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Préparation d'un voyage en Dominique avec enfant et étant enceinte
Bonjour,

Nous envisageons de partir pour l’île de Dominique pour 8 jours début août.

Nous sommes une petite famille, ma femme sera enceinte de 6 mois et nous avons un bébé qui aura 18 mois en août

Je me permets de poser quelques questions :

Voyager avec un enfant de 18 mois et une femme enceinte à la Dominique, est-ce raisonnable ? Il semble qu’il n’y ait pas de paludisme, pas de vaccin nécessaire et que l’eau soit potable. La chaleur est elle pesante à cette époque ? Ma femme est réunionnaise et notre bébé a déjà expérimenté l’avion et le dépaysement pour être présenté à sa famille.

Nous aimons les voyages, le dépaysement et les rencontres et la Dominique nous semble appropriée mais souhaiterions avoir un avis pour ne pas nous tromper.

Avant de prendre le bateau Express des iles, est il préférable de s’y rendre via la guadeloupe ou via la martinique ? Les tarifs sont à peu prés les mêmes. Une nuit de transit semble obligatoire en Guadeloupe ou en Martinique au vu des retards possibles de ce bateau. Qu'en pensez vous ?

Cordialement
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L'Inde ne s'en sortira pas!
15 années que je repoussais ce voyage .. et 15 années à nourrir une passion dans ma tête pour l'Hindouisme et le yoga, bref je devais y aller, même prévenu (le sujet sur le cauchemar à Delhi, j'y ai souvent pensé) le choc est là !

Parti pour 3 mois, je suis revenu après 2 mois car la tension devenait insupportable.

Tout commence quand l'avion se pose à Delhi et là, une odeur caractéristique vient vous accueillir dans l'habitacle..

L'aéroport flambant neuf puis un métro désert.. jusque là tout va bien .. puis le fameux quartier de Paharganj incontournable ! Premier contact avec l'effervescence et les odeurs de l'Inde. Mais ici en l’occurrence çà sent les ordures. Puis trouvé un hôtel au nom prestigieux (comme d'hab) avec un hall assez prometteur et le reste ... bon tout le monde imagine mais pour 300 Rp ... et cette rue, complètement défoncée avec un dépôt d'ordures dont les odeurs envahissent toute la rue..

Welcome !

Puis train de nuit pour rejoindre un ashram dans lequel je resterais 5 semaines, et qui se trouve dans l'état le plus pauvre de l'Inde et le plus anarchique (Bihar et Jharkhand) agrémentée de dacoits, les brigands du coin. Informé par les Indiens de mon compartiment, le village ou je vais débarquer est sans risque.. ce qui n'est pas le cas des arrêts précédents... Dans le train des militaires armés de longs fusils archaïques de la première guerre mondiale...

L'ashram est engagé dans une action sociale d'aide importante à la population locale qui est essentiellement rurale. J'ai distribué des couvertures à des centaines d'enfants dont je ne voyais pas la fin.. Et vu des enfants déjà avec des malformations... Dans cette région on se croirait revenu au moyen-âge, les Indiens vivent dans un dénuement total au milieu de ruines, de détritus qui recouvrent tout.. Les enfants qui naissent ici, s'ils ne reçoivent pas d'éducation, seront condamnés à une vie de misère que l'on ne peut pas imaginer en occident où l'on se suicide à cause du stress chez France-Telecom.. L'ashram s'occupe donc d'éduquer la jeunesse afin qu'elle connaisse une vie digne mais c'est une tâche très difficile car des enfants il y en a en Inde...

Le problème de ce pays c'est qu'ils se reproduisent trop vite, plus de deux fois la population Française en plus dans le pays en 10 années ! Le système économique ne peut pas suivre, c'est impossible. Les pénuries d'eau et bientôt de nourriture vont devenir des problèmes de première importance. Autrement dit, il y en a qui vont rester sur le carreau..

Je me devais de connaître Rishikesh et Haridwar où d'ailleurs allongé dans un hôtel pourri j'ai connu le tremblement de terre de Delhi (5 mars). Si cette belle région de Rishikesh était en territoire occidental, disons Suisse, ce serait un paradis ! Malheureusement c'est en Inde et les Indiens ne savent rien faire d'autres que de construire des mochetés de façons anarchique, de salir tout, de polluer et faire du bruit !

C'est un peu la cour des miracles ce coin... des mendiants aux mains sans doigts, des humains aux jambes atrophiées qui se déplacent sur les planches à roulettes en s'aidant de leurs mains, combien d'aveugles qui chantent toute la journée des vers en sanskrit je suppose devant une foule indifférente.. Donner ? mais quand c'est une rangée de mendiants, soit vous faites une préférence, soit vous donnez à tous ! Soit vous donnez rien car les occasions de donner sont permanentes..

Et puis ces halls de gare la nuit où sont allongées des dizaines de personnes, les bords des rues à Delhi où sont installé des êtres hirsutes et maigres, noircis par la pollution et l'absence d'hygiène personnelle. Souvent ils dorment là, au bord d'une route, avec les klaxons permanents en fond sonore.. Dans les salles d'attente des gares, le même scénario, des familles s'alongent à même le sol pour dormir, tout le monde passe autour, la figure d'une femme en train de dormir était à 30 cm de mes pieds.. Eh bien non, ce ne sont pas des pauvres, à 7 heures tout le monde debout, toilette normale et téléphone portable dans la veste !!! C'est là que j'ai compris que les Indiens sont réellement différent de nous. D'ailleurs je trouve chez eux une certaine forme d'égoïsme, difficile à exprimer mais dans ce pays chacun fait en sorte de sauver sa peau et quand ils réussissent à se hisser dans la nouvelle classe moyenne, ils deviennent fiers comme des "bars tabacs" ! Quant à leur habitude de racler pour cracher (habitude apparemment très asiatique..) cela devient réellement irritant à la longue..

Je suis revenu terrifié par ce pays, évidement, les circuits touristiques pour occidentaux à dormir dans du 5 étoiles, à ne circuler qu'en taxi et à manger "safe" dans des restaurants haut de gamme ne peuvent que réjouir les touristes superficiels. Pour moi ce pays est une réalité dramatique et je me demande encore ce que l'on va y chercher. De France, on a tendance à idéaliser la spiritualité de l'Inde mais en fait, cette dernière n'est faite que d'adorations de divinités kitsch à mourir ! En fait, le yoga et la haute spiritualité des Upanishads ne concernent (en fait) que les occidentaux, qui eux ont le temps de réfléchir à ces sujets allongés dans leur sofa..

Et quel destin cruel que ces pauvres hommes qui pédalent leurs cyclopousses (et sans triple plateau ou dérailleur..) pour gagner une misère.. Qui a déjà circulé en cyclopousse dans le Chandni Chowk de Old Delhi dans une forêt d’embouteillage ? Cette expérience est ahurissante pour qui l'a connu, mais si moi je l'ai vécu qu'une fois, c'est une expérience quotidienne pour ces pauvres gens qui doivent gagner leur vie à la sueur de leur front. Le mien a bien transpiré d'ailleurs et je me demandais dans quel état ils sont pendant la saison chaude ??

C'était mon premier et dernier séjour dans ce pays dément aux sombres perspectives d'avenir, car si les villes principales connaissent des améliorations dans les infrastructures (bien que très lentes) dans les campagnes, c'est le moyen-âge et on a l'étrange impression qu'il n'y a pas de gouvernement, pas de représentant de la loi.. Il faudra plusieurs centaines d'années pour que les conditions de vie changent dans les campagnes, pour que les ruines disparaissent et que les ordures ne fassent plus parties du paysage..

Ce qui reste ce sont les mémoires de ces regards qui vous supplient pour que vous leur donniez quelque chose, des regards profonds dans lesquels on peut percevoir leur souffrance, laquelle n'est pas feinte et qui va les accompagner jusqu'à leur mort... Et dans le non-dit, dans ces regards, on perçoit ce qu'ils pensent de nous, occidentaux, en fait ils essayent de nous dire que nous avons bien de la chance.. et c'est une chance qu'il faut savoir ne pas gâcher..

kevalin
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Transcription en France de mariage en Algérie
BONJOUR

je me suis mariée le 03/02 et je suis rentrée le 08/02 avec le livret de famille et tout les papiers necessaires pr le dossier. je suis de double nationalité, et je me suis marié en algérie avec un algérien avec ma nationalité algérienne nous n'avons pas fait de ccm car nous ne connaissions pas, et je vois que bcp d'entre vs en parle!!! j'ai envoyé mon dossier à nantes lundi 11/02 en AR.combien de tps peut prendre la transcription? est ce que certains d'entre vous sont ds la meme procédure merci de vos conseil et de votre experience malasam
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Un mois seule en Inde par amour du pays
UN MOIS SEULE EN INDE PAR AMOUR DU PAYS

