| Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Jcamericasur · 13 septembre 2011 à 5:57 · 31 photos 287 messages · 20 participants · 28 180 affichages | | | | À: Jcamericasur · 15 septembre 2011 à 16:42 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 61 de 287 · Page 4 de 15 · 1 558 affichages · Partager Dommage qu'il n'existe pas un nom pour désigner une personne qui a quitté son pays d'origine pour aller vivre dans un autre, quelle qu'en soit la raison
"un p'tit chanceux" dans ton cas ?! | | | Annonce · Sponsorisé | | | À: Jcamericasur · 15 septembre 2011 à 16:57 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 62 de 287 · Page 4 de 15 · 1 540 affichages · Partager Le terme d'expat's, s'cusez-moi, ça sent le nutella et le traitement anti-paludéen.
Quid d' "exilés volontaires" ? | | | À: Pataugas · 15 septembre 2011 à 17:16 · Modifié le 15 sep. 2011 à 17:44 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 63 de 287 · Page 4 de 15 · 1 527 affichages · Partager s'cusez-moi, ça sent le nutella
Aye wow là! On se calme. Le Nutella c’est très bon! 
Ma dernière expérience avec le Nutella :
Février 2011, six kilomètres (trois aller-retour) de raquettes (snowshoes). Retour au campement. L’estomac du poêle à bois pète le feu, pis moé bein, y’a en avoir comme une fringale genre.
Faque du pain tranché grillé sur le poêle, deux tartines écrasées l’une sur l’autre. Une au Nutella, pis l’autre aux bananes.
Le pain au complet y a passé.
Pas pôôblèmes pour la digestion : j’ai un estomac d’allouminihomme.
DeCléricy | | | À: Dumultien · 16 septembre 2011 à 1:54 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 64 de 287 · Page 4 de 15 · 1 469 affichages · Partager J'ai simplement voulu ouvrir une petite parenthèse sur une vie d'expatriée bien que celà ne concernait pas l' Amérique du sud. Ce que je cite Jean françois est du vécu. Au Gabon ce ne sont plus des "colons" certes mais bien des expatriés pour un contrat à durée déterminée de 2 à 5 ans. Ils sont présents dans les entreprises Gabonaises ou Franco/gabonaises et sont là pour mettre en route un système ou une technique mais aussi et avant tout pour former du personnel gabonais. Ils forment 2 ou 3 personnes pour un seul et même poste, personnes qui devront savoir les remplacer ensuite et faire tourner la machine ou l'Administration à leur place..... Il n'y a pas que dans les pays pauvres que l'on envoi des expatriés, le Gabon est loin d'être un pays pauvre! D'ailleurs ces espatriés sont TRES BIEN payés et souvent appelés directement par l'état Gabonnais, ils ont une mission très précise dans une durée très limitée. Le but est que le pays puisse fonctionner sans eux après leur départ!!!!!!! Seulement ce n'est pas le cas la plupart du temps car les Gabonnais on tendance à se laisser un peu trop vivre, et laisser les autres faire le boulot à leur place, c'est le seul pays où j'ai vu vraiment un gars dormir sur sa pelle en plein travail!!!!! Normalement, après tant d'années à payer des expatriés pour former la population, le Gabon devrai pouvoir fontionner sans nous, or ce n'est tj pas le cas. Mais bon je ne suis pas tout à fait dans le sujet de ce nouveau Forum " Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses?" car au Gabon il n'y a pas beaucoup de tourisme..... Je fermerai donc cette parenthèse pour ne pas perturber l'idée 1ere de ce forum..... | | | À: FDB · 16 septembre 2011 à 2:07 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 65 de 287 · Page 4 de 15 · 1 466 affichages · Partager Toutefois, bien que le sens soit le même, lorsque j'entend le mot EXPATRIE je pense à quelqu'un qui est parti pour quelques temps, souvent par contrat...alors que EMIGRE (ou IMMIGRE) me donne la sensation que cette personne a définitivement quitté son pays pour un autre....C'est mon sentiment personnel! | | | À: Dumultien · 16 septembre 2011 à 2:13 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 66 de 287 · Page 4 de 15 · 1 463 affichages · Partager Hé bé dis-donc ton ROBERT est plus complet que mon HACHETTE!!!!!!! Merci pour ce précisions JF. | | | À: Dumultien · 16 septembre 2011 à 4:29 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 67 de 287 · Page 4 de 15 · 1 456 affichages · Partager Excuse-moi JF, je suis très en retard je commence seulement à répondre à tes questions de la 1ere page
