
**Day 1: April 27**
Departure from Papeete at 6:30 AM—we had to wake up two hours earlier and reach the airport in the dark. Takeoff at dawn, good weather en route, flight duration: 4 hours.
Arrival around 10:30 AM in Nuku Hiva, the first stop of this trip. We booked two nights in half-board at Pension Koku’u, transfers included. Maybe not such a great idea, those included transfers, especially on this unique island where the airport is located on *Terre Déserte*, on the other side of the mountain, opposite and about 45 km from the main village of Taiohae. They’re charged at a steep price. Expect 6,000 XPF round-trip by taxi, but 15,000 XPF charged by guesthouses or hotels. The difference is notable. It wasn’t the best idea, but we can’t go back. Even for residents like us who know how to travel in Polynesia, the Air Tahiti employee who sold me the Pass couldn’t give any useful advice about the stay itself—probably because he’d never been to the Marquesas. It’s really annoying! In short, the good idea to remember is renting a car (like a Suzuki) to be free to manage your time and stop at leisure. The road signage is a bit basic, but you’ll manage just fine. Our host Alvane waits for us—without a sign (sic!)—and after searching for each other for 5 minutes, we’re off on a journey of over an hour (with photo stops) in a Land Rover with smooth tires (luckily, it’s not raining!). The recently paved and marked mountain road is impeccable. No time to catch our breath at the guesthouse; we leave immediately (not a great idea after waking up at dawn plus 4 hours on a plane) for a half-day hike that was also included in the prepaid stay. A sandwich was provided (really pathetic for the physical effort required), we have water, and we fill a few bottles at the spring near the ceremonial site of Taipivai, our first stop. Then the hike begins in the Hanaheu Valley, descending toward Anaho Bay and its namesake beach. A magnificent and wild spot, a few sailboats anchored, we swim—the water is really warm, over 30°C at the shore. That warm is rare and not necessarily pleasant. We then have to climb a very steep slope; this hike is actually quite tough. The air is still, humid, and stifling under the foliage, there’s a bit of mud, and tiny ants (which don’t bite, I’ll have you know), locally called *fofolles*, running over shoes, ankles, and calves. Not very pleasant...! On top of that, there are mosquitoes to protect against! In hindsight, it seems wise to bring energy bars from Papeete if you plan to hike on the afternoon of your arrival day. We weren’t careful... Result: a moment of weakness for me and a hyperventilation attack climbing back up from Anaho Bay!!! We return to the guesthouse at night. There we find Claudine and her four children—Marquesan-style atmosphere, friendly and casual. We share family life. Very simple room with a bathroom, no mosquitoes, we can sleep with the window open, but the night will be noisy, as is often the case in Polynesia. Roosters are everywhere and don’t sleep, dogs bark or whine. So we end up waking up early... like everyone else.
**Day 2: April 28**
We booked a full-day excursion with Thierry: it starts with a 45-minute boat ride to reach Hakatea Beach, hidden in a small secret bay like many along Nuku Hiva’s coasts. From there, the hike lasts all day—11 km round-trip on flat but also rugged terrain (ancient paved and elevated paths over 1,000 years old)—and river crossings. Bring the right shoes (like plastic Crocs with high socks—not very stylish but practical). We cross the former village of Hakaui, walk along the foundations of dwellings, and there are still weathered tikis in the lush vegetation. The ultimate goal of this hike is to reach the tall Vaipo waterfall. The place is magical, with openings in the vegetation and immense trees allowing photos of the treetops and caves where funeral canoes containing the bones of chiefs or great warriors were once placed. We return the same way to the beach and take another boat ride to reach Taihoae’s port. Back at the guesthouse after a glimpse of Taihoae’s waterfront.











**UA POU**
**Day 3: April 29**
Back to the airport in the late morning for the second flight of the trip to Ua Pou. 20-minute crossing in a Twin Otter (18 seats but only 13 occupied due to cargo between the islands). Beautiful weather, blue sea, nice photos to take upon departure from NH and arrival in UP. We’re greeted by Jérôme, a former military man turned tourism professional, who runs Pension Pukue’e with his wife Elisa, a native of UP. We’re in for two exceptional days. The guesthouse is comfortable, Jérôme and Elisa are very professional and pleasant. Jérôme is also a professional hiker, and Elisa is an excellent cook. We leave quickly for a half-day excursion to Hohoi, after a stop at the archaeological, cultural, and religious site of Maui’a, the Tavaka tribe’s territory. Jérôme is there to explain how Marquesan society functioned at the time and the events that took place on a site still largely buried under vegetation. Then we visit a flower-stone sculptor he knows—the only place in the Marquesas where you’ll find these stones. They’re collected in the river flowing into the sea at Hohoi, sometimes on the beach itself. Back to the guesthouse.
**Day 4: April 30**
A nature hike in the mountains—moderately difficult—toward the Vaiea waterfall is on our program for a good 4 hours. It’s hot, there are mosquitoes, and the dip in the pool under the waterfall (24°C water) is a rare pleasure. Lunch at a friend of Jérôme’s, a former chef for French minister François Fillon, who prepares delicious food. Elisa picks us up by car to return to the guesthouse. Ua Pou is a beautiful and elegant island with its sharp peaks and wild nature. Our favorite, thanks to Jérôme and his wife.







**UA HUKA**
**Day 4: May 1**
Departure for Ua Huka, the smallest inhabited island in the northern group of the Marquesas, located about 1,300 km northeast of Tahiti. Landing is at the oldest airfield in the Marquesas, built in 1972, between the villages of Vaipaee and Hane. Ua Huka has about 680 inhabitants, according to the last census, spread across 3 villages (since the 1870s): Vaipaee, Hane, and Hokatu. The island peaks at Mount Hitikau at only 884 meters. Its origin: a Hawaiian-type shield volcano that—over a few million years—collapsed to become a caldera (or elliptical depression) in which two small volcanoes appeared, the craters of Tahoatikiau and Teepoepo, now part of the Vaikivi Park. The island is rugged and wild, lower than the others, so less cloud-covered and drier. The bays are jagged, the coastline in ochre tones above the intense blue of the sea, and the beaches are constantly disturbed by the powerful surf. The village of Hokatu is only a few kilometers away (just 14 km of road on the island), but Maurice, our host, drives slowly, and it takes time to go up and down. The road is entirely paved or concreted, which isn’t the case on Ua Pou, for example. The guesthouse is disappointing, perched above the village and thus isolated. Beautiful view of the famous Hane motu and the sparkling sea under the bright sun. Apart from that, there are mosquitoes and cockroaches, the bungalow isn’t clean. Meals are taken with Maurice and Delphine in the village—fine dining isn’t on the menu! Ouch!!! We didn’t luck out...
**Day 5: May 2**
Early in the morning, after breakfast, Delphine takes us to the craft center, which turns out to be a letdown—the items for sale are, in my opinion, crude and poorly carved. Nothing like what’s offered at the Marquesas Fair, held twice a year in Papeete, where you can admire and buy small wonders: wood carvings, flower stone, and coral. Delphine is disappointed we’re not interested, and it shows... She’s a bit sulky! These are items meant for Aranui cruise passengers who land on Ua Huka once every two weeks... Solo travelers like us don’t seem to interest her much. The rest of the day—spent with Maurice—is dedicated to visiting cultural centers and small museums, like the Sea Museum in Hane with its ancient canoes, the municipal archaeological museum on the Te Tumu site above the airfield, the petroglyph house near Hokatu Beach, and finally the Papuakeikaraa arboretum, which gathers endemic plants from all over Polynesia and an impressive citrus collection. No excursion planned to Vaikivi Park, toward the previously mentioned craters that recall the island’s volcanic past. Also missing are the viewpoints, the unique endemic vegetation, and especially the petroglyphs. Too bad... at that price!!! Still, in the evening, we go fishing—with sandwiches and drinks in coolers—with other villagers from the dock at the end of the paved road. It’s cool, windy, no mosquitoes, lots of fish caught, and a great atmosphere. Plus, magnificently starry skies.
Ua Huka is one of the rare islands not invaded by the black rat, which has preserved its birdlife, particularly the ultramarine lorikeet (or *pihiti* in Marquesan), which feeds almost exclusively on flower nectar (banana, coconut, hibiscus, mango, guava trees). A dog imported from New Zealand has been specially trained to detect rats: it inspects cargo unloaded from boats and the docks.
I recommend spending two full days on the island—one for visiting the various museums, the other for hiking in the island’s center park, where the archaeological sites are in their raw state: foundations of agricultural terrace walls, gathering places (or *tohua*), dwelling pavements (or *paepae*), sacred sites (or *me’ae* in Marquesan, *marae* in Tahitian) with their tikis and petroglyphs.
To finish, a bit of info on the island’s name, tied to Marquesan oral culture: according to the legend of the creation of the six Marquesas Islands, Ua Huka is the one that puts the finishing touch on the construction of the god Oatea’s house, each island having a defined architectural function. Ua Huka represents the hole (*ua*) where the god deposits what’s left (*huka* in Marquesan) of the unused materials during construction.

**HIVA OA**
**Day 6: May 3**
Departure in the late morning for Hiva Oa. Maurice—who had other things to do—dropped us off at the airfield 3 hours early... so this stop is a bit of a flop, even if we decided to stay positive! Hiva Oa is the third-largest island in French Polynesia after Tahiti and Nuku Hiva, and before Raiatea in the Leeward Islands. The island is beautiful, lush, verdant, and jagged. The mountains soar into the sky, the sea views are grand, the light is sublime—we’re lucky. Beautiful weather. Tania from Pension Kanahau waits for us at the airport. We’re in for two wonderful days with her. Tania is welcoming, smiling, and dynamic. What a pleasure to be with her, at her place—she cooks divinely and serves the best tuna in the world (the Big Eye reserved for the Japanese) and croquettes made with lobster, shrimp, and crab with breadfruit cubes, for example. Comfortable bungalow, no mosquitoes at night, we can sleep with the window open. It’s fantastic! After settling in, Tania takes us to town in Atuona, a pleasant and well-laid-out little village. We start with lunch—a delicious raw fish in coconut milk—then continue with the must-see attractions: the Catholic cemetery where Paul Gauguin and Jacques Brel’s graves are, overlooking the town; the abandoned Protestant cemetery, reclaimed by the bush, with impressive Marquesan warrior tombs made of huge coral slabs and adorned with a tiki head (harder to find, as no one goes there... ask for directions!); the craft center; the Gauguin Museum (and the Jacques Brel Museum); and the waterfront. While we stroll peacefully, Tania organizes an excursion for the next day, May 4, a full day with Pifa O’Connor, a 36-year-old who knows his island inside out, is passionate about local history, and with whom we’ll hit it off.
**Day 7: May 4**
Pifa arrives at 8 AM sharp at the guesthouse, and we immediately buy sandwiches and water at a small supermarket in Atuona. First, we make a brief stop by the roadside at an unmarked spot, from which we descend a small path through dense vegetation leading to the famous smiling tiki—the only one of its kind in the Marquesas and Polynesia. The place is improbable, the tiki isn’t huge, but it’s beautiful and impressive. Then we’re off on the road that, dizzyingly, runs along and overlooks the island’s northern coast, at the edge of the ancient volcano. Few vehicles pass, the road—now a rocky track—is full of potholes, and we proceed slowly. (Note that this road has been fully paved since 2018.) The panoramas are majestic, with every shade of green against the blue sea. We stop again at the top of a cliff adorned with a huge stone, the *sacrifice stone*, from which young virgin girls were once thrown into the sea to appease angry gods. Another pause for lunch this time, at a small restaurant near the exceptional archaeological site of Puamau. We’ll experience the highlights of this trip during this excursion with our guide, Pifa, who spares no explanations. We discover, on a vast esplanade, the ceremonial complexes of Ta’a Oa and Meae Te I’Ipona, the latter featuring superb tikis, particularly the reclining tiki—or *Maki Taua Pepe*—representing Motherhood, a woman giving birth in a squatting position, as was often the case in many civilizations. Also notable is the *Takaii*, the largest tiki recorded in Polynesia to date. There’s also a huge stone with a now-blunt edge, on which the circumcision of chiefs’ and notables’ pre-adolescent sons was performed. A tough ordeal! But that’s not all! It seems there are more on the mountainside rising steeply behind the archaeological site—overturned tikis, platforms, and, apparently, a giant tiki at the top, which must have fallen but was visible from afar on the sea 30 or 40 years ago, according to the island’s elders. This meeting, worship, and living place—it was actually a small town—is immense. Thousands of people once lived in this part of the island. The site—a religious, social, and cultural sanctuary—would be the size of the largest Mayan sites in Yucatán, but the few concerned owners—two or three families who own the mountainside—don’t want to hear about intensive clearing or tree cutting for now. UNESCO rightly asks for some compliance efforts to grant special treatment to Hiva Oa in particular and the Marquesas in general. We’re not there yet, unfortunately, due to insurmountable local rigidities! This kind of attitude is quite typical in Polynesia: people are afraid to uncover *marae* buried under vegetation—they’re taboo and sometimes said to emit negative and deadly waves, so it’s better not to disturb or anger the ancient spirits or gods who might take revenge. The old religion is never far away in Polynesia, despite the successes of the missionaries.
We return to the guesthouse in the late afternoon. Last night in the Marquesas with Tania, who prepares a fine and delicious meal. Note that dinner costs 2,500 XPF per person.
**Day 8: May 5**
We take the plane as planned, via Nuku Hiva (short stopover). Arrival on time in Papeete.
May this travel journal inspire many of you to visit the Marquesas one day. It’s far, it’s expensive, it’s the trip of a lifetime—it’s unforgettable and unmissable.
Bonjour à tous,
Nous avons publié plusieurs messages car nous souhaitons partir en voyage de noces 3 semaines en juillet 2009 pour découvrir la polynésie "authentique", hors des zones hyper touristiques telles que Bora par exemple !
Nous aimerions avoir des avis sur le meilleur combiné possible entre SOCIETE, MARQUISES, TUAMOTUS et AUSTRALES en 3 semaines, sachant que nous sommes à la recherche de l'authentique et de la nature préservée (pour y faire des randonnées, snorkeling et kayak hors des sentiers battus !). D'après ce qu'on a lu, Nous serions plus attirés par Moorea (belvedere), Maupiti, Huahine, Tetiaroa, Mataiva, les australes (raivavae, ruturu ...) Nous voudrions loger dans des petites pensions de famille. Nous avons un budget d'environ 4000€ par personne. A priori, les Marquises c'est super mais c'est loin et très cher ... pourquoi ne pas faire les australes pour voir les baleines ?
Si quelqu'un a déjà fait une expérience de ce type ou connait bien la polynésie, ses réponses seront les bienvenues !!! Merci d'avance !
Nous aimerions avoir des avis sur le meilleur combiné possible entre SOCIETE, MARQUISES, TUAMOTUS et AUSTRALES en 3 semaines, sachant que nous sommes à la recherche de l'authentique et de la nature préservée (pour y faire des randonnées, snorkeling et kayak hors des sentiers battus !). D'après ce qu'on a lu, Nous serions plus attirés par Moorea (belvedere), Maupiti, Huahine, Tetiaroa, Mataiva, les australes (raivavae, ruturu ...) Nous voudrions loger dans des petites pensions de famille. Nous avons un budget d'environ 4000€ par personne. A priori, les Marquises c'est super mais c'est loin et très cher ... pourquoi ne pas faire les australes pour voir les baleines ?
Si quelqu'un a déjà fait une expérience de ce type ou connait bien la polynésie, ses réponses seront les bienvenues !!! Merci d'avance !
Bonsoir,
Préparons un voyage en Polynésie pour cet Eté
Avez vous des échos de l'avancée des travaux du nouvel Intercontinental à Bora Bora
POur les Tuamotu, n'etant pas particulierement amateurs de plongée, avons prévu Manihi et Rangiroa mais je ne suis pas sure d'avoir fait le bon choix.
Avons également retenu les Marquises
Merci à vous
Préparons un voyage en Polynésie pour cet Eté
Avez vous des échos de l'avancée des travaux du nouvel Intercontinental à Bora Bora
POur les Tuamotu, n'etant pas particulierement amateurs de plongée, avons prévu Manihi et Rangiroa mais je ne suis pas sure d'avoir fait le bon choix.
Avons également retenu les Marquises
Merci à vous
😎Hi there, fellow backpackers in French Polynesia,
I’ll share my personal impressions and some tips for budget backpackers. French Polynesia isn’t just for the rich—I’ve met plenty of backpackers exploring these islands on a shoestring! The biggest expense is definitely the flight ticket. Since the beginning of April 2003, Corsair no longer serves Papeete, leaving only Air France and Air Tahiti Nui (and long live competition!). (AF is ATN’s partner, and a round-trip Paris-Papeete ticket costs at least 1300 € all taxes included.)
"An agreement was signed on 14/08/2002 between the Government of French Polynesia, Nouvelles Frontières Touraventure, Air Tahiti Nui, and Corsair. Corsair’s operation of the Papeete route was scheduled to continue until March 31, 2003. From that date, the Polynesian carrier Air Tahiti Nui would reinforce this route and put two A 340-300s into service."
Before heading to French Polynesia, ask for the brochure *"La petite hôtellerie & l'hébergement chez l'habitant à Tahiti et ses Îles"* (updated every year). Of course, a travel guide from the bookstore is also very useful. Address: Maison de Tahiti et ses îles, 28, bld Saint Germain, 75005 Paris Phone: 01 55 42 64 64 www.voyageatahiti.com This brochure helped me a lot: rates, phone numbers, transfer prices, camping info...
French Polynesia is vast! Which islands do you want to visit? The Marquesas from September to December, and the rest... Two seasons: hot and humid from November to March, and a cooler season from April to October. Note that the rainy season runs from November to April. It can rain for 3 or 4 days straight... but hey, as the Tahitians say: so what! Or, well, plants need rain. In July and August, it gets chilly in the evenings in Tahiti and Moorea (the record is 16°C)!
Things to do on Tahiti: island tour, excursion to the interior, the Pearl Museum, the Museum of Tahiti and its Islands, dinner at the food trucks on the waterfront parking lot (VIP boats), Papeete Market. After that, it’s time to head to the other islands...
Cheapest accommodation right in the center of Papeete: Teamo Hostel (5-minute walk from the market!). Dorm beds cost 2100 CFP (a bit run-down, but hey, we’re backpackers, right?). It’s run by a Chinese grandma married to a Tahitian. (You can’t cook or make coffee anymore because some backpackers stole kitchen utensils.) Apparently, there’s a cheap place to stay near the hospital where you can cook, but I don’t know the address...
Truck fare from FAA airport to downtown Papeete: 130 CFP during the day, 200 CFP at night (runs 24/7). You can eat cheaply at Papeete Market (sandwiches for 300 CFP, takeaway meals from 400 to 700 CFP).
Maritime transport from Papeete to Moorea: Aremiti Ferry, 1060 CFP one way. Truck to Moorea Camping or Nelson and Josiane’s camping: 300 CFP. Rates at Nelson’s: camping 1100 CFP/night/person; dorm 1600 CFP/night/person—clean and much better than Moorea Camping.
At Moorea Camping, the shark tour (feeding sharks and rays + snorkeling) costs 2500 CFP/person for guests and 3000 CFP for others (it’s the cheapest on the island—I did it three times!). Getting around isn’t easy because the truck only runs according to ferry schedules, about 3 or 4 times a day. You’ll need to rent a bike or scooter, but it’s expensive: bike rental for 8 hours is 2000 CFP. For the sporty types, the island tour is 60 km.
I can’t afford to stay at the Sofitel in Moorea, but I know it has the most beautiful beach on the island!
To continue to the other islands, you’ll need to either return to Papeete or take a plane, but since we’re broke, we head back to Papeete to catch the boats at Motu-Uta (the maritime port, a 15-minute walk from downtown). Destinations include: - Tuamotu: Tikehau, Rangiroa, Ahe, Apataki, Manihi, Fakarava... - Austral Islands: Rimatara, Rurutu, Tubuai, Raivavae, Rapa - Leeward Islands: Huahine, Raiatea, Tahaa, Bora Bora, Maupiti - Gambier and the Marquesas Islands: Nuku-Hiva, Hiva-Oa...
You can get maritime schedules from the tourist office (very useful for boat info, schedules, destinations, rates, etc.).
For transport, opt for inter-island ships: schooners or bonitiers (super cheap), but be prepared for long trips with minimal comfort and seasickness... For example, Rurutu to Papeete takes 42 hours at sea! Papeete to Bora Bora is 22 hours!
Update: The cargo ship Dory 2 sank (gasoline explosion), and Vaeanu II is grounded on the reef at Rimatara (Austral Islands).
To be continued in episode (2/)...
I’ll share my personal impressions and some tips for budget backpackers. French Polynesia isn’t just for the rich—I’ve met plenty of backpackers exploring these islands on a shoestring! The biggest expense is definitely the flight ticket. Since the beginning of April 2003, Corsair no longer serves Papeete, leaving only Air France and Air Tahiti Nui (and long live competition!). (AF is ATN’s partner, and a round-trip Paris-Papeete ticket costs at least 1300 € all taxes included.)
"An agreement was signed on 14/08/2002 between the Government of French Polynesia, Nouvelles Frontières Touraventure, Air Tahiti Nui, and Corsair. Corsair’s operation of the Papeete route was scheduled to continue until March 31, 2003. From that date, the Polynesian carrier Air Tahiti Nui would reinforce this route and put two A 340-300s into service."
Before heading to French Polynesia, ask for the brochure *"La petite hôtellerie & l'hébergement chez l'habitant à Tahiti et ses Îles"* (updated every year). Of course, a travel guide from the bookstore is also very useful. Address: Maison de Tahiti et ses îles, 28, bld Saint Germain, 75005 Paris Phone: 01 55 42 64 64 www.voyageatahiti.com This brochure helped me a lot: rates, phone numbers, transfer prices, camping info...
French Polynesia is vast! Which islands do you want to visit? The Marquesas from September to December, and the rest... Two seasons: hot and humid from November to March, and a cooler season from April to October. Note that the rainy season runs from November to April. It can rain for 3 or 4 days straight... but hey, as the Tahitians say: so what! Or, well, plants need rain. In July and August, it gets chilly in the evenings in Tahiti and Moorea (the record is 16°C)!
Things to do on Tahiti: island tour, excursion to the interior, the Pearl Museum, the Museum of Tahiti and its Islands, dinner at the food trucks on the waterfront parking lot (VIP boats), Papeete Market. After that, it’s time to head to the other islands...
Cheapest accommodation right in the center of Papeete: Teamo Hostel (5-minute walk from the market!). Dorm beds cost 2100 CFP (a bit run-down, but hey, we’re backpackers, right?). It’s run by a Chinese grandma married to a Tahitian. (You can’t cook or make coffee anymore because some backpackers stole kitchen utensils.) Apparently, there’s a cheap place to stay near the hospital where you can cook, but I don’t know the address...
Truck fare from FAA airport to downtown Papeete: 130 CFP during the day, 200 CFP at night (runs 24/7). You can eat cheaply at Papeete Market (sandwiches for 300 CFP, takeaway meals from 400 to 700 CFP).
Maritime transport from Papeete to Moorea: Aremiti Ferry, 1060 CFP one way. Truck to Moorea Camping or Nelson and Josiane’s camping: 300 CFP. Rates at Nelson’s: camping 1100 CFP/night/person; dorm 1600 CFP/night/person—clean and much better than Moorea Camping.
At Moorea Camping, the shark tour (feeding sharks and rays + snorkeling) costs 2500 CFP/person for guests and 3000 CFP for others (it’s the cheapest on the island—I did it three times!). Getting around isn’t easy because the truck only runs according to ferry schedules, about 3 or 4 times a day. You’ll need to rent a bike or scooter, but it’s expensive: bike rental for 8 hours is 2000 CFP. For the sporty types, the island tour is 60 km.
I can’t afford to stay at the Sofitel in Moorea, but I know it has the most beautiful beach on the island!
To continue to the other islands, you’ll need to either return to Papeete or take a plane, but since we’re broke, we head back to Papeete to catch the boats at Motu-Uta (the maritime port, a 15-minute walk from downtown). Destinations include: - Tuamotu: Tikehau, Rangiroa, Ahe, Apataki, Manihi, Fakarava... - Austral Islands: Rimatara, Rurutu, Tubuai, Raivavae, Rapa - Leeward Islands: Huahine, Raiatea, Tahaa, Bora Bora, Maupiti - Gambier and the Marquesas Islands: Nuku-Hiva, Hiva-Oa...
You can get maritime schedules from the tourist office (very useful for boat info, schedules, destinations, rates, etc.).
For transport, opt for inter-island ships: schooners or bonitiers (super cheap), but be prepared for long trips with minimal comfort and seasickness... For example, Rurutu to Papeete takes 42 hours at sea! Papeete to Bora Bora is 22 hours!
Update: The cargo ship Dory 2 sank (gasoline explosion), and Vaeanu II is grounded on the reef at Rimatara (Austral Islands).
To be continued in episode (2/)...
INTRO
En ces temps épidémiques troublés, la Polynésie Française - et en particulier l' archipel des Marquises - ont des atouts exceptionnels en matière de tourisme. A ce jour, l' épidémie de Coronavirus a juste effleuré le Territoire -presque uniquement Tahiti et Moorea - dont les îles éloignées ont été strictement confinées dès le départ, les offres sanitaires et hospitalières sur place étant très limitées. Pour l' instant, la situation est sous contrôle.
Le tourisme retrouve lentement ses marques depuis la mi-juillet. Il s'agit actuellement plus de tourisme local que de tourisme international, bien que la destination Polynésie / Marquises soit attirante : beauté et unicité des paysages, authenticité d'un archipel, certes situé à 4 heures d'avion ATR de Tahiti, mais que l' on peut facilement découvrir en solo et donc en dehors de la très onéreuse croisière sur l' Aranui, sécurité physique mais aussi sanitaire. Les Européens - dont une majorité de Français - arrivent... Ils avaient déjà leurs billets depuis des mois et l' entrée sur le territoire est facilitée.
Nous devions faire ce second voyage aux Marquises en mai dernier, mais il fut annulé jusqu'à la reprise progressive des vols en interne.
Nous avons simplement acheté un billet Air Tahiti en ligne, sans utiliser le Pass Marquises qui ne permet pas de visiter les deux îles les plus méridionales, à savoir Tahuata et Fatu Iva, dépourvues d'aéroport. On ne peut y aller qu' en bateau, en excursion à la journée ( ou plus bien sur ) pour Tahuata et en navette municipale au départ de Hiva Oa pour aller à Fatu Iva.
Les horaires changeant fréquemment, la première chose à faire est de se renseigner sur les jours de passage vers Fatu Iva. En ce moment, il y en a trois : le lundi ( départ à 2 heures du matin ), le mardi ( départ à 6 heures ) et le samedi ( départ à 6 heures également ). Mais tout cela aura peut-être changé dans 3 mois. Il faut donc une stratégie d'approche !
On peut rajouter la visite de ces deux îles à celles qui sont incluses dans le Pass, à savoir Nuku Hiva, Ua Pou, Ua Huka et Hiva Oa. Prévoir alors une extension de 8 jours environ, à partir de Hiva Oa.
Pourquoi vouloir absolument visiter ces deux îles peu accessibles ? Justement parce qu'il faut les mériter ! Elles demeurent très différentes.
L' une, Tahuata, a un lagon, des plages de sable blanc, des falaises abruptes, des baies échancrées ourlées d'une végétation luxuriante, des couleurs uniques dans les bleus et turquoise et culmine à plus de 1000 mètres.
L' autre, Fatu Iva , est une beauté sauvage et altière avec ses à-pics qui dévalent vers l' océan bleu outremer ( ou 'moana' en tahitien ), connue surtout pour sa fameuse baie des Vierges, considérée par beaucoup - en particulier les navigateurs - comme la plus belle île de Polynésie.
Dans mon premier carnet sur les Marquises, j' avais déjà mentionné notre séjour à Hiva Oa, un peu trop court. Cette fois, entre notre arrivée et notre retour, nous passerons 4 nuits à Hiva Oa et 4 nuits à Fatu Iva. Une journée et demie sera consacrée aussi à Hiva Oa.
Avant de partir à la découverte de ces îles polynésiennes lointaines et peu visitées, quelques chiffres édifiants qui montrent que les Marquises ont échappé de peu à l' oubli, à la perte de leur identité singulière et à la disparition de leur culture. L' archipel comptait 20000 habitants en 1842, seulement 2000 en 1920, environ 8000 actuellement en 2020. Au début des années 1920, c'est grâce à la politique nataliste du Dr Rollin, administrateur des Marquises de l' époque, que la situation commença lentement à s' améliorer. Ensuite et paradoxalement, ce fut un évêque, Mgr Lecleac'h, qui s'érigea en animateur engagé du réveil identitaire, via la sauvegarde du patrimoine, la reconnaissance de la langue marquisienne ( et non tahitienne ), les danses ( jugées trop lascives par les missionnaires ), les chants, le tatouage, enfin l' artisanat inspiré des motifs et des symboles de la culture ancienne. L' icône du renouveau marquisien est sans conteste le tiki, demi-dieu et créateur de l' homme. En lui réside la divinité et les ancêtres légendaires.

