Results for "Istanbul+et+vélo+|+123+>+233"
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Étonnante American Airlines (transport de vélo) English translation pending
bonjour à tous
je viens porter à votre connaissance les conditions bien particulières de cette compagnie .
à la recherche d'un billet ( fort couteux du reste ) pour La Paz en Bolivie , j'ai fait le tour du net et déniché un billet de Bordeaux à La Paz via : Iberia ( jusqu'a Madrid ) puis Américan Airlines ( via miami ) , tout cela sur le site de la compagnie AA ( c'est le même groupe : One world je crois qui comprends aussi Brtitish airways) .
Or par soucis de tout vérifier , nous appelons la compagnie AA et Iberia pour le transport des vélos ( et avant de prendre les billets !! 😉).
Il ressort que nous devrions si nous utilisions cette compagnie :
Payer à chaque escale pour le transport du vélo ( soit Madrid et Miami entre 75 euros pour iberia et 120 euros ! pour Américan airlines ), soit au total : 75 + 120 + 120 par vélo pour un aller Bordeaux La Paz ...😠
et
nous occuper de récupérer les bagages , donc les vélos à chaque escale également car les transits ne sont plus assurés par AA !!🏴☠️🤪
A tous ceux donc qui rêvent de voyages lointain qui nécessite des escales ... MÉFIANCE !
Laurent
PS : j'ai utilisé , il y a deux ans , British airways de Paris à Montreal et retour NY - Paris avec escale et vélo sans rien récupérer et en payant qu'une seule fois ...
je viens porter à votre connaissance les conditions bien particulières de cette compagnie .
à la recherche d'un billet ( fort couteux du reste ) pour La Paz en Bolivie , j'ai fait le tour du net et déniché un billet de Bordeaux à La Paz via : Iberia ( jusqu'a Madrid ) puis Américan Airlines ( via miami ) , tout cela sur le site de la compagnie AA ( c'est le même groupe : One world je crois qui comprends aussi Brtitish airways) .
Or par soucis de tout vérifier , nous appelons la compagnie AA et Iberia pour le transport des vélos ( et avant de prendre les billets !! 😉).
Il ressort que nous devrions si nous utilisions cette compagnie :
Payer à chaque escale pour le transport du vélo ( soit Madrid et Miami entre 75 euros pour iberia et 120 euros ! pour Américan airlines ), soit au total : 75 + 120 + 120 par vélo pour un aller Bordeaux La Paz ...😠
et
nous occuper de récupérer les bagages , donc les vélos à chaque escale également car les transits ne sont plus assurés par AA !!🏴☠️🤪
A tous ceux donc qui rêvent de voyages lointain qui nécessite des escales ... MÉFIANCE !
Laurent
PS : j'ai utilisé , il y a deux ans , British airways de Paris à Montreal et retour NY - Paris avec escale et vélo sans rien récupérer et en payant qu'une seule fois ...
Turquie à vélo en juillet-août English translation pending
Voilà nous projetons nos vacances 2012 sur un parcours à vélo couché (trike) pour faire un tour de Turquie.

On devrait pouvoir prendre 6 semaines (du 15 juillet au 30 aout, période de vacances imposée) Toute les infos de voyageurs à vélo qu'on peut chopper sont bonnes à prendre. transport des vélo, circuit praticable même si j'ai bien saisi que ça monte et ça descend bien, etc. Voici un premier tracé taillé à la serpe pour l'instant, qui risque fort de changer d'ici le départ. Merci
Premier jet... en cliquant ici vous allez dans google map

On devrait pouvoir prendre 6 semaines (du 15 juillet au 30 aout, période de vacances imposée) Toute les infos de voyageurs à vélo qu'on peut chopper sont bonnes à prendre. transport des vélo, circuit praticable même si j'ai bien saisi que ça monte et ça descend bien, etc. Voici un premier tracé taillé à la serpe pour l'instant, qui risque fort de changer d'ici le départ. Merci
Premier jet... en cliquant ici vous allez dans google map

Planning a bike trip?
Who are you? Where are you from? Where are you going?
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Like last year at this time, a post about bike travel ideas.
How many of us are preparing a trip planned for this year? Probably a lot.
What’s yours—the one you’ve been dying to do for so long, maybe too long? For us, it’s a modest PARIS-MARATHON by bike, followed by MARATHON-ATHENS on foot in June 2010. And you?
May the passion keep growing before, during, and after! Happy planning and safe travels to everyone.
Hébergement sans air climatisé en août dans l'est de la France? English translation pending
Bonjour,
Ma petite famille visitera l'Est de la France en août 2018. Nous partirons de Lyon, ferons un petit détour par la Suisse, puis nous irons faire la route des vins d'Alsace pour terminer notre voyage à Strasbourg.
Je suis à l'étape de trouver les hébergements pour notre famille. Pas si facile de trouver des chambres pour 4, particulièrement sur la route des vins d'Alsace. J'ai trouvé un endroit près de Colmar, mais je cherche maintenant un hébergement un peu plus au Nord (Sélestat ou Le Hohwald). La majorité des endroits n'ont pas l'air climatisé.
Je me demandais si c'était de la folie prendre un hébergement sans air climatisé dans ce coin? Ou est-ce que les soirées/nuits sont plutôt fraîches?
Merci.
Ma petite famille visitera l'Est de la France en août 2018. Nous partirons de Lyon, ferons un petit détour par la Suisse, puis nous irons faire la route des vins d'Alsace pour terminer notre voyage à Strasbourg.
Je suis à l'étape de trouver les hébergements pour notre famille. Pas si facile de trouver des chambres pour 4, particulièrement sur la route des vins d'Alsace. J'ai trouvé un endroit près de Colmar, mais je cherche maintenant un hébergement un peu plus au Nord (Sélestat ou Le Hohwald). La majorité des endroits n'ont pas l'air climatisé.
Je me demandais si c'était de la folie prendre un hébergement sans air climatisé dans ce coin? Ou est-ce que les soirées/nuits sont plutôt fraîches?
Merci.
Vive la fin du pétrole! English translation pending
Au moins l'espèce humaine n'aura plus rien à consumer et polluer en rejettant dans l'atmosphère des tonnes de Co2 et autres gaz toxiques;
Fini les touristes et le consumérisme (les deux étant liés) qui se la jouent "voyageurs" en s'achetant des billets "tour du monde", ou juste en se payant des aller-retour après leur boulot, pour aller frimer ou chercher une fille facile à phuket !
Fini les routes surpeuplées de bagnoles (engins de mort) qui crachent leur bruit et leurs mépris de la nature, fini le moteur à explosion qui va bientot finir par faire exploser la terre;
L'heure sera au retour aux voyages qui se méritent, lents, modestes, loyaux, à la force des pieds, des pédales, des pagaies ou des voiles, ou aidés pour d'autres par le train s'il reste de l'électricité ou des chevaux s'ils n'ont pas fuit d'ici-là (et je les comprends); et pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas s'y résoudre, ils n'auront qu'à rester chez eux dans les paisibles campagnes s'il en reste, ou dans leurs mégalopoles suffocantes, qui sont des taches bétonnées et laides sur la magnifique toile peinte par la nature
La voiture, est le contraire de la liberté, l'avion une ruine écologique volante;
Le but ne sera plus la destination, mais le chemin, ce qui à bien y réfléchir est la définition même du voyage
Lille - Istanbul à vélo: comment entrer dans Istanbul et comment rentrer en France English translation pending
bonjour,
je projette de rallier Lille à Istanbul en 2020 en famille ( 2 enfants de 10 et 7 ans) pendant 4-5 mois.
je compte suivre eurovelo 15 puis la 6. Arriver en bulgarie, soit je continue jusqu'à la mer noire et je trouve un moyen de transport ( bateau?) jusqu'à istanbul. soit je descend jusqu'à une ville par trop loin d'istanbul et je prend un bus jusqu'à la ville aux 1000 minarets.
d'où ma première question: quel est votre avis:
le bateau sur la mer noire ( si ça existe.. mais je n'ai pas l'impression)
le bus?
deuxième question: comment faire pour revenir d'istanbul avec des velos sans prendre l'avion? le bus ? le train? est ce que qqun a des expériences la dessus?
merci beaucoup la compagnie! damien
deuxième question: comment faire pour revenir d'istanbul avec des velos sans prendre l'avion? le bus ? le train? est ce que qqun a des expériences la dessus?
merci beaucoup la compagnie! damien
Hébergements pour cyclistes au centre d'Istanbul et de Bichkek? English translation pending
Bonjour!
