20 jours dans le Tamil Nadu (Inde du Sud): carnet (presque) en direct Pagaljavab · 24 juillet 2018 à 19:51 · 230 photos 155 messages · 23 participants · 19 242 affichages | | | | À: Marien33 · 26 juillet 2018 à 8:12 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 21 de 155 · Page 2 de 8 · 2 010 affichages · Partager je serais bien allé me balader avec Pagal dans le Chettinad... et ailleurs. Mais... pas à son rythmeClin d'oeil
Ce n'est pas dans mes habitudes de voyager à ce rythme, mais cette fois j'ai peu de temps et il y a tant de choses à voir... C'est aussi le début du voyage et je suis allé plus vite pour me réserver plus de temps pour la suite. Je vais d'ailleurs rester 3 jours à Kanniyakumari. Il y a quelques années, je n'étais pas pris par le temps et je pouvais rester 5 jours ou une semaine quand un endroit qui me plasait. Mais c'est difficile désormais... | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Pagaljavab · 26 juillet 2018 à 8:17 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 22 de 155 · Page 2 de 8 · 2 008 affichages · Partager je serais bien allé me balader avec Pagal dans le Chettinad... et ailleurs. Mais... pas à son rythmeClin d'oeil
Ce n'est pas dans mes habitudes de voyager à ce rythme, mais cette fois j'ai peu de temps et il y a tant de choses à voir... C'est aussi le début du voyage et je suis allé plus vite pour me réserver plus de temps pour la suite. Je vais d'ailleurs rester 3 jours à Kanniyakumari. Il y a quelques années, je n'étais pas pris par le temps et je pouvais rester 5 jours ou une semaine quand un endroit qui me plasait. Mais c'est difficile désormais...
Ce n'était ni un reproche, ni une critique, ni une moquerie... J'avais mis un clin d'œiL C'est juste que mon corps ne pourrait pas assumer ce rythme. | | | À: Marien33 · 26 juillet 2018 à 8:25 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 23 de 155 · Page 2 de 8 · 2 005 affichages · Partager Ce n'était ni un reproche, ni une critique, ni une moquerie... J'avais mis un clin d'œiL
J'avais bien compris  Mais ça m'a fait penser à ce temps où je pouvais faire des séjours beaucoup plus longs et marquer des étapes plus longues... On s'adapte... | | | À: Marien33 · 26 juillet 2018 à 11:01 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 24 de 155 · Page 2 de 8 · 1 995 affichages · Partager Au bord de l'eau c'est les toilettes du dit village. Plus de merdes que de sable. Mais ça aussi, ça a peut-être changé en dix ans...
ha, ha ! LA blague du jour ! (de l'année plutot !)
Le temple de Rameshwaram, je l'adorai il y a 20 ans (presque), maintenant les magnifiques couloirs (colonnes, plafonds) sont repeints de façon HORRIBLE ! (pour nous évidement, pour EUX c'est correct...)
de toute façon, en quittant Madurai - plus on va vers l'est, plus c'est sale...
A Mammalapuram, j’aimais bien aller de temps en temps sur la plage dite "indienne", les femmes en sari mouillé etc, on se comprends  , aujourd'hui c'est une A P O C A L I P S E !!!! Une decharge a ciel ouvert - c'est pas assez dit... Puis, le vendredi soir arrivent les "touristes" de Chennai, par une autoroute direct - ils se mettent a 6 voir plus dans une chambre, picolent, crient, chantent toute la nuit, le samedi rebelotte.. Ils remplissent tous les restos a "touriste blanc" (autrefois), font du shopping meme dans les boutiques de Cashmiries... Impensable encore il y a 5-10 ans ! Les commercant sont en-cha-tés !! Des voitures garés partout, j'ai meme deja vu des motos rouler sur la plage... Evidement AUCUN respect pour personne ni lieux, mais, c'est la norme.... Ils commencent a etre agressifs envers "nous"... Le weekend passé, ça change, mais pour combien de temps encore... ? | | | À: Marcomarco · 26 juillet 2018 à 12:52 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 25 de 155 · Page 2 de 8 · 1 982 affichages · Partager Au bord de l'eau c'est les toilettes du dit village. Plus de merdes que de sable. Mais ça aussi, ça a peut-être changé en dix ans...
ha, ha ! LA blague du jour ! (de l'année plutot !)
Le temple de Rameshwaram, je l'adorai il y a 20 ans (presque), maintenant les magnifiques couloirs (colonnes, plafonds) sont repeints de façon HORRIBLE ! (pour nous évidement, pour EUX c'est correct...)
de toute façon, en quittant Madurai - plus on va vers l'est, plus c'est sale...
A Mammalapuram, j’aimais bien aller de temps en temps sur la plage dite "indienne", les femmes en sari mouillé etc, on se comprends  , aujourd'hui c'est une A P O C A L I P S E !!!! Une decharge a ciel ouvert - c'est pas assez dit... Puis, le vendredi soir arrivent les "touristes" de Chennai, par une autoroute direct - ils se mettent a 6 voir plus dans une chambre, picolent, crient, chantent toute la nuit, le samedi rebelotte.. Ils remplissent tous les restos a "touriste blanc" (autrefois), font du shopping meme dans les boutiques de Cashmiries... Impensable encore il y a 5-10 ans ! Les commercant sont en-cha-tés !! Des voitures garés partout, j'ai meme deja vu des motos rouler sur la plage... Evidement AUCUN respect pour personne ni lieux, mais, c'est la norme.... Ils commencent a etre agressifs envers "nous"... Le weekend passé, ça change, mais pour combien de temps encore... ?
Salut Mark, A te lire tu réactives mon rejet du Tamil Nadu dont j'avais adoré les temples et certains paysages, mais détesté le bruit et la saleté, le manque d'hygiène, le non respect du patrimoine jonché d'ordures etc... Je n'y ai plus mis les pieds depuis 8 ans... Ce que tu décris est exactement ce que j'ai gardé en mémoire. Tout à fait l' Inde que je n'aime pas particulièrement ces comportements dans les hôtels où je me souviens avoir poussé des gueulantes retentissantes à des 2h et 3h du matin où l'on ne pouvait pas fermer l'œil. Le comportement des "touristes" indiens est le même partout. Bien sûr ils sont chez eux, bien sûr c'est bien que désormais ils puissent visiter leur pays mais dans ces conditions c'est terrible. Ils bousillent tout autour d'eux en plus de leur comportement ET... ils ne regardent rien, n'apprécient rien. Leur seul intérêt est de se prendre en photo pour épater les copains quand ils rentreront chez eux. Pagal commençai t à m donner envie de retourner. Toi tu me confortes dans mon rejet du Tamil Nadu. J'ai de très belles photos du temple... il y a 10 ans et ce que tu montres dans cette video est horrible. Un de tes messages a été supprimé. C'est toi ? ou tu as été censuré par la modération ? | | | À: Marcomarco · 26 juillet 2018 à 12:59 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 26 de 155 · Page 2 de 8 · 1 982 affichages · Partager Hi Mark 
Le temple de Rameshwaram, je l'adorai il y a 20 ans (presque), maintenant les magnifiques couloirs (colonnes, plafonds) sont repeints de façon HORRIBLE !
