Bonjour,
J-15 avant notre départ au Perou. Sur de nombreux sujets du forum, on nous conseille de négocier. truc dans lequel je n'excelle pas du tout! je ne sais pas comment marchander etc etc. le pigeon idéal! il fautque ca change !😛
J'aimerai avoir des exemple de tarifs que nous dirons "correctement" négocié.
Ex taxi, entrée dans des sites, bus (si négociation il y a) etc.
Merci pour vos retour d’expérience et petites astuces
Gil
Dernière minute,
Les vols en provenance et à destination de l'Europe et de l'Asie sont suspendus à compter du 16 avril pour 30 jours.
Bonjour,
Dans la préparation d'un voyage au Pérou et en bolivie, je suis en train de parcourir le guide du routard et je suis vraiment étonné de toutes le mises en gardes du guide concernant l'insécurité, les vols etc... A lire le GDR, il faudrait être toujours aux aguets et ne surtout pas sortir du chemin tracé sous peine d'agression, d'arnaque ou de vol ! Je ne connais pas l'amérique latine mais j'ai l'impression que le GDR noircit quelque peu le tableau... même si le Pérou n'est aussi safe qu'un pays d'asie et qu'il faut bien-sûr respecter les règles de base de sécurité comme éviter de sortir une liasse de billets de 50 dollars dans un marché, il ne tout de même pas s'attendre à un "voleur" à tous les coins de rues ! ...j'ai l'impression que le guide fait rimer pauvreté avec voleur en puissance ? Concernant le pays, je pars très serein mais ma seule crainte c'est d'être peut-être une "cible potentiel" en partant avec un reflex ? Même si le sujet a déjà été abordé, pouvez- vous me donner votre avis sur la question pour ceux qui reviennent du Pérou ? Merci d'avance pour vos réponses. Rachid
Dans la préparation d'un voyage au Pérou et en bolivie, je suis en train de parcourir le guide du routard et je suis vraiment étonné de toutes le mises en gardes du guide concernant l'insécurité, les vols etc... A lire le GDR, il faudrait être toujours aux aguets et ne surtout pas sortir du chemin tracé sous peine d'agression, d'arnaque ou de vol ! Je ne connais pas l'amérique latine mais j'ai l'impression que le GDR noircit quelque peu le tableau... même si le Pérou n'est aussi safe qu'un pays d'asie et qu'il faut bien-sûr respecter les règles de base de sécurité comme éviter de sortir une liasse de billets de 50 dollars dans un marché, il ne tout de même pas s'attendre à un "voleur" à tous les coins de rues ! ...j'ai l'impression que le guide fait rimer pauvreté avec voleur en puissance ? Concernant le pays, je pars très serein mais ma seule crainte c'est d'être peut-être une "cible potentiel" en partant avec un reflex ? Même si le sujet a déjà été abordé, pouvez- vous me donner votre avis sur la question pour ceux qui reviennent du Pérou ? Merci d'avance pour vos réponses. Rachid
Here we go...
It’s been almost a month since we got back, and my head is still over there... Just like every time... For my own sake, I know travel journals are useful for travelers planning a trip to a country. But selfishly, they’re also helpful for me—to put the final stone on each journey and revisit it from time to time, just for the memories...
So, this trip won’t be any different, and I invite you to follow along on our Andean adventure, from Lima to the Southern Lipez, from December 16, 2016, to January 14, 2017. It’s a chronological journal because I don’t know how to approach it any other way. It doesn’t hold any absolute truths—just my experiences and feelings, which are obviously personal and not objective!
But if it inspires you to visit these magical countries (and I assume you’re already interested if you’re here) or gives you a couple of tips, then I’ll consider it a win!
So, let’s hit the road for the land of wide-open spaces!

It’s been almost a month since we got back, and my head is still over there... Just like every time... For my own sake, I know travel journals are useful for travelers planning a trip to a country. But selfishly, they’re also helpful for me—to put the final stone on each journey and revisit it from time to time, just for the memories...
So, this trip won’t be any different, and I invite you to follow along on our Andean adventure, from Lima to the Southern Lipez, from December 16, 2016, to January 14, 2017. It’s a chronological journal because I don’t know how to approach it any other way. It doesn’t hold any absolute truths—just my experiences and feelings, which are obviously personal and not objective!
But if it inspires you to visit these magical countries (and I assume you’re already interested if you’re here) or gives you a couple of tips, then I’ll consider it a win!
So, let’s hit the road for the land of wide-open spaces!

