20 jours dans le Tamil Nadu (Inde du Sud): carnet (presque) en direct Pagaljavab · 24 juillet 2018 à 19:51 · 230 photos 155 messages · 23 participants · 19 241 affichages | | | | À: Pagaljavab · 29 juillet 2018 à 20:10 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 41 de 155 · Page 3 de 8 · 1 724 affichages · Partager Putain ! mon message vient de s'envoler !!!!! | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Pagaljavab · 30 juillet 2018 à 6:31 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 42 de 155 · Page 3 de 8 · 1 695 affichages · Partager Je disais en substance que j’aime bien te lire. Tu m’as donné envie de découvrir Kanyakumari. Parfois tu me fais rire parce ce que je retrouve des remarques presque mot pour mot de chose que j’ai dites ou que je pourrais dire ici ou ailleurs. Je suis très occupé à finir un travail avant de rentrer en France qui m’occupe toutes mes journées et surtout mes soirées alors je n’ai pas le temps de tapoter davantage sur mon clavier pour réagir sur bien des points que tu évoques. Concernant Rameswaram, c’est très curieux. J’en garde un souvenir abominable, et quand je me replonge dans mes notes de voyage ou ce que j’ai écrit ailleurs je constate que mon ressenti fut exactement le même que ce que tu décris. Au départ l’horreur et puis peu à peu j’ai découvert des choses qui m’ont émerveillé. Oui ces pujas dans la mer exactement comme dans le Gange en effet. Ces sadhus bien souvent authentiques et sympathiques, des secteurs, des rues, des temples où les touristes ne vont pas. Et au bout du compte je m’aperçois que ce ne fut pas si négatif que je le dis dix ans après. C’est étonnant, je relis depuis quelques temps mes anciennes notes de voyage et j’y lis parfois tout le contraire du souvenir que j’en ai gardé. Par exemple des déceptions et critiques sévères aujourd’hui alors que j’avais écrit des éloges sur le moment. Ou le contraire certains lieux dont j’évoque le souvenir avec enthousiasme et quand je lis ce que j’ai écrit je constate que je n’arrêtais pas de râler et de me plaindre. Concernant Rameswaram je pense que plusieurs facteurs ont joué pour que j’en garde un mauvais souvenir : Une belle turista dès mon arrivée, un hôtel et une chambre absolument abominable, l’odeur du poisson séché particulièrement violente qui me prenait à la gorge et me poursuivait dans les moindres recoins de la ville, jusqu’à ma chambre emplie de mouches vertes malgré les fenêtres fermées, et cette hystérie religieuse, que tu aimes tant Marco, mais qui me dérange moi car j’y vois, en dépit de tes arguments, la manifestation d’un obscurantisme d’un autre siècle où les gens étaient conditionnés par les instances du clergé et ne réfléchissaient pas par eux-mêmes. Et surtout parce que cette année je vois l’évolution croissante vers un hindouisme intégriste, vers une République hindouiste et non laïque. Au point que mon meilleur ami qui se disait croyant mais pas pratiquant qui remettait en question bien des pujas et ne mettait quasiment jamais les pieds au temple, se met désormais à les fréquenter presque quotidiennement, effectue des rites, se laisse « convertir » au végétarisme, etc sous l’influence d’un brahmane qui cherche à faire de lui un parfait petit hindou intégriste. Et ça me rend malade. Je lis aussi avec intérêt mais surprise ce qu’évoque Pagal au niveau des sanctus sanctorum et des darsham. J’y ai eu accès la plupart du temps pendant des années dans la majorité des temples que j’ai visités. Effectivement c’étaient des pèlerins et des fidèles par trop bigots qui se mêlaient de me faire des remarques ou de m’interdire l’accès alors que les prêtres eux-même m’accueillaient avec joie. On m’a demandé quelquefois d’ôter ma chemise, parfois de me revêtir d’un dhoti mais on ne m’a ni rejeté ni JAMAIS éjecté si j’avais eu la maladresse de me mêler aux fidèles alors que je n’étais pas hindou. Ceux qui me lisent régulièrement savent que j’ai un certain nombre de croyances et des côtés un peu mystiques par moments, mais je garde toujours la tête sur les épaules et mon libre arbitre. Je viens de lire récemment des articles au sujet de Ramakrishna et Swami Vivekananda et si j’ai pas mal lu, ils prônaient l’universalité des religions et remettaient en cause le dogmatisme du clergé et - je crois, pas sûr - condamnaient ces pratiques religieuses se rapprochant plus de la superstition que de la Foi. En tous cas merci Pagal de nous fournir matière à relever le niveau des discussions au dessus des prix des hôtels, restaurants, taxis et autres « bons plans ». Que d’ailleurs tu ne laisses pas de côté pour autant. | | | À: Pagaljavab · 30 juillet 2018 à 8:59 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 43 de 155 · Page 3 de 8 · 1 685 affichages · Partager un kothu parotha, un !
à la gare routiere de Thanjavur :
| | | À: Marcomarco · 30 juillet 2018 à 9:32 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 44 de 155 · Page 3 de 8 · 1 680 affichages · Partager un kothu parotha, un !