"il est beau mon plafond, il est beau"
Photos prises en février 2008 du temple de Rameswaram | | | À: Ragamuffin · 26 juillet 2018 à 13:23 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 27 de 155 · Page 2 de 8 · 1 976 affichages · Partager
la vache qui rit, c'est ma préférée !! merci pour tes photos ! | | | À: Pagaljavab · 26 juillet 2018 à 13:25 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 28 de 155 · Page 2 de 8 · 1 974 affichages · Partager Il y a des entre-soi qui sont tout sauf exclusifs ou sectaires. Une bande de potes qui se connaissent (ou pas), rassemblés autour de celui qui raconte (bien), partagent les jolies choses, l'envers du décor, des souvenirs de voyage, ou un quotidien... quotidien. C'est dépaysant, pittoresque, enviable mais pas toujours. Les essors, comme les couches de peinture, se superposent sans masquer totalement la splendeur ou les horreurs.
Témoignages précieux qui s'entrecroisent en mots en images, réminiscences d'un temps qui s'efface, se renouvelle très vite...
@ Raga...
Un train qui fend les flots et ces deux éléphants en apesanteur dans une position... curieuse. (Que font-ils ?  ) Tu as le don des images inattendues. | | | À: Marien33 · 26 juillet 2018 à 14:09 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 29 de 155 · Page 2 de 8 · 1 965 affichages · Partager A te lire tu réactives mon rejet du Tamil Nadu dont j'avais adoré les temples et certains paysages, mais détesté le bruit et la saleté, le manque d'hygiène, le non respect du patrimoine jonché d'ordures etc... Je n'y ai plus mis les pieds depuis 8 ans... Ce que tu décris est exactement ce que j'ai gardé en mémoire.
t'as absolument raison. Mais, au meme temps, je ne parlerai pas de rejet. J'adore ce pays (le Tamil Nadu) grace a son histoire, patrimoine, paysages etc etc. J'ai essayé d'aller plus loin et avais envie de voir de qui est "caché" de regards des étrangers, voire, les tabous... J'ai decouvert (pour moi) un monde plutot fascinant (je m'y attendais  ), a condition (pour moi) d'y etre preparé et d'investir un peu - une voiture avec driver. J'ai eu vraiment de la chance - je suis tombé (pour une fois enfin) sur un type intelligent, a l'ecoute, assez drole - impossible pour un Indien (?), qui a cherché lui meme des endroits pour me satisfaire (il telephonait a ses potes locaux en demandant). Ca sonne comme tous ces messages qu'on voit ici le long de l'année, lol ! D'ailleurs, j'ai fait la meme chose cette année au Gujarat, j'etais trés heureux de mon choix. Donc une bonne semaine en voiture (climatisée parfois), des merveilles a se remplir les yeux et l'ame, bonne ambiance etc. Mais, il faut qu'ils sachent qui est le patron, evidement.
En plus, ils sont plus "cool" dans le Sud, plus sympa, il y a parfois des gens extraordinaires ! Encore une fois, il faut aller "hors sentier" pour, aussi, se sentir apprecié. Oui, ça peut arriver. 
J'avais encore de choses a dire, mais on me coupe tout le temps (boulot...), j'ecrirai ce soir.
Un de tes messages a été supprimé. C'est toi ? ou tu as été censuré par la modération ?
non, cette fois-ci c'est moi, le message s'est mis en double..
Et, Jean-Marie - n'oublies JAMAIS d'ecrire AVANT dans un notepad ou word, puis copier/coller, c'est ragant quand ça disparait d'un coup on se pas pourquoi...
L' Inde, soit on aime, soit on la deteste... Absolument faux ! On l'adoooore - on deteste la plupart de ses habitants qu'on croise sur son chemin (de touriste) | | | À: Ragamuffin · 26 juillet 2018 à 14:28 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 30 de 155 · Page 2 de 8 · 1 961 affichages · Partager Hi Mark 
Le temple de Rameshwaram, je l'adorai il y a 20 ans (presque), maintenant les magnifiques couloirs (colonnes, plafonds) sont repeints de façon HORRIBLE !
"il est beau mon plafond, il est beau"
![]()
![]()
![]()
![]()
![]()
Photos prises en février 2008 du temple de Rameswaram
C'est rigolo j'allais envoyer rigoureusement les mêmes, prises le 29 janvier 2009 | | | À: Marcomarco · 26 juillet 2018 à 16:36 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 31 de 155 · Page 2 de 8 · 1 949 affichages · Partager A te lire tu réactives mon rejet du Tamil Nadu dont j'avais adoré les temples et certains paysages, mais détesté le bruit et la saleté, le manque d'hygiène, le non respect du patrimoine jonché d'ordures etc... Je n'y ai plus mis les pieds depuis 8 ans... Ce que tu décris est exactement ce que j'ai gardé en mémoire.
t'as absolument raison. Mais, au meme temps, je ne parlerai pas de rejet. J'adore ce pays (le Tamil Nadu) grace a son histoire, patrimoine, paysages etc etc.
Tu as raison, le mot rejet n'est pas approprié puisque j'ai un désir recurrent d'y retourner. Quand je relis tout ce que j’ai écrit sur le Tamil Nadu lors de mes deux premiers voyages, toute la région que Pagal est en train de nous faire (re)vivre, je ne trouve qu’enthousiasme et bonheur dans ce que j’ai écrit. Et ces photos !!!...
J'ai essayé d'aller plus loin et avais envie de voir de qui est "caché" de regards des étrangers, voire, les tabous...
C’est un peu ce que j’ai fait à chacun de mes voyages, sans vraiment le vouloir, sans le chercher. Je ne sais pas trop pourquoi, ou plutôt oui, je sais mais pas envie d’intellectualiser ici, j’ai le chic quasiment partout où je suis passé et encore où je passe - pas plus tard que ces deux dernières semaines pendant ma cure ayurvédique - pour qu’on me fasse découvrir « ce qui est caché aux étrangers » (je pense que c’est ce que tu as voulu écrire). Et paradoxalement peut-être parce que je suis étranger. Je suis surpris presque quotidiennement par ce que me confient mes amis proches qu’ils ne diraient - NE DISENT PAS - à leurs frères et soeurs, à leurs conjoints, à leurs amis les meilleurs. Et je dis « meilleurs » quand nous, nous dirions intimes. Parce que dans tous ceux que je côtoie je remarque que l’ami intime ça n’existe pas. On ne partage pas l’intimité. On partagera très facilement un lit avec un frère, un cousin, un pote, mais pas ses pensées, pas ses émotions, pas ses sentiments et surtout pas son jardin secret avec lui. « Il pourrait le répéter... » D’ailleurs je n’ai toujours par réussi à leur faire comprendre la nuance que je mets entre « copain » et « ami ». Ils sont tous «friends». Et quand on prend un peu de recul et qu’on ne réagit pas au premier degré, on peut comprendre - à défaut d’admettre - certains comportements, ces débordements qui nous - en tous cas qui Me -mettent en rage et déclenchent ce ras-le-bol.