5 jours de trek, de Cachora à Hornopampa, complété par la visite de Machu Picchu.
Ce trek du Choquequirao était le principal objectif de mon second voyage au Pérou (1er en 2006), avant qu'un téléphérique (projet retardé) assure un accès aisé au site archéologique, et donc son envahissement par un tourisme de masse.
(cité inca de Choquequirao photographiée depuis l'ushnu, pas un visiteur en vue alors qu'il est déjà 09h20)
Mes remerciements à Cocuy, Simon, et Mayakke dont les contributions sur VoyageForum ont facilité ma préparation.
Voici quel a été le déroulé général de ce trek.
J0 / 7-sept-16 : venant de Andahuaylas, transports via Abancay jusqu'à Limatambo, visite du beau site inca de Tarahuasi, puis du site inca Sayhuite, nuit à Cachora. J1 / 8-sept-16 : marche Cachora -> Marampata J2 / 9-sept-16 : visite de Choquequirao J3 / 10-sept-16 : fin de visite de Choquequirao, marche -> Maizal J4 / 11-sept-16 : Maizal -> Yanama J5 / 12-sept-16 : Yanama -> Hornopampa, transport -> Santa Teresa J6 / 13-sept-16 : Santa Teresa -> Hidroelectrica -> Aguas Calientes J7 / 14-sept-16 ; Machu Picchu, La Montana, retour Santa Teresa J8 / 15-sept-16 : transports Santa Teresa -> Santa Maria -> Cuzco
Ci-après, la relation de ce trek, réalisé en solo et sans portage. Sac-à-dos complet, car je ne revenais pas sur mes pas.
Fabrice 55 ans lors du trek, bonne condition physique (en dépit d'une spondyl-arthrite ankylosante), non sportif, expérience réduite du trekking (4 j pour une traversée express du Zanskar Nord, 2 j au Quilotoa/Equateur), bon marcheur en terrain plat et physiquement endurant.
Ce trek du Choquequirao était le principal objectif de mon second voyage au Pérou (1er en 2006), avant qu'un téléphérique (projet retardé) assure un accès aisé au site archéologique, et donc son envahissement par un tourisme de masse.
(cité inca de Choquequirao photographiée depuis l'ushnu, pas un visiteur en vue alors qu'il est déjà 09h20)Mes remerciements à Cocuy, Simon, et Mayakke dont les contributions sur VoyageForum ont facilité ma préparation.
Voici quel a été le déroulé général de ce trek.
J0 / 7-sept-16 : venant de Andahuaylas, transports via Abancay jusqu'à Limatambo, visite du beau site inca de Tarahuasi, puis du site inca Sayhuite, nuit à Cachora. J1 / 8-sept-16 : marche Cachora -> Marampata J2 / 9-sept-16 : visite de Choquequirao J3 / 10-sept-16 : fin de visite de Choquequirao, marche -> Maizal J4 / 11-sept-16 : Maizal -> Yanama J5 / 12-sept-16 : Yanama -> Hornopampa, transport -> Santa Teresa J6 / 13-sept-16 : Santa Teresa -> Hidroelectrica -> Aguas Calientes J7 / 14-sept-16 ; Machu Picchu, La Montana, retour Santa Teresa J8 / 15-sept-16 : transports Santa Teresa -> Santa Maria -> Cuzco
Ci-après, la relation de ce trek, réalisé en solo et sans portage. Sac-à-dos complet, car je ne revenais pas sur mes pas.
Fabrice 55 ans lors du trek, bonne condition physique (en dépit d'une spondyl-arthrite ankylosante), non sportif, expérience réduite du trekking (4 j pour une traversée express du Zanskar Nord, 2 j au Quilotoa/Equateur), bon marcheur en terrain plat et physiquement endurant.
Some trips are born twice.
Ours was supposed to happen in 2020. Everything was ready: the itinerary, the flight tickets, hotel reservations and Machu Picchu, the rental car, dreams of high altitudes and wide-open spaces. And then the world stopped.
Like so many other plans, our trip to Peru was put on hold. Disappointment was followed by a more concrete reality: paperwork, endless back-and-forth, and battles to recover some of the costs we’d already paid.
The years went by. Life moved on, with its shifting priorities and unexpected twists. Rescheduling this trip wasn’t possible until 2025.
The itinerary stayed mostly true to what we’d imagined five years earlier. One major difference, though—in 2020, we’d planned to rent a car and explore the roads completely independently. Most importantly, we hadn’t included the three-day Ausangate trek, due to lack of time.
For 2025, our plans evolved. 4x4 rental prices had skyrocketed, and when we looked at our schedule more closely, we realized quite a few days didn’t actually need a vehicle. So we made a different choice and opted for private drivers instead. A decision we never regretted. Always punctual, thoughtful, and available... they were so much more than just drivers.
All our reservations were made in January, except for the trek, which we booked in February.
Finding reliable drivers on our own was tough, so we asked Laurent from Tout Pérou to handle it for us. Going through Tout Pérou also gave us a discount on the train ride to Aguas Calientes, so Laurent booked those tickets too. He also bought our Machu Picchu entrance tickets at the same price we would’ve paid on the official website. When comparing domestic flight prices, we found it was cheaper to book from Peru, so Laurent took care of those as well.
This time, nothing was going to stop us. Peru was waiting. And we were ready. 🙂
Ours was supposed to happen in 2020. Everything was ready: the itinerary, the flight tickets, hotel reservations and Machu Picchu, the rental car, dreams of high altitudes and wide-open spaces. And then the world stopped.
Like so many other plans, our trip to Peru was put on hold. Disappointment was followed by a more concrete reality: paperwork, endless back-and-forth, and battles to recover some of the costs we’d already paid.
The years went by. Life moved on, with its shifting priorities and unexpected twists. Rescheduling this trip wasn’t possible until 2025.
The itinerary stayed mostly true to what we’d imagined five years earlier. One major difference, though—in 2020, we’d planned to rent a car and explore the roads completely independently. Most importantly, we hadn’t included the three-day Ausangate trek, due to lack of time.
For 2025, our plans evolved. 4x4 rental prices had skyrocketed, and when we looked at our schedule more closely, we realized quite a few days didn’t actually need a vehicle. So we made a different choice and opted for private drivers instead. A decision we never regretted. Always punctual, thoughtful, and available... they were so much more than just drivers.
All our reservations were made in January, except for the trek, which we booked in February.
Finding reliable drivers on our own was tough, so we asked Laurent from Tout Pérou to handle it for us. Going through Tout Pérou also gave us a discount on the train ride to Aguas Calientes, so Laurent booked those tickets too. He also bought our Machu Picchu entrance tickets at the same price we would’ve paid on the official website. When comparing domestic flight prices, we found it was cheaper to book from Peru, so Laurent took care of those as well.
This time, nothing was going to stop us. Peru was waiting. And we were ready. 🙂
Bonjour!
J'ai trouvé quelques sujets similaires mais rien de très clair.
Alors voilà ma question : j'ai une moto au Pérou, immatriculé au Québec. J'aimerais savoir si il était possible de transférer l'immatriculation pour une péruvienne? (Chilienne fonctionnerait aussi).
Ou à quelle centre ou administration puis je m'informer?
Merci beaucoup
Tania
J'ai trouvé quelques sujets similaires mais rien de très clair.
Alors voilà ma question : j'ai une moto au Pérou, immatriculé au Québec. J'aimerais savoir si il était possible de transférer l'immatriculation pour une péruvienne? (Chilienne fonctionnerait aussi).
Ou à quelle centre ou administration puis je m'informer?
Merci beaucoup
Tania
Bonjour à tous.
Je serais mon amie et moi à Cusco le 07mai pour bien évidemment me rendre au machu picchu.
Nous aimerions faire le trajet en bus ou collectivos jusqu'à hidroelectrica.
Sur les différentes discussions je n'en trouve pas une qui détaille exactement tout le trajet. Exemple de quel terminal terrestre ou gare routière partir à Cusco.
Pourriez vous me transmettre votre trajet,
Galère, ....avec les détails qui vont bien.
Merci de vos retours
Laurent
Août, septembre et octobre 2017
Départ le 27 aout de Nouméa. Vol Air New Zetland NOUMEA/AUCKLAND/BUENOS AIRES Vol Latam BUENOS AIRES/LIMA/SANTA CRUZ. Nous avons choisi ce vol Lufthansa tour du monde qui offre un tarif très avantageux et permet des stops le long du parcours, deux stops étant compris dans le tarif, arrivée prévue dans une ville d’Europe via Frankfurt, les arrêts supplémentaires étant facturés en sus. Arrivée à LIMA ce dimanche à minuit après 30 heures de voyage Nous logerons pour quelques heures dans l'hôtel à la sortie de l'aéroport. Lundi 28 août : Départ vers la Bolivie. Grosse chaleur à l'arrivée dans cette ville. Change 100 USD à l’aéroport, taxi 70 bol = 10 usd (paiement USD accepté). Nous logeons à l'Hôtel boutique Cosmopolitano au centre-ville, réservé avec Booking.com. La première nuit est facturée à 70 usd, les 3 nuits supplémentaires seront facturées plus chères. Dîner dans un restaurant, au menu : « empanadas » chausson de viande, salade pomme verte et céleri arrosés de bières boliviennes : 120 bol. Mardi 29 aout : Santa Cruz de la Sierra Départ en « colectivo » vers Samaipata 80 km à 1800 m d’altitude. Route très encombrée, conduite anarchique, ce qui contribue à décourager François à louer un véhicule ce qui était initialement prévu. Visite du musée du Village montagnard de Samaipata, (50 bol/pers tarif étrangers). Des panneaux explicatifs sur la culture des peuples pré-Inca et la collection d’objets usuels en poterie rendent cette visite très intéressante. Nous poursuivons vers El FUERTE, site préhispanique mystérieux occupée par les espagnoles pour installations de leur armée au 16ème siècle. Point de vue magnifique sur le parc national Amboro. Retour dans la soirée à Santa Cruz. Mercredi 30 aout : Santa Cruz de la Sierra Visite du centre de la ville : place du 24 septembre entourée de constructions préhispaniques anciennes, marché de la ville occupé essentiellement par des stalles de restauration. Cette gastronomie ne nous attire pas et surtout nous craignons pour nos estomacs fragiles. Repas à la pizzeria LABELLA NAPOLI 177 bol/p 2. Nous expédions par Western Union les 500 usd réclamés par l'agence TUPIZA TOURS. Retrait de dollars possible avec une carte de crédit dans les distributeurs. Cette monnaie étant nécessaire pour le règlement du solde du circuit réservé avec cette agence pour l'altiplano Bolivien, excursion que nous effectuerons à la fin de ce voyage. Soirée au restaurant « la Casa de Camba », renommée par sa cuisine typique de la région de Chiquitania. Les tables sont installées pour des familles boliviennes, toutes les générations sont présentes, plus de 20 convives par groupes familiaux. Établissement à recommander car authentique et sans connotation touristique. Jeudi 31 aout : Départ vers les missions jésuites - Nuit à Concepcion Nous préférons effectuer un circuit de 2jrs vers deux missions jésuites au nord de Santa Cruz, avec un chauffeur guide; ce dernier rencontré à l’hôtel nous a proposé cette formule pour 3000 bol tout compris (420 USD).
Nous traversons la Chiquitania -très belle région verte et ombragée - occupée par de grandes estancias d'élevage de bovins et de buffalos, route en partie asphaltée. REGION CHIQUITANIA Les missions Jésuites de cette région ont été créées au XVIIIème siècle :
Nous visiterons deux missions Jésuites de Chiquitos classées au patrimoine mondial de l’humanité dans les villages de - Saint Javier à 220 km au nord de SANTA CRUZ. Église restaurée en 1980. Visite avec guide. - Concepcion à 300 km au nord de SANTA CRUZ où nous assistons à la messe de 19 h. Eglise de la Conception restaurée dans les années 1980. Nuit dans un hostal réservé et réglé par le guide.
Vendredi 1er septembre CONCEPTION et retour vers SANTA CRUZ DE LA SIER Visite de la mission de La Conception accompagnés par le conservateur du musée de ce village. Il est l’auteur des peintures illustrant le chemin de croix de cette église, chacune d’elle comporte un message écologique : des scènes de coupes de grumes d’arbres chargées sur des camions, des forêts calcinées…. Cette visite sera passionnante dans la mesure où cette personne, d'origine indienne, a participé à la restauration de cette église en bois, elle nous fournira en outre beaucoup d'informations sur le rôle évangélisateur et pacificateur des jésuites, de l'organisation sociale des villages, de la formation des indiens au travail du bois et la confection des instruments de musique, jusqu'à l'apprentissage du violon.
Repas à San Javier, jus de fruits maracuya (fruits de la passion), soupe et riz au « charque » (viande de lama séchée), retour sur Santa-Cruz dans l'après-midi. Sur la route nous croisons deux jeunes hommes blonds en salopette, sur une carriole tirée par des chevaux. Le guide nous explique que ce sont des mennonites. Le mennonitisme est un mouvement religieux. Ses membres sont conservateurs et traditionnalistes, ils refusent le modernisme. Le gouvernement bolivien leur a attribué des dérogations pour leur installation dans cette région pour laquelle ils contribuent au développement économique surtout dans le domaine agricole. Ils sont les principaux producteurs de fromage.
Ce circuit et la découverte de l'histoire de cette région de l'Amérique du sud restera notre coup de cœur de ce voyage. Samedi 2 septembre : Arrivée LIMA Départ sur lima avec Latam. Taxi réservé au kiosque dans l’aéroport de LIMA : 60 soles. Installation à l’hostal "del patio" dans le quartier Miraflores. Nous dînons sur une terrasse du restaurant EL Parequito pour 121 soles de coquilles st Jacques gratinées, d'un ceviche de poisson, d'un "anticuchos" (brochettes de cœur), le tout délicieux.
Nous attendons Monique qui arrive depuis Marseille pour participer à notre circuit. Le gérant de l'hôtel nous propose de lui envoyer un taxi dont il utilise régulièrement les services pour l'accueillir à l'aéroport de Lima. Monique nous rejoint donc vers 20 h à l'hôtel. L’heure est au repos pour récupérer du décalage horaire et de la fatigue de ce long voyage. Dimanche 3 septembre : LIMA LE MATIN, nous faisons le point sur l’organisation du voyage. Nous nous organisons pour le suivi du voyage, Monique gèrera l’alimentation, pour ma part, ce sera le reste, étant responsable au premier chef de ce voyage en tant qu’organisatrice. François est chargé du retrait des fonds dans les distributeurs ou du change des euros et des dollars.
Pour la préparation du circuit, J’avais établi des tableaux prévisionnels des coûts de chaque poste de dépenses. Les tableaux joints en annexe ont été actualisés au fur et à mesure pour indiquer les coûts réels : - Trois fichiers joints à ce compte rendu reprennent les coûts des hôtels, des transports et des excursions pour nous trois. - Quelques indications de coûts sont données pour les repas afin de donner une moyenne du prix des repas. A noter que la majorité des hôtels offrent des petits déjeuners copieux. Le repas principal étant pris assez tard dans la journée, nous nous contenterons le soir d’une collation.
Ce matin nous procéderons à l’achat de billets auprès de la Compagnie de bus « Cruz Del Sur » pour assurer les trajets Lima/Paracas et Ica/Arequipa, les jours suivants.
Nestor, taximan, après nous avoir conduits à la gare, nous propose un tour du centre-ville et des quartiers historiques (180 soles). - Visite du centre historique, du palais présidentiel avec la relève de la garde présidentielle en fanfare. - Des groupes folkloriques défilent le long de la place Mayor, les danseurs sont vêtus de magnifiques costumes très colorés. - Promenade dans les rues, les maisons ont gardés leur caractère hispanique. Certaines sont délabrées. - Nous poursuivons le long du bord de mer jusqu’au quartier cochillos, Nestor nous conduit dans un resto de famille. Dégustation d’un pisco saur accompagné de divers plats : « conchas » gratinées au parmesan (coquille st Jacques), poisson cru servi en ceviche, crevettes et poulpes. Délicieux. Coût pour les 4 : 220 soles. - Découverte du vieux quartier Barranco. Retour à l’hostal. Lundi 4 septembre – LIMA vers PARACAS Nestor nous conduit très tôt au terminal des bus de la compagnie Cruz del Sur (15 s) cette Cie est très connue car elle dessert plusieurs pays d’Amérique du sud. Route LIMA/PARACAS: 5 h. A l’arrivée au terminal des bus, un taxi nous attend (10 s) Hôtel Santa Maria. . A l’hôtel, Le point est fait sur le programme à venir : chambre + excursion des Ilas Ballestas ( coût 250s). Cette excursion est offerte avec le prix de la chambre triple. Nous réservons pour l’après-midi le tour privé pour le parc national 90 s, à notre charge. Réservation pour le lendemain d’un taxi Paracas/ gare routière Cruz Del Sur d’ICA (150 s) Hostal à recommander fortement, George francophone très professionnel a organisé le séjour. Pas de surprise dans les tarifs indiqués sur les échanges par messagerie. Contact : "reservas_santamaria@hotmail.com" "www.hostalsantamariaparacasExcursion parc national de Paracas : Départ immédiat, Entrée parc national 5 s/p + Tour privé 90 soles pour les trois payé au gérant de l’hôtel.
Le chauffeur au départ, nous propose une extension de l’excursion sur une côte plus éloignée (+60 s). 3 h de route sur des pistes sableuses, paysage aride, dunes de sables….Nous le suivons. Repas dans un resto dans la presque île proposé par le guide, nous sommes déçus par la qualité des plats de poissons surtout sur ce site marin. (Trop touristique). Mardi 5 septembre : Excursion îles Ballestas Départ 8 h vers l’embarquement. Des « lanchas » attendent les centaines de touristes. Nous sommes surpris que cette petite ville qui semblait endormie en accueille autant. Boletos : 5 s/P Des barques avec 36 personnes filent vers les îles occupées par des milliers d’oiseaux, quelques phoques paraissent sur les rochers. Les prises de vue sont difficiles compte tenu du nombre de passagers et des nombreuses barques navigant autour des îles. Retour 10 h. Belle excursion toutefois à recommander. Avant de prendre la route vers ICA nous déjeunons dans un resto sur le front de mer d’un « Ceviche » de poisson (spécialité nationale) et d’une petite friture de poisson, excellent, coût 95 s. Recette du ceviche : 1 kg de filet de poisson très frais à chair ferme, 1 oignons rouge, 1 patate douce, 1 gousse d'ail, 1 piment oiseau, coriandre haché. Cuire la patate qui servira d'accompagnement. Découper en dés le poisson, ajouter le jus du citron, laissé reposer 10 mn. Ajouter à la préparation l'oignon coupé en lamelles, la gousse d'ail écrasée au mortier, le piment découpé en fine lamelles (doser en fonction de votre goût), la coriandre ciselée. Laisser reposer 5 mn et servir accompagné de la patate douce. On peut ajouter des grains de maïs toastés. On peut compléter le « ceviche » de poisson de fruits de mer comme la coquille saint jacques etc…. Départ à 13h vers ICA en taxi privé. Le paysage est désertique, plusieurs plantations d’asperges sur des terres arides et sablonneuses et de nombreuses serres bordent la route. Arrêt à la cave de production de Pisco, courte présentation de la méthode de vinification et distillation. Une dégustation de Pisco et de cocktails nous est offerte. Impossible de résister à ce doux breuvage (à consommer avec modération) Nous poursuivons vers ICA ville brouillonne, avec une circulation anarchique. Le taximan nous dépose au terminal de Bus de Cruz Del Sur : voyage de nuit avec inclinaison des sièges à 160°, voyage confortable, mais plateau repas minable, un verre de coca ou de thé, pas de petit déjeuner. Nous sommes très loin du confort des trajets en bus en Argentine. Mercredi 6 au samedi 16 septembre : AREQUIPA Long séjour nécessaire pour l’adaptation à l’altitude (Conseil de notre médecin). Arrivée à 8h à la gare routière : taxi 12 soles jusqu’à l’hôtel la Casa de Ana dans le quartier de Yanahuara proche du centre-ville. Tarif avantageux compte tenu du séjour de 10 nuits 46 USD/n au lieu de 56 USD pour une chambre triple confortable et spacieuse. Excellent et copieux petit déjeuner : fruits, pains, confiture, œufs, « empanadas », pris sur la terrasse avec la vue sur le volcan Misti….. Accueil chaleureux de la maman d'Ana et de ses employées, toujours attentives, prêtes à satisfaire et à apporter des conseils à ses clients. Nous serons choyés tout au long du séjour, profitant de la terrasse et de la cuisine mises à disposition. Je vous conseille vivement ce B&B, vous ne serez pas déçus.
Découverte d’Arequipa au cours de ces 10 jours : - Visite de la ville en bus panoramique : 25 s/p. De très beaux édifices de l'époque coloniale donnent un cachet particulier à cette ville construite en sillar ( pierres volcaniques de couleur blanche). - Visite guidée du Monastère de Santa Catalina (40 s/p + 20 s guide). - A ne pas manquer son marché haut en couleur : échoppes de viandes de poulets, de lamas etc exposées sur des étals rustiques loin des conditions sanitaires usuelles en Europe.
- Un arrêt aux stalles de fruits exotiques pour déguster un délicieux jus de fruits 100 % naturel (30 soles). Des échoppes offrant des pommes de terre de nombreuses variétés, festival de couleurs, de goûts et de formes : 5000 espèces existent, 3500 sont originaires du Pérou, 75 espèces y sont cultivées. Nous découvrons des stands de plantes et de fleurs médicinales, de fœtus de lamas, destinés aux cérémonies de croyances traditionnelles.
Les déplacements dans la ville coûtententre 5 et 10 soles en taxi.
Circuit touristique des environs en bus durant 5 h : 465 s p. 3. Intéressant dans la mesure où nous traversons les villages campagnards à la périphérie de la ville, avec leur culture en terrasse. Arrêt aux points de vue sur les vallées traversées de torrents. Visite du musée consacré aux combats de taureaux et tout spécialement à leur champion MENELIK. Des combats sont organisés tous les dimanches dans les villages alentour.
Restaurants recommandés : - La terraza, vue sur la Plaza de Armas. - la picanteria de Nuevo Palomino dans Yanahuara, cuisine traditionnelle servie dans une jolie cour décorée par des ustensiles de cuisine à l’ancien temps. - Chicha : dans un bâtiment historique en « sillar », resto très chic, mets délicieux du terroir prépares par le chef Gaston Acurio. - Dimas, rue Santa Catalina, au fond du patio. Excellente carte d’une douzaine de plats, délicieux, décor sobre dans des alcôves en « sillar ». Goûtez le mojito revisité aux fruits de la passion. Coût très raisonnable pour cette qualité et pour ce cadre. - Zig-zag en face de l'église San Francisco, plats originaux, bien présentés. - Dans les échoppes autour de la place de Yanahuara dégustation d’« helado de queso », glace parfumée à la cannelle. Des jeunes filles en costumes traditionnelles les préparent dans une bassine de cuivre reposant sur une cuve de glace. Samedi 16 septembre : départ vers le canyon de Colca – YANQUE Trajet touristique en minibus, 100 soles/p, plusieurs arrêts en chemin pour observer alpagas, lamas, vicunias. Accès au canyon (boleto) 70 s p.p La route passe par le col de Patapampa à 4910 m d'altitude, arrêt au point de vue d'où il est impossible de voir les trois volcans masqués par les nuages, le temps est froid avec la neige qui commence à tomber. Descente avec une vue magnifique vers le canyon de Colca à Chivay où un buffet est servi dans le restaurant « El Turko » 25 s/p, tous les plats sont délicieux.
L’après- midi sous la pluie nous allons aux thermes de Yanque, après la traversée d’un petit pont suspendu (entrée 15 s/p) nous accédons à plusieurs bassins à t° différentes, les cabines pour se changer sont très rustiques, nous entrons dans les bassins d’eau très chaude pour passer un agréable moment .
Au retour le bus nous laisse à l’hôtel réservé à Yanque au « Miskywasi » 75 USD p3, petit déjeuner compris. Nous y resterons deux nuits l’hôtel est très confortable. Les propriétaires sont très attentionnés, les repas servis sont excellents : pour les deux dîners et le déjeuner 84 euros apéritifs compris. Le petit déjeuner est très copieux. Hôtel à recommander. Dimanche 17 septembre - YANQUE Marche de 4 h a/r au départ de l’hôtel vers le site précolombien UyoUyo sur le versant opposé du Canyon. Traversée d’un pont suspendu, rencontre avec des villageois qui escaladent d'un pas rapide les montagnes en direction de leur village, alors que nous peinons sur les sentiers caillouteux.
Rencontre sur le chemin de cet alpaga, qui nous a approchés menaçant, cabré sur ses pattes arrière. Il nous a poursuivis à l’intérieur du mini musée….. Heureusement le gardien l’a refoulé et nous avons pu passer. Lundi 18 septembre –CANON DE COLCA – RETOUR AREQUIPA Nous poursuivons le circuit du canyon de Colca avec l’agence d’Arequipa, le bus passe nous prendre sur la place du village, nous rejoignons un groupe de touristes partis très tôt d’Arequipa. Arrêt dans le village de Maca caractérisé par son église. Puis au mirador de La Croix des condors. Des dizaines de bus et des centaines de touristes stationnent pour observer le vol des condors. Ils sont rares, une dizaine au plus. Déception pour certains, pour notre part, nous en avions déjà vu à plusieurs reprises lors de notre grand circuit en 2014. Ce site ne mérite pas à mon sens sa renommée.
Les deux versants du canyon sont occupés de terrasses agricoles étagées, ce qui donnent un panorama extraordinaire. Excursion à ne pas rater.
Retour sur Arequipa après une pause repas dans un resto campagnard. Sur le retour qq arrêts pour apercevoir alpacas et lamas broutant l’herbe des lagunas. Nous rentrons à la casa de Anna pour récupérer les bagages et rejoindre le terminal des bus : bus de nuit vers Cusco avec la Cie Oltursa au prix de 103 soles/p. Le bus est confortable mais le plateau repas est nul. Un conseil, prendre son repas avant de monter dans le bus. Du Mardi 19 au 25 septembre : Cusco et la vallée Sacrée. Arrivée à 7 h à Cusco. Nous allons chez William, un français marié à une péruvienne. Parents de deux jumeaux très sages, ils louent des chambres dans leur appartement. Après deux nuits nous préférons ns installer dans un Hôtel au centre-ville, formule plus impersonnelle qui nous convient mieux. L’hôtel Amerinka dans la rue piétonne -rue Marques- est à 400 m de place d’Armes. 1 er jour : Cusco : Plaza de ARMAS et Monolithe équarri aux 12 angles Cette journée sera consacrée à l’organisation du séjour d’une semaine : achat des boletos (billets d’entrée) :-boleto 10 sites et 5 musées ns permettra de visiter les sites les plus importants : 130 soles /p - entrée Machupichu 152 soles/p - paiement des billets de train chez Inka Rail, réservé par internet : 463 USD réglés par carte de crédit. 2 ème jour : site Inca SAQSAYHUAMAN Avec un taxi nous allons découvrir le site inca Saqsayhuamàn, forteresse construite dans un but défensif, les blocs constituant les murs sont impressionnants, l’esplanade est grandiose. Nous redescendons à pieds vers la ville. Visite du musée de l’Inka (10 s/p), les panneaux informatifs sur le monde inca et sur l’environnement sont très instructifs. A ne pas louper même si ce site n'est pas repris dans la liste des 5 musées pour lesquels nous avons payé l'entrée 3ème jour : Site Inca PISAQ Nous arrêtons un taxi pour aller à la gare pour prendre un bus allant à Pisaq. Le chauffeur nous propose de nous conduire directement à Pisaq et vers d’autres sites pour la somme de 160 soles/jour. Nous acceptons cette offre et la renouvellerons les jours suivants pour découvrir les sites Inca de la Vallée Sacrée. Nous apprécierons la formule « taxi », les déplacements étant bien plus faciles conduits par un chauffeur connaissant bien la région, gardant les sacs à dos pendant les visites pour une somme relativement raisonnable. Après la visite des trois premiers sites : visite du site Q’engo, Tambomachayet Puca Pukara, ces deux derniers étant assez proches, nous roulons pendant une ½ h vers le village de Pisaq, ns grimpons vers le site Inka de Pissaq où notre chauffeur se faufile entre van et mini bus, grosses affluence de touristes. Nous découvrons ce site grandiose sous un vent violent : cultures en étage et fort inca. 4 ème jour : Sites des Salinas de MARAS et de MORAY Ns poursuivons avec notre chauffeur José qui ns conduit aux salines de Maras : plus de 300 bassins pour recueillir le sel (entrée 10 /p), le site est magnifique, nous n’arrêtons pas de prendre des photos.
Ensuite nous allons vers Moray. Ns descendons vers les cultures étagées et suivons le chemin balisé.
Ces terrasses agricoles inca de forme circulaire avaient pour objet de créer des microclimats pour cultiver de nombreuses variétés de plantes des Andes, des milieux tempérés et des Yungas (végétation tropicale). Sur le retour vers Cusco nous nous arrêtons à Chicheros, village renommé pour ses tisseuses traditionnelles, nous écoutons les explications d'une petite jeune femme sur les tissages, les teintures etc…. Nous poursuivons vers les ruines inca de ce village qui abrite une magnifique église comportant des plafonds en bois et des murs peints de l'époque du XVIème siècle, c’est tout simplement magnifique. Nous contemplons ces merveilles assis sur un banc (il est interdit de prendre des photos), Considérant notre intérêt, le conservateur nous donne son sentiment sur son appartenance au peuple quechuas et sur l'histoire du pays conquis par les espagnols. Il nous explique que son peuple a su conserver sa langue bien qu’à l’école c’était en espagnol qu’il fallait s’exprimer. 5 ème jour : CUSCO Cette Journée est consacrée aux musées et à une promenade dans la ville. Nous rencontrons deux classes d’enfants venant d’un village éloigné dans la Vallée sacrée, très timides, leurs joues portent des traces de brûlures causées par leur exposition au froid. Ils sontaccompagnés de leurs instituteurs. Ils viennent découvrir la capitale, ils sont regroupés pour la pause pique- nique. Nous demandons l’autorisation de les prendre en photo charmés par ces enfants vivant encore de façon traditionnelle. Dernière soirée à CUSCO, nous allons au restaurant « l’Inkagrille » avec musique andine. Les plats sont excellents, beaucoup de créativité pour présenter les mets locaux 6ème jour : OLLANTAYTAMBO José vient ns chercher et nous emmène à Ollantaytambo, point de départ pour Aguas Calientes. Un site inca à découvrir, flânerie dans le village qui comporte des ruelles étroites bordées de constructions dont la base est composée d’énormes blocs taillés, semblables à ceux de CUSCO.
Nous prenons le train vers Aguas Calientes. C’est dans une cohue incontrôlée que nous cherchons des indications, enfin des employés d’inca Trail brandissent des panneaux et les fixent sur les wagons. Nous montons dans le train pour une 1 h 40. Nuit à l’hostal Cusiqoylloy, un hôtel propre est correct pour une nuit 113 soles /n pour 2, nous prendrons deux chambres. Nous allons acheter nos tickets de bus pour le lendemain, ne pas oublier son passeport. Nous paierons en USD. Rapide tour dans la ville occupée essentiellement par des commerces touristiques pour rechercher un resto, ce soir ce sera une soupe. 7ème jour – MACHU PICHU Levée à 4 h30, petit déjeuner basique, à 5 h nous arrivons le long de la rivière, une longue queue nous attend pour monter dans le bus, attente 1 h20. A 7 h nous passons les contrôles d’entrées du Machu Pichu. Pas de chance, une petite pluie fine et la brume voilent le paysage. Nous optons pour le circuit 2 (plus accessible pour nous) impressionnés par le chemin constitué d‘escaliers pavés conduisant aux terrasses et au mirador du circuit 1. Nous suivons le parcours complet du deuxième secteur avec ses nombreuses marches en descente et en montée et son escalier vertigineux en descente.
Vers 11 h, le temps se découvre et, après réflexion (c’est un moment exceptionnel, un site exceptionnel, nous ne reviendrons jamais au Machu Pichu, alors autant mobiliser notre énergie) nous décidons de tenter le circuit 1 avec pour objectif d’admirer la cité dans son ensemble, de réaliser des photos marquantes et de s’imprégner de l’ambiance particulière de ce site unique. Ns repassons le contrôle à l’entrée et entamons la montée, lentement aidés de nos bâtons de marche. Nous serons récompensés de nos efforts
Un peu d’histoire : La citée inca du MACHU PICHU où vivait un souverain (en présence d’une cour et d’une garnison), était composée de maisons et de greniers -dont les ruines sont visibles- de cultures en terrasse, etc. Les incas construisirent tout un système de terrasses et de canalisations pour contrôler les pluies torrentielles qui tombent sur la région à la végétation dense. Nous en aurons un aperçu dans l’après-midi. Les espagnols n’ont jamais découvert cette citée inaccessible, enfouies dans la végétation. Le MACHU PICHU, citée inca, perchées à 3100 m d’altitude, appartient à la famille des grandes citées perdues.
Une pluie torrentielle se déverse au retour vers le village. Nous reprenons le train vers Poroy. José le taxi nous attend à la gare pour nous ramener à notre hôtel. Mardi 26 Septembre : Puno Nous avons opté pour le circuit touristique avec Tourismomer www.turismomer.com qui nous conduira de Cusco à Puno, au bord du lac Titicaca avec 5 arrêts touristiques dont un arrêt au restaurant LA PESCANA.
Village d’Andahuaylillas qui possède La magnifique église De San Pedro nommée « La chapelle Sixtine d’Amérique". À visiter sans hésitation, vous serez émerveillés par les sculptures, les peintures des fresques. Son plafond est recouvert par une décoration de style « mudéjar » avec des motifs de fleurs de fruits. Village de Raqchi (alt 3500m) et ses ruines pré-Inca. Village de Pukara : le Musée du village de Pukara expose desœuvres en pierres, une grande collection de monolithes, de céramiques et d’autres objets de cette grande culture pré- inca. Pour notre part vivant dans le Pacifique sud nous reconnaissons le style des statues polynésiennes et maories, ce qui nous laisse perplexes. Col de La RAYA à 4338 m d’altitude où nous attendent de nombreux vendeurs de souvenirs accompagnés d’alpagas. Mercredi 27 septembre Puno –Lac Titicaca Sa longueur est de 190 kilomètres, sa largeur de 80 kilomètres. Pour les Aymaras et les Quechuas, le lac Titicaca (3800 m d’alt.) est le berceau de la vie et de ses eaux est sorti le dieu Viracocha pour cr��er le monde.
Sur une journée, le seul circuit possible réservé auprès d’une agence de Puno (50 usd p.p) nous permet de naviguer vers les îles Taquine et Uros (50 usd p.p).
Sur l’île Taquine, nous ferons une longue marche à la rencontre du peuple Aymaras pour arriver en haut de l’île, nous avançons lentement le souffle court. Un court exposé sur la vie au confort spartiate des habitants dans cet espace réduit. Les femmes sont penchées sur leur tissage, les hommes tricotent sans cesse. Un maté de coca nous est servi, nous rejoindrons le bateau au nord de l’île en poursuivant notre marche. Cette île est connue pour son artisanat et ses tissages. Les Aymaras proposent à la vente leurs ouvrages : ceintures, bonnets, etc.
Poursuite de la navigation jusqu’au rivage de la péninsule de Capa chica où nous assistons après une mini cérémonie à l’adresse de la Pacha Mama, à la préparation du repas : viandes et légumes cuits dans un four tapissé de pierres chaudes à même le sol. Nous sommes familiarisés à ce type de cuisson dans le pacifique avec les Canaques, les polynésiens, etc… Poursuite vers les îles Uros, îles flotantes.
Celles-ci sont fabriquées à partir de roseaux flottants (jonc Totora) et sont devenues une étape touristique presque « obligatoire », ce qui permet aux habitants de vivre en partie de ce tourisme. L’attente des locaux qui ont étalé leurs travaux est notable, cela me gêne. Quelques touristes font une petite navigation sur une jonque en roseaux. Jeudi 28 septembre : Trajet en bus Puno-Copacabana- La Paz Le bus longe le lac Titicaca. Après deux heures de route, nous arrivons aux postes frontières, après avoir effectué les formalités de passage, arrêt 3 H à Copacabana en attendant la prochaine étape. Nous faisons une petite balade dans ce village style baroudeurs, qui ne nous plaît pas du tout. À 14 h nous montons dans un bus qui se remplit rapidement de touristes de tout âge. Surprise, une heure plus tard on nous invite à descendre pour traverser un détroit, le détroit de TIQUINA (3810 m altitude). Les voyageurs sont conduits vers de petites embarcations, le bus est chargé sur une barge qui tangue sérieusement tout au long de la traversée sous la houle. Moment épique.
Arrivée à LA PAZ, le chauffeur refuse d'aller au terminal et nous dépose devant son agence, chacun doit se débrouiller pour se rendre à son hôtel ou au terminal pour ceux qui doivent poursuivre leur voyage vers Uyuni, pas de taxi libre. Heureusement notre hôtel se situe une rue plus loin, il faut tirer les bagages sur la rue pavée et pentue, moment désagréable. Installation pour deux nuits à hôtel Alta vista. Hôtel correct. La chambre triple ne correspondant pas à l’offre de Booking, la propriétaire nous installe dans deux chambres plus confortables. Le petit déjeuner est servi au dernier étage qui offre une vue sur La Paz, ville surprenante par sa configuration et ses constructions, rouges en brique, accrochées sur les différents versants des collines. Vendredi 29 septembre au mercredi 4 octobre – La Paz Nous passons le troisième jour à l’hôtel TerrAndes tout près dans la rue Illampi du quartier historique et du marché des sorcières appelé aussi « mercado de hechicerias » lieu de vente d’objets rituels (fœtus de lamas séché, herbes, poudre magique, insectes séchés) et de pratiques de rites magiques de la culture Aymaras pour offrandes à la Pacha Mama. La marche y est ardue en raison du relief des rues, de l’état des trottoirs encombrés des stalles de petits marchands de toutes sortes. L’hôtel est agréable, le petit déjeuner pris au 8ème étage offre une vue splendide sur la ville et sur le quartier « El Alto » perché en haut de la ville à 4000 m d’altitude. Les journées seront occupées par des promenades dans les différents quartiers de la ville qui diffèrent totalement du centre historique, relativement pauvre. Nous découvrirons des quartiers aisés, de belles maisons, de beaux immeubles modernes. Plusieurs déplacements en téléphérique, le rouge pour El Alto, le jaune et le vert pour les quartiers riches du Sud de la ville, l’orange -inauguré trois jours plus tôt – pour Miraflores. La première sortie en téléphérique est réservée avec le tour « hanaqPacha Travel » Réservée sur tripadvisor au tarif de 195 bob/3 p.
Une soirée passée à l’ALTO pour assister aux combats de catch des Cholitas
Les repas seront pris dans les petits restos offrant pizzas et pâtes dans la rue Illampipour 8 à 10 euro p/p boissons comprises. Nous nous offrons un repas au restaurant « la Comédie » à Sopocachi pour 55 euro à trois avec des mets raffinés et un excellent service.
Les taxis se négocient à 12 bob le trajet. Les Micros bus transportent d’un quartier à l’autre, c’est prendre un risque à les utiliser sans connaître précisément les trajets empruntés et les quartiers traversés. Belle expérience, nous les avons utilisés plusieurs fois, ayant repéré quelques destinations, le coût est dérisoire (5 cts d’Euro). Mercredi 4 octobre – Vol La Paz-Sucre Avec BOA ns prenons le vol à l’aéroport d’EL ALTO 41OO m d’altitude, le passage coûte 50 USD /p.
Nous sommes attendus par Christophe, consul honoraire de France à Sucre. Nous logerons chez lui dans deux petites chambres assez vétustes (220 bol), pour un prix modique, il est vrai. Peu de confort, nous sommes près du centre-ville, la maison ancienne est construite autour de deux patios, nous avions fait ce choix en tenant compte du fait que Christophe a son agence de voyage. Ce qui nous a facilité l’organisation du déplacement privé à la découverte de l’arrière-pays et surtout le circuit de MARAGUA. Jeudi 5 au lundi 9 Octobre – SUCRE SUCRE est une ville très paisible, agréable, le centre est propre, les maisons chaulées de blanc ont conservé l’architecture hispanique. Visite dans le quartier Récoleta, du musée des arts autochtones et du textile des ethnies des villages environnants. À ne pas rater. Pause agréable sur le mirador de Recoleta à la sortie du musée tout proche. Restaurants de la ville : bons repas à « La Posada » et « El Solar » à des prix très raisonnables 40 bob le menu + boissons. Vendredi 6 octobre – Excursion à Macara En véhicule privé avec chauffeur et guide -excursion réservée auprès de Christophe- nous partons vers la cordillère de Los Frailes. Arrêt à Chataquilla, point de départ du sentier Inca (alt 3600 m) qui descend sur 4,5 km vers Chaunaca avec un dénivellement important. La randonnée offre des vues panoramiques sur la cordillère andine. François et Monique accompagnés du guide descendront pendant plus de 3 h moi je les attends à l’abri au bout du chemin. J’ai opté pour le trajet en véhicule sur une piste très sinueuse. Monique voulant marcher au rythme du guide et de François n’avait pas le temps de bien récupérer, elle peinera pour atteindre le bout du sentier. Mais l’honneur est sauf, elle est arrivée au bout fière d’elle. Premiers pas sur le sentier inca … Dans cette région sont installées les Jalq’a, communauté autochtone de Bolivie. Leurs tissages caractéristiques, toujours de couleur noire et rouge, représentent les Enfers ou le monde ‘d’en bas ‘. Dimanche 8 octobre- VillageTarabuco Il faut prendre un bus touristique 35 bob/p le dimanche matin 8h30 devant la cathédrale. Un marché paysan se tient le dimanche dans ce village : légumes, fruits, viandes, laine brutes, colorants pour les fils, pelotes de laine, vaisselle, vêtements enfin tout le nécessaire pour la vie en montagne. Des cantines offrent poulets frits, soupes, Des villageois en costumes authentiques -chapeaux casque, capes de laine- font leurs achats, impossible de les prendre en photos, refus catégorique.
Autour de la place et le long des ruelles, des boutiques de souvenirs, l’intérêt ici ce sont les sacs et les tissages manuels représentant La pacha Mama ou des scènes de croyances andines. Les prix sont plus élevés qu’à Sucre. Le Côté touristiques ne ns plait pas trop. Nous retournons au resto Wasi où un menu à 40 bob est servi, clôturé par un petit spectacle de danse bolivienne. Mardi 10 octobre Départ vers Tupiza Départ vers Tupiza à 7 h du matin. Nous avons opté pour un taxi privé car il aurait fallu prendre un bus de nuit ou aller en taxi à Potosí et y prendre un bus pour Tupiza, trop aléatoire, les bus boliviens ne sont pas de tout confort.
TAXI PRIVE : Le coût est de 170 usd. Pour sa réservation, aller en face au terminal des bus, des chauffeurs proposent des transports vers le sud, pour la ville de TARIJA. Nous négocions le trajet pour Tupiza, le chauffeur promet de prendre son van (véhicule très récent) et de nous conduire en personne. Une avance de 200 bob est versée avec remise d’une quittance. Le matin du départ, horaire respecté, mais ce n’est pas le même chauffeur et pas le même véhicule….. Déçus, nous embarquons néanmoins. Il s’avèrera que le jeune chauffeur, de bonne volonté, ne connait pas du tout la route de Tupiza, habitué à conduire autour de sa ville de TARIJA, il faudra tempérer sa conduite.
Le trajet est très agréable, nous longeons des rivières bordées de pâturages.
Nous arrivons à POTOSI (4090 m d’altitude). Nous faisons une petite incursion dans la ville pour visiter la Casa de la Moneda et la place centrale qui est occupée par des manifestants.
La mine de Potosi, El Cerro Rico (la montagne d’argent), a été exploitée pendant 3 siècles par les espagnols, au prix d’un génocide de 8 millions d’indiens aymaras, quechuas, et esclaves venus d’Afrique. Elle contribua à l’enrichissement de l’Espagne coloniale pendant plusieurs siècles. Ces mines sont toujours exploitées par des mineurs boliviens. Une suite sera consacrée pour l'Altiplano Bolivien et le retour via Villazon/Quiaca au nord de l'Argentine.
Départ le 27 aout de Nouméa. Vol Air New Zetland NOUMEA/AUCKLAND/BUENOS AIRES Vol Latam BUENOS AIRES/LIMA/SANTA CRUZ. Nous avons choisi ce vol Lufthansa tour du monde qui offre un tarif très avantageux et permet des stops le long du parcours, deux stops étant compris dans le tarif, arrivée prévue dans une ville d’Europe via Frankfurt, les arrêts supplémentaires étant facturés en sus. Arrivée à LIMA ce dimanche à minuit après 30 heures de voyage Nous logerons pour quelques heures dans l'hôtel à la sortie de l'aéroport. Lundi 28 août : Départ vers la Bolivie. Grosse chaleur à l'arrivée dans cette ville. Change 100 USD à l’aéroport, taxi 70 bol = 10 usd (paiement USD accepté). Nous logeons à l'Hôtel boutique Cosmopolitano au centre-ville, réservé avec Booking.com. La première nuit est facturée à 70 usd, les 3 nuits supplémentaires seront facturées plus chères. Dîner dans un restaurant, au menu : « empanadas » chausson de viande, salade pomme verte et céleri arrosés de bières boliviennes : 120 bol. Mardi 29 aout : Santa Cruz de la Sierra Départ en « colectivo » vers Samaipata 80 km à 1800 m d’altitude. Route très encombrée, conduite anarchique, ce qui contribue à décourager François à louer un véhicule ce qui était initialement prévu. Visite du musée du Village montagnard de Samaipata, (50 bol/pers tarif étrangers). Des panneaux explicatifs sur la culture des peuples pré-Inca et la collection d’objets usuels en poterie rendent cette visite très intéressante. Nous poursuivons vers El FUERTE, site préhispanique mystérieux occupée par les espagnoles pour installations de leur armée au 16ème siècle. Point de vue magnifique sur le parc national Amboro. Retour dans la soirée à Santa Cruz. Mercredi 30 aout : Santa Cruz de la Sierra Visite du centre de la ville : place du 24 septembre entourée de constructions préhispaniques anciennes, marché de la ville occupé essentiellement par des stalles de restauration. Cette gastronomie ne nous attire pas et surtout nous craignons pour nos estomacs fragiles. Repas à la pizzeria LABELLA NAPOLI 177 bol/p 2. Nous expédions par Western Union les 500 usd réclamés par l'agence TUPIZA TOURS. Retrait de dollars possible avec une carte de crédit dans les distributeurs. Cette monnaie étant nécessaire pour le règlement du solde du circuit réservé avec cette agence pour l'altiplano Bolivien, excursion que nous effectuerons à la fin de ce voyage. Soirée au restaurant « la Casa de Camba », renommée par sa cuisine typique de la région de Chiquitania. Les tables sont installées pour des familles boliviennes, toutes les générations sont présentes, plus de 20 convives par groupes familiaux. Établissement à recommander car authentique et sans connotation touristique. Jeudi 31 aout : Départ vers les missions jésuites - Nuit à Concepcion Nous préférons effectuer un circuit de 2jrs vers deux missions jésuites au nord de Santa Cruz, avec un chauffeur guide; ce dernier rencontré à l’hôtel nous a proposé cette formule pour 3000 bol tout compris (420 USD).
Nous traversons la Chiquitania -très belle région verte et ombragée - occupée par de grandes estancias d'élevage de bovins et de buffalos, route en partie asphaltée. REGION CHIQUITANIA Les missions Jésuites de cette région ont été créées au XVIIIème siècle :
Nous visiterons deux missions Jésuites de Chiquitos classées au patrimoine mondial de l’humanité dans les villages de - Saint Javier à 220 km au nord de SANTA CRUZ. Église restaurée en 1980. Visite avec guide. - Concepcion à 300 km au nord de SANTA CRUZ où nous assistons à la messe de 19 h. Eglise de la Conception restaurée dans les années 1980. Nuit dans un hostal réservé et réglé par le guide.
Vendredi 1er septembre CONCEPTION et retour vers SANTA CRUZ DE LA SIER Visite de la mission de La Conception accompagnés par le conservateur du musée de ce village. Il est l’auteur des peintures illustrant le chemin de croix de cette église, chacune d’elle comporte un message écologique : des scènes de coupes de grumes d’arbres chargées sur des camions, des forêts calcinées…. Cette visite sera passionnante dans la mesure où cette personne, d'origine indienne, a participé à la restauration de cette église en bois, elle nous fournira en outre beaucoup d'informations sur le rôle évangélisateur et pacificateur des jésuites, de l'organisation sociale des villages, de la formation des indiens au travail du bois et la confection des instruments de musique, jusqu'à l'apprentissage du violon.
Repas à San Javier, jus de fruits maracuya (fruits de la passion), soupe et riz au « charque » (viande de lama séchée), retour sur Santa-Cruz dans l'après-midi. Sur la route nous croisons deux jeunes hommes blonds en salopette, sur une carriole tirée par des chevaux. Le guide nous explique que ce sont des mennonites. Le mennonitisme est un mouvement religieux. Ses membres sont conservateurs et traditionnalistes, ils refusent le modernisme. Le gouvernement bolivien leur a attribué des dérogations pour leur installation dans cette région pour laquelle ils contribuent au développement économique surtout dans le domaine agricole. Ils sont les principaux producteurs de fromage.
Ce circuit et la découverte de l'histoire de cette région de l'Amérique du sud restera notre coup de cœur de ce voyage. Samedi 2 septembre : Arrivée LIMA Départ sur lima avec Latam. Taxi réservé au kiosque dans l’aéroport de LIMA : 60 soles. Installation à l’hostal "del patio" dans le quartier Miraflores. Nous dînons sur une terrasse du restaurant EL Parequito pour 121 soles de coquilles st Jacques gratinées, d'un ceviche de poisson, d'un "anticuchos" (brochettes de cœur), le tout délicieux.
Nous attendons Monique qui arrive depuis Marseille pour participer à notre circuit. Le gérant de l'hôtel nous propose de lui envoyer un taxi dont il utilise régulièrement les services pour l'accueillir à l'aéroport de Lima. Monique nous rejoint donc vers 20 h à l'hôtel. L’heure est au repos pour récupérer du décalage horaire et de la fatigue de ce long voyage. Dimanche 3 septembre : LIMA LE MATIN, nous faisons le point sur l’organisation du voyage. Nous nous organisons pour le suivi du voyage, Monique gèrera l’alimentation, pour ma part, ce sera le reste, étant responsable au premier chef de ce voyage en tant qu’organisatrice. François est chargé du retrait des fonds dans les distributeurs ou du change des euros et des dollars.
Pour la préparation du circuit, J’avais établi des tableaux prévisionnels des coûts de chaque poste de dépenses. Les tableaux joints en annexe ont été actualisés au fur et à mesure pour indiquer les coûts réels : - Trois fichiers joints à ce compte rendu reprennent les coûts des hôtels, des transports et des excursions pour nous trois. - Quelques indications de coûts sont données pour les repas afin de donner une moyenne du prix des repas. A noter que la majorité des hôtels offrent des petits déjeuners copieux. Le repas principal étant pris assez tard dans la journée, nous nous contenterons le soir d’une collation.
Ce matin nous procéderons à l’achat de billets auprès de la Compagnie de bus « Cruz Del Sur » pour assurer les trajets Lima/Paracas et Ica/Arequipa, les jours suivants.
Nestor, taximan, après nous avoir conduits à la gare, nous propose un tour du centre-ville et des quartiers historiques (180 soles). - Visite du centre historique, du palais présidentiel avec la relève de la garde présidentielle en fanfare. - Des groupes folkloriques défilent le long de la place Mayor, les danseurs sont vêtus de magnifiques costumes très colorés. - Promenade dans les rues, les maisons ont gardés leur caractère hispanique. Certaines sont délabrées. - Nous poursuivons le long du bord de mer jusqu’au quartier cochillos, Nestor nous conduit dans un resto de famille. Dégustation d’un pisco saur accompagné de divers plats : « conchas » gratinées au parmesan (coquille st Jacques), poisson cru servi en ceviche, crevettes et poulpes. Délicieux. Coût pour les 4 : 220 soles. - Découverte du vieux quartier Barranco. Retour à l’hostal. Lundi 4 septembre – LIMA vers PARACAS Nestor nous conduit très tôt au terminal des bus de la compagnie Cruz del Sur (15 s) cette Cie est très connue car elle dessert plusieurs pays d’Amérique du sud. Route LIMA/PARACAS: 5 h. A l’arrivée au terminal des bus, un taxi nous attend (10 s) Hôtel Santa Maria. . A l’hôtel, Le point est fait sur le programme à venir : chambre + excursion des Ilas Ballestas ( coût 250s). Cette excursion est offerte avec le prix de la chambre triple. Nous réservons pour l’après-midi le tour privé pour le parc national 90 s, à notre charge. Réservation pour le lendemain d’un taxi Paracas/ gare routière Cruz Del Sur d’ICA (150 s) Hostal à recommander fortement, George francophone très professionnel a organisé le séjour. Pas de surprise dans les tarifs indiqués sur les échanges par messagerie. Contact : "reservas_santamaria@hotmail.com" "www.hostalsantamariaparacasExcursion parc national de Paracas : Départ immédiat, Entrée parc national 5 s/p + Tour privé 90 soles pour les trois payé au gérant de l’hôtel.
Le chauffeur au départ, nous propose une extension de l’excursion sur une côte plus éloignée (+60 s). 3 h de route sur des pistes sableuses, paysage aride, dunes de sables….Nous le suivons. Repas dans un resto dans la presque île proposé par le guide, nous sommes déçus par la qualité des plats de poissons surtout sur ce site marin. (Trop touristique). Mardi 5 septembre : Excursion îles Ballestas Départ 8 h vers l’embarquement. Des « lanchas » attendent les centaines de touristes. Nous sommes surpris que cette petite ville qui semblait endormie en accueille autant. Boletos : 5 s/P Des barques avec 36 personnes filent vers les îles occupées par des milliers d’oiseaux, quelques phoques paraissent sur les rochers. Les prises de vue sont difficiles compte tenu du nombre de passagers et des nombreuses barques navigant autour des îles. Retour 10 h. Belle excursion toutefois à recommander. Avant de prendre la route vers ICA nous déjeunons dans un resto sur le front de mer d’un « Ceviche » de poisson (spécialité nationale) et d’une petite friture de poisson, excellent, coût 95 s. Recette du ceviche : 1 kg de filet de poisson très frais à chair ferme, 1 oignons rouge, 1 patate douce, 1 gousse d'ail, 1 piment oiseau, coriandre haché. Cuire la patate qui servira d'accompagnement. Découper en dés le poisson, ajouter le jus du citron, laissé reposer 10 mn. Ajouter à la préparation l'oignon coupé en lamelles, la gousse d'ail écrasée au mortier, le piment découpé en fine lamelles (doser en fonction de votre goût), la coriandre ciselée. Laisser reposer 5 mn et servir accompagné de la patate douce. On peut ajouter des grains de maïs toastés. On peut compléter le « ceviche » de poisson de fruits de mer comme la coquille saint jacques etc…. Départ à 13h vers ICA en taxi privé. Le paysage est désertique, plusieurs plantations d’asperges sur des terres arides et sablonneuses et de nombreuses serres bordent la route. Arrêt à la cave de production de Pisco, courte présentation de la méthode de vinification et distillation. Une dégustation de Pisco et de cocktails nous est offerte. Impossible de résister à ce doux breuvage (à consommer avec modération) Nous poursuivons vers ICA ville brouillonne, avec une circulation anarchique. Le taximan nous dépose au terminal de Bus de Cruz Del Sur : voyage de nuit avec inclinaison des sièges à 160°, voyage confortable, mais plateau repas minable, un verre de coca ou de thé, pas de petit déjeuner. Nous sommes très loin du confort des trajets en bus en Argentine. Mercredi 6 au samedi 16 septembre : AREQUIPA Long séjour nécessaire pour l’adaptation à l’altitude (Conseil de notre médecin). Arrivée à 8h à la gare routière : taxi 12 soles jusqu’à l’hôtel la Casa de Ana dans le quartier de Yanahuara proche du centre-ville. Tarif avantageux compte tenu du séjour de 10 nuits 46 USD/n au lieu de 56 USD pour une chambre triple confortable et spacieuse. Excellent et copieux petit déjeuner : fruits, pains, confiture, œufs, « empanadas », pris sur la terrasse avec la vue sur le volcan Misti….. Accueil chaleureux de la maman d'Ana et de ses employées, toujours attentives, prêtes à satisfaire et à apporter des conseils à ses clients. Nous serons choyés tout au long du séjour, profitant de la terrasse et de la cuisine mises à disposition. Je vous conseille vivement ce B&B, vous ne serez pas déçus.
Découverte d’Arequipa au cours de ces 10 jours : - Visite de la ville en bus panoramique : 25 s/p. De très beaux édifices de l'époque coloniale donnent un cachet particulier à cette ville construite en sillar ( pierres volcaniques de couleur blanche). - Visite guidée du Monastère de Santa Catalina (40 s/p + 20 s guide). - A ne pas manquer son marché haut en couleur : échoppes de viandes de poulets, de lamas etc exposées sur des étals rustiques loin des conditions sanitaires usuelles en Europe.
- Un arrêt aux stalles de fruits exotiques pour déguster un délicieux jus de fruits 100 % naturel (30 soles). Des échoppes offrant des pommes de terre de nombreuses variétés, festival de couleurs, de goûts et de formes : 5000 espèces existent, 3500 sont originaires du Pérou, 75 espèces y sont cultivées. Nous découvrons des stands de plantes et de fleurs médicinales, de fœtus de lamas, destinés aux cérémonies de croyances traditionnelles.
Les déplacements dans la ville coûtententre 5 et 10 soles en taxi.
Circuit touristique des environs en bus durant 5 h : 465 s p. 3. Intéressant dans la mesure où nous traversons les villages campagnards à la périphérie de la ville, avec leur culture en terrasse. Arrêt aux points de vue sur les vallées traversées de torrents. Visite du musée consacré aux combats de taureaux et tout spécialement à leur champion MENELIK. Des combats sont organisés tous les dimanches dans les villages alentour.
Restaurants recommandés : - La terraza, vue sur la Plaza de Armas. - la picanteria de Nuevo Palomino dans Yanahuara, cuisine traditionnelle servie dans une jolie cour décorée par des ustensiles de cuisine à l’ancien temps. - Chicha : dans un bâtiment historique en « sillar », resto très chic, mets délicieux du terroir prépares par le chef Gaston Acurio. - Dimas, rue Santa Catalina, au fond du patio. Excellente carte d’une douzaine de plats, délicieux, décor sobre dans des alcôves en « sillar ». Goûtez le mojito revisité aux fruits de la passion. Coût très raisonnable pour cette qualité et pour ce cadre. - Zig-zag en face de l'église San Francisco, plats originaux, bien présentés. - Dans les échoppes autour de la place de Yanahuara dégustation d’« helado de queso », glace parfumée à la cannelle. Des jeunes filles en costumes traditionnelles les préparent dans une bassine de cuivre reposant sur une cuve de glace. Samedi 16 septembre : départ vers le canyon de Colca – YANQUE Trajet touristique en minibus, 100 soles/p, plusieurs arrêts en chemin pour observer alpagas, lamas, vicunias. Accès au canyon (boleto) 70 s p.p La route passe par le col de Patapampa à 4910 m d'altitude, arrêt au point de vue d'où il est impossible de voir les trois volcans masqués par les nuages, le temps est froid avec la neige qui commence à tomber. Descente avec une vue magnifique vers le canyon de Colca à Chivay où un buffet est servi dans le restaurant « El Turko » 25 s/p, tous les plats sont délicieux.
L’après- midi sous la pluie nous allons aux thermes de Yanque, après la traversée d’un petit pont suspendu (entrée 15 s/p) nous accédons à plusieurs bassins à t° différentes, les cabines pour se changer sont très rustiques, nous entrons dans les bassins d’eau très chaude pour passer un agréable moment .
Au retour le bus nous laisse à l’hôtel réservé à Yanque au « Miskywasi » 75 USD p3, petit déjeuner compris. Nous y resterons deux nuits l’hôtel est très confortable. Les propriétaires sont très attentionnés, les repas servis sont excellents : pour les deux dîners et le déjeuner 84 euros apéritifs compris. Le petit déjeuner est très copieux. Hôtel à recommander. Dimanche 17 septembre - YANQUE Marche de 4 h a/r au départ de l’hôtel vers le site précolombien UyoUyo sur le versant opposé du Canyon. Traversée d’un pont suspendu, rencontre avec des villageois qui escaladent d'un pas rapide les montagnes en direction de leur village, alors que nous peinons sur les sentiers caillouteux.
Rencontre sur le chemin de cet alpaga, qui nous a approchés menaçant, cabré sur ses pattes arrière. Il nous a poursuivis à l’intérieur du mini musée….. Heureusement le gardien l’a refoulé et nous avons pu passer. Lundi 18 septembre –CANON DE COLCA – RETOUR AREQUIPA Nous poursuivons le circuit du canyon de Colca avec l’agence d’Arequipa, le bus passe nous prendre sur la place du village, nous rejoignons un groupe de touristes partis très tôt d’Arequipa. Arrêt dans le village de Maca caractérisé par son église. Puis au mirador de La Croix des condors. Des dizaines de bus et des centaines de touristes stationnent pour observer le vol des condors. Ils sont rares, une dizaine au plus. Déception pour certains, pour notre part, nous en avions déjà vu à plusieurs reprises lors de notre grand circuit en 2014. Ce site ne mérite pas à mon sens sa renommée.
Les deux versants du canyon sont occupés de terrasses agricoles étagées, ce qui donnent un panorama extraordinaire. Excursion à ne pas rater.
Retour sur Arequipa après une pause repas dans un resto campagnard. Sur le retour qq arrêts pour apercevoir alpacas et lamas broutant l’herbe des lagunas. Nous rentrons à la casa de Anna pour récupérer les bagages et rejoindre le terminal des bus : bus de nuit vers Cusco avec la Cie Oltursa au prix de 103 soles/p. Le bus est confortable mais le plateau repas est nul. Un conseil, prendre son repas avant de monter dans le bus. Du Mardi 19 au 25 septembre : Cusco et la vallée Sacrée. Arrivée à 7 h à Cusco. Nous allons chez William, un français marié à une péruvienne. Parents de deux jumeaux très sages, ils louent des chambres dans leur appartement. Après deux nuits nous préférons ns installer dans un Hôtel au centre-ville, formule plus impersonnelle qui nous convient mieux. L’hôtel Amerinka dans la rue piétonne -rue Marques- est à 400 m de place d’Armes. 1 er jour : Cusco : Plaza de ARMAS et Monolithe équarri aux 12 angles Cette journée sera consacrée à l’organisation du séjour d’une semaine : achat des boletos (billets d’entrée) :-boleto 10 sites et 5 musées ns permettra de visiter les sites les plus importants : 130 soles /p - entrée Machupichu 152 soles/p - paiement des billets de train chez Inka Rail, réservé par internet : 463 USD réglés par carte de crédit. 2 ème jour : site Inca SAQSAYHUAMAN Avec un taxi nous allons découvrir le site inca Saqsayhuamàn, forteresse construite dans un but défensif, les blocs constituant les murs sont impressionnants, l’esplanade est grandiose. Nous redescendons à pieds vers la ville. Visite du musée de l’Inka (10 s/p), les panneaux informatifs sur le monde inca et sur l’environnement sont très instructifs. A ne pas louper même si ce site n'est pas repris dans la liste des 5 musées pour lesquels nous avons payé l'entrée 3ème jour : Site Inca PISAQ Nous arrêtons un taxi pour aller à la gare pour prendre un bus allant à Pisaq. Le chauffeur nous propose de nous conduire directement à Pisaq et vers d’autres sites pour la somme de 160 soles/jour. Nous acceptons cette offre et la renouvellerons les jours suivants pour découvrir les sites Inca de la Vallée Sacrée. Nous apprécierons la formule « taxi », les déplacements étant bien plus faciles conduits par un chauffeur connaissant bien la région, gardant les sacs à dos pendant les visites pour une somme relativement raisonnable. Après la visite des trois premiers sites : visite du site Q’engo, Tambomachayet Puca Pukara, ces deux derniers étant assez proches, nous roulons pendant une ½ h vers le village de Pisaq, ns grimpons vers le site Inka de Pissaq où notre chauffeur se faufile entre van et mini bus, grosses affluence de touristes. Nous découvrons ce site grandiose sous un vent violent : cultures en étage et fort inca. 4 ème jour : Sites des Salinas de MARAS et de MORAY Ns poursuivons avec notre chauffeur José qui ns conduit aux salines de Maras : plus de 300 bassins pour recueillir le sel (entrée 10 /p), le site est magnifique, nous n’arrêtons pas de prendre des photos.
Ensuite nous allons vers Moray. Ns descendons vers les cultures étagées et suivons le chemin balisé.
Ces terrasses agricoles inca de forme circulaire avaient pour objet de créer des microclimats pour cultiver de nombreuses variétés de plantes des Andes, des milieux tempérés et des Yungas (végétation tropicale). Sur le retour vers Cusco nous nous arrêtons à Chicheros, village renommé pour ses tisseuses traditionnelles, nous écoutons les explications d'une petite jeune femme sur les tissages, les teintures etc…. Nous poursuivons vers les ruines inca de ce village qui abrite une magnifique église comportant des plafonds en bois et des murs peints de l'époque du XVIème siècle, c’est tout simplement magnifique. Nous contemplons ces merveilles assis sur un banc (il est interdit de prendre des photos), Considérant notre intérêt, le conservateur nous donne son sentiment sur son appartenance au peuple quechuas et sur l'histoire du pays conquis par les espagnols. Il nous explique que son peuple a su conserver sa langue bien qu’à l’école c’était en espagnol qu’il fallait s’exprimer. 5 ème jour : CUSCO Cette Journée est consacrée aux musées et à une promenade dans la ville. Nous rencontrons deux classes d’enfants venant d’un village éloigné dans la Vallée sacrée, très timides, leurs joues portent des traces de brûlures causées par leur exposition au froid. Ils sontaccompagnés de leurs instituteurs. Ils viennent découvrir la capitale, ils sont regroupés pour la pause pique- nique. Nous demandons l’autorisation de les prendre en photo charmés par ces enfants vivant encore de façon traditionnelle. Dernière soirée à CUSCO, nous allons au restaurant « l’Inkagrille » avec musique andine. Les plats sont excellents, beaucoup de créativité pour présenter les mets locaux 6ème jour : OLLANTAYTAMBO José vient ns chercher et nous emmène à Ollantaytambo, point de départ pour Aguas Calientes. Un site inca à découvrir, flânerie dans le village qui comporte des ruelles étroites bordées de constructions dont la base est composée d’énormes blocs taillés, semblables à ceux de CUSCO.
Nous prenons le train vers Aguas Calientes. C’est dans une cohue incontrôlée que nous cherchons des indications, enfin des employés d’inca Trail brandissent des panneaux et les fixent sur les wagons. Nous montons dans le train pour une 1 h 40. Nuit à l’hostal Cusiqoylloy, un hôtel propre est correct pour une nuit 113 soles /n pour 2, nous prendrons deux chambres. Nous allons acheter nos tickets de bus pour le lendemain, ne pas oublier son passeport. Nous paierons en USD. Rapide tour dans la ville occupée essentiellement par des commerces touristiques pour rechercher un resto, ce soir ce sera une soupe. 7ème jour – MACHU PICHU Levée à 4 h30, petit déjeuner basique, à 5 h nous arrivons le long de la rivière, une longue queue nous attend pour monter dans le bus, attente 1 h20. A 7 h nous passons les contrôles d’entrées du Machu Pichu. Pas de chance, une petite pluie fine et la brume voilent le paysage. Nous optons pour le circuit 2 (plus accessible pour nous) impressionnés par le chemin constitué d‘escaliers pavés conduisant aux terrasses et au mirador du circuit 1. Nous suivons le parcours complet du deuxième secteur avec ses nombreuses marches en descente et en montée et son escalier vertigineux en descente.
Vers 11 h, le temps se découvre et, après réflexion (c’est un moment exceptionnel, un site exceptionnel, nous ne reviendrons jamais au Machu Pichu, alors autant mobiliser notre énergie) nous décidons de tenter le circuit 1 avec pour objectif d’admirer la cité dans son ensemble, de réaliser des photos marquantes et de s’imprégner de l’ambiance particulière de ce site unique. Ns repassons le contrôle à l’entrée et entamons la montée, lentement aidés de nos bâtons de marche. Nous serons récompensés de nos efforts
Un peu d’histoire : La citée inca du MACHU PICHU où vivait un souverain (en présence d’une cour et d’une garnison), était composée de maisons et de greniers -dont les ruines sont visibles- de cultures en terrasse, etc. Les incas construisirent tout un système de terrasses et de canalisations pour contrôler les pluies torrentielles qui tombent sur la région à la végétation dense. Nous en aurons un aperçu dans l’après-midi. Les espagnols n’ont jamais découvert cette citée inaccessible, enfouies dans la végétation. Le MACHU PICHU, citée inca, perchées à 3100 m d’altitude, appartient à la famille des grandes citées perdues.
Une pluie torrentielle se déverse au retour vers le village. Nous reprenons le train vers Poroy. José le taxi nous attend à la gare pour nous ramener à notre hôtel. Mardi 26 Septembre : Puno Nous avons opté pour le circuit touristique avec Tourismomer www.turismomer.com qui nous conduira de Cusco à Puno, au bord du lac Titicaca avec 5 arrêts touristiques dont un arrêt au restaurant LA PESCANA.
Village d’Andahuaylillas qui possède La magnifique église De San Pedro nommée « La chapelle Sixtine d’Amérique". À visiter sans hésitation, vous serez émerveillés par les sculptures, les peintures des fresques. Son plafond est recouvert par une décoration de style « mudéjar » avec des motifs de fleurs de fruits. Village de Raqchi (alt 3500m) et ses ruines pré-Inca. Village de Pukara : le Musée du village de Pukara expose desœuvres en pierres, une grande collection de monolithes, de céramiques et d’autres objets de cette grande culture pré- inca. Pour notre part vivant dans le Pacifique sud nous reconnaissons le style des statues polynésiennes et maories, ce qui nous laisse perplexes. Col de La RAYA à 4338 m d’altitude où nous attendent de nombreux vendeurs de souvenirs accompagnés d’alpagas. Mercredi 27 septembre Puno –Lac Titicaca Sa longueur est de 190 kilomètres, sa largeur de 80 kilomètres. Pour les Aymaras et les Quechuas, le lac Titicaca (3800 m d’alt.) est le berceau de la vie et de ses eaux est sorti le dieu Viracocha pour cr��er le monde.
Sur une journée, le seul circuit possible réservé auprès d’une agence de Puno (50 usd p.p) nous permet de naviguer vers les îles Taquine et Uros (50 usd p.p).
Sur l’île Taquine, nous ferons une longue marche à la rencontre du peuple Aymaras pour arriver en haut de l’île, nous avançons lentement le souffle court. Un court exposé sur la vie au confort spartiate des habitants dans cet espace réduit. Les femmes sont penchées sur leur tissage, les hommes tricotent sans cesse. Un maté de coca nous est servi, nous rejoindrons le bateau au nord de l’île en poursuivant notre marche. Cette île est connue pour son artisanat et ses tissages. Les Aymaras proposent à la vente leurs ouvrages : ceintures, bonnets, etc.
Poursuite de la navigation jusqu’au rivage de la péninsule de Capa chica où nous assistons après une mini cérémonie à l’adresse de la Pacha Mama, à la préparation du repas : viandes et légumes cuits dans un four tapissé de pierres chaudes à même le sol. Nous sommes familiarisés à ce type de cuisson dans le pacifique avec les Canaques, les polynésiens, etc… Poursuite vers les îles Uros, îles flotantes.
Celles-ci sont fabriquées à partir de roseaux flottants (jonc Totora) et sont devenues une étape touristique presque « obligatoire », ce qui permet aux habitants de vivre en partie de ce tourisme. L’attente des locaux qui ont étalé leurs travaux est notable, cela me gêne. Quelques touristes font une petite navigation sur une jonque en roseaux. Jeudi 28 septembre : Trajet en bus Puno-Copacabana- La Paz Le bus longe le lac Titicaca. Après deux heures de route, nous arrivons aux postes frontières, après avoir effectué les formalités de passage, arrêt 3 H à Copacabana en attendant la prochaine étape. Nous faisons une petite balade dans ce village style baroudeurs, qui ne nous plaît pas du tout. À 14 h nous montons dans un bus qui se remplit rapidement de touristes de tout âge. Surprise, une heure plus tard on nous invite à descendre pour traverser un détroit, le détroit de TIQUINA (3810 m altitude). Les voyageurs sont conduits vers de petites embarcations, le bus est chargé sur une barge qui tangue sérieusement tout au long de la traversée sous la houle. Moment épique.
Arrivée à LA PAZ, le chauffeur refuse d'aller au terminal et nous dépose devant son agence, chacun doit se débrouiller pour se rendre à son hôtel ou au terminal pour ceux qui doivent poursuivre leur voyage vers Uyuni, pas de taxi libre. Heureusement notre hôtel se situe une rue plus loin, il faut tirer les bagages sur la rue pavée et pentue, moment désagréable. Installation pour deux nuits à hôtel Alta vista. Hôtel correct. La chambre triple ne correspondant pas à l’offre de Booking, la propriétaire nous installe dans deux chambres plus confortables. Le petit déjeuner est servi au dernier étage qui offre une vue sur La Paz, ville surprenante par sa configuration et ses constructions, rouges en brique, accrochées sur les différents versants des collines. Vendredi 29 septembre au mercredi 4 octobre – La Paz Nous passons le troisième jour à l’hôtel TerrAndes tout près dans la rue Illampi du quartier historique et du marché des sorcières appelé aussi « mercado de hechicerias » lieu de vente d’objets rituels (fœtus de lamas séché, herbes, poudre magique, insectes séchés) et de pratiques de rites magiques de la culture Aymaras pour offrandes à la Pacha Mama. La marche y est ardue en raison du relief des rues, de l’état des trottoirs encombrés des stalles de petits marchands de toutes sortes. L’hôtel est agréable, le petit déjeuner pris au 8ème étage offre une vue splendide sur la ville et sur le quartier « El Alto » perché en haut de la ville à 4000 m d’altitude. Les journées seront occupées par des promenades dans les différents quartiers de la ville qui diffèrent totalement du centre historique, relativement pauvre. Nous découvrirons des quartiers aisés, de belles maisons, de beaux immeubles modernes. Plusieurs déplacements en téléphérique, le rouge pour El Alto, le jaune et le vert pour les quartiers riches du Sud de la ville, l’orange -inauguré trois jours plus tôt – pour Miraflores. La première sortie en téléphérique est réservée avec le tour « hanaqPacha Travel » Réservée sur tripadvisor au tarif de 195 bob/3 p.
Une soirée passée à l’ALTO pour assister aux combats de catch des Cholitas
Les repas seront pris dans les petits restos offrant pizzas et pâtes dans la rue Illampipour 8 à 10 euro p/p boissons comprises. Nous nous offrons un repas au restaurant « la Comédie » à Sopocachi pour 55 euro à trois avec des mets raffinés et un excellent service.
Les taxis se négocient à 12 bob le trajet. Les Micros bus transportent d’un quartier à l’autre, c’est prendre un risque à les utiliser sans connaître précisément les trajets empruntés et les quartiers traversés. Belle expérience, nous les avons utilisés plusieurs fois, ayant repéré quelques destinations, le coût est dérisoire (5 cts d’Euro). Mercredi 4 octobre – Vol La Paz-Sucre Avec BOA ns prenons le vol à l’aéroport d’EL ALTO 41OO m d’altitude, le passage coûte 50 USD /p.
Nous sommes attendus par Christophe, consul honoraire de France à Sucre. Nous logerons chez lui dans deux petites chambres assez vétustes (220 bol), pour un prix modique, il est vrai. Peu de confort, nous sommes près du centre-ville, la maison ancienne est construite autour de deux patios, nous avions fait ce choix en tenant compte du fait que Christophe a son agence de voyage. Ce qui nous a facilité l’organisation du déplacement privé à la découverte de l’arrière-pays et surtout le circuit de MARAGUA. Jeudi 5 au lundi 9 Octobre – SUCRE SUCRE est une ville très paisible, agréable, le centre est propre, les maisons chaulées de blanc ont conservé l’architecture hispanique. Visite dans le quartier Récoleta, du musée des arts autochtones et du textile des ethnies des villages environnants. À ne pas rater. Pause agréable sur le mirador de Recoleta à la sortie du musée tout proche. Restaurants de la ville : bons repas à « La Posada » et « El Solar » à des prix très raisonnables 40 bob le menu + boissons. Vendredi 6 octobre – Excursion à Macara En véhicule privé avec chauffeur et guide -excursion réservée auprès de Christophe- nous partons vers la cordillère de Los Frailes. Arrêt à Chataquilla, point de départ du sentier Inca (alt 3600 m) qui descend sur 4,5 km vers Chaunaca avec un dénivellement important. La randonnée offre des vues panoramiques sur la cordillère andine. François et Monique accompagnés du guide descendront pendant plus de 3 h moi je les attends à l’abri au bout du chemin. J’ai opté pour le trajet en véhicule sur une piste très sinueuse. Monique voulant marcher au rythme du guide et de François n’avait pas le temps de bien récupérer, elle peinera pour atteindre le bout du sentier. Mais l’honneur est sauf, elle est arrivée au bout fière d’elle. Premiers pas sur le sentier inca … Dans cette région sont installées les Jalq’a, communauté autochtone de Bolivie. Leurs tissages caractéristiques, toujours de couleur noire et rouge, représentent les Enfers ou le monde ‘d’en bas ‘. Dimanche 8 octobre- VillageTarabuco Il faut prendre un bus touristique 35 bob/p le dimanche matin 8h30 devant la cathédrale. Un marché paysan se tient le dimanche dans ce village : légumes, fruits, viandes, laine brutes, colorants pour les fils, pelotes de laine, vaisselle, vêtements enfin tout le nécessaire pour la vie en montagne. Des cantines offrent poulets frits, soupes, Des villageois en costumes authentiques -chapeaux casque, capes de laine- font leurs achats, impossible de les prendre en photos, refus catégorique.
Autour de la place et le long des ruelles, des boutiques de souvenirs, l’intérêt ici ce sont les sacs et les tissages manuels représentant La pacha Mama ou des scènes de croyances andines. Les prix sont plus élevés qu’à Sucre. Le Côté touristiques ne ns plait pas trop. Nous retournons au resto Wasi où un menu à 40 bob est servi, clôturé par un petit spectacle de danse bolivienne. Mardi 10 octobre Départ vers Tupiza Départ vers Tupiza à 7 h du matin. Nous avons opté pour un taxi privé car il aurait fallu prendre un bus de nuit ou aller en taxi à Potosí et y prendre un bus pour Tupiza, trop aléatoire, les bus boliviens ne sont pas de tout confort.
TAXI PRIVE : Le coût est de 170 usd. Pour sa réservation, aller en face au terminal des bus, des chauffeurs proposent des transports vers le sud, pour la ville de TARIJA. Nous négocions le trajet pour Tupiza, le chauffeur promet de prendre son van (véhicule très récent) et de nous conduire en personne. Une avance de 200 bob est versée avec remise d’une quittance. Le matin du départ, horaire respecté, mais ce n’est pas le même chauffeur et pas le même véhicule….. Déçus, nous embarquons néanmoins. Il s’avèrera que le jeune chauffeur, de bonne volonté, ne connait pas du tout la route de Tupiza, habitué à conduire autour de sa ville de TARIJA, il faudra tempérer sa conduite.
Le trajet est très agréable, nous longeons des rivières bordées de pâturages.
Nous arrivons à POTOSI (4090 m d’altitude). Nous faisons une petite incursion dans la ville pour visiter la Casa de la Moneda et la place centrale qui est occupée par des manifestants.
La mine de Potosi, El Cerro Rico (la montagne d’argent), a été exploitée pendant 3 siècles par les espagnols, au prix d’un génocide de 8 millions d’indiens aymaras, quechuas, et esclaves venus d’Afrique. Elle contribua à l’enrichissement de l’Espagne coloniale pendant plusieurs siècles. Ces mines sont toujours exploitées par des mineurs boliviens. Une suite sera consacrée pour l'Altiplano Bolivien et le retour via Villazon/Quiaca au nord de l'Argentine.
L’organisation du voyage :
Depuis 3 ans, nous repartons au long cours pour les vacances. 2008 a été l’année qui a mis le feu aux poudres. Grâce à un ami travaillant en Ethiopie, ma femme et moi ont convenu qu’il fallait de nouveau voyager, les enfants ayant grandi. Grâce à internet, ce premier voyage a été préparé de notre bureau à coup de mails envoyés à des agences locales de tourisme suite à la découverte du site d’Ethiopian airlines proposant des circuits en plus des vols aériens internationaux et domestiques. Durant près de 2 mois, toute l’information possible sur le pays a été rassemblée afin de connaître les sites les plus intéressants à voir dans un laps de temps très court. Notre idée est d’en voir le maximum tout en supportant un rythme de voyage acceptable et assimilable par l’organisme. Le succès de ce circuit nous a confortés dans l’idée que l’on pouvait maintenant prendre les enfants avec nous afin qu’ils bénéficient des bienfaits d’une ouverture au monde. En 2009, après un projet de vacances au Kenya/Tanzanie, j’ai réussi à argumenter pour se diriger vers la Namibie. Autotour et préparation avec un T.O. local nous ont ainsi permis de visiter une grande partie du pays sans dégoûter les enfants par des kilométrages délirants. Des grands espaces, des animaux sauvages en quantité, un climat frais mais beau ont laissé d’excellents souvenirs à tous. En 2010, il fallait trouver autre chose à voir. L’Asie a été envisagé mais le climat durant l’été n’est pas trop favorable. Peut-être une tentative sera-t-elle tentée à de prochaines vacances de printemps afin de bénéficier d’un temps plus supportable pour visiter l’Inde que personne dans la famille ne connaît ou le Népal. Après un regard sur la mappemonde, l’Amérique du Sud a été trouvée comme prochain point de chute pour l’été. La Bolivie ayant été écartée d’office puisque le père l’a déjà visité il y a près de 20 ans, la destination a été ensuite choisie à l’unanimité : le Pérou. Personne n’y était allé et certains sites étaient déjà bien connus : Machu Picchu, lac Titicaca, les Incas, le seigneur de Sipan. Question climat, on restait dans l’esprit Namibie c’est-à-dire beau mais frais à cela s’ajoute l’altitude qui augmente la baisse de la température. Cela refroidit un peu les envies des plus jeunes mais les arguments des parents l’emportent. Il allait falloir maintenant trouver le circuit que l’on allait monter. Pour cela, internet permet en quelques instants de trouver les principaux centres d’intérêt du pays en parcourant les catalogues des T.O. les plus connus. Ensuite comme pour nos précédents, nous avions prévu de faire confiance à un T.O. local, les expériences ayant été concluantes. Nous dénichons quelques locaux francophones puisque l’espagnol n’est pas parlé dans la famille excepté notre fille mais qu’elle balbutie plus qu’elle ne le parle. Nous envoyons quelques demandes après déchiffrage de leur site. Nous adressons des demandes à ceux nous paraissant les plus sérieux. Après quelques jours d’attente, nous commençons à recevoir des devis qui nous interpellent. Certains nous font découvrir des régions non envisagées au départ tel que le Nord-Pérou et les régions montagneuses de la Cordillère Blanche moins connues que Cuzco. De 15 jours prévus au départ nous entamons une progression dans la durée du circuit y ajoutant par ci par là de nouvelles extensions. Au nord vient se joindre l’Amazonie. Comme l’on prévoit un T.O. local, il faut parallèlement prévoir de notre côté l’achat du billet d’avion Paris/Lima ce qui n’est pas une mince affaire. Les billets doivent satisfaire à plusieurs contraintes : être les moins chers, être aux bonnes dates par rapport à la longueur du circuit retenu, ne pas nous faire passer par les USA, la durée la plus courte possible de l’escale à Madrid car cela nous est apparu très rapidement que le vol serait via Madrid. Fin février, les choix ont été faits : circuit du 18 Juillet au 9 Août Paris-Paris sur vol Ibéria et avec LatinAndes comme T.O. local. Notre interlocuteur sur place s’appelle Walter Candia Valer. Nous discutons par mails pour mettre en place le circuit définitif et le tarif qu’il nous propose nous encourage (environ 2000 euros Lima/Lima par personne) . Du circuit la « terre des pumas » , nous avons choisi de visiter le Pérou dans sa quasi-totalité. Nous trouvons le billet aérien avec escale à Madrid comme convenu. Il n’y a plus alors qu’à attendre le départ avec cependant quelques incertitudes : Nous effectuons les virements de paiement du circuit sans aucune assurance de la notabilité du TO mais nous gardons confiance dans le fait que les années précédentes tout s’est très bien déroulé. Le déroulement jour par jour
Dimanche 18 Juillet : 8h30, départ de notre domicile pour nous rendre à Orly en taxi. Les bagages pour 4 sont trop imposants pour envisager un transfert par RER . Direction Orly-Sud, mais par acquit de conscience Maman vérifie les billets : ce n’est pas Sud mais Ouest où il faut se rendre. Papa s’était trompé par précipitation. Décollage à 10H50 sans encombre, direction Madrid où nous arrivons en fin de matinée. L’enregistrement des bagages et des places sur les 2 vols a été fait jusqu’à Lima ce qui nous laisse du temps pour aller visiter la ville puisque nous repartons à 1H15 du matin. L’aéroport de Barajas est immense ce qui nécessite de prendre des navettes automatiques pour rejoindre le métro qui dessert directement le centre ville. Nous avions préparé notre petite escapade madrilène en prenant plan de la ville et des sites à visiter lors d’un passage-éclair. Nous descendons « place d’Espagne » où une température caniculaire nous attend (37°). Il est près de 15h et la ville est encore assoupie. La faim nous tenaille et nous trouvons vite un restaurant typique où les choix de plats satisfont les différents appétits. Après cette diversion, nous entamons notre périple dans le Madrid touristique via le palais royal, la cathédrale de la Almudena. Nous entrevoyons, sans s’en approcher, le Théâtre Royal tant la chaleur est difficilement supportable. Nous longeons les murs. Nous rejoignons les plazas de la Villa et San Miquel où des halles abritent un marché très à la mode, avant de passer à la plaza mayor à la magnifique unité architecturale. Nous recherchons de l’eau afin de rafraîchir les gosiers assoiffés par la chaleur suffocante de cette fin d’après midi . Nous retrouvons les madrilènes dans les zones commerciales ouvertes le dimanche autour de la « puerta del sol » jusqu’à la « plaza del callao » sur Gran Via. Nous décidons de nous rendre à la « plaza de Alcala ». De beaux immeubles des années 1900 constituent l’essentiel des bâtiments croisés. Les grandes artères que nous parcourons assurent un minimum l’évacuation de la chaleur de la ville entretenue par un soleil toujours aussi vif. Les pieds commencent à s’échauffer et de grosses voix s’élèvent pour demander un arrêt pour manger sachant que dans l’avion, cette nuit, l’attente sera longue. Nous prenons place dans une trattoria sur Alcalà. La cuisine italienne a bien des adeptes partout dans le monde en raison du faible coût des produits utilisés et d’une facile accoutumance aux plats principaux en particulier chez les jeunes. Pâtes et pizzas seront à la table de nombreux repas tout au long du circuit. Après le dîner , nous reprenons le métro pour nous rendre une dernière fois dans le vieux centre. Nous descendons à « la Puerta del Sol » et entamons à la nuit presque tombée un passage vers la place Isabel II où se trouve le théâtre royal. Nous traversons « la plaza de oriente » où un jardin verdoyant concentre une foule multiculturelle . Nous retrouvons ensuite le monument élevé à la gloire de Cervantès représentant Don Quichotte et son fier écuyer monté sur son âne. Une fête gastronomique aux accents de Galice bat son plein sous des barnums au pied de la tour de Madrid. Nous remontons ensuite « Gran Via » jusqu’à la station de métro du même nom pour profiter quelques instants encore de la chaude ambiance de la ville qui commence à s’animer. Une heure de métro plus tard, nous sommes dans l’enceinte de l’aéroport pour attendre notre vol en partance pour Lima.
Lundi 19 Juillet : La journée commence et nous ne sommes pas encore couchés. Nous sommes dans l’Airbus A340, long courrier quadrimoteur qui nous nous fait traverser l’Atlantique et l’Amazonie avant de rejoindre la côte de l’océan Pacifique. Tout le monde s’installe pour une longue nuit qui va nous faire remonter le temps puisque en 12heures nous revoilà 7 heures plus tôt. Repas succinct mais correct. Réveil à 11h plutôt 4h pour avaler un petit déjeuner. 5h30, arrivée dans la nuit noire à Lima. Beaucoup de temps pour récupérer les bagages, mais enfin pas de problème; tous nous ont bien suivis. Maintenant vient l’angoisse : David le guide prévu par le TO sera-t-il bien là ? Après le passage à la douane, tout le monde retient son souffle en sortant de la zone de débarquement et de passage des frontières. Derrière la barrière qui nous sépare des réceptifs cherchant à retrouver les arrivants, nous apercevons le panneau sur lequel est écrit notre nom : Ouf, il est bien là David. Toute notre angoisse disparaît , le voyage peut réellement commencer. Après les présentations, toutefois un premier désagrément: pas de chauffeur pour nous conduire en ville à l’hôtel. David s’empresse auprès du chauffeur de connaître le motif de son absence. Il s’est tout simplement trompé d’heure. On lui avait dit 6h30 mais il s’était plus souvenu si il s’agissait du main ou du soir. Après ce contretemps, nous avons rejoint le minibus, avec une heure de retard, commencé à se mêler aux embouteillages de Lima et à s’imprégner de l’ambiance grise et fraîche de cette mégalopole. Un brouillard fin s’abat tous les matins d’hiver pour se dissiper vers midi. D’ici là, il faut s’adapter pour vivre dans cette ville aux banlieues lépreuses où les mototaxis encombrent les rues. Peu de véhicules particuliers toutefois, mais une foule de bus , d’autobus de ligne, de taxis en tout genre. En 45 minutes nous rejoignons notre hôtel (Kamara) situé quasiment en plein centre historique. Des mesures de sécurité importantes permettent de vérifier l’attention toute particulière qu’il faut faire au cours de déplacements. Grilles aux portes de l’hôtel, vigiles sont monnaie courante devant de nombreux établissements commerciaux. Nous rejoignons nos deux chambres et après une toilette réparatrice, nous allons prendre un petit déjeuner. A 10h, le guide nous rejoint pour nous faire visiter le centre historique. Nous commençons par une rue pleine de libraires qui donne dans la place San Martin . Ce personnage est un des héros de l’indépendance du Pérou au cours du XIXème siècle. Après la canicule de la veille, le temps breton nous réveille pour continuer la visite en direction de la plaza mayor qui est entourée de tous les bâtiments caractéristiques d’une capitale coloniale espagnole. Cathédrale, administration centrale, présidence de la république, banque centrale et autres. Avant le premier déjeuner péruvien, nous visitons quelques églises de style baroque car de nombreuses originales du XVIème siècle ont été détruites lors de tremblements de terre. Peu avant midi, nous retournons devant la présidence de la république sur la plaza mayor pour assister à la relève d la garde, événement qui voit arriver une forte concentration de touristes. A l’occasion de notre repas pris dans un restaurant à deux pas du centre touristique, nous goûterons le cocktail local, le « Pisco Sour » ainsi que la cuisine locale qui s’avérera très variée à base de céréales comme le quinoa, de viandes souvent exotiques telles que l’alpaga. Après le repas, nous continuons nos visites par celle du musée de l’Inquisition qui fit tant trembler jusqu’au XVIIIème siècle et celle d’un musée privé (musée Cohen) présentant de magnifiques collections d’objets des différentes civilisations ayant traversé l’histoire du Pérou. Après cela nous retournons à l’hôtel, fatigués par la promenade, le décalage horaire et les différences de température subies depuis deux jours. Nous prenons congé de notre guide qui nous rejoindra le lendemain pour nous conduire à la gare routière. Un cadenas sur un bagage qui ne veut pas s’ouvrir viendra ternir l’ambiance en cette fin d’après midi. Il a fallu ressortir pour le remplacer (Cela nous a permis de tester notre espagnol) et puis, par hasard la combinaison s’est de nouveau ouverte. Après ce petit contretemps sans grave conséquence, nous prenons la décision de dîner à l’hôtel afin de nous économiser un peu, demain étant une journée de voyage en bus de ligne. Pour le repas, nous choisissons cuisine italienne ce qui ravira l’ensemble des convives. Les enfants vont se coucher mais les parents attendent une visite : notre T.O. doit venir nous rencontrer afin de nous donner les éléments pour continuer le voyage. A 21h30, Walter apparaît dans le hall de l’hôtel et se présente à nous. Il vient de monter son agence à Cuzco depuis quelques mois et cherche encore des clients malgré un emploi du temps déjà bien chargé. Il accompagne aussi un groupe de touristes français . Il nous explique qu’à chacune de nos étapes un guide , un chauffeur et un van nous attendront pour nous faire visiter la région et nous conduire jusqu’au prochain moyen de transport qui nous amènera à notre destination suivante. Au Pérou, afin de diminuer le chômage en province, les accompagnateurs de circuit sont des locaux assermentés, associés chacun à une région et souvent à une spécialité comme guide de haute ou moyenne montagne. Nous prenons congé de notre hôte après ses précieux renseignements fournis pour le déroulement ultérieur de notre aventure. A 22h30, extinction des feux.
Mardi 20 Juillet : Réveil à 5h15, rassemblement des bagages puis petit déjeuner au restaurant de l’hôtel Kamana où nous avons passé une excellente nuit réparatrice. A 6h45, nos guides et chauffeur viennent nous chercher pour rejoindre la gare routière située au sud de Lima dans une banlieue glauque que le temps gris n’améliore pas. Nous déposons les bagages qui seront mis en soute et attendons patiemment la montée après contrôle par caméra. Nous partons à 8h10 dans le bus de ligne de la Compagnie Movil Tour en direction de Mancos via Huaraz dans la Cordillère Blanche, une chaîne de montagne où de nombreux sommets dépassent les 6000 m. C’est notre 1ère expérience de ce type de transport. Par crainte de souci de mal au cœur, Pierrine, notre fille a pris des médicaments qui s’avéreront efficaces. Le bus est confortable, muni de WC, de TV , de sièges inclinables afin de supporter un long trajet. Aujourd’hui, ce sera essentiellement du repos avec découverte de différents paysages qui s’étageront du niveau de l’océan à plus de 4000 m. Nous traversons tout d’abord Lima par de grands axes souvent encombrés, puis la Rimac, le fleuve qui sépare la ville en deux . Au nord, nous atteignons la banlieue et la ville de Callao où se situe notre premier arrêt. Nous accueillons quelques voyageurs supplémentaires avant d’emprunter la Panaméricaine, l’axe mythique qui joint les Amériques. Dès que nous quittons la métropole, nous longeons l’océan Pacifique qui vient se jeter sur la plage en de nombreux rouleaux. De hautes dunes de sable bordent la route côté oriental et cela sur des dizaines de kilomètres. De temps en temps , des oasis de verdure apparaissent au débouché des quelques fleuves se jetant ans l’océan en provenance des contreforts de la cordillère. Des cultures de cannes à sucre forment l’essentiel de l’agriculture associée à une culture maraîchère qui assure l’approvisionnement de la capitale en légumes frais. Les arrêts sont fréquents pour franchir des péages qui sont établis sur les axes principaux de l’ensemble du pays. Le réseau routier que nous parcourrons durant notre circuit, est dans l’ensemble en bon état . A midi nous nous arrêtons à Barranca pour déjeuner dans un restaurant de station-service. Afin de diminuer le temps d’arrêt, nous prenons un plat unique de riz-poulet de qualité tout à fait acceptable. Nous nous sommes dérouillés un peu les jambes avant de continuer le voyage. En reprenant la route qui commence à s’élever le long du rio Fortaleza, le soleil fait son apparition. Nous traversons quelques villages avant que les virages deviennent de plus en plus nombreux alors que la route grimpe à l’assaut du col de Conococha qui culmine à 4200m. De là haut, la vue est très étendue à la fois sur la lagune qui s’étend à nos pieds et sur la cordillère de Huayhuash qui barre le paysage vers le sud-ouest. Le col est une grande étendue plate parsemée de marais où paissent des troupeaux de moutons pour l’essentiel. Nous entamons la descente vers Huaraz, tout de même situé à 3060 m. Nous nous arrêtons pour faire descendre l’essentiel des clients qui viennent ici pour la découverte de la haute montagne andine en participant à des treks . Encore une heure de route avant de rejoindre Mancos où nous attend notre guide Eduardo. Il nous conduit chez l’habitant d’après ce qui était prévu dans notre programme mais nous découvririons en fait un petit lodge de montagne très confortable. Situé au pied du Huascaran, la plus haute montagne du Pérou, il bénéficie d’une vue imprenable sur la montagne depuis un très agréable jardin. Les chambres sont simples mais disposent de tout le confort nécessaire pour y passer deux nuits. A 2600 m, nous n’appréhendons pas trop cette altitude qui ne nous pèse pas trop. Nous n’aurons pas de malaises, ni de difficultés particulières pour dormir. La fin d’après midi se passe à s’installer tranquillement et à profiter d’un paysage somptueux que bien des montagnards que l’on connaît nous envieraient. Le soleil couchant sur les deux sommets du Huascaran embrase l’ensemble de la montagne qui nous domine. Le dîner servi dans une petite salle, où de nombreux souvenirs de montagne ( photos d’ascension, piolets) sont accrochés aux murs, est composé d’une excellente soupe de légumes et de riz-poulet suivi d’une salade de fruits. A 21h15, nous nous endormons.
Mercredi 21 Juillet : Ce matin réveil à 7 heures, un soleil magnifique inonde les fenêtres de notre chambre et le Huascaran enneigé. Très bon petit déjeuner où nous sommes accueillis par Walter, notre hôte patron de la « Casa de my habuela ». Aujourd’hui, nous allons en haute montagne visiter les lagunes de Llanganuco, une promenade plus qu’une marche au long cours. A 8heures comme prévu, Eduardo et le chauffeur viennent nous chercher. Nous nous arrêtons tout d’abord au Campo Santo de Yungaï, souvenir d’un tremblement de terre suivi d’un glissement de terrain qui fit 80000 victimes dans la vallée en 1970. La ville a été reconstruite à quelque distance de la ville ancienne afin d’éviter de nouveau une même tragédie. Ensuite, nous entrons dans le parc naturel du Huascaran, qui fait partie des sites naturels de l’Unesco ce qui implique une forte implication dans le respect de la nature. Nous passons alors dans une brèche impressionnante faite entre 2 sommets emblématiques des Andes le Huandoy, d’un côté et le Huascaran de l’autre. Au fond, s’étalent les deux lagunes successives de Llanganuco établies à 3850m. Le soleil brille et aucun vent glacial prévisible en cette saison ne souffle ce qui permet de profiter au maximum d’un environnement magnifique à la végétation impensable, pour un européen, à de telles altitudes : arbres de différentes espèces, roseaux, etc… Nous continuons notre route qui est en fait un chemin gravillonné jusqu’à un belvédère à 4750 m où nous embrassons un paysage extraordinaire avec des dizaines de sommets dépassant 5500 m. Malgré que ce soit l’hiver, il faut atteindre plus de 5000 m pour voir de la neige accrochée aux pentes. A cette hauteur, la marche s’avère difficile et nous profitons de ces quelques instants pour immortaliser notre passage dans ce haut lieu de l’andinisme. Lionel Terray n’a-t-il pas gravi le Huandoy que nous voyons en face de nous, en 1956. Ensuite, nous redescendons à la lagune Coracincha située à 3850 m pour pique-niquer au pied des chênes quena , arbres endémiques de la région. Temps magnifique et même chaud puisque nous restons en T-shirt. Le lac permet le canotage mais pas la baignade. Nous faisons après le repas une petite promenade afin de profiter du site constitué de vertigineuses falaises tombant directement sur les eaux turquoises. C’est un lieu très fréquenté par les excursionnistes le plus souvent péruviens. La suite de l’après midi se déroule dans le jardin de l’hôtel afin de contempler la vue majestueuse sur les sommets environnants. A 2600 m, on reprend également son souffle. La descente a été l’occasion de voir la vie difficile des montagnards occupés aux travaux des champs avec le plus souvent comme moyen de traction des charrues, des bœufs. Le dîner passé, le coucher s’effectue à 21h15.
Jeudi 22 Juillet : Le guide nous a donné rendez-vous à 7h45, aussi sommes nous debout à 7h afin de profiter de l’excellent petit déjeuner du lodge. Comme les jours précédents, il fait un soleil magnifique mais la fraîcheur est là également. Nous embarquons pour une heure de taxi pour nous rendre sur les hauteurs de la vallée du rio Santa au pied du Huascaran. Ce matin, un petit trek nous attend afin de nous imprégner de la vie rurale dans la cordillère blanche. Nous sommes déposés à 3400m dans un petit village en pleine activité. Les hommes et femmes s’affairent à nourrir les bêtes – moutons, porcs, vaches- soit dans les fermes, soit dans les champs. Nous croisons un préposé chargé de s’assurer d’une parfaite équité dans la distribution d’eau entre les propriétaires des champs de la communauté. Pour cela, il ouvre et ferme de petites vannes de pierre situées sur les rigoles qui transportent l’eau issue des sommets. Nous descendons le long d’un sentier qui nous ramènera au lodge après une marche d’environ 4 heures à travers les petits villages créés autour d’une place centrale dotée d’un jardin planté de palmiers et où l’église et la mairie constituent les bâtiments principaux. Nous avons la chance de rentrer dans une école maternelle dans laquelle nous donnons quelques stylos et cahiers. La maîtresse et les enfants nous en remercient en chantant. La région est truffée de mines, une d’or est visible à bonne distance, et une seconde, de charbon permet de voir la fin de l’extraction à la sortie des boyaux. Des bosquets d’eucalyptus embaument l’atmosphère. Ces arbres à la pousse rapide, ont permis la reforestation après de trop nombreuses coupes des espèces indigènes en raison des besoins des populations en bois de chauffe. Un bon repas pris en plein air nous permet de reprendre des forces après notre demie journée de marche. L’après midi, nous en profitons pour lire et se divertir avant de rejoindre Huaraz où nous prendrons le bus de nuit pour Trujillo : une nouvelle expérience pour nous tous. A 17 h, le guide et le chauffeur nous conduisent à la « Chamonix » des Andes en remontant la vallée du rio Santa ce qui nous permet de profiter de très belles échappées sur la Cordillère Blanche. De la gare routière où nous avons laissé nos bagages, il nous faut environ 30 minutes pour rejoindre le centre ville. Le calme de Mancos est remplacé, pour quelques heures, par l’animation d’une ville vouée à la haute montagne. Vêtements et équipements d’escalade apparaissent aux vitrines de nombreuses boutiques de même que des sociétés de guides et de treks. A la nuit tombée, nous nous engouffrons dans un restaurant….italien au menu à 11 soles. Nous rejoignons ensuite le terminal des bus en traversant des quartiers aux rues vides, aux boutiques au rideau baissé où dominent la couleur blafarde des néons et les aboiements de chiens qui semblent pas toujours bien intentionnés. Une heure à attendre avant de monter dans le bus qui nous mène à Trujillo. Nous laissons là notre guide Eduardo qui nous a permis de bien découvrir sa région. A 21h30, nous nous installons au rez de chaussée d’un bus à étage disposant de tout le confort pour passer une nuit à bord. Couverture et petit en-cas nous sont distribués par une hôtesse comme dans un avion. La télé dispense un film d’aventure avant l’extinction des feux.
Vendredi 23 Juillet : Nous trouvons notre nouveau guide Pedro au terminal routier de Trujillo à notre arrivée à 7h30 à Trujillo. Nous sommes emmenés à l’hôtel Pullmann situé en centre ville où nous prenons le petit déjeuner et nous nous accordons quelques minutes pour faire un brin de toilette avant d’attaquer nos visites. Ce matin, nous quittons la ville par le sud pour rejoindre le site de la « Huaca de la Luna » où sont entreprises depuis une vingtaine d’années des fouilles archéologiques. Il s’agit d’une pyramide détruite en grande partie par les intempéries, construite en briques et appartenant à la civilisation « moche » datée entre le II et le VIII ème siècle. De nouveaux trésors y sont découverts presque tous les jours. Cette civilisation a construit en empilant les édifices religieux les uns au-dessus des autres ce qui permet d’espérer des découvertes dans les couches les plus profondes non encore creusées. Sous des auvents protégeant les zones de tombes et de salles aux murs colorés, nous pouvons voir les différentes représentations des dieux, en particulier du dieu principal dit « l’égorgeur ».sous forme de bas-reliefs polychromes . Durant près de deux heures, nous parcourons les différentes époques de cette civilisation situées à des niveaux différents de fouille et apercevons la « Huaca del Sol », la plus grande pyramide d’Amérique du sud qui n’est pas encore inventoriée. A la fin de la visite, nous traversons un ensemble de stands de produits d’artisanat d’une grande finesse (céramiques, bijoux, etc…). Pour déjeuner, nous partons au nord de Trujillo sur la côte Pacifique dans la station balnéaire de Huanchaco où je mangerai mon premier ceviche, spécialité culinaire à base de poissons crus assaisonnés d’une vinaigrette au citron vert. Le restaurant domine la plage où les nombreux rouleaux permettent le surf et la pratique des cabalittos de totora, embarcations en roseaux servant à la pêche et utilisées depuis des centaines d’années. Le soleil brille de nouveau après dissipation des brumes matinales qui enveloppent toute la région côtière. En retournant à Trujillo, nous nous arrêtons à Chan Chan, cité conquis par les ncas à la fin du XVème siècle après un siège de 10 ans. La ville s’étend sur 20 km². Elle appartient à la civilisation Chimu qui succéda aux Moche. C’est une enceinte fortifiée construite en adobe. Nous y visitons la citadelle Tschudi Nous voyons la place centrale, lieu des cérémonies et de sacrifices, la zone de l’administration où de petites cellules constituaient les bureaux des fonctionnaires gérant les différentes régions du royaume. A proximité de la mer, se trouvent d’autres enceintes, témoignage d’une autre période de cette civilisation encore mal connue. De retour à Trujillo, nous allons parcourir le centre ville historique situé autour de la plaza de armas et à peu de distance de l’hôtel. La rue de l’hôtel est remplie de stands temporaires d’artisanat ce qui favorise les dépenses de souvenir (nappe en coton , pena, etc…). Ce soir là, nous faisons un repas dans un restaurant chic de la rue Pizarro.
Samedi 24 Juillet : A 7h40, départ en voiture privée pour Chiclayo. Comme tous les jours, brume et fraîcheur sont au rendez-vous. Nous empruntons la panaméricaine direction nord. A environ 40 km de Trujillo, nous la quittons pour rejoindre un site archéologique nouvellement ouvert aux visites. Il s’agit de la Huaca de Cao au musée créé en 2009 à la suite de la découverte d’une magnifique tombe d’une femme de haut rang de la civilisation Chimu. Le musée très sobre, en béton brut, conserve les trésors découverts dans une pyramide située à proximité immédiate de l’océan. Comme à la Huaca de la luna, de nombreux bas-reliefs présentent des motifs géométriques et des représentations du dieu égorgeur et de poissons. Des échafaudages de protection permettent de maintenir en état les restes de tombes où de nombreuses pièces de poterie et des bijoux ont été retrouvées de même que des momies bien conservées regroupées dans le musée nouvellement installé grâce à des fonds allemands. Après la visite du site, nous continuons par celle du musée où ont été rassemblées les pièces essentielles découvertes lors des fouilles. Les salles à la lumière parfaitement adaptée, jouissent d’une magnifique mise en valeur des objets d’orfèvrerie, des tissus multicolores souvent associés à des plumes d’oiseaux d’Amazonie trouvés dans les différentes couches de la pyramide principale. Nous reprenons ensuite la route de Chiclayo en traversant de nombreux villages où la principale industrie est la riziculture. Avant midi, nous nous dirigeons vers Zana, ancienne ville coloniale importante pillée au XVIIème siècle par les pirates anglais . Il reste les vestiges de nombreuses églises qui sont devenus le repaire de vautours. A l’importance de la taille de ces monuments, on s’imagine quel pouvait être le rôle de cette cité dans le commerce local et dans l’exportation vers l’Espagne des produits agricoles locaux tels que la canne à sucre dont la culture est toujours essentielle pour la région. Midi approchant la recherche d’un restaurant s’est confirmée mais a été contrariée par la crevaison d’un pneu sur notre van. Cela nous a permis de nous attarder dans un village et d’y voir la vie s’y dérouler en particulier autour d’un puits qui semblait être la seule source d’eau possible. Après le repas pris dans un restaurant local où nous avons goûté un excellent canard cuisiné aux haricots blancs, nous nous sommes rendus au site où a été trouvé la tombe du « Seigneur de Sipan », l’équivalent au Pérou de la tombe de Toutankhamon pour l’Egypte. Comme pour les sites précédents, nous voyons émerger des buttes qui constituent souvent le seul relief dans le paysage et qui sont en réalité les restes de pyramide de brique en partie effondrée. C’est dans l’une d’elles, la Huaca Rajada, qu’ont été découvertes les tombes inviolées de riches personnages datant de 1750 ans et appartenant à la civilisation moche. Une reconstitution permet de voir les tombes telles qu’elles ont été découvertes en 1987. L’intérieur des tombes constitué en plus des corps, d’objets nécessaires à la vie dans l’au-delà et même de personnes sacrifiées lors de l’enterrement du propriétaire, a été installé dans un musée à Lambayeque ouvert en 2002. Après cette série de visites, nous rejoignons l’hôtel Inti à Chiclayo en s’arrêtant en ville à la promenade des Muses, dont notre guide était très fier mais qui, pour nous, par ses statues et monuments pseudo romains semblait très kitsch. Situé en plein centre, notre hôtel nous a permis de visiter la partie la plus pittoresque constituée bien entendu par la plaza mayor dominée par la cathédrale. Ce soir-là, il nous a fallu près d’une heure et demie pour se décider sur un restaurant qui a plu à nos papilles puisque nous y sommes retournés le lendemain soir.
Dimanche 25 Juillet : Grasse matinée, départ à 9heures. Nous commençons nos visites par celle du marché aux sorciers. En effet, le chamanisme est encore très vivant au Pérou et les ingrédients nécessaires aux cérémonies se trouvent rassemblés dans ce lieu. On trouve ainsi plantes hallucinogènes, peaux de bêtes sauvages, squelettes et gris-gris en tout genre. Par la route ensuite, nous rejoignons Tucume aux 26 pyramides disséminées dans la plaine. Le musée regroupe les découvertes récentes faites en particulier dans la Huaca Larga, la plus grande construction en adobe du monde. Nous montons ensuite sur un belvédère d’où nous pouvons avoir une vue panoramique sur les amoncellements de briques, restes des pyramides de la civilisation sican. Nous rejoignons, pour midi, Lambayeque afin de visiter, après le déjeuner, le musée des tombes royales de Sipan où ont regroupées toutes les découvertes des sépultures du seigneur de Sipan, de son aïeul et du grand prêtre qui appartenaient à la civilisation moche du début de l’ère chrétienne. Le monument reprend la forme des pyramides moche et la couleur du sang tellement présent dans la vie telle qu’elle a été représentée sur les poteries très détaillées découvertes dans les tombes. La visite se fait en descendant. Tous les aspects de la civilisation moche sont présentés à partir des œuvres trouvées. Céramiques, tissus, orfèvrerie représentent la vie religieuse, politique, militaire avec les vainqueurs et les vaincus. Les squelettes sont présentés avec les ornements (pectoraux en or, ceintures, armes etc…) qui les ont accompagnés lors de leur dernier voyage. Cela se termine par une reconstitution animée de la cour du vieux seigneur. Toutes les explications nous ont été données par notre guide Pedro. Vers 16h nous retournons à l‘hôtel Inti afin de préparer les bagages simplifiés que nous emporterons avec nous dans le lodge amazonien. Papa part faire quelques photos dans le centre historique afin de profiter d’un éclairage différent . Pour le dîner, nous retournons au Campero chicken où chacun se régale. Nous nous couchons tôt après avoir reçu par anticipation le petit déjeuner en prévision de notre départ très matinal.
Lundi 26 Juillet : Réveil 4h. En effet, ce matin nous prenons l’avion pour nous rendre à Puerto Maldonado dans l’est du Pérou. Nous changeons d’avion à Lima et faisons ensuite escale à Cuzco. A 5 heures, le guide est à l’heure mais le chauffeur est un peu en retard .Le vol (Airbus A319-Lan Peru) pour Lima est à 6h10. Il faut payer des taxes aéroportuaires avant l’embarquement. Après 70 minutes de vol, nous arrivons à Lima pour un transit d’environ 2h passées à faire les boutiques très coûteuses de l’aéroport. Le vol de 55mn pour Cuzco est splendide en raison du survol des Andes sous un soleil magnifique. L’escale d’une trentaine de minutes nous permet de faire connaissance visuellement avec Cuzco que nous visiterons à notre retour d’Amazonie. Après 35 minutes de vol, nous nous posons à Puerto Maldonado, 250 mètres d’altitude. Nous nous attendons à une chaleur importante surtout qu’il est 13 heures à notre arrivée. Nous rejoignons l’aéroport à pied en traversant le tarmac. Nous sommes un peu surpris par la température trop agréable à note goût (27°). Le TO local nous attend avec un bus très coloré aux sièges en bois, sans vitres tout à fait adapté aux conditions climatiques locales. Nous traversons une ville aux basses maisons de bois. L’essentiel du transport s’effectue avec des mototaxis. L’atmosphère nous rappelle celle des villes des trappeurs et de contact multiculturel. Les indiens des Andes et les indiens de l’Amazonie se croisent . Nous déposons l’essentiel de nos bagages dans les locaux de l’agence qui possède le lodge où l’on va séjourner durant 2 jours au bord du Madre de Dios, un affluent de l’Amazone. Ensuite, le bus nous conduit au port fluvial où l’on embarque sur une longue pirogue pour rejoindre notre base à 90 minutes de navigation en aval. Puerto Maldonado est une ville en constante évolution, point de rencontre entre des peuples en constante hostilité depuis des lustres. Au fil du fleuve, nous découvrons la manière de vivre des garimperos, chercheurs d’or- orpailleurs qui fouillent le fleuve à la recherche d’éventuelles pépites qui pourraient les sortir de la misère, en polluant l’eau par l’utilisation de mercure. La pêche est interdite, en principe, en raison de cette pollution. A 15h, nous abordons au ponton situé au pied du lodge qui nous hébergera 2 nuits. Construit avec des matériaux locaux (bois, palmes, etc…), il est fait de bungalows sur pilotis construits autour d’un bâtiment central au milieu d’une végétation tropicale luxuriante. Les fortes précipitations ont conduit à protéger par des toits en palme les liaisons piétonnes surélevées disposées entre les bâtiments centraux et les paillottes confortables qui nous hébergent. Chacune possède une véranda dotée de rocking chairs et de hamacs qui feront la joie des enfants et même des plus grands. En raison de la chaleur, les murs y sont à claire-voie . Après dépose des bagages, nous allons vite déjeuner car l’heure avance et à 16 heures, nous entamons une promenade à l’île des singes. Nous abordons une plage sablonneuse située en face du lodge, où le guide nous fait les recommandations d’usage avant de s’enfoncer dans la forêt tropicale, en particulier de ne pas s’éloigner du sentier balisé et de ne pas s’approcher de la végétation qui peut s’avérer dangereuse. Les bruits de la forêt se font de plus en plus entendre, cris de singes, chants d’oiseaux, vent dans le feuillage d’arbres immenses qui obscurcissent la lumière dès lors que l’on rentre sous le couvert. Après quelques minutes de marche, nous voyons, tout d’abord assez haut dans les branchages puis de plus en plus près de nous, des colonies de singes de différentes espèces qui semblent très habitués à la présence humaine. En effet, notre guide porte avec lui un sac rempli de bananes qui serviront à les attirer. Ainsi il sera plus facile de photographier ces singes que la plupart n’a vu que dans des zoos. Nous verrons ainsi quatre espèces différentes dont des capucins blancs qui viendront à tour de rôle se laisser photographier et approcher. Nous restons ainsi une heure à traverser la forêt avant de rejoindre la rive du fleuve que nous retraversons en pirogue. Nous finissons la fin de l’après midi au bar du lodge qui comporte baby foot, ping pong pour l’amusement de tous. Après le dîner, nous discutons avec des canadiennes au sujet de nos circuits réciproques et nous comparons nos expériences réciproques en particulier sur la qualité des agences de voyages. D’après les dire de chacun, nous avons fait un bon choix car jusqu’à présent, les prestations promises sont tenues et la qualité de celles-ci est respectée. A 20 heures, nous embarquons sur une pirogue afin d’aller à la rencontre des caïmans le long des rives du Madre de Dios. A la lueur d’une puissante torche, le guide recherche les reptiles mais nous n’en croiserons que deux ou trois de petite taille. La fraîcheur humide s’est installée ce que l’on avait pas prévu pour dormir et il a fallu rassembler des couvertures pour passer une nuit tranquille au sommeil réparateur.
Mardi 27 Juillet : Lever à 6 heures mais le réveil a été bien plus matinal en raison des cris des différents animaux qui peuplent les environs. La toilette a été rapide car la chaleur amazonienne n’est pas là. A 7 heures, nous entamons une visite de la forêt qui entoure le lodge. Le guide nous présente tous les aspects de cet écosystème tant au niveau des fleurs, des arbres , de la vie animale tant terrestre, nautique qu’aérienne. Durant près de 2 heures nous nous enfoncerons dans la jungle sous un couvert oppressant en raison de la hauteur des arbres, de l’impossibilité de quitter le sentier sans disparaître dans une végétation envahissante et quelquefois dangereuse. La saison sèche fait que l’humidité n’imprègne pas nos vêtements comme on peut l’imaginer. Le soleil perce la canopée et vient éclaircir le sol où les fourmis processionnaires portent sur des distances importantes des déchets de feuille pour alimenter leur nid. Nous rejoignons un petit lac après avoir traversé un marigot sur un pont de liane. Un mirador d’une vingtaine de mètres de haut permet d‘admirer la vie lacustre: plantes, oiseaux, petits mammifères, reptiles. C’est le seul endroit qui permet d’avoir une vue étendue sur la forêt. Après la vue d’en-haut, nous montons dans une petite barque pour faire le tour du petit lac et approcher au plus près la vie aquatique en particulier nous pourrons voir un petit caïman qui viendra frôler notre embarcation. Nous retournons au lodge par un autre sentier ce qui nous permet d’observer d’autres éléments vivants de la forêt amazonienne en particulier des singes plus sauvages que la veille. Le guide nous montrera comment faire des flèches à partir de branche de certains arbres et des arcs de certaines lianes. Il nous fera également goûter des plantes comestibles bien utiles à connaître si l’on se perd dans cette immensité. De retour à 11 heures, nous nous préparons pour aller à la piscine, intérieure pour faciliter son entretien et son utilisation à la période des pluies. Hélas, la fraîcheur de l’eau refroidira l’ardeur même des plus jeunes. Après le repas pris sous forme de buffet ce qui permet à tous de trouver son bonheur, nous nous reposons dans les hamacs jusqu’à 15h30, heure de reprise des activités. Cette après midi nous partons jusqu’à un marigot où vit une troupe de caïmans . Lorsque nous parvenons à ce petit étang entouré par la forêt, un guide a préparé un petit banquet pour nos hôtes constitué de pièces de viande posées sur des planches. Petit à petit, l’eau est percée par des yeux globuleux de plus en plus nombreux et gros. En effet, les petits sont envoyés en éclaireur mais ce sont les plus gros qui sortiront les premiers de l’eau pour s’approcher du festin. Craintifs, ils sont, mais affamés encore plus ce qui fait que bientôt les pièces de viande sont l’objet de convoitise de la part des anciens qui ne laisseront que des miettes aux jeunots. Cela permet de faire crépiter les appareils photos. Après avoir assisté à une heure de festin où viendront se mêler quelques oiseaux chapardeurs, nous rejoignons notre hébergement pour profiter d’un apéritif bien mérité, pour les uns, du baby foot pour les autres.
Mercredi 28 Juillet : Aujourd’hui fête nationale au Pérou. Lever 6 heures après une nuit toujours aussi froide pour le lieu . Ce matin est prévu notre retour à Cuzco par avion mais l’heure du vol n’est pas connue ce qui semble le cas pour l’ensemble des hôtes qui quittent le lodge. Tous les vols partent en fin de matinée. Après le petit déjeuner et le rassemblement des bagages, nous embarquons sur notre pirogue direction Puerto Maldonado. Temps ensoleillé qui se réchauffe au fur et à mesure que la matinée avance. Nous croisons ou doublons des longues pirogues étroites sensiblement semblables à la nôtre qui constituent le seul moyen de transport disponible sur le fleuve. Celui-ci est à un bas niveau puisque nous sommes à la saison sèche dégageant ainsi de vastes plages de sable. Sur les rives, nous apercevons quelques villages de cases qui vivent de l’agriculture et de l’élevage de porcs et de volaille. A l’arrivée au port, c’est l’effervescence autour des bacs assurant le passage de la rvière. Bientôt, un pont, en construction, franchira le Madre de Dios pour faciliter les échanges entre la Selva péruvienne et la Bolivie. Nous rejoignons les bureaux de l’agence et récupérons nos bagages. Nous traversons de nouveau la ville en direction de l’aéroport en passant par de fréquents chantiers routiers, preuve que la région est en pleine révolution en voulant développer le tourisme par la création de voies désenclavant le bas Pérou depuis l’altiplano. A l’aéroport, les deux heures d’attente seront occupées à farfouiller dans les petites boutiques d’artisanat mettent en valeur la production régionale autour des plumes d’oiseaux multicolores, de bois sculptés représentant la faune tropicale. A 11h30, décollage pour 35 mn de vol en direction de Cuzco. Nous survolons tout d’abord la forêt amazonienne coupée par les méandres des rivières à la couleur sable qui finiront toutes dans l’Amazone quelques centaines de kilomètres en aval. Les dernières minutes de survol , nous les passons au-dessus de hauts sommets entourant la capitale des Incas. A notre arrivée, nous avons la déception de récupérer une valise abîmée et malgré note demande via notre guide, Lan Peru ne veut pas en tenir compte pour un éventuel dédommagement. Elle finira quand même le voyage avec quelques attentions de notre part. Nous allons directement à l’hotel Casa de Campo, situé sur les hauteurs dans le quartier san Blas, très pittoresque avec ses vieilles maisons coloniales et ses boutiques de peintres. L’étroitesse des rues fait que nous sommes obligés de porter nos bagages pour atteindre notre hébergement. Nous y déposons nos affaires, puis allons à la recherche d’un restaurant que nous trouverons vite car le quartier en est bien pourvu. San Blas est l’endroit à la mode qui réunit une bonne partie des commerces et activités liés au tourisme. Ici, nous trouvons en effet beaucoup plus de touristes qu nulle part ailleurs au Pérou. Après le repas pris dans un restaurant siège d’une association caritative, nous retournons à l’hôtel afin de refaire les bagages et de se reposer un peu avant de plonger dans les visites du quartier historique. A 3300 m d’altitude, les montées sont rudes d’autant que les rues sont ponctuées de marches aux pavés restaurés. Nous descendons jusqu’à la plaza de armas, centre historique de la capitale des Incas. Toutes les constructions ont des soubassements faits d’anciens murs incas que les Espagnols n’ont pu ou pas voulu détruire. L’assemblage des pierres aux magnifiques jointures laisse perplexe sur la méthode de construction et le temps pour parvenir à de tels résultats. Sur notre chemin, nous nous arrêtons à des centres d’artisanat le plus souvent installés dans de vieilles demeures coloniales où s’amoncellent quantités de tricots multicolores, ponchos, bonnets couvrant les oreilles , flûtes de Pan et autres produits de l’artisanat des Andes faits en laine de lama, ou d’alpaga. Une autre spécialité de Cuzco est la peinture qui se vend dans de nombreuses boutiques des quartiers touristiques. La plaza de armas est bordée de maisons à arcades, de la cathédrale et la Compania, église des Jésuites. Comme c’est la fête nationale , une prise d’armes avec fanfare a lieu lors de notre passage ce qui a rassemblé une foule importante essentiellement formée de Péruviens. A la tombée de la nuit, nous continuons notre découverte de la vieille ville en parcourant de nombreuses places où sont situés les musées principaux et des églises de l’époque coloniale tel la Merced et San Francisco. De retour à l’hôtel nous nous arrêtons dans un petit restaurant au menu touristique à 10 soles qui fera la joie de tous.
Jeudi 29 Juillet : Après un réveil à 8 heures, nous prenons le petit déjeuner dans une salle de l’hôtel qui domine toute la ville éclairée par un très soleil - Nous profitons ainsi de la vue avant d’entreprendre avec notre guide Luis , la visite expliquée du centre historique que nous avions découvert la veille par nous-mêmes. Nous traversons la place san Blas puis nous nous dirigeons vers le monastère Santo Domingo qui s’est intégré dans le temple du soleil inca (Qoricancha). Nous goûtons aux tamales, spécialité culinaire péruvienne à base d’épi de maïs. Nous passons par la plaza de armas avant d’attaquer la montée qui nous mène au site de Sascahuayman . 40 minutes d’effort soutenu pour atteindre le temple inca, souvent présenté comme une forteresse en raison de sa triple enceinte. Une grande esplanade permettait d’y faire des fêtes religieuses associées au culte du soleil. Les constructions cyclopéennes laissent perplexe quant au mode de construction sachant que certaines pierres pèsent plus de 130 tonnes. Nous continuons ensuite notre marche jusqu’à Q’enqo, autre site inca où des manifestations religieuses se déroulaient. Nous retrouvons notre minibus chargé de nos bagages pour continuer nos visites dans la Vallée Sacrée des Incas. Prochain arrêt : Pisac, village situé sur la rivière Urubamba. Nous déposons nos bagages dans un petit hôtel local qui nous hébergera pour la nuit. C’est très rustique et rudimentaire. La patronne, très aimable tient également une petite boutique et un restaurant où nous mangerons le soir. Pour l’instant, nous reprenons le minibus pour aller déjeuner au pied du site inca. Nous le visitons en début d’après midi après une montée en bus d’environ 20 minutes. Dominant la vallée, la forteresse de Pisac est bâtie à partir de terrasses de soutènement , en plusieurs parties établies sur la crête d’une montagne. Une partie administrative complète les parties militaires et religieuses . Un chemin relie ces différentes parties et emprunte même un tunnel. A son débouché, on profite d’un admirable panorama sur le centre cérémoniel : l’Intiwatana qui possède également des constructions pré incaïques repérables au fait d’un appareillage de pierres différent . Nous continuons la descente en passant par des tours de guet protégeant d’une possible intrusion la citadelle. Toute la montagne est dotée de terrasses au fonction agricole. En arrivant au village dans la vallée après près de deux heures de promenade, nous traversons le marché assurant la vente des produits d’artisanat local pour les touristes et des produits de consommation courante pour les locaux en particulier pommes de terre, base de la nourriture péruvienne. De retour à l’hôtel, papa abandonne sa petite famille qui demande à se reposer , afin de retourner déambuler dans le village et son marché. A 18h45, nous prenons un excellent souper préparé par note hôte composé d’une soupe de légumes, de nouilles et de poulet.
Vendredi 30 Juillet : Départ prévu à 8h45, nos chauffeur et guide venant de Cuzco. Durant cette attente, notre hôte nous déguise avec les vêtements servant aux fêtes religieuses où se mêlent christianisme et croyance inca. Masque , bonnet, chapeaux, vestes chatoyants sont mis à notre disposition pour immortaliser notre passage dans son établissement. Nous nous imaginons défilant au son des tambours, flûtes et autres cymbales à l’occasion des fêtes religieuses accompagnant les périodes importantes des cultures. Après cet intermède et avoir remercié notre hôte pour son accueil, nous reprenons le fil de nos visites dans la vallée sacrée en rejoignant Moray et ses terrasses agricoles circulaires établies sur l’altiplano dans une cuvette naturelle. Elles auraient servi pour tester des cultures de maïs en raison des microclimats créés à leurs différents niveaux. Actuellement, les hauts plateaux permettent la culture du blé et l’élevage du mouton. Après avoir traversé le village de Maras où il reste de nombreux vestiges de époque coloniale espagnole, nous descendons vers la rivière Urubamba, qui a permis le développement d’un grenier agricole en raison de la présence de l’eau et d’un climat favorable. Dominant le fond de cette vallée, dans une échancrure de celle-ci nous visitons les salines de Maras, où depuis la période pré incaïque, l’évaporation endiguée d’une eau fortement minéralisée permet le ramassage d’un sel servant aux hommes et aux animaux. 4000 bassins appartenant aux habitants de Maras sont travaillés afin d’en tirer un sel servant à l’alimentation humaine et animale. Toute l’extraction s’effectue à la main. Un petit magasin permet aux touristes de s’approvisionner en divers produits dérivés. Nous rejoignons ensuite Ollentaytambo, petit village placé à un défilé du rio Urubamba. Ce fut le lieu d la dernière victoire des Incas sur les Espagnols. La ville conserve le plan d’origine et bon nombre de maisons réutilise le soubassement en pierre datant des constructions incas. Les rigoles servant à l’alimentation en eau sont toujours utilisées de même que le pavage des chemins. Nous déjeunons dans un petit restaurant situé sur la plaza de armas. A 14h le guide vient nous chercher pour la visite de la forteresse qui se dresse en surplomb de la ville. Nous arrivons dans les premiers et après les explications de Luis sur l’histoire de la cité et les différents sites que nous découvrons depuis le pied du site , nous escaladons les terrasses qui équipent toute la pente jusqu’au sommet où se situe le sanctuaire , lieu des cérémonies religieuses et de sacrifices de lamas. Comme de nombreux sites incas, celui-ci n’était pas terminé et des blocs de roche en cours de déplacement sont encore visibles sur des rouleaux de pierre. Sur la montagne en face, nous apercevons les entrepôts servant à garder les récoltes en particulier la maïs et les prisons. A 15h 30, nous nous rendons à la gare déposer nos bagages en consigne chez un commerçant afin de pouvoir continuer notre promenade dans le village jusqu’à l’heure de départ du train qui nous mènera à Aguas Calientes. Nous prenons congé de Luis et du chauffeur jusqu’à notre retour. Le train est annoncé à 19h30 et d’ici là nous remontons jusqu’au village afin de profiter des boutiques d’artisanat situées à l’entrée du site inca et des ruelles aux maisons anciennes . Nous patienterons presque 2 heures à la gare avant de monter dans le train qui nous conduit à Aguas Calientes. Arrivés là bas 2 heures après , nous attendons en vain notre guide et connaissant le nom de l’hôtel, nous nous y rendons par notre propre moyen. Nous trouvons là notre guide Raul qui nous présente le programme du lendemain. L’hôtel Pachacutec est situé dans la rue du même nom, pratiquement la rue la plus commerçante du village créé de toute pièce pour servir d’accès au Machu Picchu. Les chambres qui nous sont attribuées sont d’un style kitsch rappelant les hôtels chinois. Une chambre donnant sur la rue très animée jusqu’à tard dans la nuit empêchera une bonne nuit pour leurs locataires. Quant à la seconde, elle est dans le couloir très passant , gênant également un sommeil réparateur, en raison du réveil matinal des touristes se rendant au Machu Picchu.