tu décris avec précision et finesse ce que tu as observé, et en même temps tu en tires des conclusions que je trouve un brin paternalistes
Ca dépend de quel paternalisme tu parles, celui qui est péjoratif et qui désigne une forme d'impérialisme ? Ou bien le "bon paternalisme", celui que j'appliquais avec mon personnel de société, dont le bien-être et l'avenir étaient capitaux à mes yeux et que j'ai payé le prix maximum ? La sévérité, je l'accepterai volontiers sous raison "qui aime bien châtie bien", car je la pense plus issue de mon esprit très cartésien qu'autre chose. Je ne peux voir les Guaranis qu'au travers de mes valeurs et de mon éducation, car dire qu'il faut se mettre à la place des gens, j'exagérerais sûrement en disant que je l'ai fait toute ma vie. Même si ce n'est pas toujours facile, ne dit-on pas que ceux qui n'ont jamais eu d'enfants sont incapables de porter certains jugements ? J'en tiré deux leçons : Ca m'a apporté bien des déboires et les autres ne se sont jamais mis à ma place... Guy Bedos disait très justement "lutter pour le peuple ne veut pas forcément dire qu'on ait envie de vivre avec !"
Tu me trouves un brin paternaliste peut-être à cause de ma façon de dire les choses. Dire ce qu'on pense crûment est toujours bien reçu quand c'est flatteur, moins bien quand ça l'est moins, carrément très mal perçu et quitte à passer pour odieux quand tu te poses en miroir de gens tordus... diplomatie ou hypocrisie ? et où est la frontière entre les deux ? Depuis la nuit des temps on sait qu'il n'est jamais bien reçu de dire ce qu'on pense, ne serait-ce qu'à cause de l'interprétation, l'homme raisonne comme ça l'arrange, c'est bien connu... J'illustre avec une citation de François de la Rochefoucault qui disait "nous sommes plus appréciés pour nos vilains défauts que pour nos bonnes qualités". Lorsqu'on dit que untel est un con, on fait sans le vouloir un autoportrait de Untel, autoportrait d'autant plus inexact qu'on est toujours le con d'un autre... à méditer ? Nous avons en France des sujets identiques qui ont les mêmes comportements que ceux que je décris concernant les Guaranis, mais la différence est qu’en France il s'agit d'une minorité, ici c'est l'immense majorité
est-il envisageable de dresser le portrait type du Paraguayen moyen ?
Non bien sûr, tout comme les Français n'ont pas un béret et une baguette sous le bras et ne s'appellent pas tous Dupont. N'empêche que si tous les Anglais ne boivent pas que du thé, l'anglais moyen en boit beaucoup plus que le français moyen qui lui préfère de très loin le pinard. C'est ça un portrait type et même s'il n'est pas conforme, il a quand même son utilité ! Mais pour répondre aux gens qui me posent la question (tous les Français que je connais) " comment sont les Guaranis ? ", ils n'attendent pas de moi que je leur récite Wikipédia par coeur. Ce qui les intéresse c'est d'avoir l'opinion "brut de sciage" du gars qui vit sur place. C'est ce que j'essaie de faire, en les décrivant comme ils sont, à mes yeux. | | | À: Dumultien · 16 septembre 2011 à 4:39 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 68 de 287 · Page 4 de 15 · 1 452 affichages · Partager (suite)
Et ce à partir d'un "échantillonnage d'observation" né du hasard de tes rencontres et de tes déplacements dans le pays ?