Au mois d'aout, nous partons faire du vélo au Kirghizstan. A l'aller, nous avons 24 heures d'escale à Istambul. Auriez-vous un bon plan pour dormir dans le centre d'Istambul et dans celui de Biskek (auberge, chez l'habitant ou hotel) ? De préférence, pas loin des gares routières. Merci pour vos réponses ! a+ Pascal
Au mois d'aout, nous partons faire du vélo au Kirghizstan. A l'aller, nous avons 24 heures d'escale à Istambul. Auriez-vous un bon plan pour dormir dans le centre d'Istambul et dans celui de Biskek (auberge, chez l'habitant ou hotel) ? De préférence, pas loin des gares routières. Merci pour vos réponses ! a+ Pascal
Revenir d'Istanbul avec son vélo? Meilleure solution? English translation pending
Bonjour à toutes et à tous !
En pleine préparation d'un voyage jusqu'à Istanbul, je ne sais toujours pas comment se fera le retour ! Avion, ok c'est rapide, mais j'ai peur de redscendre trop vite sur terre. Train ? Bateau ? Car ? On sera deux et donc deux vélos. Retour sur Paris;
Merci !
En pleine préparation d'un voyage jusqu'à Istanbul, je ne sais toujours pas comment se fera le retour ! Avion, ok c'est rapide, mais j'ai peur de redscendre trop vite sur terre. Train ? Bateau ? Car ? On sera deux et donc deux vélos. Retour sur Paris;
Merci !
Istanbul-Téhéran à vélo English translation pending
Salut,
C'est Mounji. Je suis à Marseille, je prépare un voyage à vélo Istanbul/ Téhéran. Je prends un vol Marseille/Istanbul, vélo dans la soute, et de là, Istanbul vers l'Iran.
Mon profil:
58ans, voyages, musique.
Mon rythme : 70km en moyenne. Selon le relief.
Camping sauvage. Je vais, une fois ou deux, dans un camping ou hôtel pour profiter de l'eau chaude pour me laver.
Si quelqu'un est intéressé, la bienvenue.
Contact: mounji.nahawand@hotmail.com


Envoyer un vélo d'Istanbul vers la Suisse? English translation pending
Bonjour !
Je pars à vélo cet été jusqu'à Istanbul, puis je continue mon voyage en bus et en train à travers la Turquie et ensuite retour par l'Europe de l'est!
Ma question est donc la suivante, que faire de mon vélo à Istanbul. Est-ce que quelqu'un pourrait me renseigner sur les possibilités (et les coûts) de l'envoi d'un vélo depuis Istanbul en direction de la Suisse ?
Merci d'avance pour vos réponses,
Pascal
Je pars à vélo cet été jusqu'à Istanbul, puis je continue mon voyage en bus et en train à travers la Turquie et ensuite retour par l'Europe de l'est!
Ma question est donc la suivante, que faire de mon vélo à Istanbul. Est-ce que quelqu'un pourrait me renseigner sur les possibilités (et les coûts) de l'envoi d'un vélo depuis Istanbul en direction de la Suisse ?
Merci d'avance pour vos réponses,
Pascal
Envoyer un vélo de Istanbul vers Lille? English translation pending
Bonjour les voyageurs,
Il y a 50 jours, je suis parti de Lille avec mon petit vélo et quelques affaires. Je suis maintenant arrivé a Istanbul... et il est temps pour moi de rentrer a la maison.
Pour moi-meme, pas de souci. Je pense acheter un billet Interrail pour remonter vers la France. Mais je ne rentre pas direct, je vais en profiter pour aller voir mon amoureuse, qui habite maintenant en Norvege.
Le souci : Je ne peux pas prendre mon vélo et tous mes bagages (20+20 kilos) avec moi... et je ne veux pas le vendre.
Comment faire pour envoyer mon vélo en France? Le moins cher possible. Je ne suis pas pressé et pas tres riche...
Plusieurs compagnies de "kargo" (je ne sais pas si ce sont des camions ou des bateaux) m'ont proposé des tarifs autour de 100 euros / 10 kilos. Trop cher pour moi... et la poste ne veut pas prendre mon vélo.
Avez-vous une autre idée ou un bon plan sur Istanbul ?
Merci d'avance,
Thomas
Il y a 50 jours, je suis parti de Lille avec mon petit vélo et quelques affaires. Je suis maintenant arrivé a Istanbul... et il est temps pour moi de rentrer a la maison.
Pour moi-meme, pas de souci. Je pense acheter un billet Interrail pour remonter vers la France. Mais je ne rentre pas direct, je vais en profiter pour aller voir mon amoureuse, qui habite maintenant en Norvege.
Le souci : Je ne peux pas prendre mon vélo et tous mes bagages (20+20 kilos) avec moi... et je ne veux pas le vendre.
Comment faire pour envoyer mon vélo en France? Le moins cher possible. Je ne suis pas pressé et pas tres riche...
Plusieurs compagnies de "kargo" (je ne sais pas si ce sont des camions ou des bateaux) m'ont proposé des tarifs autour de 100 euros / 10 kilos. Trop cher pour moi... et la poste ne veut pas prendre mon vélo.
Avez-vous une autre idée ou un bon plan sur Istanbul ?
Merci d'avance,
Thomas
Vélo et bagages à l'aéroport (Chicago) English translation pending
Je me pose une question sur le transport de ses bagages à l'aéroport.
J'ai fait un transit à Chicago avec un gros sac de sport, bien lourd. Autant c'est facile pour le porter quelques minutes de la maison à la voiture et de celle-ci au comptoir d'enregistrement, autant au-delà d'une certaine distance ça devient pénible.
A Chicago nous avons changé de terminal, pris un transport par rail avec une véritable randonnée dans des couloirs interminables
Alors voici ma question.
J'ai un projet de voyage à vélo aux usa avec remorque, une Beez probablement et son sac de 90 litres, plus un petit sac à dos, pour quelques effets indispensables durant le voyage et les randonnées. Le vélo, ok, démonté dans un grand carton, peut être la remorque, avec soit en principe 20 kg environ. Le sac de 90 litres sur le dos, le petit sac à dos, je ne sais pas, peut être dans le grand et le retirer à l'enregistrement bagages. Mais comment faites vous pour à la fois transporter le grand carton et le gros sac durant les transit, soit 20 kg d'une part et probablement entre 15 et 20 pour le sac?
J'ai un projet de voyage à vélo aux usa avec remorque, une Beez probablement et son sac de 90 litres, plus un petit sac à dos, pour quelques effets indispensables durant le voyage et les randonnées. Le vélo, ok, démonté dans un grand carton, peut être la remorque, avec soit en principe 20 kg environ. Le sac de 90 litres sur le dos, le petit sac à dos, je ne sais pas, peut être dans le grand et le retirer à l'enregistrement bagages. Mais comment faites vous pour à la fois transporter le grand carton et le gros sac durant les transit, soit 20 kg d'une part et probablement entre 15 et 20 pour le sac?
Pau-Istanbul à vélo ce printemps English translation pending
Vers le 15 mai, je pars de PAU à ISTANBUL en volo.