Samedi 31 Juillet : Nous avons rendez-vous directement à l’entrée du Machu Picchu avec Raul qui y monte à pied tous les samedis. Afin d’être à l’heure, nous quittons l’hôtel vers 8h pour nous rendre au départ des bus navettes qui montent les touristes à l’entrée du site. Nous y arrivons vers 9h sans avoir attendu. Les touristes préfèrent partir aux aurores afin de pouvoir gravir le Huayna Picchu dans les 400 premiers. Sinon c’est impossible. Nous ne comptions pas faire cette excursion en raison des risques de vertige possible. A 9h 30 comme prévu, notre guide arrive et nous entamons la visite d’un site que nous avions déjà commencé d’admirer. Malgré que nous le connaissions par des films, des photos et des lectures, il s’avère que le cadre et l’atmosphère qui s’en dégagent, sont encore plus merveilleux que dans l’imaginaire. Une excellente luminosité que ne trouble aucun nuage permet à chacun de faire crépiter les appareils photos , même si les clichés réalisés sont tous connus et rabâchés. Raul nous fera faire le grand tour des vestiges très bien conservés et admirablement mis en valeur. De plus, des gardes empêchent tout dépôt quelconque d’ordures et même d’accéder à des endroits sensibles pour leur fragilité. De plus, afin de ne pas laisser de graffitis, certains murs ne sont plus accessibles ce qui permet d’éviter des dégradations préjudiciables à la conservation des lieux . Nous parcourons pendant plus de 4 heures les différents niveaux de terrasse et de bâtiments où se déroulaient les cérémonies. Que des hypothèses nous sont présentées sur l’utilité du lieu : lieu de repos de l’Inca, forteresse , etc…. Raul nous laisse finir la visite l’après midi. Nous pique-niquons ce qui est théoriquement interdit dans l’enceinte du site. Ensuite, nous allons par un sentier vertigineux à flanc de montagne qui mène jusqu’au pont de l’Inca, pont de bois jeté sur le vide servant à la protection, en cas d’invasion, en ôtant les planches disposées sur quelques mètres. Pour en assurer la sécurité, à l’entrée du chemin il est nécessaire d’inscrire son nom sur un cahier complété par l’heure d’entrée. Au retour, on note son passage à cette cabane où un préposé veille. Si le soir , il manque des signatures….. Ayant du temps avant de redescendre dans la vallée, maman et moi s’engageons dans le chemin de la porte du soleil qui est une partie du trek du chemin de l’inca qui mène à Cuzco. Cela permet de dominer le site et d’avoir ainsi une vue panoramique sur l’ensemble des constructions et des terrasses qui descendent très bas dans la vallée. Certaines ne sont pas encore déblayées de l’amoncellement de végétation tropicale accumulée en six siècles. Les enfants ne nous ont pas suivis dans ce chemin où nous croisons pas mal de randonneurs. Plus on avance dans la journée moins le site est rempli par les hordes de touristes. Vers 15h 30, nous reprenons la navette pour rejoindre Aguas Calientes où nous irons manger dans un restaurant dominant la route voie ferrée. Nous ferons la connaissance d’une famille franco britannique avec qui nous partagerons nos expériences péruviennes. Après cette rencontre, nous retournons récupérer nos bagages à l’hôtel sans avoir oublier de faire le tour des boutiques d’artisanat qui essaiment dans le centre du village autour de la gare. Vers 18h45, nous sommes dans la salle d’attente où s’entassent des centaines de touristes rejoignant Cuzco ce que nous ferons à 23h15 après avoir retrouvé notre chauffeur à Ollentaytambo. Nous rejoignons notre hôtel où nos chambres n’avaient pas été réservées, mais en quelques minutes un arrangement a été trouvé et nous avons pu nous installer pour récupérer d’une journée bien chargée.
Dimanche 1 Août : Lever 8heures, maman commence par refaire les bagages après le petit déjeuner. A 10h15, nous partons à notre rythme visiter de nouveau la ville . Le temps est superbe mais frais. Nous retournons vers la place san Blas et l’église de Santo Domingo qui abrite le temple du soleil des empereurs incas. Mais en cette matinée, elle est fermée et nous y retournerons l’après midi. Nous visitons le musée historique régional installé dans la maison natale d’un des premiers colons né d’une mère indienne et d’un père espagnol. Il écrivit une chronique sur l’histoire du peuple inca. Ce musée présente nombre de peintures de l’école cuzquénienne ainsi que des vestiges des différentes cultures de la région. Après le repas pris à proximité de la plaza de armas sur Plateros, nous nous rendons à l’église de la Compagnie construite sur les fondations d’un ancien palais inca comme bon nombre de bâtiments de l’époque coloniale. Magnifiques retables rehaussés d’or . En montant à l’étage, nous avons une belle vue d’ensemble sur la plaza de armas. Nous quittons l’église en empruntant la calle Loretto en longeant le monastère santa Catalina dont les soubassements des murs sont d’époque inca pour rejoindre le monastère santo Domingo et le temple du soleil. Celui-ci était un dépôt d’or en plus d’être le lieu principal des cérémonies religieuses présidées par l’Inca. Le cloître principal a été reconstruit après le tremblement de terre de 1650 qui a pratiquement rasé tous les bâtiments construits dès la prise de la ville par les Espagnols en 1534. Il y a mélange des deux types de construction: inca et hispanique avec enchevêtrement des chapelles des 2 religions. Des restes de l’empire inca sont présentés de même que de nombreuses peintures de l’école de Cuzco du XVII ème siècle. Du jardin s’étendant au pied du monastère, nous avons une excellente vue sur le temple du soleil (Qoricancha) aux murs circulaires. Nous continuons notre pérégrination à travers le vieux Cuzco avant de rejoindre notre hôtel vers 16h30 afin de profiter depuis les terrasses de la magnifique vue sur les toits roses. C’est le moment pour lire et envoyer des mails afin de rester en contact avec la famille . Grâce à Internet, la punition des cartes postales est en voie d’extinction !!! Vers 19h , nous retournons au restaurant situé sur Canchi Pata où nous avions dîné pour 10 soles chacun lors de notre Ier passage.
Lundi 2 Août : Lever à 6 heures pour un départ à la gare de bus à 7. Pour rejoindre le minibus, nous devons porter nos bagages car celui-ci ne peut pas tourner dans la rue minuscule desservant l’hôtel. Nous traversons la ville en passant devant la statue de Pachacutec, l’Inca du XVème siècle qui développa le plus l’Empire par ses constructions et ses conquêtes. La gare routière est une sorte d’aérogare où sont concentrées les lignes de bus desservant une grande partie du sud Pérou. La cour peut recevoir une vingtaine de bus d’où descendent des voyageurs fatigués par de longs trajets de nuit réalisés le plus souvent, quand même, dans de bonnes conditions de confort. Aujourd’hui, nous rejoignons Juliaca où nous attend l’équipe qui nous mènera jusqu’au lac Titicaca, nom qui fait la joie des enfants et qu’ils attendent de voir avec impatience. Départ du bus à deux étages à 8h10 après s’être acquitté de la taxe routière de 1 sole. Nous sommes installé à l’étage en première ligne ayant ainsi une vue bien dégagée sur les paysages et la route. Nous longeons tout d’abord la piste de l’aéroport avant de traverser la banlieue puis de remonter le cours du rio Vilnacota . La montée au col de la Raya s’effectue en 200 km pour grimper de 1000m. Nous atteindrons ainsi les 4338m. Nous traversons quelques villages dont Sicuani où nous voyons les femmes en tenue locale très colorée, venues au marché quotidien. Elles portent le chapeau traditionnel en forme de melon des hauts plateaux andins. Au col, le bus s’arrête afin de nous permettre de nous accoutumer à l’altitude et de profiter des stands d’artisanat tenues par les femmes de la région. Bonnets, ponchos, couvertures multicolores sont l’objet de tractations commerciales enfiévrées mais dans une moindre proportion que dans certains pays d’Afrique. Nous profitons d’un paysage grandiose de haute montagne où le moindre sommet culmine à 5000 m. Même à de telles altitudes, la neige est peu présente. La route est suivie par la voie de chemin de fer très peu utilisée en raison de son exploitation par une compagnie (l’Orient Express) qui impose des tarifs prohibitifs. Nous pique-niquons dans le bus en redescendant le col- côté Puno. Nous sommes maintenant sur l’altiplano, vaste étendue herbeuse où paissent des troupeaux d’ovins et de lamas que nous voyons enfin en grand nombre. Vers 14h30, nous arrivons à Juliaca, ville principale de la région où nous montons dans un minibus pour rejoindre la presqu’île de Capachica où nous attendent nos hôtes puisque ce soir nous dormons chez l’habitant. La route nous semble longue d’autannt que notre chauffeur en voulant faire des exploits se plante légèrement ce qui nous fait perdre une petite demie heure, le temps de remettre le véhicule sur ses quatre roues. Nous passons sur l’ancien site du lac Titicaca qui s’est asséché et qui constitue maintenant des terres agricoles et d’élevage. C’est terriblement plat sur plus de 50 kilomètres avant d’atteindre les bords actuels du lac et la presqu’île rocheuse qui le surplombe. La région est en plein développement dirigé vers le tourisme. La route, actuellement une piste, est en voie de goudronnage afin d’en faciliter l’accès depuis Juliaca et Puno. La route monte pour dominer le lac et atteindre le petit village de Llachon où nous allons passer la nuit. Nous sommes attendus par nos hôtes sur la place du village .Il s’agit d’un couple de vieux paysans qui ont transformé leur petite ferme en maison d ‘hôte grâce à une association qui a mis en relation les habitants qui se sont regroupés à des tours opérateurs. Nous occuperons 2 chambres au confort très sommaire sans eau ni toilette, celle-ci étant située dans une cabane …...au fond du jardin. Nous sommes équipés pour pouvoir supporter une nuit très fraîche, maman ayant prévu polaires et Damart. Le matelas semble confortable mais la couverture pèse une tonne….Nous passons un petit moment avec nôtre charmant couple d’hôte qui nous fait visiter sa maison de couleur ocre et les appentis de la ferme où sont rangés les quelques ustensiles servant aux travaux des champs et où sont entreposées les récoltes de fourrage et de blé. Les enfants sont un peu effarouchés par les conditions de vie au bord du lac, ce qui nous rappelle la vie à la campagne chez nous d’il y a 50 ans dans des lieux reculés de montagne. Une visite surprise, Walter notre TO vient prendre de nos nouvelles et s’enquérir du bon déroulement du circuit. Nous passons quelques instants ensemble à lui raconter les excellents moments que nous avons passés depuis notre départ et lui rapporter la bonne qualité des prestations. Après s’être équipé de vêtement un peu plus chaud, nous partons à la découverte des bords du lac qui s’étale en contrebas du petit hameau où nous logeons. Malgré l’altitude (3800m ), la végétation est importante avec des bosquets d’arbre et des cultures qui descendent jusqu’à la rive. Des roseaux (totora) occupent une bonne partie des plages et servent à l’alimentation du bétail. Anciennement ils étaient utilisés à la confection des embarcations servant au transport et à la pêche sur le lac mais cela tend vraiment à disparaître , les bateaux qu nous verront étant principalement en bois ou en plastique. Quelques petites jetées en pierre permettent d’accrocher ces barques de même que les unités plus grosses servant au transport des touristes pour la visite des îles. A la nuit tombante, nous retournons chez notre hôte pour revêtir des costumes traditionnels à la grande joie de la grand’mère. C’est l’occasion de faire quelques photos rigolotes. Pour le souper, nous sommes conviés au restaurant de l’association locale qui organise l’hébergement des touristes. Nous dégusterons soupes et plats locaux qui ne feront pas toujours la joie des enfants. C’est encore l’occasion de vêtir les costumes locaux encore portés par les femmes âgées tous les jours et par les hommes, lors des festivités.
Mardi 3 Août : Lever à 7h, après une nuit que l’on pensait plus fraîche. Les maisons traditionnelles en adobe conservent bien la chaleur emmagasinée durant les chaudes journées d’autant que le vent froid n’a pas soufflé, ce que nous avions craint. Malgré tout, il a fallu pour certains se rendre aux toilettes durant la nuit et là ce fut une petite expédition (froid + nuit sans éclairage) !!! Pour la toilette, notre hôte nous apporte 2 cuvettes d’eau chaude. Quant au petit déjeuner, il est servi dans la cour de la ferme à l’extérieur. Il doit faire 5° !!! mais tout se passe bien et les bagages sont emmenés au bateau sur le dos de mulets. Nous quittons nos hôtes en leur remettant quelques petits cadeaux pour les remercier de leur chaleureux accueil. Nous descendons au petit port où nous attend notre bateau, une embarcation pour 28 personnes où nous serons les seuls occupants avec le capitaine et notre guide. Direction l’île de Taquile, 55 minutes de traversée sur une eau calme et un temps radieux. Le soleil réchauffe vite l’atmosphère. Nous quittons rapidement la côte où la vie pastorale s’éveille, pour rejoindre l’île et le petit port de la côte orientale. L’île est toute en longueur et relativement montagneuse. Il faut grimper un sentier tracé entre les champs séparés par des murets de pierre sèche. Nous passons sous des arches qui délimitent les 6 différentes communautés qui composent administrativement l’île. Après une petite heure de marche en côte qui nous permet d’admirer l’étendue du lac en direction de la Bolivie et de la Cordillère Royale, nous atteignons le village central où se déroule la fête des moissons à l’occasion de la St Jacques. Durant une dizaine de jours, il y a rassemblement de toutes les communautés de l’île pour fêter la fin des cultures. Les autorités masculines et féminines président ces festivités qui consistent en des danses traditionnelles réalisées en costumes folkloriques. Un alcool local est servi à ces autorités qui portent chacunes la chusca, le petit sac de toile où sont transportées les feuilles de coca. Chaque communauté dispose de vêtement typique et différent. Le bonnet long est porté par les hommes. Une de leurs occupations principales est le tricot en plus de vaquer aux travaux des champs et à l’élevage des ovins. Toutes ces festivités se déroulent sur la place centrale où se trouve également un centre artisanal communautaire. Les petits stands regorgent des différents articles réalisés à partir de la laine de lama, les moins chers, d’alpaga, plus coûteux la laine de vigognes est introuvable car trop coûteuse. Après le rituel des achats, nous nous rendons dans un petit restaurant lui aussi communautaire où nous mangeons, pour certains bien sûr, la truite du lac élevée en pisciculture depuis une vingtaine d’années. A la fin du repas nous continuons notre traversée de l’île pour rejoindre l’autre port situé en bas d’un escalier de plus de 500 marches tarabiscotées au milieu de terrasses de culture vivrière. Les enfants jouent au cerf-volant pour occuper l’après midi , étant en vacances pour deux semaines. Il nous faut maintenant rejoindre Puno via les îles Uros : cela prendra environ 2h ½ utilisées par certains pour s’allonger au soleil sur le pont supérieur de notre vedette. Le soleil brille, il fait bon : on se croirait sur la côte d’azur au printemps !!! Nous longeons la rive Ouest du lac où se trouvent des installations constituées de filets pour la pisciculture de la truite puis des îlots de roseaux où viennent se fournir les habitants de la région pour la construction des îles flottantes que nous partons visiter. Celles-ci sont situées de part et d’autre d’un chenal - Les cabanes de pêcheurs sont réalisées à partir de ces roseaux qui forment également la base de l’île flottante. Lorsque l’on y accoste, et que l’on marche dessus, une impression étrange donne l’impression que l’on va s’enfoncer. On est reçu avec tous les honneurs dus aux touristes. Explication sur la fabrication des îles, des cabanes et du mode de vie essentiellement tourné à l’origine vers la pêche. Aujourd’hui, c’est essentiellement le tourisme qui fait vivre ces îles. On nous fait visiter l’intérieur des cabanes et l’on nous présente tous les petits objets en roseau réalisés par les femmes du village. C’est incontestablement le site le plus touristique que nous aurons l’occasion de voir durant notre circuit. Cela semblait plus authentique lorsque cela nous avait été présenté dans certaines émissions télévisées. Malgré tout, même si l’ensemble semble être conservé artificiellement, cela permet de se faire une idée de la vie de ces tribus qui voulaient échapper à l’Inca lors de la conquête de leurs territoires, en s’isolant sur ces terres flottantes dans le but de conserver leur coutumes et leur langue : l’Aymara. Nous reprenons notre bateau pour venir au port de Puno. Cela prend 30 minutes. Nous y voyons d’anciens vapeurs abandonnés le long des quais. En effet, à part un petit chenal, l’accès au port semblerait bien difficile pour de telles embarcations. Comme d’habitude, une équipe nous attend pour nous accompagner à notre hôtel (Gran Puno inn) situé en plein centre. Les chambres qui nous sont allouées sont grandes et confortables et donnent sur un patio intérieur à la décoration très kitsch. Nous serons les seuls clients ce soir là. Comme tous les autres soirs, nous ferons une petite découverte de la ville et de son centre parcouru par une rue piétonne menant à la plaza de armas dominée par la cathédrale de type colonial. Nous trouverons un restaurant agréable (repas 15 soles ) où des groupes musicaux semblent se produire mais nous n’aurons droit qu’à de la musique pop des années 70. Une bonne douche permet de s’endormir rapidement.
Mercredi 4 Août : Départ à 8 heures après un petit déjeuner copieux et une bonne nuit réparatrice . Nous quittons Puno en grimpant un petit raidillon qui permet de jouir d’une vue très étendue sur la ville, le port, les îles Uros et l’immensité du lac Titicaca que nous quittons avec regret. Comme les autres jours, le temps est radieux et frais. Nous traversons Juliaca puis montons tranquillement un col situé à 4525 m qui domine les lagunes de Lagunillas près desquelles nous rencontrons quelques troupeaux de lamas et alpagas ce qui permet de faire quelques clichés de plus. C’est toujours l’altiplano, qui nous suivra toute la journée. De grandes étendues herbeuses où coulent, dans le fond des vallons, des rivières aux larges méandres tant la dénivellation est faible. De nombreux marécages couvrent souvent ces étendues planes et forment une zone très prisée des oiseaux migrateurs. Juste avant d’arriver à Chivay, notre étape du soir, nous grimpons au col de Tamba Pata situé à près de 4900m. Nous nous y arrêtons afin de profiter du merveilleux point de vue malheureusement perturbé par une nébulosité laiteuse d’altitude . Nous pouvons observer vers le Nord, des volcans comme l’Ampato dont le sommet à près de 6000 m est enneigé. Des centaines de petits cairns sont disposées au bord de la route, souvenirs ex voto déposés après un passage scabreux au cours de tempêtes de neige. Nous arrivons au Colca inn, hôtel agréable situé dans la rue principale de Chivay où l’on accède après s’être acquitté d’un octroi. Nous pouvions aller à des bains chauds situés en dehors de la ville mais nous déclinons la sortie. Nous irons visiter, à pied, le village et le marché où l’on trouve tous les produits agricoles utilisés dans la gastronomie locale (pommes de terre, maïs, avocats, goyaves) ainsi que la quincaillerie, les textiles pour la confection de vêtements (jupes ) réalisés sur place par des couturières. A 19 h, notre guide vient nous chercher pour nous conduire à un restaurant typique où à la gastronomie locale viendront s’ajouter des danses folkloriques accompagnées par des instruments comme la quenà et la flûte de Pan. A 21 h, nous rejoignons l’hôtel après avoir traversé un village encore bien animé de vie locale malgré la fraîcheur déjà tombée de la nuit.
Jeudi 5 Août : Départ matinal pour le canyon de Colca afin de se rendre à la Cruz del Condor. 50 km de piste poussiéreuse le long de la vallée du rio Colca qui s’enfonce de plus en plus dans la montagne. Nous traversons quelques petits villages d’où émerge le clocher d’église d’époque coloniale. Sur la rive opposée, des terrasses agricoles dessinent les courbes du terrain en de multiples couleurs. Des sommets de plus en plus hauts surplombent la vallée qui devient de plus en plus aride au fur et à mesure que nous la descendons. La rivière s’enfonce au fond d’un ravin qui se transforme en gorge, en défilé puis en canyon. Nous traversons une zone de fracture de la croûte terrestre qui s’est ouverte lors d’un tremblement de terre au début des années 2000. C’est assez impressionnant dans la mesure où la cassure de la chaussée approche des 5 mètres ce qui prouve la violence de la secousse tellurique. Après 90 mn de route nous atteignons la Croix du Condor et son parking où de nombreux minibus de touristes sont déjà présents. Après le Machu Picchu, c’est le 2ème site où nous rencontrons autant de visiteurs. Le temps est magnifique et le vent léger soulève une poussière grise. C’est grâce à ce souffle d’air dû au défilé au fond duquel coule la rivière Colca que l’on peut voir les condors qui profitent des courants pour planer jusqu’à nous frôler. Ils apparaissent au bout d’une trentaine de minutes. C’est un, puis deux et trois oiseaux qui viennent dont on ne sait où. Les appareils photos crépitent mais il est bien difficile de savoir si les clichés sont réussis, si l’on aura l’oiseau en entier ou en morceaux. Heureusement que le numérique a remplacé l’argentique !! La zone permettant de voir les oiseaux au bord du canyon est vaste et étendue ce qui permet un étalement du flot de touristes, important au cours de la première partie de la matinée, seules heures où les condors viennent flotter dans les courants d’air. Nous pouvons même voir se poser un jeune à quelques mètres de nous ce qui assure la qualité des clichés. Nous restons près de 90 minutes à longer le défilé en tentant de voir un maximum d’oiseaux. Nous retournons ensuite à Chivay par la même route. En chemin, nous nous arrêtons à Maca et Yanque, villages où nous visitons de magnifiques églises baroques d’un blanc immaculé ressortant dans un ciel bleu sans nuage. A Chivay, nous prenons notre repas au restaurant Wititi où est présenté un copieux buffet permettant de rassasier petits et grands. Durant près de 2 heures nous empruntons la même route qu’en venant de Puno. Nous nous arrêtons de nouveau au col où cette fois, le ciel radieux permet de refaire des photos des volcans et des stands d’artisanat. Nous croisons aussi des troupeaux de lamas et d’alpagas gardés par des femmes vêtues de costumes traditionnels très colorés. C’est ensuite la traversée de l’altiplano jusqu’à l’approche d’Arequipa qui s’effectue dans une vallée industrieuse où la circulation importante ralentit notre progression. Entre temps, nous avions vu des vigognes, variété de lamas sauvages en traversant la réserve d’Aguas Blancas. Arequipa, la ville blanche située à 2350 m d’altitude nous accueille par des embouteillages dont nous n’avions plus l’habitude. Nous sommes déposés à l’hôtel Santa Marta où nous disposerons d’une chambre à 4 lits. La proximité du centre ville nous permet de partir rapidement à la découverte de ….la plaza de armas. Celle-ci est certainement la plus réussie d’un point de vue architecturale. Unité de construction sur 3 côtés, le quatrième étant garni par la cathédrale bâtie longitudinalement à la place. Les arcades abritent des restaurants, des commerces touristiques, des agences de tourisme. Au centre , un jardin où s’élève en son milieu une fontaine est le lieu de rendez-vous des locaux, les touristes préférant s’asseoir sur les marches des escaliers situés au pied de la cathédrale. Avec la baisse de l’altitude par rapport aux soirées précédentes, nous pourrons dîner à la terrasse d’un restaurant surplombant la place merveilleusement illuminée à la nuit tombée.
Vendredi 6 Août : Aujourd’hui nous allons passer à visiter la ville blanche. Faite d’une pierre volcanique blanche, Arequipa est aux pieds de plusieurs volcans dont le Misti et le Chachani. Ceux-ci sont en sommeil depuis des siècles mais leur réveil brutal peut anéantir la ville comme l’a fait auparavant le Vésuve en ensevelissant Pompéï et Herculanum en 79 notre ère. Ce matin, notre guide nous emmène au Musée Santuarios Andinos où se trouve la momie prénommée « Juanita », jeune fille trouvée près du sommet du volcan Ampato à près de 6000 m lors de l’éruption d’un volcan voisin. Le musée présente les objets et offrandes retrouvés dans la tombe de la jeune martyr sacrifiée au XVème siècle à l’occasion de cérémonies chamaniques. La momie est présentée dans un cube de verre protégé des détériorations possibles grâce à une atmosphère contrôlée en température et hygrométrie. Après cette visite émouvante, le guide nous emmène au monastère de Sta Catalina, une ville dans la ville, construit en 1570. Un imposant mur d’enceinte séparait les religieuses cloîtrées à vie de la population locale. Les cellules où elles pouvaient vivre avec un certain luxe autorisé par la mère supérieure, sont ouvertes à la visite de même que les différents cloîtres , les chapelles, les lieux de vie tels que les jardins potagers, les cuisines, les lavoirs. Comme dans toute ville, on retrouve des rues, des places, des fontaines. La couleur rouge domine sur les murs dans les allées cheminant entre les différents bâtiments. Les tableaux aux motifs religieux peints entre le XVI et le XVIII ème siècle sont regroupés et présentés dans les anciens dortoirs et salles à manger aux hautes voûtes. Après la visite guidée, nous pouvons retourner faire un tour dans les parties les plus attractives en particulier le belvédère d’où l’on jouit d’une vue panoramique sur la ville et son environnement de volcans. A la sortie du monastère il est temps d’aller manger ce que nous faisons dans un pub irlandais installé dans une voie piétonne située derrière la cathédrale. L’après midi se passe à flâner dans le vieux centre où nous découvrons d’anciennes façades magnifiques de palais et d’églises. Nous entrons dans le cloître de la Compagnie qui abrite, de nos jours, des boutiques et en particulier un bar proposant un grand choix de vins de Bordeaux. Nous allons ensuite nous poser un peu sur les marches de la cathédrale afin de profiter de la vue sur la plaza de armas au cours de cette douce après midi. Nous reprenons ensuite le cours de nos pérégrinations à la recherche de quelques achats à faire. C’est à ce moment que Maman est prise d’un léger malaise qui nous contraint à rejoindre l’église de la Compagnie pour qu’elle puisse un peu se reposer. Cette église édifiée par les Jésuites au XVII ème siècle possède un retable magnifique et une coupole multicolore surplombant la croisée du chœur et de la nef. Nous nous en retournons ensuite à l’hôtel situé à peu de distance du centre. Les enfants se jettent sur internet pour occuper le temps qu’il reste avant de prendre le bus de ligne dans lequel nous passerons la nuit. J’en profite pour visiter un peu le quartier et en particulier l’église Sta Marta. En retournant à l’hôtel, j’entends de la salsa ce qui me mène à un dancing où joue un orchestre mené par une chanteuse très aguicheuse pour l’assistance très machiste peu habituée à voir un touriste s’encanailler. Nous allons chercher en ville quelques victuailles pour s’alimenter parce que personne n’a suffisamment faim pour aller au restaurant. A 20 h, le chauffeur vient nous chercher pour nous accompagner à la gare routière. A 22h, nous embarquons dans le bus de la compagnie « Cruz del sur » qui nous emmènera à Nazca . Le confort est au rendez-vous de même que le service.
Samedi 7 Août : Arrivée à 7h à Nazca, ville sale et poussiéreuse où nous attend une nouvelle équipe de chauffeur et guide. Nous prenons le petit déjeuner dans un bar de la ville qui s’éveille tout juste. Nous partons visiter le cimetière de Chauchilla situé à une vingtaine de kilomètre au sud. Dans une plaine sablonneuse s’ouvrent des trous correspondant à des tombes de la civilisation pré-incaïque Icachincha. Les momies réelles ont été déplacées mais des copies ont été remises en situation, associées aux offrandes jointes lors des enterrements. Un petit musée présente des momies bien réelles dont l’une présente une chevelure de près de 2m. Nous repassons à Nazca où nous arrêtons voir un potier travaillant la terre comme les Incas et modelant de superbes copies d’objet ancien. Maintenant, direction plein Nord sur la panaméricaine pour voir les lignes de Nazca . Nous avons décidé de ne pas faire l’excursion en avion suite aux lectures de forums indiquant le risque de mal au cœur résultant des virages très courts pris par les pilotes pour voir les différentes lignes. Nous monterons sur le mirador ce qui nous permet de voir 3 figures dont une est coupée en deux par la panaméricaine. Les lignes sont incrustées dans le sol d’une plaine caillouteuse. Peu d’explications plausibles sont avancées sur les raisons de leur création. Nous rejoignons l’oasis de Huacachina pour midi après avoir traversé la principale région viticole du Pérou autour de Pisco et d’Ica. Les vents d’ouest ont apporté des sables venus de l‘océan et qui se sont déposés sur les premiers obstacles qu’ils ont rencontrés. Cela a créé un paysage de dunes au milieu duquel s’est maintenue une lagune qui fait la joie des touristes même si les eaux ne sont pas d’une limpidité parfaite. Les pentes des dunes se prolongent jusqu’à la lagune bordée d’établissements touristiques tels qu’hôtels, restaurants, boutiques de locations de sandboards et de quads pour dévaler ou avaler les dunes. La chaleur, au rendez-vous, nous permet de manger à la terrasse d’un de ces restaurants situé au raz de l’eau. Après le repas nous faisons le tour de la lagune avant de continuer notre route jusqu’à Paracas, notre escale de ce soir. Nous dormons au « Refuge du pirate », un hôtel situé en quasi bordure de la plage, qui est également tour opérateur pour l’organisation des visites aux îles Ballestas. Il est typique de l’architecture péruvienne, fait de bric et de broc, d’escalier sans rambarde, de fenêtre donnant sur un vis-à-vis placé à 2 mètres ou directement sur un couloir, mais propre et doté de sanitaire où l’eau chaude arrive souvent avec parcimonie. Nos chambres sont au 2ème donnant directement sur une terrasse très agréable certainement en été. Nous en profiterons pour assister au très beau coucher de soleil. D’ici là, nous irons parcourir la promenade de la plage où se trouvent restaurants et boutiques de souvenirs. Un attroupement nous interpelle. Un homme nourrit des pélicans avec des déchets de poissons, histoire de se faire un peu d’argent de la part des touristes. La plage de sable doit être bien occupée durant l’été mais en cette période, c’est plutôt calme. De retour à l’hôtel, en attendant le coucher de soleil sur la terrasse, nous sommes attirés par des chants de coqs. Nous apercevons sur un terrain doté de gradins quelque peu garnis, deux hommes portant sous le bras des coqs qu’ils vont bientôt mettre en position pour se combattre. Ce sport est très fréquent au Pérou et doit faire l’objet de paris. Les combats ne durent qu’une ou deux minutes et les propriétaires viennent rapidement mettre fin avant toute issue fatale. Avant le coucher de soleil, nous verrons une dizaine de ces combats. Le soir, nous dégusterons un repas de poissons en particulier de céviche (poissons crus au citron vert) et de chicharron de calmar (beignets).
Dimanche 8 Août : Dernier jour au Pérou, mais pas le moins occupé. Il faut se préparer pour prendre l‘avion ce soir à Lima, mais d’ici là, nous ferons une minicroisière pour visiter les îles Ballestas. Réveillés aux aurores par le chant des coqs de combat encagés au-dessus du stade de leurs exploits, nous prendrons le petit déjeuner sur la terrasse embrumée par la bruine matinale qui enveloppe la plage. A 8h, notre hôte, organisatrice de notre sortie en mer nous accompagne à l’embarcadère où une taxe de 1 sole nous est demandée. Nous nous mettons sagement en rang et en file par 2, par bateau dans l’attente de l’embarquement. C’est le matin tôt qu’ont lieu les visites des îles en raison des risques d’arrivée du mauvais temps dans la journée. Les bateaux comportent une quarantaine de places toutes découvertes. A cette période de l’année, il est préférable d’être bien équipé contre le froid et les embruns. Le temps est gris mais sans vent. Un accompagnateur nous donne les consignes de sécurité et tout au long du parcours nous donnera des renseignements sur les sites que l’on verra, les oiseaux et les mammifères que l’on croisera . Dès la sortie du port, les deux moteurs sont lancés à pleine puissance afin de rejoindre, au plus vite, l’extrémité de la presqu’île tout d’abord, afin de voir le chandelier que l’on devine sur la falaise surplombant la côte. Ce candélabre tracé dans le sable serait-il un repère pour les cap-horniers, aucune explication n’est apportée sur sa signification. Après un arrêt de quelques instants pour immortaliser la figure bien visible malgré les embruns nous prenons la direction du large pour nous rendre à l’archipel des îles Ballestas. Ces îles sont les lieux de reproduction de nombreuses espèces d‘oiseaux (fous de Bassan, pétrels, cormorans, pingouins de Humboldt ) et de mammifères marins dont les lions de mer que l’on verra en grand nombre posés sur les rochers. Les nombreux bateaux de touristes qui croisent dans les parages ne semblent en aucun cas les déranger. Par contre, les nombreux arrêts occasionnent chez certains passagers des désagréments nauséeux. Dans l’île principale, nous verrons une installation permettant l’extraction et le transport du guano exploité depuis le milieu du XIX ème siècle. Actuellement, il n’y a pas de présence humaine en permanence sur ces îles exploitées seulement tous les 7 ans afin que les ressources en guano se régénèrent. Le mal de mer ne touchant personne de notre famille, tout le monde profite au maximum du paysage sur les îles au relief très découpé avec des arcs rocheux sous lesquels s’engagent les bateaux pour rejoindre d’autres îles. La croisière dure environ deux heures. De retour à l’hôtel, fermeture des valises pour le grand retour après s’être débarrassé des Kways et autre fourrure polaire bien utiles sur le bateau. Pour nous accompagner à l’aéroport notre dernière destination péruvienne, seul est nécessaire notre chauffeur qui aura à rouler près de 500 km. Nous emprunterons essentiellement la panaméricaine qui nous permet d’apercevoir l’océan une grande partie du trajet . Le paysage est essentiellement désertique et la côte relativement découpée avec des falaises tombant à pic dans l’eau. La houle crée en arrivant sur le rivage d’importants rouleaux favorables à la pratique du surf même en cette période hivernale. En approchant de Lima, c’est une multitude de stations balnéaires que l’on aperçoit en bordure de l’océan. Les derniers kilomètres s’effectuent sur une autoroute peu fréquentée en ce dimanche ce qui n’est pas le cas des boulevards périphériques de la capitale qui sont eux bien embouteillés à proximité des centres commerciaux et de loisir. Nous traversons ainsi tout Lima avant de rejoindre dans les temps l’aéroport où nous prenons congé de notre chauffeur. Pour que l’on est pas trop de regret, ce dernier jour sera le seul où les soleil ne se sera pas montré. Nous enregistrons les bagages puis faisons le tour des commerces pour attendre l’heure de l’embarquement. Pour occuper le temps, notre fils se mettra à remplir son cahier de devoir de vacances jusque là oublié au fond du sac !! Une obligation à laquelle nous ne pourrons s’échapper : c’est le paiement de la taxe d’aéroport de 360 soles. A 19h45, l’airbus A340 d’Ibéria décollait pour Madrid : fin du circuit Pérou avec pleins d’images dans la tête.
Lundi 9 Août : Vol sans histoire avec une arrivée à Madrid avec 30 minutes d’avance. Il est 14h ici mais 7h au Pérou : c’est pourquoi, le second repas servi dans l’avion est le petit déjeuner. A la différence de l’aller, nous n’avons pas un temps de transit suffisamment long pour retourner visiter Madrid. Nous patientons donc en changeant de terminal où nous retrouvons des français rencontrés au début du circuit à Mancos dans la Cordillère Blanche. Comme nous , leur trek s’est bien passé., mais nous n’aurions pas pris leur place: la marche : oui mais en petite quantité !!! Aucun problème sur le vol de Paris où nous arrivons vers 21h30. Avons trouvé un taxi rapidement et une heure plus tard nous retrouvions notre chez nous , prêts à repartir…. Pour l’ Aveyron quelques jours plus tard. Nous remercions notre Tour operateur local :Walter Candia Valer et son agence pour l’excellent circuit qu’il nous a concocté, son efficacité et les visites qu’il nous a rendu pour prendre soin de nous et vérifier le respect des prestations promises. Les guides, chauffeurs pour leur travail efficace. Le Pérou en général pour nous avoir gratifié d’un très beau temps pas aussi froid que prévu. Les Péruviens pour leur accueil et leur amabilité.
Pour voir plus de photos:http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Pérou -Peru
Depuis 3 ans, nous repartons au long cours pour les vacances. 2008 a été l’année qui a mis le feu aux poudres. Grâce à un ami travaillant en Ethiopie, ma femme et moi ont convenu qu’il fallait de nouveau voyager, les enfants ayant grandi. Grâce à internet, ce premier voyage a été préparé de notre bureau à coup de mails envoyés à des agences locales de tourisme suite à la découverte du site d’Ethiopian airlines proposant des circuits en plus des vols aériens internationaux et domestiques. Durant près de 2 mois, toute l’information possible sur le pays a été rassemblée afin de connaître les sites les plus intéressants à voir dans un laps de temps très court. Notre idée est d’en voir le maximum tout en supportant un rythme de voyage acceptable et assimilable par l’organisme. Le succès de ce circuit nous a confortés dans l’idée que l’on pouvait maintenant prendre les enfants avec nous afin qu’ils bénéficient des bienfaits d’une ouverture au monde. En 2009, après un projet de vacances au Kenya/Tanzanie, j’ai réussi à argumenter pour se diriger vers la Namibie. Autotour et préparation avec un T.O. local nous ont ainsi permis de visiter une grande partie du pays sans dégoûter les enfants par des kilométrages délirants. Des grands espaces, des animaux sauvages en quantité, un climat frais mais beau ont laissé d’excellents souvenirs à tous. En 2010, il fallait trouver autre chose à voir. L’Asie a été envisagé mais le climat durant l’été n’est pas trop favorable. Peut-être une tentative sera-t-elle tentée à de prochaines vacances de printemps afin de bénéficier d’un temps plus supportable pour visiter l’Inde que personne dans la famille ne connaît ou le Népal. Après un regard sur la mappemonde, l’Amérique du Sud a été trouvée comme prochain point de chute pour l’été. La Bolivie ayant été écartée d’office puisque le père l’a déjà visité il y a près de 20 ans, la destination a été ensuite choisie à l’unanimité : le Pérou. Personne n’y était allé et certains sites étaient déjà bien connus : Machu Picchu, lac Titicaca, les Incas, le seigneur de Sipan. Question climat, on restait dans l’esprit Namibie c’est-à-dire beau mais frais à cela s’ajoute l’altitude qui augmente la baisse de la température. Cela refroidit un peu les envies des plus jeunes mais les arguments des parents l’emportent. Il allait falloir maintenant trouver le circuit que l’on allait monter. Pour cela, internet permet en quelques instants de trouver les principaux centres d’intérêt du pays en parcourant les catalogues des T.O. les plus connus. Ensuite comme pour nos précédents, nous avions prévu de faire confiance à un T.O. local, les expériences ayant été concluantes. Nous dénichons quelques locaux francophones puisque l’espagnol n’est pas parlé dans la famille excepté notre fille mais qu’elle balbutie plus qu’elle ne le parle. Nous envoyons quelques demandes après déchiffrage de leur site. Nous adressons des demandes à ceux nous paraissant les plus sérieux. Après quelques jours d’attente, nous commençons à recevoir des devis qui nous interpellent. Certains nous font découvrir des régions non envisagées au départ tel que le Nord-Pérou et les régions montagneuses de la Cordillère Blanche moins connues que Cuzco. De 15 jours prévus au départ nous entamons une progression dans la durée du circuit y ajoutant par ci par là de nouvelles extensions. Au nord vient se joindre l’Amazonie. Comme l’on prévoit un T.O. local, il faut parallèlement prévoir de notre côté l’achat du billet d’avion Paris/Lima ce qui n’est pas une mince affaire. Les billets doivent satisfaire à plusieurs contraintes : être les moins chers, être aux bonnes dates par rapport à la longueur du circuit retenu, ne pas nous faire passer par les USA, la durée la plus courte possible de l’escale à Madrid car cela nous est apparu très rapidement que le vol serait via Madrid. Fin février, les choix ont été faits : circuit du 18 Juillet au 9 Août Paris-Paris sur vol Ibéria et avec LatinAndes comme T.O. local. Notre interlocuteur sur place s’appelle Walter Candia Valer. Nous discutons par mails pour mettre en place le circuit définitif et le tarif qu’il nous propose nous encourage (environ 2000 euros Lima/Lima par personne) . Du circuit la « terre des pumas » , nous avons choisi de visiter le Pérou dans sa quasi-totalité. Nous trouvons le billet aérien avec escale à Madrid comme convenu. Il n’y a plus alors qu’à attendre le départ avec cependant quelques incertitudes : Nous effectuons les virements de paiement du circuit sans aucune assurance de la notabilité du TO mais nous gardons confiance dans le fait que les années précédentes tout s’est très bien déroulé. Le déroulement jour par jour
Dimanche 18 Juillet : 8h30, départ de notre domicile pour nous rendre à Orly en taxi. Les bagages pour 4 sont trop imposants pour envisager un transfert par RER . Direction Orly-Sud, mais par acquit de conscience Maman vérifie les billets : ce n’est pas Sud mais Ouest où il faut se rendre. Papa s’était trompé par précipitation. Décollage à 10H50 sans encombre, direction Madrid où nous arrivons en fin de matinée. L’enregistrement des bagages et des places sur les 2 vols a été fait jusqu’à Lima ce qui nous laisse du temps pour aller visiter la ville puisque nous repartons à 1H15 du matin. L’aéroport de Barajas est immense ce qui nécessite de prendre des navettes automatiques pour rejoindre le métro qui dessert directement le centre ville. Nous avions préparé notre petite escapade madrilène en prenant plan de la ville et des sites à visiter lors d’un passage-éclair. Nous descendons « place d’Espagne » où une température caniculaire nous attend (37°). Il est près de 15h et la ville est encore assoupie. La faim nous tenaille et nous trouvons vite un restaurant typique où les choix de plats satisfont les différents appétits. Après cette diversion, nous entamons notre périple dans le Madrid touristique via le palais royal, la cathédrale de la Almudena. Nous entrevoyons, sans s’en approcher, le Théâtre Royal tant la chaleur est difficilement supportable. Nous longeons les murs. Nous rejoignons les plazas de la Villa et San Miquel où des halles abritent un marché très à la mode, avant de passer à la plaza mayor à la magnifique unité architecturale. Nous recherchons de l’eau afin de rafraîchir les gosiers assoiffés par la chaleur suffocante de cette fin d’après midi . Nous retrouvons les madrilènes dans les zones commerciales ouvertes le dimanche autour de la « puerta del sol » jusqu’à la « plaza del callao » sur Gran Via. Nous décidons de nous rendre à la « plaza de Alcala ». De beaux immeubles des années 1900 constituent l’essentiel des bâtiments croisés. Les grandes artères que nous parcourons assurent un minimum l’évacuation de la chaleur de la ville entretenue par un soleil toujours aussi vif. Les pieds commencent à s’échauffer et de grosses voix s’élèvent pour demander un arrêt pour manger sachant que dans l’avion, cette nuit, l’attente sera longue. Nous prenons place dans une trattoria sur Alcalà. La cuisine italienne a bien des adeptes partout dans le monde en raison du faible coût des produits utilisés et d’une facile accoutumance aux plats principaux en particulier chez les jeunes. Pâtes et pizzas seront à la table de nombreux repas tout au long du circuit. Après le dîner , nous reprenons le métro pour nous rendre une dernière fois dans le vieux centre. Nous descendons à « la Puerta del Sol » et entamons à la nuit presque tombée un passage vers la place Isabel II où se trouve le théâtre royal. Nous traversons « la plaza de oriente » où un jardin verdoyant concentre une foule multiculturelle . Nous retrouvons ensuite le monument élevé à la gloire de Cervantès représentant Don Quichotte et son fier écuyer monté sur son âne. Une fête gastronomique aux accents de Galice bat son plein sous des barnums au pied de la tour de Madrid. Nous remontons ensuite « Gran Via » jusqu’à la station de métro du même nom pour profiter quelques instants encore de la chaude ambiance de la ville qui commence à s’animer. Une heure de métro plus tard, nous sommes dans l’enceinte de l’aéroport pour attendre notre vol en partance pour Lima.
Lundi 19 Juillet : La journée commence et nous ne sommes pas encore couchés. Nous sommes dans l’Airbus A340, long courrier quadrimoteur qui nous nous fait traverser l’Atlantique et l’Amazonie avant de rejoindre la côte de l’océan Pacifique. Tout le monde s’installe pour une longue nuit qui va nous faire remonter le temps puisque en 12heures nous revoilà 7 heures plus tôt. Repas succinct mais correct. Réveil à 11h plutôt 4h pour avaler un petit déjeuner. 5h30, arrivée dans la nuit noire à Lima. Beaucoup de temps pour récupérer les bagages, mais enfin pas de problème; tous nous ont bien suivis. Maintenant vient l’angoisse : David le guide prévu par le TO sera-t-il bien là ? Après le passage à la douane, tout le monde retient son souffle en sortant de la zone de débarquement et de passage des frontières. Derrière la barrière qui nous sépare des réceptifs cherchant à retrouver les arrivants, nous apercevons le panneau sur lequel est écrit notre nom : Ouf, il est bien là David. Toute notre angoisse disparaît , le voyage peut réellement commencer. Après les présentations, toutefois un premier désagrément: pas de chauffeur pour nous conduire en ville à l’hôtel. David s’empresse auprès du chauffeur de connaître le motif de son absence. Il s’est tout simplement trompé d’heure. On lui avait dit 6h30 mais il s’était plus souvenu si il s’agissait du main ou du soir. Après ce contretemps, nous avons rejoint le minibus, avec une heure de retard, commencé à se mêler aux embouteillages de Lima et à s’imprégner de l’ambiance grise et fraîche de cette mégalopole. Un brouillard fin s’abat tous les matins d’hiver pour se dissiper vers midi. D’ici là, il faut s’adapter pour vivre dans cette ville aux banlieues lépreuses où les mototaxis encombrent les rues. Peu de véhicules particuliers toutefois, mais une foule de bus , d’autobus de ligne, de taxis en tout genre. En 45 minutes nous rejoignons notre hôtel (Kamara) situé quasiment en plein centre historique. Des mesures de sécurité importantes permettent de vérifier l’attention toute particulière qu’il faut faire au cours de déplacements. Grilles aux portes de l’hôtel, vigiles sont monnaie courante devant de nombreux établissements commerciaux. Nous rejoignons nos deux chambres et après une toilette réparatrice, nous allons prendre un petit déjeuner. A 10h, le guide nous rejoint pour nous faire visiter le centre historique. Nous commençons par une rue pleine de libraires qui donne dans la place San Martin . Ce personnage est un des héros de l’indépendance du Pérou au cours du XIXème siècle. Après la canicule de la veille, le temps breton nous réveille pour continuer la visite en direction de la plaza mayor qui est entourée de tous les bâtiments caractéristiques d’une capitale coloniale espagnole. Cathédrale, administration centrale, présidence de la république, banque centrale et autres. Avant le premier déjeuner péruvien, nous visitons quelques églises de style baroque car de nombreuses originales du XVIème siècle ont été détruites lors de tremblements de terre. Peu avant midi, nous retournons devant la présidence de la république sur la plaza mayor pour assister à la relève d la garde, événement qui voit arriver une forte concentration de touristes. A l’occasion de notre repas pris dans un restaurant à deux pas du centre touristique, nous goûterons le cocktail local, le « Pisco Sour » ainsi que la cuisine locale qui s’avérera très variée à base de céréales comme le quinoa, de viandes souvent exotiques telles que l’alpaga. Après le repas, nous continuons nos visites par celle du musée de l’Inquisition qui fit tant trembler jusqu’au XVIIIème siècle et celle d’un musée privé (musée Cohen) présentant de magnifiques collections d’objets des différentes civilisations ayant traversé l’histoire du Pérou. Après cela nous retournons à l’hôtel, fatigués par la promenade, le décalage horaire et les différences de température subies depuis deux jours. Nous prenons congé de notre guide qui nous rejoindra le lendemain pour nous conduire à la gare routière. Un cadenas sur un bagage qui ne veut pas s’ouvrir viendra ternir l’ambiance en cette fin d’après midi. Il a fallu ressortir pour le remplacer (Cela nous a permis de tester notre espagnol) et puis, par hasard la combinaison s’est de nouveau ouverte. Après ce petit contretemps sans grave conséquence, nous prenons la décision de dîner à l’hôtel afin de nous économiser un peu, demain étant une journée de voyage en bus de ligne. Pour le repas, nous choisissons cuisine italienne ce qui ravira l’ensemble des convives. Les enfants vont se coucher mais les parents attendent une visite : notre T.O. doit venir nous rencontrer afin de nous donner les éléments pour continuer le voyage. A 21h30, Walter apparaît dans le hall de l’hôtel et se présente à nous. Il vient de monter son agence à Cuzco depuis quelques mois et cherche encore des clients malgré un emploi du temps déjà bien chargé. Il accompagne aussi un groupe de touristes français . Il nous explique qu’à chacune de nos étapes un guide , un chauffeur et un van nous attendront pour nous faire visiter la région et nous conduire jusqu’au prochain moyen de transport qui nous amènera à notre destination suivante. Au Pérou, afin de diminuer le chômage en province, les accompagnateurs de circuit sont des locaux assermentés, associés chacun à une région et souvent à une spécialité comme guide de haute ou moyenne montagne. Nous prenons congé de notre hôte après ses précieux renseignements fournis pour le déroulement ultérieur de notre aventure. A 22h30, extinction des feux.
Mardi 20 Juillet : Réveil à 5h15, rassemblement des bagages puis petit déjeuner au restaurant de l’hôtel Kamana où nous avons passé une excellente nuit réparatrice. A 6h45, nos guides et chauffeur viennent nous chercher pour rejoindre la gare routière située au sud de Lima dans une banlieue glauque que le temps gris n’améliore pas. Nous déposons les bagages qui seront mis en soute et attendons patiemment la montée après contrôle par caméra. Nous partons à 8h10 dans le bus de ligne de la Compagnie Movil Tour en direction de Mancos via Huaraz dans la Cordillère Blanche, une chaîne de montagne où de nombreux sommets dépassent les 6000 m. C’est notre 1ère expérience de ce type de transport. Par crainte de souci de mal au cœur, Pierrine, notre fille a pris des médicaments qui s’avéreront efficaces. Le bus est confortable, muni de WC, de TV , de sièges inclinables afin de supporter un long trajet. Aujourd’hui, ce sera essentiellement du repos avec découverte de différents paysages qui s’étageront du niveau de l’océan à plus de 4000 m. Nous traversons tout d’abord Lima par de grands axes souvent encombrés, puis la Rimac, le fleuve qui sépare la ville en deux . Au nord, nous atteignons la banlieue et la ville de Callao où se situe notre premier arrêt. Nous accueillons quelques voyageurs supplémentaires avant d’emprunter la Panaméricaine, l’axe mythique qui joint les Amériques. Dès que nous quittons la métropole, nous longeons l’océan Pacifique qui vient se jeter sur la plage en de nombreux rouleaux. De hautes dunes de sable bordent la route côté oriental et cela sur des dizaines de kilomètres. De temps en temps , des oasis de verdure apparaissent au débouché des quelques fleuves se jetant ans l’océan en provenance des contreforts de la cordillère. Des cultures de cannes à sucre forment l’essentiel de l’agriculture associée à une culture maraîchère qui assure l’approvisionnement de la capitale en légumes frais. Les arrêts sont fréquents pour franchir des péages qui sont établis sur les axes principaux de l’ensemble du pays. Le réseau routier que nous parcourrons durant notre circuit, est dans l’ensemble en bon état . A midi nous nous arrêtons à Barranca pour déjeuner dans un restaurant de station-service. Afin de diminuer le temps d’arrêt, nous prenons un plat unique de riz-poulet de qualité tout à fait acceptable. Nous nous sommes dérouillés un peu les jambes avant de continuer le voyage. En reprenant la route qui commence à s’élever le long du rio Fortaleza, le soleil fait son apparition. Nous traversons quelques villages avant que les virages deviennent de plus en plus nombreux alors que la route grimpe à l’assaut du col de Conococha qui culmine à 4200m. De là haut, la vue est très étendue à la fois sur la lagune qui s’étend à nos pieds et sur la cordillère de Huayhuash qui barre le paysage vers le sud-ouest. Le col est une grande étendue plate parsemée de marais où paissent des troupeaux de moutons pour l’essentiel. Nous entamons la descente vers Huaraz, tout de même situé à 3060 m. Nous nous arrêtons pour faire descendre l’essentiel des clients qui viennent ici pour la découverte de la haute montagne andine en participant à des treks . Encore une heure de route avant de rejoindre Mancos où nous attend notre guide Eduardo. Il nous conduit chez l’habitant d’après ce qui était prévu dans notre programme mais nous découvririons en fait un petit lodge de montagne très confortable. Situé au pied du Huascaran, la plus haute montagne du Pérou, il bénéficie d’une vue imprenable sur la montagne depuis un très agréable jardin. Les chambres sont simples mais disposent de tout le confort nécessaire pour y passer deux nuits. A 2600 m, nous n’appréhendons pas trop cette altitude qui ne nous pèse pas trop. Nous n’aurons pas de malaises, ni de difficultés particulières pour dormir. La fin d’après midi se passe à s’installer tranquillement et à profiter d’un paysage somptueux que bien des montagnards que l’on connaît nous envieraient. Le soleil couchant sur les deux sommets du Huascaran embrase l’ensemble de la montagne qui nous domine. Le dîner servi dans une petite salle, où de nombreux souvenirs de montagne ( photos d’ascension, piolets) sont accrochés aux murs, est composé d’une excellente soupe de légumes et de riz-poulet suivi d’une salade de fruits. A 21h15, nous nous endormons.
Mercredi 21 Juillet : Ce matin réveil à 7 heures, un soleil magnifique inonde les fenêtres de notre chambre et le Huascaran enneigé. Très bon petit déjeuner où nous sommes accueillis par Walter, notre hôte patron de la « Casa de my habuela ». Aujourd’hui, nous allons en haute montagne visiter les lagunes de Llanganuco, une promenade plus qu’une marche au long cours. A 8heures comme prévu, Eduardo et le chauffeur viennent nous chercher. Nous nous arrêtons tout d’abord au Campo Santo de Yungaï, souvenir d’un tremblement de terre suivi d’un glissement de terrain qui fit 80000 victimes dans la vallée en 1970. La ville a été reconstruite à quelque distance de la ville ancienne afin d’éviter de nouveau une même tragédie. Ensuite, nous entrons dans le parc naturel du Huascaran, qui fait partie des sites naturels de l’Unesco ce qui implique une forte implication dans le respect de la nature. Nous passons alors dans une brèche impressionnante faite entre 2 sommets emblématiques des Andes le Huandoy, d’un côté et le Huascaran de l’autre. Au fond, s’étalent les deux lagunes successives de Llanganuco établies à 3850m. Le soleil brille et aucun vent glacial prévisible en cette saison ne souffle ce qui permet de profiter au maximum d’un environnement magnifique à la végétation impensable, pour un européen, à de telles altitudes : arbres de différentes espèces, roseaux, etc… Nous continuons notre route qui est en fait un chemin gravillonné jusqu’à un belvédère à 4750 m où nous embrassons un paysage extraordinaire avec des dizaines de sommets dépassant 5500 m. Malgré que ce soit l’hiver, il faut atteindre plus de 5000 m pour voir de la neige accrochée aux pentes. A cette hauteur, la marche s’avère difficile et nous profitons de ces quelques instants pour immortaliser notre passage dans ce haut lieu de l’andinisme. Lionel Terray n’a-t-il pas gravi le Huandoy que nous voyons en face de nous, en 1956. Ensuite, nous redescendons à la lagune Coracincha située à 3850 m pour pique-niquer au pied des chênes quena , arbres endémiques de la région. Temps magnifique et même chaud puisque nous restons en T-shirt. Le lac permet le canotage mais pas la baignade. Nous faisons après le repas une petite promenade afin de profiter du site constitué de vertigineuses falaises tombant directement sur les eaux turquoises. C’est un lieu très fréquenté par les excursionnistes le plus souvent péruviens. La suite de l’après midi se déroule dans le jardin de l’hôtel afin de contempler la vue majestueuse sur les sommets environnants. A 2600 m, on reprend également son souffle. La descente a été l’occasion de voir la vie difficile des montagnards occupés aux travaux des champs avec le plus souvent comme moyen de traction des charrues, des bœufs. Le dîner passé, le coucher s’effectue à 21h15.
Jeudi 22 Juillet : Le guide nous a donné rendez-vous à 7h45, aussi sommes nous debout à 7h afin de profiter de l’excellent petit déjeuner du lodge. Comme les jours précédents, il fait un soleil magnifique mais la fraîcheur est là également. Nous embarquons pour une heure de taxi pour nous rendre sur les hauteurs de la vallée du rio Santa au pied du Huascaran. Ce matin, un petit trek nous attend afin de nous imprégner de la vie rurale dans la cordillère blanche. Nous sommes déposés à 3400m dans un petit village en pleine activité. Les hommes et femmes s’affairent à nourrir les bêtes – moutons, porcs, vaches- soit dans les fermes, soit dans les champs. Nous croisons un préposé chargé de s’assurer d’une parfaite équité dans la distribution d’eau entre les propriétaires des champs de la communauté. Pour cela, il ouvre et ferme de petites vannes de pierre situées sur les rigoles qui transportent l’eau issue des sommets. Nous descendons le long d’un sentier qui nous ramènera au lodge après une marche d’environ 4 heures à travers les petits villages créés autour d’une place centrale dotée d’un jardin planté de palmiers et où l’église et la mairie constituent les bâtiments principaux. Nous avons la chance de rentrer dans une école maternelle dans laquelle nous donnons quelques stylos et cahiers. La maîtresse et les enfants nous en remercient en chantant. La région est truffée de mines, une d’or est visible à bonne distance, et une seconde, de charbon permet de voir la fin de l’extraction à la sortie des boyaux. Des bosquets d’eucalyptus embaument l’atmosphère. Ces arbres à la pousse rapide, ont permis la reforestation après de trop nombreuses coupes des espèces indigènes en raison des besoins des populations en bois de chauffe. Un bon repas pris en plein air nous permet de reprendre des forces après notre demie journée de marche. L’après midi, nous en profitons pour lire et se divertir avant de rejoindre Huaraz où nous prendrons le bus de nuit pour Trujillo : une nouvelle expérience pour nous tous. A 17 h, le guide et le chauffeur nous conduisent à la « Chamonix » des Andes en remontant la vallée du rio Santa ce qui nous permet de profiter de très belles échappées sur la Cordillère Blanche. De la gare routière où nous avons laissé nos bagages, il nous faut environ 30 minutes pour rejoindre le centre ville. Le calme de Mancos est remplacé, pour quelques heures, par l’animation d’une ville vouée à la haute montagne. Vêtements et équipements d’escalade apparaissent aux vitrines de nombreuses boutiques de même que des sociétés de guides et de treks. A la nuit tombée, nous nous engouffrons dans un restaurant….italien au menu à 11 soles. Nous rejoignons ensuite le terminal des bus en traversant des quartiers aux rues vides, aux boutiques au rideau baissé où dominent la couleur blafarde des néons et les aboiements de chiens qui semblent pas toujours bien intentionnés. Une heure à attendre avant de monter dans le bus qui nous mène à Trujillo. Nous laissons là notre guide Eduardo qui nous a permis de bien découvrir sa région. A 21h30, nous nous installons au rez de chaussée d’un bus à étage disposant de tout le confort pour passer une nuit à bord. Couverture et petit en-cas nous sont distribués par une hôtesse comme dans un avion. La télé dispense un film d’aventure avant l’extinction des feux.
Vendredi 23 Juillet : Nous trouvons notre nouveau guide Pedro au terminal routier de Trujillo à notre arrivée à 7h30 à Trujillo. Nous sommes emmenés à l’hôtel Pullmann situé en centre ville où nous prenons le petit déjeuner et nous nous accordons quelques minutes pour faire un brin de toilette avant d’attaquer nos visites. Ce matin, nous quittons la ville par le sud pour rejoindre le site de la « Huaca de la Luna » où sont entreprises depuis une vingtaine d’années des fouilles archéologiques. Il s’agit d’une pyramide détruite en grande partie par les intempéries, construite en briques et appartenant à la civilisation « moche » datée entre le II et le VIII ème siècle. De nouveaux trésors y sont découverts presque tous les jours. Cette civilisation a construit en empilant les édifices religieux les uns au-dessus des autres ce qui permet d’espérer des découvertes dans les couches les plus profondes non encore creusées. Sous des auvents protégeant les zones de tombes et de salles aux murs colorés, nous pouvons voir les différentes représentations des dieux, en particulier du dieu principal dit « l’égorgeur ».sous forme de bas-reliefs polychromes . Durant près de deux heures, nous parcourons les différentes époques de cette civilisation situées à des niveaux différents de fouille et apercevons la « Huaca del Sol », la plus grande pyramide d’Amérique du sud qui n’est pas encore inventoriée. A la fin de la visite, nous traversons un ensemble de stands de produits d’artisanat d’une grande finesse (céramiques, bijoux, etc…). Pour déjeuner, nous partons au nord de Trujillo sur la côte Pacifique dans la station balnéaire de Huanchaco où je mangerai mon premier ceviche, spécialité culinaire à base de poissons crus assaisonnés d’une vinaigrette au citron vert. Le restaurant domine la plage où les nombreux rouleaux permettent le surf et la pratique des cabalittos de totora, embarcations en roseaux servant à la pêche et utilisées depuis des centaines d’années. Le soleil brille de nouveau après dissipation des brumes matinales qui enveloppent toute la région côtière. En retournant à Trujillo, nous nous arrêtons à Chan Chan, cité conquis par les ncas à la fin du XVème siècle après un siège de 10 ans. La ville s’étend sur 20 km². Elle appartient à la civilisation Chimu qui succéda aux Moche. C’est une enceinte fortifiée construite en adobe. Nous y visitons la citadelle Tschudi Nous voyons la place centrale, lieu des cérémonies et de sacrifices, la zone de l’administration où de petites cellules constituaient les bureaux des fonctionnaires gérant les différentes régions du royaume. A proximité de la mer, se trouvent d’autres enceintes, témoignage d’une autre période de cette civilisation encore mal connue. De retour à Trujillo, nous allons parcourir le centre ville historique situé autour de la plaza de armas et à peu de distance de l’hôtel. La rue de l’hôtel est remplie de stands temporaires d’artisanat ce qui favorise les dépenses de souvenir (nappe en coton , pena, etc…). Ce soir là, nous faisons un repas dans un restaurant chic de la rue Pizarro.
Samedi 24 Juillet : A 7h40, départ en voiture privée pour Chiclayo. Comme tous les jours, brume et fraîcheur sont au rendez-vous. Nous empruntons la panaméricaine direction nord. A environ 40 km de Trujillo, nous la quittons pour rejoindre un site archéologique nouvellement ouvert aux visites. Il s’agit de la Huaca de Cao au musée créé en 2009 à la suite de la découverte d’une magnifique tombe d’une femme de haut rang de la civilisation Chimu. Le musée très sobre, en béton brut, conserve les trésors découverts dans une pyramide située à proximité immédiate de l’océan. Comme à la Huaca de la luna, de nombreux bas-reliefs présentent des motifs géométriques et des représentations du dieu égorgeur et de poissons. Des échafaudages de protection permettent de maintenir en état les restes de tombes où de nombreuses pièces de poterie et des bijoux ont été retrouvées de même que des momies bien conservées regroupées dans le musée nouvellement installé grâce à des fonds allemands. Après la visite du site, nous continuons par celle du musée où ont été rassemblées les pièces essentielles découvertes lors des fouilles. Les salles à la lumière parfaitement adaptée, jouissent d’une magnifique mise en valeur des objets d’orfèvrerie, des tissus multicolores souvent associés à des plumes d’oiseaux d’Amazonie trouvés dans les différentes couches de la pyramide principale. Nous reprenons ensuite la route de Chiclayo en traversant de nombreux villages où la principale industrie est la riziculture. Avant midi, nous nous dirigeons vers Zana, ancienne ville coloniale importante pillée au XVIIème siècle par les pirates anglais . Il reste les vestiges de nombreuses églises qui sont devenus le repaire de vautours. A l’importance de la taille de ces monuments, on s’imagine quel pouvait être le rôle de cette cité dans le commerce local et dans l’exportation vers l’Espagne des produits agricoles locaux tels que la canne à sucre dont la culture est toujours essentielle pour la région. Midi approchant la recherche d’un restaurant s’est confirmée mais a été contrariée par la crevaison d’un pneu sur notre van. Cela nous a permis de nous attarder dans un village et d’y voir la vie s’y dérouler en particulier autour d’un puits qui semblait être la seule source d’eau possible. Après le repas pris dans un restaurant local où nous avons goûté un excellent canard cuisiné aux haricots blancs, nous nous sommes rendus au site où a été trouvé la tombe du « Seigneur de Sipan », l’équivalent au Pérou de la tombe de Toutankhamon pour l’Egypte. Comme pour les sites précédents, nous voyons émerger des buttes qui constituent souvent le seul relief dans le paysage et qui sont en réalité les restes de pyramide de brique en partie effondrée. C’est dans l’une d’elles, la Huaca Rajada, qu’ont été découvertes les tombes inviolées de riches personnages datant de 1750 ans et appartenant à la civilisation moche. Une reconstitution permet de voir les tombes telles qu’elles ont été découvertes en 1987. L’intérieur des tombes constitué en plus des corps, d’objets nécessaires à la vie dans l’au-delà et même de personnes sacrifiées lors de l’enterrement du propriétaire, a été installé dans un musée à Lambayeque ouvert en 2002. Après cette série de visites, nous rejoignons l’hôtel Inti à Chiclayo en s’arrêtant en ville à la promenade des Muses, dont notre guide était très fier mais qui, pour nous, par ses statues et monuments pseudo romains semblait très kitsch. Situé en plein centre, notre hôtel nous a permis de visiter la partie la plus pittoresque constituée bien entendu par la plaza mayor dominée par la cathédrale. Ce soir-là, il nous a fallu près d’une heure et demie pour se décider sur un restaurant qui a plu à nos papilles puisque nous y sommes retournés le lendemain soir.
Dimanche 25 Juillet : Grasse matinée, départ à 9heures. Nous commençons nos visites par celle du marché aux sorciers. En effet, le chamanisme est encore très vivant au Pérou et les ingrédients nécessaires aux cérémonies se trouvent rassemblés dans ce lieu. On trouve ainsi plantes hallucinogènes, peaux de bêtes sauvages, squelettes et gris-gris en tout genre. Par la route ensuite, nous rejoignons Tucume aux 26 pyramides disséminées dans la plaine. Le musée regroupe les découvertes récentes faites en particulier dans la Huaca Larga, la plus grande construction en adobe du monde. Nous montons ensuite sur un belvédère d’où nous pouvons avoir une vue panoramique sur les amoncellements de briques, restes des pyramides de la civilisation sican. Nous rejoignons, pour midi, Lambayeque afin de visiter, après le déjeuner, le musée des tombes royales de Sipan où ont regroupées toutes les découvertes des sépultures du seigneur de Sipan, de son aïeul et du grand prêtre qui appartenaient à la civilisation moche du début de l’ère chrétienne. Le monument reprend la forme des pyramides moche et la couleur du sang tellement présent dans la vie telle qu’elle a été représentée sur les poteries très détaillées découvertes dans les tombes. La visite se fait en descendant. Tous les aspects de la civilisation moche sont présentés à partir des œuvres trouvées. Céramiques, tissus, orfèvrerie représentent la vie religieuse, politique, militaire avec les vainqueurs et les vaincus. Les squelettes sont présentés avec les ornements (pectoraux en or, ceintures, armes etc…) qui les ont accompagnés lors de leur dernier voyage. Cela se termine par une reconstitution animée de la cour du vieux seigneur. Toutes les explications nous ont été données par notre guide Pedro. Vers 16h nous retournons à l‘hôtel Inti afin de préparer les bagages simplifiés que nous emporterons avec nous dans le lodge amazonien. Papa part faire quelques photos dans le centre historique afin de profiter d’un éclairage différent . Pour le dîner, nous retournons au Campero chicken où chacun se régale. Nous nous couchons tôt après avoir reçu par anticipation le petit déjeuner en prévision de notre départ très matinal.
Lundi 26 Juillet : Réveil 4h. En effet, ce matin nous prenons l’avion pour nous rendre à Puerto Maldonado dans l’est du Pérou. Nous changeons d’avion à Lima et faisons ensuite escale à Cuzco. A 5 heures, le guide est à l’heure mais le chauffeur est un peu en retard .Le vol (Airbus A319-Lan Peru) pour Lima est à 6h10. Il faut payer des taxes aéroportuaires avant l’embarquement. Après 70 minutes de vol, nous arrivons à Lima pour un transit d’environ 2h passées à faire les boutiques très coûteuses de l’aéroport. Le vol de 55mn pour Cuzco est splendide en raison du survol des Andes sous un soleil magnifique. L’escale d’une trentaine de minutes nous permet de faire connaissance visuellement avec Cuzco que nous visiterons à notre retour d’Amazonie. Après 35 minutes de vol, nous nous posons à Puerto Maldonado, 250 mètres d’altitude. Nous nous attendons à une chaleur importante surtout qu’il est 13 heures à notre arrivée. Nous rejoignons l’aéroport à pied en traversant le tarmac. Nous sommes un peu surpris par la température trop agréable à note goût (27°). Le TO local nous attend avec un bus très coloré aux sièges en bois, sans vitres tout à fait adapté aux conditions climatiques locales. Nous traversons une ville aux basses maisons de bois. L’essentiel du transport s’effectue avec des mototaxis. L’atmosphère nous rappelle celle des villes des trappeurs et de contact multiculturel. Les indiens des Andes et les indiens de l’Amazonie se croisent . Nous déposons l’essentiel de nos bagages dans les locaux de l’agence qui possède le lodge où l’on va séjourner durant 2 jours au bord du Madre de Dios, un affluent de l’Amazone. Ensuite, le bus nous conduit au port fluvial où l’on embarque sur une longue pirogue pour rejoindre notre base à 90 minutes de navigation en aval. Puerto Maldonado est une ville en constante évolution, point de rencontre entre des peuples en constante hostilité depuis des lustres. Au fil du fleuve, nous découvrons la manière de vivre des garimperos, chercheurs d’or- orpailleurs qui fouillent le fleuve à la recherche d’éventuelles pépites qui pourraient les sortir de la misère, en polluant l’eau par l’utilisation de mercure. La pêche est interdite, en principe, en raison de cette pollution. A 15h, nous abordons au ponton situé au pied du lodge qui nous hébergera 2 nuits. Construit avec des matériaux locaux (bois, palmes, etc…), il est fait de bungalows sur pilotis construits autour d’un bâtiment central au milieu d’une végétation tropicale luxuriante. Les fortes précipitations ont conduit à protéger par des toits en palme les liaisons piétonnes surélevées disposées entre les bâtiments centraux et les paillottes confortables qui nous hébergent. Chacune possède une véranda dotée de rocking chairs et de hamacs qui feront la joie des enfants et même des plus grands. En raison de la chaleur, les murs y sont à claire-voie . Après dépose des bagages, nous allons vite déjeuner car l’heure avance et à 16 heures, nous entamons une promenade à l’île des singes. Nous abordons une plage sablonneuse située en face du lodge, où le guide nous fait les recommandations d’usage avant de s’enfoncer dans la forêt tropicale, en particulier de ne pas s’éloigner du sentier balisé et de ne pas s’approcher de la végétation qui peut s’avérer dangereuse. Les bruits de la forêt se font de plus en plus entendre, cris de singes, chants d’oiseaux, vent dans le feuillage d’arbres immenses qui obscurcissent la lumière dès lors que l’on rentre sous le couvert. Après quelques minutes de marche, nous voyons, tout d’abord assez haut dans les branchages puis de plus en plus près de nous, des colonies de singes de différentes espèces qui semblent très habitués à la présence humaine. En effet, notre guide porte avec lui un sac rempli de bananes qui serviront à les attirer. Ainsi il sera plus facile de photographier ces singes que la plupart n’a vu que dans des zoos. Nous verrons ainsi quatre espèces différentes dont des capucins blancs qui viendront à tour de rôle se laisser photographier et approcher. Nous restons ainsi une heure à traverser la forêt avant de rejoindre la rive du fleuve que nous retraversons en pirogue. Nous finissons la fin de l’après midi au bar du lodge qui comporte baby foot, ping pong pour l’amusement de tous. Après le dîner, nous discutons avec des canadiennes au sujet de nos circuits réciproques et nous comparons nos expériences réciproques en particulier sur la qualité des agences de voyages. D’après les dire de chacun, nous avons fait un bon choix car jusqu’à présent, les prestations promises sont tenues et la qualité de celles-ci est respectée. A 20 heures, nous embarquons sur une pirogue afin d’aller à la rencontre des caïmans le long des rives du Madre de Dios. A la lueur d’une puissante torche, le guide recherche les reptiles mais nous n’en croiserons que deux ou trois de petite taille. La fraîcheur humide s’est installée ce que l’on avait pas prévu pour dormir et il a fallu rassembler des couvertures pour passer une nuit tranquille au sommeil réparateur.
Mardi 27 Juillet : Lever à 6 heures mais le réveil a été bien plus matinal en raison des cris des différents animaux qui peuplent les environs. La toilette a été rapide car la chaleur amazonienne n’est pas là. A 7 heures, nous entamons une visite de la forêt qui entoure le lodge. Le guide nous présente tous les aspects de cet écosystème tant au niveau des fleurs, des arbres , de la vie animale tant terrestre, nautique qu’aérienne. Durant près de 2 heures nous nous enfoncerons dans la jungle sous un couvert oppressant en raison de la hauteur des arbres, de l’impossibilité de quitter le sentier sans disparaître dans une végétation envahissante et quelquefois dangereuse. La saison sèche fait que l’humidité n’imprègne pas nos vêtements comme on peut l’imaginer. Le soleil perce la canopée et vient éclaircir le sol où les fourmis processionnaires portent sur des distances importantes des déchets de feuille pour alimenter leur nid. Nous rejoignons un petit lac après avoir traversé un marigot sur un pont de liane. Un mirador d’une vingtaine de mètres de haut permet d‘admirer la vie lacustre: plantes, oiseaux, petits mammifères, reptiles. C’est le seul endroit qui permet d’avoir une vue étendue sur la forêt. Après la vue d’en-haut, nous montons dans une petite barque pour faire le tour du petit lac et approcher au plus près la vie aquatique en particulier nous pourrons voir un petit caïman qui viendra frôler notre embarcation. Nous retournons au lodge par un autre sentier ce qui nous permet d’observer d’autres éléments vivants de la forêt amazonienne en particulier des singes plus sauvages que la veille. Le guide nous montrera comment faire des flèches à partir de branche de certains arbres et des arcs de certaines lianes. Il nous fera également goûter des plantes comestibles bien utiles à connaître si l’on se perd dans cette immensité. De retour à 11 heures, nous nous préparons pour aller à la piscine, intérieure pour faciliter son entretien et son utilisation à la période des pluies. Hélas, la fraîcheur de l’eau refroidira l’ardeur même des plus jeunes. Après le repas pris sous forme de buffet ce qui permet à tous de trouver son bonheur, nous nous reposons dans les hamacs jusqu’à 15h30, heure de reprise des activités. Cette après midi nous partons jusqu’à un marigot où vit une troupe de caïmans . Lorsque nous parvenons à ce petit étang entouré par la forêt, un guide a préparé un petit banquet pour nos hôtes constitué de pièces de viande posées sur des planches. Petit à petit, l’eau est percée par des yeux globuleux de plus en plus nombreux et gros. En effet, les petits sont envoyés en éclaireur mais ce sont les plus gros qui sortiront les premiers de l’eau pour s’approcher du festin. Craintifs, ils sont, mais affamés encore plus ce qui fait que bientôt les pièces de viande sont l’objet de convoitise de la part des anciens qui ne laisseront que des miettes aux jeunots. Cela permet de faire crépiter les appareils photos. Après avoir assisté à une heure de festin où viendront se mêler quelques oiseaux chapardeurs, nous rejoignons notre hébergement pour profiter d’un apéritif bien mérité, pour les uns, du baby foot pour les autres.
Mercredi 28 Juillet : Aujourd’hui fête nationale au Pérou. Lever 6 heures après une nuit toujours aussi froide pour le lieu . Ce matin est prévu notre retour à Cuzco par avion mais l’heure du vol n’est pas connue ce qui semble le cas pour l’ensemble des hôtes qui quittent le lodge. Tous les vols partent en fin de matinée. Après le petit déjeuner et le rassemblement des bagages, nous embarquons sur notre pirogue direction Puerto Maldonado. Temps ensoleillé qui se réchauffe au fur et à mesure que la matinée avance. Nous croisons ou doublons des longues pirogues étroites sensiblement semblables à la nôtre qui constituent le seul moyen de transport disponible sur le fleuve. Celui-ci est à un bas niveau puisque nous sommes à la saison sèche dégageant ainsi de vastes plages de sable. Sur les rives, nous apercevons quelques villages de cases qui vivent de l’agriculture et de l’élevage de porcs et de volaille. A l’arrivée au port, c’est l’effervescence autour des bacs assurant le passage de la rvière. Bientôt, un pont, en construction, franchira le Madre de Dios pour faciliter les échanges entre la Selva péruvienne et la Bolivie. Nous rejoignons les bureaux de l’agence et récupérons nos bagages. Nous traversons de nouveau la ville en direction de l’aéroport en passant par de fréquents chantiers routiers, preuve que la région est en pleine révolution en voulant développer le tourisme par la création de voies désenclavant le bas Pérou depuis l’altiplano. A l’aéroport, les deux heures d’attente seront occupées à farfouiller dans les petites boutiques d’artisanat mettent en valeur la production régionale autour des plumes d’oiseaux multicolores, de bois sculptés représentant la faune tropicale. A 11h30, décollage pour 35 mn de vol en direction de Cuzco. Nous survolons tout d’abord la forêt amazonienne coupée par les méandres des rivières à la couleur sable qui finiront toutes dans l’Amazone quelques centaines de kilomètres en aval. Les dernières minutes de survol , nous les passons au-dessus de hauts sommets entourant la capitale des Incas. A notre arrivée, nous avons la déception de récupérer une valise abîmée et malgré note demande via notre guide, Lan Peru ne veut pas en tenir compte pour un éventuel dédommagement. Elle finira quand même le voyage avec quelques attentions de notre part. Nous allons directement à l’hotel Casa de Campo, situé sur les hauteurs dans le quartier san Blas, très pittoresque avec ses vieilles maisons coloniales et ses boutiques de peintres. L’étroitesse des rues fait que nous sommes obligés de porter nos bagages pour atteindre notre hébergement. Nous y déposons nos affaires, puis allons à la recherche d’un restaurant que nous trouverons vite car le quartier en est bien pourvu. San Blas est l’endroit à la mode qui réunit une bonne partie des commerces et activités liés au tourisme. Ici, nous trouvons en effet beaucoup plus de touristes qu nulle part ailleurs au Pérou. Après le repas pris dans un restaurant siège d’une association caritative, nous retournons à l’hôtel afin de refaire les bagages et de se reposer un peu avant de plonger dans les visites du quartier historique. A 3300 m d’altitude, les montées sont rudes d’autant que les rues sont ponctuées de marches aux pavés restaurés. Nous descendons jusqu’à la plaza de armas, centre historique de la capitale des Incas. Toutes les constructions ont des soubassements faits d’anciens murs incas que les Espagnols n’ont pu ou pas voulu détruire. L’assemblage des pierres aux magnifiques jointures laisse perplexe sur la méthode de construction et le temps pour parvenir à de tels résultats. Sur notre chemin, nous nous arrêtons à des centres d’artisanat le plus souvent installés dans de vieilles demeures coloniales où s’amoncellent quantités de tricots multicolores, ponchos, bonnets couvrant les oreilles , flûtes de Pan et autres produits de l’artisanat des Andes faits en laine de lama, ou d’alpaga. Une autre spécialité de Cuzco est la peinture qui se vend dans de nombreuses boutiques des quartiers touristiques. La plaza de armas est bordée de maisons à arcades, de la cathédrale et la Compania, église des Jésuites. Comme c’est la fête nationale , une prise d’armes avec fanfare a lieu lors de notre passage ce qui a rassemblé une foule importante essentiellement formée de Péruviens. A la tombée de la nuit, nous continuons notre découverte de la vieille ville en parcourant de nombreuses places où sont situés les musées principaux et des églises de l’époque coloniale tel la Merced et San Francisco. De retour à l’hôtel nous nous arrêtons dans un petit restaurant au menu touristique à 10 soles qui fera la joie de tous.
Jeudi 29 Juillet : Après un réveil à 8 heures, nous prenons le petit déjeuner dans une salle de l’hôtel qui domine toute la ville éclairée par un très soleil - Nous profitons ainsi de la vue avant d’entreprendre avec notre guide Luis , la visite expliquée du centre historique que nous avions découvert la veille par nous-mêmes. Nous traversons la place san Blas puis nous nous dirigeons vers le monastère Santo Domingo qui s’est intégré dans le temple du soleil inca (Qoricancha). Nous goûtons aux tamales, spécialité culinaire péruvienne à base d’épi de maïs. Nous passons par la plaza de armas avant d’attaquer la montée qui nous mène au site de Sascahuayman . 40 minutes d’effort soutenu pour atteindre le temple inca, souvent présenté comme une forteresse en raison de sa triple enceinte. Une grande esplanade permettait d’y faire des fêtes religieuses associées au culte du soleil. Les constructions cyclopéennes laissent perplexe quant au mode de construction sachant que certaines pierres pèsent plus de 130 tonnes. Nous continuons ensuite notre marche jusqu’à Q’enqo, autre site inca où des manifestations religieuses se déroulaient. Nous retrouvons notre minibus chargé de nos bagages pour continuer nos visites dans la Vallée Sacrée des Incas. Prochain arrêt : Pisac, village situé sur la rivière Urubamba. Nous déposons nos bagages dans un petit hôtel local qui nous hébergera pour la nuit. C’est très rustique et rudimentaire. La patronne, très aimable tient également une petite boutique et un restaurant où nous mangerons le soir. Pour l’instant, nous reprenons le minibus pour aller déjeuner au pied du site inca. Nous le visitons en début d’après midi après une montée en bus d’environ 20 minutes. Dominant la vallée, la forteresse de Pisac est bâtie à partir de terrasses de soutènement , en plusieurs parties établies sur la crête d’une montagne. Une partie administrative complète les parties militaires et religieuses . Un chemin relie ces différentes parties et emprunte même un tunnel. A son débouché, on profite d’un admirable panorama sur le centre cérémoniel : l’Intiwatana qui possède également des constructions pré incaïques repérables au fait d’un appareillage de pierres différent . Nous continuons la descente en passant par des tours de guet protégeant d’une possible intrusion la citadelle. Toute la montagne est dotée de terrasses au fonction agricole. En arrivant au village dans la vallée après près de deux heures de promenade, nous traversons le marché assurant la vente des produits d’artisanat local pour les touristes et des produits de consommation courante pour les locaux en particulier pommes de terre, base de la nourriture péruvienne. De retour à l’hôtel, papa abandonne sa petite famille qui demande à se reposer , afin de retourner déambuler dans le village et son marché. A 18h45, nous prenons un excellent souper préparé par note hôte composé d’une soupe de légumes, de nouilles et de poulet.
Vendredi 30 Juillet : Départ prévu à 8h45, nos chauffeur et guide venant de Cuzco. Durant cette attente, notre hôte nous déguise avec les vêtements servant aux fêtes religieuses où se mêlent christianisme et croyance inca. Masque , bonnet, chapeaux, vestes chatoyants sont mis à notre disposition pour immortaliser notre passage dans son établissement. Nous nous imaginons défilant au son des tambours, flûtes et autres cymbales à l’occasion des fêtes religieuses accompagnant les périodes importantes des cultures. Après cet intermède et avoir remercié notre hôte pour son accueil, nous reprenons le fil de nos visites dans la vallée sacrée en rejoignant Moray et ses terrasses agricoles circulaires établies sur l’altiplano dans une cuvette naturelle. Elles auraient servi pour tester des cultures de maïs en raison des microclimats créés à leurs différents niveaux. Actuellement, les hauts plateaux permettent la culture du blé et l’élevage du mouton. Après avoir traversé le village de Maras où il reste de nombreux vestiges de époque coloniale espagnole, nous descendons vers la rivière Urubamba, qui a permis le développement d’un grenier agricole en raison de la présence de l’eau et d’un climat favorable. Dominant le fond de cette vallée, dans une échancrure de celle-ci nous visitons les salines de Maras, où depuis la période pré incaïque, l’évaporation endiguée d’une eau fortement minéralisée permet le ramassage d’un sel servant aux hommes et aux animaux. 4000 bassins appartenant aux habitants de Maras sont travaillés afin d’en tirer un sel servant à l’alimentation humaine et animale. Toute l’extraction s’effectue à la main. Un petit magasin permet aux touristes de s’approvisionner en divers produits dérivés. Nous rejoignons ensuite Ollentaytambo, petit village placé à un défilé du rio Urubamba. Ce fut le lieu d la dernière victoire des Incas sur les Espagnols. La ville conserve le plan d’origine et bon nombre de maisons réutilise le soubassement en pierre datant des constructions incas. Les rigoles servant à l’alimentation en eau sont toujours utilisées de même que le pavage des chemins. Nous déjeunons dans un petit restaurant situé sur la plaza de armas. A 14h le guide vient nous chercher pour la visite de la forteresse qui se dresse en surplomb de la ville. Nous arrivons dans les premiers et après les explications de Luis sur l’histoire de la cité et les différents sites que nous découvrons depuis le pied du site , nous escaladons les terrasses qui équipent toute la pente jusqu’au sommet où se situe le sanctuaire , lieu des cérémonies religieuses et de sacrifices de lamas. Comme de nombreux sites incas, celui-ci n’était pas terminé et des blocs de roche en cours de déplacement sont encore visibles sur des rouleaux de pierre. Sur la montagne en face, nous apercevons les entrepôts servant à garder les récoltes en particulier la maïs et les prisons. A 15h 30, nous nous rendons à la gare déposer nos bagages en consigne chez un commerçant afin de pouvoir continuer notre promenade dans le village jusqu’à l’heure de départ du train qui nous mènera à Aguas Calientes. Nous prenons congé de Luis et du chauffeur jusqu’à notre retour. Le train est annoncé à 19h30 et d’ici là nous remontons jusqu’au village afin de profiter des boutiques d’artisanat situées à l’entrée du site inca et des ruelles aux maisons anciennes . Nous patienterons presque 2 heures à la gare avant de monter dans le train qui nous conduit à Aguas Calientes. Arrivés là bas 2 heures après , nous attendons en vain notre guide et connaissant le nom de l’hôtel, nous nous y rendons par notre propre moyen. Nous trouvons là notre guide Raul qui nous présente le programme du lendemain. L’hôtel Pachacutec est situé dans la rue du même nom, pratiquement la rue la plus commerçante du village créé de toute pièce pour servir d’accès au Machu Picchu. Les chambres qui nous sont attribuées sont d’un style kitsch rappelant les hôtels chinois. Une chambre donnant sur la rue très animée jusqu’à tard dans la nuit empêchera une bonne nuit pour leurs locataires. Quant à la seconde, elle est dans le couloir très passant , gênant également un sommeil réparateur, en raison du réveil matinal des touristes se rendant au Machu Picchu.
Samedi 31 Juillet : Nous avons rendez-vous directement à l’entrée du Machu Picchu avec Raul qui y monte à pied tous les samedis. Afin d’être à l’heure, nous quittons l’hôtel vers 8h pour nous rendre au départ des bus navettes qui montent les touristes à l’entrée du site. Nous y arrivons vers 9h sans avoir attendu. Les touristes préfèrent partir aux aurores afin de pouvoir gravir le Huayna Picchu dans les 400 premiers. Sinon c’est impossible. Nous ne comptions pas faire cette excursion en raison des risques de vertige possible. A 9h 30 comme prévu, notre guide arrive et nous entamons la visite d’un site que nous avions déjà commencé d’admirer. Malgré que nous le connaissions par des films, des photos et des lectures, il s’avère que le cadre et l’atmosphère qui s’en dégagent, sont encore plus merveilleux que dans l’imaginaire. Une excellente luminosité que ne trouble aucun nuage permet à chacun de faire crépiter les appareils photos , même si les clichés réalisés sont tous connus et rabâchés. Raul nous fera faire le grand tour des vestiges très bien conservés et admirablement mis en valeur. De plus, des gardes empêchent tout dépôt quelconque d’ordures et même d’accéder à des endroits sensibles pour leur fragilité. De plus, afin de ne pas laisser de graffitis, certains murs ne sont plus accessibles ce qui permet d’éviter des dégradations préjudiciables à la conservation des lieux . Nous parcourons pendant plus de 4 heures les différents niveaux de terrasse et de bâtiments où se déroulaient les cérémonies. Que des hypothèses nous sont présentées sur l’utilité du lieu : lieu de repos de l’Inca, forteresse , etc…. Raul nous laisse finir la visite l’après midi. Nous pique-niquons ce qui est théoriquement interdit dans l’enceinte du site. Ensuite, nous allons par un sentier vertigineux à flanc de montagne qui mène jusqu’au pont de l’Inca, pont de bois jeté sur le vide servant à la protection, en cas d’invasion, en ôtant les planches disposées sur quelques mètres. Pour en assurer la sécurité, à l’entrée du chemin il est nécessaire d’inscrire son nom sur un cahier complété par l’heure d’entrée. Au retour, on note son passage à cette cabane où un préposé veille. Si le soir , il manque des signatures….. Ayant du temps avant de redescendre dans la vallée, maman et moi s’engageons dans le chemin de la porte du soleil qui est une partie du trek du chemin de l’inca qui mène à Cuzco. Cela permet de dominer le site et d’avoir ainsi une vue panoramique sur l’ensemble des constructions et des terrasses qui descendent très bas dans la vallée. Certaines ne sont pas encore déblayées de l’amoncellement de végétation tropicale accumulée en six siècles. Les enfants ne nous ont pas suivis dans ce chemin où nous croisons pas mal de randonneurs. Plus on avance dans la journée moins le site est rempli par les hordes de touristes. Vers 15h 30, nous reprenons la navette pour rejoindre Aguas Calientes où nous irons manger dans un restaurant dominant la route voie ferrée. Nous ferons la connaissance d’une famille franco britannique avec qui nous partagerons nos expériences péruviennes. Après cette rencontre, nous retournons récupérer nos bagages à l’hôtel sans avoir oublier de faire le tour des boutiques d’artisanat qui essaiment dans le centre du village autour de la gare. Vers 18h45, nous sommes dans la salle d’attente où s’entassent des centaines de touristes rejoignant Cuzco ce que nous ferons à 23h15 après avoir retrouvé notre chauffeur à Ollentaytambo. Nous rejoignons notre hôtel où nos chambres n’avaient pas été réservées, mais en quelques minutes un arrangement a été trouvé et nous avons pu nous installer pour récupérer d’une journée bien chargée.
Dimanche 1 Août : Lever 8heures, maman commence par refaire les bagages après le petit déjeuner. A 10h15, nous partons à notre rythme visiter de nouveau la ville . Le temps est superbe mais frais. Nous retournons vers la place san Blas et l’église de Santo Domingo qui abrite le temple du soleil des empereurs incas. Mais en cette matinée, elle est fermée et nous y retournerons l’après midi. Nous visitons le musée historique régional installé dans la maison natale d’un des premiers colons né d’une mère indienne et d’un père espagnol. Il écrivit une chronique sur l’histoire du peuple inca. Ce musée présente nombre de peintures de l’école cuzquénienne ainsi que des vestiges des différentes cultures de la région. Après le repas pris à proximité de la plaza de armas sur Plateros, nous nous rendons à l’église de la Compagnie construite sur les fondations d’un ancien palais inca comme bon nombre de bâtiments de l’époque coloniale. Magnifiques retables rehaussés d’or . En montant à l’étage, nous avons une belle vue d’ensemble sur la plaza de armas. Nous quittons l’église en empruntant la calle Loretto en longeant le monastère santa Catalina dont les soubassements des murs sont d’époque inca pour rejoindre le monastère santo Domingo et le temple du soleil. Celui-ci était un dépôt d’or en plus d’être le lieu principal des cérémonies religieuses présidées par l’Inca. Le cloître principal a été reconstruit après le tremblement de terre de 1650 qui a pratiquement rasé tous les bâtiments construits dès la prise de la ville par les Espagnols en 1534. Il y a mélange des deux types de construction: inca et hispanique avec enchevêtrement des chapelles des 2 religions. Des restes de l’empire inca sont présentés de même que de nombreuses peintures de l’école de Cuzco du XVII ème siècle. Du jardin s’étendant au pied du monastère, nous avons une excellente vue sur le temple du soleil (Qoricancha) aux murs circulaires. Nous continuons notre pérégrination à travers le vieux Cuzco avant de rejoindre notre hôtel vers 16h30 afin de profiter depuis les terrasses de la magnifique vue sur les toits roses. C’est le moment pour lire et envoyer des mails afin de rester en contact avec la famille . Grâce à Internet, la punition des cartes postales est en voie d’extinction !!! Vers 19h , nous retournons au restaurant situé sur Canchi Pata où nous avions dîné pour 10 soles chacun lors de notre Ier passage.
Lundi 2 Août : Lever à 6 heures pour un départ à la gare de bus à 7. Pour rejoindre le minibus, nous devons porter nos bagages car celui-ci ne peut pas tourner dans la rue minuscule desservant l’hôtel. Nous traversons la ville en passant devant la statue de Pachacutec, l’Inca du XVème siècle qui développa le plus l’Empire par ses constructions et ses conquêtes. La gare routière est une sorte d’aérogare où sont concentrées les lignes de bus desservant une grande partie du sud Pérou. La cour peut recevoir une vingtaine de bus d’où descendent des voyageurs fatigués par de longs trajets de nuit réalisés le plus souvent, quand même, dans de bonnes conditions de confort. Aujourd’hui, nous rejoignons Juliaca où nous attend l’équipe qui nous mènera jusqu’au lac Titicaca, nom qui fait la joie des enfants et qu’ils attendent de voir avec impatience. Départ du bus à deux étages à 8h10 après s’être acquitté de la taxe routière de 1 sole. Nous sommes installé à l’étage en première ligne ayant ainsi une vue bien dégagée sur les paysages et la route. Nous longeons tout d’abord la piste de l’aéroport avant de traverser la banlieue puis de remonter le cours du rio Vilnacota . La montée au col de la Raya s’effectue en 200 km pour grimper de 1000m. Nous atteindrons ainsi les 4338m. Nous traversons quelques villages dont Sicuani où nous voyons les femmes en tenue locale très colorée, venues au marché quotidien. Elles portent le chapeau traditionnel en forme de melon des hauts plateaux andins. Au col, le bus s’arrête afin de nous permettre de nous accoutumer à l’altitude et de profiter des stands d’artisanat tenues par les femmes de la région. Bonnets, ponchos, couvertures multicolores sont l’objet de tractations commerciales enfiévrées mais dans une moindre proportion que dans certains pays d’Afrique. Nous profitons d’un paysage grandiose de haute montagne où le moindre sommet culmine à 5000 m. Même à de telles altitudes, la neige est peu présente. La route est suivie par la voie de chemin de fer très peu utilisée en raison de son exploitation par une compagnie (l’Orient Express) qui impose des tarifs prohibitifs. Nous pique-niquons dans le bus en redescendant le col- côté Puno. Nous sommes maintenant sur l’altiplano, vaste étendue herbeuse où paissent des troupeaux d’ovins et de lamas que nous voyons enfin en grand nombre. Vers 14h30, nous arrivons à Juliaca, ville principale de la région où nous montons dans un minibus pour rejoindre la presqu’île de Capachica où nous attendent nos hôtes puisque ce soir nous dormons chez l’habitant. La route nous semble longue d’autannt que notre chauffeur en voulant faire des exploits se plante légèrement ce qui nous fait perdre une petite demie heure, le temps de remettre le véhicule sur ses quatre roues. Nous passons sur l’ancien site du lac Titicaca qui s’est asséché et qui constitue maintenant des terres agricoles et d’élevage. C’est terriblement plat sur plus de 50 kilomètres avant d’atteindre les bords actuels du lac et la presqu’île rocheuse qui le surplombe. La région est en plein développement dirigé vers le tourisme. La route, actuellement une piste, est en voie de goudronnage afin d’en faciliter l’accès depuis Juliaca et Puno. La route monte pour dominer le lac et atteindre le petit village de Llachon où nous allons passer la nuit. Nous sommes attendus par nos hôtes sur la place du village .Il s’agit d’un couple de vieux paysans qui ont transformé leur petite ferme en maison d ‘hôte grâce à une association qui a mis en relation les habitants qui se sont regroupés à des tours opérateurs. Nous occuperons 2 chambres au confort très sommaire sans eau ni toilette, celle-ci étant située dans une cabane …...au fond du jardin. Nous sommes équipés pour pouvoir supporter une nuit très fraîche, maman ayant prévu polaires et Damart. Le matelas semble confortable mais la couverture pèse une tonne….Nous passons un petit moment avec nôtre charmant couple d’hôte qui nous fait visiter sa maison de couleur ocre et les appentis de la ferme où sont rangés les quelques ustensiles servant aux travaux des champs et où sont entreposées les récoltes de fourrage et de blé. Les enfants sont un peu effarouchés par les conditions de vie au bord du lac, ce qui nous rappelle la vie à la campagne chez nous d’il y a 50 ans dans des lieux reculés de montagne. Une visite surprise, Walter notre TO vient prendre de nos nouvelles et s’enquérir du bon déroulement du circuit. Nous passons quelques instants ensemble à lui raconter les excellents moments que nous avons passés depuis notre départ et lui rapporter la bonne qualité des prestations. Après s’être équipé de vêtement un peu plus chaud, nous partons à la découverte des bords du lac qui s’étale en contrebas du petit hameau où nous logeons. Malgré l’altitude (3800m ), la végétation est importante avec des bosquets d’arbre et des cultures qui descendent jusqu’à la rive. Des roseaux (totora) occupent une bonne partie des plages et servent à l’alimentation du bétail. Anciennement ils étaient utilisés à la confection des embarcations servant au transport et à la pêche sur le lac mais cela tend vraiment à disparaître , les bateaux qu nous verront étant principalement en bois ou en plastique. Quelques petites jetées en pierre permettent d’accrocher ces barques de même que les unités plus grosses servant au transport des touristes pour la visite des îles. A la nuit tombante, nous retournons chez notre hôte pour revêtir des costumes traditionnels à la grande joie de la grand’mère. C’est l’occasion de faire quelques photos rigolotes. Pour le souper, nous sommes conviés au restaurant de l’association locale qui organise l’hébergement des touristes. Nous dégusterons soupes et plats locaux qui ne feront pas toujours la joie des enfants. C’est encore l’occasion de vêtir les costumes locaux encore portés par les femmes âgées tous les jours et par les hommes, lors des festivités.
Mardi 3 Août : Lever à 7h, après une nuit que l’on pensait plus fraîche. Les maisons traditionnelles en adobe conservent bien la chaleur emmagasinée durant les chaudes journées d’autant que le vent froid n’a pas soufflé, ce que nous avions craint. Malgré tout, il a fallu pour certains se rendre aux toilettes durant la nuit et là ce fut une petite expédition (froid + nuit sans éclairage) !!! Pour la toilette, notre hôte nous apporte 2 cuvettes d’eau chaude. Quant au petit déjeuner, il est servi dans la cour de la ferme à l’extérieur. Il doit faire 5° !!! mais tout se passe bien et les bagages sont emmenés au bateau sur le dos de mulets. Nous quittons nos hôtes en leur remettant quelques petits cadeaux pour les remercier de leur chaleureux accueil. Nous descendons au petit port où nous attend notre bateau, une embarcation pour 28 personnes où nous serons les seuls occupants avec le capitaine et notre guide. Direction l’île de Taquile, 55 minutes de traversée sur une eau calme et un temps radieux. Le soleil réchauffe vite l’atmosphère. Nous quittons rapidement la côte où la vie pastorale s’éveille, pour rejoindre l’île et le petit port de la côte orientale. L’île est toute en longueur et relativement montagneuse. Il faut grimper un sentier tracé entre les champs séparés par des murets de pierre sèche. Nous passons sous des arches qui délimitent les 6 différentes communautés qui composent administrativement l’île. Après une petite heure de marche en côte qui nous permet d’admirer l’étendue du lac en direction de la Bolivie et de la Cordillère Royale, nous atteignons le village central où se déroule la fête des moissons à l’occasion de la St Jacques. Durant une dizaine de jours, il y a rassemblement de toutes les communautés de l’île pour fêter la fin des cultures. Les autorités masculines et féminines président ces festivités qui consistent en des danses traditionnelles réalisées en costumes folkloriques. Un alcool local est servi à ces autorités qui portent chacunes la chusca, le petit sac de toile où sont transportées les feuilles de coca. Chaque communauté dispose de vêtement typique et différent. Le bonnet long est porté par les hommes. Une de leurs occupations principales est le tricot en plus de vaquer aux travaux des champs et à l’élevage des ovins. Toutes ces festivités se déroulent sur la place centrale où se trouve également un centre artisanal communautaire. Les petits stands regorgent des différents articles réalisés à partir de la laine de lama, les moins chers, d’alpaga, plus coûteux la laine de vigognes est introuvable car trop coûteuse. Après le rituel des achats, nous nous rendons dans un petit restaurant lui aussi communautaire où nous mangeons, pour certains bien sûr, la truite du lac élevée en pisciculture depuis une vingtaine d’années. A la fin du repas nous continuons notre traversée de l’île pour rejoindre l’autre port situé en bas d’un escalier de plus de 500 marches tarabiscotées au milieu de terrasses de culture vivrière. Les enfants jouent au cerf-volant pour occuper l’après midi , étant en vacances pour deux semaines. Il nous faut maintenant rejoindre Puno via les îles Uros : cela prendra environ 2h ½ utilisées par certains pour s’allonger au soleil sur le pont supérieur de notre vedette. Le soleil brille, il fait bon : on se croirait sur la côte d’azur au printemps !!! Nous longeons la rive Ouest du lac où se trouvent des installations constituées de filets pour la pisciculture de la truite puis des îlots de roseaux où viennent se fournir les habitants de la région pour la construction des îles flottantes que nous partons visiter. Celles-ci sont situées de part et d’autre d’un chenal - Les cabanes de pêcheurs sont réalisées à partir de ces roseaux qui forment également la base de l’île flottante. Lorsque l’on y accoste, et que l’on marche dessus, une impression étrange donne l’impression que l’on va s’enfoncer. On est reçu avec tous les honneurs dus aux touristes. Explication sur la fabrication des îles, des cabanes et du mode de vie essentiellement tourné à l’origine vers la pêche. Aujourd’hui, c’est essentiellement le tourisme qui fait vivre ces îles. On nous fait visiter l’intérieur des cabanes et l’on nous présente tous les petits objets en roseau réalisés par les femmes du village. C’est incontestablement le site le plus touristique que nous aurons l’occasion de voir durant notre circuit. Cela semblait plus authentique lorsque cela nous avait été présenté dans certaines émissions télévisées. Malgré tout, même si l’ensemble semble être conservé artificiellement, cela permet de se faire une idée de la vie de ces tribus qui voulaient échapper à l’Inca lors de la conquête de leurs territoires, en s’isolant sur ces terres flottantes dans le but de conserver leur coutumes et leur langue : l’Aymara. Nous reprenons notre bateau pour venir au port de Puno. Cela prend 30 minutes. Nous y voyons d’anciens vapeurs abandonnés le long des quais. En effet, à part un petit chenal, l’accès au port semblerait bien difficile pour de telles embarcations. Comme d’habitude, une équipe nous attend pour nous accompagner à notre hôtel (Gran Puno inn) situé en plein centre. Les chambres qui nous sont allouées sont grandes et confortables et donnent sur un patio intérieur à la décoration très kitsch. Nous serons les seuls clients ce soir là. Comme tous les autres soirs, nous ferons une petite découverte de la ville et de son centre parcouru par une rue piétonne menant à la plaza de armas dominée par la cathédrale de type colonial. Nous trouverons un restaurant agréable (repas 15 soles ) où des groupes musicaux semblent se produire mais nous n’aurons droit qu’à de la musique pop des années 70. Une bonne douche permet de s’endormir rapidement.
Mercredi 4 Août : Départ à 8 heures après un petit déjeuner copieux et une bonne nuit réparatrice . Nous quittons Puno en grimpant un petit raidillon qui permet de jouir d’une vue très étendue sur la ville, le port, les îles Uros et l’immensité du lac Titicaca que nous quittons avec regret. Comme les autres jours, le temps est radieux et frais. Nous traversons Juliaca puis montons tranquillement un col situé à 4525 m qui domine les lagunes de Lagunillas près desquelles nous rencontrons quelques troupeaux de lamas et alpagas ce qui permet de faire quelques clichés de plus. C’est toujours l’altiplano, qui nous suivra toute la journée. De grandes étendues herbeuses où coulent, dans le fond des vallons, des rivières aux larges méandres tant la dénivellation est faible. De nombreux marécages couvrent souvent ces étendues planes et forment une zone très prisée des oiseaux migrateurs. Juste avant d’arriver à Chivay, notre étape du soir, nous grimpons au col de Tamba Pata situé à près de 4900m. Nous nous y arrêtons afin de profiter du merveilleux point de vue malheureusement perturbé par une nébulosité laiteuse d’altitude . Nous pouvons observer vers le Nord, des volcans comme l’Ampato dont le sommet à près de 6000 m est enneigé. Des centaines de petits cairns sont disposées au bord de la route, souvenirs ex voto déposés après un passage scabreux au cours de tempêtes de neige. Nous arrivons au Colca inn, hôtel agréable situé dans la rue principale de Chivay où l’on accède après s’être acquitté d’un octroi. Nous pouvions aller à des bains chauds situés en dehors de la ville mais nous déclinons la sortie. Nous irons visiter, à pied, le village et le marché où l’on trouve tous les produits agricoles utilisés dans la gastronomie locale (pommes de terre, maïs, avocats, goyaves) ainsi que la quincaillerie, les textiles pour la confection de vêtements (jupes ) réalisés sur place par des couturières. A 19 h, notre guide vient nous chercher pour nous conduire à un restaurant typique où à la gastronomie locale viendront s’ajouter des danses folkloriques accompagnées par des instruments comme la quenà et la flûte de Pan. A 21 h, nous rejoignons l’hôtel après avoir traversé un village encore bien animé de vie locale malgré la fraîcheur déjà tombée de la nuit.
Jeudi 5 Août : Départ matinal pour le canyon de Colca afin de se rendre à la Cruz del Condor. 50 km de piste poussiéreuse le long de la vallée du rio Colca qui s’enfonce de plus en plus dans la montagne. Nous traversons quelques petits villages d’où émerge le clocher d’église d’époque coloniale. Sur la rive opposée, des terrasses agricoles dessinent les courbes du terrain en de multiples couleurs. Des sommets de plus en plus hauts surplombent la vallée qui devient de plus en plus aride au fur et à mesure que nous la descendons. La rivière s’enfonce au fond d’un ravin qui se transforme en gorge, en défilé puis en canyon. Nous traversons une zone de fracture de la croûte terrestre qui s’est ouverte lors d’un tremblement de terre au début des années 2000. C’est assez impressionnant dans la mesure où la cassure de la chaussée approche des 5 mètres ce qui prouve la violence de la secousse tellurique. Après 90 mn de route nous atteignons la Croix du Condor et son parking où de nombreux minibus de touristes sont déjà présents. Après le Machu Picchu, c’est le 2ème site où nous rencontrons autant de visiteurs. Le temps est magnifique et le vent léger soulève une poussière grise. C’est grâce à ce souffle d’air dû au défilé au fond duquel coule la rivière Colca que l’on peut voir les condors qui profitent des courants pour planer jusqu’à nous frôler. Ils apparaissent au bout d’une trentaine de minutes. C’est un, puis deux et trois oiseaux qui viennent dont on ne sait où. Les appareils photos crépitent mais il est bien difficile de savoir si les clichés sont réussis, si l’on aura l’oiseau en entier ou en morceaux. Heureusement que le numérique a remplacé l’argentique !! La zone permettant de voir les oiseaux au bord du canyon est vaste et étendue ce qui permet un étalement du flot de touristes, important au cours de la première partie de la matinée, seules heures où les condors viennent flotter dans les courants d’air. Nous pouvons même voir se poser un jeune à quelques mètres de nous ce qui assure la qualité des clichés. Nous restons près de 90 minutes à longer le défilé en tentant de voir un maximum d’oiseaux. Nous retournons ensuite à Chivay par la même route. En chemin, nous nous arrêtons à Maca et Yanque, villages où nous visitons de magnifiques églises baroques d’un blanc immaculé ressortant dans un ciel bleu sans nuage. A Chivay, nous prenons notre repas au restaurant Wititi où est présenté un copieux buffet permettant de rassasier petits et grands. Durant près de 2 heures nous empruntons la même route qu’en venant de Puno. Nous nous arrêtons de nouveau au col où cette fois, le ciel radieux permet de refaire des photos des volcans et des stands d’artisanat. Nous croisons aussi des troupeaux de lamas et d’alpagas gardés par des femmes vêtues de costumes traditionnels très colorés. C’est ensuite la traversée de l’altiplano jusqu’à l’approche d’Arequipa qui s’effectue dans une vallée industrieuse où la circulation importante ralentit notre progression. Entre temps, nous avions vu des vigognes, variété de lamas sauvages en traversant la réserve d’Aguas Blancas. Arequipa, la ville blanche située à 2350 m d’altitude nous accueille par des embouteillages dont nous n’avions plus l’habitude. Nous sommes déposés à l’hôtel Santa Marta où nous disposerons d’une chambre à 4 lits. La proximité du centre ville nous permet de partir rapidement à la découverte de ….la plaza de armas. Celle-ci est certainement la plus réussie d’un point de vue architecturale. Unité de construction sur 3 côtés, le quatrième étant garni par la cathédrale bâtie longitudinalement à la place. Les arcades abritent des restaurants, des commerces touristiques, des agences de tourisme. Au centre , un jardin où s’élève en son milieu une fontaine est le lieu de rendez-vous des locaux, les touristes préférant s’asseoir sur les marches des escaliers situés au pied de la cathédrale. Avec la baisse de l’altitude par rapport aux soirées précédentes, nous pourrons dîner à la terrasse d’un restaurant surplombant la place merveilleusement illuminée à la nuit tombée.
Vendredi 6 Août : Aujourd’hui nous allons passer à visiter la ville blanche. Faite d’une pierre volcanique blanche, Arequipa est aux pieds de plusieurs volcans dont le Misti et le Chachani. Ceux-ci sont en sommeil depuis des siècles mais leur réveil brutal peut anéantir la ville comme l’a fait auparavant le Vésuve en ensevelissant Pompéï et Herculanum en 79 notre ère. Ce matin, notre guide nous emmène au Musée Santuarios Andinos où se trouve la momie prénommée « Juanita », jeune fille trouvée près du sommet du volcan Ampato à près de 6000 m lors de l’éruption d’un volcan voisin. Le musée présente les objets et offrandes retrouvés dans la tombe de la jeune martyr sacrifiée au XVème siècle à l’occasion de cérémonies chamaniques. La momie est présentée dans un cube de verre protégé des détériorations possibles grâce à une atmosphère contrôlée en température et hygrométrie. Après cette visite émouvante, le guide nous emmène au monastère de Sta Catalina, une ville dans la ville, construit en 1570. Un imposant mur d’enceinte séparait les religieuses cloîtrées à vie de la population locale. Les cellules où elles pouvaient vivre avec un certain luxe autorisé par la mère supérieure, sont ouvertes à la visite de même que les différents cloîtres , les chapelles, les lieux de vie tels que les jardins potagers, les cuisines, les lavoirs. Comme dans toute ville, on retrouve des rues, des places, des fontaines. La couleur rouge domine sur les murs dans les allées cheminant entre les différents bâtiments. Les tableaux aux motifs religieux peints entre le XVI et le XVIII ème siècle sont regroupés et présentés dans les anciens dortoirs et salles à manger aux hautes voûtes. Après la visite guidée, nous pouvons retourner faire un tour dans les parties les plus attractives en particulier le belvédère d’où l’on jouit d’une vue panoramique sur la ville et son environnement de volcans. A la sortie du monastère il est temps d’aller manger ce que nous faisons dans un pub irlandais installé dans une voie piétonne située derrière la cathédrale. L’après midi se passe à flâner dans le vieux centre où nous découvrons d’anciennes façades magnifiques de palais et d’églises. Nous entrons dans le cloître de la Compagnie qui abrite, de nos jours, des boutiques et en particulier un bar proposant un grand choix de vins de Bordeaux. Nous allons ensuite nous poser un peu sur les marches de la cathédrale afin de profiter de la vue sur la plaza de armas au cours de cette douce après midi. Nous reprenons ensuite le cours de nos pérégrinations à la recherche de quelques achats à faire. C’est à ce moment que Maman est prise d’un léger malaise qui nous contraint à rejoindre l’église de la Compagnie pour qu’elle puisse un peu se reposer. Cette église édifiée par les Jésuites au XVII ème siècle possède un retable magnifique et une coupole multicolore surplombant la croisée du chœur et de la nef. Nous nous en retournons ensuite à l’hôtel situé à peu de distance du centre. Les enfants se jettent sur internet pour occuper le temps qu’il reste avant de prendre le bus de ligne dans lequel nous passerons la nuit. J’en profite pour visiter un peu le quartier et en particulier l’église Sta Marta. En retournant à l’hôtel, j’entends de la salsa ce qui me mène à un dancing où joue un orchestre mené par une chanteuse très aguicheuse pour l’assistance très machiste peu habituée à voir un touriste s’encanailler. Nous allons chercher en ville quelques victuailles pour s’alimenter parce que personne n’a suffisamment faim pour aller au restaurant. A 20 h, le chauffeur vient nous chercher pour nous accompagner à la gare routière. A 22h, nous embarquons dans le bus de la compagnie « Cruz del sur » qui nous emmènera à Nazca . Le confort est au rendez-vous de même que le service.
Samedi 7 Août : Arrivée à 7h à Nazca, ville sale et poussiéreuse où nous attend une nouvelle équipe de chauffeur et guide. Nous prenons le petit déjeuner dans un bar de la ville qui s’éveille tout juste. Nous partons visiter le cimetière de Chauchilla situé à une vingtaine de kilomètre au sud. Dans une plaine sablonneuse s’ouvrent des trous correspondant à des tombes de la civilisation pré-incaïque Icachincha. Les momies réelles ont été déplacées mais des copies ont été remises en situation, associées aux offrandes jointes lors des enterrements. Un petit musée présente des momies bien réelles dont l’une présente une chevelure de près de 2m. Nous repassons à Nazca où nous arrêtons voir un potier travaillant la terre comme les Incas et modelant de superbes copies d’objet ancien. Maintenant, direction plein Nord sur la panaméricaine pour voir les lignes de Nazca . Nous avons décidé de ne pas faire l’excursion en avion suite aux lectures de forums indiquant le risque de mal au cœur résultant des virages très courts pris par les pilotes pour voir les différentes lignes. Nous monterons sur le mirador ce qui nous permet de voir 3 figures dont une est coupée en deux par la panaméricaine. Les lignes sont incrustées dans le sol d’une plaine caillouteuse. Peu d’explications plausibles sont avancées sur les raisons de leur création. Nous rejoignons l’oasis de Huacachina pour midi après avoir traversé la principale région viticole du Pérou autour de Pisco et d’Ica. Les vents d’ouest ont apporté des sables venus de l‘océan et qui se sont déposés sur les premiers obstacles qu’ils ont rencontrés. Cela a créé un paysage de dunes au milieu duquel s’est maintenue une lagune qui fait la joie des touristes même si les eaux ne sont pas d’une limpidité parfaite. Les pentes des dunes se prolongent jusqu’à la lagune bordée d’établissements touristiques tels qu’hôtels, restaurants, boutiques de locations de sandboards et de quads pour dévaler ou avaler les dunes. La chaleur, au rendez-vous, nous permet de manger à la terrasse d’un de ces restaurants situé au raz de l’eau. Après le repas nous faisons le tour de la lagune avant de continuer notre route jusqu’à Paracas, notre escale de ce soir. Nous dormons au « Refuge du pirate », un hôtel situé en quasi bordure de la plage, qui est également tour opérateur pour l’organisation des visites aux îles Ballestas. Il est typique de l’architecture péruvienne, fait de bric et de broc, d’escalier sans rambarde, de fenêtre donnant sur un vis-à-vis placé à 2 mètres ou directement sur un couloir, mais propre et doté de sanitaire où l’eau chaude arrive souvent avec parcimonie. Nos chambres sont au 2ème donnant directement sur une terrasse très agréable certainement en été. Nous en profiterons pour assister au très beau coucher de soleil. D’ici là, nous irons parcourir la promenade de la plage où se trouvent restaurants et boutiques de souvenirs. Un attroupement nous interpelle. Un homme nourrit des pélicans avec des déchets de poissons, histoire de se faire un peu d’argent de la part des touristes. La plage de sable doit être bien occupée durant l’été mais en cette période, c’est plutôt calme. De retour à l’hôtel, en attendant le coucher de soleil sur la terrasse, nous sommes attirés par des chants de coqs. Nous apercevons sur un terrain doté de gradins quelque peu garnis, deux hommes portant sous le bras des coqs qu’ils vont bientôt mettre en position pour se combattre. Ce sport est très fréquent au Pérou et doit faire l’objet de paris. Les combats ne durent qu’une ou deux minutes et les propriétaires viennent rapidement mettre fin avant toute issue fatale. Avant le coucher de soleil, nous verrons une dizaine de ces combats. Le soir, nous dégusterons un repas de poissons en particulier de céviche (poissons crus au citron vert) et de chicharron de calmar (beignets).
Dimanche 8 Août : Dernier jour au Pérou, mais pas le moins occupé. Il faut se préparer pour prendre l‘avion ce soir à Lima, mais d’ici là, nous ferons une minicroisière pour visiter les îles Ballestas. Réveillés aux aurores par le chant des coqs de combat encagés au-dessus du stade de leurs exploits, nous prendrons le petit déjeuner sur la terrasse embrumée par la bruine matinale qui enveloppe la plage. A 8h, notre hôte, organisatrice de notre sortie en mer nous accompagne à l’embarcadère où une taxe de 1 sole nous est demandée. Nous nous mettons sagement en rang et en file par 2, par bateau dans l’attente de l’embarquement. C’est le matin tôt qu’ont lieu les visites des îles en raison des risques d’arrivée du mauvais temps dans la journée. Les bateaux comportent une quarantaine de places toutes découvertes. A cette période de l’année, il est préférable d’être bien équipé contre le froid et les embruns. Le temps est gris mais sans vent. Un accompagnateur nous donne les consignes de sécurité et tout au long du parcours nous donnera des renseignements sur les sites que l’on verra, les oiseaux et les mammifères que l’on croisera . Dès la sortie du port, les deux moteurs sont lancés à pleine puissance afin de rejoindre, au plus vite, l’extrémité de la presqu’île tout d’abord, afin de voir le chandelier que l’on devine sur la falaise surplombant la côte. Ce candélabre tracé dans le sable serait-il un repère pour les cap-horniers, aucune explication n’est apportée sur sa signification. Après un arrêt de quelques instants pour immortaliser la figure bien visible malgré les embruns nous prenons la direction du large pour nous rendre à l’archipel des îles Ballestas. Ces îles sont les lieux de reproduction de nombreuses espèces d‘oiseaux (fous de Bassan, pétrels, cormorans, pingouins de Humboldt ) et de mammifères marins dont les lions de mer que l’on verra en grand nombre posés sur les rochers. Les nombreux bateaux de touristes qui croisent dans les parages ne semblent en aucun cas les déranger. Par contre, les nombreux arrêts occasionnent chez certains passagers des désagréments nauséeux. Dans l’île principale, nous verrons une installation permettant l’extraction et le transport du guano exploité depuis le milieu du XIX ème siècle. Actuellement, il n’y a pas de présence humaine en permanence sur ces îles exploitées seulement tous les 7 ans afin que les ressources en guano se régénèrent. Le mal de mer ne touchant personne de notre famille, tout le monde profite au maximum du paysage sur les îles au relief très découpé avec des arcs rocheux sous lesquels s’engagent les bateaux pour rejoindre d’autres îles. La croisière dure environ deux heures. De retour à l’hôtel, fermeture des valises pour le grand retour après s’être débarrassé des Kways et autre fourrure polaire bien utiles sur le bateau. Pour nous accompagner à l’aéroport notre dernière destination péruvienne, seul est nécessaire notre chauffeur qui aura à rouler près de 500 km. Nous emprunterons essentiellement la panaméricaine qui nous permet d’apercevoir l’océan une grande partie du trajet . Le paysage est essentiellement désertique et la côte relativement découpée avec des falaises tombant à pic dans l’eau. La houle crée en arrivant sur le rivage d’importants rouleaux favorables à la pratique du surf même en cette période hivernale. En approchant de Lima, c’est une multitude de stations balnéaires que l’on aperçoit en bordure de l’océan. Les derniers kilomètres s’effectuent sur une autoroute peu fréquentée en ce dimanche ce qui n’est pas le cas des boulevards périphériques de la capitale qui sont eux bien embouteillés à proximité des centres commerciaux et de loisir. Nous traversons ainsi tout Lima avant de rejoindre dans les temps l’aéroport où nous prenons congé de notre chauffeur. Pour que l’on est pas trop de regret, ce dernier jour sera le seul où les soleil ne se sera pas montré. Nous enregistrons les bagages puis faisons le tour des commerces pour attendre l’heure de l’embarquement. Pour occuper le temps, notre fils se mettra à remplir son cahier de devoir de vacances jusque là oublié au fond du sac !! Une obligation à laquelle nous ne pourrons s’échapper : c’est le paiement de la taxe d’aéroport de 360 soles. A 19h45, l’airbus A340 d’Ibéria décollait pour Madrid : fin du circuit Pérou avec pleins d’images dans la tête.
Lundi 9 Août : Vol sans histoire avec une arrivée à Madrid avec 30 minutes d’avance. Il est 14h ici mais 7h au Pérou : c’est pourquoi, le second repas servi dans l’avion est le petit déjeuner. A la différence de l’aller, nous n’avons pas un temps de transit suffisamment long pour retourner visiter Madrid. Nous patientons donc en changeant de terminal où nous retrouvons des français rencontrés au début du circuit à Mancos dans la Cordillère Blanche. Comme nous , leur trek s’est bien passé., mais nous n’aurions pas pris leur place: la marche : oui mais en petite quantité !!! Aucun problème sur le vol de Paris où nous arrivons vers 21h30. Avons trouvé un taxi rapidement et une heure plus tard nous retrouvions notre chez nous , prêts à repartir…. Pour l’ Aveyron quelques jours plus tard. Nous remercions notre Tour operateur local :Walter Candia Valer et son agence pour l’excellent circuit qu’il nous a concocté, son efficacité et les visites qu’il nous a rendu pour prendre soin de nous et vérifier le respect des prestations promises. Les guides, chauffeurs pour leur travail efficace. Le Pérou en général pour nous avoir gratifié d’un très beau temps pas aussi froid que prévu. Les Péruviens pour leur accueil et leur amabilité.
Pour voir plus de photos:http://www.panoramio.com/user/2279867/tags/P-Pérou -Peru
Hé bien voilà, je me lance… 
Bientôt sept semaines que nous sommes rentrés et cette promesse de carnet de voyage qui hante ma tête… à côté des merveilleuses images emmagasinées durant ce séjour d’un mois au Pérou et en Bolivie. 😎
Je commence avec ce carnet plutôt "utilitaire" (conseils pratiques, bonnes adresses, budget...) et vous renvoie un peu plus loin pour un carnet de voyage plus "littéraire" (narration, impressions) qui tentera de vous faire partager le côté magique d’un tel voyage…
: message 23 de cette discussion
Quelques petites remarques préliminaires… nous sommes partis à 4 personnes… ce qui est un atout, notamment budgétaire – pour les taxis, excursions, certains hébergements… avec un programme établi à l’avance (cogité depuis 5 mois) et relativement précis (Isard l’a présenté ici)… et ô bonheur nous l’avons pratiquement suivi à la lettre. Notre base de travail était composée de 4 guides : GDR Pérou-Bolivie, LonelyPlanet Pérou, PetitFuté Pérou et LonelyPlanet Bolivie… et bien sûr les bonnes adresses de V.F. ! 😉… et une bilingue parmi nous (ça aide !
)
En pleine saison touristique (et « fiestas patrias » sur Arequipa), nous avons veillé à réserver nos hébergements quelques jours à l’avance, surtout au Pérou.
avec un budget relativement extensible, en recherchant plutôt la sécurité, le confort (certaines y tenaient ! 😛), les gains de temps, les bonnes tables et le plaisir, avant les économies… en conséquence dans ce carnet vous trouverez de bonnes adresses, pas forcément bon marché… et il est donc très facile de diminuer ce budget, sans se priver vraiment…
Petit bilan financier global avant de rentrer dans les détails : Pour y aller… Paris – Lima AR = 1143, 67 € T.C.C via Amsterdam et Bonnaire, par Air-France KLM, réservé dès début janvier 2006 pour un départ le 26 juillet 2006
- Transports intérieurs < 440 € dont 4 vols intérieurs et quelques bus touristiques grand confort Excursions et visites < 420 € dont les « grosses » excursions prises dans des agences : Cañon du Colca (3j), MachuPicchu (2j), Salar/Sud Lipez (4j)… Hébergements < 200 € la plupart en catégorie plutôt élevée de nos guides… en moyenne 11, 50 €/nuit au Pérou et 6, 50 €/nuit en Bolivie Restauration < 200 € avec 3 vrais repas par jour, en général dans des restaurants dans les catégories élevées de nos guides… en moyenne 6, 50 €/repas au Pérou et 2, 60 €/repas en Bolivie… Divers < 20 € Internet, téléphone, … taxes WC, … Mais sans comptabiliser les souvenirs.
TOTAL sur place < 1 280 € Ajoutez à cela les achats de souvenirs… et les éventuels frais de développement des photos au retour 🏴☠️
Autre évaluation possible : - PEROU (18 jours) < 940 € Soit 52, 22 €/jour BOLIVIE (13 jours) < 340 € Soit 26, 15 €/jour
Taux de change rencontrés (toutes taxes incluses) : Pérou : 1 € = 3, 76 à 4, 06 soles ou 1 US$ = 3, 29 soles Bolivie : 1 € = 9, 50 bolivianos ou 1 US$ = 7, 90 à 8 bolivianos
Allez, piochez ce qui vous est utile dans la suite.