Ce sont tous des Guaranis métissés pauvres ou très pauvres qui travaillent dans mon environnement, ou des voisins, avec lesquels j'ai des relations suffisamment bonnes (j'allais écrire intime, je me suis ravisé) pour me permettre de leur poser des questions parfois très indiscrètes. Note que les questions que je leur pose ne sont pas très différentes de celles qu'on me pose à moi. "Parle-moi de ton nouveau pays, des Guaranis, comment sont-ils ?" et tout le chapelet habituel... En fait ta question est bonne, car je découvre que ce n'est pas moi qui fais leur autoportrait, mais eux-mêmes puisque je me contente de synthétiser les informations. Ca doit être quand même assez réaliste dans l'ensemble, car j'en ai quand même deux ou trois par semaine qui s'allongent dans le fauteuil ! Tiens, une remarque en passant : Tous ces gens que j'ai interrogés savaient que je m'intéressais à leur pays. Pas un seul ne m'a posé la moindre question sur le mien. A cuba si !
.... et en tout cas très sévères...
Voilà pourquoi je ne le juge pas mes conclusions sévères ou alors ce sont eux qui sont sévères quant au regard qu'ils portent sur eux. Et puis la vie ne peut pas être toujours à sens unique. J'ai aidé beaucoup de gens depuis que je suis arrivé, je n'ai jamais eu droit à autre chose qu'aux remerciements de politesse. En disant cela, je pense à un Guarani qui pleurait dans mes bras en disant que j'avais sauvé la vie de son père (très exagéré évidemment) et que sa maison c'était ma maison (en théorie seulement). Il est revenu me voir trois jours plus tard pour tenter de m'escroquer de 6000€. Trois jours, c'est le temps qu'il lui a fallu pour monter son plan. Quant à moi j'en tire des leçons qui me permettent de survivre, car ne te trompe pas, réussir à s'installer au Paraguay commence en priorité par ne pas se faire plumer en arrivant, même de l'argent que tu n'as pas. C'est ici un sport national, même l'ambassade de France m'a prévenu dès mon arrivée, et j'ai bien dû subir une bonne dizaine de tentatives d'escroqueries en tous genres depuis mon arrivée, toutes plus tordues les unes que les autres.
Quand tu arrives au Paraguay, tu trouves très vite un type seul ou un couple de Guaranis pour te prendre sous son aile protectrice et t'aider en toutes démarches. Le but inavoué est presque toujours de t'extorquer un maximum d'argent à terme. Pour eux, cette méthode s'inscrit dans leur mode de fonctionnement de survie permanente, et c'est quelque chose qui est accepté par la communauté. Quand tu te balades avec tes "protecteurs", tout le monde sait qu'ils sont là pour te soutirer un maximum, mais personne ne dit rien, ça fait partie du sport national. C'est l'un des éléments de ce qu'ils appellent "le droit du sol", un autre étant de te faire payer deux à trois fois le prix des choses. Mais depuis un moment ils ont des concurrents sérieux, les Français et Allemands (et autres étrangers) qui sont également en position de survie, car s'étant fait eux-mêmes plumer à l'arrivée, ils n'ont pas d'autre choix que d'utiliser les mêmes méthodes que les locaux. Tout ce petit monde est d'autant plus dangereux qu'ils peuvent consacrer tout leur temps pour mettre le pigeon en confiance, l'inviter chez eux, tout cela sans rien lui demander, jusqu'au jour ou le pigeon fait trop confiance et ils sortent le gros coup. Ce gros coup peut-être par exemple le terrain ou la maison de rêve à saisir en espèces pour un prix défiant toute concurrence, mais qui ne leur appartient pas, avec un ou deux complices, et toujours celle d'un notaire véreux.
Mais une fois de plus, attention, tout le Paraguay n'est pas comme ça, mon discours pour l'instant ne parle que de la population des villes, banlieues et grandes banlieues. Après, dès que tu t'éloignes, tout change, enfin ça me plaît de le penser, car je n'y vis pas. | | | À: Dumultien · 16 septembre 2011 à 4:49 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 69 de 287 · Page 4 de 15 · 1 451 affichages · Partager (Suite)
Même si tu parles très bien le castellano, ou le guarani, tu n'en saisiras jamais toutes les nuances, tous les sous-entendus et les doubles-sens, comme si c'était ta langue maternelle
Avant que je sois capable de comprendre, encore faudrait-il qu'ils soient en mesure de faire des nuances, des sous entendus et doubles-sens. Seule une infime minorité des Guaranis des villes parle bien le guarani ou le castillan, et lorsque je parle avec eux je ne parle jamais en Guarani, sauf sous la torture, mais dans ce cas je parle aussi l'hébreu, l'arabe et le chinois... Quant à l'espagnol, ils ne lisent que les gros titres des journaux, ne l'oublie pas !