En plus, ils sont plus "cool" dans le Sud, plus sympa, il y a parfois des gens extraordinaires ! Encore une fois, il faut aller "hors sentier" pour, aussi, se sentir apprecié. Oui, ça peut arriver. 
Donc je me rends compte que, finalement, je ne connais pas le Tamil Nadu. Il aura fallu des années et une grande intimité avec les familles que je fréquente pour commencer - commencer seulement - à connaître les kéralais. Oui, ils sont cool. Comme ça en passant, quand on les côtoie en touristes. Mais dans leur quotidien, dans leur fonctionnement, dans leurs « règles », dans leurs tabous, dans leurs carcans - en particulier religieux -, ils ne sont pas cool du tout. Mais alors, pas du tout cool ! Comme je l’ai dit sur un autre post, jamais je n’épouserais une kéralaise. Riez pas, je sais, j’ai passé l’âge. Quoique... Ici l’âge finalement c’est un atout. Le senior est très respecté, vu comme quelqu’un qui a de l’expérience, de la sagesse, de la compréhension. Dans le même ordre d’idée et pour te dire que oui, on peut aussi se sentir « apprécié » et même être une référence, j’ai eu une demande très inattendue : - Serais-tu OK pour faire un enfant à ma femme si je me marie ? Moi je suis stérile, on ne pourra jamais avoir d’enfants. Le don de sperme ils connaissaient pas, en tous cas pas ce demandeur-là. Pourtant je crois avoir lu quelque part que si, ça se pratique en Inde. Mais il doit falloir payer... cher. Comme j’ai fait une drôle de tête et demandé si seulement il pensait à l’avis de l’épouse, il a précisé : - Alors tu pourrais nous donner ton sperme... Et suivit tout un argumentaire sur ma sagesse, mon expérience, mon instruction... Comme si mes spermatozoïdes devaient être immanquablement porteurs de tout ce que j’ai acquis, moi, en tant qu’individu, au cours de ma vie... Incroyable, non ? Je voulais raconter ça ailleurs sur un autre post, et puis une pensée en amenant une autre... Comme dans un échange verbal. Peut-être rien à voir avec cette discussion. Si tu veux Pagal tu peux supprimer ce passage et le reporter sur l’autre discussion. En tous cas, ouiiiii, on peut rencontrer des gens extraordinaires partout en Inde. J’en ai même rencontré beaucoup et un peu partout dans mes vagabondages. En Himachal Pradesh je les trouve aussi très cool. Si je devais un jour quitter le Kerala, c’est là-haut que je tenterais de m’installer. Peut-être je déchanterais aussi...
L' Inde, soit on aime, soit on la deteste... Absolument faux ! On l'adoooore - on deteste la plupart de ses habitants qu'on croise sur son chemin (de touriste)
Personnellement je ne « déteste pas la plupart de ses habitants ». J’aurais même tendance à les adorer, mais... INDIVIDUELLEMENT. Tu serais peut-être surpris de découvrir que parmi ces groupes de jeunes en voyage, sur leurs motos, ou en bus, si chiants, si gueulards, si irrespectueux d’autrui, sont des garçons absolument charmants et agréables à fréquenter seuls, isolés, en dehors de leur groupe à la con. Mon meilleur pote est méconnaissable dès qu’il sort en bande avec ses copains. Une dernière chose, et là on revient à l’éducation, la rigidité du système, les tabous, les carcans -religieux surtout-. La plupart des jeunes hommes indiens sont complètement immatures. De vrais ados, des gamins, même parfois. Vous avez tous dû le remarquer. | | | À: Marien33 · 26 juillet 2018 à 19:00 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 32 de 155 · Page 2 de 8 · 1 928 affichages · Partager J'ai essayé d'aller plus loin et avais envie de voir de qui est "caché" de regards des étrangers, voire, les tabous...
C’est un peu ce que j’ai fait à chacun de mes voyages, sans vraiment le vouloir, sans le chercher
Même ressenti.
Peut-être rien à voir avec cette discussion. Si tu veux Pagal tu peux supprimer ce passage et le reporter sur l’autre discussion.
Mais non, pourquoi ? Il n'y a pas à déplacer tout ce qui peut amener des discussions intéressante sur ce fil.
En Himachal Pradesh je les trouve aussi très cool. Si je devais un jour quitter le Kerala, c’est là-haut que je tenterais de m’installer.
Je me dis que si j'envisageais de vivre en Inde, ce serait sûrement dans l'Himachal.
La plupart des jeunes hommes indiens sont complètement immatures. De vrais ados, des gamins, même parfois. Vous avez tous dû le remarquer.
Oh oui... | | | À: Marien33 · 26 juillet 2018 à 20:44 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 33 de 155 · Page 2 de 8 · 1 916 affichages · Partager Donc je me rends compte que, finalement, je ne connais pas le Tamil Nadu..ils ne sont pas cool du tout. Mais alors, pas du tout cool !
Tu serais peut-être surpris de découvrir que parmi ces groupes de jeunes en voyage, sur leurs motos, ou en bus, si chiants, si gueulards, si irrespectueux d’autrui, sont des garçons absolument charmants et agréables à fréquenter seuls, isolés, en dehors de leur groupe à la con.
oui, tu as raison - j'ai fait beaucoup de raccourcis dans mes propos, mais je suis d'accord avec toi (quel miel & ambrosia... ils vont se dire - de moi - un vrai faux cul du sud (de la France cette fois-ci!) Pourtant, je deteste les raleurs qui petent les plombs (ma nature "nordique"?) ! 