Mon voyage est deja bien avancé mais j'aimerais beneficier de l'experience de quelques personnes sur ce projet (itineraires, equipements velo etc etc etc)
Passage des montagnes entre la Turquie et l'Iran à vélo? English translation pending
zello cher voyageurs,
je vayage actuellement a velo et suis en crete, je pense partir d'ici pas trop longtemps pour l'iran via la turquie, et passer la frontiere iranienne du cote de la fin de l'annee...
quelqu'un aurait-il des infos sur les conditions climatiques, neige, temperatures, ouverture des routes sur les differentes frontieres, et surtout la plus clemente, pour me rendre en iran??
merci d'avance....
fabian & libellule
je vayage actuellement a velo et suis en crete, je pense partir d'ici pas trop longtemps pour l'iran via la turquie, et passer la frontiere iranienne du cote de la fin de l'annee...
quelqu'un aurait-il des infos sur les conditions climatiques, neige, temperatures, ouverture des routes sur les differentes frontieres, et surtout la plus clemente, pour me rendre en iran??
merci d'avance....
fabian & libellule
Matériel de vélo en Shinamo (Turquie)? English translation pending
Salut a toutes et a tous,
Savez vous s'il est possible de trouver assez facilement du materiel de velo en Turquie ?? En ce moment, je suis en Syrie avec mon velo et je compte rentrer en France a velo. Mais quelques accessoires (cassette de roue libre 8 pignons par exemple) montrent des signes de fatigue et je souhaite savoir si on peut acheter des accessoires de velo, en Shimano de preference, en Turquie. Je pense notamment a Ankara, y a t il d'autres endroits pour en acheter ?? En Syrie, il y a bien quelques magasins de cycles, mais je crains qu'il ne faille pas compter trouver du Shimano. Merci a celles et ceux qui m'aideraient.
Savez vous s'il est possible de trouver assez facilement du materiel de velo en Turquie ?? En ce moment, je suis en Syrie avec mon velo et je compte rentrer en France a velo. Mais quelques accessoires (cassette de roue libre 8 pignons par exemple) montrent des signes de fatigue et je souhaite savoir si on peut acheter des accessoires de velo, en Shimano de preference, en Turquie. Je pense notamment a Ankara, y a t il d'autres endroits pour en acheter ?? En Syrie, il y a bien quelques magasins de cycles, mais je crains qu'il ne faille pas compter trouver du Shimano. Merci a celles et ceux qui m'aideraient.
Visa et itinéraire Russie / Kazakhstan / Géorgie English translation pending
Bonjour,
Je pars début juin de France pour rejoindre l'Australie a vélo et j'ai plusieurs question sur la Russie / Kazakhstan / Géorgie.
Je compte aller jusqu’à Tbilissi en vélo puis là prendre l'avion pour Astana (2 vol direct par semaine avec Air Astana). D’Astana à la frontière russe il y a mille kilomètre que je compte faire en moins de 15 jours car cela me permet de ne pas prendre de visa (Je compte passer en vélo du Kazakhstan à la Russie par le poste frontière de la route qui relie Semey à Rubtsovsk puis rejoindre la Russie). Une fois en Russie il y a mille kilomètre pour rallier la Mongolie (du coup je compte demander un visa de 15 jours).
1
J’ai lu sur la page du Kazakhstan du site diplomatie.gouv.fr que l'on devait demander une autorisation pour aller dans "les territoires se situant dans un périmètre large de 25 km le long des frontières extérieures du Kazakhstan (et plus particulièrement de la frontière chinoise)".
Avez-vous plus d'info ?
2
Je pars de France début Juin et je ne serais dans la zone Russie / Kazakhstan / Géorgie que mis Août a mis Septembre comment dois-je faire pour obtenir les visa Mongole (à Istanbul ??) et Russe (à Tbilissi ??). Est-il possible de les faire à l’avance ?
3
Y a-t-il besoins d’autorisation spéciale pour cette zone de la Russie ?
Cordialement
Cordialement
Cappadoce (Turquie) en vélo avec un enfant English translation pending
Je cherche une destination propice au vélo, dépaysante mais pas trop loin .
J'ai vu que le climat et la température semblait agréable l'été en Cappadoce mais nous n'avons aucune expérience de cette destination .
Si quelqu'un a vécu une expérience semblable dans cette région (et avec un enfant ), merci de nous la faire partager :
Accueil, hébergement, etat des routes, circulation, sécurité, itinéraire digne d'intérêt ?
Le vélo permet il de visiter quelques uns des nombreux monuments qui je crois fourmillent dans cette région ?
Merci pour vos contributions
Merci pour vos contributions
Nice-Jérusalem à vélo English translation pending
Bonjour
J'ai l'intention en mars 2010 de partir de Nice vers Jerusalem en Velo et je suis a la recherche de tous renseignements pratiques pour faire ce périple
Merci d'avance pour me faire part de votre experience ou de vos conseils
Alagro
Voyage autour du monde à vélo English translation pending
Le 2 Février 2009, sera assurément une journée très importante et marquera le début d'une
année de rêve. Elle représentera l'aboutissement de plus d'un an de préparation, des mois
d'entraînement pour ma copine et moi, ainsi que l'initiation de notre projet à deux : un voyage
autour du monde à vélo!

voici notre ittinéraire : ...Avion le 2 février, jusqu'au Maroc(casablanca) ... Maroc (2 000km), bâteau (ceuta-algeciras), mi-mars Espagne + Portugal (2 500km), fin mai France (2 000km), bateau (Le Havre-Portsmouth), début juillet Angleterre (1 500km), bateau (newcastle-amsterdam), fin juillet Pays-bas (500km), début août Belgique (500km), mi-août Allemagne (1 400km), début septembre France (1 500km), fin septembre Italie (1 500km), bateau (brindisi-igoumenitsa), fin octobre Grèce (600km), bateau (athène-istanboul) début novembre Turquie (2 000km), ...avion jusqu'en Egypte(caire) début decembre... Egypte (2 000km) ...fin décembre, Avion jusqu'au canada... 18 000 km de vélo 500 km/semaine Puisque notre ittineraire doit etre respecter à la lettre, jaimerais avoir des conseils sur les villes incontournables pour chaque pays nommé ci-haut! Car il serra plus facile de franchir chaque pays en concentrant notre temp et notre energie sur des villes majeur ainsi que sur les attraction premiere de chacun! Merci de nous aider!! p.s. je sais quil fait pas chaud, chaud en fevrier au maroc :P mais on roulera vers le sud pour ensuite remonter :P, puis la turquie en decembre ben on aura pas le choix :P!

voici notre ittinéraire : ...Avion le 2 février, jusqu'au Maroc(casablanca) ... Maroc (2 000km), bâteau (ceuta-algeciras), mi-mars Espagne + Portugal (2 500km), fin mai France (2 000km), bateau (Le Havre-Portsmouth), début juillet Angleterre (1 500km), bateau (newcastle-amsterdam), fin juillet Pays-bas (500km), début août Belgique (500km), mi-août Allemagne (1 400km), début septembre France (1 500km), fin septembre Italie (1 500km), bateau (brindisi-igoumenitsa), fin octobre Grèce (600km), bateau (athène-istanboul) début novembre Turquie (2 000km), ...avion jusqu'en Egypte(caire) début decembre... Egypte (2 000km) ...fin décembre, Avion jusqu'au canada... 18 000 km de vélo 500 km/semaine Puisque notre ittineraire doit etre respecter à la lettre, jaimerais avoir des conseils sur les villes incontournables pour chaque pays nommé ci-haut! Car il serra plus facile de franchir chaque pays en concentrant notre temp et notre energie sur des villes majeur ainsi que sur les attraction premiere de chacun! Merci de nous aider!! p.s. je sais quil fait pas chaud, chaud en fevrier au maroc :P mais on roulera vers le sud pour ensuite remonter :P, puis la turquie en decembre ben on aura pas le choix :P!
Fragments de voyage I/II: d'Istanbul à Jakarta par la route English translation pending
J'entreprends un périple de 3 mois et plus jusqu'aux portes de l'Asie. Je vous livrerai en vrac mes impressions sous forme de carnet de bord, d'anecdotes, d'émotions brutes et aussi des informations pratiques. J'essaierai autant que possible d'écrire sur le vif et de vous envoyer quelques photos.
Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route
fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique

PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES
19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul
Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie.
Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique
Infos pratiques
Arrivée à l'aéroport Ataturk
prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim
Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken
prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet
Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue.
Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet
Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar
Pour aller au bord de la Mer Noire
Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction Kilyos
SUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN
Istanbul-Erzurum 24-25 octobre
Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant.
Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉
Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂.
Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin.
Mes 4 premieres nuits
1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎
Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Pour passer directement au chapitre II des fragments de voyage le 21 février 2012 c'est ici : Fragments de voyage II : Istanbul-Téhéran-Lahore-Chengdu-Bangkok-Jakarta par la route
fraternellement Eric mosquée de Soleyman le Magnifique

PARFUMS D'ORIENT ISTANBOULIOTES
19-20-21-22-23-24 octobre Lyon-Strasbourg-Bâle-Istanbul
Des rues bruyantes et bigarrées. Des gens partout qui s'affairent, un ballet continu ponctué de coups de klaxons et des sirenes des bateaux, rythmé par l'appel du Muezzin, répercuté tel un écho dans toutes les mosquées majestueuses de la cité. Quel meilleur endroit pour commencer ce voyage si ce n'est Istanbul, carrefour et porte de l'Orient. C'est ma 4eme fois ici et je m'y sens bien, une ville attachante. Le soleil est de la partie. Je me balade dans le vieil Istanbul. A Eminonu, des gens qui pêchent, le pont de Galata est hérissé de cannes à pêche. Sur des bateaux amarrés le long des quais, des hommes font frire le poisson que l'on peut déguster dans des pains avec des oignons au bord de la Corne d'Or. Je me perds dans les ruelles qui remontent vers le grand bazar. Bain de foule. Des tas de drapeaux turcs pendent aux fenêtres, d'autres recouvrent des pans entiers de murs. Tout cela se passe dans tout le pays. Des manifs se déroulent un peu partout. Hommage aux soldats martyrs tombés au combat dans l'est. A la TV, des images passent en boucle, des généraux revanchards sont propulsés sur le devant de la scene. A qui profite cette inflation de violence ? une chose est sûre, pas à la population kurde de Turquie.
Pêcheurs sur les quais d'Eminonu au fond la mosquée de Suleiman le Magnifique
Infos pratiques
Arrivée à l'aéroport Ataturk
prendre le métro (jeton 1, 30 YTL) jusqu'à Aksaray, puis le Tramway (jeton 1, 30 YTL) direction Sultanahmet ou Taksim
Arrivée à l'aéroport de Sabiha Gocken
prendre la navette ( à droite en sortant 3 YTL) E10 jusqu'à l'embarcadère de Kadikoy, puis le ferry (jeton 1, 10 YTL) jusqu'à Eminonu. Ensuite prendre le Tramway, soit direction Taksim (de l'autre coté du pont de Galata) soit direction Aksaray/Sultanahmet
Pour se loger, pléthore d'hôtels bon marché du coté de Sultanahmet derriere la Mosquée Bleue.
Pour manger : Eviter le quartier de Sultanahmet
Pour le change : changer le strict minimum a l'aéroport, taux plus avantageux autour du Grand Bazar
Pour aller au bord de la Mer Noire
Prendre un bus (du coté d'Eminonu) direction Sariyer sur le Bosphore, ensuite prendre un Dolmus direction KilyosSUR LA ROUTE DE LA SOIE...QUELQUE PART ENTRE SIVAS ET TERCAN
Istanbul-Erzurum 24-25 octobre
Aujourd'hui, je trace sur Erzurum. Il pleut légerement. Je me rend à l'immense otogar au nord d'Istanbul et je prend le bus de 16h. Cela m'arrange car j'ai ma demande de visa iranien à déposer au plus vite et ensuite, sachant qu'il faut 10 jours pour l'obtenir, je compte visiter l'est. Bus de nuit. 1375 kms à parcourir. Mon voisin ne parle pas Anglais, nous communiquons par gestes et par bribes de mots turcs pris dans mon lexique🙂. La TV diffuse le match de foot Besiktas-Liverpool, les Turcs sont fondus de football, ca tombe bien moi aussi.😏 A l'aube, en consultant ma carte, je réalise que nous empruntons la route de la Soie, route mythique pour bien des voyageurs, Nicolas Bouvier et Thierry Vernet étaient passés par ici en 1953. Nous roulons au milieu d'une vallée entourée de puissantes montagnes, la végétation est rare, quelques troupeaux de moutons paissent. Le climat doit être rude en hiver. Et premiere émotion : nous croisons l'Euphrate (en Turc : Firat). Depuis mon enfance, je suis fasciné par les grands fleuves, mon voyage qui s'annonce en sera parsemé. Et hop🙂 une photo pour immortaliser l'instant.
Arrivée à Erzurum fin de matinée. Il fait beau, une chance car la température peut descendre très bas en cette période de l'année. Il y a une station de ski pas loin d'ici. Je me rend au consulat en marchant😎. Accueil austere mais correct, j'avais préparé les formulaires mais il n'en veut pas et je dois m'y coller une nouvelle fois. Puis il faut aller courir jusque dans le centre à la banque Oyak pour payer les frais de visa, heureusement un chauffeur de taxi qui m'avait vu poirauter devant le bureau, m'attend et m'amène sans hésiter à la banque puis fait le retour. Apparemment, il a l'habitude de la procédure😉
Passage éclair dans cette ville, je prendrai plus de temps dans 10 jours pour la visiter. Maintenant, je file sur Malatya. Bus de nuit. Jamais bu autant de thé et autant les mains parfumées d'eau de cologne🙂🙂.
Otogar de Malatya à 2h du matin, je décide de finir la nuit ici, il y a des sièges confortables😉. J'irai chercher un hôtel le matin.
Mes 4 premieres nuits
1 à l'aéroport/1 à l'hôtel /1 dans le bus/1 dans l'otogar de Malatya, vive les voyages😎Infos pratiques Trajet Istanbul-Erzurum 55 YTL par la compagnie Esadas Trajet Erzurum-Malatya 40YTL par la compagnie Bingol 1 Bouteille d'eau 1l : 0, 50YTL 1 pide ou galette : 0, 30 YTL Demande de visa iranien : 2 photos/2 formulaires remplis a la main/copies des pages importantes du passeport/60 euros ou 103 YTL payables a la banque Oyak
Route Malatya - Erzurum en Turquie English translation pending
Quelqu'n connait il les routes de la région d'Erzurum et plus particulèrement la route Malatya Erzurum ?
A t elle un intérêt à être parcouru en vélo ? kilométrage, difficulté, paysage, village, hébergement ?
La chaleur y est -elle supportable l'été ?
Merci pour vos infos
Merci pour vos infos
Embarquer un vélo en avion English translation pending
Cet été je suis parti en Finlande avec mon fidèle vélo, j'ai embarqué avec Air France et j'ai eu la très désagréable surprise de me faire dépouiller de 300 euros en plus du prix du billet d'avion à l'aller et au retour car j'étais en excès de poids par rapport aux bagages. Le vélo pesant déjà 20 kg je ne vois pas comment ne pas dépasser la franchise des 25-28 kg tolérés en soute + les 12 kg en cabine (1 seul sac admis).
J'ai déjà plusieurs fois pris l'avion auparavant avec mon bi-clown et à chaque fois cela s'est bien déroulé. Avez-vous des astuces ou des témoignagnes concernant l'embarquement d'un vélo en avion ? J'ai adressé un courrier de réclamation à Air France et obtenu une réduction sur un billet pour un montant de 75 euros valable 1 an, c'est déjà ça mais cela ne règle pas mon problème...
En lisant les nombreux et passionnants articles de ce forum j'ai l'impression d'être la seule pomme à m'être fait éplucher par une Cie aérienne.
