L'objectif du droit de la consommation (communautaire ou français) est la protection du consommateur; si une compagnie pouvait rompre son contrat pour des raisons unilatérales (vol peu rempli, ligne pas rentable, appareil non disponible, mauvaise humeur du jour :) etc.) cela ferait tomber cet objectif.
Il faut arrêter de se focaliser sur l'indemnité européenne et ses 14 jours. Le contrat est obligatoire point final (même avant 14 jours). Ce qui résulte du règlement européen c'est que dans certains cas, les règles de preuve (du motif de l'annulation ET du préjudice subi) sont modifiées en faveur du consommateur. Si une compagnie m'annule une liaison et que cela me coute un bras, alors on repart dans le droit commun (ie la charge de la preuve du préjudice m'incombe, etc.) et ils payeront (ce qui a toujours été le cas à mon égard même si parfois ce n'est pas spontané).
Si une compagnie annule une ligne, elle sous-traite (et c'est d'ailleurs prévu dans les CGV de tout le monde, d’où l'obligation d'informer le passager du transporteur effectif) !!!
Un exemple: La ligne Orly-Quimper d'Air France a été fermée pour défaut de rentabilité il y a quelques temps.
Les passagers qui avaient des billets confirmés ont eu le choix entre:
- un remboursement intégral;
- un réacheminement aérien avec escale (Orly - Brest ou Orly -Lann-Bihoué puis une liaison par voie routière en car ou taxi);
- un réacheminement par Chalair.
Le tout suivant les disponibilités et les alternatives et aux frais du transporteur contractuel (A5 ou AF).
J'ai déjà eu droit à l'inverse: un
Paris - Brest remplacé par un
Paris -Quimper puis taxi jusqu'à chez moi. Environ 60 € de billet AF TTC, 200 € de taxi (+250 € d'indemnité européenne car annulation le jour même, plus un repas à Orly)... pas rentable pour la compagnie !