à la gare routiere de Thanjavur :
Quand ton message est tombé sur mon ordi, je venais juste de me réveiller (12h50) parce que la fatigue annoncée après ma cure m'atteint enfin et je suis tout le temps à dormir au moins 3 siestes dans la journée. Et j'avais une faim de loup et aucune énergie ni pour me préparer quelque chose à manger, ni pour sortir. J'avais beau regarder partout dans mon frigo, rien qui puisse se manger comme ça, sans aucune préparation.. Alors ça s'est terminé par un grand bol de corn flakes que j'ai avalé en regardant ta video. Frustré frustré frustré, le mec. Je n'ai pas identifié tous les ingrédients, mais ça avait l'air d'être drôlement bon !!! Je connaissais pas... première fois que j'entends parler de ça... ou je n'avais pas prêté attention ? Ya pas ça ici... De toutes façons j'ai pas droit aux oeufs pendant encore une longue semaine. | | | À: Marcomarco · 30 juillet 2018 à 12:32 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 45 de 155 · Page 3 de 8 · 1 669 affichages · Partager Marco, les grands esprits se rencontrent, j'ai mangé un kothu parotta hier soir à la gare routière de Karaikudi!
Merci Marien pour ton commentaire, j'aimerais te répondre plus longuement mais je suis pris par le temps et je profite de chaque seconde dans le Chettinad, je te répondrai plus tard.
Et surtout merci encore une fois à tous, Marco, Marien, Raga, Aleph, Fabgreg, qui m'avez convaincu de ne pas manquer la visite du Chettinad et donné de précieuses indications! Je suis arrivé hier soir plus que dubitatif à Karaikudi, et aujourd'hui c'est l'extase. Depuis ce matin, je vais de village en village, en bus public ou à pied, je fais des rencontres incroyables... Je vous raconterai tout ça en détail quand j'écrirai la suite | | | À: Pagaljavab · 30 juillet 2018 à 12:52 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 46 de 155 · Page 3 de 8 · 1 667 affichages · Partager je vais de village en village, en bus public ou à pied, je fais des rencontres incroyables... J
Oh là-là que tu me fais baver ! A l'époque où j'ai visité le Chettinad c'était mon premier voyage en Inde. J'avais une frousse bleue de me déplacer seul en bus local. Surtout pour aller n'importe où au hasard de mon inspiration. 10 ans après, ici, c'est un de mes premiers plaisirs. Je vais à la gare routière et je prends un bus qui fasse un trajet suffisamment éloigné mais pas trop pour que je puisse revenir dans la journée et de préférence dans une direction orientée campagne perdue. Et c'est un pur bonheur d'observer tout ce qui se passe dans le bus, aux arrêts, dans les bus stand, le long des routes et des villages traversés. Et quand je raconte ça à mes potes ils me comprennent pas et me disent que je suis vraiment un drôle de bonhomme. Et donc en te lisant, et connaissant le Chettinad, j'imagine l'émerveillement qui serait le mien de faire dans le Chettinad ce que je fais ici. Enjoy ! comme ils disent ici. | | | À: Pagaljavab · 30 juillet 2018 à 13:17 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 47 de 155 · Page 3 de 8 · 1 665 affichages · Partager dis moi si tu as trouvé le marchand de lassi sur la grande place... | | | À: Marien33 · 30 juillet 2018 à 13:42 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 48 de 155 · Page 3 de 8 · 1 661 affichages · Partager une seule chose a demander a tous nos amis : ne devoilez pas trop ici les détailles (lieux, noms) de certains endroits, je pense toujours a ces "hyenes"... 
Oui, ça me donne a moi aussi d'y retourner ! (la derniere fois j'ai senti quand meme une forte overdose d'Ayyanars  ), la, je suis pret ! (mais pas la prochain voyage, deja programmé...)
belles balades et decouvertes !
Mark | | | À: Marcomarco · 30 juillet 2018 à 14:31 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 49 de 155 · Page 3 de 8 · 1 652 affichages · Partager une seule chose a demander a tous nos amis : ne devoilez pas trop ici les détailles (lieux, noms) de certains endroits, je pense toujours a ces "hyenes"... 
Perso, c'est ce que je fais depuis plusieurs années depuis que je me suis aperçu que nos infos de voyageurs à voyageurs étaient immédiatement sur Google et récupérées par des requins. Comme l'a fait remarquer Raga, les photos que je vous ai mises ici se sont retrouvées sur Google en quelques heures. | | | À: Marcomarco · 30 juillet 2018 à 14:35 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 50 de 155 · Page 3 de 8 · 1 652 affichages · Partager Bonjour à tous, Le kothu c'est une des spécialités du Sri Lanka, on en trouve dans toutes les gargotes là-bas, et ça fait un beau boucan quand ils le préparent ! c'est très bon, quoique parfois assez bourratif... photos ici : anne-et-yannick-lamprier.over-blog.com/...-7-fe... (Désolée, je ne peux pas insérer mes photos ici car pas au bon format) Anne | | | À: Yan55 · 30 juillet 2018 à 15:15 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 51 de 155 · Page 3 de 8 · 1 641 affichages · Partager Bonjour Anne et vraiment désolé d'avoir oublié de t'inclure dans la liste des remerciements, d'autant plus que j'avais bien consulté ton blog. C'est désormais chose réparée!
