La crise de la pêche en
AFS...
Les poissons en
AFS sont très majoritairement des poissons de mer (ça c’est pour Diamina).
Vous remarquerez peut-être que dans certains restaurants, s’il y a du poisson à la carte, on vous montrera aussi une liste avec les poissons « en danger » et les poissons « non en danger »...danger suite à une surpêche.
La protection du milieu marin avec instauration d’aire maritime protégée date de longtemps...de 1964.
Evidemment les véritables exploitants de la ressource étaient...blancs.
Ce qu’il faut savoir aussi, c’est que de nombreuses communautés (noires) dépendent quasi exclusivement de la pêche (exemple des Tongas des épisodes précédents). La moitié de ces communautés est considérée comme en précarité alimentaire...
Exemples de ressources en grands dangers...Le Galjoin (ou Blackfish), l’ormeau (pour les nippons)...
En 94, on change la donne. Le poisson devient un facteur d’égalité et d’élévation sociale. De 1 % pour les populations défavorisées les quotas de pêche passent à 60 % à cette catégorie en 10 ans.
Le problème c’est que la pêche est devenue une ruée vers l’or...et que beaucoup de gens ont même abandonnés leur vrai métier pour devenir pêcheurs. Ce qui lèse les « vrais » pêcheurs...et diminue la part du gâteau.
Remettez une couche d’aire protégée...une louche d’urbanisation ou de loisirs et le mélange devient explosif.
Un exemple...
La baie de
Langebaan (celle des 1ers épisodes de ce carnet)...
Une lagune divisée en 3. Une seule zone est « pêchable »...Les activités de loisirs (bateaux à moteurs, kitesurfs...) et les pêcheurs se la partagent...Mais le poisson n'aime pas trop les bateaux et les activités de loisirs...il migre au fond de la baie...là où il est interdit de pêcher...
Vous imaginez le problème des pêcheurs !
D’un côté une vraie volonté de préserver la ressource (avec les AMP par exemple), de l’autre une volonté de profiter de la mer...et en face des pêcheurs (ou des gens) qui veulent survivre !
Allez dire à des gens qui ont subi l’apartheid, ont vu la mer exploitée...se voir aujourd’hui conseiller de ne pas y pêcher !
Si on rajoute une dernière couche avec le changement climatique et ses conséquences sur le Sardin Run...
Je ne sais pas si mes explications sont claires...si elles ne sont pas barbantes...
Elles tentent d’illustrer l’un des problèmes de ce pays...
Ce que le touriste peut faire ?
Ne jamais acheter des pêches interdites.
Ne pas consommer de poissons « en danger ».
Rejeter les prises vivantes (no kill) à l’eau (ou les manger ou les donner) si on est un pêcheur.
Evidemment, respecter notre environnement !