TAHUATA ou Île Lumi��re
DANS LA LEGENDE DES MARQUISES C' est la plus petite île habitée des Marquises dont le nom signifie l' aube en marquisien. J' aurai, plus tard, l' occasion de revenir sur la légende de la création des Marquises : dans cette légende, Tahuata représente le dernier acte de la construction avant l' aube. La symbolique de son nom est liée à l' arrivée de la lumière du jour, signifiant la fin de la construction de la 'Grande Maison', alias l' archipel des Marquises.
UN PEU DE GEOLOGIE Tahuata et Fatu Iva sont soeurs géologiquement parlant. Ce sont des îles plus jeunes que celles du nord de l' archipel ( de 5, 5 millions d'années au Nord-Ouest à seulement 1,2 million d'années au Sud-Est ) L' activité volcanique passée s' est matérialisée sous la forme de volcans dits boucliers, différents des volcans hawaiïens ou tahitiens, qui , suite à des secousses sismiques violentes et répétées, se sont peu à peu effondrés, disparaissant sous les flots de la moitié voire davantage des boucliers initiaux. Résultat : les calderas sont imbriquées l'une dans l' autre , la caldeira initiale étant dotée d'un volcan interne plus petit et plus récent. C 'est le cas à Fatu Iva par exemple.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Située à seulement 4 kms de Hiva Oa , on ne peut rejoindre Tahuata que par mer après 40 à 60 mn de navigation selon le temps ( il existe un catamaran communal, le Tahuata Nui mais qui est souvent en panne pour une durée indéterminée... ). On choisira entre l' excursion à la journée ou le passage simple en speedboat privé, assez cher. Ou si l' on doit résider à Tahuata, on s'arrangera au préalable avec la pension de famille choisie pour discuter des modalités et du prix de la course aller-retour entre Tahuata et Hiva Oa. Le canal dit du Bordelais qui est emprunté par les bateaux peut être extrêmement agité par des courants violents et rallonger un peu la course. (Petite digression sur ce fameux canal du Bordelais... Qui est donc ce Bordelais ? Un certain Joseph Capri ( ou Kabri ou Kabris ), originaire de Bordeaux même, initialement matelot de son état sur un bâtiment baleinier qui fait naufrage sur la côte de Nuku Hiva. Kabri , capturé par les guerriers du roi anthropophage de NH, s'apprête à mourir et à finir rôti à la broche, mais est sauvé in extremis par la fille du roi qui demande sa grâce. Celle-ci est accordée, il épouse la belle dans la foulée, le roi tatoue son gendre lui-même, lui offre des parures en tapa et mousse et le nomme grand juge du pays. Il tue, torture, garrotte, découpe en morceaux. Il pacifie à sa manière ! La vie est douce et belle, il a six enfants de sa princesse marquisienne ... Et puis un jour où il sommeille dans la nature, il est kidnappé par le navigateur russe Krunsenstern qui, à coups de knout, le ramène au navire puis à St Petersbourg pour y être interrogé et jugé. Kabri parvient à s' échapper vers Paris, demande à rencontrer Louis XVIII qu'il traite comme son cousin. Ce dernier - contre toute attente - le reçoit et lui donne un peu d'argent, mais la chance a définitivement tourné pour Kabri qui se retrouve à Valenciennes, gagnant son pain comme bête de foire. Il mourra à 42 ans, épuisé et sans avoir pu repartir vers son île marquisienne et vers sa famille nombreuse. Les autorités lui éviteront post mortem l' infamie d'une exhumation et d'un empaillage, son tatouage corporel et facial ayant conquis un amateur !!!
JB Kabri le Tatoué, dessin publié dans le livre de Von Langsdorff
Retour à Tahuata... L' île n'est entourée que partiellement de récifs coralliens ( comme Mangareva aux îles Gambier ) , et est agrémentée de magnifiques plages de sable blanc, en particulier celle de Hanamoenoa. Avec ses versants escarpés se terminant en falaises, des vallées étroites et profondes ouvrant sur des baies échancrées à la végétation dense telles celles jumelles de Iva Iva Nui et de Iva Iva Iti, Tahuata surprend et attire. ' C'est une des rares fois où j' eus le désir de posséder de la terre ', écrivit en son temps le navigateur Alain Gerbault, conquis par une île qu'il qualifiait d'enchanteresse. Son relief est très accidenté et les communications terrestres - sur des pistes improbables - entre les vallées sont difficiles. L' île culmine au Mont Tumu-Mea-Ufa à 1050 m. Sa superficie est de 60 km2, avec une population de 650 à 700 habitants environ. L' île comporte 4 villages : Vaitahu, petit port historique, avec son église aux murs de galets et un magnifique vitrail, son musée d'art et d'histoire, et sa proximité avec des sites archéologiques; Hapatoni, autre village avec sa voie pavée ou ' allée de la reine ', construite sur ordre de la reine Vaekehu II au 19ème siècle, bordée d'arbres centenaires de tamanu plantés par les anciens , et ses ' me'ae ' ( ou ' marae ' en tahitien). Egalement Motopu et Hanatetena, deux plus petits villages. Il y a d'autres chemins pavés dans l' île, à Hapatoni en particulier, et des pétroglyphes à Hanatahua. On peut donc passer plus d'une journée à Tahuata, y séjourner dans l' une de ses pensions. Les chemins et pistes de l' île se prêtent parfaitement à la randonnée pédestre.
UN PEU D HISTOIRE
Plusieurs édifices du village de Vaitahu commémorent un passé souvent tragique. On peut y voir les trois stèles érigées en souvenir de l' arrivée des Espagnols en 1595, puis de celle de militaires français en 1838 et enfin de la prise de possession de l' archipel par l' amiral Abel Dupetit-Thouars en 1842. Alvaro de Mendaña y Neira jeta l' ancre à Vaitahu en 1595, un premier contact avec ceux que l' on appelait à l' époque dans les mers du Sud et ailleurs ' les naturels ' qui tourna rapidement au massacre par les soldats espagnols de 200 villageois, guerriers et civils mélangés. On peut comprendre, dans ce contexte, que l' arrivée d'Occidentaux au 18ème siècle et au début du 19ème siècle ait suscité beaucoup de méfiance, d'animosité et d'hostilité de la part des habitants de Tahuata, et des autres îles également. Les premières tentatives d' évangélisation protestante d'abord en 1797 puis catholique en 1839 se soldèrent par un échec retentissant ( le gouvernement français avait l' habitude d'envoyer les missionnaires en éclaireurs afin de tâter le terrain.. ). Le religieux ayant failli à sa mission, il restait donc le politique et le militaire : l' expédition Dupetit-Thouars arrive en vue de Tahuata mi - avril 1842. Les Français sont dans un premier temps plutôt bien reçus par le chef / roi Iotete qui a récemment subi la pression de la marine américaine et qui se dit que la France le protégera. On attribue donc un terrain en hauteur aux Français pour la construction d'un fortin et d'une garnison. Dupetit-Thouars veut aller vite et propose à Iotete de se mettre sous la protection du roi de France, Louis-Philippe. Iotete accepte et, le 1er mai, est organisée une cérémonie pour la prise de possession officielle des îles Sud de l' archipel des Marquises - et par extension de tout l' archipel - par la France en présence des missionnaires et du neveu de Iotete, Maheono, également chef de Hanatetena. Et puis rapidement, un malaise grandissant s'installe, l' ambiance se dégrade, Iotete devient peu accommodant et versatile, ne supportant pas de se voir privé de son autorité de chef incontesté. Il fugue dans la montagne, organise la résistance aux Français que l' on vient pourtant de fêter, et finit par assiéger le fortin à moitié achevé avec ses guerriers. Résultat : des morts et des blessés des deux côtés et un chaos inattendu. Après palabres et promesses, l' amiral, fidèle à sa stratégie initiale, convainc Iotete - contacté et ramené à la raison par son neveu - de revenir à la table des négociations, et les termes d' une paix durable sont établis définitivement. Iotete a tenté de lutter mais a perdu et la guerre et son pouvoir, son ' mana '. Il mourra l' année suivante, une fin triste et sans avenir pour un chef qui ne sera pas élevé au rang de dieu le jour de ses funérailles.
Prise de possession officielle de Tahuata
De g. à d. : Maheono, Iotete ( en habit militaire d'apparat à galons d'or époque Louis XV ), le père Baudichon, Abel Dupetit-Thouars
Iotete le 1er Mais 1842 ( portrait par Max Radiguet )
Iotete le 1er mai 1842 ( portrait par Max Radiguet )
Maheono, neveu de Iotete et son saisissant tatouage facial
Guerriers marquisiens 19ème siècle
L' amiral repart bientôt sur son navire La Reine Blanche vers Tahiti où il va obtenir le 9 septembre 1842 de la reine Pomaré IV son acceptation formelle de placer son île sous protectorat français. C' est ainsi que Les Marquises alias La Terre des Hommes ( ou Te Fenua Enata en marquisien ) devient la première colonie française dans le Pacifique Sud un peu avant Tahiti.
FAUNE ET FLORE Depuis sa disparition de Hiva Oa, suite à l' introduction malheureuse d'un rapace nocturne, le grand-duc de Virginie ( ou Bubo Virginiasus en latin ), la seule population survivante de ' pahi ' ou martin-chasseur des Marquises, vit à Tahuata, en grand danger d'extinction, car en déclin lent mais constant. il ne resterait que 300 individus au mieux. La destruction du grand-duc est autorisée à cause de son impact fatal sur la faune aviaire locale. Des excursions à pied et à cheval, en excursion à la demi-journée ou à la journée entière, à la découverte du ' pahi ' sont possibles. Contacter le comité de tourisme de Tahuata.
ACTIVITES TRADITIONNELLES
Il y a à Tahuata plusieurs centres d'artisanat et ce dernier est le plus réputé des Marquises, en particulier pour la sculpture sur os. Dans l' île, on est souvent sculpteur de père en fils; les hommes travaillent le bois de rose, l' os de cheval, de chèvre et de mouton et le rostre d'espadon. Dans la vallée d'Hapatoni, ce sont surtout d' expertes sculptrices qui sont à l' oeuvre, souvent depuis des années. Au travail de l' os ou du rostre d'espadon, elles ajoutent la confection de bijoux originaux. La culture du coprah est bien présente à Tahuata et permet aux agriculteurs de gagner un revenu fixe. Les cultures vivrières et les récoltes d'agrumes tels les pamplemousses, très réputés permettent l' autosuffisance alimentaire des habitants de l' île et un peu d'exportation vers le marché et les supermarchés de Papeete ( via la diaspora marquisienne installée à Tahiti ). Pêche et chasse participent également, pleinement, de ce désir d'autosuffisance. La nature est généreuse et tout pousse à profusion et l' on vit simplement mais plutôt bien à Tahuata comme ailleurs aux Marquises, d'autant que désormais, les cargos mixtes apportent régulièrement de Tahiti ce qui manque aux îliens.
Fatu Iva L' île de tous les superlatifs / L'île érotique


Guerrier marquisien tatoué originaire de Fatu Iva 19ème siècle On notera sur sa poitrine les motifs reconstitués d'une tête de tiki, que l' on retrouve aussi sur la crosse du casse-tête ( ou ' u'u ' en marquisien ), arme réservée au guerrier. Cette tête est supposée augmenter le ' mana ' ( alias la puissance ), les yeux en amande évoquent cette puissance surnaturelle tandis que la bouche étirée où apparaissent parfois langue et dents, est censée défier l' adversaire.
SELON LA LEGENDE Dans la légende de la construction de l' archipel des Marquises, selon laquelle chaque île est partie intégrante de la Maison des Dieux, Fatu Iva représente la toiture faite de 9 ( Iva ) tresses ( Fatu ) de feuilles de palmier. Elle s'est aussi appelée Santa Magdalena, nom donné par Alvaro de Mendaña en l' honneur de la sainte du même nom.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Fatu Iva est une île située à 75 kms de Hiva Oa, d'une superficie de 84 km2. Longue de 10 kilomètres et large de 4, elle a la forme d'un croissant ou d'un haricot. Elle culmine au Mont Touaouoho à 960 mètres et héberge une population d'environ 600 habitants. C' est l' île la plus australe de l' archipel, la plus isolée aussi car il est impossible d'y construire un aéroport en raison du relief accidenté ou même un aérodrome comme à Ua Pou par exemple. C' est aussi la plus pluvieuse, étant la plus proche du tropique du Capricorne. Les pluies étant abondantes, l' île est recouverte d'une végétation luxuriante en particulier en son centre où prospère une forêt primaire tropicale dense. C' est aussi l'île la plus sauvage et la plus spectaculaire de l' archipel. Géologiquement parlant, elle est constituée de deux caldeiras volcaniques enchâssées l' une dans l' autre. La première date de 2 millions d'années environ, la seconde, deux fois plus petite est née d'une énorme éruption, comme en témoignent les massives chandelles basaltiques qui montent au ciel tout autour de la baie de Hanavave, dite baie des Vierges. Initialement appelée baie des Verges par les Marquisiens, elle a été rebaptisée par de pudibonds missionnaires, effarouchés par l' imagerie locale et ses sous-entendus. Fatu Iva n' a que deux villages situées chacun sur le bord extérieur des deux caldeiras : Hanavave aux colonnes basaltiques et Omoa, chef-lieu de l' île , village surplombé par un piton rocheux qui surprend par son profil rappelant la tête d'un moai de l' île de Pâques.
UN PEU D'HISTOIRE Comme les autres îles de l' archipel, Fatu Iva fut initialement peuplée par des Polynésiens venus de l' ouest. Les rivalités entre tribus étaient au départ incessantes et donnèrent lieu à des batailles sanglantes. C' est en juillet 1595 que l'île - tout comme celle de Tahuata - fut abordée pour la première fois par un occidental, le navigateur espagnol Alvaro de Mendaña de Neira , le premier du genre à avoir établi des contacts avec des populations polynésiennes. Mais il n' y débarqua pas. Il crût tout d'abord avoir découvert les Iles Salomon, le but ultime de son voyage, mais se rendit rapidement compte qu' il avait découvert une nouvelle terre dans un archipel d' îles auxquelles il donna le nom de ' Marquesas de Mendoza ' pour remercier le Vice-Roi du Pérou - alias Garcia Hurtado de Mendoza y Maurique, IV marquis de Cañete - qui l' avait aidé à monter et financer son expédition, et pour honorer en même temps son épouse et ses filles. En 1935, l' anthropologue norvégien Thor Heyerdahl - et futur aventurier du Kon Tiki - aborda Fatu Iva avec l' idée bien ancrée d' en faire son éden. Il y vécut un an avec sa femme, d'abord à Omoa, puis à Ouia, une vallée inconfortablement située sur la côte au vent et désormais retournée à l' état naturel, ayant été abandonnée par ses quelques habitants. Heyerdahl avait à l' époque avancé l' hypothèse erronée que les Maori descendaient des Indiens d'Amérique du Sud alors qu'ils sont originellement arrivés en pirogue de l' Asie du Sud-Est, et plus particulièrement de Taïwan. ( Je vous renvoie à mon carnet sur Taïwan où j' aborde ce sujet )
De 1960 à 1966, une majorité d'hommes de Fatu Iva partirent travailler au CEP de Mururoa, participant ainsi de l' émigration économique ayant commencé à l' époque, et s'étant poursuivie jusqu'à nos jours, les perspectives en termes d' emploi étant plus que limitées si l' on ne veut pas rester ou devenir agriculteur ou coprahculteur comme ses parents ou grands-parents.
FAUNE ET FLORE L' île est une terre d'abondance pour les agrumes, les fruits en général et les fleurs... Tout pousse ou presque. Elle possède une espèce endémique très menacée aujourd'hui : le Monarque ( ou oma'o ke'eke'e en marquisien ', dont il ne restait il y a peu que 6 couples au monde ! Le rat noir et le chat haret ont littéralement décimé cette espèce, dévorant oeufs, oisillons et même femelles en couvaison. Un programme de sauvegarde de l' espèce a été mis en place, avec des résultats encourageants, le nombre de couples ayant augmenté ces dernières années.
ECONOMIE L' île est ravitaillée uniquement par bateau. Une unique route partiellement bétonnée des deux côtés, et partiellement à l' état de piste, et longue de 17 kilomètres relie les deux villages. On peut également aller d'un village à l' autre par la mer en un quart d'heure de navigation. Le secteur primaire prévaut à Fatu Iva, en particulier la culture du coprah, et puis la pêche au thon, à l' espadon et au thazard. On y a cultivé le noni à outrance à une certaine époque mais celle-ci est un peu révolue, les bienfaits miraculeux du noni n' ayant pas vraiment été prouvés scientifiquement. Comme à Rurutu, on a abandonné la culture du café qui était pourtant prometteuse il y a une quarantaine d'années. En revanche, on trouve davantage de vergers et des vanillières. La chasse aux cochons et aux chèvres permet l' auto-suffisance en viande quand le ravitaillement venu de Tahiti vient à manquer ou arrive irrégulièrement. L' artisanat s'est développé grâce au tourisme et aux expositions semestrielles organisées à Papeete. La spécialité - principalement féminine - de Fatu Iva est le tapa dont les dessins s'inspirent des anciens tatouages marquisiens. La sculpture sur bois ou os ou noix de coco est plutôt réservée aux hommes, nourrie des anciennes figures et des symboles centenaires : tikis sculptés en bois de rose ou en bois noir, casse-tête, plats de présentation.
Suivez-moi en page 2.....

TAHUATA ou Île Lumi��re
DANS LA LEGENDE DES MARQUISES C' est la plus petite île habitée des Marquises dont le nom signifie l' aube en marquisien. J' aurai, plus tard, l' occasion de revenir sur la légende de la création des Marquises : dans cette légende, Tahuata représente le dernier acte de la construction avant l' aube. La symbolique de son nom est liée à l' arrivée de la lumière du jour, signifiant la fin de la construction de la 'Grande Maison', alias l' archipel des Marquises.
UN PEU DE GEOLOGIE Tahuata et Fatu Iva sont soeurs géologiquement parlant. Ce sont des îles plus jeunes que celles du nord de l' archipel ( de 5, 5 millions d'années au Nord-Ouest à seulement 1,2 million d'années au Sud-Est ) L' activité volcanique passée s' est matérialisée sous la forme de volcans dits boucliers, différents des volcans hawaiïens ou tahitiens, qui , suite à des secousses sismiques violentes et répétées, se sont peu à peu effondrés, disparaissant sous les flots de la moitié voire davantage des boucliers initiaux. Résultat : les calderas sont imbriquées l'une dans l' autre , la caldeira initiale étant dotée d'un volcan interne plus petit et plus récent. C 'est le cas à Fatu Iva par exemple.
UN PEU DE GEOGRAPHIE
Située à seulement 4 kms de Hiva Oa , on ne peut rejoindre Tahuata que par mer après 40 à 60 mn de navigation selon le temps ( il existe un catamaran communal, le Tahuata Nui mais qui est souvent en panne pour une durée indéterminée... ). On choisira entre l' excursion à la journée ou le passage simple en speedboat privé, assez cher. Ou si l' on doit résider à Tahuata, on s'arrangera au préalable avec la pension de famille choisie pour discuter des modalités et du prix de la course aller-retour entre Tahuata et Hiva Oa. Le canal dit du Bordelais qui est emprunté par les bateaux peut être extrêmement agité par des courants violents et rallonger un peu la course. (Petite digression sur ce fameux canal du Bordelais... Qui est donc ce Bordelais ? Un certain Joseph Capri ( ou Kabri ou Kabris ), originaire de Bordeaux même, initialement matelot de son état sur un bâtiment baleinier qui fait naufrage sur la côte de Nuku Hiva. Kabri , capturé par les guerriers du roi anthropophage de NH, s'apprête à mourir et à finir rôti à la broche, mais est sauvé in extremis par la fille du roi qui demande sa grâce. Celle-ci est accordée, il épouse la belle dans la foulée, le roi tatoue son gendre lui-même, lui offre des parures en tapa et mousse et le nomme grand juge du pays. Il tue, torture, garrotte, découpe en morceaux. Il pacifie à sa manière ! La vie est douce et belle, il a six enfants de sa princesse marquisienne ... Et puis un jour où il sommeille dans la nature, il est kidnappé par le navigateur russe Krunsenstern qui, à coups de knout, le ramène au navire puis à St Petersbourg pour y être interrogé et jugé. Kabri parvient à s' échapper vers Paris, demande à rencontrer Louis XVIII qu'il traite comme son cousin. Ce dernier - contre toute attente - le reçoit et lui donne un peu d'argent, mais la chance a définitivement tourné pour Kabri qui se retrouve à Valenciennes, gagnant son pain comme bête de foire. Il mourra à 42 ans, épuisé et sans avoir pu repartir vers son île marquisienne et vers sa famille nombreuse. Les autorités lui éviteront post mortem l' infamie d'une exhumation et d'un empaillage, son tatouage corporel et facial ayant conquis un amateur !!!
JB Kabri le Tatoué, dessin publié dans le livre de Von LangsdorffRetour à Tahuata... L' île n'est entourée que partiellement de récifs coralliens ( comme Mangareva aux îles Gambier ) , et est agrémentée de magnifiques plages de sable blanc, en particulier celle de Hanamoenoa. Avec ses versants escarpés se terminant en falaises, des vallées étroites et profondes ouvrant sur des baies échancrées à la végétation dense telles celles jumelles de Iva Iva Nui et de Iva Iva Iti, Tahuata surprend et attire. ' C'est une des rares fois où j' eus le désir de posséder de la terre ', écrivit en son temps le navigateur Alain Gerbault, conquis par une île qu'il qualifiait d'enchanteresse. Son relief est très accidenté et les communications terrestres - sur des pistes improbables - entre les vallées sont difficiles. L' île culmine au Mont Tumu-Mea-Ufa à 1050 m. Sa superficie est de 60 km2, avec une population de 650 à 700 habitants environ. L' île comporte 4 villages : Vaitahu, petit port historique, avec son église aux murs de galets et un magnifique vitrail, son musée d'art et d'histoire, et sa proximité avec des sites archéologiques; Hapatoni, autre village avec sa voie pavée ou ' allée de la reine ', construite sur ordre de la reine Vaekehu II au 19ème siècle, bordée d'arbres centenaires de tamanu plantés par les anciens , et ses ' me'ae ' ( ou ' marae ' en tahitien). Egalement Motopu et Hanatetena, deux plus petits villages. Il y a d'autres chemins pavés dans l' île, à Hapatoni en particulier, et des pétroglyphes à Hanatahua. On peut donc passer plus d'une journée à Tahuata, y séjourner dans l' une de ses pensions. Les chemins et pistes de l' île se prêtent parfaitement à la randonnée pédestre.
UN PEU D HISTOIRE
Plusieurs édifices du village de Vaitahu commémorent un passé souvent tragique. On peut y voir les trois stèles érigées en souvenir de l' arrivée des Espagnols en 1595, puis de celle de militaires français en 1838 et enfin de la prise de possession de l' archipel par l' amiral Abel Dupetit-Thouars en 1842. Alvaro de Mendaña y Neira jeta l' ancre à Vaitahu en 1595, un premier contact avec ceux que l' on appelait à l' époque dans les mers du Sud et ailleurs ' les naturels ' qui tourna rapidement au massacre par les soldats espagnols de 200 villageois, guerriers et civils mélangés. On peut comprendre, dans ce contexte, que l' arrivée d'Occidentaux au 18ème siècle et au début du 19ème siècle ait suscité beaucoup de méfiance, d'animosité et d'hostilité de la part des habitants de Tahuata, et des autres îles également. Les premières tentatives d' évangélisation protestante d'abord en 1797 puis catholique en 1839 se soldèrent par un échec retentissant ( le gouvernement français avait l' habitude d'envoyer les missionnaires en éclaireurs afin de tâter le terrain.. ). Le religieux ayant failli à sa mission, il restait donc le politique et le militaire : l' expédition Dupetit-Thouars arrive en vue de Tahuata mi - avril 1842. Les Français sont dans un premier temps plutôt bien reçus par le chef / roi Iotete qui a récemment subi la pression de la marine américaine et qui se dit que la France le protégera. On attribue donc un terrain en hauteur aux Français pour la construction d'un fortin et d'une garnison. Dupetit-Thouars veut aller vite et propose à Iotete de se mettre sous la protection du roi de France, Louis-Philippe. Iotete accepte et, le 1er mai, est organisée une cérémonie pour la prise de possession officielle des îles Sud de l' archipel des Marquises - et par extension de tout l' archipel - par la France en présence des missionnaires et du neveu de Iotete, Maheono, également chef de Hanatetena. Et puis rapidement, un malaise grandissant s'installe, l' ambiance se dégrade, Iotete devient peu accommodant et versatile, ne supportant pas de se voir privé de son autorité de chef incontesté. Il fugue dans la montagne, organise la résistance aux Français que l' on vient pourtant de fêter, et finit par assiéger le fortin à moitié achevé avec ses guerriers. Résultat : des morts et des blessés des deux côtés et un chaos inattendu. Après palabres et promesses, l' amiral, fidèle à sa stratégie initiale, convainc Iotete - contacté et ramené à la raison par son neveu - de revenir à la table des négociations, et les termes d' une paix durable sont établis définitivement. Iotete a tenté de lutter mais a perdu et la guerre et son pouvoir, son ' mana '. Il mourra l' année suivante, une fin triste et sans avenir pour un chef qui ne sera pas élevé au rang de dieu le jour de ses funérailles.
Prise de possession officielle de Tahuata
De g. à d. : Maheono, Iotete ( en habit militaire d'apparat à galons d'or époque Louis XV ), le père Baudichon, Abel Dupetit-Thouars
Iotete le 1er Mais 1842 ( portrait par Max Radiguet )
Iotete le 1er mai 1842 ( portrait par Max Radiguet )
Maheono, neveu de Iotete et son saisissant tatouage facial
Guerriers marquisiens 19ème siècleL' amiral repart bientôt sur son navire La Reine Blanche vers Tahiti où il va obtenir le 9 septembre 1842 de la reine Pomaré IV son acceptation formelle de placer son île sous protectorat français. C' est ainsi que Les Marquises alias La Terre des Hommes ( ou Te Fenua Enata en marquisien ) devient la première colonie française dans le Pacifique Sud un peu avant Tahiti.
FAUNE ET FLORE Depuis sa disparition de Hiva Oa, suite à l' introduction malheureuse d'un rapace nocturne, le grand-duc de Virginie ( ou Bubo Virginiasus en latin ), la seule population survivante de ' pahi ' ou martin-chasseur des Marquises, vit à Tahuata, en grand danger d'extinction, car en déclin lent mais constant. il ne resterait que 300 individus au mieux. La destruction du grand-duc est autorisée à cause de son impact fatal sur la faune aviaire locale. Des excursions à pied et à cheval, en excursion à la demi-journée ou à la journée entière, à la découverte du ' pahi ' sont possibles. Contacter le comité de tourisme de Tahuata.
ACTIVITES TRADITIONNELLES
Il y a à Tahuata plusieurs centres d'artisanat et ce dernier est le plus réputé des Marquises, en particulier pour la sculpture sur os. Dans l' île, on est souvent sculpteur de père en fils; les hommes travaillent le bois de rose, l' os de cheval, de chèvre et de mouton et le rostre d'espadon. Dans la vallée d'Hapatoni, ce sont surtout d' expertes sculptrices qui sont à l' oeuvre, souvent depuis des années. Au travail de l' os ou du rostre d'espadon, elles ajoutent la confection de bijoux originaux. La culture du coprah est bien présente à Tahuata et permet aux agriculteurs de gagner un revenu fixe. Les cultures vivrières et les récoltes d'agrumes tels les pamplemousses, très réputés permettent l' autosuffisance alimentaire des habitants de l' île et un peu d'exportation vers le marché et les supermarchés de Papeete ( via la diaspora marquisienne installée à Tahiti ). Pêche et chasse participent également, pleinement, de ce désir d'autosuffisance. La nature est généreuse et tout pousse à profusion et l' on vit simplement mais plutôt bien à Tahuata comme ailleurs aux Marquises, d'autant que désormais, les cargos mixtes apportent régulièrement de Tahiti ce qui manque aux îliens.
Fatu Iva L' île de tous les superlatifs / L'île érotique