Je t'accorde - face a certains gens et situations en Inde il est difficile (impossible) d'etre "indifferent". Si tu me voyais a 2-3 heures du mat crier, oui, crier et engueler, voir menacer le staff ou autres vivant dans les couloirs d'hotel ! Et qu'ils deviennent le lendemain tres souriants et gentils (souvent). Evidement, toutes ces histoires de yoga, coolitude et autres con...ries qui se vendent bien aupres de la menagere de 50 ans en occident, on le sait comment ça marche dans la vraie vie. Les gens peuvent etre tres violents dans le Sud, la criminalité est omnipresente, et pas forcement sur le fond de problemes de castes. L'amour "tantrique" et autres kamasutralies, c'est pour les touristes. Ca nique grave dans les villages et sur la plage la nuit, les mecs s'ils s'achetent de smartphones c'est pas pour regarder toute la journée le criquet...Regardez comment (attention, c'est tres soft et gentil) ils s'amusent le soir dans luer villages CLICK ICI Karakattam
allez, pardonne-nous Pagal ! | | | À: Marcomarco · 26 juillet 2018 à 21:26 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 34 de 155 · Page 2 de 8 · 1 911 affichages · Partager pour se faire pardonner quelques images de Chettinad :
| | | À: Pagaljavab · 28 juillet 2018 à 22:57 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 35 de 155 · Page 2 de 8 · 1 868 affichages · Partager Jour 2 et 3, 23 et 24 juillet: Madurai
À côté, le char qui transporte l'effigie de Sundareswar (Shiva, le "Beau Seigneur") attend la fin de la prestation des musiciens pour partir. La tension monte et tout ce beau monde se forme en procession derrière le char, devancé par un bel éléphant qui donne la bénédiction avec sa trompe à l'occasion, une vache, et les effigies de Meenakshi et de l'enfant Ganesh qui suivent pas trop loin derrière. Un demi-tour du temple, une fanfare d'enfer, des dévots en effervescence, les femmes qui offrent des guirlandes de fleurs en prasadam à Shiva en faisant des vœux... jusqu'au moment où l'on arrive devant la porte de l'enceinte du temple. L’effigie du Dieu est sortie du char, Meenaksji et Ganesh suivent leur chemin vers leur sanctuaire respectif, et des porteurs prennent le relais, en secouant frénétiquement le palanquin, ce qui donne l'impression que la divinité est en transe, et ce qui rend les dévot encore plus dingue. Enfin, Shiva est posé dans un enclos délimité par des grands draps, la musique se fait plus calme et tout le monde s'assoit au sol. La divinité est lavée, choyée, apaisée et prête à se coucher et à rejoindre la Déesse pour la nui : le rideau se referme... Les pèlerins courrent alors immédiatement vers le sanctuaire dans ce moment où le couple divin dégage une forte énergie. Profitant de la cohue, je tente ma chance... mais je finis par être encore une fois refoulé... La cérémonie à duré une heure. C'est une des plus impressionnantes que j'ai pu voir en Inde.
comme je l'ai deja dit auparavant il n'a pas que les temples mentionnes dans les guides - exemple que j'ai pu filmer il y a 3-4 ans à Thiruvidaimaruthur, à 50 km de Thanjavur, dans un temple grandiose et probablement jamais visité par les occidentaux. Shiva et Parvati transportés... L'un de mes meilleurs souvenirs de l' Inde... La ceremonie a durée plusieurs heures...
Mark | | | À: Marcomarco · 29 juillet 2018 à 3:57 · Modifié le 29 juil. 2018 à 4:16 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 36 de 155 · Page 2 de 8 · 1 856 affichages · Partager Bonjour Mark, Supéfiant ta video, Merci. Mais où étais tu placé pour avoir pu filmer au dessus de tous ces bras... Je me pose plein de questions aussi sur ce qu'il y a derrière ce genre de "démonstrations" religieuses. Et il n'y a que des hommes... | | | À: Marien33 · 29 juillet 2018 à 18:47 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 37 de 155 · Page 2 de 8 · 1 814 affichages · Partager Bonjour Mark, Mais où étais tu placé pour avoir pu filmer au dessus de tous ces bras...
Bonsoir, Pas compliqué. Je suis assez grand, les bras en l'air et on filme ! 
Je me pose plein de questions aussi sur ce qu'il y a derrière ce genre de "démonstrations" religieuses. Et il n'y a que des hommes...
je ne comprends pas trop ta question... (ma premiere reponse directe serait : derriere chaque religion il y a toujours la c...orie humaine, envie du pouvoir, richesses, enfin, de controler...)
Je pense que pour nous il est inutile de juger leur "religiosité", au contraire, profitons de cette opportunité pour observer les moments magiques... Moi, je regarde ça comme des reliques de rits MILLENAIRES, en plus, comme disait Coluche : quel est la difference entre Dieu et le Pere Noel? C'est que le Pere Noel existe vraiment !  Cette religion est en partie fondée sur les faits reelment historiques...Tamil Nadu est un pays ou la langue, les traditions etc durent pratiquement inchangés depuis plusieurs miliers d'années...
Il y avait aussi beaucoup de femmes, en ce moment un peu a l'ecart. Ce temple comporte plusieurs temples y compris celui de Parvati, ou le publique est majoritairement feminin. Apres cette scene la foule a tirée les "chars". Pas d'images, la batterie a lachée...
Mark | | | À: Pagaljavab · 29 juillet 2018 à 19:05 · Modifié le 29 août 2018 à 1:25 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 38 de 155 · Page 2 de 8 · 1 811 affichages · Partager Jour 4, 5 et 6, Kanyakumari, 25 au 27 juillet
Je suis tiré de mon sommeil par des bruits de claques dans la figure. Je me réveille bien dans le Kanniyakumari Superfast Express (aparté : j'adore quand la voix féminine automatisée des annonces de l'IRCTC prononce « Superfast Express » avec une sorte d’illumination à la fois hystérique, béate, agressive et saccadée : prêtez l'oreille si vous en avez l'occasion, vous comprendrez). Mais ce n'est pas cette jouvencelle robotisée qui est la cause de mon réveil soudain, mais une paire de hijras qui distribue des claques et donne malédiction aux passagers qui ne leur fond pas de don. Heureusement, pour moi, je suis sur la couchette supérieure, donc hors d'atteinte. Dehors, le jour se lève et le paysage a changé : une verdure luxuriante, des gigantesques étendues de cocotiers, des sortes de backwaters, des montagnes imposantes... c'est le Tamil Nadu qui a l'odeur du Kerala (j'imagine).
On s'approche de l'extrême pointe sud de l' Inde, le confluent des trois mers, la fin et le début de tout : Kanyakumari ! Mon imaginaire se fait une telle idée du lieu que j'ai peur d'être déçu. Mais le paysage me met en confiance. Le train se vide de ses trombes de familles de classes moyennes dans l'avant-dernière gare, à Nagercoil. Mon wagon est quasiment désert. Tant mieux. J'ignore les propositions des rickshaws qui me font croire que le centre est très éloigné, et parcours le gros kilomètre non sans une pause filter coffee, mon désormais rituel d'arrivée avant de me mettre à la recherche d'une chambre. Je n'ai pas la monnaie, mais le très sympathique tchaiwala me dit de repasser une autre fois pour payer. Sans réfléchir, je me dirige vers le Narmadha Hotel avec un poil d'appréhension car le LP l’annoncé plutôt sinistre. Je ne sais pas si l'hôtel à changé, s'ils l'ont visité ou si nous n'avons pas les mêmes valeurs, mais les chambres sont très correctes, et la terrasse de l'hôtel a la vue sur la mer. Je négocie à 700 roupies. Mes premiers pas dans le village m'enchante : ça sent la détente, les vacances religieuses tranquilles, la station « balnéaire » qui a gardé un peu de son âme de village de pêcheurs. Mais surtout, le paysage de ces sanctuaires embrumés qui flottent sur la mer est de toute beauté. Je pense vaguement à Dwarka ou à Diu dans le Gujarat, mais en plus petite et paisible. Je sens qu'on va bien s'entendre, avec cette « princesse vierge ».