Je le répète, les pourcentages, les ratios que je donne, très approximatifs, ne s'appliquent qu'aux Guaranis des villes et pas aux autres. (40% de la population paraguayenne, dont une multitude d'ethnies non-Guaranis)
Pour en comprendre tout le sens, il devra au préalable s'imprégner de tout le contexte de l'époque concernée, et notamment en connaître les mentalités et les courants de pensée. Et se débarrasser momentanément de ses concepts d'homme du XXIe siècle.
Là on aborde un sujet très délicat car pour rester lucide il ne faut pas non plus se laisser endormir. Je viens de voir sur TV5 monde un reportage sur le garde du corps personnel de Bin Laden. Le reporter, visiblement, avait réussi à faire tout ce que tu dis dans ta remarque. Après avoir vu ce reportage, j'avais l'impression que Bin Laden était un saint homme !
Bon, ça va pour ce soir, et ça va occuper Faby pour un moment ! Ulysse, je ne t'oublie pas, mais je n'ai qu'un ordi... Comme tu es observateur, tu as surement remarqué que mes réponses à Jean-François préparent le terrain des tiennes ? | | | À: Jcamericasur · 16 septembre 2011 à 12:03 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 70 de 287 · Page 4 de 15 · 1 417 affichages · Partager Hola JC,
je confirme, j'ai été bien occupée 
Toutefois, c'est terrible de lire ce que tu écris... et je ne sous-entends pas par là que tu ne dis pas la vérité, je dis juste que quand on arrive au bout de ton récit, on est vraiment dépité  Si tu avais su tout cela avant ton départ, serais-tu allé tout de même au Paraguay ?! Réponse inutile je pense, car les pays d'Amérique Latine fonctionnent probablement plus ou moins tous sur ce modèle.
Qu'en pensez-vous ?
Après tout ça, je sens qu'il va falloir que j'aille me remonter le moral quelque part... tiens ça tombe bien, je serai justement en vacances la semaine prochaine 
Je risque donc d'être très peu, voire pas présente du tout, sur VF, mais je me réjouis déjà de vous lire à mon retour pour voir l'évolution de la discussion.
Merci JC pour tes réponses plus courtes par sujet, ça se lit également plus facilement.
Hasta luego amigos ! | | | À: FDB · 16 septembre 2011 à 12:31 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 71 de 287 · Page 4 de 15 · 1 415 affichages · Partager Bonjour à tous 
Moi aussi j'ai été très occupé ce matin. J'ai lu les réponses de Dominique et de Jean-Claude, et les en remercie. J'y répondrai plus longuement un peu plus tard.
Oui, le constat de Jean-Claude sur le Paraguay est trèèèès sombre  . Mais j'y reviendrai.
Faby, tu as bien de la chance d'être en vacances. Profites-en bien ! 
Hasta pronto amigos. | | | À: Roussillon · 16 septembre 2011 à 12:53 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 72 de 287 · Page 4 de 15 · 1 406 affichages · Partager je crois plutôt qu'on dit expatrié quand il s'agit de français, le mot immigré étant réservé aux peuples considérés comme inférieurs par les français
Toutefois, bien que le sens soit le même, lorsque j'entend le mot EXPATRIE je pense à quelqu'un qui est parti pour quelques temps, souvent par contrat...alors que EMIGRE (ou IMMIGRE) me donne la sensation que cette personne a définitivement quitté son pays pour un autre....C'est mon sentiment personnel! | | | À: Dumultien · 16 septembre 2011 à 17:58 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 73 de 287 · Page 4 de 15 · 1 376 affichages · Partager Salut JF,
Je prépare un document que je vais essayer de faire intéressant et qui se lit à tête reposée. Ca traite des Indiens et du racisme au Paraguay, enfin ce que je peux en connaître puisque c'est sujet tabou ici pour des raisons de génocide organisé à l'encontre de certaines tribus qui vivent au Paraguay et qui ont la malchance de vivre dans des endroits ou les arbres ont une densité supérieure à celle de l'ébène. Il se dit que ceci se passerait avec la complaisance des gouvernements des trois principaux pays frontaliers qui ne veulent pas voir parait-til, et ces Indiens ne sont pas complètement comptabilisés, ils n'ont pris en compte dans le recensement de la population que les quelques-uns qui ont quitté leur pagne pour la faculté. Pour info, ça fait longtemps que j'essaie de m'informer, en particulier depuis que je sais en vivant ici que le peuple guarani est l'un les peuples les plus racistes de la planète. Mais j'y vais sur la pointe des pieds, car, et comme le disait très justement Chegringo El Ché, il y a des questions qu'il ne faut pas poser. Je ne fais pas ça à des fins politiques, tu t'en doutes, mais simplement pour ma curiosité personnelle, pour comprendre mieux ce qui se passe dans toute l' Amazonie qui reste le poumon principal de la planète. Je n'ai pas l'intention de publier quoique ce soit je te rassure, je ne suis pas idiot, d'autant que j'ai bien compris comme tout le monde que l'élimination de ces Indiens est programmée et organisée partout, comme un cancer sournois dont personne ne parle, tout le monde laisse faire...
