J45 – 4 juillet – Valley of Fire – Las Vegas – 122 km – Nuit Vegas
Départ 9h15, 34°C.
En attendant ma troupe, je discute un peu dehors avec la gentille dame de l’hôtel, qui va abreuver les colibris qui sont dans le coin. Où ça ? Où ça ? Pas vus

.
Valley of FireLa visite sera très rapide puisque White Dome Trail il n’y a pas

.
Elephant Rock non plus. Pas d’amateur.... Pourtant, c’est de l’autre côté qu’il est plus beau (je sais, je « gagate »

), mais tout ça pour dire que j’ai essayé.
A cette heure, les roches ont perdu leurs couleurs flamboyantes.
Atlatl RockUn autre témoignage de la présence des indiens dans la vallée : de magnifiques pétroglyphes.
Ce rocher doit son nom à une arme indienne, souvent représentée dans ces fresques rupestres, l'atlatl ou « propulseur ».
Et là, je ne sais pas pourquoi, mais je n’ai pas envie de monter l’escalier qui permet de voir les signes de près. C’est JP qui prendra des photos, moi je regarde d’en bas, avec les jumelles.
Arch Rock
Quelques pas suffisent pour aller l’admirer de l’autre côté. Cela nous permet de voir de jolis motifs dans la roche.
Windstone Arch : pas fichus de la trouver, même avec les coordonnées GPS

. Quelle honte

. Pareil pour Piano Rock.
Beehives
Ces rochers en forme de ruche, on en a vu tout un tas dans l’
Utah (il y en a d’ailleurs à WP).
Là, après les splendeurs de la veille et à cette heure, ça devient quelconque.
- Si c’était à refaire :
- Choisir une autre période et se lever trèèèès tôt le matin. On aurait dû le faire à l’aller.
- Toujours sur deux jours : une fois le matin, une fois tard dans l’après-midi
- Entrer par l’Ouest et jeter un œil aux Beehives avant de faire la petite loop road à gauche.
- Répartir la visite de façon à faire Fire Wave Trail au soleil couchant.
Le parc est suffisamment petit pour que l’on puisse randonner un peu sur deux demi-journées.
Las VegasNous quittons
Valley of Fire vers midi pour rejoindre
Vegas où nous devons rendre la voiture avant 14h30 à l’
agence Avis du Bellagio.
Plongée directe dans l’enfer de
Vegas : un retour vers la civilisation la plus artificielle qui soit. Nous sommes moins perdus que la première fois, où nous étions arrivés à la nuit noire.
Nous déposons les bagages et la cousine devant le
Flamingo où j’ai réservé pour 3 nuits.
Aller au parking du
Bellagio pour rendre la voiture, ça c’est facile

. Trouver le bureau d’Avis pour rendre les clés, c’est une autre histoire. Nous devons être un peu neuneu

, mais de flèche en flèche, on ne trouve pas. On demande et on nous envoie à l’extérieur de l’hôtel, où le tout petit bureau se trouve sur la droite en sortant. Tout laissait à penser qu’il était à l’intérieur.
J’explique à la dame les déconvenues de notre
Sequoia, qu’il n’est vraiment pas en bonne santé physique, j’insiste, je lui rappelle que l’avais signalé, etc. etc. Je suis quand même un peu inquiète. Elle s’en fiche totalement.
Au retour, je verrai un débit d’une cinquantaine d’euros sur ma carte (rien à voir avec l’incident)

, mais qui me seront remboursés rubis sur l’ongle après quelques contacts par mail et téléphone avec Avis

.
Tout ceci n’a aucun intérêt, je le concède

. Déjà sur place, ça nous avait bien gavés vu le temps perdu, car on voulait prendre nos quartiers au
Flamingo sans trop tarder.
Pourquoi avons-nous rendu la voiture ? Parce que nous préférons nous en passer à
Vegas (choix personnel), utiliser les transports en commun et, plus encore, nos jambes qui, à la fin, n’en pourront mais

. Nous relouerons une autre voiture pour rentrer à
Los Angeles.
Le réseau de transport est bien étudié : je donnerai un récapitulatif en annexe.
Las Vegas, « Sin City », la ville du péchéCe qui se passe à
Vegas doit rester à
Vegas
, mais je peux néanmoins vous parler un peu de notre expérience de l’année, vu que nous n’y avons commis aucun péché. Même pas de gourmandise : nous sommes restés très raisonnables

.
Une
aberration sans nom, tout le monde en est d’accord, que l’on adore ou que l’on déteste: une ville au milieu du désert, avec toute la gabegie qui va avec en cette période de réflexion sur l’état de la planète : une énormité écologique, un gaspillage outrancier d’électricité et d’eau

.
Et derrière toute cette splendeur ou ce mauvais goût (au choix), se cache une terrible réalité