J'ai déjà plusieurs fois pris l'avion auparavant avec mon bi-clown et à chaque fois cela s'est bien déroulé. Avez-vous des astuces ou des témoignagnes concernant l'embarquement d'un vélo en avion ? J'ai adressé un courrier de réclamation à Air France et obtenu une réduction sur un billet pour un montant de 75 euros valable 1 an, c'est déjà ça mais cela ne règle pas mon problème...
En lisant les nombreux et passionnants articles de ce forum j'ai l'impression d'être la seule pomme à m'être fait éplucher par une Cie aérienne.
Cyclotourisme, plus qu'un simple voyage English translation pending
bonjour, je viens de traverser le canada a velo et je prepare mon depart pour un tour du monde (toujours sur mon velo)
j'aimerai simplement discuter avec d'autres cyclotouristes, pour en apprendre un peu plus et echanger nos expériences !
A bientôt peu etre !
E.P
j'aimerai simplement discuter avec d'autres cyclotouristes, pour en apprendre un peu plus et echanger nos expériences !
A bientôt peu etre !
E.P
Périple Montpellier-Bombay à vélo English translation pending
nous souhaitons rejoindre l inde depuis la france en velo, nous sommes pret a utiliser les transport en commun en sachant que nous nous donnons environ un an pour ce voyage, nous hesitons a traverser l iran et le pakistan pour des raisons de securité , d autre part nous sommes interessé par le kazakhstan et la mongolie, seulement une fois en mongolie comment rejoindre facilement l inde sans ce debarrasser des velo?
EuroVelo 6 du lac de Constance jusqu'à la mer Noire English translation pending
Bonjour
Je prépare mon voyage à vélo pour mai prochain, pour partir du lac de Constance à la mer Noire, j'ai déjà fait de Saint Brévin au lac de Constance. Quelles sont les difficultés ? y a t il des autorisations de frontière ? les couchages sont ils faciles ? et le retour de La Roumanie, comment s'est il passé ? merci de vos aides. Sylvie
Je prépare mon voyage à vélo pour mai prochain, pour partir du lac de Constance à la mer Noire, j'ai déjà fait de Saint Brévin au lac de Constance. Quelles sont les difficultés ? y a t il des autorisations de frontière ? les couchages sont ils faciles ? et le retour de La Roumanie, comment s'est il passé ? merci de vos aides. Sylvie
Iran juin - mi-juillet English translation pending
Bonjour à tous,
Je compte me rendre en Iran fin mai/Juin/jusque mi juillet. Je compte rester un mois, deux si je peux prolonger le visa.
Je suis impatient d'y aller, car je connais un petit peu la culture persane et j'ai un bon niveau de farsi que je n'ai jamais eu encore la chance d'exercer en Iran.
Mais enfin, je me pose la question des températures à ce moment là (Juin/Juillet). Je pense que je voyagerais surtout au nord du coup, sur le versant de l'Elborz, sur la côte de la caspienne. Je me demandais si aussi si le Kurdistan iranien est trop chaud à ce moment là où si ça peut encore aller. Avez vous des expériences du pays vers Juin/Juillet ? Ou même des expériences du pays à vélo en général ? Des routes intéressantes ? Est ce que vous savez si le pont Tabriz - Urmiya est achevé et empruntable à vélo ?
Et puis je laisserais surement mon vélo à Téhéran pour descendre en stop plus bas vers Yazd, Ispahan, Shiraz.
Enfin une autre question, avant ça je pense dévaller les Balkans jusqu'à Istanbul. Je suis assez intéressé par le train Istanbul-Tabriz ou Ankara-Tabriz pour arriver en Iran. Mais je ne sais pas si c'est possible de prendre son vélo, même démonté en carton, ou en housse. Quelqu'un aurait il une idée ?
Merci,
Gaspard
Je compte me rendre en Iran fin mai/Juin/jusque mi juillet. Je compte rester un mois, deux si je peux prolonger le visa.
Je suis impatient d'y aller, car je connais un petit peu la culture persane et j'ai un bon niveau de farsi que je n'ai jamais eu encore la chance d'exercer en Iran.
Mais enfin, je me pose la question des températures à ce moment là (Juin/Juillet). Je pense que je voyagerais surtout au nord du coup, sur le versant de l'Elborz, sur la côte de la caspienne. Je me demandais si aussi si le Kurdistan iranien est trop chaud à ce moment là où si ça peut encore aller. Avez vous des expériences du pays vers Juin/Juillet ? Ou même des expériences du pays à vélo en général ? Des routes intéressantes ? Est ce que vous savez si le pont Tabriz - Urmiya est achevé et empruntable à vélo ?
Et puis je laisserais surement mon vélo à Téhéran pour descendre en stop plus bas vers Yazd, Ispahan, Shiraz.
Enfin une autre question, avant ça je pense dévaller les Balkans jusqu'à Istanbul. Je suis assez intéressé par le train Istanbul-Tabriz ou Ankara-Tabriz pour arriver en Iran. Mais je ne sais pas si c'est possible de prendre son vélo, même démonté en carton, ou en housse. Quelqu'un aurait il une idée ?
Merci,
Gaspard
À vélo à travers l'Europe English translation pending
Bonjour à tous,
Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.
Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.
Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.
Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.
Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.
J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.
José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?
Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.
J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".
Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.
Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.
*
D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.
Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.
Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.
Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…
Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.
J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.
Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.
Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.
Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.
En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.
A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.
Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.
Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.
Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.
*
Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.
Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.
J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.
En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?
Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.
Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.
Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.
C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?
Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.
Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.
La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.
La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Je vous propose de lire le début du récit de mon premier voyage à vélo. Je ne sais pas trop si ça intéresse d'autres personnes que moi. Je n'ai pas l'habitude d'écrire, et si vous avez des conseils, je suis à l'écoute.
Lorsque je suis face à un beau paysage, je me sens triste, car je sais que je l'oublierai. Je voudrais pouvoir m'en emparer et le mettre pour toujours dans ma vie, le rendre éternel. C'est pour cela que je prends des photos, mais au fond, je sais bien que c'est illusoire et que, quelques soient les artifices utilisés, le temps effacera tout.
Ce jour-là, comme tous les matins, je sors mon vélo. Mais cette fois, arrivé au bout de la rue, au lieu de tourner à droite pour aller travailler, je tourne à gauche. Cette fois, au lieu de n’avoir sur mon porte-bagages qu’un antivol, j’ai ma maison: ma tente, mon sac de couchage, mon oreiller, mon réchaud, ma brosse à dents. Je vais moins vite que d’habitude, j’ai du mal à trouver mon équilibre, j’évite de justesse, voire d’extrême justesse, la chute à chaque fois qu’une voiture me double. Je quitte l’agglomération grenobloise, le voyage commence.
Le premier soir, je me fais une casserole de riz en face du glacier orangé de la Meije. J'ai sous les yeux une des plus belles cartes postales du monde, j'en suis à peu près convaincu.
Je suis tellement fatigué que je ne prends même pas la peine de m'éloigner de la route. De toute façon, à cette heure tardive de la journée, il n'y a même plus de voiture. J'écoute sagement les clapotis de la Romanche et songe à la longue aventure qui m'attend. Jusqu'où irai-je? Me voilà seul face au monde. Je suis à la fois inquiet et euphorique. J'ai mal au genou depuis des semaines, mes limites physiques me font douter, mais d'un autre côté, j'ai le sentiment que rien ne pourra stopper ma volonté.
J'aperçois au loin un cycliste qui s'approche. Il a des sacoches.
José est breton, il est parti de Brest et va jusqu'à Menton. Il relie l'Atlantique à la Méditerranée. Il en rêve depuis des années. L'an dernier, il était parti de chez lui et avait conquis l'Alsace. Il regarde mon vélo qui est, au bas mot, deux fois plus chargé que le sien, et me demande d'où je viens. Je me sens un peu bête. Je ne viens que de Grenoble, c'est mon premier jour, c'est mon premier voyage. Il me demande où je vais. Je me sens un peu bête. Je suis très ambitieux et lourdement inexpérimenté, je n'ose pas dévoiler mon objectif. De quoi aurais-je l'air si je dis à tout le monde que je pars pour la Grèce, et que finalement je rebrousse chemin au bout de trois petits jours?