Bientôt sept semaines que nous sommes rentrés et cette promesse de carnet de voyage qui hante ma tête… à côté des merveilleuses images emmagasinées durant ce séjour d’un mois au Pérou et en Bolivie. 😎
Je commence avec ce carnet plutôt "utilitaire" (conseils pratiques, bonnes adresses, budget...) et vous renvoie un peu plus loin pour un carnet de voyage plus "littéraire" (narration, impressions) qui tentera de vous faire partager le côté magique d’un tel voyage…
: message 23 de cette discussionQuelques petites remarques préliminaires… nous sommes partis à 4 personnes… ce qui est un atout, notamment budgétaire – pour les taxis, excursions, certains hébergements… avec un programme établi à l’avance (cogité depuis 5 mois) et relativement précis (Isard l’a présenté ici)… et ô bonheur nous l’avons pratiquement suivi à la lettre. Notre base de travail était composée de 4 guides : GDR Pérou-Bolivie, LonelyPlanet Pérou, PetitFuté Pérou et LonelyPlanet Bolivie… et bien sûr les bonnes adresses de V.F. ! 😉… et une bilingue parmi nous (ça aide !
)
En pleine saison touristique (et « fiestas patrias » sur Arequipa), nous avons veillé à réserver nos hébergements quelques jours à l’avance, surtout au Pérou.
avec un budget relativement extensible, en recherchant plutôt la sécurité, le confort (certaines y tenaient ! 😛), les gains de temps, les bonnes tables et le plaisir, avant les économies… en conséquence dans ce carnet vous trouverez de bonnes adresses, pas forcément bon marché… et il est donc très facile de diminuer ce budget, sans se priver vraiment…Petit bilan financier global avant de rentrer dans les détails : Pour y aller… Paris – Lima AR = 1143, 67 € T.C.C via Amsterdam et Bonnaire, par Air-France KLM, réservé dès début janvier 2006 pour un départ le 26 juillet 2006
- Transports intérieurs < 440 € dont 4 vols intérieurs et quelques bus touristiques grand confort Excursions et visites < 420 € dont les « grosses » excursions prises dans des agences : Cañon du Colca (3j), MachuPicchu (2j), Salar/Sud Lipez (4j)… Hébergements < 200 € la plupart en catégorie plutôt élevée de nos guides… en moyenne 11, 50 €/nuit au Pérou et 6, 50 €/nuit en Bolivie Restauration < 200 € avec 3 vrais repas par jour, en général dans des restaurants dans les catégories élevées de nos guides… en moyenne 6, 50 €/repas au Pérou et 2, 60 €/repas en Bolivie… Divers < 20 € Internet, téléphone, … taxes WC, … Mais sans comptabiliser les souvenirs.
TOTAL sur place < 1 280 € Ajoutez à cela les achats de souvenirs… et les éventuels frais de développement des photos au retour 🏴☠️
Autre évaluation possible : - PEROU (18 jours) < 940 € Soit 52, 22 €/jour BOLIVIE (13 jours) < 340 € Soit 26, 15 €/jour
Taux de change rencontrés (toutes taxes incluses) : Pérou : 1 € = 3, 76 à 4, 06 soles ou 1 US$ = 3, 29 soles Bolivie : 1 € = 9, 50 bolivianos ou 1 US$ = 7, 90 à 8 bolivianos
Allez, piochez ce qui vous est utile dans la suite.