Pour te mettre l'eau à la bouche, car je sais que ça t'intéresse, va voir le lien ci-dessous, c'est le site espagnol Latin Reporters dans sa version Francaise.
www.latinreporters.com/...guaysoc21032008.html
le journal qui a publié cet article est le 3e du Paraguay, après ABC et Ultima Hora. Ce qui dérange, c'est que le direction de ce journal ainsi que le rédacteur sont... Guaranis !
Tout cela pour te dire de ne pas répondre à mes messages précédents avoir d'avoir reçu mon nouveau post, car les questions que tu pourrais me poser ou tes objections n'auraient plus la même valeur. J'enverrai tout ça quand ce sera terminé en message privé à ceux que ça intéresse, ce serait trop dangereux pour moi de le mettre en ligne, et il y a la censure du site. Je n'ai pas envie de me prendre un coup de machette en allant chercher mon pain, on en a vu se faire flinguer au brésil pour bien moins que ça.
Ca ne te rappelle pas un peu le génocide Rwandais ? Et je te signale que ce n''est que l'une des tribus visées... hélas il y en a d'autres ! Et si le bon peuple Guarani n'était pas tout à fait conforme à l'image que tout le monde s'en fait ? Alors toujours sévère JC ? Image attachée: | | | À: Jcamericasur · 16 septembre 2011 à 18:53 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 74 de 287 · Page 4 de 15 · 1 363 affichages · Partager Pas de souci, Jean-Claude, pour le "retard" de tes réponses, mes questions n'ont aucun caractère d'urgence.
Ca dépend de quel paternalisme tu parles, celui qui est péjoratif et qui désigne une forme d'impérialisme ? Ou bien le "bon paternalisme"
Y a-t-il un bon ou un mauvais paternalisme ? Franchement, je n'en sais rien ! Quand je trouve que tes propos sont un brin paternalistes, je me réfère simplement aux définitions des dictionnaires :
Paternalisme : Attitude protectrice qui ressemble à celle d'un père à l'égard de ses enfants. - Attitude marquée de bienveillance condescendante. - Conception patriarcale ou paternelle du rôle de chef d'entreprise. - Tendance à imposer un contrôle, une domination, sous couvert de protection.
et plus particulièrement aux deux premières acceptions. Ne le prends pas mal, mais je trouve que tu considères précisément les Paraguayens avec une bienveillance condescendante : ils sont certes bien gentils, bien braves, mais tout de même pas très évolués, pas très propres et pas très honnêtes. Et tu les juges avec tes valeurs occidentales, ce qui a pour effet de les infantiliser. "Le Guarani moyen a le comportement d'un enfant de 12 ans", dis-tu...
Quand je réfléchis bien, c'est cela qui me gêne depuis le début en te lisant. Outre la généralisation dont je t'ai déjà beaucoup parlé, il y a cette attitude condescendante, ce regard d'occidental qui juge sévèrement le mode de vie paraguayen. Oui mais voilà, l'occidental que tu es vit en Amérique latine, et dans l'un des pays les plus pauvres qui la composent. Puisque tu as un esprit cartésien, tu dois bien comprendre que les critères qui te servent à juger la société occidentale n'ont plus cours au Paraguay. Il faut comparer ce qui est comparable.