https://voyageforum.com/discussion/mois-seule-en-inde-par-amour-pays-d3872411/

A Peine rentrée de mon voyage en Inde de janvier que je programme de visiter le Rajasthan avec comme but la «Camel fair» à Pushkar.Rajasthan: second état d’Inde par sa superficie; à l’est des monts Aravalli. Capitale: Jaipur. Guerriers aux longues moustaches et turbans multicolores étaient de farouches combattants, défendant leur indépendance contre les musulmans. Leur grande gloire était de se lancer dans un dernier assaut fatal, vêtus de la robe jaune du sacrifice. En même temps, derrière les remparts, leurs femmes s’immolaient sur un bûcher voulant mourir libres plutôt qu’être au pouvoir de l’ennemi. Ce passé de sang et de bravoure résonne encore dans les murs des forts et des palais. DEPART de Belgique le 26 octobre 2010 à 10H: je quitte mon patelin car le voyage en Inde du Nord comprenant le Rajasthan et le Punjab démarre aujourd'hui pour un mois. La personne qui m’emmène à la gare est quelque peu énervée donc je m'empresse de me rendre sur le quai où je fais un peu d'exercices vu qu'en portant mes bagages, je viens déjà de me coincer une vertèbre. Bon, ça y est, le train est là, je m'arrête à Bruxelles centrale exprès car j'y ai toujours vu des escalators donc mieux pour mon dos. Pas de chance, aujourd'hui, c’est jour d'entretien ce qui m���oblige à grimper les marches pour atteindre le quai n°5. On annonce que le train pour l'aéroport aura du retard «problème de locomotive» toutefois vite réglé. Le contrôleur vient me demander pour payer «la taxe Diabolo» de 2,05€, je lui demande s’il blague et bien non, c’est pour payer le nouveau tunnel. Arrivée à l’aéroport, on n'accepte pas mes 2 bagages à l’enregistrement sous peine d'une taxe de 45 dollars. Je décide d'aller les scotcher ensemble ce qui me coûtera 10€. Bon début de journée! Je suis en avance et téléphone à mon chéri qui commence à s'inquiéter de mon silence. L'avion pour Londres est prévu à 15H25 mais le vol est retardé à 17H30 «problème de moteur». Il faut se rendre à l’évidence que ma correspondance Londres-Delhi à 17H est loupée! Je verrai à Londres si j’ai un autre vol. En attendant, j'ai reçu un voucher de 8€ pour me restaurer. Je m’en vais boire une bonne bière avec une tartine au poulet. Je fais internet 1/4h pour 3€. Départ imminent : 18H. Je ne vois ni le décollage ni l'atterrissage car je dors au point de ne pas avoir ma collation. Arrivée à Londres, je me dis que voici le moment où tout va se décider. British Airways me propose un de leur vol faisant escale à Bombay et arrivant à Delhi le lendemain après-midi. Le personnel de l’aéroport ne parle pas un mot de français. Je fais comprendre que ce vol ne m'intéresse pas. On me trouve un autre vol avec Virgin Atlantic à 22H. J'accepte. Du terminal 5, je vais au terminal 3 (10 min de bus). Très grand aéroport. Beaucoup de boutiques. Marche de 20 min pour arriver à la porte où on embarque à 21H25. Le récit pour l'Europe se termine ici..... Le 27 octobre 2010 à 23 h: Je m’envole donc avec Virgin Atlantic, assise au hublot à côté d'une indienne; le discours est réduit à "bonjour", ni l'une ni l'autre n'avions envie de parler mais plutôt de manger, dormir et arriver. On nous sert un excellent repas végétarien. Je tente de voir un film à l’ordi mais le bruit des moteurs est trop fort. Je dors en gigotant beaucoup. Je m’éveille à l'odeur du déjeuner chaud. Je replonge aussitôt et m’éveille à l'atterrissage. Bon vol. J’attends mes bagages mais le tapis défile et rien. Ceux-ci n'ont pas suivi. Durant 3H, je discute tant bien que mal avec les responsables bagagistes. Raj, de l’agence Milna qui s’est occupée de mes réservations, traduisait par téléphone. Evidemment, le taxi qui m’attendait n’est plus là quand je sors. Je prends un taxi-prépaie pour me rendre à l‘hôtel SMYLE INN dans le quartier Paharganj. Un gars de Milna me livre les roupies commandées. Je profite pour lui montrer ma minuscule chambre atroce. Il y a des trous entre les vitres et le plâtre donc bonjour les moustiques et ma moustiquaire, bien sûr, est dans les bagages. Le matelas est haut de 3 cm. Hors de question de rester là et vais en face, à l’hôtel MY INN où j'ai une belle chambre. Je m’endors tard car j'ai dû aller acheter des habits puis j'ai rendez-vous en soirée avec un étudiant en langue française avec qui je communique depuis six mois. Après avoir été acheté une petite culotte que j’ai oubliée lors des mes achats «ça fait bien avec un jeune gars que je vois pour la première fois! Nous discutons devant un thaï masala à l’hôtel. Nous découvrons que nous avons une connaissance à Delhi en commun: Raj de l‘agence Milna. Je reverrai ce jeune étudiant en fin de séjour. J’ai deux autres rendez-vous; un est remis à plus tard et l’autre, je ne l’ai pas trouvé; vu que la carte indienne de mon mobile est périmée, je ne peux l’appeler. Je démarre le circuit demain matin à 10H. Jeudi 28 octobre 2010: Je me lève en catastrophe à 9H45; je me suis endormie tard la veille; le taxi est là. Il m'attend. Nous partons. Il est garé loin et marche vite dans ses vieilles petites rues du vieux Delhi. Je l'arrête un instant pour acheter une crème de jour vu que je n'ai toujours pas mes bagages. Quelques mètres plus loin, je pars sur le côté de la chaussée et m'étale de tout mon long; comme la dernière fois que je suis venue à Delhi, c'était le 1er jour aussi! Comme parfois, les choses dans la vie se reproduisent… J'ai des égratignures aux 2 genoux et aux 2 mains; j'ai surtout très mal mon pied droit qui s'est tordu. Comme toujours, un attroupement d'indiens pour m'aider à me relever alors que je restais figée à terre me disant "non, ce n'est pas possible, pas encore ". Le chauffeur me donne du sparadrap et, comme si rien n'était, nous partons. C'est ainsi que se termine mon mini séjour à Delhi. En route pour la 1ère destination soit la ville de MANDAWA qui se trouve dans la région duSHEKHAVATI à 250 kilomètres de DELHI. La voiture correspond à ce que j'avais demandé une «tata indigo»; elle est propre; le chauffeur doit avoir 35 ans, s'appelle Kamur. A peine dans la voiture, je m'endors jusque midi. Nous passons dans un petit village typique où j’achète des pommes, des bananes et un jus d'orange. On ne s’attarde et démarre pour la suite du parcours. Vers 15H, Kamur me demande si je veux un thé; j'accepte mais une fois là, je vois que c'est le grand resto à touristes; le thé coûte 50 roupies. Je ne suis pas radine mais connaissant le prix ailleurs, je me contente d'aller aux toilettes. Je dois attendre le chauffeur car lui, mange. Je croise un car de français mais je n'ai pas envie de leur parler. Je suis un peu déprimée car j'ai très mal au pied. Je marche à peine. J’ai peur pour mon séjour! Enfin, Kamur a fini. Nous partons. Je lui demande de m'arrêter dans une pharmacie pour acheter une pommade mais se contente de me dire "after". Après 1H de route, nous arrivons à JHUNHUNU. J'ai prévu de visiter un des plus beaux temples du Rajasthan "le TEMPLE de RANI SATI" qui est très fréquenté par les indiens et très peu visité par les touristes; effectivement, j'étais la seule. C'est un haut lieu de pèlerinage hindou qui a lieu au mois d'août/septembre et des milliers de fidèles y viennent. Il y a 800 chambres dans la cour pour accueillir les pèlerins. Il a la particularité d'avoir pratiquer "le SATI" qui est le rituel de la veuve qui s'immole sur le bûcher après la mort de son mari. C'est immense. C’est beau. Joliment décoré de scènes de la vie de Rani Sati (la reine du sacrifice). Je suis éblouie par ce sanctuaire. Je marche très difficilement. Je bois un thé dans le temple. En sortant, j'aperçois une sorte d’officine. Je n'ai rien à perdre. J'explique mon cas. La personne me regarde, ne touche pas mon pied, et me donne des pilules homéopathiques. Je ne paye rien. Bizarre. A peine prises, il me semble que mon pied va déjà mieux. Psychologique ou non? Je suis très étonnée de voir que la nuit tombe déjà et qu'il n'est que 17H30. Nous partons; le chauffeur ne trouve pas le puits que je demande. Par contre, il m'arrête voir un petit temple à 200 mètres du premier. Maintenant, il est 18H, il fait noir. Il y a encore 1H de voiture pour Mandawa et le chemin est très chaotique. J'aperçois le SHEKHAWATI Hôtel en haut de la petite ville; il parait sympa. Un garçon à la réception parle français. Il propose de me guider le lendemain matin. J'accepte. Mais déjà le soir même, nous descendons au village chercher ma pommade que je n'ai toujours pas acheté ainsi que tout un attirail pour les moustiques car toujours pas de bagages et donc pas de moustiquaires ni de produit répulsif. Et là, il y a des moustiques. Dans la chambre, je tire les draps et je trouve une bête rampante dans le lit. Le patron constate par lui-même et me change immédiatement de chambre. Le Skehavali hôtel est propre et le service excellent, aux petits soins pour leurs clients. La cuisine est succulente. De retour à l'hôtel, je soupe sur la terrasse qui est sur le toit; repas délicieux; j'ai choisi du mouton curry en sauce et deux galettes de pain fourrées. Je prends une bière de 660 ml. Elles sont grandes ici mais elle s'est bue quand même. Je rencontre un couple de français et nous échangeons quelques mots. Je rentre, me douche, vais dormir; il est 23H. Vendredi 29 octobre : je me lève tôt. J'ai bien dormi. Je suis au petit déj. à 8H. Omelette et toast avec 2 bons cafés. Avec le petit guide de l'hôtel, nous commençons la visite de MANDAWA. On commence par la grande particularité du Shekhavati, soit la visite des Haveli qui sont d‘anciennes demeures qui appartenaient à de riches commerçants partis pour la plupart dans les villes de Bombay et Calcutta. Très peu sont encore habitées par les descendants mais souvent par des gardiens. Elles sont pour la plupart très délabrées mais on retrouve les dessins faits à l'époque représentant toutes sortes de scènes soit religieuses soit des animaux ou autres. On les distingue par leur façade dessinée. On entre dans la 1ère cour décorée qui était la cour des hommes où souvent se réglaient les négociations. La 2ème cour appartenait aux femmes où elles participaient à tous les travaux ménagers. A l’étage, les chambres hébergeaient les commerçants de passage. Je visite quatre havelis à Mandawa. Je me régale ensuite à visiter le fort médiéval où je passe un bon moment côté historique; j'ai renoncé au côté transformé en hôtel. J’y vois une chambre de Maharaja que je trouve toute petite et mignonne. Je découvre aussi la salle de danse avec ses petits balcons. Il y en a aussi dans certaines havelis. Le petit guide me conduire chez son père qui est artiste peintre mais la visite fut de courte durée. J’ai envie d’un thé et il est très étonné quand je demande de le boire au même titre que les indiens sur une chaise à trois pieds et demi; il propose que je le boive à l'hôtel. Je suis têtue, il n'insiste pas. J'achète des bananes et une pomme. Je rentre à l'hôtel où le chauffeur m‘attend. Toujours pas de bagages. Il est midi, nous partons pour visiterNAWALGARH, une petite ville aux multiples havelis également. Il y en a plus de 5000 dans la région. Le petit guide du matin s'est déjà mis en rapport avec un copain qui attendait sur le chemin près du village. Il parle français aussi. C'est une région où les jeunes et les enfants parlent volontiers français. Je m'étais concoctée un petit itinéraire que nous ne respecterons qu'à moitié car ces havelis sont plus grandes et surtout un musée-haveli me prendra beaucoup de temps. Le premier est le Choti Haveli. Le suivant est le Murarka haveli, très grand et très bien entretenu; j'y ai même vu la cour aux bestiaux. Ensuite, le Podar Haveli muséum qui vaut vraiment le coup d'être vu même si l'entrée coûte 100 roupies. Je demande au guide, qui croyait avoir fini son travail, de voir le haveli des huit frères qui possédait chacun la leur. Original. Elles sont délabrées. Puis, le Khedeval Bhavan recommandé par le routard comme une des plus belles havelis; je n'ai vu que l'extérieur assez minable! Il me restait sur la liste le temple de Ganga Mai. Le guide ne veut pas y aller disant que c'est fermé mais, j’avais lu qu’en demandant à l'arrière du temple, on nous ouvrirait. Ce fut le cas. Pas très intéressant. Il est 17H, je libère le guide. Au départ, je pensais aller aussi à DUNDLOOD, RAMGARH, MAHANSAR et SIKAR mais ça y est, j'en ai vu assez. Après, c'est trop. Par contre, je profite d'être dans les heures des offices religieux pour assister à une cérémonie au temple de Mandawa. Mon chauffeur est rentré seul à l'hôtel. En rentrant, je me laisse séduire par une paire de sandales car toujours pas de bagages. Je cherche internet mais c'est en panne partout. Au retour, je passe devant l'hôtel où je devais loger en premier mais que Milna a changé; il est luxueux et avait des chambres libres à 600 roupies. Toutefois, je ne regrette pas celui où je suis. Pour souper, je monte à la terrasse sur le toit et je déguste une spécialité de la région, un plat végétarien succulent "mandorri" je pense! Je vois arriver mon chauffeur à ma table "pour ne pas me laisser seule, comme il dit", c’est gentil et sympa mais pas de dialogue vu qu'il parle anglais et ne fait pas d‘effort pour me comprendre. Quoiqu’il insiste sur quelque chose, je dis «yes» au hasard. Pas de surprise. J'ai dû bien répondre. Je rentre, me douche, rédige ce texte et me couche. Le départ demain est prévu à 9H. Samedi 30 octobre 2010 : 7H du matin et déjà réveillée, en pleine forme. Je m'habille et vais prendre le petit déj. à la terrasse. Ma première préoccupation est de demander au garçon si mes bagages sont arrivés; il me répond par la négative mais voyant ma tête, rigole et dit «oui, ils sont arrivés à 3H du matin». Ouf....Comme le jour avant, je prends 2 cafés et une omelette. Du toit, j'observe la vie paisible des habitants qui se mettent en train. Certains regardent le passage; les femmes font le ménage; les chiens jouent entre eux; les petits marchands déambulent à vélo en criant pour vendre je ne sais quoi. Hier, j'ai eu la visite d'un corbeau qui m'a piqué le beurre; il est de retour et repique le beurre. Il est 8H. Je salue le garçon. Je termine de ranger mes affaires et rédige ces quelques mots puis je pars à 9H. La première escale sera FATEHPUR à 30 km d'ici. Mon souhait en arrivant là est de visiter UNE HAVELI que NADINE LEPRINCE a achetée en 1999 pour en faire un centre culturel puisqu'elle même est artiste-peintre. Elle a fait retaper cette haveli datant de 1802, qui est maintenant resplendissante. Dans les pièces qui ont été épargnées par les pigeons et l'humidité, les peintures sont restées authentiques. Le gardien de Nadine LEPRINCE est d’origine française. Il regrette que la municipalité ne rénove pas les autres havelis pour attirer le tourisme. Il me fait visiter les lieux en m’expliquant d’abord que si les portes sont petites pour entrer dans les havelis, c'est pour saluer le maître en entrant: vrai ou faux? Les guides de Mandawa m'avait dit que c'est parce que les gens étaient petits à l’époque! Je ne les avais pas crus… Le gardien m'apprend que toutes les fresques représentant des animaux datent des mongols. Il me dit aussi que les petits morceaux de miroirs, servant à la décoration des œuvres, viennent du Val St Lambert à Liège en Belgique. Par contre, les guides de Mandawa me l’avaient dit mais j’ai cru qu’ils disaient cela parce que je suis belge! A savoir que la cristallerie du Val St Lambert existe encore à l’heure actuelle Je ne visiterais rien d'autre à FATEHPUR car je me suis bien attardée et il faut prendre la route car il est déjà midi. A 13H, nous arrivons à DESHNOKE: le TEMPLE DE KARNI MATRA dit le temple des rats". Quel horreur! J'étais pétrifiée sur place jusqu'au moment où un petit rat; heureusement car les autres sont gros est passé sur mon pied. Ils sont là à jouer, manger, boire du lait. Les fidèles les vénèrent parce que la Sainte femme Karni Matra a renoncé à croire aux Dieux humains vu que malgré ses prières "Yama" le dieu de la mort n'a pas pu sauver un jeune enfant. Heureusement que je n'ai pas écrasé un rat sinon j'aurais dû le remplacer par un rat en or ou en argent. Je n'ai pas, non plus, rencontré un rat blanc qui aurait été signe de bon augure. Ce n'est pas le temple que je choisirais pour rester de longs moments assise à terre pour méditer. La visite fut assez brève pour une fois. En sortant, je m’empresse de désinfecter mes pieds avec des lingettes au citron. En quittant ce temple, je demande au chauffeur de faire une halte à la FERME AUX CHAMEAUX à 7 km de Bîkaner. Il n'a pas l'air de connaître puisqu'il demande le chemin. Nous trouvons mais devons attendre 15H pour faire la visite qui n’est pas du tout spectaculaire. En sortant, je déguste un thé au lait de chamelle. Le chauffeur est content car la visite est finie mais déchante quand je lui demande de me conduire visiter le site DEVI KUND à 7 km de Bîkaner. Evidemment, je l’aurais juré, il ne connait pas non plus lui qui se vantait connaitre tout le Rajasthan. Après s’être renseigné, nous arrivons sur ce lieu de crémation où j’admire les superbes cénotaphes, pour la plupart en marbre blanc, des maharajas et leur famille. Le gardien m’ouvre une petite porte qui donne sur le "lac de la déesse" où résident des poissons à moustaches, énormes au point que je demande s'ils mangent aussi les humains. La réponse est négative mais j'aime mieux ne pas m'y baigner. Il est 19H quand nous arrivons à BIKANER. Le chauffeur a du mal à trouver l'hôtel MARUDHAR HERITAGE. Je range mes sacs puis vais manger à l'extérieur un thalli végétarien exquis avant de rentrer me doucher, taper ces quelques lignes puis me coucher. Demain matin, j'ai l'intention de visiter le fort mais aurais-je le temps? J'ai du mal à m'endormir à cause de drôles de bêtes sur le mur. Dimanche 31 Octobre 2010 : 8H, je commande toasts au fromage et café au service room. Je suis prête à 9H pour la visite du JUNAGARTH FORT. J’arrive trop tôt; on me laisse juste visiter le musée en attendant l’ouverture; ce musée n’est pas extraordinaire. 10H, les portes du fort s’ouvrent. La particularité de ce fort est qu'il n'est pas construit en hauteur du tout; ça doit être le seul, je pense! Je loue un autoguide en français, plus cher mais quel luxe! Il n'y a qu'à suivre les flèches et tout est expliqué; ça permet de faire la visite à l’aise et de revenir en arrière autant de fois qu‘on veut, d‘avoir toutes les explications en français. Je mets 2H pour visiter l'intérieur du fort qui est remarquablement bien entretenu et en parfait état. Sa beauté est inexplicable. Il est vrai que j'ai lu dans le guide du routard que c'est le plus beau du Rajasthan. Il a été initié au 16ème siècle parle Raja Rai Sing. J'ai beaucoup aimé les grandes cours, les salles richement décorées, la chambre du Maharaja et ses miroirs pour lui permettre de voir qui arrivait. Son lit est très simple car depuis qu'un Maharaja a été assassiné, ligoté dans son lit, ils avaient des lits simples pour pouvoir se débattre au cas où! Départ pour JAISALMER; j'avais encore des choses à voir mais le chauffeur, qui est toujours pressé de partir, dit qu'il faut 7H pour faire la route. Préférant rouler le jour, je renonce à ce qu'il me reste à faire. Midi. La grand-route est fermée. Nous traversons un dédale de ruelles poussiéreuses. La route bétonnée reprise, nous roulons jusqu'à 14H. Je m'endors. Le chauffeur s'arrête à une de ses étapes habituelles évidemment pour prendre un café et manger. Moi, j'ai prévu une banane, une pomme et le reste des toasts bacon du matin. Bref, je prends quand même un café mais je regrette car il est super mauvais. Après réclamation, on me le remplace par identiquement le même. L'addition arrive: 100 roupies. Je refuse. Le serveur me montre la carte. C'est le prix. Je refuse quand même. Le chauffeur discute et je paye la moitié mais toujours en discutant. Je redis pour la 2ème fois au chauffeur de ne pas m'arrêter dans les endroits à touristes, que je suis habituée à manger et à boire "local". Il me dit "yes". Nous reprenons la route. Quel ne fut pas mon étonnement en voyant que JAISALMER est annoncé à 45 km; il n'est que 16H. J'aurais eu le temps de finir mes visites à Bîkaner. Je ne suis pas contente sur lui. Il me dit quelque chose que je ne comprends évidemment pas et insiste pour que je dise "OK". Je lui répète que je ne comprends pas. Nous arrivons à JAISALMER "la cité dorée ou la ville d'or du désert". Maintenant, je comprends ce que le chauffeur tentait de m'expliquer à tout prix depuis Mandawa. En fait, un de ses amis nous attendait à Jaisalmer pour m'accompagner en tant que guide. Je refuse lui expliquant que je me débrouille seule et que j'aime traîner à ma guise. Ils ne sont contents aucun des deux. Puisque nous sommes arrivés plus tôt que prévu, je descends au lac artificiel "LE GADI SAGAR". C'est un endroit reposant et agréable, propice à la méditation. Je me suis régalée avec mon petit "moi" toute seule. Je me suis retrouvée à faire du pédalo au milieu du lac! J’apprécie d’autant plus que le soleil va bientôt se coucher. Je photographie les poissons à moustaches. Ils sont voraces. Après ce tour, je monte une petite rue et me retrouve à boire un thé dans un petit bar dominant le lac. J’y suis reçue comme une reine régnant sur son lac! Le garçon demande de revenir demain car il a reçu un bon pourboire! Je dis peut-être»! Il est 18H. Je rejoins le chauffeur qui me dit «now hôtel» d’un ton autoritaire. J'ai des appréhensions concernant l’hôtel SHAHI PALACE car le gardien de Nadine Leprince m'a dit qu’il était crado. Je suis agréablement surprise car hôtel propre, bien tenu, personnel sympa; la terrasse est superbe, éclairée à la bougie et petites lampes rouges, et en prime vue sur la forteresse. La nourriture est très bonne. J'ai repris mouton/riz cuisiné autrement. D'un coup, je reçois 5 sms de mon chéri Alain. Cette fois, c'est le mien qui bloque. Je lui téléphone 3 minutes pour 50 roupies (-de 1€)! Maintenant, il est temps d’aller un peu ranger puis me doucher. Demain, j'ai donné congé au chauffeur jusque 15H. Je prévois visiter le fort à pied. A ce moment de mon voyage, je peux dire que le temps passe très vite. Je râle sur moi de ne pas savoir l'anglais mais on ne peut pas être doué en tout! Lundi 1er novembre 2010: 8H; je me réveille. J'ai bien dormi. Finalement, je décide de ne pas faire la forteresse aujourd'hui mais plutôt la vieille ville. Je déjeune. J'emporte avec moi quelques jouets et des chaussures pour enfants que j‘ai emmené de Belgique. Je rencontre deux gamins à qui je donne un jouet. Le reste a suivi rapidement car il a appelé ses copains en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Ils ont tout pris y compris les lignes de chocolat qui étaient prévues pour Praveen, l’étudiant de Delhi, mais qu’il n’a pas su avoir compte tenu du retard des bagages. Je ne peux pas continuer à les emmener. Il fait très chaud ici. Tout ça me fait un sac en moins à porter, je me sens plus légère. J'arrive à l'entrée de la vieille ville pour visiter trois havelis et déambuler dans les rues. J'accepte toutefois l’aide d’un jeune homme car c'est un peu le souk ici et finalement, je me dis que pour m’y retrouver, ça va être un casse-tête. Il ne met pas longtemps à me casser les pieds pour me faire voir tel ou tel magasin. Je n'arrête pas de lui répéter que je ne veux rien acheter mais visiter. Il parle et comprend le français. Donc pas d'excuses. Je le garde avec moi un moment. Il me conduit voir deux havelis. En premier, je visite est le PATWON-KI-HAVELI, qui est magnifique, encore meublé au premier étage avec des collections de toutes sortes d’objets. A noter que le jeune guide m’avait dit que cette haveli n’était pas bien. Bien sûr, là, il n'a pas de commission. En second, je visite le NATHMAL-JIKI-HAVELI qui appartenait à deux frères, moins intéressante que la première. Le jeune m'attend pendant que je visite à mon aise. Ça l'agace. Il arrive quand même à me conduire dans un magasin d'état, me faisant croire que c'est un musée. Ils sont rusés. Je m'arrête pour manger une bricole. Le jeune me dit d'un ton irrité "viens ça va être fermé" en parlant de la troisième haveli. Il m‘ennuie. Je lui dis que je continue seule en m’offrant au passage un jus d'ananas frais; je sympathise avec le serveur qui se débrouille un peu en français. C’est une ville touristique donc les jeunes savent le français comme moi je sais l'anglais. C'est toujours ça! On s'en sort toujours avec beaucoup de gestes, de la volonté et parfois le dictionnaire quand même! Il m'explique comment me rendre à la troisième haveli, le SALIM-SINGH-Ki-HAVELI, qui appartenait à un tyran. Je fais la visite guidée avec un bel indien aux cheveux et aux yeux noirs comme du charbon tranchant sur ses habits blancs. Nous sympathisons. A la fin de la visite, je lui demande où est le centre ayurvédique. Il m'y emmène; je prends rendez-vous pour le soir. Maintenant, je rentre à l'hôtel car j'ai rendez-vous avec le chauffeur à 15H et il est déjà 14H30. Le bel hidalgo se propose de me ramener à l'hôtel avec sa moto. Je me retrouve donc encore une fois sur une moto en Inde. Il y a des choses qui se réitèrent par rapport au voyage de janvier! J'arrive mais le chauffeur n'est pas encore là, je profite de remonter quelques minutes à la chambre. 15H, nous partons pour une petite excursion à la recherche des TEMPLES JAINS. A 10 km de Jaisalmer, le temple de LODRUVA est splendide et est protégé par deux cobras! On voit le trou par où ils rentrent. Tous les jours, on leur donne du lait. Quelques kilomètres plus loin, il y a le site d’AMAR SAGAR où nous faisons une halte pour admirer les merveilleux temples. La dernière visite pour aujourd’hui sera le site MAHARAJA BAGH où il y a des cénotaphes à l’infini. Je suis bien placée pour admirer le coucher du soleil à 18H. Un jeune homme me tient compagnie en voulant me vendre le livre du Kamasutra. L'excursion terminée, je me rends à mon rendez-vous ayurvédique. Le massage dure 2H au lieu d'une heure prévue car il trouve des nœuds partout. C'est spécial comme massage. Ça débloque les énergies et les nœuds. En plein milieu du massage, le bel hidalgo à la moto fait son apparition et veut assister à la séance; je refuse bien entendu. Le taxi m'attend. Je rentre à l'hôtel pour téléphoner à mon chéri puis mange du poulet tandoori; c'est délicieux. Je rentre me doucher, rédiger ces lignes, ranger mon fouillis habituel et m’endort. Mardi 2 novembre 2010:J'ai eu une migraine cette nuit et elle m'incommode encore ce matin. Je me force à manger un peu car je n'ai jamais faim avec la migraine. Bon ça peut aller quand même. Au déjeuner, je constate que nous sommes quatre femmes seules! Je rejoins le chauffeur qui me conduit au pied de la FORTERESSE de JAISAILMER. Il ne peut pas monter jusqu'au dessus et comme je n'ai pas envie de me fatiguer dès le matin, j’y vais en rickshaw. Je suis maintenant au cœur même du fort. Je commence par visiter deux temples Jains, merveilleusement décorés. Je ne peux pas emmener ma bouteille d'eau à l'intérieur. Tout à coup, je ne me sens pas très bien. Je suis barbouillée à cause de mes médicaments pour la migraine. J'ai le cœur qui bat très vite. Je me retrouve en pleine crise de tachycardie aux portes du désert! Je bois un coca et de fil en aiguille, je me retrouve face à un centre de massage ayurvédique. Je ne me fais pas trop prier après le thé offert par la maison. J’accepte 1H de massage, fait très consciencieusement par une indienne. Je me sens mieux. Il est presque midi et il me reste 1/2H pour visiter les deux autres temples Jains qui n’étaient pas ouverts avant 11H. Dans un temple, il y a des chauves-souris! Ces temples sont d’une immense beauté. Je poursuis ma visite comptant visiter le palais mais des jeunes hommes me disent qu’il n’est pas très beau et que celui de Jodhpur est mieux. Je n'ai quand même pas trop envie de le faire donc j'opte pour leur avis qui m'arrange. Je continue mon chemin parmi les vaches, les taureaux, les vendeurs de tout et de rien. Tout ça me plait. Mais on ne fait pas un grand chemin en Inde sans être accostée. Encore un prétexte pour m'arrêter. Je me laisse embarquer à aller boire un thé à la terrasse d'un resto. Je suis bien accueillie par deux jeunes avec qui je discute à bâtons rompus. C'est quand même fou, eux en anglais moi en français, chacun mélangeant un peu de chaque langue. Je me sens bien. Ils m'ont bien installée sur un matelas et je vois toute la ville. Un français venant de Bourgogne dormait chez eux et est venu me parler un moment. On n'est jamais seule en Inde. Le serveur téléphone au taxi pour qu'il vienne me chercher au pied du fort plutôt qu’à l'hôtel, comme prévu. Je le rejoins à 15H pour faire une excursion vers les VILLAGES FANTOMES. Epoustouflant. C'est fabuleux de voir plus de 700 maisons abandonnées. Je demande au taxi de me laisser marcher er m’attendre plus loin près du temple abandonné. Je n'ai jamais entendu unsilence pareil. Rien. Pas un bruit. Calme plat. J’aimerais m'asseoir et méditer mais une vipère pourrait ne pas être loin donc je m'abstiens. Quelle n'est pas ma surprise en entendant de la musique moderne à tue-tête. C‘est mon chauffeur. Non mais, il le fait exprès, un endroit ainsi…Je l'aurais tué mais j'en ai encore besoin! Il y a un deuxième village fantôme près d'un fort. Il ne connaît pas plus que le premier mais se renseigne et y arrivons. Il y a une bande de 3 mètres de sable; la voiture ne passe pas. J'y vais à pied. Il faut vraiment le vouloir!!! Je suis encore épatée par ce paysage désertique. En revenant, je m'amuse avec deux enfants sympas. Il est 17H30, je rentre en passant par le lac artificiel où je vais visiter un petit musée et boire un thé, hé oui encore, à cet endroit qui m'avait plu deux jours plus tôt. Le soir, je retourne faire un massage ayurvédique mais ça ne se passe pas bien. Le masseur arrête à tout moment soit pour téléphoner, soir pour voir un client qui arrive, enfin toujours pour quelque chose. Un moment, je profite qu’il est de nouveau occupé à autre chose pour me rhabiller et partir. Je refuse de le payer. Il n'est pas content. Moi non plus. Je rentre à l'hôtel boire une bière, manger et discuter en français avec une anglaise. Demain, je pars à 9H30 pour Jodhpur. Bon souvenir de Jaisalmer. Mercredi 3 novembre 2010:8H30, j'ai déjà pris ma douche et le petit-déjeuner. Départ à 9H30 pour JODHPUR. En chemin, je demande de m'arrêter pour prendre un thé. Il s'arrête et prend un aussi mais ne le boit pas disant qu'il n'est pas bon. Trop tard, j'ai bu le mien! On verra! Il n'est pas marrant ce chauffeur. Il ne s'arrête jamais pour me faire voir quelque chose ou me laisser prendre une photo. En fait, je crois qu’il ne connaît rien à part le chemin qui relie les grandes villes. Heureusement que je suis bien documentée et tenace sinon je ne verrais pas grand chose. Il est 13H quand nous arrivons à JODHPUR, 2ème grande ville du Rajasthan, appelée «ville bleue». Les maisons sont peintes en bleu pour éloigner les moustiques et garder la fraicheur; tradition datant des brahmanes (prêtres). Il n'y a que 18 jours dans l'année où il n'y a pas de soleil à JODHPUR. Cette ville est trépidante. Le chauffeur est furieux de ne pas trouver de parking près de l'hôtel. Il téléphone à Raj de chez MILNA pour lui dire qu’il ne me conduira pas le lendemain à la forteresse. C'est vrai que c'est la foire ici, aux deux sens du terme puisqu'il y a la préparation de la fête de DIWALI. Il y a du trafic et les gens sont fort excités à l'approche de cette fête. Il y a des lumières partout... Et déjà les pétards retentissent. Le chauffeur viendra donc me chercher demain à 16H, à ma demande, pour me conduire à MANDORE, petite ville à 10 km sûrement moins agitée. Je range ma chambre puis à 15H, je vais visiter la vieille ville. Là, ne circule que piétons, vélos et rickshaws. Le guide du routard indiquait qu'il n'y avait pas de touristes là-bas; il ne s'est pas trompé; j'étais la seule et me suis demandée un court instant ce que je faisais là. Je vire et revire dans les ruelles. Tout le monde me salue, veut me donner la main. Je suis la créature rare du coin! Je distribue des jouets aux enfants et vite une émeute s’est formée à mes côtés. Pas bien méchant! C’est un peu St. Nicolas! Après avoir bu un thé dans une gargote, je pars à la découverte de la TOUR DE L’HORLOGE et du SADAR BAZAR. Toujours aucun touriste juste sur la fin où je croise un petit groupe de français. C’est quand même une grande ville et je suis étonnée. Je me balade encore, fais des photos, mange des spécialités épicées. C'est vraiment le délire ici. Ils préparent la fête avec vigueur. C'est vrai que c’est la nouvelle année pour eux. Je suis fatiguée et traîne encore un peu la migraine donc tente de rentrer à l'hôtel à pied puis en rickshaws car je ne sais plus le chemin. Je me douche et essaye de m'endormir tôt. Demain, j'irai visiter la forteresse. Je me sentirais moins bête rare! Je suis déçue du chauffeur; je me fais comprendre par tout le monde sauf par lui à cause de sa mauvaise volonté, son empressement et de ce fait, ne prend pas le temps de comprendre. Tant pis pour lui à la fin du voyage! Je m’endors vers 20H mais suis réveillée à 3H du matin en sentant quelque chose se promener sur moi. Quel horreur, c’est une grosse bêbête de 3 cm de long avec une carapace et des longues antennes. Elle est dans le lit. Je me bats avec pour la tuer. J'y arrive. Une autre surgit. Ca devait être le couple. Tuée aussi. Oh, je pense ne plus dormir cette fin de nuit! J'ai une moustiquaire mais pas bien mise puisqu'il n'y a rien pour l'accrocher donc je fais avec les moyens du bord mais pas bien apparemment!!! Il est 7H30 chez nous, comme mon chéri se lève tôt, je lui téléphone; j'ai toujours beaucoup de joie à entendre sa voix. Je l'aime. Il me manque mais je sais qu'ici, il ne pourrait pas être bien. C'est vraiment spécial l'Inde! A cet instant, je m’interroge si un mois ne sera pas trop long? Mais ça doit être un sentiment passager à cause des bêtes et la fatigue. Ma chambre ressemble à un champ de bataille. Comment je fais pour avoir un bazar ainsi à moi seule et en rien de temps? Je range un peu. Il est 5H et m’endors un peu. Jeudi 4 novembre 2010: A 8H, au déjeuner, je parle avec une anglaise: n'y aurait-il que les anglais qui voyagent? La dame me dit qu’ils n'ont pas de mérite à parler anglais, c'est leur langue maternelle. Après le petit déj, à croire ou à ne pas croire: en rentrant à la chambre, je rate une marche dans le couloir et me voilà à mesurer celui-ci de long en large; il n'y a qu'en Inde que je tombe; j'ai fait une de ses mascarades avant de tomber, mal à la main et à la jambe! Je me couche un peu, prends des comprimés homéopathiques. Me voilà repartie. Achat d'eau. Négociation du rickshaw puisque mon chauffeur ne veut pas m’y conduire; quoi qu’en arrivant là, les autres touristes étaient avec leur taxi ou bus. Non mais.... à déduire sur son pourboire, enfin on verra! Forteresse de MEHRANGARH, j'arrive!!! Le guide du routard dit que c'est la plus belle forteresse du Rajasthan, je confirme; elle est magnifique; j'ai rarement vu quelque chose du genre aussi beau. C'est comme si l'histoire ne s’était pas vraiment arrêtée, que quelqu'un va arriver, qu'on va être de la partie. Je m'évade dans le rêve en me replonge dans l'histoire des marahajas, des combats, des femmes derrière leurs "puschas" qui sont ces fenêtres à trous dont elles voient tout sans être vues. Je suis éblouie en voyant les diverses salles du palais si bien entretenues. Ce qui m'interpelle le plus, ce sont les empreintes des mains, toujours visibles, que les femmes ont laissé avant de s’adonner au «sati». Équipée du guide oral, j‘écoute les explications compréhensibles pour tout un chacun. Tout ce que j'ai vu dans ma documentation avant de partir est décrypté dans les moindres détails. Je passe 3H dans cette forteresse sans perdre une minute à flâner. Je termine en me faisant disputer par le chauffeur du rickshaw à qui j’ai dit que j'en avais pour 2H. Il n'a jamais dû visiter la forteresse sinon il saurait que 3H est le temps min pour une visite correcte. Je n'ai pas eu assez de temps pour me balader sur les remparts, dommage! A 1 km de là, sur le chemin du retour, on s'arrête au JASWANT THADA au bord d'un mini lac. C'est un grand cénotaphe tout en marbre blanc, datant de 1899, érigé à la mémoire du maharadjah Jaswan Singh. Lieu toujours destiné aux crémations actuellement. A l’intérieur, on découvre des objets personnels du Maharaja, des photographies. On peut aisément imaginer cet endroit à l’époque! Continuation du périple vers le PALAIS UMAID BHAWAN qui comporte 350 pièces. Le maharaja Umaid Singh le fit construire pour donner du travail aux habitants car, à cette époque, régnait la famine. Ce n'est pas possible de tout visiter car une partie est restaurée en hôtel de luxe et l'autre en appartements personnels du maharaja de Jodhpur. Le chauffeur du rickshaw dit de me dépêcher car j'ai mis trop de temps à la forteresse. Je n'ai que faire de ce qu'il dit et je continue à prendre mon temps. Il me ramène à 15H. Je fais internet à l'hôtel en attendant mon chauffeur attitré. Encore à ma demande, excursion vers MANDORE à 9 km de Jodhpur; lui ne propose toujours rien. Je préviens RAJ de Milna que je ne suis pas satisfaite des services du taxi. Raj lui parle mais "le driver" invente et raconte n'importe quoi! Il n'aura pas de pourboire, c'est quasi décidé. Nous partons quand même pourMANDORE. Il ne connait pas!!! Doit encore demander le chemin. A croire qu'il fait le Rajasthan pour la première fois. Je me promène 2H dans ce Garden magnifique avec les singes qui me dévisagent. J'ai retiré mes lunettes, je porte mon sac sur le ventre et n'ose pas les prendre en photo. Mais, ils sont beaux avec leur tête noire et leurs poils blancs. Ils sont joueurs. Hop, ils sautent d'une branche à l'autre! Ils retournent un tonneau en faisant un chahut de tous les diables. Je les admire; un vieux monsieur me dépasse en me disant qu'ils mordent. Oust, je décampe. De toute façon, il fait presque noir. Mieux vaut les laisser entre-eux… Je fais quand même fait la promenade pour aller voir les cénotaphes des reines et admirer le coucher du soleil de là. Je voulais encore allez voir quelques villages VISHNOIS mais j'abandonne car Kamur ne connaitra pas encore. Je décide de rentrer à l'hôtel manger une spécialité râjasthâni, bien épicée. Je parle au patron des bestioles venues me tenir compagnie la nuit; il met un serpentin d’encens dans la chambre. Demain, départ pourMONT ABU à la rencontre des ours! Ce sera la DIWALI "nouvel an hindou et le retour du Dieu Rama" qui revient d’une victoire contre le démon; tout le monde l'attend, c'est pourquoi, il y a des lumières partout. Je vais fêter ça; je ne sais pas encore avec qui. Vendredi 5 novembre 2010. Je me lève à 7H45 comme souvent. Me douche et hop, au petit-déjeuner. L'anglaise rencontrée le jour avant demande si elle peut se joindre à ma table, ce que j'accepte avec grand plaisir. Elle est sympa. Elle a toujours voulu venir en Inde et là, elle y est pour deux mois, sans aucune réservation. C'est ce que je ferai la prochaine fois. Nous papotons toujours tandis que le chauffeur m’attend depuis 1/2H mais je m'en fous, ce qui n'est pas mon genre habituellement. Mais lui, il m'énerve, alors... Pas de scrupules! La rencontre avec l'anglaise est mieux. 10H, nous démarrons pour RANAKPUR où il y a les plus beaux temples JAINS. Je dors un peu dans la voiture. Après 2H30, lemont ARAWELLI commence à se dessiner. Un peu plus tard, arrivée à RANAKPUR où se pointent CINQ TEMPLES JAINS fascinants. Tout est d'une élégance, d'une perfection, d’une finesse et d'une propreté impeccables. Je commence par le plus petit avant d'arriver dans le spectaculaire Temple d'ADINATH ou de CHAUMUKHA. Chaumukha veut dire "4 faces". Il est interdit d’entrer dans ces temples Jains avec boisson, cigarettes ou chaussures. C'est le plus grand temple Jain de l'INDE. Il a été construit au 15ème siècle sur une durée de 50 ans. Tout de marbre blanc, en plein milieu de la forêt, s'étendant sur 1500 m², haut de 33 mètres, 29 salles et 1444 piliers décorés de manière inimaginable. Un des piliers n'est pas droit volontairement car il n'y a que Dieu qui est parfait, donc il fallait une faille à cette merveille! J'ai cherché lequel mais ne l'ai pas trouvé… L'architecture du temple Jain est basée sur des règles cosmiques précises; tout est réglé en fonction du mandala. Il existe encore une petite communauté Janaïste dans ce site. Leur religion ne leur permet pas de nuire aux animaux à tel point que les femmes mettent un voile sur leur figure et les hommes un masque afin de ne pas avaler involontairement un insecte. Ils pratiquent la non-violence, ne possèdent pas d'armes ce qui fait qu’ils n’ont jamais été persécutés au fil du temps. Ils sont respectés des indiens de croyance différence. Ils sont peu nombreux; on en compte 4 millions en Inde dont un million au Rajasthan. Ils recherchent la libération de l'âme en la libérant de son karma. Les cinq règles sont: ne tuer aucun être vivant, ne pas voler, se détacher des biens matériels, être chaste, ne pas manger la nuit afin de ne pas avaler un insecte sans le voir. Ils sont tolérants. Je termine la visite en me posant la question : pourquoi ces temples sont-ils construits si loin de tout? Comment les gens y arrivaient-ils? A moins qu'ils aient été tous moines résidant au temple? Aurais-je une réponse? On reprend la route en s'arrêtant pour que le chauffeur mange et partons pour leMONT ABU, appelé aussi le MONT DE LA SAGESSE avec son étrange rocher qui ressemble à un crapaud! Le paysage est spectaculaire; la route est de mieux en mieux et on commence l'ascension vers le Mont Abu. Le chemin est pittoresque. Il y a des singes partout. Une pancarte annonce aussi des tigres et des ours. Mais je n’en verrai sûrement pas car avec le bruit des pétards de la Diwali, ils doivent être cachés au fin fond de la foret. Au SRI GANESH Hôtel, Je visionne ma chambre puis vais manger. J'invite le chauffeur à venir à ma table pour la fête! Le chien de la maison s'invite aussi, restant toute la soirée à mes pieds. Nous discutons en anglais. Dictionnaire en main, papier, bic et surtout beaucoup de gestes. Pétards et feux d'artifice partout. Bruit intense. A 11H, je suis au lit avec mon MP3. A 5H du matin; ca pète toujours. Je me rendors. J'ai bien dormi protégée sous ma moustiquaire. Samedi 6 novembre 2010 :8H du matin, je rédige ces lignes. Pétards encore. Je pense que je suis enrhumée. Il fait froid ici. Nous sommes à 1200 mètres d'altitude. Je bois un bon café, un lassis (yaourt+banane) et un jus d'ananas. A 10H, je libère la chambre et commence ma visite par un MUSEE SPIRITUEL où on me propose une expérience de méditation que j’accepte! Étonné? Ce n'est pas terrible mais ça me plait. Il y a des milliers d'indiens qui viennent à Mont Abu pour ce jour de l'an. Ils sont contents. Pour eux, c'est jour de sortie voire vacances pour certains. Ici personne ne mendie, ce sont des indiens aisés. Ils sourient en me voyant, veulent me toucher la main, me prendre en photo. Pour eux, c'est un honneur! Comment ne pas se sentir bien voyant ces gens heureux autour de moi? Je descends au lac NAKKI (lac des crocodiles) faire le tour en barque, refusant le pédalo cette fois. Je ne vois pas de croco, tant mieux. Ensuite, je vais sur le grand bateau en béton boire deux thés délicieux. On dit que c'est le toit du bateau Titanic!!! Comment savoir si c'est vrai ou si c’est une légende! Je veux voir un petit temple le RAGHUNATHYI mais il est fermé. Je prends beaucoup de temps à faire à photographier les indiens qui me le demande car ici ils peuvent louer des costumes dignes de maharajas et maharanis pour passer la journée. Il est 13H et le chauffeur m'attend mais je prends le temps quand même d’aller manger un thalli: plusieurs petits plats végétariens sur un plateau. Après-midi, je le prie d’aller aux TEMPLES de DELWARA à 3 km. Très beau site. Je dois laisser ma caméra à l'entrée mais j’achèterai un petit livre à la sortie pour garder ce souvenir. Je suis vraiment de plus en plus épatée de la finesse du travail. Le premier des cinq temples le VIMALA VASAHI, bâti en 1031, n'a que 240 piliers mais ce qui fait sa splendeur, ce sont les 52 petits plafonds, tous différents! Incroyable travail! En entrant, il y a un "smosan" qui est une représentation symbolique de la montagne sacrée: je pense bien que c'est le triangle en argent que je vois mais je n'en suis pas sûr car normalement il devait être entouré de statues d'éléphants, que je n'ai pas vues. On y trouve une impressionnante statue d'Adinath tout en marbre blanc. Le deuxième sera le LUNA VASAHI, bâti en 1230, est aussi impressionnant; on y trouve une statue de Néminath, toute noire. Au plafond central, 64 danseurs dans 64 pauses différentes sont sculptés. Je verrai encore un troisième où là, le Dieu est tout en or. Il y a des milliers d'indiens qui viennent visiter ce site. Nous sommes maximum dix touristes à traîner à cet endroit. A se demander où les touristes vont! Il est maintenant 15H et la prochaine étape est UDAIPUR. Je garde un merveilleux souvenir du MONT ABU! Un jour de plus là m'aurait bien plu. Après 3H de route, arrivée àUDAIPUR à 290 km de Jodhpur. Ca commence mal, le taxi ne peut pas entrer dans la vieille ville et devons porter les bagages jusqu'au NIWAS hôtel. Je suis au 5ème étage, sur la terrasse, pas d'ascenseur. Je ne descends pas pour souper et mange très bien à la terrasse. Dimanche 7 novembre 2010: Je m'éveille à 8H30, rédige ces lignes et me prépare pour la visite de la vieille ville, à pied. En fait, je quitte ma chambre à 11H. Je commence par faire recharger mes piles et acheter une bouteille d'eau. Je vérifie le prix sur l'étiquette et «plouf», voilà mes lunettes de soleil tombées dans la mini rigole où les égouts passent. Je les récupère à la main. Elles sont crado et puent. En plus, je m’éclabousse les chaussettes et chaussures. Bon début de journée après avoir fait 100 mètres! Il y a trop longtemps qu'il ne m'était arrivé quelque chose! Un peu plus loin, j'arrive au JAGDISH TEMPLE, construit en 1651, dédié à Vishnou. A l'entrée, deux grandes statues d'éléphants. Il y a beaucoup de Sâdhus qui sont des hommes démunis de tout, ne vivant que de ce qu'on leur donne à manger. Ils aiment être pris en photo pour recevoir une pièce. Dans le sanctuaire, il y a une statue noire représentant Vishnou. Voyant que je suis intéressée, un indien me dit qu'il y a un office à 18H30. Je promets d'y aller. Je change de la monnaie puis visite un atelier de peinture sur soie et sur os de chameau. C’est très joli et très cher. Je me restaure avec un beignet local, un gâteau et du thé à l’entrée du City Palace. Je me répète mais j'adore le thé masala. J'espère pouvoir le refaire chez moi… Le CITY PALACE est le plus grand palais du Rajasthan. Il a été construit vers 1560 et a été régulièrement agrandi au fil du temps jusqu'à la fin du 19ème siècle. Ce palais est séparé en trois parties. Une aile toujours habitée par le maharaja actuel qui y passe trois mois par an, puis six mois à Londres et trois mois à Mumbay. Une autre aile fait office d'hôtel. La troisième est celle qu'on peut visiter. Je me muni toujours d’un autoguide; par contre, la taxe pour l'appareil photo est trop chère, donc pas de photos. Les cours du palais sont superbes. On retrouve comme d’habitude la cour des hommes et la cour des femmes, la zanana où seul le Maharaja peut entrer; les énuques servent d'intermédiaire. Je suis surprise par la salle aux miroirs, c'est d'une beauté! Ils aimaient se regarder les maharajas. Dans la salle des audiences, il y a les "Jhalis" petits balcons d’où les femmes pouvaient suivre les discussions sans être vues. Les vitraux d'une salle proviennent de Belgique, sûrement aussi du Val St. Lambert; les pavés de décoration proviennent du Portugal et de Hollande. Le marbre utilisé ici est local. J'imagine mal comment ils transportaient tout cela à l'époque et j'imagine encore moins comment ils pouvaient bâtir des bâtiments d'une telle importance. On remarque aussi que les couloirs du palais sont étroits et les marches irrégulières, ce qui est volontaire pour ne pas donner de l'élan à l'ennemi qui pourrait s'introduire…Dans ce palais, on fait souvent référence au Dieu Rama (Dieu du soleil); sa femme est Sita; ils ont deux enfants. Il s'est passé un drame dans ce palais; cette histoire m'a marqué: «une jeune fille du Maharaja avait été promise par son père à deux prétendants, le maharaja de Jaipur et celui de Jodhpur. Ne pouvant faire son choix, elle s'empoissonna". La visite dure plus de 2H dans un brouhaha terrible car les nombreux indiens en visite sont bruyants. Je rends l'écouteur et sors faire quelques photos à l’extérieur du palais avant de retrouver le chauffeur qui me conduit, à ma demande, aux jardins de SAHELION-ki-BARI où il y a une atmosphère sereine. C'est un havre de paix où les dames de la famille royale venaient se promener. Il y a 4 bassins. C’est agréable d'entendre le bruit des fontaines, fonctionnant toujours au moyen du système hydraulique élaboré en 1700 (unique à l'époque). Les gens sourient, se promènent. La balade dure peu mais est bénéfique. Si je me presse un peu, c'est qu'il fait noir à 18H et je veux encore aller au MEMORIAL PRATAP, érigé sur la colline de Modi Magri. Il y a un monde fou. Je me balade et fais la visite du petit musée. J’aimerais voir le son et lumière mais il faut repayer et attendre 1H. Je suis fatiguée et prend le chemin du retour. J'ai oublié d'aller à l'office de 18H30 au Jagdish temple. Je ne peux pas tout faire. Je rentre, mange, n'ai plus la force de rien. Je me suis endormie sur ma chaise au resto. Je file dans mon lit. Lundi 8 novembre 2010: il est 7H, je m’éveille, rédige ces lignes après ma douche, range mes bagages. J'ai mal la jambe et le bas du dos. Après le petit déj, je fais un massage ayurvédique et j’achète de l'huile qui j’espère soulagera ma jambe, enfin normalement! Je ne visiterai pas tout ce que j'avais prévu car j'ai besoin de me reposer un peu. A midi, je mange dans un hôtel renseigné par le guide du routard "Ambrai restaurant, au-dessus de l’hôtel Baba". Je ne suis pas déçue, c’est bon et en plus, j'ai vue directe sur le temple hindou Jasdish. Je suis juste surprise du prix du coca light:40 roupies (1€) cher! Ensuite, je prends un rickshaw; Il m'emmène le long du lac et je profite pour faire une petite balade en bateau sur le lac PICHOLA; je ne vois pas de crocodiles or il y en a. J'embarque avec tous indiens en vacances. Ils sont contents que je sois avec eux. Il va sans dire que les photos vont bon train de part et d‘autre! Les indiens en vacances dans une de leur ville sont toujours heureux, bien habillés et ne demandent jamais rien d'autre que des photos et de quel pays on vient. Le gars du rickshaws veut m'arnaquer me comptant 400 roupies les 2H. Il en aura 100 et pas de discussion; il ne rouspète pas trop car un policier est juste à côté de nous. D'un côté, je regrette un peu de ne pas avoir pris le bateau à l'embarcadère du City Palace où le tour aurait été plus grand avec vue du palais au milieu du lac de plus près mais d'un autre côté, j'ai vécu un bon moment avec les indiens sur le grand bateau traditionnel ! J'abandonne l'idée d'aller au zoo Garden. Il reste juste assez de temps pour boire un thé à l'entrée du City Palace où je suis allée hier; il est délicieux et coûte cinq roupies (soit 9 cents). A 15H, nous démarrons et arrivons à 17H30 àCHITTORGARH où le PADMINI Hôtel est clean ainsi que la chambre. Il y a un grand jardin. Je m'y installe directement et quoi de mieux qu'une bonne bière et un papad (petite crêpe craquante). Le régime ne sera pas encore pour aujourd'hui! Le garçon me fait remarquer que sous ma chaise, il y a un petit chiot qui s'est installé. Il ne me quitte pas, me regarde avec des yeux craquants, trop mignon; je voudrais l’emmener. Le moment de l’apéro était agréable. Je mange, ne déballe pas mes habits, tape ces lignes et m'endors. Mardi 9 novembre 2010: éveil à 3H du matin découvrant la bouteille d'huile de massage renversée dans le lit; je me suis endormie en me massant la jambe. Je pouvais bien mettre tout ce temps à la choisir! Il ne me reste plus qu'à en retrouver. J'ai été dormir tôt et me voilà en pleine nuit en train de terminer mon récit. J'espère me rendormir un peu car demain matin, rendez-vous à 9H pour la visite du fort qui est gigantesque paraît-il! C'est une belle grande chambre, propre, dommage que j'ai sali les draps avec l'huile. Voilà, une bien courte nuit dans une si belle chambre. A 9H, petit déj et à 10H, visite de la FORTERESSE DE CHITTOR. Le tour est long donc je vais de temples en palais avec la voiture. La forteresse, bâtie au 7ème, fait 13 km de circonférence. Les bâtiments sont éparpillés. Il y a sept portes pour arriver à l'entrée. La "Rama Pol" est la dernière et la plus belle; je la photographie en sortant. Le temple de SAMADHISVARA sera le premier site. Il est tout en ruine mais on imagine la beauté de celui-ci à l'époque. Je pense à ces batailles qui ont eu lieu ici. En 1303, vivait ici la reine Padmini et son mari. La beauté de la reine Padmini était célèbre et attira le Sultan de Delhi qui demanda au mari de la contempler. Celui-ci accepta pour éviter une guerre mais à la condition que ce soit par le biais d'un miroir où l'image de la reine reflèterait. Il accepta mais mécontent, en sortant, et par traîtrise, le Sultan de Delhi fit le mari prisonnier. Les Rajpoutes voulant sauver leur roi se firent tous tuer. Au même moment, eu lieu à cet endroit le premier DJOBAR, qui veut dire que la reine et 3000 autres femmes se firent brûler sur un bûcher pour ne pas survivre à leurs époux. Deux autres Djohars eurent encore lieu sur ce site. Les Rajpoutes mettaient leur robe jaune-safran pour partir au combat quand ils savaient qu'ils ne reviendraient certainement pas. Là, je suis en plein dans l'histoire du fort.... Je continue ma visite par le musée archéologique qui possède des objets ayant été retrouvés sur le site. Ensuite, j’entre dans un temple Jain puis le temple de Meera. Le bâtiment célèbre la «tour de la Victoire» comporte 9 étages et 157 marches; je réfléchi beaucoup avant d'y entrer; finalement, je me décide mais j’en ressors après 5 min; je n'ai pas été plus haut que le 1er étage. J'arrive au temple de Shiva où je rencontre un très jeune Brahmane qui parle un peu français et veut étudier la langue française. Je lui donne mon traducteur qui va trop lentement pour moi et trois livres que j'ai dans la voiture, destinés à ma copine de Delhi. Il reçoit un livre sur la méditation indienne, l'Alchimiste et la prophétie des Andes. Il m'emmène voir la fontaine sacrée où la vache a reçu la première goutte d'eau dans sa bouche d'où depuis le lac est sacré. Ensuite, je passe voir le Palais de Padmini avant de terminer au temple de Kalika Mata, dédié à Kali. Il y a encore beaucoup à voir mais voilà déjà près de 4H que je déambule dans la forteresse et j'en ai assez. Direction BUNDI, à 120 km de Chittorgarh, avec arrêt aux fameuses cascades Bemlatts Fall dont Manu (contact VF) m'a tant vanté. Je ne sais pas si c'est le bon endroit mais il n'y a pas d'eau qui coule dans le petit lac. C'est un site archéologique. Manu m’a dit qu’elles se trouvent à 30 km de Bundi et on en a encore bien fait 60 km après donc j'ai vraiment un doute sur l’endroit! À vérifier près de Manu. Et moi qui avais déjà pris mes affaires pour piquer une tête, raté! Déçue de ne pas avoir vu la cascade, on reprend le chemin de Bundi pour y arriver à 18H. Je dors dans à HAVELI KATKOUN, richement décorée, restaurée en hôtel. La chambre est très bien. Tout est grillagé pour les singes. Ils sautent sur le grillage. Il y en a des centaines. J'ai un peu peur d’aller demain au fort. BUNDI se trouve à 165 km d'Ajmer. On l'appelait autrefois "la cité des sources" pour les nombreux puits "baolis" qu'elle possédait. Je fais un massage de jambes, achète des produits ayurvédiques, mange et dodo. Mercredi 10 novembre 2010: je me réveille à 6H du matin mais me rendort un peu. Après le petit déj, le chauffeur qui devait me conduire au fort me dit que ce n’est pas possible en voiture et me laisse au pied du palais. Je n'irai donc pas au fort car je m’aperçois que pour une fois, il a raison et il faut y aller à pied; pour moi, c'est impossible. Déjà, le Palais, ça grimpe. J'arrive, après trois pauses, à l'entrée du GARTH PALACE. Il faut dire que la vue est belle; on voit les maisons peintes en bleu lavande. C'est plus grand que je ne pensais. Un guide parlant français insiste pour me guider; je refuse. Heureusement, car je suis restée 4H dans ce palais. C'est pourtant un des moins bien conservé mais j'ai eu la chance de rencontrer un couple de français; nous avons bien discuté. Eux avaient l’intention de monter au Fort mais voyant le chemin pour y grimper, ont renoncé. Je ne citerai pas les salles car finalement c'est toujours la même chose; je commence à en avoir assez des palais et des forts. C'est très fatiguant 15 jours de visites intensives surtout que ça grimpe tout le temps, des escaliers, des descentes, des montées et ma jambe qui me fait toujours mal. Je descends aussi difficilement que pour monter tellement les pierres sont lisses, glissantes et mal foutues. Ouf, je suis en bas! Je n'ai pas aperçu de singes au Palais. Ils sont au Fort. Je m'offre un thai masala dans le petit bar où le patron, artiste-peintre, a six doigts à une main. En rentrant à l'hôtel, un jeune homme devant une boutique m'invite à prendre un thai, ce que j'accepte puisqu'il parle un peu français et que j'aime les contacts. Le thé se boit un peu plus loin chez lui où en fait c'est un petit hébergement. J’y rencontre là deux espagnols, une dame de Tarragone, qui parle catalan et un homme au look "fun «de Madrid qui parle français; le moment est agréable. Le jeune homme m'invite à faire un tour sur sa moto le soir au bord du lac; j'accepte pour m'en tirer mais je n'irai pas à ce rendez-vous; tout d'un coup, je ne le sens pas et je préfère ne pas prendre de risques. Je rentre à l'hôtel 10 min. Il est déjà 15H. Je repars pour aller au puits et au marché. Je trouve d'abord la poste pour envoyer une carte à Dédé, un ami de Reims, mais je ne sais pas s'il l’a recevra! A force de tourner et de virer, j’arrive au marché où je m'achète un ananas, qu’on me coupe et met dans du journal. Je le mange en marchant et ne fais pas trop attention où je vais me disant que je prendrai un taxi pour rentrer à l'hôtel où que je sois. Quelle erreur!!! Je me suis embringuée dans des ruelles de plus en plus étroites sans m’en rendre compte. Il y avait beaucoup d’enfants qui voulaient être pris en photos. Je les photographie mais il en arrive toujours de plus en plus. Je continue cette séance de cinéma tout en avançant dans ces ruelles où les gens sont de plus en plus sales. Voyant que je m‘égare bien, je demande aux enfants si on arrive au Palais en continuant au bout de ces ruelles; le palais étant mon point de repère car l’hôtel n’est pas loin. Ils confirment et m'emmènent. Dieu du ciel…, je me retrouve à grimper de nouveau alors que je n'ai jamais descendu en partant. J'arrive sur la grand-route de Chittoor à Bundi. Les gosses demandent des roupies, je refuse. Ils s'excitent, tirent sur ma bouteille d'eau, dansent autour de moi un rituel de singe, font des grimaces, disent je me demande bien quoi! Je commence à paniquer et me fâche. Ils s'en vont en me lançant des pierres. J'ai de la chance car un groupe d'enfants ainsi, ça peut être fatal!!! Je suis au bord de cette rue où camions et bus passent à toute allure. Il n'y a pas de trottoir. Je sais que je suis loin de l’hôtel puisque je suis passée par là en arrivant de Chittorgarh. Evidemment, pas de taxis aux alentours. Rien. Pas même un tuc-tuc. Je redescends une volée d'escaliers un peu plus loin car je vois le lac artificiel et mon hôtel est en face. Je me rends vite compte que ça va être la même galère que je viens de vivre et remonte ma volée d'escaliers. Que les marches sont hautes ici! Je n'en peux plus. Je transpire sans arrêt. Je marche. J'arrive au lac. Je pense pouvoir le contourner vers la gauche mais il n'y a pas de rue, je dois faire marche arrière et repartir. Sur le pont, je suis à bout. Il reste 1 km mais je ne peux plus avancer. Il passe un tuc-tuc quand même envoyé par les Dieux. Je le prends. Les Dieux auraient pu me l'envoyer plus tôt. Je n'ai donc pas vu le "baori" (puits) mais vécut l'ambiance rurale et vu le lac artificiel. Je rentre à l'hôtel pour récupérer un bagage que le chauffeur devait déposer. Bien entendu, il a mal compris et pas de bagage! Pour m'en sortir, je fais appel à un interprète sinon j'y étais toujours. Ca y est, c'est arrangé, il arrive en courant me donner le bagage qui est dans la voiture. Je bois un thaï (un de plus!). Je me rends au massage bien mérité. Après celui-ci, je mange du mouton et fais internet. Je m'énerve un peu car ma fille ne répond jamais à mes emails et c'est agaçant. Je m'inquiète en plus. Je téléphone à mon ex-mari qui s'affole de mon coup de fil et qui fait téléphoner ma fille. Tout va bien mais elle doit être très occupée à "autre chose" comme dit mon chéri à qui je téléphone aussi. La visite des Palais et des Forts est terminée sauf à Jaipur (Amber). Demain, départ pour Puskhar où règne là une autre ambiance: le festival des chameaux (la CAMEL FAIR). En terminant ces lignes, je vois un énorme lézard sur l’armoire; je n'ai jamais vu un si gros. En fait, la nuit j'ai cru sentir quelque chose de mouillé sur le lit mais en allumant, rien n'était mouillé, maintenant je sais: j'ai dû mettre la main sur le lézard. Qu'en faire? Je réfléchi, le regarde. Lui aussi me regarde avec ses petits yeux. Il est beau mais il ressemble à un dinosaure en miniature. Je n’ai jamais vu de lézard ayant cette allure. Je tente de l'attraper avec une boite pour le sortir mais n'y arrive pas. Il est parti au-dessus de la garde-robe puis ailleurs puisque je ne le vois même plus là. Je ne sais pas où il est. Vais-je pouvoir dormir sachant qu'il peut encore venir sur mon lit? Et toujours rien pour accrocher la moustiquaire. Je l'ai pris en photo. On dit que ça porte chance… pour autant que ce soit vraiment un lézard! Jeudi 11 novembre 2010, direction PUSHKAR, mignonne petite ville sainte au bord du désert, de 15000 habitants, 11km d'Ajmer et 150km de Jaipur. C’était ici le RV des hippies du monde dans les années 1970. La vie ici est restée assez baba cool. C'est un havre de paix sauf à la «Camel fair» qui a lieu à l'occasion de la Kartnik Purnima (anniversaire de la mort de Brahmâ), liée à la pleine lune. C’est la plus grande foire de chameaux de l'Inde. Les nomades du désert du Thar et les paysans du coin y débarquent pour acheter et vendre des chameaux et des chevaux. Pendant le festival, femmes et hommes mettent leurs plus beaux habits traditionnels. On y voit les beaux turbans colorés des hommes et les plus beaux saris colorés des femmes; elles mettront tous leurs bijoux. Avant d’arriver à Pushkar, je prévoyais visiter la mosquée d'un grand Saint à AJMER mais il pleut à seau et je renonce. En direction de PUSHKAR, le paysage est majestueux, ce ne sont que montagnes tout autour. C'est de celles-ci que descendent les nomades avec leurs dromadaires et chevaux pour la Camel fair; ils pourront ainsi les vendre pour acheter des marchandises. Ils en achèteront aussi. Nous trouvons avec difficultés le PARAMOUT PALACE. Un hôtel est vite un palace en Inde. L’accueil est bon enfant. Je suis à l'aise. La chambre est propre mais les robinets coulent et le chauffe eau est archaïque. Comme prévu, là, je libère définitivement le chauffeur pour continuer seule mon périple. Je lui donne, malgré ce que j’ai dit, un bon pourboire pour le fait qu’il conduisait prudemment!!! Il est content. J'ai toujours très mal la jambe et un peu dans le dos. Je mange un plat végétarien et vais me reposer. Ah ça y est, je vois un lézard mais nettement plus petit que celui d’hier. Je mets ma moustiquaire de façon folklorique; pourquoi n’y a-t-il pas de crochets?? Mes attaches autocollantes ne tiennent pas ce qui fait que je reçois la moustiquaire sur la tête en pleine nuit. C'est décidé la prochaine fois, je prends le petit marteau que j‘ai hérité de mon père qui fait tournevis en même temps ainsi que des petits crampons. Au moins, après moi, les autres en profiteront!!! A 19H, je descends marcher, faire internet et acheter une bombe pour moustiques. Je ne résiste pas à un jus d'ananas frais. C’est l’heure de manger, toujours végétarien; il n'y a ni viande, ni œuf, ni alcool à Pushkar cause que c’est une ville Sainte où près de 2000 pèlerins par jour viennent de toute l’Inde. C'est un haut lieu de l'hindouisme. Il est dit dans les Védas (textes sacrés) que pour achever le parcours mystique qui purifie leur âme, les pèlerins doivent faire 4 pèlerinages et se baigner dans le lac sacré de Pushkar. Il y a 400 temples dont l’unique temple de toute l'INDE dédié au Dieu Brahma, créateur de l'univers. Une version de l'histoire sacrée dit qu’au 12ème siècle, Brahmâ tua un démon et lâcha 3 pétales de lotus; là apparurent 3 lacs d'où le nom «Push» signifiant fleur et «kar» signifiant main qui fit donc «PUSHKAR». De l’hôtel, j'aperçois le lac sacré. La mousson fut bonne cette année donc le lac n'est pas à sec. Il y a 52 gaths (escaliers qui descendent au lac). On dit que se baigner dans le lac à cette période porte chance, mais je n'irais pas, j'ai déjà eu de la chance avec le lézard!!! Il y a des moustiques car on passe avec un camion pour asperger les rues d'un répulsif. Il est tard; j’attends demain pour aller voir les dromadaires. Je me réjouis. L’ambiance ne doit pas être triste. En fait, à l'hôtel, mon palace quoi, il y a beaucoup de français. Ici, je dois voir Jacques de Bruxelles et Martine de France; j'espère avoir plus de chance qu'avec Manu que j'ai loupé à Delhi! Voyant le garçon de chambre de l'hôtel boiter, le lui explique que j'ai aussi mal à la jambe, il m’explique qu’en fait, lui c’est la polio! J'ai l'air con... Il me conseille de me rendre dans un temple à 80 km de Pushkar où il s'y passe des miracles; c'est là que tous les handicapés vont. Lui y est allé alors qu'il était en chaise roulante ne sachant ni marcher ni faire aller un bras, il en est ressorti en marchant mal mais en marchant et son bras fonctionnait normalement. Je n'aurais pas le temps d'y aller sinon j'aurais tenté l'expérience! Vendredi 12 novembre 2010, je m'éveille à 8H et n'ai toujours pas de douche. A la guerre comme à la guerre, eau froide, et en avant pour le petit-déj. Ensuite visite de la ville. J’ai la chance de ne pas devoir chercher le temple consacré à Brahmâ car il est sur le chemin du lac sacré. La visite est sereine. Je fais une offrande. J'aperçois la statue de Brahmâ à 4 têtes. Je suis des indiens qui se rendent dans un autre petit temple souterrain! Voilà, j'ai vu le seul temple hindou dédié à ce Dieu. Maintenant, je dois trouver le lac; je marche derrière des gens croyant qu‘ils y vont certainement. Mais on monte une route sableuse ! Pour le lac, c’est mauvais signe… Renseignements pris, ce sont des pèlerins qui se rendent au temple situé en-haut de la montagne. Je fais demi-tour; ce n’est pas mon intention de monter là-haut! En rebroussant chemin, je m'arrête pour boire un thaï masala. Petit mais bon. Je le paye, attends ma monnaie mais il ne veut pas; j'attends encore en insistant; il ne veut toujours pas; je m'en vais emmenant une bouteille d'eau. Oh là là, il m'a vite rendu la monnaie!!! Cet arrêt m'aura permis d'être à l'abri pendant l'averse. En chemin, je tombe sous le charme d'un foulard bleu, un de plus, je l'achète pour 50 roupies (-de 1€). Par contre, je marchande un sac à main mais sans résultat. On verra demain. Enfin, je vois des pèlerins se purifiant dans le lac. Il est interdit de photographier mais je fais quand même une ou deux photos en vitesse. Je m'assois sur les ghâts. Je reste un long moment en pleine méditation. Je me sens bien là. On dit que les cendres de Gandhi ont été éparpillées dans ce lac...Je viens de me renseigner: non ce n'est pas lui car c'est dans le Gange... Je suis attirée par les beaux singes à tête noire. Les uns jouent, d'autres donnent à boire à leur bébé et puis, sur le mur, un couple d'amoureux main dans la main, tête contre tête. C'est attendrissant. Ils s'aiment. Ils ne se quitteront pas de tout le temps que je reste là pendant que les autres courent et mangent des cacahuètes. Je me découvre une nouvelle passion: les singes. Un petit qui n'a pas encore de poils est accroché sous le ventre de sa maman; on dirait la tête d'un bébé humain. Quand ils ont un peu de poils et sont un rien plus gros, ils vont sur le dos de leur maman. En tout cas, les mères s'occupent bien de leurs petits. Un homme s'est approché un peu trop d'un bébé singe et la mère lui a montré les dents. Je ne voudrais pas lui prendre son bébé… En remontant la rue, je bois un jus de bambou. Je tombe par hasard sur un resto indiqué dans le routard le Shiva Juice; j’y mange une pizza succulente; ça me plait la nourriture végétarienne. En chemin, un coiffeur me propose un massage gratuit de la tête "pas pour de l'argent" comme il dit! Je rentre. Il me fait n'importe quoi sur le cuir chevelu pendant 5 minutes puis me demande 450 roupies. Je refuse puisqu’il a dit que c'était gratuit! Il rouspète mais je m'en vais quand même sans rien lui donner. Je ne lui ai rien demandé après tout et en plus, c'était du n'importe quoi! J’ai envie de revoir le lac à un endroit différent. Il est 15H, Il est temps d’aller voir les chameaux. J'y arrive facilement. La ville est petite. Ce sont les chevaux qui sont à l‘entrée du site; ils sont bien peignés et lissés. J’admire un cheval blanc aux yeux bleus, ça doit être une race du Rajasthan car au final, j’en ai vu plusieurs. Je confirme par la même occasion que Théodore, un âne que je connais en Espagne, est bien un âne indien. Je me laisse tenter pour faire un tour en chameau mais sur la charrette. Quel problème pour grimper dessus. Le gamin va chercher une chaise et hop, j‘y suis. Un jeune homme parlant un peu français m'accompagne voir les bébés dromadaires que j'aurais bien trouvé toute seule mais c'est ça l'Inde! Il veut ensuite que je lui paye un sac de farine. Je lui donne 20 roupies car je sais que ce n'est pas vrai. Je retourne seule faire un tour sur le site. C'est magnifique tous ces dromadaires décorés, tatoués. J’admire un homme qui coupe les cils et la moustache à son dromadaire; normal, chacun veut que son animal soit le plus beau pour le concours de beauté, concours de la plus belle moustache, etc… pour le vendre au meilleur prix. Les tentes commencent à se mettre en place. Les nomades font des feux de bois, cuisent leur pain, font du thé. L'ambiance est sereine. Le soir tombant, certains dromadaires sont attachés par une patte et d‘autres partent, je ne sais où. Je téléphone à Jacques (contact VF) pour savoir s'il est arrivé à Pushkar. En fait, il était aussi à la foire, essayant de m'appeler mais mon GSM reste éteint car il m'envoie des pubs sans arrêt et la batterie se décharge trop vite. On a du mal à se trouver mais ça y est, je le vois. Nous somme ensemble pour photographier le coucher de soleil. La rencontre est sympa. On discute beaucoup «voyage» en l'occurrence l'Inde! Il fait nuit; on va prendre l’apéro puis souper à mon hôtel où les prix sont plus raisonnables que vers la foire. On se reverra sûrement demain soir. Il est 2H30 du matin! Le temps passe très vite ici. Je n'imagine pas que j'en suis déjà à ce stade de mon séjour... Samedi 13 novembre 2010: 10H. Je bois 2 thés à la terrasse en parlant avec un couple de français. Il est 11H et je suis encore fatiguée. Je me remets au lit et dors jusqu'à 14H. J'en avais vraiment besoin. Je vais ensuite déambuler dans les rues de la ville; il est trop tôt pour aller à la foire. Je tombe face au restaurant «Om Shiva» où nous voulions aller manger le soir avec Jacques (buffet libre à 80 roupies). Je jette un œil en buvant un délicieux lassis mixte. Je mange aussi 2 bananes. Je n'ai pas envie de me fatiguer bêtement donc je prends un pouce-pouce pour aller à la foire aux chameaux. Je commence par m’attarder longuement m'attarder près des chevaux. Il y en a de toutes sortes; beaucoup plus qu'hier. Je fais beaucoup de photos d’animaux et leurs maîtres. Les nomades sont bien sympathiques, la plupart ont tout leur nécessaire sous la tente. Ils cuisinent. Je leur demande pour les photographier; ils acceptent mais veulent aussi m'inviter à leur repas que je refuse malgré que ça a l'air bon mais j'ai peur de l'hygiène. Ils cuisent le pain sur les crottes de chameaux; ils se font cuire aussi légumes et pommes de terre. Il va faire noir d'autant plus qu’aujourd’hui, il n'y a pas de soleil. Ce qui veut dire qu’il est grand temps d’aller voir les chameaux qui sont aussi plus nombreux qu‘hier. Je passe entre-eux. Ils me regardent. Ils sont marrants. Je me sens bien avec eux. Ils me relaxent. Une cafétéria en hauteur semble m’appeler, je me laisse tenter pour un thé. Je dois partir, il est 18H et il fait noir. Ce qui est désagréable sur le site, ce sont les enfants qui demandent des roupies et ne vous lâchent pas tant qu'ils n'ont pas. Avec moi, pas de chances! Il faut encore arriver à se fâcher pour que certains partent mais d'autres restent et rient. A la longue, ça devient pénible la mendicité. J’ai rendez-vous avec Jacques à 18H30. Nous partons en direction du restaurant "Om Shiva". A peine avais-je fais 4 mètres que je suis projetée en avant, surprise, je venais de recevoir une corne de vache dans la fesse. Jacques pense que ça va remettre mon nerf sciatique en place mais c'est l'autre fesse! Je n'ai pas eu mal mais c'est surprenant. Cela m’était déjà arrivé une fois dans mon pays, mais dans le bras; les vaches ne m'aiment pas...Nous faisons 4 mètres qu'il se met à pleuvoir à seau. On ira prendre un verre en attendant que ça passe. En chemin, on est bloqué. L'averse a créé une inondation importante sur la route et devons prendre un pouce-pouce. Le buffet du resto est bien achalandé. Avec Jacques, on se salue promettant de rester en contact. Je n'ai pas pu voir Martine (contact VF) vu ses problèmes et le manque de temps aussi. Je rentre prendre une douche puis reçois un sms de Jacques qui m’informe que suite aux inondations, il a dû prendre un cyclo-rickshaws pour rentrer à son hôtel un peu éloigné. Il craignait que le véhicule ne se verse dans le fossé à cause des trous; trop tard, il a culbuté! (il n’a rien). Départ demain matin en bus pour Ajmer où je prends le train qui m’emmènera à JAIPUR. Je regrette ne pas pouvoir rester encore un jour à Puskhar pour le début du festival qui commence le jour de mon départ, le 14 au lieu du 13 comme je pensais. Bon souvenir de Pushkar et du pré-festival. Dimanche 14 novembre 2010: après déjeuner, je trouve le pouce-pouce réservé le jour avant; je n’aurais pas cru qu'il viendrait. Il est 9H pile. Il me conduit à l'arrêt des bus qui vont àAJMER. Je ne visite pas cette ville. Ce bus là n'est pas pire que ceux qu'on rencontre au Maroc. J'ai une place assise, je paye 7 roupies (12 cents). Un indien a embarqué dans le bus avec l'intention de me conduire à bon port à la gare et de toucher sa commission, comme si je ne savais pas me débrouiller seule… Il a reçu le prix du bus. Je ne lui ai rien demandé moi. Il n'a pas discuté car à ce moment, le jeune de l'hôtel, celui qui voulait m'emmener au «temple miracle» m'appelle… Il m’attend à la gare pour me dire au-revoir. Amoureux de moi? Pas de chance, j'aime mon chéri! Je bois quand 2 cafés avec lui puis je me dirige vers le quai n°1 comme m’a renseigné un militaire. En attendant dans la salle d'attente, une grosse dame vient me trouver pour voir mon ticket. Elle ne s'y retrouve pas et appelle du renfort qui ne s'y retrouve pas plus. Cinq minutes après, je me rends compte que je lui ai donné mon voucher d'hôtel. On a bien rigolé. Changement, c’est le quai N°3. Mon train arrive. Je m'installe, bois un thé, mange du poulet-riz, m'endort un peu. 2H plus tard, le train arrive à JAIPUR, appelée la ville rose. C'est la capitale du Rajasthan où vivent près de 2.000.000 d'habitants. Elle est située à 259 km de Delhi. Je saute dans le premier rickshaw venu sinon c'est pénible aux gares. L'hôtel ATITHI est grand, la fenêtre de la chambre donne sur un mur; je demande à changer. On m’installe dans une autre chambre mais le matelas est trop fin; je réclame et on m'installe un matelas supplémentaire. Je fais un peu sur internet. Je téléphone à mon contact de Jaipur qui est à Delhi. Il veut m'envoyer son frère demain avec une voiture, je refuse car ce frère ne parle pas français. Il est trop tard pour visiter. Je soupe dans un joli resto situé une ruelle plus loin. Ensuite, je rentre à l'hôtel et voilà, la journée finie. Lundi 15 novembre 2010, à 9H, visite du CITY PALACE, munie d’un autoguide. A signaler la «salle des armes» où celles-ci sont représentées en grand nombre, témoignant de l'aspect guerrier et combattant des Rajpoutes. On y trouve une des ses épées du Maharaja pesant 5 kilos. Je les imagine à cheval, avec armures et boucliers ou en habits avec de jolis rubans multicolores et de longues moustaches, le tout accompagné d'épées, révolvers, poignards. Je m’évade… La salle des audiences est très bien conservée. On y voit l’immense trône du Maharaja Madho Singh II; c’était un géant de 2 mètres, pesant 225 kgs. Cette salle semble toujours d'actualité tellement tout est resté authentique notamment le plafond dont la peinture est nickel malgré ses 200 ans d'âge! En hauteur, il y a les «djarokas», fenêtres en marbre et à trous d'où les femmes suivaient toutes les discussions sans être vues. La cour des femmes est également magnifique avec ses quatre grandes portes représentant les saisons. Dans le hall des audiences, on voit 2 énormes jarres de 345 kilos servant à transporter l'eau du Gange pour les ablutions rituelles du Maharaja lors de ses voyages notamment à Londres en 1902; elles peuvent contenir 8500 litres d'eau. Dans le «palais de Lune», de 7 étages, résident encore le Maharaja actuel et sa famille. Le drapeau de 5 couleurs flotte au sommet quand il est présent; il est levé quand la Maharani est présente. Le rez-de-chaussée est transformé en musée. Je mange sous un arbre 2 «rôtis» (galette farine/eau) et un thé. Je donne 20 rps; il rouspète; il veut plus; connaissant le prix, je m'en vais. Je prends ensuite une glace au lait; au moment où je mords dedans, il dit 20 rps alors que c'est 5 pour les indiens; je rends la glace avec un morceau en moins! Je me dirigé vers le Jantar Manhar; l'observatoire qui a été construit en 1727 et dont les travaux ont duré 7 ans. Un appareil n'a jamais été achevé. Chef d'œuvre astronomique, c’est le plus grand des 5 observatoires fondés en Inde: Delhi, Mathura, Ujjain, Bénarès. L'engin le plus spectaculaire est le cadran solaire qui mesure 28 mètres de haut/47 mètres de long. J'ai pu y lire l'heure en suivant les explications. J'étais juste à 1/2H près! Je loue un autoguide mais c'est trop compliqué à comprendre! Je me creuse les méninges, sans succès! Je bois un Coca puis je me rends, en pousse-pousse, direction Hawar Mahal (Palais des Vents). Je l'avais déjà vu lors d'un précédent voyage avec Jet Air, il y a 16 ans, mais cette fois, je visite aussi l'intérieur. C'est le symbole de la ville. D’architecture rajpoute, il fut construit par un roi-poète en 1799. C'est une énorme façade à 5 étages percés de 953 fenêtres à trous pour que les femmes puissent suivre les manifestations dans la rue puisqu'elles n'avaient pas le droit d'y aller. On dirait un nid d'abeilles; ce sont des alvéoles. L'intérieur est moins spectaculaire que l'extérieur. Je suis montée tout en haut. En sortant, un jeune homme guète les touristes qui essayent de prendre une photo de l’immense façade, vient les interpeller pour aller chez lui, en face, d’où la vue sur le palais des vents est superbe, gratuitement ajoute t‘il! On sent l'arnaque mais j'y vais pour la photo. Effectivement, superbe vue sur le Palais des Vents. Il a été dit dans le routard qu'il fallait se méfier, des jeunes attiraient les routardes et les violaient. Moi, j'ai eu droit à une démonstration de bijoux; j'ai du mal à m'en tirer mais prétexte que je vais réfléchir et revenir demain. Je profite qu'un autre touriste arrive sur la terrasse pour m'évader! Je prends un rickshaw pour faire ma dernière visite de la journée, le musée Surabhi Manson, trouvé avec toutes les difficultés du monde, qui représente tous les rubans de différentes classes. Au ruban, on pouvait reconnaître à quel rang appartenait le porteur. Les turbans mesurent de 9 à 40 mètres de long et ils leurs faut 10 min pour le faire. Il y en a de toutes les sortes. Après, visite du magasin de livres, cartes etc... Puis invitation au restaurant. J'ai regardé la carte, non merci, une autre fois! Je me contente d'aller manger dans le petit resto sympa de hier soir. Je n'aime pas celui de l'hôtel. A peine ma douche prise, le rickshaw qui devait passer me prendre le matin me fait appeler dans la chambre pour me dire qu'on s'est loupé ce matin (sans blague) mais OK pour «Amber» demain. J'accepte; je lui avais promis en arrivant à la gare. Je n'ai pas le temps d'aller à Samode. Mardi 16 novembre 2010: je suis prête pour aller voir le Fort d'Amber; cela me tient à cœur puisque c'est là que je suis tombée amoureuse à fond de l'Inde, en visitant le temple de ma déesse Kali. Le rickshaw est au rendez-vous; il ne veut pas dire son prix disant que je jugerai d'après ses services. OK mais je n'aime pas trop ça. Nous partons àAMBER à 10 km de Jaipur. Nous passons par le pire des petits quartiers; je n'ai jamais vu autant de cochons en rue ni de chèvres. En plus, ça ne sent pas très bon et je fais des bonds dans la charrette tellement les rues sont en mauvais état. A peine arrivé sur la grand route, le chauffeur s'arrête à une station essence et me demande 200 rps; je refuse mais insistant, je lui en donne 100 que je compte bien décompter au final. Nous redémarrons. Plus loin, sur la route où ne passent que des véhicules à toute vitesse, le type s'arrête et annonce que sa course sera de 400 roupies+l'essence. On verra selon ses services. Il me dépose devant le fort me donnant 1H; je lui rappelle «slow»; il me laisse 2H. J'y vais; il verra bien; je reviens 2H30 plus tard. Je n'ai pas jugé utile de faire la montée à dos d'éléphant pour 400 roupies (env. 7 €), il faut dix minutes pour la monter à pied et j'ai mieux vu les éléphants pour les photographier. De plus, j'ai lu que ces animaux sont maltraités et qu’il vaut mieux ne pas encourager cette association. LE FORT D’AMBER date de 1592 et fut complété en 1727; il se trouve sur une colline dominant le lac Maotha. Les fortifications font 9 km. Ce n'est que collines aux alentours. Le fort domine tout sauf la forteresse de Jaigarth. Certaines salles dont la salle des audiences sont encore en très bon état. Dans celle-ci, on peut imaginer le maharaja trôner au milieu. Dans une autre salle, le Diwan-i-Khass (salle des audiences privées), on y trouve une décoration à base de pierres semi-précieuses et une foule de mini-miroirs. Ce sera un des rares palais du Rajasthan où il y a un jardin fleuri magnifique que les femmes pouvaient voir de leur balcon privé. C'est aussi le seul où j'ai trouvé un hammam turc avec un bassin et un peu plus loin des latrines. Il y a 12 passages secrets menant aux appartements des 12 favorites du Maharaja. Les 300 autres concubines vivent à l'extérieur. Les hommes qui lisent ceci doivent se dire qu'ils en avaient de la chance les Maharajas. Je termine cette visite. En sortant je vois l'indication "tunnel"; je descends dans ce souterrain accompagnée d'un militaire. Encore ces grandes marches! Pas pour rien que personne n'y va et en plus pour ne rien voir de particulier puisque ce sont des passages secrets. Ensuite, je cherche letemple de Kali& puisque je voulais absolument y retourner. Il est à l'entrée!!! J’arrive au moment de ma fermeture. J'ai eu bon supplié, rien à faire, on ne m'ouvre pas la porte : fermé jusqu'à 16H. Je redescends vraiment triste de n'avoir pu retourner dans ce petit temple au point que j'en avais les larmes aux yeux. Le rickshaw pressé et moi démarrons. 3 km plus loin, il faut tourner à droite pour le «FORT DE JAIGARTH». Là ça va se corser l'histoire! Il ne veut pas… Moi je veux. Il dit que le fort n'est pas bien! J'insiste que je veux. Il prétend qu'on ne peut y arriver en rickshaw et qu'il n'a d'essence assez. Dans ce cas, je descends du véhicule. Finalement, il me récupère en acceptant mais fait demi-tour après quelques mètres et s'arrête me demandant 300 roupies en plus pour y aller. Je refuse. Cette fois, je descends définitivement. Je me retrouve dans un endroit où il n’y a nul autre taxi; c’est à pied que j’arrive à la bifurcation. Là, problème, plusieurs types en moto attendent proposant leur service pour faire la montée à un prix horrifiant. Je signale que ça monte très fort pendant 9 kilomètres. Je sens l'arnaque à fond… Un car de touristes indiens tourne à ce moment pour y aller, donc roulant très lentement, et portière ouverte. Je fais un signe, le type aussi et je saute dans le bus en marche comme quoi, mes jambes sont encore en bon état parfois. Je suis sauvée me dis-je. Les touristes indiens sont heureux de m'avoir dans leur bus. Je m'assois où je peux vers le début du car. On croit arriver au ciel en faisant cette montée mais j'ai bien cru vraiment aller au ciel!!!! Mon Dieu. Rue étroite, montante, croisement d'autres véhicules dont des bus, le ravin à gauche. J'ai tellement peur que je ne décide de ne pas redescendre pas en engin motorisé. La forteresse est absolument magnifique, dominant tout d'où un paysage inimaginable. En fait, les rickshaws y accèdent puisqu'il y en avait. Dans cette forteresse, se trouve le «canon Jaivana», fondu ici en 1720, de 6 mètres de long et pesant 50 tonnes. Quatre éléphants étaient nécessaires pour le faire tourner mais il n'a jamais servi sauf pour son coup d'essai! Vive le guide du routard, car je lis qu'il y a un sentier qui descend du fort vers la forteresse d'Amber où je pourrais prendre un bus. Ah, je voulais voir le fort d'Amber et bien, je l'ai vu et revu. J'entame ce sentier en pierre qui descend vers Amber tout en me renseignant d'abord s'il n'y a pas de singes. Je suis accompagnée presque tout le chemin par un ou l'autre jeune homme en promenade. Je n'ai eu aucun problème et ai beaucoup discuté en chemin. Cette descente permet d’admirer ce beau paysage que j'ai dans la tête depuis 16 ans, soit la première fois que j'y suis allée. Cette muraille dans les collines est fabuleuse. En fait, maintenant, il est 16H, le temple de Kali a rouvert ses portes. Cette fois, j'y rentre sans problème. Je me recueille un court instant. Le Brahmane me met un point rouge sur le front. J'aurais dû être plus attentive le matin car je lis qu’il y avait une puja (brève cérémonie) à 10H du matin. Maintenant, je me rends à l'arrêt de bus pour rentrer à Jaipur; il est 5H passé. Le bus arrive déjà rempli d'indiens. Plus un siège de libre. Je fais le chemin assise à terre. Je me lève juste pour prendre une photo au niveau du lac Man Sagar où se dresse le Palais Jal Mahal. Nous sommes à 10 km de Jaipur mettons 1H10 pour le trajet. Toujours assise à terre, les indiennes me regardent car ce n'est pas les indiennes qui feraient ça avec leur beau sari. Je termine ma course en cyclo-rickshaws qui me fait faire un tour de ville pour me ramener à l’hôtel alors qu‘on était à 5 min. Je l'engueule mais il est content quand même. Toutefois, je regrette un peu de ne pas lui avoir donné plus; ils ont tellement de mal à se faire un peu d'argent, en galérant quand même! Bon trop tard, il est parti. Je rentre souper à l'hôtel pour ne pas perdre trop de temps en soirée mais il y a quand même un long délai d'attente. Je vais faire mes sacs. Demain, je pars à 5H du matin. Le train est à 8H mais c'est tellement compliqué que je préfère partir tôt! Ce séjour à Jaipur aura été fort chargé. Je me demande où je trouve cette force et cette énergie car, en plus, je ne dors pas beaucoup la nuit et encore moins de la journée bien sûr! Demain destination ALWAR. Je crois que ce sera repos, enfin, je crois! Mercredi 17 novembre 2010: déjà 20 jours que je suis en Inde, je pars pour la gare à 6H du matin. Je suis tôt car le train est à 8H, qui en plus a du retard. J'attends sur la mauvaise voie car ils annoncent un changement de voie au dernier moment que je n'ai pas compris vu mes faibles compétences en hindi ou anglais! J’ai failli le rater. Dans le compartiment, les gens sont sympas. On bavarde jusqu'au moment où je tombe endormie. J'ai dû ronfler car tout le monde rit quand je m’éveille. J'arrive à ALWAR à 11H et me rend directement à l'hôtel. Cette petite ville est à 170 km de Delhi. L’hôtel ALWAR n'a pas de restaurant donc je sors pour aller manger. En circulant dans les petites rues, j'entends de la musique: une fête. Je vais voir. On me voit arriver dans la foule indienne à 100% et on me donne la place d'honneur! Pas embêtée d'avoir mis les pieds là, me voilà bien maintenant!!! J'apprends qu'en fait, on marie dix couples en même temps, et je vois apparaître deux par deux les futurs maris tandis que les femmes sont cachées totalement derrière un voile, entourées des femmes d'honneur. On me propose à manger mais j'essaie petit à petit de m'éclipser car je vois des billets de 100 roupies au cou de chaque marié; je me dis que je vais être de la revue. Avec tout ça, je ne sais plus où je suis. Je marche. Il pleut à seau. J'ai faim. Je dois mettre de l'argent sur mon GSM. J'essaie de revenir par mes propres moyens mais n'y arrivant pas, c'est encore sur une moto que je fini ma course. Je finis la soirée dans ma chambre. J'ai heureusement une belle chambre avec le wifi gratuit qui me fait passer le temps. J'entends la musique des mariages. Jeudi 18 novembre 2010: je me réveille tôt. J'ai mal dormi et mal partout. C'est dommage d'avoir des belles chambres et de ne pas y mettre des matelas confortables. Malgré que je double mon matelas avec celui du 2ème lit, je sens la ferraille. Aujourd'hui, il va faire bon. C’est à la gare que je compte déposer mes sacs mais changement d'avis au dernier moment, le réceptionniste accepte que je les laisse à l'hôtel et accepte également que je vienne prendre une douche le soir. De ce fait, je lui laisse un pourboire. Je commence mon périple par le Palace d‘Alwar. Le musée est très grand. Je vois un tigre mal empaillé, c'est très gros: une patte à lui vaut mes 2 jambes. Il y a encore des tigres dans la forêt d'Alwar, j'ai vu le panneau. Je vois aussi un ours brun dans la vitrine; il me fixe et m’impressionne au point que je pense qu’il va sortir de la vitrine. On m’avait dit que si je croise un ours, il faut le regarder dans les yeux pour l'impressionner!!! Je m'imagine mal le faire, entendant ses grognements. Il y a des collections de toutes sortes comme dans les autres salles du musée. Je suis sidérée devant la collection de livres allant du minuscule au plus gros, souvent livres religieux. Ceux-ci sont écrits en lettre d'or pour certains et à l'encre de chine pour d'autres, en sanscrit, quelle finesse!!! En sortant du musée, un gamin me suit, j'ai bon lui dire de partir, il reste, s'accroche; je démissionne. Il reste avec moi. Il me conduit au début de la forêt pour me montrer un temple hors du commun, en tête de cobra. On longeant le passage, on repère des singes agressifs. Je veux les photographier mais un me montre ses dents. Je cache mon appareil. Il est méfiant et se retourne pour voir si je ne le prends pas en traite puis fait mine de revenir en arrière. Le gamin me fait signe de ne pas le fixer; c'est vrai, j'avais oublié. Le fort se trouve très haut, impossible pour moi d'y aller. Le gamin insiste pour avoir 150 roupies!! Non. Il descend à 50 roupies! Non. Je finis par lui en donner 20. Il a été les donner directement à son père qui tenait une échoppe à manger. Quand il a vu que je regardais, il a fait mine de prendre à manger! Il avait entre 10 et 11 ans et ne va plus à l'école; peut-être n'y est-il jamais allé. Je descends le chemin tout doucement en mangeant un mixte végétal dans un plat fabriqué en feuilles séchées. J'arrive direct au temple Jagannath que j'ai prévu au programme; le temple est ouvert mais le lieu où se trouve le Dieu est fermé; deux gardiennes sont gentilles et l'ouvrent; je les prends en photo et blaguons un peu. En reprenant mon chemin, je goûte un petit gâteau bien sucré mais bon. En continuant, j'arrive au Circus qui est en fait, au-dessus, un temple dédié à Rama. C'est fermé aussi mais le Sâdhu me laisse rentrer voir ce qui est visible; lui n'ouvre pas le tabernacle. Je reste un long moment assise sur une pierre au circus. En me baladant, j'arrive dans un immense parc où il y a une serre magnifique et visitable. Je pense que je suis peut-être au réservoir de la ville; en tout cas, ce n'est pas le parc «Nehru» car je l'ai vu après. Dans le parc, les enfants demandent "monnaie, monnaie"; Après un refus catégorique, ils demandent un autographe sur un billet de 10 roupies. Pas moyen de se reposer. Je vais rentrer. C'est surprenant de voir toutes ses artères en pleine ébullition. Je finis par prendre un cyclo-rickshaws car à force de tourner, je suis fatiguée. Il est 5H. Je rentre à l’hôtel où sont mes bagages pour prendre une douche, comme prévu avec le réceptionniste. Le patron refuse. Je reprends mon pourboire du matin au garçon. Je m'en vais d’abord à pied puis en Pousse-pousse. Je suis donc en avance de 5H! Je mets mes bagages à la consigne de la gare et vais manger dans une gargote. En mangeant, je vois trois rats dont un court sur la table voisine. Je continue à manger contrecœur mais je dois arrêter, je suis dégoutée. Je retourne à la gare mais j'ai encore des heures devant moi. Je bois des cafés. Je marche. Je regarde les trains arrivés et repartir. Le fourbi que provoque l’arrivée d’un train. Les gares indiennes n'ont plus de secret pour moi. Je sais comment trouver son quai, son wagon, sa place, être à la bonne place où le wagon s'arrête. Je sais tout! Je fais un peu d'anglais par écrit avec mon dictionnaire quand deux jeunes viennent mettre l’anglais en pratique. Je dis toujours, on n'est jamais seul (e) en Inde. En fait, Jacques m'a donné des nouvelles de Pushkar, il paraît qu'il y fait noir de monde; beaucoup de touristes ce qui l'ennuie pour ses photos! J‘aurais dû rester un jour de plus à Pushkar; j’ai raté la course aux chameaux. Par contre, j'aurais pu me passer d'Alwar qui d'après certains sur VF trouvaient cette ville formidable. Je trouve les gens encore plus racoleurs qu'ailleurs; ils vous dévisagent au point du malaise; de plus, ce n'est pas possible de circuler au gré des ruelles comme tant le disent. Il y a de la circulation. Je crois ne pas me tromper si je dis que j'étais la seule touriste dans la ville. Les devants de certains rickshaws sont faits avec d'anciens camions ou tracteurs. Les gens me regardent comme si j'étais une martienne. Je ne me suis pas sentie bien dans cette ville. Pour en revenir au train. Le mien arrive, avec 45 minutes de retard. Je n'ai pas fait attention que Raj de l'agence Milna m'a réservé en A3 n’y comprenant pas grand-chose, maintenant, ça aussi je connais! Mon fils m'a dit avant de partir de bien dormir «si j'y arrive»; j'avais été affirmative connaissant mes nuitées antérieures. Je me suis trouvée dans un AC tiers qui sont des compartiments, non fermés, de six places et deux places en face. Pas de tentures pour séparer et encore moins de cloison avec porte. Bon, je trouve ma place N°9, c'est en bas. Ils sont déjà tous couchés. Impossible de me tenir assise à cause de la banquette au-dessus de moi. Plus de place pour mettre mes sacs. Une énorme dame qui dormait au-dessus de moi s'est levée pour faire place. Je n'avais pas envie de traficoter leurs sacs moi-même. Bref, sur le coup, je téléphone à MILNA et lui demande pourquoi il m'a réservé dans cette classe. Il prétend qu’il n'y avait plus place en A2. Je le crois puisque sur le ticket, la date de réservation indique le «22/10» alors qu'on peut les réserver 3 mois à l'avance. Je lui ferai la remarque. Il me donne le conseil de voir s'il n'y a pas un lit libre où se trouvent les 2 places puis demander au contrôleur si la place restera libre jusqu’à la fin du voyage. Après vérification, j’ai la confirmation que cette place reste libre et peux y rester. Tout le monde a coupé ses lumières et beaucoup ronflent. Moi, je fais un remue-ménage comme seul mon chéri peut comprendre. Je vois des bestioles. Je mets de la bombe pour insecte et de la citronnelle sur moi. Ah, il y a de l'odeur dans mon compartiment. Voyant qu'il est plus de minuit et que je ne peux pas dormir, je prends un somnifère et m‘endors directement. Vendredi 19 novembre 2010: Je me réveille à 8H à l'arrêt du train, descends sur le quai chercher un thé. Le bois puis me rendors jusqu'à midi. Les omelettes arrivent, je prends une et commence à ranger la couchette et mes affaires. Je fais un peu d'ordi mais m'endors dessus. J'ai passé 16H dans le train. J'arrive à AMRITSAR; je bois un café à la gare puis je prends un rickshaw pour aller au SHARMA Guets Housse. Il me demande 50 roupies. En arrivant devant une rue, il me dit qu'il ne peut pas aller plus loin. Or, comme je suis têtue et vois justement un autre rickshaw qui passe. Je ne quitte donc pas son véhicule et lui dit de demander à la police le droit de passage. Il n'a jamais voulu le faire. C'est moi qui l'ai demandé via un signe; ce fut accepté. Arrivée spectaculaire à l'hôtel puisqu'il fait un scandale. Je tiens bon, pas une roupie de plus, il y a 2 km. Ma chambre est au 3ème étage. Toujours ces grandes marches fatigantes. Cette chambre a besoin d'un bon coup de peinture! Je la nettoie avec un gant de chirurgien et une vieille chaussette; je préfère car j’y dors 3 nuits! Après ce nettoyage, je pars à la recherche d’un restaurant. Dans les rues, il n'y a qu'échoppes avec des cadres du temple d'Or, des gurus, etc... C'est Lourdes de chez nous quoi! Je trouve un resto bien et décide de changer le style de hier à savoir celui des rats... Les rations sont énormes; je mange végétarien. Je jette un coup d'œil au temple d'Or, de loin, car je le réserve pour demain. Toutefois, en arpentant le coin, je découvre la "cour dortoir" où les pèlerins sont acceptés pour dormir gratuitement; ils sont couchés sur un sac ou un drap avec une couverture, un oreiller et les voilà qui dorment. La cour est pleine. Il y a aussi des chambres aux étages. Je rentre faire ce résumé; il est 1H du matin. Je commence par dire qu'AMRITSAR est la ville sacrée des sikhs par excellence. Là où tous les pèlerins se rassemblent lors des fêtes comme c'est le cas aujourd'hui. C'est la 2ème plus grande ville du Pendjab avec un million d'habitants. La ville est peuplée et polluée. Elle reçoit les hindous et les musulmans sans problème. Cette ville est très fertile. De ce fait, les sikhs sont dans une catégorie aisée d'indiens qui ont le plus haut revenu moyen par habitant de tout le pays. Tous les sikhs ont le même nom de famille "Singh" qui veut dire lion. L'état civil doit se régaler! Il y a eu ici des milliers de morts parmi les civils suite à la guerre qui dura 11 ans. C'est la seule religion hindoue qui ne croit qu'en un seul Dieu. Elle date du 15ème siècle. Les sikhs ont comme règles de ne jamais se couper la barbe ni les cheveux, d'avoir un peigne sous le turban, avoir un bracelet à la main droite, avoir une épée, un sabre ou un poignard de défense autour de la taille. Ils sont loyaux, droits, obéissants, généreux, pardonnent, sont hospitaliers et supportent l'injustice. Ils croient au karma et à la réincarnation mais rien n’y met un terme, contrairement au bouddhisme. Leur Dieu est créateur, conservateur et destructeur; il est dans l'âme de tout un chacun. Samedi 20 novembre 2010: 11H je quitte l'hôtel. Je me rends au TEMPLE D’OR mais surprise que j'avais oubliée: aujourd'hui est un jour de fête pour les Sikhs; ils fêtent le «GURU NANAK», né en 1469, qui est le fondateur du sikhisme. Les festivités commencent trois jours avant. Voilà pourquoi j'ai trouvé tant de monde hier soir dans la cour qui sert aussi de dortoir. Aujourd'hui, donc jour J, le «Granth Sahib», livre sacré, sort du temple couvert de guirlandes, escorté par des gardes brandissant le drapeau sikh. Dès l'aube, les fidèles processionnent. Il y avait au moins 30 groupes d'enfants soit jouant un instrument, soit représentant une scène de combat avec une arme, le tout au son d'une musique spécifique. On offre à manger aux passants. Je reçois chappattis avec des «dags», pois chiches à la crème indienne. Je préfère faire des films plus que des photos pour la circonstance. Je bois un café puis vais voir le défilé. 3H debout. Ensuite, je rentre dans l'enceinte du temple mais ne vais pas encore au temple d'Or aujourd'hui car il y a une file d'attente à ne pas en finir; j’ai rendez-vous à 15H avec les taxis qui vont à «WAGAH BORDER» dans le village d'ATTARI à 30 km d'Amritsar. Je prends un taxi collectif, nous étions 8 avec le chauffeur. Il nous dépose au pied de la rampe, précisant qu’il sera là au final du spectacle. Je suis les indiens et me retrouve dans les gradins avec eux. Je peux aller au VIP en tant que touristes mais dans la foule, je n'ai pas vu l'endroit. Toujours est-il que j'étais dans l'ambiance très chaude et excitante des indiens! Par contre, je n'ai rien vu. J’aurais pu être à un match de foot ou rugby que ça aurait été la même chose. Par contre, je vois la descente des 2 drapeaux: le Pakistanais et l'Indien. Normal, ils sont en hauteur! En sortant de la cérémonie, je ne vois pas le taxi mais après tout le bazar mené autour de moi, on me l'a retrouvé. Il était bien où il avait dit et les autres passagers étaient déjà là aussi. J'ai dû louper une instruction. Il m'a bien engueulé et les autres ont ri. Il a rouspété un bon moment. Je ne comprends pas ce qu'il dit mais ce n'est sûrement pas des compliments. Il se venge en roulant comme un fou Je termine en précisant qu'aujourd'hui, je n'ai pas besoin de transférer mes photos car j'ai perdu mon appareil. J'ai espéré un moment l'avoir oublié dans le taxi mais un indien et mon copain de Delhi lui ont téléphoné et il a déjà fouillé 2 fois sans le retrouver. Il devait être sur mes genoux et en sortant, sera tombé. J'ai horreur de perdre. Bien que je comptais acheter un neuf, ça aurait pu encore attendre quelques jours. Dimanche 21 novembre 2010, je ressens la fatigue car je ne me réveille plus si tôt le matin. Il est 10H45 quand je quitte l'hôtel pour me diriger tout droit acheter, en tout cas voir dans un premier temps, un nouvel appareil photo. Je suis séduite par le Samsung qui me convient bien et est à un prix tout à fait raisonnable. Je l'ai vite en main car il est assez simple mais quand même plus sophistiqué que l'ancien. Je suis contente. Je me dirige vers le temple d'Or pour aller refaire de nouvelles photos. J'aurais juste perdu le cortège de hier car à la frontière, je n'ai rien su faire comme photos puisque je n'ai rien vu. Aujourd'hui, je vais pénétrer dans le fameux temple d'Or qui fut détruit par les Afghans en 1757 et reconstruit en 1765, embelli ultérieurement de feuilles d'or. Pour entrer dans l'enceinte du temple, pavée tout de marbre blanc, il est obligatoire de se déchausser et de passer ses pieds dans un bassin d'eau et en principe, laver ses mains mais ça je l'ai su après. Moi je les ai lavées en sortant. Il est 13H15 et je fais la file 1H1/2 pour passer la passerelle de marbre longue de 60 mètres et qui mène au temple d'or proprement dit "le Harmandir Sahib". Le pavillon est couvert d'une plaque en cuivre doré et date de 1764. Toute la journée, des prêtres chantent et les musiciens jouent des hymnes du livre sacré; ils se relaient régulièrement. Quand ce fût mon tour d'y rentrer, je suis restée sidérée de la beauté de ce temple, c'est majestueux; on ne peut être qu'en extase devant cette merveille. Il y a un guru dans la salle du bas, à qui on jette énormément d'argent ou des offrandes. Au second étage, il y a un autre guru qui, à mon avis, reçois moins d'argent et au troisième étage, encore un autre. De là, la vue est sublime. On voit les pèlerins sur la passerelle. Celle-ci supportera le poids des âmes pieuses et les autres iront en enfer. En fait, je suis restée 8 H dans l'enceinte et j'ai toujours vu la passerelle pleine à craquer; ça n'arrête pas. Je redescends mais m'inquiète de ne pas avoir vu le livre sacré donc je me mets dans un coin pour relire ma documentation. C'est au 2ème étage que je dois remonter pour le découvrir, bien à sa place, posé sur un tissu inséré de pierres semi-précieuses. Il est géant ce livre. Tous les soirs à 22H, il y a la cérémonie de transfère du livre sacré sur un palanquin, du temple au siège du comité directeur, pour le ramener le lendemain à 5H du matin. La version originale du Granth Sahib a été brûlée en 1984 par l'armée indienne. Cinq mois plus tard, le 31 octobre, Indira Gandhi, premier ministre de l'Inde, était assassinée par 2 gardes sikhs, en représailles. En sortant définitivement du temple pour repasser la passerelle en sens inverse, je profite pour faire quelques photos avant de retourner dans la cour d'où on voit le temple d'or qui semble flotter sur une île. Je déambule dans les couloirs de la cour. Je bois du thé qu'on m’offre. Je vais visiter le musée où se trouvent des tableaux relatant les évènements historiques sanglants. Les sikhs ont dû faire face aux hindous et aux musulmans avec cruauté. Quelques photos sont franchement parlantes puisqu'on y voit des sikhs tués, souvent fort défigurés. Puis il y a de plus belles photos de gurus. En sortant, je tombe tout à fait par hasard sur les cuisines et vais manger avec les pèlerins, assise à terre. On me verse du riz dans un bol et une sauce dans l'autre avec des chapatis. Ils servent 10000 repas par jour gratuitement. En allant me rechausser, je vois une cabane où des gens se font soigner. Bien entendu, je m’arrête; on me fait de l'accu pression sur les doigts de main et pied gauches pour soigner ma jambe droite! On verra, c'est une expérience. (À ce moment, j’en déduis que ce traitement n’a pas march��). Maintenant, il fait noir. Je vais me redéchausser pour prendre en photo le temple. Je l’admire sous toutes les lumières qui reflètent dans le bassin sacré. C'est royalement beau. On est saisi par les milliers de lumière qui, de plus, reflètent sur l'eau. Il y a des milliers de personnes qui se trouvent là en cet instant. A 19H, il y a un énorme feu d'artifice qui sera renouvelé puisque je l'ai encore entendu après. Le bassin d'eau est entouré de petites bougies où certains pèlerins font des ablutions. Il y en a qui garde leur poignard pendant le bain. On voit d'énormes carpes grises et rouges. Je n'ai pas jugé utile de faire d'autres visites sur Amritsar. J'ai préféré l'ambiance du temple. Je remange un bout et bois un verre de lait avant de rentrer à l'hôtel préparer mes sacs et rédiger ces lignes. Demain matin, départ pourDELHI à 5H. Il faudra donc se lever très tôt... J'ai eu des nouvelles de Jacques qui est à Pushkar et qui m'annonce aujourd'hui, qu'on lui a volé sa petite caméra qu'il venait d'acheter «lui» pour 400 euros. Pour lui qui adore photographier, ce n'est pas marrant du tout. Lundi 22 novembre, je me lève à 3H du matin pour prendre le taxi à 4H et le train à 5H. Il part pile à l'heure et je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas en première classe alors que j'ai payé des mois à l'avance. Encore une fois, l'agence n'a pas réservé directement! Pourquoi? On le devine... J'arrive à DELHI et vais directement à l’hôtel MY INN où le chauffeur du Rajasthan devait déposer mon bagage; évidemment, pas de bagage! Encore toute une histoire...Je téléphone à Milna qui le contacte. Le verdict est qu’il l'a laissé à son agence alors que je lui ai expliqué 1000 fois que c'était à l'hôtel où il est venu me chercher le premier jour. J'ai vraiment été trop généreuse dans le pourboire, finalement il ne le méritait pas… à part qu'il m'a ramenée entière... Bref, après 2H, un gars de l’agence m’amène mon bagage. Heureusement, car je vais voir ma copine Chavti à qui je dois remettre des livres qui sont dans ce bagage. Le lit de la chambre n'est pas fait. On me dit à midi après maintes demandes de ma part, qu'il sera fait dans l'heure qui suit. Je rentre à 21H et toujours pas de lit fait, pas de drap de lit, pas de serviette de bain sans compter que j’ai nettoyé la chambre comme souvent, à quatre pattes avec une vieille chaussette! En fait, plus tu te fâches avec les indiens, plus ils prennent du plaisir et continuent... Ils rigolent même quand tu les engueules, je connais un qui fait cela et il est bien belge; mon Loulou si tu te reconnais dis le!!! (Petit-fils). La journée n’a pas été intéressante; j'aurais dû aller dormir chez ma copine comme elle l'avait proposé. La nuit tombe, je cherche un endroit pour manger. Tout à coup, une enseigne m'attire comme un aimant "bar- restaurant". Je m’offre 2 bières et un resto; je rouspète car j'ai demandé "non space" et c'est "space"... Le patron me dit qu'il s'occupera spécialement de moi demain, mais irais-je???? Mardi 23 novembre 2010, je commence ma journée en me disputant avec le garçon d'étage car il m'apporte un thé et un toast grillé à un prix trop élevé... au final, il a gain de cause car il m'apporte la carte! Je ne m'attarde pas trop car j'ai beaucoup à faire aujourd'hui. Il y a certains sites que je n'ai pas encore eu l'occasion de visiter donc c'est le moment, j'ai une journée complète. Je prends un rickshaw pour me conduire à HUMAYUM’S TOMB; je devrais plutôt dire, je voudrais prendre un rickshaw car ils ne veulent pas m'y conduire: trop loin. Sauf un qui voulait bien mais pour faire la journée à un prix de fou. Comme ça dure une éternité pour se mettre d'accord sur un prix correct, je descends et prends un cyclo-rishwach jusqu'à la place Connaught car il ne peut pas aller plus loin. Là, je trouve un qui m'accepte pour une somme dérisoire mais ils sont malins: une fois en chemin, ils s'arrêtent et proposent d’attendre à l‘entrée. Je commence par aller voir l'INDIA GHAT que j'avais déjà aperçue plusieurs fois de loin. Son arc de triomphe mesure 42 mètres de haut et y sont inscrits le nom des 85000 indiens morts pendant la première guerre mondiale et la guerre afghane en 1919. Je ne peux pas apercevoir les noms car c'est interdit de passer en dessous de l'arc où brûle «l'Amar Jawan Jyoti» c'est à dire la flamme éternelle du souvenir. Je fais quelques photos puis visite de «Humayn's Tomb» où là, le chauffeur dit qu'il va travailler un peu et reviendra dans 1H. Il ne me connaît pas, en effet, j'ai mis 2H30. Je l'avais prévenu. Praeven, l'étudiant français viendra me rejoindre après ses cours à 14H. Humayum's tomb est le mausolée de l’empereur Humayum’s, né en 1508, qui fit une chute mortelle en 1556 dans sa bibliothèque, se trébuchant sur une marche descellée. Comme quoi, il faut regarder où l'on met les pieds. C'est le fils de Bâbur e le père d'Akbar. Il régna dix ans. Ce monument est classé comme une des plus beaux de Delhi et fut créé par sa veuve en 1564. Il a servi de modèle pour construire le Taj Mahal. Il est dressé sur une plateforme; il est en grès rouge et a des sculptures en marbre. Il comporte quatre étages. Il y a aussi deux autres mausolées où il y a trois tombeaux dans l’un et deux dans l’autre. Tout autour, un grand jardin où j'ai eu beaucoup de plaisir à me balader dans les petites allées; en fait, c'est un carré lui-même divisé en carrés de verdure, séparés par de petits canaux. Il y a quatre fontaines dont le bruit que fait l'eau est reposant. On est loin de la foule. Si je n’avais pas rendez-vous avec Praeven et Le rickshaws, j'y serais restée davantage. J'y rencontre deux couples de français avec qui je papote un moment. A 14H, Praeven me téléphone qu'il est arrivé. Je termine donc cette visible plaisante. Je propose à ce jeune homme, qui n'a pas beaucoup d'idées, d'aller visiter le PURANA QUILA: il accepte mais je ne suis pas sûr que ça l'emballe; tant pis. Il n'avait jamais visité ce lieu alors qu'il a 20 ans et habite Delhi. Cet endroit aurait été le refuge des croyants lors d'un grand massacre. Nous commençons par le musée archéologique et là, j'ai vu que ce n'était pas sa tasse de thé; il a passé toute la visite à téléphoner. Moi j'aime beaucoup et je m'inquiétais de savoir ce que voulait dire les lettres inscrites après la date. Il me renseigne que ça signifie après ou avant JC. J'ai eu un peu de mal à comprendre; pourquoi JC, en Inde, alors que leur religion est beaucoup plus ancienne que le christianisme. Pourquoi se réfèrent-ils à JC? Je reste avec mon point d'interrogation… Nous poursuivons le chemin. J'annonce à mon jeune ami que c’est un parcours de 2 km. Il souffle; ça ne doit pas beaucoup l'amuser. Nous avons bavardé tout en marchant et je ne me suis finalement pas trop intéressée au bâtiment en lui-même. Il faut dire que j'en ai un peu marre des visites. Là, c'est le dernier site que je visite en Inde; pour cette fois. Ma jambe me fait toujours mal. Je quitte le jeune homme qui a certainement mieux à faire. Je ne trouve pas de rickshaw qui veut bien me ramener à Main Bazar où j'ai mon hôtel. C'est trop loin et il y a beaucoup de trafic. Je décide d'avancer à pied jusqu'à la porte de l'Inde. C'est loin et fatiguant après avoir visité toute la journée. Je traverse une grand-route pour prendre un raccourci mais j'ai bien cru que ma dernière heure était arrivée, quel trafic et quelle vitesse en plus! Ceci dit, j'arrive au lieu dit et ai un véhicule qui me ramène en m'arrêtant deux fois devant des magasins; Ce soir, je vais souper avec Jacques qui m'invite dans un bon restaurant pour le quartier. Après ce repas, nous partons chacun de notre côté faire nos valises respectives. Lui part au Népal. Moi, je rentre en Belgique. Je vais me coucher à 1H du matin pour me lever à 2H. Le chauffeur de Milna, celui qui m’a amené l’argent en début de séjour, vient me chercher à 3H pour me conduire à l'aéroport. Voilà le tour est bouclé. Un mois d'aventures. J'ai passé un fabuleux séjour. J'ai fait un bon circuit sur mesure, que j'avais établi. Je crois avoir fait ce qu'il y a d'important dans le Nord. S'il y a une suite à l'Inde, ce sera le Sud. En voyant certaines photos anciennes, je pense que l'Inde ne change pas. On retrouve les mêmes habits, les mêmes bâtiments, les mêmes scènes de vie. On pourrait croire que le temps s'est arrêté. Pour moi, en tout cas, le temps a passé vite. Je remercie mon compagnon de me faire confiance et me permettre de vivre ma passion. MARIE

BUDJET Avion 535€ (Bruxelles/Londres/Delhi) A/R. British Airways Voiture Rajasthan 440 € (400€+40€ pourboire) Taxi, bus, pousse-pousse 47€ avec train pour Bruxelles compris Les pourboires bagages, etc 11€ Les divers trains+réservation faite par milna 48€ Retour aéroport - milna 15€ Soit un total de déplacement de 1096 € Frais HOTELS +Réserv milna: 428€ FRAIS BOISSONS+NOURRITURE: 182€ FRAIS VISITES: 68€ FRAIS VISA 90€ (avec trajets trains pour Bruxelles) FRAIS PERSONNELS DIVERS: 168€ FRAIS MASSAGES: 47€ FRAIS MEDICAMENTS ET PRODUITS: 39€ FRAIS encre, copies, guide du routard guide et dico anglais: 45€ FRAIS téléph et internet: 64€ FRAIS Pressing 3€ TOTAL 2230 €
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Tour du monde avec les enfants
je suis enceinte et j'ai déjà un fils de 3 ans; j'ai depuis toujours la folie des voyages et mon compagnon et moi pensons à un tour du monde; il pensait le faire à deux quand les enfants seront grands mais j'aimerai mieux le faire rapidement et avec les enfants; quels sont vos arguments pour le convaincre de partir avec eux (un n'est pas encore né !) ? Quel budget car nous souhaiterions mettre de l'argent de côté tous les mois pendant quelques années et bien préparer ce tour; je ne pense qu'à ça et j'ai envie de me fixer des objectifs ; merci pour vos conseils
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Formalités après un mariage franco-camerounais: transcription, demande de visa, etc
Bonjour à tous !

Après 10 mois de démarches avec le consulat de France à Douala et la mairie de Douala 1er, et grâce à la précieuse aide récoltée sur ce site (merci merci !!) j'ai enfin pu épouser mon bien aimer le 24 janvier 2015.

Je viens donc à nouveau vers vous pour puiser des informations utiles de votre expérience.

Tout d'abord, pour la retranscription : dossier déposé directement le 26 janvier. On s'est rendu compte par nous même il y a une semaine qu'il y avait une erreur de frappe sur notre acte de mariage dans un des noms de famille du père (inversion d'une seule lettre, un A à la place d'un E). C'est assez frustrant car la mairie nous avait convoqué le 20 janvier pour leur remettre le CCAM et vérifier les actes de mariage avant signature (heureusement car il y avait déjà de multiples erreurs qu'on a corrigé). Cette erreur n'y figurait pas, ils ont donc été fichu de remodifier de travers l'acte grrr ! On a tout de suite contacté la mairie qui nous a demandé de lui remettre les deux originaux de l'acte pour modification, chose impossible puisque l'un était déjà au consulat, l'autre avec moi en France. J'ai appelé le consulat qui m'a demandé de formuler ma requête par mail, chose faite ce jour, pour lui demander de ne pas retranscrire cette erreur sur le livret de famille ainsi que sur l'acte. J'ai très peur que cette petite erreur retarde notre dossier !! Qu'en pensez-vous ? Combien de temps en moyenne dure la retranscription (car bien sûr au consulat ils ne donnent aucun délais)

Ensuite, pour faire une demande de visa long séjour pour conjoint français : Mieux vaut se renseigner à l'avance pour gagner du temps. J'ai déjà téléchargé le formulaire de demande et pièces à fournir. Et il est écrit qu'après le dépôt de demande de visa, il faut prendre RDV avec l'OFII de Yaoundé pour des examens médicaux et test de français. Est-ce que quelqu'un parmis vous est déjà passé par là ? Qu'est-il demandé lors de ces examens ? Est-ce difficile ? Comment peut-on s'y préparer ? Y a-t-il des vaccins obligatoires à avoir pour entrer dans le territoire français qu'il peut déjà faire par avance ? Nous voulons gagner un maximum de temps pour être réunis le plus vite possible, comme vous le comprenez si bien tous, c'est une torture d'être séparé de l'être aimé. Je me réfère beaucoup à une amie qui a épousé un japonais en avril dernier, et il n'a pas eu à passer ces étapes au Japon, par contre c'est l'OFII en France qui lui a fais passer les test de français. Mon mari va-t-il aussi être suivi par l'OFII en France ?

Voilà ça fais déjà pas mal de questions, les autre viendront au fur et à mesure. Merci d'avance !

Cécile
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Faire venir une Philippine en France pour un séjour permanent
Bonjour,

Je fais appel à votre aide par rapport à ma situation ; sans doute des membres de ce forum ont-ils été dans une situation similaire ?

Je suis français et réside en France. Ma copine est philippine et vit aux Philippines. Je viens juste d'apprendre qu'elle est enceinte d'un mois.