Guerrier marquisien tatoué originaire de Fatu Iva 19ème siècle On notera sur sa poitrine les motifs reconstitués d'une tête de tiki, que l' on retrouve aussi sur la crosse du casse-tête ( ou ' u'u ' en marquisien ), arme réservée au guerrier. Cette tête est supposée augmenter le ' mana ' ( alias la puissance ), les yeux en amande évoquent cette puissance surnaturelle tandis que la bouche étirée où apparaissent parfois langue et dents, est censée défier l' adversaire.
SELON LA LEGENDE Dans la légende de la construction de l' archipel des Marquises, selon laquelle chaque île est partie intégrante de la Maison des Dieux, Fatu Iva représente la toiture faite de 9 ( Iva ) tresses ( Fatu ) de feuilles de palmier. Elle s'est aussi appelée Santa Magdalena, nom donné par Alvaro de Mendaña en l' honneur de la sainte du même nom.
UN PEU DE GEOGRAPHIE Fatu Iva est une île située à 75 kms de Hiva Oa, d'une superficie de 84 km2. Longue de 10 kilomètres et large de 4, elle a la forme d'un croissant ou d'un haricot. Elle culmine au Mont Touaouoho à 960 mètres et héberge une population d'environ 600 habitants. C' est l' île la plus australe de l' archipel, la plus isolée aussi car il est impossible d'y construire un aéroport en raison du relief accidenté ou même un aérodrome comme à Ua Pou par exemple. C' est aussi la plus pluvieuse, étant la plus proche du tropique du Capricorne. Les pluies étant abondantes, l' île est recouverte d'une végétation luxuriante en particulier en son centre où prospère une forêt primaire tropicale dense. C' est aussi l'île la plus sauvage et la plus spectaculaire de l' archipel. Géologiquement parlant, elle est constituée de deux caldeiras volcaniques enchâssées l' une dans l' autre. La première date de 2 millions d'années environ, la seconde, deux fois plus petite est née d'une énorme éruption, comme en témoignent les massives chandelles basaltiques qui montent au ciel tout autour de la baie de Hanavave, dite baie des Vierges. Initialement appelée baie des Verges par les Marquisiens, elle a été rebaptisée par de pudibonds missionnaires, effarouchés par l' imagerie locale et ses sous-entendus. Fatu Iva n' a que deux villages situées chacun sur le bord extérieur des deux caldeiras : Hanavave aux colonnes basaltiques et Omoa, chef-lieu de l' île , village surplombé par un piton rocheux qui surprend par son profil rappelant la tête d'un moai de l' île de Pâques.
UN PEU D'HISTOIRE Comme les autres îles de l' archipel, Fatu Iva fut initialement peuplée par des Polynésiens venus de l' ouest. Les rivalités entre tribus étaient au départ incessantes et donnèrent lieu à des batailles sanglantes. C' est en juillet 1595 que l'île - tout comme celle de Tahuata - fut abordée pour la première fois par un occidental, le navigateur espagnol Alvaro de Mendaña de Neira , le premier du genre à avoir établi des contacts avec des populations polynésiennes. Mais il n' y débarqua pas. Il crût tout d'abord avoir découvert les Iles Salomon, le but ultime de son voyage, mais se rendit rapidement compte qu' il avait découvert une nouvelle terre dans un archipel d' îles auxquelles il donna le nom de ' Marquesas de Mendoza ' pour remercier le Vice-Roi du Pérou - alias Garcia Hurtado de Mendoza y Maurique, IV marquis de Cañete - qui l' avait aidé à monter et financer son expédition, et pour honorer en même temps son épouse et ses filles. En 1935, l' anthropologue norvégien Thor Heyerdahl - et futur aventurier du Kon Tiki - aborda Fatu Iva avec l' idée bien ancrée d' en faire son éden. Il y vécut un an avec sa femme, d'abord à Omoa, puis à Ouia, une vallée inconfortablement située sur la côte au vent et désormais retournée à l' état naturel, ayant été abandonnée par ses quelques habitants. Heyerdahl avait à l' époque avancé l' hypothèse erronée que les Maori descendaient des Indiens d'Amérique du Sud alors qu'ils sont originellement arrivés en pirogue de l' Asie du Sud-Est, et plus particulièrement de Taïwan. ( Je vous renvoie à mon carnet sur Taïwan où j' aborde ce sujet )
De 1960 à 1966, une majorité d'hommes de Fatu Iva partirent travailler au CEP de Mururoa, participant ainsi de l' émigration économique ayant commencé à l' époque, et s'étant poursuivie jusqu'à nos jours, les perspectives en termes d' emploi étant plus que limitées si l' on ne veut pas rester ou devenir agriculteur ou coprahculteur comme ses parents ou grands-parents.
FAUNE ET FLORE L' île est une terre d'abondance pour les agrumes, les fruits en général et les fleurs... Tout pousse ou presque. Elle possède une espèce endémique très menacée aujourd'hui : le Monarque ( ou oma'o ke'eke'e en marquisien ', dont il ne restait il y a peu que 6 couples au monde ! Le rat noir et le chat haret ont littéralement décimé cette espèce, dévorant oeufs, oisillons et même femelles en couvaison. Un programme de sauvegarde de l' espèce a été mis en place, avec des résultats encourageants, le nombre de couples ayant augmenté ces dernières années.
ECONOMIE L' île est ravitaillée uniquement par bateau. Une unique route partiellement bétonnée des deux côtés, et partiellement à l' état de piste, et longue de 17 kilomètres relie les deux villages. On peut également aller d'un village à l' autre par la mer en un quart d'heure de navigation. Le secteur primaire prévaut à Fatu Iva, en particulier la culture du coprah, et puis la pêche au thon, à l' espadon et au thazard. On y a cultivé le noni à outrance à une certaine époque mais celle-ci est un peu révolue, les bienfaits miraculeux du noni n' ayant pas vraiment été prouvés scientifiquement. Comme à Rurutu, on a abandonné la culture du café qui était pourtant prometteuse il y a une quarantaine d'années. En revanche, on trouve davantage de vergers et des vanillières. La chasse aux cochons et aux chèvres permet l' auto-suffisance en viande quand le ravitaillement venu de Tahiti vient à manquer ou arrive irrégulièrement. L' artisanat s'est développé grâce au tourisme et aux expositions semestrielles organisées à Papeete. La spécialité - principalement féminine - de Fatu Iva est le tapa dont les dessins s'inspirent des anciens tatouages marquisiens. La sculpture sur bois ou os ou noix de coco est plutôt réservée aux hommes, nourrie des anciennes figures et des symboles centenaires : tikis sculptés en bois de rose ou en bois noir, casse-tête, plats de présentation.
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Bonjour 🙂
J'avais ouvert une discussion sur cette destination il y a un an, mais comme mes préoccupations ne sont plus tout à fait les mêmes, je préfère créer un nouveau post... Nous envisageons un voyage en PF pour l'été 2021 (en espérant que la situation s'améliorera d'ici là 😇). A vrai dire j'ai déjà réservé les 4 seules nuits disponibles au Maupiti Lodge début juillet. Maupiti est une priorité pour nous. Nous disposerons d'environ 3 semaines. Les billets ne sont bien sûr pas encore réservés. Donc s'il faut ajouter ou supprimer un jour par ci ou part la, cela ne pose pas vraiment de problème.
L'itinéraire serait le suivant: Arrivée Tahiti / Maupiti / Raiatea & Tahaa / Bora/ Fakarava (ou Fakarava + Tikehau)/ Moorea / Tahiti
En tenant compte de la rotation des vols d'îles en îles, je me heurte à plusieurs ( tout petits) problèmes et j'ai besoin de vos avis...
Rester 5 nuits à Raiatea n'est ce pas un peu trop long ? Ne serait il pas préférable de couper la poire en deux et de passer 2 nuits sur Tahaa, puis 3 (ou 2) nuits à Raiatea ? ou encore 4 nuits uniquement à Raiatea ? Nous aimerions bien avoir de la place au Sunset beach.
Nous envisageons 3 nuits à Bora. Peut être le Mataï ou encore le Blue Heaven... ?
Maintenant concernant Fakarava...Nous ne sommes pas plongeurs et J'ai lu des avis contraires sur cette destination. Certains disent qu'il vaut mieux être plongeurs et d'autres disent que la destination se prête bien aussi au snorkeling. C'est la beauté de cet atoll qui nous attire. Concernant le logement, nous avons pensé au Haivaki Lodge si nous restons 4 nuits . Une autre idée serait de rester 2 nuits à Tetamanu pension et Haïvaki 3 nuits. Qu'en pensez-vous ? ou encore Fakarava 3 nuits et Tikehau 3 nuits.
Nous comptons passer quelques jours à Moorea, probablement aux Tipaniers. 4 nuits sont-elles suffisantes ? Nous prévoyons 2 jours pleins à Tahiti avant le départ.
C'est un peu long et j'en suis désolée... Un grand merci d'avance !
J'avais ouvert une discussion sur cette destination il y a un an, mais comme mes préoccupations ne sont plus tout à fait les mêmes, je préfère créer un nouveau post... Nous envisageons un voyage en PF pour l'été 2021 (en espérant que la situation s'améliorera d'ici là 😇). A vrai dire j'ai déjà réservé les 4 seules nuits disponibles au Maupiti Lodge début juillet. Maupiti est une priorité pour nous. Nous disposerons d'environ 3 semaines. Les billets ne sont bien sûr pas encore réservés. Donc s'il faut ajouter ou supprimer un jour par ci ou part la, cela ne pose pas vraiment de problème.
L'itinéraire serait le suivant: Arrivée Tahiti / Maupiti / Raiatea & Tahaa / Bora/ Fakarava (ou Fakarava + Tikehau)/ Moorea / Tahiti
En tenant compte de la rotation des vols d'îles en îles, je me heurte à plusieurs ( tout petits) problèmes et j'ai besoin de vos avis...
Rester 5 nuits à Raiatea n'est ce pas un peu trop long ? Ne serait il pas préférable de couper la poire en deux et de passer 2 nuits sur Tahaa, puis 3 (ou 2) nuits à Raiatea ? ou encore 4 nuits uniquement à Raiatea ? Nous aimerions bien avoir de la place au Sunset beach.
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Maintenant concernant Fakarava...Nous ne sommes pas plongeurs et J'ai lu des avis contraires sur cette destination. Certains disent qu'il vaut mieux être plongeurs et d'autres disent que la destination se prête bien aussi au snorkeling. C'est la beauté de cet atoll qui nous attire. Concernant le logement, nous avons pensé au Haivaki Lodge si nous restons 4 nuits . Une autre idée serait de rester 2 nuits à Tetamanu pension et Haïvaki 3 nuits. Qu'en pensez-vous ? ou encore Fakarava 3 nuits et Tikehau 3 nuits.
Nous comptons passer quelques jours à Moorea, probablement aux Tipaniers. 4 nuits sont-elles suffisantes ? Nous prévoyons 2 jours pleins à Tahiti avant le départ.
C'est un peu long et j'en suis désolée... Un grand merci d'avance !
ANA'A , L'ÎLE FABULEUSE
INTRODUCTION AUX TUAMOTU
Anciennement nommé archipel des Îles Basses, Îles du Grand Océan, Îles Archipélagiennes ou encore Archipel de la Mer Mauvaise, les Pomautu , mot qui signifiait " Îles Soumises " et fut utilisé par la Royauté Tahitienne après la conquête, devinrent définitivement et officiellement les Îles Tuamotu en 1854. L' expression ' Archipel Dangereux ' ne concerne que Ana'a et les atolls environnants sur lesquels Ana'a étendait jadis sa domination. L' archipel est composé de 80 îles environ qui s'étirent sur une longue traînée de 1500 kms de long sur 600 kms de large, du Nord-Ouest au Sud-Est. Dans leur prolongement méridional se trouve le groupe des Gambier ou Mangareva. Au nord, se trouvent 8 îles, au Centre 52, au sud 16. Plusieurs îles sont inhabitées, soit parce qu'elles présentent peu d'interêt ou sont difficiles et dangereuses d'accès, soit parce que les missionnaires les ont vidées de leurs habitants, rapatriés vers des îles plus importantes, afin qu 'il ne reste pas de " poches païennes "- c'était l' expression utilisée - dans cet immense ensemble. Les principales sont Hao, découverte par Bougainville, Hikuera connue pour sa nacre, Takaroa, Ana'a découverte par Cook en 1773, Kaukura, Ahe et Takapoto fameuses pour leurs perles, Fakarava, Rangiroa, le plus vaste atoll de l' archipel. Certains atolls n' ont pas de passe et ne sont alimentés en eau océanique que par les ' hoa ' , des chenaux de faible profondeur qui, en cas de houle importante, font rapidement monter le niveau des lagons. C' est le cas de Ana'a. L' eau potable est souvent un problème récurrent auquel on remédie en consommant l' eau de pluie précieusement récupéré dans des citernes ou de l' eau distillée, l' eau naturelle étant saumâtre. Le climat est chaud et plutôt agréable, avec une saison des pluies irrégulière qui va de novembre à janvier. Les cyclones sont rares. Le dernier, en date de 1983, a ravagé Ana'a. Le précédent datait de 1906. La flore est pauvre, mais moins qu' elle ne l' était jadis. Le cocotier, l' hibiscus, le miro ( ou bois de rose ), et puis un tubercule comme le taro, l' arbre à pain - ou ' uru ', le bananier, le papayer, ont été progressivement introduits, alors que les populations avaient appris à creuser des fosses à culture, rapprochant les plantes de l' humidité latente de la lentille des eaux de précipitations retenues dans le socle corallien, après filtrage naturel de l' eau saumâtre entre pierres plates de corail superposées, l'une servant de bouchon. C 'est à Ana'a que des fosses de grande taille ( 18 à 28 mètres de long ), chacune dédiée à une plante, un tubercule ou un arbre fruitier bien défini - bananier ou papayer ou taro ou hibiscus ont été creusées et entretenues par les esclaves, des captifs saisis sur d' autres îles. Ceux qui ont eu la chance - une fois un accord de paix trouvé entre Tahiti et Ana'a - de rentrer enfin chez eux ont aussi rapporté cette façon de cultiver la terre arable en optimisant les rendements, là où c'était possible bien sur, certains atolls étant très plats et peu fertiles. La faune marine est riche, la faune terrestre est limitée par destruction des habitats originels, en raison de la chasse ( Ex : le Lori de Kühl à Rimatara pour les deux plumes rouges qui surmontent sa queue ) et aussi de l'introduction fatale d' espèces allogènes nocives. Beaucoup d' espèces d'oiseaux très fragiles du genre perruches ou pigeons, endémiques à parfois une seule île, ont été décimées par le rat noir, une véritable plaie.
DE L'USAGE DU COCOTIER
Ana'a est à l' origine de la diffusion du cocotier, ' l'arbre aux cent usages ', dans tout l' archipel. Jadis l'implantation du cocotier était limitée aux alentours de la maison d'habitation pour ensuite, très rapidement, devenir l' arbre de vie, planté à l'infini dans des cocoteraies intensives. Le cocotier est l'un des facteurs ayant contribué à l' influence grandissante de l' île dans la Grande Région aux 17ème et 18ème siècles. Les guerriers de l' atoll avaient l' habitude de planter des cocotiers sur les atolls conquis avant de rentrer chez eux avec leurs captifs, une forme d'expansionnisme et d'impérialisme économique avant la lettre. En 1860, Ana'a exportait déjà 200 tonnes de coprah par an vers Tahiti, alors que, par exemple, Fakarava n' en exportait que 20 tonnes, et Rangiroa 30. A la fin du 19ème siècle, le protectorat français choisit Ana'a pour devenir l'une des toutes premières îles exportatrices de coprah vers Tahiti. On notera que dans l' atoll voisin de Niau, a été bâtie une structure ultra-moderne qui produit directement sur place une huile de coco de qualité supérieure exceptionnelle, vendue à prix élevé sur place, à Tahiti bien sur, et qui commence à s'exporter en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. La fabrication du coprah - ou séchage de la noix de coco - reste l'unique activité économique de l'île de Ana'a, permettant à ses habitants de vivre décemment. Toutes les deux semaines, le coprah stocké dans de petits entrepôts modernes, est transporté par bateau puis raffiné et transformé en huile à Tahiti même. La légende raconte que les guerriers Parata s' entraînaient régulièrement au lancer de javelot - ou ' patia fa ' - mais, à l' époque, ce n' étaient pas des noix de coco que l'on plantait au bout d' un mât, mais les têtes coupées de prisonniers vaincus au combat et ramenés captifs à Ana'a. C 'est sans doute plus qu' une légende car les écrits anciens corroborent cette version des choses. Ils suggèrent même que les Parata se réjouissaient d'entendre chanter le vent dans les crânes desséchés fichés sur de longs mâts... De nos jours, le lancer de javelot est toujours pratiqué à Ana'a, et est l'un des sports pratiqués aussi aux Fêtes de Juillet - ou Heiva I Tahiti - à Papeete, Tahiti. La hauteur du mât est fixée officiellement à 7 mètres à Tahiti. Les Ana'a excellent à ce jeu et remportent généralement les premières places. A Ana'a même, la hauteur des mâts peut atteindre 9 mètres et plus, voire 11 mètres. D' après les écrits anciens, du temps des Parata, la hauteur du mât pouvait atteindre 13 à 15 mètres.
Les Tuamotu furent, semble-t-il, conquises par des immigrants venus des Marquises au 16ème siècle, alors que l' on y introduisait déjà le cocotier. Rapidement placés sous influence des Tahitiens, ils furent soumis par ces derniers avant l' arrivée des Européens. A partir du 17ème siècle, quelques-uns de ces atolls furent découverts par des navigateurs tels Quiros, Lemaire, Schouten - en 1616 - Bougainville en 1768 et Cook en 1769 et 1773. Les rois de Tahiti conquirent Makatea et en firent un lieu de déportation pour des éléments rebelles de leur société; les rois Oton et Pomaré Ier finirent par dominer tout l' archipel. Sous présence française de plus en plus prégnante, les Tuamotu passèrent sous protectorat en 1842 en même temps que Tahiti, la puissance suzeraine, et devinrent dans la foulée colonie française en 1880, au même titre que le reste du territoire.
INTRODUCTION A ANA'A
UN PEU DE GEOGRAPHIE
L' atoll d' Ana'a est situé à 377 kms à l' est de Tahiti, et à 66 kms de Faaite, l' atoll le plus proche. C 'est une île de forme ovale de 28 kms de long et 7 kms de large pour une superficie de 38 km2 environ, ce qui la place comme le second plus grand atoll après Rangiroa. Les terres émergées sont constituées de 11 ' motu ' bordant un lagon de 90 km2. Géologiquement parlant, l' atoll est la crête corallienne d'une énorme montagne volcanique sous-marine de 3500 m de haut environ qui s'est formée il y a environ 60 millions d'années. Cette formation volcanique colossale, c'est l'île de Tahiti / Moorea, soulevée par des éruptions violentes successives qui ont fini par déformer le plancher océanique. Ce phénomène dit de bombement a aussi soulevé les îles avoisinantes de Mataiva et surtout Makatea - surélevée de 110 mètres - et puis Ana'a et Niau ( de 8 à 12 mètres ). L' atoll d' Ana'a fait donc partie de ce petit groupe des îles dites soulevées, car soumises à un certain moment de leur vie géologique à des forces telluriques puissantes. Cette particularité explique la présence de formations de corail fossilisé, de puits profonds et même de grottes, qui, au fil de l' eau et en bateau lors d'excursions, offrent un paysage exceptionnel entre lagon, récif et motu.
A NOTER Selon les traditions anciennes, les puits et cavités étaient des lieux d'accès au Pô, le monde des abysses, le monde des profondeurs ténébreuses et maléfiques, habité par certains dieux, par des créatures fabuleuses et par les morts, les ancêtres disparus. Face à ce monde du dessous, il y avait le monde de la lumière qui lui aussi avait ses dieux. Révérés ou craints, les dieux des deux mondes étaient ceux de la religion ancienne.
Le lagon compte de larges zones ensablées d'un blanc éblouissant et des piscines naturelles aux eaux peu profondes d'une clarté et d'une limpidité exceptionnelles. Vu du ciel, alors que l' avion se rapproche, l'atoll laisse apparaître les couleurs stupéfiantes de son lagon, des dégradés sans fin de bleu, de turquoise et d' un vert clair rappelant le jade. Ce camaïeu de couleurs est du à la faible profondeur du lagon, 5 à 8 mètres au lieu des 15 à 25 mètres - et plus parfois - habituels. Cette particularité naturelle est à l' origine d'un effet de réfraction lumineuse qui a surpris les premiers explorateurs et surprend toujours de nos jours si on vient à Ana'a en bateau. Le lagon vert clair se reflète dans les nuages de basse altitude. ' Te nuku taeroto ' est le nom donné à ce reflet couleur jade permettant de repérer Ana'a à distance uniquement quand il y a un plafond de nuages bas. Ce nuage serait visible par moments à partir de Tautira à Tahiti où on l' appelle " la montagne de Ana'a ". Ce phénomène unique n' existe que pour les atolls de Ana'a et de Niau.
Sur les rivages des ' motu ', au milieu des étendues d'eau, on verra des ' feo ', ces enrochements faits de corail fossilisé, alors que des méga-blocs de ce même corail se retrouvent posés sur le récif même, projetés là lors de convulsions volcaniques passées. Moins soumis que d'autres atolls à la submersion des océans en raison de son altitude plus élevée ( 8 à 12 mètres ), Ana'a a conservé une flore terrestre diversifiée. On y a recensé 55 espèces indigènes et 4 endémiques, dont un arbuste emblématique aux fleurs rouges appelé le ' kôfaiou 'ofai '. Cet atout naturel ainsi que sa superficie supérieure ont été mis à profit pour le développement de formes d'agriculture adaptées - dont les fameuses fosses à culture ou ' maite ' - qui expliquent la puissance et l' influence acquises par l' atoll aux temps pré-chrétiens.
LES GUERRIERS PARATA La société se divisait en plusieurs groupes : celui des esclaves, celui de la population ordinaire qui comptait le plus grand nombre et vivait une vie simple et tranquille, celui des grands prêtres qui formaient une caste supérieure à part et gouvernaient le peuple, celui des chefs- guerriers - ou ' ariki ' - en Pomautu, un groupe singulier qui au départ s'était constitué sous forme de milice pour se retrouver, au fil du temps, telle une armée, sous contrôle étroit des grands prêtres et à leur service. Dès le 17ème siècle, Ana'a imposait sa domination économique mais aussi guerrière et politique sur une grande partie de l' archipel. Les guerriers Parata - du nom donné au requin longimane, dit océanique à ailerons blancs, massif, belliqueux et dangereux - étaient redoutés pour la violence sanguinaire de leurs raids et razzias , en quête permanente d'esclaves sur les rivages d'autres atolls. La légende et la tradition sont ambivalentes en ce qui concerne les Parata : des chants célèbrent leurs exploits, leur témérité, leur courage, leur force physique, mais s'ils étaient audacieux, c'étaient surtout des combattants implacables, cruels et formatés pour la guerre, au sommet de leur forme physique, expérimentés, tacticiens hors pair, capables de construire des pirogues rapides et maniables. Mettant en pratique une expertise militaire exceptionnelle, ils tétanisaient littéralement leurs ennemis lorsque leurs pirogues abordaient les rivages. Ils combattaient toujours deux par deux, dos à dos pour éviter de prendre des coups de lance par derrière, et utilisaient des lances à double pointe d'une terrible efficacité. Naviguant uniquement de nuit et se repérant aux seules étoiles avec l' aide d'un grand prêtre présent à bord de la pirogue principale, ils attaquaient toujours par surprise, à l' aube. Vivant entre eux, ils avaient interdiction de se marier et de procréer, et leurs femmes ou compagnes étaient sacrifiées si elles se retrouvaient enceintes. Et puis surtout, ils étaient cannibales par obligation coutumière, contrairement au reste de la population, ce qui permettait aux grands prêtres de les garder sous influence et au service de leurs ambitions. On peut se demander légitimement pourquoi ils acceptaient aussi facilement un contrôle aussi étroit des grands prêtres : en fait, leurs ancêtres sur Ana'a avaient enfreint un tabou majeur, amenant le maléfice permanent sur leurs têtes et celles de leurs successeurs s'ils osaient un jour contester l' autorité supérieure. C' étaient des mercenaires au service d'une politique belliqueuse initiée par la caste religieuse. Ne pouvant fonder une famille et étant sans descendance, ils recrutaient certains captifs lors de leurs raids- c' était cela ou la mort - pour grossir leurs rangs.
La dernière guerre inter-insulaire eut lieu entre 1800 - peut-être avant dans les années 1790 - et 1820, entre Ana'a d'une part et Rangiroa plus Mataiva, Makatea, Fakarava, Arutua, Kaukura et Makemo. Elle fut terrible et sanglante, incitant une grande partie de la population de tous ces atolls à se cacher ou fuir par la mer et chercher protection auprès du roi Pomaré Ier de Tahiti, agacé par l' expansionnisme militaire de Ana'a. A noter que l' ancêtre originel de la lignée Pomaré des rois de Tahiti venait de Ana'a, ce qui créait un lien de sang compliquant les discussions. Des délégations de guerriers Parata très agressives se succédèrent à Tahiti ( les rencontres formelles se faisant à Tautira dans la presqu'île de Tahiti, , mais aussi à Moorea) , réclamant qu'on leur livre leurs captifs. Le roi Pomaré Ier qui avait accordé sa protection aux habitants de Rangiroa et des autres atolls et l' avait fait savoir, les faisait lanterner et boudait volontiers ces rencontres. Ce fut son successeur Pomaré II à qui revint le privilège de devoir trouver un terrain d'entente pour un accord qui permettait à Ana'a de garder une forme de suzeraineté sur un certain groupe d'atolls des Tuamotu nord, à Tahiti de contrôler un autre groupe d''îles et aux îles précédemment soumises et martyrisées par les Parata de retrouver leurs habitants et de vivre enfin en paix.
Une guerre intestine meurtrière entre guerriers Parata brisa l' équilibre de la société de l' île au moment de choisir entre religion mormone et religion catholique dans les années 1850. Tout s' écroula comme un château de cartes, et l' ancienne société disparut en un rien de temps. Ana'a était prête pour une autre histoire religieuse - avec l' abandon de l' ancienne religion - et politique, cette fois-ci sous protectorat français puis au sein de l' Etablissement des Pays d'Océanie Française.
Beaucoup plus tard, sous l' impulsion de l' administration coloniale, Ana'a devint un centre pour la culture du coprah, ce que l' île est toujours de nos jours. Le prix du coprah - fixé à environ 60 FCP au cours mondial - est subventionné par le Territoire et indirectement par la France, et fixé à 145 FCP le kilo pour la qualité supérieure, 55 FCP pour une qualité moindre, assez haut pour donner envie aux habitants de rester dans leur île ou d'y revenir après un séjour malheureux à Tahiti. En pleine saison, on peut collecter 30 sacs de 25 kgs par jour. On peut facilement calculer un revenu moyen pour un agriculteur actif et dynamique travaillant dans une belle cocoteraie qui reste tout à fait honorable : autour de 150.000 FCP par mois. La coprahculture se pratique toute l' année.
La pêche également est un atout de Ana'a. Près de l' ancien village de Putuahara, sur l'un des plus grands motu de l' atoll, se trouve une vaste zone de mares peu profondes, ancien domaine maritime royal, où l'on pêche le ' pati ' ou poisson-lait aux brillantes écailles ainsi que le ' kiokio ' ou " bone fish " en anglais, espèce communément consommée sur l' atoll. Un ' rahui ' - à savoir une interdiction temporaire de pêche - est imposé tous les ans du moi de mars au mois de mai sur la pêche au ' kiokio ' mais cette interdiction ne concerne pas la pêche à la mouche. La pêche au ' kiokio ' attire de plus en plus de visiteurs du monde entier qui viennent s'essayer à la pêche à la mouche - ou ' fly-fishing ' -, pratiquée depuis l' an 2000 environ, au départ par des visiteurs américains, éblouis par les paysages naturels marins de l' atoll et ses étendues uniques d' eau claire et peu profonde, très poissonneuses. Ana'a, au niveau international, concurrence la sublime île d' Aitutaki aux Cook ou le cap York en Australie, la Jordanie, la Slovénie, l' Alaska et tant d'autres destinations. On pêche aussi à Ana'a le tétrodon, ou ' fugu ' en japonais, pour le manger. Ce poisson se gonfle quand il se sent en danger. Mais surtout, sa consommation est toxique et mortelle si la poche de fiel proche de la région caudale vient à se déchirer. Le poisson devient alors inconsommable. Au Japon, les chefs découpent le poisson devant les clients des restaurants. La découpe à la polynésienne est différente mais les dangers sont les mêmes. Il y a des parcs à poisson privés un peu partout dans île, mais aussi un parc communal, accessible à tous, et où l'on peut venir collecter du poisson pour sa consommation personnelle. Cette mise en commun des ressources d' une île n 'est pas spécifique à Ana'a. Elle existe un peu partout en Polynésie.
L' avifaune de l' atoll est riche et variée, certains oiseaux étant endémiques à toutes les îles, d'autres ayant disparu de certains atolls : rousserolle des Tuamotu - ou ' kotiotio ' -, une sorte de grosse grive au ramage aussi mélodieux que celui du rossignol, fauvette des Tuamotu, chevalier errant ou ' uriri ', un oiseau ressemblant au vanneau européen qui fréquente les plages de sable, de corail et de cailloux ainsi que les récifs et qui, tout menu et passe-partout qu'il soit, ne se reproduit que dans l' hémisphère nord, en Sibérie, en Alaska et dans le Nord du Canada pour venir ensuite, à tire-d'aile, passer l' été austral dans les atolls des Tuamotu. Les jeunes ou premières nichées resteront toute une année sur place après ce long voyage entre les deux hémisphères. Côté lagon, ' hoa ' ou récif, on rencontre le héron blanc et le héron gris, le fou brun, le fou à pieds rouges - les fous nichent souvent dans les anfractuosités des énormes ' feo ' entourés d'eau et proches du récif -, le noddi noir et le noddi brun, la sterne blanche et la sterne huppée, la gygis blanche ou ' kotake '. Il y en a sans doute d'autres encore, Ana'a est une île à l' avifaune riche et diversifiée.
Le principal village d' Ana'a est Tukuhora, peuplé d'environ 500 âmes. Il existe des villages anciens, désormais inhabités depuis le cyclone ravageur de 1983 sur les motu Temarie au nord, Otepipi à l' ouest, Putuahara au sud-ouest, Tematahoa au sud-est, Tekahora au sud. Ces villages ne sont pas complètement désertés car habités pendant de longues semaines à la suite par les coprahculteurs qui y ont construit des cabanons. Par ailleurs, à l' occasion de processions et fêtes religieuses, les habitants de l' atoll se retrouvent dans les églises qui ont résisté au temps et aux cataclysmes naturels au milieu des maisons abandonnées et ont donc été préservées et plus ou moins rénovées. Selon l' Annuaire des Etablissements d'Océanie publié en 1863, l' atoll comptait alors environ 1300 habitants. En 1825, la population avait été estimée à 2500 habitants environ, dont un millier de captifs des deux sexes enlevés dans les atolls voisins et qui retournèrent dans leurs îles d'origine quand le roi Pomaré II signa un traité de paix définitif avec les guerriers d'Ana'a. On tourne donc bon an mal an autour de 1200 habitants originaires de l' atoll jusqu' à la fin du 19ème siècle. Le cyclone ravageur de 1906 fit de tels dégâts sur l' atoll, submergé par des vagues de 15 à 19 mètres, que celui-ci resta exsangue pendant des années sans compter la centaine d'habitants disparus pendant le cyclone. Et puis il y eut les maladies dont la grippe espagnole qui vont décimer une population affaiblie et appauvrie et faire tomber Ana'a dans l' oubli. Le nombre d'habitants qui était tombé à 400 en 1900 est remonté depuis aux alentours de 600 personnes. La population est très majoritairement catholique après avoir été très peu de temps mormone. Les mormons, sentant une partie de la population leur résister et leur échapper, en vinrent même à menacer physiquement des prêtres catholiques et à tuer, dans l'un des districts, un gendarme qui se portait au secours d'un prêtre avec un fusil. Le prêtre blessé à la tête survécut à ses blessures. On chercha longtemps les assassins sans les trouver ; ils s'étaient réfugiés dans une grotte de la pointe sud de l' atoll, et l' affaire remonta jusqu'à Tahiti qui envoya des militaires pour débusquer les coupables. On les trouva enfin et ils furent pendus sans délai sur place. Ce fut la fin de l' évangélisation mormone, d' anciens fidèles décidant de se convertir en masse au catholicisme tandis que d'autres décidèrent de fuir définitivement vers Tahiti. Cet épisode marqua aussi la fin de l' ancienne société pré-chrétienne.
On parle le ' Parata ' ou ' Putahi ' à Anaa. Et aussi le tahitien et le français, langue unitaire.
L' aérodrome - lien essentiel avec l' extérieur et Tahiti- existe depuis 1976.
UN PEU D HISTOIRE
Dans les temps anciens pré-chrétiens, Ana'a s'appelait autrement. Nganaia est l'un de ces anciens noms que l' on a trouvé dans un manuscrit de l' atoll de Manihi. Mais aussi Ngana ou Gana, mot altéré ensuite en Ana'a. Un autre nom, Hae-rangi a aussi pu être utilisé. On passe ensuite à la période européenne.
L' atoll aurait été aperçu pour la première fois par Pedro Fernandes de Queiros en février 1606. Pourtant, c'est Bougainville qui découvre et recense l' atoll en 1768. Cook abordera l' atoll en 1769, en le nommant Chain Island, puis c'est au tour du navigateur espagnol Domingo de Boenechea de visiter l' île en novembre 1772, puis une seconde fois en novembre 1774, en le nommant " Todos Los Santos ". Un autre navigateur espagnol, Jose de Andia y Varela abordera Ana'a également en novembre 1774, mais c'est le capitaine britannique Frederick William Beechey qui note dans son journal de bord le nom d' Ana'a le 1er avril 1837. Les recherches ethno-historiques et archéologiques menées depuis un siècle, ainsi que la tradition révèlent que l' île a connu des heures glorieuses. Au 17ème et au 18ème siècles, son influence sur le reste des Tuamotu fut prédominante. L' état de protection naturelle de l' île - qui ne compte aucune passe en raison du soulèvement géologique et est donc quasiment impossible à envahir - lié à à d' impressionnantes possibilités de production alimentaire, a permis le développement social et culturel d'un groupe cohérent, organisé et dynamique, et très structuré qui s'est imposé sur la grande région avec autorité et audace, mais aussi avec une violence aveugle terrifiante inconnue dans les atolls avoisinants. Aucune chefferie adverse n' était capable de faire face aux féroces guerriers Parata venus pour conquérir, mettre en esclavage et tuer. Au moment du basculement dans l' ère chrétienne et de l' évangélisation, une majorité de grands prêtres et de membres éminents des chefferies décide de fuir Ana'a plutôt que de se convertir. Ils emportent à Hawaii les objets de l' ancien culte, sculptures en bois et pierres sacrées, et aussi leur précieuse connaissance des rites et de l' histoire glorieuse de l'île. A partir de là, on perd leur trace.
C 'est pourquoi l' atoll d' Ana'a doit beaucoup à un ethnologue français, Frédéric Torrente, qui a redécouvert un manuscrit ignoré et qui dormait dans les archives du Bishop Museum de Hawaii et du Peabody Museum de Salem aux Etats-Unis. Ce manuscrit fut écrit par un sage paumotu, Paea-a-Avehe, né à Ana'a en 1889, et descendant d'une longue lignée de chefs et de grands prêtres. Paea consigna par écrit dans la langue natale ancienne l' ensemble des connaissances acquises ou transmises ( en particulier par son oncle, sage et prêtre traditionnel ), un millier de pages - hélas dans le désordre le plus complet - qui furent dument recopiées par le linguiste américain Franck Stimson, auteur du fameux dictionnaire paumotu dans les années 30. Torrente s' est rendu maintes fois à Ana'a pour rencontrer ses habitants. Ils ont ensemble, et avec l' aide des anciens encore en vie et celle, précieuse, de l' Académie Paumotu, redécouvert et traduit les récits mythiques de l' atoll, la religion ancienne, les chants, les odes aux guerriers valeureux, les histoires et traditions d'antan, les techniques d'utilisation des ressources, la cosmogonie. La thèse de doctorat de Torrente intitulée " Buveurs de mers, mangeurs de terres, histoire des guerriers d' Ana'a aux îles Tuamotu ' s'est construite au contact d'érudits locaux de l' association culturelle de l' atoll, Pu Tati Haga no Ganaa. Torrente note que l' île possédait " des sols plus riches et plus variés, de nombreux points d'eau douce et des ressources végétales plus abondantes. Son récif lui ouvrait aussi des potentialités de pêche et de collecte de coquillages plus vastes ". Ce qui " fournit un ensemble d'éclairage inédit sur la cosmogonie, les fondements mythiques de l' organisation sociale, la religion ancienne, les techniques d'exploitation des ressources, les récits mythiques sur les pérégrinations des grands guerriers, des chants louant les prouesses guerrières ou les chefs principaux de l' île et leurs généalogies rattachées à leurs principes cosmogoniques ". Cette thèse de doctorat - en date de 2010 - a permis aux Paumotu, souvent raillés pour leur histoire banale et de second ordre comparée à celle de Tahiti ou des Marquises - et en particulier aux habitants de Ana'a de retrouver la fierté de leurs origines et d'un passé prestigieux d' agriculteurs et de sculpteurs hors pair, de guerriers redoutables et redoutés.
ANA'A AUJOURD'HUI
L' atoll relève le défi de son développement en s'ouvrant à un éco-tourisme durable, adapté au rythme de vie des habitants, en proposant des micro-niches touristiques susceptibles d'attirer des visiteurs passionnés de nature et de culture, hors des sentiers battus. Ana'a a rejoint à titre de projet-pilote le cercle des destinations mondiales convoitées par les amateurs de ' fly-fishing '. Il s'agit de promouvoir l' autonomie de l' île en favorisant la gestion et la valorisation durable des ressources. Un projet original et ambitieux qui implique les élèves de l' école de Tukuhora, sous l' impulsion du directeur Jean-Pierre Beaury.


Il est proposé également, via un financement de l' Union Européenne ( programme BEST ) des formations qualifiantes aux métiers du tourisme au profit de jeunes résidents de l' île.
DETAILS PRATIQUES Le paiement de la pension se fait généralement par virement inter-bancaire avant l' arrivée sur le Territoire et dans l' île. Pas de carte de crédit. Les excursions se règlent cash. il faut donc prévoir de se munir d'argent liquide avant le départ de Tahiti. Dans un distributeur, à l' aéroport, ou en ville à Tahiti. Bureau de change à l' aéroport. Le FCP étant aligné sur l' euro ( 120 FCP pour 1 euro ), aucun problème. Taxe de change, quelle que soit la somme, de 500 FCP, en ce qui concerne l' euro uniquement. Une excursion à la journée est facturée 14000 FCP pour deux personnes ( déjeuner sur un motu inclus ). Pour les îles, prévoir de l' anti-moustiques ainsi qu 'un petit nécessaire de pharmacie contre les coupures sur corail. Egalement des chaussures pour marcher sur le corail, sur les platiers, sur la barrière, chaussures fermées ou sandales en plastique à porter avec de grosses chaussettes. Prévoir aussi de petites chaussettes à mettre dans les palmes. On se retrouve vite avec des ampoules. NB : Pour calmer les démangeaisons dues à des coupures sur corail, on utilise ici du jus de citron vert. A appliquer rapidement après l'incident. L' urine est également très efficace...
NOTRE SEJOUR Du 17 au 24 octobre. Un seul vol Air Tahiti par semaine, le jeudi. Au départ de Tahiti-Faa'a. Un second vol le dimanche est proposé au moment des vacances scolaires de Tahiti, qui permet de raccourcir le séjour à 4 nuitées, du dimanche au jeudi ou 3 nuitées du jeudi au dimanche. Intéressant quand on vient de France et que l'on veut découvrir plusieurs facettes de la Polynésie. Billet acheté sur le site Internet de la compagnie. Compter environ 22 à 25000 FCP pour un billet AR. ( environ 200 euros ). Il y a deux pensions : l'une se trouve dans la partie reconstruite du village principal, entre nouvelle mairie, école primaire et magasin principal. Elle est un peu coincée, et n' a aucune vue sur la mer. Il y fait chaud, le vent du soir n' arrive pas jusque là. A déconseiller donc. Il reste la pension Toku Taiga : Paiement par virement bancaire. Quatre bungalows confortables, propres, calmes en bord de mer, bien ventilés par le petit vent du soir et de la nuit. Peu ou pas de moustiques. Certains bungalows sont équipés de moustiquaires sur lit. Literie et oreillers très propres. Lits confortables et serviettes de douche de qualité. On peut dormir tout ouvert sur le lagon et la plage. Sécurité totale. Excellents petits déjeuners et dîners. On déguste le matin le miel récolté par Joël autour de sa propriété mais aussi sur les motu. Les abeilles prospèrent dans un milieu exceptionnel, butinant uniquement les fleurs indigènes, celle de cocotier, celle de kahaia - ou tafano -, celle de pandanus - ou 'fera ' en tahitien, l' arbre qui donne le tapa - , celle de tamanu - ou ati -, l' arbre tabou que l'on plantait uniquement dans les ' marae ' royaux et qui servait à fabriquer les tiki - et puis celle du miki-miki, un arbuste au bois rouge sombre, résistant à la salinité, que l'on trouve en première ligne le long des atolls et qui a la particularité de fleurir toute l' année. Joël vend son miel à Tahiti et à ses hôtes qui, parait-il, en rapportent jusqu'en France.
Pension chère ( effet d'aubaine réel dans une île comme Ana'a, hors sentiers battus ). Compter entre 25 et 30000 FCP la nuit en demi-pension. ( environ 250 euros ). C' est pourquoi les semaines où il y a deux vols au départ de Tahiti sont intéressantes financièrement: 3 ou 4 nuits maximum. Et en 3 nuits / 4 jours, on a largement le temps de faire la principale excursion et celles que propose Joël à la demi-journée. Connection internet correcte quand il s'agit de rentrer son courrier, un peu lente si on veut télécharger ou envoyer des photos. En fait, cela dépend du moment. Pour la petite histoire, le maire a ' oublié ' de se rendre à une réunion importante - il n' aime pas aller à Tahiti - où il fallait demander à être relié au nouveau câble sous-marin reliant Hawaii à Tahiti via les Marquises et les Tuamotu Nord et Centre. Du coup, Faaite, petit atoll voisin bénéficie d'une connexion Internet rapide, et Ana'a a raté le coche pour un moment ... La population est furieuse, mais le mal est fait !
17 octobre 1er jour. Vol de 4 heures un quart, avec deux escales, la première à Raroia, et l' autre à Makemo. Survol d'une multitude d'atolls, grands, petits, minuscules, beaucoup inhabités. Il fait un temps magnifique, les couleurs sont magnifiées.








