Bonjour à Anne07 et à tous,
C'est ainsi que nous avons pratiqué jusqu'à cette fin d'année. Malheureusement, fonctionnant plus sur nos fonds propres que fonds externes, nous avons dû appliquer une méthode financière participative, à la demande de notre conseil d'administration et des adhérents.
Nous demandons surtout une caution aux usagers de l'association qui trop souvent ne viennent vers nous qu'en terme de consommateurs des services rendus (gratos, quelle aubaine!). Rares sont ceux qui proposent une simple adhésion ! et bien entendu, une fois leur périple accompli, ils nous oublient complètement, ne répondent même pas si nous leur demandons comment s'est passé leur séjour. Ca ne donne pas envie de continuer, et pourtant !
De plus, lorsque nous nous engageons à fournir des infos, des points de chute, une préparation d'itinéraire, des structures d'accueil partenaires sur le terrain..., ça signifie que nous téléphonons, que nous constituons un dossier, et que cela ne va pas sans frais. C'est un boulot à temps plein que nous assumons bénévolement, mais il est légitime que l'asso s'y retrouve, ne serait-ce qu'en terme de fonctionnement, pour pérenniser l'ensemble de ses actions.
Le hic pour beaucoup de candidats au départ, c'est la prise en charge que nous ne pouvons pas assumer non plus, payant de notre poche nos propres frais. Mais c'est aussi un choix responsable : à combien revient une consommation annuelle de tabac, alcool, fiesta.... ? D'autre part, dans le milieu étudiant, il existe des systèmes d'aide quand il s'agit de stage. Parfois aussi en terme de formation professionnelle, voire aussi des structures liées à Jeunesse/éducation populaire (nous sommes agréés). Il faut faire circuler l'info, c'est déjà un point: être curieux, interroger autour de soi.
Ne parle-t-on pas de plus en plus de professionnalisation des responsables bénévoles associatifs? Et si nos dirigeants s'accordent à reconnaître que les asso font un boulot extraordinaire (à leur place), ils ne leur donnent pas pour autant les moyens de fonctionner. Il y a là de quoi réfléchir à penser le changement, réinventer l'international, la cityonneté tout simplement. Depuis 3 ans, nous nous y sommes attelés avec un groupe de
Bretagne et la besogne n'est pas simple : proposer des solutions alternatives à une population gorgée de craintes pour préserver ses biens personnels, à travers un système de course à la consommation où elle n'a pas d'autre choix, puisque la pub lui explique très bien que si elle n'achète pas tel nouveau produit, elle ne peut pas être heureuse, en ciblant particulièrement astucieusement les enfants. Même c'est une autre problèmatique à développer, ça vaut le coup d'y réfléchir.
Bon dimanche quand même
Geli