Nous souhaitons nous installer ensemble en France le plus rapidement possible afin qu'elle puisse accoucher ici. Je sais que c'est une très longue série de procédures que d'obtenir un visa pour une philippine. Et le timing est justement très serré. La procédure la plus logique serait pour elle d'obtenir un visa long séjour en vue de se marier. Mais est-ce que nous aurons assez de temps avant son accouchement ? Est-ce que le visa long séjour "normal' est plus rapide à obtenir ? Le fait qu'elle soit enceinte peut-il accélérer les choses ? Pourra-ton le renouveler facilement sur place? Me conseillez-vous de m'orienter sur une carte de séjour temporaire (sûrement plus facile à obtenir qu'une carte de résident permanent) et changer le type de son titre de séjour ultérieurement ?... Peut-être que je complique els choses.. Et aussi, une fois en France. Le fait qu'elle soit philippine lui donnera-t-il autant d'aides qu'une citoyenne française après son accouchement ? La nationalité de notre bébé ? Enfin, ça c'est encore une autre histoire...

Désolé pour ce message un peu décousu, je suis à la fois très heureux mais aussi un peu perdu... C'était pas du tout prévu comme ça ! Enfin surtout aussi vite !

J'envisage de retourner aux Philippines très bientôt, mais pour une durée limitée du fait de ma profession. Je ne définirai la date de mon départ que lorsque j'en saurai beaucoup plus sur toutes les formalités. Je ne veux pas précipiter les choses (même si mon message en a tout l'air), mais je ne veux pas perdre de temps non plus. Je ne sais juste pas par où commencer... Et j'aimerais qu'elle soit en France maintenant !

Merci d'avance pour tous vos conseils et les infos que vous pourrez m'apporter ;)
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Les Iles Andaman - FAQ
Bonjour

Mon p'tit site http://andaman-islands.tripod.com étant curieusement bien référencé dans les moteurs de recherche, j’ai régulièrement des demandes d’infos. Alors plutôt que de répéter tout le temps la même chose j’ai décidé de faire un lien depuis mon site vers cette page qui me servira en même temps de forum spécial Andaman! Et si çà peut attirer de nouveaux membres sur voyageforum, c’est tant mieux ! 🙂

Les Iles Andaman, c’est un archipel de 300 îles, au large de l’Inde, situées au Nord de l’Indonésie. Très à l’écart des flux touristiques (car difficile d’accès, jusque très récemment, pour les touristes ayant peu de temps devant eux), c’est une destination qui reste très originale et peu connue. Le gouvernement local a fait un portail assez complet : http://andaman.nic.in - c'est le site de référence des Andaman).

J’y suis allé un mois en janvier 2002 puis un autre mois en janvier 2003 (tellement j’ai aimé 🙂). Certes, ces îles ne sont pas extrêmement belles (pas de cocotiers allongés sur la mer comme aux Maldives), mais tellement plus authentiques ! Là, on a un réel contact avec les habitants, les touristes que nous sommes ne sont pas encore parqués dans des Iles-hôtels (espérons que çà dure) et ce n'est pas le royaume des grandes chaînes d'hôtels... Les habitants, pas trop habitués aux touristes, restent encore très accueillants et il est facile de se créer des amitiés sur place (c’est mon cas !). C’est également un paradis pour la plongée, avec une vie sous-marine impressionnante, et 20m de visibilité sous l’eau (çà motive, même si on a pas envie, pour passer son diplôme PADI en accéléré). Si vous n'avez pas les moyens de pratiquer la plongée, un masque et un tuba seront indispensables car difficiles à trouver sur place (pénurie! Il vaut mieux amener le vôtre, voire plusieurs, c'est vraiment le meilleur cadeau qu'on puisse faire à un Andamais).

Pour s’y rendre, il faut prendre un vol pour Madras, dans le Sud de l’Inde (Visa obligatoire : http://www.amb-inde.fr/cons2.htm ). Impossible de rallier l’archipel depuis un autre pays que l’Inde pour des raisons stratégiques (tant mieux !). Depuis Madras, prendre le bateau, ou l’avion direction Port Blair (possibilité de réserver depuis la France chez Jet Airways à Paris (cf. Pages Jaunes). Le coût du billet d'avion Madras / Port Blair est relativement cher ( environ 400 euros en + du billet France-Madras***), il vaut donc mieux partir 3 semaines minimum pour rentabiliser son billet, ou bien inclure 10 à 15 jours aux Andaman au terme d'un trip plus long sur le continent indien (le bateau revient à environ 80 euros l’aller-retour, mais attention compter 1 petite semaine de navigation aller-retour !). La meilleure saison pour y aller est la saison sèche, c’est à dire l’hiver en Europe. Les Andaman sous la pluie, c’est quand même pas la joie !🏴‍☠️

* ** Mise à jour 2008: il existe désormais des compagnies low-cost qui vont aux les Andaman depuis Madras et Calcutta, et probablement depuis la Thailande dans pas longtemps. Avantage: c'est pas cher et facile d'y aller. Inconvénient: les tarifs sur place ont décuplés en quelques années et bien évidemment les lieux ont perdu de leur magie et deviennent une touristique comme une autre, sans compter le problèmes des ferries qui ne sont plus assez nombreux pour accueillir la nouvelle masse touristique 🙁

Une fois le transport payé, finis les soucis ! Le coût de la vie sur place est, pour le moment, pas cher du tout. Avec quelques euros par jour, on dort et on mange sans problème ! Les poissons sont vraiment délicieux ! Se déplacer à l’intérieur de l’archipel ne coûte presque rien, mais attention les ferries ne desservent pas certaines îles tous les jours. C’est pourquoi il est difficile d’envisager un séjour de moins de 2 semaines sur l’archipel car on perd pas mal de temps dans les transports. Ceci dit prendre le ferry est très folklorique, on discute avec la population sur des airs de musique indienne, et le tout cheveux aux vent, quel plaisir ! On peut aussi louer des vélos et des scooters sur les principales îles pour pas cher, et enfin se déplacer en bus, en taxi ou dans les barques des pêcheurs.

Les meilleures îles sont, à ma connaissance, Havelock (nombreux hébergements en hutte, en particulier l'excellent Pristine Beach Resort, voir l'excellent article http://www.participez.com/reportage.php?id=36 ), Long Island (camping sur la plage), et Neil Island (allez de ma part au Garden Restaurant dire bonjour à Sandjay 🙂, çà me fera très très plaisir et à lui aussi! Il peut également héberger quelques hôtes)....

A votre arrivée à Port Blair, on vous remet un laisser-passer qui donne la liste des îles autorisées au séjour, ou à la visite diurne uniquement (souvent inhabitées, certaines sont exceptionnelles comme Rutland Island), ou carrément interdites (attention les garde-côtes rôdent…). Si vous disposez d'un meilleur budget, vous pouvez louer un bateau avec son équipage (le maire de Wandoor, commune jouxtant le Parc National M. Ghandi, propose cette prestation depuis peu).

Il existe très peu de documentation sur les Andaman (tant mieux !) : quelques pages à la fin du LonelyPlanet « Inde » et le guide officiel gratuit qu’on vous remet à l’arrivée à Port Blair, capitale administrative des Iles Andaman.

AVERTISSEMENT : je ne voudrais pas inciter tout le monde à aller aux Andaman. Ce genre de voyage reste une destination pour voyageur ayant un minimum d'expérience en Asie. Les amateurs d’hôtels confortables, de forfaits tout-inclus, de piscines, de climatisation, d'animations nocturnes en tout genre ne seront pas du tout dans leur élément et je m’en voudrais personnellement beaucoup d’avoir fait mon site s’il draine ce genre de clientèle là-bas . Il y a les îles de Thaïlande pour cela.

En Inde, il faut savoir être patient (tout est très long, en particulier les temps d'attente dans les transports), s’adapter aux coutumes locales et les respecter, ne pas être exigent sur le confort (économiser l’eau et respecter l’écosystème très fragile), avoir déjà eu un premier contact avec la misère car la pauvreté est présente (moins que sur le continent Indien mais elle existe), et savoir aussi vivre parfois dans la saleté. En plus de ces incontournables problèmes d'hygiène, il existe un certains nombres de risques sanitaires. Mais ce sont tous ces éléments qui font que cet archipel reste pour le moment une destination encore authentique ! 😛

N’hésitez pas à me poser des questions et à lire toutes les pages de cette discussion qui apportent beaucoup de renseignements. A compléter avec également cette autre discussion http://voyageforum.com/voyage/inde_donne_informations_les_iles_andaman_D885427/ et vous saurez tout sur les Iles Andaman ! 🙂
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Coup de gueule au sujet de la Turquie
En 1997, lors de mon dernier "road trip" en Turquie, j'ai quitté un peuple attachant, souriant, honnête, libre, toujours prêt à vous aider. J'y suis retourné ce mois d'août après deux semaines à avoir sillonné la Grèce du Nord en famille. J'ai été profondément choqué par le changement que j'ai pu observer et vivre. Lors de mes 5 précédents voyages en 1985, 1989, 1991, 1996 et 1997, à avoir sillonné la Turquie d'est en ouest, et du Nord au Sud, je n'avais jamais vu de femmes vêtues intégralement de noir et intégralement voilées. Après avoir traversé la frontière Gréco-Turque, à la première grande ville traversée, j'ai pu voir de nombreuses femmes intégralement voilées de noir. N'ayant pas prévu de me rendre à Istanbul, je n'avais pas téléchargé la carte de Turquie dans mon GPS. Avec l'absence de panneaux clairs, à environ 2 ou 3 Km de Sultanahmet, j'ai demandé à un groupe de jeunes la direction à suivre pour rejoindre Sultanahmet. " Luetfen, could you please tell me the way to Sultanahmet ?". Il regarde ma plaque d'immatriculation et me répond "Yok" = "non". Cette première expérience d'antipathie a l'égard de nous, perçus comme occidentaux ou mécréants, ou les deux, je pourrais malheureusement la revivre régulièrement durant nos 3 jours passés à Istanbul. Quasiment toutes les femmes Turques d'Istanbul sont désormais voilées, inversement proportionnel à il y a 22ans. Plus moyen de boire une Efes Pilsen ou un vin Turc dans les restaurants où j'ai mangé, il n'y a plus de boissons alcoolisées proposées à la carte ! Je suis profondément triste pour ce peuple qui sombre dans l'obscurantisme de l'Akape et du fondamentalisme islamiste. Ce peuple si attachant, si aimable que j'ai quitté il y a 22 ans est devenu arrogant, fondamentaliste, antipathique. Dommage pour eux ... Il y a 20 fois moins d'occidentaux qu'auparavant à Istanbul ... Je comprends désormais pourquoi ...
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Ouverture du procès des Khmers rouges à Phnom Penh...
On y est enfin ...... !

Alors que le Cambodge connaît un boom touristique sans précédent, + 19 % de touristes en plus les quatre premiers mois de l'année par rapport à 2005 ..... que 1 700 000 touristes sont attendus cette année et que les prévisions pour 2010 envisagent la venue de 3 500 000 touristes, le procés des khmers rouges va enfin s'ouvrir en banlieue de Phnom Penh ce prochain Lundi ou les magistrats vont prêter serment, et ceux ci commenceront à travailler le 10 Juillet .....

Que espérer de ce procés, je vous livre ici l'article de L'Orient/Le Jour ......

Par Dina Nay et James A. Goldston*

Trente ans après le massacre d’un quart des sept millions de Cambodgiens par les Khmers rouges, un tribunal ouvre ses portes pour juger les dirigeants responsables qui sont encore en vie. Conformément à un accord passé entre les Nations unies et le gouvernement cambodgien, treize juges et procureurs étrangers ont été choisis pour travailler de concert avec dix-sept confrères cambodgiens. Ce groupe éclectique de juristes lancera, au cours de la première semaine de juillet, une expérience peu commune en matière de justice internationale. Durant les trois années à venir, les bien nommées « Chambres extraordinaires » s’efforceront d’établir les responsabilités pénales de l’un des pires génocides du XXe siècle. Parmi ceux qui seront vraisemblablement jugés, on compte deux des plus proches et plus influents membres de la cohorte de Pol Pot : Nuon Chea, l’un des leaders du parti Khmer rouge, et Ieng Sary, l’ancien vice-premier ministre des Affaires étrangères. Étant donné le temps qu’il aura fallu pour faire avancer les choses – les pourparlers n’auront cessé de rompre, puis de reprendre, pendant plus de neuf ans – l’existence même de ce tribunal est un événement. Les procès seront mis à rude épreuve lorsqu’il s’agira de voir s’ils sont – ou semblent – impartiaux, s’ils sont motivés par les faits et concordent avec les normes internationales. Pour des raisons d’histoire et de droit, le gouvernement cambodgien et la communauté internationale ont tous deux un rôle décisif à jouer dans la réussite de cette entreprise. Pour ce faire, ils devront affronter plusieurs obstacles de taille. Premièrement, contrairement aux tribunaux hybrides du Timor-Oriental, du Kosovo et de la Sierra Leone, les juges internationaux sont en minorité (un système de vote de « supermajorité » garantit cependant que la voix d’au moins un juge international est nécessaire pour rendre un jugement). Même s’il paraît raisonnable que la composition des tribunaux mixtes soit avant tout nationale, cette disposition n’est pas sans soulever certaines questions dans un pays où l’indépendance et le bien-fondé des décisions judiciaires ont de longue date été remis en question. Deuxièmement, le temps qui s’est écoulé depuis les crimes – plus de trente ans, dans certains cas – dépasse de loin celui d’autres procès similaires de crimes de guerre, qui suivirent aussitôt le conflit. Le long retard du Cambodge complique la tâche pour ce qui est de préserver les preuves, notamment la mémoire humaine, essentielles pour prouver la culpabilité. Il faudra faire avec ces difficultés structurelles, dont une partie peut toutefois être surmontée grâce à une formation intensive au droit cambodgien et international, et aux techniques d’investigation complexes, renforcée par un suivi indépendant et vigoureux de l’ensemble de la procédure. Troisièmement, le tribunal est situé dans une enceinte militaire loin du centre de Phnom Penh. Afin que les gens ordinaires puissent suivre cet événement historique, il conviendra de mettre en place un service de bus pour desservir le site et de retransmettre les audiences à la radio et à la télévision à travers tout le pays. Les instances locales et la cour devront faire preuve d’imagination pour élaborer des stratégies qui permettront de faire parvenir l’information à la population rurale prédominante et veilleront à ce que tous les Cambodgiens soient en mesure de comprendre le déroulement de la procédure. Tout au moins, le personnel de justice pourrait s’entendre avec les populations locales pour organiser des réunions sur les procès et sur les questions qu’ils soulèvent. Quatrièmement, ces derniers mois, les représentants de l’opposition et les militants des droits de l’homme ont fait l’objet de poursuites judiciaires pour avoir critiqué le gouvernement. Un projet de loi vise à faire entrer la diffamation dans le cadre pénal et inclut de nouvelles dispositions plaçant au rang d’infraction les critiques à l’encontre des décisions de justice. Les leaders politiques cambodgiens, ainsi que les États qui apportent leur aide, devront faire davantage pour mettre en avant l’intérêt d’un débat de grande envergure sur le tribunal et les vastes séquelles du conflit civil cambodgien. Ceux qui ont survécu aux Khmers rouges n’ont pas oublié les craintes suscitées par la moindre critique prononcée contre ce régime : il serait fort tragique que les Cambodgiens ne se sentent pas libres d’exprimer leur point de vue sur les « Chambres extraordinaires ». L’instauration d’un dialogue significatif entre le public et la cour ne peut se passer d’un environnement qui encourage fondamentalement – et ne punit pas – la libre expression des opinions. Cinquièmement, le Cambodge manque d’avocats hautement qualifiés, car les Khmers rouges ont quasiment fait disparaître les professions juridiques du pays. Or, contrairement aux pratiques d’autres tribunaux hybrides et internationaux pour crimes de guerre, le droit local permet uniquement aux avocats cambodgiens de représenter les accusés. Au nom de l’impartialité et de la régularité de la procédure, il importe de modifier cette disposition pour les « Chambres extraordinaires », afin que les avocats des autres pays puissent prendre part, d’une manière égale, à la défense. Enfin, en raison de leur soutien financier généreux, les gouvernements donateurs ne peuvent se contenter de rester simples spectateurs. Ils assisteront au mieux la cour en coordonnant leurs efforts, en surveillant efficacement le processus et en aidant à identifier – et le cas échéant, à résoudre – les problèmes qui surviennent. En outre, il leur faudra probablement fournir davantage de moyens financiers. Le budget minimaliste de 56 millions de dollars sur trois ans ne couvre pas les besoins vitaux de la cour, comme, par exemple, l’hébergement sécurisé des témoins sous protection, les transcriptions des audiences ou la présence d’une bibliothèque. Le concours des États-Unis, qui n’ont toujours pas apporté leur contribution aux « Chambres extraordinaires », serait le bienvenu. Les « Chambres extraordinaires » constituent une étape importante dans les efforts menés par le Cambodge pour mettre un terme à une période particulièrement violente de son passé. La façon dont la cour s’acquittera de sa tâche est de la plus haute importance pour les millions de Cambodgiens marqués par les crimes des Khmers rouges. Cette cour est en même temps l’expression ultime d’un mouvement mondial durable qui remonte à Nuremberg et a pour but de faire cesser l’impunité des massacres. Son aptitude à rendre la justice devrait revêtir pour nous tous une importance capitale.

* Dina Nay, qui a survécu aux camps de la mort des Khmers rouges, est la directrice de l’Institut khmer pour la démocratie ; James A. Goldston est le directeur de l’Open Society Justice Initiative.
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Three weeks in Japan with the family
Hi everyone,

Actually, we ended up going to Japan almost by chance. I’d caught glimpses of the country during business trips, and it had been on my “wish list” for a while, but I thought we’d go “when the kids were grown up.”

But this summer (2016), the kids couldn’t agree on a destination—their wishes were completely opposite. Then, realizing that flight tickets weren’t outrageously priced—and having read that Japan wasn’t as expensive as people think—we, the parents, suggested Japan… while warning that it would be scorching hot and humid and that no one should complain. Our eldest (18) was immediately thrilled: “Oh! Mom! I’ve always dreamed of going to Japan!” She convinced her brother (16) that it was the perfect destination. Deal sealed: we’re going to Japan, but no one complains about the heat.

After some forum discussions and family brainstorming, I settled on the following itinerary. One non-negotiable shaped part of our choices: being in Hiroshima on August 6th to attend the lantern floating ceremony. To avoid overloading the trip with extra transport, we skipped Nara, Nikko, and Kamakura.

Day 1 - Arrival at 8:30 AM in Osaka – Kyoto - around the station Day 2 - Kyoto - East - night: Kyoto Day 3 - Kyoto - North and center - night: Kyoto Day 4 - Osaka (stroll with Osaka Safari) - Fushimi Inari -night : Kyoto Day 5 - Train - Naoshima - night: Uno Day 6 - Teshima -night: Uno Day 7 - Naoshima – Hiroshima - night: Hiroshima Day 8 - Hiroshima – Commemorations - night: Hiroshima Day 10 - Miyajima- night: Miyajima Day 10 - Miyajima - Himeji Castle - night: Osaka Day 11 - Osaka - night: Osaka Day 12 - Kyoto - West -night: Osaka Day 13 - Kanazawa to Ainokura - night: Ainokura Day 14 - Shirakawa-go - Takayama - night: Takayama Day 15 - Kamikochi night: Takayama Day 16 - Takayama - return to Kanazawa night: Kanazawa Day 17 - Kanazawa -night: Kanazawa Day 18 - Travel to Tokyo (Shibuya) -night: Tokyo Day 19 - Tokyo (visit with Tokyo Free Guide – Yoyogi Park - Meiji Shrine - Harajuku - Takeshita-dori - Omote Sando - Odaiba) - night: Tokyo Day 20 - Tokyo (with Tokyo Safari) - night: Tokyo Day 21 - Tokyo (Tsukiji, Hama-Rikyu Onshi Teien, Asakusa and Senso-ji, Kappabashi, Ameyoko, and Ueno) - night: Tokyo Day 22 - Tokyo (Shibuya-Yoyogi Park again - Ikebukuro - Shinjuku (Tokyo Metropolitan Government Building, Omoide-yokocho, Golden Gai) - night: Tokyo Day 23 - Tokyo (Yanaka – Ueno – Edo-Tokyo Museum - Takashita-Dori again - back to Shibuya) - departure at 10:50 PM for Paris

(You can access the published days directly by clicking on them).

The itinerary perfectly matched our expectations: a good pace, a wide variety of visits, the must-sees, but also a first taste of rural Japan. If we were to do it again, I’d do exactly the same (except for the back-and-forth between Kyoto and Osaka on Days 4 and 12, which were due to my desire to explore Osaka with Osaka Safari). Of course, we had to skip some sights, especially in Kyoto where we missed a few “highlights,” but that was a deliberate choice—I’d limited our time in the city, which is known for being stifling in summer.

For accommodations, we mixed Airbnb apartments and quadruple rooms in guesthouses and ryokan. It worked out perfectly. The apartments gave us more space and the chance to dine in some evenings, while the guesthouses and ryokan helped us experience Japanese customs.

First, a quick recap: all four of us were enchanted by our trip. Japan is a constant source of wonder, just like the preface of *Tokyo Sanpo* by Florent Chavouet describes—I’ll take this opportunity to plug the book, which I read with great pleasure after our vacation. That’s exactly it: everything is a reason for amazement. Everything is so different from home. I wanted to photograph everything around me constantly. I promise, I won’t say “photograph like a Japanese” anymore—during this trip, *I* was the Japanese. And I better understand the culture shock Japanese travelers experience in Europe.

As a friend of mine put it: “It’s simple—they have ten fingers, so they count in base 10. Otherwise, they do everything differently from us.” Well summarized.

Another thing: everything is easy. Everything seems to have its place and be exactly where it should be. The smallest detail seems to have been thought out to make life easier. Things that come to mind: the incredibly well-designed signage in train stations and the subway, the ubiquitous public toilets, designated smoking areas, those hyper-detailed maps with all the useful information available at every place we visited… These maps are so well done that we got into the habit of picking them up systematically. It’s that simple: I came back to Paris with a complete collection. And when we arrived in Takayama by car, our first stop was at the train station to get THE map. But this order goes beyond all these practical elements. There’s a certain *je ne sais quoi* that makes you feel like everything is exactly where it should be. Even during rush hour, in the crowds, people manage to avoid each other in a smooth, collision-free flow—the opposite of the Paris metro. Anyone who’s experienced certain transfers in Paris at certain times will understand.

The exquisite politeness of the Japanese and their desire to be helpful are another highlight of the trip. Every person we met tried to help us and make our lives easier. It was really great.

Oh! I almost forgot: Japan’s hyper-safe side. I’ve rarely felt as safe as I did in Japan. No need to keep an eye on your belongings—they’re not going anywhere. One example among many: in Tokyo, Japanese women leave their bags open with their smartphones casually placed on top. Even I could’ve taken them without them noticing, let alone a pickpocket… No wonder France is seen as dangerous.

That said, I’m not claiming Japanese society is flawless. The role of women and gender relations are downright shocking and archaic from our European perspective. I also don’t think I could live in such a codified society, where the individual is so dissolved into the collective. But for a vacation, it’s simply delightful. On that note, I recommend *Nââânde?!* by Eriko Nakamura, which I discovered after our trip on the recommendation of our eldest’s friend. It’s the story of a Japanese woman married to a Frenchman living in Paris, recounting her astonishment at French habits and customs. Even though I tried to be careful, I’m sure I made quite a few blunders.

As for the climate, it didn’t stop us from enjoying our trip. Sure, we were hot—*really* hot—but by protecting ourselves from the sun (hat for me, caps for the others, plus umbrellas—Japanese-style parasols) and drinking liters and liters of water, it was manageable and didn’t bother us too much, even if we probably had a slower pace than we would’ve with milder weather. That said, with small children, we would’ve struggled more.

Last point before diving into the trip details: the cost. Despite what I’d read, traveling in Japan is still expensive. I’m not talking about our specific trip, where—using our daughter’s 18th birthday and our 20th wedding anniversary as an excuse—I splurged on a few extras that drove up the cost. I was particularly surprised by the price of quadruple rooms, which is roughly the same as two double rooms. So for a family, that’s a significant extra cost. The various paid sites in Kyoto also add up. As for food, it’s generally cheap, but it would be a shame not to budget for a few extras to try some less affordable specialties—like Hida beef in our case.
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Carnet d'une croisière Caraïbes / transatlantique en 31 jours sur Deliziosa
Bonjour à tous,

Ce lundi de Pâques 28 mars 2016, mon épouse et moi-même venons de rentrer d'un magnifique voyage de 45 jours, dont une croisière de 31 nuits/32 jours sur Costa DELIZIOSA, et je me propose de dresser un petit bilan de cette croisière qui nous a globalement largement enchantés.



Ce petit carnet sera donc notre vision de cette croisière. Il sera donc nécessairement partiel mais également partial et aussi largement subjectif. Il reflétera notre ressenti, mais aussi nos constatations objectives sur lesquelles notre appréciation finale sera basée. Cette appréciation est bien évidemment liée à la notion de rapport qualité/prix. Car la question finale à la descente du bateau est bien: ai je eu globalement les services que je pouvais attendre pour l'argent que cela m'a coûté ?

Comme nous étions un certain nombre de membre du forum sur le navire, je compte sur eux pour y ajouter leur propre vision de ce beau voyage et compléter mon récit de leurs apports sur les différents points que j'évoquerai.

· Pourquoi cette croisière ?

Nous souhaitions quitter la Belgique, durant cet hiver qui peut être long et déplaisant, pour aller profiter de cieux plus cléments et cela juste après les fêtes familiales de fin d’année.

Etant retraités, le temps ne nous était pas trop compté et notre préférence allait vers l’Amérique Centrale et l’Amérique du nord si possible.

En juin 2016, la consultation des offres des différents croisiéristes nous a mis sur la piste d’une croisière Costa au départ de Miami (Fort Lauderdale) pour une boucle de 10 jours dans les Caraïbes suivie d’une traversée transatlantique en 21 jours, toujours depuis Miami et en direction de Venise.

Départ le 25 février depuis Miami, arrivée le 27 mars (dimanche de Pâques) à Venise sur le Costa DELIZIOSA.

La boucle de 10 jours dans les Caraïbes au départ de Fort Lauderdale tournait autour de l’île de Cuba (sans y faire arrêt) dans le sens horlogique avec escales à

- Fort Lauderdale (Floride) - Nassau (Bahamas) - Amber Cove (Rép Dominicaine) - Ocho Rios (Jamaïque) - Grand Cayman (Iles Caymans) - Roatan (Honduras) - Cozumel (Mexique) - Fort Lauderdale (Floride)

La transatlantique, en 21 jours, reprenait des escales à - Fort Lauderdale (Floride) - San Juan (Porto Rico) - St.Thomas (Iles Vierges) - Antigua (Antilles) 6 jours pleins de mer - Santa Cruz De Tenerife (Canaries) - Malaga (Espagne) - Marseille (France) - Savone (Italie) - Dubrovnik (Croatie) - Naples (Italie) - Venise

Ce programme nous a immédiatement séduits…

Nous ne sommes pas tout à fait des novices en matière de croisière puisqu’après avoir découvert la méditerranée avec le CORAL de Louis Cruise vers 2007, puis avec le Costa ALLEGRA en 2011 et le Costa FORTUNA en 2014, nous avons fait une très belle croisière début 2015 sur le Norwegian STAR de NCL entre Los Angeles et Miami via le Canal de Panama.

Techniquement parlant, cette croisière de 31 nuits sur le Costa DELIZIOSA constituait la fin du séjour du DELIZIOSA en Floride et son repositionnement en Méditerranée en vue d’y effectuer la saison estivale européenne au départ de Venise. En fait le Costa DELIZIOSA avait traversé l’atlantique en novembre 2015 dans le but d’être positionné à Miami et d’y effectuer une série de boucles répétitives de 10 jours (depuis Port Everglades à Fort Lauderdale) dans les Caraïbes de novembre 2015 à février 2016. Notre croisière était constituée de la dernière de ces boucles et de la traversée transatlantique nécessaire au repositionnement du navire en Méditerranée en vue de sa saison printemps/été 2016 depuis Venise.

Le vol vers Miami n’étant pas compris dans la réservation de notre croisière, nous l’avons réservé à part.

Tant qu’à faire, nous avons décidé d’anticiper le vol par rapport à la date de début de croisière afin de nous permettre de batifoler un peu à deux en Floride pendant 12 jours avant de monter sur le bateau.

· Notre réservation

En croisière, nous avons toujours réservé des cabines intérieures « premium » lors de nos voyages précédents. Nous avons toujours été très satisfaits de ce choix. Nous ne sommes pas claustrophobes et en croisière, on ne reste finalement guère dans les cabines que pour dormir. A la réservation nous avons donc conservé ce choix qui nous a toujours plu.

Nous avons été très étonnés par le prix demandé par Costa pour cette transatlantique le prix « plein » des cabines pour cette transatlantique sur site belge de Costa variait d’un peu plus de 1.200 EUR à un peu plus de 1.600 EUR par personne pour les 32 jours pour les cabines intérieures et cabines avec balcon (hors vols et autres frais, bien sûr).

1.200 EUR/pers pour une croisière de 32 jours, … c’est qu’il y a sûrement une astuce, c’est qu’il y a un vice caché quelque part, c’est qu’il faut ramer pour faire avancer le rafiot ou que l’on doit faire cuire ses repas sur un réchaud à gaz dans la cabine après avoir acheté sa nourriture au Super U ou à l’Intermarché de fond de cale …

Eh ben non, … c’est possible !!!

Costa a manifestement fait un (très) gros effort sur ses prix relatifs à cette croisière de 31 nuits pour remplir le navire puisque notre réservation directe auprès de Costa Belgique s’est faite six mois à l’avance au montant de 977,36 EUR par personne pour une cabine intérieure premium de deux personnes, cela tenant compte des quelques réductions complémentaires que nous avions pu obtenir, entre autre sur base de notre niveau CORAL. Ceci correspond à un prix (assez dérisoire) de 31,5 EUR par personne et par jour (hors boissons, hors vols, hors frais de séjour à bord et hors excursions bien sûr). De plus, sans demande particulière de notre part, nous avons été surclassés gratuitement sur l’ensemble de la croisière vers une agréable cabine extérieure nous offrant un espace plus large qu’attendu en cabine intérieure.

Nous n’avions réservé à l’avance aucun forfait boissons ni d’excursions, ce dont nous nous féliciterons ultérieurement.

· Nos réservations accessoires

Le vol direct aller simple de Bruxelles vers Miami (MIA) a été réservé chez JETAIRFLY pour 229 EUR/pers. Nous avons également réservé une voiture AVIS pour 12 jours au départ de MIA avec abandon à l’agence AVIS de Port Everglades située à Fort Lauderdale au port d’embarquement sur le Costa DELIZIOSA. Le retour « at home » depuis Venise sera assuré par vol direct Venise – Bruxelles via SN BRUSSELS AIRLINE le lundi de Pâques après une nuit d’hôtel à Venise. Tenant compte des évènements de BRUSSELS AIRPORT qui était encore fermé ce lundi de Pâques, notre vol de retour a été retardé de 4H00 et s'est fait à destination de Liège.

· La préparation

Un tel voyage de 45 jours au total nécessite une indispensable préparation approfondie si l’on veut mettre toutes les chances de son côté pour tenter d’en faire une réussite à tous niveaux. Par préparation, j’entends une préparation « logistique », une préparation « touristique » et … une préparation « psychologique ».

Cela prend du temps, beaucoup de temps durant les mois précédant le départ … et cela constitue aussi déjà pleinement une agréable partie intégrante du voyage …

· L’embarquement sur le Costa DELIZIOSA à Port Everglades (Fort Lauderdale – Miami)

Après avoir sillonné la Floride (Miami, Tampa, Sarasota, Ocala, Saint Augustine, Palm Beach, …) du 13 au 25 février, nous laissons la voiture à l’agence AVIS proche du port et la navette AVIS nous amène au pied du bateau qui nous attend au fond du port.

Nous avions reçu notre « carnet de voyage » Costa par E-mail quelques jours avant départ de Belgique. Hormis le fait que ce « carnet » mentionnait le N° 4330 de la cabine qui nous était attribuée, il contenait également le formulaire d’embarquement en plus des étiquettes à appliquer sur nos grosses valises, ainsi que les informations générales d’usage. A la descente de la navette AVIS au pied du bateau, il est 13H30 ce 25 février, des porteurs COSTA prennent immédiatement possession de nos grosses valises que nous retrouverons devant notre cabine 2 ou 3 heures plus tard. Le départ du navire est prévu à 23H00. Arrivé tôt (à 06H00 ou 07H00), le bateau a déjà débarqué tous ses croisiéristes arrivés en fin de croisière.

Il n’y a pas foule aux comptoirs d’enregistrement COSTA et les hôtesses d’accueil sont assez désœuvrées. L’enregistrement se fait à grande vitesse en 5 minutes et sans attente sur base de notre formulaire d’embarquement évoqué plus haut et à l’appui de nos passeports.

Nous montons à bord à 13H45 et le personnel de bord nous invite gentiment à fréquenter le buffet du restaurant du pont 9. Les cabines ne sont pas encore toutes prêtes et il nous est demandé de patienter un peu.

Vers 14H30, mon épouse, curieuse et désireuse de s’installer déjà dans notre cabine N° 4330, se décide d’y aller jeter un œil et la trouve prête à nous accueillir alors que nos cartes Costa et les informations générales d’usage nous attendent déjà sur le lit …









La carte COSTA, au format d’une carte bancaire, est une carte nominative personnelle qui permet non seulement d’ouvrir la porte de sa cabine mais permet également d’enregistrer toutes les dépenses faites à bord et d’enregistrer les entrées et sorties du bateau aux escales.

La carte est donc le seul élément INDISPENSABLE à toujours avoir avec soi sur le navire, mais également pour se rendre au dehors aux escales, puisque la carte personnelle est indispensable pour descendre (enregistrement des personnes quittant le bateau) et … remonter (autorisation d’accès et enregistrement des remontées). La carte COSTA constitue un moyen d’identification de substitution. Une photo est prise de chaque croisiériste à sa première montée à bord et est associée à sa carte dans le système informatique COSTA, bien que la carte elle-même ne comporte pas de photo.

A la descente ou à la remontée, le personnel COSTA qui scanne la carte voit la photo du passager correspondant sur son terminal et vérifie la concordance avec la personne présente.

Par la suite, j'aurai d'ailleurs l'occasion d'être rappelé gentiment à l'ordre par le personnel de sécurité COSTA après avoir interverti ma carte avec celle de mon épouse lors d'une descente à terre.

Le ballet des porteurs de valises commence déjà et les nôtres nous serons livrées rapidement. Madame va (enfin) pouvoir déballer et … tout ranger … pour 31 nuits.

Pendant ce temps, et tenant compte du faible nombre de passagers déjà à bord, j’en profite pour découvrir rapidement et grossièrement le navire.

Voila pour la toute première partie de ce récit ….

Si quelques lecteurs du forum se déclarent intéressés par une suite, je me proposerai de développer celle-ci sur base de la structure suivante :

La vie à bord et son fonctionnement

- Notre cabine (équipement, services, …) - Les langues - Le diario di bordo - Les changements d’heure - Internet et téléphone - Le room service - La restauration (selfs services, restaurant « gratuit », restaurants payants, …) - Les animations (danse, plage, cours, présentations touristiques, …) - Les sports (piste 3°, salle de sport, piste jogging, basket, cours gym, …) - Les boissons … et les forfaits - Les piscines - Le bronzage - L’hôtesse francophone, le bureau des excursions, le service clientèle - Les spectacles en soirée - Les animations musicales - Les bars - Le service « photos » - Les shops et les achats à bord - La bibliothèque - Les « croisiéristes » - Le personnel de bord (bars, restaurants, room service, …) - L’entretien du navire (intérieur et extérieur) - Les soirées gala et les réceptions du Commandant - L’ambiance générale

Les escales : - Escale : o Fort Lauderdale (Floride) o Nassau (Bahamas) o Amber Cove (Rép Dominicaine) o Ocho Rios (Jamaïque) o Grand Cayman (Iles Caymans) o Roatan (Honduras) o Cozumel (Mexique) o San Juan (Porto Rico) o St.Thomas (Iles Vierges) o Antigua (Antilles) o Santa Cruz De Tenerife (Canaries) o Malaga (Espagne) o Marseille (France) o Savone (Italie) o Dubrovnik (Croatie) o Naples (Italie) - Amplitude - Les excursions - Les mises en garde - Les prix - Les « pourboires » - Les contrôles de sécurité

Divers : - Le climat rencontré - Les températures - Les frais « d’hôtel » à bord

Bilan final

- Bilan global - Appréciation finale

Pour avoir déjà eu l’occasion de publier un carnet par le passé (portant entre autre sur une croisière Los Angeles/Canal de Panama/Miami : voir http://voyageforum.com/discussion/retour-beau-voyage-californie-panama-floride-louisiane-d7010436/ ), je sais que la rédaction d’un tel carnet est un gros travail, voire même un gros, gros, gros travail…

Par contre le point positif est que cela permet au rédacteur (et aux autres participants) de se remémorer de bons (ou de moins bons) moments.

Donc, … tout soutien moral …, tout petit mot d’encouragement … sera (grandement) apprécié du rédacteur ….

Joseph
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Retour d'expérience visa B2 Etats-Unis
Je voulais vous faire mon retour d'expérience ressente pour l'obtention d'un visa B-2 pour les États-Unis. J'espère que ce sujet intéressera quelques personnes. Personnellement j'aurai aimé avoir ce retour pour me rassurer et c'est pour cela que je le poste ici.

je vais vous expliquer comment obtenir un visa B2 pour les États-Unis. Ce visa est valable 10 ans et permet de se rendre aux États-Unis pour faire du tourisme pour une durée maximale de 6 mois. Je vous avais annoncé que c'était la dernière chose qu'il me restait à faire avant mon départ et nous sommes aujourd'hui le 30 août (J-12 avant le décollage) et je suis en possession de ce visa. Ça y est, je l'ai eu!!!

Donc, pour obtenir un tel visa il faut: de la patience, de la persévérance et un peu d'argent. Ce n'est pas un visa qui coûte très cher (environ 175€ tous compris) mais il prend beaucoup de temps à acquérir. Le site internet de l'ambassade des États-Unis est plutôt bien fait et vous explique précisément l'ordre et les différentes étapes à effectuer pour monter votre dossier de demande de visa. Voici le lien vers ce site: http://french.france.usembassy.gov/niv/procedure.html

Avant toute chose, il faut remplir le formulaire DS-160 sur internet (gratuit) et répondre à toutes les questions bêtes qu'ils posent. Exemple: Avez-vous l'intention d'aller aux États-Unis pour faire du trafic illégal d'enfants dans l'objectif d'assouvir vos besoins sexuels à tendance pédophiles? Bon j'exagère un peu mais c'est presque ça... Après avoir rempli ce formulaire, avec la photo d'identité format 5X5 cm et 600X600 pixels (9€), il faut prendre un rendez-vous à l'ambassade des USA à Paris (5 avenue Gabriel, près de la concorde et des Champs Élysées). Pour cela, il faut s'inscrire sur ce site: http://www.usvisa-france.com/visa-web/index.jsp?locale=fr_FR. Cette prise de rendez-vous coûte 14€.

Ensuite, il faut commencer à monter votre dossier. Plus celui-ci est gros, mieux c'est. Dans ce dossier, il faut présenter les différents éléments demandés: - Confirmation du rendez-vous à l'ambassade - Passeport valide - Attestation de paiement du mandat-compte pour les frais de dossier (128€) - Lettre Chronopost France pour retour de visa (23,5€) - Photo d'identité 5X5 (9€) - Attestation de remplissage du formulaire DS-160 avec code barre bien lisible C'est à peu près tout.

Mais, pour compléter le dossier il faut surtout rajouter deux éléments très importants aux yeux des Américains: 1) Des justificatifs prouvant que vous possédez des moyens financiers suffisant pour vivre aux États-Unis pendant la durée de votre séjour et que vous n'avez donc pas l'intention d'y travailler. 2) Des preuves que vous n'avez PAS l'intention d'y rester plus longtemps qu'autoriser.

Pour prouver vos moyens financiers, il faut présenter un ou plusieurs relevé(s) de compte(s). Prévoyez assez large. Par exemple j'étais en possession de 16000€ sur mon compte (dont 10000€ empruntés à mes parents pour la durée de l'entretien 😛 ) et cela n'a pas posé de problèmes. Pour prouver que vous comptez bien quitter les États-Unis à la fin de votre voyage, il faut apporter une ou plusieurs preuves qui vous lies à votre pays d'origine. Par exemple: une lettre de votre employeur précisant qu'il vous attend au travail à votre retour, un justificatif de domicile prouvant que vous êtes propriétaire de votre logement, une lettre de votre école précisant qu'elle vous attend pour la rentrée scolaire à votre retour... ou tout autres éléments auxquels vous pensez. Personnellement, c'est cette dernière option que j'ai utilisé. De plus, j'avais une lettre de mes parents qui attestait qu'ils seraient derrière moi pour me couvrir et m'aider en cas de problèmes financiers (avec photocopies de leurs cartes d'identité et du livret de famille). Le mieux s'est d'apporter également leurs relevés de compte.

Une autre façon de prouver que vous allez bien quitter le pays à la fin de votre périple (pouvant bien-sûr être complémentaire avec la première) est d'avoir déjà bien planifié le voyage. En effet, prévoyez un itinéraire sur l'ensemble de la durée de séjour, cela montre bien que vous êtes organisé et que vous allez aux États-Unis seulement pour faire du tourisme. Dans tout les cas, plus vous prouvez que vous êtes organisé et que vous prenez ce voyage au sérieux, plus vous mettez de chance de votre côté. J'avais personnellement organisé tout mon voyage. Je l'avais planifié sur un calendrier que j'ai amené à l'entretien et j'avais tracé un itinéraire précis sur une carte afin de visualiser plus concrètement mes objectifs. Ces deux éléments ne m'ont pas servis mais il vaut mieux prévoir trop que pas assez...

Une fois ce dossier correctement et SÉRIEUSEMENT monter (les États-Unis n'aiment pas trop qu'on se moque d'eux), allez vous présenter à votre entretien, dont la date a été préalablement fixée. Prévoyez pas mal de temps car l'attente peut être assez importante en fonction du nombre de personnes devant vous (jusqu'à 2h). Un conseil pour éviter cela: prenez un rendez-vous le plus tôt possible dans la journée (ver 8h) et présentez-vous 30 min en avance. Je pense que cela peut permettre d'éviter de perdre beaucoup de temps dans les différentes files d'attentes. Cet entretien est assez stressant mais en sortant, on ressent un sacré soulagement! 😄

Voilà pour la petite expérience. N'hésitez pas à me posez des questions si vous en avez, j'essaierai d'y répondre le plus vite possible.
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Cned et voyage
Bonjour à tous !!! Nous partons pendant une année en Amérique du sud avec notre petit bout de 6 ans dans notre céllule amovible sur 4x4. Afin de ne pas perdre le fil des études, petit bout fera son année scolaire avec le cned à distance et par mail puisque cela est possible maintenant. Quel investissement cela représente t-il en temps consacré aux études ? L'un ou l'une d'entre vous utilise t-il internet pour cela ? Merci !

remalix
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Obtention du visa français pour ma copine thailandaise?
Bonjour , J’essaie de savoir ce qu’il faut faire pour obtenir un Visa pour ma copine Thaïlandaise. Je pars en Thaïlande le 3 septembre et je rentre le 23 septembre. J’aimerai m’occuper de son VISA pendant que je suis sur place. Aussi j’aimerai vos conseils. Surement que le mieux est qu’elle se rendre à l’ambassade de France (service VISA). Mais j’aimerai aussi m’occuper de ça à distance au début, car ...je pense qu’elle va avoir du mal à franchir le pas seule. J’ai trouvé un site qui donne la liste de tout ce qu’il faut. La voici: Liste des documents demandés: Documents à fournir par le demandeur : 1 formulaire de demande de visa de court séjour (fourni par l’Alliance Française/Agence Consulaire) [(et salaire et date d’entrée dans l’entreprise… ça peut servir…), enregistrement de commerce pour les travailleurs indépendants)Justificatifs de ressources (bulletins de salaire, livret de banque, etc….)Réservation aérienne pour la France Aller/Retour à dates fixes Documents à fournir par l’hébergeant en France : Attestation d’Accueil délivrée par la Mairie du lieu de résidence (à noter que le Maire n’a pas le droit de refuser de la signer)Justificatif d’emploi et de ressources (au cas où ceux du demandeur seraient insuffisants (…. dites-vous que ce n’est jamais suffisant !!!!) : 3 dernières fiches de paie (ou enregistrement de commerce pour les indépendants) et le dernier avis d’imposition sur le revenuLettre de prise en charge (imprimé à compléter fourni par l’Alliance Française/Agence Consulaire) et de motivation expliquant les raisons de la visiteCopie de la carte nationale d’identité ou du passeport. S’il s’agit d’un étranger, copie du titre de séjour Après acceptation du dossier (mais avant restitution du passeport avec le visa…. vous verrez plus tard que c’est encore loin d’être fini) : Billet d’avion Aller/Retour pour la France à dates fixesContrat d’assurance couvrant les frais médicaux et de rapatriement durant le séjour en France3 - Constitution du dossier Documents à fournir par le demandeurLe passeport : Au besoin, pour avoir un passeport tout neuf, rendez-vous au bureau des passeports (pour Phuket, allez à Hat Yai, 14 h de bus aller/retour) avec la carte d’identité du demandeur et l’équivalent thaï du livret de famille (pas de photo, elle sera faite sur place). Il en coûtera 1000 baths plus quelques frais annexes. Le passeport arrivera par courrier dans les 2 semaines. Justificatif d’emploi : Au niveau du jusificatif, pas de problème particulier. Mais le but de l’opération étant de convaincre que le demandeur ne restera pas en France, et surtout, qu’il aura toujours du travail à son retour, j’ai demandé à l’employeur de ma copine de faire une seconde lettre lui assurant qu’elle peut prendre de longues vacances et retrouvera son poste à son retour (ça tombait bien : l’hotel où elle travaillait était en sur-effectif car on avait embaucher du personnel en prévision de l’ouverture prochaine d’un second hotel dont la construction retardait…). Justificatif de ressources : Nous nous sommes contentés d’une photocopie de son livret bancaire…. attention à ce qu’il n’y ait pas de sommes d’argent anormalement élévées du genre virements mensuels de quelques centaines de milliers de baths qui n’auraient rien à voir avec le salaire…. Et puis s’il n’y a rien en banque, de toute façon ce sont surtout les ressources de l’hébergeant qui comptent…. Si votre ami(e) n’a pas de travail… ça vous fait de la paperasse en moins, mais faudrait trouver un prétexte convaincant pour assurer qu’il (elle) rentrera bien au pays. Réservation d’avion : Le petit imprimé donné par l’agence suffit, veillez bien à ce que le nom apparaissent dessus. Moi j’ai pris chez Thai Airways, c’était plus simple et il y a une agence juste à côté du Consulat à Bangkok, ce qui est très utile vous verrez. Si vous avez déja votre propre billet retour, vous pouvez sûrement demander à voyager ensemble. Le prix annoncé était de 37 700 baths… Documents à fournir par l’hébergeant Sur cette partie je ne peux malheureusement pas vous aider beaucoup car j’étais à Phuket et c’est ma mère qui a tout fait. Notez juste que celle-ci est sans emploi mais vit sur un héritage plus que conséquent…. une photocopie du dernier avis d’imposition et une lettre de son banquier comme quoi elle n’a pas de problèmes financiers ont suffit. Lettre de prise en charge : si vous êtes dans le même cas que moi, vous pouvez faxer le formulaire à l’hébergeant en France qui vous le renverra complété avec le reste des papiers. Lettre de motivation : ne prenez pas le type derrière le plexiglass pour un con, lui aussi vit en Thaïlande et a probablement une femme thaïe… un homme qui invite une femme à venir en France, c’est pas juste pour lui montrer la Tour Eiffel…. Oui c’est votre copine, et alors ? Mentir est le meilleur moyen de se faire refuser le visa…N’ayez aucune confiance dans les services postaux, thaïs ou français !!!! 2 semaines avant de partir de Phuket j’ai reçu une lettre d’un ami de France postée 3 mois plus tôt !!!!! C’est un peu cher mais optez pour un service du genre Chronopost. Documents à fournir par l‘invitant Oui, mon cas particulier m’a poussé à joindre quelques documents sur moi même : photocopie de mon passeportlettre de motivation (en cohérence avec la lettre de l’hébergeant)mon billet d’avion retour (pour montrer qu’on voyage ensemble)Est ce que je dois appeler l’ambassade à ce numéro? Le numéro de tel de l'ambassade 00 66 2 627 2150 J’ai aussi pu lire que certaines agences s’occupaient de tout pour nous, contre 50 ou 100 euros, connaissez vous des agences comme celle là? (qui ne soient pas des escrocs). Au sujet de la lettre de motivation de l’hébergent et de la lettre de prise en charge avez vous des modèles? (juste pour la mise en forme pas pour le contenu)

Voilà pour résumer je voudrais m’organiser au mieux et donc avoir une chronologie cohérente. Que dois je faire en premier?? (sachant que son passeport on s’en occupe actuellement) Merci d'avance pour vos réponses. ^^
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Sevrage du voyage pour cause de parentalité
Bonjour,

Juste quelques mots pour avoir des avis sur le sevrage de voyages du à l'arrivée d'un enfant.

Je vais être papa dans quelques jours et j'en suis très heureux. Néanmoins, je continue à passer les 3/4 de mon temps sur des sites, des forums, des centrales de réservation de billets d'avion, à comparer les prix pour un voyage qui me parait aussi probable que la venue de petits hommes verts.

Bref, je suis accro au voyage, et après des trips monstrueux avec mon sac à dos de part le monde, pour des durées - qui, si elles n'étaient pas non plus énormes : 1 mois tout au plus - qui me permettait de "déconnecter", j'ai du mal à imaginer que, pendant 20 ans, mes prochains voyages ne dépasseront pas les deux semaines, et que ce sera plus à quelques petites heures de vol qu'au fin fond de l'Asie ou de l'Amérique du Sud.

On a bien prévu un voyage de 10 jours pour se retrouver en tête à tête avec ma femme lorsque la petite aura 8 mois, mais on sera loin du voyage roots et d'une immersion totale (ce sera surement un gite à la Réunion ou en Guadeloupe). Pas de taxi brousse, de bemo, de guesthouse pleine de cafards, de galères et de rencontres au milieu de nul part. Juste la nécessité d'avoir du réseau téléphonique et la possibilité impérieuse de pouvoir être, en cas de souci, dans les 12 heures de retour en France.

Bref, j'ai le bonheur d'être papa, mais toujours ce manque récurrent, cette idée fixe qui me taraude : quand le prochain trip, où et surtout comment ?

Laisser bébé aux grand-parents et partir égoïstement ou prendre bébé avec nous et partir tout aussi égoïstement car elle n'en profitera pas...

Pas envie de ces atroces "fammily portrait" où des millions de neuneux prennent l'autoroute A7 pour descendre dans le Lubéron ou sur la Cote d'Azur, ou prendre un charter vers la Crête avec d'autres dizaines de milliers de neuneus qui vont au club de plage... Tous à la même période...

Je ne veux pas tomber dans le cliché et continuer à vivre le voyage tel que je le vivais avant. Des solutions, des idées, des suggestions pour y parvenir ou, tout simplement, faire le deuil du "backpaping" ???
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Cauchemar à Delhi!
Bonjour à toutes et à tous,

Je me permets d'écrire sur ce forum pour partager avec vous mon expérience. En effet , je suis rentré il y a quelques jours de DEHLI et je voulais partager ce voyage cauchemardesque avec vous. Cauchemardesque , oui , c'est bien le mot que j'ai employé. Il est temps, je le pense, que les jeunes voyageurs à destination de DEHLI est aussi les retours des jeunes gens pour qui le voyage en INDE s'est transformé en cauchemar et ce pour avoir toutes les cartes en mains au moment de leurs départs. Je me présente , je m'appelle ivan , j'ai 25 ans , marié et bientôt papa. Je rêve de voyager depuis tout petit. L'idée de l'inde m'est venu récemment et je n'ai pas voulu regarder trop de vidéos ou lire trop de discussions pour ne pas me gâcher le plaisir de la découverte du pays. Je devais partir pour 15 jours en Inde , 1 semaine a dehli , quelques jours a varanasi et agra puis retour en france. Je devais donc partir 15 jours et je suis revenu au bout de 3 jours. Je suis d'un tempérament calme et réfléchi , je fais beaucoup de sport ( boxe anglaise ) et lis beaucoup. Ces quelques mots brossent un portrait succin de moi pour vous permettre de voir que je suis 'normal'. Ni particulièrement peureux , ni bourgeois... A mon arrivée a DELHI, j'étais un peu fatigué certes ( vol de nuit mais pas dormi une seule seconde) mais j'étais encore d'aplomb. je passe au guichet des taxis prepaid et demande un taxi pour pahar ganj histoire de trouver un hôtel. Pas de problème , 320 roupies. Je donne 1000 ( pas le choix le mec du change n'a pas voulu me donner de petites coupures) et il me rend 500........( je ne suis pas doué en math mais quand même...) . Après avoir un petit peu insister il me donne le reste de la monnaie et direction le taxi. Je me dis que ce n'est rien , c'est de bonnes guerre et me prépare à faire attention tout le voyage.Et là , j'ai découvert les routes indiennes et surtout la facon de conduire des indiens , au klaxon. Incroyable ! mon coeur battait la chamade , on doublait par la droite , par la gauche , a 120 a l'heure , évitant de justesse chaque voiture. Sur le côté de la route , accident sur accident.Pourtant , après une nuit blanche dans l'avion j'étais toujours assez serein. Arrivé 'vers pahar ganj' , je dis 'vers' car , à chaque fois par la suite que j'ai pris un taxi , je me suis aperçu qu'il me laissait tout le temps pas trop loin de ce que je voulais mais devant l'hotel , le magasin ou plus grossièrement le commerce d'un ami. A peine sorti du taxi je demande mon chemin et ou est paharganj 'main bazaar' ? on m'oriente grossièrement et je marche vers ce quartier.Et là , c'est parti! Un premier indien se place à côté de moi et va me raconter ce qu'ils vont tous me dire pendant deux jours non stop. where do you from? /i learn english/ come to my hotel/ what do you looking for/ je lui dis que je ne suis pas interressé très gentiment mais fermement comme je l'ai lu sur ce même forum avant de partir il insiste , continue de me parler. Je ne fais plus attention à ce qu'il me dit mais il continue de marcher avec moi , coller a moi.Là , miracle , je vois par hasard un hotel que j'ai vu dans le lonely planet , je rentre , complet! je ressors et l'indien qui était avec moi.............ben est toujours avec moi mais cette fois un autre l'a rejoins et me raconte les mêmes choses mais insiste encore plus. Je ne les écoute plus mais il me parle et répéte sans arrêt les mêmes choses , un de chaque côté. Je rentre dans l'accueil d'un hotel qui n'a pas l'air d'être trop miteux. Je visite une chambre qui n'est autre qu'une des chambres du chateau de la famille adams et qui pu le renfermé. Je suis crevé je demande une meilleure chambre , on m'en donne une un peu plus grande , mais toujours avec une odeur de renfermé mixé a des égouts et, bien sur sans fenêtre...je négocie vite fait le prix et monte me coucher. Je lève la couverture et m'aperçois qu'il y a une marre de sang sur les draps ( pas une tache bordel mais une MARRE). Je sors mon sac de couchage . une douche a l'eau froide et je me couche dans mon sac car je n'ai pas dormi depuis la veille 8h. Et là impossible de dormir , klaxonne dans tous les sens , indiens qui passent dans le couloir en chantant , travaux en tous genres.J'arrive néanmoins à m'endormir et je me réveille , après un sommeil réparateur ( humour) , 1h30 après m'être endormi. Il est 14 h à peu près et cela fait juste 4 h que je suis a dehli. J'ai la dalle mais une méchante boule de stresse au ventre s'empare de moi.Je me dis ' allez garcon , tu sors de ton hotel et tu cherches un cybercafé ou autres pour appeller ta femme et un endroit pour manger' A peine sorti de l'hotel un jeune me saute dessus et me reconte les trucs habituels , il marche avec moi et la je lui dis ' j'aimerais aller a connaught place car il faut que j'appelle ma femme, je cherche un cybercafé'. Il me dit ' prend ce taxi , pour 10 roopies il t'emmène a connaught place' . Je m'installe dans le rickshaw et il me dit ' je peux monter avec toi'. Je lui dis pas de prob même si ça sent le 'roochiche' comme dirait l'autre... je donne 10 rpies au taxi et il me dit 'viens on va voir pour le téléphone'. Il m'emmène donc dans le magasin d'un ami et il me propose de m'être une nouvelle carte sim dans mon iphone 4. Je le sors de mon pantalon et ils commencent à gratter mon téléphone. il y avait 7 a 8 indiens autour de moi. Toujours cette boule au ventre de stresse , surtout que je ne vois , depuis le début , aucun touriste étranger. Ils me disent que c'est ok mais je regarde mon téléphone et je vois très bien qu'il est bloqué.Ils me disent qu'il faut attendre 5 minutes et m'invitent à partir. Je leur dis que je ne suis pas pressé et que je vais attendre.Tout de suite après il me disent que ça ne marchera pas et me rende ma carte sim et mon téléphone.Après ils essayent de me vendre un téléphone neuf hors de prix , je refuse gentillement et sors de ce traquenard. L'indien qui me suivait............me suis toujours et me dis de venir avec lui dans l'office de tourisme officiel indienne. je rentre et on me propose de me servir d'internet gratuitement et je me dis ' aaah , ça sent encore le roochiche !' un homme me dis de profiter d'internet gratuit sauf que je m'apercois que si je veux me connecter a ma boite mail il faut 'graver' mon mot de passe dans l'ordi. SUPER !!!!!!!!!!!!! je fais mine de chercher des trucs mais ne fais rien. Je dis au mec qui me regardait d'un oeil que je cherche un plan de la ville . il me sort un plan et m'entoure les trucs a voir et après il me demande si je veux aller a agra! Je dis OUI et reprend espoir. Là il me dit que pour agra , il faut acheter des billets plusieurs jours a l'avance et payer maintenant. Ok ! je lui dis aurevoir gentillemment et sors de cet enfer. A Peine sorti de ce faux office du tourisme , un autre indien me saute dessus et me dit que je sors d'une fausse office du tourisme , d'une arnaque ( comme si je le savais pas). il me raconte sa vie , qu'il apprend l'anglais et nanani et nanana et je lui demande ou est connaught place !!!!!!!!!!!!!!!! a deux kilometres dans cette direction il me dit. Il veut me payer une cigarette et me dit qu'il se rend justement a connaught place. Tiens , un mort sur le trottoir , allongé , la bouche ouverte avec des mouches dans la bouche. COOOOOL ! je sais que c'est pas tahiti mais quand même quoi , des morts sur le trottoir en plein jour. Je fais la fin en abrégé les amis! il a tenté de m'emmener dans un autre office du tourisme , plusieurs indiens ont tentés de me faire entrer dans cette office du tourisme et étaient cette fois à la limite de l'agression physique. j'ai du poussé un rickshaw jusqu a une station essence. Que des trucs comme ça ! Quelqu'un , pendant mon absence est rentré dans ma chambre d'hotel (j'avais mis un cadenas sur le placard avec mon gros sac donc ils n'ont rien volés). EN GROS , ce que je veux dire par là c'est que je suis rentré le lendemain en FRANCE et que je me suis dit ' qu'est ce que tu as été cherché dans ce pays?' Est ce que j'y suis allé tel un voyeur ! A quoi cela sert il? Voir que les gens crèvent de faim m'avance à quoi. Je le savais bordel avant de partir. Il n'y a rien à voir dans ces pays à part la misère des gens. Si on veut aller dans ces pays il ne faut , selon moi toujours , ne pas y aller en touriste mais bien avec des assoc humanitaires. J'arrête de culpabiliser aujourd'hui. Je me suis toujours dit que j'avais trop de chance dans la vie. Je ne l'ai volé à personne cette vie. Je suis né dans un des pays les plus agréable au monde mais je ne l'ai demandé à personne. Je vais arrêter de culpabiliser et VIVRE PLEINEMENT MA VIE tout en gardant à l'esprit qu'il y a des milliards de gens qui envient ma vie ou plutôt NOTRE VIE. Je vais vivre du mieux que je peux et je sais maintenant comment vivent ces gens , je l'ai vu...
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Grippe mexicaine en République Dominicaine?
J'ai réservé un séjour à Cancun, si je devais annuler peut-on se rendre en République Dominicaine sans craintes??? y a t il là-bas des cas de grippe mexicaine??Merci de vos éventuelles réposes.
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La Chine sept ans plus tôt
Sept ans c'est bien peu de chose, c'est juste un septennat, ce n'est même pas un dixième de l'espérance de vie moyenne d'un mâle français. Et pourtant c'est énorme dans ma courte vie de voyageur. Il y a sept ans, ce n'était pas mon premier voyage, ce n'était pas non plus mon premier voyage seul, ce n'était pas non plus mon premier voyage seul en Chine, et ce n'était pas non plus mon premier voyage seul en Chine où je sois tombé amoureux de ce pays. Mais pour des raisons que je m'explique mal, c'est probablement le voyage qui m'aura le plus marqué, n'ayant jamais ressenti autant de bonheur à visiter une terre étrangère, et ne pensant pas connaître à nouveau un bonheur aussi intense, hélas. C'est donc un souvenir heureux dont j'entretiens méticuleusement la mémoire, me rappelant souvent de tel ou tel visage ou anecdote au détour d'une rue de Shanghai, ou à l'écoute de certaines musiques.

C'était aussi mon plus long voyage: 5 semaines en tout. Pour certains ça peut paraître peu, mais à cette époque où j'étais étudiant, je pouvais me permettre un voyage que je considère aujourd'hui comme d'une longueur à faire rêver. Il y a sept ans jour pour jour, j'étais encore dedans, et à l'approche du cinquième anniversaire de mon immigration en Chine, je me dis qu'il est peut-être enfin temps de coucher cette expérience par écrit, chose que je ne faisais jamais à cette époque où VF n'existait pas.

J'ai longtemps hésité sur le style à adopter. Il est évident qu'avec sept ans de recul et une expérience chinoise beaucoup plus solide, je ne vois plus les choses de la même façon. Mais je vais malgré tout essayer de faire transparaître l'état d'esprit qui était alors le mien. Je pense aussi me souvenir assez précisément de la plupart des détails de ce voyage, ainsi que de leur chronologie approximative, exploit dont je suis parfaitement incapable pour mes autres voyages de la même époque, où je ne prenais pas non plus de notes. Mais puisque je me suis payé le luxe d'attendre sept ans avant d'écrire tout ça, je vais quand même aussi m'offrir le petit plaisir de l'autocritique et du regard neuf. Il serait dommage de ne pas en profiter!
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Soutenir un enfant du monde grâce au parrainage
Bonjour,

J'écris ce message pour tous ceux qui parrainent un enfant ou à ceux qui y pensent. Ceci dans le but de : donner des infos (pourquoi, comment, combien…), conseiller des associations sérieuses, mettre en contact les parrains du forum pour confronter leurs expériences, organiser des voyages communs pour aller rendre visite à nos filleul(e)s. donner des nouvelles du "terrain" et des enfants grâce à ceux qui auront eu la chance de rencontrer leur filleul(e), ou grâce aux voyageurs ou expatriés qui connaissent bien les régions de nos filleul(e)s.

Cela faisait longtemps que je réfléchissais à parrainer un enfant, sans jamais oser m’engager. Et puis mon voyage au Pérou m’a convaincue de… ne plus attendre ! J’ai obtenu sur le forum des infos et des adresses puis j’ai pris contact avec Plan. Après avoir échangé plusieurs mails et appels téléphoniques, je me suis inscrite. Quelques jours plus tard j’ai reçu un dossier très complet et découvert avec beaucoup d’émotion ma filleule.

Elle s’appelle Milagros, elle a 9 ans et elle est très mignonne. Elle vit au nord du Pérou avec ses parents, ses 4 sœurs et son frère. En versant seulement 8, 50 €/mois (après déduction fiscale), Plan s’assure que Milagros est soignée et scolarisée. Une partie de l’argent sert aussi à sa communauté pour améliorer leurs conditions de vie et leur donner accès au micro-crédit.

J’aimerai savoir ce qu’ont ressenti les parrains en recevant le dossier de leur filleul(e), savoir comment ça se passe pour vous, et pour ceux qui ont eu la chance de rencontrer leur filleul(e), savoir comment ils ont vécu la rencontre.

J’attends vos commentaires, vos expériences, vos conseils. Et j’invite tous ceux qui hésitent encore, à écouter leur coeur et à soutenir sans plus attendre un enfant du bout du monde.

A bientôt.
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Catharsis en Pologne


CATHARSIS EN POLOGNE

J’écris ce petit récit pour tous ceux qui redoutent de visiter ce lieu terrible : Auschwitz-Birkenau. C’est une invitation à y aller pour trouver la paix avec soi même et bien sûr communier avec les victimes.