Arrivée vers 13h 30 et réception par notre hôte, Joël Dexter, propriétaire de la pension Anaa Toku Kaiga où nous allons résider une semaine entière. Installation en bungalow face au lagon magnifique, et longue baignade dans une eau claire, plus chaude qu'à Tahiti en ce moment. Beau temps chaud.



Pas de moustiques dans un bungalow confortable, mais il peut y faire chaud les nuits sans vent , au coeur de la saison chaude. Il faut donc ouvrir en grand les portes-fenêtres donnant sur le bord de lagon. Cela implique aussi d' accepter de se réveiller tôt, entre aboiements de chiens dans le lointain, cocoricos avant l' aube, chants de rousserolles dans les arbres entourant le bungalow à l'aube qui pointe, cloches de l' église qui sonnent dès 5 heures du matin, mer qui murmure en permanence sur le sable tout proche, bruits divers d'une île qui s'éveille tôt de toute façon... Il ne faut pas compter faire de grasse matinée dans les îles ! Balade à pied dans le village.

Excellent dîner à 3 + le propriétaire. Un autre visiteur est écossais d'origine, passionné de pêche à la mouche et qui a réservé 6 jours de suite pour s'adonner à son passe-temps favori. Il réside à Singapour et a fait ce long voyage via Auckland et Tahiti uniquement pour assouvir sa passion. Son dernier pays visité est la Papouasie Nouvelle Guinée où l'on pratique aussi cette pêche dans les îles éloignées.
18 octobre
Petit déjeuner et entraînement d' endurance dans le lagon. Nous y sommes seuls. Pas de concentration touristique à craindre à Ana'a... Ensuite nous allons retourner faire une longue balade à pied vers le village nouveau et reconstruit avec mairie surélevée en cas de cyclone, école primaire flambant neuve et magasin. Les gens sont souriants et accueillants, et l' on s'arrête souvent pour échanger. C' est, pour notre plaisir et typiquement la vie des îles et aussi la manière de recevoir les étrangers. Retour au bungalow pour le déjeuner. Début de rédaction de mon carnet de voyage et séjour à Ana'a. Demain est prévue une longue excursion à la journée vers le sud de l' atoll et ses merveilles naturelles. En compagnie justement du directeur de l' école primaire, issu d'une grande famille de l'île, parlant la langue ancienne, ayant travaillé longuement sur l' histoire glorieuse d' Ana'a , ancien ministre aussi du gouvernement territorial, et qui est l'un des initiateurs du programme de valorisation éco-touristique de l'île.
19 octobre Excursion à la journée. Départ à 8 heures et retour vers 17 heures. Nous sommes plusieurs à participer à cette excursion, et deux bateaux sont nécessaires pour transporter tout le monde. Des enseignants de l' atoll voisin de Makemo sont venus voir leurs collègues de l' école primaire d'Ana'a , suite à la mise en place cette rentrée d'une 6ème de transition entre le primaire et le collège ( Les enfants de Ana'a entreront en 5ème au collège de Makemo l' année prochaine ). Nous partons d'abord en direction du motu O' Terekia qui se distingue tout d'abord par son immense platier de corail, partie intégrante d'un ' hoa ' de grande largeur. Il est au sec en général, et il faut une houle puissante en extérieur pour que les chenaux se remplissent et fassent la jonction avec le lagon.




La cocoteraie est également immense. Cette immensité, c'est ce qui surprend au premier abord dans cet atoll ; tout semble hors normes. Dans la cocoteraie, des vestiges archéologiques nombreux, sous forme de petits ' marae ' formés de pierres dressées en cercle ou en rectangle ( comme aux Australes ), la plus haute pierre étant le dossier d'un siège de chef ou de grand prêtre.

Sur le platier se dressent à 3 mètres de hauteur des ' feo ' faits de corail fossilisé et tranchant , dont trois ont la particularité de sonner quand on les frappe avec une pierre. Selon la légende, ce seraient des entités malveillantes échappées du monde ténébreux du Pô qui, après avoir semé la terreur chez les habitants du village tout proche, auraient fini par être maîtrisées, forcées de rentrer dans des trous du sol à l' aube naissante, annonciatrice du pouvoir supérieur de la lumière sur les ténèbres, et enfin changées en pierres pour l' éternité.
Nous retournons ensuite aux bateaux et devons modifier l'itinéraire prévu pour la balade sur le lagon en raison d'un orage qui menace au sud de l' atoll où nous devons aller. Cap donc par le travers vers le motu Temarie et passage dans ce que l'on appelle ici le second lagon. Il se met à pleuvoir un peu au moment où nous arrivons au ' motu ', mais ce n' est rien à côté de ce qui tombe un peu plus loin...! Nous prenons trois gouttes sur la tête, et puis c'est fini. Nous rentrons à l' intérieur du motu pour visiter une église, l' Eglise St Michel, datant de 1880, bâtie par la Congrégation de Jésus, originaire de Plöermel en Bretagne et dont les membres ont aussi construit la cathédrale, et les multiples églises, séminaires et couvents que l' on peut toujours voir aux Gambier. La marque de la congrégation est un coeur rouge surmonté d'une croix, ou un coeur rouge transpercé d'une flèche. Ici, c' est le coeur à la croix qui est sculpté sur le fronton de l' église. L' endroit est infesté de moustiques comme rarement dans les îles, surtout l' entrée de l' église. On est cerné !


On s'enfonce un peu plus vers l' intérieur du motu pour trouver le cimetière qui, pour une fois, ne jouxte pas l' édifice religieux. S' y trouvent deux tombeaux imposants, plus un troisième dont la partie supérieure hors terre a été détruite il y a longtemps suite à une tentative avortée de violation de sépulture, les ossements se trouvant dans la partie souterraine. Il s'agissait sans doute pour le ou les voleur(s), de récupérer la ceinture, le collier de plumes précieux et la parure de tête qui accompagnaient le défunt d'un haut niveau social, chef ou grands prêtre, dans sa tombe. Quelques autres tombes plus récentes dans un coin.
Retour aux bateaux. Le temps s'améliore, il y a du bleu dans le ciel. Nous continuons du même côté, le long d'une longue plage de sable blanc de plusieurs kilomètres vers le motu Ogogo où se trouve ce que l' on appelle ici le tourbillon, ou le ' pito ' ( = nombril ) d' Ana'a, un trou bleu dans le platier où l'eau tourbillonne dans un sens pendant que le courant supérieur venant de l' océan provoque un tourbillon contraire. On peut s'y baigner dans les remous, c'est ce que nous faisons avec masque et tuba. On ne voit pas clairement le fond, mais on devine un tunnel qui relie ce trou à l' océan. Une particularité géologique, peut-être un ancien conduit de lave dont les habitants d'Ana'a pensaient qu'il reliait leur atoll à Fakarava.

Fin de la baignade et retour aux bateaux. Nous filons vers le sud du lagon vers le motu Tematahoa où l'on devine de loin dans le vert des cocotiers, la structure d'une superbe petite église, l' Eglise St Etienne bâtie en 1856, consacrée en 1858 et qui sert de temps en temps pour des offices, lors de fêtes religieuses. C 'est le seul édifice qui demeure du village initial qui existait alors sur cet îlot. Abîmée par le cyclone de 1906, elle a été rénovée dans les années 70. Les collecteurs de coprah et leurs familles viennent s'y mettre à l' ombre et au frais, au calme aussi, et y prier. Son intérieur est plus sophistiqué que celui de l' église St Michel. Pas de moustiques sur ce motu...

Petite histoire : La supervision de la construction originale avait été confiée à un grand prêtre de l' ancienne religion, converti... mais pas totalement convaincu ! A l' insu des missionnaires, peu au fait des anciens rites et coutumes, le grand prêtre s' est permis quelques fantaisies dans la décoration en bois qui orne le mur derrière l' autel et rappelle les lances que maniaient les Parata tandis que les statues de bois - dont la Vierge - tiennent des pierres dans la main, sans parler d'autres détails foncièrement païens dans la sculpture du bois. Bref, une façon de faire le lien entre l' ancien dieu et le nouveau mais sans renier ce qui était et rattachait au passé. Rappelons que la pierre tient une place prépondérante dans les rites anciens; elle est sacrée et chargée de ' mana ' (= puissance ). Elle sert à construire les ' marae ', à faire des outils et des armes. Une fois la visite de l' église terminée, nous nous enfonçons à l' intérieur du motu. Tout de suite, on tombe sur les fameuses fosses à culture, désormais en déshérence, qui permettaient aux habitants de l'île de vivre en autarcie alimentaire, mais étaient creusées et entretenues par des esclaves travaillant sous contrôle des Parata, et, de toute façon, condamnés à être tués et mangés le moment venu. On continue le long d'un sentier vers le récif, côté océan donc, un endroit sauvage et magnifique. Toujours beaucoup de ' feo ', une eau cristalline, des bancs de poissons dont un banc de perroquets constitué d'une centaine d'individus dont un - de couleur orangée vive - qui mène la troupe dans tous les sens, et de gros coquillages - du genre bulot -collés sur le récif au contact de la vague, dont certains d'entre nous vont ramasser une brassée pour le déjeuner à venir. La marée est basse, les bancs de poissons qui tournent dans tous les sens attendent le moment où ils pourront franchir le récif vers l' océan.
Retour par le même chemin et vers le bord de lagon. Et en quelques minutes nous sommes sur le motu Ovana où nous allons déjeuner. Il est 14 heures déjà. Une partie du groupe est venue directement pour préparer le repas, faire griller les poissons, et faire cuire un ' uru '. Repas typique et local : poissons grillé, uru, pain fait à base de germe de coco, corned beef américain - on en trouve absolument partout dans le Pacifique Sud. Eau et bière. Après le repas, repos dans l' eau tiède ou natation dans le chenal. La vie des îles, le week-end, quand il fait beau, . On est au ' district ' ou au ' secteur ', comme l' on dit ici. Les copraculteurs y passent la semaine et sont rejoints par leurs femmes et leurs enfants en fin de semaine. De petites cabanes simples voire sommaires ont été construites en lisière de la cocoteraie et donnant sur la plage et le lagon pour ces séjours en pleine nature. Bien sur, il y a les moustiques, mais certains ' motu ' en sont exempts, alors que d'autres ( peu en fait ) sont infestés. Difficile à comprendre... Quand il y a du vent le soir et la nuit, les moustiques se cachent et n' attaquent pas.
Il est 16 H 30 et donc temps de rentrer. Le lagon est navigable mais dangereux car parsemé de patates de corail entre lesquelles il faut serpenter en permanence. Notre pilote est un expert car il mène son bateau à vive allure. il faut être né sur l' atoll pour en connaître le lagon aussi parfaitement, d'autant qu'il n' y a pas de balises. L' expertise est particulièrement nécessaire quand on se retrouve pris dans un grain violent au milieu du lagon, et sans visibilité.
20 octobre ( dimanche )
Matinée plage et lagon. Nous sommes ici aussi pour nous relaxer. Le plan d'eau devant la pension est superbe. Pas de coraux, aucun danger. L' eau est claire. Et il n' y a personne. Notre ami écossais est parti à la pêche comme tous les matins dès 7 H 30.
On nous a dit que dans l' après-midi, il y aurait une compétition amicale entre jeunes de l' île de lancer de javelot traditionnel. Mais quelqu'un est décédé brutalement ce dimanche matin et la compétition a été annulée au dernier moment. Quand nous passons le long de l' aire derrière l' église dédiée au lancer de javelot, nous y rencontrons seulement un jeune couple. Le mât est dressé et le jeune homme s'entraîne, avec beaucoup de talent. Nous allons apprendre qu' il est le fils du champion reconnu de Ana'a lors de toutes les compétitions passées. Tel père, tel fils donc. Ensuite, nous allons assister aux répétitions du groupe de danse féminin à la salle omnisports flambant neuve construite auprès de l' école primaire. Demain lundi, en soirée , il y a spectacle de danse en costume traditionnel. Nous sommes conviés.
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INTRODUCTION AUX TUAMOTU
Anciennement nommé archipel des Îles Basses, Îles du Grand Océan, Îles Archipélagiennes ou encore Archipel de la Mer Mauvaise, les Pomautu , mot qui signifiait " Îles Soumises " et fut utilisé par la Royauté Tahitienne après la conquête, devinrent définitivement et officiellement les Îles Tuamotu en 1854. L' expression ' Archipel Dangereux ' ne concerne que Ana'a et les atolls environnants sur lesquels Ana'a étendait jadis sa domination. L' archipel est composé de 80 îles environ qui s'étirent sur une longue traînée de 1500 kms de long sur 600 kms de large, du Nord-Ouest au Sud-Est. Dans leur prolongement méridional se trouve le groupe des Gambier ou Mangareva. Au nord, se trouvent 8 îles, au Centre 52, au sud 16. Plusieurs îles sont inhabitées, soit parce qu'elles présentent peu d'interêt ou sont difficiles et dangereuses d'accès, soit parce que les missionnaires les ont vidées de leurs habitants, rapatriés vers des îles plus importantes, afin qu 'il ne reste pas de " poches païennes "- c'était l' expression utilisée - dans cet immense ensemble. Les principales sont Hao, découverte par Bougainville, Hikuera connue pour sa nacre, Takaroa, Ana'a découverte par Cook en 1773, Kaukura, Ahe et Takapoto fameuses pour leurs perles, Fakarava, Rangiroa, le plus vaste atoll de l' archipel. Certains atolls n' ont pas de passe et ne sont alimentés en eau océanique que par les ' hoa ' , des chenaux de faible profondeur qui, en cas de houle importante, font rapidement monter le niveau des lagons. C' est le cas de Ana'a. L' eau potable est souvent un problème récurrent auquel on remédie en consommant l' eau de pluie précieusement récupéré dans des citernes ou de l' eau distillée, l' eau naturelle étant saumâtre. Le climat est chaud et plutôt agréable, avec une saison des pluies irrégulière qui va de novembre à janvier. Les cyclones sont rares. Le dernier, en date de 1983, a ravagé Ana'a. Le précédent datait de 1906. La flore est pauvre, mais moins qu' elle ne l' était jadis. Le cocotier, l' hibiscus, le miro ( ou bois de rose ), et puis un tubercule comme le taro, l' arbre à pain - ou ' uru ', le bananier, le papayer, ont été progressivement introduits, alors que les populations avaient appris à creuser des fosses à culture, rapprochant les plantes de l' humidité latente de la lentille des eaux de précipitations retenues dans le socle corallien, après filtrage naturel de l' eau saumâtre entre pierres plates de corail superposées, l'une servant de bouchon. C 'est à Ana'a que des fosses de grande taille ( 18 à 28 mètres de long ), chacune dédiée à une plante, un tubercule ou un arbre fruitier bien défini - bananier ou papayer ou taro ou hibiscus ont été creusées et entretenues par les esclaves, des captifs saisis sur d' autres îles. Ceux qui ont eu la chance - une fois un accord de paix trouvé entre Tahiti et Ana'a - de rentrer enfin chez eux ont aussi rapporté cette façon de cultiver la terre arable en optimisant les rendements, là où c'était possible bien sur, certains atolls étant très plats et peu fertiles. La faune marine est riche, la faune terrestre est limitée par destruction des habitats originels, en raison de la chasse ( Ex : le Lori de Kühl à Rimatara pour les deux plumes rouges qui surmontent sa queue ) et aussi de l'introduction fatale d' espèces allogènes nocives. Beaucoup d' espèces d'oiseaux très fragiles du genre perruches ou pigeons, endémiques à parfois une seule île, ont été décimées par le rat noir, une véritable plaie.
DE L'USAGE DU COCOTIER
Ana'a est à l' origine de la diffusion du cocotier, ' l'arbre aux cent usages ', dans tout l' archipel. Jadis l'implantation du cocotier était limitée aux alentours de la maison d'habitation pour ensuite, très rapidement, devenir l' arbre de vie, planté à l'infini dans des cocoteraies intensives. Le cocotier est l'un des facteurs ayant contribué à l' influence grandissante de l' île dans la Grande Région aux 17ème et 18ème siècles. Les guerriers de l' atoll avaient l' habitude de planter des cocotiers sur les atolls conquis avant de rentrer chez eux avec leurs captifs, une forme d'expansionnisme et d'impérialisme économique avant la lettre. En 1860, Ana'a exportait déjà 200 tonnes de coprah par an vers Tahiti, alors que, par exemple, Fakarava n' en exportait que 20 tonnes, et Rangiroa 30. A la fin du 19ème siècle, le protectorat français choisit Ana'a pour devenir l'une des toutes premières îles exportatrices de coprah vers Tahiti. On notera que dans l' atoll voisin de Niau, a été bâtie une structure ultra-moderne qui produit directement sur place une huile de coco de qualité supérieure exceptionnelle, vendue à prix élevé sur place, à Tahiti bien sur, et qui commence à s'exporter en Europe, aux Etats-Unis et au Japon. La fabrication du coprah - ou séchage de la noix de coco - reste l'unique activité économique de l'île de Ana'a, permettant à ses habitants de vivre décemment. Toutes les deux semaines, le coprah stocké dans de petits entrepôts modernes, est transporté par bateau puis raffiné et transformé en huile à Tahiti même. La légende raconte que les guerriers Parata s' entraînaient régulièrement au lancer de javelot - ou ' patia fa ' - mais, à l' époque, ce n' étaient pas des noix de coco que l'on plantait au bout d' un mât, mais les têtes coupées de prisonniers vaincus au combat et ramenés captifs à Ana'a. C 'est sans doute plus qu' une légende car les écrits anciens corroborent cette version des choses. Ils suggèrent même que les Parata se réjouissaient d'entendre chanter le vent dans les crânes desséchés fichés sur de longs mâts... De nos jours, le lancer de javelot est toujours pratiqué à Ana'a, et est l'un des sports pratiqués aussi aux Fêtes de Juillet - ou Heiva I Tahiti - à Papeete, Tahiti. La hauteur du mât est fixée officiellement à 7 mètres à Tahiti. Les Ana'a excellent à ce jeu et remportent généralement les premières places. A Ana'a même, la hauteur des mâts peut atteindre 9 mètres et plus, voire 11 mètres. D' après les écrits anciens, du temps des Parata, la hauteur du mât pouvait atteindre 13 à 15 mètres.
Les Tuamotu furent, semble-t-il, conquises par des immigrants venus des Marquises au 16ème siècle, alors que l' on y introduisait déjà le cocotier. Rapidement placés sous influence des Tahitiens, ils furent soumis par ces derniers avant l' arrivée des Européens. A partir du 17ème siècle, quelques-uns de ces atolls furent découverts par des navigateurs tels Quiros, Lemaire, Schouten - en 1616 - Bougainville en 1768 et Cook en 1769 et 1773. Les rois de Tahiti conquirent Makatea et en firent un lieu de déportation pour des éléments rebelles de leur société; les rois Oton et Pomaré Ier finirent par dominer tout l' archipel. Sous présence française de plus en plus prégnante, les Tuamotu passèrent sous protectorat en 1842 en même temps que Tahiti, la puissance suzeraine, et devinrent dans la foulée colonie française en 1880, au même titre que le reste du territoire.
INTRODUCTION A ANA'A
UN PEU DE GEOGRAPHIE
L' atoll d' Ana'a est situé à 377 kms à l' est de Tahiti, et à 66 kms de Faaite, l' atoll le plus proche. C 'est une île de forme ovale de 28 kms de long et 7 kms de large pour une superficie de 38 km2 environ, ce qui la place comme le second plus grand atoll après Rangiroa. Les terres émergées sont constituées de 11 ' motu ' bordant un lagon de 90 km2. Géologiquement parlant, l' atoll est la crête corallienne d'une énorme montagne volcanique sous-marine de 3500 m de haut environ qui s'est formée il y a environ 60 millions d'années. Cette formation volcanique colossale, c'est l'île de Tahiti / Moorea, soulevée par des éruptions violentes successives qui ont fini par déformer le plancher océanique. Ce phénomène dit de bombement a aussi soulevé les îles avoisinantes de Mataiva et surtout Makatea - surélevée de 110 mètres - et puis Ana'a et Niau ( de 8 à 12 mètres ). L' atoll d' Ana'a fait donc partie de ce petit groupe des îles dites soulevées, car soumises à un certain moment de leur vie géologique à des forces telluriques puissantes. Cette particularité explique la présence de formations de corail fossilisé, de puits profonds et même de grottes, qui, au fil de l' eau et en bateau lors d'excursions, offrent un paysage exceptionnel entre lagon, récif et motu.
A NOTER Selon les traditions anciennes, les puits et cavités étaient des lieux d'accès au Pô, le monde des abysses, le monde des profondeurs ténébreuses et maléfiques, habité par certains dieux, par des créatures fabuleuses et par les morts, les ancêtres disparus. Face à ce monde du dessous, il y avait le monde de la lumière qui lui aussi avait ses dieux. Révérés ou craints, les dieux des deux mondes étaient ceux de la religion ancienne.
Le lagon compte de larges zones ensablées d'un blanc éblouissant et des piscines naturelles aux eaux peu profondes d'une clarté et d'une limpidité exceptionnelles. Vu du ciel, alors que l' avion se rapproche, l'atoll laisse apparaître les couleurs stupéfiantes de son lagon, des dégradés sans fin de bleu, de turquoise et d' un vert clair rappelant le jade. Ce camaïeu de couleurs est du à la faible profondeur du lagon, 5 à 8 mètres au lieu des 15 à 25 mètres - et plus parfois - habituels. Cette particularité naturelle est à l' origine d'un effet de réfraction lumineuse qui a surpris les premiers explorateurs et surprend toujours de nos jours si on vient à Ana'a en bateau. Le lagon vert clair se reflète dans les nuages de basse altitude. ' Te nuku taeroto ' est le nom donné à ce reflet couleur jade permettant de repérer Ana'a à distance uniquement quand il y a un plafond de nuages bas. Ce nuage serait visible par moments à partir de Tautira à Tahiti où on l' appelle " la montagne de Ana'a ". Ce phénomène unique n' existe que pour les atolls de Ana'a et de Niau.
Sur les rivages des ' motu ', au milieu des étendues d'eau, on verra des ' feo ', ces enrochements faits de corail fossilisé, alors que des méga-blocs de ce même corail se retrouvent posés sur le récif même, projetés là lors de convulsions volcaniques passées. Moins soumis que d'autres atolls à la submersion des océans en raison de son altitude plus élevée ( 8 à 12 mètres ), Ana'a a conservé une flore terrestre diversifiée. On y a recensé 55 espèces indigènes et 4 endémiques, dont un arbuste emblématique aux fleurs rouges appelé le ' kôfaiou 'ofai '. Cet atout naturel ainsi que sa superficie supérieure ont été mis à profit pour le développement de formes d'agriculture adaptées - dont les fameuses fosses à culture ou ' maite ' - qui expliquent la puissance et l' influence acquises par l' atoll aux temps pré-chrétiens.
LES GUERRIERS PARATA La société se divisait en plusieurs groupes : celui des esclaves, celui de la population ordinaire qui comptait le plus grand nombre et vivait une vie simple et tranquille, celui des grands prêtres qui formaient une caste supérieure à part et gouvernaient le peuple, celui des chefs- guerriers - ou ' ariki ' - en Pomautu, un groupe singulier qui au départ s'était constitué sous forme de milice pour se retrouver, au fil du temps, telle une armée, sous contrôle étroit des grands prêtres et à leur service. Dès le 17ème siècle, Ana'a imposait sa domination économique mais aussi guerrière et politique sur une grande partie de l' archipel. Les guerriers Parata - du nom donné au requin longimane, dit océanique à ailerons blancs, massif, belliqueux et dangereux - étaient redoutés pour la violence sanguinaire de leurs raids et razzias , en quête permanente d'esclaves sur les rivages d'autres atolls. La légende et la tradition sont ambivalentes en ce qui concerne les Parata : des chants célèbrent leurs exploits, leur témérité, leur courage, leur force physique, mais s'ils étaient audacieux, c'étaient surtout des combattants implacables, cruels et formatés pour la guerre, au sommet de leur forme physique, expérimentés, tacticiens hors pair, capables de construire des pirogues rapides et maniables. Mettant en pratique une expertise militaire exceptionnelle, ils tétanisaient littéralement leurs ennemis lorsque leurs pirogues abordaient les rivages. Ils combattaient toujours deux par deux, dos à dos pour éviter de prendre des coups de lance par derrière, et utilisaient des lances à double pointe d'une terrible efficacité. Naviguant uniquement de nuit et se repérant aux seules étoiles avec l' aide d'un grand prêtre présent à bord de la pirogue principale, ils attaquaient toujours par surprise, à l' aube. Vivant entre eux, ils avaient interdiction de se marier et de procréer, et leurs femmes ou compagnes étaient sacrifiées si elles se retrouvaient enceintes. Et puis surtout, ils étaient cannibales par obligation coutumière, contrairement au reste de la population, ce qui permettait aux grands prêtres de les garder sous influence et au service de leurs ambitions. On peut se demander légitimement pourquoi ils acceptaient aussi facilement un contrôle aussi étroit des grands prêtres : en fait, leurs ancêtres sur Ana'a avaient enfreint un tabou majeur, amenant le maléfice permanent sur leurs têtes et celles de leurs successeurs s'ils osaient un jour contester l' autorité supérieure. C' étaient des mercenaires au service d'une politique belliqueuse initiée par la caste religieuse. Ne pouvant fonder une famille et étant sans descendance, ils recrutaient certains captifs lors de leurs raids- c' était cela ou la mort - pour grossir leurs rangs.
La dernière guerre inter-insulaire eut lieu entre 1800 - peut-être avant dans les années 1790 - et 1820, entre Ana'a d'une part et Rangiroa plus Mataiva, Makatea, Fakarava, Arutua, Kaukura et Makemo. Elle fut terrible et sanglante, incitant une grande partie de la population de tous ces atolls à se cacher ou fuir par la mer et chercher protection auprès du roi Pomaré Ier de Tahiti, agacé par l' expansionnisme militaire de Ana'a. A noter que l' ancêtre originel de la lignée Pomaré des rois de Tahiti venait de Ana'a, ce qui créait un lien de sang compliquant les discussions. Des délégations de guerriers Parata très agressives se succédèrent à Tahiti ( les rencontres formelles se faisant à Tautira dans la presqu'île de Tahiti, , mais aussi à Moorea) , réclamant qu'on leur livre leurs captifs. Le roi Pomaré Ier qui avait accordé sa protection aux habitants de Rangiroa et des autres atolls et l' avait fait savoir, les faisait lanterner et boudait volontiers ces rencontres. Ce fut son successeur Pomaré II à qui revint le privilège de devoir trouver un terrain d'entente pour un accord qui permettait à Ana'a de garder une forme de suzeraineté sur un certain groupe d'atolls des Tuamotu nord, à Tahiti de contrôler un autre groupe d''îles et aux îles précédemment soumises et martyrisées par les Parata de retrouver leurs habitants et de vivre enfin en paix.
Une guerre intestine meurtrière entre guerriers Parata brisa l' équilibre de la société de l' île au moment de choisir entre religion mormone et religion catholique dans les années 1850. Tout s' écroula comme un château de cartes, et l' ancienne société disparut en un rien de temps. Ana'a était prête pour une autre histoire religieuse - avec l' abandon de l' ancienne religion - et politique, cette fois-ci sous protectorat français puis au sein de l' Etablissement des Pays d'Océanie Française.
Beaucoup plus tard, sous l' impulsion de l' administration coloniale, Ana'a devint un centre pour la culture du coprah, ce que l' île est toujours de nos jours. Le prix du coprah - fixé à environ 60 FCP au cours mondial - est subventionné par le Territoire et indirectement par la France, et fixé à 145 FCP le kilo pour la qualité supérieure, 55 FCP pour une qualité moindre, assez haut pour donner envie aux habitants de rester dans leur île ou d'y revenir après un séjour malheureux à Tahiti. En pleine saison, on peut collecter 30 sacs de 25 kgs par jour. On peut facilement calculer un revenu moyen pour un agriculteur actif et dynamique travaillant dans une belle cocoteraie qui reste tout à fait honorable : autour de 150.000 FCP par mois. La coprahculture se pratique toute l' année.
La pêche également est un atout de Ana'a. Près de l' ancien village de Putuahara, sur l'un des plus grands motu de l' atoll, se trouve une vaste zone de mares peu profondes, ancien domaine maritime royal, où l'on pêche le ' pati ' ou poisson-lait aux brillantes écailles ainsi que le ' kiokio ' ou " bone fish " en anglais, espèce communément consommée sur l' atoll. Un ' rahui ' - à savoir une interdiction temporaire de pêche - est imposé tous les ans du moi de mars au mois de mai sur la pêche au ' kiokio ' mais cette interdiction ne concerne pas la pêche à la mouche. La pêche au ' kiokio ' attire de plus en plus de visiteurs du monde entier qui viennent s'essayer à la pêche à la mouche - ou ' fly-fishing ' -, pratiquée depuis l' an 2000 environ, au départ par des visiteurs américains, éblouis par les paysages naturels marins de l' atoll et ses étendues uniques d' eau claire et peu profonde, très poissonneuses. Ana'a, au niveau international, concurrence la sublime île d' Aitutaki aux Cook ou le cap York en Australie, la Jordanie, la Slovénie, l' Alaska et tant d'autres destinations. On pêche aussi à Ana'a le tétrodon, ou ' fugu ' en japonais, pour le manger. Ce poisson se gonfle quand il se sent en danger. Mais surtout, sa consommation est toxique et mortelle si la poche de fiel proche de la région caudale vient à se déchirer. Le poisson devient alors inconsommable. Au Japon, les chefs découpent le poisson devant les clients des restaurants. La découpe à la polynésienne est différente mais les dangers sont les mêmes. Il y a des parcs à poisson privés un peu partout dans île, mais aussi un parc communal, accessible à tous, et où l'on peut venir collecter du poisson pour sa consommation personnelle. Cette mise en commun des ressources d' une île n 'est pas spécifique à Ana'a. Elle existe un peu partout en Polynésie.
L' avifaune de l' atoll est riche et variée, certains oiseaux étant endémiques à toutes les îles, d'autres ayant disparu de certains atolls : rousserolle des Tuamotu - ou ' kotiotio ' -, une sorte de grosse grive au ramage aussi mélodieux que celui du rossignol, fauvette des Tuamotu, chevalier errant ou ' uriri ', un oiseau ressemblant au vanneau européen qui fréquente les plages de sable, de corail et de cailloux ainsi que les récifs et qui, tout menu et passe-partout qu'il soit, ne se reproduit que dans l' hémisphère nord, en Sibérie, en Alaska et dans le Nord du Canada pour venir ensuite, à tire-d'aile, passer l' été austral dans les atolls des Tuamotu. Les jeunes ou premières nichées resteront toute une année sur place après ce long voyage entre les deux hémisphères. Côté lagon, ' hoa ' ou récif, on rencontre le héron blanc et le héron gris, le fou brun, le fou à pieds rouges - les fous nichent souvent dans les anfractuosités des énormes ' feo ' entourés d'eau et proches du récif -, le noddi noir et le noddi brun, la sterne blanche et la sterne huppée, la gygis blanche ou ' kotake '. Il y en a sans doute d'autres encore, Ana'a est une île à l' avifaune riche et diversifiée.
Le principal village d' Ana'a est Tukuhora, peuplé d'environ 500 âmes. Il existe des villages anciens, désormais inhabités depuis le cyclone ravageur de 1983 sur les motu Temarie au nord, Otepipi à l' ouest, Putuahara au sud-ouest, Tematahoa au sud-est, Tekahora au sud. Ces villages ne sont pas complètement désertés car habités pendant de longues semaines à la suite par les coprahculteurs qui y ont construit des cabanons. Par ailleurs, à l' occasion de processions et fêtes religieuses, les habitants de l' atoll se retrouvent dans les églises qui ont résisté au temps et aux cataclysmes naturels au milieu des maisons abandonnées et ont donc été préservées et plus ou moins rénovées. Selon l' Annuaire des Etablissements d'Océanie publié en 1863, l' atoll comptait alors environ 1300 habitants. En 1825, la population avait été estimée à 2500 habitants environ, dont un millier de captifs des deux sexes enlevés dans les atolls voisins et qui retournèrent dans leurs îles d'origine quand le roi Pomaré II signa un traité de paix définitif avec les guerriers d'Ana'a. On tourne donc bon an mal an autour de 1200 habitants originaires de l' atoll jusqu' à la fin du 19ème siècle. Le cyclone ravageur de 1906 fit de tels dégâts sur l' atoll, submergé par des vagues de 15 à 19 mètres, que celui-ci resta exsangue pendant des années sans compter la centaine d'habitants disparus pendant le cyclone. Et puis il y eut les maladies dont la grippe espagnole qui vont décimer une population affaiblie et appauvrie et faire tomber Ana'a dans l' oubli. Le nombre d'habitants qui était tombé à 400 en 1900 est remonté depuis aux alentours de 600 personnes. La population est très majoritairement catholique après avoir été très peu de temps mormone. Les mormons, sentant une partie de la population leur résister et leur échapper, en vinrent même à menacer physiquement des prêtres catholiques et à tuer, dans l'un des districts, un gendarme qui se portait au secours d'un prêtre avec un fusil. Le prêtre blessé à la tête survécut à ses blessures. On chercha longtemps les assassins sans les trouver ; ils s'étaient réfugiés dans une grotte de la pointe sud de l' atoll, et l' affaire remonta jusqu'à Tahiti qui envoya des militaires pour débusquer les coupables. On les trouva enfin et ils furent pendus sans délai sur place. Ce fut la fin de l' évangélisation mormone, d' anciens fidèles décidant de se convertir en masse au catholicisme tandis que d'autres décidèrent de fuir définitivement vers Tahiti. Cet épisode marqua aussi la fin de l' ancienne société pré-chrétienne.
On parle le ' Parata ' ou ' Putahi ' à Anaa. Et aussi le tahitien et le français, langue unitaire.
L' aérodrome - lien essentiel avec l' extérieur et Tahiti- existe depuis 1976.
UN PEU D HISTOIRE
Dans les temps anciens pré-chrétiens, Ana'a s'appelait autrement. Nganaia est l'un de ces anciens noms que l' on a trouvé dans un manuscrit de l' atoll de Manihi. Mais aussi Ngana ou Gana, mot altéré ensuite en Ana'a. Un autre nom, Hae-rangi a aussi pu être utilisé. On passe ensuite à la période européenne.
L' atoll aurait été aperçu pour la première fois par Pedro Fernandes de Queiros en février 1606. Pourtant, c'est Bougainville qui découvre et recense l' atoll en 1768. Cook abordera l' atoll en 1769, en le nommant Chain Island, puis c'est au tour du navigateur espagnol Domingo de Boenechea de visiter l' île en novembre 1772, puis une seconde fois en novembre 1774, en le nommant " Todos Los Santos ". Un autre navigateur espagnol, Jose de Andia y Varela abordera Ana'a également en novembre 1774, mais c'est le capitaine britannique Frederick William Beechey qui note dans son journal de bord le nom d' Ana'a le 1er avril 1837. Les recherches ethno-historiques et archéologiques menées depuis un siècle, ainsi que la tradition révèlent que l' île a connu des heures glorieuses. Au 17ème et au 18ème siècles, son influence sur le reste des Tuamotu fut prédominante. L' état de protection naturelle de l' île - qui ne compte aucune passe en raison du soulèvement géologique et est donc quasiment impossible à envahir - lié à à d' impressionnantes possibilités de production alimentaire, a permis le développement social et culturel d'un groupe cohérent, organisé et dynamique, et très structuré qui s'est imposé sur la grande région avec autorité et audace, mais aussi avec une violence aveugle terrifiante inconnue dans les atolls avoisinants. Aucune chefferie adverse n' était capable de faire face aux féroces guerriers Parata venus pour conquérir, mettre en esclavage et tuer. Au moment du basculement dans l' ère chrétienne et de l' évangélisation, une majorité de grands prêtres et de membres éminents des chefferies décide de fuir Ana'a plutôt que de se convertir. Ils emportent à Hawaii les objets de l' ancien culte, sculptures en bois et pierres sacrées, et aussi leur précieuse connaissance des rites et de l' histoire glorieuse de l'île. A partir de là, on perd leur trace.
C 'est pourquoi l' atoll d' Ana'a doit beaucoup à un ethnologue français, Frédéric Torrente, qui a redécouvert un manuscrit ignoré et qui dormait dans les archives du Bishop Museum de Hawaii et du Peabody Museum de Salem aux Etats-Unis. Ce manuscrit fut écrit par un sage paumotu, Paea-a-Avehe, né à Ana'a en 1889, et descendant d'une longue lignée de chefs et de grands prêtres. Paea consigna par écrit dans la langue natale ancienne l' ensemble des connaissances acquises ou transmises ( en particulier par son oncle, sage et prêtre traditionnel ), un millier de pages - hélas dans le désordre le plus complet - qui furent dument recopiées par le linguiste américain Franck Stimson, auteur du fameux dictionnaire paumotu dans les années 30. Torrente s' est rendu maintes fois à Ana'a pour rencontrer ses habitants. Ils ont ensemble, et avec l' aide des anciens encore en vie et celle, précieuse, de l' Académie Paumotu, redécouvert et traduit les récits mythiques de l' atoll, la religion ancienne, les chants, les odes aux guerriers valeureux, les histoires et traditions d'antan, les techniques d'utilisation des ressources, la cosmogonie. La thèse de doctorat de Torrente intitulée " Buveurs de mers, mangeurs de terres, histoire des guerriers d' Ana'a aux îles Tuamotu ' s'est construite au contact d'érudits locaux de l' association culturelle de l' atoll, Pu Tati Haga no Ganaa. Torrente note que l' île possédait " des sols plus riches et plus variés, de nombreux points d'eau douce et des ressources végétales plus abondantes. Son récif lui ouvrait aussi des potentialités de pêche et de collecte de coquillages plus vastes ". Ce qui " fournit un ensemble d'éclairage inédit sur la cosmogonie, les fondements mythiques de l' organisation sociale, la religion ancienne, les techniques d'exploitation des ressources, les récits mythiques sur les pérégrinations des grands guerriers, des chants louant les prouesses guerrières ou les chefs principaux de l' île et leurs généalogies rattachées à leurs principes cosmogoniques ". Cette thèse de doctorat - en date de 2010 - a permis aux Paumotu, souvent raillés pour leur histoire banale et de second ordre comparée à celle de Tahiti ou des Marquises - et en particulier aux habitants de Ana'a de retrouver la fierté de leurs origines et d'un passé prestigieux d' agriculteurs et de sculpteurs hors pair, de guerriers redoutables et redoutés.
ANA'A AUJOURD'HUI
L' atoll relève le défi de son développement en s'ouvrant à un éco-tourisme durable, adapté au rythme de vie des habitants, en proposant des micro-niches touristiques susceptibles d'attirer des visiteurs passionnés de nature et de culture, hors des sentiers battus. Ana'a a rejoint à titre de projet-pilote le cercle des destinations mondiales convoitées par les amateurs de ' fly-fishing '. Il s'agit de promouvoir l' autonomie de l' île en favorisant la gestion et la valorisation durable des ressources. Un projet original et ambitieux qui implique les élèves de l' école de Tukuhora, sous l' impulsion du directeur Jean-Pierre Beaury.