Bonjour
J'avais déjà poster un message sur ce sujet mais il a du être censuré...
Nous sommes une famille en tour du monde avec 2 enfants.
Nous envisageons d'acheter une voiture ou un fourgon au Chili pour aller en Argentine, Bolivie, Pérou et Equateur.
La question est de savoir si cela vous parait faisable au niveau démarche et temps nécessaire pour les papiers.
Les démarches au Chili sont plus complexes qu'avant semble t il? Quels sont les retours récents que vous pouvez avoir?
En vous remerciant
François
François
Bonsoir,
Voici un petit compte rendu pratique concernant notre voyage au Pérou-Bolivie du 26 juillet au 22 août 2015. Nous sommes partis à 6 : 2 familles de 3 (2 adultes + 1 ado).
Budget total (tout inclus : souvenirs…) : 2937 euros par personne. Soit 1495 euros de vol international et 1442 de dépenses.
Vols internationaux : Lyon – Madrid – Lima – Cusco (Ibéria + Lan – 23h de vol ) : on récupère les valises à Lima.
Hôtels : Nous avions réservé presque tous les hôtels avant : site direct de l’hôtel ou booking.com
Transport : Pour les grandes distances, nous avons pris les bus de nuit en couchette (cama). Réservés sur place en arrivant dans la ville. Pour l’Amazonie, nous avions réservé un vol par l’agence Lipiko tours (pas réussi à réserver directement sur le site amaszonas) : agence sérieuse et prix identique à celui de la compagnie.
Repas : au Pérou, nous avons soit pique-niqué, soit pris des menus du jour (soupe + plat + petit dessert + limonade ou maté) : entre 9 soles et 30 soles (en général 15-20 soles). Bouteille eau de 2 litres : 3 soles En Bolivie, menu du jour entre 10 et 30 Bolivianos (dans les marchés ou restaurants locaux). Bouteille d’eau de 2 litres : 5 Bs – un avocat : 5 bs – un petit pain : 0,5 Bs Empadas (beignets de viande ou légumes) : 5 Bs Dans les 2 pays, les pizzas comme chez nous coûtent l’équivalent de 9-10 euros.
Climat : Il a fait soleil pratiquement tous les jours. Je suis frileuse mais hormis pour le salar/lipez, la journée, le T shirt avec une petite veste/polaire pour l’ombre suffit (crème solaire à ne pas oublier) – Le matin et dès que la nuit tombe, il faut une plus grosse polaire. La nuit, les couvertures des hôtels suffisent avec un bon pyjama. L’altitude : nous avons cumulé la fatigue du voyage, le décalage horaire et l’altitude à Cusco : quelques maux de tête, impression d’avoir des difficultés à respirer la nuit les 2 premiers jours. Ensuite plus de problème sauf pour l’une d’entre nous dont les maux de tête ont duré une semaine. Ne pas oublier d’emporter mouchoirs et blanc à lèvres : ils sont indispensables pendant tout le voyage (sauf Amazonie).
Circuit : Lundi 27 juillet : Arrivée à Cusco à 9h30 – Repos – tour de ville –achat des bolero touristiques (130 S / pers – 70 S avec la carte Isic) Nuit : chez William (thewill31@hotmail.com), un français installé à Cusco : Très bon accueil, plein de bon conseils, chambres confortables et propres.(100 S la double avec petit déjeuner).
Mardi 28 juillet : Collectivo (mini bus qui s’arrête à la demande) (2,5 S/pers) jusqu’au site archéologique de Qenqo (rien à voir) puis descente à pieds jusqu’à Cusco en passant par le christ blanc et le site de Sacsayhuaman. (intéressant). Nuit : chez William
Mercredi 29 : Nous prenons un van jusqu’à Chinchero (visite du site ) puis continuons avec notre chauffeur jusqu’à Moray. Nous quittons le véhicule à Maras. Après avoir pique-niqué, nous descendons à pieds jusqu’aux Salinas (1h). Nous traversons toutes les salines et descendons au fond de la vallée puis remontons un petit peu pour rejoindre la grande route d’Urubamba. Nous attrapons un collectivo jusqu’à Urubamba puis bus jusqu’à Cusco. Coût : Nous avons gardé le van pour Chinchero, Moray, Maras et avons « négocié » avec le chauffeur 120 S pour 6 personnes : Sinon c’est 6S/pers pour aller jusqu’à Chinchero depuis Cusco en van puis taxi à 45 S pour Chinchero / Moray/Maras (il nous en fallait 2) . Retour : Collectivo jusqu’à Urubamba : 2 S/pers – bus Urubamba-Cusco : 5 S/pers Entrée salines : 10 S / pers C’est une très belle journée, tous les sites valent le coup. Le fait d’arriver et de repartir à pieds aux Salines permet de les voir de loin et ensuite on les traverse complétement en descente. Si vous êtes en taxi, il faudra remonter pour récupérer votre véhicule. Nuit : chez William
Jeudi 30 : Nous laissons nos gros sacs chez William. Van direct jusqu’à Ollantaytambo (10 S/pers – 1h30). Visite du site de Ollantaytambo. Récupération des billets de train commandés sur le site inca rail (59 dollars), puis train jusqu’à Aguas Calientes. Soirée à Aguas Calientes. Achat des billets de bus pour monter au machu pichu pour éviter la queue le lendemain (24 dollars à payer en sole ou en dollars l’aller/retour). Nuit : Inka wonder (réservé sur booking) : 159 soles la triple avec salle de bain privée : propre et bien situé. Accueil sympa. Petit déjeuner copieux.
Vendredi 31 A 5h30 nous quittons l’hôtel où nous laissons les sacs inutiles pour la journée pour aller prendre le bus pour le MP. Il y a déjà 1heure de queue (attention il y a la queue pour ceux qui n’ont pas leur billet de bus et il y a une autre queue pour prendre le bus). Les bus tournent sans arrêt. Il faut 20 minutes pour monter jusqu’à l’entrée du MP. Il y a encore une petite queue pour présenter son ticket. Au final, nous pénétrons sur le site du MP à 7h30. Ticket Machu Pichu : sur le site officiel 152 S / personne. Visite du MP jusqu’à 11h. A cette heure, nous rejoignons le point d’entrée pour le Wayna picchu. J’avais lu beaucoup de choses sur la montée au Wayna picchu et jusqu’au dernier moment ne savais pas si j’irai ou pas : je ne regrette pas de l’avoir fait ! En fait, on grimpe sur un chemin bien ombragé avec beaucoup d’escaliers mais rien d’infaisable (j’ai 50 ans et ne suis pas spécialement sportive et j’ai le vertige). Juste à l’arrivée, on passe dans un petit tunnel étroit, un peu à 4 pattes et ensuite il y a une échelle avec 2 ou 3 barreaux. Le point de vue sur le site du MP est tout le long de la montée et pas vraiment en haut. En haut c’est un point de vue général, très beau. Pour la descente, il y a une dizaine de mètres avec d’un côté un mur et de l’autre côté rien et ensuite on reprend le chemin de la montée. (1h de montée, ¾ heure de descente, pique nique en haut). Une fois redescendus, nous finissons la visite du MP et quittons le site vers 15h. Train le soir même pour Ollantaytambo à 19h (60 dollars). Nuit : El tambo Hostel (site direct de l’hôtel) : 95 soles pour 1 triple sans salle de bain avec petit déjeuner : joli hostal familial dans une petite ruelle près de la place principale : retour à pieds de la gare.
Samedi 1e aout Collectivo jusqu’à Urubamba (2,5S/pers) puis bus jusqu’à Pisac (3 S/pers). A Pisac, taxi jusqu’au site (25S le taxi) Visite des ruines (3h) et descente à pieds jusqu’à Pisac. Retour à Cusco en bus (3 S) Bus de nuit pour Copacabana via Puno (100 S/pers + 1,3 S taxe terminal bus à Cusco + 2 S taxe terminal bus Puno)
Dimanche 2 Arrivée à Copacabana vers 13h au lieu de 10h : les péruviens partaient en masse en vacances/pèlerinage à Copacabana pour la fête de la vierge et l’attente à la douane a été énorme. Après avoir posé nos sacs à l’hôtel, nous allons sur le parvis de l’église regarder les péruviens faire baptiser leurs voitures/camions puis nous montons au cerro cavaldo où les gens font des offrandes à la vierge : un très bon souvenir ! Nuit : hostal villa imperial (booking 259 BS la triple avec petit dej et salle de bain) : un accueil familial très chaleureux par contre les salles de bain ne sont pas nickels.
Lundi 3 Taxi jusqu’à Yampupata (200 BS pour 6) avec arrêt aux iles flottantes et à la grotte de Lourdes. A Yampupata, les villageois défilent pour l’indépendance et nous invitent à porter le drapeau bolivien avec eux. Un grand moment ! Ensuite nous traversons en bateau (20 S/pers) jusqu’à l’île du soleil (au sud). Arrivés (péage de 5 BS/pers) nous montons l’escalier de l’inca pour arriver à Yumani. Nous choisissons un hôtel qui a une vue magnifique depuis sa terrasse et certaines chambres. Petite promenade conseillée par le propriétaire jusqu’à une plage tranquille et coucher de soleil au sommet de l’île. Nuit : Inti Wayra (réservé sur place) : 60 S par pers avec petit déj sans salle de bain ( 40 S sans)
Mardi 4 Trek de l’inca (15 bs/pers) : traversée du sud au nord par le chemin des crêtes. Une rando tranquille de 4h environ avec de supers points de vue sur les 2 côtés de l’île : arrêt aux ruines de Chincana. Très peu de monde A cha’llapampa, bateau pour Copacabana (2h – 25 BS). Nuit : hostal villa imperial (booking 259 BS la triple avec petit dej et salle de bain) : un accueil familial très chaleureux par contre les salles de bain ne sont pas nickels.
Mercredi 5 Bus pour la Paz (25B/pers) : traversée du lac avec le bac (2 BS/pers) : danse des villageois de l’autre côté du lac. A la Paz, bus de nuit pour Sucre (20h – 8h - 180 B/pers en Cama) – taxe terminal : 2 bs/pers Achat de timbres pour carte postale : 15 BS par timbre
Jeudi 6 Arrivée à Sucre. Collectivo jusqu’à notre hostal (1,5 BS/pers). C’est le jour de la fête nationale et les administrations, corporations défilent. Visite de Sucre. Nuit : Hostal Cruz de Popayan (booking – 150 Bs la triple avec petit dej)
Vendredi 7 Promenade dans Sucre : monastère (15 Bs/pers) , église (10 BS/pers)… Bus de nuit Sucre-Tupiza (20h – 4h30 – 100 Bs/pers en cama)
Samedi 8 Fin de la nuit dans la gare routière de Tupiza. Repos + recherche agence pour circuit canyon et salar Nuit : Hotel la Torre (booking 160 Bs la double avec petit dej et salle de bain)
Dimanche 9 Circuit des canyons autour de Tupiza (220 Bs/pers repas inclus) : Très belle journée malgré le vent : nous avons fait de la jeep, du vélo et beaucoup de marche dans les canyons : notre chauffeur Alessandro est resté avec nous pour nous montrer le chemin et c’était très bien car nous n’aurions pas osé nous aventurer si loin dans les canyons : assez sportif ! Nuit : Hotel la Torre (booking 160 Bs la double avec petit dej et salle de bain)
Lundi 10 au jeudi 13 Circuit sud lipez + salar : agence la Torre avec l’excellent chauffeur Alessandro et Ilda la cuisinière. 4 superbes journées : J1 : canyon + pampa avec des lamas J2 : lagunes de toutes les couleurs J3 : désert de Pierres, lagunes J4 : Salar Nous n’avons pas eu froid : nous avions des couches (T shirt – petit merinos ou damart – grosse polaire – coupe vent et bonnet /cagoule). Dans la jeep derrière les vitres, il fait bon ! Dehors cela dépend beaucoup s’il y a du vent ou non. C’est le soir dans l’hôtel en attendant le repas qu’il fait presque le plus froid. La nuit, nous avions des duvets 0-5 degrés en plus des couvertures fournies, on restait assez habillés dedans.(c’est descendu à -5 degrés dehors). Pas de chauffage – Electricité réduite donc difficile de recharger les batteries – dortoir sommaire avec ceux qui partagent votre jeep.
Circuit : 1100 Bs / pers en étant 6 dans la jeep avec le chauffeur - (1300 Bs si on est 4 + cuisinière+chauffeur) : la cuisinière cuisine pour 2 jeep. Entrée réserve : 150 Bs/pers Ruines : 15 Bs/pers Incahusi isle : 30 Bs/pers Douche la dernière nuit : 10 Bs/pers
Jeudi 13 Fin du circuit vers 14h Promenade dans Uyuni en attendant le bus de nuit pour La Paz (180 Bs en semi cama)
Vendredi 14 Arrivée à La Paz à 5h du matin : le haut de la ville est sous la neige. Taxi de la gare routière à l’aéroport (60 Bs). Avion pour Rurrenbaque (moins d’1 heure – 178 euros AR / pers avec l’agence Lipiko tour – pas de taxes d’aéroport) : le vol est impressionnant avec un petit avion de 20 places. Bus pour le centre ville de Rurrenrabaque : 10 Bs / pers Promenade dans la ville et contact avec notre agence pour l’Amazonie Nuit : Oriental Hotel (210 bs la triple avec salle de bain et petit dej)
Samedi 15 au mardi 18 Séjour dans le camp de Berraco del maddidi : c’est le camp le plus éloigné de Rurrenrabaque à 6h de navigation. Il y a 3 tentes pour 2 personnes, très confortables, éloignées les unes des autres. Un bloc sanitaire pour tous et un bloc repas. Tout est intégré dans la forêt : super expérience, très bons repas mais pas de chance on a vu très peu d’animaux (il parait que ce n’est pas la bonne saison). Pratiquement pas de moustiques donc traitement paludisme inutile. Entrée dans le parc : 125 Bs/pers
Mardi 18 Retour vers 15h30 à Rurrenrabaque. Un aller retour à l’aéroport pour s’entendre annoncer que notre avion est annulé. La compagnie nous dédommage.(130 Bs/pers) Nuit : santa Ana Hostal (130 Bs la triple sans salle de bain)
Mercredi 19 Petit déjeuner à la boulangerie de Paris : croissants, pains au chocolat à prix presque local Retour à l’aéroport : taxe aéroport : 7 Bs/pers – taxes municipales : 15 Bs / pers Avion pour la Paz – Taxi jusqu’à l’hôtel (60 Bs) Visite de la Paz Nuit : Arthy’s guesthouse – 95 Bs /personne sans salle de bain – petit déj en supplément à 10 bs : très bien, calme, en plein centre.
Jeudi 20 Collectivo pour la vallée de la lune : 4 Bs / pers Visite de la vallée de la lune : 15 bs / pers : pas inoubliable mais permet de s’évader de la ville Retour sur La Paz et visite d’autres quartiers de La Paz : on ne s'est jamais senti en insécurité dans la ville Téléphérique (celui qui passe au dessus du cimetière) : 3 Bs / pers / trajet
Vendredi 21 Taxi réservé par l’hôtel : 70 Bs Vol retour pour Lyon ( via Lima – Madrid) : 6h25 – 10h55 (samedi 22) : pas de taxe d’aéroport à payer contrairement à ce qui est écrit dans certains guides.
En conclusion : C'était le 2e voyage en Amérique du Sud (après le Brésil) et je suis jusqu'à présent, plutôt Asie : avant de partir, je me posais beaucoup de questions sur le froid, l'insécurité que nous pourrions rencontrer dans ces 2 pays : Non seulement je n'ai pas eu froid (j'avais investi dans quelques vêtements techniques et duvets avant de partir et c'était nécessaire pour être bien) mais jamais et nul part nous nous sommes sentis en insécurité : les gens sont charmants, les paysages grandioses et magnifiques. Un voyage à faire !
J'ai surtout décrit le côté pratique et coût de notre voyage pour que les personnes qui le souhaitent aient des infos actualisées mais je répondrai volontiers à toutes vos questions.
cordialement Christine
Voici un petit compte rendu pratique concernant notre voyage au Pérou-Bolivie du 26 juillet au 22 août 2015. Nous sommes partis à 6 : 2 familles de 3 (2 adultes + 1 ado).
Budget total (tout inclus : souvenirs…) : 2937 euros par personne. Soit 1495 euros de vol international et 1442 de dépenses.
Vols internationaux : Lyon – Madrid – Lima – Cusco (Ibéria + Lan – 23h de vol ) : on récupère les valises à Lima.
Hôtels : Nous avions réservé presque tous les hôtels avant : site direct de l’hôtel ou booking.com
Transport : Pour les grandes distances, nous avons pris les bus de nuit en couchette (cama). Réservés sur place en arrivant dans la ville. Pour l’Amazonie, nous avions réservé un vol par l’agence Lipiko tours (pas réussi à réserver directement sur le site amaszonas) : agence sérieuse et prix identique à celui de la compagnie.
Repas : au Pérou, nous avons soit pique-niqué, soit pris des menus du jour (soupe + plat + petit dessert + limonade ou maté) : entre 9 soles et 30 soles (en général 15-20 soles). Bouteille eau de 2 litres : 3 soles En Bolivie, menu du jour entre 10 et 30 Bolivianos (dans les marchés ou restaurants locaux). Bouteille d’eau de 2 litres : 5 Bs – un avocat : 5 bs – un petit pain : 0,5 Bs Empadas (beignets de viande ou légumes) : 5 Bs Dans les 2 pays, les pizzas comme chez nous coûtent l’équivalent de 9-10 euros.
Climat : Il a fait soleil pratiquement tous les jours. Je suis frileuse mais hormis pour le salar/lipez, la journée, le T shirt avec une petite veste/polaire pour l’ombre suffit (crème solaire à ne pas oublier) – Le matin et dès que la nuit tombe, il faut une plus grosse polaire. La nuit, les couvertures des hôtels suffisent avec un bon pyjama. L’altitude : nous avons cumulé la fatigue du voyage, le décalage horaire et l’altitude à Cusco : quelques maux de tête, impression d’avoir des difficultés à respirer la nuit les 2 premiers jours. Ensuite plus de problème sauf pour l’une d’entre nous dont les maux de tête ont duré une semaine. Ne pas oublier d’emporter mouchoirs et blanc à lèvres : ils sont indispensables pendant tout le voyage (sauf Amazonie).
Circuit : Lundi 27 juillet : Arrivée à Cusco à 9h30 – Repos – tour de ville –achat des bolero touristiques (130 S / pers – 70 S avec la carte Isic) Nuit : chez William (thewill31@hotmail.com), un français installé à Cusco : Très bon accueil, plein de bon conseils, chambres confortables et propres.(100 S la double avec petit déjeuner).
Mardi 28 juillet : Collectivo (mini bus qui s’arrête à la demande) (2,5 S/pers) jusqu’au site archéologique de Qenqo (rien à voir) puis descente à pieds jusqu’à Cusco en passant par le christ blanc et le site de Sacsayhuaman. (intéressant). Nuit : chez William
Mercredi 29 : Nous prenons un van jusqu’à Chinchero (visite du site ) puis continuons avec notre chauffeur jusqu’à Moray. Nous quittons le véhicule à Maras. Après avoir pique-niqué, nous descendons à pieds jusqu’aux Salinas (1h). Nous traversons toutes les salines et descendons au fond de la vallée puis remontons un petit peu pour rejoindre la grande route d’Urubamba. Nous attrapons un collectivo jusqu’à Urubamba puis bus jusqu’à Cusco. Coût : Nous avons gardé le van pour Chinchero, Moray, Maras et avons « négocié » avec le chauffeur 120 S pour 6 personnes : Sinon c’est 6S/pers pour aller jusqu’à Chinchero depuis Cusco en van puis taxi à 45 S pour Chinchero / Moray/Maras (il nous en fallait 2) . Retour : Collectivo jusqu’à Urubamba : 2 S/pers – bus Urubamba-Cusco : 5 S/pers Entrée salines : 10 S / pers C’est une très belle journée, tous les sites valent le coup. Le fait d’arriver et de repartir à pieds aux Salines permet de les voir de loin et ensuite on les traverse complétement en descente. Si vous êtes en taxi, il faudra remonter pour récupérer votre véhicule. Nuit : chez William
Jeudi 30 : Nous laissons nos gros sacs chez William. Van direct jusqu’à Ollantaytambo (10 S/pers – 1h30). Visite du site de Ollantaytambo. Récupération des billets de train commandés sur le site inca rail (59 dollars), puis train jusqu’à Aguas Calientes. Soirée à Aguas Calientes. Achat des billets de bus pour monter au machu pichu pour éviter la queue le lendemain (24 dollars à payer en sole ou en dollars l’aller/retour). Nuit : Inka wonder (réservé sur booking) : 159 soles la triple avec salle de bain privée : propre et bien situé. Accueil sympa. Petit déjeuner copieux.
Vendredi 31 A 5h30 nous quittons l’hôtel où nous laissons les sacs inutiles pour la journée pour aller prendre le bus pour le MP. Il y a déjà 1heure de queue (attention il y a la queue pour ceux qui n’ont pas leur billet de bus et il y a une autre queue pour prendre le bus). Les bus tournent sans arrêt. Il faut 20 minutes pour monter jusqu’à l’entrée du MP. Il y a encore une petite queue pour présenter son ticket. Au final, nous pénétrons sur le site du MP à 7h30. Ticket Machu Pichu : sur le site officiel 152 S / personne. Visite du MP jusqu’à 11h. A cette heure, nous rejoignons le point d’entrée pour le Wayna picchu. J’avais lu beaucoup de choses sur la montée au Wayna picchu et jusqu’au dernier moment ne savais pas si j’irai ou pas : je ne regrette pas de l’avoir fait ! En fait, on grimpe sur un chemin bien ombragé avec beaucoup d’escaliers mais rien d’infaisable (j’ai 50 ans et ne suis pas spécialement sportive et j’ai le vertige). Juste à l’arrivée, on passe dans un petit tunnel étroit, un peu à 4 pattes et ensuite il y a une échelle avec 2 ou 3 barreaux. Le point de vue sur le site du MP est tout le long de la montée et pas vraiment en haut. En haut c’est un point de vue général, très beau. Pour la descente, il y a une dizaine de mètres avec d’un côté un mur et de l’autre côté rien et ensuite on reprend le chemin de la montée. (1h de montée, ¾ heure de descente, pique nique en haut). Une fois redescendus, nous finissons la visite du MP et quittons le site vers 15h. Train le soir même pour Ollantaytambo à 19h (60 dollars). Nuit : El tambo Hostel (site direct de l’hôtel) : 95 soles pour 1 triple sans salle de bain avec petit déjeuner : joli hostal familial dans une petite ruelle près de la place principale : retour à pieds de la gare.
Samedi 1e aout Collectivo jusqu’à Urubamba (2,5S/pers) puis bus jusqu’à Pisac (3 S/pers). A Pisac, taxi jusqu’au site (25S le taxi) Visite des ruines (3h) et descente à pieds jusqu’à Pisac. Retour à Cusco en bus (3 S) Bus de nuit pour Copacabana via Puno (100 S/pers + 1,3 S taxe terminal bus à Cusco + 2 S taxe terminal bus Puno)
Dimanche 2 Arrivée à Copacabana vers 13h au lieu de 10h : les péruviens partaient en masse en vacances/pèlerinage à Copacabana pour la fête de la vierge et l’attente à la douane a été énorme. Après avoir posé nos sacs à l’hôtel, nous allons sur le parvis de l’église regarder les péruviens faire baptiser leurs voitures/camions puis nous montons au cerro cavaldo où les gens font des offrandes à la vierge : un très bon souvenir ! Nuit : hostal villa imperial (booking 259 BS la triple avec petit dej et salle de bain) : un accueil familial très chaleureux par contre les salles de bain ne sont pas nickels.
Lundi 3 Taxi jusqu’à Yampupata (200 BS pour 6) avec arrêt aux iles flottantes et à la grotte de Lourdes. A Yampupata, les villageois défilent pour l’indépendance et nous invitent à porter le drapeau bolivien avec eux. Un grand moment ! Ensuite nous traversons en bateau (20 S/pers) jusqu’à l’île du soleil (au sud). Arrivés (péage de 5 BS/pers) nous montons l’escalier de l’inca pour arriver à Yumani. Nous choisissons un hôtel qui a une vue magnifique depuis sa terrasse et certaines chambres. Petite promenade conseillée par le propriétaire jusqu’à une plage tranquille et coucher de soleil au sommet de l’île. Nuit : Inti Wayra (réservé sur place) : 60 S par pers avec petit déj sans salle de bain ( 40 S sans)
Mardi 4 Trek de l’inca (15 bs/pers) : traversée du sud au nord par le chemin des crêtes. Une rando tranquille de 4h environ avec de supers points de vue sur les 2 côtés de l’île : arrêt aux ruines de Chincana. Très peu de monde A cha’llapampa, bateau pour Copacabana (2h – 25 BS). Nuit : hostal villa imperial (booking 259 BS la triple avec petit dej et salle de bain) : un accueil familial très chaleureux par contre les salles de bain ne sont pas nickels.
Mercredi 5 Bus pour la Paz (25B/pers) : traversée du lac avec le bac (2 BS/pers) : danse des villageois de l’autre côté du lac. A la Paz, bus de nuit pour Sucre (20h – 8h - 180 B/pers en Cama) – taxe terminal : 2 bs/pers Achat de timbres pour carte postale : 15 BS par timbre
Jeudi 6 Arrivée à Sucre. Collectivo jusqu’à notre hostal (1,5 BS/pers). C’est le jour de la fête nationale et les administrations, corporations défilent. Visite de Sucre. Nuit : Hostal Cruz de Popayan (booking – 150 Bs la triple avec petit dej)
Vendredi 7 Promenade dans Sucre : monastère (15 Bs/pers) , église (10 BS/pers)… Bus de nuit Sucre-Tupiza (20h – 4h30 – 100 Bs/pers en cama)
Samedi 8 Fin de la nuit dans la gare routière de Tupiza. Repos + recherche agence pour circuit canyon et salar Nuit : Hotel la Torre (booking 160 Bs la double avec petit dej et salle de bain)
Dimanche 9 Circuit des canyons autour de Tupiza (220 Bs/pers repas inclus) : Très belle journée malgré le vent : nous avons fait de la jeep, du vélo et beaucoup de marche dans les canyons : notre chauffeur Alessandro est resté avec nous pour nous montrer le chemin et c’était très bien car nous n’aurions pas osé nous aventurer si loin dans les canyons : assez sportif ! Nuit : Hotel la Torre (booking 160 Bs la double avec petit dej et salle de bain)
Lundi 10 au jeudi 13 Circuit sud lipez + salar : agence la Torre avec l’excellent chauffeur Alessandro et Ilda la cuisinière. 4 superbes journées : J1 : canyon + pampa avec des lamas J2 : lagunes de toutes les couleurs J3 : désert de Pierres, lagunes J4 : Salar Nous n’avons pas eu froid : nous avions des couches (T shirt – petit merinos ou damart – grosse polaire – coupe vent et bonnet /cagoule). Dans la jeep derrière les vitres, il fait bon ! Dehors cela dépend beaucoup s’il y a du vent ou non. C’est le soir dans l’hôtel en attendant le repas qu’il fait presque le plus froid. La nuit, nous avions des duvets 0-5 degrés en plus des couvertures fournies, on restait assez habillés dedans.(c’est descendu à -5 degrés dehors). Pas de chauffage – Electricité réduite donc difficile de recharger les batteries – dortoir sommaire avec ceux qui partagent votre jeep.
Circuit : 1100 Bs / pers en étant 6 dans la jeep avec le chauffeur - (1300 Bs si on est 4 + cuisinière+chauffeur) : la cuisinière cuisine pour 2 jeep. Entrée réserve : 150 Bs/pers Ruines : 15 Bs/pers Incahusi isle : 30 Bs/pers Douche la dernière nuit : 10 Bs/pers
Jeudi 13 Fin du circuit vers 14h Promenade dans Uyuni en attendant le bus de nuit pour La Paz (180 Bs en semi cama)
Vendredi 14 Arrivée à La Paz à 5h du matin : le haut de la ville est sous la neige. Taxi de la gare routière à l’aéroport (60 Bs). Avion pour Rurrenbaque (moins d’1 heure – 178 euros AR / pers avec l’agence Lipiko tour – pas de taxes d’aéroport) : le vol est impressionnant avec un petit avion de 20 places. Bus pour le centre ville de Rurrenrabaque : 10 Bs / pers Promenade dans la ville et contact avec notre agence pour l’Amazonie Nuit : Oriental Hotel (210 bs la triple avec salle de bain et petit dej)
Samedi 15 au mardi 18 Séjour dans le camp de Berraco del maddidi : c’est le camp le plus éloigné de Rurrenrabaque à 6h de navigation. Il y a 3 tentes pour 2 personnes, très confortables, éloignées les unes des autres. Un bloc sanitaire pour tous et un bloc repas. Tout est intégré dans la forêt : super expérience, très bons repas mais pas de chance on a vu très peu d’animaux (il parait que ce n’est pas la bonne saison). Pratiquement pas de moustiques donc traitement paludisme inutile. Entrée dans le parc : 125 Bs/pers
Mardi 18 Retour vers 15h30 à Rurrenrabaque. Un aller retour à l’aéroport pour s’entendre annoncer que notre avion est annulé. La compagnie nous dédommage.(130 Bs/pers) Nuit : santa Ana Hostal (130 Bs la triple sans salle de bain)
Mercredi 19 Petit déjeuner à la boulangerie de Paris : croissants, pains au chocolat à prix presque local Retour à l’aéroport : taxe aéroport : 7 Bs/pers – taxes municipales : 15 Bs / pers Avion pour la Paz – Taxi jusqu’à l’hôtel (60 Bs) Visite de la Paz Nuit : Arthy’s guesthouse – 95 Bs /personne sans salle de bain – petit déj en supplément à 10 bs : très bien, calme, en plein centre.
Jeudi 20 Collectivo pour la vallée de la lune : 4 Bs / pers Visite de la vallée de la lune : 15 bs / pers : pas inoubliable mais permet de s’évader de la ville Retour sur La Paz et visite d’autres quartiers de La Paz : on ne s'est jamais senti en insécurité dans la ville Téléphérique (celui qui passe au dessus du cimetière) : 3 Bs / pers / trajet
Vendredi 21 Taxi réservé par l’hôtel : 70 Bs Vol retour pour Lyon ( via Lima – Madrid) : 6h25 – 10h55 (samedi 22) : pas de taxe d’aéroport à payer contrairement à ce qui est écrit dans certains guides.
En conclusion : C'était le 2e voyage en Amérique du Sud (après le Brésil) et je suis jusqu'à présent, plutôt Asie : avant de partir, je me posais beaucoup de questions sur le froid, l'insécurité que nous pourrions rencontrer dans ces 2 pays : Non seulement je n'ai pas eu froid (j'avais investi dans quelques vêtements techniques et duvets avant de partir et c'était nécessaire pour être bien) mais jamais et nul part nous nous sommes sentis en insécurité : les gens sont charmants, les paysages grandioses et magnifiques. Un voyage à faire !
J'ai surtout décrit le côté pratique et coût de notre voyage pour que les personnes qui le souhaitent aient des infos actualisées mais je répondrai volontiers à toutes vos questions.
cordialement Christine
Bonjour,
je viens d'effectuer un voyage au Pérou (sud) avec ma famille. Vu le temps pris pour organiser, j'ai pensé que cela pourrait intéresser de futurs voyageurs.
Contexte :
- 1er contact avec le Pérou
- dates : 5 août au 21 août 2009
- 2 adultes + 2 garçons (19 et 14 ans)
- Etapes : Lima (2), Paracas (1) Nazca (1) Arequipa(3) Puno/Taquile (3) Cuzco (3) Vallée Sacrée (1) Aguas Calientes (1)
- Hôtels charme ou moyen de gamme, trajet en bus, train ou avion
- Pas d’agence sauf sur place pour le lac titicaca
Budget pour 4 pour 14j : 1000€ par personne hors transport Paris Lima et hors achats:
- hôtels : 1030€,
- bus : 170€,
- train: 890€,
- avion intérieur: 460€,
- visites : 530€
- repas : 830€
Retour sur les Etapes :
D’une manière générale, nous avons trouvé les péruviens très aimables et aidant, content de rencontrer des touristes, pas du tout accrocheur (sauf à Cuzco) encore moins agressifs. Je n’ai pas senti qu’ils profitaient de la situation. A titre d’exemple à l’arrivée à Arequipa en pleine nuit dans le froid glacial à 4 avec 4 valises, le chauffeur de taxi nous a demandé 4 soles (1€) pour faire les quelques km entre la gare routière et notre hôtel, autant dire qu’il ne profite pas de la situation ! Les gens sont très attentionnés dans les restaurants, les transports, les lieux de visites. Ils font des efforts pour vous comprendre (mon self-learned espagnol doit contenir 50 mots, dont les ¾ mal prononcés le reste se fait avec les mains).
Les distances entre les points d’intérêts sont longues, ce qui donne des trajets, principalement en bus, assez long. J’avais cherché à louer une voiture pour tout le trajet entre Lima et Arequipa mais le prix exorbitant pour laisser la voiture dans une ville différente du retrait (Arequipa vs Lima) m’a fait renoncé à cette solution – je ne le regrette pas.
Le logement et l’alimentation sont bien moins chers qu’en Europe. Ainsi nous avons rencontré deux jeunes routards économes qui se logeaient dans des hôtels propres avec eau chaude et sanitaires privatifs pour moins de 40s/ par jour (10€) la double et se restauraient pour 10€ par jour (un repas complet est à 7s/ dans les picantallas, les pains individuels à 8 pains pour 1s/, l’eau à 1s/ les 500ml, les 4 bananes pour 1s/). Une famille comme nous tournait à environ 100 € la nuit pour 4 en hôtel de charme et se restaurait pour 70€ par jour avec un vrai resto par jour. Les bus et taxi sont très abordables (compter entre 3 et 5s/ dans les villes, un peu plus à Lima). Le vrai poste de cout, ce sont les visites, notamment à Cuzco et dans la vallée sacrée, là on atteint des niveaux qui dépassent les prix européens.
BUS : Les bus sont une véritable institution, il y a de nombreuses compagnies et différentes classes. Nous avons fait 4 trajets en classe « executive » avec 4 compagnies différentes (Soyuz, Cruz del Sur, Ormeno, Julsa). Elles fonctionnent toutes sur le même principe :
- réservation à l’avance (la veille à minima en période touristique) et placement (le billet indique le n° de place). Vous pouvez choisir le siège. La réservation se fait soit directement à la compagnie (en gare routière ou bureaux en ville), soit en agence de voyage.
- le jour du départ, rdv à la gare routière de la compagnie 15mn en avance. chargement des bagages, et embarquement. Bien garder les billets à disposition car certaines compagnies contrôlent 4 ou 5 fois sur le trajet
- confort plus que correct, idem pour la propreté
- à l’intérieur projection de films récents (anges et démons, blood diamond, ..), le plus souvent en anglais sous titré espagnol (mais avec Soyuz c’était en espagnol et nous avons demandé les sous titres en français), le son est diffusé au dessus du siège et pas moyen de le baisser donc vous en profitez que vous le vouliez ou non.
- hôtesse à bord qui fourni eau, couvertures, repas (bas de gamme) le cas échéant
- toilettes (propreté très moyenne)
- sur les bus à 2 étages, le bas a des sièges type fauteuil, il n’y a que quelques places, vous ressentez les vibrations et entendez les passagers du hauts quand ils se baladent ainsi que les bagages de la soute, le haut a des sièges confortables avec de la place pour les jambes, et une vue en cinémascope sur la route pour ceux qui sont sur les premiers sièges.
- les bagages sont mis en soute. Ils agrafent un billet avec n° unique sur chaque bagage et vous donnent le reçu. Ceci étant, à l’arrivée, seul Julsa a contrôlé que je prenais les bagages correspondant à mon reçu. Pour les sacs que vous gardez avec vous en cabine, tous recommandent une vigilance maximum car c’est là que les vols sont les plus nombreux.
- Côté sécurité, Cruz Del Sur affirme que ses conducteurs ne conduisent pas plus de 4h et passent un test d’alcoolémie avant de prendre le volant
- Côté fiabilité, nous avons été déçu par Ormeno sur le Nazca – Arequipa (départ retardé de 45mn à Nazca, arrivée avec plus de 2h de retard à Arequipa – sur un trajet de 10h, c’est dur !)
- Le budget est relativement modeste :
o Soyuz : Lima – Pisco (3h30) : 25 s/ par personne en executive
o Cruz del Sur : Paracas – Nazca (3h30) : 35 s/ par personne en executive
o Ormeno : Nazca – Arequipa (10h) : 70 s/ par personne en executive
o Julsa : Arequipa – Puno ( 5h) : 40 s/ par personne en executive
- Au niveau de la qualité, le bilan familial est 1 : Cruz del Sur, 2 : Soyuz, 3 : Ormeno, 4 : Julsa.
TRAIN : comme la plupart des touristes qui se rendent au Machu Picchu, nous nous sommes faits plumés par Pérurail qui a l’unique concession de train sur Cuzco – Aguas Calientes : Nous avons testé le « backpacker » à l’aller et le « vistadome » au retour. Le backpacker est en fait un une classe qui indique que le train circule de nuit, qui ne permet pas de voir le paysage. De ce fait le tarif est moindre (30$ /personne dans notre cas). A noter un très faible éclairage, pour lire ou pour jouer, autant avoir sa lampe torche. Au retour nous avons pris le vistadome. C’est le même train, simplement il circule le jour et vous profitez, si vous êtes placés du bon coté et (fenêtre), de la jolie vue sur le cours d’eau (Urubamba) que longe le train. La le tarif est plus élevé (60$/ personne) mais pour ce prix la vous avez le droit à un sandwich + verre d’Inca Cola, et un défilé de mode (les 3 jeunes qui représentent le seul personnel à bord, enlèvent dans les toilettes leur habit de steward pour revêtir des vêtements en Alpaga qu’ils proposent à la vente – c’est top kitch !).
Nous avons aussi pris le « Andean Explorer » entre Puno et Cuzco. Un vieux rêve d’Orient Express était passé par là et nous nous sommes lancés dans cette dépense hors du commun par rapport au reste du voyage (220$ par personne). Ce train n’a que 2 voitures de passagers. Les voitures sont habillées de bois et de jolies nappes. Les passagers bénéficient d’un wagon bar et d’un wagon ouvert qui permet d’admirer les paysages d’une manière exceptionnelle. Inclus dans le prix du billet : un pisco sour proposé autour de 11h du matin, un déjeuner (très moyen, qualité douteuse – mon épouse a été malade – verre de vin) et un thé accompagné de 2 mini mini sandwiches et d’une mini mini pâtisserie servi avant l’arrivée. Autant dire que le charme de ce trajet provient 1/ du paysage que révèle pleinement le dernier wagon 2/ de l’aspect intérieur années 30 avec les voitures passagers habillées de bois (y/c les toilettes !). En revanche, Perurail tue facilement le rêve en 1/ diffusant de la musique techno ou dance, à volume assez élevé dans l’ensemble des wagons 2/ proposant des activités ou show très kitch à plusieurs moments du voyage (démonstration du barman, défilé de « mode », musiciens péruviens), 3/ en fournissant un déjeuner très basique (soupe, blanc de poulet ou lasagnes de légumes, mousse de fruits, café américain, vin bas de gamme) 4/ en faisant preuve d’une vrai volonté de plumer le touriste un peu plus (un expresso au lieu du café américain à la fin du repas = supplément, prix du bar sans commune mesure avec les prix pratiqués à Lima, Cuzco ou Arequipa). On peut noter que dans notre cas, seule une des 2 voitures était occupée, l’autre était vide ce qui a limité l’affluence de passagers dans le très apprécié wagon ouvert. Le système de réservation ne prend pas en compte le plan de la voiture, résultat : des familles ou des couples dispersés qui doivent ensuite négocier avec d’autres passagers pour se retrouver ensemble. Un seul stop permet de descendre du train : La Raya – ou gare la plus haute du monde, immortalisée dans le Grand Bleu de Luc Besson. Au final, nous avons bien profité de ce trajet en passant une grande partie du trajet dans le wagon ouvert à regarder le paysage évoluer mais nous trouvons que PeruRail n’est pas à la hauteur et que le billet est bien cher pour le service fourni.
AVION : Nous avons pris LAN pour aller de Cuzco à Lima. L’ensemble était très pro, de la réservation à la livraison des bagages. Enregistrement rapide, bonne restauration à bord en éco, bagages livrés rapidement. En revanche sur Lima – Paris via Amsterdam avec Air France KLM, la compagnie leader a égaré nos 4 bagages, nous a fait poireauter à CDG pendant 4h avec un service client minable. Finalement nous avons récupéré nos bagages le lendemain à 20h. C’est quand même un comble de faire le tour du Pérou en bus, train, avion sans rien égarer et se faire perdre ses bagages par Air France KLM sur un transfert archi courant.
HOTELS : en général nous recherchons le charme plus que le luxe, à un prix raisonnable qui peut paraitre dispendieux pours les plus jeunes ou les routards, ou économe pour les inconditionnels du luxe. En préalable, je dois préciser un point qui peut se révéler important pour ceux qui comme moi sont sensibles au bruit : les péruviens conduisent « au klaxon ». Ils annoncent leur arrivée (à un carrefour, près d’un cycliste, ..) de manière sonore et ce à toute heure du jour ou de la nuit. Résultat, si votre chambre est exposée sur une rue, il y a de grande chance que ces bruits permanents vous dérangent car les doubles vitrages n’existent pas. De même les hôtels dont les chambres sont organisées autour d’un patio font subir à chacun les bruits du patio aller/venues, téléphone, ..). Ceci étant dit, voici notre appréciation des hôtels dans lesquels nous avons séjournés.
- Lima : B&B « Second Home Peru » : le meilleur souvenir hôtelier de notre voyage. C’est la demeure de Victor Delfin, artiste péruvien réputé, âgé de plus de 80 ans. La maison, en haut d’une falaise avec vue sur mer en plein Barranco est superbe, parsemée de peintures, de sculptures et d’objets en tout genre de M. Delfin, elle a un grand charme, une âme qui ne peut pas laisser indifférent. En prime, vous pouvez demander à visiter l’atelier de l’artiste, qui continue jour après jour à peindre, sculpter, créer. Un homme charmant et un atelier qui respire la création. Nous avions cru venir ici pour nous loger, en fait ce fut notre meilleure expérience à Lima.
L’océan est omniprésent et vous réveille le matin du bruit des vagues agitées. Le petit dej (pain, beurre, confiture maison jus de fruit frais, papaye et boisson chaude) est servi sur une table commune dans la cuisine ancienne attenant à la maison avec un four à bois qui réchauffe.
Prix : 85 $ la chambre double vue océan et terrasse, ptit dej inclue
Niveau de satisfaction : 5 sur 5
- Paracas : Un hôtel triste, bruyant mais propre. Conseillé par notre taxi. Aucun intérêt. Trop cher pour la qualité. Les klaxons des voitures sous les fenêtres, les aboiements des chiens errant vous empêcheront de dormir.
Prix : 70S/ (=23$) la chambre double, ptit dej non inclus
Niveau de satisfaction : 2 sur 5
- Nazca : Hôtel « Oro Viejo » : chambre quadruple spacieuse, simple et propre, belle déco des parties communes avec des objets du passé, piscine, super petit dej américain. Un seul vrai défaut : le coq voisin qui commence à chanter à 4h du mat.
Prix : 73$ la chambre quadruple, petits dej inclus.
Niveau de satisfaction : 4 sur 5
- Arequipa : boutique hôtel « Casa Arequipa » : petite chambre quadruple assez classe avec une très bonne literie. Un petit dej royal servi sur une terrasse ensoleillée (le meilleur du séjour). Un GROS défaut : toutes les chambres donnent sur le grand hall de réception qui sert de cage de résonnance. Résultat des bruits constant des gens qui entrent et sortent et discutent, du téléphone, de la sonnerie de l’entrée, et ce à toute heure du jour et de la nuit. Comme la plupart des chambres donnent sur une des deux rues passagères dont la maison fait le coin, on bénéficie aussi des klaxons des voitures.
Prix : 85$ la chambre quadruple, petit dej inclus
Niveau de satisfaction : 4 sur 5
- Puno : Hôtel « Mosoq Inn » : chambre quadruple très spacieuse dans un hôtel récent, moderne, bien agencé dont les plus grandes chambres donnent sur une rue passagère. Personnel vraiment attentionné, aux petits soins. Petit dej quelconque en buffet.
Prix : 70$ la chambre quadruple, petit dej inclus
Niveau de satisfaction : 4 sur 5.
- Amantani : chez l’habitant (Elizabeth) : l’usine à touristes. Pour 25 S/ par personne la nuit sur/sous des couvertures dans un local frigo, vous avez aussi 1 soupe de légume pour le dej, 1 soupe de légume pour le diner et un sandwich œuf pour le ptit dej. 0 hygiène, 0 sympathie, 0 attention, 0 communication. Une mécanique huilée qui enchaine chaque jour le logement chez l’habitant pour des centaines de touristes qui se rendent sur Amantani. A faire sans illusions car vous n’êtes qu’un numéro. En revanche, l’alternative pour explorer le lac titicaca rend cette formule la « moins pire » car l’aller-retour sur Taquile ou Amantani à la journée prend au mieux 6h. Reste l’aller-retour sur les îles en roseau à 25 minutes de l’embarcadère. Ca se fait rapidement en une demi-journée et ça perd du coup tout son charme.
Prix : 25$ la nuit pour 4
Niveau de satisfaction : 2 sur 5 mais ya pas mieux !)
- Aguas Calientes : Hôtel « las terrasas », chambre quadruple, trouvée à 20h30 après être arrivé à Aguas Calientes, et avoir visité différentes chambres de différents hôtels. La chambre donnait sur le cours d’eau. Petit déjeuner simple (pain, beurre, café/thé) à 5h00 du matin avant de partir au Machu Picchu
Prix : 40$ la nuit pour 4 avec petit dej.
Niveau de satisfaction : 3 sur 5
- Ollantaytambo : B&B « El Albergue » à Ollantaytambo. 2 belles chambres doubles (n°1 et 2) au premier étage dont une avec une belle vue sur la montagne. bonne literie, bon petit déjeuner avec pancake ou œufs, meubles en bois, parquet, joli jardin. Pisco Sour offert à l’arrivée. Possibilité de bien diner. Le train n’est pas dérangeant. Beaucoup de charme pour ce B&B qui est plutôt un petit hôtel, directement implanté dans la gare d’Ollantaytambo.
Prix : 74$ la chambre double (soit 148$ pour 4) petit déjeuner inclus
Niveau de satisfaction : 5 sur 5
- Cuzco : Hôtel « Los Ninos 1 ». Un hôtel particulier situé dans une vieille demeure avec un beau patio central, des chambres simples mais très propres. L’Hôtel s’inscrit dans le cadre d’une association d’aide aux enfants, les bénéfices de l’hôtel sont reversés à cette association (cf. leur site http://www.ninoshotel.com). Là encore le principal défaut concerne le bruit car le patio central véhicule les bruits de la réception, le téléphone, la sonnerie de porte d’accès et le va et vient des occupants. Sans côté les rues attenantes.
Les étapes :
J1 : arrivée Lima dans l’après midi, balade et diner à Barranco
J2 : Lima. Visite dans le centre historique, Miraflores, Parque del amor, falaises, Barranco.
J3 : Lima – Pisco/Paracas: balade sur le port, coucher tôt
J4 : Iles Ballestas à 8h depuis Paracas, puis bus pour Nazca, survol des lignes et diner à Nazca
J5 : Balade dans Nazca, marché puis visite du cimetière de Chauchilla, départ pour Arequipa à 15h30 (arrivée 1h du mat)
J6 : Arequipa : balade dans la ville + couvent de Santa Catalina, shopping
J7 : Arequipa : balade dans la ville + couvent de San Francisco.
J8 : départ pour Puno – arrivée à Puno en fin de journée, balade dans la ville, réservation séjour Amantani/Taquilé
J9 : départ à 8h pour Amantani via agence avec d’autres touristes. Stop sur les iles Uros après 30mn de navigation puis départ pour Amantani (3h de navigation), arrivée à Amantani à 15h00, dispatch dans les familles, balade sur Amantani, diner aux bougies
J10 : réveil tôt, balade sur Amantani puis départ pour Taquile à seulement 1h de navigation. Balade sur Taquile, déjeuner sur Taquile puis départ pour Puno (3h) et arrivée vers 16h à Puno. Balade dans Puno.
J11 : train « Andean Explorer » à 8h pour Cuzco. Stop à la Raya, déjeuner dans le train, thé dans le train et arrivée à 18h à Cuzco. Balade nocturne dans Cuzco. Réservation de taxi pour la Vallée Sacrée
J12 : départ à 8h en Taxi : visite de Sacsayhuamá, Kenko, Pisac, Ollantaytambo. Départ en train pour Aguas Calientes à 18h50 et arrivée à 20h30.
J13 : Visite du Machu Picchu – bus à 5h30, arrivée sur site à 6h, longue visite avec de grandes poses (contemplation, jeux, repos). Départ vers 15h et retour à Aguas Calientes. Train à 16h50 pour Ollantaytambo.
J14 : départ à 8h en Taxi pour les salineras de Maras, puis Moray, Chinchero et arrivée à Cuzco à 13h30. Balade dans le Cuzco historique, visite de la cathédrale, balade nocturne à San Blas.
J15 : Visite de Cuzco et shopping
J16 : Balade matinale dans Cuzco, petit dej gargantuesque chez Heidi Sanja, et départ en taxi pour l’aéroport pour vol à 12h50 Cuzco Lima, à Lima vol pour Amsterdam à 18h, à Amsterdam vol pour Paris à 14h10.
Lima : ville triste, recouverte d’une brume qui cache le soleil notamment en aout. Peu de choses intéressantes à voir. La place d’armes est banale dans son style (rien à voir avec les places d’armes d’Espagne, de la Havane, d’Arequipa ou de Cuzco). Miraflores est sans intérêt. Le jardin de l’amour est à voir, avec des bancs recouverts de céramique (à la Gaudi comme à Barcelone) et une belle statue d’amoureux de Victor Delfin, le tout plongeant sur la mer avec vue sur les falaises environnantes. La balade le long des falaises est agréable et abouti à un petit centre commercial avec vue sur l’océan. Enfin Barranco dégage une ambiance plaisante, notamment le soir, on peut s’y promener et y diner. En synthèse une journée à Lima est amplement suffisante pour visiter une ville qui manque de charme en aout avec cette brume envahissante.
Pisco : ville désolée, complètement ravagée par le tremblement de terre de 2007. La ville se redresse peu à peu mais c’est vraiment, en 2009, encore une désolation (rues trouées et impraticables, habitations en ruines, ..). Aucun intérêt touristique.
Paracas : petit port tranquille avec un certain charme. L’intérêt principal vient des iles Ballestas, dites « Galápagos du pauvre ». On y va en 2h aller/retour (35 s/ par personne) en sortie bateau organisée par les agences de voyage locales – départ à 8h pour toutes les agences. On n’y débarque pas mais on observe quantité d’oiseaux (par milliers), d’otaries (par dizaines), de manchots (par dizaines) depuis l’embarcation. Sur le trajet, vue sur le candélabre de 200m de long tracé dans la montagne par on ne sait pas qui (les indiens, les colons, les militaires, les extra terrestres ?!). L’agence Zarcillos est fiable, a sa propre embarcadère, ses propres bateaux et est par ailleurs officiellement représentant de Cruz del Sur à Paracas. Le bus pour Ica / Nazca part à 10h30 donc il est possible, comme nous l’avons fait de faire la sortie aux iles Ballestas et de prendre le bus au retour pour Ica / Nazca à 10h30. Certains restent aussi l’après midi pour faire le tour de la réserve de Paracas.
Paracas revêt donc un intérêt limité qui selon nous ne justifie pas la nuit. Idéalement, il faudrait pouvoir y arriver tôt le matin, partir pour les iles Ballestas, déjeuner sur le port et repartir ensuite pour Ica/Nazca.
Nazca : la ville est sympa, sa place d’arme jouit d’une bonne animation, le marché est assez pittoresque et, bien sur, toute l’activité touristique tourne autour des fameuses lignes de Nazca. A peine arrivés à 14h00 depuis Paracas, nous avons survolé les lignes en 35mn chrono avec Aeroparacas pour 59$ par personne. Ca va vite et ça secoue car l’avion penche vraiment pour faire les virages et approcher les lignes. 35 mn c’est bien suffisant. Le pilote, entre 45 et 55 ans nous est apparu très pro et sans hésitation. Vous n’êtes pas obligés de passer par une agence et vous pouvez vous rendre directement à l’aéroport. Même en plein mois d’aout il n’y a pas foule et vous pouvez comparer sur place entre les différentes compagnies. Attention suite à l’accident de 2008 et à différents atterrissages forcés, deux compagnies, Aéorica et Aerocondor ont reçu des avertissements. L’organisation de l’aviation civile internationale (OACI), après mission d’inspection de l’aérodrome de Nazca au mois de mai 2008, a émis un certain nombre de recommandations qui peuvent être consultées (en espagnol) sur le lien suivant . Nous avons aussi visité le cimetière de Chauchilla en plein désert à 15Km de Nazca . De vraies momies, en situation, sur un site bien préservé pour 7$ par personne (taxi, guide et visite). Enfin, nous avons profité du marché du dimanche, très étendu et pittoresque. Le marché le plus authentique que nous ayons visité au cours de ce voyage car absolument pas destiné aux touristes. Au final Nazca a été un stop intéressant que nous ne regrettons pas.
Arequipa : que de charme dans cette ville qui aborde le tourisme avec soin et discrétion. Ne loupez sous aucun prétexte le couvent de Santa Catalina et prévoir d’y passer au moins trois heures (vous pouvez d’ailleurs déjeuner à la cafétéria du couvent en plein cœur du site, c’est très bon et très frais). Pour le reste la plazza de armas est splendide et la ville se parcourt dans tous les sens à pied. En haut de la ville, vous pourrez aussi visiter en toute tranquillité, (peu de monde va jusque là) le couvent de San Francisco, son cloitre et sa très belle bibliothèque (ouverte que 15mn par heure – horaires à consulter avant d’y aller). Un point spécial concernant les achats. C’est à Arequipa que sont implantées les principales sociétés de couture spécialisées dans les vêtements en Alpaga. Vous y trouverez donc des boutiques de fabricants proposant des produits de grande qualité à des prix soldés que vous ne retrouverez plus ensuite ni à Cuzco, ni à Lima à ces prix là. Ces boutiques sont concentrées dans les deux cloîtres de la Compania. Une mention spéciale à Alpaca 911, société de couture locale qui édite la célèbre marque Kuna que vous retrouverez partout dans le pays et dans les aéroports péruviens, ici à des prix parfois incroyables.
Puno : La ville de Puno a en soit très peu d’attraits touristiques et son intérêt, hormis celui d’être le point de départ de toutes les excursions sur le lac titicaca, réside dans l’authenticité de ce que peut être une ville péruvienne de taille moyenne aujourd’hui (idem Nazca) : plazza de armas où les générations se rassemblent, marché couvert... Ceci étant, elle ne justifie pas qu’on lui consacre une journée entière. Les touristes remplissent la ville en fin d’après-midi au retour de leurs excursions sur les îles Amantani, Taquile et Uros. Pour aller sur ces îles, le plus simple est de passer par une agence prévoyant la prise en charge sur deux jours avec départ tôt le matin, stop sur les îles Uros (roseaux), visite et nuit sur l’île d’Amantani (logement, repas du midi, du soir et petit déjeuner inclus), visite de Taquile (repas du midi non inclus) le lendemain pour un retour vers 15-16h. Tout cela demeure très impersonnel (cf. logements). Nous avons choisi l’agence Inkatours qui a organisé le tour pour 70 NS par personne, le guide faisant preuve de beaucoup de professionnalisme. Bref, une machine bien huilée dont on espère qu’elle profite à tout le monde. En même temps, l’alternative pour explorer le lac titicaca rend cette formule la « moins pire » car l’aller-retour en bateau sur Taquile ou Amantani à la journée prend au mieux 6h sans compter la visite. Au regard du temps passé dans les bus pour relier les villes entre elles, c’est un peu dommage de s’infliger une nouvelle journée de transport. Reste l’aller-retour sur les îles Uros à 25 minutes en bateau de l’embarcadère. Ca se fait rapidement en moins d’une demi-journée et autant le dire, ça peut se révéler assez frustrant car on ne s’aventure pas très loin dans la partie péruvienne du lac.
Cuzco : ici le tourisme est roi. La ville est splendide avec son envoutante plazza des armas, sa cathédrale et les deux églises attenantes (toutes les trois sont TRES richement décorées et se visitent ensemble – près de 20$ le billet), ses anciens murs Incas et ses maisons coloniales. A noter le quartier San Blas, à 5 mn à pied de la plazza de armas et son petit côté bohème. Cuzco a cependant un TRES gros défaut, elle réuni ce qu’il y a de pire dans le tourisme de masse : des boutiques de bibelots bas de gamme en tout genre qui envahissent les rues, des rabatteurs, des vendeurs de rue qui passent leur temps à vous solliciter avec beaucoup d’insistance (jusqu’à 30 sollicitations à l’heure) pour vendre des objets que vous trouvez partout, pour proposer des massages, pour se faire prendre en photo moyennant argent, pour vous proposer un restaurant…). A la fin cela devient très très pénible. Toutes les visites d’églises sont payantes à des prix prohibitifs.
Vallée Sacrée : Cuzco est aussi le départ de la vallée sacrée qui regroupe des sites archéologiques principalement inca (les plus beaux sont Sacsayhuamán, Pisac et Ollantaytambo) des marchés quasi exclusivement touristiques (Pisac et Chinchero), de beaux villages (Ollantaytambo et Chincero), de superbes paysages de vallée avec les paysans dans les champs et les charrues à bœufs, et les fameuses Salineras de Maras. Autant le dire tout de suite, les prix des visites sont prohibitifs et n’ont plus rien à voir avec ceux indiqués dans les guides (augmentation de plus 200% en 2009 par rapport au prix indiqué par le guide du routard 2008/2009 !). Les sites archéologiques et Chinchero (le village) se visitent avec le bolleto touristico. Attention cependant : soit vous achetez le bolleto « integral » valable 10j pour 130 S/ (soit 32€) par personne et vous pouvez visiter Sacsayhuamán, Pisac, Ollantaytambo, Chinchero et quelques autres de moindre intérêt selon moi (Muray, Kenko, ..), soit vous prenez le billet à la journée (70 S/, 17€) et vous n’avez accès qu’au site dans lequel vous achetez le billet et les quelques sites autour (ex : Sacsayhuamán + Kenko + Pisac mais pas Ollantaytambo ni Chinchero !). Les étudiants (avec carte ISIC) et moins de 16 ans payent moitié prix. Les salineras de Maras (à ne manquer sous aucun prétexte) ne sont pas inclues et l’entrée se paye 5 S/ (soit 1, 25€) par personne. Etant donné les distances, il est difficile de faire tous les sites en une journée. Concernant les marchés de Pisac et Chinchero, ce sont des marchés touristiques avec des vendeurs d’objets artisanaux de qualité plus ou moins bonne. Nous avons regretté de faire Pisac un jour de marché. Du coup on ne voit pas la belle place qui est recouverte des boutiques en toiles des marchants. Chinchero est dans doute le plus beau village visité lors de notre voyage et l’église est superbe. Attention pour entrer dans le village, il faut le bolleto.
Si c’était à refaire, je ne ferai pas Sacsayhuamán, Kenko, Pisac qui sont tous trois des sites archéologiques Incas certes superbes. Avec Machu Picchu, Ollantaytambo, Moray et Chinchero, notre famille aurait déjà eu sa dose de plongée dans le monde Inca par la visite de ruines et pouvait se passer de Pisac (même si c’est le second en terme d’importance après Machu Picchu) et des autres. Après coup mon itinéraire préféré aurait été de faire Cuzco – Chinchero – Moray – Salineras de Maras – Ollantaytambo avec un bolleto à la journée pris à Chinchero.
Machu Picchu : autant le dire, le Machu Picchu se mérite. Il faut du temps pour y arriver et un budget conséquent. Je parle ici de l’accès principal. Vous trouverez sur des forums un itinéraire permettant de ne pas passer par Perurail mais cela m’a paru trop hasardeux pour notre famille. Donc le premier point consiste à se rendre à Aguas Calientes, dernier village – exclusivement touristique et de passage – avant le Machu Picchu. Pour s’y rendre nous avons pris le train à Ollantaytambo (cf. point sur le train plus haut dans le compte rendu). Là c’est entre 30$ et 60$ en fonction de l’heure, pour les étrangers. Il y a plusieurs trains dans la journée. Ensuite il faut trouver une nuit à Aguas Calientes. Les hôtels sont nombreux et standardisés, nous avons visités des chambres sur place (aucun problème pour loger 4 personnes en plein mois d’aout) et comparé les prix avant de choisir. Ensuite il faut prendre le bus (17$ par personne aller/retour) ou y aller à pied et se tuer dans une ascension de plusieurs heures). Si vous visitez tôt le Machu Picchu, le premier bus est à 5h30 mais les premiers visiteurs sont à l’arrêt de bus dès 4h du mat ! A 5h30, il y a déjà plusieurs centaines de personnes à la queuleuleu. L’attente n’est cependant pas très longue car les bus s’enchainent sans horaires précis, dès qu’un bus est rempli il part et il y en a des dizaines. Vous pouvez acheter les billets dès 5h sur place. 3 raisons principales pour se lever tôt : 1/ profiter de la lumière du matin (pas le lever de soleil car le soleil est levé depuis au moins une heure quand il surgit des montagnes et envahie le site vers 7h), 2/ voir le site avec peu de gens (mais quand même quelques centaines) et prendre la photo du point le plus haut avec un site quasi vide, et surtout, pour ceux qui sont intéressés, 3/ courir au Wayna Picchu, qui ne peut accueillir que 400 visiteurs en même temps (à l’entrée une décharge est à signer car l’ascension comporte des risques) – nous ne l’avons pas fait. Sinon on peut facilement arriver en début de matinée et rester jusqu’à la fermeture à 17h (quand nous sommes partis vers 15h, le site se vidait). L’entrée du Machu Picchu est à 130 s/ (32€) et 70 s/ pour les étudiants (carte ISIC) et les moins de 16 ans. Le billet peut s’acheter la veille jusque 22h à Aguas Calientes. La visite du Machu Picchu c’est donc environ 360 s/ de train + 30 s/ d’hôtel + 130s/ de visite + 70 s/ de bus soit 590 s/ (200€) par personne hors boissons et repas (à l’entrée du site c’est très cher). Enfin si vous désirez bien comprendre sur place, ajoutez les prestations d’un guide (car rien n’est indiqué), nous nous sommes contenté de nos guides papiers (routard, ulysse, gallimard) et c’était suffisant d’autant que bien des théories circulent sur le lieu et les guides (humains comme papier) se contredisent ! Sur place le site est splendide, alterne les zones ensoleillées et ombragées ce qui permet de faire des poses (certains font même la sieste) et d’y passer une grosse partie de la journée. L’ascension au point le plus haut n’est pas très dure et la vue est mythique. Une dizaine de lamas se promène sur le site. Si c’était à refaire : je referai exactement pareil malgré le coût prohibitif. Enfin il faut noter que nous avons entendu un guide indiquer qu’à partir de 2011, une partie du site pourrait être fermée à cause des nuisances créées par l’affluence de gens, info ou intox ?
Voilà, j’espère que ce message vous sera été utile, auquel cas je serais sensible à un message témoignant que je n’ai pas écrit tout cela pour rien.
De même si vous avez des questions supplémentaires, n’hésitez pas à me contacter.
Bon voyage.
je viens d'effectuer un voyage au Pérou (sud) avec ma famille. Vu le temps pris pour organiser, j'ai pensé que cela pourrait intéresser de futurs voyageurs.
Contexte :
- 1er contact avec le Pérou
- dates : 5 août au 21 août 2009
- 2 adultes + 2 garçons (19 et 14 ans)
- Etapes : Lima (2), Paracas (1) Nazca (1) Arequipa(3) Puno/Taquile (3) Cuzco (3) Vallée Sacrée (1) Aguas Calientes (1)
- Hôtels charme ou moyen de gamme, trajet en bus, train ou avion
- Pas d’agence sauf sur place pour le lac titicaca
Budget pour 4 pour 14j : 1000€ par personne hors transport Paris Lima et hors achats:
- hôtels : 1030€,
- bus : 170€,
- train: 890€,
- avion intérieur: 460€,
- visites : 530€
- repas : 830€
Retour sur les Etapes :
D’une manière générale, nous avons trouvé les péruviens très aimables et aidant, content de rencontrer des touristes, pas du tout accrocheur (sauf à Cuzco) encore moins agressifs. Je n’ai pas senti qu’ils profitaient de la situation. A titre d’exemple à l’arrivée à Arequipa en pleine nuit dans le froid glacial à 4 avec 4 valises, le chauffeur de taxi nous a demandé 4 soles (1€) pour faire les quelques km entre la gare routière et notre hôtel, autant dire qu’il ne profite pas de la situation ! Les gens sont très attentionnés dans les restaurants, les transports, les lieux de visites. Ils font des efforts pour vous comprendre (mon self-learned espagnol doit contenir 50 mots, dont les ¾ mal prononcés le reste se fait avec les mains).
Les distances entre les points d’intérêts sont longues, ce qui donne des trajets, principalement en bus, assez long. J’avais cherché à louer une voiture pour tout le trajet entre Lima et Arequipa mais le prix exorbitant pour laisser la voiture dans une ville différente du retrait (Arequipa vs Lima) m’a fait renoncé à cette solution – je ne le regrette pas.
Le logement et l’alimentation sont bien moins chers qu’en Europe. Ainsi nous avons rencontré deux jeunes routards économes qui se logeaient dans des hôtels propres avec eau chaude et sanitaires privatifs pour moins de 40s/ par jour (10€) la double et se restauraient pour 10€ par jour (un repas complet est à 7s/ dans les picantallas, les pains individuels à 8 pains pour 1s/, l’eau à 1s/ les 500ml, les 4 bananes pour 1s/). Une famille comme nous tournait à environ 100 € la nuit pour 4 en hôtel de charme et se restaurait pour 70€ par jour avec un vrai resto par jour. Les bus et taxi sont très abordables (compter entre 3 et 5s/ dans les villes, un peu plus à Lima). Le vrai poste de cout, ce sont les visites, notamment à Cuzco et dans la vallée sacrée, là on atteint des niveaux qui dépassent les prix européens.
BUS : Les bus sont une véritable institution, il y a de nombreuses compagnies et différentes classes. Nous avons fait 4 trajets en classe « executive » avec 4 compagnies différentes (Soyuz, Cruz del Sur, Ormeno, Julsa). Elles fonctionnent toutes sur le même principe :
- réservation à l’avance (la veille à minima en période touristique) et placement (le billet indique le n° de place). Vous pouvez choisir le siège. La réservation se fait soit directement à la compagnie (en gare routière ou bureaux en ville), soit en agence de voyage.
- le jour du départ, rdv à la gare routière de la compagnie 15mn en avance. chargement des bagages, et embarquement. Bien garder les billets à disposition car certaines compagnies contrôlent 4 ou 5 fois sur le trajet
- confort plus que correct, idem pour la propreté
- à l’intérieur projection de films récents (anges et démons, blood diamond, ..), le plus souvent en anglais sous titré espagnol (mais avec Soyuz c’était en espagnol et nous avons demandé les sous titres en français), le son est diffusé au dessus du siège et pas moyen de le baisser donc vous en profitez que vous le vouliez ou non.
- hôtesse à bord qui fourni eau, couvertures, repas (bas de gamme) le cas échéant
- toilettes (propreté très moyenne)
- sur les bus à 2 étages, le bas a des sièges type fauteuil, il n’y a que quelques places, vous ressentez les vibrations et entendez les passagers du hauts quand ils se baladent ainsi que les bagages de la soute, le haut a des sièges confortables avec de la place pour les jambes, et une vue en cinémascope sur la route pour ceux qui sont sur les premiers sièges.
- les bagages sont mis en soute. Ils agrafent un billet avec n° unique sur chaque bagage et vous donnent le reçu. Ceci étant, à l’arrivée, seul Julsa a contrôlé que je prenais les bagages correspondant à mon reçu. Pour les sacs que vous gardez avec vous en cabine, tous recommandent une vigilance maximum car c’est là que les vols sont les plus nombreux.
- Côté sécurité, Cruz Del Sur affirme que ses conducteurs ne conduisent pas plus de 4h et passent un test d’alcoolémie avant de prendre le volant
- Côté fiabilité, nous avons été déçu par Ormeno sur le Nazca – Arequipa (départ retardé de 45mn à Nazca, arrivée avec plus de 2h de retard à Arequipa – sur un trajet de 10h, c’est dur !)
- Le budget est relativement modeste :
o Soyuz : Lima – Pisco (3h30) : 25 s/ par personne en executive
o Cruz del Sur : Paracas – Nazca (3h30) : 35 s/ par personne en executive
o Ormeno : Nazca – Arequipa (10h) : 70 s/ par personne en executive
o Julsa : Arequipa – Puno ( 5h) : 40 s/ par personne en executive
- Au niveau de la qualité, le bilan familial est 1 : Cruz del Sur, 2 : Soyuz, 3 : Ormeno, 4 : Julsa.
TRAIN : comme la plupart des touristes qui se rendent au Machu Picchu, nous nous sommes faits plumés par Pérurail qui a l’unique concession de train sur Cuzco – Aguas Calientes : Nous avons testé le « backpacker » à l’aller et le « vistadome » au retour. Le backpacker est en fait un une classe qui indique que le train circule de nuit, qui ne permet pas de voir le paysage. De ce fait le tarif est moindre (30$ /personne dans notre cas). A noter un très faible éclairage, pour lire ou pour jouer, autant avoir sa lampe torche. Au retour nous avons pris le vistadome. C’est le même train, simplement il circule le jour et vous profitez, si vous êtes placés du bon coté et (fenêtre), de la jolie vue sur le cours d’eau (Urubamba) que longe le train. La le tarif est plus élevé (60$/ personne) mais pour ce prix la vous avez le droit à un sandwich + verre d’Inca Cola, et un défilé de mode (les 3 jeunes qui représentent le seul personnel à bord, enlèvent dans les toilettes leur habit de steward pour revêtir des vêtements en Alpaga qu’ils proposent à la vente – c’est top kitch !).
Nous avons aussi pris le « Andean Explorer » entre Puno et Cuzco. Un vieux rêve d’Orient Express était passé par là et nous nous sommes lancés dans cette dépense hors du commun par rapport au reste du voyage (220$ par personne). Ce train n’a que 2 voitures de passagers. Les voitures sont habillées de bois et de jolies nappes. Les passagers bénéficient d’un wagon bar et d’un wagon ouvert qui permet d’admirer les paysages d’une manière exceptionnelle. Inclus dans le prix du billet : un pisco sour proposé autour de 11h du matin, un déjeuner (très moyen, qualité douteuse – mon épouse a été malade – verre de vin) et un thé accompagné de 2 mini mini sandwiches et d’une mini mini pâtisserie servi avant l’arrivée. Autant dire que le charme de ce trajet provient 1/ du paysage que révèle pleinement le dernier wagon 2/ de l’aspect intérieur années 30 avec les voitures passagers habillées de bois (y/c les toilettes !). En revanche, Perurail tue facilement le rêve en 1/ diffusant de la musique techno ou dance, à volume assez élevé dans l’ensemble des wagons 2/ proposant des activités ou show très kitch à plusieurs moments du voyage (démonstration du barman, défilé de « mode », musiciens péruviens), 3/ en fournissant un déjeuner très basique (soupe, blanc de poulet ou lasagnes de légumes, mousse de fruits, café américain, vin bas de gamme) 4/ en faisant preuve d’une vrai volonté de plumer le touriste un peu plus (un expresso au lieu du café américain à la fin du repas = supplément, prix du bar sans commune mesure avec les prix pratiqués à Lima, Cuzco ou Arequipa). On peut noter que dans notre cas, seule une des 2 voitures était occupée, l’autre était vide ce qui a limité l’affluence de passagers dans le très apprécié wagon ouvert. Le système de réservation ne prend pas en compte le plan de la voiture, résultat : des familles ou des couples dispersés qui doivent ensuite négocier avec d’autres passagers pour se retrouver ensemble. Un seul stop permet de descendre du train : La Raya – ou gare la plus haute du monde, immortalisée dans le Grand Bleu de Luc Besson. Au final, nous avons bien profité de ce trajet en passant une grande partie du trajet dans le wagon ouvert à regarder le paysage évoluer mais nous trouvons que PeruRail n’est pas à la hauteur et que le billet est bien cher pour le service fourni.
AVION : Nous avons pris LAN pour aller de Cuzco à Lima. L’ensemble était très pro, de la réservation à la livraison des bagages. Enregistrement rapide, bonne restauration à bord en éco, bagages livrés rapidement. En revanche sur Lima – Paris via Amsterdam avec Air France KLM, la compagnie leader a égaré nos 4 bagages, nous a fait poireauter à CDG pendant 4h avec un service client minable. Finalement nous avons récupéré nos bagages le lendemain à 20h. C’est quand même un comble de faire le tour du Pérou en bus, train, avion sans rien égarer et se faire perdre ses bagages par Air France KLM sur un transfert archi courant.
HOTELS : en général nous recherchons le charme plus que le luxe, à un prix raisonnable qui peut paraitre dispendieux pours les plus jeunes ou les routards, ou économe pour les inconditionnels du luxe. En préalable, je dois préciser un point qui peut se révéler important pour ceux qui comme moi sont sensibles au bruit : les péruviens conduisent « au klaxon ». Ils annoncent leur arrivée (à un carrefour, près d’un cycliste, ..) de manière sonore et ce à toute heure du jour ou de la nuit. Résultat, si votre chambre est exposée sur une rue, il y a de grande chance que ces bruits permanents vous dérangent car les doubles vitrages n’existent pas. De même les hôtels dont les chambres sont organisées autour d’un patio font subir à chacun les bruits du patio aller/venues, téléphone, ..). Ceci étant dit, voici notre appréciation des hôtels dans lesquels nous avons séjournés.
- Lima : B&B « Second Home Peru » : le meilleur souvenir hôtelier de notre voyage. C’est la demeure de Victor Delfin, artiste péruvien réputé, âgé de plus de 80 ans. La maison, en haut d’une falaise avec vue sur mer en plein Barranco est superbe, parsemée de peintures, de sculptures et d’objets en tout genre de M. Delfin, elle a un grand charme, une âme qui ne peut pas laisser indifférent. En prime, vous pouvez demander à visiter l’atelier de l’artiste, qui continue jour après jour à peindre, sculpter, créer. Un homme charmant et un atelier qui respire la création. Nous avions cru venir ici pour nous loger, en fait ce fut notre meilleure expérience à Lima.
L’océan est omniprésent et vous réveille le matin du bruit des vagues agitées. Le petit dej (pain, beurre, confiture maison jus de fruit frais, papaye et boisson chaude) est servi sur une table commune dans la cuisine ancienne attenant à la maison avec un four à bois qui réchauffe.
Prix : 85 $ la chambre double vue océan et terrasse, ptit dej inclue
Niveau de satisfaction : 5 sur 5
- Paracas : Un hôtel triste, bruyant mais propre. Conseillé par notre taxi. Aucun intérêt. Trop cher pour la qualité. Les klaxons des voitures sous les fenêtres, les aboiements des chiens errant vous empêcheront de dormir.
Prix : 70S/ (=23$) la chambre double, ptit dej non inclus
Niveau de satisfaction : 2 sur 5
- Nazca : Hôtel « Oro Viejo » : chambre quadruple spacieuse, simple et propre, belle déco des parties communes avec des objets du passé, piscine, super petit dej américain. Un seul vrai défaut : le coq voisin qui commence à chanter à 4h du mat.
Prix : 73$ la chambre quadruple, petits dej inclus.
Niveau de satisfaction : 4 sur 5
- Arequipa : boutique hôtel « Casa Arequipa » : petite chambre quadruple assez classe avec une très bonne literie. Un petit dej royal servi sur une terrasse ensoleillée (le meilleur du séjour). Un GROS défaut : toutes les chambres donnent sur le grand hall de réception qui sert de cage de résonnance. Résultat des bruits constant des gens qui entrent et sortent et discutent, du téléphone, de la sonnerie de l’entrée, et ce à toute heure du jour et de la nuit. Comme la plupart des chambres donnent sur une des deux rues passagères dont la maison fait le coin, on bénéficie aussi des klaxons des voitures.
Prix : 85$ la chambre quadruple, petit dej inclus
Niveau de satisfaction : 4 sur 5
- Puno : Hôtel « Mosoq Inn » : chambre quadruple très spacieuse dans un hôtel récent, moderne, bien agencé dont les plus grandes chambres donnent sur une rue passagère. Personnel vraiment attentionné, aux petits soins. Petit dej quelconque en buffet.
Prix : 70$ la chambre quadruple, petit dej inclus
Niveau de satisfaction : 4 sur 5.
- Amantani : chez l’habitant (Elizabeth) : l’usine à touristes. Pour 25 S/ par personne la nuit sur/sous des couvertures dans un local frigo, vous avez aussi 1 soupe de légume pour le dej, 1 soupe de légume pour le diner et un sandwich œuf pour le ptit dej. 0 hygiène, 0 sympathie, 0 attention, 0 communication. Une mécanique huilée qui enchaine chaque jour le logement chez l’habitant pour des centaines de touristes qui se rendent sur Amantani. A faire sans illusions car vous n’êtes qu’un numéro. En revanche, l’alternative pour explorer le lac titicaca rend cette formule la « moins pire » car l’aller-retour sur Taquile ou Amantani à la journée prend au mieux 6h. Reste l’aller-retour sur les îles en roseau à 25 minutes de l’embarcadère. Ca se fait rapidement en une demi-journée et ça perd du coup tout son charme.
Prix : 25$ la nuit pour 4
Niveau de satisfaction : 2 sur 5 mais ya pas mieux !)
- Aguas Calientes : Hôtel « las terrasas », chambre quadruple, trouvée à 20h30 après être arrivé à Aguas Calientes, et avoir visité différentes chambres de différents hôtels. La chambre donnait sur le cours d’eau. Petit déjeuner simple (pain, beurre, café/thé) à 5h00 du matin avant de partir au Machu Picchu
Prix : 40$ la nuit pour 4 avec petit dej.
Niveau de satisfaction : 3 sur 5
- Ollantaytambo : B&B « El Albergue » à Ollantaytambo. 2 belles chambres doubles (n°1 et 2) au premier étage dont une avec une belle vue sur la montagne. bonne literie, bon petit déjeuner avec pancake ou œufs, meubles en bois, parquet, joli jardin. Pisco Sour offert à l’arrivée. Possibilité de bien diner. Le train n’est pas dérangeant. Beaucoup de charme pour ce B&B qui est plutôt un petit hôtel, directement implanté dans la gare d’Ollantaytambo.
Prix : 74$ la chambre double (soit 148$ pour 4) petit déjeuner inclus
Niveau de satisfaction : 5 sur 5
- Cuzco : Hôtel « Los Ninos 1 ». Un hôtel particulier situé dans une vieille demeure avec un beau patio central, des chambres simples mais très propres. L’Hôtel s’inscrit dans le cadre d’une association d’aide aux enfants, les bénéfices de l’hôtel sont reversés à cette association (cf. leur site http://www.ninoshotel.com). Là encore le principal défaut concerne le bruit car le patio central véhicule les bruits de la réception, le téléphone, la sonnerie de porte d’accès et le va et vient des occupants. Sans côté les rues attenantes.
Les étapes :
J1 : arrivée Lima dans l’après midi, balade et diner à Barranco
J2 : Lima. Visite dans le centre historique, Miraflores, Parque del amor, falaises, Barranco.
J3 : Lima – Pisco/Paracas: balade sur le port, coucher tôt
J4 : Iles Ballestas à 8h depuis Paracas, puis bus pour Nazca, survol des lignes et diner à Nazca
J5 : Balade dans Nazca, marché puis visite du cimetière de Chauchilla, départ pour Arequipa à 15h30 (arrivée 1h du mat)
J6 : Arequipa : balade dans la ville + couvent de Santa Catalina, shopping
J7 : Arequipa : balade dans la ville + couvent de San Francisco.
J8 : départ pour Puno – arrivée à Puno en fin de journée, balade dans la ville, réservation séjour Amantani/Taquilé
J9 : départ à 8h pour Amantani via agence avec d’autres touristes. Stop sur les iles Uros après 30mn de navigation puis départ pour Amantani (3h de navigation), arrivée à Amantani à 15h00, dispatch dans les familles, balade sur Amantani, diner aux bougies
J10 : réveil tôt, balade sur Amantani puis départ pour Taquile à seulement 1h de navigation. Balade sur Taquile, déjeuner sur Taquile puis départ pour Puno (3h) et arrivée vers 16h à Puno. Balade dans Puno.
J11 : train « Andean Explorer » à 8h pour Cuzco. Stop à la Raya, déjeuner dans le train, thé dans le train et arrivée à 18h à Cuzco. Balade nocturne dans Cuzco. Réservation de taxi pour la Vallée Sacrée
J12 : départ à 8h en Taxi : visite de Sacsayhuamá, Kenko, Pisac, Ollantaytambo. Départ en train pour Aguas Calientes à 18h50 et arrivée à 20h30.
J13 : Visite du Machu Picchu – bus à 5h30, arrivée sur site à 6h, longue visite avec de grandes poses (contemplation, jeux, repos). Départ vers 15h et retour à Aguas Calientes. Train à 16h50 pour Ollantaytambo.
J14 : départ à 8h en Taxi pour les salineras de Maras, puis Moray, Chinchero et arrivée à Cuzco à 13h30. Balade dans le Cuzco historique, visite de la cathédrale, balade nocturne à San Blas.
J15 : Visite de Cuzco et shopping
J16 : Balade matinale dans Cuzco, petit dej gargantuesque chez Heidi Sanja, et départ en taxi pour l’aéroport pour vol à 12h50 Cuzco Lima, à Lima vol pour Amsterdam à 18h, à Amsterdam vol pour Paris à 14h10.
Lima : ville triste, recouverte d’une brume qui cache le soleil notamment en aout. Peu de choses intéressantes à voir. La place d’armes est banale dans son style (rien à voir avec les places d’armes d’Espagne, de la Havane, d’Arequipa ou de Cuzco). Miraflores est sans intérêt. Le jardin de l’amour est à voir, avec des bancs recouverts de céramique (à la Gaudi comme à Barcelone) et une belle statue d’amoureux de Victor Delfin, le tout plongeant sur la mer avec vue sur les falaises environnantes. La balade le long des falaises est agréable et abouti à un petit centre commercial avec vue sur l’océan. Enfin Barranco dégage une ambiance plaisante, notamment le soir, on peut s’y promener et y diner. En synthèse une journée à Lima est amplement suffisante pour visiter une ville qui manque de charme en aout avec cette brume envahissante.
Pisco : ville désolée, complètement ravagée par le tremblement de terre de 2007. La ville se redresse peu à peu mais c’est vraiment, en 2009, encore une désolation (rues trouées et impraticables, habitations en ruines, ..). Aucun intérêt touristique.
Paracas : petit port tranquille avec un certain charme. L’intérêt principal vient des iles Ballestas, dites « Galápagos du pauvre ». On y va en 2h aller/retour (35 s/ par personne) en sortie bateau organisée par les agences de voyage locales – départ à 8h pour toutes les agences. On n’y débarque pas mais on observe quantité d’oiseaux (par milliers), d’otaries (par dizaines), de manchots (par dizaines) depuis l’embarcation. Sur le trajet, vue sur le candélabre de 200m de long tracé dans la montagne par on ne sait pas qui (les indiens, les colons, les militaires, les extra terrestres ?!). L’agence Zarcillos est fiable, a sa propre embarcadère, ses propres bateaux et est par ailleurs officiellement représentant de Cruz del Sur à Paracas. Le bus pour Ica / Nazca part à 10h30 donc il est possible, comme nous l’avons fait de faire la sortie aux iles Ballestas et de prendre le bus au retour pour Ica / Nazca à 10h30. Certains restent aussi l’après midi pour faire le tour de la réserve de Paracas.
Paracas revêt donc un intérêt limité qui selon nous ne justifie pas la nuit. Idéalement, il faudrait pouvoir y arriver tôt le matin, partir pour les iles Ballestas, déjeuner sur le port et repartir ensuite pour Ica/Nazca.
Nazca : la ville est sympa, sa place d’arme jouit d’une bonne animation, le marché est assez pittoresque et, bien sur, toute l’activité touristique tourne autour des fameuses lignes de Nazca. A peine arrivés à 14h00 depuis Paracas, nous avons survolé les lignes en 35mn chrono avec Aeroparacas pour 59$ par personne. Ca va vite et ça secoue car l’avion penche vraiment pour faire les virages et approcher les lignes. 35 mn c’est bien suffisant. Le pilote, entre 45 et 55 ans nous est apparu très pro et sans hésitation. Vous n’êtes pas obligés de passer par une agence et vous pouvez vous rendre directement à l’aéroport. Même en plein mois d’aout il n’y a pas foule et vous pouvez comparer sur place entre les différentes compagnies. Attention suite à l’accident de 2008 et à différents atterrissages forcés, deux compagnies, Aéorica et Aerocondor ont reçu des avertissements. L’organisation de l’aviation civile internationale (OACI), après mission d’inspection de l’aérodrome de Nazca au mois de mai 2008, a émis un certain nombre de recommandations qui peuvent être consultées (en espagnol) sur le lien suivant . Nous avons aussi visité le cimetière de Chauchilla en plein désert à 15Km de Nazca . De vraies momies, en situation, sur un site bien préservé pour 7$ par personne (taxi, guide et visite). Enfin, nous avons profité du marché du dimanche, très étendu et pittoresque. Le marché le plus authentique que nous ayons visité au cours de ce voyage car absolument pas destiné aux touristes. Au final Nazca a été un stop intéressant que nous ne regrettons pas.
Arequipa : que de charme dans cette ville qui aborde le tourisme avec soin et discrétion. Ne loupez sous aucun prétexte le couvent de Santa Catalina et prévoir d’y passer au moins trois heures (vous pouvez d’ailleurs déjeuner à la cafétéria du couvent en plein cœur du site, c’est très bon et très frais). Pour le reste la plazza de armas est splendide et la ville se parcourt dans tous les sens à pied. En haut de la ville, vous pourrez aussi visiter en toute tranquillité, (peu de monde va jusque là) le couvent de San Francisco, son cloitre et sa très belle bibliothèque (ouverte que 15mn par heure – horaires à consulter avant d’y aller). Un point spécial concernant les achats. C’est à Arequipa que sont implantées les principales sociétés de couture spécialisées dans les vêtements en Alpaga. Vous y trouverez donc des boutiques de fabricants proposant des produits de grande qualité à des prix soldés que vous ne retrouverez plus ensuite ni à Cuzco, ni à Lima à ces prix là. Ces boutiques sont concentrées dans les deux cloîtres de la Compania. Une mention spéciale à Alpaca 911, société de couture locale qui édite la célèbre marque Kuna que vous retrouverez partout dans le pays et dans les aéroports péruviens, ici à des prix parfois incroyables.
Puno : La ville de Puno a en soit très peu d’attraits touristiques et son intérêt, hormis celui d’être le point de départ de toutes les excursions sur le lac titicaca, réside dans l’authenticité de ce que peut être une ville péruvienne de taille moyenne aujourd’hui (idem Nazca) : plazza de armas où les générations se rassemblent, marché couvert... Ceci étant, elle ne justifie pas qu’on lui consacre une journée entière. Les touristes remplissent la ville en fin d’après-midi au retour de leurs excursions sur les îles Amantani, Taquile et Uros. Pour aller sur ces îles, le plus simple est de passer par une agence prévoyant la prise en charge sur deux jours avec départ tôt le matin, stop sur les îles Uros (roseaux), visite et nuit sur l’île d’Amantani (logement, repas du midi, du soir et petit déjeuner inclus), visite de Taquile (repas du midi non inclus) le lendemain pour un retour vers 15-16h. Tout cela demeure très impersonnel (cf. logements). Nous avons choisi l’agence Inkatours qui a organisé le tour pour 70 NS par personne, le guide faisant preuve de beaucoup de professionnalisme. Bref, une machine bien huilée dont on espère qu’elle profite à tout le monde. En même temps, l’alternative pour explorer le lac titicaca rend cette formule la « moins pire » car l’aller-retour en bateau sur Taquile ou Amantani à la journée prend au mieux 6h sans compter la visite. Au regard du temps passé dans les bus pour relier les villes entre elles, c’est un peu dommage de s’infliger une nouvelle journée de transport. Reste l’aller-retour sur les îles Uros à 25 minutes en bateau de l’embarcadère. Ca se fait rapidement en moins d’une demi-journée et autant le dire, ça peut se révéler assez frustrant car on ne s’aventure pas très loin dans la partie péruvienne du lac.
Cuzco : ici le tourisme est roi. La ville est splendide avec son envoutante plazza des armas, sa cathédrale et les deux églises attenantes (toutes les trois sont TRES richement décorées et se visitent ensemble – près de 20$ le billet), ses anciens murs Incas et ses maisons coloniales. A noter le quartier San Blas, à 5 mn à pied de la plazza de armas et son petit côté bohème. Cuzco a cependant un TRES gros défaut, elle réuni ce qu’il y a de pire dans le tourisme de masse : des boutiques de bibelots bas de gamme en tout genre qui envahissent les rues, des rabatteurs, des vendeurs de rue qui passent leur temps à vous solliciter avec beaucoup d’insistance (jusqu’à 30 sollicitations à l’heure) pour vendre des objets que vous trouvez partout, pour proposer des massages, pour se faire prendre en photo moyennant argent, pour vous proposer un restaurant…). A la fin cela devient très très pénible. Toutes les visites d’églises sont payantes à des prix prohibitifs.
Vallée Sacrée : Cuzco est aussi le départ de la vallée sacrée qui regroupe des sites archéologiques principalement inca (les plus beaux sont Sacsayhuamán, Pisac et Ollantaytambo) des marchés quasi exclusivement touristiques (Pisac et Chinchero), de beaux villages (Ollantaytambo et Chincero), de superbes paysages de vallée avec les paysans dans les champs et les charrues à bœufs, et les fameuses Salineras de Maras. Autant le dire tout de suite, les prix des visites sont prohibitifs et n’ont plus rien à voir avec ceux indiqués dans les guides (augmentation de plus 200% en 2009 par rapport au prix indiqué par le guide du routard 2008/2009 !). Les sites archéologiques et Chinchero (le village) se visitent avec le bolleto touristico. Attention cependant : soit vous achetez le bolleto « integral » valable 10j pour 130 S/ (soit 32€) par personne et vous pouvez visiter Sacsayhuamán, Pisac, Ollantaytambo, Chinchero et quelques autres de moindre intérêt selon moi (Muray, Kenko, ..), soit vous prenez le billet à la journée (70 S/, 17€) et vous n’avez accès qu’au site dans lequel vous achetez le billet et les quelques sites autour (ex : Sacsayhuamán + Kenko + Pisac mais pas Ollantaytambo ni Chinchero !). Les étudiants (avec carte ISIC) et moins de 16 ans payent moitié prix. Les salineras de Maras (à ne manquer sous aucun prétexte) ne sont pas inclues et l’entrée se paye 5 S/ (soit 1, 25€) par personne. Etant donné les distances, il est difficile de faire tous les sites en une journée. Concernant les marchés de Pisac et Chinchero, ce sont des marchés touristiques avec des vendeurs d’objets artisanaux de qualité plus ou moins bonne. Nous avons regretté de faire Pisac un jour de marché. Du coup on ne voit pas la belle place qui est recouverte des boutiques en toiles des marchants. Chinchero est dans doute le plus beau village visité lors de notre voyage et l’église est superbe. Attention pour entrer dans le village, il faut le bolleto.
Si c’était à refaire, je ne ferai pas Sacsayhuamán, Kenko, Pisac qui sont tous trois des sites archéologiques Incas certes superbes. Avec Machu Picchu, Ollantaytambo, Moray et Chinchero, notre famille aurait déjà eu sa dose de plongée dans le monde Inca par la visite de ruines et pouvait se passer de Pisac (même si c’est le second en terme d’importance après Machu Picchu) et des autres. Après coup mon itinéraire préféré aurait été de faire Cuzco – Chinchero – Moray – Salineras de Maras – Ollantaytambo avec un bolleto à la journée pris à Chinchero.
Machu Picchu : autant le dire, le Machu Picchu se mérite. Il faut du temps pour y arriver et un budget conséquent. Je parle ici de l’accès principal. Vous trouverez sur des forums un itinéraire permettant de ne pas passer par Perurail mais cela m’a paru trop hasardeux pour notre famille. Donc le premier point consiste à se rendre à Aguas Calientes, dernier village – exclusivement touristique et de passage – avant le Machu Picchu. Pour s’y rendre nous avons pris le train à Ollantaytambo (cf. point sur le train plus haut dans le compte rendu). Là c’est entre 30$ et 60$ en fonction de l’heure, pour les étrangers. Il y a plusieurs trains dans la journée. Ensuite il faut trouver une nuit à Aguas Calientes. Les hôtels sont nombreux et standardisés, nous avons visités des chambres sur place (aucun problème pour loger 4 personnes en plein mois d’aout) et comparé les prix avant de choisir. Ensuite il faut prendre le bus (17$ par personne aller/retour) ou y aller à pied et se tuer dans une ascension de plusieurs heures). Si vous visitez tôt le Machu Picchu, le premier bus est à 5h30 mais les premiers visiteurs sont à l’arrêt de bus dès 4h du mat ! A 5h30, il y a déjà plusieurs centaines de personnes à la queuleuleu. L’attente n’est cependant pas très longue car les bus s’enchainent sans horaires précis, dès qu’un bus est rempli il part et il y en a des dizaines. Vous pouvez acheter les billets dès 5h sur place. 3 raisons principales pour se lever tôt : 1/ profiter de la lumière du matin (pas le lever de soleil car le soleil est levé depuis au moins une heure quand il surgit des montagnes et envahie le site vers 7h), 2/ voir le site avec peu de gens (mais quand même quelques centaines) et prendre la photo du point le plus haut avec un site quasi vide, et surtout, pour ceux qui sont intéressés, 3/ courir au Wayna Picchu, qui ne peut accueillir que 400 visiteurs en même temps (à l’entrée une décharge est à signer car l’ascension comporte des risques) – nous ne l’avons pas fait. Sinon on peut facilement arriver en début de matinée et rester jusqu’à la fermeture à 17h (quand nous sommes partis vers 15h, le site se vidait). L’entrée du Machu Picchu est à 130 s/ (32€) et 70 s/ pour les étudiants (carte ISIC) et les moins de 16 ans. Le billet peut s’acheter la veille jusque 22h à Aguas Calientes. La visite du Machu Picchu c’est donc environ 360 s/ de train + 30 s/ d’hôtel + 130s/ de visite + 70 s/ de bus soit 590 s/ (200€) par personne hors boissons et repas (à l’entrée du site c’est très cher). Enfin si vous désirez bien comprendre sur place, ajoutez les prestations d’un guide (car rien n’est indiqué), nous nous sommes contenté de nos guides papiers (routard, ulysse, gallimard) et c’était suffisant d’autant que bien des théories circulent sur le lieu et les guides (humains comme papier) se contredisent ! Sur place le site est splendide, alterne les zones ensoleillées et ombragées ce qui permet de faire des poses (certains font même la sieste) et d’y passer une grosse partie de la journée. L’ascension au point le plus haut n’est pas très dure et la vue est mythique. Une dizaine de lamas se promène sur le site. Si c’était à refaire : je referai exactement pareil malgré le coût prohibitif. Enfin il faut noter que nous avons entendu un guide indiquer qu’à partir de 2011, une partie du site pourrait être fermée à cause des nuisances créées par l’affluence de gens, info ou intox ?
Voilà, j’espère que ce message vous sera été utile, auquel cas je serais sensible à un message témoignant que je n’ai pas écrit tout cela pour rien.
De même si vous avez des questions supplémentaires, n’hésitez pas à me contacter.
Bon voyage.
Amis routards,
Si vous avez envisagé de vooyager au Pérou, je vous encourage de venir avec des € et non des dollars. A ce jour, pour 1 € nous avons 3.68 soles contre 3.48 soles avec 1 dollar. Vous éviterez ainsi d'enrichir votre banque française avec les frais de change. Si vous avez besoin d'info. pas de problème pour vous aider car je suis français vivant à Arequipa.
Hasta luego
Christian
Si vous avez envisagé de vooyager au Pérou, je vous encourage de venir avec des € et non des dollars. A ce jour, pour 1 € nous avons 3.68 soles contre 3.48 soles avec 1 dollar. Vous éviterez ainsi d'enrichir votre banque française avec les frais de change. Si vous avez besoin d'info. pas de problème pour vous aider car je suis français vivant à Arequipa.
Hasta luego
Christian
Alright, this year, we're heading back to South America!
The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.
Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.
So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!
Not to Argentina, though...
Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!
In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.
Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.
Is the suitcase packed with all-season clothes?
Are the driver’s license and passport ready?
Bank cards and a few euros too?
Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!