Les récits de voyage, les romans, les articles de journaux et de magazines ou les émissions TV, me fournissent autant d’invitations au voyage. Ainsi un reportage dans une revue Photo sur les statues de glace m’a conduit à Harbin en Mandchourie ou un carnet à l’humour irrésistible de Yangguizi sur VF me fait faire un voyage improbable à Pyongyang. L’excitation se relâche, lorsqu’enfin le voyage commence : La voiture sort du jardin et se dirige vers la destination tant fantasmée ou alors c’est une compagnie aérienne qui fournit un tapis volant : l’arrivée au comptoir d’enregistrement est un instant si attendu, c’est le meilleur du voyage, sauf si la compagnie gâche le plaisir en soumettant votre bagage à l’Inquisition, ou si elle vous joint au troupeau de voyageurs attendant de longs moments debout, sans même vous donner d’herbe à brouter! Ce peut être la même compagnie qui transforme son personnel en esclaves volants, à tel point que les hôtesses conservent, en vol, un masque figé de résignation. Plus rarement le bateau est de la partie; et c’est lui qui assure le plaisir le plus accompli : Avant d’atteindre la destination on se promène nonchalamment dans le bateau qui offre de menues distractions tout est fait pour vous faire dépenser et ainsi rattraper le prix trop réduit demandé pour le passage. La côte se profile. Ce peut être de nuit, c’est encore plus magique : Des faisceaux puissants balayant le ciel de très loin, signalent une présence humaine, nichée au cœur de l’obscurité : J’ai en tête l’approche mystérieuse de l’Irlande sur le Belem. Comme l’atterrissage est lent, on a le temps de se faire à l’idée d’aborder un monde nouveau. Des habitants à terre, peuvent agiter les bras en signe de bienvenue. Ce n’est pas la douche froide que l’on éprouve à l’arrivée dans un aéroport d’un pays exotique, où il faut réorganiser ses pensées instantanément, attraper les nouveaux codes qui vous sont projetés sans recul. Une nouvelle langue, ou un alphabet inconnu peuvent vous déstabiliser un temps, ou des prestataires affamés vont se jeter sur vous et proposer leurs services, à vous qui représentez pour eux une succursale ambulante du Crédit Suisse. Ce jour de 2004, je n’étais pas encore reparti. Les voisins et connaissances me demandent toujours en guise de nouvelles : « Quand repartez vous ? » ou la voisine dit à son mari : « Ils sont encore barrés !», comme si nous étions des professionnels de la ballade. Dès que je reste un peu trop longtemps à la maison, des voix sans cesse m’appellent au voyage, des photos et reportages m’aguichent : Gauguin et Jacques Brel me réclament. Je dois aller à Longwood-St Hélène, à l’Ile de Pâques, en Nouvelle Zélande, au Macchu Pichu, et dans la folle mégapole de Shanghai, que sais je ?...... Les sollicitations sont sans fin ! Comment peut on se tenir longtemps, à l’écart de la sublime Italie. Se ressourcer à sa fontaine de beauté est une exigence impérieuse, c’est l’addiction d’une vie l’âme de la Russie me convoque et m’enjoint de m’imprégner sans cesse de sa mystique et de son humanité. Loin de la Russie je dépéris, les piqures de rappel se multiplient pour le junkie. Dans mon imaginaire, à coté de ces images de sirènes des Mers du Sud, de flashs enchanteurs, de montagnes vertes ou blanches et vertigineuses, de déserts blancs, une interrogation triste et silencieuse persiste en arrière fond; elle ne racole pas avec des images tapageuses elle ne me quitte pas. Au long des années elle ne se lasse pas elle revient sans cesse à la charge, mais sans fracas. Oui ! Elle gâche la fête du voyage et le désir insatiable de connaître l’inconnu, de voir une autre humanité. Je la laisse enfin parler, elle m’a vaincu ce jour là de guerre lasse, mais je crains son discours : « Vas voir ce que des hommes ont fait à d’autres hommes, vas te rendre compte par toi même tel Saint Thomas mettant ses doigts sur les plaies du Christ, vas voir ce que l’écrivain de fiction le plus fêlé n’aurait pu imaginer dans son pire délire, dans sa transgression la plus osée, vas voir l’impensable : UN ABATTOIR HUMAIN ; un endroit fou où le crime a été perpétré mille fois à l’heure vas voir ce crime industriel, rationnel et froid. Vas voir cette immense cave de Birkenau où l’on a tué la multitude à l’abri des regards. Viens voir l’Holocauste organisé par des petits fonctionnaires zélés, « banals », par des exécutants butés, indifférents à la souffrance d’autrui et sans remords parmi lesquels émergent quelques êtres cruels et sadiques. Vois les traces de cet Holocauste qui est un blasphème au Créateur, car il sous-entend que sa création était imparfaite, une fraction de l’Humanité devant être détruite pour non conformité. Quoique les idéologues du 3ème Reich n’en avait cure, tout à leurs délires raciaux et à la recherche d’un bouc émissaire. La petite voix a gagné, je cède à l’appel, et nous commençons un chemin de croix moral vers Oswiecim.

LE VOYAGE

Nous arrivons à Tillé dans la banlieue de Beauvais nous laissons la voiture à la fermière, complice de nos escapades. Son jardin sert de parking à une cinquantaine de voitures elle se plaint de ne plus en avoir la jouissance! Nous partons à pied vers l’aéroport, situé en bordure de ce bourg de campagne. Les habitants s’habituent ils aux rugissements continuels des réacteurs ? Le lieu est un peu décalé, avec les avions d’un coté et les tracteurs et le foin de l’autre. Nous confions nos personnes à la compagnie Hongroise à bas coût WIZZ AIR qui nous achemine à Katowice. La Compagnie aérienne est sympathique les hôtesses sont jolies et ne font pas la gueule. Un bus nous emmène vers la belle ville de Cracovie, et nous nous rendons à notre petit appartement de location. La nuit tombe vite car en Europe centrale, nous sommes sur le même fuseau horaire que Paris l’obscurité arrive plus vite, l’ambiance de veillée funèbre convient bien au pèlerinage de demain.

EN ROUTE VERS AUSCHWITZ

Le réveil a la cruauté de sonner : il est des jours que l’on souhaiterait éviter comme ceux où l’on doit aller à un enterrement, subir une opération lourde, visiter un ami mourant…ou aller à Auschwitz ! Aujourd’hui nous allons vers un des endroits les pires sur Terre, et rien ne nous y oblige. Le petit déjeuner est réduit à sa plus simple expression. Le petit matin est aussi lugubre que le soir, les rues sont mal éclairées le froid et la pluie ont été convoqués pour renforcer l’ambiance! Nous avons une boule dans le ventre, et l’hostilité de l’environnement nous enfonce un peu plus le moral. Un temps nous avions pensé aller à Oswiecim en train, mais ce terrible symbole nous y fait renoncer. Nous ferons finalement les 80 km de Cracovie à Oswiecim en minibus. Celui ci nous lâche dans une zone de HLM pas de Camp en vue ! D’ailleurs nous apprenons vite qu’ici, on ne parle pas de Camp, ou de Mémorial mais de « Muzeum ». En changeant les mots on se distancie de l’horreur. A Dachau les Allemands escamotent carrément l’horreur en ripolinant la petite chambre à gaz « qui aurait à peine servi » et les bâtiments, en disposant des barbelés tout neufs, bien galvanisés, et en aménageant des chemins tout nets, bien engravillonnés. Par contre au Struthof, en Alsace, tout est resté en l’état, avec la potence qui glace les os, au milieu de l’ « Appelplatz ». Ce Camp présente une symbolique effroyable : Dans un magnifique cirque montagneux des Vosges, le Camp s’étage en plusieurs plans avec le crématoire tout en bas. Le déporté mesure la progression de sa déchéance au fur et à mesure qu’il change de niveau et se rapproche du puits où l’on jette les cendres. Revenons à Auschwitz : La traversée de la zone de HLM, image familière, donne un court répit à notre angoisse nous avançons et toujours pas de « Muzeum » en vue la situation est un peu surréaliste, celle de rechercher un des sites les plus monstrueux sur Terre et de se balader dans un décor banal de HLM. Si on parle de HLM, c’est donc qu’il y a des habitants ces personnes ne sont elles pas gênées de vivre à coté d’un lieu aussi tragique ? L’homme s’habitue à tout, semble-t-il ! Cette situation n’a rien à envier à la boutique Sephora logée dans l’Usine de tracteurs de Stalingrad. Nous demandons la direction du « Muzeum » puisqu’il faut l’appeler ainsi. Au détour d’un grand immeuble apparaît enfin la célèbre porte d’entrée, avec le poste de garde et la cynique maxime « ARBEIT MACHT FREI ». La maxime devait être volée bien après notre visite mais heureusement retrouvée et réinstallée. Peut on voir la célèbre maxime en prenant son café du matin depuis sa cuisine ? Je n’en suis pas tout à fait sûr, mais les lieux d’habitations en sont assez proches. Quel slogan réconfortant à contempler en buvant son café, avant d’aller travailler le matin ! « Patron, j’ai lu que le travail libère » ! (Par les temps qui courent, il aliènerait plutôt) La Pologne est un pourtant un pays très étendu où il y a de la place, alors pourquoi coller des HLM à ce camp. De même j’ai vu sur une émission TV des habitants d’Oswiecim insultant des visiteurs près de la « Rampe de sélection », car les bus de tourisme gênaient leur stationnement résidentiel ! (Je ne sais pas où elle se trouve en tous cas il ne s’agit pas de celle de Birkenau). Je trouve le comportement de beaucoup d’habitants en Pologne indécent vis à vis des Juifs on pourrait penser qu’au minimum une attitude neutre vis à vis du site d’Auschwitz, de son Histoire tragique et de la communauté juive serait souhaitable. L’indécence consiste aussi à avoir voulu capter la mort tragique des Juifs et des Tziganes pour installer un Carmel de Religieuses. Heureusement elles ont plié bagage. Par contre on verra que les Autorités de Conservation ont laissé le Camp en l’état, sans aucune plaque ou symbole religieux commémoratifs qui auraient pu distraire la vue, l’imagination ou le recueillement. Seul un Monument aux victimes a été construit à Birkenau, il s’intègre bien à l’ensemble et n’est pas intrusif. Je demande à une cohorte d’écrivains de m’accompagner dans la visite : Primo Levi, Jean Samuel, William Styron, Marcelline Loridan-Ivens, aussi un cinéaste talentueux Claude Lanzmann qui sans utiliser une seule bande d’actualité a réussi à raconter l’Holocauste en filmant les lieux tels qu’ils nous sont parvenus et en cherchant des vérités et des émotions dans ses multiples interviews de victimes et de bourreaux. Et puis Alain Resnais, Roman Polanski.



Une nation européenne a financé la rénovation le poste de garde en bois. Par contre l’outrage du temps, on le verra, a été sévère dans le Camp même, au risque de le faire disparaître. A cette entrée, les gardiens SS exposaient les corps des fuyards repris pour édifier les Kommandos de détenus qui sortaient ou rentraient au Camp à l’occasion de leurs corvées à l’extérieur.

Devant le camp se trouve pleins de cars de tourisme et beaucoup de gens en sortent. La visite prend un aspect cirque, mais pourquoi s’en étonner : Si vous réunissez beaucoup de monde, il y a bien évidemment un bruit de foule. Comme les écoles européennes veulent édifier leurs élèves par la visite du Camp, cette jeunesse rassemblée ici est naturellement turbulente. La solution pour avoir une certaine dignité serait elle d’adopter la méthode que les autorités chinoises avaient adopté pour la visite du Mausolée de Mao Tsé Toung ? : Poster des gardes devant la file et engueuler copieusement les visiteurs. Les Chinois sont assez criards, les gardes obtiennent pourtant rapidement silence penaud. J’ai revu Mao récemment, on ne se fait plus engueuler au préalable dans la file. A Pyong Yang pour Kim Il Sung, il n’est pas nécessaire de demander le silence à la foule, car elle sait parfaitement à quoi s’en tenir si elle élevait le ton.

Mais nous nous trouvons à Auschwitz, pas à Beijing, ni à Pyong -Yang, le calme ne peut être obtenu autoritairement. Ce sera l’horreur suscitée par la visite qui plongera les visiteurs dans le désarroi et le silence. Des Israéliens sont nombreux à être venus, comme en témoigne la présence de leurs avions stationnés à l’aéroport, et beaucoup de lycéens. La visite doit sans doute être salutaire pour ces jeunes gens, si elle est bien encadrée et bien commentée. Autant à Auschwitz 1, Camp aux dimensions réduites, la présence des visiteurs est prégnante, autant à Auschwitz 2 – Birkenau l’immensité de ce camp dilue l’affluence touristique. Nous sommes venus sans appareil photo par pudeur pour les victimes je pense que ce fut une erreur, car qui dit photo, dit regard personnel sur une chose. Enfin il reste les souvenirs matérialisés par ce petit récit. Nous sommes arrivés trop tôt pour débuter une visite avec un guide nous prenons donc un café dans la buvette très discrète du Camp ce café et la viennoiserie ont du mal à passer. On déglutit difficilement à Auschwitz ! En attendant le tour fixé à 10 heures, nous faisons un premier tour dans le camp : C’est le Camp Auschwitz 1, installé par les Allemands dans une caserne de l’armée polonaise. Avant ce voyage je n’avais jamais bien compris comment s’articulaient ces Camps : Auschwitz 1, 2, 3 et leurs fonctions.



Auschwitz 1 est le premier Camp du complexe concentrationnaire. Auschwitz 2, appelé aussi Birkenau est un camp d’extermination énorme. (Simone Veil y était prisonnière) Auschwitz 3 est le site de l’Usine de caoutchouc synthétique, qui n’a jamais produit un seul kg de produit. (Primo Levi y travaillait) Auschwitz 1 comporte deux parties : La première est le siège de la police chargée de la répression de la Résistance polonaise locale, avec un centre de détention et un site d’exécution par fusillade (On l’appelle « le mur »); la deuxième partie est un centre d’emprisonnement de déportés venus de toute l’Europe. Il comporte en activité annexe, un centre d’extermination expérimental avec une petite chambre à gaz d’une capacité de quelques centaines de victimes avec crématoire attenant. Un centre « d’expérimentation médicale » se trouve aussi dans l’enceinte d’Auschwitz 1. Je frémis en passant devant cette baraque que l’on ne visite à priori pas, et j’imagine que ses pensionnaires ont du réclamer une mort libératoire de souffrance indicibles.



Les différents bâtiments en brique résistent bien au temps ils sont dévolus à des nations européennes ayant souffert de la déportation de leurs ressortissants chaque nation a organisé une exposition en propre : Ainsi la France a son pavillon la Hongrie ayant le triste record avec la Pologne du plus grand nombre de victimes ont aussi leurs pavillons… Des pavillons ont pour fonction d’abriter le musée expliquant la déportation et l’extermination des Juifs et Tziganes. Nous pénétrons dans le musée principal; à un tournant de l’escalier, on fait face sans crier gare à un grand mur de verre : Derrière se trouvent une multitude de……béquilles ! Le choc est terrible je vais pour une fois sacrifier à l’usage des poncifs : C’est une gifle. L’émotion pour moi est intense, et les larmes s’écoulent ! A un autre tournant un nouveau mur de verre retient une centaine de bidons vides avec écrit dessus « Zyclon B **» avec la mention « Gift » (Ce n’est pas le « Cadeau » anglais, mais c’est le : « Poison » allemand). Ce deuxième choc finit de m’anéantir! A ce moment précis, dans mon esprit la représentation que je me suis construit depuis des années par un flot ininterrompu de récits ou de mentions de l’Holocauste se superpose avec la réalité, représentée par ces bidons devant moi. Des mots me viennent alors à l’esprit: « C’est vrai, ils l’ont fait ! ».



Pourtant mes yeux étaient secs en observant le squelette du « Palais d’exposition industrielle à Hiroshima ». (Un total de 300 000 victimes ?) Pour moi le drame n’était pas palpable à Hiroshima, pourquoi ? Peut être ce du au fait que nous n’ayons pu visiter le Musée, ou que nous avons une exposition au drame seulement une fois par an, à l’anniversaire du 6 Aout. La suite de l’exposition ne pourra me faire tomber plus bas dans mon désarroi : Les montagnes de cheveux dans telle vitrine, de lunettes, dans une autre et des valises avec des étiquettes comportant des adresses dans toute l’Europe. Qu’elles sont émouvantes ces valises, faites sans doute à la hâte, viatiques pour un voyage à la destination inconnue. Valises d’un petit peuple modeste. Une autre vitrine montre des grands châles de prière rabbiniques blancs à bandes noires.…Au rez de chaussée du bâtiment se trouve une très grande urne en verre, remplie de cendres grisâtres Je m’imagine qu’Irène Némérovski y a trouvé son dernier repos. Des gendarmes français, nos gentils gendarmes de notre folklore ont prêté la main pour la conduire à cette urne. Heureusement pour l’honneur de la Police et de la Gendarmerie, tous n’ont pas eu cette conduite. Une liste de « personnalités » ayant été tuées ici, est affichée. Les Camondo sont oubliés dans la liste on ne trouve non plus les noms « de-banquiers-juifs-qui-nous-ont-fait-perdre-la-guerre-de 14-18 » catégorie qui serait à l’origine de la détestation des Nazis pour les Juifs. Mon impression est que c’est une partie du petit peuple d’Europe Centrale qui a disparue ici, en particulier les ressortissants de Hongrie et de Pologne. Depuis la fin de la WW2, nous vivons avec l’Holocauste la presse, les livres le cinéma abordent ce thème. Nous avons un rappel permanent de ces actes monstrueux. Notre imaginaire se construit d’une multitude de petites touches de cet évènement; ce n’est pas innocent pour notre sérénité, car l’évènement est monstrueux. Aussi qu’on le veuille ou non les actes de quelques hommes nous ont tous éclaboussés en tant qu’êtres humains. Les souffrances morales endurées par la communauté Juive et Tzigane sont bien sûr sans commune mesure. Des personnes sont terrorisées à l’idée de mettre le pied à Auschwitz, nous même n’en menions pas large. J’ai continué ma visite, j’ai accumulé la vision d’horreurs plus monstrueuses les unes que les autres. Puis vint la visite d’Auschwitz 2- Birkenau l’après midi. Et pourtant j’étais étrangement calme. J’ai beaucoup réfléchi à l’épisode de la vision de la vitrine de boites de Zyklon B : Je pense, sans vouloir jouer au psychologue improvisé, que j’ai atteint la catharsis s’agissant de l’Holocauste : Les souvenirs agressifs ont été comme siphonnés par ce déclic émotionnel devant ce mur. Je crois que j’ai fait mon deuil de l’Holocauste; pour moi il est rentré dans l’Histoire et il ne m’est plus contemporain. Nous continuons dehors : Dans une allée du camp se trouvait un portique qui servait à pendre court les indisciplinés. Devant ce portique se trouve une guérite fermée à une place où un gardien pouvait se mettre à l’abri pendant les longs moments consacrés aux appels ou regarder les agonies au sec. Un autre portique identique se trouve devant les bâtiments de l’Administration; l’ancien directeur du camp Höss y sera pendu court.

Les jeunes gens présents, d’habitude si bavards et si turbulents en groupe, sont totalement muets. Il est temps de rejoindre le Tour que nous avons réservé à 10 :00.



Chambre à gaz d’Auschwitz 1

Une jeune Polonaise conduit notre Tour. Nous abordons la section spécifique à la répression anti terroriste :

LES BLOCS DE POLICE

Dans les couloirs des Blocs de cette section, sont affichées les photos des victimes elles font l’objet d’un culte du souvenir sans doute de la part de familles de la région. Beaucoup de photos sont fleuries : le souvenir de la des défunts est encore présent. Si l’on se situe face au mur des fusillades, à droite se trouve un bloc comprenant une salle meublée d’une grande table, avec nappe, entourée de chaises. Des dossiers sont encore en place devant chaque chaise. C’est le « Tribunal ». Dans une salle attenante les condamnés à mort viennent de connaître la sentence, toujours la même j’imagine ils doivent se déshabiller puis descendre nus pour aller se tenir devant le mur. Ils sont mis à mort par un gardien muni d’une carabine à faible détonation. L’obsession permanente des autorités du camp est de ne pas éveiller les craintes et l’affolement des déportés et ne pas risquer une révolte de masse. Le gardien exécuteur est changé chaque jour. Les corps ensuite sont emmenés vers l’autre partie du camp où se trouve un petit crématoire.



Du coté gauche du mur se trouvent le bloc des cellules. Dans l’une d’elle, le Père Maximilien KOLBE a été achevé par une piqure de Phénol après avoir survécu à la faim : il avait pris la place d’un père de famille qui venait d’être sélectionné avec 9 autres pour mourir de faim, en représailles à la suite de l’évasion d’un prisonnier. Jean Paul II a déposé un hommage, toujours présent dans la cellule et l’a canonisé. Le sous-sol a servi d « expérimentation » pour mettre au point la mort par gazage. Pour cela une centaine de soldats russes ont servi de cobayes. Le Commandant du Camp Höss était passionné par la question et menait des expérimentations de son propre chef ses supérieurs en ont beaucoup apprécié les résultats et s’en sont inspirés pour mettre au point leur procédé d’abattage industriel. Höss était pourtant un cœur sensible, comme Himmler, il ne supportait pas les spectacles violents Höss déclarait : « Je dois admettre que ce gazage a un effet apaisant sur moi. J’ai toujours été horrifié par les exécutions par fusillades. Je suis soulagé que maintenant on puisse éviter ces bains de sang ». Pourtant il ne pouvait ignorer que le gazage au Zyklon B était un supplice bien plus éprouvant qu’une fusillade. Le soulagement était pour lui, pas pour les victimes. On visite dans ce même bloc, des cellules « aménagées » : Leurs entrées d’air sont quasiment obstruées, on se doute des effets sur les détenus. Toujours ce souci permanent de nuire !

LE COMMANDANT DU CAMP ET SA MAISON

Nous sommes toujours dans Auschwitz 1 et nous souhaitons aller voir où était la maison du Chef du Camp, Höss. Les barbelés forment une barrière infranchissable et menaçante, déjà nous sommes dans cette enceinte fermée depuis deux heures, et c’est pesant. La barrière de barbelés a certes vieilli, les ampoules des lampes sont intactes, les miradors en place et en bon état, on a l’impression qu’il faudrait un mot pour rendre opérationnel le camp, en allumant les lumières et en faisant monter des gardes dans les miradors. Je me mets vite dans la peau d’un détenu, c’est mon coté caméléon quand je visite un lieu. Soudain à un endroit l’enceinte est percée pour l’aménagement d’un passage vers l’extérieur sans passer par la porte d’entrée principale « Arbeit macht Frei » Nous avons l’impression de nous évader du Camp! L’intérêt de visiter un lieu célèbre est de remettre les choses à leur vraie place. J’avais lu ou entendu que « le Commandant du Camp, ses officiers et leurs familles passaient des soirées délicieuses en écoutant des concerts en merveilleux mélomanes allemands dans un salon éclairé de lampes à abas jour faits de peau humaine. Une réunion de sadiques esthètes quoi ! La maison du camp devait être assez éloignée du camp pour permettre au Commandant du Camp de faire la coupure, et d’éviter à sa famille de penser aux choses sinistres qui se passaient à côté, ou même d’en découvrir la vraie nature. Ceci n’est qu’invention : En fait la maison du commandant est collée au camp, à faible distance de la chambre à gaz/crématoire. Certainement la famille a du sentir la chair brulée certains après midi ! Cette maison que l’on ne visite pas, me rappelle « Le choix de Sophie » livre et film avec la délicate Meryl Streep : Sophie est dactylo dans cette maison ce qui lui permet d’allonger son espérance de vie…. La malheureuse est soumise à un choix pervers et cruel du type de ceux que les SS savourent : La vie sauve pour son fils ou pour sa fille. Elle marquée à vie, et cherche l’oubli dans une sexualité exacerbée. A Auschwitz, un détenu subissant le régime commun meurt automatiquement au bout de quelques mois. Avant de mourir, étant épuisé physiquement et moralement, il est appelé Muselmann (de Musulman) par les codétenus allez savoir pourquoi ? Sophie, le personnage de William Styron, ou Primo Levi, employé comme technicien de laboratoire ont pu échapper à la mort certaine grâce au fait d’avoir été retirés du régime général. Un poste d’employé aux écritures était aussi recherché pour cette raison. Je rappellerai une anecdote survenue à Buchenwald à Jorge Semprun : Il passe dans le bureau des effectifs à son arrivée l’employé lui demande son métier répond il « Ecrivain » ? L’employé écrit « Stukator », ouvrier stucqueur, et ainsi sauve la vie de Semprun qui n’ira pas s’épuiser à des taches inhumaines. La particularité d’Auschwitz par rapport aux Camps d’Extermination ou de Concentration, est le tatouage : Un déporté ayant numéro tatoué sur l’avant bras est passée nécessairement par Auschwitz. Les Autorités du Camp avaient remarqué qu’un détenu devenait méconnaissable d’après sa photo après six mois.

A suivre : Birkenau
Open
Bangladesh, trois semaines de bruits, de poussière et d'odeurs
Après avoir un été un lecteur assidu mais discret de ce forum pendant des années, et avoir allègrement usé de la masse d'informations disponible grâce à ses membres, je me demandais de quelle manière je pouvais y contribuer à mon tour.

Je me suis alors rendu compte qu'il n'existait pas de carnet de voyage récent pour le Bangladesh, le dernier remontant à 2008. Pourquoi une telle situation? Très certainement car le nombre de touristes annuel représente environ 20.000 personnes, comparé à une population toujours en croissance de 150 millions de Bangladais, sur un territoire représentant grosso modo un tiers de la France. Le Bangladesh est ainsi le pays le plus dense du monde, hormis quelques cités-états, et la situation n'est pas près de s'arranger en termes de surpopulation.

Pour faire une comparaison un peu spécieuse et illustrer la quasi absence de touristes, on peut rapporter les chiffres précédemment cités à la population de Paris (un peu plus de deux millions intramuros), et se rendre compte que moins de 300 touristes par an auraient le privilège de sentir les douces effluves d’urine de notre métro et de prendre des selfies devant la tour Eiffel.

De ce constat simple le voyageur peut déduire qu'il ne rencontrera pas beaucoup de compatriotes et que les infrastructures touristiques seront à peu près nulles, mais surtout qu'il doit s'attendre à attirer l'attention de façon constante de foules d'hommes et d'adolescents pour lesquels la notion d'espace personnel est inconnue, et ne s'imaginent pas une seule seconde qu'être suivi partout pendant des heures, et ce, répété chaque jour du séjour, peut finir par devenir légèrement pesant, et amener le touriste a rejoindre sa chambre d’hôtel plus tôt que prévu pour s’étendre en position fœtale et pleurer. J’exagère un peu… mais l’idée est là.

Pour résumer, ce fut un voyage extrêmement intéressant mais difficile et fatigant à la fois. Je vais essayer de retranscrire au fil de ce carnet mes impressions de façon la plus fidèle possible et sans langue de bois, et j’évoquerai également un peu l’actualité et l’exode forcé des Rohingyas vers le Sud-est du Bangladesh où je me trouvais il y quelques mois. Je vais m’appliquer à être le plus exhaustif possible dans l’introduction car il est difficile de trouver des informations récentes en français a propos de ce pays.

Qui suis-je ?

Je m’appelle Maxime, j’ai 28 ans et j’ai déjà eu beaucoup d’occasions de voyager ou de passer du temps à l’étranger, notamment depuis avoir été diplômé d’école de commerce en 2013. J’avais déjà avant cette date réalisé un stage de trois mois au Maroc, et passé un semestre d’échange en Corée du Sud en plus de quelques voyages en Europe de l’Est notamment. Apres avoir passé deux ans en stage et apprentissage en région parisienne j’ai différé mon entrée dans le monde professionnel pour voyager un an en Asie avec l’argent que j’avais alors économisé. Apres mon retour en Europe, j’ai travaillé un peu plus d’un an en Italie dans une société de conseil mais ai été plus ou moins poussé vers la sortie car je ne manifestais guère d’enthousiasme quand il fallait « mapper des process target ». Apres cette expérience j’ai décidé de voyager de nouveau notamment en Iran et Asie Centrale. Tout cela pour dire que malgré mes voyages précédents, le Bangladesh a représenté un choc culturel plutôt corsé.

Pourquoi le Bangladesh ?

Le Bangladesh était l’un des pays auxquels je pensais pour finir mon voyage d’un an en Asie mais j’avais finalement opté pour un autre itinéraire. Je voyais aussi ce pays comme un test pour savoir si je pourrais être tenté également par un voyage en Inde, ne voulant pas aller dans ce pays pour seulement quelques semaines, mais n’osant pas me lancer pour plusieurs mois. C’était aussi l’occasion de découvrir un pays complètement ignoré des touristes et plus connu pour ses accidents industriels et pour favoriser l’insertion professionnelle des petits bouts de chou que pour ses paysages verdoyants ou des monuments classés a l’UNESCO.

Dans quel contexte s’est déroulé le voyage ?

J’ai décidé de me rendre en Australie pour réaliser un working holiday visa d’un an et me rapprocher de ma copine australienne rencontrée lors de mon précédent voyage en Asie centrale. Pour joindre l’utile a l’agréable j’ai voyagé environ deux mois entre la France et l’Australie, et me suis arrêté aux Emirats Arabes Unis, a Oman et au Sri Lanka avant de visiter le Bangladesh. Je voyageais donc seul avec mon sac-a-dos, sans guide, utilisant les transports en commun… A la routarde dirons-nous.

Informations pratiques

· Visa : disponible à l’aéroport pour une durée de trente jours pour les touristes français, il coute de mémoire 51 US dollars. On ne vous demande pas grand-chose mais on m’a demandé ou je comptais passer la nuit et ils ont même appelé mon hôte sur Couchsurfing pour vérifier. J’avais par ailleurs un vol de sortie au départ du même aéroport moins de trente jours plus tard. · Météo : rien de particulier, chaud et humide au mois d’avril mais pas de pluies diluviennes ininterrompues. · Transport : le pays étant très petit et dense, il est extrêmement facile de se déplacer même entre les petites villes ou villages. Il y a un nombre assez incroyable de bus sillonnant le pays à tombeaux ouverts pour les amateurs de sensations fortes. En ville on trouve des Rickshaws et des Tuktuks partout, et des taxis/tuktuks collectifs font la navette entre les villages pour un prix dérisoire. On y reviendra plus en détail par la suite.

Est-ce dangereux de visiter le Bangladesh ?

Le ministère des affaires étrangères déconseille fortement de se rendre dans le pays, qu’il classait en zone orange au moment de mon séjour. Il y a notamment eu une attaque dans un restaurant italien un an auparavant au cours de laquelle une vingtaine de personnes avaient péri. Il donne aussi des conseils pertinents en conseillant d’éviter les rassemblements politiques ou de grévistes car la culture politique locale est assez violente. En bref, je pense qu’ils font leur travail correctement en mettant en garde les voyageurs, un routard français ayant par exemple disparu peu de temps avant mon passage alors qu’il prévoyait de passer en Birmanie par voie terrestre ou par bateau ce qui est illégal et pas forcement intelligent. https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/bangladesh/#securite Pour ma part, je ne me suis jamais senti en situation d’insécurité, bien que je n’eusse pas été a l’abri d’un mouvement de foule ou d’un accident de la route. Alors que l’islamisme représente apparemment un danger croissant, je n’ai pas vécu de situation inconfortable par rapport a la religion et les musulmans d’apparence les plus pieux, grosses barbes rousses, Kamis… se sont montrés sympathiques et chaleureux avec moi.

Quel est le niveau d’hygiène ?

Les phobiques peuvent je pense arrêter leur lecture ici car c’est certainement le pays le plus sale que j’ai visité jusqu'à présent. Des ordures partout, des villes poussiéreuses au possible, des draps d’hôtel aux taches suspectes, des chauffeurs de rickshaws qui font leurs besoins dans la rue… Par exemple, après une journée complète assis dans un bus, je me suis gratté le visage et mes ongles étaient noirs de saleté. J’imagine que ca doit être pareil en Inde.

Pour ma part, sans dire que la situation était excellente au niveau gastrique, je me contentais généralement de fumer une cigarette le matin avant de quitter l’hôtel, et j’étais tranquille pour la journée. Donc globalement, trois semaines dans le pays sans être trop malade, ce dont j’étais assez fier.

La minute chien errant

Religion musulmane oblige, ou bien trafic routier meurtrier, les rues ne sont pas envahies de chiens errants comme la Birmanie ou le Sri Lanka par exemple, et nos meilleurs amis ne représentent pas une menace quotidienne pour nos délicats mollets. Bien appréciable.

Comment et qu’est-ce qu’on y mange ?

Les gens mangent avec les mains mais vous pouvez facilement demander au moins une cuiller si cela vous dérange. En général, il est possible de se laver les mains au savon avant et après avoir mangé dans tous les restaurants donc ca va. La main droite sert à manger et la gauche à se débarbouiller le derrière (quasiment pas de petite douche dans les toilettes, plus généralement une petite carafe dans laquelle on puise).

Vous pouvez généralement choisir comme base soit du riz soit du pain (pratha, chapati…) généralement servi avec des currys de viande, de poisson ou de légumes. Vous pouvez également consommer du dhal (plat a base de lentilles un peu partout), des omelettes… Une grande variété de fruits est également disponible et vous pouvez acheter des noix de coco pour environ 0,5 euro la pièce. Pour le petit-déjeuner, l’un des plats les plus populaires est une sorte de samosa frit fourré à la patate, très bon mais brulant quand on mord dedans. Les Bangladais boivent également énormément de the dans de petits verres, avec ou sans lait concentré, au citron… Un verre de the coute généralement cinq takas, soit environ 0,06 euro. L’eau en bouteille se trouve partout à un prix raisonnable pour un touriste occidental, peut-être 0,4 euro les deux litres. On trouve de l’alcool dans quelques bars dans les grandes villes, ainsi que dans une poignée de magasins ouverts aux étrangers, mais la consommation reste très limitée.

Accueil de la population ?

Les Bangladais sont d’une gentillesse et d’une curiosité un peu envahissante avec les rares étrangers qu’ils rencontrent. Le fait d’être seul les incite je pense encore plus a vous aborder et vouloir passer du temps avec vous.

Cela peut être d’autant plus stressant que chaque personne rencontrée va au bout de cinq minutes vous demander votre numéro de téléphone, votre facebook, votre email, et vous appeler, écrire... chaque jour pour vous demander de vos nouvelles, comment vont vos parents... et ce pendant des mois après votre rencontre. Je fournirai des exemples un peu plus précis par la suite, notamment des captures d’écran de mon téléphone.

Cette situation pouvant être déjà pénible pour un garçon brun de taille moyenne et à la peau mate comme moi, j’imagine que cela serait surement bien pire pour une fille blonde par exemple et surtout non accompagnée. Je suis sur que des voyageuses intrépides s’y sont déjà rendues et ont apprécié leur séjour sur place mais je ne recommanderais pas ce pays a titre personnel pour une routarde seule. J’ai en un peu plus de trois semaines rencontré trois étrangers dans le Nord du pays, trois carabins anglais qui faisaient un stage de quelques mois dans un hôpital du pays, mais aucun touriste, donc je pense que les chances de se trouver un compagnon de voyage sur place sont assez minces.

Cependant pour rendre à César ce qui est à César, je me dois aussi de dire que les gens ont presque toujours été d'une grande gentillesse, ne m'ont presque jamais demandé de l'argent dans la rue, et m’ont paru être globalement très honnêtes avec les étrangers. Les Bangladais adorent par ailleurs Zinedine Zidane, qui s’est rendu dans le pays pour je crois des actions humanitaires, et dont le nom revient systématiquement quand vous dites être français.

Facile de communiquer avec la population ?

Comme dit un peu plus tôt les gens ne sont pas timides et rendent volontiers service. Beaucoup parlent un anglais assez basique, mais on trouve assez souvent des gens qui maitrisent cette langue couramment donc peu de soucis d’incompréhension comme en Chine par exemple. Je pense que l’arabe est également assez répandu dans la mesure ou des millions de Bangladais travaillent ou ont travaillé dans les pays du golfe.

Quel a été mon itinéraire ?

· Dhaka : 1 nuit · Sonorgaon : 1 nuit · Chittagong : 2 nuits · Cox’s Bazaar : 2 nuits · Ramu et Chittagong Hills Tracts : 4 nuits · Bus de nuit entre Chittagong et Syhlet : 1 nuit · Syhlet : 2 nuits · Sri Mangal : 2 nuits · Rajshahi : 3 nuits · Bogra : 4 nuits · Retour a Dhaka dans l’après-midi pour prendre l’avion vers 22h

Qu’est-ce que j’ai raté et pourquoi ?

Deux attractions touristiques majeures que je n’ai pas faites : · Le parc national des Sunderbans, qui est la plus grande mangrove du monde à cheval sur l’Inde pour un tiers, et le Bangladesh pour le reste. On y trouve encore notamment une grande population de tigres du Bengale sauvages. · Prendre le rocket boat pour une croisière fluviale entre Dhaka et Barisal. Le Bangladesh étant traversé par de multiples fleuves, il est recommandé d’effectuer un trajet sur un de ces bateaux à vapeur. J’avais initialement prévu de débuter mon voyage au Bangladesh par ces deux attractions mais le temps était mauvais dans le Sud-ouest a mon arrivée et j’ai décidé de visiter le Sud-est en premier. Par la suite j’ai lu des avis assez mitiges de personnes ayant souscrit à des tours, nécessaires pour visiter ce parc national, et n’en ayant pas eu pour leur argent (environ 200 USD donc une somme coquette pour ce pays). Ils se plaignaient notamment de n’être pas allés en profondeur dans la mangrove et d’avoir surtout été conduit dans une sorte d’écomusée à proximité immédiate de la ville de Khulna d’où ils étaient partis. Etant seul et n’ayant rien réserve j’avais peu de chances de trouver un groupe prêt au départ sur lequel me greffer pour diminuer la note, et avec une agence sérieuse.

Est-ce que le Bangladesh ressemble à l’Inde ?

Je ne suis jamais allé en Inde, mais selon certains Bangladais qui s’y rendaient régulièrement pour leur travail, l’Inde est bien plus organisée et développée que leur pays.

Budget

C’est un pays extrêmement bon marché pour un voyageur, j’ai dépensé en 24 jours 29150 Takas, billets d’avion et visa exclus, soit environ 300 euros, ou bien 12,5 euros par jour. Je n’ai pas payé pour ma première nuit à Dhaka car j’ai fait du couchsurfing et ai été invité plusieurs nuits dans la région de Ramu. Le reste du temps, j’ai dormi dans des hôtels bon marché, mangé dans de petits restaurants et pris les transports en commun. J’aurais pu dépenser encore un peu moins mais j’ai fait quelques achats de vêtements pendant mon dernier jour, en prévision de mon année en Australie.
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Afric'anchor, encore.
Le voyage frémit dans la grisaille bretonne, s'ébroue au long d'une nuit entre chien et loup et commence dans l'arc-en-ciel de Cape Town par une aube ensoleillée. La première gorgée de Windhoek Draught dans Andringa Street, qu'a -t-elle de spécial ? Rien si ce n'est qu'elle est d'ici, noire et ambrée. On sert de la musique et des spécialités libanaises, des bruns culturistes et tatoués et des blondes fines (sont-elles cultivées?) vous couvent. Une cliente, élégante en noir, offre son doggy bag à un mendiant, noir aussi. Il suffit de quelques heures pour que même la peau change de couleur et, si le cœur s'emballe, c'est de charrier à nouveau un sang fluide. * La voiture abandonnée se refuse et, connectée à une autre, s'alarme, hurle et cliquette. Ce qu'elle veut c'est qu'on la touche, qu'on la pousse, ils s'y mettent à trois, j'embraye, elle hoquette puis feule et rugit enfin. Pour l'amadouer je lui offre deux paires de chaussures neuves, elle voulait des escarpins, ce seront des brodequins (qu'on me pardonne ces quelques lignes, je suis au sud). * Le marshall en charge du stationnement encaisse le montant pour deux heures mais sa machine portative ne délivre que des tickets d'une heure. Lorsque je reviens, il est occupé plus loin et pourrait ne pas me voir mais il accourt pour me délivrer le second ticket. Son actuel président pourrait s'en inspirer. * Nouveau profil de mendiant aux carrefours. Il y avait les hommes, noirs ou blancs, il y avait les femmes noires et voici une femme blanche dont le panonceau indique qu'elle est desperate. Ce que confirme son regard. * Ce grand garçon qui déjeune avec sa maman et quitte la terrasse d'un bond pour un marchand déambulant sous une montagne de balais, de plumeaux et autres cuillers en bois qu'il entreprend avec force gesticulations et enthousiasme. Il monte son trousseau avec un balai-brosse vert pomme et un plumeau violet (plumes d'autruche garanties). Sa maman, faute de pouvoir lever au ciel ses yeux déridés, soupire. * Pendant la pause, les maçons, assis à même le trottoir qu'ils réparent des outrages des chênes importés, jouent des percussions sur les briques avec leurs truelles. * Le temps de préparer la monture pour de nouvelles cavalcades par les cols reculés du Lesotho, je squatte la maison d'amis sur les hauteurs de Somerset West. A 180°, d'est en ouest, on jouit des contreforts du Kogelberg, des moutonnements de False Bay et de la péninsule du Cap pour finir par le mauvais profil de Table Mountain. La résidence protégée est posée au milieu des vignes mais le soir, au lointain pied de La Table, des mâts élevés équipés de lampes au magnésium éclairent un territoire immense -grand comme plus de cent terrains de rugby. C'est Khayelitsha, un des grands townships qui assiègent Le Cap. On pense au titre de Troy Blacklaws, Un monde beau, fou et cruel. * Somerset College est sorti des vignes il y a quinze ans par la grâce (?) de fonds privés alarmés par la baisse soudaine du niveau d'éducation et de formation. C'est un ensemble de petits bâtiments de style Cape Dutch abritant, outre les salles de classe pour 1200 élèves, une bibliothèque, des salles d'informatique, un auditorium, une chapelle, des salles et terrains de sports et trois piscines. Le matin, c'est une lente procession de voitures, le prix de certaines avoisinant le salaire d'une demi-vie de travail d'un des gardiens postés à l'entrée. Thandie dont le prénom xhosa sied à la blondeur va passer ici une douzaine d'année jusqu'à l'équivalent du baccalauréat. Les frais de scolarité coûtent déjà chaque année six mois de salaire d'un technicien qualifié et croissent avec l'âge. Il y a de plus en plus d'enfants noirs et coloured dont des enfants de fonctionnaires. Dans le monde d'avant, le sésame pour accéder à l'instruction était la pigmentation de la peau, c'est désormais l'argent. Le monde reste à changer. Aparté sur les cantines : à Somerset College, les frais de scolarité sont élevés mais il n'y a pas de cantine, chacun amène son déjeuner, au Togo, les frais sont faibles et il n'y a pas de cantine alors que ce serait souvent le seul repas équilibré de la journée, en France, les frais sont faibles et on tient presque cantine ouverte. * Je déjeune, solitaire, dans un restaurant désert réputé pour ses sushis. Ce qui devait arriver arrive: un minibus déverse un groupe de touristes japonaises qui se régaleront, à la fourchette, de pizzas et de frites. * Nous ne possédons pas les objets, ce sont eux qui nous possèdent. Depuis la reprise en main, la voiture avait un air de petit navire, tangage lors des accélérations et des freinages, roulis dans les virages. Verdict : suspensions hors-service (à 53000 kilomètres!). Land Rover insinue que je les aurais martyrisées. Et puis quoi encore !? On n'est pas en Twingo ! Après quatre jours de préparation, il faut donc en attendre cinq autres pour obtenir des amortisseurs neufs. Le crapahut au Lesotho, sinon compromis, en sera écourté d'autant. M'en vais passer le week-end, en bateau donc, dans le Massif du Cederberg en espérant ne pas trop ramer. Il y a pire lot de consolation. * L'Avenir, Mon Destin, Joie de vivre, quelques noms de domaines viticoles de la Route des vins. Optimisme et résilience des français arrivés ici fuyant, déjà, des guerres de religions. * Vignes et oliveraies laissent place aux chaumes des blés fraîchement battus puis, viennent les moutons et plus tard les rapaces. Le vent venu d'Antarctique ondule la mer de graminées sur les bas côtés, accentuant l'impression de flottement. Les collines s'écrasent face aux premiers contreforts du Cederberg et l'entrée du défilé est bloquée par un sit-in de babouins au milieu de la route, sentinelles ou douaniers. Dans les montagnes russes du massif l'odyssée prend des allures de Pourquoi Pas en Mer d'Irlande, ça enfourne et ça cabre. La suspension du voyage ne vaut rien à celles de la voiture.
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Peuple étrange: les voyageuses!
Pour agrémenter un dimanche de pluie, voici quelques portraits de voyageuses que vous pourrez modifier, améliorer, un peu comme la désencyclopédie Wilkipedia

1 - Voyageuse organisée.

En voyage du même nom. N’oublie jamais son sèche-cheveux, son maquillage, son bikini et son matos à épiler. Choisit ses produits de beauté waterprouffe chez Sephora ou Nocibé. Encombrée de la valise rigide à roulettes en promo chez Carrouf, assorti du vanity case pour le même prix (promo intéressante) elle s’informe utilement. Pas des horaires, ni des lignes intérieures, elle a la tête libérée de toute la logistique. Elle recherche surtout du renseignement pratique sur la qualité du restaurant, de la chambre, du pourboire à laisser, de la météo puisqu’elle doit adapter l’ indice de produit solaire. Elle est aimable, souriante, précise qu’elle ne recherche pas l’aventure mais tombe facilement amoureuse. Elle aura fait la Tunisie, le Maroc, la République Dominicaine et Cuba, elle commencera à regarder du côté du Sénégal, du Kenya parce que décidément y’a trop de concurrence sur ces destinations habituelles. Non, en fait, elle n’aura pas fait, parce qu’elle ne dit pas "j’ai voyagé" mais je suis partie en vacances. La durée de ses séjours n’excédera pas quinze jours (quand il y a une réduc sur la deuxième semaine). Elle adore les duty-free. L’hiver elle reste fidèle à la France quand elle est française et choisira une destination ski avec une prédilection pour Chamrousse, les sept Laux où les boîtes de nuits sont moins chères qu’Avoriaz ou Tignes. Quand elle fume et c’est rare, ça abime le teint, ce sont des Marlboro Elle travaille, supporte ses horaires parce qu’elle a plein de copines pour papoter. Les hommes, la mode sont deux sujets éminemment abordés. Elle a une peluche sur son lit et Daniel Steel dans sa bibliothèque. Quelques photos du dernier été au bord de la piscine bleue avec le super animateur sont placées artistement sur un socle à ressort, sur la table du salon. Certains disent d’elle qu’elle est une dinde, elle ‘n’en a cure. Elle est réellement serviable et quand on a oublié son porte-monnaie, elle n’hésite pas, ouvre son petit sac de contre façon –Esprit- et prête cinq euros sans les réclamer dès le lendemain.

Elle ne se reconnaîtra pas, parce que ne lit pas cette rubrique

2- Voyageuse aventureuse.

Elle se reconnait à son sac à dos aux couleurs délavées. Elle n’oublie jamais son guide papier, crache sur le guide du routard et tourne les pages cornées du footprint. Sa trousse de toilette est succincte, un savon multi usage (peau, petite culotte) et quelques produits de prévention phytothérapique, homéopathique. Sac à dos d’un maximum 50 litres, quasi vide au départ. Appareil photo numérique, carte bleue, passeport. Ca suffit, car elle aura acheté des billets électroniques au meilleur prix. S’intéresse à vf, renseigne dès qu’elle le peut et cherche elle-même peu de renseignements car elle voit sur place.. Vêtue d’un jean à l’embarquement, elle portera dès l’atterrissage le vêtement local mieux adapté à la baroude. Pleine de fantaisie, elle aime les vêtements colorés. Elle est aimable, souriante, vaguement condescendante avec ses pairs. Elle ne rencontre jamais celle cité au dessus, ne recherche pas spécialement l’aventure et reste très méfiante avec l’homme local. N’hésite pas cependant à tenter un tour de piste avec le japonais, l’anglais, l’allemand, l’australien, eux aussi en vacances et en plein dépaysement. Ses pays de prédilection : Inde-Afrique-Australie Elle travaille, préfère les cdd au cdi, supporte mal l’autorité d’un chef, forcément désagréable. Elle a peu d’amies, mais des vraies, sort peu, écoute beaucoup de musique et lit beaucoup. Ses livres, Monod – Bouvier et les polars. Tente ou aimerait tenter un tour du monde en solo. En général, c’est une fumeuse (camel) ou mieux des roulées (économiques) De ses voyages elle rapporte l’artisanat local qui crée un beau foutoir bien douillet chez elle.

Elle se reconnaitra parce qu’elle lit toutes les rubriques et a un solide sens de l’humour.

(la suite dans quelques instants!!!)
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De l'Asie Centrale... route de la soie...
Voici l'integral (brut) de mon voyage sur la route de la soie, je m'essaye a l'ecriture d'un livre avec tout ce que j'ai ecrit. Je vous souhaite une bonne lecture...

From central asia: L’integral

from central asia 01, Istanbul.

Me voilà bien arriver en terre musulmanne ancien territoire romain, byzantin puis ottoman. L'apréhension est au rendez-vous, mais pas le dépaysement, car je loge dans un hôtel francophone, cela n'est pas plus mal pour un début. La neige est au rendez vous et le maire à fermer les écoles par prévoyance certainement, mais aussi pour s'afficher à deux mois des éléctions municipal. Ici les gens sont prévoyant et leurs véhicules sont équipes de chaine. Le tramway patine et la vie tourne au ralentie. Malgré le froid j'ai fait le tour des monuments gratuit enfin des mosquées, d'abord avec le groupe, puis seul, j'allais jusqu'à dans les boutiques de souvenir pour me faire offrir le thé et ne rien acheté pour attendre l'ouverture du consulat ou d'un magazin, mais maintenant, j'ai quand même un petit bar atitré dans le grand bazar ou je ne me fais pas rouler et qui me rend service quand j'ai besoin de renseignement, parce qu'il y en a un qui parle un peu français...

Drôle de vision que de voir les coupoles des mosquées enneigés. Le contraste des vitrines de magazin de mode ou sont déjà étalé les débardeurs pour l'été et autres sous vetement léger. A l'heure de la nouvelle économie, les colis s'affèrent toujours avec leurs diables surchargés n'arrêtant pas leur va et vient à travers les rues les ruelles, même la nuit ils arpentent les artères de la ville pour rammasser les sacs plastiques et fouiner dans les poubelles à la recherche du petit truc qu'il pourront revendre le lendemain.

Dans le grand bazar les échoppes d'étoffes ou de souvenir ont laissé la place au objet plus dans le temps, en vitrine, les téléphones portables s'affichent sous leur meilleur forme ainsi que les vetements griffes ou plus particulierement degriffe. Comme en Angleterre en deuxieme page de leurs journaux une femme denude s'exibe ainsi que les clips video, la kli(p)tomania comme il appel ça ici relatant inlassablement les histoires d'amour sans fin de façon osez tout cela sous l'oeil d'Alla et de ces disciples sur terre. L'internet cafe ou se retrouve jeune et moins jeune devant le net pour tchater comme partout ailleurs sur la planete, la nouvelle façon de rencontre quelqu'un. A cote les accros au football, une trentaine de poste arme de grand ecran ou l'on peut jouer sur une playstation a soccer machin...

Malencontreusement on ma deja force une poche de mon sac fermer avec un cadenas ou j'avais deposer des affaires importantes, mais heureusement rien n'a disparue, alors elle restera ferme et mettrai tout dans mon duvet ou on pense moins fouiller . Sinon je me regale de þiþ kebab dans les petites restaurants de la ville et jeudi j'avais deja l'estomac en vrac comme si deux mois de voyage c'etait ecoule, ainsi qu'une grosse crise hemmoroidaire, drole de routard que je fais avec mes tuppewares de medecine. Je me suis initie au narguile avec un couple de français aupres duquel j'ai passe une soiree et ce n'est pas desagreable, fumer legere qui vous enivre dela saveur que vous choisissez auparavant, arome melon pour cette fois-ci.

Pour le visa pour l'Iran j'ai commence les demarches hier enfin on m'a remit les papiers a remplir et je dois y retourner demain pour deposer le dossier apres on a plus qu'a attendre.

Ce dimanche j'ai traverse le detroit du Bosphore en bateau et fait un grand pas pour moi en foulant le continent asiatique, mais rien n'a change pour autant. Ici la vie s'ecoule pareil qu'en face, petit tour car le froid a raison de moi et je passe souvent mes apres-midi dans la chambre d'hotel plus a regarder la television et les dernieres emissions françaises que l'on diffuse sous titre en turc qu'a apprendre mes phrasebooks pour la suite du periple. Pour communiquer j'ai aguerri quelques mots mais ça reste encore beaucoup du gestuel...

Voila pour les premieres news..

from central asia 02, drôle de chemin.

Auparavant, quelqu'un qui rejoigner la France a la Chine par la voie terrestre en 15 mois tenait de l'exploit, car en faite, il fallait souvent entre 02 et 03 ans pour rejoindre les 02 pays. Aujourd'hui cela nous parait fou. Aujourd'hui, les moyens de transport nous font traverser la terre en moins de temps qu'il n'en faut qu'au soleil pour faire son cycle quotidien. Ce qui nous ralentit aujourd'hui aux frontieres de chaque etat ce ne sont pas les chemins, les routes ou les autoroutes, ce sont les voies administatives...

Une nouvelle semaine commence et mal pour moi, je suis alle au consulat du Turkmenistan a vingt kilometres du centre d'Istanbul pour me voir refouler a 200 metres de l'hôtel ou je loge dans une agence de voyage qui m'annonce la couleur: 250 dollars le visa et 10 jours d'attente, alors on verra plus tard. Mardi c'etait au tour de l'ambassade d'Iran et la aussi 10 jours d'attente pour une enquete sur vous et apres on me dira oui ou non, ces drole comment 2 mots peuvent vous transcendez. Mais qu'est ce que je vais bien pouvoir faire pour passez tout ce temps libre qui n'etait pas prevu, j'en ai rumine toute la journee et j'en ai profite pour aller au consulat de France me faire faire une lettre de recommandation (une sorte de laisser passer pour les voies administratives).

Heureusement que le soleil est de retour et la vie qui va avec, les marchands ambulant reprennent place sur les trottoirs autour du grand bazar, on trouve de tout le long des rues et je m'apercois que la vie des turcs ne se situe plus ici, mais autour de Taksim et sa rue pietonne tel nos champs Elysee. Une fourmiliere humaine au profit de la consomation et ce qui a germer ce sont les distributeurs automatique de billet (un tous les 100 metres) pour vous rapellez que le monde tourne par nos depenses. Ainsi que la ou reside mon hôtel, dans le quartier de Laleli, un va et vient permanent entre les camionettes ou les colis. Royaume de la frippe ou l'on achete au minimum par 100 articles. Ici un vocabulaire reduit a sa plus simple expression: #j'achete, je vends# dans n'importe qu'elle langue(turc, arade, russe, etc...) et une seul couleur le vert du dollar americain, pour l'anecdote, je dois être la seul personne au monde qui entre dans une de ces boutiques pour acheter une seule paire de chaussette, je suis sur qu'il aurait prefere un present venant de France que de la monnaie...

Donc je decide de partir decouvrir le sud de la Turquie. Me voila dans un bus pullman descendant toute la cote europeenne turc. D'un cote la mer de l'autre des champs a perte de vue et des villes champignons laissant les parpaings apparent et la tristesse de ne voir aucune fôret, aucun arbre.

Me voici dans le detroit des Dardanelles qui converge entre la mer de Marmara et la mer Egee et toutes son histoires. Lieux geostragique depuis que l'homme a invente la navigation. Transformer en champs de bataille de la premiere guerre mondial ou 500000 hommes y on laisse leur vie. Il n'y avait pas plus belle endroit pour rejoindre le continent asiatique par ferry boat. Çanakkale ou je suis actuellement, un semblant de ville meridionale occidentalise par ces commerces et leur devanture ecrit a l'europeenne. Le plaisir de s'attabler a une terrasse ensoleille et de deguster un cafe instantane (nescafe)et de bouquiner le dictionnaire turc ou un livre.

from central asia 03, de mare a mare.

Malgre des journees ensoleilles, les nuits sont tres fraiches et les hôtels ou pensions ou je loge pas chauffer parce que nous sommes sur un lieu estival et donc pas de radiateur. Pas d'eau chaude non plus, parce qu'ils sont equipes de systeme sur les toits fonctionnant a l'energie solaire, donc pas ou peux de soleil pas de douche. Alors je savoure le luxe de mon duvet sarcophage, la serinite qu'il procure d'avoir son petit chez soi au bout du monde...

Pour faire passer le temps, je suis partie faire une petite ballade le long des mers de Marmara, mer Egee et Mediterrane. Donc reprenons la ou je vous ai laisser la derniere fois. Lors de mon depart de Çankkales en attendant le bus, des dauphins apparurent devant le port et avec le soleil qui se hisser peiniblement ce matin la, faisait planer une atmosphere magique.

Izmir et les aleas du voyage, me voyant perdu les gens viennent vers moi pour m'aider et m'orienter. Les hotels cher a mon gout et crasseux. Bodrum et la riviera turc en hibernation, on retapppe, on restaure, on fait propre pour une nouvelle saison qui ne va pas tarder. Les autres echoppes sont ouvertes en attendant l'eventuel passage d'un touriste perdu. De voir ici qu'on peut acheter tout et n'importe quoi jusqu'a une heure avance de la soiree. Dimanche, 21h30 on peut encore se faire couper les cheveux. Il est vrai que tous les commerces sont equipes de la television pour faire passer le temps et biensur quand ce sont les hommes qui tiennent boutique ce sont les matchs de football qui prevaux. Vue la plus grande discotheque flottante, un catamaran transformer en une plateforme gigantesque pour aller danser au gres des courants dans un decors enchanteresque. Ensuite Marmaris et pour moi les journees restent les mêmes:

Lever, petit dejeuner: coca ou the et petit pain au sesame. Puis direction l'Otogare (gare d'autobus), le bus, toujours avec son même rituel. Apres le depart, le jeune stewart (appellons le comme ça) passe dans l'allee central avec sa bouteille d'eau de cologne, tout le monde s'en applique sur les mains et le visage et je vous dit pas l'odeur qui reigne par la suite. Puis toujours d'un serieux, il distribut un gobele avec au choix une dosette de tchai (the) ou kahve (cafe) et un petit cake, puis arrive le thermos et la tout le monde s'applique a sa maniere sur sa petite tablette devant soi a faire ses melanges. Me laissant bercer par le rouli du vehicule, ce sont les moments que j'aime pour revasser des dernieres lignes du livre de replacer leurs acteurs a travers le decors qui est reste intact a travers le temps, d'admirer les paysages et ils n'ont de cesse de changer. En ce moment ce sont les montagnes et sommet enneige d'un cote, la mer de l'autre. L'arrêt obligatoire on en profite pour vaquer a ces petits besoins. Ensuite vient la recherche d'un hôtel, ce qui est rigolo, ces que j'ai toujours ete habitue a être rabattu pour loger et ici il n'en ait rien, alors on se debrouille et on avance doucement, demandant dans chaque, un tarif et ce qu'il propose. Puis vient le moment dela ballade dans les rues des differentes villes etapes, pas de musee parce que plus cher pour nous les etrangers et je me preserve pour les plus beaux qui arriveront bientôt, pas de ruine ou autre site car souvent trop eloigne du centre et en hiver pas de moyen de transport pour s'y rendre. Pique-nique, lecture sur un emplacement ensoleille. En ce moment je lis: le devisement du monde, le livre de Messire Marco Polo qui conte ces traversees de Venise a la Chine et qui est reste une reference jusqu'au 19ieme siecle pour notre civilation. Puis un cafe internet pour finir les fin d'apres midi.

Avec le temps et ma barbe de quinze jours, les gens me prennent pour un local, me parlent en turc et attendant une reponse a leur question. La seul phrase qui sort de ma bouche est: {anlamiyorum} (je ne comprends pas). Par contre dans les commerces je ne dis rien et tend la monnaie, car s'ils s'aperçoivent que je ne suis pas turc. Les prix peuvent osciller de quelques milliers de Turkish lire (1 million de turkish lire = 0, 60 cts d'euro)...

Bientôt la reponse pour le visa et la suite du voyage. Je cherche un moyen pour avoir un visa pour les autres contrees sans trop galere et sans payer des sommes astronomique.

from central asia 04, Le soleil et les bonnes nouvelles .

Je desire commencer par une tres bonne nouvelle: J'aurai mon visa Iranien mercredi et quel joie de savoir que le voyage continue...

Revenons sur le voyage chronologiquement.

Le sud et ces recontres fortuites, le vieux patron d'un hotel aupres duquel je m'installe et m'offrant la tasse de the, me parle de Dieu et du paradis dans un anglais aproximatif. Avec l'alcolo du coin qui parle un excellent français, il me raconte comment il en est arrive la. Dans un quartier historique et deserite, le local me faisant visite guider pour quelques millions. Une famille de Kaiseri m'accostant pour une longue discution en anglais et d'une gentilesse comme il est rare de partager. Biensur on finit toujours en parlant de carpet et de kilim (tapis & méthode de tissage qui s'appliquait à plusieurs types d'objets de la vie courante des Turcs) dans leur boutique qui attend de faire peau neuve avant la saison, vous allez me dire que ces une façon detourner de commercer, moi je ne le crois pas. Le faite d'avoir du temps permet beaucoup de chose et de briser cette fameuse cage de verre qui nous entoure dans notre quotidien. Ailleurs c'est la patrone d'une pension qui m'explique sa peinture ses tableaux. Des petits flacons de parfum offert, on vous en retourne le double, le triple. Ma chambre, le balcon, un petit pot de nutella, les gressins (biscottine italienne), le soleil, quietude d'un moment unique devant mes yeux se deroule ces paysages magnifiques: Mer turquoise, grand voilier de bois et sur la toile de fond les montagnes aux sommets enneigees...

Me revoila de retour dans cette grande cite d'Istanbul, arrivant de Fethiye par bus de nuit et premiere mesaventure. Pendant la nuit on a visite ma veste et je me suis fait derober mon porte billet dans la seul poche que je ne cadenas pas avec une epingle, dedans 60 millions de turkish lires (36 euros environ), les boules, maintenant on ne fera encore plus attention.

Vendredi, la mosquee de Suleyman {le magnifique}, la plus grande de la ville l'une des plus belle jamais construite, avec plus de 3000 m2 de surface au sol et son dome culminant a 50 et quelques metres. Magnifique chef d'oeuvre de l'art Ottoman. J'ai decouvert les vieux faubourg autour de celle-ci laisser a l'abandon. Maison Ottoman en bois au sculpture effacer d'une conception d'un autre age et que l'on retrouve a travers toute l'asie central. Dans la rue recouverte de neige noir fondant au soleil reapparu, transforme les nids de poule en patogeoire. Pieton dehambulant avec le plateau sur la tête ou trainant la vielle cariole aux roues voilees. Avec le muezzin et l'heure de la priere qui retint, je me retrouve dans un moment imtemporel qui me fait voyager a travers les ages. Dommage que ce quartier d'ici quelques annees et le passage d'agent immobilier, revetra son triste habit de beton, de neon, de facade ou il y fera bon faire son devoir de consommateur.

Samedi, la bonne nouvelle a l'ambassade et une nouvelle rencontre: Laurence, française, 30 ans, voyageant seul aussi autour des pays limitrophes de la Turquie. La matinee et la soiree se passeront a partager nos point de vue et echanger nos informations. Pendant l'apres midi ballade autour de la mosquee Fatih avec Ertugrul (arthuro) un etudiant parlant tres bien l'anglais qui tient un cyber cafe avec ces freres et qui partage beaucoup de son temps avec moi pour m'expliquer la vie dans son pays. Quartier iranien d'Istanbul et des femmes toutes de noir vêtu allant dans les rues les sacs de provision a la main. Cela me donne un avant gout de ce qui va m'attendre. Jamais auparavant je n'avais vue une tel mixite religieuse entre les laics et les pratiquants dans les rues d'une ville et surtout sur la tenu vestimentaire de la femme, allant ici de la petite jupe et debardeur au fameux voile islamique. Pourtant tout le monde vaque a ces occupations sans ce soucier de son prochain. La mosquee se vide de la priere et nous rentrons dedans. M'apercevoir que dans celle-ci aucune barriere nous empêche de circuler et le regard pesant des gens sur moi, car peut de touriste viennent jusqu'ici. Elle est eclatante de peinture calligraphier (car le Coran interdit de reproduire toute image d'hommes ou d'animaux confèrant au décor toute son importance: ce dernier prime sur tout le reste, et cela en architecture, en céramique ou dans un livre, ... Les artistes mettant leur art au service de la religion ont dû se montrer créatifs : ainsi ils développèrent la calligraphie, la mosaïque, l'arabesque), les bancs des jardins tousses occupes, des enfants qui jouent et le soleil qui amorce sa descente. Voila comment ce passe mon quotidien.

Le reste du temps je le passe au cyber cafe avec Ertugrul et ces freres, ou il y a du passage et ou on refait le monde devant un the: L'Europe, l'islam, les filles. Des rencontres interessantes, quelqu'un ici connait une sommite politique iraniene pouvant au cas ou me procurer le visa en deux coup de fil, un autre ma renseigne au cas ou je desirai me rendre en Iraq sans souci et sans visa...

Me voila vraiment plonger dans ce voyage, car le debut d'un voyage comme celui-ci et le faite d'être seul peut vous faire douter et tout remettre en question. Mais pour moi ces derniers jours m'ont ouvert a la decouverte, au partage et a aller chercher plus loin..

from central asia 05, routine stanbouliote.

Istanbul me retient, elle ne veut pas que je parte, elle m'a adopte. Non sans rire ce sont des problemes de sante qui me retiennent ici, du au regime alimentaire trop gras dixi le docteur. Oui je suis alle voir un medecin local et francophone, ben oui pour pouvoir lui expliquer mes problemes, tres sympa je vous dirai comme la facture: 75 euros la consultation. Heureusement que je reste français même au bout du monde ce qui me permet de garder mes avantages sociaux.

Il faut dire que je suis un regime alimentaire un peu strique: Kebab au moins une fois par jour, ces ce qui a de moins chere et de nourrissant. D'ailleur je pourrai ouvrir un guide culinaire la dessus: {Sur ou manger le meilleur kebab d'Istanbul}.

Je vous rappelle au passage que sis kebap veux dire brochette roti tout simplement et il faut donc choisir sa viande.

Même ailleurs, on arrive a rentre dans des habitudes routinieres. Lever, matinee adminastive. Puis direction le consulat de France avec sa mediatheque ou j'y passe tous les apres midi. Repere des enfants d'expatries, d'etudiant turc apprenant notre langue, d'une communaute noir francophone qui vient chercher plus de chaleur que de culture et toujours des rencontres: Cette dame d'un certaine age qui vient s'asseoir en face de mois et m'obserse et me pose des questions. Est ce que je suis un orientaliste? pourquoi je voyage? qui finance mon voyage? Elle me sort un porte carte de visite rempli et vieux comme herode. Elle me donne des adresses, des numeros de telephone qui pourrai me rendre service, je les prends pour ne pas la vexer, car a mon avis au bout du fil, je suis sur de tomber sur les abonnes disparu. Elle, elle serait ici dans l'attente adminastive pour pouvoir circuler et continuer son livre qu'elle a commence. Tristesse plus realiste ou elle se retrouve la, sans argent et sans avenir. la France terre d'asile même a l'etranger...

L'hotel se met au français, car depuis que je suis la tout le monde fait des efforts pour me saluer en français: {Bonjour, comment ça va, comme ci comme ça}. Ici turc en transit, russe pour affaire, iranien et turkmene dans l'attente comme moi d'un visa. Voila même qu'on vient me voir pour prendre les infos que j'ai glane a droite et a gauche. En echange d'une nuit a Ashkabate en pay Turkmene et d'info sur l'Iran...

Un peu d'histoire maintenant, les routes d'Asie central:

Les voies humaines les plus anciennes et les plus frequentes du globe. Du a l'epoque a l'extremites des deux continents ou s'etait developpees de prestigieuse civilisation. L'expression route de la soie est apparue au 19ieme siecle, du a un allemand du nom de Ferdinant von Richtofen. deux milles ans avant notre ere, la route Lapis-Lasuli (pierre bleue, utilisée depuis l'Antiquité à des fins ornementales} allat d'Egypte a l'Afghanistan. Puis le debut reel du transit de la soie entre la Chine et la Bactriane au deuxieme siecle avant notre ere. Car depuis tout temps les routes avait leur importance dans l'histoire de l'humanite. Elles avaient d'abord une fonction economique, elles etaient des voies de conquete et vehicule les civilations a travers les arts. De plus de puis tout temps les pays desirent ce qu'ils ne possedent pas et donc il fallait deplacer tout cela a travers la route. Biensur elle s'essouflat avec l'arrive du traffic maritime...