Oui, le kothu parotta est surtout une spécialité tamoule sri-lankaise, mais c'en est aussi une du Tamil Nadu où il la font (soi-disant) de manière différente. Ici aussi, ceux qui les préparent sont des percussionnistes virtuoses. Qui l'a inventée avant? Les Tamouls indiens ou sri-lankais? L'oeuf ou la poule? Disons en tous les cas que c'est une spécialité tamoule. | | | À: Pagaljavab · 30 juillet 2018 à 15:40 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 52 de 155 · Page 3 de 8 · 1 638 affichages · Partager Bonjour Pagal, Je suis de près ton carnet de voyage car je compte retourner dans le Tamil Nadu en janvier prochain et y visiter des endroits où je n'étais pas allée en 2014 et je n'avais pas vu à l'époque de kothu (que j'ai découvert un peu plus tard lors d'un voyage au Sri Lanka) et je suis bien contente de savoir que l'on en trouve au Tamil Nadu, ça nous changera un peu des dosai (que nous aimons beaucoup par ailleurs mais quand tous les soirs on ne trouve que ça à manger, on finit par s'en lasser! un peu...). J'attends la suite de ton carnet avec intérêt car le Chettinad est un endroit que je n'avais pas visité et où je compte bien aller. Bonnes balades Anne | | | À: Pagaljavab · 31 juillet 2018 à 5:09 · Modifié le 5 mars 2019 à 8:28 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 53 de 155 · Page 3 de 8 · 1 602 affichages · Partager Jour 9, Chettinad (Karaikudi / Kovilur / Pillaiyarpatti / Sirayaval / Kundrakudi / Kannadukathan), 30 juillet
La veille, en arrivant à Karaikudi depuis Rameshwaram, le rickshaw me dépose à l'hôtel Udhayam. Le manager se met en tête d'éplucher mon passeport, mes visas, mes vaccinations... Il a l'air d'hésiter. Je le fixe en tapotant sur le comptoir pour lui faire comprendre que j'aimerais avoir une chambre assez vite et prendre une douche. Après délibération, il me tend le cahier d'enregistrement et m'attribue une chambre non-AC à 700 roupies. Elle est spacieuse, mais sombre, pas ultra-propre, et surtout il y fait une chaleur abominable. Le lit est brûlant alors que la fenêtre ne donne même pas sur le dehors et le ventilo ne fait presque que brasser de l'air chaud. Ça fera l'affaire en attendant... Pour l'instant, la ville ne m'inspire pas. En la traversant en rickshaw, elle m'a paru être une petite ville indienne poussiéreuse, bruyante et sans intérêt. Je me demanderais presque ce que je fais ici si je n'avais entièrement confiance en les membres du forum qui m'ont dit de ne pas réfléchir et de foncer. Mais d'expérience, je sais qu'une arrivée de nuit dans une ville indienne est trompeuse et qu'au petit matin, tout semble transformé et se révéler sous un jour complètement différent. Autre angoisse : je recoupe toutes les sources, carnets de voyage, Lonely Planet, sites internet de tourisme, et je me retrouve avec des dizaines de villages « incontournables », des mansions et des temples partout. Et pas une carte, à part Google Map qui m'indique la position des lieux. Mais comment y aller ? À qui demander ? Comment m'organiser ? Je commence à craindre de passer à côté de mon séjour au Chettinad par manque d'organisation. Je finis par prendre une feuille pour faire un schéma de carte, je place les noms de lieux et ce qu'il y a à y voir. J'y vois déjà plus clair. Demain sera un autre jour et je ferai ce que je peux et tout devrait bien se passer... Pour l'heure, je sors pour manger. Je me dirige vers le restaurant veg Annalakshmi qui a bonne réputation dans le coin et qui est pas très loin de mon hôtel. On me l'avait dit à Rameshwaram : Karaikudi est une ville de riches. Chemin faisant, je revois cette ville animée, saturées de commerces modernes, de marques, plusieurs supermarchés (jamais vu autant dans un si petit rayon en Inde), à destination d'une population aisée et moderne. Un esprit de petite bourgade de bourgeois provinciaux, de marchands enrichis, mais pas forcément dans le mauvais sens du terme. C'est sûr, c'est très animé et il y a probablement de quoi sortir, mais sur les allées principales et dans la nuit, je n’arrive pas à comprendre ce qu'il pourrait y avoir de beau à voir ici. Je suis perplexe et je me demande à nouveau si c'était une bonne idée de venir à Karaikudi. Après ces grandes villes, j'ai plus envie de campagne. Je passe devant Annalakshmi, mais je décide de poursuivre du côté de la gare routière où il y a pas mal d'animation : j'ai envie d'un egg kothu parotta, or, pas d'œuf pour les végétariens hindous. Face à la gare routière, une gargote non-veg bien rustique et locale (l'enseigne est en tamoul, je n'ai pas le nom) où j'entends les fameuses percussions caractéristiques de la préparation des kothu parotta ! Amateur de cuisine qui arrache le palais, j'ai envie de voir ce que donne la cuisine du Chettinad, réputée l'une des plus pimentées d' Inde. Le kothu parotta (60 roupies) est correct sans plus, et je dois insister auprès du serveur pour avoir la sauce qui est censée accompagner le plat... Elle arrache bien en tout cas et ça me va! Seul problème quand on mange dans une gargote non-veg en Inde : mes vêtements dégagent de légers relents de vieux mouton... Au retour, je m'arrête dans une bakery qui fait du jigarthanda pour 25 roupies ! Pas cher, mais un peu moins bon qu'à Chennai ou Madurai, car un peu trop de sirop, mais c'est comme ça qu'ils le mangent/boivent ici. Hôtel, dernières consultations de mes sources et au lit...dans une chambre qui est un véritable four. Je comprends mieux pourquoi un des préposés au nettoyage des chambres m'avait conseillé de changer pour une AC.