--/--
To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!
1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco
2- Around San Pedro

3- From San Pedro to Cariquima

4- From Cariquima to Putre

5 - From Putre to Arica

Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
The initial plan was to retrace the route we imagined in the summer of 2020: a trip to northern Argentina starting from Córdoba.
Unfortunately, the flight to Córdoba no longer exists, and airfares to Javier Milei’s country are both outrageously priced and involve multiple layovers.
So, I tweaked Google Flights every which way and finally found a flight within my budget—departing from Clermont-Ferrand!
Not to Argentina, though...
Our transatlantic flight will cross the snow-capped Andes, landing in Santiago, Chile, with a return from Lima!
In between, two domestic flights and a big road trip loop starting from the coastal city of Arica to explore the treasures of northern Chile.
Our mode of transport: a pseudo 4x4 that won’t take us through sand dunes or devilish tracks but will let us tackle the entire secondary network, including unpaved main roads, while still being insured.
Is the suitcase packed with all-season clothes?
Are the driver’s license and passport ready?
Bank cards and a few euros too?
Off we go for just over 3 weeks of southern wanderings!

--/--
To keep all my esteemed readers on track, here are a few maps outlining the Arica-Arica loop!
1- From Arica to San Pedro de Atacama via Pica and the Salar de Huasco
2- Around San Pedro
3- From San Pedro to Cariquima

4- From Cariquima to Putre

5 - From Putre to Arica

Gas stations in this part of Chile are located in Arica, Iquique, Pozo Almonte, Pica, Calama, and San Pedro de Atacama.
Salut,
ben voilà c'est terminé.
Comme pour tous mes grands voyages j'ai écrit un carnet avec des conseils plus que mes histoires personnelles.
Le contexte : Nous devions partir à deux couples, et pour des raisons de santé nos amis n'ont pu venir, donc on est parti à deux. De plus ma chère et tendre s'est fait une méchante entorse de la cheville en mars et la souplesse n'est pas revenue, donc les treks prévus ont été annulés.
Je commencerai par le carnet de bord, puis l'avis sur les hôtels et enfin divers conseils.
Samedi 3 Août: Départ très matinal de Lyon vers Amsterdam avec KLM, puis attente de 4h pour un vol destination Panama City d'une durée de 10h50, attente au départ rallongée de 2h, soit 4 nouvelles heures d'attente. Vol assez agité de 3h30 car des orages sont dans les alentours. Arrivée autour de minuit à Lima, soit 7h du matin en France. Pour un départ la veille à 3h du matin, cela fait donc 27 h de suite, sans dormir ….Transfert ensuite de 45 minutes pour le quartier de Barranco (22$ en taxi) et c'est enfin le lit au D 'Osma Bed and Breafast. Dodo. BILAN : Longue journée, mais il faut savoir ce que l'on veut.
Dimanche 4 Août: Après un bon petit déjeuner, départ en métropolitan direction, Plaza de Armas. Un accueil avec des dizaines de policiers équipés tels des robocops, donnant l'impression d'être dans un album de Tintin avec le Général Alcazar !!! La Plaza n'est pas accessible ( on verra pourquoi plus tard) La Cathédrale, elle non plus ne peut être visitée, c'est donc vers le couvent St François d'Assises que nous nous dirigeons. Visite guidée obligatoire en anglais ou en espagnol, pour un coût de 7s par personne. Visite sympa, un peu rapide, les catacombes sont à voir et le tableau représentant la Cène aussi car original. Pas possible de prendre des photos !!! Ensuite direction Palacio de Torre Tagle pour une étape clic-clac puis le musée del banco nacional (gratuit)de qui possède des collections de la culture péruvienne mais surtout qui a la particularité d'être une ancienne banque avec les grands guichets, la salle des coffres, etc... Repas vers la plaza de Armas, où les policiers m'expliquent qu'il y a une manifestation et qu'ils craignent des débordements. Nous voyons effectivement un groupe qui s'agite, des caméras tournent autour. Cela semble être des personnels de santé. En fait de manifestants, si on enlève les caméramans, les journalistes, il doit rester une vingtaine de manifestants, soit un pour 10 policiers.... Promenade vers Alameda Chabuca Granda puis visite du couvent St Domingo (7s par personne et pas de films, photos oui!!!) Là aussi visite guidée à priori obligatoire, mais devant notre tête, l'employé nous permet de nous promener seuls, et c'est bien agréable, car c'est à notre rythme. Deux cloitres magnifiques et différents l'un de l'autre retiennent notre attention ainsi qu'une bibliothèque. Ensuite direction le musée de l'inquisition où j'avais lu qu'il y avait des visites en français (dixit le Routard). Que nenni et en plus une queue immense nous décourage. Que cela ne tienne il y le mercado central à côté, on y va : Typique. Direction ensuite église de la Merced, très chargée et à l'intérieur, le cloître a l'air sympa, mais on ne peut que l'apercevoir. Clic clac devant l'église et c'est le retour vers Barranco et son pont des soupirs et un belvédère sur le Pacifique. Très fatigué, on ne repart pas diner, c'est dodo. BILAN : Une bonne mise en bouche des lieux de la capitale. Peut être prendre un hôtel au centre, car si le quartier de Barranco semble sympa, il est loin et vu notre état de fatigue on n'a pu en profiter.
Lundi 5 août : Réveil matinal, petit déjeuner avalé c'est en taxi (8$) que nous nous dirigeons vers la station de bus Cruz del Sur. Une organisation parfaite, bagages d'un côté, passagers de l'autre, contrôles classiques et hop en route vers Paracas. Bus super confortable, route assez monotone, mais cela permet de voir un aspect de la vie péruvienne. Taxi (5s)de la station de bus pour l'hostal El Amigo. En 5 minutes le chauffeur essaie de nous vendre toutes les excursions possibles et lui bien sur elles sont moins chères. Check-in à l'hôtel et rencontre avec Osvaldo qui m'avait été recommandé par l'hôtel. C'est lui qui va nous faire découvrir la réserve de Paracas dans son véhicule (70 s en tout). Une personne très attachante, très compétente et très sensible. Il parle lentement et donc se fait comprendre sans problème. Les points de vue se succèdent tous différents. Pause déjeuner à Lagunilas, petit village de pêcheurs, touristique certes mais sympa. Continuation de la visite, avec d'autres points de vue et toujours beaucoup d'explications claires et dans la bonne humeur. L'arrêt à la cathédrale, le rocher détruit par le tremblement de terre de 2007 est un moment d 'émotion car Osvaldo nous parle un peu de sa famille durant ce terrible événement. La visite continue avec la recherche de fossiles de St Jacques... (on en avait mangé à midi)et c'est le retour à l'hôtel pour un peu de repos. Promenade ensuite au bord de la plage, resto El dolfin dorado avec le premier ceviche et le premier pisco sur. Waouh !! C'est fort, mais c'est bon ! Dodo BILAN : Le transfert en bus est nickel, la visite avec Osvaldo fut superbe, donc rien à changer. A suivre ...
Samedi 3 Août: Départ très matinal de Lyon vers Amsterdam avec KLM, puis attente de 4h pour un vol destination Panama City d'une durée de 10h50, attente au départ rallongée de 2h, soit 4 nouvelles heures d'attente. Vol assez agité de 3h30 car des orages sont dans les alentours. Arrivée autour de minuit à Lima, soit 7h du matin en France. Pour un départ la veille à 3h du matin, cela fait donc 27 h de suite, sans dormir ….Transfert ensuite de 45 minutes pour le quartier de Barranco (22$ en taxi) et c'est enfin le lit au D 'Osma Bed and Breafast. Dodo. BILAN : Longue journée, mais il faut savoir ce que l'on veut.
Dimanche 4 Août: Après un bon petit déjeuner, départ en métropolitan direction, Plaza de Armas. Un accueil avec des dizaines de policiers équipés tels des robocops, donnant l'impression d'être dans un album de Tintin avec le Général Alcazar !!! La Plaza n'est pas accessible ( on verra pourquoi plus tard) La Cathédrale, elle non plus ne peut être visitée, c'est donc vers le couvent St François d'Assises que nous nous dirigeons. Visite guidée obligatoire en anglais ou en espagnol, pour un coût de 7s par personne. Visite sympa, un peu rapide, les catacombes sont à voir et le tableau représentant la Cène aussi car original. Pas possible de prendre des photos !!! Ensuite direction Palacio de Torre Tagle pour une étape clic-clac puis le musée del banco nacional (gratuit)de qui possède des collections de la culture péruvienne mais surtout qui a la particularité d'être une ancienne banque avec les grands guichets, la salle des coffres, etc... Repas vers la plaza de Armas, où les policiers m'expliquent qu'il y a une manifestation et qu'ils craignent des débordements. Nous voyons effectivement un groupe qui s'agite, des caméras tournent autour. Cela semble être des personnels de santé. En fait de manifestants, si on enlève les caméramans, les journalistes, il doit rester une vingtaine de manifestants, soit un pour 10 policiers.... Promenade vers Alameda Chabuca Granda puis visite du couvent St Domingo (7s par personne et pas de films, photos oui!!!) Là aussi visite guidée à priori obligatoire, mais devant notre tête, l'employé nous permet de nous promener seuls, et c'est bien agréable, car c'est à notre rythme. Deux cloitres magnifiques et différents l'un de l'autre retiennent notre attention ainsi qu'une bibliothèque. Ensuite direction le musée de l'inquisition où j'avais lu qu'il y avait des visites en français (dixit le Routard). Que nenni et en plus une queue immense nous décourage. Que cela ne tienne il y le mercado central à côté, on y va : Typique. Direction ensuite église de la Merced, très chargée et à l'intérieur, le cloître a l'air sympa, mais on ne peut que l'apercevoir. Clic clac devant l'église et c'est le retour vers Barranco et son pont des soupirs et un belvédère sur le Pacifique. Très fatigué, on ne repart pas diner, c'est dodo. BILAN : Une bonne mise en bouche des lieux de la capitale. Peut être prendre un hôtel au centre, car si le quartier de Barranco semble sympa, il est loin et vu notre état de fatigue on n'a pu en profiter.
Lundi 5 août : Réveil matinal, petit déjeuner avalé c'est en taxi (8$) que nous nous dirigeons vers la station de bus Cruz del Sur. Une organisation parfaite, bagages d'un côté, passagers de l'autre, contrôles classiques et hop en route vers Paracas. Bus super confortable, route assez monotone, mais cela permet de voir un aspect de la vie péruvienne. Taxi (5s)de la station de bus pour l'hostal El Amigo. En 5 minutes le chauffeur essaie de nous vendre toutes les excursions possibles et lui bien sur elles sont moins chères. Check-in à l'hôtel et rencontre avec Osvaldo qui m'avait été recommandé par l'hôtel. C'est lui qui va nous faire découvrir la réserve de Paracas dans son véhicule (70 s en tout). Une personne très attachante, très compétente et très sensible. Il parle lentement et donc se fait comprendre sans problème. Les points de vue se succèdent tous différents. Pause déjeuner à Lagunilas, petit village de pêcheurs, touristique certes mais sympa. Continuation de la visite, avec d'autres points de vue et toujours beaucoup d'explications claires et dans la bonne humeur. L'arrêt à la cathédrale, le rocher détruit par le tremblement de terre de 2007 est un moment d 'émotion car Osvaldo nous parle un peu de sa famille durant ce terrible événement. La visite continue avec la recherche de fossiles de St Jacques... (on en avait mangé à midi)et c'est le retour à l'hôtel pour un peu de repos. Promenade ensuite au bord de la plage, resto El dolfin dorado avec le premier ceviche et le premier pisco sur. Waouh !! C'est fort, mais c'est bon ! Dodo BILAN : Le transfert en bus est nickel, la visite avec Osvaldo fut superbe, donc rien à changer. A suivre ...
bonjour à tous
j'essaie de me débrouiller tte seule pour faire un circuit qui tienne la route de 2 semaines environ, mais je bute sur puno/titicaca et cusco/machupichu ( vous me direz, mais alors elle a réussi à monter quoi ??, )j 'ai trouvé sur internet pléthore d'agences qui vendent des circuits puno et les iles 2 nuits ou machupichu en 3 ou 4 jours et je me demande si je peux leur faire confiance car bien sur, tout se pâye par avance sur internet, et aussi, est ce que je n'arriverai pas à prendre un bateau à puno et dormir sur les iles comme les groupes de touristes ???
d'autre part, , je compte louer un véhicule pour faire le trajet retour huancayo:/lima, au lieu d'attendre 2 jours pour le train de nuit, qui ne m'enchante guere, qu'en pensez vous, , ,
merci à ceux qui me répondent/ amelei
Hola,
Voilà, c'est fini, c'est la rentrée, je reviens d'un mois en Bolivie et un peu au Pérou, et comme plein de gens sur ce site m'ont donné des renseignements précieux avant mon départ, je suis prète à mon tour à répondre aux quelques questions que vous vous posez, vous heureux veinards qui allez partir maintenant ou dans pas longtemps, si c'est dans mes cordes, ce sera un plaisir.
Bon voyage
Voila 3 mois que la région de PISCO a subi un seisme. Ou en est-on du deblaiement, de la reconstruction?
Le President péruvien Alan Garcia affirmait 4 jours après la catastrophe que Pisco serait reconstruite et que tout serait fait rapidement pour debarrasser la ville des gravats voir l'article de presse http://www.ledevoir.com/2007/08/20/153926.html
Nous sommes allés à PISCO le 30/10/2007 pour voir et temoigner de la réalité de ce qui avait été promis. Un reportage photos sous forme de diaporama de 72 photos vous demontre que les instances gouvernementales ne tiennent pas leurs engagement et que tout ce qui avait été annoncé devant les cameras et micros se revele du vent et vide de sens.
Alors que cette population manque de tout, à commencer par un toit, on parle de construction pharaonique dans la region de Cusco. Est ce qu'on n' assiste pas, de nouveau, à un detournement des fonds internationaux versés pour la reconstruction de PISCO?
Nous avons été egalement voir un nouveau quartier PACHINGA qui s'est formé après le seisme. La population qui vivait dans la zone cotière ( Pisco-playa) s'est regugiée dans les faubourgs de Pisco après l'annonce d'un Tsunami ( qui n'a heureusement pas eu lieu) . Ces gens vivent comme l'attestent les photos presentées dans un diaporama de 54 photos, dans des cabanes faites de nattes de roseaux tressés et de bâches plastiques.
http://www.losninosdelsol.org/pisco2.htm
A tous les voyageurs qui partez, completez vos sacs, tous ces gens vivent dans le plus grand denuement. Ils ont besoin de nourriture, des pastilles de purification de l'eau, de vetements pour les enfants, de medicaments de premiers soins: desinfectant, pansements, ....(attention pas de produits avec des dates de peremption, ni de produit usagé- pas de medicaments specifiques)., produit d'hygiene, jouets pour les jeunes enfants.... Contactez nous, nous vous donnerons des points de depots de ce que vous apportez.
los ninos
Le President péruvien Alan Garcia affirmait 4 jours après la catastrophe que Pisco serait reconstruite et que tout serait fait rapidement pour debarrasser la ville des gravats voir l'article de presse http://www.ledevoir.com/2007/08/20/153926.html
Nous sommes allés à PISCO le 30/10/2007 pour voir et temoigner de la réalité de ce qui avait été promis. Un reportage photos sous forme de diaporama de 72 photos vous demontre que les instances gouvernementales ne tiennent pas leurs engagement et que tout ce qui avait été annoncé devant les cameras et micros se revele du vent et vide de sens.
Alors que cette population manque de tout, à commencer par un toit, on parle de construction pharaonique dans la region de Cusco. Est ce qu'on n' assiste pas, de nouveau, à un detournement des fonds internationaux versés pour la reconstruction de PISCO?
Nous avons été egalement voir un nouveau quartier PACHINGA qui s'est formé après le seisme. La population qui vivait dans la zone cotière ( Pisco-playa) s'est regugiée dans les faubourgs de Pisco après l'annonce d'un Tsunami ( qui n'a heureusement pas eu lieu) . Ces gens vivent comme l'attestent les photos presentées dans un diaporama de 54 photos, dans des cabanes faites de nattes de roseaux tressés et de bâches plastiques.
http://www.losninosdelsol.org/pisco2.htm
A tous les voyageurs qui partez, completez vos sacs, tous ces gens vivent dans le plus grand denuement. Ils ont besoin de nourriture, des pastilles de purification de l'eau, de vetements pour les enfants, de medicaments de premiers soins: desinfectant, pansements, ....(attention pas de produits avec des dates de peremption, ni de produit usagé- pas de medicaments specifiques)., produit d'hygiene, jouets pour les jeunes enfants.... Contactez nous, nous vous donnerons des points de depots de ce que vous apportez.
los ninos
Bonjour,
ça fait quelques années que je suis membre de Voyage forum et que je profite des conseils que j'y trouve pour préparer tous mes voyages. C'est pourquoi de retour de mon périple de 9 jours au Pérou, je me devais de poster pour la première fois le récit de cette nouvelle expérience.
Avant de démarrer, je me dois de replacer le contexte de ce voyage. Pour mes 40 ans, ma femme, Séverine, m'a offert un voyage au Brésil pendant la coupe du monde de football en 2014. Et pour un footeux comme moi, une coupe du monde au Brésil est unique. Elle a placé la barre très haute. Alors, pour ses 40 ans il a fallu que je trouve une destination dont elle se souviendrait toute sa vie. Quand je pense au Machu Picchu et le Pérou, je ne suis pas loin de trouver mon bonheur; mais il me manque l'élément qui rendra ce voyage inoubliable. Et là en surfant sur le web, je tombe sur l'Inca Trail: 43 km, 4 jours de marche à travers les montagnes andines avec pour happy end le Machu Picchu. Bingo. Je lis le détail du trek et c'est parti je valide la destination. Il faut savoir que ma femme n'aime pas le sport ! aie aie aie ça passe ou ça casse. Je lui parle du projet longtemps à l'avance car malgré tout au niveau professionnel il faut qu'elle s'organise. Elle accepte le défi et comme par magie elle se met à faire du sport. Elle a 7 mois pour se préparer.
Vendredi 20 mai, nous y sommes. Lé départ est prévu à 19h00 à l'aéroport de Marseille Provence. Nous arrivons un peu avant 17h00, les hôtesse de la compagnie Ibéria ne sont pas encore installées. Nous en profitons donc pour faire quelques achats à la librairie. De retour au comptoir, nous nous plaçons en premier dans la file (C'est bien la première fois !). L'enregistrement commence. L'hôtesse nous dit que nous récupèrerons nos bagages à Cusco, c'est à dire à destination finale. Super. Elle nous donne nos 3 cartes d'embarquements. Une pour Madrid, l'autre pour Lima et la dernière pour Cusco. Le vol jusqu'à Madrid se passe bien. Les services sur les vols Ibéria sont toujours payants mais ça on le savait. Ceci dit, pendant le vol j'entends une discussion entre deux personnes dont l'une qui était allée à Cusco en partant de Marseille s'était retrouvée sans ses bagages à Cusco !!! Ils étaient restés à Lima !! Tiens tiens, c'est bon à savoir. Nous arrivons à Madrid à 20h40. Nous avons quatre heures d'escale. Nous devons changer de Terminal et prendre un petit tram. Nous flânons devant les boutiques. Malgré tout nous mangeons quelques tapasses car le prochain repas ne sera pas avant une heure du matin. Le temps passe plutôt rapidement. On embarque à 00h35 avec la compagnie LAN Airlines. On est prêt à affronter douze heures de vol jusqu'à Lima. Pour ne pas subir le décalage horaire de sept heures, je prend un somnifère (pour la première et dernière fois). En effet, d'après Séverine je n'ai pas arrêté de divaguer pendant quelques heures. A tel point qu'elle a essayé de me réveiller car je l'inquiétai. Mais sans résultat. J'ai dormi quelques heures et à mon réveil je m'aperçois des effets secondaires de ce médoc ! Mais j'en dirai pas plus ! En tout cas je suis obligé de me changer et heureusement il y avait ce qu'il fallait dans notre petite valise. Bref, terminé les somnifères ! 05h40 heure locale. Nous sommes à Lima. Nous suivons les flèches qui nous indiquent les connections entre les vols. Tout le monde suit le même trajet. Bizarre. Nous passons la douane. OK RAS. Et tout doucement, nous nous apercevons que nous suivons la direction de la sortie. Effectivement, nous nous retrouvons devant les tapis roulants d'où sortent les bagages. Je me rappelle de la discussion entre les deux personnes pendant le premier vol (L'histoire des bagages oubliés à Lima). Ma femme demande alors à un agent de l'aéroport si nous devons récupérer nos bagages et là il nous le confirme ! Merci Ibéria. Pas de panique notre escale est de 2h20. Malgré tout, nous ne perdons pas de temps et dès réception des bagages on se dépêche. Le nouvel embarquement se fait rapidement car les guichets sont nombreux à Lima pour les vols intérieurs. Et dire qu'on n'est pas passé pas loin de la catastrophe. Plus de bagage. Oups. Ca aurait démarré fort. Le dernier vol est une formalité. Il est 09h30 et il fait frais à Cusco à 3400 m d'altitude. Nous récupérons tous nos bagages. L'agence par laquelle nous sommes passés pour réserver le trek nous attend pour nous déposer à l'hôtel. L'hôtel pouvait également nous proposer une navette gratuite pour venir nous chercher. Si votre hôtel ne vous le propose pas demandez leur. Sinon, ça coûte 15 sols soit 4 euros !! A suivre ...
ça fait quelques années que je suis membre de Voyage forum et que je profite des conseils que j'y trouve pour préparer tous mes voyages. C'est pourquoi de retour de mon périple de 9 jours au Pérou, je me devais de poster pour la première fois le récit de cette nouvelle expérience.
Avant de démarrer, je me dois de replacer le contexte de ce voyage. Pour mes 40 ans, ma femme, Séverine, m'a offert un voyage au Brésil pendant la coupe du monde de football en 2014. Et pour un footeux comme moi, une coupe du monde au Brésil est unique. Elle a placé la barre très haute. Alors, pour ses 40 ans il a fallu que je trouve une destination dont elle se souviendrait toute sa vie. Quand je pense au Machu Picchu et le Pérou, je ne suis pas loin de trouver mon bonheur; mais il me manque l'élément qui rendra ce voyage inoubliable. Et là en surfant sur le web, je tombe sur l'Inca Trail: 43 km, 4 jours de marche à travers les montagnes andines avec pour happy end le Machu Picchu. Bingo. Je lis le détail du trek et c'est parti je valide la destination. Il faut savoir que ma femme n'aime pas le sport ! aie aie aie ça passe ou ça casse. Je lui parle du projet longtemps à l'avance car malgré tout au niveau professionnel il faut qu'elle s'organise. Elle accepte le défi et comme par magie elle se met à faire du sport. Elle a 7 mois pour se préparer.
Vendredi 20 mai, nous y sommes. Lé départ est prévu à 19h00 à l'aéroport de Marseille Provence. Nous arrivons un peu avant 17h00, les hôtesse de la compagnie Ibéria ne sont pas encore installées. Nous en profitons donc pour faire quelques achats à la librairie. De retour au comptoir, nous nous plaçons en premier dans la file (C'est bien la première fois !). L'enregistrement commence. L'hôtesse nous dit que nous récupèrerons nos bagages à Cusco, c'est à dire à destination finale. Super. Elle nous donne nos 3 cartes d'embarquements. Une pour Madrid, l'autre pour Lima et la dernière pour Cusco. Le vol jusqu'à Madrid se passe bien. Les services sur les vols Ibéria sont toujours payants mais ça on le savait. Ceci dit, pendant le vol j'entends une discussion entre deux personnes dont l'une qui était allée à Cusco en partant de Marseille s'était retrouvée sans ses bagages à Cusco !!! Ils étaient restés à Lima !! Tiens tiens, c'est bon à savoir. Nous arrivons à Madrid à 20h40. Nous avons quatre heures d'escale. Nous devons changer de Terminal et prendre un petit tram. Nous flânons devant les boutiques. Malgré tout nous mangeons quelques tapasses car le prochain repas ne sera pas avant une heure du matin. Le temps passe plutôt rapidement. On embarque à 00h35 avec la compagnie LAN Airlines. On est prêt à affronter douze heures de vol jusqu'à Lima. Pour ne pas subir le décalage horaire de sept heures, je prend un somnifère (pour la première et dernière fois). En effet, d'après Séverine je n'ai pas arrêté de divaguer pendant quelques heures. A tel point qu'elle a essayé de me réveiller car je l'inquiétai. Mais sans résultat. J'ai dormi quelques heures et à mon réveil je m'aperçois des effets secondaires de ce médoc ! Mais j'en dirai pas plus ! En tout cas je suis obligé de me changer et heureusement il y avait ce qu'il fallait dans notre petite valise. Bref, terminé les somnifères ! 05h40 heure locale. Nous sommes à Lima. Nous suivons les flèches qui nous indiquent les connections entre les vols. Tout le monde suit le même trajet. Bizarre. Nous passons la douane. OK RAS. Et tout doucement, nous nous apercevons que nous suivons la direction de la sortie. Effectivement, nous nous retrouvons devant les tapis roulants d'où sortent les bagages. Je me rappelle de la discussion entre les deux personnes pendant le premier vol (L'histoire des bagages oubliés à Lima). Ma femme demande alors à un agent de l'aéroport si nous devons récupérer nos bagages et là il nous le confirme ! Merci Ibéria. Pas de panique notre escale est de 2h20. Malgré tout, nous ne perdons pas de temps et dès réception des bagages on se dépêche. Le nouvel embarquement se fait rapidement car les guichets sont nombreux à Lima pour les vols intérieurs. Et dire qu'on n'est pas passé pas loin de la catastrophe. Plus de bagage. Oups. Ca aurait démarré fort. Le dernier vol est une formalité. Il est 09h30 et il fait frais à Cusco à 3400 m d'altitude. Nous récupérons tous nos bagages. L'agence par laquelle nous sommes passés pour réserver le trek nous attend pour nous déposer à l'hôtel. L'hôtel pouvait également nous proposer une navette gratuite pour venir nous chercher. Si votre hôtel ne vous le propose pas demandez leur. Sinon, ça coûte 15 sols soit 4 euros !! A suivre ...
Hi everyone,
Since the safety reports on Peru are sometimes a bit outdated, I got curious and checked the Ministry of Foreign Affairs website for travel advice.
It’s honestly pretty worrying!!
Here’s the link: https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/perou/
Among other things, they don’t just mention fake taxis that rob you or express kidnappings (especially in Arequipa), but also drugs that can be slipped into your drink if left unattended, "with the risk of scopolamine being added."
They’ve marked the Cuzco region as a red zone (formally avoid!!) and central Lima as an orange zone, "to avoid after dark."
What do those who’ve been there recently think?
Among other things, they don’t just mention fake taxis that rob you or express kidnappings (especially in Arequipa), but also drugs that can be slipped into your drink if left unattended, "with the risk of scopolamine being added."
They’ve marked the Cuzco region as a red zone (formally avoid!!) and central Lima as an orange zone, "to avoid after dark."
What do those who’ve been there recently think?
Voyage Pérou / Bolivie été 2011
D’abord un grand merci à tous les forumistes qui nous ont permis de préparer ce nouveau voyage. Ma fille Zoé est toute excitée à l’idée de découvrir un nouveau continent, ses étendues sauvages, ses montagnes majestueuses et sa culture inca encore bien présente et enfin respectée, après avoir été quasiment anéantie par les Conquistadores voleurs pilleurs. lundi 18 juillet
départ tôt le matin mal réveillés mais très excités. Vol Ibéria via Madrid. Après 4h d’attente nous embarquons pour Lima dans un “vieux” A340 bondé. Le survol de l’Amazonie puis de la Cordillère des Andes au soleil couchant nous donne un avant goût prometteur de ce qui nous attend. Ce sera la brume épaisse qui recouvre Lima! comme une mer de nuages dont les îles sont les sommets environnants, léchés par la chaleur du couchant. Les formalités douanières achevées avec nonchalance, nous sommes recueillis par César, chauffeur débonnaire et débrouillard, dépêché par nos hôtes, chargé de nous amener à nôtre point de chute dans le quartier de Chorrillos, au bord de l’océan, en dehors des endroits fréquentés. A la frontière des “favellas” du sud.
Cette maison d’hôtes a appartenu à un de mes amis et les nouveaux propriétaires veulent garder l’esprit d’accueil instauré par mon pote. Ca commence bien, même si c’est tout nouveau pour eux.
mardi 19 juillet
Après un bon petit déjeuner revigorant (on en a besoin car le décalage horaire fait des siennes), nous nous plongeons dans le quartier, accompagnés de notre hôtesse Elsita (qui ne parle qu’espagnol) pour changer argent et acheter une puce pour le téléphone mobile. Notre espagnol n’étant que très rudimentaire, c’est avec force gestes que nous nous faisons comprendre. Mais l’apprentissage de la langue se fera facilement au cours du voyage.... A noter que pour retirer de l’argent dans les distributeurs automatiques, certaines banques prennent des commissions et d’autres pas. Ces obligations étant réalisées, le reste de la journée est dédié à la découverte de Lima emmitouflée dans son manteau de brume hivernale. Nous jetons notre dévolu sur le “centre historique” et la Plaza de Armas fourmillant de touristes alpagués par des “guides locaux” attirés par les dollars mais surveillés par une police débonnaire. Journée passée à marcher, visiter et découvrir une ville très attachante.
mercredi 20 juillet
Après une nouvelle nuit passée à Chorrillos, quartier grouillant et coloré, nous prenons un bus local en direction de Pisco. Ce dernier nous déposera sur la Panamericana Sur après 4h de trajet (20 soles/personne) puis un taxi jusqu’à Paracas. A noter que la compagnie Cruz del Sur assure ce trajet en direct mais l’agence que nous avions contactée à Lima n’était pas au courant (en fait, le bus reliant Lima à Ica s’arrête à Paracas!). Hôtel puis balade sur la plage, suivis par les pélicans en partie nourris par des pêcheurs du coin qui soulagent les touristes de quelques soles en échange d’une photo “inoubliable” prise en compagnie des palmidés gourmands gobant les poissons lancés à la volée. scénario convenu “attrape touristes” imaginé par les pêcheurs. Classique.