L'histoire se perpetuerait:

Il y a deja plus de mille ans les sarrasins interpretaient le Coran a leur guise pour detruire ce qui ne croyait pas en leur prophete et ce sont surtout les chretiens qui etaient vises. Même un Calif se faisant passer pour prophete, embobiner des jeunes hommes en les laissant quelques temps dans simili paradis, ou il y avait des femmes, alcool et autre douceur en pouvoir en abuser. Pour ensuite leur demander de remplir une mission. Il n'avait point peur de mourir car il croyait rejoindre le paradis auquel ils avaient goute. Il y a deja plus de mille ans exister une forme de terrorisme et les kamikazes...

Le voyage maintenant toujours place sous l'egide des rencontres et du partage.

Ce soir je voulais fêter mon depart a l'alcool, mais la sante a eu raison et je resterai raisonnable. Car demain grand jour, direction pleine est et la frontiere iraniene dans la soiree de dimanche. Alors fini l'alcool, les manches courtes et le regard pose sur les filles.

Comme on dit pas de nouvelle bonne nouvelle. Je rentrerai en contact avec l'occident au gres des connexions. Je suis heureux d'être ici et de savoir qui me reste tout a decouvrir, même si le langage mettra un frein a tout ça...

Citation:

Si les mots voyagent, c'est qu'ils sont les premier bagage de tout voyageur. Ils lui sont presque aussi necessaire que sa respiration pour assurer sa subsistance quotidienne et pour atteindre des objectifs moins vitaux mais essentiel en ce qu'ils sont la raison même du voyage.

Louis Bazin

from central asia 06, l'Iran tout un roman.

Tout commenca samedi, apres les embrassades a l hotel

avec les amis d un instant. Direction l agence de

voyage pour attendre le bus et avec un echantillon de

parfum, je me retrouve avec 10 dollars d economiser.

Car il m indique l agence par lequel je dois passer

reellement, car lui aussi doit normalement prendre

quelques millions au passage. Avec un peu de retard on

arrive au bus, desilusion en voyant devant moi un bus

iranien de deuxieme classe kitche avec ces fleur en

plastic sur les toilettes et a l entre. Ma place

confinee entre un passage et la fenetre. Mais genoux

bloque sur le dosseret devant moi et je commence a

ronchonner en imaginant les heures a passer. Encore du

retard du a trois femmes qui commercent avec leur pays

d origine et veulent remplir le bus de leur achat.

Apres negotiation elles y arrivent et tout le monde se

retrouve devant car les bagages de ces dames occupent

tous les fauteuilles arrieres du bus. Depart, ainsi

que la discution avec mon acolite de voyage demarre

bon train, apres les presentations, je ne perds pas de

temps pour engranger un maximum d information et mes

premiers cours de persan. Les chiffres et le

vocabulaire de base. La nuit est deja la ainsi que se

fait deja sentir le mal au genoux. Pour nous occupez,

ils mettent le premier film iranien et moi vivre les

pires heures cinematographiques de ma vie: Rambo

version iranienne qui se fait prendre en embuscade par

ces satanes irakiens, tout le monde meurt sauf lui et

se retrouve prisonnier et il lui font subir les pires

sevices corporelle. Alors rambo, il s enerve, il

arrive a se barrer et avec sa cerbacane empoisoner, il

va tous leur casser la gueule a ces enfoires d

irakien:{ Vous la voulez votre putain de guerre} et il

les massacres tous. A la fin il se fait recuperer par

un helico et le plan final se fait sur le brassard

rouge porter sur son bras ou il serai marquer: Pour l

Imam, pour ma religion. L autre film culcul sur la vie

familiale iranienne, pas de chance car pas de lumiere

individuel pour pouvoir me plonger dans ma lecture.

Une fois les films fini, tout le monde s endort et il

reigne dans le bus une atmosphere incroyable, la

lumiere rouge du plafonier donne une ambiance ireelle,

un fond musical oriental, dehors il fait moins trois

degres, la neige a recouvert le decors et la lune bas

son plein de lumiere, magnifique moment de reverie.

Malgre le premiere arret nocturne je ne peux rester

assie a ma place attitrer et ne peux dormir, seulement

quelque minute de somnolance. Je decide donc de tenir

compagnie au chauffeur le reste de la nuit a regarder

le decors deffilant devant mes yeux. Le soleil se leve

et arrive l arret du matin. Le temps d un the et de

biscuit aperitif au fromage car pas attirer par la

nourriture etaler devant l oeil voyageur du voyageur.

Je reprends ma place mais pour pas longtemps et

prefere continuer le voyage assie dans les marches du

bus. Meme les toilettes sont remplis de bagage. Dans

le bus tout le monde m appelle par mon prenom, ici il

n y a que des iranien de retour dans leur pays, un

turc et un paume (moi). Deja la gentillesse de ces

gens se fait sentir et me retrouve inviter le temps d

un repas et impossible de payer, de refuser. Je m

essaye a la lecture mais les routes de montagne et le

cerveau pas reposer me font divaguer dans des

souvenirs occidental: Le dernier noel familial, les

derniers rires, les souvenirs passaient avec chacun d

entre vous. L apres midi arrive et encore 12 heures a

attendre. La recompense arrive en debut de soiree. Le

soleil amorce sa descente et s afiche a travers les

vitres du bus un des plus beau panorama du monde. Les

steppes desertique d Asie parcemer de petit village

perdu en font cette magnifique montagne arroser par

les rayons filtres et le mont Ararate se devoile

devant nos yeux, devant mes yeux ebahie par tel

spectacle, d une banalite pour certain, d une

extraordinaire chance pour un autre. Mais je suis sur

qu a travers mon regard ils ont su apprecier ce moment

unique. A savoir que c est sur cette montagne que l

arche de noe se serait echoue et je le comprends

parfaitement. La tristesse vient du transport pas le

temps de s arreter, si juste pour un poste de

gendarmerie et a la frontiere tant attendue. Corral de

barbele entre deux collines au mileu de nulle part.

Tout le monde descend avec ses affaires car le passage

se fait a pied, j imagine la suite tel que mon

imagination la vecu a travers ma culture televisuel

americaine. Nous voila traversant un corridor de

grillage de mirador nous surveillant et chien en

lesse. premiere guerite pour le tampon de sortie du

pays puis un autre controle devant cette porte

coulissante sur rail. Un metre l autre porte s ouvre

celle de l Iran, premier dounanier controle et me

lance un: {Welcome to Iran} et m indique le passage a

suivre, puis l immigration et me colle a mes amis de

voyage pour la fouille des sacs et la on m interpelle:

Please, ok for you no problem, you are tourist. Pour

les gens comme moi pas de probleme et je m apercois

que j aurai pu rentrer n importe quoi d illicite. Par

contre pour les iraniens fouillent complete surtout

pour celui qui revient des USA. Le bus nous reprends

apres avoir changer notre argent au black. On repart

pour quelques metres et la premiere ville ou nous

faisont halte pour manger. Moi je n en reviens

toujours pas de ce passage de frontiere si facile avec

tout ce que l on dit et ce que j ai pu imaginer.

toujours inviter pour le repas, me voila dans un autre

monde. La realite nous rattappe tres vite avec une

autre police qui nous arrete et qui prend tous les

passeport sauf le mien apres quelques questions. Et

voila que celui qui revient des States se fait une

nouvelle fois fouiller tout ses bagages et poser plein

de question. Il se fait meme prendre son permis de

conduire pour qu il ne puisse pas se deplacer en Iran.

Il n en revient pas de voir l accueil qu il recoit de

retour dans son pays et me fait savoir que son

gouvernement est tres mauvais...

Il est une heures du matin, je sers la main a tout le

monde sauf aux femmes avant de descendre du bus. Perdu

au milieu de nulle part, sans un mot en bouche, sans

plan en poche et sans un logement. Je me laisse

accompagner dans un hotel et je divage, conscient,

inconscient ou reve passager. Voila 40 heures que je n

ai pas dormit et trouve encore le temps d ecrire cette

lettre. pour me rappeller, pour ne pas oublier. Il est

2h30 heures du mat et je fais ma lessive, une douche

qui me parait miracle et m endort pour une tres tres

longue nuit...

Iran, East of Azerbaidjan, Tabriz

Le jour est deja leve depuis bien longtemps et je pars

decouvrir la ville, perdu dans les rues, ne sachant

pas un mot, ne sachant meme pas lire les chiffres. Le

hasard me fait arriver dans le grand bazar de la

ville. Choque culturel et vision d un autre monde.

Certainement le bazar le plus grand et l un des plus

vieux du monde. Ici reigne une atmosphere d un autre

age. Rien n a changer depuis des centaines d annee a

part l apparition de l electricite et de la grille

pour fermer boutique. Ici pas ou peu de touriste et

pas de: {Hello come in my shop}, mais toujours cette

gentillesse decouvert dans le bus. En dehors d

ustencile recent on trouve le coton encore blanc pour

faire les tapis, a cote le vendeur de couleur. Les

plus belles vitrines de commerce au monde sont ici, je

vous le dit. Miriade de couleur se chevauchant sur les

etalages. Comme calculatrice, le vieux boulier passe

de generation en generation et la balance romaine que

l on echangerai pour rien au monde pour le dernier cri

de la technologie. L aimabilite de me laisser prendre

une photo de leur boutique, de partager le the

genereusement offert (Ici on le boit a la sucette

comme dans le nord de la france c est a dire le sucre

coince dans le coin de la bouche), on m a deja propose

de boire une biere avec alcool, mais j ai refuse par

respect de leur tradition. Ali l azerbaidjanai, le

vendeur d antiquite tres business man et qui deteste

les musulmans me fait decouvrir de magnifique tapis de

sa culture et vielle montre gousset made in swiss qui

son arriver la lors des deniers echanges commerciaux

de la route de la soie. Le bazar, ancien Caravancerail

le long de cette route, abrittant les caravanes de

passage ou Marco Polo a sejourne six mois durant. J y

resterai 4 heures dedans. Je trouve toujours quelqu un

pour me parler anglais et m accompagner pour trouver

tel ou tel chose. A l hotel le soir je discute avec le

veilleur de nuit Iranien, mais Azerbaidjanais avant

tout, qui est heureux d approfondir son anglais et m

expliquer son pays.

Mardi, je trouve une librairie vendant un phrasebook

et pour ne pas changer l eternel the offert que je ne

refuse pas par peur d offencer. Ici on vent des livres

etranges et je pose la question de savoir s il n y en

a pas qui serait interdit, il me repond tout

simplement: {Moi je ne vend que des livres}...

L office du tourisme ou Nasser vous recoit dans l une

de ses huit langues parler. La chance que de pouvoir

converser en francais. il me donne mille informations

sur tout et me propose de me joindre a Yannick un

quebecoie de passage pour aller decouvrir une ville

troglodite au alentour de Tabriz. Une ville qui

ressemble a la Cappadoce du pays voisin, elle aussi n

a pas changer depuis la nuit des temps, hormis l

electricite et la brique pour agrandir la maison, au

paysage montagneux et enneige, magnifique. Retour a la

ville puis direction les petits champs elysee,

veridique. Rue pietonne de deux cents metres parceme

de bac a fleur de banc, de vitrine multicolor aux

enseignes occidental et les va et vient incessant des

filles et garcons. Le temps d un regard furtif, d un:

{you are beautiful} et du merci en retour. A 21h00

tout le monde s en va pour retourner chez eux et

regarder la television par satellite, avec la parabole

cacher sous les draps sechant perpetuellement. Nous

voici dans l ecole ou les filles aprennent l anglais,

rendez vous pour rencontrer, pour raconter notre pays,

notre liberte et se faire assaillir de question. Ici l

homme occidental blanc est un Rickie Martin en

puissance. Les cheveux cacher par le foulard vous

laisse seulement decouvrir un visage, un regard, leurs

yeux noirs, vous envoutant et ou vous vous laisseriez

ensorceler le temps d une nuit, le temps d une vie...

Repas typique americain, puis cinquieme passage dans

la rue des regards perdus. Ici depuis un an plus de

liberte pour les filles. Elles peuvent se mettre en

sandale l ete venant ainsi que laisse paraitre le

verni a ongle. Elles ont le droit de remonter

legerement le manteau (manteau ici est le chador) pour

laisser deviner le jeans taille basse a la mode. Ainsi

que de remonter le foulard pour faire paraitre la

meche de cheveux...

Je suis retourne dans le bazar le temps de prendre

deux pellicules d image incroyable. Le soir venant de

retour dans une autre ecole linguistique entourer par

toutes ces filles par tout ces regard, je n y crois

pas apres tant de mauvaise lecture sur leur pays.

On me propose un poste pour etre prof de francais a 12

euros de l heure. Moi qui a l ecole faisait plus de

quarante fautes dans une dictee, je peux me retrouver

a enseigner la langue de Moliere. Je vous promets que

je suis tente par cette offre, avoir une classe de 43

eleves dont seulement 3 garcons. Une iranienne parlant

francais voulait me rencontrer, le soir venant me

voila dans les rues de la ville la mere nous

chaperonnant et demande si vraiment cela ne risquer

rien et me repond que non pas dans tous les quartiers

biensur, elle me dit qu avec le leste que donne le

gouvernement, la police des moeurs, exquive la tete

pour ne pas voir. Elle veulent m offrir quelque chose

et ne sachant quoi me retrouve avec des patisserie

iranienne pour une semaine entiere, de passage a l

hotel je leur fais cadeau de cosmetique venant de

France et fait plus d une heureuse. La nuit dans ma

chambre ressemblant a celle d un monastere, j eprouve

mon premier moment de blues. Sachant que je ne viverai

pas cela tous les jours. Je vous dirai que ce que je

vie actuellement, ressemblerai a cette pub pour une

voiture. Ou le proprietaire demande les sensations que

son collegue a ressenti en la conduisant et celui ci

lui met une grande claque dans la tronche. Voila a

quoi ressemble ces premiers jours en Iran.

Voila la vie extraordinaire qui s est ouvert a moi...

Je ne sais pas si j aurai l occasion de retrouver le

net aussi facilement mais qui est tres long pour avoir

une connexion. Je vous dis a bientot pour d autre

nouvelle au pays des mille et une facette.

Quelques chiffres avant de vous quittez: Ici la vie ne

vaut rien, l hotel s est 2, 50 euros, un repas complet

2 euros. La boite de 250 grammes de caviar 8 dollars.

Avec 1 euro, je dis bien avec 1 euro en allant a la

pompe a essence on vous sert 15 litres de super ou

bien 55 litres de gasoil. Avec ce meme euro vous

pouvez faire 40 aller retour en bus dans les villes.

On m a confirme ce chiffre sur la prostitution de plus

de 80000 filles sur la capital iranienne et me voie

retorquer: {Nous sommes musulman pas taliban}.

from central asia 07, la route continue.

Me voila sur la capital iranienne. En arrivant j'avais cette aprehension d'arriver dans cette jungle urbaine de plus de 14 millions d'habitant. Barre d'immeuble que dis-je barre de beton sans fin se melangeant avec l'horizon polluer. Arriver dans cette grande ville sans info, juste une adresse sur un papier qui m'oblige a payer le prix fort pour arriver a bon port...

Mais revenons tout d abord sur les jours precedents. En partant de Tabriz, je me rends compte que Nasser et moi avons une connaissance commune: Pierrette d'abm et racontant ma soiree de la veille, il me demande si je n' ai pas quelques cosmetiques pour sa compagne, me voila aussi a offrir des jouets pour les enfants d'un ecrivain et pour me remercier, m'offre un poeme caligraphier en persan, signer pour moi, il dit: {le monde est un jardin de fleur, il y en a q'une seule qui m'interresse, c'est toi}. Partant pour de nouvelle aventure, je me retrouve toujours surpris par une rencontre. Vieux bus Mercedes pour Ardabile, 200 kilometres pour 1 euro, on va quand meme pas se pleindre, avec les portes gobeles accrocher en l'air attendant l'heure du the. Encore la chance d'avoir un passage qui parle anglais et qui fait tout pour moi. Hotel sympa et rencontre devant le mausolee recouvert de sa mosaique bleu un local parlant francais. Tour de la ville, premier resto ou l'on deguste une sorte de compote local, comme de la patte de fruit mais sans le fruit. Deuxieme resto pour decouvrir une soupe au yahourt specialite d'ici, avec du riz, poix chiche, herbes et huile d'olive, pas mauvais. Ensuite je cherche un resto pour prendre mes cachets et repas plus complet. Deux prof d anglais m'accostent et me retrouve apres le resto pour m'emmener dans un de leur endroit pour fumee le narguile, plateforme sureleve recouvert de tapis ou l'on se delasse sur les cousins, atmosphere enfume au arome de fruit des tabacs aromatises, on se dirai dans tintin et le lotus bleu mais sans l'opium juste du tabac aromatise. Ils savent que je voulais manger l'Abghuss, sorte de tajine a la sauce iranienne et me voila parti pour mon quatrieme repas de la soiree. A chaque fois on refuse que je paye, que se soit le resto ou le taxi. Je pars pour la Caspienne et le reve de deguster du caviar au bord d'une marina au soleil mais sans vodka. Tristesse du decors qui a drolement evoluer. Le long des routes parcemes de detritus, les villes et villages traverses laisse afficher de grand panneau, ici point de monument au mort, mais des visages d'homme peint, mort en martyr pendant la guerre Iran, Irak ou des peintures mural, representant une marque ou rendre hommage a Allah. Apres les steppes voici les forets verdoyantes arrosees par des pluies quotidiennes. Je me retrouve comme dans le jeu de la chasse aux tresors. Je me fais larguer au beau milieu de nulle part. M'en voulant un peu de me retrouver la et d'avoir quitter six jolies iranienne dans le bus. J'avance avec mon sac sur sa charette, en bougonnant. Quelqu'un me rattrape en moto et me demande en anglais ce que je fais ici, je lui tends la carte et lui dis que je veux aller sur ce point. Il me dit OK et arrete un taxi, puis nous voila partie. Le taxi et moi meme, nous nous comprennons pas et s'arrete dans le centre d'une ville pour chercher quelqu'un qui parle anglais et voila l'attrouppement autour de moi. Un notable de la ville me raconte son histoire et me trouve un prof d anglais pour m'acompagner toute la journee, Ali le chauffeur est requisitionne pour l'occasion meme si cela me coute quelques rials. On passe prendre la femme du prof et nous voila sur les routes longeant la Caspienne, loin de mes reves je decouvre le village vacance recouvert de bungalows peint de couleur vif, ressemblant a Berck plage, la mer du nord, le vent, la grisaille. Le prof nous invite a boire le the mais nous interdit de rentrer chez lui alors on le deguste assit dans la voiture reste garer devant sa maison. Ici pour l'hotel je suis oblige de me faire enregistrer au poste de police. La soiree se passera dans ma chambre, partie dans une longue discution avec le prof qui pour l'occasion m'offre un chapelet religieux. Il me parle du hasard sur notre rencontre, d'Allah et me questionne sur mes idees et du contenue de mon sac.

Repartir sans cesse vers de nouveau point choisi sur ma carte, voiture, puis toujours cette nouvelle personne qui m'acompagne pour pouvoir avancer et traduire ce qu'on me dit. Massoleh, le village dans la montagne, le village sous la neige qui doit etre noir de monde l'ete et ou l'hiver on prepare les nouveaux articles a vendre: Sasami, graine de sesame melange au du sucre et du miel. Les petites babouches en cuir pour accrocher a son pantalon ou a son retroviseur de voiture, les articles en fer forge cotoyant les souvenirs made in Taiwan. Le resto du moment, interieur de nos maison d'il y a plus de cent ans. Le poele au mileu, les parents assient autour dans leurs vetements uses d'avoir ete lave a la riviere battu par le bois, les murs noircis par le temps et la fume, les vielles nappes cirees, les photos d'un autre age, la deco kish comme dans la chanson {chez la mere a titi} de Renaud, me fait prendre du bon temps seul avec le narguile en guise de deliriumtremens, seul luxe qui nous rappelle notre epoque la television noir et blanc ou l'on diffuse les match de football anglais.

Sur la route a travers la vitre du bus, les camions americains deffilent, entre les voitures iranienne, la saipa 5, notre bonne vielle renault 5 remit au gout du jour avec ces elargisseur d'aile, ressemblant a la fameuse turbo 2 mais les chevaux en moins et autre modele de ces peugeot: 505, 405 et 406.

Teheran sous la neige, comme les autres capital du monde, ou l'on vie a deux cents a l'heure. Ici pas de code de la route comme dans tout le pays d'ailleurs et ces la loi du plus fort qui l'emporte au carrefour. Les ambassades enfin trouver a l'autre bout de la ville, ou je perds deux jours et l'espoir d'avoir un visa dans une semaine. A l'hotel qui se trouve dans la rue du pneu, repere de touriste nippon ou la vie s'ecoule dans le couloir a se donner les dernieres infos car les chambres de 1'80 metres sur 1'50 metres ne servent juste a deposer nos affaires et a dormir, je reste dans quartier ne trouvant rien d'extaordinaire...

Pour patienter et passer le nouvel an musulman, je suis descendu a Ispahan, ou le jour de mon arrive je n'avais envie de parler a personne ou de repondre a toujours a ces: hello, si gentillement lancer. Magnifique ville ou je retrouve les japonnais laisse a Teheran. Tout le monde dans le meme hotel, repere de touriste a la barbe couleur baroudeur d'un jour. Moi j'ai la chambre la moins chere: 2 euros, ces la carpet room, juste un tapis, une couverture et une table basse ou repose le Coran, cela me suffit emplemment.

Partie a la decouverte de l'une des plus belle ville du monde a travers une architecture qui a su traverser le temps au milieu des magazins fashions et des etalles a souvenir eparpiller autour des monument de la ville. Le bazar surdimensionner, allant de la ruelle au tissus ou l'on se bouscule pour rejoindre celle des maraichers et finir seul au milieu de ces murs portant tant d'histoire laisser pour l'heure de la priere. J'aime retrouver l'endroit ou l'on vend les epices, l'odeur qui y reigne, ces couleurs entreposer dans les sacs et me dire que c'est la seul chose qui reste de la route de la soie qui n'a pas completement disparu.

Pour moi tout va pour le mieux pour l'instant, la vue, le decor, les rencontres toujours la ou les memes questions reviennent sans cesse: Mon pays, mon age, mon metier, si je suis marier ou celibataire et pour finir sur la question tabou: Comment ce passe les relations amoureuses entre hommes et femmes occidentaux.

Vous dire aussi que le plus gros billet en Iran est de 10000 rials, ce qui represente 1 euro, alors au moment du change je me retrouve avec un peu plus de 200 billets dans la poche ces liasses me faisant passer pour un trafficant ayant reussi un gros coup.

Portez vous bien et a bientot pour d'autre news...

from central asia 08, Amplitude, la vie du voyageur.

Semaine tres enrichissante. Ispahan la belle que je n'ai eu le temps de visiter entierement et mon premier jour grincheux, pourquoi? je ne sais pas, pas envie de parler, pas envie de repondre a tout ces: Hello, witch country?, pas envie de parler le farcie pour commander a manger et rester le ventre vide le temps d'un tajet, pareil pour les taxis, ce qui differe des autres pays, lorsque vous descendez du bus on vous saute au cou pour vous rabattre dans tel ou tel hotel, ici aussi il n'en est rien et doit me debouiller, un chauffeur de taxi collectif aura raison de moi et heureusement car je n'ai jamais d'adresse ou loger lorsque j'arrive dans certain lieu. L'hotel et sa carpet room que j'ai du quitter pour rejoindre le dortoir mixte, pour les touristes. Une chambre de cinq avec tous un point commun, nous voyageons tous seul, pour beaucoup c'est la premiere fois que des occidentaux se retrouvent depuis quelques semaines voir quelques mois et cela fait du bien parfois. L'une des plus belle place du monde s'ouvre a moi, magnificance d'un jardin entourer par ses mosquees et son palais, le temps de s'asseoir pour profiter de l'heure de la priere et deja on m'interpelle, le temps de parler anglais de se retrouver devant un the et Masdak se presentant a moi: Un gars de 43 ans qui a beaucoup vecu, entre la guerre Iran Irak, au probleme Palestien, jusqu'a la clandestinite en Suisse pour echapper a son regime, arreter deux fois pour avoir bu de l'alcool et fumer de l'opium et parlant un tres bon francais. Aujourd'hui, il ne peut travailler pour un organisme d'etat pour faire accompagnateur et doit survivre par des petits boulots. Je passerai trois jours avec lui a parler de tout et de ce qu'il ne peut dire ici, sans etre compris au regard de monsieur tout le monde cherchant lui la vie facile comme par chez nous.

Les jours se suivent et j'arpente le meme trajet pour faire des photos et me faire voir pour que l'on m'accepte avec ma boite a image et d'avoir la chance de la pose du moment du passant, des passants fieres d'apparaitre sous leur meilleur jour. Toujours dans les lieux historique, je ne peux rester seul pour savourer ces moments, car il y a toujours quelqu'un pour vous interrompre et vous poser des questions, ainsi va la vie du voyageur.

Samedi 20 mars 2004, 10 heures 18 du matin... Happy new year et oui le changement d'annee pour eux ce fait a cette heure si, encore une histoire d'astre, nous sommes en 1300 et quelques. Pour nous voyageur rien ne change si ce n'est que tout va etre fermer pendant une semaine. J'aurai la chance de pouvoir partager le repas avec la famille de Masdak. Appartement avec un sejour plein de canape pour recevoir, recouvert de tapis ou l'on mangera pour ce premier jour, les femmes biensur restant a la cuisine.

De retour sur la capital pour les fameux chemins administratifs. ou je me retrouve sur le bord de la route, assie sur un tabouret pliant la vielle triumph entre les genoux a remplir ces formulaires de demande de visa ecrit en russe et en anglais car le local ne comprend rien, moi non plus d'ailleurs. Mauvaise nouvelle pour le visa de transit turkmene, il me faut une lettre de recommandation assez speciale qui ne plaira pas pour autant parce qu'elle est signe par le vice consule, celui-ci etant en vacance pour deux semaines, alors j'ai laisse tomber, j'essayerai a Masshad ou trouverai une autre solution pour arriver a bon port. On ne peut rien faire car tout est ferme pendant cinq jours, nous laissant le repit de deux jours a chaque voyageur pour joindre son ambassade de destination et leur visa, je me demande comment une fete comme celle-ci n'est pas arriver en France...

Les journees sont identiques, on se leve, chacun vaque a ses occupation et l'apres midi tout le monde se retrouve dans le dortoir a raconter son histoire, parfois jusqu'a des 4 heures du matin. Ce qui est rigolo, ces que tout le monde se suit, nous sommes plusieurs a avoir commencer d'Istanbul sans s'etre vue et nous retrouvons a travers un hotel commun d'une nuit. Comme j'ai le temps, je vais vous raconter mon sac, mon quotidien, mon intimite. Mon sac a dos de 90 litres remplit a rabort et me dit que je n'ai rien: Un sac de couchage pour les nuits froides qui aujourd'hui va plus tot m'encombre car en une semaine, on est passe du zero et la neige a plus 25 degres, un drap orange a l'ephigie de Buddha pour les lits qui ne serai pas propre.deux boites pour recevoir mes 70 films d'appareil photo, ainsi qu'un peu de matereil. deux boites pour transporter ma medecine, mes medicaments me rappellant bien mes origines. un quart pour boire le the, une gamelle au cas ou j'aurai a faire ma cuisine, en ce moment elle est occuper par les derniers echantillons de parfum et deux gourdes plastique hight tech pouvant etre chauffer. Un sac plastique (decathlon) blanc pour recevoir mon pantalon, ma chemise, mes deux t-shirt et sous vetement. Un autre marron (fnac) avec un savon faisant aussi office de mousse a raser, de schampoing et de poudre a laver le linge, un rasoir jetable, une brosse a dent pour les dents, une autre avec le manche couper pour me nettoyer les ongles et dentifrice. Un ciseau coupe ongle marchant tres bien pour couper la barbe ou autre. Un pot de creme nivea pour la peau et les chaussures, car elle aussi on le droit d'etre entrenue meme s'il est ne sont plus etanche, une paire de sandale. Une petite bibliotheque de 7 livres et 3 translates pour pouvoir communiquer, j'oubliais, le papier toilette, car je ne suis pas encore capable de me laver les fesses a l'eau froide du jet. Voici le resume de quelques articles lu avant de partir sur l'Iran

Pays ou la contradiction est reine. Les fils et filles de dignitaire logent dans des immeubles ou on a acces uniquement par le garage et sans visavi comme cela ils peuvent vivrent a l'occidental, les paraboles caches sous le linge ou sous les toits. Il est interdit de se reunir dans la rue mais il possede un stade de football de 100000 places. Dans la rue il vous est interdit de parler a une femme si elle n'est pas de lien de parente, sous peine de finir au comissariat des moeurs. La majorite pour les filles etaient atteinte des l'age de 12 ans et ce trouver confronter au même loi que les adultes ainsi que la peine de mort. Heureusement et encore, aujourd'hui elle a ete repousse a 16 ans. De savoir qu'un homme qui a commis une agression sur une femme sera puni de mort, mais la famille de cette dite femme devra verser un tribu a celle de l'homme pour pouvoir subvenir a son absence. Autant dire qu'ici un homme vaut deux femmes. Tout cela existe depuis 1979 avant les hommes et les femmes allaient dans des ecoles mixtes et n'avait pas a ce voile. Toute cette revolution pour un changement mal interpreter par les gens du peuple qui croyait en plus de liberte. Vue des mes yeux de touriste, je n'ai pas le sentiment de ressentir tout cela, ce que je vois dans la rue au quotidien est la meme chose que je vois par chez nous, il faut vraiment rentrer dans l'intimite d'une vie pour ce rendre compte qu'il y a un grand fosse entre les hommes et femmes et beaucoup d'hypocrisie. Pour les coutumes, il ne faut jamais dresser son pousse comme nous ferions pour dire Ok, ici c'est une insulte comme ci nous dresserions le majeur vous savez pourquoi. Meme s'il ne sont pas propre. Il ne faut jamais se moucher dans un restaurant, car vous verrisez tout le monde se lever et quitter ce lieux.

Une semaine de passer et enfin je retrouve le net. Quoi de neuf, plein de chose, le visa Ouzbeck en poche, je quitte Teheran. Avec cette rencontre dans le bus de nuit pour Shiraz de 4 Afghans descendant plein sud et tentant leur chance a Dubai. Je n'en revenais pas de voir tant d'entouthiasme a travers leurs regard, j'avais tant de question a leur poser et j'ai juste pu leur dire: C'est tres difficile et bonne chance. Le reste de la discution se fera gestuellement Il m'ont meme offert de leur repas dans le bus. Je n'en revennais pas de voir tant de foie dans une expedition pareil et probablement vouer a l'echec. Le bus se vide, pouvant m'allonger, regardant a travers la vitre, le desert, les etoiles et pour la premiere fois posant plein de question a Dieu, celui que j'avais laisse au profit de ma vie d'occidentaliste et ces quelques lignes qui me son venu:

L'espace est un grand livre au page blanche, la vie sur terre s'ecrit difficilement sur l'une d'elle. Dechirer la pour la reecrire, Oh mon Dieu...

c.h

Descendant du bus, je prends une photo pour me souvenir et ils m'offrent une carte de voeux dedicacer, il n'y a pas plus beau cadeau que ces quelques lignes ecritent. Je ne perds pas de temps pour rejoindre: Persepolis, elle a ete rebaptise: Iran Disney Resort. J'ai mal choisi mon jour pour venir visiter le vendredi du nouvel an. Bouchon sur la route, la queue partout et des gens venu ici plus pour s'exiber que pour parler architecture ou histoire. Camescope a la main pour filmer la petite famille habiller dans les derniers hahit a la mode. Mode a tendance americaine, meme si sur les murs de beaucoup de ville on prone l'antiamericanisme. Les lunettes de soleil sur la meche de cheveux depassante du foulard. Pour les hommes, chemisette, jeans, les lunettes dernier cri et tres important l'oreillette du portable en vue. Ne respectant rien, marchant sur les collones ou s'asseyant partout pour cette sacre photo souvenir. Les vendeurs de saloperie s'etalent les un derriere les autre, vendant du made in china. Les boules pour moi, moi qui croyer partager mes lecture avec des passionnes, encore une fois je me suis trompe, pas de chance pour la tranquillite car ici aussi il y a toujours quelqu'un pour vous interpeller. Au faite, j'ai oublie de vous dire que c'etait magnifique, mais a l'allure de tout ce passage, il ne restera plus rien dans quelques annees. Un peu d'histoire: La Mesopothamie, Babylone et sa fameuse tour. {Batissons-nous une ville et une tour dont le sommet penetrera les cieux, faisont des briques et cuisons les au feu}. Ce fut l'invention du materiel fabrique et la production en serie 2200 ans avant J.C. Grace a quoi les projets de l'homme ne seront plus conditionnes par la nature. Comme quoi lorsque l'homme invente n'a pas de limite et ce croit maitre du monde. En revenant je veux quitter cette ville aussi vite que je suis arrive, pas de chance car tous les bus sont plein pour les 24 heures a venir. Alors je vais en ville trouver un hotel pour la nuit assez cher car tout est complet. Ici les iraniens de passage transforment les jardins publics en camping, plus une place pour poser sa tente, alors on fini sur le bord de la route ou sur le parking sous un soleil de plomb et la temperature avoisinant les 35 degres. Demain Yazd, puis Masshad et encore un mois de passer. Je crois vous avoir tout dit, prochain message, je pense dans deux semaines en Ouzbekistan si tout va bien...

Petit lexique pour survivre: Pipizamzam= Cocacola, Chikchok =Bounty, Chikchak ou Tak tak= Kitkat, Metro = Mars.

from central asia 09, sur les traces de l'Imam Husseyn.

Bonne nouvelle le billet de deux euros vient de sortir, on aura les poches plus legere. Oublier de vous dire que sur Teheran, j'ai pu deguster ma premiere glace au safran. Faisant le tour de la ville by night en voiture et m'apercevoir qu'il n'y a rien pour les jeunes. De vous dire que le gpl est gratuit pour les taxis Vu dans une vitrine de magasin de photo un appareil nazi de la Luftwaffe antiquite qui n'est pas a vendre. La chance du hasard et des rencontre toujours fortuite et me faisant avancer jour apres jour. un pilote d'avion me renseignant sur les voles pour l'Ouzbekistan, un japonais se retrouvant bloquer par le meme visa que moi et qui a seulement un budget de 3 dollars par jour, ce nourrissant d'oeuf, de pain, de tout ce qu'il peut trouver a pas cher. Un francais revenant d'Afghanistan me renseigne au cas ou et tout cela tous les jours au hasard des questions qui se posent...

Quelques nouvelles d'actu sur la ville de Bam, selon les gens que j'ai rencontre et qui si sont rendu: Une vrai vision de desolation, d'apocalypse. Des tentes monter a la hate sur les ruines des maisons. Des ouvriers sont deja a la tache pour rebatir la forteresse, leur budget est deja debloque, laissant le peuple de la ville dans un desespoir et un mecontentement sur les millions collecter a l'etranger qui ne sont jamais arriver jusqu'ici.

Shiraz ville des poetes Saadi et Hafez ou je vous avais laisse la derniere fois, tour de la ville de sa mosquee recouvert de sa mosaique faite de million de petit mirroir, les fideles viennent embrasser le shirine (tombeaux) s'en allant a reculons. les femmes dans une cour adjacente regrouper pour papoter, boire le the et fumer le galion (narguile iranien). Oublier de vous dire qu'a Persepolis, les pierres vestiges d'une autre epoque sont recouvert de tag neo retro, signe pour l'eternite a toi paulette l'amour du moment ou le souvenir d'un connard sans education ( j'suis venu, j'ai vue, j'ai ecru). Dans ce vieux bus mercedes le long des routes, je regarde les R5, les 2cv, donnant un air nostalgique de france des annees soixantedix. La police surveillant tout cela a bord de leur vaiseau Mercedes 240 (ca rigole pas ici). Dans les oasis, les derniers nomades ont troque leurs chameaux pour des pick up bleu toujours aussi charger.

A l'heure ou tout le monde sort de boite par chez nous, me voila arrivant seul a la gare routiere de Yazd, on m'avait dit pas de probleme lorsque tu arrive tot, tu squatte la gare routiere en attendant le jour. Cela doit marcher pour toutes les villes sauf celle-ci. Je m'installe dehors sur le banc en beton ouvrant mon livre de farcie, le temps d'apprendre quelques lignes pour ne pas m'endormir, surveiller le soleil apparaitre derriere les montagnes et attendre un nouveau cycle hotellier. C'est rigolo de comprendre quelque brive de phrase des discutions voisines. Le va et vient deposant leur lot de passager et la silhouaite de deux sac a dos se detachant du groupe, savoir que je ne finirai pas la nuit tout seul assi ici. Cette phrase qui retint {wich country} et qui prend une autre forme lorsqu'elle est dit par deux occidentaux. Valentin et Raoul, deux roumains en ballade comme moi. Toujours les meme questions et le plaisir partager du moment. Autre bus et autre arrive: Tomoko une japonaise voyageant seul depuis 5 mois ce joint a nous. L'attente prend une autre forme, plus joyeuse et s'atablant dans un petit resto pour nous rechauffer devant un gobelet de the. L'arriver du soleil naissant sur ces plaines desertique et montagne au sommet enneigees. Nous prenons la direction de l'hotel marquer sur un guide. Pour ce retrouver dans toutes ces villes pas de probleme, vous demandez la rue Khomeini et vous etes sur d'arriver au centre meme de toutes ces aglomerations. la visite de la ville se fera avec mes deux comperes du moment. Ici la vie a garde son image classique d'une ville de province et pas de vendeur de souvenir devant chaque monument. Pas de separation dans le bus pour delimiter homme et femme. Celle-ci d'ailleurs non point peur de vous regardez, de vous sourire et de vous parlez. Deux d'entre elles me demanderont d'ecrire quelques lignes sur un carnet, je me permets d'ecrire une phrase gentil en anglais une autre plus coquine en francais. Ces differents sites, dont la tour du silence, plus beau sur la photo qu'en vrai. Ressemblant au decors de la guerre des etoiles laisser a l'abandon. Je reste longtemps a regarder ce vieux assit par terre se deplacant avec l'ombre du transfo sur lequel il s'appuit pour faire ses panier ou plateau en osier. Rien ne le derange pas meme les passants, abile de ses mains, de son savoir faire, de sa vue disparaissant. Je reussi a l'interrompre pour une photo, reclamant son due comme faisant parti du decors. Au info du soir le Michel Chevalet local nous montre la derniere technologie iraniene ou comment monter la surprise d'un oeuf Kinder...

0h40, ma chambre, sa vue. La chemise ouverte a la fraicheur d'une nuit etoile: dans la rue retint la musique s'echappant du chapiteau librairie, recouvert de temps a autre par le va et vient d'un de ces 100 cc. Au fond les deux minarets eclairer de vert, comme un phare dans la nuit au milieu du desert annoncant l'oasis aux caravannes derivantes. Les puits de ventilation pour refroidir les maison au facade de terre remede contre les grosses chaleur d'ete. Technologie d'un autre age. Les feux de circulation misent en veille, libre de tout rappel codifier. Sous les projecteurs eclairant la facade de la mosquee recouvert de sa mosaique turquoise, ressemblant au mur des vent de jaipur. Ces femmes toute vetu de noir profitant de ce moment de liberte, se prenant en photo devant la fontaine ou les jets se sont calme, laissant refletter leur silhouaite sous la lumiere chaude de l'eclairage publique. Les imaginant dans un avenir admirer cette photo prise sous mes yeux. Dommage que l'obscurite m'empeche de voir leur sourire. Deux trois passant venu feter cette nouvelle annee en ces lieux. Le vendeur de glace glanant les derniers rials d'une famille tardivement passer. Les hommes coucher, le gerant de l'hotel preferant la lucarne televisuelle. Les jeunes sur leurs motos stationnant devant le banc publique squatter par d'autre n'ayant pas d'endroit a eux. Derniere ballade romantique pour deux amoureux sur leur deux roues. Dans la voiture un autre couple bravant l'interdit, partant dans un langoureux baiser. Voila la vie qui s'ouvre a moi, savourant la paix, la quietude de cet instant. Je ne veux m'endormir, laissant ce decors disparaitre dans l'oublie du sommeil...

Traversee du desert Iranien, sans le stop and go que je souhaitais par peur de ne pas retrouver de bus pour ma prochaine destination.

Mashhad: Bienvenue sur la planete chiite, ville sainte, ville du safran, ici on ne vous demande pas votre pays mais votre religion. Je trouve hotel a bon prix parmis les nombreux qu'il y a pour les pelerins. Trouve sans trop de difficulte les ambassades qui m'interessent, la queue, bousculade et toujours les meme reponses. pas de chance encore une fois tout est ferme pour quattre jours. Je pars a la decouverte de la ville. De voir que tout est en construction, minaret de beton et les coupoles gloques attendant leur facade de mosaique. Faisant le tour de la mosquee en deux heures, je fais un tour du monde. De ces boutiques ou l'on ne vent le kit complet du bon pelerin de ces chapelets made in China, des reproductions de l'Imam Ali bien portant remit au gout du jour comme chaque idole dans chaque religion, des marchands de bague trouvant leur place au milieu de chacun d'eux et des photographes avec leur decors de carton pate representant la grande mosquee ou les photos sont interdites. La moto discomobile religieuse, les pelerins squattant le pave, le cheik suivit de ses trois femmes. Et la, le rassemblement d'homme et d'enfant revetu de leurs chemises noirs et la terrible ceremonie expiatoire, ou ils se flagellent aux chaines pendant une heure au rythme des tambours et au son de l'Imam chantant Husseyn le martyr, un jeune est la pour asperger d'eau ces disciples d'Alla. Par la suite ils forment un cercle pour ce taper la poitrine, se tournant vers la mecque en pleurant en coeur. J'allucine, me retrouvant seul blanc au milieu de tout cela. Je vais visiter la grande mosquee et failli me retrouver coince pour l'heure de la priere ou chaque metre carre est recouvert de tapis, chaque cour, chaque salle. Je suis le fanatique pelerin male venant psalmodier des prieres. Dans ces aller et venu, je me retrouve dans la bousculade pour pouvoir toucher le tombeau a la coupole d'or de l'Imam Reza mort en 819 empoisonne. Les regardant baiser les portes de cuivre dore, salle recouverte de la plus grande mosaique de mirroir que je n'ai jamais vue. Ne disant rien, faisant les meme geste au cas ou je serai montre du doigt, avec ma barbe et tous ces rites, personne ne souci de moi. Mashhad ville du safran et au restaurant ou je vais tous les soirs pour un repas que je n'arrive a finir pour 3 euros, ici comme ailleur pour passer le temps on casse le sucre avec un marteau de metal pour le transformer en de. On m'ammene le sac plastique le plus ordinaire du monde rempli de deux bon kilo du pistil de cette fleur.Moi qui croyait qu'on le cacher dans des coffres forts.

Conclusion: Apres un mois de voyage a travers ce pays, de decouverte, de rencontre. Je ne cherche pas a me projeter trop loin, peur d'une deception. Alors je vie au jour le jour, de cet petite galere de routard au joie du moment apres un visa ou un renseignement important. Je me serai jamais autant regaler du plat national servie dans les gamelles d'alu des restaurants de quartier ou l'on voit defiler la vie a travers la vitrine. D'avoir vue les vertes vallees aux plateaux desertiques. Du plus laic au plus croyant d'entre eux. D'avoir tenu 30 jours sans une goutte d'alcool. D'avoir partager leur quotidien. Je vous dis a bientot pour un autre pays, autre langue, autre moeurs

from central asia 10, les portes de l'asie central s'ouvre enfin.

Avant de lire ces lignes, je tiens a vous rassurez tous. Je n'avais rien dit de ma destinstion pour ne pas alarmer tout le monde. Tout va bien pour moi, pas de probleme d'insecurite...

Le 06 avril, 6h30, mon visa expire dans moins de 18 heures. Me voila a la gare routiere de Mashhad et la temperature a chuter, le danois n'est pas la. Je me place bien pour pouvoir mettre mon sac dans l'un des coffres du bus qui sont deja remplie de commerce au noir. On me dit garder votre sac et l'arriere du bus se transforme en un monticule de baggage. 9h00 ca y est on part, dans nos vieux bus mercedes ou leur ancienne destination non meme pas etait efface, le notre est marque beach machin chose, il devait relier une plage de la cote grecque. Celui devant est francais 26420 (vive la Drome). S'imaginer qu'apres avoir fat leur 2 millions de kilometre sur nos terre, il allait finir leur vie sur le carrefour des routes naissantes. La chance d'etre blanc et je me retrouve juste derriere le chauffeur. Nous voila parti, j'en profite pour finir ma nuit et comme toujours on me questionne, pourquoi?, comment? et qui paye mon voyage. Comme dans l'est de la Turquie, steppe desertique et au mileu de tout cela le ruban d'asphalte, derniere ville ou l'on s'arrete a la gare routiere et ou s'ammoncelle sur le quaie le double du chargement que nous transportons deja. On trouve de la place, sur le toit, dans l'allee ou l'on dispose les bonbonnes de gaz et les futs de gasoil, un gars me demande: {go Afghanistan, good bye). Ca y est la frontiere, au milieu de nulle part, toujours ce corridor de barbelet et des panneaux autour annocant des mines antipersonnels pour eviter les clandestins qui serai tenter par plus de liberte. On fait descendre tous les afghans de retour sans visa et on fouillent leurs sacs, on y perd deja une bonne heure, deuxieme poste pour nous ou chacun pointe son visa. Je prends le temps de fume un cigare et d'en offrir autour de moi, comme les parfums cela ouvre des portes, casse cette cage de verre, nous fait gagner du temps et pour moi des renseignements precieux pour la suite, troisieme poste et nous voila en Afghanistan. De ce cote si pas de route mais une piste, qui apres la pluie a transforme se terrain vague en nomad's land. Casse de vehicule, bicoque faite de recuperation de bois et de plastique. Pas de douanier pour nous verifiez, juste un gars qui tamponnent les passeports sans meme regarder si vous avez un visa de l'autre il balance celui-ci sur le comptoir, vous allez me dire si vous en etes arrive ici, il n'y a pas besoin de verifier. Pas d'ordinateur pour vous enregistrez. De retour dans le bus, nous voila reparti. truck d'un autre age (berliez, kamaz) tout le long de la piste rendant l'ame les un apres les autres, suspension, direction ou moteur casser. Ancien caravancerail transformait il y a quelques annees en poste avance ou il ne reste plus qu'aujourd'hui que la carcasse de char sans chenille, celle-ci servent de ralentisseur sur la route et d'ancien camion de troupe cannibalise, seul vestige visible la mitrailette de gros calibre rester sur son trepied, cela n'empeche pas les troupeaux de mouton d'aller et venir. Autre caravancerail transforme en camp de refugier du HCR. Le long de la piste, les tentes de nomades, le berger gardant sont cheptel avec la kalaniskof en bandouliere. Je me voie revivre les longs convois de chamaux auparavant qui acheminer leurs charges a travers ces steppes. Toujours le long de celle-ci autre carcasse de char servant d'air de jeu aux enfants. Ces oasis sans eau, enfin si, avec un puit, une pompe manuel estampier ONU, pour leur rappeler qu'il ne serait rien sans nous, ou si, qu'il serait peut etre tres different. Oasis commercial ou les echoppes ne sont ni plus ni moins que des conternaires vides coller les uns aux autres. Village de terre, d'une autre epoque, ou l'on pend sur un bout de bois une gente vider de ses raillons faisant office d'antenne de television. Le soleil descend et rend cette vallee magnifique. Apres douze heures de voyage, Herrat dans le noir, ne sachant pas ou aller, le chauffeur du bus m'ammene dans un hotel, ou l'on vous serre le the avec les petits gateaux, ou l'on vous avance une feuille, ou tout est compris dans le prix que l'on va vous annoncez: 45 dollars (euh, massage compris), que faire accepter, partir dans la nuit pour un autre hotel, sans un afghanis en poche. Pour moi cela represente le budget de 15 nuits. Aller on se fait plaisir, on rechage les accus, le ventre, les gourdes et on traine sur le net tout la nuit car tout est a volonte. J'oubliais on vous demande de laisser vos armes dans la voiture...

Le reveil se fait au son des clochettes des carrioles tirer par les chevaux. Le plan de la ville, ou il apparait plus de point avec ces diminutifs d'association caritative que d'hotel. Il y en a pour tout le monde, a croire que la jet set humanitaire se serait donne rendez vous ici sous le soleil pour refaire le monde dans l' hotel chique de la ville. Dans la rue deux mondes se rerouvent, les riches dans leur Toyota, les pauvres sur la cariolle parfois tirer par des chevaux, parfois par des hommes. Je vous rasure avec l'operation freedom machin truc des blancs les femmes portent toujours la purda. Premiere chose se matin se faire faire une chemise a la mode du jour qui tombe jusqu'au genoux pour se fondre dans le decors, car pour les hommes, il n'y a pas d'exentriciter vestimentaire, chemise jusqu'au genoux, gilet, beret a la Masshoud ou turban. La ville, ses trottoirs ou chaque metre carre a quelque chose a raconte, la poussiere, la salete, tout est recouvert d'une couche de pousssiere. Ce n'est pas de l'humanitaire que l'on devrai faire mais de l'humanhygiene. J'aprehende drolement mes premiers pas, je me dirige vers la mosquee qui est magnifique recouvert de sa ceramique bleu et de ces textes caligraphies, pour une fois je peux m'asseoir et profiter du spectacle. Deux filles qui sous leur purda sont habillees a l'europeenne, viennent me poser des questions en anglais: {vous etes journaliste ou vous travaillez pour laquelle de ces organisations}. Je leur dis que je suis de passage, mais elles n'encroivent pas un mot. Ici pour les jeunes filles la vie n'est pas rose du tout. Trois cents femmes qui, l'an dernier, dans cette seule ville, la capitale d'Ismael Khan, le seigneur de la guerre de l'Ouest afghan, se sont immolées par le feu pour échapper à la condition d'esclaves conjugales qui est le lot de l'immense majorité des jeunes Afghanes, morte de ce fanatisme sans âge qui s'appelle l'islamisme et qui n'a pas disparu.

Ensuite le chateau, le bazar, le quotidien, je sors l'appareil photo, je commence des plans larges puis je m'approche et je demande pour faire la photo et tout le monde s'agluttine autour de moi, avec mon imagination debordante, je crains le pire, mais tout est ok. La boucherie sans vitre sur des billots ou les couches de sang seche les une sur les autres, la langue d'un boeuf accroche a l'entre, les vissaires a meme le sol, un plan de travaille sale comme jamais il ne m'as ete donne de voir, j'arrive a faire la photo de l'ensemble. Pour la premiere fois je vois un commerce vendant des plaques de sel venant de l'Himalaya. Toujours en marchand, comme un representant politique, je me vois lever la mains tous les dix metres et saluer: {asalam alekum}. Les ruelles de terre, les enfants poussant a l'aide d'une tige ce cerceau de caoutchouc. Le magasin d'antiquite ne se faisant plus d'illusion pour les annees a venir ne cherchant meme pas a vous rabattre, juste a venir boire un the et parler. Le cimetiere des sans argents tas de pierre annoncant la presence d'un corp enseveli survoler par un escadron de pigeon blanc...

(question de securite je prends l'avion 2 heures de vol pour rejoindre la ville suivante, meme prix que le bus qui lui met 2 ou 3 jours) 9h00, je pars pour l'aeroport, comme partout ou vous demande d'arriver 2 heures avant, deuxieme ville du pays par son importance, j'imagine l'endroit et mets tout dans mon sac pour ne pas avoir de probleme au portique. L'aeroport international. Non pardon je reprends, l'aeroport intercommunal au milieu de nulle part ressemblant plus a une gare ferroviere desafecte, avec son parking unique au monde ou le vehicule le moins cher est un 4x4 Toyota derniere generation. Je rentre, personne pour vous acceuillir et me voila sur le tarmac, il y a juste notre avion et un helico russe tout blanc estampille (je vous laisse deviner). 4 blancs attendent aussi travaillant tous pour une organisation humanitaire, les militaires l'arme au poing les responsables de l'aeroport reconnaissable a leur badge. D'un cote de la piste la station meteo elle aussi offerte a l'autre bout les carcasses d'avion. Au bout d'une heure je me dirige vers l'avion, et l'equipage russe m'accueille. On parle meme le francais. On prend mon sac sans meme regarder dedans, pas besoin de passeport. Un Antonov devant finir ses jours au soleil. A l'interieur pas de fioriture. et puis me voila attendant les autres passagers a prendre des photos de l'ensemble, allant dans le cockpit. Messieur; euh, les temoins d'usure du train d'aterrissage lateral droit on disparu. pas probleme. Les gilets de sauvetage, y a pas; les consignes de securite, y a pas; le petit sac, y a pas, ahhhhhhhhhhhhhhhhh.

11h00 personne, serai-je le seul passager. Puis tout le monde arrive se positionant en file indienne devant l'appareil, ainsi que les bagages. Combien? 50, no, no only 48 places. Ce n'est pas grave deux partiront demain. Au fait installer les gens les hommes devant les femmes derrieres, les enfants debout entre les jambes et pour la plus par cela doit etre leur bapteme de l'air. A cote de moi, un afghan vivant au Quebec et parlant francais avec l'accens (on aura tout vu), je ne peu pas retenir de rire. L'avion decolle et rien que pour moi on me fait l'annonce en francais. A l'arrive je me dirige vers une dame pour me renseigner et je fini dans le beau 4x4 blanc pour rejoindre le centre ville...

Masar e sharif dit Masar, ancien fief de Massoud le lion du panzir. Capital de la pauvraute; qu'est ce qu'il y a pu y avoir pour que tout le monde soit si pauvre et que les blancs viennent mettre leur grain de sel dans leur gros 4x4 blanc, a cote d'eux les picks up flambant neuf de qui vous savez, a ce demander qui est la mafia. Ils sont tous assit les uns a cote des autres le long du mur de la mosquee chiite (ici, on est en pays sunnite et les talibans l'ont abime, lors de leur passage) toute recouverte de ceramique bleuelle aussi. Moi dans ma belle chemise bleu pour me fondre dans la foule je ne fais qu'attirer les regards, je me sens obliger de retourne a l'hotel pour mettre des vetements moins voyant et retirer tout ce qui pourrait avoir de la valeur sur moi. Personne ne porte un vetement sans trou, sans etre recouvert de poussiere, ou tout est terne. Les enfants jouent dans la rue au ballon degonfle troue lui aussi. Un ramasse poussiere et une capsule de bouteille font tres bien l'affaire pour jouer au ping pong, on court apres une bouteille en plastique vide deplacer par le vent, dans le ciel des cerfs volants rudimentaire. Le cinema et ses affiches jaunies par le soleil. Les charlatants et leur parlophone pour vendre leur poudre de perlinpinpin, le tir a la carabine a air comprime sur des allumettes, le circuit de voiture circulaire au l'on deplace une voiture aimante tout cela tourne a la force du poignet. Cette reflection qui me vient a l'esprit: Mais qu'est ce que je suis venu faire ici. Je n'arrive pas a me defaire de cette pense et il faudra attendre la joie s'affichant sur leur visage lorsque je sors la boite a image. Le sourire revient et je partage un peu de mon temps et de mes petit billet rouge ou bleu d'un ou deux afghanis que je prepare dans ma poche. Me voila a faire le clown sur une selle de velo de fabrication local, percher a deux metres du sol et toute la rue s'est arrete, le temps d'un instant, le temps de rire et cela fait le plus grand bien pour tout le monde. Pour la premiere fois j'estime que ma vie a un prix, celui de l'hotel ou je reside, a coup de 20 dollars, c'est le seul batiment encore correcte, avec ses sanitaire a l'occidental et son cumulus qui n'a jamais le temps de ce recharger du au coupure de courant intempestive, mes soirees se passent a la lumiere de ma lampe de poche, au son du groupe electrogene et de la musique indienne du marchand de glace d'en face. Elle se fini quand la battery de ma lampe c'est epuise. Pas de repaire car la vie ne vaut absolument rien, mais pour moi on essaye toujours de gratter un peu plus et je ne cherche meme pas a negotier tant que l'on me vole de 5 ou 10 centimes d'euro. Comme dans la ville precedente, on ne vend que du produit d'importation, rien de local, si les bananes naines ou l'on cherche la couleur la jaune d'origine sur sa surface pourri. Le soir je me retrouve au restaurant du coin ou tout le monde les jambes croisees devant le film de guerre indien (ils en ont pas marre de manger au son des mitrailettes). On me sert la Poulao (riz, patate douce, mouton) que l'on deguste avec les doigts et le the. Ca y est, j'y suis en Asie central. Comme le gardien de l'immeuble faisant office devant l'hotel, il attend, ici tout le monde attend que la journee se passe, attendre l'argent qu'il n'y a pas. Je pars en taxi collectif ou biensur les femmes non pas leur place a cote de nous mais avec les enfants dans le coffre de la voiture, pour rejoindre Balkh et les ruines de l'ancien royaume de Bactre. Le long de la route, toujours ces carcasse de char, des camions surcharges avec encore par dessus les gens qui non pas les moyens de se payer le bus et champ de pavo. Barrage de police pour gratter un bacshich, mais le chauffeur me montre du doigt et pas de probleme pour nous.

Fondée vers 2500 ans avant JC, ce fut la plus fabuleuse étape de la route de la soie jusqu’au passage de Gengis Khan en 1220 : tous ses habitants, hommes, femmes et enfants, furent alors tués, et la ville systématiquement détruite. 50 ans plus tard, Marco Polo ne trouvera plus que des édifices de marbre en ruine autour de vastes places désertées. Aujourd'hui il ne reste plus rien uniquement le mur circulaire de l'anceinte du a une construction de qualite, ou l'on y retrouve les ossatures des cadravres de prisonnier enterre pendant sa construction. Il ne reste plus que le desert, trou de rocket et une cabanne ou il ne fait pas bon y entrer hormis pour y fumer l'opium. Cet ici qu'Alexandre le grand epousat Roxane. Mais c’est aussi la ville où vécut et parla Zarathoustra...

Samedi, branlebas de combat dans l'hotel avec un repas de mariage a 7h00 du matin, a 9h00 tout le monde etait reparti a ces occupation. Je pars en taxi collectif tenter ma chance a la frontiere Uzbeck, apres 4 heures d'attente sous le soleil devant l'Amou daria. Je me vois refuser l'acces, je regarde le va et vient des camions ou le commerce ne va que dans un sens. Retour a Mazar city pour essayer une autre solution.

Je pars au renseignement et je commence par MSF, au moins il devrait y avoir quelqu'un pour parler francais. l'on m'explique que personne ne peut passer la frontiere hormis l’ONU. Je ne perds pas de temps pour plier baggage et trouver un taxi collectif pour rejoindre Kabul, malgre les mises en garde du danger de la route. Nous voila partit. La route se decouvre a travers la vitre de la voiture et au son de la musique indienne. Après le desert, les montagnes et les vallees verdoyantes de l'ancien Kafiristan. Le long de la route ou la charrue est encore tire par des boeufs, toujours les carcasses de char russe et les atrouppements autour de moi lors des arrets et je regarde les gens au bord de la riviere pecher au groupe electrogene et au bout d'une perche un cerceau de metal pour electrocuter les poissons. En repartant nous croisons un convoie de GI americain montant vers le nord. Apres les chaleurs de Mazar nous voila disparaitre dans les nuages. A 3500 metres d’altitude, on s’arretent dans la neige, moi en sandale par 00 degre et ils se mettent a prier Allah, je ne comprends pas tres bien. Et les voila faire signe lorsque l’on s’engage dans les derniers tunnels, on se demande s’il ont va reussir a s’en sortir. Il refont la priere pour le remercier de nous avoir laisser passer sans encombre. Moi j’en profite pour accrocher un ruban vert dans un arbre pour le remercier a ma facon. La route continue et je les comprends a parler politique. 22h00, on arrive enfin a Kabul, pas d’adresse sauf celle d’une agence de voyage. Je reste dans le restaurant sur le bord de la route qui s’est transforme en dortoir, ou la nuit est gratuite. le vieux avec ses mousquets d'un autre age, quelques militaires et leurs armes. A cote de moi, un cul de jatte au air du Che, de l’autre le chat et les cafars dans les cheveux et seulement Buddha me recouvrant pour me proteger. Reveil 4h30 pour la priere, meme pour moi. voila une semaine qui commence. Nouvelle semaine et nouveau probleme. Lors de mon attente devant l'Amou daria, il n'y avait qu'un pont de 300 metres a traverse pour pouvoir rejoindre l'Uzbeckistan. Cela va etre les 300 metres les plus cher de ma vie, comme on m'en a refuse l'acces et pour rejoindre ma mere dans des delais correcte, je dois prendre un avion demain pour Dubai, puis apres demain pour Tashkent. qu'elle drole de planete que la notre. pas d'autre solution si le n'ont fait pas parti d'une organisation, il y a un peut moins cher mais il me faudrait plus d'un semaine pour y arriver

from central asia 11, soviet system.

300 metres = 700 dollars + 6000 kilometres, drole

d'equation, Me voila au depart de Kabul et sur le

tarmac, le balai des helicopteres de combat. Je quitte

un des pays musulmans des plus pauvres de la planete,

pour me retrouver dans le plus riche: Dubai, oasis

moderne, au parc recouvert de gazon synthetique, au

gigantisme de l'architecture moderne, sur la piste, oh

pardon sur les routes droites se suivent les voitures

les plus cher du marche. je trouve l'un des hotels les

moins cher de la ville a 40 dollars la nuit, petit

hic, c'est l'hotel aux 4 discotheques et des milles et

une passe, ou le cheik et les jeunes de la ville

viennent depenser leurs dinars. Devant les grands

hotels, accostent les bateaux en bois vennant de

Chine, d'Inde aux cargaisons multiples, les trottoirs

se transforment en quai de dechargement et une autre

vie s'y ecoule au rythme des grues, colis et du

rechaud a gaz pour preparer le riz. pour manger a pas

cher. Moi, je finis chez Burger king, vais au cinema

voir: {la passion du Christ}. Attendre que l'heure

s'ecoule, attendre impatiemment le retour en Asie

central...

Uzbekistan me voila, Tashkent et le vert des parcs

impressionnent mon regard apres tant de desert, ainsi

que les epaules denudees et le nombril exibe des

filles dehambulantes dans les rues. La police, elle,

se deplace en voiturette liliputienne made in Korea.

Je retrouve enfin ma mere et le luxe des hotels a

touristes aises. Mais j'ai le sentiment d'avoir failli

au regle du voyage que je m'etais impose, par le faite

d'avoir prit un avion et d'avoir eu cette coupure

entre deux mondes. Nous partons sans perdre de temps

pour Samarcande, le long de la route on refait la

geographie francaise en regardant les ancienne

destination non efface des vieux bus Mercedes. pas de

logement dans les tarifs de maman (elle m'invite),

alors nous finissons a l'Alliance francaise qui nous

aide et avec qui nous allons passer beaucoup de temps

a raconter notre pays. Maman se retrouve entourer

d'une bande d'etudiante qui lui posent plein de

question, comment se deroule la vie chez nous, comment

sont les jeunes, est ce que l'on mange du chien ou du

chat, etc...

La ville, le Registan, certainement la plus belle

esplanade du monde, entourer de ces trois medresas

toujours recouvert de mosaique, avec ses tigre lion et

ses textes caligraphies. Un pays perdu, sans origine

ou l'on vient de ressortir des livres d'histoire

Tamerlan le conquerant et ce nouveau symbole pour

faire avancer un peuple. Il ont perdu leur premiere

ecriture arabe au profit de l'alphabet latin puis

cirillyque et aujourd'hui enfin en 2005, ils

repasseront a l'alphabet latin. Un peuple au 109

ethnie et ce mettissage qui s'opere lors des mariages.

A vous jeune celibataire de nos provinces, les plus

filles se trouvent ici, je vous le dis.

Premier soir ou nous nous retrouvons inviter par la

famille qui nous accueille, a feter l'anniversaire

d'une soeur celibataire au dent en or comme toutes les

femmes qui nous entourent, la richesse porter en

bouche. Pour l'occasion, on lui trouve un mari en la

personne de moi meme, ca rigole sous le clinquement

des tasses remplies de vodka resonnant dans la cour,

drole d'entrer pour moi apres 2 mois d'abstinence,

nous offrons au femmes des echantillons de parfum

(merci a tous pour ce service) et cigare pour les

hommes, soiree royale, ou l'on danse sur du turbo

folk. Le mariage n'aurat pas lieu, apres lui avoir dit

que je ne possedais que cette apareil photo et un sac

a dos et lui disant que pour moi cela doit etre la

femme qui doit tout faire...

La visite se deroule guide a la main, prendre le temps

d'admirer tout ces chefs d'oeuvre sauver par le

communiste. Car il y a 100, il ne restai rien,

uniquement des batiments denuder de toute peinture et

autre ecriture, il y aura fallu Lenine pour proteger

ce pratimoine. Le bazar plein de couleur derriere Bibi

khanoum medresa, de sa drole d'histoire. Construit

sous les ordres de la femmes de Timour (Tamerlan), de

ces travaux qui n'avancer pas elle demanda alors a

l'architecte arabe, que faudrait- il faire. Il lui

repondit: Juste un baiser de vous, car il etait tres

amoureux d'elle. Alors elle ceda et imposa un coussin

devant sa joue, mais le bisous fut si sulfureux qu'il

lui laissa une grosse marque. Elle imposa a toutes les

femmes du royaume de ce voile. Mais de retour son roi

fut mit au courant de l'incident. Alors l'architecte

du monter en haut du minaret pour s'envoler vers son

pays et fit enterre la reine vivante. Davron un jeune

apprenant le francais, nous invite dans sa campagne

pour passer le dimanche, petit bourg a l'electricite

deffaillante au quotidien et l'eau a aller chercher a

la pompe, les toilettes simple trou dans la cabane au

fond du jardin. tout le monde vie dans la meme piece,

tapis sur le sol sur le mur, un lustre accroche que

l'on a jamais deballe de son plastique. Les deux

coffres, trousseau du mariage ou reside dessus les

couvertures de coton que l'on replie apres chaque

nuit. Nous nous atablons a meme le sol autour d'une

table pour une premiere colation. Ensuite,

presentation de la famille, ou je me retrouve avec les

hommes, maman elle partage la table des femmes dans

une autre piece. les jambes croisees, les femmes nous

apportent le repas et comme plat principal le Pulov

(poulao), ce plat qui va me suivre jusqu'a la Chine.

