Ce fil propose en 11 épisodes illustrés, l'intégralité du récit de mon séjour nippon d'août 2011. Les photos présentées sont bien sûr des photos personnelles, mais légèrement retouchées pour leur donner un côté BD (je n'ose dire manga).
Pour un accès direct à l'ultime épisode et sa présentation différente et surprenante, c'est ici
.
Episode 1 - Osaka (les autres épisodes sont plus bas ou sur les pages suivantes)
Jour 0 - 31 juillet 2011
Vol direct Air France
Paris -
Osaka.
Même si AF a ses détracteurs, service impeccable.
4 films visionnés :
Battle
Los Angeles, Limitless, À bout portant, Sans identité
(vaut mieux regarder des films d'action pour ne pas s'endormir)
Jour 1 - 1er Août 2011
Arrivé matinale à l'aéroport du Kansai.
Direction le Toyoko Inn de Namba, idéalement situé à Namba.
On laisse les bagages à la réception dotée d'un système élaboré de surveillance avec alarme : un filet avec des clochettes !
Mais bon, on est au
Japon !
Découverte d'
Osaka à commencer par la Pet Shop située à quelques mètres de l'hôtel.
Quelques chatons magnifiques en vitrine. Ça fait toujours aussi mal au coeur.
Direction Dotombori (on se dit qu'on a pas fini d'y revenir) puis les arcades bruyantes de Shinsaibashi.
Ensuite Umeda Sky Building, une vue panoramique sur la ville. Le toit est à l'air libre, un coin est réservé aux lovelocks.
Auparavant, petit détour par l'office du tourisme pour récupérer un plan d'
Osaka. Au passage, ce plan est vraiment bien fait.
Jetlag oblige, retour à la chambre en fin d'après-midi.
Un fois remis, retour à Dotombori (que vous avais-je dit ?) pour dîner un succulent okonimiyaki chez Chibo (Guide LP).
Promenade dans ce quartier vraiment très animé jusqu'à pas d'heure, visite à une librairie Book Off (ça ferme très très tard) puis retour à pied à l'hôtel pour un dodo bien mérité.
Jour 2
Et si on visitait le château ?
Accessible en métro (m'en fous, j'ai pris le pass quotidien), la moitié du wagon descend au même endroit et emprunte la même direction. Y a pas, ils y vont tous !
Et ils ont bien raison, même si le château n'a plus rien d'authentique. L'extérieur est impressionnant et la vue majestueuse. En plus, de nombreux parcs le ceignent.
Mais ne nous attardons pas trop. Direction Tennoji, quartier désuet mais non sans charme, où se trouve le zoo.
Plaisant, ce zoo. Bien sûr, là encore, les animaux sont en cage (mais n'est-ce pas le cas de tous les zoos ?) mais ne semblent pas trop malheureux.
Déambulation dans le dédale de ruelles étroites remplies de magasins.
il est presque 16 heures, un restaurant sympa nous tend les bras, ou plutôt les marches. Il propose une spécialité que je voulais tester.
On se retrouve au sous-sol, livrés à nous-mêmes. Pas d'autres clients bien sûr. Dégustation d'un set kushikatsu somptueux.
Il est presque 17 heures, la journée est loin d'être terminée mais le jour, lui, compte ses dernières heures. Le soleil se couche en effet vers 19h.
Le moment de se rappeler qu'
Osaka est un port. Direction, Tempozan, le quartier du port. En métro (pass oblige).
Se promener sans rien faire de particulier n'est-ce pas le plus subtil des luxes ?
Ce port est grisant. Une grande roue le domine (je lorgne dessus, d'ailleurs). Un petit ferry emmène gratuitement de l'autre côté. Mais de l'autre côté, il n'y a rien. Ça fait envie tout de même, juste pour le tour en bateau. Et puis, non, trop risqué, je ne sais pas à quelle heure il revient. La Santa Maria, réplique commerciale de la caravelle de CC, quitte le port. Il est 18 heures (départ toutes les heures). Je résiste. D'autant plus facile qu'elle est déjà partie.
L'aquarium est là aussi, à tendre ses petits bras.