: les SDF y sont de plus en plus nombreux, nous avons pu le constater, même à l’entrée des prestigieux palaces, où les touristes passent sans leur accorder un regard. Le choc du séjour : nous avons vu un Chinois (pas un Japonais, ça c’est sûr) en prendre un en photo.
Mais, on a beau être conscient de la situation, on ne vient pas à
Las Vegas par hasard : c’est pour le visiter, comme les autres.
A l'origine,
Las Vegas n'était qu'
une oasis dans le désert du
Nevada qui servait de campement sur la route de
Santa Fe à la
Californie.
Au début du 20e siècle,
tout s'accélère avec la venue du train continental (1905) et la libéralisation du divorce par l’état du
Nevada. En 1931, l'Etat autorise les jeux d'argent pour financer l'éducation. Dans les années 30, le New Deal du président Roosevelt face à la crise économique entraîne la construction du
Hoover Dam, un gigantesque barrage hydraulique utilisé pour produire de l'électricité.
A partir de ce moment,
la ville se développe autour de Fremont Street avec l'apparition de nombreux casinos qui marquent l'époque avec leurs enseignes gigantesques en néons multicolores. Mais c'est
en 1946 que le 1er hôtel-casino géant va voir le jour (il y avait bien sur d’autres hôtels, mais de moindre importance).Benjamin Siegel, surnommé «
Bugsy », est un gangster puissant et cruel, mais visionnaire. Soutenu par la mafia,
il construit le célèbre Flamingo, un hôtel-casino énorme et luxueux. Les premiers mois sont largement déficitaires et « Bugsy » est assassiné, probablement par la mafia. Mais rapidement le succès arrive et
le Flamingo fait de Las Vegas une légende.Autrefois réservé à la pègre et au « Teamster », le syndicat des camionneurs, le jeu attire désormais les convoitises des grandes sociétés.
Las Vegas leur ouvre ses portes. Avec la construction du
Caesar’s Palace,
Las Vegas devient rapidement la capitale mondiale de la boxe et du show-business avec des vedettes comme Elvis Presley ou Frank Sinatra.
La suite de l'histoire n'est qu'une succession de projets incroyables selon le principe "toujours plus grand, toujours plus luxueux" » (sic).
Visite sur deux jours et demiEtant donné la quantité de choses à voir, il va falloir se la jouer « organisé », parce qu’on a vite fait de se disperser en butinant d’un hôtel à l’autre, d’attraction en attraction, et l’organisation de la ville est faite pour que l’on ne voit pas passer le temps et surtout..... qu’on reste un maximum de temps dans les casinos

.
Ce serait une gageure de vouloir tout faire bien sûr : entre les palaces, musées, attractions, spectacles..., on pourrait y rester pas mal de temps si l’on ne craignait de finir complètement «destroyed».
La découverte des palaces (même sans aller dans les musées) est très chronophage et pour nous, qui avons déjà tendance à évoluer au rythme des paresseux dans nos visites