On parle politique, le pour du communiste, ou rien

n'etait cher, de sa vodka que les russes ont laisse

apres leur passage, au joie d'une liberte qui a un

prix, 1 kilo de viande est equivalent a 15 jours de

salaire. De la religion islamique a la sauce local, on

garde l'alcool et on mange le cochon. A la fin du

repas, on branche une batterie pour pouvoir regarder

la television et le sitcom japonais, qui accroche le

regard de tout le monde. Tout le monde dans la rue est

sortie, voir ces etranges de passage que l'on exhibe,

ou l'on doit rentrer dans plusieurs maison pour ne pas

offencer, mais ou nous devons refuser le repas que

tout le monde a coeur de nous offrir. En fin d'apres

midi, on part retrouver les parents de Davron. Son

pere ancien prof de francais qui a prefere arreter

pour se retirer dans cette petite cahute au milieu des

champs avec sa femme. Une seul piece, deux lits, une

petite table au milieu, le poele a l'entree, de

l'autre une etagere au 5 ustensiles vitales, ils nous

offrent le repas de leur journee, se retrouvant devant

un dilem, on ne peut pas refuser et si l'on mange, eux

n'auront plus rien. Drole d'endroit, pour passer un

dimanche soir et tout cela en francais. Direction

Bukhara dans un bus russe, pas de place pour mettre

mes jambes, alors je finis au fond entre cargaison de

pare brise et le plexi remplacent la vitre du bus. Les

rois de l'irrigation, des cannaux le long des routes

ou chaque parcelle a sa tranche. Des muriers n'ayant

plus a recevoir les vers a soie.

Le mauvais cote du communiste a ete l'obligation a

tout un continent de vivre a la meme enseigne, aux

moeurs regle par une kommandatur. Tout a ete pense,

regle, ne restant plus qu'a vous de travaillez et

d'allez passer vos conger la ou on vous l'a dit: A

Bukhara la voleuse qui a tout compris du business

touristique, pas de garde dans les musees, mais des

femmes surveillantes vos aller et venu et qui a le

droit de vendre ses broderies. Les tarifs en fonction

de la tete du client, tout negotier pour ne pas se

faire avoir. Devans les anciens hotels du parti, de

l'air russe au decor de fontaine d'un passe a tout

jamais eteinte, seul reste le parterre de rose rouge

du jardin public entretenu elle aussi grace a

l'irrigation. Les poucettes qui arrivait de Moscou,

mise a la mode par le media unique, finissent

aujourd'hui sur les trottoirs, remplies de bonbon,

friandise et autre cigarette. Les enfants sont

retournes comme il etait auparavant dans les bras des

parents. Des ecoles sans nom mais mais au simple

numero, triste d'entendre: Je viens de l'ecole 27,

specialise en je ne sais quoi. Aux cours de

recreation, ou reste sur les murs des affiches d'un

patriotisme vieillissant, aux parcours du combattant

pour former toute cette jeunesse. Du site culturel au

luna park d'un autre age qui aujourd'hui sert encore

pour sortir main dans la main d'amoureux revant d'un

monde encore plus occidental. Avant l'air communiste,

il n'y aurat eu que 4 touristes ressencer en 400 ans.

Hier, on vennait en train de tout l'URSS, aujourd'hui

ce ne sont plus que des cars de touriste hyperspeed,

voulant du depaysement et visiter mille et une place

en une semaine chrono. Aux commercants avident de

rentrer d'argent. Tu n'as que ce que tu merites et moi

de devoir tout verifier du change au restaurant, des

entrees de musees au souvenir. Pour la quatieme fois

je retrouve Franscheka par hasard sur la grande

placeet partageons soiree et toujours nos infos

precieuses. Nous partons pour Khiva, ville dans le

desert Izil-kum, du neo retro pour touriste en manque

d'imagination. De tes echoppes au tapis

azerbaidjannais ou persan, des epices d'Iran. De leur

monoculture de coton, il n'y a que des tee-shirts

floquer the road silk. Nous prendrons le temps de

deguster une biere et quelques arachides devant ce

decors. Partons dans le desert a la vrai decouverte de

l'histoire des forteresses vieille de trois siecle

avant notre ere, des nomades sedentarises autour d'un

lac, voulant eux aussi profiter du tourisme, proposant

leur yourt pour une nuit et leur chamaux pour la

balade d'un instant.

Maman repart et moi part pour la mer d'aral que je

vous conterai bientot...

from cenral asia 12, la realite plus que les images.

Deja 10 jours de passe ainsi que le repos, car maman avait les guides et je l'a laisse faire la lecture pendant que moi assis, je savourais le moment. Je repars seul, taxi, puis un autre et encore un autre, pour le Karakalpastan (une fois qu'on y est, on arrete pas de le dire). Nukus et son musee, mais avant cela l'hotel Tashkent, dernier hotel d'etat, Batiment austere d'epoque sovietique survit sans entretien. On l'on parque les touristes, que dis-je le touriste via l'ascenceur de la mort, je vous le dis, au dixieme etages. On me dirige vers la chambre, celle-ci se devoile devant mes yeux ebahies, ou j'essaye de negotier mais la directrice me sermonne en me faisant comprendre que cela n'est pas bien. La chambre, aux murs blancs, ou la peinture se decolle par plaque, au coulure d'humidite, sans decoration, le balcon inaccesible, bloquer a l'addesif moisi, le radiateur aux mutilples soudures des raparations precaires. A droite un salle de bain en forme de cube et le neon gresillant plus qu'il ne donne de lumiere, ou il n'y fait pas bon poser un pied nu a meme le sol. A gauche une armoire bringbalente avec 15 bouteilles d'eau faisant office de chasse d'eau, oui parce qu'il n'y plus l'eau, dans l'autre armoir, une boite vide de viagra, trace d'un vieux voulant certainement jouer au jeune etalon une derniere fois. Biensur, il y a la television ou il ne reste plus que le vert des trois couleurs primaires et son antenne, un fil serpentant sur la moquette grisatre. Malgre tout cela, je crois sincerement qu'il faut le vivre. De voir qu'il y a eu de la vie dans cette hotel, dans cette contree. Comme la discotheque ou ses murs ont du vibre une derniere fois dans les annees soixantedix. Le seul luxe que je me payerais, sera l'apero sur le toit du batiment, avec une bouteille de biere et quelques arachides. La ville se laisse decouvrir sous mes yeux. La rue ou le vent souffle sans cesse, apportant avec lui le sable, donnant un tain jaunatre au vert des arbres. l'Amou Daria s'ecoule difficilement, des grues sont la pour draguer les couches successible de sable venant se deposer au fond. Observer cette petite fourmiliere sans lendemain meilleur. A regarder la vie qu'il n'y a plus, plus de travaille, plus d'economie, plus de mer meme si le port se trouve a plus de 300 kilometres et la mer a plus de 200 kilometres de celui-ci. Pour survivre, les gens rassemblent le reste d'argent qu'ils possedent, passe par le grossiste pour finir dans le bazar, dans la rue, les etalages se superposant et ou l'on retrouve les memes articles. Je suis la pour le musee et sa tres riche collection de peinture. Je commence par l'ancien, qui scandaliserai plus d'un puriste, on accroche les tableaux au tuyau du radiateur avec une vulgaire ficelle, en dessous d'un autre le robinet qui goutte et qui eclabousse des chefs d'oeuvre entreposes juste a cote. Pas de lumiere pour le seul visiteur de la journee, je dois dechiffrer les peintures dans la penombre, enfin je me regale seul a partir dans ces melanges de couleur. Par la suite je rejoints le nouveau, ou les cadres rouge a l'appel de la consommation, a l'effigie nestle de la cafeteria sont mieux entretenu que ce du musee. Celui-ci oui je me permets de m'offrir un guide pour que l'on me raconte l'histoire, pour pouvoir converser, pour laisser un peu d'argent, car ici aussi il n'y aurat que sept visiteurs sur la journee. Je me suis regale comme au restaurant dur a trouver, maison de particulier transformer en resto prive, pas de salle, mais des boxes, pour ne pas etre vue et certainement jouer au Don juan d'un soir a l'abri des regards d'autrui. N'ayant rien a faire je regarde cette tele au jeu: Qui veux gagner des millions, avec leur Foucault national, ou je crois que cette formule ferai plus d'un emule parmis les notres. Car toutes les deux questions, il faut lever son verre de biere pour dire merci au sponsor, alors j'imagine bien le candidat francais et sa bande de pochetroner refaire le monde. Moi aussi j'ai la mienne a la main qui m'ammenne a des reflections sur la vie...

Ainsi va Nukus.

Les bus ou je me depeche de rejoindre l'arriere pour pouvoir caser mes jambes. Meme la gare routiere est devenu triste, un bus seulement un, au bar on ne vent meme plus de the. Toujours a travers cette ligne droite traversant le desert d'Izil koum depuis Khiva. A mi parcours, le bus s'arrete et rentre en scene les femmes avec leurs samosas voulant glaner quelques soums des deux bus quotidien, ca se crepe le chignon, ca hurle, ca se bouscule; a moi l'argent, a moi, a moi de survivre. Putain de vie qu'on leur reserve. A vous dire, que la nourriture est depose dans des feuilles de livre dechire au fur et a mesure et que l'on retrouve aussi dans les toilettes...

Welcome to Moniaq, comme me lancera un des enfants de la ville. La gare routiere au milieu de nulle part, ou deux side car font office de taxi, prit a partie de suite par les premiers assaillants, Une vieille vend des canards fraichement tuer, une autre des poissons d'eau douce allonges dans une brouette. Une seule rue et pas de voiture, ici le mot rien prend toute sa dimension. Je remonte l'artere qui a elle seule est un musee, au vieille affiche sous les lampaderes mort eu aussi. Trace d'une d'une economie prospere. Ou il y a dessine sur une le bateau au filet rempli de poisson, une autre dedie a l'education, puis au sport, a la vie de famille, il y en a des dizaines et des dizaines, comme temoin d'un passe bien revolu. Des tuyaux toujours des tuyaux le long de la chaussee, au sable qui envahie leur quotidien, aux arbres se mourant lentement. Un bateau sur son estale devant la batisse du gouvernement temoigne lui aussi, le theatre delabre aux vitres brisees, l'ancienne conserverie se meurt sous le soleil balayer par les vents de sable. Je cherche l'hotel, meme si le prix aurait ete exorbitant je n'aurais osez rien dire, peur de les voles. Un chambre simple, ou ici la salle de bain est devenu le reccueil des bouteilles vide de vodka. Je me vois bien les remplir d'un message et les eparpilles dans cette ocean de sable, pour les voir ramasser un de ces jours par quelqu'un, en temoignage d'un passe bien revolu. Toujours pas d'eau enfin si celle de la pompe, dehors. "Puis-je me restaurer", oui tenez un nan (pain) et un peu de the. Comme je vous disez, rien, pas de commerce, seulement un gars sous le soleil vendant ces fameuses graines de tournesol, au barre de chocolat fondu a la bouteille de cola local fraichement servit a 25 degres celcius.

Je pars a la recherche des bateaux, les voila, carcasses rouillants gisant au mileu de cette ocean de sable. Aujourd'hui, ce sont les enfants qui ce les sont appropriees. Je reste la pentoi devant ce spectacle. Les bands de mouton ont remplace les bands de poisson, le pecheur s'est transforme en berger. Le capitaine a troque son bateau pour un bus, n'ayant plus qu'a suivre le cap bitume. Femme ne pleure plus de voir disparaitre ton mari dans l'horizon, mais de le voir sombre dans la biere, la vodka contant une fois de plus sa derniere campagne de peche au passe miraculeux. Les echassiers se sont sauves pour un horizon meilleur, laissant la place aux vaches qui se promenent dans le marais, unique que de voir le fermier aller les chercher en barque. J'admirais l'un de mes plus triste couche de soleil, sur le monument commemoratif de la derniere guerre mondial, au ligne geometrique au forme de voile, comme un ertenel souvenir. En contre bas, quelqu'un a ecrit dans le sable: "I love you" avec des engrenages de moteur rouiller, pour dire que l'on ne t'oubliera jamais. Les enfants redeviennent sauvages, jouant a la guerre. Les parents les laissant faire, plus de principe, comme un chomeur exasperer de savoir qu'il n'y plus de boulot, alors pourquoi devrai-je me lever, pourquoi entretiendrai-je ma maison, pourquoi crier sur les jeunes pour dire, est ce que c'est bien ou mal. Pourquoi ferai-je tout cela. On a vole mon pain quotidien, ma seul raison d'etre, alors pourquoi?. Mais ils ont decide de rester sur la terre de leur ancetre. Il me font marrer avec leur retenu d'eau artificiel, sois disant pour recreer un micro climat autour de la ville. Ce petit lac, pour s'excuser de se desastre. De retour a l'hotel, le jeune et sa mere, retape l'ensemble, pour croire a un avenir meilleur, tu as raison ne te decourage pas. Le repas du soir sera cette simple assiette de frite bien grasse, echangant quelques mots devant le match de boxe que la television russe retransmet. A peine 24 heures de passe et je fais le chemin inverse pour retourner a la gare routiere, la rue s'anime pendant quelques minutes, le temps que les enfants rejoignent l'ecole, revant de pouvoir finir leurs etudes, leur vie, a Almaty au Kazakstan. Avant de reprendre place a l'arriere du bus. J'essaye de ravitailler mais je retrouve les meme personne que la vieille, la meme brouette avec les memes poissons qui ont eu le temps de seche sous le soleil. nous ne pouvons pas bouger car on fait entrer autant de gens qu'il y a de vide disponible. Je revasse, en attendant Nukus, ou la gare routiere s'est anime depuis la vieille. J'achete de suite un autre billet pour partir comme un voleur et retrouver Samanrcande la merveilleuse. Une petite grosse me rejoint au font car elle aussi ne peut se mouvoir dans les fauteuilles serres du bus. Des militaires du rang ayant donner deux ans de leur vie pour la patrie nous rejoignent. Je n'ai rien a manger et ou le bus s'arrete, il n'y a rien, enfin si, biere ou vodka a 1 dollars la bouteille. Petite mami me nourrit de quelques pomme de terre, car elle a ete prevoyante, alors je lui offre discretement un parfum, qu'elle se depeche d'exiber a voix haute devant tout le parterre de voyageur, ou l'on doit etre seize personnes avec les bagages et la roue de secour dans un espace de quatre metres carre. Pour passer le temps j'ai lu jusqua temps que la lumiere du jour disparaisse a travers le plexiglasse. Saperboy enfin du moins se que je comprends, est le nom que mami m'a donne. Apres vingt heures de trajet, je retrouve la maison de Zila, la douche, comme rarement j'ai pu savourer. Le petit dejeuner, ou elle n'arreta pas de recharge les assiettes de saucisse et de fromage. Enfin je retrouve le luxe de la vie simple de monsieur tout le monde, presque si ce n'est certainement les amibes qui viennent d'echouer dans mon estomac et m'oblige a vivre pres des toilettes...

Me voici consultant de langue francaise, entre le centre culturel, les ecoles et l'institut des langues. Je raconte la France, mon metier, mais les discutions des grands derivent vite sur: "Comment je peux faire pour venir vivre dans votre pays?". Je suis invite par un groupe d'etudiant apprenant le francais, a un anniversaire et j'observe les moeurs du quotidien, je m'apercois que les garcons prennent ce qui les arranges dans chaque religion au profit de leur bien etre. Lorsque quelqu'un rentre, il n'y a que les filles qui se levent, elles meme qui doivent veiller a la table a meme le sol, simple morceau de tissus ou tout le monde se retrouvent les jambes croisees, la vodka pour les garcons, une methode champegnoise local pour les filles. Pour ne pas changer la Pulao sera servit. Puis vient le moment ou l'on plit tout pour transformer la piece en piste de danse.

Pour le premier Mai qui n'est pas une fete national ici, je vais voir le spectacle d'une ecole primaire ou les jeunes en plus de leur langue maternel, celle du quotidien et celle de l'ecole, aprennent une langue etrangere. Sur un air des chansons enfantines, ou ils ont change les paroles, on parodit les jeux de la television: Le maillon faible, qui veut gagner des millions, pour finir on me demande de faire un petit discourt devant les parents et l'on m'offre des fleurs, ainsi que de vieille carte postale. Par la suite j'assiste a des cours avec les enfants, echange les dessins que la classe cm1/cm2 de l'ecole de Fresnoy m'a remit avant de partir. Ensuite, je rencontrai les jeunes professeurs de francais de l'institut, le soir je fais la cuisine avec un repas francais. Merveilleuse journee que de decouvrir que la francophonie n'est pas morte.

Encore une semaine de passer, de retour a Tashkent, je me retrouve a bord d'une Mercedes pour rejoindre le nord est de la ville et mon F4. Oui, avec mes connaissances, j'ai la chance de pouvoir loger dans un appartement d'un bon cent metres carre, a la decoration d'un style fin Doumergue debut Doumer et je suis tout seul a l'occuper. Le luxe pour un voyageur comme moi. Le quartier aux colonnes de batiment de l'air sovietique au facade de frise geometrique et ses couleurs vives se detachant. Devant, les rails du tramway, petit echoppe pour se ravitailler, les vendeurs de cigarette et de pepite a grignoter. Derriere, terrain vague ou petre vache et mouton, les boxs de stationnemant. Tous les soirs, tout le monde est dehors, les enfants jouent au football ou a la guerre, les filles autout de jeu ancestral, comme la marelle ou l'elastique. Les ados, eux squattent ce qui reste du jardin d'enfant. Cela ressemble a la banlieue de Paris, lorsque mon pere me contait le Saint Denis d'apres guerre. Mes journees se ressemblent, ambassade, agence de voyage et l'apres midi au centre culturel francais. Le soir, je rejoins l'internet cafe ou Ilaya me recoit en me parlant anglais et me rendant service lorsque je suis a la recherche de quelque chose. Vendredi, en debut de soiree, je retrouve le cafe Hugo, le rassemblement des francophones et des jeunes ouzbeck apprennant le francais. Samedi, ce sera l'institut de journalisme du pays, ou l'on organise une petite table ronde en ma presence, les questions ne changent pas: " Dites moi comment venir en France". Aujourd'hui dimanche fete de la liberation du nazisme lors de leur conquete russe, je mets a jour mon courrier.

Ma conclusion:

Un pays ou deux mondes se cotoyent, les gens des villes, les gens des champs, ou la cela reste tres precaire, pas d'eau courant, de l'electricite de temps a autre et un peuple tres pratiquant devant Alla. Il suffirait de l'inclusion d'un mollat ou d'un imam aux ideaux wahabbite pour transformer le pays en nouvelle Afghanistan. Ceux des villes ou les jeunes s'exhibent dans des vetements a la mode occidentale, le paraitre est tres important, mais les salaires qui ne suivent pas l'influation. Celui des professeurs allant de 10 a 40 voir 50 dollars par mois au grand maximun, pour s'en sortir, ils font payer les notes. Un simple tee-shirt coute 5 dollars, alors vous voyez le rapport de la vie quotidienne. La police represente 40 pour 100 de la population avec des salaires plus concequant que les profs, eux aussi vont chercher le baksich lors des controles des voitures.

Que l'on me parle pas de la disparition d'une mer, mais d'une facon de gaspiller l'eau, tant de robinet qui fuit, tant de parterre de fleur a arroser, d'arbre a gorger pour un feuillage bien vert, sous un soleil de plomb. Si deja il faisait attention a tout cela, l'Amou Daria ne s'en porterait que mieux. Mais a mon avis apres plus de 3000 ans d'irrigation, il leur faudra au moins trente ans pour changer des habitudes bien ancrees.

Ainsi va la vie en Ouzbekistan. Pour moi, toujours pas de visas pour quitter le pays via l'une de ses contrees limitrophes, donc je ne sais pas de qu'elle pays je vous ecrirait la prochaine.

Pour finir en bonne note: On ne peut pas avoir l'argent et les filles. Nous nous avons l'argent, eux les filles...

from central asia 13 n'existe pas, erreur de manipulation.

from central asia 14, retour vers le passe.

Bon jouons a deviner ou je suis actuellement: Top, je suis un pays ou il y a plus de 150 millions d'habitants, a 21h00 il fait encore 30 degres, ou la France a refourguer des sous marins militaire; je suis, je suis, ben alors. Il ne vous reste plus qu'a lire les lignes suivantes...

Quelques centaines de kilometres parcourus, dommage que ce ne fut pas par voie terrerstre. Encore un nouveau monde qui s'ouvre a moi, a travers la vitre du van qui me rend a l'hotel au son de la musique indienne. A moi, les rikshaws, les panjabis, les talis et autre samosas. A moi l'Inde musulmanne. Un semblant de deja vue, au gout du nationalisme de merde qui nous envahie tous et surtout eux. Ou est la difference de leur quotidien avec leur frere de toujours en dehors de leur religion du porc ou de la vache. Pourquoi tant de haine en vers un autre au meme use et coutume. Moi, j'ai l'impression de revivre apres une escapade au pays des ex soviet, a l'islam modere (pas plus de trois verre). Je retrouve la voix du muezzin appellant a la priere. Malgre cela, je me retrouve au restaurant a l'enseigne mondialiste, ici comme ailleurs, la meme mal bouffe, aux aromes d'un ouest reveur. Mais qu'est ce que ces bon de retrouver le gout aseptiser d'une pizza de chez Pizza hut (je vous rassure, il ne me paye pas pour dire cela).

Mais avant d'arriver, je vais vous conter mon lundi: Je me rend a l'agence de voyage coreenne, qui devait m'avoir une invitation pour le Tadjikistan, mais elle ne sera la que vendredi, biensur ces trop tard. Alors, a travers une discussion en russe gestuel, je prends la direction du ministere des affaires interieur, ou je pourrai rencontrer le fameux quelqu'un qui donne les laisses passer. Mais je dois me diriger via un autre bureau dans la ville, qui lui me renvoie a la case depart mais avec un nom et numero de telephone. Donc j'en cherche un, dela la police m'arrete pour un controle et fini au poste, fouille, on compte tout l'argent que j'ai sur moi et les questions habituelles. Pour finir, je me permets d'offrir un echantillon de parfum au chef de la bande. "Spassiba" et il me demande de l'accompagner. Le voila s'arretant dans une echoppe a souvenir de la rue pietonne et saisi une courge peinte sans rien demander au vendeur et me la remet en guise de present. Je me trouve terriblement gener devant cette acte, mais je ne peux pas le refuser. On prend sa voiture et me voila pour la troisieme fois de retour au ministere, mais avec un flic qui s'occupe de tout pour m'avoir la personne concerner, par la suite une iscution s'engage avec toujours cette rebarbatif reponse: "Non, pas au touriste", je n'ai pas saisi la chance de proposer comme on me la suggere il n'y a pas longtemps dans un message, de remettre un present pecunier substantatoir pour une organisation dont la personne au bout du fil serai a meme de faire profiter, cette a dire: La poche de ce respecter personnage qui aurai pu doubler son salaire en quelques secondes, que ces pas bien. Donc je repars a la premiere agence qui me conduit dans une deuxieme agence de voyage, ou l'on parle anglais, je resterai la assez longtemps, d'un gentillesse et d'un service tres precieux. Peut etre qu'apres ce coup de fil il aurait ete possible de declenche la machine pour un visa de transit, mais comme il me fallait respecter des delais, il se proposait a mettre en route des demarche express avec l'aide d'une certaine somme d'argent et bien qu'il aille au diable. Alors direction la troisieme agence ou j'achete un nouveau billet d'avion pour pouvoir me deplacer, je m'etais preparer a cette eventualite ce week end pour ne pas avoir de rencoeur a continuer d'une facon que je mettais proscrit.

Je ne perds pas de temps sur la capital et par en direction du nord ouest. La gare routiere ou les minibus attendent, pour moi, je me payerai deux places, car je ne peux plier mes jambes, 21 a bord pour rejoindre la premiere ville etape. Nous roulons sur la seule autoroute du pays. Le soleil dense assomme le quotidien du peuple. Dans le vehicule toutes fenetres ouvertes, la vitesse ne suffit pas pour refroidir l'atmosphere. Pour passer le temps, je regarde la vie s'ecouler le long de la route a travers le nuage de pollution et la poussiere lever. Ici on coupe deja les bles, mais point de moissonneuse batteuse, une simple faux s'executant a la force du poignet, puis l'homme regroupe les epis et forment des fagaux. J'admire les couleurs brutes porter par les femmes. Mardan a peine le temps de dire ouf et j'embarque dans un autre van toujours aussi charger. Dir, enfin je le crois, je vais m'enregistrer a la police, quelqu'un est la pour me parler en anglais et m'accompagne dans un hotel, il ne me lache plus, ne sachant comment l'interpreter je visite la ville avec lui, me paye mes courses et le restaurant, mais rien a craindre; Arshad, fils de commercant aime parler avec les touristes de passage, car lui aussi a voyager. Il me raconte sa vie, son quotidien, les refugies afghans qui viennent voler leur quotidien. Nouvelle journee et nouveau bus pour m'apercevoir que Dir le haut est a trois heures de route encore. Stop and go pour une jeep ou nous sommes 16 a bord dans une position tres inconfortable pour affronter la montagne. Himalaya me revoila, je t'ai laisse une petite annee, mais jamais je ne t'ai oublie. Magnifique lieu, plus de route mais de la piste et la Lawaral pass a un peu plus de 3000 metres. Nous doublons les camions qui montent difficilement a trois km/h, le capot leve pour faire refroidir le moteur, spectacle extraordinaire que je ne savoure pas, preferant fermer les yeux et ne pas penser a la douleur de ma position inconfortable. Chitral et je cherche desesperement un nouveau moyen de transport pour rejoindre Bambulet, en milieu d'apres midi, il n'est plus rien. alors je reste ici, vais me faire enregistrer et rencontre un allemand et une norvegienne qui voyagent depuis deux ans separement et que le hasard fait rencontrer. L'Himalaya se merite, 48 heures apres mon depart d'Islamabad et moins de 365 kilometres parcouru, me voila enfin dans la Kalash vallee magique et plein d'histoire. C'est l'endroit ou s'est arrete Alexandre le grand avant de s'en retourner et ou il laissa cinq soldats macedoniens. Lundi, nouvelle semaine et pour rejoindre Bambuleh il faut encore une jeep, celle-ci est un pick up et toujours de nouveau record, 23 a bord enfin n'importe ou tant qu'il y a de l'espace. Moi je trouve ma place sur un des flancs du vehicule. J'admire le paysage, je pense qu'a la meme heure matinal, d'autre prennent, le train, le metro, le bus. Au croisemment d'un autre 4x4, les roues a quelques centimetres du precipice, je me retrouve avec 100 metres de vide sous mes jambes, je ne lache pas la barre et mes hanche trinque. J'attend avec impatience de voir les premiers habitants. Enfin la recompense, j'apercois les premieres femmes. Toutes de noir vetu avec des franges de couleur aux extremites de leur vetement. sur la tete une courone de perle multicolore, poser par dessus un rectangle de cuir aux coquillages et perles. Autour du coup plusieurs coliers blanc, jaune, orange qui doit bien peser entre 1 et 4 kilogrammes et surtout un faciesse bien different des pakistanais. Ravi, je le suis d'etre arriver en ces lieux apres avoir le royaume de Bactriane et ces mur sans vie.

Je suis avec un groupe de touriste pakistanais avec qui je vais partager la chambre. Pour nous recevoir point de pot de l'amitie, mais un peu de hashish melanger a du tabac. Comme l'alcool, l'herbe est interdite, juste une simple interpretation du Coran. Les jours suivant s'ecouleront a l'heure du festival, des rituels, de la musique et de la danse. Peu de variation entre le tempo et les voix monogammes des femmes, s'alignant a trois ou plus pour tournoyer sur elles meme. la seule chose qui differe aujourd'hui sur leur tenu vestimentaite, ces ce qui se cache sous la robes, leurs chaussures, Nike, Adidas ou autres copies. les hommes aux habits pakistanais, sont recouvert d'une veste brillante. Leurs visages aux airs de l'Europe occidental et de mascara noir sous les yeux. Du matin au soir on danse, mais en fin d'apres midi, les hommes se rassemblent autour des pretres, le temps d'offrir un priere aux Dieux. Oui, car ils sont polytheiste. Point de religion similere a la notre et au dire des musulmans, ne pas avoir de religion, de Dieu, il ne serait point possible de vivre. Pendant qu'un jeune dans un champ recite des psaumes et jete de l'eau benite par les pretres sur les bles, rituel aussi vieux que la premiere sedentarisation de l'especa humaine. Les autres recitent a l'abri des regards du publique, qui pourrai fausser la priere et ammenner une mauvaise recolte (Je vous jure que ce que je vais vous conter c'est reellemment passer). Une fois la priere finit, le vent s'est mit a pousser en rafale subitemment. Ce serai la reponse des Dieux, mais le vent est si violent pendant quelques instant que les hommes demandent aux femmes d'executer une danse pour calmer la nature. Au dire des pretres la priere aurait ete trop forte. Aller chercher la reponse scientifique que vous voulez, mais cela s'est vraiment deroule comme je vous le dis. Pour moi, la plus belles des soirees, sera lorsque qu'un Kalash s'accroupillera avec nous le temps d'un repas. Assaillit de question par deux musulmans et un chretien. Ce soir la, pour moi point de reflection du style est ce bien des descandants de notre vieille Europe, mais le plaisir d'avoir 2300 d'histoire assit a cote de moi. Imaginer la vie de nos ancetre, les femmes tous les jours dans leur meme apparat s'affaire dans les champs a aerer la terre accroupi avec un outil seculaire. Les hommes tiennent la charrue tirer par les boeufs. Les maisons n'ont point evolue, toujours l'etable juxtaposant la piece unique ou vie la famille, au sol de terre applatie par les va et vient, les poutres noircies par la fumee de la petite cheminee. la seule modernite sont les derivations sauvages de la ligne electrique qui fournit de quoi allumer une lampe de 40 watts et point d'argent pour s'acheter une television. L'eau a ete canalise comme jadis par des rigoles de pierre et des troncs d'arbre creuses. Incliner, elles donnent de la vitesse a l'eau et faire tourner le moulin. Celui n'a guere evoluer, toujours la pierre en forme de roue qui tourne, ecrasant le ble et le transformant en farine, moi j'adore la regarder tourner et gouter la farine qui en sort. Je vous le dis rien n'a change. Randonnee seul dans la montagne ou en jeep, decouverte d'ethnie, de leur habitat de leur facon de vivre, des questions qui n'arrete pas de pleuvoir. Eux rien a demander, le pourquoi du comment, juste savoir si la recolte sera bonne pour l'annee a venir. Je quitte cet endroit. Retour a Chitral et je perds mon cahier de note dans la jeep, je me retrouve tout nue sans ce cahier, car toutes les les informations sont marquees dedans. Heureuseument quelqu'un est la pour m'aider telephone au poste de police sur la route pour arreter la jeep concerne et faire transbahutter mon cahier dans un autre vehicule. Cela prendra 24 heures. J'accepte l'hospitalite pakistanaise. Profite pour me reposer, discuter. Eux en profite pour m'exhiber. Le soir venu, je me retrouve assit avec un groupe de personnalite de la ville, sorte de Lion's club local, ainsi que l'Imam. Discution sur l'Islam, des probemes du quotidien, du manque d'argent pour faire avancer les choses. Repas uniquement entre homme. Puis arrive l'heure de la musique avec un groupe local. Citare, differente sortent tam tam et un bidon metalique comme caisson de basse. Sur chaque morceau qui demarre lentement quelqu'un de l'assistance doit se lever et danser. Biensur le tempo s'accelere ainsi que les mouvements du danseur. Chacun claque des doigts pour accompagner. Voici venir le moment ou l'on me demande de me lever. Je ne refuse pas, sous le regard de tout le monde me voila les bras ecartes copiant, melangeant ce que j'ai vue ce que je sais. Le tempo s'accelere, moi aussi, les claquements de main remplacent celui des doigts, le joker sort son sifflet, L'Imam se leve et met le feu. A l'atmosphere endiable, le vent s'engouffre dans la piece pour lui aussi assister au spectacle, je tourne sur moi meme et comme a chacun on me recouvre de billet, que je ramasse et remets au musicien. La soiree dura 4 heures au meme rythme. A la fin certainnes personnalites font un discour, ainsi que moi. Pour remercier de l'hospitalite. 2 heures du matin dans le petit jardin vert de la maison, assit sur une chaise en plastique, je scrute le ciel et ses miriades d'etoile et remercie d'avoir perdu mon cahier. Mon cahier est la, je peux enfin partir pour le nord. Buni et toujours de magnifique panorama. Je dehambule sur la piste dans le vert des bles, des epineux cotayant les flancs de montagne, puis la roche rouge nue qui laisse place au blanc sur sa pointe que le souffle de Dieu pulverise dans le bleu infini. Je suis avec Altaf qui m'invite dans la maison familiale. Premier contact avec les Ismaeliens. Altaf travaille dans le petrole a Karachi et ne rentre qu'une fois par an voir sa famille. Plus de jeep pour nous emmenez dans son village, alors on marche passant les gais gele pied nue. Toute les maisons on un endroit pour recevoir les gens qui n'ai jamais contact avec les femmes. Meme si chez les ismaeliens, elles jouissent plus de liberte. Je prend le temps et le repas du soir se fera avec les instituteurs et autres personnalite local. A chaque fois je raconte mon pays, l'argent, la vie et comment est vecu l'islam. Moi je demande comment cela se passe pour les jeunes qui veulent se marier, la question ambarassante, qui fait rire et auquel on cherche a pouvoir repopndre par interpretation. Le lendemain visite des ecoles du village, oui il y en a deux. Car ici pas de probleme pour le nombre vu que chaque famille a en moyenne six enfants. La salle de classe ou point de table reside, les enfants a meme le sol, sur les murs les personalites importante du Pakistan, l'alphabet latin cotoie celui ourdou. J'oubliais tous les jours avant de rentrer en classe, il y a ce devoir patriotique de lever des couleurs. J'en ai profite pour taper le CV d'Altaf car il reve de golf persique et de plus d'argent. Apres une marche pour retrouver la piste principal, je trouve une jeep pour avancer de quelques kilometres. Attention record battut: 25 dans un pick up de petite taille, pas de place pour s'asseoir et tout le monde est debout. Mastut et je ne sais pas ce qui m'arrive apres avoir traverser le pont suspendu, j'ai les accus vides, je n'avance plus et il me reste 2 bon kilometres pour arriver a l'hotel. j'avance de 200 metres par 200 metres, pose mon sac et me prend la tete dans les mains, epuise, serai ce l'altitude. La gentillesse de deux locals m'aideront a porter mes affaires jusqu'a bon port. Et une nuit pas si recuperateur que cela. Je repars de bon pied retraverse le pont suspendu attend une jeep, mais rien alors je pars a pied, encore 275 kilometres. le poste de police pour ne pas changer encore et encore s'enregistrer. Apres un petit dejeuner de chez Lefevre Utile et un pepsi, j'avance et m'arrete tous les 2 bornes. Avec moi, mon sac, le poid de ma facon de vivre, de ma facon d'etre, de ma cuture et de mon hygiene. Putain que ces lourd. Apres 2 heures une jeep qui ne s'arrete pas, j'en ai marre et j'attend a l'ombre une autre jeep blanche et les camelots venu faire fortune dans les montagnes en vendant que du made in china. Je finirai la route avec eux, mais slowly slowly. Il faut s'arreter dans tous les villages et le commerce prend des airs diplomatiques pour refourguer manche de pelle et fleur en plastique et surtout beaucoup de temps. Ok stop pour aujourd'hui, ces bien on a avance de 25 kilometres a cette vitesse la et le peu de jeep qui passe, il me faudra encore 10 jous pour arriver a bon port. Sorluspur, ici point de vache mais exclusivement des yacks, j'en profite pour les voir se faire tondre, de regarder la vie s'ecoule avec une tasse de the a la main, de voir que l'on peut vivre avec moins d'un dollars par jour, ici les gens acceptent. Moi je n'en peux plus de cette salete. tout est sale, ma chambre fait de ses 4 murs de beton et d'une bache faisant office de fenetre, des couvertures ou l'on nose a peine s'asseoir dessus, heureusement que j'ai mon duvet. Je mange avec ma gamelle et mes couverts et suis devenu vegetarien par la force des choses, peur de manger un de ces poulet sans plume ou de chopper une bacterie avec la gamelle mal laver. En me balladant une femme me tend son enfant, la fache recouverte de croute qui gueri mal. N'etant point docteur je ne peux prendre de decision, mais je peux leur faire un cour d'hygiene a coup de savon prit dans les differents hotels et montrer les gestes a avoir avec un peu d'eau tiede et expliquer que si on se lave regulierement, il n'y a pas de probleme par la suite. Heureusement qu'ils vivent dans une vallee, sans pollution et que l'eau qui coule des montagne est cristalline, mineral et cela est un peu embetant pour faire mousser le savon. Cela me choque de les voirs s'agenouiller pour s'abrever a la riviere comme les quadripaides, point ne viendrait a leur esprit de joindre les mains. Minuit, on frappe a ma porte deffaser, je crois qu'il est deja tres tot, mais non juste une jeep a la recherche de client pour traverser la passe de nuit. Non, non, aller mourir tout seul. Par contre a 7 heures mes businessmen sont la, meme s'ils ne vendent pas, ils prennent l'argent de quelques voyageurs. Ca y est nous y sommes: Shandur pass, magnifique lieu. Le long de la piste les bergers montent les troupeaux de yacks dans les alpages pour la saison d'ete, le lac telle un miroir reflettant la montagne, je suis heureux, comme toujours la police est la avec son cahier pour que je marque mon nom. Et la descente ne se fait pas attendre. Arret dans un village ou je dois descendre de la voiture car ils vont dans des coins reculer pour vendre et doivent me reprendre apres. Rien, si l'attroupement autour de moi. Pas de toilette et chercher un endroit a l'abri des regards pour mes besoins quotidien n'est pas une mince affaire. Ils ne sont pas la et j'en ai marre d'avance par si petite distance, car je voulais arriver a Gilgit avant lundi pour un festival qui n'aura pas lieu. Un jeep pas la mienne et je la prends pour pas bien loin 5 kms, alors je continue a pied et dans l'apres midi me rattrappe mes vendeurs faisant un peu la tronche parce que je ne les ai pas attendu. Enfin de la piste bitume, on depasse les 25 km/h. J'aurai meme la chance de trouver le dernier van pour Gilgit. Mais la mort est au rendez-vous, ce sera un chevreau que le chauffeur ne pourra eviter du a son exces de vitesse, apres l'inevitable attrouppement, le berger s'en prendra a coup de baton sur celui-ci. Hotel a 10 dollars et a ce prix je veux tout, l'eau chaude, le ventilateur, la television, fatigue, mal au dos, coubaturer, je dois tout laver et ne veux parler a personne. Petit coup de gueule. Derriere une hospitalite sans egale, j'en ai un peu ma claque de les voir jamais reflechir de ne jamais se pose de question pour savoir si c'est bien ou mal. Moi aussi je peux etre comme eux parfois. Enfin ainsi s'ecoule la vie dans le Pamir, dans l'ouest Himalayien.

Je retrouve la capital pour de nouveau visa. F7, S4, H9, ce n'est pas une bataile naval mais une ville moderne ou parallele et perpendiculaire se chevauche, ou chaque quartier residentiel est construit a l'identique et devant certaine maison le fusil a pompe de garde prive pour vous recevoir, pas de charme a part peut etre Ambassyland. Pour vous rendre dans la zone des ambassades, d'abord rejoindre un parking ou l'on prend un ticket de bus et on vous emmene dans un parc boise, avec plein de petit policier l'arme au poing. Il fait tres chaud, retrouve le communisme chinois ou le gars prend un temps indeniable pour s'occuper des demande de visa et je prends cet agacement a la rigolade. Car pour un pakistanais qui desire se rendre en Chine il lui faut sortir tout un tas de document, allant des diplomes au releve de compte bancaire et invitation.

En ce moment, il y a un festival d'une semaine dans l'un des coins de la ville. La foire du trone couleur local et au forme tres religieuse. Autour de la mosquee, Imam, prete hindou, famille, mioche se melange assit sous une tente sur une natte ou tout simplement sur rien. Les gens viennent prier, viennent chercher des solutions a coup de medecine naturel, d'avenir lu dans les ligne de la main ou fumer la belle pipe avec de la bonne herbe, on saigne la vache, la chevre pour le repas de la journee. Biensur, il y a aussi des attractions pour depenser ses rupees. Il y en a pour tout le monde, riche et pauvre. La grande roue, le bateau pirate pres a s'ecraser. Des femmes dansent, enfin des travesties pour venir voir la sphere de la mort ou des motos tournent. A cote l'homme tronc qu'on exhibe et pour voir la femme serpent ou la vache a tete d'homme ainsi qu'une brebis a 6 pattes, etc... il vous faut payer. Vendeuse de hene, de bague, de dent et autres se dispute le client et un geant blanc qui n'arrete pas de serre des mains (moi). Point de taverne de Munichoise, ou de paella a paolo. Mais de grande vasque ou mijote soupe, riz et dale (puree de poichisse). On danse et comme a Chitral me voila parti dans la ronde et la beaucoup de monde veulent voir un blanc danser au rythme des tamtams, qu'on recouvre ici aussi de billet et de present (collier de laine, etoffe de couleur), desole il n'y aura pas de photo pour immortaliser cet instant. Ainsi s'ecoule la vie au Pakistan. Ici aussi il y aune alliance francaise, ce qui me permet de patienter des livres a la mains.

Pour les deux semaines a venir rien de tres palpitant m'attend a part toujours ces demande de visa de partez d'autres des frontieres. Ne vous impatientez pas pour de prochaine nouvelle car je vais me rendre dans le nord ouest de l'Inde au Laddak et au Zanskar et la aussi point de laision telephonique pour donner signe de vie.

from central asia 15, un gout de deja vecu.

Pour commencer je desire revenir sur un des messages: Comme je l'ai ecrit dernierement. Je disais que j'avais retrouve l'eau courante, l'electricite, les communications telephonique. Non je ne suis pas revenu en France, juste qu'il n'y avait rien de tout cela dans les montagnes du Pamir et qu'il a fallut la capital pakistanaise pour retrouver un semblant de gout occidentaliste...

Bienvenue a bord du deplacement terrestre numero 423. Nous sommes heureux de vous accueillir dans ce bus en direction de Lahore, Bus climatise ou l'on passe vos baggages au decteur de metaux, ainsi que vous et on vous filme au cas ou vous seriez apparente a la famille terroriste. A bord television, radio, les ecouteurs, boissons et repas leger vous attende. Lahore ou il fait encore plus chaud qu'a la capitale. Elle est tres dur a supporter, tout trinque de l'appareil photo qui commence a faire des siennes au corp qui reclame sans cesse a boire. Etre obliger constament de s'hydrater meme quand l'estomac n'en veut plus. Allonger, le soir je me mets a imaginer toute sorte de moyen pour refroidir cette contree. Un gros ventilateur brassant l'air des sommets voisin qui rafraichirait la ville. Envoyer un obus dans le ciel qui transformerai le bleu azur en eau. Enfin le seul avantage qu'il y a, sont que les affaires sechent tres vite. Visite de la ville a l'islam modere et la vie toujours aussi folle. Mais je ne perds pas de temps dans la ville et le lendemain me dirige trop tot a la frontiere. 3 heures d'attente car elle ouvre a 9h30, je passerais avec 3 autres personnes. Je dois vous expliquez cet endroit tres particulier. C'est la seul frontiere terrestre avec les deux pays et il n'y a aucun echange commercial, pas de camion, de voiture ou de bus uniquement des petits flots de touriste, le passage s'effectue a pied apres avoir ouvert ses baggages plusieurs fois. Autour du corridor avec la grille de separation des deux pays, il y a des tribunes sponsorisees. Car tous les soirs a 18h30, il y a spectacle, la descente des couleurs auquel j'assisterai. Il fait tres chaud les gradins se remplissent. Les soldats sont revetus du meme uniforme de chaque cote avec uniquement une couleur differente, le meme kepi avec un eventail dessus, voila que l'on sort les drapeaux des pays respectifs. Des deux cotes on se met a crier des slogans patriotiques et le ceremonial commence. La demarche des soldats en rang ressemble plus a un balai de singe nargant l'autre cage. Les pieds se levent jusqu'a la tete. Ensuite on tire la corde du mat en la lancant chez le voisin. Une derniere poigne de main entre deux grades de chaque pays huer par la foule et les drapeaux descendent. Ensuite il est possible aux gens de venir devant la grille pour injurier le voisin, l'ancien frere qui vit avec les memes couleurs, les memes habitudes, le meme quotidien. Separer par cette ligne de barbele disparaissant dans l'horizon vert bleu que seul les oiseaux peuvent franchir librement. Le reste n'est que lavage de cerveau a coup de propagande. Vous dire aussi que l'on peut trouver dans toutes les librairies, le livre d'Hitler: "mein kampf". Je ne serai vous expliquer, mais cette personne a la cote ici, pour quoi je ne sais pas, la haine des autres, la croix de svatiqua, symbole qui serai mal interpreter, je ne peux malheureusement pas pour l'instant avoir de reponse concraite. Enfin ainsi va la vie dans certain endroit de la planete. Finit le muezzine a 4 heures du matin appellant a la premiere priere, mais c'est au tour du train de casse les oreilles, comme les automobilistes et autres rikshaws, on ne peut pas s'empecher de klaxoner pour un oui pour un non. Ici, ils sont encore plus barjo qu'ailleurs car ll croivent a la reincarnation, 13 fois je crois. Arimtsar et le temple d'or. La Mecque des sihks avec leur turban, ainsi que pour moi, je dois recouvrir ma tete d'un signe ostenciblement ostentatoire pour pouvoir penetrer a l'interieur. Magnifique place faite de marbre blanc, au sol recouvert de forme geomtrique, de dessin incruste de pierre semi precieuse, ainsi que bizarre pour moi, des noms et des sommes d'argent de donateur. Au centre il y a un bassin ou homme et femme font leur ablution, au mileu de celui-ci le temple principal recouvert de feuille d'or. A l'interieur, des musiciens jouent sans discontinu. Des pretes lisent le holy book sihk et les gens viennent baiser le sol et faire des offrendes, l'un des pretre arme de sa spatule rammene l'argent au centre comme un croupier. Le temple est ouvert 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. On peut se restaurer gratuitement et cela demande une logistique gigantesque. La boulangerie ou le petrain par dans une danse perpetuelle autour tapis roulant et four moderne pour cuir 120 pains a la minute. Les salles de refectoire ou l'on s'asseoit en batterie et les serveurs passent avec des seaux pour vous servir riz et dall (puree de lentille). Dehors aligne le long de 5 abrevoirs gigantesques. 250 plongeurs nettoient les plats en inox. Les pelerins de passage les valises a la main, ou les gens prennent le temps autour du temple a l'abri du soleil, on dort, on se regroupe pour parler du Guru. Malheureusement pour nous il nous est impossible de profiter de cette quietude sans avoir a supporter la gentillesse de tous ces apprentis de la langue de Shakespeare reppetant inlassablement les memes phrases. Premier trajet en train depuis le debut du voyage, hard seat, chaleur, la foule de personne qui cherche desesperement une place. Je prends mon mal en patience, prepare mon budget, sur la feuille des chiffres qui ne prennent sens devant le sigle $, en meme temps a travers les hublots du train apparaissent les bidonvilles fait de tente au bache dechirer au morceau de tissus racomodes, faisant un patchwork triste a admirer. Avec 1000 dollars, je dois pouvoir survivre deux mois, eux dehors surviverait un an a 30. Delhi ici Delhi terminus du train tout le monde descent. Avec joanna, une americaine, nous cherchons un hotel, cela m'impresionne de revenir au meme endroit aussi loin. Dans la rue rien n'a changer, je retrouve les rikshaws velo, les vaches libres d'errer ou bon leur semble, les handycapes physique au deformation inhumaine reclame toujours quelques rupees que les gens donnent sans reflechir. Car pour tout bon indien meme s'il se reincarne, il ne peut traverser cette vie dans une enveloppe corporel au appendice notoir. La nouvelle Royal Enfield a dut se mettre a l'heure pour concurrencer les petites japonaises. Delhi, toujours aussi pauvre, mais on les eloignent des quartiers riches. ils sont la squattant un morceau de trottoir sale avec un sac rempli de rien de dechet ramasser, d'une gamelle. Le rickshaw sans maison s'arrete le temps d'un somme le long d'une artere polluer pour se reposer sur sa banquette. Les tres riches restent dans des ghettos climatises a l'enseigne des restaurant: "American dream". Je vais vous dire les riches de ces deux pays preferent rester ici, car vivre dans l'occident democratique, ils passeraient inapercut et ca ils n'aiment pas trop. Moi, pour ne pas changer malade avec la nourriture local ou peut etre la chaleur etouffante, d'ailleurs je recherche un tube digestif en pvc avec broyeur integrer ainsi qu'une gaine en plastique pour remplacer l'intestin. Je fais tres attention a ce que je bois, a ce que je mange, je n'en ai que le souvenir du debut de ma maladie il y a trois ans dans ces rues et je veux pas que cela recommence...

Le Voyageur:

De tout temps l'homme s'est deplace, pour vivre ou survivre. Ces dernieres annees plus pour decouvrir et faire rever des peuples qui ont acces a la connaissance. Il est vrai qu'avant il fallait plusieurs langues, avoir son budget total sur soi pour pouvoir errer. Aujourd'hui, l'anglais et un rectangle en plastique suffisent pour suvrivre. Je crois qu'il ne faut pas croire a la difficulte de nos ancetre, si ce n'est l'effort physique et de vivre sans savoir si demain existerait. Aujourd'hui d'autre difficulte a affronter, comme ces fameux voies administratives. Comment faire pour ne pas disparaitre des voies legales, restant accrocher a ce petit carnet qu'est le passeport pour montrer que l'on existe. Les pays visites restent a nos yeux tant de decouverte et une realite autre que notre quotidien occidental. Nous ne sommes peut etre pas les premiers. Mais je pense que nous avons le devoir d'eduquer plus que de decouvrir, repeter sans cesse les codes de la vie moderne et de dire que ce qui passe a la television n'ammene pas d'horizon meilleur que le leur...

Sur ce je vous laisse et donnerai des nouvelles quand j'arriverai a la cinquieme destination de mon voyage. Apres Istanbul, Isfahan, Persepolis et Samarcande. J'ai nomme Leh, le Laddak et le bouddhime...

from central asia 16, Om mane padme hum.

Om mane padmi om

(Oh joyaux dans la fleur de lotus)

Je ne m'attarde pas dans cette ville la plus propre

d'Inde., J'ai vue ce qu'il y avait a voir, cette

architecture typique, identique, des quartiers

decoupes en secteur. Il me restera cette endroit

unique, un peu notre facteur cheval a l'echelle d'un

geant: " Le rock garden", sorti tout droit de

l'imagination d'un homme, plus terrifiant que les

terra quota (armee de terre cuite, en Chine).

Labyrinthe de beton ou a chaque angle se laisse

decouvrir, des pierres ramassees aux quatre coin du

pays, ayant prit des formes de visage sous l'effet du

vent, du temps et de l'erosion et que votre cerveau

amplifie. Ensuite viennent les personnage en ceramique

face a des demons en verre multicolor tout cela sur un

sol d'emaille de lavabos, de bidet et autres collecter

et concasser.

Le bus de nuit et la pluie, pas encore la mousson, de

ces nuits sans sommeil avec qui je dois faire. Je

reste calme, le corp au repos, le cerveau imaginant

demain, se souvenant d'hier et repensant a

aujourd'hui. Avec l'aurore le bus arrive a Jammu et

decouvre se nomad land. Meme si Chandigardh se dit

propre, je le comprends en voyant cette ville de

misere ou tous les pauvres se retrouvent a squatter

les uns a cote des autres sous l'autopont. Fuyant la

guerre pour un avenir sans fin. Je pense a mon pays et

la comemoration contre le mal et entendre dire plus

jamais ca, j'espere qu'ici il ne faudrat pas aussi

longtemps pour voir deux chefs d'etat se faire une

accolade. Dans l'attente d'une jeep qui m'emmennera

sur Srinagar dans la journee, je lis le journal en

anglais et decouvre la facon de promouvoir sons gamin

pour un avenir meilleur, sa photo et les notes sur son

bulletin (tres bonne biensur), ainsi que la page

matrimonial: Lulu de la caste des leve tard, bonne

famille bourrer de pognon, recherche jeune femme de la

meme caste, avec une bonne dote et pas trop bete, pour

un amour futur dans la tradition de nos ancetre.

Himalaya une nouvelle fois. L'armee homnis presente

avec un soldat tous les kilometres, ou trois vehicules

sur cinq est un camion militaire ou requisitionner

pour ses services. Toujours prioritaire sur la route,

nous y perdons des heures entieres a regarder les

convois passer. Apres 14 heures de jeep, me voila dans

cette ville mytique. Srinagar la capital du Kashemir,

de ses richesses allant des risieres a perte de vue,

au safran, des battes de cricket au tourisme d'ete

comme hiver. Ville particuliere ou a l'epoque des

Maharajas, les anglais se sont vue refuser la

construction de batiment pour passer l'ete au frais et

se sont accaparer le lac pour construire des

houseboats et des jardins flottants. Biensur

aujourd'hui tout cela est dedie au tourisme. Moi dans

l'une d'elle sur une riviere adjacente a l'ecart de

tout cette frenesie, je fais coulisser la paroi et

regarde la vie s'ecoule au gres du courant. Les

barques a fond plat transportant du sable ou une

famille errant ou il y a de l'argent a prendre,

l'ombre de l'aigle pecheur cherchant sa proie, la

guerite former de sac de sable ou repose une

mitrailette de gros calibre avec son soldat en

faction. Je visite tout cela en taxiboat a la force du

poignet d'un pere de famille, vais voir la mosquee ou

il y a une meche de cheveux du holy prophete Mahomet,

que l'on exibe seulement dix fois par an. Toujours ces

soldats l'arme au poing, meme sous la coupole

principal. Discution avec l'un d'eux, question

delicate: Tu es musulman pour l'armee indienne, tu te bats

contre d'autre musulman. Non, non, je fais partis de l'armee Kashemiri...

Leh hante mes pensees et je decide de partir apres

deux jours je trouve une jeep qui m'embarque. 400

kilometres, deux jours de transport ou plus de vingt

heures de voyage avec des passes a plus de 4000 metres

d'altitude. Tous les passages du jour sont la, les

cassettes de musique indienne sont chargees dans

l'autoradio, le coude a la fenetre, il ne me reste

plus qu'a admirer le paysage qui s'ecoule et me

detendre lors des arrets frequents pour les controles.

Kargil ville etape, ville a majorite Chiite, sale,

pauvre depuis la fermeture de la route rejoignant

Gilgit sous controle pakistanais et pas de permit

special pour moi, pour eviter une deviation de plus de

2000 kilometres. Enfin un dortoir insalubre, un repas

et l'impatience de repartir a 4 heures du matin.

Sur ce panneau est ecrit: "vous sortez de la zone

sensible", cela n'empeche pas de voir autant de camp,

de base militaire le long de la route qui n'est que la

partie visible de l'iceberg, car tous les soldats se

situent plus haut dans les montagnes. Je vous dirai

ici: "Ou il y a de la vie, il y a de l'armee". Un

militaire par habitant, une presence qui coute dans

certain endroit jusqu'a 1500000 dollars par semaine

pour garder le controle de ces zones sensibles. je

vous le dis, vous les ethnologues, ne faites pas une

recherche sur l'effet du tourisme sur la culture

local, mais sur l'homnis presence militaire. 40

kilometres et les musulmans laissent la place aux

peuplades Laddakis. Les coupoles se transforment en

lamaserie, les minarets en chorten et leurs moulins a

priere. Un autre panneau rappel au medecin que les

echographies pour determiner le sexe du bebe sont

interdites, sous peine d'emprisonnement et de lourde

amende. Car avec ces histoires de caste, si vous avez

une fille, la dote au mariage vous coutera tres chere,

alors on prefere sans separer. Le decors, nous

naviguons de vallee en vallee, de col en col, au flan

desertique des pentes, au nuance de couleur arroser de

lumiere brute ou les nuages n'arrivent pas atteindre

ce bleu pur. Leh, enfin avec un jour d'avance sur mon

programme initial. Heureux et triste sera ma premiere

impression, meme sortie de la zone dangeureuse, il y a

toujours autant de camp militaire. Et il me fait

marrer le petit moine que l'on a pu apercevoir a la

television francaise, marchant dans ce paysage

lunaire. Car il s ont du le faire galloper avant de ne

plus avoir de trace de barbele. tout n'est pas encore

ouvert, je m'installe dans une pension de la ville,

maison typique laddaki ainsi que ses occupants. Ma

petit chambre de moine donnant sur l'etable ou reside

un seul veau. Ma premiere nuit difficile a 3500 metres

de haut et mon premier reveille se fera au son des

instruments de musique tibetain et aux prieres des

lamas, ceertainement venu benir ce lieu pour un bonne

saison. Les boutiques se font belle en attendant le

rush estival, je me ballade, je me renseigne, ecoute

le ronflement des Enfield, cotoie les blancs de la

pension et partageons nos aventure individuel.Visite

d'un temple Bouddhiste avec un couple de belge,

rencontre avec un moine tibetain en exile, qui me

redigera quelque ligne philosophique. Je ne reste pas,

apres une demande de permit et la location d'un

scooter, me voila partie pour la Nubra vallee.

L'autorisation en main, le duvet accroche avec un

petit sac d'effet personnel et deux jericans d'essence

en plus. Je commence, pardon j'attaque le col

carrossable le plus de la planete, culminant a 5600

metres d'altitude. Troisieme, seconde, premiere, pour

finir a 10 km/h: "Ceci ne represente rien du tout pour

l'humanite, mais un petit bon pour mon deux roues et

moi". Photo souvenir de l'exploie du jour,

observasion, puis vient la descente et toujours ces

paysages lunaires qui se devoile a chaque virage. La

pose du soir toujours a cote d'une caserne. Nouveau

jour et le long de la route se retrouve des textes

d'ecrivain celebre donnant une autre dimension a cet

espace. Panamik et ses sources d'eaux chaudes, sois

disant bon pour les rumathismes et une passe pour

rejoindre l'asie central, ancienne route de la soie ou

caravane de chevaux et de chameau (du Taklamakan) se

suivait il y a longtemps. Hunda et son erg au milieu

de ces sommets enneiges, magnifique place ou je decide

de rester et de passer ma premiere nuit a la belle

etoile au milieu de ces dunes, a l'ecart du monde,

avec ca riviere ou la plus belle salle de bain que

j'ai pu posseder. Mais cela aurai ete trop beau. Le

vent se leve balayant tout ainsi que mes projets. Je

repars, m'arrete dans un village et demande

l'hospitalite d'une nuit. Je suis malade et decide de

rebrousser chemin, repasser cette fameuse passe dans

l'autre sense et l'ascenssion se transformera en

calvaire. Plier en deux, gemissant avec l'altitude qui

n'arrange rien. Le sommet et me jete dans la descente.

Stop and go a l'hopital, pour entendre apres des

analyses de selles, que je n'ai rien. Ayant le scooter

pour quelques jours encore, je repars pour la Drogpha

vallee et l'ethnie la plus vieille du Laddak. Ethnie

aux multiples legendes. Des premiers habitants de

l'asie central fuyant les guerres aux soldats

d'Alexandre le grand trouvant terre fertile et eau

courante, le long de l'Indus. Dha et son village dans

la montagne et une vie qui s'ecoule depuis des

milliers d'annees a la recolte estival. Je viens de

rencontrer romain un francais donnant de son temps

pour comprendre et essayer d'ameliorer leur recolte

tout en sauvegardant l'ecosysteme et eviter la fuite

des paysans vers les grandes villes. Je visite avec

lui les villages voisins. Un couple de vieux nous

accueille, grande ressemblance au peuple Kalash au

vetement plus rustre, pour lui avec un chapeau style

napoleonien et elle une toque, tout deux recouvert de

fleur en plastique, perle, bouton, piece, enfin d'une

quincaillerie d'une autre epoque, autour du cou un

talisman proteger dans une piece de tissus,

certainement une piece en alliage de plusieurs metaux

que l'on applique a l'endroit de la douleur et qui

vous garde en bonne sante. Tres aimable et fiere de

nous montrer son metier a tisser sortie direct de

l'age de pierre. Rencontre avec le chef du village que

romain questionne et qui me dira par la suite qu'ils

ne disent pas la verite pour pouvoir avoir le droit a

des subventions. Pendant qu'il parle, je decris la

maison et la vie qui va avec. Maison a un etage ou le

rez de chausse est l'etable et les reserves de vivre.

A l'etage, la cuisine et la piece principal au mur

blanc casser, au plafond ou des lattes entrecroisees

retiennent la paille isolante. Le sol recouverte de

tapis au geometrie grossiere et de mauvaise qualite,

deux lits, deux petites tables basses au couleur vif,

une petite niche recevant tous les vetements de la

famille. La grand mere assiste a la discution en

s'allongeant a cote de moi. Elle dans son jogging

bleu, sa chemise ecossaise, la veste verte. Des nattes

d'un metres de long relier les unes aux autres et le

reste de cheveux en petard sur le crane, le meme

chapeau que l'autre dame fait de bric et de broc, de

bande de tissus differente, piece de monnaie, de

chapelet religieux. Autour du cou en plus de son

talisman une petite cuillere en metal. Nous les

quittons pour une autre maison ou des femmes nous

accueillent parlant un petit anglais. Toujours cette

grande hospitalite surtout lorsqu'il a lieu de

parrainage, pour aider un enfant a le scolariser.

Autre village et je reste pentoi devant le spectacle

ou des vieilles femmes filant la laine comme toujours.

Simple bou de boie avec une pierre pour lester

tournant comme un toupie. Pres de la riviere, la

minoterie comme chez les Kalash, ainsi s'ecoule la vie

chez les Dogpha comme toujours et je l'espere pour

toujours.

Nous repartons ensemble sur le scooter charger a

rabord. Moonland, Lamayuru et sa lamaserie. Des moines

repetant une choregraphie, une danse contre le mal.

Retour a Leh et la ville s'est transforme, presque

tout est ouvert et les touristes sont la, un peu

jaloux de ne plus pouvoir profiter en egoiste. Je loge

dans une famille avec romain, ou nous avons cette

fameuse piece principal pour s'etaler. La cuisine lieu

de vie, au vaisselier remplie de gamelle en inox et

les cuilleres en devanture. Un autre avec toutes la

vaisselle made in china. Dans un angle la television

et les clips de musique laddaki ressassant la

rencontre et l'amour. Le long de la fenetre des nattes

ou l'on s'asseoie les jambes croisees, devant nous

cette petite table. La grand mere perpetuant ses

rituels ancestral, ambomant les pieces a l'encens,

assise avec sa tasse qui la suit depuis toujours, son

petit moulin a priere sur sa table et ses prieres

quotidiennes. Le the au beurre, la thampsa et les tagi

khambeer (pain laddaki). Dans l'attente d'un festival

bouddhique la vie s'ecoule paisiblement.

3h30, reveille, la grand mere est sur son trente et

un, impatiente comme un enfant de partir pour Hemis

voir le Rimpotche. Depart en jeep avec une famille et

deja a cette heure la route se transforme en convoie

et tout cela ressemble a une fourmiliere geante ou

tout le monde converge vers le sommet. Tout le monde

est venu voir le Tankha, tapisserie bouddhiste de

douze metres de long et que long sort une fois tous

les douze ans. Douze ans, que faisiez-vous a cette

epoque. Moi, je rendais mon treilli et profiter de ce

dernier mois d'une certaine liberte, jeune et rien

dans la tete, jeune et deja ces reves de bout du

monde. La foule pousse et meme ici on laisse beaucoup

de place au VIP. Nous cherchant un endroit pour

profiter du spectacle et triste de voir cette foire

d'empoigne, loin de ce que nous avons pu imaginer. Un

peu de chance quand meme de voir ce chef passer pres

de nous ainsi que les danseurs et leurs deguisement.

Mais nous ne restons pas, preferant retourner en bus a

notre vie paisible.

from central asia 17: vivre un autre monde. Apres une semaine de repos force a Leh, dans cette

adorable famille ou nous avons sortie les costumes

traditionnels laddaki pour une seance photo dans la

cuisine typique ou le signe exterieur de richesse est

d'aligne un maximum de thermos, ici il y en a une

vingtaine. Vue aussi au gres des coupures de courant

intempestives, le film: Himalaya en tibetain et mes

premiers verres d'alcool depuis deux mois. La

recherche d'autre personne pour pouvoir partir a bon

prix. Ca se fait et se defait aussi rapidement et dur

est cette tache. Apres quatre jours, enfin trois

personnes peuvent se joindre sur. Avec la saison

demarrant, Leh prend un air estival de vie occidental

et nous nous retrouvons en groupe mixte le soir venant

dans les restaurants, toute nationalite confondue,

pour refaire le monde des heures a venir, car nous

nous deferrons aussi vite que nous nous sommes formes.

Je pense que dans nos contrees, les gens doivent payer

un organisme pour pouvoir faire la meme chose, je

pense au club de celibataire et je trouve cela triste.

Les aux revoirs aux locals que j'aurai cotoye, avec

cette hospitalite, cette convivialite, parfois

d'echange de present et d'avenir virtuel via le net.