Le lendemain est un autre jour. Malgré mon schéma de carte, je descend à la réception pour demander des informations sur la région, même si j'ai bien cerné qu'il ne s'agit pas d'un hôtel touristique, mais plutôt d'affaires. Je demande aux deux managers s'il y a des chouettes choses à voir à Karaikudi et dans la région. Ils me regardent presque effrayés et me marmonnent dans un anglais à la limite du compréhensible : « Eeeerr, no sir, I don't know. Villages around... Here, only Mansion of Thousand Windows, just near 400 m backside ». Je demande s'il y a des bus locaux qui vont dans les villages : « No sir, no public buses ». Mais je devine bien à sa tête et son air apeuré qu'il n'a pas la moindre idée de ce qu'il raconte. Moins de 5 mn plus tard, me voilà devant la fameuse demeure aux milles fenêtres. Elle est pas mal de l'extérieur sans plus.
Je passe par le portail latéral et entre. Personne... Deux jeunes arrivent de dehors et me disent « Not allowed ». Tant pis... Je continue au hasard dans le quartier, et dans les rues perpendiculaires à 100 Feet Road, calmes, on trouve ça et là quelques jolie demeures abandonnées avec leur design « art déco » à la mode chettiar. Il faut les découvrir en sortant des grands axes et en cherchant au hasard.
Dans une de ces rues en retrait de la grande avenue, une petite échoppe de café : le gentil propriétaire me donne des bons conseils et m'offre le café avec le sourire. Je me crois en Iran l'espace de quelques minutes ! Juste à côté, j'essaie finalement le restaurant Annalakshmi pour un très bon dosa (44 roupies). Plus loin à la gare routière, où on m'indique évidemment qu'il y a des pour tous les villages alentours toutes les 10 mn, sans aucune surprise... Je prends un ticket pour Kovilur, à 2 km de Karaikudi, où il se murmure dans mes sources qu'il y a un magnifique temple de Shiva, Sri Kotravalishwarar. Un bus part dans les 2 mn, le ticket coûte 10 roupies. Après un quart-d'heure de trajet, je descends dans un petit village qui touche presque Karaikudi. Quelques échoppes de bord de route et le complexe du temple est juste en face. Le site aurait 1000 ans, mais le temple a été reconstruit au 18ème siècle. On passe l'arche et on se retrouve d'abord devant un vieux et beau temple délabré (actuellement en rénovation) qui fait face à un vieux bassin et une tour tout aussi décatis. Des ouvriers travaillent dur à la rénovation.
On passe une deuxième arche et le vrai temple en activité se trouve plus loin.
Si l'extérieur paraît plus récent, l'intérieur est ancien et magnifique typique de l'architecture tamoule. Ce que ce temple a de particulier est qu'il est très sombre, mais laisse passer de jolies rayons de lumières.
Sri Kotravalishwarar est une forme de Shiva et ici il est vénéré avec sa déesse Ambal. Des brahmanes viennent de faire un rituel, il y a de la fumée dans le temple et une odeur de ghee brûlé : l'atmosphère de ce temple est mystique.
Alors que je fais des photos, le gardien me fait signe qu'il va fermer. Il me laisse quand même faire quelques clichés de plus. Aucune restriction particulière dans ce temple. Dehors, un second bassin, lui aussi sublime, où se baignent des sadhus.
Une bien belle découverte!
Je vois sur mon plan que Pillaiyarpatti, un village qui abrite un temple majeur de la région, Sri Karpaga Vinayagar (Ganesh), se trouve seulement à 7 km. Des sympathiques tchaiwala me montre l'arrêt de bus au bord de la route, et 10 mn plus tard, je suis à Pillaiyarpatti. Un délicieux café dans une échoppe qui dénote du reste du village, car elle est très propre et vante la haute qualité de ses produits, puis une minute de marche et voilà l'arche au début du chemin qui mène au temple. Il est un peu moins beau, mais beaucoup plus grand et animé: on sent que c'est un temple important dans la région.
Des voitures climatisées de personnalités importantes passent en klaxonnant autour du bassin. Je tombe à l'heure d'une puja. Grande agitation autour de l'autel de la divinité. Dans un coin du temple, des musiciens (hautbois nagaswaram et tambour tavil) joue des airs pour la divinité et entretiennent la tension.
Déroulement classique d'une puja au Tamil Nadu : pour l'instant, la statue du dieu est cachée derrière un rideau. Les prêtres vont et viennent, jouent avec les nerfs des dévots en ouvrant très rapidement le rideau en laissant voir « involontairement » la divinité l'espace d'une demi-seconde. À chaque fois, ça a l'effet d'exciter la foule qui tend la tête pour voir. Les prêtres continuent leurs allers et venues pour faire monter la tension. Puis après de longues minutes de ce manège, un prêtre tient le rideau et s’immobilise comme s'il attendait un signal. Des clochettes tintinnabulent et enfin, il ouvre, créant un léger mouvement de foule et des soupirs de soulagement et d'admiration. Un autre prêtre derrière agite un chandelier devant l'alcôve où se tient la statue, elle-même entourée de bougies, de sorte qu'on aperçoit son visage furtivement. Les dévots tendent encore plus la tête et joignent les mains, certains font des gestes plus étranges : on sent que c'est un moment important. Puis le prêtre éclaire enfin toute la divinité. On voit son visage entier. Re-mouvement de foule et clameurs. Les musiciens du temple rejouent de plus belle. C'est une très belle effigie dorée de Ganesh, il est majestueux. Le darshan est complet quand on a croisé les yeux de la divinité et fait sa prière. Puis un prêtre ouvre la barrière et tout le monde se précipite pour donner et recevoir son prasadam (ici, principalement un bouquet d'herbe qui dégage une odeur fruité très agréable), toucher le feu d'une bougie en signe de purification et recevoir son tilak sur le front. Puis tout le monde rentre au bercail, ce qui me permet de prendre des photos discrètement.
