C'est comme le gars qui vient de se faire coincer dans le train par les contrôleurs et qui se plaint : mais ça fait dix fois que je voyage sans billet et on ne m'a jamais rien dit !
Oui, tout à fait.
C'est comme le gars qui virevolte sur la chaussée, 100 fois, et se fait écraser à la 101° : l'naka traverser sur les clous.
C'est comme le gars qui bouffe des bonbecs et se retrouve après 30 ans avec un dentier : l'naka pas se goinfrer de sucreries.
C'est comme le gars qui savoure une vagabonde bagatelle 24 fois et chope le sida à la 25° :l'naka dégorger le poireau qu'en territoire connu.
C'est comme...l'naka... à l'infini.
Je suis consciente que mon cas fait partie de cette nébuleuse des l'naka (encore que sur le coup, l'naka aurait été d'acheter un instrument de mesure hightech, mais soit).

Avant de voguer vers d'autres horizons, je fais une petite synthèse des intéressantes réponses (je fais abstraction de celles de mon vicino piacentino et de l' osterreicher) ? qu'a attiré mon récit initial :
Point numéro 1 : la délicieuse créature précédemment évoquée ne fait que son travail, et bien. Une règle est une règle, non mais.
Corollaire inévitable de ce point numéro 1 : une règle est une règle, non mais. Les 20 ou 30 ou 40 autres employés de la même compagnie ayant effectué la même tâche sur le même bagage ne font pas leur travail, ou mal. Cela nous donne un taux d'incompétence chez les employés au sol d'Easyjet oscillant entre 95 et 98 % de l'effectif. Peut-être devrait-on suggérer le DRH de cette compagnie pour le titre de "manager de l'année"...
Point numéro 2 : se laisser gouverner par ses affects est une marque de professionnalisme : "Tu m'es sympathique, tu passes. Tu m'es antipathique, tu casques."
Soit... pourquoi la compagnie n'exploite-t-elle pas cette belle qualité à des fins promotionnelles ? On pourrait envisager comme message publicitaire : "Choisis Easyjet : bisque et bisque et bisque rage, tu vas bouffer du cirage !" Porteur, aucun doute.
Point numéro 3 : il est normal qu'un agent au sol d'une compagnie aérienne adopte envers son client une attitude similaire à celle d'un agent des forces de l'ordre envers un délinquant.
Si vous voulez. Personnellement je continuerais à considérer qu'il s'agit d'une relation commerciale fondée sur le rapport qualité/prix. L'attitude de la courtoise personne à l'avenant minois et tout ce qui en a découlé (un geste de la compagnie tenant compte de la situation globale aurait été d'enregistrer le bagage incriminé en soute, aller/retour pour le prix de vente en ligne, 26 €) le rend très négatif. La Ravissante fleurira sous ses néons, la compagnie a gagné 4 € et perdu deux clients.
Fin de mon intervention. Bonne continuation à tous.
Catherine