Lever difficile, the d'adieu, bus stand et tout notre

petit groupe se retrouve parquer dans la cabine du

conducteur, tarif oblige. 100 kilometres apres ou 6

heures de trajet. On decharge pour recharger les cinq

chevaux et l'anesse accompagne de son petit. Notre

groupe est forme de Lupo et Ziv hebreux, Jean Baptiste

et moi representant la France. Deux horsemans

(muletier) que l'on appellera les oncles, le cuisinier

dit grand frere et le guide dit petit frere, point de

nom pour nous differencier. Ce meme jour deux couples

de belge seront de la partie via une autre

organisation. Le trek, plaisir, souffrance, demain

j'arrete; le but, lequel; la joie de decouvrir ou de

ce dire que j'ai depense un max de thune pour les

jours a venir. Que dire de la beaute des paysages que

nous cotoyons. De la montagne ressemblant etrangement

au Mordor (voir le seigneur des anneaux) ou des

Chortens de Tintin au Tibet; il ne manquerait plus

qu'a croiser le Yeti. Bon dernier de mon groupe, car

je suis avec trois avions de chasse. Apres de bonne

journee pour moi, le soir venant, epuise d'avoir

marcher et gravie pour mon propre salut. Moi, ma tasse

isotherme et cette soupe deshydrate au dix legumes,

dernier souvenir de la-bas. Je m'installe sur mon

rocher, face a moi cette ecran panoramique avec ca

chaine unique, qu'elle est splendide. Ces montagnes

grises denudees de vie, ces fermes isolees, ces taches

vertes suivant le cour d'eau, d'autre noir plus

petite, ce sont les yacks, le blanc des nevets de

neige se melangeant a ces nuages cotoneux dans ce

monochrome bleu marine qui nous domine tous et qui au

gres du soleil couchant transforme l'environnement en

orange, puis en vermillon. Au premier plan sous la

bache tendu, le cuisinier de chaque expedition

s'affere au repas du soir. Il est vrai qu'au prix que

nous payons point de tente salle a manger et de diner

a plat multiple. Pour nous plat unique avec au menu

Thukpa (soupe de legume et de spaghetti) ou riz aux

legumes, prit dehors sur une malle. Troisieme jour,

malade epuise apres une passe a 4800 metres, les

belges me soignent avec leur medecine et apres une

bonne nuit recuperatrice sous la tente, je repars de

bon pied pour attaquer la fameuse passe a 5040 metres,

ce jour la, j'irai meme un peu plus haut pour mon

plaisir personnel sous une pluie de grele. Depuis deux

jours des ouvriers nepalais nous emboite le pas,

partage le meme quotidien, charger certain a 40

kilogrammes, franchissant les memes endroit en tongue

usee, dans ce groupe, des enfants ages de 12 a 15 ans

venu gagne un pactole misereux a la sueur de leur

front creusant le sol pour en faire jaillir un nouveau

pont. Des marmottes peu farouche non pas peur de se

faire dore au soleil sur leur rocher. Car dans le ciel

pas de predateur, quelque chouka se prennent pour les

seigneurs des airs suivie de leur vasseaux, ces

vulgaire pigeon. Je ne peux pas vous decrire les

paysages du quotidien que je savoure, mais mes

pensees, allant du plus jamais ca dans les ascencions,

a quand la prochaine dans les descentes, au vacance

francaise, du mobilehome que mon frere va louer pres

d'Arcachon, la plage, la table de camping recevant ces

plats d'ete et a cette bouteille de rose bien frais

attendant d'etre descendu dans son seau a glace, que

de quoi me mettre l'eau a la bouche. Mais quand j'y

serai, je me souviendrai de ces moments difficiles.

Cinquieme jour, un de nos chevaux fait une chute de

plusieurs mettre lors d'une descente, plus de peur que

de mal, car il s'en sort juste avec une dent casse.

Sixieme jour, une passe a 4800 metres, vous allez me

dire que ces moins haut, peut etre, mais le depart se

fait a plus de 1100 metres de denivele plus bas, les

locomotives toujours a plusieurs dizaine de minute

devant moi, je gravie pas a pas et deux rencontres se

feront sur ce chemin. La premiere, cette aigle nous

suvolant et nous saluant de son envergure magistral,

comme pour nous recompenser de cette ascenssion. La

deuxieme, mami, 63 ans autant dire que ces vieux pour

ici, petite dans ses habits traditionnels, ses

chaussures de feutre et son panier en osier poser sur

le dos. Venu voir son neveu, elle s'en retourne chez

elle a quatre jours de marche, passant les memes

obstacles que nous, marchant cinq pas, s'arrete puis

repartant ainsi de suite. Il lui faudra a elle douze

heures de marche pour arriver chaque soir. quand nous

la croisons chaque jour, elle se retourne et nous dit:

"bonbon, bonbon", n'ayant pas peur de fouiller nos

poches. Moi, je lui donne des raisins et des abricots

secs et un autre jour lors d'une nouvelle ascenssion,

elle se propose tout simplement de porter mon sac

jusqu'en haut. Grande lecon de vie, grande lecon je

vous le dis. Mami, nous nous souviendrons de toi et te

respecterons a tout jamais. Mami, total respect. Les

villages traverses au mode de vie ancestral et qui se

voie boulverser depuis une quinzaine d'annee avec ce

tourisme vert florrissant. Apres sept jours, etape

plus courte, quatre ou cinq heures, nous donnant le

temps de nous laver et de faire une petite lessive et

d'organiser un feux ou nous invitons les autres

expeditions devant une biere ou un rhum, soiree

francophone sous cette nuit etoilee. Le long de la

Zanskar river, la vie s'ecoule et nous marchons notre

quotidien pour notre simple plaisir de decouvrir de

nouveau paysage, cette vallee ouverte, comme au temps

de Moise qui a ouvert la mer. Les montagnes se sont

reculees il y a quel ques millions d'annees, laissant

apparaitre sur ses flancs ces stratifications qui

n'attendent qu'a ce refermer, laissant cette plaine ou

la vie s'active de chaque cote du fleuve. Derniere

nuit ou le vent m'a empeche de dormir dehors, moi qui

voulais jouer au aventurier de l'ancien temps, je

n'aurai eu que peu de fois profiter de ce merveilleux

moment, de l'ombre des montagnes et des etoiles

scintillant de mille eclats, preferant le luxe de

cette protection precaire, mais qui fut tres

appreciable a plus de 4000 metres d'altitude. Le

voyage se finit, personne pour nous accueillir, pour

nous feliciter de cet exploit personnel, seul les

premiers y ont eu le droit il y a tres longtemps.

Padum, capital du Zanskar avec ses mille habitants,

ses quatres hotels et ses huit boutiques. on vient de

tendre un ruban d'asphalte de quelques centaines de

metres sur l'artere principal ou toute la vie se

passe. Que faire pour attendre le bus. Pour moi une

decision importante et difficile s'impose. Est ce que

je continue? j'ai trouve deux chevaux a prix correcte

pour rejoindre Darcha et jusqu'a la derniere minute

j'hesiterai, mais ce sont mes jambes qui me feront

entendre raison, dur sera ce choix dans ma tete le

soir venant apres avoir inviter notre team au

restaurant pour les remerciers. Un bus normal passe

avec 200 personnes a bord, mais que se passe-t'il?. Ce

soir c'est jour de mariage et tout le monde est convie

a cette fete, Buddhiste et Musulman, tres bon moment

pour unifier deux factions qui s'opposent ici. Nous,

les parasites professionels, nous sommes de la partie,

assistant a ce moment de joie, ou la famille a du

s'endette pour les vingt ans a venir. Des baches de

couleur nous protegent du vent, la sono, simple

platine CD relier a une batterie qui alimente aussi

trois malheureuses ampoules ou les jeunes dansent au

son de musique laddaki, avec pour les hommes un look

de gang de cite americaine, jeans, blousons flashi au

estampe de divers team, casquette et le bandanas pour

recouvrir le visage. pour les femmes, elles plus

modere, dans un panjabi terne indien et au visage

recouvert d'un foulard, je vous dirai qu'ici s'est

tres bien comme cela les jeunes filles musulmanes

peuvent etre de la partie. Une multitude de pain

attendent ainsi que 50 litres de tchang (biere

artisanal local) dans leur baquet en plastique ou

tout le monde autour est accroupi. Je rentre dans la

maison ou chaque piece est occupe par une faction

feministe ou autre. Je rentre dans le cercle tres

ouvert des moines Bouddistes (bonnet rouge) picoleur,

je partage ce moment mon godet de rhum ou de tchang a

la main, les ecoutants jouer de leurs instruments et

du moulin a priere. apres quelque temps, elle se

transforme en fanfare un peu defraichie. De retour

dehors et toujours des questions sensibles a poser,

sur le quotidien et de la relation possible entre deux

etres de religion oppose. Il y en a toujours un avec

son pichet a la main pour me reservir, mon je ne sais

plus combien tieme de verre et je rentre dans la

ronde, puis au centre, dans ce paysage du bout du

monde, de ces montagnes avoisinantes, dans cette

plaine ou la Zanskar river serpente ou le ciel est

vide de tout nuage, les etoiles comme spot light et le

clair de lune pour ce debut de matinee. Pour mon notre

plaisir et surtout le mien on finira la soiree sur un

air de disco, merci encore pour ce moment inoubliable.

Il est trois heures trente, vite je dois rentrer mon

carrosse va se transforme en citrouille. Non le bus

part a quatre heures. Ce vieux bus local, comme nos

Saviem qui nous deplacer sur dix kilometres maximun.

Ici nous sommes partis pour 235 kilometres ou treize

heure trente de voyage, pas de route mais que de la

piste et parfois roulons dans le lie de la riviere

assechee. Je suis malade, certainement le trop de

secousse, pense a mon avenir proche, somnole et quand

j'y arrive, chek post et ces eternels questions

repetitives, pour mon plaisir, je changerai de metier

a chaque pour voir ce qu'on va dire. Kargil pour la

deuxieme fois et ces Chiites dominant, son dortoir et

la police qui refuse a me recevoir, nuit bien merite.

Deuxieme depart a cinq heures pour rejoindre Leh.

Enfin, vingt quatre heures apres, soit 470 bornes, me

revoila...

Avec cette semaine loin de tout, des klaxones

intempestifs. J'ai pu m'imaginer la vie des caravanes

de la route de la soie, de ces deux ans de voyage pour

retrouver l'occident et ces contraintes quotidiennes

et des petites distances parcouruent. Tout cela pour

le plaisir de nos riche concitoyen du passe voulant a

tout prit ces produits exotiques.

Bientot six mois de voyage, que cela passe vite, trois

mois que je n'ai pas manger de viande et de vous dire

que j'ai deja maigri de dix kilogrammes. Aujourd'hui

grand jour, car je vais effectuer mon premier trajet

en camion local pour rejoindre Manali.

a bientot pour d'autre nouvelle et profiter bien de

vos vavances...

from central asia 18: du reve a la realite.

Voila, grande soiree, on vient de rejoindre le terrain de polo ou les camions stationnent. Nous sommes en tout six occidentaux a tenter le voyage. On embarque quatre par camion plus le chauffeur, car nous ne sommes pas tout seul. Le moteur demarre, point de sirene hurlante pour descendre main bazar, mais la joie est la. A travers la vitre la nuit etoilee et 450 kilometres de route, 3 cols dont 2 a plus de 5000 metres d'altitude. Que vous dire, que je vie un reve de gosse. Moi dans la cabine de ce rustre camion indien de marque TATA, pas de siege sauf pour le chauffeur, juste des matelas poses pour prendre la position du Bouddha assit. Un certain bonheur m'enivre de vivre cela. 6 kilometres, premiere arret, deja une panne, tout le monde descend du camion, on ouvre le capot pour un chek up, un fil electrique tendu entre deux cosses et nous repartons 30 minutes apres. Que disais-je, oui le bonheur de parcourir la route avec ceux qui la vive au quotidien, de partage la cigarette et les fruits secs, emporter comme present, les, ah' deuxieme arret, un autre camion vient de tombe en panne. Deja 1h30 que l'on roule et nous avont parcourut 10 kilometres. Bon, je disais, le bruit du moteur qui resonne dans la cabine, pas de position pour se pose, route defonce, les secousses sans cesse et l'impossibilite de dormir et la temperature qui degringole. Je m'essaye a la couchette qui fait 200cm sur 50 cm de large et 40 cm de haut, l'epaule bleuie rebondissant sur la barre, il ne me reste plus qu'a penser a autre chose loin de cette enfer. 5 heures du mat, les chauffeurs s'arretent, nous nous retrouvons autour d’une tasse de tchai (the au lait). Les couleurs magnifiques du soleil levant sur ce nomad’land qui sert de parking au camion en transit. 1 heure, 2, 3, enfin ils se decident a repartir pour 2 kilometres et un autre arret pres de la riviere pour cette fois ci se preparer un repas. 1 heure de plus avant de repartir et un nouvelle arret dans la foulee, on bitume la route et celle-ci est ferme pour 1 heure. Enfin notre convoie peu repartir, 600 metres et ils decident a nouveau de s’arrete, les neres sont mit a rude epreuve et rien pour nous pour nous restaurer. On repart au mileu de ces paysage lunaire irradier au UV sans nuage, je n’en ai que faire, maintenant je desire me restaurer devant n’importe quoi. Il est midi et avons parcourut un peu moins de 200 kms. On roule et apres un aspirine je pense a tout ce qui peut me passer par la tete, car on ne peut rien faire d’autre qu’attendre. Je pense qu’il y en a qui vont dans les grandes fetes foraine, payant un prix astonomique le tour de bossa nova ou de tape cul. Moi pour 2 euros j’en ai autant que je veux. Il se fait 17 heures et la premiere ville traverse sur la carte. Pas de maison mais uniquement des tentes, je m’en fou tant que l’on peu se ravitailler. Soupe de pate: " 2 s’il vous plait" et et des pommes de terre:" 2 fois aussi". Les routiers interpellent l'un du groupe pour negotier du tarif, car a la base il etait convenu de donner ce que l’on voulait. Cette bande d’inculte s’arretant a outrance se reunissant pour parler de rien, vue qu’il n’y a rien. Les voila s’essayant de jouer les dur face a des voyageurs rodes au moins cher. " Bon cela vous fera 400 rupees par tete". Quoi toi l’#$&*% qui nous avez dit qu’on serait arrive dans 24 heures maximun, tu veux essayer de jouer les gros bras avec moi, les chefs. La seul chose qui recolteront sera de nous voir tous descendre pour passer la nuit ici. Nous sommes tous de mauvaise humeur avec cette experience. Mais le sunset et la et il y a de la biere pour nous faire oublier. Nous sommes a 4250 metres d’altitude sous la tente coucher en batterie, il fait froid, tres froid... Nouvelle journee et nous nous repartissons en 3 groupes. Les premiers embarque pour 5h30 dans un nouveau camion, moi 1 heure apres. "Aller dede fait peter l'bordel", bon on se contentera des 20 km/h en pointe. Reparti dans des pensees, pour oublier le temps qui n'en fini pas et des bornes kilometriques que l'on voit defiler tous les 5 minutes. Midi, un arret nourriture, encore 180 km avant d'arriver, je calcule la moyenne et pense que l'on arrivera vers minuit. Les boules, il va falloir encore galerer. 15 heures, on s'arrete et le chauffeur va se coucher. 17 heures je pete les plombs, j'ai deja lu 200 pages d'un bouquin le temps de ces arret impromptu. Un jeep passe, je l'arrete demande la destination et son prix. "Ok pour 200 rupees" et la tout change, le calme, la vitesse et le luxe de se retrouver 2 a bord. Il est 22 heures, use, fatigue d'avoir rien fait et la jeep nous depose a Manali. Manali vue de Vasheest. Un air d'alpage suisse reigne en ces lieux, recouvert de vert, des herbes aux sapins, dressant les yeux, les sommets redeviennent tristes, laissant apparaitre de vieux nevet de neige grisatre au glacier fondant le long de ces veines ancestrales, donnant la vie a ces petits villages, allant de l'ancienne batisse pres a rendre l'ame au neo chalet recouvert de crepit pour les plus cher a la simple facade de beton pour les plus modeste. Ici, en bas la fourmiliere heteroclite s'active. Des locaux habiller de couleur vif au mode de vie inchanger depuis des generations cultivant l'essentiel, aux autres dans leur accoutrement a l'occidental profitant de la manne financiere filant dans les deux sens de la vallee, aux touristes pantalon kaki la camera en bandouliere venu rafler quelques images souvenirs. Les athes et les occidentaux ayant trouver leur nature profonde et de nouveau maitre. Le temple et sa source d'eau chaude naturel. Rendant un immense service dans leur quotidien. Baignoire geante, douche pour les soins du corp, tube ou s'ecoule le reste pour la lessive, la vaisselle. Dans les cultures local pousse cette mauvaise herbe qui fait la reputation de cette region et qui est economiquement tres rentable. J'ai nomme le cannabis. Trouvant prenneur au pres des liberables de l'armee israelienne. De leur 3 ans de donne a leur pays pour lui et 2 ans pour elle. Perdant les plus belles annees de leur innocence dans un conflit sans fin. Les voila ici pour rattrapper tout ce retard. Je suis tombe amoureux pendant ces jours passses ici, elle a 20 ans, elle m'attendait, ronronnant comme un bebe, elle est tout de bleu vetu, sa taille 350 centimetres cube, elle s'appelle Enfield. Ziv veux s'acheter une moto et je me suis retrouver essayeur pendant deux jours et l'une d'elle m'a accroche, j'etais pres a l'acheter pour continuer mon periple, mais si dans un avenir je me retrouve avec un probleme mecanique, il me faudra certainement l'abandonner, alors je me suis resigne. Nouveau bus, nouvelle direction et Darhamsala, ville du Daila Lama, tres touristique, ou pour mon plaisir (3 euros), je me prends une chambre avec vue sur la vallee, le hasard des retrouvailles au restaurant: "Le petit cafe", avec d'ancienne rencontre faite a Leh, repere de francais au mal du pays. Un jeune francais venu preparer sa these ici est tombe sur le charme de la region, des langues et d'une tibetaine. Alors il a ouvert un petit resto, au menu gratin dauphinois et crepes au nutella, tout cela sur un fond de Brel ou Brassens. Cinema, enfin un particulier avec son video procteur et son prologique fait passer du bon temps pendant les pluies mousonnieres, "sept ans au Tibet" vue ici prend une autre dimension. Apres le film je me suis vu errer dans les rues avec une multitude de question sur de simple mot aux ideaux a pronner. Ouaih! je suis pour le Tibet libre et pour cela, je loge au Freedom hotel et mange au Peace restaurant, est-ce que cela est suffisant!!! Toujours de nouvelle rencontre et beaucoup de discution religieuse, du bouddhisme a l'islam en passant par le catholisisme car ici on est a un grand carrefour. Les taiwanais et pas chinois venu en force asister au seance pubique du Daila Lama et pour comprendre, il vous suffit d'acheter un transistor et d'ecouter la frequence qui traduit en anglais et en simultaner ces dire philosophique. Mais les places sont cheres pour etre dans le publique.

Pour commencer, nous allons apprendre quelques cocktails: L'hôtel: pour celui ci prenons les mots, musulman, hindou, catholique, religion, icône, temple, partage, paix, touriste, monnaie. Nous mélangeons et nous obtenons: Un hôtel a la direction musulmane ou prône au milieu du jardin un temple hindouiste et dans les étages une icône de la sainte Marie. Un quotidien remplie de touriste étrange et une seule religion pour réunir tout cela, l'argent, la monnaie, le flouse, l'oseille. Ici ou ailleurs, la paix tient dans ce petit rectangle de papier. Autre préparation: Le restaurant: prenons pour celui-ci les mots réfugie, client, touriste, bouddhiste, christianisme, pro, anti, demain, avenir, china. Mélangeons une nouvelle fois et nous obtenons: Un restaurant tenu par des réfugies tibétains ou l'on vous sert dans un service made in china, aux clients pro chinois ou pro libération. Une touriste australienne bouddhiste, deux coréennes chrétienne et un français perdu dans tout cela. Ainsi ce passe la vie à Dharamsala, je n'aurai pas vue le Daila Lama car il fait des discours un peu trop tôt. Dehors, la mousson est arrive, la pluie ne s'arrête que très rarement, les rues se sont transformées en rivière et moi j'aurai écume les restaurants, refait le monde devant un verre de tchai(thé) avec des gens de tout bord. Le matin avec les musulmans, la journée avec les tibétains, le soir avec des occidentaux. Comme au centre des jeunes tibétains qui organiser un conférence sur la propagande et je vous le demande: "ou été les touristes" au badge "free Tibet" dans le bazar a acheter des souvenirs pour dire qu'ils y étaient et ces déjà pas mal. Dans le journal des fait nouveau pour la vie tibétaine. Il était écrit que le gouvernement chinois était près a faire revenir cette "Océan de sagesse" dans son pays mais sans aucune autorité et qu'il devait accepter la souveraineté chinoise comme autorité suprême et reconnaître Taiwan comme étant chinois (les traîtres). Reconnaître le gouvernement et arrêter la propagande antichinoise et que la Chine à amener, la vie moderne et tout ce qui va avec. Mais j'aimerai savoir pourquoi il y a toujours autant de réfugie qui passe la frontière clandestinement pour rejoindre l'Inde? Des français que j'ai rencontre a plusieurs reprise viennent de remettre une lettre au gouvernement tibétain sur la politique tenu par elle pour boycotte les produits chinois et que dans la rue au même moment toutes les échoppes tibétaines ne vendent que du made in china, il est vrai que le tibétain est commerçant a la base et n'en a que faire de toutes ces histoires pour faire rentrer du profit. Enfin ainsi va la vie dans cette partie du monde. Moi et ce petit goût de chez nous, dans le petit restaurant français pour le petit déjeuner, je me suis régale de deux part de gratin dauphinois et d'une part de gâteau au chocolat, j'aurai vraiment prit du bon temps dans cette endroit, l'atmosphère régnante dans cet espace, les rencontres, les lectures, la musique et pour la suite de mon voyage, l'on m'offre une nouvelle protection. Des grain d'orge ayant reçu un Oracle. Voici les explications de Ralf, qui me l'a remit. Il s'agit de l'Oracle de Nechung (prononcer : Naitchoung). Nechung signifie littéralement : petit endroit. C'est parce que l'esprit d'une deite entre dans le corps d'un moine, donc d'un être humain, qui est normalement trop "petit" pour recevoir une telle puissance. J'ai eu la chance de voir cela (et je ne me suis pas prive de faire des photos!). Une procession de moines battaient les tambours et sonnaient les trompes, ces trompes en cuivre longues de plus de 3 mètres. Puis, subitement, alors que le feu de branches de genévriers venait d'être allume par les moines, l'un d'entre eux s'est mis a avoir de violentes convulsions; il est devenu rouge, plus rouge encore que sa robe, et s'est mis a gesticuler dans tous les sens avec une frénésie prononcée. Il a fallu quatre moines pour le soulever puis le traîner dans le monastère, tant il devait peser lourd! En principe, on sait un peu a l'avance quand et ou l'Oracle va venir. Mais la apparemment c'était plus tôt que prévu! L'Oracle joue un rôle de "téléphone cosmique": il est consulte pour avoir des prédictions très précises sur l'avenir, ou bien quand certaines décisions importantes sont a prendre. Il peut aussi être consulte afin de trouver les réincarnations de hauts lamas. Mais seuls quelques moines très entraînes sont capables de comprendre puis de retranscrire son langage; ce n'est pas un langage humain que l'Oracle utilise. Quand il investit le corps du moine, ce dernier devient excessivement lourd (a cause de la puissance qu'il contient désormais), rouge vif (peut-être a cause du sang qui doit affluer deux a trois fois plus pour irriguer un "super cerveau"). L'oracle ne se trompe jamais. Ses prédictions sont très écoutées et très respectées, et quand il part enfin du moine, il faut exercer à ce dernier des pressions sur les artères pendant un court laps de temps très précis et a plusieurs reprises, faute de quoi le moine peut en mourir. C'est cet Oracle, Nechung, qui fut consulte pour établir un plan de fuite du Tibet pour Sa Sainteté le Dalaï-lama. Ce plan faisait passer Sa Sainteté juste a cote d'une garnison militaire chinoise! Et l'Oracle a aussi perdit qu'a tel endroit se trouvait une rivière infranchissable car pas de pont ni de gué. On a pu y faire mettre une barque à l'avance. Comme tu le sais, le Dalaï-lama a réussi a s'exiler en suivant ce chemin dicte par Nechung. Les "graines" que nous t'avons donne sont ce qu'on appelle des "objets de puissance", ou encore "cadeaux de pouvoir". Ce sont a la base des grains d'orge tout ce qu'il y a de plus commun, sur lesquels il souffle et transmet son pouvoir et sa bénédiction. Car un autre rôle de l'Oracle est de protéger. Ainsi, celui qui transporte de telles graines pourra les utiliser afin de ne pas perdre ce qu'il transporte; ou encore en cas de grosse maladie, en avaler une le matin pendant plusieurs jours. En fait il y a maints usages pour de telles pilules... Ralf Moi je viens d'en mettre dans mon porte feuille ainsi que dans mon sac ou réside dissimule un peu partout des photos du Daila Lama une vingtaine pour offrir au peuplade tibétaine normalement bientôt traverser. Je redescends et après la pluie je retrouve ces forte chaleur insupportable et je repasse du duvet au ventilateur de la chambre qui brasse cet air chaud. Bizarre de se retrouver dans le même hôtel fréquente il y a peine deux mois, j'ai un sentiment de vacance fini, d'un certain vécu, d'être légèrement différent. La frontière où je me pointe toujours trop tôt et les premiers problème. J'ai en ma possession une bouteille de rhum. Bien sur le douanier me la saisie pour me la confisquer. Je dis au douanier, je ne vois pas le problème que je suis étrange, qu'il y a de l'alcool dans son pays et que moi je ne fume pas, mais que je bois: "Non, non", il ne veut rien entendre. Et comment cela ce fait que l'on peut fumer de l'herbe sans problème, un. Bon tu veux rien entendre et tu crois que tu vas te garder ma bouteille, tu rêves mon gars, donne la moi car elle m'appartient encore et je sors dehors et je l'explose contre un mur. "Ces bon vous pouvez entrer en pays musulman". La prochaine fois je transiterai de la drogue j'aurai moins d'emmerde. Islamabad et l'alliance française ou je me retrouve professeur de conversation d'un jour, toujours très enrichissant pour comprendre le quotidien et quelques questions pertinentes. Aujourd'hui Peshawar a l'ouest ou dans la rue il y a autant d'armurerie que de boulangerie... Encore une semaine d'écoule, de découverte en rencontre, du froid des montagnes au climatiseur, de la pluie au bouteille d'eau qui n'en finisse pas de se vider, des mauvais moment au joie que je partage seule. A bientôt pour d'autre histoire...

from central asia 20: voir disparaitre un monde.

Peshawar, 40 degres et 50 pour cent d'humidite. La ville au gout d'Afghanistan et d'Asie central. Aujourd'hui pauvre et sale, malgre les riches maisons decorees dans le quartier residentiel. La rencontre avec Laurence partit elle aussi il y a six mois d'Istambul et beaucoup de chose a ce raconter. Nous partont decouvrir la region et le petit village a quelques kilometres ou l'on doit montrer patte blanche et bakshish pour voir l'artisanat local. Ce sont des petites echoppes dans une rue, ou chacune et dependante de l'autre. Ici, on fabrique des AK 47, des Beretta ou autres armes d'assaut, copie d'originaux vendu discount. Des jeunes apprennant le metier en un an et demi, repetant les meme gestes que leurs aines. Tout y est pour usiner les canons a la fabrique de poudre. Biensur lorsque nous posons des questions, nous avons le droit qu'a des reponses vagues. Dans l'une de ces casba, cette photo pendu au mur representant une petite fille et un mouton assit dans un paturage et ou il y est ecrit: "laissont les grandir en paix", drole de contraste, je voulais faire la photo souvenir a la john Rambo, mais je me suis abstenu, meme si j'ai pu saisir entre mes mains different calibre. Peshawar, ses rues porteur d'histoire, d'un passe riche et bien situer sur la route de la soie. Ajourd'hui il ne subsiste que des facades de havelie racontant leur lamentable descente dans l'oublie et les riches d'aujourd'hui preferent deserter le centre pour vivre dans leur palace a l'abri de le police. Je vous dirai que je prefere voir l'argent partir dans une education retarder que de voir des pancartes de l'UNESCO fournissant de quoi faire plaisir au touriste de passage. Ballade dans le bazar ou les pakistanais n'arrete pas d'epier Laurence, malgre son accoutrement local et les cheveux couvert, pour moi les commercants me demande si les pierres que je porte autour du cou ne son pas a vendre. Retour a la capitale, puis bus pour Gilgit et pour la premiere fois l'envie d'arreter ce voyage qui commence a m'epuiser, je vous dirai que les pays traverses ne sont pas de tout repos et de ce retrouver avec une compatriote, cela me fait des vacances dans les vacances. Stop and go pour rejoindre Hunza via la verte vallee, autre peuplade et autre language. Aujourd'hui a majorite Ismaelite, les femmes peuvent deambuler librement dans les rues et vous regardez, les jeunes rejoignant l'ecole sont en uniforme et pas de couvre tete pour les jeunes etudiantes. Des refugies Tadjik ne revent meme pas d'un eldorado meilleur, mais juste trouver de quoi survivre en cette terre islamique. Ces le temps de recolter les abricots et de les faire secher sur le toit, dans un decor plein de couleur. Je me rends compte que l'on arrive pas ici par hasard, il y a longtemps des nomades ou differente civilisation fuiaient un envahisseur venu conquerir nouveau territoire et faisant fuire les plus pauvres au soldat deserteur serchant terre d'asile et surtotu de quoi cultiver pour survivre. Ici aussi rien n'a evolue a part un modernisme devastateur (opinion personnel).

Sost derniere ville avant la frontiere, meme si elle est tres avance en pays musulman. Ville nouvelle le long de la Karakorum highway. Bicoque de bois, de plastique et quelque fois de parpaing, le long de ce long ruban de bitume. Des commerces du quotidien recouvert d'affiche promotionel vantant les eternels produits indispensables, c'est a dire cigarette et Coca cola. La petit PME specialise dans le transit. Un autre qui a tout compris, il vend du made in China au pakistanais, du made in France (parfum) et Suisse (montre) pour les chinois, pour trouver du made in Pakistan il faut regarder dans la rue pour ne voir que ces sachet d'abricot seche. Pour rassurer tout le monde, on a peint une batisse en blanc avec les inscription suivante: "Centre de soin", ou il ne fait pas bon y mettre les pieds. Tout cela pour le derrnier Caravencerail en service. Plus de ferme fortifiee, mais un terrain vague entourer d'un mur d'enceinte et de barbele. Au centre le batiment administratif. Les semi remorques chinois d'une vingtaine de metre entrent et des dockers local dechargent pour recharger les camions pakistanais qui stationnent le long de la route ou retint leur petite cloche sous le chassis, comme un troupeau attendant son maitre. Il en faut trois ou quatre camions pakistanais pour un seul chinois. J'imagine deja la route pour faire transiter ces monstre de la route. Mais ce que j'observe est que le commerce ne va que dans un sens, les pakistanais n'ont rien a refourguer. Du camion vider le chauffeur chinois repartira avec en tout et pour tout avec ce cheque qu'il deposera dans la poche de sa chemise. Il n'y a rien a faire et cela est interessant de voir ou il n'y a rien, il y a tant a dire. Peut etre voulons nous les voir arriver a notre niveau social et ensuite les oublies. Ma chambre, tel une cellule de prison ou la salle d'eau vous suggere d'aller faire vos besoins sur le terrain qui sert de decharge. Quand on pense route de la soie, on pense forcement a sir Marco Polo et au commerce qui s'exercait dans les deux sens il y a tres longtemps. Aujourd'hui tout ne va plus que dans un sens, tout va vers l'Ouest et l'on retrouve la route Lapilazuli envahie par du made in ....., le reste transitant par voie maritime pour rejoindre nos contrees. Mesdames et messieurs, j'ai l'honneur d'annoncer le grand gagnant de cette competition international. Le vainqueur est par KO a la reguliere: La Chine.

On applaudit bien fort.

Mercredi 10 Aout: Je me dirige a la bus stand ou des jeep nous attendent, le hasard me fait retrouver Masato avec qui j'ai passe la frontiere indo pakistanaise. Ainsi qu'une francaise et d'autre japonnais. Apres le parcour administratif, nous voila tous les touristes dans la meme jeep avancant dans cette vallee. Biensur on nous detrousse de 4 dollars pour le parc naturel ou nous ne verrons rien. Khandur passa 4600 metres, grillage et barbele traverse la chaine de montagne. A ce moment j'ai cette pense et je me dis qu'il faut vraiment etre un animal sans cerveau pour pouvoir circuler librement sur notre planete. Nous voila en Chine pour les pakistanais fouille complete, pour nous moins de probleme. La vallee s'est transforme en plaine. a 4000 metres nous pouvons observer des chameaux ainsi que ces nomades et leurs yourts. les marmottes regardent defiler les convois sans se soucier. Tashkorgan est encore une nouveau peuple et language. Les femmes toutes recouvertent de couleur avec sur leur tete une toque recouvert d'un voile. Les hommes dans ce costume que l'on retrouvait dans nos regions il y a plus de cent ans, avec le beret comme couvre chef. Nouveaux controle et le rayon lazer sur la tempe pour prendre la temperature et se voir estampiller le passeport. le soir nous nous retrouverons une huitaine de voyageur a manger local et a me retrouver carnivore apres trois mois de repas fait que de legume. L'impression me laisse penser qu'ici on trouve du bon avec ces colonisateurs jaunes. De la musique sort du restaurant avoisinant l'hotel. Nous nous laissons guider au son de l'accordeon et citare enfin ces le synthetiseur qui fait tout ca et decouvrir une musique slave, comme il se joue en Europe de l'est et influencer par une longue traverser il y a de ca aussi tres longtemps. La biere coule a flot et nous nous en privons pas, entre temps nous rejoignons la piste de danse ou homme et femme se cotoie dans une danse oriental. Magnifique soiree pour cette premiere nuit en ce pays. Pas le temps de traine et il n'y a plus grand chose en dehors de ces villes sorti de terre ressemblant a rien. Cette fois-ci bus pour Kashgar. nous amorcont une descente vertigineuse partant de 3300 metres d'altitude pour rejoindre les plaines desertiques, les bouteilles en plastique nous servant d'altimetre en regardant leur deformation s'effectuer. Le plus beau des paysages s'offrent a nous. Pour commencer le Majestueux Musta gata recouvert de neige et de glacier attendant de fondre dans ses veines. Des nuages blancs bloquer par cette enorme masse, me font penser a des vaisceaux stationant et ravitaillant. Enfin le lac Karakul se laisse decouvrir et refletant sur sa surface tout le decors alentour: Du blanc des sommets au yourt poser deci dela et la caravane de chameaux revenant de trek passe devant moi. Magnifique payasage, magnifiquement pourri par ce gars qui emet des sons pour que je le regarde et pour ensuite me reclamer une certaine somme pour les photos que je viens de prendre. Je demarre au quart de tour en regardant cet individu et je commence a l'envoyer ballader et si tu continue c'est l'appareil photo que tu vas te prendre dans la tronche pour argent comptant . Alors je dois partir et trouver ruse pour pouvoir revenir faire quelques cliches. Un peu decu dans le bus d'avoir a admirer le changement qui s'effectue sur cette planete...

Kashgar deuxieme (clap): Mais que ce passe t'il, dans quel etat erres-tu. Tu ressemble aujourd'hui a ce jeu d'ordinateur s'appellant: Sim city. On detruit toute le passe "Ouighour" et des batiments vieux de moins d'un an sorte de terre, des chantiers herculeien qui ne s'arrete meme pas un instant 24 heures sur 24. Ces barres d'immeuble meme pas habite et deja usees, mais qu'est qu'ils vont faire ces gens qui ont toujours vecu dans une maison de plein pied ou ils avaient leur repere, mais qu'est qu'ils vont faire une fois qu'on les aura reloge dans ce deux pieces confiner plein sud. Moi cherchant des reperes laisse il y a un peu plus d'un an. il ne reste rien autour de la mosquee Idkah, enfin si une esplanade tout neuf ou tout autour est detruit, le golden bazar, les petites echoppes, tout. Oh le beau batiment influencer par je ne sais pas qui de mauvais gout. Le dessin qui nous montre un plan futuriste de cette endroit, meme pas dessus ces empaffer ne respecte la culture local, on ne voit que des chinois deambuler, une mosquee sans coupole et a la porte betonner. Putaint revoltez-vous, ne vous laissez pas faire. Ce gars qui m'accoste et qui m'invite dans son echoppe de 5 metres carres, juste un lit et une machine a coudre pour faire des chaussures pour femme. Il m'explique les problemes qu'il rencontre lui et sa societe, il ne parle pas le chinois ce qui lui vaut des problemes. Il me dit qu'il demande dans ses prieres quotidiennes un avenir meilleur et qu'il ne voyait rien changer. Triste je suis de faire ce constat. Comme Dimanche lorsque je viens de rejoindre le sunday market et pour vous expliquer je vais commencer par vous reracontez ce que 'y ai vecu il y a un an, ensuite je vous decrirai ce que j'ai vue aujourd'hui...

Un Dimanche en janvier 2003: Nous arrivons autour d’un grand foirail. Une fois encore je m’imagine dans cette machine à remonter le temps, 100 ans en arrière, dans le centre de la France, l’Auvergne et ses régions alentour ou se tenaient de grandes foires aux bestiaux. Il est très tôt et la vie s’active doucement. On découpe les moutons au bord de la route pour préparer les samosas et autres plats. On allume les fourneaux de terre cuite qui vont recevoir ces vasques énormes ou l'on va cuire le riz auquel on va additionner des oignons et quelques épices. Des gars font de grands gestes pour allonger de la pâte qui se transformera en spaghetti. Des feux prennent vie à droite et à gauche pour relever la température qui avoisine les -15. Tout le monde nous regarde, on ne s'échange quelques sourires, car je me sens tel un muet au royaume des sourds, Autour du feu un local veut échanger ses bottes en peau contre mes chaussures de marche, l'ambiance est bonne enfant. Après nous retournons en ville au grand bazar. Il y a environ deux cent milles personnes qui déboulent dans les artères de la ville pour ce jour sacré. Toutes les ethnies sont représentées, chinois, mongol, ouzbek, tadjik, kazakhs, tibétain, etc...

Chaque visage a tant à raconter. Ce qui m'éclate le plus, ce sont ces vieux le visage marqué par la rudesse du temps avec leur grande barbe blanche, comme dans le film Himalaya. Tout le monde porte la chapka qui est signe de richesse et chacun ethnie a la sienne. Ici on vient vendre sa production de fruits, de légumes, il y a tout et n importe quoi, tout est bien réparti par secteur. A l'entrée c’est le bois, juste derrière chiens et chats qui viennent juste de naître. Je rejoinds le coeur ou la vie bat son plein ou le sol est recouvert de terre battu ou tout n'est qu'un assemblage de bois et de bâche. D’un coté ce sont les vêtements et schapka en peau de l'autre les pièces de moto. Dans les bicoques on trouve de tout et du vieux. Le pharmacien exhibe son étalage ou l'on trouve des bocaux de différentes herbes, accroché à la devanture crâne de bélier, serpents et lézards séchés, médecine locale quoi. J'ai eu beau demandé des explications, mais rien ne m'a été dit. Ils prennent le temps de se faire couper les cheveux au bord de la route à coup de rasoir à main (made in local bien sur), de s'arrêter pour manger à de grandes tables qui font face au fourneau. Je les imagine raconter leurs petites histoires, discuter politique et regarder les filles. Leur vie quotidienne est extraordinaire à mes yeux. Dans l'après midi je retourne seul au marché à bestiaux. Je prends le temps de faire des photos et on vient roder autour de la boite à image, peut être qu'il me prendra en photo ce grand gaillard. Aujourd’hui il y avait 3 chameaux à vendre, on tond les moutons à la cisaille pour qu il soit plus beau, les jeunes montent les chevaux pour les exhiber. Les négociations se font au creux de l’oreille et j'en profite pour acheter un couteau local...

J'en ai pris plein les yeux et ce fut une journée somptueuse.

Un Dimanche en Aout 2004: Ma machine a voyager dans le temps deconne, cette fois je n'ai pas fait de bon aussi loin en arriere. Je ne retrouve que la facade annoncant le bazar international de Kashgar et ces tapis ayant perdut de leur qualite. Devant encore ces petites echoppes on l'on peut se ravitailler, manger, parler du changement brutal qui s'effectue. Combien de temps encore auront-elle le droit de squatter se morceau de rue qui leur appartennait depuis des generations. Mais qu'est qu'il ont fait, plus rien, enfin si un marche moderne aux allees rectilignes et box uniforme, tout cela sous de longue tonnelle. Mais ou sont passes les gens, tout est asceptise. il faut que je m'eloigne un peu pour retrouver ces barbiers et la vie des plus pauvres qui ne peuvent pas se payer une place dans cette endroit trop cher pour eux. Qu'est que je suis triste de ne pas retrouver l'ambiance d'avant. Il faut que je retourne au foirail pour retrouver un semblant de vie que j'avais laisse un an auparavant. Tout ces touristes mitraillants sans compter l'arm...euh la camera a la main, cherchant souvenir a raconter et dire je l'ai vue ce grand bazar d'Asie central de retour chez eux, vivant sans respecter, occidentaux ou chinois tres court vetu pour les jeunes filles et galerer un max pour negotier un souvenir a prix correcte. Je ne reste pas et j'espere ne plus remette les pieds ici preferant me souvenir a present a travers mes photos. Ainsi va le bon vouloir de la Chine grandissante.

il me reste le temps de profiter de sanitaire propre et de ne rien faire, restant sur mon lit a bouquiner dans le dortoir que je partage avec mes amis japonais, ainsi que de nous retrouver le soir sur une terrasse a refaire le monde devant une biere made in .....

Drole de constat et drole de voyage. Heureusement que j'ai pu prendre plaisir encore dans certain endroit qui n'ont pas etait encore trop touche par le changement venant de l'Ouest comme Tabriz en Iran, Mazar e sharif en Afghanistan, la Kalash vallee au Pakistan et certain endroit du Laddak, ou inversement Mouniac et la mer d'Aral en Ouzbekistan et son resultat tragique. Mais faites vite car demain le touriste sera roi et cherchera je ne sais quoi de depaysans sur cette planete s'atristant...

Demain depart pour le sud, Yarkand et un moyen de rentrer au Tibet. Prochain contact a Lhassa, Inshalla...

from central asia 21: breve derniere.

Karghili, derniere ville avant le Tibet, juste le temps d'un repas et nous partons a la recherche d'un moyen de transport. Le hasard nous fait rencontrer un malesien, nous faisons faindre de le voir puis apres quelque temps nous nous echangeons des informations. Nous voila partie a trois rejoindre le parking aux camions et la mauvaise nouvelle, pas de depart avant trois ou quatre jours. L'un d'eux propose ses services pour la coquette somme de 1000 yuans (100 euros) par tete et de devoir ce cacher dans les reservoirs de gasoil lors des passages de police. Bon, on rebrousse chemin, trouvons un hotel pas trop cher et interdit au etranger et nous repartont dans un parcour administratif a en faire ceder plus d'un. Nous commencons par la gare routiere ordinaire, ou une personne assez serviable nous renseigne et nous annonce un prix correct: 150 yuans. nous partons pour la gendarmerie qui nous dit que l'on n'a pas besoin de permit, bonne nouvelle. On retourne au parking des camions, car ce trouve aussi la gare routiere qui relie Ali et ou il est redige sur un des rare panneau en anglais qu'il ne faut pas s'engager sans permit sur cette route. Une personne nous recoit et nous dit que sans permit il ne peut pas nous vendre de billet, bon ca commence bien, il nous envoie au poste de police, dela un gars nous confirme qu'il nous faut un permit et que le formulaire se retire a la gendarmerie, un autre carrement nous informe qu'il est formellement interdit de s'engager dans cette direction pour les etrangers. Retour a la case depart qui n'en demord pas et reste sur ses dire. On se pose avant de s'enerver, car moi j'aurai deja use du poing sur la table et qui n'aurait certainnement servit a rien, merci au hasard de nous avoir fait rencontrer ce malesien qui parle le chinois. Comme la facon qu'ils ont de vous interpeller dans la rue en beuglant: "hooooooooooooooin", on vous a donc jamais apprit a parler. On decide de retourner a la bus stand, biensur les bureau sont fermes et quelqu'un nous envoie dans une petite bicoque qui office comme agence de voyage et nous propose des places pour 600 yuans, depart uniquement tous les dix jours et le prochain est pour dans trois jours. Un voyage de deux jours et demi non stop dans un minibus au ton camouflage et aux roues surdimensionnees et au place assise restreinte pour affronter les 1100 kilometres. Bon il ne reste plus qu'a profiter de la vie qui se propose a nous...

Comme sa grande soeur, comme toutes les autres, Khargili subit des changement brutaux. Le coeur de la ville autour de la mosque ou la vie s'anime toujours, ces petites echoppes en bois ou simplement recouvert d'une bache en plastique trouer ou l'on parle que ouighour, les cantonnieres ne font que deplacer la poussiere, le boucher et ces tetes de mouton poses a meme le sol, le vendeur de bijoux ou les femmes viennent toujours trainer, l'homeopathe et ses plantes comme pilon une soupape et comme bol un maitre cylindre. Les couturieres et leur machine a coudre, le barbier qui vous passe juste un coup de savon et vous rase en plus le front et les oreilles toujours de quoi vous faire alluciner. Le photographe avec sa facade de photo jaunie par le soleil qui immortalise les portraits avec un vieille camera bringbalente, le disquaire balancant les watts a travers la rue, vous dire aussi que la star international reconnu ici est Alize (la Corse) . Le restaurant ou pour atabler le client on lui balance un bon film de karate comme dans toutes les commerces, il y a cette boite a image qui projette ce flot agressive de couleur. Des mioches jouent au pogue a meme le sol, d'autre se cour apres dans leur tenu la plus simple les fesses a l'air. Ces maison faites de brique de terre donnant un air de terrain vague disparaissant sous le regard de ces tours de beton uniforme s'avancant dans leur avenir, au boulevard recouvert d'un parterre de fleur, au haut parleur vociferrant je suppose des discours pratriotique. Toute ce modernisme interdit au carriole et triporteur a moteur projettant celle-ci dans un avenir un peu trop ambitieux. On refait le canal, point de bulldozer mais une armee d'ouvrier homme et femme, pas d'heure a respecter, juste une date et le soir un concert de percussion de pioche et de pelle retint dans la nuit et une sieste recuperatrice a meme le sol dans la pousiere sous le regard indifferent des passants. Comme autour de la gare routiere ou des bus venant de Kashgar ou de Hotan s'arretent pour finir de combler leurs couchettes vides. Les commerces chinois qui la juxstapose: Un bar, un tabac, un salon de coiffure (salon de massage), un restaurant et cela ce repete sans cesse et toujours une table une carriole pour vous ravitailler d'un samosa ou de fruit. Le controle des commerces ce fait par leur dimension unique et personne ne peut vendre plus que l'autre. La salle des fetes s'anime tous les soirs, une scene, un groupe, des jets d'eau qui s'animent a chaque nouveau titre chanter, comme a Tashkorgane musique venu de notre vieille Europe influencer par un tres long voyage avant de ce retrouver stopper par le desert. Le style paysans n'est pas demode, le pantalon gris, la chemise a carreau le beret, la clope au bec. Les locaux dansent en couple partant dans un sorte de valse sur ce damier surdimensionne, les chinois s'essayant pareil avec plus d'hesitation. Les plus jeunes attendent les slows: George michael, vous vous souvenez, la boum dans le garage avec son partenaire tenu a distance, ici ces pareils, un local parlant deux mots d'anglais tape l'incruste a la table avec quatre bieres. Me voila partie aussi sur la piste et biensur on me prend la main pour que je danse au centre du cercle forme, star d'un soir ou les jeunes garcons vont refaire les meme pas que le grand. Notre hotel sale dans une cour de garage sa chambre modeste et toujours cette television ou il retransmette une competition sportives. La Chine contre le reste du monde, je ne sais pas si vous voyez la meme chose, pour reconnaitre cette emission il vous suffit de trouver cinq anneaux entrecroises dans un coin de la lucarne. Les sanitaires sans eau et des toilettes qu'on peine a nettoyer. Pour la douche direction les bains publiques ou il ne fait pas bon poser un pied a meme le sol sous peine de cultiver une famille de champignon. On passa la serpilliere une fois rarement et meme pas rincer. Le jeune qui ne sait que percevoir l'argent prefererester allonger sur sa natte avec sa nouvelle acquisition son telephone portable devant cette television qui ne s'arrete lors d'une coupure de courant ou tout simplement avec la fin des programmes d'une chaine. Aller me dire, est-ce que s'est bien ou mal, ce que je vois ce sont des femmes assez libre dans leur tenu peu reglementaire pour un Imam, juste la tristesse de les voir partir dans l'alcool les cigarettes et la vie facile que leur donnent ces colons de chinois. Dernier pas en terre Islamique apres six mois. Demain sera la terre Bouddhiste et apres que sais-je...

Aujourd'hui jeudi, j'apprehende enormement ce trajet dans ses conditions. M'imaginer que la prochaine fois que je pourrai m'allonger sur un lit sera dimanche soir et pas avant, de savoir qu'il sera impossible de lire ou d'avoir autre activite avec les vibrations et que je n'aurai que comme passe temps une activite cerebrale ou de quoi me passe le film de ma vie plusieurs dizaine de fois...

from central asia 22, voyage dans les extremes.

Apres quatre jours d'attente, de repos forcer et appreccier, nous voila a la bus stand assez tot pour etre sur d'avoir nos place a bord. Cela ressemble a un depart vers de nouveau horizon en voyant les passagers chinois et ouighours allant chercher fortune dans un nouvelle Eldorado. La route va s'ouvrir dans quelques heures, les camions finiddent d'etre charger et pour exemple celui a cote de nous est rempli de console de jeu pour une salle d'arcade. Comme biensur rien n'est fait pour vous facilitez la vie et les premiers problemes apparaissent. Nous n'avons pas les places qui nous ont ete montre lors de la reservation malgre le prix exobitant que nous payons par rapport au locaux et il m'est impossible de m'asseoir, ils sont toujours a la recherche du profit maximun. Ce chinois qui nous a vendu les places affiche sur on facies un sourir nier en disant; " bushe, bushe" ( she veut dire oui, bushe, pas oui, traduction, non). Alors, j'hausse le ton et montre poing tout en indiquant la direction de son oeil gauche. apres quelques instant, je peux prendre possession du fauteuil a cote du chauffeur. 21h00, depart pour 1100 kilometres. la route se transforme vite en piste de terre ou de pierre ou bourbier, passage de guai et je me dis que le Camel trophy ce vie au quotidien pour une certaine population de notre planete. Nous traversons les derniers villages a l'architecture typique montrant les limites de l'avancer Turc Ottoman. Nous arrivons trop tot au chek post et passons la nuit cherchant tous a ce positionner comme il peut pour somnoler. Nous voila reparti et forcer de constater que l'on nous a encore menti en voyant qu'il n'y a qu'un seul chauffeur et celui ci est bon pour le faire Paris Dakar, a fond tout le temps, 80 kmh dans les descentes au point mort et certain virage fond partir l'arriere du bus en travers de la piste. Jesus, Marie, joseph priaient pour nous, on arrive. dans l'autre sens aussi un enorme convoie de centaines de camions attendaient le passage ouvert et demain pour Karghilik une enorme rentrer d'argent pour tout le monde qui vie des metiers de la route. Notre chauffeur s'arrete tous les deux heures et boit un Red bull (boissons energetique). Les premieres passes a plus de 5000 metres d'altitude ou la neige fait son apparition. devant ce spectacle, j'imagine la Mediterranne et les touristes en maillot de bain pofinant leur bronzage avant la rentre du mois de Septembre, moi et mes vetements d'hiver les bras enlacer pour garder la chaleur. Les camps d'ouvrier le long de la route ou il suffirait d'une camera video pour vous transformez tout cela en chantier du siecle ou plus particulierement en propagande. Bien venu au Fareast, les premieres tentes de nomade tibetain, les cheptels de mouton ou de brebis, les yack et leur chargement, les hommes sur leurs chevaux avec un accoutrement local fait d'une veste noir, ample et chaude, sur la tete un couvre chef allant du chapeau classique a celui de cowboy, dessous une longue natte unique qu'ils enroulent autour du crane avec un ruban rouge. Le long de la piste, de petite ligne droite et des petits villages prennent vie pour profiter de l'argent. Barraque de bois, bicoque en ciment sans finition, la porte battante, les tables rondes comme dans le saloon, pas de pianiste mais toujours cette television et sa parabole dependant du moteur du motoculteur qui fait tourner le groupe electrogene. Ici tout est plus cher qu'ailleurs: Alcool, nourriture, fille. Le soir arrive et le chauffeur est epuise, pas question de continuer nous dit-il, mais a l'agence on nous avez dit que le trajet se faisait d'une traite, encore un mensonge et cette fois si ce sont les autres passagers qui sont mecontent de devoir ce payer une nuit dans un dortoir. Alors on s'arrete dans l'un de ces endroit pour une nuit bien fraiche. Nouvelle journee, nouvelle altercation avec le jeune qui officie comme garcon de bus et qui veut reprendre la place que j'ai, je ne cede pas et la mauvaise ambiance reigne pendant quelques instant. Cela me gache mes premieres impression en ce nouveau pays. Magnifique, inimaginable le decors qui se laisse decouvrir, les plus beaux paysages qui m'a ete donne de voir jusqu'a present. Desert de couleur, palette riche en nuance a ne plus les decrire, montagne granitique ou au ton argileux, plaine verte emmeraude, lacs turquoises a la surface laissant refletter le decors qui l'entoure, la chance de voir ces antilopes tibetaines en liberte et quelques rapaces seigneur des airs. J'en ai les yeux ebahies, a cette instant je vous aurai dit, arreter tout projet pour que vous puissiez me rejoindre et savourer comme moi cette terre vierge de tout urbanisation hormis ces piquets telegraphique indiquant la direction a suivre pour trouver une vie, de venir avant de voir tout cela conquit par les hotels aux noms reveur pour un atrophier du cerveau: Hotel lakeview, marco Polo, etc... Mais la suite me dira qu'ici se merite pour les petits budgets comme nous et ne sait plus si vous devez venir vous faire plumer???.

Ali

Une petite chambre a partager, dans cette eldorado, un Las Vegas a l'est sans les casinos. Que reste t'il ou qu'y a t'il de nouveau. Des batiments qui n'arretent pas de sortir de terre, un certain modernisme neo vieillo aux commoditees d'un autre siecle, un peu comme ces tibetains ne comprennent pas ce qui se passe autour d'eux, d'une vie nomadique a une sedentarisation forcer pour un monde de service tres restrint, attendant du travaille au grand carrefour de la ville, assit, la pelle par terre au milieu de debri de verre des bouteilles de biere que l'on descent pour passer le temps. Les affiches de consomation, les boutiques remplient de tout ce qu'ils n'avaient besoin auparavant. Ces colons chinois venu grossire cette population et leur porte monnaie pour venir vivre au milieu de ce desert d'altitude ainsi que des Ouighours pour qu'aucune cohesion puisse subjister au seins de la communaute. Communaute est bien le mot, a chacun son boxe pour vivre ou survivre rien d'autre, une fois les clients partient ou la television eteinte, on sort son lit pour une nuit a 4000 metres d'altitude, le matin on replit tout, on fait sa toilette sur les marches devant le trottoir dans sa petite bassine et le thermos d'eau tiede. pour l'eau, le bambou sur les epaules et on va la fontaine au bout de la rue. Les tibetains ont les voit le long de ces chantiers, homme ou femme, sinon roder autour de la benne a ordure a la recherche le tresor du jour. L'administration chinoise, je ne dirai pas ce que j'en pense, le permit obligatoire que l'on retire au bureau de police pour 50 yuans. Mais au faite vous etes arriver sans, bon vous devez payer une amende de 300 yuans. Mais on nous avez dit que l'on en avez pas besoin et bien on vous a menti. Pour tout ces colons, l'on a construit de quoi leur faire depenser sans compter, avec un karaoke ou discotheque discrete tous les 100 metres, ou nous allons prendre la temperature. Oui que desirez-vous? - euh, une biere et trois verres, a cote ces directement le carton de 25 bieres et un autre tde boisson energetique, de ce deffit debile, regarde on a plus de cannette sur la table que toi. A cote de l'hotel celle-ci est differente au decors de de monastere et d'une peinture du Potala sur le mur de la scene. Musique typiquement local et l'epicerie qui finit de remplir son tirroir caisse avant de descendre son rideau metalique. Ici pour la premiere fois je sors des photos du Daila Lama en ayant fait attention des jeunes qui m'entouraient. Leurs yeux s'ecarquille, on se les arrachent, on se la pose sur la tete pour etre beni, ils se mettent a me baiser la main. Imaginer que je distribue des lingots d'or a la sortie d'un centre commercial par chez nous. Voila l'effet qu'on fait les photos.

Il est temps de reprendre la route, mais pour cela plus de transport en commun. Une seul place a cote de la pompe a essence a la sortie de la ville. Plusieurs jeeps viennent s'essayer avec des prix deffient tout monopole. Non, non, non. Nouvelle journee et une jeep s'arrete pour nous. Toujours de piste et enfin un premier bourg typiquement tibetain, la Thukpa nous attend dans la petite maison qui fait auberge. Les femmes s'afferent sur le poele au centre de la piece au poutre rouge et dessin sur les murs. Nous voici au pied de la montagne certainement la plus sacre de notre planete, elle ne se laisse pas decouvrir pour notre reverence. "S'il vous plait monsieur l'aubergiste, 3 lits" "cela vous fera 18 euros", encore de quoi faire des bons. On cherche ailleurs pour finir chez des tibetains, pas assez longtemps avant d'etre denoncer et expulser par la police; "Pour les riches s'est la-bas". Alors la je ne laisse pas passer, je vais hausser le ton au poste de police et un policier nous accompagne pour nous trouver notre tarif habituel 20 yuans. Ce n'est pas finit, le soir apres avoir demander le tarif de notre repas avant de manger, l'addition se trouve multiplier par deux. retour a la case police pour un dilleme ou chacun des deux partis devra faire des concessions. Moi degouter je cherche a quitter la ville le lendemain matin avant d'etre convaincu de faire la kora (pelerinage)autour de la montagne, car c'est sur je ne revindrai pas de si peu...

Nous sommes cinq, un japonais, un malaisien, un belge et deux francais. Peud'info si ce n'est qu'il faut encore theoriquement payer avant de partir. Le chemin et ses pelerins s'avacant au maximun en jeep pur en faire un minimun. Nous nos sacs remplient de bol plastique au instant minute noodle soup de quoi survire trois jours. Petite erreur de parcour, malgre la boussole, le GPS et une photocopie de carte a pas cher. 4900 metres d'altitude, la fatigue de ce premier jour de marche apres tant de transport routier. La recherche d'une tente hotel pour nous reposer ou pour le goute se sera un bol de noodle soup. Cher toujours quant on arrive avec nos faciesse blanc. De l'autre cote de la riviere d'autre tente, ou nous tentons notre chance. Et qu'elle chance, des vrais nomades tibetains qui acceptent de nous heberger pour une somme modique. Leur tente blanche ternis par la rudesse de la montagne. Le mandala a gauche de l'entre sur le sol la reserve de combustible, un ta de bouse de yack, a cote ces cylindres pour battre le beurre, par terre un peu de fromage qui sera la seul chose pour agrementer nos plats deshydrates, au centre le poele que l'on recharge tres regulierement, derriere, les icones du panchen Lama chinois et les coupes pour recevoir les offrendes. Tout autour de la tente repose les montures pour les yacks et les tapis qui nous servirons de matelas. Nous nous alignions en batterie a droite du poele. De la commence un manege interessant, on ne fait qu'epier les gestes de l'autre ethniem lorsque l'on ouvre nos sacs ou quand la matriarche prend la parole, de nos accoutrement qui se trouve a cinq siecle de l'autre. Les petits cadeaux aux deux jeunes filles en age de se marier. La photo du Daila Lama que l'on refuse par peur des represailles de la police chinoise. La serie de photo, le tour des autres tentes au mode de vie inchanger. Les filles se coiffent devant nous, le petit garcon de 3 ans joue avec ces oncles d'un instant. La nuit etoilee vient nous recouvrir et le froid ne se fait pas attendre, le repas du soir noodle soup avec un peu de fromage de yack. Nous et notre materiel hightec, aligner les uns a cote des autres, nous ressemblons a ces barres de chocolat serrer sur une etagere d'epicerie. Eux, les femmes restent dedans et d'un oeil discret regardont leur style de vie. Les hommes et le petit vont dormir dehors sous des peaux de yack. Au matin gele, la neige recouvre les couchages de ces hommes vaillants. Petit dejeuner ou un bon bole de noodle soupe epicer. Nous voila reparti sous la neige et le froid, chacun a son rythme et nous nous retrouvons lorsque l'on trouve une tente pour se restaurer. Pendant qu'un pelerin tibetain fait le tour en respectant la vrai coutume, trois pas puis s'allonge en psamoldiant sans cesse. Nous, nous devons regler un nouveau probleme, on nous reclame 8 yuans pour 3 tasses d'eau chaude. Cela finira que la personne viendra m'arracher l'argent des mains. Decu, tres decu de ce comportement, je n'ai qu'une envie c'est de faire demi tour. Le sommet, 5600 metres d'altitude avec mon sac sur le dos. Les pensees negatives pour un peuple transforme avec le temps. La descente rapide comme pour fuir et toujours ce meme accueille deplaisant pour nous vendre n'importe quoi de comestible. Go, go, go, je me dis dans ma tete, fuyont et dans cette precipitation je me trompe de chemin et apres 3 heures, je me vois contraint de traverse la riviere gele a pied nue sur une trentaine de metre, pour cette derniere nuit dans ce lieu sacre. Notre petit groupe s'eclate, deux on deja trouve un camion pour rejoindre Lhassa, mais il faut voir les conditions. Le reste suit le jour suivant. Les premiers jeep vide de touriste refuse de s'arrete et nous nous contenterons d'une benne pour effectuer une distance d'une quarantaine de kilometre rejoignant le lac Manasarovar et partageons le bonheur d'etre a l'air libre et de voir defile ce magnifique. Je reste sur le bord de la route dans l'attente d'un autre vehicule, un seul camion s'arretera, celui-ci charger a rabord se permet de ce faire un peu plus d'argent en acceptant des gens au dessus de tout, mais je me resigne a ne pas continuer avec pour rejoindre Lhassa en cinq jour. Nouvelle journee et je prends place au bord de la piste, les premieres jeeps ne se font pas attendre et ne chercheront qu'a deposer un peu plus de poussiere sur mon sac, ces jeeps remplient a rabord avec quatre occupants, ces touristes blancs qui me saluent de la main lorsque je tends la mienne. Bon gardons le moral et la prochaine sera la bonne. Je m'apercois qu'un monde nous separe, comme celui que je rejoins a present a travers un livre pour passer le temps ou rever d'ailleur dans ce decor de reve que l'on apercoit le plus souvent sur ces grandes affiches qui recouvre le mur d'une chambre a coucher. Plaine verte ou gambadent au ras du sol ces petits rongeurs, sorte de rat sans queue ou de lapin nain sans grande oreille, derriere les tentes de nomade venu au abord de la bourguade pour vendre leur peau et ravitailler au produit de premiere necessite, le lac manasarovar reflette la montagne qui culmine en son plus haut point a 7750 metres, la neige eternel se melange au nuage navigant dans cet ocean bleu infinie. Le soleil vient me caresser de ses rayons, le silence reigne sauf quand le vent vient se meler dans la lecture de ce livre ou je me retrouve dans un autre monde loin d'ici. Le panneau d'indication me serre de cadran solaire et celui-ci me dit qu'il n'y aura plus rien pour aujourd'hui, un lit et une assiette de momo au yack (sorte de ravioli). Nouveau matin et je marche sur les pas de la veille, meme place, meme livre, autre jeep au meme reflexe, ce n'est pas si grave tant que j'ai a lire et toujours le panneau quivient me recouvrir de son ombre pour me dire qu'il est tant de rebrousser chemin. La, le doute s'installe et me dit qu'il va falloir retourner sur ses pas pour rejoindre rejoindre une autre piste assez eloigner. Quatrieme jour, je ne suis plus seul, mes deux amis se joignent a moi apres avoir fait le tour du lac, la chance est la aussi et un camion s'arrete pour nous. tout le monde dans la benne sur le materiel de camping des toursistes fortunes. Emmitoufler dans nos vetement, le foulard sur la bouche pour filtrer la poussiere et nous voila parti pour deux jours. A en voir trop on s'en lasse et pour nous cela devient un peu monotone. Apres 500 kilometres ou deux jours de route nous voila a Saga, petite ville expension ou l'hotel 4 etoiles attent deja, la superette a la caisse electronique toute neuve ou une seul touche sert celle pour ouvrir le tiroir ou un malhreux billet traine dans son rangement, on prefere encore le boulier. La chance nous suit et pas d'attente pour trouver un nouveau moyen de transport. Xighatse, deuxieme ville du Tibet ou il ne reste qu'un grand monastere et des rues ou les chinois essayent de garder une architecture local et qui ressemble plus a un parc d'attraction dans l'attente d'une nouvelle saison. a l'apparition des appareils photos resone cette phrase: "monnaie, monaie". La seul chose qui se laissera apprecier sera la chambre avec une douche et de l'eau chaude, car cela fait deux semaine que nous nous sommes pas laver et que nous portions les memes vetements. Gyantse et une vile qui garde encore son charme d'antan. Le bus pour Lhassa et les derniers centaines de kilometres de piste. Lhasa se laisse decouvrir et comme une amie dira:" Lhassa s'est chouette". Ville completement transforme, je ne chercherai pas a vous la decrire, du beton, des neons, de la consommation. Aucune visite de batiment je ferai, trop cher et vider de tout interet culturel, partons je me dis, mais apres deux jours et errant dans les rues, je decouvre le lieu, l'endroit ou la vie tibetaine continue de s'ecouler au mouvement du moulin a priere, dans leur accoutrement d'hier, ayant fait le tour du temple deux fois par jour pour un paradis meilleus. Les voila dans ce bar de cinq metres carre au mur defraichit au table et au banc laissant apparaitre les couche succesive de peinture, le moulin a priere est stationne en bout de table, on sort sa tasse, sa cup pour recevoir la boisson unique le Tsagammo (the au lait et sucre), endroit unique pas si loin des armees d'appareil photo qui mitraille tous au meme endroit, il suffit d'ouvrirses yeux et decouvrir que Lhassa n'est pas mort, ils sont la autour de moi, le sourir au levre, le chapelet dans la main, il n'y a rien a faire si ce n'est qu'a les admirer, eux le peuple, les vieux qui se sont resolu restant dans la priere. Je ne fais que regarder et le temps me coule entre les doigts et le la conversation me manque, mais ce n'est pas plus mal, je prefere ne rien dire et regarder. Ici sera mon Q.G pour deux jours. Notre voyageur fatiguee ne desire plus continuer par les voies terrestres et finira par les voies aeriennes pour rejoindre Shanghai.

Shanghai et la fin de la route de la soie pour moi, voila un peu plus de sept mois pour rejoindre deux oceans et decouvrir une multitude de monde qui les separes, la mauvaise nouvelle est tombe hier lundi au consulat de france: "Monsieur, pas de prolongation de passeport, il fallait mieux vous organisez, on revoir". Le retour est tres proche; alors je vous dis a bientot, je me permetrai de revenir sur mes mails, corriger mes fautes d'orthographe car il doit y en avoir beaucoup et de vous les refaire partager avec plus d'information encore. Les messages ne sont pas fini, il y a encore je pense deux mois de voyage, je vais vous faire suivre un texte que j'ai ecris et le voyage au Japon qui sera loin de la vie que j'ai vecu jusqu'a present...

from central asia 23, un autre monde.

Bonjours a tous, enfin quelques nouvelles de l'est. Je suis toujours sur Shanghai ou il fait bon ne rien faire, je me ballade, je lis et ecris. Ici pas de quatre saisons, mais du jour au lendemain une chute spectaculaire des temperatures. Aujourd'hui, je desires vous faire partager autre chose que des recits de voyage, mais un recit de mes pensees, de mes idees qui se sont bousculees jusqu'au bout du stylo. Ce sera une premiere pour moi que de faire partager cette lecture, preferant depuis toujours les pages blanches d'un cahier personnel. J'espere que cela vous plaira et n'ayez pas peur de faire des commentaires, en dehors de mes fautes d'orthographe, biensur.