Je jette un coup d'œil à Google Map et voit qu'il y a d'autres temples dans les villages voisins. Le plus proche est à 2 km, dans le petit village de Kundrakudi, et je décide de les faire à pied. En plein cœur de la campagne tamoule, je profite, malgré la forte chaleur de 13h. Puis un homme en moto s'arrête à mon niveau et me demande où je vais. Je lui explique et il propose de me « dropper ». Je m'installe derrière sans discuter. Sur le chemin, il me dit que le temple que je vais voir est petit et n'a rien d'exceptionnel. Il me dit que son père a un « bureau » en pleine campagne, tout près de ce temple dans le village de Siravayal. Il me qu'il y avoir un « meal » (le nom du thali dans ke sud) et m'invite à me joindre à eux. Je ne comprend pas tellement de quel genre de bureau il parle, mais je n'ai pas l'impression que c'est pour me vendre quelque chose. J'accepte. Il sort de la route, emprunte un minuscule chemin de terre entre les arbustes, et en plein milieu de la nature, un petit bâtiment blanc devant lequel sont attablés une vingtaine de personne avec leur repas sur une feuille de bananier, les hommes d'un côté, les femmes en face, vaches, chèvres et chiots autour, le tout dans une bonne humeur communicative. Le jeune homme me présente et je suis accueilli comme un roi ! On me fait entrer et on m’explique de quoi il s'agit. C'est en fait une petite ONG du nom de Kamla Foundation, qui s'occupe du développement des villages du district : eau, agronomie, éducation, égalité des femmes, etc... On me présente à l'équipe, puis on m'invite à sortir pour manger. C'est franchement de loin le meilleur repas depuis mon arrivée ! Du riz, un mélange de légumes, d’autres légumes en sauce, des pommes de terres frites, un curry de mangue, l'éternel sambar, des appalam, un succulent payasam pour finir sur une note sucrée et une petite banane. C'est un délice, et on ne cesse de me resservir !
L'équipe est souriante, on m'invite à revenir quand je veux, de me faire visiter la région gratuitement... Puis le fils du responsable me propose de repartir en moto et me conseille la visite du temple de Murugan, dans le village voisin de Kundrakudi. Un coup de moto et c'est fait. Mais le temple est fermé. On peut quand même le voir de l'extérieur : c'est un temple tout en hauteur, au sommet d'un rocher, où on accède par des marches. Pas particulièrement impressionnant. Autour quelques belles demeures chettiar décaties. Il m'indique l’arrêt de bus pour rentrer à Karaikudi. On échange nos contacts et il repart sur son cheval d'acier...
Le bus arrive quelques secondes plus tard, 10 roupies. Il me dépose au Old Bus Stand de Karaikudi, relativement proche de mon hôtel. Je photographie quelques demeures chettiar abandonnées en route. Je bifurque au hasard dans une ruelle, histoire de quitter l'axe principale, et surprise... je tombe sur le quartier des antiquaires dont m'a parlé Marcomarco ! C'est plein d'objets vintage, hétéroclites et inattendus, à l'indienne ou coloniaux, il y a de tout et ça vaut le petit détour.
Je rentre à l'hôtel et me décide finalement pour faire mon check-out et aller loger à Kanadukathan, car l'appel des villages et de la campagne se fait plus fort. Sur le chemin du bus stand, j’ai très envie d'un soda nature avec cette chaleur. Je m'arrête au supermarché et en achète un pour 24 roupies. Je prends ma première gorgée... et en fait, c'est un infâme soda ultra-sucré au sirop de glucose et à l'essence de rose. C'est infâmement sucré... Arrivé à la gare routière, je veux m’enlever ce goût infect de la bouche et demande un soda nature. Je bois à gorge déployé... et horreur, c'est la même chose... Immonde! J'ai pris une dose de sucre pour deux mois ! Mon bus pour Kanadukathan est déjà là. Ticket à 15 roupies, une petite demi-heure de trajet. Je remarque en chemin un village, Kottaiyur, particulièrement bien doté en mansions chettiar ! À voir si j'ai le temps. Le bus arrive enfin à Kanadukathan... au moment où un déluge éclate. Je fais comme tout le monde et attends sous un porche, mais la pluie ne s'arrête pas... Je vois un rickshaw et lui demande de m'amener dans l'hôtel le moins cher du village. Il est ok pour 50 roupies. Il m'amène au Chettinad Narayana Vilas, voisin du plus connu Chettinadu Court.. La chambre la moins chère est à 2464 roupies... Ce n'est pas vraiment mon budget et impossible de marchander. Mais quand je vois la chambre immaculée, décorée de jolis carreaux, de beaux meubles, un lit douillet, des serviettes blanches comme la culotte de la Vierge Marie, une salle de bain impeccable, une brosse à dent, du dentifrice, shampoing, savon, une bouteille d'eau... le tout avec l'AC, le petit déjeuner compris, un balcon et vélo disponible gratuitement pour visiter les alentours, je ne résiste pas longtemps. Un peu de luxe ne peut pas faire de mal! Et le patron a l'air sympathique. Je sors pour un petit tour de village, plus loin sur la route où passent les bus, car c'est là qu'il y a un peu "d'animation" le soir. Il fait déjà nuit. Quelques gargotes un peu crades, rien qui m'inspire vraiment. Je retourne au restaurant de l'hôtel et prend un biryani correct (120 roupies). La carte est un peu plus chère que dans les restaurants de base, mais reste largement abordable. Et enfin, je me couche dans mon lit douillet.