Il est proposé également, via un financement de l' Union Européenne ( programme BEST ) des formations qualifiantes aux métiers du tourisme au profit de jeunes résidents de l' île.
DETAILS PRATIQUES Le paiement de la pension se fait généralement par virement inter-bancaire avant l' arrivée sur le Territoire et dans l' île. Pas de carte de crédit. Les excursions se règlent cash. il faut donc prévoir de se munir d'argent liquide avant le départ de Tahiti. Dans un distributeur, à l' aéroport, ou en ville à Tahiti. Bureau de change à l' aéroport. Le FCP étant aligné sur l' euro ( 120 FCP pour 1 euro ), aucun problème. Taxe de change, quelle que soit la somme, de 500 FCP, en ce qui concerne l' euro uniquement. Une excursion à la journée est facturée 14000 FCP pour deux personnes ( déjeuner sur un motu inclus ). Pour les îles, prévoir de l' anti-moustiques ainsi qu 'un petit nécessaire de pharmacie contre les coupures sur corail. Egalement des chaussures pour marcher sur le corail, sur les platiers, sur la barrière, chaussures fermées ou sandales en plastique à porter avec de grosses chaussettes. Prévoir aussi de petites chaussettes à mettre dans les palmes. On se retrouve vite avec des ampoules. NB : Pour calmer les démangeaisons dues à des coupures sur corail, on utilise ici du jus de citron vert. A appliquer rapidement après l'incident. L' urine est également très efficace...
NOTRE SEJOUR Du 17 au 24 octobre. Un seul vol Air Tahiti par semaine, le jeudi. Au départ de Tahiti-Faa'a. Un second vol le dimanche est proposé au moment des vacances scolaires de Tahiti, qui permet de raccourcir le séjour à 4 nuitées, du dimanche au jeudi ou 3 nuitées du jeudi au dimanche. Intéressant quand on vient de France et que l'on veut découvrir plusieurs facettes de la Polynésie. Billet acheté sur le site Internet de la compagnie. Compter environ 22 à 25000 FCP pour un billet AR. ( environ 200 euros ). Il y a deux pensions : l'une se trouve dans la partie reconstruite du village principal, entre nouvelle mairie, école primaire et magasin principal. Elle est un peu coincée, et n' a aucune vue sur la mer. Il y fait chaud, le vent du soir n' arrive pas jusque là. A déconseiller donc. Il reste la pension Toku Taiga : Paiement par virement bancaire. Quatre bungalows confortables, propres, calmes en bord de mer, bien ventilés par le petit vent du soir et de la nuit. Peu ou pas de moustiques. Certains bungalows sont équipés de moustiquaires sur lit. Literie et oreillers très propres. Lits confortables et serviettes de douche de qualité. On peut dormir tout ouvert sur le lagon et la plage. Sécurité totale. Excellents petits déjeuners et dîners. On déguste le matin le miel récolté par Joël autour de sa propriété mais aussi sur les motu. Les abeilles prospèrent dans un milieu exceptionnel, butinant uniquement les fleurs indigènes, celle de cocotier, celle de kahaia - ou tafano -, celle de pandanus - ou 'fera ' en tahitien, l' arbre qui donne le tapa - , celle de tamanu - ou ati -, l' arbre tabou que l'on plantait uniquement dans les ' marae ' royaux et qui servait à fabriquer les tiki - et puis celle du miki-miki, un arbuste au bois rouge sombre, résistant à la salinité, que l'on trouve en première ligne le long des atolls et qui a la particularité de fleurir toute l' année. Joël vend son miel à Tahiti et à ses hôtes qui, parait-il, en rapportent jusqu'en France.
Pension chère ( effet d'aubaine réel dans une île comme Ana'a, hors sentiers battus ). Compter entre 25 et 30000 FCP la nuit en demi-pension. ( environ 250 euros ). C' est pourquoi les semaines où il y a deux vols au départ de Tahiti sont intéressantes financièrement: 3 ou 4 nuits maximum. Et en 3 nuits / 4 jours, on a largement le temps de faire la principale excursion et celles que propose Joël à la demi-journée. Connection internet correcte quand il s'agit de rentrer son courrier, un peu lente si on veut télécharger ou envoyer des photos. En fait, cela dépend du moment. Pour la petite histoire, le maire a ' oublié ' de se rendre à une réunion importante - il n' aime pas aller à Tahiti - où il fallait demander à être relié au nouveau câble sous-marin reliant Hawaii à Tahiti via les Marquises et les Tuamotu Nord et Centre. Du coup, Faaite, petit atoll voisin bénéficie d'une connexion Internet rapide, et Ana'a a raté le coche pour un moment ... La population est furieuse, mais le mal est fait !
17 octobre 1er jour. Vol de 4 heures un quart, avec deux escales, la première à Raroia, et l' autre à Makemo. Survol d'une multitude d'atolls, grands, petits, minuscules, beaucoup inhabités. Il fait un temps magnifique, les couleurs sont magnifiées.








Arrivée vers 13h 30 et réception par notre hôte, Joël Dexter, propriétaire de la pension Anaa Toku Kaiga où nous allons résider une semaine entière. Installation en bungalow face au lagon magnifique, et longue baignade dans une eau claire, plus chaude qu'à Tahiti en ce moment. Beau temps chaud.



Pas de moustiques dans un bungalow confortable, mais il peut y faire chaud les nuits sans vent , au coeur de la saison chaude. Il faut donc ouvrir en grand les portes-fenêtres donnant sur le bord de lagon. Cela implique aussi d' accepter de se réveiller tôt, entre aboiements de chiens dans le lointain, cocoricos avant l' aube, chants de rousserolles dans les arbres entourant le bungalow à l'aube qui pointe, cloches de l' église qui sonnent dès 5 heures du matin, mer qui murmure en permanence sur le sable tout proche, bruits divers d'une île qui s'éveille tôt de toute façon... Il ne faut pas compter faire de grasse matinée dans les îles ! Balade à pied dans le village.

Excellent dîner à 3 + le propriétaire. Un autre visiteur est écossais d'origine, passionné de pêche à la mouche et qui a réservé 6 jours de suite pour s'adonner à son passe-temps favori. Il réside à Singapour et a fait ce long voyage via Auckland et Tahiti uniquement pour assouvir sa passion. Son dernier pays visité est la Papouasie Nouvelle Guinée où l'on pratique aussi cette pêche dans les îles éloignées.
18 octobre
Petit déjeuner et entraînement d' endurance dans le lagon. Nous y sommes seuls. Pas de concentration touristique à craindre à Ana'a... Ensuite nous allons retourner faire une longue balade à pied vers le village nouveau et reconstruit avec mairie surélevée en cas de cyclone, école primaire flambant neuve et magasin. Les gens sont souriants et accueillants, et l' on s'arrête souvent pour échanger. C' est, pour notre plaisir et typiquement la vie des îles et aussi la manière de recevoir les étrangers. Retour au bungalow pour le déjeuner. Début de rédaction de mon carnet de voyage et séjour à Ana'a. Demain est prévue une longue excursion à la journée vers le sud de l' atoll et ses merveilles naturelles. En compagnie justement du directeur de l' école primaire, issu d'une grande famille de l'île, parlant la langue ancienne, ayant travaillé longuement sur l' histoire glorieuse d' Ana'a , ancien ministre aussi du gouvernement territorial, et qui est l'un des initiateurs du programme de valorisation éco-touristique de l'île.
19 octobre Excursion à la journée. Départ à 8 heures et retour vers 17 heures. Nous sommes plusieurs à participer à cette excursion, et deux bateaux sont nécessaires pour transporter tout le monde. Des enseignants de l' atoll voisin de Makemo sont venus voir leurs collègues de l' école primaire d'Ana'a , suite à la mise en place cette rentrée d'une 6ème de transition entre le primaire et le collège ( Les enfants de Ana'a entreront en 5ème au collège de Makemo l' année prochaine ). Nous partons d'abord en direction du motu O' Terekia qui se distingue tout d'abord par son immense platier de corail, partie intégrante d'un ' hoa ' de grande largeur. Il est au sec en général, et il faut une houle puissante en extérieur pour que les chenaux se remplissent et fassent la jonction avec le lagon.




La cocoteraie est également immense. Cette immensité, c'est ce qui surprend au premier abord dans cet atoll ; tout semble hors normes. Dans la cocoteraie, des vestiges archéologiques nombreux, sous forme de petits ' marae ' formés de pierres dressées en cercle ou en rectangle ( comme aux Australes ), la plus haute pierre étant le dossier d'un siège de chef ou de grand prêtre.

Sur le platier se dressent à 3 mètres de hauteur des ' feo ' faits de corail fossilisé et tranchant , dont trois ont la particularité de sonner quand on les frappe avec une pierre. Selon la légende, ce seraient des entités malveillantes échappées du monde ténébreux du Pô qui, après avoir semé la terreur chez les habitants du village tout proche, auraient fini par être maîtrisées, forcées de rentrer dans des trous du sol à l' aube naissante, annonciatrice du pouvoir supérieur de la lumière sur les ténèbres, et enfin changées en pierres pour l' éternité.
Nous retournons ensuite aux bateaux et devons modifier l'itinéraire prévu pour la balade sur le lagon en raison d'un orage qui menace au sud de l' atoll où nous devons aller. Cap donc par le travers vers le motu Temarie et passage dans ce que l'on appelle ici le second lagon. Il se met à pleuvoir un peu au moment où nous arrivons au ' motu ', mais ce n' est rien à côté de ce qui tombe un peu plus loin...! Nous prenons trois gouttes sur la tête, et puis c'est fini. Nous rentrons à l' intérieur du motu pour visiter une église, l' Eglise St Michel, datant de 1880, bâtie par la Congrégation de Jésus, originaire de Plöermel en Bretagne et dont les membres ont aussi construit la cathédrale, et les multiples églises, séminaires et couvents que l' on peut toujours voir aux Gambier. La marque de la congrégation est un coeur rouge surmonté d'une croix, ou un coeur rouge transpercé d'une flèche. Ici, c' est le coeur à la croix qui est sculpté sur le fronton de l' église. L' endroit est infesté de moustiques comme rarement dans les îles, surtout l' entrée de l' église. On est cerné !


On s'enfonce un peu plus vers l' intérieur du motu pour trouver le cimetière qui, pour une fois, ne jouxte pas l' édifice religieux. S' y trouvent deux tombeaux imposants, plus un troisième dont la partie supérieure hors terre a été détruite il y a longtemps suite à une tentative avortée de violation de sépulture, les ossements se trouvant dans la partie souterraine. Il s'agissait sans doute pour le ou les voleur(s), de récupérer la ceinture, le collier de plumes précieux et la parure de tête qui accompagnaient le défunt d'un haut niveau social, chef ou grands prêtre, dans sa tombe. Quelques autres tombes plus récentes dans un coin.
Retour aux bateaux. Le temps s'améliore, il y a du bleu dans le ciel. Nous continuons du même côté, le long d'une longue plage de sable blanc de plusieurs kilomètres vers le motu Ogogo où se trouve ce que l' on appelle ici le tourbillon, ou le ' pito ' ( = nombril ) d' Ana'a, un trou bleu dans le platier où l'eau tourbillonne dans un sens pendant que le courant supérieur venant de l' océan provoque un tourbillon contraire. On peut s'y baigner dans les remous, c'est ce que nous faisons avec masque et tuba. On ne voit pas clairement le fond, mais on devine un tunnel qui relie ce trou à l' océan. Une particularité géologique, peut-être un ancien conduit de lave dont les habitants d'Ana'a pensaient qu'il reliait leur atoll à Fakarava.

Fin de la baignade et retour aux bateaux. Nous filons vers le sud du lagon vers le motu Tematahoa où l'on devine de loin dans le vert des cocotiers, la structure d'une superbe petite église, l' Eglise St Etienne bâtie en 1856, consacrée en 1858 et qui sert de temps en temps pour des offices, lors de fêtes religieuses. C 'est le seul édifice qui demeure du village initial qui existait alors sur cet îlot. Abîmée par le cyclone de 1906, elle a été rénovée dans les années 70. Les collecteurs de coprah et leurs familles viennent s'y mettre à l' ombre et au frais, au calme aussi, et y prier. Son intérieur est plus sophistiqué que celui de l' église St Michel. Pas de moustiques sur ce motu...

Petite histoire : La supervision de la construction originale avait été confiée à un grand prêtre de l' ancienne religion, converti... mais pas totalement convaincu ! A l' insu des missionnaires, peu au fait des anciens rites et coutumes, le grand prêtre s' est permis quelques fantaisies dans la décoration en bois qui orne le mur derrière l' autel et rappelle les lances que maniaient les Parata tandis que les statues de bois - dont la Vierge - tiennent des pierres dans la main, sans parler d'autres détails foncièrement païens dans la sculpture du bois. Bref, une façon de faire le lien entre l' ancien dieu et le nouveau mais sans renier ce qui était et rattachait au passé. Rappelons que la pierre tient une place prépondérante dans les rites anciens; elle est sacrée et chargée de ' mana ' (= puissance ). Elle sert à construire les ' marae ', à faire des outils et des armes. Une fois la visite de l' église terminée, nous nous enfonçons à l' intérieur du motu. Tout de suite, on tombe sur les fameuses fosses à culture, désormais en déshérence, qui permettaient aux habitants de l'île de vivre en autarcie alimentaire, mais étaient creusées et entretenues par des esclaves travaillant sous contrôle des Parata, et, de toute façon, condamnés à être tués et mangés le moment venu. On continue le long d'un sentier vers le récif, côté océan donc, un endroit sauvage et magnifique. Toujours beaucoup de ' feo ', une eau cristalline, des bancs de poissons dont un banc de perroquets constitué d'une centaine d'individus dont un - de couleur orangée vive - qui mène la troupe dans tous les sens, et de gros coquillages - du genre bulot -collés sur le récif au contact de la vague, dont certains d'entre nous vont ramasser une brassée pour le déjeuner à venir. La marée est basse, les bancs de poissons qui tournent dans tous les sens attendent le moment où ils pourront franchir le récif vers l' océan.
Retour par le même chemin et vers le bord de lagon. Et en quelques minutes nous sommes sur le motu Ovana où nous allons déjeuner. Il est 14 heures déjà. Une partie du groupe est venue directement pour préparer le repas, faire griller les poissons, et faire cuire un ' uru '. Repas typique et local : poissons grillé, uru, pain fait à base de germe de coco, corned beef américain - on en trouve absolument partout dans le Pacifique Sud. Eau et bière. Après le repas, repos dans l' eau tiède ou natation dans le chenal. La vie des îles, le week-end, quand il fait beau, . On est au ' district ' ou au ' secteur ', comme l' on dit ici. Les copraculteurs y passent la semaine et sont rejoints par leurs femmes et leurs enfants en fin de semaine. De petites cabanes simples voire sommaires ont été construites en lisière de la cocoteraie et donnant sur la plage et le lagon pour ces séjours en pleine nature. Bien sur, il y a les moustiques, mais certains ' motu ' en sont exempts, alors que d'autres ( peu en fait ) sont infestés. Difficile à comprendre... Quand il y a du vent le soir et la nuit, les moustiques se cachent et n' attaquent pas.
Il est 16 H 30 et donc temps de rentrer. Le lagon est navigable mais dangereux car parsemé de patates de corail entre lesquelles il faut serpenter en permanence. Notre pilote est un expert car il mène son bateau à vive allure. il faut être né sur l' atoll pour en connaître le lagon aussi parfaitement, d'autant qu'il n' y a pas de balises. L' expertise est particulièrement nécessaire quand on se retrouve pris dans un grain violent au milieu du lagon, et sans visibilité.
20 octobre ( dimanche )
Matinée plage et lagon. Nous sommes ici aussi pour nous relaxer. Le plan d'eau devant la pension est superbe. Pas de coraux, aucun danger. L' eau est claire. Et il n' y a personne. Notre ami écossais est parti à la pêche comme tous les matins dès 7 H 30.
On nous a dit que dans l' après-midi, il y aurait une compétition amicale entre jeunes de l' île de lancer de javelot traditionnel. Mais quelqu'un est décédé brutalement ce dimanche matin et la compétition a été annulée au dernier moment. Quand nous passons le long de l' aire derrière l' église dédiée au lancer de javelot, nous y rencontrons seulement un jeune couple. Le mât est dressé et le jeune homme s'entraîne, avec beaucoup de talent. Nous allons apprendre qu' il est le fils du champion reconnu de Ana'a lors de toutes les compétitions passées. Tel père, tel fils donc. Ensuite, nous allons assister aux répétitions du groupe de danse féminin à la salle omnisports flambant neuve construite auprès de l' école primaire. Demain lundi, en soirée , il y a spectacle de danse en costume traditionnel. Nous sommes conviés.
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Je vous propose une série de carnets dans lesquels vous trouverez des suggestions, des conseils et des astuces destinées à faciliter l' organisation de votre voyage et de votre séjour ou vos séjours en Polynésie Française.
Elle commence, en forme de clin d'oeil, par un carnet sur Tahiti la belle et s'adresse à tous ceux qui affirment - un peu vite parce qu'ils visitent souvent au pas de charge- qu'il n' y a rien à voir à Tahiti, que la ville est sale et trop urbanisée et la circulation démentielle. Les mêmes se précipitent vers Moorea ou Bora-Bora, les Marquises ou les Tuamotu sans avoir eu la curiosité de faire le tour de la plus grande île du Territoire et d'apprécier ses beautés cachées : musées, sentiers de randonnée, cascades, sites sacrés, activités sportives dans un cadre somptueux, etc..
UN PEU D'HISTOIRE Tahiti est associée au mythe du paradis depuis la visite de Louis Antoine de Bougainville et de son équipage, le 6 avril 1768, sur les deux navires la Boudeuse et l' Etoile. Tout commence en baie de Hitiaa. beaucoup ont nourri le mythe, de Loti à Segalen et à Gauguin bien sur. UN PEU DE GEOGRAPHIE Tahiti - avec sa soeur Moorea - fait partie des Iles du Vent dans l' archipel de la Société. c'est la plus grande île de Polynésie Française avec ses 1042 km2 et ses 190 kms de périmètre. Elle culmine à 2241 m au mont Orohena. Elle compte environ 185000 habitants. C'est au départ une île éminemment volcanique. Le premier volcan, jailli des profondeurs il y a 3 million d'années, a crée Tahiti Nui, la grande partie de l' île. Le second volcan, âgé de 500.000 ans a crée Tahiti Iti, la petite partie de l'île. Ces volcans sont éteints depuis longtemps et sont reliés par l'isthme de Taravao.
Je suis résident en PF depuis 30 ans et le circuit que je vais vous indiquer ici est incontournable, que ce soit le premier jour de votre arrivée, ou en fin de séjour quand vous aurez visité un ou deux autres archipels. Quand on débarque d'un aussi long vol de presque 24 heures d'avion, deux nuits à Papeete permettent de se reposer, retrouver de l' énergie et visiter une île qui réserve de belles surprises. L' aéroport de Tahiti Faa'a est l' entrée officielle par les airs sur le Territoire de Polynésie Française et sur l'île de Tahiti, la première et la dernière étape d'un voyage en Polynésie. Quand on arrive par le vol d' Air France - ou celui d'ATN ou encore celui de French Bee- vers 5 ou 6 heures du matin, on peut conseiller d'aller faire un tour au grand marché sans tarder, en particulier le dimanche ( uniquement Air France ce jour-là ) et s'imprégner d'une ambiance toute polynésienne : couleurs, senteurs et odeurs de cuisine sont au rendez-vous. Mais attention, à 8 h 30, tout est fini ou presque. Papeete n' est pas une ville inoubliable, même s'il est agréable d'y habiter, en particulier sur les hauteurs où il fait moins chaud. On fera le tour de ville en 2 heures : front de mer, temple, cathédrale, petites rues et échoppes autour du marché. La ville est haute en couleur et l' atmosphère générale est très tahitienne. Disons que la ville est typée et est une bonne introduction au voyage qui va suivre.
Excursion d' 1 jour : environ 140 kms Location de voiture à l' aéroport à l' arrivée L' itinéraire que je vous propose est un tour de l'île classique qui commence le matin, pas trop tard, par les côtes est et nord, à savoir Pirae, Arue et puis Mahina où l'on fera la première halte côté pointe Vénus, plage de sable noir et phare historique. L' endroit a été récemment joliment réaménagé et est très plaisant et ombragé. Peu de monde le matin, sauf le week-end, on flâne et on photographie à loisir. Le phare est l'un des rares monuments un peu anciens qui ont résisté sur l' île ( avec la cathédrale de Papeete et la Mairie d'Arue (banlieue de PPT traversée précédemment ), ancienne maison coloniale restaurée superbement comme il y en avait des dizaines dans des parcs immenses le long de la côte. L'histoire de la Pointe Venus, c'est l' arrivée officielle des missionnaires venus évangéliser les populations locales au 19ème siècle. Pas de trace de mission à cet endroit précis, mais il reste le phare qui date de cette époque. On quitte la Pointe Venus pour rejoindre la route de côte, et l'on s'éloigne doucement de Papeete le long d' une jolie route en bord de mer. Pas de lagon de ce côté-ci de Tahiti, la mer se fait entendre et écume sur les rochers. Le week-end surtout, on y voit surfeurs, planchistes et autres amateurs de sensations car les vagues peuvent devenir grosses par temps agité. Et nous voici déjà ( km 22 ) au site de Teruaporea, aussi appelé Trou du Souffleur de Tiarei et anciennement Arahoho ( qui en tahitien veut dire ' la grotte qui hurle ' ). Quand la mer est formée et que les vagues viennent s'écraser sur la muraille, le souffle d'eau vaporisée est puissant. C'est un bel endroit bien ventilé, face à l'océan, proche d'une petite plage sauvage, remuée par les vagues, fréquenté par les bodyboarders qui y trouvent de beaux trains de vagues à surfer. Ensuite, on va rouler tranquillement sur cette même route circulaire, en traversant de petits villages et en admirant les points de vue sur la mer, la montagne et les îlots proches du rivage.
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Peu de circulation. On est loin de Papeete. Au bout d'environ une heure, on rejoint la presqu'île de Taiarapu, aussi appelée Tahiti Iti ( ' iti ' en tahitien veut dire ' petit ' ) rattachée au reste de l'île par un isthme au ras de l'eau, avec le lagon d'un côté et la mangrove ( encore visible dans cette partie de île ) de l' autre. La ville principale est Taravao où l'on pourra, le moment venu, venir ou revenir pour déjeuner d'un poisson cru à la tahitienne ou d'un steak frites... Taravao en tant que petite ville n' a pas un interêt majeur, et on filera directement vers le Plateau de Taravao par une route ( qu'il faut trouver... ) très panoramique qui serpente vers les hauteurs et permet d'avoir un point de vue unique sur la grande île, le lagon et la pleine mer. Beaucoup de fermes sur le Plateau se consacrent à l'élevage, et le lait frais que l'on trouve dans les supermarchés de l'île vient de cette partie de l'île. On peut s'arrêter un peu plus longuement pour randonner. Si l'on est randonneur chevronné, la presqu'île est l' endroit rêvé pour des balades un peu plus professionnelles dans ce qu'on appelle le Pari, la partie sauvage ( pas de route d'accès ) de la presqu'île où l'on randonne entre mer et terre. Et si l'on est en plus plongeur, les spots dans cette partie de l'île sont réputés. Se renseigner à Papeete ou à Taravao. Après un déjeuner rapide, on prend la route de Teahupoo, site de la ' vague ' mythique de Tahiti, point de rencontre une fois l'an des surfeurs professionnels du monde entier. La vague peut par gros temps être la plus énorme au monde. Teahupoo, c'est aussi un petit village traditionnel auquel on a accès via un petit pont suspendu. On ira jusqu'au bout du chemin en longeant les modestes ' fare ' et on admirera la rivière de Vaipoiri, claire sous ses nénuphars. Tout cela à 1 km de ' la vague '. On peut pique-niquer ou se livrer à la contemplation dans cet endroit retiré et si tranquille au bord de l' eau.