, ici, c’est le paroxysme (trop chaud, fatigués...).
Par ailleurs, les distances sont trompeuses, car bien qu’apparemment voisins, les hôtels sont à peu près tous espacés de 500 mètres.
Le StripAfin d’éviter des déambulations tous azimuts, j’ai listé les points à voir par rapport à l’implantation du
Flamingo, ça pourra aider. Ensuite, on verra sur place.
Plan du Strip sur le lien ci-dessous
www.las-vegas.fr/...Vegas-Strip-Map1.jpg
Le plan étant lui-même extrait du site
www.las-vegas.fr/
Je mets très peu de photos du Strip: tout a déjà été vu, et les miennes sont vraiment moches.
The FlamingoPourquoi ce choix ? Nous voulions être en position centrale sur
le Strip et le tarif y était très attractif (68 € la chambre en période de vacances avec le TiDéj). Et l’hôtel est plus familial que certains.
Pour le petit déjeuner : il n’est pas vraiment inclus : on reçoit un bon d’une valeur « x » (je ne sais plus combien).
Grosso modo, le « x » correspond à une boisson chaude et une viennoiserie, le reste est payant.
L’attrait de l’hôtel : son jardin
avec.... Des flamants roses bien sûr !
Mais aussi d’autres oiseaux aquatiques : jolis canards colorés dont j’ignorais jusqu’à ce jour l’existence, un majestueux cygne noir, de vilains pélicans.
Aujourd'hui, une dame est venue avec une "collection" d'aras aux couleurs tout aussi criardes que leurs cris. Mais qu'ils sont beaux!
La piscine est relativement tranquille Il y a même un bassin qui ferme à 18h. Le soir, pas le moindre bruit.
En fin d’après-midi, petit tour dans les hôtels les plus proches du
Flamingo.
The VenetianL’un des plus grands hôtels du monde (avec son extension d’à côté, le Palazzo), il dispose de 7000 chambres.
Son nom plante le décor. Je crois bien que c’est l’hôtel que je préfère : la reconstitution des bâtiments les plus connus de
Venise y est très bien faite, avec le souci du détail.
A l’intérieur, on pourrait se croire dans quelque palais vénitien... si tout ne brillait pas autant.
La promenade en gondole sur le Grand Canal Shoppes était tentante, mais un peu chère. Il s’agit d’une galerie marchande le long de la reconstitution du Grand Canal.
C’est ici que se trouvent le Musée de Cire Madame Tussauds et leMuséeGuggenheim.
The Treasure IslandDevant l’hôtel, les bateaux sont toujours là, mais le spectacle qui nous avait tant plu (Sirènes et pirates à l’abordage) n’existe plus.
The MirageUn volcan en éruption devant l’hôtel, dans un lagon avec une végétation luxuriante. Bluffant. Attention aux heures pour l’éruption du volcan : de mémoire, il me semble qu’avant, la dernière éruption était plus tard (23 h).
www.vegas.com/...trip/mirage-volcano/
A l’intérieur : Un delphinarium et quelques tigres blancs (pas vu).
Fremont
Une visite de
Vegas sans Fremont, le berceau de
Vegas, serait incomplète.
Fremont Street, a été nommée ainsi en hommage à l'explorateur John Charles Frémont. Ce secteur est aujourd'hui considéré comme «Le vieux
Vegas», celui des plus anciens hôtels-casinos de la ville.
C'est à
Fremont Street qu'ont eu lieu les premières World Series of Poker (Championnat du Monde de poker) au mythique Binion's.
Avant de se nommer
Fremont Street, cette rue s'appelait « Glitter Gulch », en référence aux nombreuses enseignes à néon présentes sur les casinos.
En 1994, Glitter Gulch fut fermée à la circulation pour permettre la création de la rue piétonne
Fremont Street. Elle a été conçue pour attirer les visiteurs vers
Downtown qui souffrait face à la concurrence du Strip.
Nous prenons le bus (le
Deuce) qui nous y emmène en 40 minutes (c’est à 10 km du
Flamingo).
Fremont Street ExperienceNous dînons au buffet du
Golden Nuggets : très jolie salle à l’ambiance feutrée, buffet extraordinaire.
Dans la rue, règne une animation déjantée, avec des concerts de rock où toutes les générations s’éclatent, même un très vieux cow boy en fauteuil roulant se lève de temps à autre pour danser. Ici, le mot « coincé » n’existe pas

.
Des personnages de BD et/ou de films monnaient leur photo pour quelques dollars : les Marylin côtoient les Dark Vador, les Indiens musclés aux pectoraux impressionnants, les Buzz l’Eclair..... Il y en a pour tous les goûts. Et même des demoiselles plus qu’à moitié nues qui s’offrent au regard de cette Amérique pourtant si puritaine ailleurs: juste un string et du maquillage, c'est plus qu'à moitié, non?

Une tyrolienne (SlotZilla) fait planer les gens au-dessus de toute cette foule grouillante.
Des casinos célèbres :The Binion’s: C’est ici que l’on trouve « Millions Dollar Photo »: (que nous n’avons pas vue non plus).
The Gold Nugget où nous avons dîné, avec sa piscine au milieu des requins.
Mais nous ne verrons pas « Hand of Faith », à l’intérieur : la plus grosse pépite d’or au monde.
Four Queens, avec sa façade en forme de couronne
Et d'autres encore.
Les enseignes lumineuses se disputent le devant de la scène.
Vegas Vic et Vega Vickie, véritables symboles de Fremont, se sont réconciliés: ils ont été mariés officiellement à la fin des années 1990. Où va la folie de
Vegas !
Et le clou

:
Le spectacle
son et lumières joué sur la voûte composée de 12,5 millions de LED qui recouvre la rue principale sur 427 mètres de long et 27 mètres de large (musique rock essentiellement).
Il a lieu toutes les heures de 18h à 1h du matin.
Nous n’avons pas fait cette visite dans les meilleures conditions : les cousins sont gavés, assommés par le bruit et la lumière, limite un peu (beaucoup) ronchons

. Après le dîner, nous les raccompagnons vers l’arrêt du bus parce qu’ils sont un peu perdus. Nous revenons nous griser de l’ambiance, mais de les voir dans cet état, sachant qu’ils n’ont rien vu de Fremont, limite un tout petit peu le plaisir que nous y avions pris en 2012.
Peut-être était-ce la goutte d’eau ? Pas sûr, puisque demain ça ira mieux

. Nous ne le saurons jamais.
JP adore tout particulièrement Fremont et son ambiance, et je l’ai surpris à dire pas plus tard qu’aujourd’hui «
si nous revenons à Vegas ».... Cela pourrait-il signifier que finalement nous pourrions revenir dans l’Ouest si tout ne va pas trop mal?

Je garde ses mots sous le coude, avec les quelques itinéraires que j’ai en tête et
vice versa
.
Nous rentrons un peu fatigués il faut l’avouer.