Bonjour, bonsoir,
Décembre en effet, il fait froid dans l'hémisphère nord, un froid relatif à la chaleur estivale de l'hémisphère sud et à la latitude à laquelle on se trouve dans l'un ou dans l'autre. Bien sûr que plus on se rapproche de l'
équateur, plus il fera moins froid ou plus chaud selon là où l'on se trouve. En tous les cas, qu'il fasse froid ou chaud, le tourisme n'en dépend pas. La géographie n'y interfère pas. La langue non plus. L'économie serait-elle facteur de choix? A étudier. Mais il est certain qu'un lieu trouristique offrant les meilleures conditions de séjour et d'expression de la curiosité (important, la curiosité...) est plus prisé par les "touristes". La culture n'est pas un critère fondamental dans le choix de la destination. Quoique! Elle peut éveiller des hésitations, des doutes, et ce selon des affinités idéologiques. Il ne reste plus qu'à mesurer le degré d'engagement psychologique du touriste. Et qui dit psyché dit conscience de soi, déjà, et enfin conscience de la géographie, donc du territoire, de la langue, donc de la communication, de l'économie, donc du budget, de la culture, donc de l'anthropologie, et enfin de la psyché, donc de la conscience de la destination "touristique".
Le nord de l'
Algérie n'a jamais vraiment connu le tourisme par contre le sud a connu sa gloire (
Ghardaia, El Golea,
Timimoun, Tam,
Djanet, etc...) dans les années 70 & 80 ! Il n'y a avait pas de visa déjà (je maintiens et je signe...), tout le monde pouvait aller n'importe où, chez n'importe qui... les billets étaient bien moins chers (des familles entières venaient passer leurs vacances dans le sud, avec leur voiture, ou en bus, à pied en stop, etc...) ! Les infrastructures existaient, bien entretenues, souvent simple mais propre avec une bonne ambiance...
Mais dans les années 70, l'
Algérie, dirigée par le FLN à la tête duquel se trouvait le président Boumedienne, avait, outre de nombreux touristes de tous pays, venus découvrir la nouvelle
Algérie, l'
Algérie indépendante (beaucoup du Moyen Orient, des ex-pays de l'Est, de
Chine, du
Vietnam, mais aussi d'Amérique Latine, des
Etats-Unis d'Amérique, du continent africain, d'
Afrique du Sud...), l'
Algérie des années 70 fut l'amphithéâtre des révolutionnaires du monde entier et avait, donc, accueilli le Ché, les Black Panthers et Nass El Ghiwan, entre autres personnalités, partis, chanteurs, etc.
Laissons le tourisme mièvre et niais aux Clubs Med et autres du même acabit.
L'Etat algérien l'a depuis longtemps bien compris. Le président Bouteflika est un libéral, au sens économique et politique. Ce ne sera ni lui, ni ses commandants et généraux qui aspirent au développement d'un tourisme conscient de sa destination.
Un Etat ne laisse pas une poignée d'hommes organisés, fussent-ils athées, laïques, religieux ou intégristes, accomplir des desseins inavoués parce que incompris par les différentes couches du peuple algérien, s'il veut développer le tourisme. Le cas de la
Tunisie en est une illustration "positive" à souhait: le régime Ben Ali, en tablant sur le tourisme, la seule activité économique qu'il eut à développer pour cacher la misère du peuple tunisien aux yeux des "touristes bon-marché", a tout fait pour empêcher l'expression de la féodalité en interdisant toute légalité aux structures associatives et politiques des islamistes de
Tunisie. Le FLN, lui, a choisi de remettre en cause les résultats plus que favorables au FIS aux législatives algériennes de décembre 1991 en interrompant purement et simplement le scrutin.
Enfin, c'est c' que j'en dis. L'
Algérie, comme tous les autres pays du monde entier, est et restera un beau pays. Nous le verrons.