C'est le bout de la route et il faut revenir par le même chemin vers Taravao ;on se retrouve alors sur la route circulaire mais côte sud, qui va nous ramener tranquillement vers Papeete. Arrêt suivant, 5 mn après avoir quitté le rond-point d'entrée de Taravao : le Musée des îles qui est modeste, mais expose des objets anciens polynésiens et tapas, une rétrospective de l' oeuvre de Paul Gauguin, et des expositions au fil de l' année. Dans le jardin botanique, un arboretum intéressant. On continue notre circuit pour arriver au Jardin d'eau de Vaipahi ( PK 49 à Mataeia / randonnée possible sous les pins jusqu'à un point de vue sur presqu'île et lagon ) ) puis aux grottes de Maraa, le long de la route : des endroits bien indiqués, fleuris et frais. Puis, il convient de faire de nouveau halte au Marae Arahurahu, facile d'accès ( panneau indicateur sur la gauche de la route, côté montagne ) pour y admirer les vestiges ( restaurés et remontés tout de même ) d'un grand ensemble cérémoniel. On continue vers la plage de Vaiava, au km 18, la plus belle plage de Tahiti , sur la commune de Punauauia : sable blanc, eau claire et courante, aucun danger, la barrière de corail accessible à la nage. Je vous conseille donc de ne pas oublier vos maillots de bain, serviettes et crème solaire ( pas d'ombre l' après-midi ). Des douches sont disponibles à la sortie de la plage. Parking aménagé. Un endroit vraiment rêvé après une journée de marche et de voiture. Enfin, on rejoint la ville de Papeete où je vous propose un dernier arrêt en ville, derrière les bâtiments de l' Assemblée Territoriale, aux Jardins de la Reine. C'était là - sur le site actuel de l' Assemblée - que se trouvait autrefois le Palais de la reine Pomaré, dernière reine de Tahiti. Il était entouré d'un parc boisé et de jardins fleuris et ombragés et agrémenté d' une source d' eau douce et fraîche en forme de piscine naturelle où se baignait la Reine. On retrouve tout cela dans cet endroit magiquement calme malgré la circulation urbaine proche. Nous voici en ville, donc revenus au point de départ mais ce circuit peut être agrémenté - à l' aller par exemple - d' un autre détour, par exemple au Belvédère, pour lequel il faut aussi une voiture. L' embranchement se trouve à Arué. La route est étroite et sinueuse et monte à travers les bois. Il faut s'attendre à devoir croiser au moins un véhicule descendant et donc à manoeuvrer comme sur les routes des îles écossaises. Une fois au sommet, on se retrouve sur les grandes hauteurs de Tahiti et la vue est magnifique. Excursion facile et rapide.







L' excursion est terminée, mais le séjour à Tahiti peut se prolonger à loisir et avec plaisir. Les plongeurs - souvent obsédés par Rangiroa ou Fakarava- trouveront pourtant ici, à Tahiti, des spots de rêve et des clubs de plongée professionnels à la hauteur. Je ne plonge pas moi-même mais des amis plongent régulièrement et rapportent des mini-vidéos absolument fabuleuses ( de 15 à 35 m de profondeur, poissons, requins bien sur, raies manta et gorgones fabuleuses ). Utiliser une Go Pro avec flash.
Autre excursion possible : Moorea, l'île soeur que l'on peut rejoindre en catamaran. Partir tôt le matin au premier bateau pour la lumière ( 7h 30 ). On peut louer une Vespa ou une moto ou une voiture bien sur, sur place. On peut aussi passer une voiture de location réservée à Tahiti à la journée ( pour une voiture moyenne, compter environ 8000 FCP AR, à savoir 60 euros ). Les prix ont bien baissé, et la voiture donne de l' autonomie et de la flexibilité. Possibilité aussi, à Moorea, de réserver une journée au Coco Beach, sur un motu en face de l' Intercontinental. C' est un restaurant qui a son propre embarcadère. Le motu est superbe, la nourriture de qualité, les prix très compétitifs, le site exceptionnel. Pour se relaxer, nager, bronzer et faire du snorkeling en toute sécurité. La Polynésie, c'est cela aussi ! Réserver le passage à l' avance de préférence, surtout le we, généralement très chargé, par exemple sur le site www.aremiti.pf.
Encore une excursion à la journée, plutôt le we , sauf en période de vacances scolaires sur le Territoire : l' atoll de Tetiaroa, dit atoll de Marlon Brando ( sur lequel on a construit le Brando, un hôtel de luxe hyper-écologique et très cher), qui était autrefois la résidence d'été de la dernière reine de Tahiti, la reine Pomaré. Journée exceptionnelle, surtout quand le temps est de la partie, le bateau ancre derrière la barrière ( pas de passe ) et l'on franchit le récif sur la vague montante dans un canot pneumatique. Même chose au retour. On peut se baigner à loisir, et marcher le long de la plage dans la partie publique de l'atoll vers l' Île aux Oiseaux où nichent des centaines de sternes et fous de Bassan. Les oeufs sont à même le sol, on se retrouve au contact des bébés fous tout blancs et ahuris dans la végétation basse, avec des plumes dressées sur la tête. Les oiseaux sont en confiance et n' ont pas appris à se méfier de l' homme. Une expérience rare ! Certains touristes se conduisant très mal et sans respect pour ce site de vie et de nidification fragile, il se pourrait que dans un avenir proche, on ne puisse plus - comme autrefois- profiter de cet endroit merveilleux.
On peut aussi consacrer une journée à la Traversière, une route / piste facilement inondable et submersible au creux de la caldeira de la vallée de la Vaihiria à la vallée de la Papenoo et qu'il vaut mieux faire en visite guidée avec 4X4. Via le refuge de la Maroto et le village Fare Hape ( et ses sites archéologiques ) et enfin le tunnel qui permet de passer de l' autre côté. On parle ici de 40 kms de découverte. Toutes infos à Papeete et sur Internet bien sur. A / Vaihiria Quad Tahiti . Tel : 87744639 Email : vaihiriaquad@gmail.com B / Tahiti Discovery. Tel : 87771594 Email : teiva.tahitidiscovery@gmail.com C / Tahiti Safari Expedition. tel : 40421415 Email : tahiti.safari@mail.pf D / Ia Ora Na Tahiti Expeditions. tel : 87758807 Email : iaoranaexpeditions@gmail.com
Autre excursion possible à la journée aux ' lava tubes ' ( des tunnels de lave sauvages et préservés sur les hauteurs de Hitiaa ).
Toujours sur la commune de Hitiaa, on pourra randonner le long d'un magnifique ligne de cascades, la Faraura. Chaussures en plastique, genre crocs avec chaussettes conseillées.
Pour les randonneurs aguerris, il y a la longue et sportive ascension de l' Aorai, troisième sommet de l'île. Pour des randonneurs plus ordinaires mais toujours sportifs, on conseillera la randonnée vers le mont Marau ( environ 20 kms AR ). il ne faut pas avoir le vertige car certains passages sont difficiles et possibles uniquement avec cordes. ( Sentier accessible depuis le haut de St Hilaire à Faa'a ou du Lotus à Punaauia )
A / Tahiti Reva Trek. Contacter Angelina Bordas : Tel : 87747720 Email : pirimato@mail.pf B / Aito Rando : Contacter Pierre et Jimmy Leyral : Tel : 87762025 Email : aitorando987@gmail.com C / Vertical Limit : Contacter François Pratique : Tel : 87321549 Email : francoispratique@yahoo.fr
On peut aussi choisir la voie des airs et survoler Tahiti, grâce à une nouvelle compagnie, Tahiti Nui Helicopters. Vols touristiques entre 10 et 30 minutes : vallée de la Fautaua, col de Tiara à 1050 m d'altitude et port de Papeete pour le premier, plateau des orangers, Papenoo, caldeira, cascades et sommets vertigineux pour la seconde, vol entre mer et terre pour la dernière. Tarifs à partir de 16250 FCP. Quatre passagers minimum. Tous les jours de 7 h 00 à 19 h 00. A l' aéroport ( zone nord ). Site Internet : www.tahitinuihelicopers.com Email : commercial@tnh.pf
Trois mara'e sont visibles à Tahiti : le mara'e Ta'ata à Pa'ea ( rattaché au monde marin ), le mara'e Arahurahu déjà cité, rénové et servant d'écrin à des spectacles traditionnels, le mara'e Mahaiatea situé à Papara, moins intéressant car écroulé mais en voie d'aménagement.
Trois musées enfin : celui de la Perle à Papeete ( sur le front de mer ), le Musée de Tahiti et ses Îles au pk 15, à la pointe des Pêcheurs à Punaauia, et le Musée James Norman Hall ( auteur, entre autres du livre ' les révoltés de la Bounty ' -au PK 5 de Arue.
Pour les amateurs de golf : Golf Olivier Bréaud à Atimaono ( 41 kms de Papeete ) Tel : 40574052 Email : egat@egat.pf
Pour les fans de parapente Tahiti Parapente : tel : 87779017 Site Internet : www.tahiti-parapente.com
Pour les fans de mer et de sport ( en particulier le subwing ) Tahiti by Boat . Tel : 87291510
On ne peut quitter Tahiti sans aller voir un spectacle de danse dans un hôtel, principalement l' L'Intercontinental et le Sofitel. Le mercredi soir pour assister à un spectacle de danses marquisiennes à l' Intercontinental, les vendredi et samedi soirs dans ces deux hôtels, avec ou sans dîner. Certains restaurants ont aussi leur propre spectacle de danses, mais les hôtels offrent une scène plus impressionnante et où l'on peut rassembler davantage de danseurs.
Je recommande donc de quitter la France le jeudi pour une arrivée le vendredi matin et -au moins- un week end sur place pour profiter de tout, la plage, le marché, les plages à surf, la presqu'île, les soirées avec danses traditionnelles. Tout est une question de choix et d'équilibre, mais louper Tahiti serait, vous l' avez désormais compris, une erreur monumentale... ! A bientôt
Moana
UN PEU D'HISTOIRE Tahiti est associée au mythe du paradis depuis la visite de Louis Antoine de Bougainville et de son équipage, le 6 avril 1768, sur les deux navires la Boudeuse et l' Etoile. Tout commence en baie de Hitiaa. beaucoup ont nourri le mythe, de Loti à Segalen et à Gauguin bien sur. UN PEU DE GEOGRAPHIE Tahiti - avec sa soeur Moorea - fait partie des Iles du Vent dans l' archipel de la Société. c'est la plus grande île de Polynésie Française avec ses 1042 km2 et ses 190 kms de périmètre. Elle culmine à 2241 m au mont Orohena. Elle compte environ 185000 habitants. C'est au départ une île éminemment volcanique. Le premier volcan, jailli des profondeurs il y a 3 million d'années, a crée Tahiti Nui, la grande partie de l' île. Le second volcan, âgé de 500.000 ans a crée Tahiti Iti, la petite partie de l'île. Ces volcans sont éteints depuis longtemps et sont reliés par l'isthme de Taravao.
Je suis résident en PF depuis 30 ans et le circuit que je vais vous indiquer ici est incontournable, que ce soit le premier jour de votre arrivée, ou en fin de séjour quand vous aurez visité un ou deux autres archipels. Quand on débarque d'un aussi long vol de presque 24 heures d'avion, deux nuits à Papeete permettent de se reposer, retrouver de l' énergie et visiter une île qui réserve de belles surprises. L' aéroport de Tahiti Faa'a est l' entrée officielle par les airs sur le Territoire de Polynésie Française et sur l'île de Tahiti, la première et la dernière étape d'un voyage en Polynésie. Quand on arrive par le vol d' Air France - ou celui d'ATN ou encore celui de French Bee- vers 5 ou 6 heures du matin, on peut conseiller d'aller faire un tour au grand marché sans tarder, en particulier le dimanche ( uniquement Air France ce jour-là ) et s'imprégner d'une ambiance toute polynésienne : couleurs, senteurs et odeurs de cuisine sont au rendez-vous. Mais attention, à 8 h 30, tout est fini ou presque. Papeete n' est pas une ville inoubliable, même s'il est agréable d'y habiter, en particulier sur les hauteurs où il fait moins chaud. On fera le tour de ville en 2 heures : front de mer, temple, cathédrale, petites rues et échoppes autour du marché. La ville est haute en couleur et l' atmosphère générale est très tahitienne. Disons que la ville est typée et est une bonne introduction au voyage qui va suivre.
Excursion d' 1 jour : environ 140 kms Location de voiture à l' aéroport à l' arrivée L' itinéraire que je vous propose est un tour de l'île classique qui commence le matin, pas trop tard, par les côtes est et nord, à savoir Pirae, Arue et puis Mahina où l'on fera la première halte côté pointe Vénus, plage de sable noir et phare historique. L' endroit a été récemment joliment réaménagé et est très plaisant et ombragé. Peu de monde le matin, sauf le week-end, on flâne et on photographie à loisir. Le phare est l'un des rares monuments un peu anciens qui ont résisté sur l' île ( avec la cathédrale de Papeete et la Mairie d'Arue (banlieue de PPT traversée précédemment ), ancienne maison coloniale restaurée superbement comme il y en avait des dizaines dans des parcs immenses le long de la côte. L'histoire de la Pointe Venus, c'est l' arrivée officielle des missionnaires venus évangéliser les populations locales au 19ème siècle. Pas de trace de mission à cet endroit précis, mais il reste le phare qui date de cette époque. On quitte la Pointe Venus pour rejoindre la route de côte, et l'on s'éloigne doucement de Papeete le long d' une jolie route en bord de mer. Pas de lagon de ce côté-ci de Tahiti, la mer se fait entendre et écume sur les rochers. Le week-end surtout, on y voit surfeurs, planchistes et autres amateurs de sensations car les vagues peuvent devenir grosses par temps agité. Et nous voici déjà ( km 22 ) au site de Teruaporea, aussi appelé Trou du Souffleur de Tiarei et anciennement Arahoho ( qui en tahitien veut dire ' la grotte qui hurle ' ). Quand la mer est formée et que les vagues viennent s'écraser sur la muraille, le souffle d'eau vaporisée est puissant. C'est un bel endroit bien ventilé, face à l'océan, proche d'une petite plage sauvage, remuée par les vagues, fréquenté par les bodyboarders qui y trouvent de beaux trains de vagues à surfer. Ensuite, on va rouler tranquillement sur cette même route circulaire, en traversant de petits villages et en admirant les points de vue sur la mer, la montagne et les îlots proches du rivage.
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Peu de circulation. On est loin de Papeete. Au bout d'environ une heure, on rejoint la presqu'île de Taiarapu, aussi appelée Tahiti Iti ( ' iti ' en tahitien veut dire ' petit ' ) rattachée au reste de l'île par un isthme au ras de l'eau, avec le lagon d'un côté et la mangrove ( encore visible dans cette partie de île ) de l' autre. La ville principale est Taravao où l'on pourra, le moment venu, venir ou revenir pour déjeuner d'un poisson cru à la tahitienne ou d'un steak frites... Taravao en tant que petite ville n' a pas un interêt majeur, et on filera directement vers le Plateau de Taravao par une route ( qu'il faut trouver... ) très panoramique qui serpente vers les hauteurs et permet d'avoir un point de vue unique sur la grande île, le lagon et la pleine mer. Beaucoup de fermes sur le Plateau se consacrent à l'élevage, et le lait frais que l'on trouve dans les supermarchés de l'île vient de cette partie de l'île. On peut s'arrêter un peu plus longuement pour randonner. Si l'on est randonneur chevronné, la presqu'île est l' endroit rêvé pour des balades un peu plus professionnelles dans ce qu'on appelle le Pari, la partie sauvage ( pas de route d'accès ) de la presqu'île où l'on randonne entre mer et terre. Et si l'on est en plus plongeur, les spots dans cette partie de l'île sont réputés. Se renseigner à Papeete ou à Taravao. Après un déjeuner rapide, on prend la route de Teahupoo, site de la ' vague ' mythique de Tahiti, point de rencontre une fois l'an des surfeurs professionnels du monde entier. La vague peut par gros temps être la plus énorme au monde. Teahupoo, c'est aussi un petit village traditionnel auquel on a accès via un petit pont suspendu. On ira jusqu'au bout du chemin en longeant les modestes ' fare ' et on admirera la rivière de Vaipoiri, claire sous ses nénuphars. Tout cela à 1 km de ' la vague '. On peut pique-niquer ou se livrer à la contemplation dans cet endroit retiré et si tranquille au bord de l' eau.

C'est le bout de la route et il faut revenir par le même chemin vers Taravao ;on se retrouve alors sur la route circulaire mais côte sud, qui va nous ramener tranquillement vers Papeete. Arrêt suivant, 5 mn après avoir quitté le rond-point d'entrée de Taravao : le Musée des îles qui est modeste, mais expose des objets anciens polynésiens et tapas, une rétrospective de l' oeuvre de Paul Gauguin, et des expositions au fil de l' année. Dans le jardin botanique, un arboretum intéressant. On continue notre circuit pour arriver au Jardin d'eau de Vaipahi ( PK 49 à Mataeia / randonnée possible sous les pins jusqu'à un point de vue sur presqu'île et lagon ) ) puis aux grottes de Maraa, le long de la route : des endroits bien indiqués, fleuris et frais. Puis, il convient de faire de nouveau halte au Marae Arahurahu, facile d'accès ( panneau indicateur sur la gauche de la route, côté montagne ) pour y admirer les vestiges ( restaurés et remontés tout de même ) d'un grand ensemble cérémoniel. On continue vers la plage de Vaiava, au km 18, la plus belle plage de Tahiti , sur la commune de Punauauia : sable blanc, eau claire et courante, aucun danger, la barrière de corail accessible à la nage. Je vous conseille donc de ne pas oublier vos maillots de bain, serviettes et crème solaire ( pas d'ombre l' après-midi ). Des douches sont disponibles à la sortie de la plage. Parking aménagé. Un endroit vraiment rêvé après une journée de marche et de voiture. Enfin, on rejoint la ville de Papeete où je vous propose un dernier arrêt en ville, derrière les bâtiments de l' Assemblée Territoriale, aux Jardins de la Reine. C'était là - sur le site actuel de l' Assemblée - que se trouvait autrefois le Palais de la reine Pomaré, dernière reine de Tahiti. Il était entouré d'un parc boisé et de jardins fleuris et ombragés et agrémenté d' une source d' eau douce et fraîche en forme de piscine naturelle où se baignait la Reine. On retrouve tout cela dans cet endroit magiquement calme malgré la circulation urbaine proche. Nous voici en ville, donc revenus au point de départ mais ce circuit peut être agrémenté - à l' aller par exemple - d' un autre détour, par exemple au Belvédère, pour lequel il faut aussi une voiture. L' embranchement se trouve à Arué. La route est étroite et sinueuse et monte à travers les bois. Il faut s'attendre à devoir croiser au moins un véhicule descendant et donc à manoeuvrer comme sur les routes des îles écossaises. Une fois au sommet, on se retrouve sur les grandes hauteurs de Tahiti et la vue est magnifique. Excursion facile et rapide.