jeudi 21 juillet
Ce matin nous partons en bateau faire le tour des îles Ballestas. Balade touristique mais plaisante malgré le ciel voilé qui donne une teinte terne aux rochers couverts de guano. Peut importe, les colonies d’oiseaux et d’éléphants de mers répondent présent et se laissent photographier sans relâche affichant une certaine nonchalance.
L’après-midi est consacré à musarder dans le petit village touristique, la balade au sein de la réserve nous ayant été déconseillée par des routards rencontrés... et le LP!
Le soir venu nous prenons le “fameux” bus Cruz del Sur pour Arequipa via Ica. A noter que la gare routière de Paracas est à 100m de notre Hôtel! Trajet de nuit, confortable.
vendredi 22 juillet
Arrivée par un matin frais et ensoleillé à Aréquipa. A peine sortis du bus nous sautons dans un taxi qui nous dépose à la Casa de Avila qui sera notre point de replis pour les jours suivants. Immense bâtiment entourant un grand et paisible jardin. Accueil chaleureux, chambres spacieuses et simples. A 5 mn à pied de la Plaza de Armas. Une fois douchés et restaurés nous partons à la découverte de cette ville attachante qui s’étend au pied du Misti, magnifique volcan conique coiffé de neige. Sous un soleil qui chauffe rapidement notre peau. Visite troublante et instructive du museo Santury où se trouve la Princesse des glaces.
Après un déjeuner dans un restaurant où on nous arnaque avec le sourire, nous partons visiter le couvent Santa Catalina, ville dans la ville, à ne pas rater. Puis nous écumons la rue Jerusalen qui concentre les agences de trekking. C’est à Colca Trek que nous rencontrons une personne parlant parfaitement français qui nous conseillera très bien. En effet, je désire nous acclimater au mieux car ma fille de 13 ans n’est pas habituée à randonner au delà de 3000m, même si nous nous sommes déjà retrouvés au dessus des 4000m en Indes il y a 3 ans.
Nuit fraîche mais agréable. Sommeil réparateur.
samedi 23 juillet
Nous partons en taxi privé (négocié avec l’hôtel à un prix correct) pour Chiguata, petit village peu fréquenté à 40 mn d’Arequipa. Pendant que le chauffeur nous attend, lézardant au soleil sur l’inévitable plaza de armas, nous partons randonner à la découverte de la campagne paisible, au hasard des chemins qui traversent de petits hameaux de paysans. Nous arriverons quasiment au pied du Misti à plus de 3000m. Jolie balade qui s’avère être une bonne “mise en bouche” pour notre acclimatation. Nous ne croiserons que des paysans surpris de nous voir et des animaux de bât.
De retour à Arequipa, nous poursuivons notre visite de la ville et planifions la suite du voyage.

dimanche 24 juillet
Levés rudement à 2h30 pour partir dans le canyon de Colca à la Cruz del Condor. Trajet en mini bus peu confortable où nous tentons de “finir” notre nuit, malgré une personne malade. Je passe les détails! Petit déjeuner réparateur à Chivay avant de reprendre la piste alors que le soleil se lève. On avale les km et la poussière, en faisant quelques pauses photos/lama/pièges à touristes convenus jusqu’au Cruz del Condor surplombant quelques 1200m d’à pic dans le cañon. Nous sommes alors à 3600m et l’altitude se fait sentir, surtout dès que l’on marche pour trouver le spot idéal pour photographier ces superbes oiseaux. Parmi le flot de touristes ayant colonisés le promontoire... Tels des piafs patauds caquetants sur un îlot perdu! Malgré l’affluence, ça vaut le coup. En témoigne le nombre de photos que j’ai pu réaliser!
Retour sur Chivay où nous allons nous prélasser dans des thermes d’eau sulfureuse, en plein soleil. Hmm c’est bon! le déjeuner, local et copieux se prend dans un restaurant où se concentrent les touristes venus “faire” l’excursion.
Puis retour sur Arequipa en passant par la Reserva Salinas et un col à 4960m. Somptueux panorama sur les volcans alentours. Je marche difficilement contre le vent violent, sous l’effet de l’altitude. Les autres occupants du bus ont préféré rester blottis et à l’abri!
Durant la descente, nous croiserons lamas, alpacas et vigognes dans des paysages magnifiques et sauvages.

Ce soir nous prenons le bus pour Cusco.
lundi 25 juillet
Arrivée plus que matinale à Cusco, le soleil venant à peine de se lever. La fraîcheur de l’aube est palpable. le taxi nous emmène sur la place de l’église à San Blas, quartier sur les hauteurs de la ville. Mais il faut encore marcher sur l’escalier qui monte raide. Les sacs paraissent plus lourds que d’habitude à cette altitude (3300m)! Zoé est rapidement essoufflée et je n’en mène pas large... avec 21kg sur le dos+ le sac photo! Nous arrivons enfin à l’hospedaje del artesiano où nous passerons nos prochaines nuits. Sympathique auberge avec un grand patio qui s’éclaire au soleil du matin. Notre chambre n’étant pas encore prête, nous allons prendre un petit dèj qui devrait bien nous réchauffer. Sur les conseils de Fredi le gérant de l’auberge, nous descendons une ruelle raide, étroite et pavée jusqu’au bon Pasteur, boulangerie dont les effluves parfument la rue. Un régal. Puis nous remontons à l’auberge, prendre une douche chaude et réparatrice pour, ensuite... redescendre explorer la ville!... Ca c’est le meilleur moyen de poursuivre notre acclimatation!... vive les ruelles, fort agréables au demeurant, du quartier San Blas!
Propres et restaurés nous partons donc à la découverte de Cusco, sous un grand soleil revigorant. Bien que pleine de touristes et autres “zonards européens”, cette ville est attachante. nous nous perdons dans les ruelles et les marchés d’artisanat où nous nous faisons régulièrement accoster pour nous vendre toutes sortes de choses en “pur alpaca”. Il faut vraiment faire attention, comparer les prix et marchander, pour ne pas trop se “faire arnaquer”... ce qui est humain!... surtout quand on sait que les revenus des cusquenios proviennent quasi exclusivement du tourisme.
Sur la plaza de armas, nous assistons au défilés des écoles pour la fête nationale péruvienne; chaque jour durant la semaine vont défiler différents corps de métiers, pour finir par les militaires.
Puis nous organisons les jours suivants dont la visite du Machu Picchu. Heureusement que nous avons Fredi et Allan (à l’auberge) qui vont nous tirer d’un mauvais pas. En effet, si j’ai réservé les billets de train pour le Machu (et 6 semaines avant le départ c’était déjà trop juste!) je n’avais pu le faire pour les billets d’entrée, car le site internet était trop lent (surchargé?) et donc il n’y avait plus de place pour le 28/07!... venir jusqu’ici, avoir le train mais pas les entrées au Machu... nous étions effondrés! Mais Allan, travaillant aussi pour une agence locale a pu me trouver les 2 dernières places (dans le lot des pré-réservées des agences!)... ceci a été finalisé 20mn avant la clôture des réservations!! OUF!
Nous convenons de la location d’un taxi/guide pour nous emmener de site en site le long de la Vallée Sacrée sur les 2 jours suivants (200 soles/j, correct).
mardi 26 juillet
Après un petit dèj au bon Pasteur, désormais incontournable, nous retrouvons notre chauffeur fort sympathique qui sera donc notre guide pour la journée. Nous allons à Pisacq, visiter les ruines. Quelques haltes sont prévues pour faire des achats (si on veut!), des photos, ... il est intarissable, nous racontant l’histoire des lieux visités agrémentés d’anecdotes... Arrivés à Pisacq en fin de matinée, nous sommes surpris par le nombre de touristes (il est peut-être préférable d’y aller plus tôt... ou plus tard dans l’après-midi). Nous nous frayons un passage entre les groupes guidés qui font la queue, pour essayer de trouver un peu de calme. Nous sommes alors en plein soleil et à près de 3000m d’altitude. Malgré la fréquentation, les ruines de la citadelle inca valent le détour. Nous marcherons 2 bonnes heures durant, le retour à la voiture se faisant par un chemin inédit et ardu ... nous étions seuls! A noter que si vous choisissez cette option, demandez à votre chauffeur de vous attendre au village et prenez le chemin descendant de la citadelle au village de Pisacq. Super balade assurée!

Nous retournons ensuite sur Cusco en s’arrêtant à Tambo Machay, Qenko et surtout les imposantes ruines de Saqsaywaman qui surplombent Cusco.

Après un dîner réparateur, nous allons nous coucher. A noter que le mal de tête a disparu et que les escaliers ne sont plus un calvaire!
mercredi 27 juillet
Contre toute attente “on” nous a changé de chauffeur. mais le nouveau étant un copain du premier, nous ne perdrons rien au change. Direction Chinchero, village agréable et ensoleillé, sur un plateau cerné de hauts sommets enneigés. Tout est paisible, hormis la ruelle concentrant les boutiques à touristes et la place... de l’église où les marchands à la sauvette ont installé leur bardas à même le sol. Ambiance plus sympathique qu’ailleurs. A noter que ce n’est pas jour de marché. l’église est magnifique, murs et plafonds entièrement recouverts de fresques racontant la vie des saints et de Jésus, telles une immense BD! A ne pas manquer!
Nous nous dirigeons vers les très connues Salinas, spectaculaire site à flan de montagne où on extrait le sel depuis l’époque inca. Les touristes sont accueillis “comme il se doit” mais le lieu vaut vraiment la peine d’être arpenté.


Nous poursuivons notre visite de la Vallée Sacrée par les terrasses de Moray, à quelques km du petit village de Maras où se déroule le traditionnel défilé de la fête nationale, tous les gamins sont en uniforme repassé mais poussiéreux (en fait une partie des enfants vient de Moray et environs à pied par la piste!... 9 bons km!). Bel endroit mais nous y arrivons peu après un bus de touristes beuglants au centre des terrasses en gradins très bien restaurées. A noter qu’il existe d’autres terrasses en ruines ignorées des touristes séparées des premières par un relief du terrain... Nous y étions seuls, au soleil chauffant du midi. Un régal.

Nous traversons de nouveau Maras très animé en direction d’Urubamba où nous irons déjeuner au marché ( je regrette de ne pas être resté à Maras pour manger sur la Plaza de armas au milieu des villageois). Nous sommes les seuls étrangers, les bus bondés de touristes s’arrêtant aux restaurants alignés le long de la route principale. enfin, nous atteignons Ollantaytambo, terme de notre journée où nous posons les sacs dans une “hospedaje” à l’entrée de la petite ville, au calme au fond d’un jardin fleuri. Nous nous retrouvons alors faisant la queue pour monter les terrasses escarpées qui gardent les ruines incas. Des dizaines de bus déversant des flots de touristes bruyants. La tour de Babel c’est ici!
jeudi 28 juillet
Ce matin nous prenons le train pour le Machu Picchu. Petit dèj à la gare d’Ollanta. On a le temps car le train part à 8h30 (pas de train plus tôt car je m’y suis pris trop tard pour la réservation: 6 semaines avant de partir pourtant!). Sur le quai, touristes et vendeurs des sempiternels souvenirs. Habituel.
Arrivée à Aguas Calientes, village qui semble née du tourisme: les hôtels alternent avec les pizzerias et les magasins de souvenirs. Les rues peuplées de touristes partant ou revenant du Machu Picchu. Bus hors de prix pour monter au site (ne sachant pas si Zoé était capable d’enchaîner la montée à pied et la balade, d’autant plus que nous n’avions pas pu partir tôt, j’ai opté pour le bus). Queue pour déposer un sac à la consigne, queue pour pénétrer dans l’enceinte, queue pour grimper les escaliers escarpés. Mais quel endroit!! Inoubliable... Incontournable... malgré la fréquentation. Il paraît d’ailleurs que pour préserver le site il ne faudrait pas plus de 1000 à 1500 visiteurs/j alors qu’il en passe entre 2000 et 2500! Nous sommes rentrés en fin d’après midi à Aguas exténués et ravis, malgré un ciel plus que couvert... mais qu’importe!

Nous partons à la recherche d’un hôtel car pas de retour possible sur Ollanta le jour même!... Il faut vraiment réserver très tôt ses billets de train et d’entrée au Machu TRES longtemps à l’avance, quitte à adapter le reste du voyage! Bon c’est facile car on a l’impression qu’ici il y a plus d’hôtels que de chiens errant! Nous trouvons vite. hospedaje sobre et propre mais cher (40$US la nuit+ petit dèj!). La nuit sera très bruyante. Je n’ai pas aimé ce village... du moins ce que le tourisme excessif en a fait... car ce lieu niché au creux de montagnes comme des pains de sucre emmitouflés d’une forêt de nuages devait être beau et paisible... à l’Origine!
vendredi 29 juillet
Retour sur Cusco. Avant de prendre le bus pour Copacabana et la Bolivie via Puno, nous visitons l’église de San Blas et la cathédrale. Superbe édifice mais les commentaires de l’audio guide me laissent un peu perplexe...
Samedi 30 juillet
Halte ennuyeuse et froide dans la gare routière de Puno. Le soleil se lève avec une odeur tenace de poisson. Le lac Titicaca est à 2 pas. Nous repartons dans un bus poussif, longeant le lac aux teintes changeantes au fur et à mesure que le soleil monte dans le ciel d’un bleu profond et pur. Nous sommes à plus de 3800m d’altitude. Les montagnes sculptées de glaciers de la Cordillère Real sont comme incrustées dans l’azur. C’est magnifique et j’en oublie la nuit difficile passée de le bus (pourtant “cama”) plus que vieillissant. Zoé dort à points fermés. On passe la frontière à pied entre 2 bus. Attente modérée pour changer de l’argent (en boutique ou dans la rue c’est le même taux) puis pour “tamponner” les passeports.
Enfin on arrive à Copacabana sous un soleil déjà chaud. Estival! Galère pour trouver une chambre vu qu’on a rien réservé! En fait il est préférable de réserver si l’on veut directement prendre le bateau pour l’Isla del Sol à l’embarcadère du port (ils partent vers 13h30). On finit par trouver notre bonheur à Las Olas (grâce à un désistement de dernière minute), cadre superbe pour un prix “modique” : 40$US la nuit petit dèj compris avec vue imprenable sur le lac (pour mémoire, c’est ce que l’on a payé à Aguas Calientes!).

On descend vers l’embarcadère pour malgré tout tenter une excursion vers l’Isla del Sol, même si les bateaux sont tous partis (il est 15h). Mais le prix pour une embarcation privée est exorbitant. Engageant la conversation avec des “touristes bolivien” on se retrouve à partager un bateau pour visiter des îles flottantes bien artificielles construites pour les touristes qui y viennent pêcher des truites dans un bassin pour les manger. C’est l’occasion de rencontrer des gens bien sympathiques.
De retour à notre chambre, Zoé s’endort dans le hamac, exténuée par la balade à une telle altitude, tandis que je prépare le feu dans le poêle à bois... il fait froid la nuit!
Dimanche 31 juillet
C’est LA journée de transport. Longue, ennuyeuse. Exténuante. On se lève “tôt” dans le froid matinal pour aller prendre le petit dèj au marché, parmi les locaux, avant de prendre le bus pour La Paz où, théoriquement, nous attendent Lisa et Johann. Le petit bus démarre à 8h du matin, dévalant la route en longs méandres surplombant la rive du lac Titicaca, dans la fraîche clarté du matin. Puis l’on stoppe pour embarquer dans un canot qui nous fait traverser un des nombreux recoins du lac, tandis que le bus vide emprunte une barge.
Puis nous reprenons la route jusqu’à la gare routière “du cimetière” de La Paz. Ville que nous prendrons le temps de découvrir à notre retour de “trek”.
Un taxi plus loin et nous nous retrouvons à la gare centrale. A peine les bagages en main, nous voyons arriver Lisa... Quelle ponctualité, pour un rendez-vous donné par mail il y a plus de 15j!... sans nous connaître autrement que par le web!
Petit dèj dans les courants d’air glacial de la gare routière, durant lequel on fait connaissance. Beaucoup de mendiants, “zonards” et agents de sécurité dans cette gare où il faut donc surveiller étroitement ses bagages. Billets de bus (encore!) pour Oruro d’où nous prendrons le train de nuit pour Tupiza, pré réservé par Tupiza Tour.
Bus local où nous sommes les seuls étrangers. Inconfortable. Voyage agrémenté par des films de série Z que tonitrue une TV d’un autre âge. Têtes pleines du cahotement du bus agrémenté du brouhaha strident de la TV, saupoudré du ronflement de quelques passagers.
Arrivée à Oruro dans la brume glaciale du crépuscule, un taxi nous jette à la gare où nous nous engouffrons dans le train. La plupart des passagers sont des touristes étrangers.
Nous ne verrons quasiment rien d’un paysage a priori superbe. Dîner dans le wagon restaurant bringuebalant, où toute tentative de porter la fourchette à la bouche relève d’un exploit... Puis film DVD sur TV “géante” avant de plonger dans un sommeil saccadé.
Lundi 1er Août
Arrivée à Tupiza. Le soleil matinal ne parvient pas à nous réchauffer, tant le vent soutenu nous glace la couenne, projetant des milliers de grains de sable qui nous mitraillent le visage. On se croirait dans un western. Notre chauffeur vient nous chercher pour nous conduire à l’agence. Discussion car il est possible que nous ne puissions réaliser le circuit prévu en raison d’une neige abondante et inhabituelle tombée il y a 3 semaines. Le vent continu ayant formé des congères! Nous partons à “l’aventure” dans un toy land cruiser en bon état, accompagnés d’une cuisinière. Mais après une demi heure de route, une pierre vicieuse perfore le radiateur!
Nous attendons 2 heures dans le vent mais avec une vue splendide sur la “quebrada de Palala” ravines ocre/rouge aux reflets bleutés ciselées par le vent (encore lui!) et les pluies. Enfin un nouveau 4X4 arrive. Le temps de transférer les bagages et les réserves d’essence et nous repartons sur une piste sinueuse et déserte.

Nous faisons halte dans un “hameau” à l’entrée d’une petite vallée pour déjeuner dans une petite épicerie qui propose l’essentiel pour dépanner un voyageur étourdi... ou un “routier” dans le besoin. Elle est tenue par 3 indiennes sans âge qui nous regardent manger, un sourire édenté et débonnaire accroché à leurs lèvres.
Nous repartons rapidement sur une route toujours déserte, traversant des cañons déserts et sauvages, animés par un vent tourbillonnant. Notre chauffeur nous permettant régulièrement de marcher durant 30 à 40 minutes pour nous dégourdir les jambes et nous imprégner de ces lieux changeant au gré des rayons du soleil se jouant des rochers et du sable en mouvement.
On arrive à San Antonio de Lipez village perdu à 4200m, surgi au détour d’un méandre du torrent asséché que nous suivons. Sous un soleil rougi, comme préparant sa couche sur ce paysage aride. Désert le village. Nous nous aventurons dans la rue principale, les sens en éveils. Bruits du vent entre les maisons. Puis nous croisons des enfants surpris de nous voir (autant que nous!) sortant de nulle part, joueurs et hilares. Nous retournons sur la place de l’église où nous avait laissé notre 4X4, accompagnés des gamins.
Nous arriverons à notre auberge rustique et spartiate, alors que la nuit est tombée. Dans un froid sec qui nous hérisse l’échine. Les doudounes sont les bienvenues. Toujours seuls. Nous installons nos duvets dans notre chambre qui se réduit à l’essentiel et nous préparons au goûter, thé brûlant et biscuits secs, installé par notre cuisinière qui va préparer le dîner dans une cuisine attenante. Poêle à bois et terre battue.

Bon repas copieux et réparateur. Notre chauffer nous briefe sur le trajet de demain. Partie de cartes endiablée. Puis c’est l’épreuve du coucher: se déshabiller en un éclair avant de s’engouffrer dans le duvet... et garder les vêtements au chaud pour le lever!... à la lumière de nos frontales!
Mardi 2 Août
Nuit très froide. Réveil à l’aube. Personne n’ose aventurer ne serait ce qu’une main hors du duvet. Vu que nous avons tous le bout du nez glacé! Petit dèj’ rapidement englouti et nous voilà de nouveau sur la route. Soleil et froid toujours au rendez-vous. Paysages toujours superbes et changeants. Stop au “vieux” village fantôme de San Antonio où les conquistadores ont longtemps exploité les mines d’argent... et les habitants..... Seuls les viskashs (kangourous andins) ont recolonisé l’endroit. Ce sont de gros lapins avec des pattes arrières surdimensionnées et une queue d’écureuil... comme de gros chinchillas quoi! On est toujours seuls.
On poursuit le périple sur des pistes cahoteuses entre 4000 et 5000m.
Nous nous approchons du volcan Uturuncu sans pouvoir le gravir (ce qui était initialement prévu) en raison du vent et des congères qui se sont formées. Trop dangereux. En effet, même si la neige a fondu et la piste globalement dégagée, les faces nord sont encore bien blanches et les gués souvent glacés. On est parfois obligé de dégager les torrents de leur couverture instable pour ne pas déchirer les pneus en traversant le manteau glacé qui s’effondre sous le poids du 4X4.

Pose à la superbe Laguna Celeste, en partie recouverte d’une épaisse couche de glace. Nous y restons une bonne heure à déambuler dans ce paysage magique et désolé.

Arrivée en fin d’après midi à notre gîte étape, toujours aussi spartiate que le précédent. Ici aussi l’eau, quand il y en a, est glacée. Mais la douche ne fonctionne pas... de toute façon personne n’avait envie de se doucher à l’eau froide... à 4300m et à 5°C environ! Goûter et bon repas. J’emmène Zoé braver la nuit glaciale et planter notre regard dans le ciel lacté d’étoiles. On se croirait en plein espace. Dans la navette spatiale! Puis de nouveau l’épreuve du couchage.... A noter que nous ne sommes plus seuls... Deux 4X4 on déversé leur contenu de touristes (tout comme nous!) avec qui nous échangeons nos impressions.
Mercredi 3 Août Réveil glacé... on se prépare vite. Question d’entraînement. Petit dèj partagé avec les autres groupes. Les autres trekkeurs sont aussi transis que nous... cherchant un réconfort dans le café du matin. Les véhicules s’ébrouent et nous partons en convoi peu après l’aube. Luminosité contrastée caractéristique du matin en altitude. On s’en lasse pas! Après quelques passages de gués on aborde la laguna Hedionda vert orangé en raison du soufre dissout dans l’eau. En partie gelée. Tout le monde reste sur la “plage” enneigée. Je m’aventure sur la glace tout en la testant du pied.... sauf qu’elle cède brutalement! J’ai eu juste le temps de prendre une photo!...
je me débats, de l’eau jusqu’aux cuisses.... étrangement tiède l’eau!... tout en protégeant l’appareil photo je m’extirpe de la laguna, sous les rires des autres et le regard inquiet de ma fille. Hors de l’eau il fait soudainement froid! je me change rapidement et nous continuons notre route, traversant des paysages lunaires saupoudrés de neige.
Arrivée cahoteuse sur la rive de la Laguna Verde. d’un vert turquoise saisissant, battue d’écume soulevée par le vent quasi permanent . Au loin, le Licancabur que nous ne pourrons pas non plus gravir. Sempiternels vent et congères.
Nous ferons halte au bord de la Laguna Kollpa (si je ne me trompe pas!) où se déverse une eau chaude volcanique. Une “piscine” de pierres accueille les touristes. Nous déjeunons dans une grande salle bruyante et quelconque. Une indienne vend des produits de première nécessité.
Nous reprenons la piste qui est de plus en plus fréquentée. Elle grimpe à Sol de Manana (près de 5000m) où on se retrouve au milieu de geyser bruyants crachant leurs volutes soufrées. Entre les bulles boueuses qui donnent vie aux cratères. Paysages d’Origine du Monde.

Notre gîte étape est aussi basique que les précédents... eau congelée dans les conduites, plus d’électricité... seul luxe un poêle à bois qui fuit où je peux tenter de faire sécher mes chaussures. Nous repartons vite pour assister au coucher du soleil sur la Laguna Colorada, lac rougeoyant au pied d’un volcan éteint. Roche noire maculée de neige découpant un ciel bleu intense. Spectacle somptueux qui nous laisse sans voix. Les flamants roses et les lamas animent ce décors digne d’un film fantastique. Nous passons quelques heures à déambuler sur les rives de cette apparition. Imprégnés de la magie du lieu.

Nous attendons le coucher du soleil et sommes les derniers à regagner le gîte. Dîner bon enfant. Nous échangeons nos plats avec les autres groupes. Faut dire que les cuisinières se surpassent quotidiennement, préparant une abondante nourriture locale et goûteuse. On en oublie le froid qui atteint un niveau inégalé. Emmitouflés dans nos doudounes comme des scaphandres d’astronautes, nous sortons du gîte pour nous vautrer dans le ciel cristallin. Et, comme le chantent les indiens, ouvrir les yeux pour cueillir les étoiles. Nous nous couchons avec la rapidité d’un ravitaillement de F1!
Jeudi 4 Août
Nous sommes les derniers à partir. Les autres ont eu le courage de se réveiller à l’aube pour assister au lever du soleil sur la Laguna Colorada. Pas de chauffage dans le 4X4. On roule à vue au travers d’un pare brise occulté par le gel. Nous descendons progressivement vers la Laguna Negra et le désert de Siloli, parsemé de rocs comme en suspension.
Le volcan Ollagüe imprime l’horizon du haut de ses 5865m fumants. Mais impossible à gravir. Vent et congères.... Toujours.
La piste nous bringuebale jusqu’à la voie ferrée westernienne transportant minerais et sel de la Bolivie au Chili. Contrôle militaire débonnaire.
Nous pénétrons le Salar de Chiguana en traversant un entrelacs de coraux et d’algues fossilisés témoins d’un ancien lac... il y a quelques millions d’années.... à 3600m d’altitude environ. Halte à la gruta de las galaxias, grotte couverte d’algues fossilisées, jouxtant la cueva del diablo, grotte contenant des tombes Chullpas pillées. Le tout coiffé de cactus pétrifiés.

Le soleil couchant éclaire notre arrivée à l’hôtel de sel qui sera notre point de chute de la nuit. Sur une rive du Salar de Uyuni. Hormis le fait qu’il soit entièrement construit de briques de sel, sa qualité première est que l’on peut bénéficier d’une douche chaude!.... Si si... même s’il faut débourser 10 bolivianos et que l’attente ressemble à celle endurée dans une administration bien de chez nous. Mais la douche est longuement fêtée... Comme une résurrection! La nuit étoilée est presque tiède, comparée aux précédentes... il est vrai que nous sommes à 3600m et sans vent!... Il fera même trop chaud dans mon duvet...
Vendredi 5 Août
Après une “grasse matinée” (lever 7h!), nous roulons enfin sur la piste du Salar de Uyuni. Crissements et craquèlements sous les pneus du 4X4. Le soleil déjà haut joue avec les cristaux de sel... rien que pour nous éblouir. Ombres contrastées des îles de rocs sur cette immensité d’un blanc scintillant. Yeux écarquillés derrière les lunettes de soleil. Emerveillés.... et c’est que le début! Halte sur l’Isla Incahuasi, recouverte de cactus tendus comme des doigts de géants. Nous sommes quasiment seuls car les autres touristes, arrivés plus tôt, on déjà visité l’île et en sont à la pause près des 4X4 alignés sur la grève, comme des bateaux posés à marée basse. Nous en profitons pour déambuler sur les chemins et faire chauffer les cartes mémoire des appareils photo.

Nous repartons vers le volcan Tunupa que nous apercevons au loin... difficile d’apprécier les distances sur une telle étendue!... on roule bon train et pourtant on à l’impression de faire du sur place! Arrivée saisissante sur l’île en traversant un gué car l’eau crée un fin nappage sur le sel où tout se reflète... Impression d’être en suspension. On perd du temps à trouver un gîte dans le petit village de Coquesa car ceux espérés par notre chauffeur sont tous pleins. On jette notre dévolu sur un bâtisse de sel, très spartiate.... pas de douche... Pas grave on est propres d’hier! Nous prenons possession de la chambre et repartons sur une piste cahoteuse pour enfin grimper un volcan. petite altercation avec notre chauffeur et la cuisinière qui n’ont “pas compris” notre demande de panier repas pour nous restaurer en cours de rando (ils s’imaginaient qu’on déjeunerait au retour)... Munis de nos sandwiches, biscuits et bouteilles de maté de coca (légère collation au vu de ce qui nous attend!) nous débutons l’ascension du Tunupa. Pente très raide et caillouteuse qui débute à 3800m. Le soleil tape dur à cette altitude et l’air sec nous ramone les bronches. Zoé est vite essoufflée... mais courageuse, continue sa rude progression tel le Sisyphe de la mythologie...La pente s’adoucit enfin. Le pas se fait moins lourd et les poumons ne sont plus des soufflets de forge. On s’arrête à plus de 4500m pour admirer le paysage saisissant tout en dévorant notre pitance. Il se fait tard mais nous décidons de poursuivre un peu l’ascension. On ne peut se résigner à redescendre de suite! Mais nous ne pourrons atteindre le “balcon” du volcan à 5000m car le soleil rougeoie et Zoé a tout donné. je la comprend et suis fier d’elle! Le pic sommital du Tunupa, à 5400m, nous enveloppe de son ombre.
Il est temps de rebrousser chemin. Le retour est bien plus facile même s’il est “casse pattes”. On se régale de la lumière qui enveloppe les îles au loin et donne cet atmosphère ouaté au Salar. Nous arrivons au 4X4, les cuisses éreintées, les genoux surchauffés.
A peine de retour au gîte, le chauffeur nous propose une balade sur le Salar pour regarder le couchant sur le Tunupa. Je suis seul à accepter l’invitation. Il stoppe le 4X4 à quelques km de l’île. Je déambule sur le Salar... plein du silence profond. Comme irrigué de son flux. Surprenante situation... seule la lumière changeante du couchant paraît mobile. Vivante. le village de Coquesa paraît inhabité. je reste là 2 heures à regarder le soleil retoucher ce paysage d’un autre âge comme un peintre modifiant une toile qu’il ne finira jamais. Le froid m’imprègne peu à peu mais je ne le ressens pas. Comme anesthésié... sensation irréelle. J’en oublie parfois de prendre des photos...
Le soleil est maintenant couché. Le froid est bien présent et nous retournons au gîte où 2 groupes nous ont rejoints. La nuit sera “douce” comparée aux précédentes. Mais je serai réveillé par une courte, dense et intrigante pluie... puis par les aboiements d’un chien... ça c’est tout comme chez nous!
Samedi 6 Août
Nous partons après le lever du soleil que nous ne pourrons donc pas admirer. Nous roulons vers Colchani puis Uyuni. C’est donc le dernier jour de notre circuit... Semaine trop vite passée. Au milieu de “nulle part” le chauffeur stoppe. Nous voyons le Tunupa se dessiné sur l’horizon, tout comme les reliefs environnants... comme encore embrumés de la nuit passée. Moteur coupé, le silence est encore une fois saisissant. Presque pesant. Le Salar est vraiment un lieu fascinant où l’on ressent l’emprise du minéral. Comme plongé dans la Préhistoire. Drôle de saut dans le temps!

Après quelques achats réalisés auprès des petits marchands de Colchani, nous roulons sur Uyuni. Le vent vigoureux tournoie entre les maisons. Poussière et déchets comme en suspension. Nous visitons le traditionnel cimetière de locomotives et pénétrons dans cette ville toute surgie d’un western de série B.
Nous quittons chauffeur et cuisinière et attendons notre bus qui doit nos ramener à La Paz. Le quartier de la “gare routière” s’anime à la nuit tombée, dans le froid venteux. impression de pauvreté omniprésente. Nous embarquons dans un bus qui doit avoir quelques milliers d’aller/retours su la capitale, à en juger par son état très fatigué... proche du délabrement. Le trajet s’avère mouvementé. Sportif même. Durant les premières heures, la piste en tôle ondulée torture le bus et nos pauvres vertèbres. Ma tête heurtant régulièrement la fenêtre qui reste entrouverte laissant passer le froid poussiéreux. Un ou deux gués ferons gîter et tanguer dangereusement notre bus qui couine, geint et grince de toutes parts... Puis c’est au tour des WC chimiques de rendre l’âme et déverser une odeur nauséabonde dans la travée. Arrêt pipi dans un bled sans nom surgit de la nuit poussiéreuse et sans étoiles. Un passager se fait courser par un chien errant...
Dimanche 7 Août
Nous arrivons enfin à La Paz dans le froid matinal, fourbus et endoloris, pas fâchés de marcher enfin sur un sol ferme... comme après une longue traversée océanique. Hostal Naira que j’avais pris soin de réserver (la veille!) sur les conseils de l’agence de Tupiza. Nous passons tous sous une douche revigorante. Puis balade en ville où nous découvrons le quartier des vendeuses de foetus de lama et autres décoctions toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Zoé est à la fois fascinée et dégoûtée. Nous allons déjeuner dans un restaurant argentin qui se remplit de locaux venus en famille. Ambiance chaleureuse et repas pantagruélique. L’heure des adieux est venue. Nous laissons Lisa et Johann poursuivre leurs aventures vers Arequipa et la Cordillère Blanche. Super semaine avec ce couple “démarché” sur VF... merci VF!! Nous continuons notre découverte de la ville. Derniers cadeaux. Nuit bruyantissime dans l’Hostal pourtant sympa et confortable.
Lundi 8 Août
Avion LAN pour Lima. Voyage un peu long car escale à Santa Cruz. Mais confortable. César nous récupère à l’aéroport de Lima. Il fait nuit. Accueil toujours aussi chaleureux à l’auberge. Repas délicieux et nuit réparatrice.
Mardi 9 Août
Journée dédiée à la poursuite de la découverte de Lima. Le ciel est toujours aussi couvert, le gris bleuté métallique du ciel se mélangeant au gris vert de l’océan. Mise en jambe matinale avant la visite des musées. Le taxi que nous hélons ne sait en fait pas où se trouve le musée d’archéologie et d’anthropologie et nous perd dans les rues de Pueblo Libre. Puis nous allons découvrir le MALi (Museo de Arte de Lima) qui est en partie en réfection. L’après-midi sera passé à nous promener au hasard dans Miraflores avant de regagner “notre” quartier Chorillos.
Mercredi 10 Août
C’est le départ. Adieux à nos hôtes, L'immuable César nous accompagne à l’aéroport. Puis galère Ibéria jusqu’à Bordeaux: Attentes interminables à Lima puis Madrid. Personnel fermé et peu aimable, ne sachant que dire “on embarque bientôt”.Carrément “Je m’en foutiste” à Madrid. Attitude qu’on peut “laisser passer” à une compagnie Low Cost... mais vu le prix payé pour le vol.... j’ai jamais vu ça! Bref j’en fais quand même pas une affaire d’état!... Chacun doit avoir des histoires croustillantes au sujet des compagnies aériennes!
Arrivée à Bordeaux. bien secoués par le jet lag. C’est quand qu’on repart???
D’abord un grand merci à tous les forumistes qui nous ont permis de préparer ce nouveau voyage. Ma fille Zoé est toute excitée à l’idée de découvrir un nouveau continent, ses étendues sauvages, ses montagnes majestueuses et sa culture inca encore bien présente et enfin respectée, après avoir été quasiment anéantie par les Conquistadores voleurs pilleurs. lundi 18 juillet
départ tôt le matin mal réveillés mais très excités. Vol Ibéria via Madrid. Après 4h d’attente nous embarquons pour Lima dans un “vieux” A340 bondé. Le survol de l’Amazonie puis de la Cordillère des Andes au soleil couchant nous donne un avant goût prometteur de ce qui nous attend. Ce sera la brume épaisse qui recouvre Lima! comme une mer de nuages dont les îles sont les sommets environnants, léchés par la chaleur du couchant. Les formalités douanières achevées avec nonchalance, nous sommes recueillis par César, chauffeur débonnaire et débrouillard, dépêché par nos hôtes, chargé de nous amener à nôtre point de chute dans le quartier de Chorrillos, au bord de l’océan, en dehors des endroits fréquentés. A la frontière des “favellas” du sud.

Cette maison d’hôtes a appartenu à un de mes amis et les nouveaux propriétaires veulent garder l’esprit d’accueil instauré par mon pote. Ca commence bien, même si c’est tout nouveau pour eux.

mardi 19 juillet
Après un bon petit déjeuner revigorant (on en a besoin car le décalage horaire fait des siennes), nous nous plongeons dans le quartier, accompagnés de notre hôtesse Elsita (qui ne parle qu’espagnol) pour changer argent et acheter une puce pour le téléphone mobile. Notre espagnol n’étant que très rudimentaire, c’est avec force gestes que nous nous faisons comprendre. Mais l’apprentissage de la langue se fera facilement au cours du voyage.... A noter que pour retirer de l’argent dans les distributeurs automatiques, certaines banques prennent des commissions et d’autres pas. Ces obligations étant réalisées, le reste de la journée est dédié à la découverte de Lima emmitouflée dans son manteau de brume hivernale. Nous jetons notre dévolu sur le “centre historique” et la Plaza de Armas fourmillant de touristes alpagués par des “guides locaux” attirés par les dollars mais surveillés par une police débonnaire. Journée passée à marcher, visiter et découvrir une ville très attachante.

mercredi 20 juillet
Après une nouvelle nuit passée à Chorrillos, quartier grouillant et coloré, nous prenons un bus local en direction de Pisco. Ce dernier nous déposera sur la Panamericana Sur après 4h de trajet (20 soles/personne) puis un taxi jusqu’à Paracas. A noter que la compagnie Cruz del Sur assure ce trajet en direct mais l’agence que nous avions contactée à Lima n’était pas au courant (en fait, le bus reliant Lima à Ica s’arrête à Paracas!). Hôtel puis balade sur la plage, suivis par les pélicans en partie nourris par des pêcheurs du coin qui soulagent les touristes de quelques soles en échange d’une photo “inoubliable” prise en compagnie des palmidés gourmands gobant les poissons lancés à la volée. scénario convenu “attrape touristes” imaginé par les pêcheurs. Classique.

jeudi 21 juillet
Ce matin nous partons en bateau faire le tour des îles Ballestas. Balade touristique mais plaisante malgré le ciel voilé qui donne une teinte terne aux rochers couverts de guano. Peut importe, les colonies d’oiseaux et d’éléphants de mers répondent présent et se laissent photographier sans relâche affichant une certaine nonchalance.

L’après-midi est consacré à musarder dans le petit village touristique, la balade au sein de la réserve nous ayant été déconseillée par des routards rencontrés... et le LP!Le soir venu nous prenons le “fameux” bus Cruz del Sur pour Arequipa via Ica. A noter que la gare routière de Paracas est à 100m de notre Hôtel! Trajet de nuit, confortable.
vendredi 22 juillet
Arrivée par un matin frais et ensoleillé à Aréquipa. A peine sortis du bus nous sautons dans un taxi qui nous dépose à la Casa de Avila qui sera notre point de replis pour les jours suivants. Immense bâtiment entourant un grand et paisible jardin. Accueil chaleureux, chambres spacieuses et simples. A 5 mn à pied de la Plaza de Armas. Une fois douchés et restaurés nous partons à la découverte de cette ville attachante qui s’étend au pied du Misti, magnifique volcan conique coiffé de neige. Sous un soleil qui chauffe rapidement notre peau. Visite troublante et instructive du museo Santury où se trouve la Princesse des glaces.
Après un déjeuner dans un restaurant où on nous arnaque avec le sourire, nous partons visiter le couvent Santa Catalina, ville dans la ville, à ne pas rater. Puis nous écumons la rue Jerusalen qui concentre les agences de trekking. C’est à Colca Trek que nous rencontrons une personne parlant parfaitement français qui nous conseillera très bien. En effet, je désire nous acclimater au mieux car ma fille de 13 ans n’est pas habituée à randonner au delà de 3000m, même si nous nous sommes déjà retrouvés au dessus des 4000m en Indes il y a 3 ans.
Nuit fraîche mais agréable. Sommeil réparateur.samedi 23 juillet
Nous partons en taxi privé (négocié avec l’hôtel à un prix correct) pour Chiguata, petit village peu fréquenté à 40 mn d’Arequipa. Pendant que le chauffeur nous attend, lézardant au soleil sur l’inévitable plaza de armas, nous partons randonner à la découverte de la campagne paisible, au hasard des chemins qui traversent de petits hameaux de paysans. Nous arriverons quasiment au pied du Misti à plus de 3000m. Jolie balade qui s’avère être une bonne “mise en bouche” pour notre acclimatation. Nous ne croiserons que des paysans surpris de nous voir et des animaux de bât.
De retour à Arequipa, nous poursuivons notre visite de la ville et planifions la suite du voyage.

dimanche 24 juillet
Levés rudement à 2h30 pour partir dans le canyon de Colca à la Cruz del Condor. Trajet en mini bus peu confortable où nous tentons de “finir” notre nuit, malgré une personne malade. Je passe les détails! Petit déjeuner réparateur à Chivay avant de reprendre la piste alors que le soleil se lève. On avale les km et la poussière, en faisant quelques pauses photos/lama/pièges à touristes convenus jusqu’au Cruz del Condor surplombant quelques 1200m d’à pic dans le cañon. Nous sommes alors à 3600m et l’altitude se fait sentir, surtout dès que l’on marche pour trouver le spot idéal pour photographier ces superbes oiseaux. Parmi le flot de touristes ayant colonisés le promontoire... Tels des piafs patauds caquetants sur un îlot perdu! Malgré l’affluence, ça vaut le coup. En témoigne le nombre de photos que j’ai pu réaliser!
Retour sur Chivay où nous allons nous prélasser dans des thermes d’eau sulfureuse, en plein soleil. Hmm c’est bon! le déjeuner, local et copieux se prend dans un restaurant où se concentrent les touristes venus “faire” l’excursion.
Puis retour sur Arequipa en passant par la Reserva Salinas et un col à 4960m. Somptueux panorama sur les volcans alentours. Je marche difficilement contre le vent violent, sous l’effet de l’altitude. Les autres occupants du bus ont préféré rester blottis et à l’abri!
Durant la descente, nous croiserons lamas, alpacas et vigognes dans des paysages magnifiques et sauvages.

Ce soir nous prenons le bus pour Cusco.
lundi 25 juillet
Arrivée plus que matinale à Cusco, le soleil venant à peine de se lever. La fraîcheur de l’aube est palpable. le taxi nous emmène sur la place de l’église à San Blas, quartier sur les hauteurs de la ville. Mais il faut encore marcher sur l’escalier qui monte raide. Les sacs paraissent plus lourds que d’habitude à cette altitude (3300m)! Zoé est rapidement essoufflée et je n’en mène pas large... avec 21kg sur le dos+ le sac photo! Nous arrivons enfin à l’hospedaje del artesiano où nous passerons nos prochaines nuits. Sympathique auberge avec un grand patio qui s’éclaire au soleil du matin. Notre chambre n’étant pas encore prête, nous allons prendre un petit dèj qui devrait bien nous réchauffer. Sur les conseils de Fredi le gérant de l’auberge, nous descendons une ruelle raide, étroite et pavée jusqu’au bon Pasteur, boulangerie dont les effluves parfument la rue. Un régal. Puis nous remontons à l’auberge, prendre une douche chaude et réparatrice pour, ensuite... redescendre explorer la ville!... Ca c’est le meilleur moyen de poursuivre notre acclimatation!... vive les ruelles, fort agréables au demeurant, du quartier San Blas!
Propres et restaurés nous partons donc à la découverte de Cusco, sous un grand soleil revigorant. Bien que pleine de touristes et autres “zonards européens”, cette ville est attachante. nous nous perdons dans les ruelles et les marchés d’artisanat où nous nous faisons régulièrement accoster pour nous vendre toutes sortes de choses en “pur alpaca”. Il faut vraiment faire attention, comparer les prix et marchander, pour ne pas trop se “faire arnaquer”... ce qui est humain!... surtout quand on sait que les revenus des cusquenios proviennent quasi exclusivement du tourisme.
Sur la plaza de armas, nous assistons au défilés des écoles pour la fête nationale péruvienne; chaque jour durant la semaine vont défiler différents corps de métiers, pour finir par les militaires.
Puis nous organisons les jours suivants dont la visite du Machu Picchu. Heureusement que nous avons Fredi et Allan (à l’auberge) qui vont nous tirer d’un mauvais pas. En effet, si j’ai réservé les billets de train pour le Machu (et 6 semaines avant le départ c’était déjà trop juste!) je n’avais pu le faire pour les billets d’entrée, car le site internet était trop lent (surchargé?) et donc il n’y avait plus de place pour le 28/07!... venir jusqu’ici, avoir le train mais pas les entrées au Machu... nous étions effondrés! Mais Allan, travaillant aussi pour une agence locale a pu me trouver les 2 dernières places (dans le lot des pré-réservées des agences!)... ceci a été finalisé 20mn avant la clôture des réservations!! OUF!
Nous convenons de la location d’un taxi/guide pour nous emmener de site en site le long de la Vallée Sacrée sur les 2 jours suivants (200 soles/j, correct).mardi 26 juillet
Après un petit dèj au bon Pasteur, désormais incontournable, nous retrouvons notre chauffeur fort sympathique qui sera donc notre guide pour la journée. Nous allons à Pisacq, visiter les ruines. Quelques haltes sont prévues pour faire des achats (si on veut!), des photos, ... il est intarissable, nous racontant l’histoire des lieux visités agrémentés d’anecdotes... Arrivés à Pisacq en fin de matinée, nous sommes surpris par le nombre de touristes (il est peut-être préférable d’y aller plus tôt... ou plus tard dans l’après-midi). Nous nous frayons un passage entre les groupes guidés qui font la queue, pour essayer de trouver un peu de calme. Nous sommes alors en plein soleil et à près de 3000m d’altitude. Malgré la fréquentation, les ruines de la citadelle inca valent le détour. Nous marcherons 2 bonnes heures durant, le retour à la voiture se faisant par un chemin inédit et ardu ... nous étions seuls! A noter que si vous choisissez cette option, demandez à votre chauffeur de vous attendre au village et prenez le chemin descendant de la citadelle au village de Pisacq. Super balade assurée!

Nous retournons ensuite sur Cusco en s’arrêtant à Tambo Machay, Qenko et surtout les imposantes ruines de Saqsaywaman qui surplombent Cusco.

Après un dîner réparateur, nous allons nous coucher. A noter que le mal de tête a disparu et que les escaliers ne sont plus un calvaire!
mercredi 27 juillet
Contre toute attente “on” nous a changé de chauffeur. mais le nouveau étant un copain du premier, nous ne perdrons rien au change. Direction Chinchero, village agréable et ensoleillé, sur un plateau cerné de hauts sommets enneigés. Tout est paisible, hormis la ruelle concentrant les boutiques à touristes et la place... de l’église où les marchands à la sauvette ont installé leur bardas à même le sol. Ambiance plus sympathique qu’ailleurs. A noter que ce n’est pas jour de marché. l’église est magnifique, murs et plafonds entièrement recouverts de fresques racontant la vie des saints et de Jésus, telles une immense BD! A ne pas manquer!
Nous nous dirigeons vers les très connues Salinas, spectaculaire site à flan de montagne où on extrait le sel depuis l’époque inca. Les touristes sont accueillis “comme il se doit” mais le lieu vaut vraiment la peine d’être arpenté.


Nous poursuivons notre visite de la Vallée Sacrée par les terrasses de Moray, à quelques km du petit village de Maras où se déroule le traditionnel défilé de la fête nationale, tous les gamins sont en uniforme repassé mais poussiéreux (en fait une partie des enfants vient de Moray et environs à pied par la piste!... 9 bons km!). Bel endroit mais nous y arrivons peu après un bus de touristes beuglants au centre des terrasses en gradins très bien restaurées. A noter qu’il existe d’autres terrasses en ruines ignorées des touristes séparées des premières par un relief du terrain... Nous y étions seuls, au soleil chauffant du midi. Un régal.

Nous traversons de nouveau Maras très animé en direction d’Urubamba où nous irons déjeuner au marché ( je regrette de ne pas être resté à Maras pour manger sur la Plaza de armas au milieu des villageois). Nous sommes les seuls étrangers, les bus bondés de touristes s’arrêtant aux restaurants alignés le long de la route principale. enfin, nous atteignons Ollantaytambo, terme de notre journée où nous posons les sacs dans une “hospedaje” à l’entrée de la petite ville, au calme au fond d’un jardin fleuri. Nous nous retrouvons alors faisant la queue pour monter les terrasses escarpées qui gardent les ruines incas. Des dizaines de bus déversant des flots de touristes bruyants. La tour de Babel c’est ici!

jeudi 28 juillet
Ce matin nous prenons le train pour le Machu Picchu. Petit dèj à la gare d’Ollanta. On a le temps car le train part à 8h30 (pas de train plus tôt car je m’y suis pris trop tard pour la réservation: 6 semaines avant de partir pourtant!). Sur le quai, touristes et vendeurs des sempiternels souvenirs. Habituel.
Arrivée à Aguas Calientes, village qui semble née du tourisme: les hôtels alternent avec les pizzerias et les magasins de souvenirs. Les rues peuplées de touristes partant ou revenant du Machu Picchu. Bus hors de prix pour monter au site (ne sachant pas si Zoé était capable d’enchaîner la montée à pied et la balade, d’autant plus que nous n’avions pas pu partir tôt, j’ai opté pour le bus). Queue pour déposer un sac à la consigne, queue pour pénétrer dans l’enceinte, queue pour grimper les escaliers escarpés. Mais quel endroit!! Inoubliable... Incontournable... malgré la fréquentation. Il paraît d’ailleurs que pour préserver le site il ne faudrait pas plus de 1000 à 1500 visiteurs/j alors qu’il en passe entre 2000 et 2500! Nous sommes rentrés en fin d’après midi à Aguas exténués et ravis, malgré un ciel plus que couvert... mais qu’importe!

Nous partons à la recherche d’un hôtel car pas de retour possible sur Ollanta le jour même!... Il faut vraiment réserver très tôt ses billets de train et d’entrée au Machu TRES longtemps à l’avance, quitte à adapter le reste du voyage! Bon c’est facile car on a l’impression qu’ici il y a plus d’hôtels que de chiens errant! Nous trouvons vite. hospedaje sobre et propre mais cher (40$US la nuit+ petit dèj!). La nuit sera très bruyante. Je n’ai pas aimé ce village... du moins ce que le tourisme excessif en a fait... car ce lieu niché au creux de montagnes comme des pains de sucre emmitouflés d’une forêt de nuages devait être beau et paisible... à l’Origine!
vendredi 29 juillet
Retour sur Cusco. Avant de prendre le bus pour Copacabana et la Bolivie via Puno, nous visitons l’église de San Blas et la cathédrale. Superbe édifice mais les commentaires de l’audio guide me laissent un peu perplexe...
Samedi 30 juillet
Halte ennuyeuse et froide dans la gare routière de Puno. Le soleil se lève avec une odeur tenace de poisson. Le lac Titicaca est à 2 pas. Nous repartons dans un bus poussif, longeant le lac aux teintes changeantes au fur et à mesure que le soleil monte dans le ciel d’un bleu profond et pur. Nous sommes à plus de 3800m d’altitude. Les montagnes sculptées de glaciers de la Cordillère Real sont comme incrustées dans l’azur. C’est magnifique et j’en oublie la nuit difficile passée de le bus (pourtant “cama”) plus que vieillissant. Zoé dort à points fermés. On passe la frontière à pied entre 2 bus. Attente modérée pour changer de l’argent (en boutique ou dans la rue c’est le même taux) puis pour “tamponner” les passeports.
Enfin on arrive à Copacabana sous un soleil déjà chaud. Estival! Galère pour trouver une chambre vu qu’on a rien réservé! En fait il est préférable de réserver si l’on veut directement prendre le bateau pour l’Isla del Sol à l’embarcadère du port (ils partent vers 13h30). On finit par trouver notre bonheur à Las Olas (grâce à un désistement de dernière minute), cadre superbe pour un prix “modique” : 40$US la nuit petit dèj compris avec vue imprenable sur le lac (pour mémoire, c’est ce que l’on a payé à Aguas Calientes!).