Il me donne des conseils, de bons conseils. Il m'explique, par exemple, que pédaler en tongs n'est pas une bonne idée, et qu'avec de meilleures chaussures, je gagnerais en rendement.
J'ai un peu peur de bivouaquer seul dans la nature. C'est la première fois que ça m'arrive. Je me demande si je vais réussir à trouver le sommeil, mais heureusement, José me propose de monter un campement "collectif".
Par sa présence, je me sens rassuré. Après une bonne heure de montage, au grand étonnement de José, je réussis à faire entrer dans ma tente, et mon vélo, et ma personne. Ca rentre juste juste. Je suis un peu à l'étroit, mais, en restant vigilant, je peux réussir à me retourner sans me prendre un coup de guidon dans la figure.
Grâce à la fatigue, je m'endors assez facilement sans même avoir le temps de songer aux attaques à main armée, aux kidnappings, aux sangliers, à la maladie de Lyme, aux loups et aux voleurs.
*
D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, je sais où je suis. D'habitude, le matin, lorsque je me réveille, c'est pour vivre une journée que je connais déjà.
Subitement, tout est différent: je me crois dans mon lit, j'ouvre les yeux et ne sais plus où je me trouve. Mon voyage me revient en tête, je me sens tout excité. Ce soir, serai-je en Italie? Où dormirai-je? Dans un alpage, dans une forêt, au bord d'une rivière? Vais-je rencontrer des voyageurs? Par où vais-je passer? Le Mont Cenis? Le Galibier? Le Montgenèvre? Y aura-t-il des marmottes? Je me lève, et prends conscience que, désormais, chaque jour, j’écrirai ma vie, qu’elle ne me sera plus dictée. Je me dis qu'il n'y a pas de temps à perdre, qu'il ne faut pas que je gâche la moindre seconde de liberté. Plus tard, lorsque je vivrai à nouveau la routine d'un monde que je n'ai pas vraiment choisi, j'aurai le droit d'être paresseux, mais là, tout de suite, maintenant, il n'en est absolument pas question.
Bref, après avoir ingurgité trois bananes et un litre de jus d'orange, je démarre ma journée avec une énergie débordante. A moi, l'Italie! Mais très vite, mon organisme me rappelle à l'ordre, et, sur les pentes du Lautaret, mon coup de pédale perd en fluidité. J'ai mal aux fesses, au genou droit, puis au gauche, je m'arrête une fois, puis deux, puis tous les kilomètres. Des automobilistes viennent jusqu'à moi pour me demander si "ça va". A midi, j'ai grimpé dix kilomètres. Plus que 4000 pour arriver au pays de Diogène.
Un soir en m’endormant, sur France Culture, je suis tombé sur une discussion traitant de Diogène, et il me semble que ça a provoqué un déclic en moi. Dormir dans une grande amphore, ne rien posséder, se nourrir de soleil, ne pas désirer autre chose que ce que la Terre nous donne, se suffire à soi-même, c’est vraiment beau. Franchement à quoi ça sert de courir après un ordinateur toujours plus puissant, une maison toujours plus grande, une voiture toujours plus chic, un salaire toujours plus élevé, une fonction sociale toujours plus reconnue… le toujours plus, ce n’est que du vent, de la perte de temps… certes, ça peut aider à oublier la dimension tragique de la vie, mais ça nous fait passer à côté de l’essentiel…
Je vois en Diogène un sublime Zarathoustra de l’écologisme: il n’exploite pas la Terre, il la respecte, il vit avec elle, il prend exemple sur la nature. J’aime beaucoup sa façon de concevoir la vie, et j’essaie de m’en inspirer; mais il est vrai que devenir ascète, c’est très difficile, ça demande beaucoup de travail, et je reste un élève vraiment très médiocre. Quoi qu’il en soit, Diogène de Sinope a influencé mon idéal de vie, et par extension mon idéal de voyage.
J’imagine que dans l’Histoire, beaucoup d’hommes ont fait le choix de l’ascétisme, et Diogène, qui a connu une gloire relative, n’est pas forcément le meilleur d’entre eux. Il n’est pas resté dans l’anonymat, ce qui peut être critiquable pour un ascète, mais en s’exprimant haut et fort, au moins il s’est fait entendre.
Au Col du Lautaret, un grand curieux sur un tout petit vélo vient me voir. Il me demande pourquoi je pars. J’ai du mal à comprendre la question. Je ne sais pas quoi répondre. Et toi, pourquoi tu restes? L’explication est à la fois si longue et si évidente. Je ne réponds rien, je souris gentiment, je lui offre une banane.
Tous les enfants ont des rêves, et chaque enfant a sa vocation. La société est sourde, n’écoute personne, nous attrape, et détruit, une à une, toutes nos vocations. Je me souviens des belles ambitions de mon enfance. Je voulais aller au bout du monde, je voulais garder des moutons, marcher au bord des dunes. Puis, les années passent, et on finit comme tout le monde, enchaîné à la chaîne. Plus le temps de sourire, plus le temps de regarder les nuages, plus le temps de rêver. On nous dit que c’est comme ça la vie, et qu’autrement, ce serait pire. Voilà, si je pars à vélo, c’est pour dire non à tout ça, pour choisir ma vie.
Et maintenant, où aller? Lorsque je suis parti hier, je ne savais pas précisément où aller, ce qui comptait, pour moi, c’était de partir loin. Au Sud, je serais rapidement bloqué par la Mer ; à l’Ouest, par l’Océan ; il me restait donc l’Est ou le Nord ; très ambitieux, j’ai choisi de partir vers l’Est, en me disant qu’au fil des jours, suivant mes affinités, je me laisserais guidé par mes découvertes, par mon instinct. Hier, je songeais à la Grèce, mais au Lautaret, j’ai encore le choix; le choix entre le Galibier, l’Allemagne, la Suède, la Norvège et le Montgenèvre, l’Italie, la Croatie, la Grèce; en somme: le choix entre le Grand Nord et le Grand Soleil. Il faut que je prenne une décision. Je m’assois face aux neiges éternelles, il fait beau et doux, je songe à l’avenir de mon voyage, à l’histoire que je vais vivre, à l’histoire que je vais écrire.
En voiture, le monde n'est pas vivant. On ne le ressent pas, il ne fait que passer. On n'en fait pas parti, ce n'est qu'un écran. Il défile en accéléré.
A vélo, on va doucement. Le temps ralentit, les paysages s'agrandissent. On ressent les reliefs et les distances. On écoute les bruits, on remarque les détails. On vit avec le monde.
Je passe la frontière italienne en fin de journée. Il y a dans l’air comme un parfum d’été. Je ne sais pas où planter ma tente, j’hésite longuement, prend le temps de peser avec grand soin chaque risque. La nuit et le sommeil finissent par tomber, et je m’installe dans le noir au milieu de nulle part.
Le lendemain, en descendant vers Suze, je traverse un petit village au cœur des montagnes. Il y a une petite maison avec plein de vélos. Une vieille dame me regarde avec des grands yeux, elle me sourit avec insistance. Je m’arrête. Elle me demande jusqu’où je compte aller comme ça, puis elle me parle du voyage de son mari, du Voyage d’Olmo. Je ne parle pas l’italien, mais elle y met du sien, et curieusement, son enthousiasme est si communicatif que je la comprends. Il y a cinquante ans, Olmo est parti de chez lui, de ce petit village, et est allé jusqu’au Cap Nord.
