Pour se libérer des Soucis,
Eviter les Cactus urbains
Et d'y cueillir des Tue-lipes qui se fanent toujours
Pour ne pas gouter aux trompettes de la mort
Eviter le Lierre grimpant des Pensées néfastes
Et les Lianes sournoises des contraintes sociales, pour ne pas finir en Saule pleureur
Et ne pas avoir à déposer de Gerbes parmi les Ronces de la "civilisation"
Choisir des Chênes qui n'emprisonnent pas
Un Bouleau sain qui ne t'envoie pas dans les Platanes
Et trouver le Hêtre qui ne Peuplier
Transformer les Orties pour en faire des soupes
Respecter les soit disant mauvaises Herbes
Qui font pourtant pousser bien des Rosiers
Multiplier les Pins, et replanter des Arbres fruitiers
Sans croquer la mauvaise Pomme
Là où le désert de sable ou de béton a voulu s'imposer
Saluer l'Arbre des trottoirs qui va chercher la vie sous le bitume inerte des hommes
Respirer la Forêt primaire loin de la Jungle des cités
Cultiver son jardin secret
Sans le tondre à chaque printemps
Franchir les Haies d'honneur
Pour mieux savourer les clairières tranquilles
Laisser les plantes sauvages s'élever vers le ciel
Aller regarder les Edelweiss
Sur les sommets où les Cris en thème n'auront jamais lieu

Et s'en aller la Fleur au fusil