Karaikudi est finalement une bourgade vivante et intéressante, avec des hébergements bon marché, et une bonne base pour visiter la région. Mais on peut aussi se contenter d'y passer un jour pour se poser et partir pour Kanadukathan par exemple. Il est très facile et très peu coûteux de visiter la région par ses propres moyens et sans voiture, pour peu qu'on soit habitué à voyager en Inde de cette façon. La plupart des bus circulent toutes les 10 mn, on ne perd jamais de temps. Mis bout à bout, les transports ne m'ont pas coûté plus 55 roupies pour quatre trajets dans la journée. Ça permet aussi de faire facilement des rencontres.
Karaikudi  Maison aux Mille fenêtres  ONG Kamla Foundation    Rues des antiquaires (quartier de Kallukatti)   hôtel Udhayam  restaurant Annalakshmi   restaurant de la gare routière de Karaikudi  temple Sri Kotravalishwarar (Kovilur)    temple de Sri Karpaga Vinayagar (Pillaiyarpatti)   temple de Murugan (Kundrakudi)  | | | À: Pagaljavab · 31 juillet 2018 à 12:30 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 54 de 155 · Page 3 de 8 · 1 585 affichages · Partager Bonjour Pagal et merci pour ce récit qui donne vraiment envie d'y aller faire un touret les bons conseils ! j'ai bien aimé le passage sur les sodas! il faut toujours se méfier de ce genre de boisson en Inde ! Bonne continuation Anne | | | À: Pagaljavab · 31 juillet 2018 à 18:50 · Modifié le 2 sep. 2018 à 1:31 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 55 de 155 · Page 3 de 8 · 1 555 affichages · Partager Jour 10, Chettinad (Kanadukathan et villages alentours), 31 juillet
Lever pas aussi tôt que prévu... Dommage parce que j'ai prévu un tour en vélo (fourni par l'hôtel) dans la campagne tamoule et je voulais éviter le cagnard. Tant pis... Après un petit déjeuner « continental » (des toast grillés, de la confiture chimique, une omelette, un café - compris dans le prix), copieux à défaut d'être bon, j’enfourche le vélo que le patron me présente, soit un morceau de ferraille rouillé (je sens déjà venir les risques de crever un pneu ou de casser quelque chose et me retrouver en rade en pleine brousse, où qui sait, dans un village hostile où je vais servir de déjeuner). Direction le village d'Athangudi, à 6 km de là. J'ai pris mon téléphone pour me diriger avec Google Map. La conduite n'est pas de tout repos avec mon antiquité roulante, mais ça pourrait être pire. Je m'aperçois déjà que bien engagé sur une route, je suis allé trop loin... Retour en arrière et je trouve la bonne route. Je suis Google Map et me retrouve sur une route défoncée au milieu de forêts éparses et de paysages arides. Je traverse quelques villages, si on peut appeler ça comme ça, plutôt des regroupements de cabanes, où je croise parfois des humains (souvent des femmes au boulot) qui me regardent comme si un extraterrestre avait atterri chez eux.
Mais la plupart du temps, mes rares rencontres se limitent à des chèvres ou des chiens.
Le chemin n’en finit pas, je ne vois rien à l'horizon, et le cagnard commence sérieusement à taper (il est plus de 11h). Mais en même temps, je me sens libre dans cette campagne, avec le sentiment que je peux aller où je veux. Je finis par arriver à Athangudi tout en sueur. Il y a à l'entrée du minuscule village un quartier de menuisiers... et un petit commerce où je prend un thé et descend d'une traite une demie bouteille d'eau. Juste en face, la fameuse Lakshmi House ou Athangudi Palace, indiqué dans le LP. Belle devanture, et dans la rue, de belles mansions abandonnées.
Un vieillard sénile et une femme plus jeune sautent sur moi pour me dire « One hundred rupees ! ». C'est le prix de l'entrée. Mais ils pourraient au moins dire bonjour! Derrière moi arrive un groupe d’indiens qui visite le lieu en 3 mn chrono. Je profite un peu des salles. Le palais est pas mal, ce qu'on peut attendre d'un intérieur chettiar (murs et sol carrelés, plafond sophistiqué, des peintures, des piliers, et toujours ces éléments « art déco » entre style colonial et indien).