Il arrive. Il est immense. Sa femme lui parle de mon voyage. Je me plains du poids de mon vélo: cinquante kilos, c’est dur à soulever! Olmo m’explique qu’à l’époque, il était aussi mince que moi. Avec l’âge, il a pris un peu de poids, et il sourit à l’idée que moi et mon chargement sommes plus légers que les 120 kilos de son seul corps. Il me parle de sa belle époque, des jours de pluie, du grand froid, des élans, des couchers de soleil interminables; puis, après son voyage, il a fait sa vie avec les montagnes, il évoque l’Agnel, l’Izoard, la Lombarde, le Galibier, l’Iseran. J’espère qu’à son âge, j’aurai un aussi beau jardin. Je le comprends, il me comprend; Olmo n’a pas besoin de me demander pourquoi je pars.
*
Sous un grand ciel bleu, c’est avec un petit pincement au cœur que je descends vers Suze. Plein d’euphorie, je pars vers l’inconnu; plein de tristesse, j’abandonne les Alpes.
Tout petit, j’ai grandi à la campagne; puis, encore enfant, je l’ai quittée pour habiter en ville. J’ai connu la banlieue parisienne. A l’école, dans ma chambre, près du radiateur, dans les rues, mon regard était vide, il n’y avait que le béton inerte et gris. Dans ce monde sans horizon, je rêvais de grands espaces, je rêvais désespérément. Et puis, un jour, j’ai découvert les montagnes. J’ai commencé par les regarder de tout en bas, puis, tout doucement, je les ai approchées; et depuis, je ne les ai plus quittées.
J’aime l’indomptable beauté des montagnes, et lorsque je suis loin d’elles, je me sens mal. J’ai besoin d’avoir des sommets autour de moi. Ce sont comme des étoiles, des étoiles sur lesquelles je suis allé, sur lesquelles j’ai laissé des souvenirs. Je travaille, j’en ai un peu marre, je tourne un peu la tête pour regarder Belledonne au-dessus des immeubles; et immédiatement, je suis déconnecté de la réalité un peu triste et monotone, j’entre dans le rêve, je visualise le monde du haut de la Grande Lance de Domène, je me remémore la beauté des crêtes, la sérénité des bouquetins.
En somme, je sais précisément où trouver mon paradis, il n’est pas à l’autre bout du monde, il est tout simplement au-dessus de chez moi; et en lui tournant le dos, je me demande si je fais le bon choix. Pourquoi ne pas rester avec les montagnes?
Le besoin de fuir, d’aller vers le lointain est plus fort. Il y a des âges où mener un combat est plus attrayant que de vivre dans la lassitude du bonheur. Je veux parcourir un chemin, construire une histoire; et pour cela, je crois être prêt à abandonner mes montagnes bien-aimées, à me plonger dans les tourments des plaines surpeuplées. Peut-être que plus tard, je deviendrai plus sage et que la contemplation d’un paysage suffira à mon épanouissement. Dans un petit coin de ma tête, je songe déjà à ma retraite; au détour d’une aventure, j’espère trouver, un jour, une jolie petite clairière au bord d’un grand lac. L’endroit serait si charmant que je m’y arrêterais un jour, puis deux, puis toute une vie. Entre les sapins, je bâtirais une petite maison en bois. De temps en temps, un ours passerait devant ma fenêtre, on se regarderait dans le fond des yeux. Le matin, je monterais dans ma petite barque pour pêcher en contemplant les montagnes me bordant. Les soirs de pleine lune, je m’assoirais en tailleur au bord du lac, et, en écoutant le hululement des chouettes, je plongerais mon regard dans le reflet bleuté de la voute céleste. Il n’y aurait plus de bruit, mais seulement une musique, le souffle du vent, le chant des oiseaux, la beauté du silence.
Je me dirige vers Turin. La route est longue, le soleil brûlant, les voitures de plus en plus nombreuses. A chaque coup de pédale, j’ai peur de me faire renverser par ces monstres mécaniques, primitifs, puants et bruyants qui ne savent s’exprimer qu’à coups de klaxon. Quelle pauvreté de langage! Quel manque de courtoisie! Il a fallu aux dinosaures des centaines de millions d’années pour peupler la Terre, aux hommes des dizaines de milliers d’années, et aux voitures quelques petites décennies. Elles sont partout et de plus en plus nombreuses. A chaque instant, à chaque coin de rue, à chaque coin de paysage, elles sont là. On croit les posséder, les domestiquer, mais ce sont elles qui s’imposent à nous, qui imprègnent nos cerveaux, qui nous rendent gras et fainéants; ce sont elles qui détruisent les paysages, qui érodent les écosystèmes, qui agressent le silence, qui interrompent les rêveries, qui enlaidissent le monde. L’évolution des espèces a été guidée par la loi du plus fort; notre involution l’est également; et, à moins de s’unir avec force, les petits cyclistes, les humbles piétons et les valeureux rêveurs ne pourront jamais rien contre la puissance dévastatrice de l’argent.
Distrait par ces petites considérations, ce n’est qu’en entrant dans la banlieue de Turin que tout déconcerté, je constate que je n’ai plus de selle. Il faut dire que ma selle me faisait très mal aux fesses, et que depuis le début du voyage, j’ai tendance à rouler essentiellement en danseuse. Bref, après avoir modifié quelques réglages sur mon vélo, j’ai oublié ma selle sur le bord de la route; et les kilomètres sont si monotones que je ne sais plus vraiment où je l’ai abandonnée. A contre-cœur, je fais demi-tour pour la retrouver. Il me faut à nouveau affronter les hordes continues de voitures. Vingt kilomètres plus loin: toujours rien, je désespère, mon voyage n’a absolument aucun sens. C’est dans le fossé que je la retrouve. D’une main victorieuse, je la saisis et me rends compte qu’elle n’a plus de rails: une voiture lui a roulé dessus! Cinquante kilomètres à pédaler dans la chaleur et les gaz d’échappement pour rien. Je suis amer, je ne supporte pas l’idée de gâcher aussi bêtement le voyage auquel je songe depuis toujours, ma vie rêvée.
C’est au bord des fleuves que les civilisations se sont construites, puis étendues; et c’est parfois le long de ces gros vaisseaux que l’on peut le mieux palper les maladies qui rongent le cœur de nos vieilles sociétés. Le béton remonte les fleuves et envahit, peu à peu, les affluents. La nature est parfois injuste, parfois cruelle, parfois relativement peu confortable, mais est-ce une raison suffisante pour l’exploiter sans discernement, la détruire et se priver de sa beauté?
Les grandes villes sont toutes semblables. Je commence à comprendre qu’à mes yeux, les grandes villes ne seront plus jamais jolies, je suis de moins en moins sensibles aux beautés urbaines, aux illusions du marketing. Je me sens mal dans ces rues où tout est fait pour être utile, où tout est semblable, où tout finit par être laid. Toutes ces publicités, toutes ces sollicitations, tous ces gens qui ne regardent nulle part, qui semblent absents, à peine vivants; enfermés dans leur voiture, prisonniers des téléphones. Tous ces visages sans expression, toutes ces vies pleines de désillusions. Est-il possible de créer de l’harmonie dans du béton? Les grandes villes nous façonnent tous de la même manière, et dissipent insidieusement nos singularités. Terres de captivité. L’ivresse du brouhaha ne me séduit pas, j’ai soif d’aventure, de silence et de solitude. Aussi vite que possible, je quitte Turin sur une nouvelle selle et avec une nouvelle carte.
Et maintenant, que faire? Où aller? Il faut que je me déshabitue à obéir à l’habitude, et que constamment je fasse l’effort de choisir ma vie.
La nuit tombe, je ne m’arrête pas. J’éprouve le besoin de fuir, de pédaler à contre-courant, de quitter la plaine industrielle du Pô pour remonter une petite rivière, m’élever en douceur, et m’enfoncer progressivement dans une nature indemne, sauvage et luxuriante.