Je ne suis pas très poissons (sauf dans un kaitenzushi) mais il paraît que c'est un des plus beaux du monde. Soit.
Oh, ils sont mignons, ces opistognathes à front doré !
C'est la section kawai de l'aquarium, incontournable. On peut même y caresser des requins et des raies !
Mais même la partie normale de l'aquarium est exceptionnelle. On y suit dans une relative obscurité, les circonvolutions d'animaux étranges.
En sortant, le grand centre commercial Market Place est fermé, mais surprise, la grande roue tourne encore.
Si ce n'est pas de la provocation, ça ? Comment dans ces conditions refuser de faire son petit tour ?
Bon.
À chaque jour, suffit sa peine.
Sur le chemin du métro, deux chats s'abritent de la pluie (les premières gouttes du séjour) dans un WC handicapés. Une demi-heure passe en leur compagnie (oui, je suis très chat).
Et puis, dodo.
Jour 3
Dernier jour à
Osaka.
Par la fenêtre de la chambre, on aperçoit un temple. Il est encore tôt, sa visite s'impose. L'occasion de rencontrer un autre chat, une japonaise ayant imprudemment laissé la porte de sa maison ouverte.
Mais cherchons l'originalité.
Direction le nord de l'agglomération pour voir un musée de fermes (quoi de plus original ?).
Situé dans le reposant parc de Ryokuchi-koen, 11 maisons campagnardes de diverses régions et époques se visitent au gré de ses envies.
Une chaleur intenable. Et personne d'autre. Le paradis, en ce qui me concerne.
Pour continuer l'originalité, retour à Tempozan (le port pour ceux qui ne suivent pas) pour visiter le musée Suntory, aussi bien pour son contenu (très contemporain) que son architecte (Tadao Ando). En fait, c'est d'autant plus original que le musée est fermé...
Qu'à cela tienne, balade dans Tempozan...
Ici, un chat (énorme) tête sa mère (clic, clac, reclic...). Là, un pont monstrueux draine un flot continu de voitures.
L'originalité a du bon, mais il ne faut pas abuser. Retour aux valeurs sûres. Petit coup de métro pour aller à Amerika-mura, le quartier branché d'
Osaka, hanté par les lolitas japonaises.
Bon, les bonnes choses, c'est comme l'originalité, faut pas abuser non plus.
Retour à la chambre d'hôtel, pour se remettre de toutes ses émotions (surtout les dernières).
La soirée sera aquatique. Spa World, les plus grands bains du monde, n'attend que nous.
Il est 20 heures quand nous y entrons. D’entrée, ça refroidit, il n'y a que des gamins et des gamines. Trop tard pour reculer.
Finalement, ce sera une merveilleuse expérience. Les bains aux plantes aromatiques, mmmm... Le rotemburo avec cette immense cascade d'eau chaude dans un décor espagnolisant et cette vue sur le ciel étoilé du Kansai, quel délice ! À noter que si les hommes bénéficient du monde occidental (Capoue,
Espagne,
Rome, Atlantide), les femmes ont droit au monde asiatique (et il faudra attendre la fin du mois pour que les étages s'inversent).
Au huitième et dernier étage, piscine pour tout le monde mais maillot obligatoire. Vue unique sur la ville depuis la terrasse en plein-air.
Retour à Namba vers 23 heures, dîner dans un izakaya : anguille grillée avec tofu...
(marrant, on paie son plat à l'entrée sur une machine, chaque touche correspondant à un plat)
Le restaurant est à quelques mètres du Toyoko Inn, le retour n'est pas trop difficile.
Jour 4
Le jour du départ.
Il est encore tôt, dernière promenade dans les environs.
Dans cette grande artère, où se situe l'hôtel, il y a un temple.
Chouette, c'est souvent le repaire de chats (ma passion, je le rappelle).
La moisson est bonne, deux chats.
Je peux quitter
Osaka tranquille, sur ces images félines reposantes.
Il ne reste plus qu'à aller à Shin-
Osaka prendre le Shinkansen (direct depuis Namba) pour la suite du voyage.
À suivre : Episode 2 - Naoshima, un peu plus bas...