Ce qui ne retire évidemment rien aux fines observations que tu fais, et qui restent extrêmement intéressantes. Ce qui me gêne, ce sont les conclusions que tu en tires. Par exemple :
encore faudrait-il qu'ils soient en mesure de faire des nuances, des sous entendus et doubles-sens
Quelle que soit la langue utilisée, l'intelligence humaine est toujours capable de produire des nuances, des sous entendus et des doubles-sens ! Le nier pour les Paraguayens, c'est dire qu'ils sont dépourvus d'intelligence !
Et ça, je ne peux pas l'admettre.
En fait, quand je te lis, j'ai l'impression que les Paraguayens que j'ai croisés sont des extra-terrestres. Je vais te donner un exemple.
Lorsque j'ai quitté le Paraguay, j'ai pris un bus d'Asunción pour Resistencia ( Argentine). A côté de moi se trouvait une jeune femme paraguayenne, qui au début m'a un peu battu froid, parce qu'elle me croyait Argentin (elle me l'a ensuite avoué). Lorsqu'elle s'est aperçue que j'étais Français, elle s'est mise à me parler de façon très sympathique, dans un castellano plutôt bon. Elle allait rendre visite à sa mère, remariée à un gendarme argentin (!) de Formosa. Nous avons partagé le terere (sorte de maté glacé très appréciable, car il faisait très chaud). Arrivés à la frontière, du côté argentin, un maletero argentin a voulu m'escroquer : comme je n'avais pas la facture de mon netbook, il prétendait que j'étais en infraction, et voulait me faire payer une fausse amende de 300 pesos. Spontanément, la jeune Paraguayenne a pris ma défense, ce qui a provoqué un bel attroupement, attiré un officier des douanes et mis fin au problème. La démarche de cette jeune femme était purement désintéressée, puisqu'elle savait très bien que nous ne nous reverrions jamais. Jusqu'à Formosa, où elle descendait, elle a orienté la conversation sur la France, et m'a demandé de lui raconter comment on vivait dans mon pays. J'ai dû tomber sur la seule Paraguayenne qui s'intéresse à autre chose qu'à son pays, l'exception qui confirme la règle, en somme...
Voilà, je crois que nos regards respectifs sur le Paraguay illustrent parfaitement les divergences de vues entre expat et voyageur. | | | À: Jcamericasur · 16 septembre 2011 à 19:03 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 75 de 287 · Page 4 de 15 · 1 357 affichages · Partager Tout cela pour te dire de ne pas répondre à mes messages précédents avant d'avoir reçu mon nouveau post, car les questions que tu pourrais me poser ou tes objections n'auraient plus la même valeur.
Aïe trop tard, nos messages se sont croisés ! 
Bon, ce n'est pas grave, ce n'était qu'une première réponse.
Je vais aller voir le site dont tu m'as donné le lien.
Tiens, c'est drôle, on y parle de la tolderia de la Plaza Uruguaya, et c'est précisément là que j'ai photographié les deux jeunes filles assises sur un hamac, et les gamins de mon avatar. Images attachées: | | | À: Jcamericasur · 16 septembre 2011 à 20:02 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 76 de 287 · Page 4 de 15 · 1 338 affichages · Partager Hola JC, t'as du travail?  Dimanche on vote dans le Chaco Argentin! Ton discours m'interresse mais tu me le mets, si tu veux bien, sur mon mail. Il est vrai qu'internet est un outil dangereux. Et je voudrais continuer à discuter avec toi. Comme on a déjà dit de me taire en plusieurs endroits, je préfère comme çà! (un jour je te raconterai mon Cuba!) A bientôt, JC et fais çà convenablement.   Entre parenthèse, l'Indec a trouvé qu'un Argentin a besoin de 5 pesos pour manger journellement!   | | | À: Chegringo · 16 septembre 2011 à 20:27 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 77 de 287 · Page 4 de 15 · 1 331 affichages · Partager Hola JC Che,
Entre parenthèse, l'Indec a trouvé qu'un Argentin a besoin de 5 pesos pour manger journellement! 