Pas mal mais rien d'extraordinaire non plus, d'autant plus qu'il y a seulement trois salles à visiter. Je vais sortir quand débarque une horde de touristes indiens bruyant qui regardent des clips sur leur téléphone pendant la visite et prennent des photos à tout va sans même regarder. Au revoir ! Je repère sur Google Map qu'il y aurait un temple d’Ayyanar à Thiruvelangudi, à 4 km, après le village suivant de Palavangudi. Par sécurité, je demande la direction au tchaiwala qui rit bien avec ses amis, car ils se demandent ce que je vais foutre là-bas, d'un air de dire « ils sont vraiment cintrés ces touristes occidentaux ». Et c’est reparti, sous une chaleur encore plus forte. Des fabricants de carreaux façon azulejos sur le bord de la route, qui font la renommée d'Athangudi, et j'arrive assez vite à Palavangudi. On me salue et me fait des sourires en me voyant passer. Je vois au loin dans un quartier du village une concentration de vieilles mansions chettiar abandonnées. Un petit détour s'impose! C'est incroyable, hors du temps! Le quartier est déserté, presque fantôme (le village aussi d'ailleurs). Il y a de vieilles demeures abandonnées tout autour. Je prends quelques photos et repars.
À la sortie du village, une gargote et une épicerie. Je prends une bouteille de soda nature que je bois d'une traite. Un kilomètre plus loin, la route bifurque : c'est le chemin vers le temple. Il est là, au milieu de la végétation!
Il n'y a pas d’habitations autour (le village est plus loin), juste une vendeuses de fruits assise au sol, dont on se demande ce qu'elle fait là, une vieux gardien de chèvre et une villageoise qui se baigne et lave du linge dans un grand bassin à l'eau boueuse.
La grille du temple est fermée, mais elle me fait comprendre qu'il y a une autre entrée par derrière.
Ce sont des petits temples quasiment perdus dans la jungle (il y en a trois en fait).
Le temple d’Ayyanar est le plus beau, mais il n'a pas l'air d'être consacré qu'à la divinité villageoise (ou alors ce n'est pas le bon...). Il n'y a pas les chevaux en terre cuite sur le bord du sentier, caractéristiques des Ayyanar, mais il y a bien sa statue avec un attelage de canassons.
L'endroit est paradisiaque ! Je me suis quand même bien éloigné de Kanadukathan avec ma rougne, mais je poursuis en consultant toujours Google Map. D’où je suis, je peux rentrer à Kanadukathan, à 8 km, en passant par une autre route qu'à l'aller, où je trouverai un autre temple d’Ayyanar. Je repars sous la canicule, sur ces routes où il n'y a pas une ombre et quasiment que le chant des oiseaux et des criquets, où parfois des cris étranges de je ne sais quoi... Au bout de quelques kilomètres, je commence à être vraiment épuisé. Mon vélo me joue des tours : une roue freine toute seule de temps en temps et me ralentit. En traversant, les villages, on continue à me sourire et à me faire des signes (sauf quand on me prend pour un alien), ce qui me donne du courage. Puis la campagne et le sentiment de totale liberté aident aussi. Je traverse le plus « grand » village de Soorakudi, où une fête semble se préparer avec de la musique balancée à fond. Plus loin sur la route, me voilà au niveau du temple d’Ayyanar, juste avant le hameau de Devaripatti. Je m'enfonce dans le sentier désert et au bout de 100 m... voilà un temple d’Ayyanar quasiment à l'abandon, avec ses rangées de chevaux en terre cuite un peu (voire complètement) délabrés par l'ouvrage du temps.
Je suis ravi de ma découverte, mais je commence à avoir la tête qui tourne : il est presque 14h, j'ai fait 20 km sous la canicule sans casquette et je n'ai rien avalé depuis le petit déjeuner... Les derniers kilomètres sont éprouvants, avec mon vélo qui refait des siennes et la chaleur toujours plus forte. Mais je vois enfin apparaître la petite gare rurale de Chettinad, tout près de Kanadukathan. Encore 2 km, j'y suis presque. Puis les premières habitations. Je me précipite dans le premier boui-boui que je trouve et englouti trois chaussons œuf et légumes (puff) avec un tchaï et la moitié d’une bouteille d'eau. Je suis en nage, exténué, mais tout va bien ! En rentrant à l'hôtel, le proprio me fait remarquer: « Hey, you're sweating !! » (bien vu !). Je me douche, m’allonge un peu. Tout requinqué, je sors faire un petit tour pour voir juste de l'extérieur les mansions chettiar majeures de Kanadukathan, qui sont toutes près de mon hôtel. Elles sont assez impressionnantes. Kanadukathan fait d'ailleurs un peu village musée avec ses demeures bien préservés. Si je peux, je verrai les intérieurs demain si j'ai le temps.
Mais un orage commence à gronder. Retour à l'hôtel, encore un peu de repos. Au dîner, on me prévient qu'il n'y aura que des dosa. Il y a une carte gigantesque et toujours seulement un ou deux plats disponibles. Les jeunes employés sont marrants mais pas très professionnels. L'hôtel veut se la jouer luxe, mais je comprends mieux pourquoi il est à 2000 roupies de moins la chambre que son voisin le moins cher. Cela dit, l'ambiance est plus familiale et c'est tout de même très confortable. Surtout après une pareille virée.