L' excursion est terminée, mais le séjour à Tahiti peut se prolonger à loisir et avec plaisir. Les plongeurs - souvent obsédés par Rangiroa ou Fakarava- trouveront pourtant ici, à Tahiti, des spots de rêve et des clubs de plongée professionnels à la hauteur. Je ne plonge pas moi-même mais des amis plongent régulièrement et rapportent des mini-vidéos absolument fabuleuses ( de 15 à 35 m de profondeur, poissons, requins bien sur, raies manta et gorgones fabuleuses ). Utiliser une Go Pro avec flash.
Autre excursion possible : Moorea, l'île soeur que l'on peut rejoindre en catamaran. Partir tôt le matin au premier bateau pour la lumière ( 7h 30 ). On peut louer une Vespa ou une moto ou une voiture bien sur, sur place. On peut aussi passer une voiture de location réservée à Tahiti à la journée ( pour une voiture moyenne, compter environ 8000 FCP AR, à savoir 60 euros ). Les prix ont bien baissé, et la voiture donne de l' autonomie et de la flexibilité. Possibilité aussi, à Moorea, de réserver une journée au Coco Beach, sur un motu en face de l' Intercontinental. C' est un restaurant qui a son propre embarcadère. Le motu est superbe, la nourriture de qualité, les prix très compétitifs, le site exceptionnel. Pour se relaxer, nager, bronzer et faire du snorkeling en toute sécurité. La Polynésie, c'est cela aussi ! Réserver le passage à l' avance de préférence, surtout le we, généralement très chargé, par exemple sur le site www.aremiti.pf.
Encore une excursion à la journée, plutôt le we , sauf en période de vacances scolaires sur le Territoire : l' atoll de Tetiaroa, dit atoll de Marlon Brando ( sur lequel on a construit le Brando, un hôtel de luxe hyper-écologique et très cher), qui était autrefois la résidence d'été de la dernière reine de Tahiti, la reine Pomaré. Journée exceptionnelle, surtout quand le temps est de la partie, le bateau ancre derrière la barrière ( pas de passe ) et l'on franchit le récif sur la vague montante dans un canot pneumatique. Même chose au retour. On peut se baigner à loisir, et marcher le long de la plage dans la partie publique de l'atoll vers l' Île aux Oiseaux où nichent des centaines de sternes et fous de Bassan. Les oeufs sont à même le sol, on se retrouve au contact des bébés fous tout blancs et ahuris dans la végétation basse, avec des plumes dressées sur la tête. Les oiseaux sont en confiance et n' ont pas appris à se méfier de l' homme. Une expérience rare ! Certains touristes se conduisant très mal et sans respect pour ce site de vie et de nidification fragile, il se pourrait que dans un avenir proche, on ne puisse plus - comme autrefois- profiter de cet endroit merveilleux.
On peut aussi consacrer une journée à la Traversière, une route / piste facilement inondable et submersible au creux de la caldeira de la vallée de la Vaihiria à la vallée de la Papenoo et qu'il vaut mieux faire en visite guidée avec 4X4. Via le refuge de la Maroto et le village Fare Hape ( et ses sites archéologiques ) et enfin le tunnel qui permet de passer de l' autre côté. On parle ici de 40 kms de découverte. Toutes infos à Papeete et sur Internet bien sur. A / Vaihiria Quad Tahiti . Tel : 87744639 Email : vaihiriaquad@gmail.com B / Tahiti Discovery. Tel : 87771594 Email : teiva.tahitidiscovery@gmail.com C / Tahiti Safari Expedition. tel : 40421415 Email : tahiti.safari@mail.pf D / Ia Ora Na Tahiti Expeditions. tel : 87758807 Email : iaoranaexpeditions@gmail.com
Autre excursion possible à la journée aux ' lava tubes ' ( des tunnels de lave sauvages et préservés sur les hauteurs de Hitiaa ).
Toujours sur la commune de Hitiaa, on pourra randonner le long d'un magnifique ligne de cascades, la Faraura. Chaussures en plastique, genre crocs avec chaussettes conseillées.
Pour les randonneurs aguerris, il y a la longue et sportive ascension de l' Aorai, troisième sommet de l'île. Pour des randonneurs plus ordinaires mais toujours sportifs, on conseillera la randonnée vers le mont Marau ( environ 20 kms AR ). il ne faut pas avoir le vertige car certains passages sont difficiles et possibles uniquement avec cordes. ( Sentier accessible depuis le haut de St Hilaire à Faa'a ou du Lotus à Punaauia )
A / Tahiti Reva Trek. Contacter Angelina Bordas : Tel : 87747720 Email : pirimato@mail.pf B / Aito Rando : Contacter Pierre et Jimmy Leyral : Tel : 87762025 Email : aitorando987@gmail.com C / Vertical Limit : Contacter François Pratique : Tel : 87321549 Email : francoispratique@yahoo.fr
On peut aussi choisir la voie des airs et survoler Tahiti, grâce à une nouvelle compagnie, Tahiti Nui Helicopters. Vols touristiques entre 10 et 30 minutes : vallée de la Fautaua, col de Tiara à 1050 m d'altitude et port de Papeete pour le premier, plateau des orangers, Papenoo, caldeira, cascades et sommets vertigineux pour la seconde, vol entre mer et terre pour la dernière. Tarifs à partir de 16250 FCP. Quatre passagers minimum. Tous les jours de 7 h 00 à 19 h 00. A l' aéroport ( zone nord ). Site Internet : www.tahitinuihelicopers.com Email : commercial@tnh.pf
Trois mara'e sont visibles à Tahiti : le mara'e Ta'ata à Pa'ea ( rattaché au monde marin ), le mara'e Arahurahu déjà cité, rénové et servant d'écrin à des spectacles traditionnels, le mara'e Mahaiatea situé à Papara, moins intéressant car écroulé mais en voie d'aménagement.
Trois musées enfin : celui de la Perle à Papeete ( sur le front de mer ), le Musée de Tahiti et ses Îles au pk 15, à la pointe des Pêcheurs à Punaauia, et le Musée James Norman Hall ( auteur, entre autres du livre ' les révoltés de la Bounty ' -au PK 5 de Arue.
Pour les amateurs de golf : Golf Olivier Bréaud à Atimaono ( 41 kms de Papeete ) Tel : 40574052 Email : egat@egat.pf
Pour les fans de parapente Tahiti Parapente : tel : 87779017 Site Internet : www.tahiti-parapente.com
Pour les fans de mer et de sport ( en particulier le subwing ) Tahiti by Boat . Tel : 87291510
On ne peut quitter Tahiti sans aller voir un spectacle de danse dans un hôtel, principalement l' L'Intercontinental et le Sofitel. Le mercredi soir pour assister à un spectacle de danses marquisiennes à l' Intercontinental, les vendredi et samedi soirs dans ces deux hôtels, avec ou sans dîner. Certains restaurants ont aussi leur propre spectacle de danses, mais les hôtels offrent une scène plus impressionnante et où l'on peut rassembler davantage de danseurs.
Je recommande donc de quitter la France le jeudi pour une arrivée le vendredi matin et -au moins- un week end sur place pour profiter de tout, la plage, le marché, les plages à surf, la presqu'île, les soirées avec danses traditionnelles. Tout est une question de choix et d'équilibre, mais louper Tahiti serait, vous l' avez désormais compris, une erreur monumentale... ! A bientôt
Moana
Bonjour amis voyageurs ;-)
Tout d'abord je me présente, Arnaud j'ai 27 ans et je vous écris sur un sujet qui me tient à coeur, je crois que tout est dit dans le titre.. :-)
J'ai la chance et la joie de voyager tous les ans dans un pays différent et de rencontrer des populations aussi souriantes qu'accueillantes, des paysages magnifiques, des cultures et une façon de vivre qui me resteront gravées à vie..
J'ai depuis plusieurs années maintenant le rêve de fouler le sol polynésien, en particulier les îles marquises.
Une envie de découvrir cet archipel magnifique avec sa culture et sa population 🙂
Je me renseigne de plus en plus et je fais appel à vous dans l'espoir de recevoir vos avis pour les personnes qui ont eu la chance d'y aller et/où ceux qui comme moi aimeraient le découvrir..
Connaître vos ressentis, vos motivations et partager vos connaissances sur le sujet..
Et peut-être réaliser un rêve où en faire naître d'autres..
Merci d'avance 😉
Tout d'abord je me présente, Arnaud j'ai 27 ans et je vous écris sur un sujet qui me tient à coeur, je crois que tout est dit dans le titre.. :-)
J'ai la chance et la joie de voyager tous les ans dans un pays différent et de rencontrer des populations aussi souriantes qu'accueillantes, des paysages magnifiques, des cultures et une façon de vivre qui me resteront gravées à vie..
J'ai depuis plusieurs années maintenant le rêve de fouler le sol polynésien, en particulier les îles marquises.
Une envie de découvrir cet archipel magnifique avec sa culture et sa population 🙂
Je me renseigne de plus en plus et je fais appel à vous dans l'espoir de recevoir vos avis pour les personnes qui ont eu la chance d'y aller et/où ceux qui comme moi aimeraient le découvrir..
Connaître vos ressentis, vos motivations et partager vos connaissances sur le sujet..
Et peut-être réaliser un rêve où en faire naître d'autres..
Merci d'avance 😉
Je vous présente mon récit de voyage de 47 jours en PF, si ça peut servir….
J1 Arrivée à Papeete et nuit en couchsurfing chez des gens charmants dans une belle maison (piscine, falé…) aux alentours du centre-ville. Transfert avec eux…
J2 -5 Mooréa J’ai pris le bateau pour Mooréa. J’ai payé grâce à mon couchsurfer 1885 Fr. A/R mon billet, sinon c’est 3000 Fr. Je crois que c’est un prix CE. La traversée dure 30 minutes environ, l’arrivée sur Mooréa vaut quelques photos. Le camping Nelson m’a refusé car je n’avais pas de tente mais un hamac. Je me suis reporté sur l’hôtel Motu iti où la nuit en dortoir coûte 1700 Fr/nuit (15 lits environ…). Confort très rudimentaire, ainsi que la propreté : pas d’eau froide, pas de savon, internet hors de prix, etc… La baignade en face n’est pas trop possible, mais le kayak est gratuit et j’ai réussi en me baladant à voir requin, raie et quelques poissons ! Pour le transfert, on m’a déposé en stop, mais selon les horaires il y a le bus pour 300 Fr, le taxi, des navettes privées (700 Fr.)…. En route, j’ai mangé chez Caraméline (sans plus…), quelques personnes m’ont conseillées chez Didier mais le snack où les gens étaient unanimes : c’est chez Mahana : c’est très bon, on est les pieds dans l’eau, repas aux alentours des 2000 Fr. Je conseille aussi le green garden à côté du Hilton : bouffe bio et pas chère et wifi gratuite. Sinon, le motu iti fait resto pour 1000 Fr environ et un menu pour 1500, tout à fait correct. Il y a une plage publique à 2 km qui est sympa sur la baie d’Opunohu avec un magasin d’alimentation attenant. Le jour suivant, j’ai loué un scooter pour 4000 Fr les 8 heures (+ environ 600 Fr d’essence) pour faire le tour de l’île (1h environ), faire quelques courses vers le port, monter au belvédère (plutôt le matin pour le soleil), visiter les sites archéologiques, m’arrêter manger une glace au lycée agricole, aller prendre des photos sur les hauteurs du Sofitel (magnifique), aller voir les dauphins et les tortues à l’intercontinental hôtel et prendre une photo panoramique depuis le legends hôtel (on croirait que la piscine se jette dans la mer !). J’ai aussi passé pas mal de coups de fil pour réserver mes hôtels dans les autres îles, car j’ai eu des réponses diverses avec internet. J’ai pu obtenir un guide qui listait toutes les pensions sur la Polynésie, car le Lonely Planet est nettement insuffisant à ce niveau-là….. Puis j’ai plongé en J3 avec Mooréa Fun dive 12100 Fr les 2 plongées avec équipement (le club de plongée des grands hôtels me proposaient 15500 Fr….). On est allé à Tiki notamment. C’est l’usine 11 plongeurs pour un guide, déjà 2 bateaux sur place dont un qui faisait du feeding…. Mais le couple est très sympa, donc ça le fait bien ! Dès que le bateau s’arrête, les requins pointe noire arrivent entre 8 et 10, la visibilité est fantastique, on y voit du citron, murène, barracuda, rascasse, tortue (qui vient jouer avec vous : pas très naturel je pense…)…par contre côté corail, c’est l’apocalypse : il n’y a rien ! Puis j’ai passé mon dernier jour à la plage tranquillement avant de me faire déposer en stop au port pour prendre le bateau de 14h45. Nuit J5 J’ai passé la nuit à l’aéroport, c’est toléré, il y a des consignes à bagage et les prix varient en fonction de la taille de vos valises (de 400 Fr à 2000 Fr.). Puis avec l’achat de mon pass aérien avec air tahiti qui avait tout booké pour moi, je suis parti le lendemain à Maupiti.
A ce propos, j’ai choisi de voyager en avion et cela m’a coûté 1550 euros (Maupiti-Huahine-Raiatea-Bora bora-Tikehau-Rangiroa-Fakarava-Les marquises (Nuku hiva et Hiva Oa)-Les australes (Rurutu)).
J6-9 Maupiti Avion en début d’am qui met 50 minutes pour rejoindre cette île. A l’arrivée, pour moi, une navette en bateau qui coûte 500Fr. est présente. L’aéroport est sur un motu, aucun autre moyen de rejoindre l’île principale que le bateau. Certaines pensions ont leurs bateaux privés. J’ai séjourné chez Manu qui se trouve à 5 minutes de l’endroit (mairie, police…) où accoste la navette. J’avais une chambre à moi tout seul avec un grand lit pour 3000Fr la nuit. Vous pouvez choisir de manger là-bas, visiblement c’est très bon et copieux (2000Fr). Vous pouvez vous servir de la cuisine, tout le monde est très gentil ! Location de kayak, vélo 1000Fr. Les bananes et les mangues sont offertes. Petit-déj : 500Fr. C’est une île toute petite 10km le tour, pas très touristique (c ‘est agréable !), et très belle : vrai coup de cœur pour moi, je conseille ! On peut boire l’eau des fontaines, il y a 2 endroits pour s’approvisionner en aliments. J’ai fait le tour de l’île plusieurs fois à pied, on m’a aussi pris en stop. Je suis allé voir les pétroglyphes, j’ai fait l’ascension (prévoir de bonnes chaussures), la vue est splendide. Je suis allé à la plage, très belle, spot idéal pour le kitesurf. On peut aller au Motu à pied, ça se traverse aisément. Le lagon est très beau ! Pas trouvé de bar ou de resto les pieds dans l’eau sauf les pensions… Je n’ai pas trouvé de centre de plongée, mais je sais qu’il y a des excursions proposées pour aller voir les raies mantas (snorkeling) qui sont présentes toute l’année. Sur l’île comme partout en PF d’ailleurs, attention aux chiens ! De l’hôtel, possibilité de se connecter à internet sur hotspot 10h=33 euros ou 5h=17 euros environ… Départ 6h du matin pour Raiatea
J9-13 Raiatea 20 minutes d’avion. L’île est grande (100Km), tout à proximité, très différent de Maupiti… A l’arrivée, transfert gratuit avec stop pour faire des courses jusqu’au camping Sunset Motel Beach, c’est limite un complexe tellement c’est grand. 1500Fr la nuit + 50Fr de taxe/jour. Moi, j’étais en hamac, c’était parfait ! Mais beaucoup de vent quand même durant juillet/août. Cuisine et sanitaires à disposition. Un ponton pour se baigner, kayak gratuit. Accès wifi à la réception. Excursion possible gérée avec le camping. Transfert gratuit pour aller dans certains restos, transfert pour les excursions…. J’ai fait la demi-journée : visite du site de taputapuatea, remontée de la rivière et baignade au motu iriru pour 5000 Fr (collation comprise). Tour de Tahaa 8000Fr (il y a plusieurs prestataires, mais il faut être nombreux sinon ils ne prennent pas le départ, pas assez rentable…) : visite d’une ferme perlière (contact direct avec le producteur), visite d’une vanilleraie, snorkelling dans le jardin de corail (ça vaut le coup !), repas au motu (buffet traditionel) et nourrissage des poissons (raie, requins, carangue…)+baignade pour voir des murènes. J’ai acheté un collier de perle, mais je suis incapable d’en dire plus sur ce sujet, si ce n’est qu’à priori c’est moins cher chez le producteur… Le lendemain, randonnée facile mais avec quelques difficultés, juste derrière la gendarmerie pour avoir un point de vue : chemin non balisé et surtout, ce qui est pour moi le plus gros problème que j’ai rencontré en Polynésie, agressivité des chiens qui sont très nombreux….. Puis petit verre en terrasse en front de mer… Puis dernier jour, visite en kayak du lagon en attendant mon avion.
J13-16 Huahine
Arrivée le soir et transfert organisé par Hiva Plage pour 750Fr. Le camping se trouve à l’opposé de l’aéroport. Il y a 3 bungalows loués 2800Fr et le camping est à 1300Fr. Sanitaires propres et grande cuisine à l’extérieur. Location de vélos et de kayaks gratuite. Il y a une toute petite épicerie à proximité, mais au départ de l’aéroport Christelle vous proposera de vous arrêter au supermarché pour faire quelques courses. J’ai fait le tour de la petite île en vélo (3h environ en prenant mon temps), il y a un joli point de vue. Le camping donne sur une petite plage où on peut se baigner… Possibilité de louer un scooter pour 5500Fr, wifi payant disponible également.
J16-18 Bora Bora
J’ai logé chez Rosina où j’ai pu planté ma tente pour 1500Fr/nuit. C’est vraiment agréable de se dire qu’on peut loger pour pas cher à Bora, tant les hôtels de luxe ont envahi l’île. Sans cela, je n’aurais certainement pas visité cette île… Chez Rosina, le transfert est 1000Fr A/R. On est à 5 km de Vaitape et 30 minutes de Matira. Pour moi, le stop n’a pas fonctionné, il y a des taxis sur l’île. Eau chaude et sanitaires propres à la pension, mais aucun commerce à proximité. Le 1er jour, je suis allé à Matira pour me baigner. Le lagon est vraiment sublime, et vaut le coup d’œil. Le 2ème jour, J’ai fait le tour du lagon avec Nono pour 8600Fr avec snorkelling dans le jardin de corail, shark et ray feeding, déjeuner traditionnel sur un motu avec musique, baignade et tour du lagon. C’est l’usine, il y a beaucoup de monde, aucune information n’est donnée sur les animaux, pas grand-chose de naturel de ce côté là d’ailleurs….. Le soir, je suis allé à la fête de l’Heivai, bien sympa…… Là aussi, désagrément de taille : les chiens : faire très attention !
J18-20 Tikehau
2h depuis Bora. Je devais loger en camping à la pension Panau pour 3500Fr !! Mais personne n’est venu me chercher à l’aéroport malgré ma réservation et quand je suis arrivé à la pension, personne pour m’accueillir…… J’ai fait le tour des pensions qui sont proches de l’aéroport, et finalement la patron de chez Hotu m’a proposé de m’héberger dans sa 2ème pension en centre-ville : le bed & breakfast Tikehau où j’ai pu négocier de mettre ma tente, car ils ne font pas camping, et le petit-déj pour 3000Fr. !!! Douche froide cuisine accessible, wifi payant, kayak gratuit, transfert gratuit et hygiène discutable…. Et oui, Tikehau est très cher et 2 jours c’est largement suffisant sauf si vous plongez !! Il y a un magasin d’alimentation, une boulangerie, et c’était la période du Heiva, donc j’ai mangé pour pas cher……… Le lagon est plutôt joli et les plages vers l’aéroport très belles, mais j’ai eu le vent (Maraamu) et la pluie tout le mois de juillet, donc pas de baignade pour moi, trop froid !
J20-27 Rangiroa
Une semaine que pour plonger et pour moi qui a vécu beaucoup de désillusions en PF, la plongée à Rangi dans la passe de Tiputa, c’est juste fabuleux !! J’ai pris le carnet de 10 plongées à 61000Fr avec Yves Lefèvre, le pionnier de la plongée en PF, patron du raie manta club, qui est très sympa et très compétent. J’ai logé toute la semaine au Rangiroa Lodge en camping pour 1400Fr/nuit (il y a des réductions avec la plongée, envoyer un mail et vous aurez toutes les infos…). La chambre en dortoir est à 2700Fr. Le camping est galère, car on est sur des coraux morts à 5m de la plage et donc des vagues surtout qu’il y a beaucoup de vent…. Pas d’eau chaude (et c’est dur en juillet…), transfert A/R 700Fr, lave-linge 1000Fr, wifi payant, beaucoup de promiscuité mais énormément de convivialité, c’est le plus de ce lodge ! De très bons restos à Rangi, notamment chez Obélix (mahi mahi au curry une tuerie pour 1600Fr) avec wifi gratuit. Si vous ne plongez pas, 2 jours c’est largement suffisant ! Vous pouvez faire des excursions entre 7500 et 10000Fr pour le lagon bleu et les sables roses.
J27-31 Fakarava
J’ai passé 5 jours à Fakarava. A la base pour plonger, mais le vent était tellement fort, que ça a souvent été annulé… J’ai logé au relais Marama, visiblement le moins cher de l’île, mais tout de même très cher ! Bungalow 6000Fr par personne, camping 2600Fr. Est inclus le transfert, la wifi (vitesse faible), l’eau tiède dans la douche, le petit-déj, vélo. C’est très propre, il y a une cuisine à disposition. Lave-linge 1500Fr. Moi, j’ai réussi à négocier une chambre pour 4000Fr….
Sur l’île, pas grand-chose à faire si vous ne plongez pas, un seul magasin… Quasiment rien à visiter, peu de resto…. Des excursions, mais toutes annulées à cause du vent. Pour aller dans la passe sud, c’est un billet de 12000Fr à donner… J’ai plongé 2 fois avec dive spirit pour 15000Fr dans la passe nord : très belles plongées !
Après une nuit passé à l’aéroport de Papeete, je me suis rendu aux Marquises. Or problème, vu les conditions météo, le pilote n’a pas pu atterrir et après avoir détourné l’avion sur Nuku Hiva, on nous a ramenés à Papeete !!!! En gros, tout cela a duré 10h, et la compagnie n’a rien pris en charge, même pas un sandwich ou une bouteille d’eau, car les intempéries ne font pas partis des clauses…. Du coup, j’ai repassé la nuit à l’aéroport pour être sûr d’avoir un avion le lendemain matin à l’aube ! En effet, les avions en saison sont complets et on ne m’a rien proposé avant d’attendre 3 jours…. Vu le prix pour aller aux marquises, inutile d’y aller pour 3 jours ! En insistant, j’ai pu me faire surbooker sur un vol, et au lieu d’aller à Hiva Oa, je me suis rendu à Nuku Hiva… J’ai entendu dire que des gens avaient manqué leur connexion avec leur vol international, vous êtes prévenus, ça peut arriver !!!!
J34-J38 Nuku Hiva Transfert de l’aéroport 6000Fr A/R mais en principe c’est 4000Fr l’aller avec les taxis. Le stop n’a pas marché pour moi. J’ai eu énormément de mal à trouver un hébergement pas cher, bon nombre de pensions du LP n’existent plus…. J’ai finalement dormi à la pension Koku’u dans les hauteurs du centre-ville pour 4000Fr (prix négocié) la nuit avec la demi-pension. C’est très bien, propre, il y a plusieurs lits et les propriétaires sont très gentils. La bouffe est vraiment bonne. J’ai fait une excursion à 7000 Fr pour aller dans le nord et jusqu’à la plage de Anaho. Pas eu de souci avec les nonos, pourtant très présent. Les paysages changent énormément du reste de la Polynésie, montagneux, beaucoup d’animaux (chèvres, vaches, cochons…) et c’est vraiment beau, notamment dès qu’on se trouve en hauteur. Il est possible de faire une excursion pour aller chasser du cochon sauvage.
J38-40 Hiva Oa
J’avais réservé au préalable à la maison d’hôtes de Tabauku pour 5000Fr avec petit-déj, transfert A/R 2000Fr. Mais vu mes péripéties, j’ai tenté à nouveau de contacter les bungalows communaux et ça a fonctionné, c’est 3000Fr, et on m’a dit que c’est bien. Quant à moi, je l’ai joué « j’irai dormir chez vous », et du coup je me suis retrouvé chez un Marquisien qui m’a logé, nourri, baladé de partout. J’ai juste payé un peu d’essence 5000Fr. Je conseille d’aller, outre les tombeaux célèbres, à Puamau. Mais je sais que c’est très cher. J’ai vraiment eu de la chance !
Puis j’ai passé une nuit chez des gens rencontrés à Papeete en couchsurfing
J42-46 Rurutu
J’ai passé 5 jours en couchsurfing au village de Moerai. Mon but dans les Australes : voir les baleines à bosse !! J’ai fait 3 sorties baleine : 8500Fr chacune (en négociant, j’ai pu les avoir à 6500Fr). On peut louer un appareil photo waterproof. J’ai fait ces sorties avec le raie manta club qui propose aussi des plongées. En ce début du mois d’août, j’ai vu à chaque fois entre 4 et 6 baleines, parfois de très près, car elles étaient relativement stables. La visibilité est incroyable et nous n’étions que très peu dans l’eau. C’est vraiment une excursion que je conseille. J’ai aussi fait quelques randonnées pour voir les grottes. Le stop marche TB à Rurutu. Quelques snacks à disposition, et beaucoup de ventes de sandwich.
Puis retour et nuit à Papeete en couchsurfing et repas dans une roulotte et balade sur Tahiti assez rapide pour mon 47ème jour. Je suis notamment allé à la plage de PK18.
Pour info, il me reste quelques crédits sur ma carte téléphonique et sur mon compte internet, je vous fournis les deux !
Carte de téléphone : 639 978 42 Compte internet Hotspot : CB028386 mdp : 8334
Bon séjour en Polynésie, moi j’avoue ne pas trop avoir aimé malgré des expériences incroyables comme de nager avec les baleines…. Rafx,
J1 Arrivée à Papeete et nuit en couchsurfing chez des gens charmants dans une belle maison (piscine, falé…) aux alentours du centre-ville. Transfert avec eux…
J2 -5 Mooréa J’ai pris le bateau pour Mooréa. J’ai payé grâce à mon couchsurfer 1885 Fr. A/R mon billet, sinon c’est 3000 Fr. Je crois que c’est un prix CE. La traversée dure 30 minutes environ, l’arrivée sur Mooréa vaut quelques photos. Le camping Nelson m’a refusé car je n’avais pas de tente mais un hamac. Je me suis reporté sur l’hôtel Motu iti où la nuit en dortoir coûte 1700 Fr/nuit (15 lits environ…). Confort très rudimentaire, ainsi que la propreté : pas d’eau froide, pas de savon, internet hors de prix, etc… La baignade en face n’est pas trop possible, mais le kayak est gratuit et j’ai réussi en me baladant à voir requin, raie et quelques poissons ! Pour le transfert, on m’a déposé en stop, mais selon les horaires il y a le bus pour 300 Fr, le taxi, des navettes privées (700 Fr.)…. En route, j’ai mangé chez Caraméline (sans plus…), quelques personnes m’ont conseillées chez Didier mais le snack où les gens étaient unanimes : c’est chez Mahana : c’est très bon, on est les pieds dans l’eau, repas aux alentours des 2000 Fr. Je conseille aussi le green garden à côté du Hilton : bouffe bio et pas chère et wifi gratuite. Sinon, le motu iti fait resto pour 1000 Fr environ et un menu pour 1500, tout à fait correct. Il y a une plage publique à 2 km qui est sympa sur la baie d’Opunohu avec un magasin d’alimentation attenant. Le jour suivant, j’ai loué un scooter pour 4000 Fr les 8 heures (+ environ 600 Fr d’essence) pour faire le tour de l’île (1h environ), faire quelques courses vers le port, monter au belvédère (plutôt le matin pour le soleil), visiter les sites archéologiques, m’arrêter manger une glace au lycée agricole, aller prendre des photos sur les hauteurs du Sofitel (magnifique), aller voir les dauphins et les tortues à l’intercontinental hôtel et prendre une photo panoramique depuis le legends hôtel (on croirait que la piscine se jette dans la mer !). J’ai aussi passé pas mal de coups de fil pour réserver mes hôtels dans les autres îles, car j’ai eu des réponses diverses avec internet. J’ai pu obtenir un guide qui listait toutes les pensions sur la Polynésie, car le Lonely Planet est nettement insuffisant à ce niveau-là….. Puis j’ai plongé en J3 avec Mooréa Fun dive 12100 Fr les 2 plongées avec équipement (le club de plongée des grands hôtels me proposaient 15500 Fr….). On est allé à Tiki notamment. C’est l’usine 11 plongeurs pour un guide, déjà 2 bateaux sur place dont un qui faisait du feeding…. Mais le couple est très sympa, donc ça le fait bien ! Dès que le bateau s’arrête, les requins pointe noire arrivent entre 8 et 10, la visibilité est fantastique, on y voit du citron, murène, barracuda, rascasse, tortue (qui vient jouer avec vous : pas très naturel je pense…)…par contre côté corail, c’est l’apocalypse : il n’y a rien ! Puis j’ai passé mon dernier jour à la plage tranquillement avant de me faire déposer en stop au port pour prendre le bateau de 14h45. Nuit J5 J’ai passé la nuit à l’aéroport, c’est toléré, il y a des consignes à bagage et les prix varient en fonction de la taille de vos valises (de 400 Fr à 2000 Fr.). Puis avec l’achat de mon pass aérien avec air tahiti qui avait tout booké pour moi, je suis parti le lendemain à Maupiti.
A ce propos, j’ai choisi de voyager en avion et cela m’a coûté 1550 euros (Maupiti-Huahine-Raiatea-Bora bora-Tikehau-Rangiroa-Fakarava-Les marquises (Nuku hiva et Hiva Oa)-Les australes (Rurutu)).
J6-9 Maupiti Avion en début d’am qui met 50 minutes pour rejoindre cette île. A l’arrivée, pour moi, une navette en bateau qui coûte 500Fr. est présente. L’aéroport est sur un motu, aucun autre moyen de rejoindre l’île principale que le bateau. Certaines pensions ont leurs bateaux privés. J’ai séjourné chez Manu qui se trouve à 5 minutes de l’endroit (mairie, police…) où accoste la navette. J’avais une chambre à moi tout seul avec un grand lit pour 3000Fr la nuit. Vous pouvez choisir de manger là-bas, visiblement c’est très bon et copieux (2000Fr). Vous pouvez vous servir de la cuisine, tout le monde est très gentil ! Location de kayak, vélo 1000Fr. Les bananes et les mangues sont offertes. Petit-déj : 500Fr. C’est une île toute petite 10km le tour, pas très touristique (c ‘est agréable !), et très belle : vrai coup de cœur pour moi, je conseille ! On peut boire l’eau des fontaines, il y a 2 endroits pour s’approvisionner en aliments. J’ai fait le tour de l’île plusieurs fois à pied, on m’a aussi pris en stop. Je suis allé voir les pétroglyphes, j’ai fait l’ascension (prévoir de bonnes chaussures), la vue est splendide. Je suis allé à la plage, très belle, spot idéal pour le kitesurf. On peut aller au Motu à pied, ça se traverse aisément. Le lagon est très beau ! Pas trouvé de bar ou de resto les pieds dans l’eau sauf les pensions… Je n’ai pas trouvé de centre de plongée, mais je sais qu’il y a des excursions proposées pour aller voir les raies mantas (snorkeling) qui sont présentes toute l’année. Sur l’île comme partout en PF d’ailleurs, attention aux chiens ! De l’hôtel, possibilité de se connecter à internet sur hotspot 10h=33 euros ou 5h=17 euros environ… Départ 6h du matin pour Raiatea
J9-13 Raiatea 20 minutes d’avion. L’île est grande (100Km), tout à proximité, très différent de Maupiti… A l’arrivée, transfert gratuit avec stop pour faire des courses jusqu’au camping Sunset Motel Beach, c’est limite un complexe tellement c’est grand. 1500Fr la nuit + 50Fr de taxe/jour. Moi, j’étais en hamac, c’était parfait ! Mais beaucoup de vent quand même durant juillet/août. Cuisine et sanitaires à disposition. Un ponton pour se baigner, kayak gratuit. Accès wifi à la réception. Excursion possible gérée avec le camping. Transfert gratuit pour aller dans certains restos, transfert pour les excursions…. J’ai fait la demi-journée : visite du site de taputapuatea, remontée de la rivière et baignade au motu iriru pour 5000 Fr (collation comprise). Tour de Tahaa 8000Fr (il y a plusieurs prestataires, mais il faut être nombreux sinon ils ne prennent pas le départ, pas assez rentable…) : visite d’une ferme perlière (contact direct avec le producteur), visite d’une vanilleraie, snorkelling dans le jardin de corail (ça vaut le coup !), repas au motu (buffet traditionel) et nourrissage des poissons (raie, requins, carangue…)+baignade pour voir des murènes. J’ai acheté un collier de perle, mais je suis incapable d’en dire plus sur ce sujet, si ce n’est qu’à priori c’est moins cher chez le producteur… Le lendemain, randonnée facile mais avec quelques difficultés, juste derrière la gendarmerie pour avoir un point de vue : chemin non balisé et surtout, ce qui est pour moi le plus gros problème que j’ai rencontré en Polynésie, agressivité des chiens qui sont très nombreux….. Puis petit verre en terrasse en front de mer… Puis dernier jour, visite en kayak du lagon en attendant mon avion.
J13-16 Huahine
Arrivée le soir et transfert organisé par Hiva Plage pour 750Fr. Le camping se trouve à l’opposé de l’aéroport. Il y a 3 bungalows loués 2800Fr et le camping est à 1300Fr. Sanitaires propres et grande cuisine à l’extérieur. Location de vélos et de kayaks gratuite. Il y a une toute petite épicerie à proximité, mais au départ de l’aéroport Christelle vous proposera de vous arrêter au supermarché pour faire quelques courses. J’ai fait le tour de la petite île en vélo (3h environ en prenant mon temps), il y a un joli point de vue. Le camping donne sur une petite plage où on peut se baigner… Possibilité de louer un scooter pour 5500Fr, wifi payant disponible également.
J16-18 Bora Bora
J’ai logé chez Rosina où j’ai pu planté ma tente pour 1500Fr/nuit. C’est vraiment agréable de se dire qu’on peut loger pour pas cher à Bora, tant les hôtels de luxe ont envahi l’île. Sans cela, je n’aurais certainement pas visité cette île… Chez Rosina, le transfert est 1000Fr A/R. On est à 5 km de Vaitape et 30 minutes de Matira. Pour moi, le stop n’a pas fonctionné, il y a des taxis sur l’île. Eau chaude et sanitaires propres à la pension, mais aucun commerce à proximité. Le 1er jour, je suis allé à Matira pour me baigner. Le lagon est vraiment sublime, et vaut le coup d’œil. Le 2ème jour, J’ai fait le tour du lagon avec Nono pour 8600Fr avec snorkelling dans le jardin de corail, shark et ray feeding, déjeuner traditionnel sur un motu avec musique, baignade et tour du lagon. C’est l’usine, il y a beaucoup de monde, aucune information n’est donnée sur les animaux, pas grand-chose de naturel de ce côté là d’ailleurs….. Le soir, je suis allé à la fête de l’Heivai, bien sympa…… Là aussi, désagrément de taille : les chiens : faire très attention !
J18-20 Tikehau
2h depuis Bora. Je devais loger en camping à la pension Panau pour 3500Fr !! Mais personne n’est venu me chercher à l’aéroport malgré ma réservation et quand je suis arrivé à la pension, personne pour m’accueillir…… J’ai fait le tour des pensions qui sont proches de l’aéroport, et finalement la patron de chez Hotu m’a proposé de m’héberger dans sa 2ème pension en centre-ville : le bed & breakfast Tikehau où j’ai pu négocier de mettre ma tente, car ils ne font pas camping, et le petit-déj pour 3000Fr. !!! Douche froide cuisine accessible, wifi payant, kayak gratuit, transfert gratuit et hygiène discutable…. Et oui, Tikehau est très cher et 2 jours c’est largement suffisant sauf si vous plongez !! Il y a un magasin d’alimentation, une boulangerie, et c’était la période du Heiva, donc j’ai mangé pour pas cher……… Le lagon est plutôt joli et les plages vers l’aéroport très belles, mais j’ai eu le vent (Maraamu) et la pluie tout le mois de juillet, donc pas de baignade pour moi, trop froid !
J20-27 Rangiroa
Une semaine que pour plonger et pour moi qui a vécu beaucoup de désillusions en PF, la plongée à Rangi dans la passe de Tiputa, c’est juste fabuleux !! J’ai pris le carnet de 10 plongées à 61000Fr avec Yves Lefèvre, le pionnier de la plongée en PF, patron du raie manta club, qui est très sympa et très compétent. J’ai logé toute la semaine au Rangiroa Lodge en camping pour 1400Fr/nuit (il y a des réductions avec la plongée, envoyer un mail et vous aurez toutes les infos…). La chambre en dortoir est à 2700Fr. Le camping est galère, car on est sur des coraux morts à 5m de la plage et donc des vagues surtout qu’il y a beaucoup de vent…. Pas d’eau chaude (et c’est dur en juillet…), transfert A/R 700Fr, lave-linge 1000Fr, wifi payant, beaucoup de promiscuité mais énormément de convivialité, c’est le plus de ce lodge ! De très bons restos à Rangi, notamment chez Obélix (mahi mahi au curry une tuerie pour 1600Fr) avec wifi gratuit. Si vous ne plongez pas, 2 jours c’est largement suffisant ! Vous pouvez faire des excursions entre 7500 et 10000Fr pour le lagon bleu et les sables roses.
J27-31 Fakarava
J’ai passé 5 jours à Fakarava. A la base pour plonger, mais le vent était tellement fort, que ça a souvent été annulé… J’ai logé au relais Marama, visiblement le moins cher de l’île, mais tout de même très cher ! Bungalow 6000Fr par personne, camping 2600Fr. Est inclus le transfert, la wifi (vitesse faible), l’eau tiède dans la douche, le petit-déj, vélo. C’est très propre, il y a une cuisine à disposition. Lave-linge 1500Fr. Moi, j’ai réussi à négocier une chambre pour 4000Fr….
Sur l’île, pas grand-chose à faire si vous ne plongez pas, un seul magasin… Quasiment rien à visiter, peu de resto…. Des excursions, mais toutes annulées à cause du vent. Pour aller dans la passe sud, c’est un billet de 12000Fr à donner… J’ai plongé 2 fois avec dive spirit pour 15000Fr dans la passe nord : très belles plongées !
Après une nuit passé à l’aéroport de Papeete, je me suis rendu aux Marquises. Or problème, vu les conditions météo, le pilote n’a pas pu atterrir et après avoir détourné l’avion sur Nuku Hiva, on nous a ramenés à Papeete !!!! En gros, tout cela a duré 10h, et la compagnie n’a rien pris en charge, même pas un sandwich ou une bouteille d’eau, car les intempéries ne font pas partis des clauses…. Du coup, j’ai repassé la nuit à l’aéroport pour être sûr d’avoir un avion le lendemain matin à l’aube ! En effet, les avions en saison sont complets et on ne m’a rien proposé avant d’attendre 3 jours…. Vu le prix pour aller aux marquises, inutile d’y aller pour 3 jours ! En insistant, j’ai pu me faire surbooker sur un vol, et au lieu d’aller à Hiva Oa, je me suis rendu à Nuku Hiva… J’ai entendu dire que des gens avaient manqué leur connexion avec leur vol international, vous êtes prévenus, ça peut arriver !!!!
J34-J38 Nuku Hiva Transfert de l’aéroport 6000Fr A/R mais en principe c’est 4000Fr l’aller avec les taxis. Le stop n’a pas marché pour moi. J’ai eu énormément de mal à trouver un hébergement pas cher, bon nombre de pensions du LP n’existent plus…. J’ai finalement dormi à la pension Koku’u dans les hauteurs du centre-ville pour 4000Fr (prix négocié) la nuit avec la demi-pension. C’est très bien, propre, il y a plusieurs lits et les propriétaires sont très gentils. La bouffe est vraiment bonne. J’ai fait une excursion à 7000 Fr pour aller dans le nord et jusqu’à la plage de Anaho. Pas eu de souci avec les nonos, pourtant très présent. Les paysages changent énormément du reste de la Polynésie, montagneux, beaucoup d’animaux (chèvres, vaches, cochons…) et c’est vraiment beau, notamment dès qu’on se trouve en hauteur. Il est possible de faire une excursion pour aller chasser du cochon sauvage.