Et moi, j'aimerais bien connaître les besoins journaliers du directeur de l'Indec.   | | | À: Jcamericasur · 16 septembre 2011 à 20:34 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 78 de 287 · Page 4 de 15 · 1 326 affichages · Partager le journal qui a publié cet article est le 3e du Paraguay, après ABC et Ultima Hora. Ce qui dérange, c'est que le direction de ce journal ainsi que le rédacteur sont... Guaranis !
Le ton de cet article ne m'étonne pas du tout, j'ai entendu des propos analogues dans la bouche de commerçants établis autour de la Plaza Uruguaya. 
A noter que l'article en castellano n'est plus accessible sur lanacion.com.py. Un erreur malencontreuse... | | | À: Dumultien · 16 septembre 2011 à 20:36 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 79 de 287 · Page 4 de 15 · 1 324 affichages · Partager Hola dumultien, t'es un comique toi! L'Indec a son pendant en France et en Belgique aussi, et je crois que c'est le même patron. Et dire que mon épouse arrive à me soutirer 100 pesos tous les deux jours. Pourtant, je lui ai déjà dit que c'est pas marqué: "Banco Nacion". A bientôt, JC Avec 5$ tu vas deux fois en colectivo à Mar del Plata (2,1$/trajet) | | | À: Dumultien · 16 septembre 2011 à 20:39 Re: Amérique Latine: Expats et voyageurs de passage ont-ils la même vision des choses? Message 80 de 287 · Page 4 de 15 · 1 322 affichages · Partager Pas grave que nos messages se soient croisés, car c'est intéressant quand même.
Y a-t-il un bon ou un mauvais paternalisme
Oui, je pense qu'il y a un bon paternalisme, celui que j'ai appliqué, celui qui vient du coeur et dans lequel tu te fais passer en dernier
Attitude marquée de bienveillance condescendante. - Conception patriarcale ou paternelle du rôle de chef d'entreprise. - Tendance à imposer un contrôle, une domination, sous couvert de protection.
Ne serait-ce que pour dire que les dicos font aussi des raccourcis, des généralités pas toujours les bienvenues non plus. Quand mes enfants étaient petits, je les protégeais sans condescendance, au contraire je les ai armés pour la vie le plus rapidement possible en ne les traitant jamais comme des enfants, sauf dans les rapports affectifs. Quant à la tendance à imposer un contrôle et une domination dans le boulot, je n'en ai jamais eu besoin dans mon entreprise, j'avais droit à un respect naturel pour mes capacités et pas parce que j'en étais le patron. Vincent qui était mon bras droit et qui dirige la Sté aujourd'hui m'a toujours vouvoyé et je l'ai toujours poussé à me dépasser. C'est ça la vraie relève ! Cela ne m'a pas empêché de le considérer et de le traiter toujours comme un autre fils et je suis très fier de lui. Et puis faire passer tout le monde cadre pour blinder la retraite de mon équipe en leur prenant des contrats de retraite complémentaire payés par la Sté et à mon détriment personnel financier, je ne trouve pas dans cette démarche la moindre condescendance. J'ajoute que ce qui a toujours surpris mon équipe, c'est le respect que mes clients avaient pour moi. Quand tu as une boîte à diriger, tu ne peux pas faire de mauvais paternalisme avec tes clients, ça ne dure jamais longtemps et je n'en vois pas l'intérêt. Ma Sté n'a jamais eu un centime de découvert bancaire en 14 ans d'existence et a traversé la crise sans broncher, le personnel était bien payé, l'ambiance de travail transpirait chez les clients, on se marrait tout le temps, il y avait sûrement une raison à tout cela...
c'est dire qu'ils sont dépourvus d'intelligence !
Je n'ai jamais dit ça, au contraire. L'intelligence est un potentiel, les capacités physiques en sont un autre. La qualité de langue parlée dépend du système d'éducation. J'ai connu en France des gens qui avaient un QI au-dessous de la moyenne et qui maîtrisaient le Français à merveille, et son contraire. Malheureusement, les Guaranis ont toujours été maintenus dans l'ignorance la plus totale. Moralité, ils font ce qu'ils peuvent avec ce qu'il ont. | Trouvez des offres de séjours uniques avec nos partenaires Tous les droits réservés © 2026 MyAtlas Group | 3 938 visiteurs en ligne depuis une heure! |