Toute l' Inde semble concentrée ici : des restaurants locaux, côtoient les nombreux punjabis et rajasthanis pour ces rustres du Nord incapables d'essayer autre chose que leur propre bouffe, des « multicuisine » typiques des lieux touristiques indiens. Beaucoup plus d'enseignes en hindi. D'ailleurs, les locaux s'adresse souvent à moi en hindi (j'ai vécu la même chose à Madurai) pensant sûrement que tout ce qui est non-tamoul parle hindi, et ne sont pas surpris une seule seconde que je réponde dans cette langue. Un bon breakfast de idly et de dosa au Hari Hotel, une simple gargote de rue, et je traverse le dédale de boutiques qui descend au bord du front de mer sacré. Un passage rapide au temple de Devi Kanyakumari Amman le temps d'un petit darshan de coucou à la déesse : un brahmane est à l'affaire pour la puja dans le noir et l’impressionnante déesse fixe impassiblement les yeux des dévots... Le temple à été construit au 18ème siècle en l'honneur de la victoire de la Déesse sur un démon qui menaçait le monde. On peut entrer dans le saint des saints pour 20 roupies, mais photos interdites : j'essaye et me fait encore refouler par des pèlerins bigots. Ambiance paisible sur le ghat de bord de mer. Les pèlerins, sadhus et familles hindous sont tout à leurs rituels ou à observer la scène sur fond de rouleaux sous les colonnes du petit pavillon qui fait face à la mer.
Un lingam planté sur la petite plage du ghat crée plus d'agitation que le reste : trois femmes en font plusieurs tours.
Derrière vendeurs de fleurs, de noix de cocos et les inévitables et collants mendiants biharis exilés font leurs affaires. À l'horizon, le sanctuaire du sage Vivekananda et la grande statue du saint tamoul Tiruvalluvar se détachent de l'océan, chacun sur leur petit îlot rocailleux à quelques mètres du bout du ghat, le bout de terre le plus au Sud de Mère Inde.
En continuant le long du littoral vers l'ouest, je m'arrête au Gandhi Memorial, un joli bâtiment qui n'a pas d'autre vrais intérêt que sa vue agréable sur la mer. Seulement quelques photos marquante de la vie du Mahatma... L'entrée est gratuite : on demande juste un petit don pour déposer les chaussures. À l'intérieur, le guide officiel du musée, qui balade un groupe d'Indiennes, me demande un don pour les victimes... du tsunami de 2004 !
Cent mètres plus loin, c'est au tour du Kamarajar Memorial, le « Gandhi du Sud ». Comme dans celui de Gandhi, quelques photos des épisodes marquants de sa vie, mais aucune information ni explication, on n'apprend strictement rien de cet homme. Le tour est fait en moins d’une minute. Il va sans dire que c'est gratuit... Au retour, je repasse dans les ruelles commerçantes autour du temple en quête de ma pitance. J’évite soigneusement les restaurants de chaîne trop cleans pour classes moyennes, dont je n'aime pas le goût trop standardisé façon Saravana Bhavan. Je trouve une gargote sans chichi tenues par un vieux couple de villageois, l'Hotel Prasanti, dans la rue qui descend vers le temple. Le thali à volonté à 80 roupies est simple mais au moins il a du goût ! Filter coffee puis sieste. Malheureusement, un groupe de pèlerins façon « Bam bhole » a débarqué dans guest-house, dans il squatte un dortoir, étendent leur linge orange partout, ont pris le couloir de l'hôtel pour leur cantine et crient sans arrêt à la gloire de la Déesse... Comme il m'avait semblé avoir repéré de loin une plage depuis le Kamarajar Memorial, j'y retourne le soir pour aller plus loin. Au bout de 3 km vers l'ouest en longeant la mer, il commence à y avoir du monde. C'est en fait un sunset point envahi par les touristes indiens, mais très agréable. La nuit qui tombe sur Kanyakumari embrumée est splendide.
Il y a un petit sanctuaire à Marie qui fait face à la mer.De l'autre côté à quelques centaines de mètres vers l'ouest, j'aperçois un petit village de pêcheurs d'où une église dépasse des cocotiers sur fond de coucher de soleil. Paradisiaque !
Je fuis la foule pour aller y faire un tour (après vérification, il s'agit du village de Kovalam). L'atmosphère est totalement différente de celle de Kanyakumari : on est en plein dans le Tamil Nadu rural. Les habitants, visiblement en majorité chrétiens, ne semblent pas être dérangés de la présence d'un voyageur blanc dans leur village juste avant la tombée de la nuit et vaquent à leurs occupations presque comme si de rien n'était (nourrir les chèvres, discuter sur le pas des portes...), même si je sens bien que je ne suis pas censé être là. En confiance, je continue sur le chemin du village qui borde la mer, mais au bout d'un moment, je croise trois hommes dont un vieil édenté alcoolique qui me fait signe de rebrousser chemin d'un air un peu menaçant. Il me parle en tamoul, et j'essaie de parlementer avec lui montrant Kanyakumari qui s'éteint au loin. Il me fait encore signe de partir en disant : « Vish ! vish ! » que j'interprète comme « beach, beach », soit une invitation à me faire comprendre que ma place est sur la plage et pas dans son village. De toute façon, il va faire nuit et j'ai encore 3 km à pied pour rentrer à Kanyakumari, il est temps de rebrousser chemin. Un succulent kothu parotta au Vishwa (80 roupies), une gargote qui fait l'angle entre la rue principale et celle qui descend vers le ghat. J'y reviendrai ! Un dernier petit tour dans la nuit au des boutiques de snacks et de souvenirs hétéroclites qui bordent l'allée vers le temple, puis retour à l‘hôtel, écriture, lecture et au lit. Enfin, si la bande de pèlerins du Nord qui ont fait du rez-de-chaussée leur territoire arrêtent de crier leur « Mata ki ? Jaaaay !! » et autres « bam bholeeeee ».
Je me lève tôt pour prendre le petit ferry qui part d'une jetée vers les des petits îlots voisins du sanctuaire de Vivekananda et celui du saint Tiruvalluvar. Le premier part à 7h45 (50 roupies l'aller-retour). Je sais que ce ne sera sûrement pas exceptionnel, mais ça ne coûte pas grand-chose et j'aime beaucoup ce genre de petites virées qui permet de se mêler aux touristes venus des quatre coins de l' Inde. C'est marrant de les observer et ça débouche toujours sur quelques discussions en hindi. Je fais d'abord un petit tour par le marché au poisson où les locaux viennent faire leurs emplettes.