J38-40 Hiva Oa
J’avais réservé au préalable à la maison d’hôtes de Tabauku pour 5000Fr avec petit-déj, transfert A/R 2000Fr. Mais vu mes péripéties, j’ai tenté à nouveau de contacter les bungalows communaux et ça a fonctionné, c’est 3000Fr, et on m’a dit que c’est bien. Quant à moi, je l’ai joué « j’irai dormir chez vous », et du coup je me suis retrouvé chez un Marquisien qui m’a logé, nourri, baladé de partout. J’ai juste payé un peu d’essence 5000Fr. Je conseille d’aller, outre les tombeaux célèbres, à Puamau. Mais je sais que c’est très cher. J’ai vraiment eu de la chance !
Puis j’ai passé une nuit chez des gens rencontrés à Papeete en couchsurfing
J42-46 Rurutu
J’ai passé 5 jours en couchsurfing au village de Moerai. Mon but dans les Australes : voir les baleines à bosse !! J’ai fait 3 sorties baleine : 8500Fr chacune (en négociant, j’ai pu les avoir à 6500Fr). On peut louer un appareil photo waterproof. J’ai fait ces sorties avec le raie manta club qui propose aussi des plongées. En ce début du mois d’août, j’ai vu à chaque fois entre 4 et 6 baleines, parfois de très près, car elles étaient relativement stables. La visibilité est incroyable et nous n’étions que très peu dans l’eau. C’est vraiment une excursion que je conseille. J’ai aussi fait quelques randonnées pour voir les grottes. Le stop marche TB à Rurutu. Quelques snacks à disposition, et beaucoup de ventes de sandwich.
Puis retour et nuit à Papeete en couchsurfing et repas dans une roulotte et balade sur Tahiti assez rapide pour mon 47ème jour. Je suis notamment allé à la plage de PK18.
Pour info, il me reste quelques crédits sur ma carte téléphonique et sur mon compte internet, je vous fournis les deux !
Carte de téléphone : 639 978 42 Compte internet Hotspot : CB028386 mdp : 8334
Bon séjour en Polynésie, moi j’avoue ne pas trop avoir aimé malgré des expériences incroyables comme de nager avec les baleines…. Rafx,
Bonjour à tous,
Nous nous apprêtons à partir 1 mois complet en Polynésie Française. Nous arrivons à Tahiti, et nous allons voyager sur 9 îles différentes. Nous souhaitons faire des randonnées et de la plongée (snorkeling/apnée) pendant notre séjour et donc nous comptons transporter notre matériel masque, palmes, tuba et le nécessaire de rando. Nous partons fin février 2012. Nous sommes entrain de chercher tout l'équipement de randonnée nécessaire à notre périple (sachant que sur le mois où nous restons là bas, nous n'aurons que 7 nuits d'hôtel). Nous serions preneur de tout conseil en ce qui concerne le "sac type" du randonneur en pays tropicaux. Nous n'avons pas encore de matériel pour de grands voyages à pied de ce type. Nous nous renseignons pour alléger au maximum nos sacs. Avez vous des conseils ? Pour l'instant, notre choix de tente se porte sur la Mc Kinley compactligth 2 avec un matelas autogonflant et juste un drap (pas de duvet). Avez vous déjà utilisé cette tente ? Avez vous une expérience similaire ou des conseils à nous donner ? Nous souhaitons prendre un peu de nourriture lyophilisée au cas où, mais nous ne pouvons pas prendre de réchaud à gaz vu que entre les îles nous prenons l'avion. Connaissez vous de la nourriture qui ne nécessite pas de l'eau chaude ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Emilie et Thomas.
Nous nous apprêtons à partir 1 mois complet en Polynésie Française. Nous arrivons à Tahiti, et nous allons voyager sur 9 îles différentes. Nous souhaitons faire des randonnées et de la plongée (snorkeling/apnée) pendant notre séjour et donc nous comptons transporter notre matériel masque, palmes, tuba et le nécessaire de rando. Nous partons fin février 2012. Nous sommes entrain de chercher tout l'équipement de randonnée nécessaire à notre périple (sachant que sur le mois où nous restons là bas, nous n'aurons que 7 nuits d'hôtel). Nous serions preneur de tout conseil en ce qui concerne le "sac type" du randonneur en pays tropicaux. Nous n'avons pas encore de matériel pour de grands voyages à pied de ce type. Nous nous renseignons pour alléger au maximum nos sacs. Avez vous des conseils ? Pour l'instant, notre choix de tente se porte sur la Mc Kinley compactligth 2 avec un matelas autogonflant et juste un drap (pas de duvet). Avez vous déjà utilisé cette tente ? Avez vous une expérience similaire ou des conseils à nous donner ? Nous souhaitons prendre un peu de nourriture lyophilisée au cas où, mais nous ne pouvons pas prendre de réchaud à gaz vu que entre les îles nous prenons l'avion. Connaissez vous de la nourriture qui ne nécessite pas de l'eau chaude ?
Merci d'avance pour vos réponses.
Emilie et Thomas.
difficile même avec la fonction rechercher, de trouver un camping sur bora bora, j'ai entendu parler de chez celio ? faut il louer une voiture ou est ce inutile vu la dimension de l'île
merci pour tout vos conseils
Bonjour,
j'ai déjà envoyé ce message hier, mais apparemment il n'est pas dans le "forum"
il y a certainement une raison, mais laquelle ?
Nous préparons pour JUILLET 2009, notre voyage sur la polynésie Nous aurions souhaité avoir votre avis et quelques conseils sur notre programme à l'avance, merci
Arrivée à Papeete le 09/07 - Pension PUEA (3N) 12/07: Dir. TAHAA (2N) 16/07: Dir. HUAHINE (2N) 18/07: Dir. BORA BORA (3N) 23/07: Dir. MAUPITI (2N) 23/07: Ret sur BORA pour MOOREA (3N) 26/07: Ret PAPEETE pour RANGIROA (2N) 28/07: Ret sur PAPEETE pour NIKU HIVA (2N) 30/07: Dir. HIVA HOA (2N) 01/08: Ret.PAPEETE pour MANGAREVA (3N) 04/08: Ret. sur PAPEETE
Notre retour sur la France est prévu le 07/08 à 22H00 Nous avons donc quelques jours à disposer Où les placer, le plus judicieusement possible ???????
Merci et BONNES FÊTES JP
Nous préparons pour JUILLET 2009, notre voyage sur la polynésie Nous aurions souhaité avoir votre avis et quelques conseils sur notre programme à l'avance, merci
Arrivée à Papeete le 09/07 - Pension PUEA (3N) 12/07: Dir. TAHAA (2N) 16/07: Dir. HUAHINE (2N) 18/07: Dir. BORA BORA (3N) 23/07: Dir. MAUPITI (2N) 23/07: Ret sur BORA pour MOOREA (3N) 26/07: Ret PAPEETE pour RANGIROA (2N) 28/07: Ret sur PAPEETE pour NIKU HIVA (2N) 30/07: Dir. HIVA HOA (2N) 01/08: Ret.PAPEETE pour MANGAREVA (3N) 04/08: Ret. sur PAPEETE
Notre retour sur la France est prévu le 07/08 à 22H00 Nous avons donc quelques jours à disposer Où les placer, le plus judicieusement possible ???????
Merci et BONNES FÊTES JP
Bonjour!
Je viens de passer 6 mois à Tahiti, j'ai fait un stage dans un hôtel (je vivais à Tahiti-même). J'ai passé quelques week-ends à Moorea, Rangiroa, Bora Bora et aux Marquises (Nuku Hiva & Hiva Oa).
Je me tiens donc à votre disposition si vous avez besoin de bons plans!
A tout bientôt Géraldine
Je viens de passer 6 mois à Tahiti, j'ai fait un stage dans un hôtel (je vivais à Tahiti-même). J'ai passé quelques week-ends à Moorea, Rangiroa, Bora Bora et aux Marquises (Nuku Hiva & Hiva Oa).
Je me tiens donc à votre disposition si vous avez besoin de bons plans!
A tout bientôt Géraldine
Nous désirons nous rendre en Polynésie en juillet 2007 (à Tahiti, hébergés par une amie). Nous voulons en profiter pour visiter MOOREA, BORA BORA et RANGIROA. Nous sommes preneurs de toutes informations utiles : notamment pensions de famille pour ces différentes îles pour un budget moyen. Qui connait la pension lagoonarium à bora bora, qui a visité le dolphinarium à moorea etc etc... merci par avance pour toutes les réponses.
Je suis FRAISE et tout d’abord, je tiens à remercier ceux qui m’ont aidé à préparer notre voyage (il y a fort longtemps déjà), car sans aide nous n’aurions pas pu prévoir un tel programme aussi sympa, c’est certain, donc encore merci à eux tous et toutes.
Aussi, c’est avec plaisir qu’à mon tour, je peux donner des infos à ceux qui le souhaitent (à la hauteur de mon humble expérience bien sûr…), donc si vous avez des questions ?
Le 1er conseil que je peux donner est de ne pas trop prévoir d’îles, car sinon l’on passe son temps dans les transferts, minimum 3 jours par îles et encore. Bien que nous avions minutieusement et longuement préparé le programme sur chaque île (donc peu de perte de temps), le rythme a été toutefois soutenu, alors mieux vaut éviter de courir partout……et surtout, surtout ne pas de contenter de rester dans l’hôtel, même s’il paraît fabuleux, il y a tellement de choses à voir à côté, c’est là qu’est tout le charme de ces îles, c’est là que la magie commence, ces paysages sauvages, bruts de toute construction, cette végétation, les villageois….bien souvent l’intérieur de l’île recèle de trésors, alors passez à côté quel dommage…..
Nous sommes revenus depuis un petit moment et nous pensons encore tous les jours à la Polynésie, nostalgie, nostalgie, bien que nous n’ayons pas eu de chance du tout avec la météo : le maraaou (vent violent) s'est levé pour 11 jours consécutifs et de la pluie (notamment une journée entière à Bora et un déluge à Nuku Hiva au point d’être bloqués dans la vallée d'Hatiheu et rapatriés par l’Aranui trempés jusqu’aux os), nous avons, hélas, vu plein d'arc-en-ciel mais juste 1 seul et unique couché de soleil à Mooréa le 1er jour (car très souvent nuageux en fin d’après-midi), la vraie « pouasse » quoi ! C’est exceptionnel à cette époque…. Bref périple bien mouvementé et assez loin du soleil et des bleus du lagon idyllique que l’on s’imagine avant de partir….mais malgré tout cela, nous sommes enchantés par ces îles, plus particulièrement par Huahiné et surtout Les Marquises.
Nous avons gardé le moral, grâce à la gentillesse des gens (une réalité), à l’accueil dans les pensions, à la beauté des paysages (même sous un ciel plutôt gris par moment) car tout ne se concentre pas sur le lagon, fort heureusement….ces montagnes, ces endroits sauvages, cette végétation, ces odeurs, ces petits villages si typiques, les chiens, les coqs, les margouillats, les chants, les danses, le sourire et l’éternelle bonne humeur des Polynésiens, le poisson cru au lait de coco, la hinano, les perles, les fleurs, les succulents ananas de Mooréa et les pamplemousses sucrés des Marquises, les chèvres, les cochons sauvages, les chevaux, LA NATURE….un dépaysement total (particulièrement aux Marquises), une vrai découverte, à la hauteur de ce que l’on en attendait.
Les quelques jours de beau temps (plutôt d’éclaircies) que nous avons pu avoir, nous ont permis quand même de profiter du lagon : un émerveillement. A ne pas rater, masque et tuba, le top pour les poissons, un enchantement sans cesse renouvelé, ce que les plongeurs doivent découvrir nous laisse rêveur….
Pour les plus courageux (ceux qui ne sont pas fatigués de lire) ou pour ceux que cela peut intéresser (les futurs partants), quelques infos ci-après en résumé (en essayant de faire « court » : fort difficile sur une telle destination) : TAHITI mérite que l’on s’y arrête, surtout sur Tahiti Iti, le tour de l’île se fait rapidement en voiture avec de beaux paysages et plages de sable noir. L’intérieur de l’île (la traversière) est absolument à faire en 4 x 4. Ne pas rater le marché pour le shopping avant le retour et bien sûr manger aux roulottes.
* Nos regrets : ne pas avoir prévu 1 jour de plus sur Tahiti, trop court.
* Pension Damyr : idéal à l’arrivée pour une nuit en transit (juste à côté de l’aéroport avec transfert gratuit).
* Pension Ahitea Lodge : bien au retour (tout proche du centre et des quais, surtout bien moins cher que Tiaré ou Mandarin avec cuisine à disposition). MOOREA malgré sa proximité avec Tahiti, a su garder tout son charme et en dehors d’une partie de la bande côtière (où sont les hôtels) on se retrouve très rapidement plongé dans la magie de ces îles. Ne pas rater la soirée au Tiki village pour les danses polynésiennes (bien que touristique) mais sans le repas, louer un scooter pour faire le tour de l’île, voir le belvédère, le lycée agricole (goûter aux confitures et jus de fruits), les baies de Cook et d’Opunohu (encore plus sauvage), la belle plage du sofitel. Faire du quad en empruntant la route des ananas (un must…). Louer un canoë et se régaler avec le jardin de corail des motus Fareone et Tiahura en face des Tipaniers. Passer la journée et pique-niquer au lagoonarium du Motu Ahi à Afareaitu (notre 1er contact avec les raies et les tortues : génial), etc, etc…
* Nos regrets : aucun car beau temps et réalisation de notre programme (chargé mais top !).
* Les Tipaniers : parfait, magnifique plage, très bonne ambiance, bungalow face au ponton, bon restaurant, supers petits-déjeuners face au lagon, une très bonne adresse. HUAHINE très sauvage, authentique : notre préférée (bien que principalement admirée sous un ciel gris entre 2 éclaircies…alors avec un super soleil, cela doit être fabuleux). Flâner sur les quais de Faré (la gentillesse des villageois réchauffe le coeur), manger le soir aux roulottes sur les quais, faire le tour de l’île en voiture ou en scooter, voir les Maraes et la lagune de Maeva, les anguilles de faie, visiter la ferme Pearlfarm (où l’on peut acheter des perles pour ceux qui ne vont pas aux Tuamotus) se régaler les yeux au belvédère en admirant les baies de Maroe et Bourayne, la côte sauvage de Tefarerii, grimper jusqu’au point de vue panoramique de l’Eden Parc (dur, mais époustouflant). Louer un petit bateau pour faire le tour du lagon de Huahiné Iti (magnifique : snorkeking, plages désertes, motus inhabités) ou soit avec Maraamu Sailing de la pension Mauarii (très bien car pas de Shark Feeding et petite structure avec petit bateau, type très sympa et passionné).
* Nos regrets : avoir été obligés de faire le tour en voiture et non en scooter car trop nombreuses averses et ne pas avoir pu faire le jardin de corail du Sofitel Heiva à cause du fort courant du lagon et enfin ne pas avoir assez profité des couleurs du lagon lors de notre épopée en bateau, écourtée par une averse torrentielle (on n’y voyait pas à 5 m : ballottés par les vagues et planqués sous une bâche de fortune tellement cela tombait…. tout un programme….).
* Motel Vanille : moyen, bungalow Picasso plus que simple (SdB minuscule), restaurant fermé car propriétaires en vacances sans prévenir…..(donc c’est leur fille qui tenait la pension à notre arrivée), est-ce à cause de la météo ou du fait que nous étions seuls à la pension ? sentiment d’abandon et surtout de tiroir caisse : 3 € pour faire des glaçons (même en fournissant l’eau et le plastique !!), 2 € pour réserver un prestataire par téléphone, ventilateur payant, difficile de modifier l’horaire du petit-déjeuner, etc, etc…), donc nous sommes plutôt réservés sur le sujet, par contre d’autres ont aimé, alors à voir… ??
* Restaurant Mauarii : très bon, beau décor. Visiblement bungalows très sympas (particulièrement ceux du jardin) mais n’avons pas expérimenté. BORA-BORA incontournable mais pour le « fun », le jet ski et le mythe. Très beau lagon, mais l’île ressemble à la côte d’Azur Polynésienne avec tous ces hôtels, ces voitures, tous les touristes (japonais et américains en prime), plus du tout cette impression « du bout du monde ». Tout ce passe sur les motus, dans les hôtels sur pilotis et sur le lagon car sur l’île rien d’extraordinaire. Donc y rester très peu de temps mais absolument faire le tour du lagon en pirogue. La seule journée de soleil, nous avions réservé avec Nono : snorkeling merveilleux, excellent pique-nique sur un motu, Shark Feeding (même si c’est à éviter le faire au moins 1 fois : impressionnant), nage avec les raies (super journée bien que très « touristes » quand même et la vente insistante du film en fin de parcours, dommage….).
Confirmation du snorkeling à faire, un peu plus loin de chez Nono, à pied par la plage, à hauteur de l’hôtel Bora-Bora, moments superbes même sous un ciel très tristouné.
Avons renoncé à passer un moment au Méridien vu la météo.
* Nos regrets : avoir raté les raies mantas (eau trouble à cause du courant), avoir fait le tour de l’île en vélo au lieu de monter en 4 x 4 (pour admirer le lagon des hauteurs) à cause de la pluie et du paysage bouché. Avoir manqué le lendemain, Maupiti à cause du ciel gris et surtout de l’état de la mer (encore le maraaou) bonjour le mal de mer……. Donc encore du vélo et les boutiques de Vaitapé…. (on va dire moins authentique, n’est ce pas), réel regret pour Maupiti…..
* Pension Nono : idéal pour les « petites bourses » car cuisine à disposition, très pratique vu les prix sur Bora, superbe plage Matira : le bungalow rond directement sur la plage : le top, les pieds dans l’eau ! excellent souvenir, bon accueil et coin très sympa. Petits déjeuners supers copieux chez la mamie au snack d’à côté directement sur la plage.
* Restaurant Bloody Mary’s : très beau décor, toutefois un peu « surfait » quand aux plats, mais à faire un soir de cafard pour se remonter le moral après une journée passée pratiquement sous la pluie….. RANGIROA une autre facette de la Polynésie avec ces anneaux coralliens, la sensation d’immensité, vraiment d’autres paysages, des villages perdus, ces petites églises, encore le bout du monde (mais différemment d’Huahiné). Ne pas hésiter à se promener dans les villages d’Avatoru mais surtout de Tiputa, impression d’être des années en arrière, un régal….une atmosphère tranquille, reposante, un autre temps….malgré un vent fort nous avons pris plaisir à faire du vélo sur cette unique route et les petits chemins de corail.
Rangiroa semble le must pour les plongeurs (soirée passée chez Tuanaké à écouter les récits d’habitués du coin, fort instructif d’ailleurs). Pour les non plongeurs, snorkelings fabuleux notamment à l’aquarium du motu Nuhi Nuhi et sur la plage de l’hôtel Kia Ora, à côté des pilotis, innombrables poissons multicolores à 200 m du bord.
Pour info, le stop marche très bien sur l’île (on retrouve la même gentillesse et spontanéité des gens qu’à Huahiné).
* Nos regrets : c’est sans doute sur cette île qu’ils sont les plus cuisants, à savoir : impossibilité d’aller au lagon bleu et à l’île aux récifs en raison de l’état du lagon (la cause : encore et toujours « le maraaou », même la nuit, ce vent infernal nous a poursuivi en s’engouffrant dans les feuilles de palmiers et de bananiers, un boucan d’enfer). D’avoir raté par 2 fois, le ballet des dauphins à la passe de Tiputa toujours pour la même raison…. Un peu dur au bout d’un moment (et c’est pas fini malheureusement).
Nous avons donc fait encore du vélo ( ....), visité la ferme Gaugins’s Pearl (très bonnes explications) et vente en direct de perles mais non montées (prix corrects) et pris le temps de choisir « LA » perle, achetée chez Taaroa Bijoux (très bonne adresse, bonne écoute et conseils, très beaux bijoux à des prix très corrects et coin Web en plus).
* Pension Tuanaké : bonne adresse et bon accueil. Bungalow simple mais propre et devant le lagon ! Repas pris en commun comme une véritable pension de famille, convivialité assurée et rencontres intéressantes (le 1er soir nous étions 19 à table avec les enfants). N’est pas à faire sur tout un séjour (je pense, c’est certain), mais là correspondant bien au « style » des Tuamotus, vraiment.
Au passage, balade en vélo (à défaut du lagon…) jusqu’à la pension Le Mérou bleu, chère, mais comme sur leur site internet, c'est-à-dire, top au niveau du cadre, à la passe d’Avatoru comme des robinsons, par contre dito Pension Mauarii : nous n’avons pas expérimenté. Autrement la pension Joséphine à la passe Tiputa semble avoir un peu vieillie vu de l’extérieur, chère également juste pour voir les dauphins ?
J’espère n’avoir pas été trop « longue », mais comment réduire à quelques lignes ces fabuleuses îles : IMPOSSIBLE….
Bon vent à ceux qui ont l’énorme chance d’avoir encore tout à découvrir, vous ne serez pas déçus, c'est un voyage qui coûte effectivement très cher, mais inoubliable…..
Aussi, c’est avec plaisir qu’à mon tour, je peux donner des infos à ceux qui le souhaitent (à la hauteur de mon humble expérience bien sûr…), donc si vous avez des questions ?
Le 1er conseil que je peux donner est de ne pas trop prévoir d’îles, car sinon l’on passe son temps dans les transferts, minimum 3 jours par îles et encore. Bien que nous avions minutieusement et longuement préparé le programme sur chaque île (donc peu de perte de temps), le rythme a été toutefois soutenu, alors mieux vaut éviter de courir partout……et surtout, surtout ne pas de contenter de rester dans l’hôtel, même s’il paraît fabuleux, il y a tellement de choses à voir à côté, c’est là qu’est tout le charme de ces îles, c’est là que la magie commence, ces paysages sauvages, bruts de toute construction, cette végétation, les villageois….bien souvent l’intérieur de l’île recèle de trésors, alors passez à côté quel dommage…..
Nous sommes revenus depuis un petit moment et nous pensons encore tous les jours à la Polynésie, nostalgie, nostalgie, bien que nous n’ayons pas eu de chance du tout avec la météo : le maraaou (vent violent) s'est levé pour 11 jours consécutifs et de la pluie (notamment une journée entière à Bora et un déluge à Nuku Hiva au point d’être bloqués dans la vallée d'Hatiheu et rapatriés par l’Aranui trempés jusqu’aux os), nous avons, hélas, vu plein d'arc-en-ciel mais juste 1 seul et unique couché de soleil à Mooréa le 1er jour (car très souvent nuageux en fin d’après-midi), la vraie « pouasse » quoi ! C’est exceptionnel à cette époque…. Bref périple bien mouvementé et assez loin du soleil et des bleus du lagon idyllique que l’on s’imagine avant de partir….mais malgré tout cela, nous sommes enchantés par ces îles, plus particulièrement par Huahiné et surtout Les Marquises.
Nous avons gardé le moral, grâce à la gentillesse des gens (une réalité), à l’accueil dans les pensions, à la beauté des paysages (même sous un ciel plutôt gris par moment) car tout ne se concentre pas sur le lagon, fort heureusement….ces montagnes, ces endroits sauvages, cette végétation, ces odeurs, ces petits villages si typiques, les chiens, les coqs, les margouillats, les chants, les danses, le sourire et l’éternelle bonne humeur des Polynésiens, le poisson cru au lait de coco, la hinano, les perles, les fleurs, les succulents ananas de Mooréa et les pamplemousses sucrés des Marquises, les chèvres, les cochons sauvages, les chevaux, LA NATURE….un dépaysement total (particulièrement aux Marquises), une vrai découverte, à la hauteur de ce que l’on en attendait.
Les quelques jours de beau temps (plutôt d’éclaircies) que nous avons pu avoir, nous ont permis quand même de profiter du lagon : un émerveillement. A ne pas rater, masque et tuba, le top pour les poissons, un enchantement sans cesse renouvelé, ce que les plongeurs doivent découvrir nous laisse rêveur….
Pour les plus courageux (ceux qui ne sont pas fatigués de lire) ou pour ceux que cela peut intéresser (les futurs partants), quelques infos ci-après en résumé (en essayant de faire « court » : fort difficile sur une telle destination) : TAHITI mérite que l’on s’y arrête, surtout sur Tahiti Iti, le tour de l’île se fait rapidement en voiture avec de beaux paysages et plages de sable noir. L’intérieur de l’île (la traversière) est absolument à faire en 4 x 4. Ne pas rater le marché pour le shopping avant le retour et bien sûr manger aux roulottes.
* Nos regrets : ne pas avoir prévu 1 jour de plus sur Tahiti, trop court.
* Pension Damyr : idéal à l’arrivée pour une nuit en transit (juste à côté de l’aéroport avec transfert gratuit).
* Pension Ahitea Lodge : bien au retour (tout proche du centre et des quais, surtout bien moins cher que Tiaré ou Mandarin avec cuisine à disposition). MOOREA malgré sa proximité avec Tahiti, a su garder tout son charme et en dehors d’une partie de la bande côtière (où sont les hôtels) on se retrouve très rapidement plongé dans la magie de ces îles. Ne pas rater la soirée au Tiki village pour les danses polynésiennes (bien que touristique) mais sans le repas, louer un scooter pour faire le tour de l’île, voir le belvédère, le lycée agricole (goûter aux confitures et jus de fruits), les baies de Cook et d’Opunohu (encore plus sauvage), la belle plage du sofitel. Faire du quad en empruntant la route des ananas (un must…). Louer un canoë et se régaler avec le jardin de corail des motus Fareone et Tiahura en face des Tipaniers. Passer la journée et pique-niquer au lagoonarium du Motu Ahi à Afareaitu (notre 1er contact avec les raies et les tortues : génial), etc, etc…
* Nos regrets : aucun car beau temps et réalisation de notre programme (chargé mais top !).
* Les Tipaniers : parfait, magnifique plage, très bonne ambiance, bungalow face au ponton, bon restaurant, supers petits-déjeuners face au lagon, une très bonne adresse. HUAHINE très sauvage, authentique : notre préférée (bien que principalement admirée sous un ciel gris entre 2 éclaircies…alors avec un super soleil, cela doit être fabuleux). Flâner sur les quais de Faré (la gentillesse des villageois réchauffe le coeur), manger le soir aux roulottes sur les quais, faire le tour de l’île en voiture ou en scooter, voir les Maraes et la lagune de Maeva, les anguilles de faie, visiter la ferme Pearlfarm (où l’on peut acheter des perles pour ceux qui ne vont pas aux Tuamotus) se régaler les yeux au belvédère en admirant les baies de Maroe et Bourayne, la côte sauvage de Tefarerii, grimper jusqu’au point de vue panoramique de l’Eden Parc (dur, mais époustouflant). Louer un petit bateau pour faire le tour du lagon de Huahiné Iti (magnifique : snorkeking, plages désertes, motus inhabités) ou soit avec Maraamu Sailing de la pension Mauarii (très bien car pas de Shark Feeding et petite structure avec petit bateau, type très sympa et passionné).
* Nos regrets : avoir été obligés de faire le tour en voiture et non en scooter car trop nombreuses averses et ne pas avoir pu faire le jardin de corail du Sofitel Heiva à cause du fort courant du lagon et enfin ne pas avoir assez profité des couleurs du lagon lors de notre épopée en bateau, écourtée par une averse torrentielle (on n’y voyait pas à 5 m : ballottés par les vagues et planqués sous une bâche de fortune tellement cela tombait…. tout un programme….).
* Motel Vanille : moyen, bungalow Picasso plus que simple (SdB minuscule), restaurant fermé car propriétaires en vacances sans prévenir…..(donc c’est leur fille qui tenait la pension à notre arrivée), est-ce à cause de la météo ou du fait que nous étions seuls à la pension ? sentiment d’abandon et surtout de tiroir caisse : 3 € pour faire des glaçons (même en fournissant l’eau et le plastique !!), 2 € pour réserver un prestataire par téléphone, ventilateur payant, difficile de modifier l’horaire du petit-déjeuner, etc, etc…), donc nous sommes plutôt réservés sur le sujet, par contre d’autres ont aimé, alors à voir… ??
* Restaurant Mauarii : très bon, beau décor. Visiblement bungalows très sympas (particulièrement ceux du jardin) mais n’avons pas expérimenté. BORA-BORA incontournable mais pour le « fun », le jet ski et le mythe. Très beau lagon, mais l’île ressemble à la côte d’Azur Polynésienne avec tous ces hôtels, ces voitures, tous les touristes (japonais et américains en prime), plus du tout cette impression « du bout du monde ». Tout ce passe sur les motus, dans les hôtels sur pilotis et sur le lagon car sur l’île rien d’extraordinaire. Donc y rester très peu de temps mais absolument faire le tour du lagon en pirogue. La seule journée de soleil, nous avions réservé avec Nono : snorkeling merveilleux, excellent pique-nique sur un motu, Shark Feeding (même si c’est à éviter le faire au moins 1 fois : impressionnant), nage avec les raies (super journée bien que très « touristes » quand même et la vente insistante du film en fin de parcours, dommage….).
Confirmation du snorkeling à faire, un peu plus loin de chez Nono, à pied par la plage, à hauteur de l’hôtel Bora-Bora, moments superbes même sous un ciel très tristouné.
Avons renoncé à passer un moment au Méridien vu la météo.
* Nos regrets : avoir raté les raies mantas (eau trouble à cause du courant), avoir fait le tour de l’île en vélo au lieu de monter en 4 x 4 (pour admirer le lagon des hauteurs) à cause de la pluie et du paysage bouché. Avoir manqué le lendemain, Maupiti à cause du ciel gris et surtout de l’état de la mer (encore le maraaou) bonjour le mal de mer……. Donc encore du vélo et les boutiques de Vaitapé…. (on va dire moins authentique, n’est ce pas), réel regret pour Maupiti…..
* Pension Nono : idéal pour les « petites bourses » car cuisine à disposition, très pratique vu les prix sur Bora, superbe plage Matira : le bungalow rond directement sur la plage : le top, les pieds dans l’eau ! excellent souvenir, bon accueil et coin très sympa. Petits déjeuners supers copieux chez la mamie au snack d’à côté directement sur la plage.
* Restaurant Bloody Mary’s : très beau décor, toutefois un peu « surfait » quand aux plats, mais à faire un soir de cafard pour se remonter le moral après une journée passée pratiquement sous la pluie….. RANGIROA une autre facette de la Polynésie avec ces anneaux coralliens, la sensation d’immensité, vraiment d’autres paysages, des villages perdus, ces petites églises, encore le bout du monde (mais différemment d’Huahiné). Ne pas hésiter à se promener dans les villages d’Avatoru mais surtout de Tiputa, impression d’être des années en arrière, un régal….une atmosphère tranquille, reposante, un autre temps….malgré un vent fort nous avons pris plaisir à faire du vélo sur cette unique route et les petits chemins de corail.
Rangiroa semble le must pour les plongeurs (soirée passée chez Tuanaké à écouter les récits d’habitués du coin, fort instructif d’ailleurs). Pour les non plongeurs, snorkelings fabuleux notamment à l’aquarium du motu Nuhi Nuhi et sur la plage de l’hôtel Kia Ora, à côté des pilotis, innombrables poissons multicolores à 200 m du bord.
Pour info, le stop marche très bien sur l’île (on retrouve la même gentillesse et spontanéité des gens qu’à Huahiné).
* Nos regrets : c’est sans doute sur cette île qu’ils sont les plus cuisants, à savoir : impossibilité d’aller au lagon bleu et à l’île aux récifs en raison de l’état du lagon (la cause : encore et toujours « le maraaou », même la nuit, ce vent infernal nous a poursuivi en s’engouffrant dans les feuilles de palmiers et de bananiers, un boucan d’enfer). D’avoir raté par 2 fois, le ballet des dauphins à la passe de Tiputa toujours pour la même raison…. Un peu dur au bout d’un moment (et c’est pas fini malheureusement).
Nous avons donc fait encore du vélo ( ....), visité la ferme Gaugins’s Pearl (très bonnes explications) et vente en direct de perles mais non montées (prix corrects) et pris le temps de choisir « LA » perle, achetée chez Taaroa Bijoux (très bonne adresse, bonne écoute et conseils, très beaux bijoux à des prix très corrects et coin Web en plus).
* Pension Tuanaké : bonne adresse et bon accueil. Bungalow simple mais propre et devant le lagon ! Repas pris en commun comme une véritable pension de famille, convivialité assurée et rencontres intéressantes (le 1er soir nous étions 19 à table avec les enfants). N’est pas à faire sur tout un séjour (je pense, c’est certain), mais là correspondant bien au « style » des Tuamotus, vraiment.
Au passage, balade en vélo (à défaut du lagon…) jusqu’à la pension Le Mérou bleu, chère, mais comme sur leur site internet, c'est-à-dire, top au niveau du cadre, à la passe d’Avatoru comme des robinsons, par contre dito Pension Mauarii : nous n’avons pas expérimenté. Autrement la pension Joséphine à la passe Tiputa semble avoir un peu vieillie vu de l’extérieur, chère également juste pour voir les dauphins ?
J’espère n’avoir pas été trop « longue », mais comment réduire à quelques lignes ces fabuleuses îles : IMPOSSIBLE….
Bon vent à ceux qui ont l’énorme chance d’avoir encore tout à découvrir, vous ne serez pas déçus, c'est un voyage qui coûte effectivement très cher, mais inoubliable…..
Bonjour nous sommes quatre à partir en Polynésie en Aout 2013 et nous recherchons encore des pensions moyenne gamme pour Huahine et Fakarava sachant que nous allons aux Tipaniers à Moorea et chez Nono à Bora Bora .Nous préférerions une pension moins touristique pour les autres iles .Nous sommes deux adultes et deux ados et l’idée du motu pour une nuit nous plait bien!!Si vous avez des infos pour étoffer les visites de notre voyage elles seront les bienvenues!! Merci à tous pour vos réponses !!!!
Bonjour,
Nous désirons partir 15 à 17 jours en polynésie en août 2013 pour notre 20ème anniversaire de mariage. Toutes les îles de la société ont l'air paradisiaques, mais nous devons (malheureusement) faire un choix. Pour vous aider à nous conseiller voilà nos gouts et nos désirs :
Nous aimons plutôt la nature et les endroits sauvages. Nous ne faisons pas de plongée seulement du snorkeling. Nous sommes "open" sur toutes les excursions et randonnées
Merci de votre aide
Nous désirons partir 15 à 17 jours en polynésie en août 2013 pour notre 20ème anniversaire de mariage. Toutes les îles de la société ont l'air paradisiaques, mais nous devons (malheureusement) faire un choix. Pour vous aider à nous conseiller voilà nos gouts et nos désirs :
Nous aimons plutôt la nature et les endroits sauvages. Nous ne faisons pas de plongée seulement du snorkeling. Nous sommes "open" sur toutes les excursions et randonnées
Merci de votre aide
bonjour, je pars en polynesie en aout 2007. Si je réserve un an à l' avance mon billet puis je bénéficier d' un tarif plus attractif ? Je souhaite voyager par air tahiti nui et prendre un pass bora bora tuamotu.puis je le prendre de métropole? Ce sera un grand périple ( moorea, huahiné, raiatéa, bora bora, maupiti, rangiroa, tikehau, manihi, fakarava ) si j' ai encore un peu de temps je voudrais aller à tetiaroa et un petit saut à raivavae où mataiva Je suis à la recherche d' infos sympas sur les campings possibles et les hebergements chez l' habitant.A mataiva qui connait la pension ARAII HE'E VAI ? Et si vous aviez à citer vos plus belles découvertes ce serait quoi et où ? sans forcement établir un itinéraire découverte tres précis nous souhaiterions prévoir ( un peu ) par avance nos ballades, nos excursions, nos découvertes etc etc des differentes ilesque nous allons voir .Nous partons à 2 couples, et nous n' avons pas encore déterminé le nombre de jours par ile, un seul impérative : je souhaite faire un mariage polynésien à mooréa où sur une autre ile où atoll, j avais vu au tiki village où ?????? Grand merçi à vous tous de nous aider à concocter ce périple mauruuru patricia
Bonjour, notre objectif serait des vacances pour 2 ou 3 semaines en juillet ou août 2006, pour quatre personnes (un couple avec deux ados) pour bora bora. Y a-t-il de bonnes adresses et d'autres à éviter? Y a-t-il possibilité depuis bora bora d'aller aux marquises et de quelle manière (avion ou bateau) ou faut-il obligatoirement passer par papeete? Y a-t-il d'autres îles en polynésie, peu connues, mais aussi bien, où on peut résider? Je précise que le logement nous importe peu (hotel, chez l'habitant ou location, peu importe). Je suis intéressé par tous renseignements.
Merci
Laurent
Bonjour,
J'ai demandé un devis chez Yestahiti pour un projet de voyage en Polynésie. Nous hésitons avec le Kenya, du coup j'ai demandé des devis pour les deux et nous ferons notre choix ensuite. J'ai donc reçu le devis de Yestahiti et j'aurais aimé avoir l'avis de personnes ayant déjà été en Polynésie et qui pourraient me donner quelques conseils, quelques infos et quelques idées d'activités à faire sur place.
Voici l'itinéraire fait par l'agence (25 nuits sur place)
J1: Arrivée à Tahiti, pension Relais Fenua
J2: arrivée sur Moorea, pension Linareva J3: Moorea J4: Moorea J5: Moorea
J6: arrivée sur Huahine, pension Fare Maeva J7: Huahine
J8: arrivée sur Tahaa, pension Fare Pea Iti J9: Tahaa
J10: arrivée sur Bora Bora, pension village Temanuata Beach J11: Bora Bora J12: Bora Bora, excursion journée sur Maupiti J13: Bora Bora
J14: arrivée sur Rangiroa, pension Raira Lagon J15: Rangiroa J16: Rangiroa J17: Rangiroa J18: Rangiroa
J19: arrivée sur Tikehau, pension Relais Royal Tikehau J20: Tikehau J21: Tikehau
J22: arrivée sur Manihi, pension Nanihi Paradise J23: Manihi
J24: arrivée sur Tahiti, pension Relais Fenua J25: Tahiti J26: départ le soir de Tahiti
Que pensez-vous de cet itinéraire? auriez-vous des conseils?
je vous remercie pour votre aide et vos conseils
J'ai demandé un devis chez Yestahiti pour un projet de voyage en Polynésie. Nous hésitons avec le Kenya, du coup j'ai demandé des devis pour les deux et nous ferons notre choix ensuite. J'ai donc reçu le devis de Yestahiti et j'aurais aimé avoir l'avis de personnes ayant déjà été en Polynésie et qui pourraient me donner quelques conseils, quelques infos et quelques idées d'activités à faire sur place.
Voici l'itinéraire fait par l'agence (25 nuits sur place)
J1: Arrivée à Tahiti, pension Relais Fenua
J2: arrivée sur Moorea, pension Linareva J3: Moorea J4: Moorea J5: Moorea
J6: arrivée sur Huahine, pension Fare Maeva J7: Huahine
J8: arrivée sur Tahaa, pension Fare Pea Iti J9: Tahaa
J10: arrivée sur Bora Bora, pension village Temanuata Beach J11: Bora Bora J12: Bora Bora, excursion journée sur Maupiti J13: Bora Bora
J14: arrivée sur Rangiroa, pension Raira Lagon J15: Rangiroa J16: Rangiroa J17: Rangiroa J18: Rangiroa
J19: arrivée sur Tikehau, pension Relais Royal Tikehau J20: Tikehau J21: Tikehau
J22: arrivée sur Manihi, pension Nanihi Paradise J23: Manihi
J24: arrivée sur Tahiti, pension Relais Fenua J25: Tahiti J26: départ le soir de Tahiti
Que pensez-vous de cet itinéraire? auriez-vous des conseils?
je vous remercie pour votre aide et vos conseils