La pluie tombe. Il n’y a plus d’immeubles, plus d’usines, seulement des champs euclidiens et stériles. A trois heures du matin, mes paupières sont un peu lourdes. Pour m’abriter des gouttes, je m’assois sous l’unique porche de l’unique maison que j’ai croisée ces deux dernières heures. Je mange une banane, j’hésite entre continuer et m’arrêter pour dormir un peu. J’ai peur de planter ma tente au milieu de nulle part. Bivouaquer loin des montagnes, c’est un peu comme dormir hors de mon lit. Dans ces champs à perte de vue, sous un ciel bâché par les nuages, il n’y a aucun arbre protecteur, aucun panorama, aucune étoile, rien de bien enchanteur. De la terre et des cailloux. Ces champs ne m’inspirent pas confiance. Je redoute le propriétaire de mauvais poil, le chasseur un peu trop réactif, l’automobiliste un peu trop curieux, et les sangliers. Je me retourne et examine le porche, je pourrais m’allonger sur le sol quelques minutes. Un volet dégondé, les fenêtres cassées, la baraque a l’air abandonné. Je m’aventure, j’appuie sur la poignée, ça s’ouvre. J’hésite à entrer, il pourrait y avoir des souris, des cafards, des mygales, des scorpions, des poux, des tiques, des seringues, des vipères, des rats, des chiens, des cadavres, des chauves-souris enragées, des squatteurs tuberculeux, des schizophrènes lunatiques ou je ne sais quoi. Je pèse scrupuleusement les bénéfices et les risques, je les mets en balance. Puis trop fatigué pour continuer à réfléchir, trop trempé pour rester dehors, je pousse la porte. A l’abri des courants d’air, dans un coin d’une grande pièce noire et vide, je ferme les yeux en écoutant les volets claquer. Je ne suis pas très rassuré. Peu à peu, l’esprit lourd, je sombre dans une léthargie anxieuse fréquemment interrompue par de mystérieux bruits qui me réveillent en sursaut. Ma nuit est ponctuée d’étranges cauchemars. Un rat rentre dans mon sac de couchage, il me passe sur le corps et me mange le petit orteil. Puis, il remonte, se met sur le bout de mon nez et m’explique que si demain soir, mes orteils n’ont pas meilleur goût, il me mangera les oreilles.
Visa pour l'Iran: prolongation et le nombre d'entrées? English translation pending
Bien le bonjour/soir tout le monde! Alors voila le topo :
Je suis actuellement a Trabzon ou je viens de recevoir mon visa iranien d'une duree de 21 jours, une seule entree, arrivee prevue depuis la frontiere armenienne.
Je voyage a velo et viens d'avoir l'idee de faire un petit detour par l'Iraq (kurde). Le plan ideal serait de faire Georgie-Armenie-Iran-Iraq-Iran, ce que mon visa actuel ne me permet pas. Est-il possible une fois sur place en Iran de faire prolonger mon visa de quelques jours et d'y ajouter une entree? Si oui, où donc? Ou alors encore mieux : est-il possible de refaire un tour a l'ambassade de Trabzon pour le faire? Et pour l'Iraq kurde, je sais qu'en arrivant depuis la Turquie un visa gratos de 10 jours y est delivré (ah il était là ce foutu accent aigu), mais est-ce pareil si j'arrive depuis la frontiere iranienne? Merci beaucoup de votre coup de pouce et bonne route chers voyageurs!
Je voyage a velo et viens d'avoir l'idee de faire un petit detour par l'Iraq (kurde). Le plan ideal serait de faire Georgie-Armenie-Iran-Iraq-Iran, ce que mon visa actuel ne me permet pas. Est-il possible une fois sur place en Iran de faire prolonger mon visa de quelques jours et d'y ajouter une entree? Si oui, où donc? Ou alors encore mieux : est-il possible de refaire un tour a l'ambassade de Trabzon pour le faire? Et pour l'Iraq kurde, je sais qu'en arrivant depuis la Turquie un visa gratos de 10 jours y est delivré (ah il était là ce foutu accent aigu), mais est-ce pareil si j'arrive depuis la frontiere iranienne? Merci beaucoup de votre coup de pouce et bonne route chers voyageurs!
Bons plans pour la Croatie à vélo English translation pending
Bonjour,
Je prépare un voyage en vélo en croatie avec mon ami, nous ommes aux débuts de nos recherches.
Auriez-vous des bons plans, des lieux incontournables, insolites, typiques...à nous indiquer?
Avez-vous déjà tenté l'aventure en vélo? Le relief est-il difficile ? Comment vous êtes vous organisé pour dormir et les bagages?
Merci
Je prépare un voyage en vélo en croatie avec mon ami, nous ommes aux débuts de nos recherches.
Auriez-vous des bons plans, des lieux incontournables, insolites, typiques...à nous indiquer?
Avez-vous déjà tenté l'aventure en vélo? Le relief est-il difficile ? Comment vous êtes vous organisé pour dormir et les bagages?
Merci
Turquie avec deux enfants (4 mois et 3 ans) en avril 2012 English translation pending
Bonjour,
Nous partons en Turquie pour un mois avec nos deux enfants de 4 mois et 3 ans. Nous désirons nous arrêtons à trois ou quatre endroits maximum. Il y aura Istanbul, la région de Cappadoce (probablement Gorëme) et un endroit au bord de la mer. Première question: quelqu'un a déjà fait le trajet Istanbul et Cappadoce en train? Est-il faisable de le faire avec de jeunes enfants?
Pour ce qui est du bord de la mer, nous hésitons encore. Nous recherchons un (ou deux) endroits paisibles où la plage est belle et avec de belles randonnées à faire dans les environs. J'avais opté pour la plage de Patara et son hôtel Flower Pension, mais celle-ci ne me parait pas aussi spectaculairement turquoise qu'à Bodrum, par exemple...Par contre, Bodrum me semble très touristique. Qu'en dites-vous? De plus, je me demandais si les randonnées à faire sur la voie lycéenne dans cette région (Patara) sont accessibles pour un enfant de trois ans? Également, je voulais savoir s'il y avait un endroit intéressant sur le bord de l'eau où Pamukkale serait accessible en excursion d'une ou deux journées.
Pour tous ces endroits, nous recherchons des hôtels ou petits appartements avec un budget très limités. Des suggestions?
Autre question peut-être absurde: est-il faisable d'apporter une poussette lors de randonnées en Cappadoce et sur la voie lycéenne?
Finalement, savez-vous s'il y a du lait maternisé disponible dans les régions visées?
Bref, tous commentaires sont les bienvenus!!
Nous partons en Turquie pour un mois avec nos deux enfants de 4 mois et 3 ans. Nous désirons nous arrêtons à trois ou quatre endroits maximum. Il y aura Istanbul, la région de Cappadoce (probablement Gorëme) et un endroit au bord de la mer. Première question: quelqu'un a déjà fait le trajet Istanbul et Cappadoce en train? Est-il faisable de le faire avec de jeunes enfants?
Pour ce qui est du bord de la mer, nous hésitons encore. Nous recherchons un (ou deux) endroits paisibles où la plage est belle et avec de belles randonnées à faire dans les environs. J'avais opté pour la plage de Patara et son hôtel Flower Pension, mais celle-ci ne me parait pas aussi spectaculairement turquoise qu'à Bodrum, par exemple...Par contre, Bodrum me semble très touristique. Qu'en dites-vous? De plus, je me demandais si les randonnées à faire sur la voie lycéenne dans cette région (Patara) sont accessibles pour un enfant de trois ans? Également, je voulais savoir s'il y avait un endroit intéressant sur le bord de l'eau où Pamukkale serait accessible en excursion d'une ou deux journées.
Pour tous ces endroits, nous recherchons des hôtels ou petits appartements avec un budget très limités. Des suggestions?
Autre question peut-être absurde: est-il faisable d'apporter une poussette lors de randonnées en Cappadoce et sur la voie lycéenne?
Finalement, savez-vous s'il y a du lait maternisé disponible dans les régions visées?
Bref, tous commentaires sont les bienvenus!!