Je vois ton message au moment où je me disais que j'avais oublié de faire un petit topo sur le Lonely Planet "
Inde du Sud".
J'ai encore tendance à rester fidèle aux guides papiers car ils donnent des informations générales toujours très utiles. Et comme tu dis, ils ne tombent jamais en panne.
C'est vrai que j'aurais pu télécharger juste le chapitre concerné, ça m'aurait coûté bien moins cher, surtout pour ce que ça vaut... Je l'avais d'ailleurs fait pour le
Ladakh et le Gujarat.
Déjà, le changement de présentation qui a été opéré chez Lonely Planet il y a quelques années (qui vaut pour tous les pays) peut être contesté, parce qu'il est finalement moins lisible.
Mais surtout, il s'est accompagné d'un changement d'orientation et de ligne éditoriale: choix délibéré de s'adresser aux voyageurs des catégories de budget supérieures, beaucoup moins d'adresses, des destinations supprimées, beaucoup moins d'informations précises sur les trains et les bus, moins de sites "dans les environs de...", des cartes encore plus mal foutues et illisibles qu'avant, des informations erronées à la pelle...
Voilà, il est très clair qu'ils s'adressent désormais à une clientèle plus aisée qui évite les transports en commun et ne sort pas trop des sentiers battus.
Alors c'est sûr, on peut comprendre cette ligne éditoriale, parce qu'entre internet, les forums, etc..., ce n'est pas avec les routards petit budget, d'ailleurs de moins en moins nombreux et qui peuvent voyager assez librement et trouver des adresses qui leur conviennent sans les guides papiers, qu'ils vont faire leur beurre. Et pour une grande partie de ces routards, le guide papiers a toujours été une base pour éventuellement trouver leurs propres adresses.
Mais là quand même! Le LP a forcément toujours été limité, mais là il ne sert quasiment plus à rien. Avant de partir, j'ai feuilleté notre Guide du Retard national: il est nettement moins cher, apparemment plus fourni en adresses, surtout bon marché, mais comme à son habitude, couvre moins de terrain que le LP et zappe des endroits qui valent le déplacement...
Puis le prix que ça coûte pour avoir autant d'informations imprécises ou fausses, ce n'est pas du travail... On a parfois l'impression que les auteurs sont à peine passés dans les endroits qu'ils décrivent, voire qu'ils n'y ont pas mis les pieds... On dirait qu'ils savent que leur existence est menacée et qu'ils ne cherchent même plus à faire d'efforts.
Ils ne sont pas encore complètement inutiles et obsolètes, mais à ce rythme-là, ça va venir...