Je suis rassuré de voir que le poisson servi dans les restaurants est de première fraîcheur.
Puis direction l'embarcadère où il y a déjà la queue. Avec déjà une demi-heure de retard, les gardiens en uniforme annonce l'embarquement : grosse cohue, engueulades à deux doigts d'en venir aux mains entre ceux qui étaient dans la queue et ceux qui ont tapé l’incruste devant, mais tout ce beau monde finit par monter dans la vieille carcasse rouillée qui sert de navette. Traversée de 5 minutes et visite du sanctuaire de Vivekananda
et d'un autre plus prisé des pèlerins qui contient en son centre une authentique empreinte de pied de la déesse Kanyakumari. À voir l'empreinte, il semble que son pied ait été un peu difforme, mais gros succès chez les pèlerins... Je me rends dans un coin du rocher où je sais que l’espace de quelques secondes, il n'y aura pas un seul individu plus au sud de l' Inde que moi ! Retour au ferry qui ne passe pas par l'îlot de Tiruvalluvar, sûrement à cause des grosses vagues.
De retour sur la terre ferme, les queues pour les ferries ce sont considérablement allongée. J'ai bien fait de prendre le premier! Retour pour un petit dej dans ma gargote du matin, le Hari Hotel, pour quelques idli et vada-sambar. Repu, je vais faire un tour du côté du Kanyakumari « authentique » : son tranquille village de pêcheur qui entoure la belle église Our Lady of Ransom, ses ruelles aux habitations colorées.
Il y a une impressionnante et longue jetée déserte, véritable bras étroit de 400 mètres qui s'étend dans la mer. Je vais au bout malgré les vagues puissantes qui viennent parfois me lécher les pieds. La vue de là est photogénique.
L'après-midi, après un divin fish kothu parotta (120 roupies) au Vishwa Hotel, ma gargote du midi. Dans l'épicerie voisine où j'achète des bananes, un presque sosie de Morgan Freeman visiblement en plein délire paranoïaque a élu domicile au milieu de la boutique et débite de longs monologues sans queue ni tête sur la politique de Trump, sur la femme du patron qui parlent trop, et autres... Il est la risée des propriétaires et des clients, ce qui est sûrement la raison pour laquelle ils ne l'ont pas encore mis dehors. Il se plaint de la chaleur. « Then go to your AC room ! » ironise le patron. « No, it’s boring ». Et il reste là à déblatérer ses inepties... Après une longue sieste, je décide de retourner au Sunset Point de Kovalam à pied. Mais en chemin je croise un des petits train électriques qui fait la navette pour 10 roupies. J'y fais la connaissance de deux hommes d' Hyderabad qui me paient le trajet et m'offrent tchaï à l'arrivée. Originaires de Goa et du Kerala, ils font un passage éclair à Kanyakumari en allant vers Cochin. Il y a foule, encore plus que la veille. Mais le coucher de soleil est encore sublime.
Sur le roof-top de la petite chapelle de la Vierge qui sert surtout de point photo, des villageoises hindoues sont littéralement prosternée devant la statue de la Vierge. Pour le reste, je suis assailli par les demandes de photo, voire on me photographie ou m’attrape par le bras pour un selfie, parfois sans même un mot échangé. Évidemment, ce n'est pas la première fois que ça m'arrive en Inde, loin de là. Mais à Kanyakumari, c'est presque permanent et ce sont des locaux mais uniquement des touristes du Nord. Au retour. Mes nouveaux amis m’inviter à boire du Brandy avec eux, mais je décline gentiment. Je retourne au Vishwa pour un poisson grillé (100 roupies pour un petit) encore accompagné de mon favori kothu parotta, puis rentre à l'hôtel.
Le lendemain, dernier jour à Kanyakumari, je checke-out de ma guest-house et laisse ma valise, car je profite de cette dernière journée ici pour visiter le palais de Padmanabhapuram, dans la petite bourgade de Thuckallai à la frontière du Kerala. La gare routière, à 5 mn à pied de mon hôtel, est quasi-déserte à 7h30. Un tchaï et un vadai pour 18 roupies. Un type derrière moi rit à l'annonce du prix. Apparemment, je me fais entuber, mais vu qu'il paye lui-même son tchaï à 7 roupies, ça fait le vadai à 11... Je ne dois vraiment pas me faire avoir de beaucoup, mais si ça le fait rire... Mon bus arrive dans la foulée. L'aller coûte 36 roupies. Je suis absolument seul dedans ! Au moment du démarrage, trois personnes montent. Le contrôleur se met en tête de changer tout le monde de place alors que le bus est vide à plus de 90%. Je change de place. Il m'interpelle encore et m’intime de choisir une autre place... Une foule immense va-t-elle monter aux prochains arrêts ?? Nous arrivons à destination avec un bus au ¾ vide... Après deux heures de route, le bus dépose à 100 m de l’entrée du palais. Quelques boutiques autour, c'est calme. J'en profite pour me poser dans une gargote rustique, l’Hotel Mess, où je me régale de quatre petit ceylon dosa, un vada-sambar et leurs chutney pour à peine 35 roupies. J'aurai payé presque le double à Kanniyakumari. Je suis visiblement le seul visiteur. J’entre dans le palais, où les étrangers doivent payer le prix prohibitif de 300 roupies + 50 pour un appareil photo... Je ne paie pas le supplément sachant que comme partout, on ne vérifiera pas si j'ai pris le ticket. Le palais de Padmanabhapuram est un ancien édifice princier de style kéralais du 16ème siècle, ancienne capitale du royaume de Travencore, qui la particularité d'être le plus grand palais en bois d'Asie. Ça me faire immédiatement penser à l'architecture kashmirie.
Il faut suivre un parcours établi où dans chaque salle, une « guide » vous attend pour vous dire : « This is the queen’s bedroom » et autres banalités. La plupart des pièces ont un joli mobilier en bois gravé, d'un beau style « indo-chinois » me dit-on. On traverse des salles, d'agréables jardin, un ancien temple. Sans être absolument impressionnant, c’est très joli.