Premier texte: Fenetre sur Shanghai ou l'histoire entre deux mondes qui s'affrontent.

Ensuite cette autre texte: Genese selon moi, ce n'est pas une mince affaire que de reecrire la creation du monde, mais ce texte je le travaille depuis ma traversee de l'Ouest tibetain et ces fameux paysages qu'y m'a ete donne de voir.

Sur ceux bonne lecture.

Fenetre sur Shanghai.

Shanghai grand carrefour dans tous les sens, de toutes les cultures, de tous les horizons. Plurialisme des temps a venir, aux minorites errantes et perdues, au ton neoviellio, neoretro, neo pas beau, vade retro…

Dans tout je vois rien, assit ici ou ailleurs comme dans nimporte laquel de ces capitales qui se dit moderne. Ce restaurant, ses murs au ton clair recouvert de croute montmartroise, d’aquarelle d’une provence deprimante et geometriquement foutu, d’affiche de verdure comestible rappelant le souvenir d’un jardin d’antant. De plat ascepetise, au gout d’un avenir globalisateur, au neutre senteur, au effluve d’un agent chimique qui m'en met l’eau a la bouche, c’est a dire rien, pour un eternel triste a nos descendance futur. Ces seveuses, dans un uniforme reprit de nos bistrots de quartier tout de blanc et de noir vetu, l’oreillette et de micro pour communiquer avec l'autre bout. J’ai l’impression d’etre a New York, ville ou je ne suis jamais alle et que j'ai decouvert qu'a travers le petit ecran. Generation perdu entre baguette et fourchette. Ville trop moderne au quotidien ancestral. Des jeunes perdus sans repaire. Sera-t'elle comme l'ile du soleil levant savoir melanger culture et consommation. Ce monde plein de tout ou l’on se comparre a l’autre pour savoir s’il on est toujours a la pointe...

La fenetre a petit carreau et gros barreau, petit ecran du moment sous le regard de ce parterre de rose rouge en plastique jetant leur regarde melancolique et croyant nous ammadouer avec cette perle de resine a jamais coller sur leur petale. L’immeuble d’en face et sa façade de brique rouge grisonante d’un Shanghai d’hier, d’une vie que l’on ne veut plus voir, alors on refait la façade et deux mondes s’affrontent, la vitrine flashi fashion aux mannequins s’affichant avec le rose d’une robe d’un soir unique et d’un autre rassurant le jeune dans sa religion et sa frenesie de futur consommateur. Une autre high tech avec des ideogrammes a la mode et un anglais de lecon d’une agence immobiliere ou s’ammoncelle des annonces d’une liberte tres cher, avenir securiser. A cote sur le mur au crepis defraichie, ecrit au pochoir, des numeros de telephone degoulinant de tristesse, pour ces logements de dixieme main. Pas de sanitaire et la douche publique, ou l'on cuisine sur le trottoir avec son feu, des fils a linge tendu entre poteau et lampadere delimite un espace de vie, la porte toujours ouverte laissant apparaitre le simple d'une vie: Un lit, un meuble, un vaissellier, une tele et la compteuse a billet comme symbole religieux, aussi le lavabo sans eau sur le balcon, exposition intemporelle de nature morte. Ce meme trottoir ou se cotoye sans l’ombre d’un regard, riche et pauvre, Mercedes ou tricycle, attache et case ou baluchon, l’etagere au bondieuserie maoiste a celle de carton remplie de DVD. D’une carriole de bouteille en plastique recycler a une autre ou un televiseur ecran geant attendant sa place. Toi l'unique, j'aime errer dans tes rues d'hier ou se dresse toujours ici ou la ces tours dreser vers l'avenir, vers ce ciel nappe grise ou le soleil ne cherche plus a se dresser par dessus, laissant trace rougeoiante dans un coin. Comment vas-tu evoluer?, je ne sais pas et ne veux pas le savoir. Tout ce que je vois aujourd'hui, c'est ce chinois riche qui ne respecte plus son prochain, parce qu'il est par ce qu'il a en poche et enfin je comprends cette longue marche du peuple derriere Mao pour son prochain, pour un partage redevenu inequitable...

Genese selon moi

Dieu toujours etant s'amusa dans son univers. Un jour parmis tant d'autre, il y a de cela tres tres longtemps, il contenplait une de ses experiences, un coeur d'energie en fusion qu'il venait de creer autour du qu'elle tournoyer huit spheres. Il aimait les voir circuler en orbite autour de ce soleil. Mais il en obersa une plus triste que les autres, sans atmosphere, sans couleur, un simple rocher tournant sur lui meme. Il decida de la rendre plus agreable et il y insouffla un nouvel element: L'eau. Cette rencontre fut brutal et la terre interrogea desuite Dieu: Pourquoi faites-vous cela. Parce que tu etais seul et triste. Je ne suis pas seul, il y a d'autre planete autour de moi et je ne me lasse pas d'etre comme je suis.

Le premier contact fut terrible. L'eau se deverssa sur cette terre sans vie denuder de tout. Elle se deverssa sous forme de pluie, mais la terre ne se laissa pas faire pour autant et sa reaction fut de faire cracher les flammes de ses volcans ou de faire ceder le sol. L'eau en reponse a cette affront en plus des pluies diluviennes, recouvra cette planete d'une atmosphere pour faire disparaitre le soleil, ainsi des cyclones vire le jour, un apocalypse de non savoir. Mais un jour il se rendire compte que cette haine n'etait pas fonde et s'assagirent tout simplement. Forcer de constater que pendant cette altercation, l'eau avait prit possession de toutes les cavitees terrestres et s'ecouler dans les veines dans les hauteur de celle-ci. Avec le temps, ils apprirent a ce connaitre, avec le temps jaillit un jour une plante. Tres etonner ils poserent la question a Dieu: " Mais qu'est ce donc?" Il leur repondit que cela etait du a la symbiose de leurs corps et qu'avec le temps d'autres plantes viendraient recouvrir la surface de cette planete. Avec le temps la terre se metamorphosa, des couleurs surgissent de leur creation, tout cela sous l'oeil contenplatif de leur createur. Du bleu des oceans se melangeant dans l'horizon avec le ciel, des montagnes de granit au sommet eternellement blanc; le ton vert des prairies aux champs de fleur, des forets touffues et ces miriades de couleur se chevauchant donnent a la terre un nouvel aspect multicolor. Un fois finit, ce rocher qui etait denue de tout enfin devenu completement recouvert, ils l'exiberent a leur maitre et lui posant cette question: "Nous avons recouvert toute la surface, toute les parties vierges se retrouvent avec un nouvel element et maintenant que pouvons-nous faire?" La reponse fut simple: "Peut etre qu'a present vous pouvez prendre soins de vous." Ils ne comprirent pas tout de suite. Mais avec le temps et le travail qu'ils avaient effectue. Il s'apercurent qu'il y avait de l'amour entre eux. Un amour reciproque qui n'etait pas consomme. De ces tendres moments qui suivirent, nacquit une chose nouvelle, l'eau portait en elle des cellules. La encore intriguer, ils s'adresserent de nouveau a Dieu. Ceci est le fruit de votre amour tout simplement.

Avec le temps les cellules grandissairent pour donner une multitude de vie, des animaux tant aquatique que terrestre vire le jour. Ils furent ravi de voir ce nouvel element progresser librement dans le monde qu'ils avaient cree. Ces animaux profita de la premiere creation pour survivre, apres leur leurs passages, l'eau et la terre se remetterent au travail pour refaire pousser de nouvelle plante. Voila comment s'ecouler la vie pendant plusieurs millions d'annees...

Un jour, nous ne savons pas pourquoi, la terre et l'eau rentrerent a nouveau dans une colere terrible, auparavant il pouvait y a voir quelques petites escarmouches qui se transformer sous forme de pluie ou de tempete tres localiser. Mais cette fois-ci une vague de violence recouvrera leurs creations et ils n'eurent aucune pitie pour tout ce qu'ils avaient fait. Les plantes, les animaux durent en patir. une fois reconcilier, ils n'avaient plus qu'a constater les degats occasionnes. Il ne restait plus rien a part quelques ilots de survie vegetale ou animal. Dieu, triste et impatient de voir revenir les beaux jours insouffla une nouvelle vie. Des etres se tenant debout, un couple pour aider a repeupler la terre. Les questions ne tarderent pas. Mais qui sont-ils? Triste de constater tant de creation aussi rapidement detruite, je vous envoie cette femme et cet homme pour voir rejaillir la vie. Mais il n'est pas le fruit de notre amour. Peut etre mais ils portent en eux une part de moi.

De nouveau les plaines refleurissent, les montagnes retrouvent leurs couleurs, les animaux revinrent peupler la surface de la terre. Ces etres viverent avec cette nature luxuriante sous les regards incomprit de ces geniteurs. Cet homme evolua, s'adapta transformant la creation du monde. De nouvelles questions se poserent sur son evolution au sein de cet ensemble. Tout aller bien jusqu'au jour ou cet etre humain su maitriser le feu et su de ces propres mains creer un materiaux prefabrique, la brique faite de terre et d'eau qu'il faisait cuir avec le feu pour la durcir. A partir de ce jour il n'eu plus qu'une idee en tete, reprendre sa place qui lui etait du. Alors il construisat une tour disparaissant dans les cieux. Tout cela sous le regard impuissant de l'eau et de la terre. Mais que font-il?, il nous demanbre sans nous avoir consulter. Dieu, avez-vous vue se qu'ils font.

La terre et l'eau rentrerent de nouveau dans une colere terrible et l'edifice que l'homme construisat ne surviva pas.

Celui-ci gener par le comportement de cette etre, envoya sur terre des messagers pour leur rappeller ce qu'ils etaient. Mais l'homme avait evolue enfouissant sa divinite au plus profond de lui. Ne voyant plus qu'un lendemain meilleur pour lui seul. Les messagers ne toucherent qu'une partie de la population, ils ne purent empecher les autres a ne chercher que le pouvoir. Dieu ne voulant detruire sa propre creation, decida de faire disparaitre les autres mondes qu'il avait cree, les autres planetes identique a celle-ci fut enfouit au confin de l'univers, tout en sachant qu'un jour l'homme y parviendra quand meme. Il ne put qu'assister a la colonisation sans respect de cette terre si belle a ses debut. La terre et l'eau survirent d'un amour abimer, ne cherchant plus a recreer ce que l'homme a devaste. Meme dans les montagnes les plus eloignees, preferant laisser place a un desert. Car tot ou tard l'homme arrivera ici aussi...

Ainsi va la destine de l'homme et de son ambition.

from central asia 24, on the road again.

Comme vous pouvez le constater, mes ecrits se deroulent seulement quand je suis en mouvement. Apres un break d'un mois et demi, cete sensation de ne pas avoir a refermer son sac tous les matins, de reprendre des forces et d'avoir l'esprit tranquille. L'inactivite au sens propre.

Aujourd'hui un ami m'a rejoint pour un mois pour partager mon quotidien, il etait le bienvenu surtout son sac remplie de douceur de par chez nous. A son arrive, soiree entre francais devant une table bien garni, saucisse seche, camenbert, tout cela arroser de pastis et resone dans la salle un air de Brassens. Pour lui la visite de la ville et les contrastes enormes, le beton, les neons, les odeurs et les couleurs. Shanghai s'est pas la Chine.

Samedi 30 decembre, nous voila a la gare des chemins de fer en soft sleep (pour info en pays communiste ou tout le monde est egaux, il ne peut y avoir de classe, alors on joue sur les mots et cela se transforme en hard seat/sleep ou soft seat/sleep), meme pour moi la premiere fois dans un tel luxe et confort, laurent mon compagnon du moment decouvre la facon forte pour avoir le bon prix, ca en resonne encore dans la gare de Shanghai. Apres une nuit paisible, nous voila dans la capital chinoise, je ne ressens pas les memes sensations que cete premiere fois il y a un peu plus d'un an dans le froid glaciale de l'hiver, mais le plaisir est toujours present. On se laisse rabattre dans un hotel simple dans ces fameux Hutong, ancien quartier aujourd'hui vouer a disparaitre, maison de plein pied ou il fait bon vivre, les douches et toilette publique, seul technologie apparente, ces girophares tournoyant dans ces ruelles indiquant la presence d'une camera de surveillance. Tout cela en plein centre de la ville, cotoyant les hotels luxueux qui cotoye la cite interdite. La terrasse de l'hotel surplomble une cour d'ecole ou Big ben sonne toutes les heures, ou les jeunes sont tous vetus d'un jogging ou au moment de la sonnerie tout le monde se retrouve en peloton au garde a vous devant le ou la professeur qui les fait marcher au pas, a dix heures, l'heure de la recreation ou tous les jeunes s'amusent comme pareil partout sur cette planete, mais ici les hauts parleurs crachent de la musique classico patriotique, ensuite toutes les classes de tous les ages se retrouvent encore une fois au garde a vous devant le proviseur pour le cour de gymnastique general.

Nous voila lacher dans la ville avec juste l'adresse d'un bar belge ou se situerai une agence de voyage. La surprise de voir ces blancs nous accoster pour nous renseigner, premiere fois que je vois ca, comme ci on voulait vous prevenir du chinois voleur, pour nous mettre en garde, pour ne pas ce faire avoir aussi. La visite du marche dominicale, je croyais decouvrir la terre battue, les billots encore plein de sang, les cages remplies d'animaux, la vrai vie et bien non c'etait le marche aux puces, le Saint Ouen local, copie, bijoux, cailloux, joujoux a prix touristique. Le soir nous partageons le repas dans ces petit restaurant de quartier a pas chere. Lundi se manifeste ainsi que la suite du voyage, les infos en poche et une ambassade de Mongolie tres professionel, mes problemes de validite de passeport et une reponse qui ne se fait pas tarder: Pas de probleme pour vous. Je suis ravi et me remets a rever de grande etendue, ensuite direction le comptoir pour les billets de train transmongolien et premiere incident. On nous demande nos numeros de passeport et laurent ne connait pas le sien, pour moi tout s'effondre sur le moment pour quelques chiffres, on nous garantie que demain il y aura encore des billets a vendre, mais je n'ose y croire, heureusement tout ce resoudra 24 heures plus tard sans probleme.

La ville, son quotidien, ces perpetuelle negotiation, les visites: Le temple celeste, la lamasserie, le temple de confucius, la place Tianenmen pleine de touriste, ainsi que la cite interdite. Le mausolee de mao Zetong ou l'on fait toujours autant la queue. Moi je reste a la sortie de celui-ci pour voir tout ces chinois fier bien habille pour ce moment unique et solennelle. La posture droite pour la photo devant ces statues geantes representant la grande marche, le souvenir important acheter dans l'enceinte meme, preuve du passage. Notre quotidien, les epiceries de la rue ou je trouve des petites brioche au chocolat, le coiffeur qui me demande 2 euros pour une coupe de cheveux, un shampoing et un massage, tout cela prend une bonne heure, dans la rue deux poires et deux banane 1, 5 euro, comme quoi la main d'oeuvre ne vaut absolument rien, mais encore faut-il le savoir. Nous avons trouve un minibus pour nous menner a la grande muraille de chine mais loin des cars de touriste, beaucoup de route et un regale apres 3 heures de trajet. Elle se dresse devant nous dans toute sa longueur visible sur bien 25 kilometres oscillant de crete ne crete de tour au partie effondre, on peut la gravir et nous voila 5 touristes privilegies devant ce spectacle, on y restera 3 heures trop courte pour s'immerger dans l'histoire.

Le soir, les neons clignotent encore, les cars de touriste ont fuit le centre et nous devons traverser le quartier chic pour retrouver l'hotel, les dernieres boutiques, les derniers etudiants essayent de nous rabattre pour acheter des peintures. Le chiffre est le meme 100, on ne change que le sigle qui le precede, on le remplace yuan par dollar ou euro. Ici les blans n'ont plus la cote, l'effet liberation est passe et maintenant ces petite chinoise ne cherche que le parti friquer pour ce faire inviter. Elle decouvre que blanc ne rime pas avec richesse. Mon ami n'est pas trop surpris par le changement architectural, mais par le quotidien de monsieur tout le monde et des moeurs changeants. Cette mama chinoise qui nous accoste et avec qui on converserra en espagnole. elle nous invite au restaurant chic, il y a encore quelque chose de suspect derriere tout ca, certainement un retour d'ascenceur pour l'un de ces fils qui voudra rejoindre la France un de ces jours.

Tout change ici aussi ces fameux hutong disparaisse pour laisse place pour l'instant a une structure de beton partant a la conquete des cieux, certaine sont deja abandonner, banqueroute de la societe ou je ne sais quoi. Meme moi je ne comprend pas pourquoi l'on construit intensemment et rapidement. Decouvrir des centres commerciaux juste plein au couloir vide. Cela est peut etre beau mais tant qu'il y a pas d'argent cela ne sert a rien. Comme a la television, ou l'on promotionnent le produit dans des publicites aux decors chics ou tous les acteurs ont des visages metisses, au ton blanchi, aux yeux debrides. Est-ce la vie de tout le monde ou seulement d'une minorite, il y a toujours le gars sur son tricycle rammassant pour recycler devant cete boutique de photographe qui lui n'a plus qu'a cliquer pour gagner son pain quotidien. Je vais faire un tour dans ces grand departement store pour me rechauffer pour voir, juste voir, car j'ai l'imprssion de ne plus faire parti de ce monde de consommation. Mais j'ai quand meme investi dans un rasoir une lame, ce fameux coupe choux de nos ancien coiffeur, j'ai voulu jouer aux hommes et cela aura dure 2 minutes, je prefere ces bon rasoir a 3 lames bien recent. Voila donc un nouveau recit avant la decouverte d'un nouveau pays, la Mongolie, Gengis Khan, le sable du Gobie, les yourts dans les steppes encore beaucoup de decouverte a venir, meme si une certaine lassitude m'a envahie, ainsi va la vie du voyageur. portez-vous bien et a bientot pour d'autre nouvelle...

from central asia 25, un passe toujours intacte.

En cette fin de semaine, le froid a recouvert la capital chinoise, en cette matinee naissante une boule rougeoiante s'extirpe difficilement de la brume et la fume qui s'echappe de la motrice et des wagons donnent une atmosphere intemporelle a ce moment. La gare et le quai numero 1, plein de coli attende d'etre embarquer, les VIP arrivent dans des limousines pour embarquer. Le transmongolia est en gare et ca depuis tres longtemps. Tout de vert vetu et de ca destination ecrit avec l'alphabet cyrilique. Une hotesse en uniforme le kepi d'aviateur sur la tete la gabardine fourre bleu marine sur les epaules vous accueille devant chaque porte. Encore une fois j'ai rendez-vous avec l'histoire, je monte dans un train mythique. Il n'a pas change, la chaudiere a bois sur la plateforme qu'on alimente regulierement pour le chauffage et l'eau chaude des boissons. Nous foulons le tapis qui se deroule dans le couloir pour rejoindre notre cabiner quatre place. Celle-ci chaleureuse, vieille qui a tant a raconter. Les banquettes recouvertes de ce tissus a fleur, rose et begonia, la couverture et l'oreille deposer geomtriquement l'encadrure de la fenetre en bois, la tablette et son napperon vert. Je m'installe et a l'approche d'un pas je m'imagine decouvrir le Tsar ou je ne sais qui, qui ce serai egare.

Nous nous mettons en mouvement le wagon est vide, pour nous accompagner un mongole se retournant sur ses terre. Un nouveau language aussi encore plus dur a exprimer. Je trouve tres vite la direction de la couchette pour finir ma nuit. Au reveille le panorama a completement changer, nous sommes tres loin maintenant du modernisme de ces derniers moi. Des grandes etendues de champ ou tout le mais a etait recolte. Il est temps de sortir le cheval ou les vache pour tirer la charrue. Ce qui vont decouvrir Pekin en 2008 pour les jeux olympiques ne veront qu'une vitrine de ce qu'est la Chine reellement. La lecon de mongole a commencer avec notre hote du compartiment. Le temps s'ecoulent, les decors defilent. Je me suis attaque a la lecture d'un nouveau livre: La condition du Tibet en Chine, ecrit pas des chinois et traduit par des chinois. La premiere fois pour moi que je decouvre un livre de propagande pur et apres deux heures de lecture il finira en confetti et passera par la fenetre. La frontiere ou nous stationnons trois heures pour le controle des passeports qui s'eternisera pour moi au poste de police a cause d'un asterix manquant en haut a droite. Le train est parti au garage pour changer de boogie, car les voies deviennent plus etroite maintenant et les mongoles de retour se chargent de coli rempli de fruit. Il est 1h30 du matin la deuxieme frontiere est passe et enfin non pouvons profiter pleinement de notre couchette. Nouvelle journee et le decor s'est encore transformer, steppe a perte de vue et pas de vie, l'aigle fait un survole au ras du sol. Les premiers ilots de vie le long de la voie ferre, yourt (ici on dit: gere) parfoits avec une palissade qui indique une sedentarisation et une cabane pour recevoir les animaux. la carriole tire par le chameaux, le cheptel erre autour a la recherche d'une pousse pas gele. Meme a l'approche de la ville la plus importante du pays, il faudra attendre les tous derniers kilometres pour voir apparaitre des batiments.

Ulan Bator, le quai lui aussi encombre et tous les voyageurs occidentaux se regroupent, l'union fait la force et les tarifs baisses. Notre guesthouse qui se situe dans une zone residentiel, dans un batiment de l'air russe rafraichi a coup de pinceau. Tout un etage pour nous et dortoir pour tout le monde. On se croirait dans le loft, il y a une cuisine, des salles de bain tout cela tres propre dans l'entree un canape hollywodien pour regarder un film a la television car le soir il ne fait pas tres bon rester dehors pour ne pas se transformer en glacon. Les francophones se retrouvent dans la cuisine, les anglophones restent dans le salon, ou chacun se retrouve pour narrer ses exploits personnels, prendre des informations ou philosopher. Toute une bande de voyageur independant faisant le tour du monde ou parti a la recherche de l'introuvable et noel, francais, diabetique et toute une batterie de probleme de sante a fait le choix de voyager seul encore a 78 ans.

La ville au ton russe batiment carre pas d'immeuble futuriste disparaissant dans le ciel. Il y a juste devant la place ou se trouve la statue de Lenine un ecran geant pour vanter les merites de l'unicef. La ville croule sous les restaurants, les salles de billard, les pubs et les discotheques. Mais il n'y a pas d'argent pour une majorite d'entre eux, mais il y a des tres riche comme le laisse voir le parc automobile. Tout le monde cherche quelque chose a vendre, le journal, des cigattes, des fruits et le plus rigolo le gros combine telephonique emmitoufler dans sa petite laine avec sa petite antenne relier au reseau. Le restaurant local et une nourriture bien differente et tres agreable, de la viande qu'on laisse mijoter pendant des heures servit avec des legumes crus et autre, vous verrez souvent a cette epoque encore tout une table degustant des glaces (il sont fou ces mongoles) et ou le coca cola ou autre boisson se boivent a temperature embiante. Le black market et un autre monde. Comme partout la grande halle pour l'alimentaire et plein de stand autour fournissant du made in china, des allees toujours blinder de monde, les stands qui depassent, les bousculades, les pickpokets, les parties de cartes sur les caisses en bois, la vodka pour tenir chaud, les bagarres qui se declanche par ci par la. Au fond contre un mur des gens la pancarte autour du cou a la mine triste vendant je ne sais quoi comme service et des pauvres tres (abime). La neige s'est mit a tomber donc le temps a radouci et la joyeuse bande de voyageur s'est retrouve avec plaisir pour une grande bataille de boule de neige dans le jardin d'enfant et la temperature a rechuter a -20 degrees, les narrines gelent ainsi que la barbe...

Jeudi 11 novembre, le vieux van russe qui a eu du mal a demarrer nous attend en bas pour emmenner vers de nouvelle decouverte, direction le Gobi. Notre petit groupe de cinq est pres, film, memories stick, battery. A peine sortie de la ville que nous nous retrouvons deja sur de la piste et rien pouvant nous rappeller la civilisation. L'image du jour comme dirai l'autre ne tarde pas non plus. Une horde d'au moins 400 chevaux semi sauvage traverse la piste devant nous, respectant un ordre marchant en fil indienne. La montagne au fond, le lac gele ou ils se rendent, ce tapis blanc qui recouvre le sol un ciel cristallin. On se pose pour admirer tout cela. Magnifique de commencer comme cela. La premiere nuit s'annonce et le couche de soleil vaut son pesant de cacahuete, d'un monochrome d'un bleu unique, le rouge vient prendre sa place dans tout cela et a chaque fois un nouveau tableau de maitre se laisse admirer pour le plus grand plaisir des yeux. La gere (yourt) nous attend, avec son poele central quelques meubles parceme en rond autour de celui-ci, une petite table et le repas qui arrive dans un seau en plastique soupe de pate et de de viande, ce sera le meme repas pendant 8 jours. L'interieur se refroidit vite, car le combustible se consumme trop vite, alors des que quelqu'un ouvre les yeux, il est de corve de bouse de chamaux. On repart et a chaque fois le decors changera, canyon, montagne, dune, plaine, reg (desert de pierre), steppe desertique et par ci par la des nomades qui suivent leur troupeau, ainsi que des rste de batisse temoin d'une sedentarisation louper. A chaque jour aussi de nouveau animaux se laisse observer. Aigle, faucon, vautour, chamaux, chevaux, brebis le long de la piste, antilope avec qui on fera la course ateignant la vitesse de 65 km/h et qui se veront gagner pour cause de crevaison, yack, ibex (chamoix local) qui eu se laisseront observer que peu de temps car ils retrouverent vite les hauteurs sautant de rocher en rocher, tout cela apres avoir descendu une riviere gele. Quatrieme jour, toujours allant de decouverte en decouverte apres avoir prit beaucoup de temps pour observer la vie sauvage. Nous vennons d'atteindre les dunes, il est dix heure du soir, il fait nuit, il fait froid, on est perdu, on est ensable avec un probleme mecanique, la totale comme on dirait. Il ne restait plus qu'une chose a faire, ouvrir la bouteille de champagne que mon pere a fait suivre pour trinquer sous la voix lacte et la voute celeste. Apres a voir resolue les problemes un par un, il n'y a qu'une solution se mettre en vue et allumer les warning et quelqu'un est venu a notre rescuse sur son destrier mecanique, nous finirrons la nuit chez ce cher saint bernard du desert, parterre et dans la nuit glacee. Nous faisont etape aussi dans des bourgades. Jamais de route mais que de la piste, des palissades de bois au couleur vif usee par le sable volant, toujours la gere et un batiment en solide pour vivre mieux, je ne le sais pas. Toute ces cheminees de poele et ces poteaux transportant la fee electrique donne un air de port perdu au vaisceau egare, comme ci on avait colonise la lune et qu'on avait oublier ses habitants pour ce je sais quel raison. Dans la cour, un trou dans le sol entre quatre planche forme les latrines (vous savez on appelle ca cher nous des toilettes turc, mais partout ailleurs dans le monde on appelle cela des toilette francais), un chien jamais agressif dormant dehors par tous les temps. La vie dans cette ville s'ecoule comme partout ailleurs dans le monde dans notre monde. L'epicier fiere de nous recevoir qui frottera tous les articles que nous lui prennons. Ces enfants qui jouent au pog ou a pierre ciseau feuille accroupie au carrefour. La radio local qui crache sa musique par ce haut parleur unique. Le marche, enfin deux echoppes qui vendent carotte et poimme de terre et des contenaires pour vous recevoir et vous vendre des peaux, les sidecar taxi, toujours des bouteilles de vodka jonchant le sol de la ville et une discotheque pour que les jeunes ai le droit de vivre plainement leur adolescence.

Autre ville, autre moeurs, les enfants en uniforme pour se rendre a l'ecole, les filles en plus on des couettes au ruban rose. Nouvelle nuit et la chevre vient juste d'etre tuer, les morceaux gise dans le couloir et on nous sert dans une grande gamelle metallique a meme le sol, les abats, estomac, enfin que des morceaux de choix qui apres 10 minutes de reflection se laisseront manger avec repugnance. Autre lieu au milieu de nulle part et la ces le cheval qu'on vient d'abattre avec un coup de couteau dans la gorge. D'autre probleme mecanique viendront jonche notre periple avec parfois des deux heures d'attente, d'autre ville perdu me rappellant Mouniak et la mer d'Aral. Ici un alignement de contenaire forme le marche, le marchant de moto avec ces photos de pin up sur des vielles machines encore en vente. Le lait de chamelle ou de jument, cette question qui nous envahie tous, comment font-il pour avoir de si jolie dent blanche et sans probleme et toujours des peaux. Le periple arrive a sa fin, ballade en chamau ou a cheval. Plus de pont sur la riviere et nous la traversons sur la glace epaisse. Karakorum city ou le centre de la Mongolie avec son monument indicant les limites du royaume de Gengis Khan, le monastere vide ou laurent decouvrira sur un etalage une piece argent de 1 franc de 1914 (quelqu'un pourrait-il me dire combien nous vennons de perdre en la laissant sur l'etalage?). Retour par la route et toujours plein de couleur, retour dans notre loft, la douche savourer et plus de soupe de pate.

Pour moi il est temps de me separer de Laurent qui va devoir rentrer. Je pars seul pour rejoindre une photographe dans le nord du pays, avec comme seul moyen de transport le cheval, nous allons decouvrir village perdu ou vive encore des chamans venu de l'ouest il y a de ca tres longtemps. Temperature annoncer -50 degres. Si je ne me retrouve pas congele pour les generations futurs, je vous raconterai tout cela dans une quinzaine de jour...

A bientot, je pense a vous...

from central asia 26 : Steppe et froid.

La Mongolie

Rien n'est simple dans ce pays qui cultive les

apparences de la simplicite. Tout y est marque par

l'infini de l'espace et du temps. La Mongolie vient de

loin et son souci est de preserver ce qu'elle est.

Mais jamais ce long devenir n';a ete si compromis.

pdm: (pas de moi)

3 fois la France, 2.8 millions d'habitant, la plus

petite densite au metre carre. 800000 habitant dans la

capitale.

Un pays libre depuis 80 ans meme s'il est reste sous

l'epaule de la puissante russie. Aujourd'hui

independance et monde moderne font de tous les jours

une nouvelles experience pour ce peuple qui a su

garder des traditions ancestraux. Alcool, pauvrete ont

leur place dans ce quotidien ou ce qui est surprenant

il y a plus de femme qui sortent grader des etudes

superieur. alors aura-t'elle le droit de diriger, car

l'homme a prefere rester dans ce souvenir recent

qu'est la vodka...

A le luxe d'un dortoir a 3 euros et d'une douche

chaude, mais cela durera pas, les separations avec le

groupe du Gobi et Laurent qui doit rentrer avec eux

via le transiberien. Laurent qui a du subir

l'interogatoire de la guestapo ou de l'ex kgb, le

bureau austere, la lampe pret a etre mit en pleine

tete, les autres qui attendent leurs tour dans le

couloir.

Je suis repartis dans le nord decouvrir une autre

ethnie, une autre religion, le chamaniste. Noel

m'accompagne, mais ne s'avancera pas dans les terres

avec moi. Super noel comme on l'appelle du cote

d'Andorre, toujours partant pour le bout du monde. Un

jeune de moins de cinquante ans dans la tete, mais un

corps qui a tant vecu. Cete inextinguible besoin

d'aller voir ailleurs. Il y laissera sa femme apres

avoir acheter un restaurant. Comme il lui a dit :

"Excuse moi, je dois repartir", tout simplement.

Toujours de la conversation, aime lire mes textes,

mais temoigne peu de son passe de legionnaire. Mais

aujourd'hui il doit se rendre compte que voyager seul

et a certaine epoque de l'annee n'est plus si evident

avec l'age. Surtout quand la trousse de soin doit

suivre partout et faire attention comme ici que

l'insuline ne gele pas. J'aime l'entendre dire : " Oh,

no tourist, ok, good price". Il est fiere de dire

qu'il partage le quotidien d'un grand voyageur. Mais

ses voyages ne sont pas fini, il ira moins loin et

avec d'autre pour partager un autre quotidien...

Un taxi sympa nous ammene a l'aeroport, nous

accompagne jusqu'a l'embarquement et en nous saluant

nous remet un cassette de musique mongole. L'avion et

les paysages qui defile a travers le hublot. Moron

premiere ville etape pour moi. Ville de bois,

palissade rectiligne qui abrite toujours

une gers (orthographe correct cette fois-ci) et un

batiment de bois ou la vie s'ecoule maintenant, une

sorte de farwest, mais ce n'est pas du decors de

carton pate, il y a quand meme 2 fois 500 metres de

bitmes et au carrefour le plus important deux barres

HLM, l'hotel de luxe la moitie d'une etoile et une

superette. Ville anime car elle possede les ecoles qui

faut pour les jeunes et les ados. Avec Noel nous irons

visiter un lieu ou des pierres retrouvees supportent

des vielles inscriptions date de 4000 ans, pour etre

honnete, j'emets des doutes sur l'authenticite.

La rencontre ne se fera pas avec la photographe, car a

ette epoque si de l'annee, il n'y a pas de transport

regulier ou tout simplement il faut afreter un jeep

pour soi. Mais la c'est hors budget. Je ne me

decourage pas et peut etre la chance sera la. Je ne

peux pas le nier, ici personne ne parle anglais et a

l'internet cafe local la chance popinte son nez, je

rencontre une personne qui possede une guest house sur

le lac Koshgol et j, en suis ravi, on verra par la

suite remonter le lac et arriver a bon port si cela

est possible.

La jeep vient me chercher dans l'apres midi, apres un

passage au bazar ou le commerce principal est la peau

ou l'echange subsiste encore avec la Chine gros

consommateur. Un passage a l'aerodrome pour prendre

possession d'un ordinateur et nous voila parti. Il est

un peu moins de 17 heures, le soleil se couche deja

sur la steppe, au fond les montagnes avec des

troupeaux de yack et des hordes de chevaux. L'avion

s'aligne lui pour repartir la-bas et moi j'ai mit la

cassette de musique mongole dans l'autoradio. Magic

time et je me laisse bercer par la jeep pour admirer

le temps present. Car a par une ville je ne sais pas

se que je decouvrirai en arrivant dans la nuit.

L'hiver est la et tout somnole. Le froid est la et

tout est fige, je ne demande pas grand chose juste un

paillasse et une gamelle chaude le soir. J'ai droit au

lit pres de la fenetre au double vitrage gele des deux

cotes, mais j'arrive encore admirer les etoiles dans

le ciel. Les salutations, les presents, le repas et je

regarde la vie s'ecoule dans cette piece a la lueur

d'une bougie, car il n'y a du courant que une a deux

heures par jours parfois pas du tout. Voila, apres

plusieurs mois passe en differente compagnie, je me

retrouve seul face a un nouveau monde.

Un nouveau jour se leve, je decouvre enfin cette piece

ou je vais vivre les jours a venir. Une piece au

parquet jaune, des murs blancs recouvert d'un

contreplaque vert pour le proteger du quotidien. Il

n'y a aucune decoration, juste une horloge en

plastique pour rester dans le temps. Le poele, deux

futs d'eau douce, une table basse, des tabourets bleus

marines, le fil a linge cotoye le fil electrique au

raccord rudimentaire. Mon lit et deux autres a

l'opposer a cote une chaise faisant office de sellier

avec des morceaux de barbaque, un meuble de cuisine

bringuebalent, vaisselier rudimentaire. Je n'ai pas a

faire la boutique souvenir qui n'existe pas

d'ailleurs, mais c'est elle qui vient a moi, vite il

faut lui vendre, mais vite on s'apercoit que je ne

suis pas cresus, toujours un echantillon a porter de

la main et le troque existe toujours, alors la petite

vendeuse me remet un bonnet en laine (merci Carine).

Il est temps de sortir, le jour s'est leve et il fait

tres froid -25 C, oui, j'oubliais, les toilettes sont

au bout du jardin et cela demande une vrai

organisation pour ne pas mourir gele sur le trone.

L'embaradere premier ou je desire me rendre, voir deja

le lac Koshgol gele est impressionant, Ce lac fait 136

km de long sur 30 de large avec une profondeur de 230

metres au plus profond, il represente un pour cent de

la reserve d'eau pur de la planete, car c'est une

reserve d'eau mineral. Mais pour moi c'est de voir les

bateaux prit dans la glace comme une banquise meme si

c'est de l'eau douce. Pour y arriver je traverse ce

village tout de bois ou les seuls vestiges de beton

date de l'air communiste qui a aujourd'hui disparue.

Le lac avec ses 70 centimetres de glace recouvrant la

surface, pas encore suffisant pour engager les

vehicules car l'hiver les bateaux laissent la place

aux voitures et camions pour ravitailler les villages

au nord. Il reste six bateaux, enfin deux en service,

les autres sont laisses a l'abandon, plus de commerce.

Un petit s'appelle: MongolDaila, Ocean mongole. comme

un mot reveur pour rejoindre l'eau dela (jeu de mot

volontaire). Je monte sur l'un de, voir la vie qui s'y

est arrete. Me voila le capitaine d'un instant, "la

barre au 500, oui mon capitaine", mais celle-ci est

bloque par la glace, a l'horizon un avenir qui tourne

au ralenti. Je regarde a travers le hublot d'une

cabine, il reste une couverture sur le lit, une

etagere avec quatre livres, deux pierres et une photo

noir et blanc du vrai capitaine, un bureau avec sa

lampe et un jeu de carte rester ouvert. Les cables

claque encore au bastingage.

Le froid, la glace rend service parfois car pour les

jeunes de l'autre rive il est plus facile de rejoindre

la maison familiale, a velo ou avec des patins a glace

rudimentaire. Mais aussi elle rend le quotidien plus

rude. Car comme il n'y a pas d'eau courant il faut

venir ce ravitailler, ce sont les jeunes qui s'en

occupe normalement, ils doivent tous les jours faire

un trou pour remplir un fut d'une vingtaine de litre

poser sur un diable use le temps d'un aller retour et

le bord de la rive et joncher d'ama de glace. Je suis

gele malgre mes cinq couches qui me recouvre, j'ai mit

tout ce qu'il y avait dans mon sac et quand je desire

prendre une photo, la main droite gele en deux minutes

et je crains pour mon materiel, ma barbe elle aussi

est rigide. Il est temps de rentrer reprendre des

forces. Je referai une sortie en fin d'apres midi et

la encore. Vous savez le gars qui croit avoir tout

vue, le gars presque blaser et bien il en prend plein

la vue a chaque jour nouveau dans des endroits aussi

reculer. Je rencontre des pecheurs, oui mais des

pecheurs d'un autre monde, quelque chose que je

n'aurai jamais imagine. Des pecheurs de plomb, plus de

rentrer d'argent alors on perce la glace et on va

chercher des pieces de metal jonchant le fond, relique

de l'usine d'en face desafecter. Un morceau de

radiateur, une tige de fer pour le beton arme. Le

soleil se couche et je rentre, le poele tourne sans

arret la journee et le bois ne manque pas avec la

foret environente. Je prends place autour de la table

pour ecrire, le plus jeune me montre ses dessins et

peintures. On ecoute les grandes ondes de ma radio

portatif et chacun se trouve une activite en attendant

que la fee electrique dedaigne bien nous illuminer

quelques instant et faire tourner la television. Vous

savez il y a du bon dans cette facon de vivre, car

quant il n'y a pas d'energie et bien on s'occupe comme

l'on peu, on lit, on fait de l'artisanat pour l'ete

prochain et malheueusement pour les plus vieux on bois

surtout apres le 25 novembre jour de l'independance.

il est temps pour eux de rien faire et d'attendre

l'ete prochain et une nouvelle saison. Car il y a,

entre les chevaux, le bois et les reparations ont ne

se donne que l'hiver pour ce reposer. Ce 25 novembre

je rejoinds la salle des fetes de l'air communiste

tout en bois elle aussi, elle recouvre aussi une

bibliotheque fatigue. Les hommes se rassemblent pour

le sport national, le Resling (lutte mongole), les

jeunes les plus braves viennent se tater aux espoirs

de la ville, il y en a deux avec leur chapeau en

pointe, le petit gilet recouvrant que les epaules, une

culote sorte de maillot de bain epais et bien cousu,

les bottes typique aux pieds. Le ceremonial commence,

les arbrites psamoldient, on execute une danse avant

chaque combat et le jeu est simple le premier au sol a

perdu et cela ce fait par elemination direct, a la fin

il en reste deux qui se dispute le titre de la saison

et les quelques billets qui vont avec. Le soir cette

meme salle de theatre se transforme en salle de bal et

meme par -35 C les jeunes viennent faire la fete, pas

d'alcool et la cigarette est proscrite. Le responsable

de la jeunesse local est venu avec son synthetiseur,

un ampli et deux enceintes, aider d'une disquette il

va faire danser tout le monde. Je suis surpris de ce

que l'on danse, on ne reste pa seul sur la piste et

tout le monde danse en couple sur des pas de valse

(apres reflection c'est certainement un vestige de la

culture russe qui a du plaire au jeune), comme je

l'imagine pour mes aines, j'adore les voir

tourbillonner entre eux. Mais des que la musique cesse

on fuit son partenaire comme la peste. Apres la

coupure de courant et qu'il n'y ai plus de carburant

dans le generateur tout le monde s'en va.

L'independance a 80 ans cette annee. aujourd'hui la

salle est reserve pour l'exposition artisanal, juste

entre eux pour voir qui fait quoi car il n'y a pas

d'argent a depenser. Mais en ce jour il y a un couple

d'americain qui est venu s'installe en ces lieu. Lui,

potier, elle, peintre. Venu pour eu et une nouvelle

source d'inspiration mais aussi pour aider et

developper l'artisanat local, car le tourisme sera la

nouvelle economie des decennies a venir. Une fois fini

on fait vite la place pour le concour de ping pong. Ce

qui est super, c'est que meme sans argent on occupe

les esprits, la jeunesse de demain car vous devriez

l'etat de la table de ping pong. Pour moi la journee

continue avec la visite du centre antisismique, puis

de me faire inviter par une famille pour le repas de

midi, meme si je dois payer ma nourriture et ceder

comme a chaque fois au deballage des articles souvenir

a vendre. Mais ce temps est precieux surtout quand

quelqu'un parle l'anglais pour poser plein de question

sur tout. Comme vous le constatez, je n'ai pu aller

plus haut car pas de vehicule et pas de rencontre avec

des chamane, enfin on ne peut pas tout avoir. Cette

derniere soiree ou une de mes questions genes et des

jeunes imbiber d'alcool me le font comprendre. La

question etait l'effet de la televison sur les plus

jeunes. Car ce qui est extaordinaire apres l'air

communiste et ces trois wool factory et cet argent qui

circuler plus facilement. La separation n'a pas

changer leur facon de vivre, on retourne a une vie plus

simple comme avant. Dans la rue reste que des vestiges

de ces trois usines, de l'annee ou tout a commence

1960. Il y a toujours de l'espoir en ce peuple qui n'a

pas perdu son ame au profit d'un certaine modernite,

mais malheureusement a celle de la vodka. Ou les

jeunes preferent fuire le foyer familiale pour se

retrouver dans la rue, dans les egouts pour ne pas

avoir a subir une maltraitanse et qu'elle aubaine pour

ces gars en jeep blanche estampiller vous vous en

souvenez. De venir faire des discours et depenser des

sommes folles dans des salaires de haut fonctionaire

enfin ceci n'est que le point de vue d'un gars errant.

Il est temps de rentre, cette petite excursion se

fini, je retrouve l'hotel et ma chambre une douche

chaude et un repas servit sur une table normal. Je

retrouve July la photographe qui me fait par de son

excurssion avec les Tsatans le Teepee les -40 C, les

rennes, la rudesses d'une vrai vie nomadique. Retour a

la capital dans notre loft, une sorte de colocation,

Noel me raconte son passage dans l'ouest a la

frontiere Kazak tout seul.

Laurent doit d'etre du cote de la capital russe a etre

surveiller comme un espion.

Mon avenir, enfin vous allez tout savoir. La chance

d'avoir un nouveau visa chinois me donne l'occasion de

trainer encore un peu. Une proposition de travaille a

Shanghai dans un restaurant chic comme sommelier vient

de mettre proposer et l'envie de vous faire partager

ce voyage a travers un livre que je vais entreprendre

avec plus de detail et plus d'information. Ce qui veut

dire que vous n'aurez plus de nouvelle d'un certain

monde comme vous l'avez eu depuis 10 mois deja.

Aujourd'hui je vous dirai que je n'ai pas vue le temps

passe ci se n'est que Thibault vient d'avoir un an,

Maxence aussi, Thomas, Fiona et je crois que j'ai

oublie des prenoms, mais je pense a vous tous. A

chacun son aventure et la votre est aussi dur que la

mienne, decouvrir n'est rien par rapport au quotidien

d'un enfant qui croit dans un monde comme le notre.

Alors je vous dis a bientot pour une breve de Chine et

un retour vers le mois de fevrier et pourquoi pas

revenir le meme jour que je suis parti s'etait vers le

debut du mois de fevrier.

from central asia 27, voyage d'une tete

Voyage d'une tete.

Imagination et recit. Raconter ce que j'ai dans la tete en cette fin de voyage, un autre aventure loin de mes textes, je me rend compte que je n'ai pas evoluer mais changer en bien ou en mal, ca je ne sais pas, normalement c'est l'inverse qui s'opere comme j'aime le dit si souvent.

Ce sablier qui ne s'arrete jamais. Je n'imaginais jamais ce moment arrive, cette fin que je ne voulais pas la voir venir car trop prit dans un quotidien bien remplit. Mais le present me rappelle a l'ordre et je dois cette fois ci me projetter dans un avenir, ici ou a quelques milliers de kilometre la-bas plus a l'ouest. Aujourd'hui quand je me couche et que mon cerveau se met en action, il se rememore ces derniers mois de vie errante entre different monde partageant la meme terre et peu de France dedans, enfin si ces photos que j'ai apporte avec moi et le souvenir d'une odeur, d'une musique qui nous est propre.

De la chance, oui j'en ai eu pendant tout ce voyage, pour les decouvertes, les rencontres de chaque jour et la securite, car meme au bout du monde je reste moi, je reste blanc, je reste francais avec ces avantages plus que ces inconvenients et ca je l'ai savoure chaque matin quand je me leve. J'ai fait presque tout ce que j'ai voulu faire hormis traverser cetainnes frontieres terrestres, un monde qui s'ouvre ici et qui se ferme la. J'ai vu toutes les factions de l'Islam comme je le desirai: Sunnite, Chiite, Ismaelite, Wahabite et Souffiste. Partager leur quotidien, discuter du passe du present et d'un futur a construire ensemble. j'ai vue le Bhouddisme du cote pratiquant, pratiquer, pratique. La ou il est vecu en tant qu'homme libre ou persecuter, avec la foie et la ferveur ou avec l'alcool ce nouveau disciple venu taper l'incruste.

Toujours vouloir. Aujourd'hui je reve de jeans tee-shirt, de chemise classique, de chaussure ordinaire qui me feront fondre dans la masse, d'ailleurs je n'eleve plus le regard lorsqu'un hello retenti dans la rue. Voila dix mois que je porte la meme tenu, enfin ce qu'il en reste. Le pantalon acheter a Lens est dechirer, les chaussettes d'Istanbul usees, le tee-shirt blanc de Tashkent perce, les sacs plastiques n'expriment plus la joie qu'on a de les porter lorsque l'on sort du magazin, les touches de mon appareil photo n'expliquent plus leur fonction, les gourdes high tech achete avant de partir kaput elles aussi. La trousse de medecine a diminuer de moitie, mais elle en a encore pour un an s'il le faut. La grande nouvelle pour moi, je ne sais plus si je vous l'ai ecrit, est que j'ai arrete le traitement pour ma maladie depuis le mois d'aout et je vais tres bien, j'ai retrouve la joie de vivre sans medicament et ces contraintes du quotidien.

Demain sera et nous serons. Je m'imagine deja vous faire partager tout ces moments, des images, la musique venu de tout ces endroits visites, mais il ne faudra pas etre presse. 5 notes books ecrit, un peu moins de 4000 photos prisent, tout cela ammasse le long de ces kilometres que je n'ai pas encore comptabilise. Ce corp fatigue avec 15 kilogrammes de perdu. Des colis envoyais d'un peu partout qui m'attendent au contenue deja oublier, la preuve d'un passage dans le temps. Cette tete qui peut enfin ne plus pense a survivre pour les jours a venir, avec une question de tous les jours: Comment avancer plus loin. Des cols dans les montagnes sacrees, au detroit porteur d'histoire qui s'ecoule avec le courant. Des livres d'histoire au vestige survivant d'un passe laisse, nouvelle attraction d'un tourisme en pleine essor, a la carte du monde de l'ecole primaire, celle de fresnoy en thelle, un point parmis tant d'autre, un point indicant une vie actuelle, ces points que je suis alle verifier, car on ne sait jamais, car je ne savais pas...

Tant de chose encore a dire et a vous deecrire, mais l'envie aussi de redecouvrir mon village du sud de l'Oise, de ces murs portant eux aussi l'histoire d'une ethnie, la notre, readmirer les photos noir et blanc du cafe de la place ou celles de la mairie. Celles d'un present par la en Asie central ou reigne j'en suis sur la gloire de notre passe. Nos ancetres y ont passe, moi j'y suis retourne.

La reeducation par l'occident n'a pas eu un bonne effect sur moi comme sur eux. Le hic de la mondialisation effrene ici ou la, du moi aussi je veux en faire parti, car c'est devenu utile, indispensable et fun. Le portable a remplacer le couteau millianaire, la bouteille d'alcool avec majoration, l'electricite d'abord et tout ce qui vient avec, tout ce qui vient de l'ouest et comme j'aime dire aussi, plus a l'ouest, l'est. Tout ce qui vient d'hier remit au gout d'un jour au profit d'un certain marche. Le blanc sur son trone et sa vie evoluant avec un certain modernisme depuis longtemps. Ici il faut faire comme lui, etre comme lui, ce blanchir la peaux aux soins d'une marque (l'Oreal), une operation plastique pour elle, un look de gang d'une certaine banlieue americaine pour d'autre, un semblant de marque a l'ecriture incorrect mais au sigle unissant le plus grand nombre d'entre nous, la ou vient chercher son aspiration, delaissant l'habit de toujours. Une culture musical delaisse elle aussi pour ces stars; Britney, Jennifer, Alise, Helene, etc...

La route de la soie pour relier tout ca, les bateaux pour fournir tout ceux. Je l'ai vue et je vous le ferai partager, qu'il y a quelque chose entre Dieu et la science, qu'il y a moi entre les medias et vous, le mot richesse et ses inombrables definitions. Qu'il y a aussi une bande comme moi qui errent et ca depuis que l'argent ne fait plus la securite, n'assure plus le bonheur.

Je me suis decouvert a l'ecriture et aime relire dans les cafes internet les mercis de nous faire rever et des fautes d'orthographe en pagaille a corriger. La lecture m'a beaucoup occupe pendant les longs trajets, une quinzaine d'ouvrage en dix mois sur les traces de ... il y a plus ou moins longtemps et que vous dire de la journee d'un solitaire au bout du monde, il trouve encore que celles-ci sont trop courtes. Mais aujourd'hui, je veux de nouveau livre, de nouvelle histoire a lire, de nouveau reve vennant envahir chaque nuit que Dieu fait et peut etre une nouvelle destination a aller verifier de mes propres yeux, de continuer a dire et a conter a travers le regard d'un simple ouvrier.

Je ne suis pas different, je suis juste alle a l'ecole que j'ai choisi. Croire encore en cette uthopie qui me ronge mes sens, d'aller chercher si loin ce que je possede au fond de moi. De croire en l'irrealisable pour un demain qui sera mien, celui que je vous aurai imaginer.

Stupide n'est ce pas, enfin ainsi va la vie sur cette planete que l'on partage tous. Ainsi va le voyage d'une tete errante au gres des vents et marres, essayant d'user le mot liberte, d'abuser du mot choix, usant son support. Voyageur fatigue va aujourd'hui se reposer.

Encore un texte ecrit pour une eventuelle parution dans un magazine en France et je vous le fais partager...

Pour moi tout va bien, je suis actuellement en Mongolie pour encore une semanine, vendredi est un anniversaire car cela fera un an que je suis partit, le retour est tres proche, trop proche peut etre, mais d'ici un mois je serai au pres de vous, l'ecriture du livre avance a petit pas, je ne savais pas dans quoi j'ai mit les pieds, mais on arrivera a quelque chose, je pense a vous. Ce soir s'est le nouvel an chinois et tibetain, ici ce n'est pas comme en Chine tout le monde reste calme et en famille.

Bonne lecture...

Himalaya qui veut dire

Himalaya qui veut dire séjour des neiges en sanskrit, ce nom qui fait rêver tant de gens, sur laquelle on a tant dit et d’on ton a pas finit d’usés nos mots pour la décrire. Qu’en pense ton ? Comment l’expliquer encore de nos jours?

Mais avant tout, toi la montagne depuis l’éternité, qu’as-tu à dire ?

Dernier espace de grande liberté, ou encore l’homme moderne n’a pas su ce l’approprier que sur des cartes en papier, et ce l’accaparer aux exploits humains chèrement payer. Aujourd’hui on y arrive doucement et faisons basculer l’histoire qui s’était écrit depuis des millénaires.

Himalaya qui veut dire séjour éternel, un peu comme ci vous étiez en possession d’une machine à voyager dans le temps et qui vous auriez fait échouer aux origines de la vie sur terre à on a marché sur la lune, ou les religions n’existaient pas encore, ou avec le temps elle subira tant de changement.

Himalaya qui veut dire séjour pour toujours. Tu es aux carrefours de plusieurs mondes depuis l’humanité, autrefois en tes veines s’écoulaient des caravanes, des hommes, des femmes venues de chaque point cardinaux, puis l’invention de l’embarcation pour t’oublier, pour qu’on te laisse vivre. Montagne sacrée du moins pour ceux qui y vivent encore et je vous dirai qu’aujourd’hui, il en a des factions qui l’habitent. Ce qui y réside, ne sont pas arrivés ici par hasard, à part peut-être les nomades, citoyen de partout. Pourquoi vient t’on la vivre au quotidien ? Quant on sait la rudesse quelle vous fait supporter tout à chacun, qu’il y a des vallées plus agréables à vivre, là-bas, plus bas. On arrive ici parce que la plupart ont fuit un événement. Il ce sont trouvés un Eden peu fertile mais paisible, à l’abri de tout regard. Il ne faut pas non plus ce laissé aller à la joie des couleurs portées, car elles aussi viennent de la souffrance, d’un tous les jours séculaires que l’on répète inlassablement une dernière fois sans pensé à demain.

Himalaya qui veut dire séjour à long terme, qui a raison, qui a tort. A chacun son point de vue, une place qui n’a su ce défendre, mais qui refuse de s’intégré. Forme de résistance, mais malheureusement vouer à l’échec. Tu n’as rien demandé et tu n’as rien vu arriver. Ce peuple aussi a rêvé de changement venu d’ailleurs, alors on l’a laissé venir pour en savourer uniquement l’essence du mal. Aujourd’hui, l’homme revient et pour te faire encore plus souffrir.

On n’y recouvre tes plaines de rails métalliques pour aller plus vite, plus fort, plus loin vers l’Ouest, on recouvre aussi les pistes d’enrober pour aller chercher là-bas au fond de tes entrailles ce que tu caches depuis toujours pour nous faire vivre et surtout nous enrichir en ces jours de bataille économique. Tes peuples, eux toujours aux rituels ancestraux, ne seront pas de la partie, ne seront de rien car ils dérangent.

Himalaya qui veut dire séjour à cour terme, dans ces hôtels aux noms exotiques : « viewlake, Marco Polo, etc.. » qui parsèmeront bientôt tes flancs de montagne,

les rives de tes rivières et de tes lacs. Cet autres envahisseurs, moins méchant à première vue, mais tout aussi destructeur. Cet homme à la veste toute chiffonnée de couleur brune et au large pantalon kaki au style militaire venu « shootter » de sa boite à image. Etre le témoin pour une autre ethnie celle-ci sédentaire et qui ne comprend pas pourquoi il n’y a pas de globalisation généralisé.

Himalaya qui veut dire ces jours à moi ou je t’ai vu et je t’ai vécu du Pamir au Sikkim, des sources du Ganges aux portes du Takla-Makan, tu m’auras fait découvrir beaucoup de chose, j’ai été envahie de sensations multiples, tu m’as fait vider tant d’encre pour te raconter, tu m’as fait aimer ma planète et détesté le temps d’un instant mon prochain. Je n’aurai vu plus belle palette de couleur, plus beau panorama, plus mysticisme, plus pauvres et si riche à la fois.

Je suis resté assez longtemps pour savourer mon quotidien, et chercher mon prochain. Pour survivre, je me suis nourri de cette nourriture que l’on trouve dans ces bols en plastique, de livre et de dire. Je faisais ma digestion au milieu de ce tableau de couleur, ma tasse de thé à la main saupoudré d’un peu de spiritualité. J’ai beau avoir loger chez lui, l’autochtone au milieu de nulle part. Ils se cachent dorénavant à l’abri des regards indiscrets dans ces places loin de tout et pourtant dans la ville, si près de nous. Le moulin de prière stationné, le temps d’un verre de « Tsagammo » pour ce réchauffer, les derniers faits du jour sans trop en dire et ceux pour eux d’un au-delà meilleur…

Himalaya qui veut dire aujourd’hui séjour d’un demain sans âme. Car tout évolue trop vite et sans l’éducation on ne peut monter dans ce train effréné qu’est la vie à venir pour nous tous.

Ainsi va le cœur sacré de notre planète, qu’on le veuille ou non, une part de chacun de nous. Une part que nos descendance ne pourront comprendre qu’a travers les lignes de livre passe.

c.h
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Le hasard au bout du monde
voila, lors d un stage professionnel(3 jours) a londre, en 2002 je sympathise avec une collegue, celle ci repars ensuite dans son pays et a sa vie normale ainsi que moi

puis un an et demi plustard je marche dans une rue animé de bangkok et là "stupeur et presque tremblement" la fille est la avec son copain en train de faire un tour du monde!

alors friand d anecdote je serai ravi de vous lire sur ce sujet, qui a eut le tour?
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Risque de tensions à Barcelone et en Catalogne
Hola 😉

Ne souhaitant pas rentrer dans un débat concernant les développements de la situation politique en Catalogne, débat qui n'a pas sa place dans ce forum, et espérant être clair et concis dans ce qui suit, il me paraît utile d'informer les voyageurs ayant prévu de se rendre dans les prochains jours et prochaines semaines, en Catalogne en général et à Barcelone en particulier, de la situation particulière que vit cette région, et des tensions résultant de la confrontation en cours entre Madrid et les autorités catalanes, tensions qui ne peuvent que s'amplifier dans les heures et jours à venir !!

Difficile de résumer cette situation en quelques mots... Les parlementaires nationalistes-indépendantistes catalans (majoritaires en sièges, mais minoritaires en voix) ont approuvé ces dernières 48 heures, "à la hussarde" (doux euphémisme au vu de la manière dont ont été menés les "débats"), sans information préalable sur les textes qui seraient débattus, sans possibilités pour l'opposition d'amender ces textes, sans tenir compte des avertissements des propres juristes du parlement quant à l'illégalité des procédures employée et des textes proposés, etc..., donc, dans ce contexte, le parlement autonome de la région, a approuvé deux textes. Le premier prévoit l'organisation d'un référendum sur l'indépendance de la Catalogne (prévu le 1er Octobre), et le second organisant dés le 2 Octobre la "déconnection" d'avec Madrid.

Alors que la procédure normale du Parlement de Catalogne, prévoit, comme dans tout parlement au fonctionnement démocratique, un débat contradictoire, puis avant la publication des textes adoptés, leur passage par divers filtres administratifs et juridiques pour en vérifier la légalité et la conformité, dans ce cas précis, ces dispositions conflictuelles ont été adoptées, ratifiées et publiées en 48 heures, au cours de sessions ininterrompues de plus de seize heures, sans laisser aucune possibilité de recours ou d'amendement, que ce soit aux parlementaires d'opposition ou aux juristes du propre parlement? Les débats ont été réduits au strict minimum en flagrante contradiction avec le règlement du Parlement catalan. Les partis opposés aux textes n'ayant eu la faculté que d'une seule et unique intervention, limitée en temps (d'une minute à 15 minutes selon le parti) et sans aucune possibilité d'amendement des textes ou de remise en cause de la procédure appliquée !!!

En dehors des seuls partis nationalistes et indépendantistes catalans, toutes les autres formations politiques, de gauche comme de droite, les corps constitués, le système judiciaire catalan, le système judiciaire espagnol, le gouvernement espagnol et surtout le Conseil Constitutionnel, donc toutes ces entités, chacune dans leur domaine, considèrent les décisions votées en ces circonstances, comme étant illégales et anti-constitutionnelles.

Le choc politique est d'envergure puisque les autorités politiques catalanes qui ont enclenché ce processus, sont en charge de l'autonomie (très large) de la Catalogne, au nom du "peuple espagnol dans son ensemble" et ont juré fidélité à la Constitution espagnole dont aujourd'hui ils disent ne plus reconnaître la légitimité. En "clair" et en résumé, c'est l'éclatement de l'Espagne dans sa forme actuelle qui a été voté !!

Le pouvoir central espagnol, ainsi défié, ne peut ni politiquement, ni légalement rester inactif et d'ores et déjà, moins de 24 heures après ces décisions, le Tribunal Constitutionnel espagnol a déclaré illégaux les textes adoptés par le parlement catalan, et précise que les promoteurs et signataires de ces textes visant à la "déconnection" d'avec Madrid et l'Espagne, seront poursuivis judiciairement, selon les modalités prévues dans la Constitution, pouvant aller jusqu'à la suspension de l'autonomie de la Catalogne et la "mise sous tutelle" de son administration par le pouvoir central, sans préjuger des poursuites et condamnations encourues par les promoteurs et signataires de ces dispositions inconstitutionnelles.

Devant cette menace clairement exprimée, les acteurs de la déconnection ont déclaré qu'ils n'hésiteraient pas à déplacer, "dans la rue", le débat politique en cas de veto madrilène.

Pour situer la dimension de cet imbroglio politico-social, le mouvement nationaliste-indépendantiste représente, au mieux, 50% de la population catalane. Les "autres" 50% se déclarant ouvertement unionistes. La fracture dans la société catalane est nette entre ces deux philosophie politiques, et cette donnée aura son importance dans les jours et semaines à venir.

Illustration de cette situation exceptionnellement compliquée : le Govern catalan dispose d'une force de police "autonome", placée sous son autorité, ce sont "Los Mossos D'squadra". A l'heure d'un éventuel référendum, c'est ce corps de police qui sera chargé, à la demande du Govern catalan, de la sécurité publique et du maintien de l'ordre pour en assurer le bon déroulement. Mais dans le même temps, ce même corps de police autonome fait partie intégrante des forces de sécurité nationale, dépendant directement du Ministère de l'intérieur espagnol, au même titre que la Guardia Civil ou la Policia Nacional. Tous les policiers catalans servant dans le corps des Mossos ont juré fidélité à la Constitution espagnole et obéissance aux autorités chargées de la faire respecter. Même si leur autorité de tutelle directe est le Govern catalan, qui vient par ailleurs de placer à leur tête, en tant que "Conseiller à l'Intérieur", un nationaliste-indépendantiste des plus intégristes, in fine ils sont placés sous l'autorité du Ministère de l'Intérieur espagnol (qui assure, entre autres, leurs salaires)

Il est facile d'imaginer le dilemme qui se posera à ces fonctionnaires de police, qui recevront, le même jour, l'ordre, de la part du Ministère de l'intérieur de Madrid, de prendre toutes les mesures pour empêcher le déroulement du référendum (retrait des urnes, saisies des listes et bulletins, fermetures des bureaux de vote), et dans le même temps, un autre ordre, émanant du Govern catalan, afin qu'ils prennent les dispositions pour que le référendum puisse se dérouler dans la "normalité", en assurant la sécurité des bureaux de vote, des scrutateurs et des électeurs !!

Enfin il est remarquable de constater la présence "côte à côte", dans ce mouvement nationaliste-indépendantiste, de partis politiques que tout oppose par ailleurs, comme JxSI (Juntos por si) regroupement de conservateurs libéraux et du parti ERC, parti de gauche anti-libéral et républicain (dans l'acception espagnole) et, de plus, à ce "joint-venture" et afin d'obtenir la majorité parlementaire, est venue s'ajouter la CUP, parti anti-système et anti-capitaliste de l'ultra gauche. C'est l'alliance de l'eau et du feu sous la banière sécessionniste.

Pour compléter le tableau, le 11 Septembre, comme tous les ans, sera célébrée, en Catalogne, la DIADA, qui est la "fête nationale" de cette région. Traditionnellement, l'acte le plus important de cette journée se déroule à Barcelone et rassemble plusieurs centaines de milliers de personnes. A l'origine, la DIADA est un acte commémoratif et festif, mais depuis quelques années il est clairement devenu une manifestation revendicative, une démonstration politique nationaliste et ouvertement anti-espagnole. Mais cette manifestation est toujours restée pacifique et festive. Par contre, dans trois jours se déroulera la Diada 2017 dans ce climat de confrontation entre nationaliste catalans et catalans unionistes, alors que les premières mesures "anti-référendum" auront été prises et pour certaines appliquées !!!

Après la manifestation de condamnation des attentats de Barcelone, le 27 Août, manifestation qui a été détournée de son objet par les nationalistes radicaux qui en ont fait un acte revendicatif anti-espagnol, et devant la réaction du gouvernement central dont les premières mesures visent à empêcher le déroulement de ce référendum du 1er Octobre, déclaré illégal, on peut espérer que les "pros" et les "antis" ne se retrouvent face à face dans la rue à l'occasion de la DIADA du 11 Septembre... Bien malin celui ou celle qui peut prévoir ce qui pourrait se passer !!!

D'ores et déjà, les injonctions contradictoires arrivent aux autorités administratives et judiciaires en ce qui concerne l'organisation de cet hypothétique référendum du 1er Octobre. Le Govern catalan ordonnant la mise à disposition des moyens nécessaires pour cette consultation (bureaux de vote, scrutateurs, listes électorales...) les autorités espagnoles et la justice (catalane et espagnole) avisant ces mêmes personnes qu'elles commettraient un délit en fournissant ces moyens pour l'organisation d'une consultation illégale !!!

L'information sur le sujet m'ayant paru très "discrète" et pour le moins "parcellaire" hors d'Espagne, il m'a paru intéressant de donner (modestement) à d'éventuels voyageurs vers la Catalogne et Barcelone, ce résumé de l'actualité politique dans la région, en espérant qu'il pourra, le cas échéant, leur permettre de mieux comprendre des situations ou évènements auxquels ils pourraient assister durant leur séjour.

Hasta luego 😎
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