Il n’est donc pas trop difficile de visiter la campagne et les villages autour de Kanadukathan en vélo si on est en bonne forme, qu'on s'organise un peu (partir le plus tôt possible) et qu'on a pas peur de l'aventure et de se perdre parfois au milieu d'une forêt ou d'un désert de buissons. L'avantage est qu'on peut aller absolument où on veut. Si on prête attention, pratiquement chaque village traversé a un trésor caché. Les villageois ne sont pas du tout hostiles, juste ébahis au pire. Mais attention, on se retrouve dans des coins vraiment perdus en pleine "jungle". Mieux vaut avoir une carte ou Google Map. Avec un bon vélo ou une moto, j'aurais pu faire bien plus, mais c'est déjà beaucoup !
Kanadukhatan, campagne et villages alentours    B&B Chettinad Narayana Vilas   | | | À: Pagaljavab · 31 juillet 2018 à 22:39 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 56 de 155 · Page 3 de 8 · 1 537 affichages · Partager Mieux vaut avoir une carte ou Google Map.
Ou l'application Maps.me (gratuite) avec la carte du coin (gratuite). Gros avantage, c'est disponible hors ligne, donc toujours présent et sans coût réseau. Repose sur les données de OpenStreetMap.
Affiche moins de sites commerciaux (hôtels, restaurants, magasins...) que Google Maps, mais aussi étoffé pour les sites touristiques, voire plus. Ainsi, la localisation d'un pont de rondins qui m'a été bien utile lors d'un trek au Pérou.
Principales limites, ni vues satellite, ni vues relief (mais disponibles sur OpenCycleMap ou OpenTopoMap), et pas d'itinéraires avec transports collectifs.
Fabrice | | | À: FabGreg · 1 août 2018 à 5:13 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 57 de 155 · Page 3 de 8 · 1 524 affichages · Partager Merci pour l'info Fabrice, c'est bon à savoir. Cela dit, j'étais hors-ligne et Google Map a très bien fonctionné, m'indiquant ma position exacte, même dans les endroits les plus reculés. Évidemment, pas d'itinéraire transport hors-ligne mais pour le coup, ce n'était pas utile, et pas sûr que ça aurait marché ici en étant connecté. | | | À: Pagaljavab · 1 août 2018 à 8:39 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 58 de 155 · Page 3 de 8 · 1 515 affichages · Partager A ma connaissance, pour que Google Maps fonctionne hors ligne, il faut avoir au préalable (quand on a encore une connexion) enregistrer soit-même la zone où l'on souhaite en bénéficier. Et que c'est assez consommateur en mémoire.
J'avais fait cela en préalable à ce trek au Pérou, de manière à bénéficier de la vue relief avec lignes de niveau. Mais n'indiquait pas le petit pont de rondins que, de nuit, je n'aurai jamais pu trouver sans Maps.me. Critique pour franchir une rivière trop tumultueuse pour s'y aventurer à pied.
Bonne suite dans tes balades au Pays des tamouls.
Fabrice | | | À: Pagaljavab · 1 août 2018 à 14:08 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 59 de 155 · Page 3 de 8 · 1 503 affichages · Partager Pour l'instant, la ville ne m'inspire pas. En la traversant en rickshaw, elle m'a paru être une petite ville indienne poussiéreuse, bruyante et sans intérêt. Je me demanderais presque ce que je fais ici
Mais d'expérience, je sais qu'une arrivée de nuit dans une ville indienne est trompeuse et qu'au petit matin, tout semble transformé et se révéler sous un jour complètement différent. Autre angoisse : je recoupe toutes les sources, carnets de voyage, Lonely Planet, sites internet de tourisme, et je me retrouve avec des dizaines de villages « incontournables », des mansions et des temples partout. Et pas une carte, à part Google Map qui m'indique la position des lieux. Mais comment y aller ? À qui demander ? Comment m'organiser ?
je n’arrive pas à comprendre ce qu'il pourrait y avoir de beau à voir ici. Je suis perplexe et je me demande à nouveau si c'était une bonne idée de venir à Karaikudi.
je me suis senti comme toi, apres, un bon tchai, un bon kothu parotha, et l'esprit s'ouvre !
Je demande aux deux managers s'il y a des chouettes choses à voir à Karaikudi et dans la région. Ils me regardent presque effrayés et me marmonnent dans un anglais à la limite du compréhensible : « Eeeerr, no sir, I don't know. Villages around... Here, only Mansion of Thousand Windows, just near 400 m backside ». Je demande s'il y a des bus locaux qui vont dans les villages : « No sir, no public buses ». Mais je devine bien à sa tête et son air apeuré qu'il n'a pas la moindre idée de ce qu'il raconte.
j'ai vécu la mème scène au mème endroit...
et surprise... je tombe sur le quartier des antiquaires dont m'a parlé Marcomarco ! C'est plein d'objet vintage, hétéroclites et inattendus, à l'indienne ou coloniaux, il y a de tout et ça vaut le petit détour.

Il faut y revenir et passer plus de temps, vraiment 5-6 jours au moins et encore... Et pour la période de fêtes, c'est le top !!!
et en chanson :
| | | À: FabGreg · 2 août 2018 à 18:31 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 60 de 155 · Page 3 de 8 · 1 460 affichages · Partager J'ai pourtant désactivé ma 4g et je n'ai rien fait de particulier, et ça marche très bien, même dans les endroits les plus reculés. Mais curieusement, je suis à Thanjavur aujourd'hui et ça ne marche pas hors-connexion. Va comprendre... | Carnets similaires sur l'Inde: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 103 visiteurs en ligne depuis une heure! |