Et surtout, on voit que le palais est extrêmement bien entretenu. La visite dure une heure. À la sortie, un jus de noix de coco (40 roupies) pour la route. Deux minutes d'attente au bord de la route et un premier bus me dépose à la gare routière de Thuckallai, et sans une seconde de transition (je saute littéralement d'un bus à l'autre), un second à Kanniyakumari. Après un biryani et un maquereau grillé bien mérité au Hari (Le tout pour 160 roupies), un petit tour sur le ghat où Indiens en dhoti ou caleçon et Indiennes en sari intégrale se baignent en riant dans une mère déchaînée. Pendant que j'observe la plage, une fille rajasthanie me demande « May I selfie with you ? ». Et c'est parti pour toute la famille... puis deux Kéralais qui sautent de l'occasion... puis du Madhya Pradesh, du Maharashtra... puis la vieille mendiante biharie qui en profite pour tenrer sa chance d’un « Please bheyaaaa, 10 rupees bheyaaa... » quand on ne me parle pas de la victoire de la France à la coupe du monde de foot et de Mbappé qui est un "exemple pour le monde entier" (ah bon?). Toute l' Inde défile devant moi pour un selfie ! Je finis par partir à pied vers la gare pour réserver mon train pour Rameswaram (Départ à 22h00, Sleeper, Tatkal, 375 roupies). Dernier tour au Sunset Point pour quelques photos, selfies de force, discussions en forme de questions/réponses futiles. C'est la pleine lune et il y a ce soir une ambiance plus électrique. Un groupe de villageois font pétarader leurs tambours sur la plage voisine de Kovalam et l'Église du village s'illumine de toutes les couleurs pendant que le soleil s'enfonce lentement mais sûrement derrière les cocotiers. Magique !
Je récupère ma valise à l'hôtel, retour dans la zone du temple, un sympathique Tamoul qui travaille ici vient me voir pour discuter malgré son anglais difficile. On parle surtout des différences entre la culture française et la culture tamoule. Puis il me propose de m'amener à la gare en moto. Il est loin de chez lui et je suppose qu'il s'emmerde tout seul. Ça m'arrange bien avec les affaires que je traîne. Le train est annoncé à l'heure. Sur la plateforme, des villageoises rajasthanies chantent de bhajan venus du désert et remporte un beau succès. Puis à la dernière minute, changement de plateforme : je suis la marée humaine envahit les rails pour rallier le train qui est à l'opposé. Dans le train, des groupes de pèlerins crient, négocient des échanges de place, s’invectivent en conséquence. Ce qui ne l'empêche pas de m'endormir en quelques secondes. Les trains indiens ont un effet magique sur mon sommeil.
Kanyakumari    Temple de Devi Kanyakumari Amman  Ghat   Île du Vivekananda Memorial   Gandhi Memorial  Kamarajar Memorial  Sunset Point    Our Lady of Ransom Church   Palais de Padmanabhapuram    Narmadha Guest House  Hotel Hari (restaurant)   Hotel Vishwa (restaurant)    Hotel Prasanthi (restaurant)  | | | À: Pagaljavab · 29 juillet 2018 à 19:22 · Modifié le 2 sep. 2018 à 1:44 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 39 de 155 · Page 2 de 8 · 1 808 affichages · Partager Jour 7 et 8, Rameshwaram, 28 et 29 juillet
Dur d'arriver à Rameshwaram quand on vient tout juste du calme et de la tranquillité de Kanyakumari... Arrivée un peu avant 6h, un rickshaw m'accoste et me propose de me déposer dans une rue à 5 mn à pied du temple où les guest-houses acceptent les étrangers. Il réclame 50 roupies, soit le prix annoncé par Lonely Planet. Je suis encore un peu dans le pâté, pressé de prendre une douche, car pour la première fois de ce voyage, mon wagon en Sleeper n'était pas de première propreté. Je visite quelques guest-houses et me décide pour la première, Samuthi Lodge, pour une non-AC à 700 roupies. La salle de bain pourrait être mieux, mais le lit est très propre et super confortable ! Ça devrait plutôt en coûter 500 ou 600 d'autant plus qu'il n'y a pas de wi-fi, mais je reste une seule nuit et je n'ai pas envie de négocier. Après une douche salvatrice, mon traditionnel filter coffee d'arrivée dans la rue et direction le fameux temple de Ramanathaswamy. Mes premières impressions que cette ville est désagréable se confirment. Bruyante, poussiéreuse, par endroits, les odeurs d'égout sont puissantes, parfois de légères odeurs de poisson séché. Comme à Madurai, le gopuram du temple apparaît au bout d'une longue rue. Mais il est moins beau et impressionnant.
Contrairement, à Madurai, les véhicules sont autorisés à circuler autour du temple. Un sacré chaos. Je me dis que je ne vais pas rester longtemps ici... Et pourtant, au fur et à mesure de ma découverte, Rameshwaram finit par se révéler sous un jour agréable. D'abord, en commençant le tour du temple pour en chercher l'entrée, j’aperçois un panneau indiquant « way to the beach » et au bout d'une ruelle, je vois enfin la mer et une foule de pèlerins. Je me crois presque sur un ghat de Varanasi, si ce n'est que la mer remplace le Gange.
Même ambiance de puja matinale, la majorité des pèlerins fait ses ablutions dans l'eau, tandis qu'en retrait, quelques brahmanes effectuent des rituels avec du feu ou des boulettes (de coco ou de fromage, je n'ai pas bien vu).
J’avance dans l'eau jusqu’aux genoux et prends quelques photos.
J'ai faim et le seul restaurant qui m'inspire dans les alentours est un Saravana Bhavan (où je m'étais promis de ne plus aller). Mais celui-ci est très bien, le staff très attentif, et la carte est moins chère. C’est fou la différence qu'il peut y avoir entre les restaurants de la même chaîne, la nourriture et les accompagnements n'ont même pas le même goût que dans les autres ; s'il n'y avait pas l’enseigne je n'aurai pas fait le lien). Du coup, j'y retournerai quasiment pour chaque repas. En sortant de la zone du temple, je découvre même des ruelles et des petits quartiers calmes, presque ruraux, avec des marchés aux fruits, des petits temples... Parfois des odeurs de fleurs et de fruits.
De retour à l'hôtel, le personnel se montre très sympathique et me donne plein de conseils utiles pour me rendre le lendemain matin à Dhanushkodi. Finalement, c'est pas si mal Rameshwaram !
Je ressors l'après-midi après une longue sieste. Je trouve un seul cybercafé à deux pas de la porte ouest du temple pour consulter mes emails. Puis, j’entre enfin dans le temple de Ramanathaswamy. Ce temple est lié à l'épopée du Ramayana, et particulièrement à l'épisode où après avoir vaincu le démon Ravanna à Lanka, Rama et Sita érigent un lingam de sable en l'honneur de Shiva. Le temple est grand, presque autant que celui de Madurai à vue d'œil, pas aussi beau, ni de l'extérieur, ni de l'intérieur. Même si quelques murs et colonnes datent du 16ème siècle, les peintures et les sculptures font plus récentes et il y a des parties en travaux. Comme dans tous les temples importants du Tamil Nadu, les téléphones et appareils photo sont strictement interdits, et les darshan principaux dans le saint des saints interdits aux étrangers, qui ne peuvent théoriquement que circuler dans les couloirs et devant les autels mineurs. Mais à l'entrée, après avoir laissé mes chapal au bord de la rue, personne ne me fouille. J'aurais facilement pu passer avec mon téléphone, dommage... Et une fois à l'intérieur, vous pouvez entrer sans problème dans les parties interdites, aucun gardien, policier ou brahmane ne vous dira quoi que ce soit... Du coup, j'ai pu accéder sans problème au darshan de Ramanathaswamy et de la Déesse, et apercevoir le célèbre jyotirlingam, l'un des douze lingam les plus sacrés du shivaïsme. Dîner au Saravana Bhavan pour un très bon kothu parotta (95 roupies), un délicieux badam milk (lait d'amande chaud sucré et aromatisé) dans la rue près du temple pour 15 roupies, et au lit.