On descend vers l’embarcadère pour malgré tout tenter une excursion vers l’Isla del Sol, même si les bateaux sont tous partis (il est 15h). Mais le prix pour une embarcation privée est exorbitant. Engageant la conversation avec des “touristes bolivien” on se retrouve à partager un bateau pour visiter des îles flottantes bien artificielles construites pour les touristes qui y viennent pêcher des truites dans un bassin pour les manger. C’est l’occasion de rencontrer des gens bien sympathiques.
De retour à notre chambre, Zoé s’endort dans le hamac, exténuée par la balade à une telle altitude, tandis que je prépare le feu dans le poêle à bois... il fait froid la nuit!Dimanche 31 juillet
C’est LA journée de transport. Longue, ennuyeuse. Exténuante. On se lève “tôt” dans le froid matinal pour aller prendre le petit dèj au marché, parmi les locaux, avant de prendre le bus pour La Paz où, théoriquement, nous attendent Lisa et Johann. Le petit bus démarre à 8h du matin, dévalant la route en longs méandres surplombant la rive du lac Titicaca, dans la fraîche clarté du matin. Puis l’on stoppe pour embarquer dans un canot qui nous fait traverser un des nombreux recoins du lac, tandis que le bus vide emprunte une barge.
Puis nous reprenons la route jusqu’à la gare routière “du cimetière” de La Paz. Ville que nous prendrons le temps de découvrir à notre retour de “trek”.
Un taxi plus loin et nous nous retrouvons à la gare centrale. A peine les bagages en main, nous voyons arriver Lisa... Quelle ponctualité, pour un rendez-vous donné par mail il y a plus de 15j!... sans nous connaître autrement que par le web!
Petit dèj dans les courants d’air glacial de la gare routière, durant lequel on fait connaissance. Beaucoup de mendiants, “zonards” et agents de sécurité dans cette gare où il faut donc surveiller étroitement ses bagages. Billets de bus (encore!) pour Oruro d’où nous prendrons le train de nuit pour Tupiza, pré réservé par Tupiza Tour.
Bus local où nous sommes les seuls étrangers. Inconfortable. Voyage agrémenté par des films de série Z que tonitrue une TV d’un autre âge. Têtes pleines du cahotement du bus agrémenté du brouhaha strident de la TV, saupoudré du ronflement de quelques passagers.
Arrivée à Oruro dans la brume glaciale du crépuscule, un taxi nous jette à la gare où nous nous engouffrons dans le train. La plupart des passagers sont des touristes étrangers.
Nous ne verrons quasiment rien d’un paysage a priori superbe. Dîner dans le wagon restaurant bringuebalant, où toute tentative de porter la fourchette à la bouche relève d’un exploit... Puis film DVD sur TV “géante” avant de plonger dans un sommeil saccadé.Lundi 1er Août
Arrivée à Tupiza. Le soleil matinal ne parvient pas à nous réchauffer, tant le vent soutenu nous glace la couenne, projetant des milliers de grains de sable qui nous mitraillent le visage. On se croirait dans un western. Notre chauffeur vient nous chercher pour nous conduire à l’agence. Discussion car il est possible que nous ne puissions réaliser le circuit prévu en raison d’une neige abondante et inhabituelle tombée il y a 3 semaines. Le vent continu ayant formé des congères! Nous partons à “l’aventure” dans un toy land cruiser en bon état, accompagnés d’une cuisinière. Mais après une demi heure de route, une pierre vicieuse perfore le radiateur!

Nous attendons 2 heures dans le vent mais avec une vue splendide sur la “quebrada de Palala” ravines ocre/rouge aux reflets bleutés ciselées par le vent (encore lui!) et les pluies. Enfin un nouveau 4X4 arrive. Le temps de transférer les bagages et les réserves d’essence et nous repartons sur une piste sinueuse et déserte.

Nous faisons halte dans un “hameau” à l’entrée d’une petite vallée pour déjeuner dans une petite épicerie qui propose l’essentiel pour dépanner un voyageur étourdi... ou un “routier” dans le besoin. Elle est tenue par 3 indiennes sans âge qui nous regardent manger, un sourire édenté et débonnaire accroché à leurs lèvres.Nous repartons rapidement sur une route toujours déserte, traversant des cañons déserts et sauvages, animés par un vent tourbillonnant. Notre chauffeur nous permettant régulièrement de marcher durant 30 à 40 minutes pour nous dégourdir les jambes et nous imprégner de ces lieux changeant au gré des rayons du soleil se jouant des rochers et du sable en mouvement.
On arrive à San Antonio de Lipez village perdu à 4200m, surgi au détour d’un méandre du torrent asséché que nous suivons. Sous un soleil rougi, comme préparant sa couche sur ce paysage aride. Désert le village. Nous nous aventurons dans la rue principale, les sens en éveils. Bruits du vent entre les maisons. Puis nous croisons des enfants surpris de nous voir (autant que nous!) sortant de nulle part, joueurs et hilares. Nous retournons sur la place de l’église où nous avait laissé notre 4X4, accompagnés des gamins.
Nous arriverons à notre auberge rustique et spartiate, alors que la nuit est tombée. Dans un froid sec qui nous hérisse l’échine. Les doudounes sont les bienvenues. Toujours seuls. Nous installons nos duvets dans notre chambre qui se réduit à l’essentiel et nous préparons au goûter, thé brûlant et biscuits secs, installé par notre cuisinière qui va préparer le dîner dans une cuisine attenante. Poêle à bois et terre battue.

Bon repas copieux et réparateur. Notre chauffer nous briefe sur le trajet de demain. Partie de cartes endiablée. Puis c’est l’épreuve du coucher: se déshabiller en un éclair avant de s’engouffrer dans le duvet... et garder les vêtements au chaud pour le lever!... à la lumière de nos frontales!
Mardi 2 Août
Nuit très froide. Réveil à l’aube. Personne n’ose aventurer ne serait ce qu’une main hors du duvet. Vu que nous avons tous le bout du nez glacé! Petit dèj’ rapidement englouti et nous voilà de nouveau sur la route. Soleil et froid toujours au rendez-vous. Paysages toujours superbes et changeants. Stop au “vieux” village fantôme de San Antonio où les conquistadores ont longtemps exploité les mines d’argent... et les habitants..... Seuls les viskashs (kangourous andins) ont recolonisé l’endroit. Ce sont de gros lapins avec des pattes arrières surdimensionnées et une queue d’écureuil... comme de gros chinchillas quoi! On est toujours seuls.
On poursuit le périple sur des pistes cahoteuses entre 4000 et 5000m.
Nous nous approchons du volcan Uturuncu sans pouvoir le gravir (ce qui était initialement prévu) en raison du vent et des congères qui se sont formées. Trop dangereux. En effet, même si la neige a fondu et la piste globalement dégagée, les faces nord sont encore bien blanches et les gués souvent glacés. On est parfois obligé de dégager les torrents de leur couverture instable pour ne pas déchirer les pneus en traversant le manteau glacé qui s’effondre sous le poids du 4X4.

Pose à la superbe Laguna Celeste, en partie recouverte d’une épaisse couche de glace. Nous y restons une bonne heure à déambuler dans ce paysage magique et désolé.

Arrivée en fin d’après midi à notre gîte étape, toujours aussi spartiate que le précédent. Ici aussi l’eau, quand il y en a, est glacée. Mais la douche ne fonctionne pas... de toute façon personne n’avait envie de se doucher à l’eau froide... à 4300m et à 5°C environ! Goûter et bon repas. J’emmène Zoé braver la nuit glaciale et planter notre regard dans le ciel lacté d’étoiles. On se croirait en plein espace. Dans la navette spatiale! Puis de nouveau l’épreuve du couchage.... A noter que nous ne sommes plus seuls... Deux 4X4 on déversé leur contenu de touristes (tout comme nous!) avec qui nous échangeons nos impressions.
Mercredi 3 Août Réveil glacé... on se prépare vite. Question d’entraînement. Petit dèj partagé avec les autres groupes. Les autres trekkeurs sont aussi transis que nous... cherchant un réconfort dans le café du matin. Les véhicules s’ébrouent et nous partons en convoi peu après l’aube. Luminosité contrastée caractéristique du matin en altitude. On s’en lasse pas! Après quelques passages de gués on aborde la laguna Hedionda vert orangé en raison du soufre dissout dans l’eau. En partie gelée. Tout le monde reste sur la “plage” enneigée. Je m’aventure sur la glace tout en la testant du pied.... sauf qu’elle cède brutalement! J’ai eu juste le temps de prendre une photo!...
je me débats, de l’eau jusqu’aux cuisses.... étrangement tiède l’eau!... tout en protégeant l’appareil photo je m’extirpe de la laguna, sous les rires des autres et le regard inquiet de ma fille. Hors de l’eau il fait soudainement froid! je me change rapidement et nous continuons notre route, traversant des paysages lunaires saupoudrés de neige.
Arrivée cahoteuse sur la rive de la Laguna Verde. d’un vert turquoise saisissant, battue d’écume soulevée par le vent quasi permanent . Au loin, le Licancabur que nous ne pourrons pas non plus gravir. Sempiternels vent et congères.
Nous ferons halte au bord de la Laguna Kollpa (si je ne me trompe pas!) où se déverse une eau chaude volcanique. Une “piscine” de pierres accueille les touristes. Nous déjeunons dans une grande salle bruyante et quelconque. Une indienne vend des produits de première nécessité.
Nous reprenons la piste qui est de plus en plus fréquentée. Elle grimpe à Sol de Manana (près de 5000m) où on se retrouve au milieu de geyser bruyants crachant leurs volutes soufrées. Entre les bulles boueuses qui donnent vie aux cratères. Paysages d’Origine du Monde.

Notre gîte étape est aussi basique que les précédents... eau congelée dans les conduites, plus d’électricité... seul luxe un poêle à bois qui fuit où je peux tenter de faire sécher mes chaussures. Nous repartons vite pour assister au coucher du soleil sur la Laguna Colorada, lac rougeoyant au pied d’un volcan éteint. Roche noire maculée de neige découpant un ciel bleu intense. Spectacle somptueux qui nous laisse sans voix. Les flamants roses et les lamas animent ce décors digne d’un film fantastique. Nous passons quelques heures à déambuler sur les rives de cette apparition. Imprégnés de la magie du lieu.

Nous attendons le coucher du soleil et sommes les derniers à regagner le gîte. Dîner bon enfant. Nous échangeons nos plats avec les autres groupes. Faut dire que les cuisinières se surpassent quotidiennement, préparant une abondante nourriture locale et goûteuse. On en oublie le froid qui atteint un niveau inégalé. Emmitouflés dans nos doudounes comme des scaphandres d’astronautes, nous sortons du gîte pour nous vautrer dans le ciel cristallin. Et, comme le chantent les indiens, ouvrir les yeux pour cueillir les étoiles. Nous nous couchons avec la rapidité d’un ravitaillement de F1!
Jeudi 4 Août
Nous sommes les derniers à partir. Les autres ont eu le courage de se réveiller à l’aube pour assister au lever du soleil sur la Laguna Colorada. Pas de chauffage dans le 4X4. On roule à vue au travers d’un pare brise occulté par le gel. Nous descendons progressivement vers la Laguna Negra et le désert de Siloli, parsemé de rocs comme en suspension.
Le volcan Ollagüe imprime l’horizon du haut de ses 5865m fumants. Mais impossible à gravir. Vent et congères.... Toujours.
La piste nous bringuebale jusqu’à la voie ferrée westernienne transportant minerais et sel de la Bolivie au Chili. Contrôle militaire débonnaire.
Nous pénétrons le Salar de Chiguana en traversant un entrelacs de coraux et d’algues fossilisés témoins d’un ancien lac... il y a quelques millions d’années.... à 3600m d’altitude environ. Halte à la gruta de las galaxias, grotte couverte d’algues fossilisées, jouxtant la cueva del diablo, grotte contenant des tombes Chullpas pillées. Le tout coiffé de cactus pétrifiés.
Le soleil couchant éclaire notre arrivée à l’hôtel de sel qui sera notre point de chute de la nuit. Sur une rive du Salar de Uyuni. Hormis le fait qu’il soit entièrement construit de briques de sel, sa qualité première est que l’on peut bénéficier d’une douche chaude!.... Si si... même s’il faut débourser 10 bolivianos et que l’attente ressemble à celle endurée dans une administration bien de chez nous. Mais la douche est longuement fêtée... Comme une résurrection! La nuit étoilée est presque tiède, comparée aux précédentes... il est vrai que nous sommes à 3600m et sans vent!... Il fera même trop chaud dans mon duvet...
Vendredi 5 Août
Après une “grasse matinée” (lever 7h!), nous roulons enfin sur la piste du Salar de Uyuni. Crissements et craquèlements sous les pneus du 4X4. Le soleil déjà haut joue avec les cristaux de sel... rien que pour nous éblouir. Ombres contrastées des îles de rocs sur cette immensité d’un blanc scintillant. Yeux écarquillés derrière les lunettes de soleil. Emerveillés.... et c’est que le début! Halte sur l’Isla Incahuasi, recouverte de cactus tendus comme des doigts de géants. Nous sommes quasiment seuls car les autres touristes, arrivés plus tôt, on déjà visité l’île et en sont à la pause près des 4X4 alignés sur la grève, comme des bateaux posés à marée basse. Nous en profitons pour déambuler sur les chemins et faire chauffer les cartes mémoire des appareils photo.

Nous repartons vers le volcan Tunupa que nous apercevons au loin... difficile d’apprécier les distances sur une telle étendue!... on roule bon train et pourtant on à l’impression de faire du sur place! Arrivée saisissante sur l’île en traversant un gué car l’eau crée un fin nappage sur le sel où tout se reflète... Impression d’être en suspension. On perd du temps à trouver un gîte dans le petit village de Coquesa car ceux espérés par notre chauffeur sont tous pleins. On jette notre dévolu sur un bâtisse de sel, très spartiate.... pas de douche... Pas grave on est propres d’hier! Nous prenons possession de la chambre et repartons sur une piste cahoteuse pour enfin grimper un volcan. petite altercation avec notre chauffeur et la cuisinière qui n’ont “pas compris” notre demande de panier repas pour nous restaurer en cours de rando (ils s’imaginaient qu’on déjeunerait au retour)... Munis de nos sandwiches, biscuits et bouteilles de maté de coca (légère collation au vu de ce qui nous attend!) nous débutons l’ascension du Tunupa. Pente très raide et caillouteuse qui débute à 3800m. Le soleil tape dur à cette altitude et l’air sec nous ramone les bronches. Zoé est vite essoufflée... mais courageuse, continue sa rude progression tel le Sisyphe de la mythologie...La pente s’adoucit enfin. Le pas se fait moins lourd et les poumons ne sont plus des soufflets de forge. On s’arrête à plus de 4500m pour admirer le paysage saisissant tout en dévorant notre pitance. Il se fait tard mais nous décidons de poursuivre un peu l’ascension. On ne peut se résigner à redescendre de suite! Mais nous ne pourrons atteindre le “balcon” du volcan à 5000m car le soleil rougeoie et Zoé a tout donné. je la comprend et suis fier d’elle! Le pic sommital du Tunupa, à 5400m, nous enveloppe de son ombre.

Il est temps de rebrousser chemin. Le retour est bien plus facile même s’il est “casse pattes”. On se régale de la lumière qui enveloppe les îles au loin et donne cet atmosphère ouaté au Salar. Nous arrivons au 4X4, les cuisses éreintées, les genoux surchauffés.
A peine de retour au gîte, le chauffeur nous propose une balade sur le Salar pour regarder le couchant sur le Tunupa. Je suis seul à accepter l’invitation. Il stoppe le 4X4 à quelques km de l’île. Je déambule sur le Salar... plein du silence profond. Comme irrigué de son flux. Surprenante situation... seule la lumière changeante du couchant paraît mobile. Vivante. le village de Coquesa paraît inhabité. je reste là 2 heures à regarder le soleil retoucher ce paysage d’un autre âge comme un peintre modifiant une toile qu’il ne finira jamais. Le froid m’imprègne peu à peu mais je ne le ressens pas. Comme anesthésié... sensation irréelle. J’en oublie parfois de prendre des photos...
Le soleil est maintenant couché. Le froid est bien présent et nous retournons au gîte où 2 groupes nous ont rejoints. La nuit sera “douce” comparée aux précédentes. Mais je serai réveillé par une courte, dense et intrigante pluie... puis par les aboiements d’un chien... ça c’est tout comme chez nous!Samedi 6 Août
Nous partons après le lever du soleil que nous ne pourrons donc pas admirer. Nous roulons vers Colchani puis Uyuni. C’est donc le dernier jour de notre circuit... Semaine trop vite passée. Au milieu de “nulle part” le chauffeur stoppe. Nous voyons le Tunupa se dessiné sur l’horizon, tout comme les reliefs environnants... comme encore embrumés de la nuit passée. Moteur coupé, le silence est encore une fois saisissant. Presque pesant. Le Salar est vraiment un lieu fascinant où l’on ressent l’emprise du minéral. Comme plongé dans la Préhistoire. Drôle de saut dans le temps!

Après quelques achats réalisés auprès des petits marchands de Colchani, nous roulons sur Uyuni. Le vent vigoureux tournoie entre les maisons. Poussière et déchets comme en suspension. Nous visitons le traditionnel cimetière de locomotives et pénétrons dans cette ville toute surgie d’un western de série B.
Nous quittons chauffeur et cuisinière et attendons notre bus qui doit nos ramener à La Paz. Le quartier de la “gare routière” s’anime à la nuit tombée, dans le froid venteux. impression de pauvreté omniprésente. Nous embarquons dans un bus qui doit avoir quelques milliers d’aller/retours su la capitale, à en juger par son état très fatigué... proche du délabrement. Le trajet s’avère mouvementé. Sportif même. Durant les premières heures, la piste en tôle ondulée torture le bus et nos pauvres vertèbres. Ma tête heurtant régulièrement la fenêtre qui reste entrouverte laissant passer le froid poussiéreux. Un ou deux gués ferons gîter et tanguer dangereusement notre bus qui couine, geint et grince de toutes parts... Puis c’est au tour des WC chimiques de rendre l’âme et déverser une odeur nauséabonde dans la travée. Arrêt pipi dans un bled sans nom surgit de la nuit poussiéreuse et sans étoiles. Un passager se fait courser par un chien errant...Dimanche 7 Août
Nous arrivons enfin à La Paz dans le froid matinal, fourbus et endoloris, pas fâchés de marcher enfin sur un sol ferme... comme après une longue traversée océanique. Hostal Naira que j’avais pris soin de réserver (la veille!) sur les conseils de l’agence de Tupiza. Nous passons tous sous une douche revigorante. Puis balade en ville où nous découvrons le quartier des vendeuses de foetus de lama et autres décoctions toutes aussi surprenantes les unes que les autres. Zoé est à la fois fascinée et dégoûtée. Nous allons déjeuner dans un restaurant argentin qui se remplit de locaux venus en famille. Ambiance chaleureuse et repas pantagruélique. L’heure des adieux est venue. Nous laissons Lisa et Johann poursuivre leurs aventures vers Arequipa et la Cordillère Blanche. Super semaine avec ce couple “démarché” sur VF... merci VF!! Nous continuons notre découverte de la ville. Derniers cadeaux. Nuit bruyantissime dans l’Hostal pourtant sympa et confortable.
Lundi 8 Août
Avion LAN pour Lima. Voyage un peu long car escale à Santa Cruz. Mais confortable. César nous récupère à l’aéroport de Lima. Il fait nuit. Accueil toujours aussi chaleureux à l’auberge. Repas délicieux et nuit réparatrice.
Mardi 9 Août
Journée dédiée à la poursuite de la découverte de Lima. Le ciel est toujours aussi couvert, le gris bleuté métallique du ciel se mélangeant au gris vert de l’océan. Mise en jambe matinale avant la visite des musées. Le taxi que nous hélons ne sait en fait pas où se trouve le musée d’archéologie et d’anthropologie et nous perd dans les rues de Pueblo Libre. Puis nous allons découvrir le MALi (Museo de Arte de Lima) qui est en partie en réfection. L’après-midi sera passé à nous promener au hasard dans Miraflores avant de regagner “notre” quartier Chorillos.

Mercredi 10 AoûtC’est le départ. Adieux à nos hôtes, L'immuable César nous accompagne à l’aéroport. Puis galère Ibéria jusqu’à Bordeaux: Attentes interminables à Lima puis Madrid. Personnel fermé et peu aimable, ne sachant que dire “on embarque bientôt”.Carrément “Je m’en foutiste” à Madrid. Attitude qu’on peut “laisser passer” à une compagnie Low Cost... mais vu le prix payé pour le vol.... j’ai jamais vu ça! Bref j’en fais quand même pas une affaire d’état!... Chacun doit avoir des histoires croustillantes au sujet des compagnies aériennes!
Arrivée à Bordeaux. bien secoués par le jet lag. C’est quand qu’on repart???
Bonjour,
Je pars pour un voyage en Amérique du Sud de 3 mois et je commence par le Pérou.
Je pensais utiliser uniquement les bus comme moyen de transport et pensais faire de grands trajet comme :
Lima-Nazca Nazca-Cusco Cusco-Puno
Cependant, j'ai récemment lu plusieurs articles indiquant que les attaques de bus se multiplient au Pérou dont dernièrement une attaque de la Compagnie "Cruz del Sur" pour le Trajet de nuit Nazca-Cusco.
Pensez-vous que cette compagnie soit réellement sûre ? et sinon quelle autre compagnie me conseillerez-vous? et enfin est-il préférable de voyager de jour plutôt que de nuit?
Je vous remercie d'avance pour vos réponse.
Romain
Je pars pour un voyage en Amérique du Sud de 3 mois et je commence par le Pérou.
Je pensais utiliser uniquement les bus comme moyen de transport et pensais faire de grands trajet comme :
Lima-Nazca Nazca-Cusco Cusco-Puno
Cependant, j'ai récemment lu plusieurs articles indiquant que les attaques de bus se multiplient au Pérou dont dernièrement une attaque de la Compagnie "Cruz del Sur" pour le Trajet de nuit Nazca-Cusco.
Pensez-vous que cette compagnie soit réellement sûre ? et sinon quelle autre compagnie me conseillerez-vous? et enfin est-il préférable de voyager de jour plutôt que de nuit?
Je vous remercie d'avance pour vos réponse.
Romain
Machu Picchu ...
Certains matins, le son d'un réveil est des plus détestables. Spécialement quand on a peu dormi. 9H30, je lève la tête, regarde George, mon voisin de lit anglais. Je file sous la douche. Au retour, je le secoue doucement.
«-Hey George c'est l'heure... - Huuum, pas envie, veux dormir... »
Je le laisse, il sait très bien où on va. S'il préfère rester au lit... Je vais prendre mon petit déjeuner. Je croise Josh, Chris et David.
«- C'est cool, t'es levé ! Awa est debout ? - Je crois, j'ai entendu un sèche cheveux. »
Notre plan ? De Cuzco, atteindre le kilomètre 82, le point où commencent tous les randonneurs qui empruntent el camino del Inca. Le truc, c'est que ces gens payent plus de 400 dollars pour marcher pendant 4 jours. Nous allons prendre un autre chemin, longer la voie ferrée qui va de Ollaytantambo jusqu'à Agua Caliente, au pied du Machu Picchu. Le tout gratuitement et... illégalement.
11 heure... Nous prenons un taxi qui nous dépose dans une sorte de garage où là, nous grimpons dans une camionnette aménagée. Le trajet jusqu'à Ollaytantambo dure une heure et demie. Nous payons 10 soles chacun. Nous investissons la terrasse d'un restaurant. La fête d'hier a laissé des traces. Nous ne sommes pas dans les meilleurs conditions psychologiques et physiques pour marcher. Comme je l'écrivais précédemment, avant de sortir, nous savions ce que nous avions à faire le lendemain. Awa commande un sandwich, nous commandons des fajitas. Elle est servie rapidement. Nous attendons plus de 40 minutes nos assiettes, par politesse, nous n'avons pas voulu jouer aux clients chiants. Nous finissons par demander où en est notre repas. La jeune fille qui a pris la commande revient en nous disant :
« Mais vous n'avez pas commandé de fajitas... »
Nous changeons de restaurant.
Nous sommes sur la place du village depuis deux heures, nous n'avons pas avancé d'un centimètre. Nous nous dirigeons vers la gare, mais en arrivant à proximité, nous rebroussons chemin car nous ne pouvons pas entrer. Des gardes vérifient si chaque usager à son ticket.

Il pleut.
«-Excusez moi Monsieur ? Pour aller au kilomètre 82 ? - C'est pas à coté, y' en a au moins pour trois quarts d'heure. J'ai un taxi, je vous emmène pour 70 soles. - Non, c'est un peu cher, merci. »
Nous revenons sur la place, au point zéro, demandons à nouveau à quelques passant, à d'autres chauffeurs de taxi. Ces derniers nous disent que leurs véhicules ne sont pas adaptés pour rouler sur ce chemin accidenté. Finalement, une dame qui vend des fruits à la sauvette nous dit de la suivre jusqu'au marché. Elle nous dirige vers un van qui va au kilomètre 82. Nous payons 2,5 soles chacun. Cà commence très fort, nous sommes ici depuis au moins quatre heures, et toujours pas d'avancée significative. « On est pas rendu ! »
Le type qui nous a loué nos affaires de trekking nous a conseillé d'éviter le Kilomètre 82 avant 5 heure de l'après-midi. Les contrôleurs sont encore en service. Nous y sommes. Un garde rode 200 mètres plus loin. Il quitte la route. Nous filons comme si de rien n'était. La nuit commence à tomber. Nous marchons une dizaine de minutes puis décidons de poser notre campement sur une plaine. D'où nous sommes, nous voyons la case départ. De l'autre coté, de la lumière, sûrement des habitations.
Une fois nos tentes plantées, David et moi partons chercher du bois. L'endroit n'est pas idéal, nous ne trouvons que de gros buissons, peu de bois mort. Je m'aventure plus loin munis d'une lampe frontale mais je rentre quasi bredouille, du bois seulement bon pour l'allumage dans les bras. Je me suis un peu égaré, je peine à retrouver le chemin. J'aperçois enfin la lumière qu'émettent mes camarades. Au moment d'arriver sur le campement, je tombe dans un trou peu profond, m'éclate dans des ronces.
« -Çà va Vincent !? - Ouai ouai ! Çà va! J'ai rien ! »
« Des gens sont venus nous voir. » me dit Aoitef. «-Des gens ? - Oui des locaux. Ils voulaient savoir ce que l'on faisait ici. Ils m'ont demandé mon passeport. - Ton passeport ? - Ils voulaient savoir d'où je viens. Quand ils ont vu que j'étais française, c'est passé. - Bizarre. Et les autres ? - Ils ne leur ont pas demandé. Ils ont dit qu'ils allaient repasser pour nous poser des questions. »
Nous allumons le feu. Quelques minutes plus tard, trois hommes arrivent. Ce ne sont pas les mêmes.
«-Quelqu'un d'entre vous parle espagnol ? » nous demande un des trois types. «-Moi. - On peut voir vos passeports s'il vous plait ? »
Nous leur tendons, ils les photographient.
«-Pourquoi photographiez-vous nos passeports messieurs ? - Nous travaillons pour le ministère de la culture. Vous êtes sur une zone archéologique protégée, vous n'avez pas le droit d'être ici. Nous nous devons de connaître votre identité au cas où. Vous faites quoi ici ? - Nous allons au Machu Picchu. - Vous ne pouvez pas camper ici, vous ne pouvez pas faire de feu. »
Nous l'éteignons sur le champ.
«-Vous allez devoir partir. - Nous n'avons nul part où aller monsieur. - Nous avons une voiture. »
Ils discutent entre eux, je comprend que le plus vieux des trois plaide en notre faveur. Il dit aux deux autres de nous laisser aller jusqu'au Machu Picchu. Si nous bougeons tôt demain matin, ce ne sera plus leur problème.
«-Bon, vous pouvez rester là pour cette nuit. Mais pas de feu ! Il faut que vous soyez partis demain matin à sept heure ! - Merci beaucoup messieurs, nous serons partis. Ne vous inquiétez pas, nous respectons Mère Nature. »
Ils s'en vont.
« Quoi ! On doit se lever à 6 heure demain ! Avec la nuit qu'on vient de passer, c'est juste impossible ! » s'exclame Josh. Nous n'avons pas le choix.
Nous mangeons, nous installons dans la plus grande tente pour jouer aux cartes...
A l'aube, les cris d'une femme nous réveillent. Je sors la tête dehors. Une locale en tenue traditionnelle s'affole autour des tentes, elle hurle, elle fait les cent pas, s'agenouille, se relève, hurle à nouveau.
«-Haaaaaaaa, mes plaaaaantes ! Vous avez saccagé toutes mes plaaaaaaaantes ! Qui est-ce qui va payer maintenant, qui est-ce qui va payer ??!! - Quoi ? Qu'est-ce que vous dites ? - Mes plantes, mes plaaaaaaaaantes ! Il faut que vous payiez pour les dégâts ! - On nous a dit que l'on pouvait rester ici pour la nuit. - Nooooooon, c'est mon champ ! Mes plaaaaaantes ! Il faut payer ! - Mais.... c'est juste de l'herbe... - Non c'est pas de l'herbe, c'est... »
Elle me sort un nom incompréhensible. Elle sait que nous ne tomberons dans son piège, elle s'en va en hurlant, nous dit qu'elle va appeler la police. Au cas où, nous nous dépêchons de tout remballer, d'effacer toutes traces de notre passage. Effectivement, sous nos tentes, l'herbe est aplatie...
Nous marchons une petite heure longeant la voie de chemin de fer. Nous entendons un train arriver au moment où nous faisons une pause pour observer un site pierreux. Sur cette portion, il n'y a pas beaucoup de place entre le train, le vide et les parois rocheuses pour que nous puissions passer en même temps. Nous filons aussi vite que nous pouvons, trouvons un chemin qui nous permet de suivre la voie tout en étant loin d'elle. Nous sommes une vingtaine de mètres au dessus des rails, en sécurité. La vue est splendide. Nous nous arrêtons pour déjeuner.
Pendant que Chris fait cuire du bacon et qu' Awa dort adossée à un rocher, un chien sorti de nul part fait son apparition. Il arrive avec un grand sourire, la queue remuante, se met sur le dos dés que nous voulons le caresser. Il a gagné son p'tit déj' !

C'est parti pour une journée de marche. Machu ( nous l'avons baptisé ainsi ) vient avec nous, il mène le train. Nous nous arrêtons à chaque fois que nous tombons sur un site archéologique, sur un ancien village. Nous trouvons de l'eau fraiche, remplissons les bouteilles vides. La montagne est notre environnement. Nous sommes seuls au monde, au cœur de l'histoire Inca.




Marcher, souffler, se ravitailler, tel est notre leitmotiv. Nous n'échangeons que peu de mots. Sur les coup de midi, nous traversons un village, un vrai, avec des habitants et tout et tout. Nous nous asseyons dans une clairière. Je garde les sacs pendant que les autres vont faire des provisions. Une boite de sardine et çà repart !
Nous marchons jusqu'à 16 heure. Chris et Josh ont repéré un boui-boui qui fait office de bar. Nous vidons quelques bières, comme dirait l'autre : dans ces conditions la bière çà compte pas ! Un canard se bat avec une poule pour quelques poignées de graines. Les chiens tournent autour de nous pour avoir les caresses qu'ils ne goûtent jamais. Des fruits de la passion s'éclatent sur le sol. Autour de nous, la jungle. Le patron est étonné de servir à boire à des occidentaux, il est curieux, nous pose des questions. Il nous propose même de tuer une poule.
Nous repartons. « Hey les gars, dés qu'on trouve un bon coin pour camper, on s'arrête. »
Nous trouvons l'endroit parfait, des ruines. Enfin... je ne pense pas que les archéologues qui travaillent sur ce site soient du même avis. Sur le sol de cet ancien hameau, des fils ont été tirés pour faire les niveaux, pour creuser la terre millimètres par millimètres. J'ai vu ce genres de travaux dans des reportages . Des gens travaillent ici, c'est évident.
«-C'est peut-être pas bon d'rester là ?! - Tu rigoles, c'est génial, on n' pouvait pas espérer mieux. Faut juste qu'on ne foute pas le bordel et qu'on ne sabote pas le travail qui a été fait. On se cale en bas près du champs. En plus, y'a même un auvent sous lequel s'abriter, y' a déjà l'emplacement pour faire un feu. C'est la saison des pluies, ils bossent pas quand il pleut. Ça craint rien ! »
Joshua est enthousiaste, il finit par tous nous convaincre.
Nous passons la soirée sous le préau. Nous avons trouvé du bois pouvant bruler une nuit entière. Comme hier soir, nous mangeons des pâtes.
David et moi nous réveillons avant les autres. Nous avons le droit au vol du condor. Il est haut, il est loin. Je reconnais la forme de ses ailes. Pendant que David court chez notre barman de la jungle pour lui ramener les bouteilles de bière consignées, le temps que les autres se réveillent, je reste assis sur un muret, les pieds dans le vide. Je discute avec les montagnes. Même si le paysage est le même depuis hier, je suis toujours autant émerveillé. C'est pas comme si ce que nous vivions était banal, c'est juste un truc de malade de se réveiller, de sortir de sa tente, d'avoir dans le dos des ruines Incas, d'être en face des Andes, bercé par les bruits du vent, de l'eau, des oiseaux... la simplicité à l'état pur.


Nous repartons sur les coups de 11 heure. En chemin, nous retrouvons Machu. Nous l'avions perdu hier en bifurquant entre la voie ferrée et un chemin surélevé. Il nous a reconnu, il a l'air content. Nous passons la journée sur les rails. Nous ne trouvons plus de pistes détournées. Je traverse un tunnel la boule au ventre, quelques secondes après en être sorti, un train déboule, j'ai eu de la chance. Certaines zones sont très dangereuses. Je compte sur ma bonne étoile.

Machu donne la cadence. Il me fait peur. Tout à l'heure, un train est arrivé, il était au milieu de la voie, il l'a évité à une demie seconde près. Je n'ai pas envie de voir un chien mourir sous mes yeux. Un autre arrive, il est encore en plein milieu, il ne réagit pas.
« MACHUUUUU !!!!! MACHUUUUUUU !!!!! BOUUUUUUUGE !!! BOUUUUUGE !!!!»
Malgré la vitesse, la scène passe dans ma tête au ralentit. Il prend peur, il croit que je l'engueule. L'avant du train lui heurte la gueule. Il bondit dans tous les sens... Je ne le vois plus, il est sur le coté. Je m'imagine pendant un centième de seconde qu'il va falloir que je l' achève... puis je le vois s'enfuir en courant. Il est choqué, effrayé, je l'appelle, il se retourne, court aussi vite qu'il peut. Au moins, il est sauf...
Nous nous approchons du but, nous passons devant une centrale hydro-électrique. Des ouvriers aux casques de sécurité, tels des personnages de Tex Avery face à une silhouette parfaite, sifflent Aoitef.
Nous trouvons enfin un endroit où nous rafraichir.
«-Deux bouteilles de bières et une de coca s'il vous plait ! C'est à combien de kilomètres Agua Caliente ? - 1 kilomètre. - On y est putain, on y est !»
A l'entrée de la ville, un mec assis près de la rivière nous souris, nous accoste :
«-Vous cherchez un endroit où camper ? - Oui pourquoi pas. - Revenez ici à 7 heure. - Et pour faire la fête, y' a moyen ? - Oui, oui, revenez vers sept heures. »
Je suis le seul à ne pas être emballé. Je ne sens pas ce type, son visage est rongé par l'alcool. Ok, il est souriant, avenant mais bon... Camper à coté d'une piste d'hélicoptère tracée sur l'herbe, je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
Nous sommes dans Agua Caliente. La première personne que nous croisons est George. Il est venu en train, il était au Machu Picchu cet après-midi. Il repart vers 19 heure. Nous nous attablons dans un restaurant mexicain. Les prix sont chers, mais après ces trois derniers jours, après ces trente kilomètres de marche, nous avons envie de bien manger. Les serviettes sont en tissu. Josh et Chris vont au centre touristique, à leur retour :
« Apparemment, il y a un camping à une vingtaine de minutes de marche, mais c'est 15 soles. Je sais pas ce que vous en pensez, mais après ce qu'on vient de vivre, j'ai pas envie de me retrouver dans un hôtel, j'ai pas non plus envie de payer 15 soles pour un camping. Donc on peut retourner voir le type à sept heure. » Tous le monde acquiesce, sauf moi :
«J' suis d'accord avec le fait de camper, par contre je le sens pas ce plan. Le gars m'inspire pas confiance, faut pas oublier qu'on est en Amérique du Sud ! Et puis camper à coté d'une piste d' hélicoptère... »
Josh et Chris partent en repérage, vont au rendez-vous. Nous leur emboitons le pas un quart d'heure plus tard. En arrivant à proximité, ils ont déjà fait demi tour :
« Non, on ne peut pas camper ici, un type nous a viré .»
Nous nous résignons, partons à la recherche d'un hôtel. Un homme nous guide jusqu'en face du stade de football, nos chambres nous coûtent 15 soles chacun. Nous sortons pour acheter nos billets pour le Machu Picchu, mais arrivés au guichet, nous réalisons qu'il est nécessaire d'avoir un passeport pour les prendre. Nous reviendrons demain matin.
Je passe la nuit à discuter avec Aoitef, non, disons plutôt que je passe la nuit à l' écouter. Nous retrouvons un peu de complicité. Il est cinq heure, Agua Caliente s'éveille. Le ciel est bleu marine. Deux hommes sont déjà en train de faire des exercices sur le terrain de sport. Nous nous couchons, dormons sans vraiment dormir. Le garde de nuit frappe à la porte d'en face, réveillant les occupants de la chambre.
«-Il faut que vous payiez ! - Mais il est quel heure là ? - 8 heure. » répond-il en mentant.
Il s'en prend à nous une heure plus tard :
«-Allez, allez, il faut que vous quittiez la chambre ! - Mais çà va pas bien ! T'as vu l'heure qu'il est ! »
Il insistera encore trois fois.
Nous quittons la chambre vers 10 heure, laissons nos sacs à l'hôtel pour la journée. En arrivant au centre d'achat des tickets, la guichetière nous annonce que nous ne pouvons pas monter au Machu Picchu aujourd'hui. Le quotta d'entrées est atteint. Nous partons manger un petit déjeuner à 10 putains d'euros, revenons nous renseigner. C'est bon, des places se sont libérées. Par contre le prix a augmenté, pour nous ce sera 140 soles.
N'ayant plus trop la force de marcher, nous montons en bus ( environ 20 soles ).
Le Machu Picchu s'offre à nous. Enfin, la récompense !
Nous arpentons la merveille du monde. L'ensemble des touristes suivent les flèches, nous partons dans le sens opposé. Je ne vais pas chercher à vraiment connaître son histoire, j'aurai le temps de m'instruire quand je serai de retour à la maison. Je veux m'imprégner du paysage, l'absorber. Je suis dans un état second. « Putain je suis au Machu Picchu ! J'y suis, c'est un truc de ouf ! ». Nous nous asseyons quelques minutes sur cette herbe que la lumière rend éclatante, nous nous sourions en secouant la tête, en soufflant. Nous explorons la citée, sautons d'une terrasse à une autre, escaladons des murets. Il se met à pleuvoir, nous nous abritons sous un énorme rocher. Nous retrouvons nos âmes de gamins, nous avons le meilleur terrain de jeu qui soit, nous cherchons des cachettes, des passages secrets. C'est juste hallucinant de réaliser ce qu'on fait les Incas, construire un tel site au sommet d'une montagne, de comprendre que ces hommes étaient brillants, d'une précision chirurgicale, d'une foi immense. Tout est orienté en fonction du soleil. Nous aimerions grimper sur Huayna Picchu mais l'accés est fermé. Non seulement il faut se lever tôt pour y accéder, mais aussi réserver au moins cinq jours à l'avance. Les gars essayent de trouver un moyen détourner pour l'atteindre, nous nous faisons repérer par des guides qui nous disent de suivre les chemins fléchés.
En revenant du pont des incas :
« Regarde Chris, un double arc en ciel !!! » Nous dévalons les marches à toute vitesse pour trouver le meilleur endroit où prendre des photos, dommage que nous ne soyons plus au niveau du village.




Nous pensions descendre à Agua Caliente à pied, nous prenons le bus.
Nous allons à la gare pour acheter nos tickets de trains. Il n'y a plus une place de libre, il n'en reste que très peu pour demain, elles ne coûtent pas moins de 70 dollars. Nous aurions dû nous y prendre à l'avance. Nous réfléchissons une bonne heure, revenons au guichet prêts à payer cette somme. Entre temps, nous avons retrouvé Machu, il n'a plus l'air traumatisé.
Au moment de prendre nos tickets, un jeune homme nous explique qu'il existe un autre moyen de fuir cette ville :
« Vous prenez un autre train qui va jusqu'à Hydroélectrica, de là vous prenez uncolectivo jusqu'à Santa Teresa, vous pourrez alors trouver un bus pour Cuzco. Ça va vous coûter bien moins cher. »
Une dernière nuit sur place, nous prenons le premier train le lendemain matin à 6H45. 7 heures plus tard nous sommes à Cuzco.
Aujourd'hui, c'est le 31 décembre, nous rentrons juste à temps pour faire la fête.
Certains matins, le son d'un réveil est des plus détestables. Spécialement quand on a peu dormi. 9H30, je lève la tête, regarde George, mon voisin de lit anglais. Je file sous la douche. Au retour, je le secoue doucement.
«-Hey George c'est l'heure... - Huuum, pas envie, veux dormir... »
Je le laisse, il sait très bien où on va. S'il préfère rester au lit... Je vais prendre mon petit déjeuner. Je croise Josh, Chris et David.
«- C'est cool, t'es levé ! Awa est debout ? - Je crois, j'ai entendu un sèche cheveux. »
Notre plan ? De Cuzco, atteindre le kilomètre 82, le point où commencent tous les randonneurs qui empruntent el camino del Inca. Le truc, c'est que ces gens payent plus de 400 dollars pour marcher pendant 4 jours. Nous allons prendre un autre chemin, longer la voie ferrée qui va de Ollaytantambo jusqu'à Agua Caliente, au pied du Machu Picchu. Le tout gratuitement et... illégalement.
11 heure... Nous prenons un taxi qui nous dépose dans une sorte de garage où là, nous grimpons dans une camionnette aménagée. Le trajet jusqu'à Ollaytantambo dure une heure et demie. Nous payons 10 soles chacun. Nous investissons la terrasse d'un restaurant. La fête d'hier a laissé des traces. Nous ne sommes pas dans les meilleurs conditions psychologiques et physiques pour marcher. Comme je l'écrivais précédemment, avant de sortir, nous savions ce que nous avions à faire le lendemain. Awa commande un sandwich, nous commandons des fajitas. Elle est servie rapidement. Nous attendons plus de 40 minutes nos assiettes, par politesse, nous n'avons pas voulu jouer aux clients chiants. Nous finissons par demander où en est notre repas. La jeune fille qui a pris la commande revient en nous disant :
« Mais vous n'avez pas commandé de fajitas... »
Nous changeons de restaurant.
Nous sommes sur la place du village depuis deux heures, nous n'avons pas avancé d'un centimètre. Nous nous dirigeons vers la gare, mais en arrivant à proximité, nous rebroussons chemin car nous ne pouvons pas entrer. Des gardes vérifient si chaque usager à son ticket.

Il pleut.
«-Excusez moi Monsieur ? Pour aller au kilomètre 82 ? - C'est pas à coté, y' en a au moins pour trois quarts d'heure. J'ai un taxi, je vous emmène pour 70 soles. - Non, c'est un peu cher, merci. »
Nous revenons sur la place, au point zéro, demandons à nouveau à quelques passant, à d'autres chauffeurs de taxi. Ces derniers nous disent que leurs véhicules ne sont pas adaptés pour rouler sur ce chemin accidenté. Finalement, une dame qui vend des fruits à la sauvette nous dit de la suivre jusqu'au marché. Elle nous dirige vers un van qui va au kilomètre 82. Nous payons 2,5 soles chacun. Cà commence très fort, nous sommes ici depuis au moins quatre heures, et toujours pas d'avancée significative. « On est pas rendu ! »
Le type qui nous a loué nos affaires de trekking nous a conseillé d'éviter le Kilomètre 82 avant 5 heure de l'après-midi. Les contrôleurs sont encore en service. Nous y sommes. Un garde rode 200 mètres plus loin. Il quitte la route. Nous filons comme si de rien n'était. La nuit commence à tomber. Nous marchons une dizaine de minutes puis décidons de poser notre campement sur une plaine. D'où nous sommes, nous voyons la case départ. De l'autre coté, de la lumière, sûrement des habitations.
Une fois nos tentes plantées, David et moi partons chercher du bois. L'endroit n'est pas idéal, nous ne trouvons que de gros buissons, peu de bois mort. Je m'aventure plus loin munis d'une lampe frontale mais je rentre quasi bredouille, du bois seulement bon pour l'allumage dans les bras. Je me suis un peu égaré, je peine à retrouver le chemin. J'aperçois enfin la lumière qu'émettent mes camarades. Au moment d'arriver sur le campement, je tombe dans un trou peu profond, m'éclate dans des ronces.
« -Çà va Vincent !? - Ouai ouai ! Çà va! J'ai rien ! »
« Des gens sont venus nous voir. » me dit Aoitef. «-Des gens ? - Oui des locaux. Ils voulaient savoir ce que l'on faisait ici. Ils m'ont demandé mon passeport. - Ton passeport ? - Ils voulaient savoir d'où je viens. Quand ils ont vu que j'étais française, c'est passé. - Bizarre. Et les autres ? - Ils ne leur ont pas demandé. Ils ont dit qu'ils allaient repasser pour nous poser des questions. »
Nous allumons le feu. Quelques minutes plus tard, trois hommes arrivent. Ce ne sont pas les mêmes.
«-Quelqu'un d'entre vous parle espagnol ? » nous demande un des trois types. «-Moi. - On peut voir vos passeports s'il vous plait ? »
Nous leur tendons, ils les photographient.
«-Pourquoi photographiez-vous nos passeports messieurs ? - Nous travaillons pour le ministère de la culture. Vous êtes sur une zone archéologique protégée, vous n'avez pas le droit d'être ici. Nous nous devons de connaître votre identité au cas où. Vous faites quoi ici ? - Nous allons au Machu Picchu. - Vous ne pouvez pas camper ici, vous ne pouvez pas faire de feu. »
Nous l'éteignons sur le champ.
«-Vous allez devoir partir. - Nous n'avons nul part où aller monsieur. - Nous avons une voiture. »
Ils discutent entre eux, je comprend que le plus vieux des trois plaide en notre faveur. Il dit aux deux autres de nous laisser aller jusqu'au Machu Picchu. Si nous bougeons tôt demain matin, ce ne sera plus leur problème.
«-Bon, vous pouvez rester là pour cette nuit. Mais pas de feu ! Il faut que vous soyez partis demain matin à sept heure ! - Merci beaucoup messieurs, nous serons partis. Ne vous inquiétez pas, nous respectons Mère Nature. »
Ils s'en vont.
« Quoi ! On doit se lever à 6 heure demain ! Avec la nuit qu'on vient de passer, c'est juste impossible ! » s'exclame Josh. Nous n'avons pas le choix.
Nous mangeons, nous installons dans la plus grande tente pour jouer aux cartes...
A l'aube, les cris d'une femme nous réveillent. Je sors la tête dehors. Une locale en tenue traditionnelle s'affole autour des tentes, elle hurle, elle fait les cent pas, s'agenouille, se relève, hurle à nouveau.
«-Haaaaaaaa, mes plaaaaantes ! Vous avez saccagé toutes mes plaaaaaaaantes ! Qui est-ce qui va payer maintenant, qui est-ce qui va payer ??!! - Quoi ? Qu'est-ce que vous dites ? - Mes plantes, mes plaaaaaaaaantes ! Il faut que vous payiez pour les dégâts ! - On nous a dit que l'on pouvait rester ici pour la nuit. - Nooooooon, c'est mon champ ! Mes plaaaaaantes ! Il faut payer ! - Mais.... c'est juste de l'herbe... - Non c'est pas de l'herbe, c'est... »
Elle me sort un nom incompréhensible. Elle sait que nous ne tomberons dans son piège, elle s'en va en hurlant, nous dit qu'elle va appeler la police. Au cas où, nous nous dépêchons de tout remballer, d'effacer toutes traces de notre passage. Effectivement, sous nos tentes, l'herbe est aplatie...
Nous marchons une petite heure longeant la voie de chemin de fer. Nous entendons un train arriver au moment où nous faisons une pause pour observer un site pierreux. Sur cette portion, il n'y a pas beaucoup de place entre le train, le vide et les parois rocheuses pour que nous puissions passer en même temps. Nous filons aussi vite que nous pouvons, trouvons un chemin qui nous permet de suivre la voie tout en étant loin d'elle. Nous sommes une vingtaine de mètres au dessus des rails, en sécurité. La vue est splendide. Nous nous arrêtons pour déjeuner.
Pendant que Chris fait cuire du bacon et qu' Awa dort adossée à un rocher, un chien sorti de nul part fait son apparition. Il arrive avec un grand sourire, la queue remuante, se met sur le dos dés que nous voulons le caresser. Il a gagné son p'tit déj' !

C'est parti pour une journée de marche. Machu ( nous l'avons baptisé ainsi ) vient avec nous, il mène le train. Nous nous arrêtons à chaque fois que nous tombons sur un site archéologique, sur un ancien village. Nous trouvons de l'eau fraiche, remplissons les bouteilles vides. La montagne est notre environnement. Nous sommes seuls au monde, au cœur de l'histoire Inca.




Marcher, souffler, se ravitailler, tel est notre leitmotiv. Nous n'échangeons que peu de mots. Sur les coup de midi, nous traversons un village, un vrai, avec des habitants et tout et tout. Nous nous asseyons dans une clairière. Je garde les sacs pendant que les autres vont faire des provisions. Une boite de sardine et çà repart !
Nous marchons jusqu'à 16 heure. Chris et Josh ont repéré un boui-boui qui fait office de bar. Nous vidons quelques bières, comme dirait l'autre : dans ces conditions la bière çà compte pas ! Un canard se bat avec une poule pour quelques poignées de graines. Les chiens tournent autour de nous pour avoir les caresses qu'ils ne goûtent jamais. Des fruits de la passion s'éclatent sur le sol. Autour de nous, la jungle. Le patron est étonné de servir à boire à des occidentaux, il est curieux, nous pose des questions. Il nous propose même de tuer une poule.
Nous repartons. « Hey les gars, dés qu'on trouve un bon coin pour camper, on s'arrête. »
Nous trouvons l'endroit parfait, des ruines. Enfin... je ne pense pas que les archéologues qui travaillent sur ce site soient du même avis. Sur le sol de cet ancien hameau, des fils ont été tirés pour faire les niveaux, pour creuser la terre millimètres par millimètres. J'ai vu ce genres de travaux dans des reportages . Des gens travaillent ici, c'est évident.
«-C'est peut-être pas bon d'rester là ?! - Tu rigoles, c'est génial, on n' pouvait pas espérer mieux. Faut juste qu'on ne foute pas le bordel et qu'on ne sabote pas le travail qui a été fait. On se cale en bas près du champs. En plus, y'a même un auvent sous lequel s'abriter, y' a déjà l'emplacement pour faire un feu. C'est la saison des pluies, ils bossent pas quand il pleut. Ça craint rien ! »
Joshua est enthousiaste, il finit par tous nous convaincre.
Nous passons la soirée sous le préau. Nous avons trouvé du bois pouvant bruler une nuit entière. Comme hier soir, nous mangeons des pâtes.
David et moi nous réveillons avant les autres. Nous avons le droit au vol du condor. Il est haut, il est loin. Je reconnais la forme de ses ailes. Pendant que David court chez notre barman de la jungle pour lui ramener les bouteilles de bière consignées, le temps que les autres se réveillent, je reste assis sur un muret, les pieds dans le vide. Je discute avec les montagnes. Même si le paysage est le même depuis hier, je suis toujours autant émerveillé. C'est pas comme si ce que nous vivions était banal, c'est juste un truc de malade de se réveiller, de sortir de sa tente, d'avoir dans le dos des ruines Incas, d'être en face des Andes, bercé par les bruits du vent, de l'eau, des oiseaux... la simplicité à l'état pur.


Nous repartons sur les coups de 11 heure. En chemin, nous retrouvons Machu. Nous l'avions perdu hier en bifurquant entre la voie ferrée et un chemin surélevé. Il nous a reconnu, il a l'air content. Nous passons la journée sur les rails. Nous ne trouvons plus de pistes détournées. Je traverse un tunnel la boule au ventre, quelques secondes après en être sorti, un train déboule, j'ai eu de la chance. Certaines zones sont très dangereuses. Je compte sur ma bonne étoile.

Machu donne la cadence. Il me fait peur. Tout à l'heure, un train est arrivé, il était au milieu de la voie, il l'a évité à une demie seconde près. Je n'ai pas envie de voir un chien mourir sous mes yeux. Un autre arrive, il est encore en plein milieu, il ne réagit pas.
« MACHUUUUU !!!!! MACHUUUUUUU !!!!! BOUUUUUUUGE !!! BOUUUUUGE !!!!»
Malgré la vitesse, la scène passe dans ma tête au ralentit. Il prend peur, il croit que je l'engueule. L'avant du train lui heurte la gueule. Il bondit dans tous les sens... Je ne le vois plus, il est sur le coté. Je m'imagine pendant un centième de seconde qu'il va falloir que je l' achève... puis je le vois s'enfuir en courant. Il est choqué, effrayé, je l'appelle, il se retourne, court aussi vite qu'il peut. Au moins, il est sauf...
Nous nous approchons du but, nous passons devant une centrale hydro-électrique. Des ouvriers aux casques de sécurité, tels des personnages de Tex Avery face à une silhouette parfaite, sifflent Aoitef.
Nous trouvons enfin un endroit où nous rafraichir.
«-Deux bouteilles de bières et une de coca s'il vous plait ! C'est à combien de kilomètres Agua Caliente ? - 1 kilomètre. - On y est putain, on y est !»
A l'entrée de la ville, un mec assis près de la rivière nous souris, nous accoste :
«-Vous cherchez un endroit où camper ? - Oui pourquoi pas. - Revenez ici à 7 heure. - Et pour faire la fête, y' a moyen ? - Oui, oui, revenez vers sept heures. »
Je suis le seul à ne pas être emballé. Je ne sens pas ce type, son visage est rongé par l'alcool. Ok, il est souriant, avenant mais bon... Camper à coté d'une piste d'hélicoptère tracée sur l'herbe, je ne pense pas que ce soit une bonne idée.
Nous sommes dans Agua Caliente. La première personne que nous croisons est George. Il est venu en train, il était au Machu Picchu cet après-midi. Il repart vers 19 heure. Nous nous attablons dans un restaurant mexicain. Les prix sont chers, mais après ces trois derniers jours, après ces trente kilomètres de marche, nous avons envie de bien manger. Les serviettes sont en tissu. Josh et Chris vont au centre touristique, à leur retour :
« Apparemment, il y a un camping à une vingtaine de minutes de marche, mais c'est 15 soles. Je sais pas ce que vous en pensez, mais après ce qu'on vient de vivre, j'ai pas envie de me retrouver dans un hôtel, j'ai pas non plus envie de payer 15 soles pour un camping. Donc on peut retourner voir le type à sept heure. » Tous le monde acquiesce, sauf moi :
«J' suis d'accord avec le fait de camper, par contre je le sens pas ce plan. Le gars m'inspire pas confiance, faut pas oublier qu'on est en Amérique du Sud ! Et puis camper à coté d'une piste d' hélicoptère... »
Josh et Chris partent en repérage, vont au rendez-vous. Nous leur emboitons le pas un quart d'heure plus tard. En arrivant à proximité, ils ont déjà fait demi tour :
« Non, on ne peut pas camper ici, un type nous a viré .»
Nous nous résignons, partons à la recherche d'un hôtel. Un homme nous guide jusqu'en face du stade de football, nos chambres nous coûtent 15 soles chacun. Nous sortons pour acheter nos billets pour le Machu Picchu, mais arrivés au guichet, nous réalisons qu'il est nécessaire d'avoir un passeport pour les prendre. Nous reviendrons demain matin.
Je passe la nuit à discuter avec Aoitef, non, disons plutôt que je passe la nuit à l' écouter. Nous retrouvons un peu de complicité. Il est cinq heure, Agua Caliente s'éveille. Le ciel est bleu marine. Deux hommes sont déjà en train de faire des exercices sur le terrain de sport. Nous nous couchons, dormons sans vraiment dormir. Le garde de nuit frappe à la porte d'en face, réveillant les occupants de la chambre.
«-Il faut que vous payiez ! - Mais il est quel heure là ? - 8 heure. » répond-il en mentant.
Il s'en prend à nous une heure plus tard :
«-Allez, allez, il faut que vous quittiez la chambre ! - Mais çà va pas bien ! T'as vu l'heure qu'il est ! »
Il insistera encore trois fois.
Nous quittons la chambre vers 10 heure, laissons nos sacs à l'hôtel pour la journée. En arrivant au centre d'achat des tickets, la guichetière nous annonce que nous ne pouvons pas monter au Machu Picchu aujourd'hui. Le quotta d'entrées est atteint. Nous partons manger un petit déjeuner à 10 putains d'euros, revenons nous renseigner. C'est bon, des places se sont libérées. Par contre le prix a augmenté, pour nous ce sera 140 soles.
N'ayant plus trop la force de marcher, nous montons en bus ( environ 20 soles ).
Le Machu Picchu s'offre à nous. Enfin, la récompense !
Nous arpentons la merveille du monde. L'ensemble des touristes suivent les flèches, nous partons dans le sens opposé. Je ne vais pas chercher à vraiment connaître son histoire, j'aurai le temps de m'instruire quand je serai de retour à la maison. Je veux m'imprégner du paysage, l'absorber. Je suis dans un état second. « Putain je suis au Machu Picchu ! J'y suis, c'est un truc de ouf ! ». Nous nous asseyons quelques minutes sur cette herbe que la lumière rend éclatante, nous nous sourions en secouant la tête, en soufflant. Nous explorons la citée, sautons d'une terrasse à une autre, escaladons des murets. Il se met à pleuvoir, nous nous abritons sous un énorme rocher. Nous retrouvons nos âmes de gamins, nous avons le meilleur terrain de jeu qui soit, nous cherchons des cachettes, des passages secrets. C'est juste hallucinant de réaliser ce qu'on fait les Incas, construire un tel site au sommet d'une montagne, de comprendre que ces hommes étaient brillants, d'une précision chirurgicale, d'une foi immense. Tout est orienté en fonction du soleil. Nous aimerions grimper sur Huayna Picchu mais l'accés est fermé. Non seulement il faut se lever tôt pour y accéder, mais aussi réserver au moins cinq jours à l'avance. Les gars essayent de trouver un moyen détourner pour l'atteindre, nous nous faisons repérer par des guides qui nous disent de suivre les chemins fléchés.
En revenant du pont des incas :
« Regarde Chris, un double arc en ciel !!! » Nous dévalons les marches à toute vitesse pour trouver le meilleur endroit où prendre des photos, dommage que nous ne soyons plus au niveau du village.




Nous pensions descendre à Agua Caliente à pied, nous prenons le bus.
Nous allons à la gare pour acheter nos tickets de trains. Il n'y a plus une place de libre, il n'en reste que très peu pour demain, elles ne coûtent pas moins de 70 dollars. Nous aurions dû nous y prendre à l'avance. Nous réfléchissons une bonne heure, revenons au guichet prêts à payer cette somme. Entre temps, nous avons retrouvé Machu, il n'a plus l'air traumatisé.
Au moment de prendre nos tickets, un jeune homme nous explique qu'il existe un autre moyen de fuir cette ville :
« Vous prenez un autre train qui va jusqu'à Hydroélectrica, de là vous prenez uncolectivo jusqu'à Santa Teresa, vous pourrez alors trouver un bus pour Cuzco. Ça va vous coûter bien moins cher. »Une dernière nuit sur place, nous prenons le premier train le lendemain matin à 6H45. 7 heures plus tard nous sommes à Cuzco.
Aujourd'hui, c'est le 31 décembre, nous rentrons juste à temps pour faire la fête.
Slt les amis! Savez-vous sil est possible de revendre au Pérou une voiture achetée au Chili?
Merci de vos réponses
Hi there,
Next September (2025), we’re heading to Latin America as a family for a year, and we’re thinking of buying a vehicle (car, van, or camper) in Punta Arenas, Chile, to sell it later in Lima, Peru. While I don’t think buying in Punta Arenas will be too complicated, I’m looking for info on border-crossing requirements (Chile-Argentina / Argentina-Chile / Chile-Bolivia, and Bolivia-Peru), as well as the steps and conditions for selling the vehicle in Peru.
Thanks in advance for your help!
Next September (2025), we’re heading to Latin America as a family for a year, and we’re thinking of buying a vehicle (car, van, or camper) in Punta Arenas, Chile, to sell it later in Lima, Peru. While I don’t think buying in Punta Arenas will be too complicated, I’m looking for info on border-crossing requirements (Chile-Argentina / Argentina-Chile / Chile-Bolivia, and Bolivia-Peru), as well as the steps and conditions for selling the vehicle in Peru.
Thanks in advance for your help!
Actuellement en voyage de 8 mois en Amérique du sud, nous faisons notre possible pour accorder un peu de temps aux futurs voyageurs. Nous préparons donc des petites vidéos sur chaque destination que nous croisons. Voici par exemple la dernière en date sur l'ascension d'un volcan au Chili dans la région des lacs, à Pucon : http://youtu.be/3ZN-jtJDTsk
Vous pouvez retrouver nos autres vidéos sur notre page Facebook https://www.facebook.com/voyageensacados?ref=hl ou sur la chaine you tube http://www.youtube.com/user/voyageensacados .
Et dans tous les cas si vous avez des questions sur les voyages, l'Amérique du sud, comment se passe l'achat d'une voiture au Chili ou même un conseil sur une destination. N'hésitez pas, on fera notre possible pour vous répondre au grès des connexions internet ;-)
Vous pouvez retrouver nos autres vidéos sur notre page Facebook https://www.facebook.com/voyageensacados?ref=hl ou sur la chaine you tube http://www.youtube.com/user/voyageensacados .
Et dans tous les cas si vous avez des questions sur les voyages, l'Amérique du sud, comment se passe l'achat d'une voiture au Chili ou même un conseil sur une destination. N'hésitez pas, on fera notre possible pour vous répondre au grès des connexions internet ;-)
Bonjour,
je vais parcourir le Pérou cet été en selfdrive. Je voudrais pouvoir utiliser mon téléphone sur place pour des appels au pérou, mais éventuellement (urgence) en France. Pouvez vous me conseiller sur ce qui existe là bas comme carte pré payée par exemple.
Merci
je vais parcourir le Pérou cet été en selfdrive. Je voudrais pouvoir utiliser mon téléphone sur place pour des appels au pérou, mais éventuellement (urgence) en France. Pouvez vous me conseiller sur ce qui existe là bas comme carte pré payée par exemple.
Merci