Le bus n°3 qui va à Dhanushkodi part juste en face de ma guest-house à 6h. Je fais mon check-out et demande à laisser ma valise que je reprendrai à mon retour de Dhanushkodi. Le manager refuse, prétextant qu'il ne veut pas être responsable en cas de vol. C'est bien la première fois que ça m'arrive... En revanche, il me propose de garder la chambre quelques heures de plus pour la somme restante que j'ai laissée en avance, soit 300 roupies en plus. Le salopard ! J'essaie de protester et de négocier, mais mon bus va passer dans 5 mn. Je suis obligé d'accepter. « Balance is clear now", qu’il me dit. Oui, en sa faveur ! Bien joué... Plusieurs bus passent, puis de loin j'en aperçois un marqué « 3 ». Je le hèle et prend un ticket (30 roupies) pour « le village fantôme » de Dhanushkodi, presqu'au bout d'un isthme étroit qui fait face au Sri Lanka. Le début de la route me fait penser aux forêts landaises avec ses arbres plantés dans le sable. La mer borde d'assez près les deux côtés de la route. La verdure laisse place à des dunes de sables et des buissons épars. Le lever de soleil sur la mer et ses quelques bateaux de pêche est magnifique. En moins d'une demi-heure, le bus arrive à Dhanushkodi. Depuis la récente extension de la route, le bus ne s'arrête plus à Moonram Chattram mais va jusqu'au village de Dhanushkodi.
À part quelques baraques de pêcheurs et des cabanes en pailles dont certaines servent de cabanes à snacks rudimentaires, le village sur cette étroite bande de sable séparée par la route au milieu des mers à des allures de petit port abandonné. Ce qu'il est car ce sont les ruines d'un port dévasté par un cyclone en 1964. C'est de toute beauté au lever du soleil. Au milieu des cahutes en paille, quelques ruines de bâtiments, d’une église et de puits renforcent cet aspect fantomatique.
Mais bien que la nouvelle route goudronnée continue jusqu'au bout de l’isthme, à 4 km plus loin, le bus ne va pas plus loin. Je fais le reste de la route à pied en profitant bien du paysage.
En chemin, je me rends compte que voitures, motos, rickshaws et minibus peuvent continuer le chemin jusqu'au bout. En une quarantaine de minutes, j'en vois enfin le bout. Je reçois un texto de mon opérateur téléphonique qui m'indique qu'il m' « accompagne au Sri Lanka » qui est pourtant à une bonne vingtaine de kilomètres ! La route est terminée mais il y a encore des travaux sur le bord, d'où à présence de pelleteuses et de camions. Elle aboutit à une petite colonne sur laquelle trônent les quatre lions dorés, symbole de l' Inde, face à l'océan. Autour une plage semi-circulaire marque le fin des terres. Une petite centaine de pèlerins se baignent dans les eaux relativement calmes, mais la plage est grande et on dirait qu'il y en a beaucoup moins. Quelques villageois qui vendent du tchaï et des fruits découpés. Je me laisse tenté par un petit gobelet de très bonne pastèque pour 20 roupies. Le seul bâtiment est un petit temple en construction. Je trempe juste les pieds et m'exécute aux demandes de selfies. C'est dur le métier de touriste occidental en Inde... On ne voit pas le Sri Lanka mais ce paysage de finistère fait son petit effet de bout du monde.
Retour en shared taxi (40 roupies) avec un petit groupe de villageois du Madhya Pradesh bien rustiques, venus en pèlerinage. Pour mon dernier repas à Rameshwaram, j'essaie un nouveau restaurant, le Nattukkotai, près du temple, pour un dosa, quelques idly arrosés de sambar et un lassi (très bien, 130 roupies en tout). Dans la rue, j’entends des gens qui appellent mon prénom. Je cherche autour de moi, je ne comprends pas... Qui peut me connaître ici ?? Et là j'aperçois la fille d’ Ajmer rencontrée à Kanyakumari qui m’avait demandé « May I selfie with you ? » ! Sa famille me fait coucou derrière, ils sont tout émus de me voir là. Je les laisse pour un dernier tour sur le ghat, douche à l'hôtel et départ pour la gare, où je prends mon billet sans réservation pour Karaikudi dans le Chettinad (départ 13h55, Second ordinary, 35 roupies). À la gare de Rameshwaram, on évacue le quai pour le nettoyer : un homme dirige une machine qui balance de l'eau mélangée à un produit nettoyant pendant qu'une femme balaye derrière. Je ne sais pas si c'est nouveau, mais je n'avais jamais vu ça ! Depuis le début de mon voyage, je vois aussi pas mal de toilettes auto-nettoyantes. Mais beaucoup sont déjà délabrées... J'allais dire que l' Inde change!
Passenger train pour Karaikudi. Je traverse le fameux Pamban Bridge qui donne presque l'impression que le train roule sur la mer.
Le paysage est magnifique. Il devient de plus en plus sec jusqu'à mon arrivée à Karaikudi... en avance de 15 minutes! Tous les rickshaws me demandent 100 roupies pour rejoindre l'Hotel Udhayam. Un passant me dit que c'est le prix. Je finis par accepter.
Au final, Rameshwaram est une ville de pèlerinage un peu repoussante au premier abord, mais assez plaisante quand on pousse un peu. Je n'y ai pas croisé un seul voyageur occidental (d'ailleurs très peu depuis le début de mon voyage). Mais je ne pense pas qu'elle justifie un séjour prolongé, un jour et demi m'a largement suffit.
Rameshwaram   Temple de Ramanathaswamy  Ghat    Dhanushkodi   Samuthi Lodge  Hotel Saravana Bhavan (restaurant)   Natukkotai Restaurant  | | | À: Pagaljavab · 29 juillet 2018 à 19:41 Re: 20 jours dans le Tamil Nadu ( Inde du Sud): carnet (presque) en direct Message 40 de 155 · Page 2 de 8 · 1 804 affichages · Partager | Carnets similaires sur l'Inde: Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Photo postée par le membre Ragamuffin. Photo postée par le membre Ragamuffin. Photo postée par le membre Ragamuffin. Photo postée par le membre Ragamuffin. Photo postée par le membre Ragamuffin. Photo postée par le membre Ragamuffin. Photo postée par le membre Ragamuffin. Photo postée par le membre Ragamuffin. Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 5 103 visiteurs en ligne depuis une heure! |